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Masse d'un atome de krypton ionisé

Gjj

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Masse d'un atome de krypton ionisé

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On envoie un atome de krypton ionisé 1 fois avec une vitesse de

40 000 m/s dans un spectromètre de masse où il y a un champ


magnétique de 0,6 T. L’atome frappe la plaque à une distance de
11,044 cm du point d’entrée de l’atome. Quelle est la masse de
l’atome ?

[Link]/ces/phoenix/labs/cupol/eoverm/

Découvrez comment résoudre ce problème dans ce chapitre.


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

On connaissait très peu de choses concernant le magnétisme avant 1820. Les Grecs
savaient que certaines pierres attiraient de petits morceaux de fer et comme ces pierres
venaient de Magnésie (aujourd’hui en Turquie), on parla de magnétisme. Ces pierres sont
en fait des aimants naturels et c’était la seule manifestation du magnétisme connue avant
1820. Voici les éléments qui furent découverts avant cette date.

Pôles nord et sud


On découvrit, fort probablement au 9e siècle en Chine,
que les aimants s’alignent dans la direction nord-sud, ce
qui mena directement à l’invention de la boussole. On
donna alors le nom de pôle aux deux côtés de l’aimant.
Le pôle nord est le côté de l’aimant qui pointe vers le nord
et le pôle sud est évidemment le côté de l’aimant qui
pointe vers le sud.
[Link]/how_6317827_read-[Link]

En jouant avec des boussoles, on se rend compte assez rapidement que parfois les aimants
s’attirent et parfois elles se repoussent. On arrive aussi rapidement à la conclusion suivante.

Forces entre les pôles


Il existe deux types de pôles sur un aimant : nord et sud
Les pôles de même type se repoussent mutuellement
Les pôles de types contraires s’attirent mutuellement

Il est fort probable que les Chinois connaissaient ces lois d’attraction et de répulsion, mais
aucun texte ne les mentionne. Le plus vieux texte connu qui mentionne ces lois fut écrit
par Pierre de Maricourt en 1269. Beaucoup plus tard (par Mitchell en 1750, et de façon
plus précise par Coulomb en 1785), on mesura la force entre les pôles en utilisant des
aimants très longs et on arriva à la conclusion que la force diminuait avec le carré de la
distance.
1
F∝
r2

Version 2024 8-La force magnétique 2


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

La Terre est un aimant


Les lois d’attraction des pôles permirent à
William Gilbert de déduire en 1600 que la Terre
devait être un gigantesque aimant avec un pôle
magnétique sud dans l’Arctique et un pôle
magnétique nord en Antarctique (oui, oui, vous
avez bien lu). On pouvait alors expliquer
pourquoi l’aimant s’alignait dans la direction
nord-sud. Le pôle nord de la boussole est attiré
par le pôle magnétique sud dans l’Arctique et le
pôle sud de l’aimant est attiré par le pôle
magnétique nord en Antarctique.

[Link]/Geology_Online-
1_Subchapters.cfm?Chapter=3&Row=4

Remarquez que l’aimant est au centre de la Terre et que les pôles sont assez loin de la
surface de la Terre (c’est une erreur assez commune de voir des figures dans lesquelles
l’aimant se rend jusqu’à la surface de la Terre). Il en est ainsi parce que le champ est généré
au centre de la Terre, dans le noyau liquide. On reviendra sur ce point au chapitre 9.

Gilbert fabriqua même un aimant sphérique pour vérifier


l’orientation d’un aimant tout autour de cette sphère. Il put alors
constater que, en plus de s’orienter dans la direction nord-sud,
la boussole s’oriente aussi vers le sol et que plus on est au nord,
plus la boussole s’incline vers le sol. Dans l’Arctique, la
boussole pointe presque directement vers le sol alors qu’à
l’équateur, la boussole est presque horizontale. Cette déviation
vers le sol s’appelle l’inclinaison magnétique. Ces résultats
étaient en accord avec les observations faites à ce sujet depuis
que Georg Hartmann avait découvert l’inclinaison magnétique
en 1544.

