L’histoire est une leçon, mais encore faut-il vouloir en tirer les
enseignements.
Il est de retour. L’homme d’affaires controversé, qui a réussi à mobiliser son électorat
tout en grignotant des voix dans celui de sa concurrente démocrate Kamala Harris,
s’installera début janvier dans le bureau ovale, fort d’une victoire incontestable
puisque contrairement à son premier mandat, il a emporté à la fois le vote des
grands électeurs, et le vote populaire.
Malheureusement pour les Etats-Unis et (surtout ?) pour le reste du monde, son
retour au pouvoir risque d’être particulièrement néfaste, entre mesures fiscales
inégalitaires, politiques climaticides, guerre commerciale mondiale et déstabilisations
géopolitiques.
Ce, d’autant que cette fois, Donald Trump devrait disposer des « pleins pouvoirs » :
le Sénat lui est d’ores et déjà acquis, la Chambre des représentants pourrait suivre et
de nombreux juges lui sont plus favorables qu’entre 2016 et 2020.
Dans ce contexte, nous avons passé en revue les cinq domaines où le retour de
Donald Trump devrait être le plus sensible… et le plus inquiétant.
Alors chers opposants, laissez moi vous présenter le menu du jour :
-pour l’entrée, je vous propose le conflit ukraino-russe,
L’Ukraine serre les dents. Dans son message de félicitations adressé à Donald
Trump, le président Volodymyr Zelensky a rappelé que son pays dépend « d’un
soutien fort, continu et bipartisan » de la part des Etats-Unis. Or, celui-ci pourrait
s’éroder, le camp trumpiste ayant critiqué à maintes reprises la politique de livraisons
d’armes à l’Ukraine par Joe Biden et ses équipes. Le candidat Trump a promis de
mettre fin à la guerre en moins de vingt-quatre heures, sans préciser comment il s’y
prendrait.
Néanmoins, il ne faut pas nier qu’entre les Républicains modérés et les Démocrates,
le Congrès comptera toujours une majorité transpartisane pour poursuivre le soutien
à l’Ukraine.
Et pour le plat principale, entamons le conflit israelo-palestinien
Sur le dossier israélo-palestinien, le milliardaire devrait poursuivre la politique de son
prédécesseur, c’est-à-dire un soutien militaire et politique au gouvernement de
Benyamin Netanyahou. Ce dernier s’est réjoui sur X (ex-Twitter) : le retour de Trump
à la Maison-Blanche « offre un nouveau départ pour l’Amérique et un réengagement
puissant en faveur de la grande alliance entre Israël et les Etats-Unis ».
Bibi – surnom du Premier ministre israélien – sait que le prochain Président ne
devrait plus dénoncer la « crise humanitaire » (formule utilisée par les démocrates) à
Gaza et inciter verbalement à Israël à la retenue, comme l’a fait Biden.
Afin de cloturer ce repas à merveille, je vous amene en dessert l’isolationnisme
L’isolationnisme, qui est profondément ancré dans la politique étrangère américaine, comme
le montre le discours d’adieu de George Washington, en 1784, qui mettait déjà ses
concitoyens en garde contre les alliances complexes. Ce principe réapparaît dans la doctrine
trumpiste « America First ».
Trump, en minimisant ses engagements internationaux, souhaite que l’Amérique demeure
influente mais non contrainte, n’agissant qu’en fonction de ses propres intérêts.
En somme, Trump aura les coudées franches pour décider seul de sa politique
étrangère qui s’annonce encore moins atlantiste, moins multilatérale, et davantage
basée sur le bilatéralisme et la compétition.
Et donc, chers opposants, la défaite est un plat qui se mange froid.
En conclusion, la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté
marocaine sur le Sahara ne relève pas uniquement de l'administration Trump,
mais d'un consensus politique plus large, qui se poursuit sous la présidence
de Joe Biden. Cela montre l'importance stratégique du Maroc pour les États-
Unis.
Par ailleurs, les récentes déclarations de Donald Trump sur la situation des
otages au Moyen-Orient démontrent sa volonté de maintenir une ligne dure
en matière de politique étrangère. Ces deux éléments illustrent comment les
États-Unis adoptent des décisions réfléchies, mais fermes, sur la scène
internationale, indépendamment de l'administration en place.
Ah, mais bien sûr ! L'élection de Donald Trump, un tremplin pour la paix
mondiale, qui en douterait ? C'est évident, comme si jeter de l'huile sur un feu
était le secret pour l'éteindre. Mais bon, qui suis-je pour briser les doux rêves
de ceux qui aiment croire que chaos rime avec harmonie ? Sur ce, je vous
laisse décider entre la voie de la raison ou les sottises proférées par ces
énergumènes aux propos aberrants.