Cours de Réseaux Avancés - Master RSID
Cours de Réseaux Avancés - Master RSID
Polycopié
Cours
Réseaux Avancés destiné aux étudiants Master 2
Option RSID UT231
Contenu de la matière
1. Introduction
- Les nouveaux usages et leurs impacts sur la vie quotidienne
- L’explosion du digital
- Domotique personnelle, Smart Cities & Internet des Objets
- Les technologies associées : Réseaux de capteurs, Smart Grid
2. Les problématiques (Développement économique, recherche technologique et
mise à disposition des données)
3. Interconnexion et intégration de plusieurs objets connectés
- Bluetooth Low Energy
- Plateformes logicielles (Android, Ios)
- Solution SaaS
4. Digitalisation à grandes échelle
- Multiplication des points d’accès
5. Documents Web dynamiques et technologie CGI
6. Documents Web actifs et technologie Java
7. Les réseaux du futur/Extensions de WIFI
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Table des matières
1. Introduction……………………………………………………………….
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1.1 Les nouveaux usages et leurs impacts sur la vie quotidienne………….. 8
1.2 L’explosion du digital…………………………………………………….. 9
1.3 Domotique personnelle, Smart Cities & internet des Objets…………… 9
1.4 Les technologies associées : Réseaux de capteurs, Smart Grid………… 11
6. Conclusion Générale………………………………………………………..
3
Chapitre 1
Introduction
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L’histoire des réseaux mobiles est jalonnée par trois étapes principales, auxquelles on
donne couramment le nom de génération. On parle des première, deuxième et
troisième générations de réseaux mobiles, généralement abrégées respectivement en
1G, 2G et 3G. Ces trois générations diffèrent principalement par les techniques mises
en œuvre pour accéder à la ressource radio.
L’évolution de ces techniques est guidée par la volonté d’accroître la capacité ainsi
que les débits offerts par le système dans une bande de fréquences restreinte. En
effet, les fréquences sont des ressources très rares car convoitées par de multiples
applications (télévision, radio, faisceaux hertziens, liaisons satellites, réseaux privés,
communications militaires, etc.). Dans les différents pays du monde, le spectre
disponible au début des années 1980 était déjà très limité. Aussi le développement
des réseaux mobiles a été, et est toujours, principalement conditionné par la capacité
des ingénieurs à tirer le meilleur parti des ressources spectrales disponibles.
Initialement, la capacité des réseaux mobiles se traduisait par le nombre maximal de
communications téléphoniques pouvant être maintenues simultanément sous
couverture d’une même cellule. De nos jours, avec le développement de l’usage des
services de données, la capacité d’un réseau se matérialise aussi par le nombre
d’utilisateurs pouvant être connectés simultanément aux services de données, ainsi
que par le débit moyen par utilisateur lors d’une session de transfert de données. Plus
généralement, la capacité d’un réseau peut être représentée par le débit total maximal
pouvant être écoulé par une cellule fortement chargée.
Types de réseau
Les réseaux modernes peuvent être complexes. Il existe de nombreux types de
réseaux caractérisés par leur taille géographique, par le nombre d'appareils ou de
réseaux qui s'y connectent et par le fait qu'ils prennent en charge ou non des
terminaux mobiles. Les réseaux sont également caractérisés par leur fonction et leur
but.
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Réseau personnel (PAN)
Les réseaux personnels sont des réseaux de petite taille où les appareils sans fil
connectés sont proches d'une personne. La connexion de votre Smartphone à votre
voiture via Bluetooth est un exemple de réseau personnel.
Les réseaux locaux sont généralement des réseaux dans une zone géographique de
petite envergure ou locale, comme une maison, une PME ou un département dans
une grande entreprise. Les réseaux locaux peuvent connecter au moins deux
appareils, dont des ordinateurs, des imprimantes et des appareils sans fil. Les réseaux
locaux permettent d'accéder à de plus grands réseaux étendus (WAN) et à Internet.
Internet
Internet est un réseau mondial à plusieurs couches qui relie des centaines de millions
d'ordinateurs. Internet n'appartient pas à une seule personne ou une seule entreprise.
Cet immense système se compose de plusieurs réseaux locaux et mondiaux qui
servent les intérêts privés et publics, mais aussi ceux des entreprises, des
établissements scolaires et des agences gouvernementales. Il permet d'échanger des
données entre plus d'une centaine de pays connectés à Internet dans le monde entier.
Internet transporte donc diverses informations et divers services pour une multitude
d'utilisateurs. On peut citer, par exemple, le texte, les données multimédias, les e-
mails, les conversations en ligne, la VoIP, les transferts et les partages de fichiers, le
commerce électronique et les jeux en ligne.
Les réseaux sans fil sont des réseaux informatiques qui utilisent des ondes
électromagnétiques à la place des câbles pour transporter des signaux sur les diverses
parties du réseau. Les réseaux sans fil peuvent être des PAN, des LAN ou des WAN,
selon leur envergure.
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Étant donné que la navigation sur Internet est une activité quotidienne normale, les
points d'accès sans fil sont devenus monnaie courante dans les infrastructures de
communications d'aujourd'hui. Parmi les lieux publics connectés à Internet, on
compte les bibliothèques, les aéroports, les cafés, les hôtels et les cybercafés
spécialisés. Grâce à la technologie Wi-Fi, tout le monde peut désormais accéder à
Internet à condition de posséder un ordinateur portable, une tablette ou un
smartphone. La Figure 4 présente les différentes catégories de réseaux sans fil
disponibles.
Le cloud
Le terme « cloud » est utilisé de bien des manières. Le cloud n'est pas vraiment un
type de réseau, mais plutôt un ensemble de data centres ou des groupes de serveurs
connectés qui permettent de stocker et d'analyser des données, d'accéder à des
applications en ligne et de fournir des services de sauvegarde à des fins personnelles
et professionnelles. Plusieurs entreprises proposent des services cloud.
Fog computing
Vu le nombre croissant de capteurs utilisés par l'Internet des objets, il est souvent
nécessaire de stocker en toute sécurité les données du capteur à proximité de l'endroit
où elles seront analysées. Ces données analysées servent alors à mettre à jour ou
modifier rapidement les processus d'une entreprise. Le fog computing est situé à la
périphérie d'une entreprise ou d'un réseau d'entreprise. Les serveurs et les
programmes informatiques assurent le prétraitement des données pour assurer une
utilisation immédiate. Puis, les données prétraitées peuvent être envoyées vers le
cloud pour une étude plus approfondie, si nécessaire.