Il n’y a pas de monopôles magnétiques

On découvrit aussi qu’on ne pouvait obtenir de monopôle


magnétique, c’est-à-dire un aimant avec uniquement un pôle
nord ou uniquement un pôle sud. Les deux pôles sont toujours
présents sur un aimant, ce qui veut dire qu’on a toujours un
dipôle magnétique.

Même si on coupe un aimant en deux, on n’aura pas de


monopôles puisqu’on verra apparaitre de nouveaux pôles sur
chaque morceau pour qu’on ait toujours un dipôle.

Version 2024 8-La force magnétique 3


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

Même si on continuait à séparer ainsi l’aimant jusqu’à ce qu’on ait séparé tous les atomes,
on verrait que chaque atome est un petit dipôle magnétique.

Malgré tous les efforts déployés (parce que certaines théories en physique des particules
postulaient l’existence de monopôles magnétiques), on n’a jamais observé de monopôles
magnétiques.

C’est John Mitchell qui montra en 1750 que les deux pôles de l’aimant avaient toujours
exactement la même intensité.

Un aimant n’a aucun effet sur les charges électriques au


repos
Pendant longtemps, on voyait mal la distinction qu’il y avait entre la force électrique, qui
n’était, selon les connaissances de l’époque, qu’une simple attraction de petits morceaux
de papier par de l’ambre frotté, et la force magnétique, qui n’était qu’une simple attraction
de petits morceaux de fer par un aimant naturel. Gerolamo Cardano fut probablement le
premier à comprendre, en 1550, qu’on avait affaire à deux phénomènes complètement
différents.

Ainsi, si une charge électrique immobile est à proximité d’un aimant, il ne se passe
absolument rien.

Encore aujourd’hui, les gens peuvent confondre l’électricité et le magnétisme. Impossible


de faire une boussole en frottant une aiguille sur son linge. En frottant l’aiguille, on lui
donne une charge électrique (et encore, il ne faut pas la tenir directement avec nos doigts,
car on doit isoler les conducteurs si on veut les charger), ce qui n’a rien à voir avec une
boussole. On peut voir cette erreur dans le film The Edge avec Anthony Hopkins (1997).
[Link]

Cela résume à peu près ce qu’on savait du magnétisme à la fin du 18e siècle.

Comme en électricité, on va utiliser le concept de champ. On part de l’idée simple que si


un pôle magnétique subit une force quand il est à un endroit, alors il y a un champ
magnétique à cet endroit. On va noter ce champ B. (C’est une notation empruntée à
Maxwell qui utilisait les lettres de A à H pour noter des vecteurs. Dans cette notation, les
trois composantes du champ magnétique étaient représentées par les lettres B, C, D.) Les
pôles nord subissent une force dans le sens du champ et les pôles sud subissent une force
dans le sens contraire du champ.

Version 2024 8-La force magnétique 4


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

Plus le champ est fort, plus la force sur les pôles est grande

F∝B

Un dipôle dans un champ magnétique subit les forces suivantes.

On voit que les forces sur le dipôle l’amènent à s’aligner avec les lignes de champ. Les
boussoles, qui sont des dipôles, tournent donc pour s’orienter avec la direction du champ
magnétique, exactement comme les dipôles électriques tournaient pour s’aligner avec la
direction du champ électrique.

Vous voyez sur les figures qu’on va aussi utiliser les lignes de champ pour représenter le
champ magnétique. Ces lignes de champ respectent encore une fois les règles suivantes.

Propriétés des lignes de champ

1) Le champ est toujours tangent à la ligne de champ, dans la direction de la ligne.


2) Plus les lignes de champ s’approchent les unes des autres, plus le champ est
fort.
3) Les lignes de champ ne peuvent pas apparaitre ou disparaitre dans le vide.
4) Le nombre de lignes de champ qui arrivent ou qui partent d’un pôle est
proportionnel à l’intensité du pôle.
5) Les lignes de champ ne se croisent pas.

Par exemple, le champ d’un barreau aimanté


ressemble à ceci.

On peut voir sur l’image suivante que les


boussoles s’orientent dans le sens du champ
magnétique autour d’un aimant.

Version 2024 8-La force magnétique 5


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

[Link]/mommylonglegs36/science-experiments/

On peut aussi mettre ce champ en évidence en mettant de la limaille de fer autour d’un
aimant. Comme chaque petit morceau de fer est un dipôle, chacun s’aligne avec le champ,
ce qui nous permet de visualiser le champ.

[Link]/Kr-Ma/[Link]

L’attraction entre les aimants


Pour comprendre pourquoi les aimants s’attirent, il faut comprendre comment se comporte
un dipôle (parce que les aimants sont des dipôles) dans un champ magnétique.

Premièrement, un aimant dans un champ magnétique uniforme subit une force nette nulle.
En effet, les forces sur les pôles de l’aimant font tourner l’aimant pour qu’il s’aligne avec
le champ. Toutefois, la force nette sur le dipôle reste toujours nulle puisque les pôles
subissent des forces de même grandeur dans des directions opposées.

Version 2024 8-La force magnétique 6


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

Pour qu’il y ait une force sur un aimant, on doit avoir un champ non uniforme.

Dans le cas illustré sur la figure, la force sur le pôle nord est maintenant plus grande que
celle sur le pôle sud, car le champ est plus grand du côté du pôle nord. Les forces ne
s’annulent plus exactement et l’amant est attiré vers la gauche. On pourrait examiner
plusieurs situations pour se rendre compte que, une fois que le dipôle est aligné avec le
champ magnétique, il est toujours attiré vers l’endroit où le champ est le plus fort.

Force sur un dipôle dans un champ magnétique non uniforme


La force sur le dipôle aligné avec le champ est toujours vers l’endroit où le
champ est le plus fort.

Il y a une force entre les aimants justement parce que les aimants ne font pas des champs
magnétiques uniformes.

Prenons la situation où on approche le pôle


nord d’un aimant du pôle sud d’un autre
aimant. Sur la figure, on voit le champ fait par
l’aimant 1. L’aimant 2 est donc placé dans un
champ magnétique non uniforme dirigé vers
la gauche. Il y a une force vers la gauche sur
pôle nord de l’aimant 2 et une force vers la
droite sur le pôle sud de l’aimant 2. Mais
comme le champ est plus fort à l’endroit où
est le pôle nord, la force sur le pôle nord (vers
la gauche) est plus grande que la force sur le
pôle sud (vers la droite). Il y a donc une force
nette vers la gauche sur l’aimant 2 et l’aimant 2 est donc attiré par l’aimant 1.

Prenons maintenant la situation où on


approche le pôle sud d’un aimant du pôle sud
d’un autre aimant. Sur la figure, on voit le
champ fait par l’aimant 1. L’aimant 2 est
donc placé dans un champ magnétique non
uniforme dirigé vers la gauche. Il y a une
force vers la gauche sur pôle nord de
l’aimant 2 et une force vers la droite sur le
pôle sud de l’aimant 2. Mais comme le champ
est plus fort à l’endroit où est le pôle sud, la
force sur le pôle sud (vers la droite) est plus

Version 2024 8-La force magnétique 7


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

grande que la force sur le pôle nord (vers la gauche). Il y a donc une force nette vers la
droite sur l’aimant 2 et l’aimant 2 est donc repoussé par l’aimant 1.

Ce n’est pas l’intensité du champ de l’aimant 1 qui détermine la force nette, mais plutôt le
rythme auquel varie ce champ. Plus le champ change rapidement d’un endroit à l’autre,
plus les forces sur chaque pôle seront différentes. La force est donc proportionnelle à la
dérivée du champ magnétique fait par l’aimant 1. On ne le démontrera pas ici, mais le
champ d’un dipôle diminue avec le cube de la distance (B ∝ 1/r³). Ainsi, comme la force
est proportionnelle à la dérivée du champ, la force entre des aimants est proportionnelle à
1/r4.