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1.1 Les nouveaux usages et leurs impacts sur la vie quotidienne
Selon L'édition 2015 du Hype Cycle des technologies émergentes du cabinet Gartner
le cycle des innovations est découpé en cinq étapes-clés, par niveau d'attente.
Première étape, les technologies naissantes («technology trigger»), suivie par un pic
inflationniste d’attentes («peak of inflated expectations»), le trou d'air inévitable
(«trough of disillusionment»), la relance («slope of enlightenment»), et enfin la phase
d'industrialisation et d'adoption par le grand public («plateau of productivity»).
En 2014, l'institut Gartner distinguait l'internet des objets («internet of things»), les
technologies de questions-réponses en langage naturel («natural-language question
answering»), ainsi que les interfaces utilisateur portables («wereable user interface»)
au sommet du «peak of inflated expectations». Les changements majeurs pour 2015?
Cette année, le Hype Cycle reflète «l’émergence de technologies qui soutiennent un
‘humanisme digital’ – la notion selon laquelle les hommes sont au centre des
innovations», souligne Gartner dans son communiqué. D’où l’apparition des notions
de «people literate technology» et de «citizen data science».
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1.2 L’explosion du digital (Les réseaux du futur)
Les réseaux connectent désormais des milliards de capteurs. Via les logiciels, les
données de ces capteurs peuvent modifier les environnements physiques sans
intervention humaine.
Nous savons que les logiciels peuvent être écrits de sorte que les données puissent
modifier des paramètres du code afin d'ajuster la température de votre domicile ou la
vitesse à laquelle votre adolescent peut conduire votre véhicule. Pourquoi ne
pourrions-nous pas fournir aux logiciels des règles, des instructions ou des objectifs
pour permettre aux données de modifier le réseau, les fonctionnalités de
l'infrastructure ou les fonctions de sécurité sur le réseau ? En fait, c'est déjà possible.
C'est ce qu'on appelle le réseau basé sur l'intention (IBN).
Prenons un exemple simple pour mieux comprendre le concept de réseau basé sur
l'intention : une entreprise peut déterminer qu'un collaborateur contractuel n'a le droit
d'accéder qu'à un ensemble spécifique de données et d'applications. C'est ce qui
correspond à l'objectif (l'intention). Sur un réseau IBN, tous les appareils seront
automatiquement configurés pour respecter cette condition sur tout le réseau, peu
importe l'endroit d'où se connecte le collaborateur. Le VLAN, le sous-réseau, la liste
de contrôle d'accès et toutes les autres informations seront automatiquement définis
et configurés dans le respect des bonnes pratiques. Vous ne devez définir l'objectif
qu'une seule fois dans une console de gestion centralisée, puis le réseau s'y
conformera en permanence, même en cas de modifications.
Alors que nous installons toujours plus de capteurs intelligents dans nos maisons,
nous augmentons notre vulnérabilité. Les capteurs sont souvent connectés au même
réseau que nos appareils domestiques ou ceux de notre PME, si bien qu'une faille
visant l'un de ces appareils peut se propager et affecter l'ensemble des appareils
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connectés. Les capteurs peuvent également fournir un moyen aux hackers d'accéder à
notre réseau domestique et d'obtenir l'accès à tous les PC et toutes les données qui y
sont connectés.
Même les assistants virtuels tels qu'Apple SIRI, Amazon Echo ou Google Home
peuvent présenter des risques de sécurité. Les particuliers utilisent ces appareils
notamment pour mettre de la musique, ajuster la température ambiante, commander
des produits en ligne ou demander un itinéraire. Cela peut-il être dangereux ? Des
informations personnelles telles que les mots de passe ou les numéros de carte de
crédit pourraient être compromises.
Environ un tiers des appareils connectés seront des télévisions intelligentes, des
smartphones, des tablettes et des ordinateurs. Les deux tiers restants correspondront à
des « objets » : des capteurs, des actionneurs et des appareils intelligents innovants
qui surveillent, gèrent, analysent et optimisent notre monde.
Les capteurs fonctionnent souvent ensemble à l'aide d'un appareil appelé actionneur.
Les actionneurs reçoivent une entrée électrique et la transforment en action physique.
Par exemple, si un capteur détecte une chaleur excessive dans une salle, il envoie la
température mesurée au microcontrôleur. Le microcontrôleur peut envoyer les
données à un actionneur qui activerait, à son tour, le système de climatisation.
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La majorité des nouveaux appareils, comme les vêtements ou équipements de sport,
les pacemakers implantés, les dispositifs de mesure de l'air dans une mine et les
compteurs d'eau dans un champ agricole nécessitent tous une connectivité sans fil.
Étant donné que de nombreux capteurs sont « sur le terrain » et sont alimentés par
des batteries ou des panneaux solaires, il convient de tenir compte de la
consommation électrique. Il est indispensable d'utiliser des options de connexion
basse tension pour optimiser et prolonger la disponibilité du capteur.
En collectant des informations sur l’état du réseau, les smart grids contribuent à une
adéquation entre production, distribution et consommation.
Les réseaux intelligents peuvent être définis selon quatre caractéristiques en matière
de :
Un contrôle des flux en temps réel : des capteurs installés sur l’ensemble du
réseau indiquent instantanément les flux électriques et les niveaux de
consommation. Les opérateurs du réseau peuvent alors réorienter les flux
énergétiques en fonction de la demande et envoyer des signaux de prix aux
particuliers pour adapter leur consommation (volontairement ou
automatiquement).
L’interopérabilité des réseaux : l’ensemble du réseau électrique
comprend le réseau de transport et le réseau de distribution. Le premier relie
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les sites de production d’électricité aux zones de consommation : ce sont les
grands axes qui quadrillent le territoire. Le réseau de distribution s’apparente
aux axes secondaires. Il achemine l’électricité jusqu’aux consommateurs
finaux. Par l’échange instantané d’informations, les smart grids favorise une
interopérabilité entre les gestionnaires du réseau de transport et ceux du
réseau de distribution.
L’intégration des énergies renouvelables au réseau : les réseaux
intelligents reposent sur un système d’information qui permet de prévoir à
court et à long terme le niveau de production et de consommation. Les
énergies renouvelables qui fonctionnent souvent par intermittence et de façon
peu prévisible (ex : l’éolien) peuvent ainsi être mieux gérées.
Une gestion plus responsable des consommations individuelle : les
compteurs communicants (ou compteurs évolués, « Linky » pour l'électricité)
sont les premières versions d’application du réseau intelligent. Installés chez
les consommateurs, ils fournissent des informations sur les prix, les heures de
pointe de consommation, la qualité et le niveau de consommation d’électricité
du foyer. Les consommateurs peuvent alors réguler eux-mêmes leur
consommation au cours de la journée. De leur côté, les opérateurs du réseau
peuvent détecter plus vite les pannes.
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Chapitre 2
Les problématiques
(Développement économique,
recherche technologique et
mise à disposition des données)
13
2.1 Introduction
Dans le domaine des sciences de l’information, l’expression Big Data (ou données
massives) a pris ces dernières années une importance croissante. En premier lieu,
c’est l’augmentation importante du volume des données produites par les géants de
l’Internet, mais aussi par certaines disciplines scientifiques (la génomique et
l’astronomie, en particulier) qui a favorisé ce phénomène. Les progrès intervenus
dans les techniques de stockage et dans le traitement de données volumineuses de
natures variées (notamment en format texte ou image), souvent produites en flux
continu (d’où la dénomination des « trois V » (pour Volume, Variété et Vélocité) qui
est souvent citée et mise en avant) sont à l’origine de gigantesques gisements de
données. Leur existence même a permis la mise en œuvre d’outils et de méthodes
spécifiques (par exemple, de certains algorithmes de recommandation pour des sites
de vente en ligne), mais elle a aussi donné la possibilité de disposer d’une
information
Le terme Big Data désigne une grande quantité de données, mais qu'entend-on par
« grande quantité » ? Personne ne sait exactement à partir de quel volume les
données entrent dans la catégorie du « Big Data ». Voici trois caractéristiques qui
indiquent qu'une entreprise peut être confrontée au Big Data :
Quelle est la quantité de données collectées par les capteurs ? Voici quelques
estimations possibles :
Les capteurs d'une voiture autonome peuvent générer 4 000 gigaoctets (Go) de
données par jour.
Un moteur d'Airbus A380 génère 1 pétaoctet (Po) de données sur un vol reliant
Londres à Singapour.
Les capteurs de sécurité dans le secteur des opérations minières peuvent générer
jusqu'à 2,4 téraoctets (To) de données toutes les minutes.
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Les capteurs d'une « maison connectée » peuvent produire jusqu'à 1 gigaoctet
(Go) de données par semaine.
Bien que le Big Data représente un réel défi pour les entreprises en matière de
stockage et d'analytique, il peut également fournir des informations précieuses pour
ajuster leur mode de fonctionnement et améliorer la satisfaction client.
Le Big Data pose cinq problèmes majeurs en matière de stockage des données.
Le Big Data est généralement stocké sur plusieurs serveurs, habituellement hébergés
dans des data centers. Pour la sécurité, l'accessibilité et la redondance, les données
sont généralement distribuées et/ou répliquées sur de nombreux serveurs différents
dans de nombreux data centers distincts.
Le fog computing est une architecture qui utilise les clients ou les appareils de
« périphérie » des utilisateurs finaux pour réaliser une portion substantielle du
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prétraitement et du stockage dont une entreprise a besoin. Le fog computing a été
conçu pour maintenir les données au plus près de la source pour le prétraitement.
Une fois que les données ont été préalablement traitées, elles sont souvent stockées à
long terme, sauvegardées ou analysées plus en détail via le cloud.
Du point de vue des particuliers, les services cloud permettent les actions suivantes :
Stocker toutes les données, telles que les images, la musique, les vidéos et les e-
mails, libérant ainsi de l'espace sur le disque dur local
Accéder aux données et aux applications de n'importe où, à tout moment et sur
n'importe quel appareil
L'un des inconvénients liés à l'utilisation du cloud est que vos données peuvent
tomber entre de mauvaises mains. Vos données sont à la merci de la robustesse de la
sécurité du fournisseur de cloud que vous avez choisi.
Du point de vue des entreprises, les services cloud et le cloud computing répondent à
divers problèmes en matière de gestion des données :
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Il élimine ou réduit le besoin d'équipements IT, de maintenance et de gestion sur
site.
Au lieu de traiter de grandes bases de données avec de gros ordinateurs grand public
puissants et de les stocker sur des baies de disques géantes (montée en charge
verticale), le traitement distribué des données récupère un grand volume de données
et les divise en ensembles plus petits. Ces volumes de données plus petits sont
distribués dans de nombreux emplacements où ils sont traités par de nombreux
ordinateurs équipés de processeurs plus petits. Dans l'architecture distribuée, chaque
ordinateur analyse sa partie de l'image du Big Data (montée en charge horizontale).
La plupart des systèmes de fichiers distribués sont conçus pour ne pas être visibles
par les programmes client. Le système de fichiers distribué localise les fichiers et
déplace les données, mais les utilisateurs n'ont aucun moyen de savoir de quelle
manière les fichiers sont distribués sur les différents serveurs et nœuds. Les
utilisateurs accèdent aux fichiers comme si ces derniers étaient stockés sur leur
propre machine. Tous les utilisateurs disposent de la même vue du système de
fichiers et peuvent accéder simultanément aux mêmes données.
Hadoop a été créé pour gérer ces volumes de Big Data. Au départ, le projet Hadoop
se composait de deux entités : HDFS, un système de fichiers distribué insensible aux
pannes, et MapReduce, une solution de traitement des données axée sur la
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distribution. Aujourd'hui, Hadoop est à lui seul un écosystème très complet de
logiciels pour la gestion du Big Data.
Hadoop se divise en deux principales fonctionnalités qui sont devenues une référence
dans le domaine de la gestion du Big Data :
Les données sont le nouveau carburant des entreprises. Comme le pétrole brut, elles
sont précieuses, mais difficilement utilisables lorsqu'elles ne sont pas raffinées. Le
pétrole brut doit être transformé en essence, en plastique, en produits chimiques et en
d'autres substances pour créer un produit de valeur. Il en est de même pour les
données. Pour avoir de la valeur, les données doivent être décomposées et analysées.
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l'entreprise doit construire une nouvelle usine ou recruter d'autres représentants
commerciaux.
Les pages HTTP, les pages web et les moteurs de recherche sur Internet
Les métadonnées associées aux e-mails, aux documents transmis et aux images
Les données collectées sont classées comme étant structurées ou non structurées.
Les données structurées sont créées par des applications qui utilisent une saisie au
format « fixe » comme des feuilles de calcul ou des formulaires médicaux. Même si
les données sont considérées comme structurées, des applications distinctes créent
des fichiers dans différents formats qui ne sont pas nécessairement compatibles entre
eux. Les données structurées doivent parfois être manipulées et converties dans un
format commun tel que CSV.
Les fichiers de valeurs séparées par des virgules (CSV) sont un type de fichier en
texte brut qui utilise des virgules pour séparer les colonnes dans une table de données
et le retour chariot pour séparer les lignes. Chaque ligne représente un
enregistrement. Bien que ces fichiers soient fréquemment utilisés pour importer et
exporter des données dans les feuilles de calcul et les bases de données
traditionnelles, il n'existe pas de norme spécifique. Les formats JSON et XML sont
également des types de fichier en texte brut qui utilisent un processus standard pour
consigner les enregistrements de données. Ces formats de fichier sont compatibles
avec un large choix d'applications. Convertir les données dans un format commun est
un moyen efficace pour combiner des données provenant de sources distinctes.
Les données non structurées sont générées dans un style « libre » : audio, vidéo,
pages web, tweets, etc. Les données non structurées nécessitent des outils différents
pour préparer leur traitement ou leur analyse. Voici deux exemples :
Les pages web sont créées pour fournir des données aux humaines et non aux
machines. Les outils de « web scraping » (en français, extraction de contenu
web) extraient automatiquement les données des pages HTML. Ils fonctionnent
de la même manière que le robot d'indexation d'un moteur de recherche. Ils
parcourent le web pour en extraire des données et créer la base de données
requise pour répondre aux critères de la recherche. Pour accéder à Internet, les
19
logiciels d'extraction de contenu web peuvent utiliser le protocole HTTP ou un
navigateur web. L'extraction de contenu web est généralement un processus
automatisé qui utilise un robot d'exploration pour le datamining. Des données
spécifiques sont rassemblées et copiées à partir du web vers une base de
données ou une feuille de calcul. Les données peuvent ainsi être facilement
analysées.
Les réseaux du futur tels que l'internet des objets (IoT) et les réseaux de capteurs
sans fil ouvrent tout un univers nouveau, où les tâches qui nécessitaient
précédemment une intervention humaine peuvent être automatisées. Comme nous
l'avons vu, l'IoT permet la collecte d'importants volumes de données qui peuvent être
analysées rapidement afin de fournir des informations susceptibles d'orienter un
événement ou un processus.
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les humains. Ils sont également utilisés dans des tâches telles que les chaînes
d'assemblage automatisées.
Automatisation Pas
d’automatisation
La température et l’éclairage de votre domicile
ou de votre société sont ajustés en fonction de
vos habitudes quotidiennes
Vous utilisez un appareil distant pour démarrer
votre voiture
Les robots sont utilisés dans des conditions
dangereuses come l’exploitation minière, la lutte
contre les incendies et le nettoyage des accidents
industriels réduisant ainsi les risques pour la
sécurité humains
Vous utilisez les services bancaires en ligne
pour payer une facture
Les niveaux de production sont
automatiquement liés à la demande, éliminant
ainsi les produit superflus tout en réduisant
l’impact sur l »environnement
Vous réglez le volume de la télévision avec une
télécommande
Votre GPS recalcule la meilleure route vers la
destination en fonction d’un embouteillage en
cours
Un réfrigérateur détecte que vous n’avez plus
de lait et en commande donc plus
2.5 Conclusion
La technologie, les données, le volume et la capacité des données, les big data
peuvent être utilisés à différentes fins : pour faciliter la communication entre les
acteurs (les machines, les serveurs, les réseaux informatiques ou même les capteurs).
Tous ca pour faire circuler l’information utile aux activités économiques en zones
rurales, pour améliorer des services existants, ou encore pour en créer de nouveaux.
21
Chapitre 3
Interconnexion et intégration
de plusieurs objets connectés
22
3.1 Introduction
b) Réseau Scatternet
Les Scatternets sont des interconnexions de Piconets (Scatter = dispersion).
Ces interconnexions sont possibles car les périphériques esclaves peuvent avoir
plusieurs maîtres, les différents piconets peuvent donc être reliés entre eux.
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Figure 3.2 Réseau Bluetooth Scattenet
De façon plus précise, le temps est découpé en tranches, ou slots, à raison de 1 600
slots par seconde. Un slot fait donc 625 μs de long, comme illustré à la figure 21.4.
24
Figure 3.3 Exemple de transmissions simultanées SCO et ACL
La procédure de connexion est initiée par n’importe quelle unité du réseau, celle-ci
devenant alors Maître. Une connexion est établie par un message de type PAGE si
l’adresse de l’unité à connecter (unité Esclave) est connue ou alors un message de
type INQUIRY (demandant à toutes les unités de répondre) suivi d’un PAGE si
l’adresse n’est pas connue.
Dans l’état initial PAGE, l’unité Maître envoie un train de 16 messages
identiques de paging sur 16 différents sauts de fréquences spécifiques à l’unité pagée
(Esclave). Ce train de message couvre la moitié de la séquence de sauts de
fréquences que l’unité Esclave écoute en mode STANDBY et il est répété 128 fois,
ce qui correspond à 1.28 s. Si aucune réponse n’est reçue après ce délai, le Maître
retransmet le même train de message de paging dans les 16 sauts de fréquences
restant de la période d’écoute de l’unité Esclave.
Le délai maximum pour que l’unité Maître atteigne une unité Esclave est
donc de deux fois 1.28 s c’est à dire 2.56 s.
Le message INQUIRY est utilisé afin de communiquer avec des équipements dont
on ne connaît pas l’adresse (par exemple des imprimantes ou des fax publics). Le
message INQUIRY ressemble très fortement au message PAGE mais nécessite un
train de paging supplémentaire pour collecter toutes les réponses.
Pour les unités connectées, trois modes d’économie d’énergie peuvent être
utilisés si aucune donnée ne doit être transmise :
25
Mode HOLD : l’unité Maître peut forcer les unités Esclaves en mode
HOLD. Dans ce mode, il n’y a plus que l’horloge interne qui fonctionne.
Les unités Esclaves peuvent aussi demander à passer en mode HOLD. Le
transfert de données ne reprendra que lorsque l’unité aura quittée le mode
HOLD.
Le mode HOLD est typiquement utilisé dans le cas de connexions avec
plusieurs piconets, ou encore lorsque les données ne sont pas envoyées très
fréquemment. Une application possible serait un thermostat qui
transmettrait ses données une fois toutes les minutes.
Mode SNIFF : dans ce mode, une unité Esclave écoute les messages du
réseau avec une plus grande périodicité en réduisant son cycle de travail.
La périodicité est programmable et dépend de l’application ;
Mode PARK : dans ce mode une unité est toujours synchronisée au réseau
mais ne participe pas au trafic. Cette unité abandonne son adresse MAC et
écoute occasionnellement le trafic de l’unité Maître pour se re-
synchroniser.
26
3.2.4 Architecture Bluetooth
Les protocoles :
- RFCOMM : émulation d’un câble série entre deux périphériques Bluetooth. Ainsi,
des applications fonctionnant directement sur un port série (Hyperterm par
exemple dans le monde Microsoft), sont capables de communiquer entre elles via
un lien Bluetooth ce qui permet entre autre d’effectuer un transfert de fichier.
- SDP Service discovery Protocol : il a pour rôle la recherche de services. La notion
de service est très large : RFCOMM constitue un service, toute application
utilisant ou s’appuyant sur RFCOMM est un service, SDP lui-même est un
service. Retenons pour l’instant que plusieurs organismes sont en train de définir
des normes permettant la découverte et la recherche de services (JINI, Salutation,
UPNP). Il est probable que dans un futur assez proche, SDP sera utilisé par ces
normes pour effectuer la découverte de services rendus par des périphériques
Bluetooth.
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Les profils : un profil définit un ensemble de composantes protocolaires nécessaires à
la mise en œuvre d’applications Bluetooth. A l’heure actuelle, plusieurs profils ont
été spécifiés par le Bluetooth SIG.
Contrôleur de liens
La bande de base ou baseband est gérée au niveau matériel.
C’est au niveau de la bande de base que sont définit les adresses matérielles des
périphériques (équivalent à l’adresse MAC d’une carte réseau), cette adresse est
nommée BD-ADDR (Bluetooth Device Adress ) est codée sur 48 bits.
C’est également la bande de base qui gère les différents types de communication
entre les appareils.
L2CAP
LLCAP (Link Control & Adaptation Protocol)
Cette couche permet d’utiliser simultanément différents protocole de niveaux
supérieurs
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RFCOMM c’est un service basé sur les spécifications RS-232, il peut servir a faire
passer une connexion IP par Bluetooth
La technologie Ultra Large Bande (Ultra Wide Band - UWB) est une technique de
transmission radio utilisant des signaux à très large spectre. À ses débuts, cette
technologie était réservée aux applications radar, puis elle a été élargie aux
applications de communications. En 2002, la FCC (Federal Communication
Commission), l’organisme américain de régulation des communications, a
réglementé l'ULB. Elle donne une définition précise et fixe les niveaux de densité de
puissance maximale autorisés (- 41 dBm /MHz pour la bande haute). La définition de
l'ultra large bande donnée par la FCC en février 2002 est la suivant
Un signal est dit ultra large bande si :
sa bande passante est au minimum de 500 MHz
29
3.3.4 Techniques de transmission dans les UWB
ZigBee est une technologie de type LP-WPAN (Low Power– Wireless Personal
AreaNetwork ) qui est un réseau sans fil à bas débit et à courte portée qui utilise les
ondes hertziennes pour transporter des messages entre deux ou plusieurs entités
réseaux. Il est caractérisé par une portée comprise entre quelques mètres et quelques
centaines de mètres et un débit faible (maximum 250 kbits/s). La différence entre
ZigBee et la plupart des autres réseaux locaux et personnels sans fil (WiFi,
Bluetooth) se situe au niveau de l’utilisation du médium hertzien :
ZigBee est optimisé pour une faible utilisation du médium partagé par tous, par
exemple 0,1 % du temps. Typiquement, un module ZigBee occupera le médium
pendant quelques millisecondes en émission, attendra éventuellement une réponse ou
un acquittement, puis se mettra en veille pendant une longue période avant
l’émission suivante, qui aura lieu à un instant prédéterminé. ZigBee est conçu pour
interconnecter des unités embarquées autonomes comme des capteurs/actionneurs, à
31
des unités de contrôle ou de commande. De telles entités embarquées peuvent dès
lors être alimentées pendant plusieurs mois par des piles classiques.
La couche physique
32
(Kbits/s)
950 20 GFSK
100 DSSS – BPSK
250-750
5944-10234
Tableau 3.1 Ensemble des bandes possibles dans la norme IEEE 802.15.4 (toutes les
bandes ne sont pas disponibles dans l’ensemble des régions du monde), débits
attendus sur chaque bande et méthodes d’étalement et de modulation associées
La couche MAC s’appuie sur les ressources de la couche physique. C’est la couche
principale pour les aspects logiciels qui définit la façon dont un nœud du réseau
pourra dialoguer (transmettre ou recevoir). Ces mécanismes sont tous détaillés dans
la spécification du standard IEEE 802.15.4.
La couche MAC gère les accès au médium radio, résolvant notamment les problèmes
d’accès concurrents. 802.15.4 propose deux modes pour l’accès au médium :
Un mode non coordonné (totalement CSMA/CA) et un mode coordonné, ou beacon
mode
Le mode coordonné est disponible uniquement dans une topologie étoile où le
coordinateur de cette étoile envoie périodiquement des trames balises (beacon ) pour
synchroniser les nœuds du réseau
La couche réseau
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Assure principalement les règles d’établissement d’un réseau, l’association et
l’interconnexion de tous les nœuds dans le réseau, le transfert des informations entre
les entités de ce réseau via une route, ainsi que la structure des messages (trames) qui
seront échangés.
La couche application
Utilise les couches inférieures pour une application communicante donnée. Elle
donne entre autres une signification aux informations échangées dans le réseau
La norme IEEE 802.15.4 supporte les topologies réseaux : étoile, maillé et Cluster, et
utilisant 3 types d'équipements (les nœuds du réseau) qui peuvent être :
Le coordinateur du réseau.
Ne peut être qu’un et un seul dans un réseau
Tiers de confiance
Racine du réseau et passerelle vers les autres réseaux avec alimentation
permanente
L'équipement à fonctionnalités complètes FFD (Full Function Device)
Le routeur
Equipement intermédiaire qui route les paquets au sein du réseau avec
alimentation permanente
.L'équipement à fonctionnalités réduites RFD (Reduced Function Device)
Equipement terminal qui ne communique qu’avec un routeur ou le
coordinateur
34
Figure 3.9 Topologie ZigBee/802.15.4
Bande de fréquence 2.4 Ghz 868/915 Mhz 3.1 -10.6 Ghz 2.4 Ghz -5 Ghz
2.4 Ghz
Besoins mémoire 250ko+ 4-32 ko 1Mo+
35
3.5 Les réseaux de capteurs sans Fil (RCSF)
Un Réseau de Capteurs Sans Fil (RCSF) ou Wireless Sensor Network (WSN) est un
réseau informatique composé de petits dispositifs autonomes, fixés ou dispersés
aléatoirement dans une zone d'intérêt (zone de captage), utilisant des capteurs
coopérant pour surveiller des conditions environnementales ou physiques, comme la
température, le son, les vibrations, la pression, le mouvement, etc. (fig4.1) et qui sont
liés a une station de base applée aussi Sink ou Puits sa tâche est decollecter les
données qui proviennent des autres nœuds (capteurs) du réseau, elle doit être toujours
active
Pour les applications environnementales, les données recensées permettent une
intervention beaucoup plus rapide et efficace des secours. Mais l'information fournie
par le réseau est beaucoup plus utile s'il est possible de déterminer dans quelle partie
de la zone surveillée cette information a été recensée. Supposons qu'un réseau de
capteurs est déployé pour surveiller une forêt (détecter le feu en mesurant la
température de l'air), des résultats utiles de ce réseau seraient non seulement le signal
que la température de l'air est très élevé, mais également dans quelle partie de la forêt
surveillée le feu a commencé, pour permettre de combattre le feu plus efficacement.
36
Figure 3.10 Architecture d’un réseau de capteurs sans fil
Un capteur est composé de quatre unités de base représentée dans la figure 3.11 :
37
- L’unité de communication (Emetteur-Récepteur) : c’est l’unité permettant
aux nœuds du réseau de communiquer entre eux via un support de
communication radio
- Batterie : elle sert à alimenter les autres unités
La pile protocolaire utilisée par la station de base ainsi que par tous les capteurs du
Réseau est illustrée par la Figure [Link] modèle comprend 5 couches (une couche
application, une couche transport, une couche réseau, une couche liaison de données,
une couche physique) qui ont les mêmes fonctions que celles du modèle OSI, ainsi
que 3 niveaux (plans) qui sont: un plan de gestion d'énergie, un plan de gestion de
mobilité et un plan de gestion des tâches
Figure 3.12 : Pile protocolaire dans les réseaux de capteurs sans fil
38
(MediaAccessControl) de la couche liaison de données gère le contrôle d'accès au
média, elle détermine, pour un nœud, la possibilité et le moment pour accéder au
canal de communication.
La couche transport: Cette couche est chargée du transport des données sans ré-
ordonnancement ou duplication, de leur découpage en paquets, du contrôle deflux et
de la gestion des éventuelles erreurs de transmission.
La couche application: C'est le niveau le plus pro che de l'utilisateur, elle assure
l'interface avec les applications. Selon les tâches de détection, différents types
d'applications peuvent être implémentés et utilisés sur la couche application
Les niveaux (plans) intégrés dans la pile protocolaire dans les RCSFs, ils assurent les
fonctions suivantes :
Le plan de gestion d'énergie: La vie du nœud montre une dépendance forte à l'égard
de la vie de la batterie. Les fonctions intégrées à ce niveau consistent à gérer l'énergie
consommée par les capteurs. Un capteur p eut par exemple éteindre son interface de
réception radio dès qu'il reçoit un message d'un nœud voisin afin d'éviter la réception
des messages dupliqués
Capteurs Ad-hoc
1. Objectif ciblé 1. Générique / communication
2. Nœuds collaborent pour remplir 2. Chaque nœud a son propre
un objectif Objectif
3. Flot de données « Many-to-one » 3. Flot « Any-to-any »
4. Très grand nombre de nœuds n’ayant 4. Notion d’ID
pas tous une ID
5. Energie est un facteur déterminant 5. Débit est majeur
6. Utilisation du broadcast 6. Communication point à point
39
3.6 Conclusion
Chapitre 4
Les réseaux du
futur/Extensions de WI-FI
40
4.1 Introduction
Le monde a rapidement été couvert par des réseaux qui permettent aux appareils
numériques de s'interconnecter et de transmettre des données. Nous vivons
actuellement une transformation numérique, à mesure que les réseaux numériques
continuent de gagner du terrain dans le monde entier et que les bénéfices
économiques de la numérisation se multiplient. La transformation numérique
consiste à appliquer la technologie numérique pour créer les bases de l'innovation
dans les entreprises et le secteur de l'industrie.
Réseau 6LowPAN
41
En général, un capteur se connecte à un contrôleur via une connexion sans fil. Les
contrôleurs collectent les données des capteurs, et envoient des données pour
stockage et analyse. Ils peuvent être à même de prendre des décisions immédiates ou
de travailler en collaboration avec un appareil appelé actionneur. Les actionneurs
reçoivent une entrée électrique et la transforment en action physique.
Mobilité
WLAN
Réseau cellulaires
10 kbits/s UMTS/LTE
réseau
WIFI
GSM
1 kbits/s
Courte portée
IEEE 802.15.4
M2M
10 bits/s
Energie
10 m 100 m 1km 10 km
42
Figure 4.1. Les différents types de réseaux sans fils
Environ un tiers des appareils connectés seront des télévisions intelligentes, des
smartphones, des tablettes et des ordinateurs. Les deux tiers restants correspondront à
des « objets » : des capteurs, des actionneurs et des appareils intelligents innovants
qui surveillent, gèrent, analysent et optimisent notre monde.
43
Le diagnostic médical et la chirurgie Réseaux électriques intelligents
4.2.1 Définitions
Dans cette section, nous définissons les termes capteur, actionneur et objet connecté,
Des termes qui sont relatifs à l’internet des objets.
Objet connectés : ou «objet intelligent» est tout objet ou produit qui, par le biais
de technologies intégrées, est capable d’être identifié, de collecter des données
sur l’état physique de son environnement, de prendre des décisions et de produire
des actions (mécaniques ou par messages de contrôle), et de se connecter à un
réseau (ex. Internet) pour échanger des données.
Capteur Intelligence
Interaction Communication Transmission
Actionneurs Energie
Monde physique Monde informatique
44
- Intelligence : traitement des données
- Energie : Alimentation de la plateforme en énergie électrique. Doit être
adaptée à l’application.
- Communication : Codage et transmission des données, protocoles standards
ou dédiés, communication filaire ou sans fil.
Navigation Web
Couche application
Http Coap
IPv4 / IPv6
Couche Réseau
IPv6 6LowPAN
IPv6 Low power Wireless Personal Area Networks (6LOWPAN ) est une
nouvelle couche protocole au niveau 2.5. Cette couche a été introduite dans les
réseaux IEEE 802.15.4 afin d'adapter la taille des segments IPv6 (environ 1280
octets) à la taille maximale d'octet que peuvent supporter la trame IEEE 802.15.4
(128 octets).
Donc la couche 6LoWPAN a été ajouté comme une nouvelle couche entre la couche
MAC et la couche IP permettant la fragmentation et aussi la compression des entêtes
IP et UDP (TCP est en cours).
45
6LoWPAN est l’abréviation d’IPv6 Low Power Wireless Personel Area Network. Et
pourquoi IPv6? La réponse est simple : Ce nouveau réseau à faible consommation
d'énergie pourra utiliser dans les réseaux de capteurs donc la taille du champ adresse
IPv4 ne permet d'avoir un réseau de grande taille et aussi on aura un grand problème
d'adressage. C'est pour cette raison le groupe 6LoWPAN de IETF a opté pour
l'utilisation de IPV6.
6LoWPAN
Ordinateur
6LoWPAN
Equipement IP
6LBR
Hôte
Serveur 46
6LR
serveur
Figure 4.5 : Architecture 6LOWPAN
1à 6 octet
Pour Le champ DSP (Dispatch ) sur 1 octet on trouve les différents types d’état
concernant l’entête ipv6 (tableau 4.1)
47
Tableau 4.1 : Types d’états du champ dispatch
0 S D L
Le 1er octet =00000000
Le 2éme octet « S » :UDP port source
Le 3éme octet « D »: UDP port destination
« L » : UDP lenght ommitted
1à 6 octet
Le champ Frg pour le premier fragment du datagramme sur 4 octets = 32 bits détaillé
comme suit :
Le champ Frg pour un fragment n du datagramme sur 5 octets détaillé comme suit :
48
La découverte des voisins – Neighbor discovery (ND) est un protocole basé sur le
protocole ICMPv6 il est utilisé pour déterminer l’adresse MAC des voisins attachés
au lien et de découvrir d’autre nœuds sur le même lien, découvrir les routeurs, et
détecter les adresses dupliquées.
Le ND utilise cinq messages différents :
Router Advertisement (RA): utilisés par les routeurs pour signaler leur
présence sur le lien ainsi que le préfixe et le MTU du lien.
Router dolicitations (RS) : utilisés par les hôtes pour demander aux
routeurs de signaler leurs présences par un message RA
Neighbor Solicitations (NS) : utilisés pour les hôtes pour vérifier si une
adresse existe, si elle est encore accessible et pour trouver l’adresse MAC d’un
hôte voisin
Neighbor Advertisements (NA) : utilisés pour répondre au message NS
(remplace l’ARP)
Equipement
(H)
6LR 6LBR Equipement IPv6
RS Sollicitation Routeur
RA Annonce Routeur
NR Enregistrement Voisin
(ARO) NR Enregistrement Voisin
(ABRO)
Flux de donnée
49
Existant depuis plusieurs années mais uniquement en version unidirectionnelle bas
débit (VLC Visible Light Communication), cette lumière intelligente et connectée
prend une nouvelle dimension via des luminaires LIFI nouvelle génération,
bidirectionnel et haut-débit permettant un accès à internet par la lumière.
La conception Li-Fi est composée d’un grand nombre d’éclairages à LED utilisé
pour la transmission optique en appliquant une tension constante et un courant
constant. Les composants fondamentaux d’un tel système sont : Plusieurs éclairages
à LED pour la transmission de données.
Un capteur de lumière pour la réception de données. Cela peut se faire par un
photodétecteur ou soit par une caméra, par exemple la caméra d’un téléphone
mobile. Dans ce dernier cas, on parle de « Optical Camera Communication » (OCC).
Comme illustré à la figure 4.4 , les terminaux peuvent se connecter à Internet via une
50
lampe à LED. Le driver (pilote à lampe) permet de contrôler la luminosité des LEDs
selon l’environnement et les données reçues
51
52
Tableau 4.2 présente une comparaison rapide des différentes technologies de communication sans fil. Le LiFi et le WiFi offrent potentiellement
les débits de données les plus élevés, tandis que le cellulaire offre les plus longues distances
53
Chapitre 5
54
5.1 La technologie Software definde network (SDN)
Le concept de réseau défini par logiciel, largement connu sous le nom de Software
Defined Networking (SDN), est un nouveau paradigme émerge d’architecture réseau
conçue pour permettre une fonctionnalité réseau virtualisée qui peut être gérée,
configurée et modifiée de manière centralisée par logiciel. basée sur :
une séparation physique entre le plan de contrôle (i.e., les fonctionnalités qui
assurent la gestion du réseau) et le plan de données (i.e., les fonctionnalités
qui assurent le transfert des données)
Un contrôle et une intelligence logiquement centralisés dans un ou plusieurs
contrôleurs logiciels. Dans SDN, les contrôleurs détiennent une vue globale
sur tout l’état de réseau et gèrent les autres équipements de plan de données
de réseau. Ces derniers deviennent de simple transmetteur/récepteur des
données avec une intelligence minimale. SDN promet d’apporter la
flexibilité, l’évolutivité et la programmabilité aux architectures des réseaux
de véhicules de nos jours. Ils facilitent également la gestion de réseau et
introduisent de nouveaux services.
SDN est basé sur une architecture hiérarchique de trois couches, voir la figure 5.1. :
55
La communication entre le plan de données et le plan de contrôle est assurée
par des interfaces Sud qu’on appelle API Southbond.
2) Couche d’applications : elle regroupe tous les services et les applications des
systèmes installés sur le contrôleur SDN.
3) Couche plan de contrôle : Le plan de contrôle est responsable de la prise de
décision du trafic à travers le réseau, dépendamment des critères suivants: en
fonction des exigences de l'application, selon les utilisateurs, et des politiques
de communication du réseau résultant du plan de données. Le composant
central d'un plan de contrôle est le contrôleur SDN. Un contrôleur SDN
traduit les exigences des applications et les objectifs commerciaux tels que la
nécessité de hiérarchiser le trafic (qualité de service), le contrôle d'accès
(privilège), la gestion de la bande passante, ou autre. Ensuite, ces
informations sont communiquées aux composants du plan de données.
Couche Application
Application
Les flèches entre les couches représentent des interfaces. Une couche peut disposer
de flèches allant vers une couche plus basse, on parlera alors d’interface de service
56
Sud. Elle peut disposer de flèches entrantes venant d’une couche supérieure, on
parlera alors d’interface de service Nord.
Il existe des cas où des couches de même niveau discutent entre elles, c’est le cas
notamment des plans de contrôle totalement ou partiellement distribués. On parlera
alors d’interface de service Est/Ouest.
La figure 5.1 présente un exemple où un réseau est géré par deux plans de contrôle.
Chaque plan de contrôle gère une partie des ressources réseaux. Une interface peut
être nécessaire entre les deux plans de contrôle (besoin d’échange d’informations).
C’est une interface de service Est/Ouest.
Les modèles SDN sont classés selon la manière dont la couche contrôleur est
connectée aux dispositifs SDN, le réseau SDN peut être divisé en quatre types
différents:
SDN ouvert : Le SDN ouvert possède un plan de contrôle centralisé et utilise
OpenFlow pour l'API sud du trafic des commutateurs physiques ou virtuels
vers le contrôleur SDN.
SDN Hybird : Le modèle SDN hybride, également appelé SDN basé sur
l'automatisation, mélange les fonctionnalités SDN et les équipements de
réseau traditionnels. Il utilise des outils d'automatisation tels que des agents,
Python, etc. et des composants prenant en charge différents types d'OS. Le
modèle hybride SDN est souvent utilisé comme méthode de référence pour le
SDN.
Overlay SDN
Modèle overlay SDN ne traite pas les réseaux physiques sous-jacents mais
établit un réseau virtuel par-dessus le matériel actuel. Il fonctionne sur un
57
réseau superposé et offre des tunnels avec des canaux vers les centres de
données pour résoudre les problèmes de connectivité des centres de données.
SDN API
Le SDN API, différent du SDN ouvert, qui nécessite un commutateur
compatible OpenFlow, fonctionne bien avec les commutateurs traditionnels.
Le SDN via les API existantes consiste à employer des fonctions pour les
dispositifs de mise en réseau via une connexion à distance, en utilisant les
méthodes traditionnelles telles que SNMP ou CLI, ou une méthode plus
récente comme l'API REST. Bien que l'API SDN via l'API soit non
propriétaire et ouverte, les API individuelles utilisées dans l'API SDN sont
propriétaires de fournisseurs spécifiques. Et la transparence peut varier d'un
fournisseur à l'autre.
Les fonctions réseau virtualisées (VNF) sont des applications logicielles qui
fournissent des fonctions réseau, telles que le partage de fichiers, les services
d'annuaire et la configuration d'IP
L'infrastructure de virtualisation des fonctions réseau (NFVi) consiste en un
ensemble de composants d'infrastructure (calcul, stockage, réseau) sur une
plateforme, qui prend en charge des logiciels, par exemple un hyperviseur tel
que KVM, ou une plateforme de gestion de conteneurs, nécessaire pour
exécuter des applications réseau.
Le composant de gestion, d'automatisation et d'orchestration réseau ou
MANO (Management, Automation and Network Orchestration) fournit la
structure permettant de gérer l'infrastructure NFV et le provisionnement de
nouvelles fonctions réseau virtualisées.
58
Figure 5.2. Architecture NFV
59
Référence :
1. Guy Pujolle : Cours réseaux et télécoms, Groupe Eyrolles, 2000, 2004, 2008,
ISBN : 978-2-212-12414-9.
2. Jean-luc Montagnier : Réseau d’entreprise par la pratique, Edition
Eyrolles,ISBN :2-212-112588-0.
3. Guy Pujolle : Les réseaux, Groupe Eyrolles, 2000, 2004, 2008,
ISBN : 2-212-11437-0
4. Internet Protocol version 6 (IPv6): RFC 2460 https:// [Link]/rfc/[Link]
Yannick Bouguen, Eric Hardouin, François xavier Wolff : LTE et les réseaux 4G,
Groupe Eyrolles, 2012, ISBN : 978-2-212-12990-8
5. Cisco, "L'Internet des objets (IoT)", 16 déc. 2015.
[Link]
6. [Link]
7. Cristian Bude and Andreas Kervefors Bergstrand, “Internet of Things Exploring
and Securing a Future Concept ”, 15-06-2015.
8. 6LoWPAN Working Group. (2009, Mars 9). Neighbor Discovery for 6LoWPAN.
Récupéré sur [Link]
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