Le graphique de cette force ressemble à celui montré sur la figure


de droite.

On remarque que la force change très rapidement à mesure qu’on


approche les aimants. On passe assez rapidement d’une force
presque nulle à une très grande force. Ceux qui ont déjà tenté
d’approcher les pôles identiques de deux aimants ont surement
remarqué cette force répulsive qui apparait soudainement à une
certaine distance.

Difficile de mathématiser le champ à partir de la force sur


les pôles
Reste maintenant à définir mathématiquement l’intensité du champ magnétique. On aurait
très bien pu le définir à partir de la force que subissent les pôles dans un champ magnétique
(avec quelque chose du genre F = (charge magnétique) · B), mais il y a deux problèmes
avec cette approche.

1) Il est très difficile de définir l’intensité d’un pôle magnétique (la quantité de nord
ou de sud, l’équivalent de la charge pour la force électrique) parce qu’il est
impossible d’isoler un pôle.

2) C’est un peu inutile de calculer la force sur un seul pôle puisqu’on ne peut jamais
avoir un monopôle.

On va donc utiliser une autre approche pour définir le champ. Cette approche est basée sur
un autre effet du champ magnétique, découvert par hasard en 1820 : le champ magnétique
exerce une force sur les charges électriques en mouvement.

Version 2024 8-La force magnétique 8


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

Les courants dévient les boussoles


Au 18e siècle, certains pensaient qu’il devait exister un lien entre l’électricité et le
magnétisme. On tentait, depuis au moins 1770, de découvrir si un aimant peut exercer une
force sur des charges électriques ou si des charges électriques peuvent dévier une boussole,
mais sans succès. Les aimants ne faisaient aucune force sur les charges électriques dans les
situations explorées.

Il faut attendre 1820 pour que Hans Christian Ørsted découvre ce lien. Sachant que les
éclairs faisaient dévier une boussole, il fait l’hypothèse que ce doit être le courant qui fait
dévier la boussole. Quand il vérifie expérimentalement cette idée le 21 avril 1820, les
résultats confirment l’hypothèse sans l’ombre d’un doute : quand le courant passe au-
dessus d’une boussole comme sur la figure, elle change de direction.

[Link]/boussole_des_tangentes.htm

Voici une version très simple de cette expérience.


[Link]
Cela signifie donc que les courants peuvent donc exercer une force sur les pôles de l’aimant
pour la faire dévier, et donc que le courant électrique dans le fil fait un champ magnétique.

La force magnétique sur un courant


Selon la troisième loi de Newton, si les courants exercent une force sur les pôles
magnétiques, cela veut dire que les pôles exercent une force sur les courants. Un aimant
peut donc exercer une force sur un fil parcouru par un courant. En voici une magnifique
démonstration.
[Link]
Autrement dit, Ørsted venait aussi de découvrir qu’il y a une force sur un courant placé
dans un champ magnétique.

La force magnétique sur une charge en mouvement


Comme les courants sont en fait des charges en mouvement, cela signifie que les aimants
peuvent exercer une force sur une charge en mouvement, donc que les charges électriques

Version 2024 8-La force magnétique 9


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

en mouvement dans un champ magnétique subissent une force. On peut faire une
démonstration de cette force avec une télévision à écran cathodique (télévision à tube).
Dans ce type de télévision, l’image est créée en projetant des électrons sur un écran de
verre recouvert d’une substance fluorescente (à l’intérieur du tube). Quand les électrons
frappent cette substance, il y a de la lumière d’émise, ce qui permet de faire l’image.
Toutefois, quand on approche un aimant, l’image se déforme.
[Link]
Elle est déformée parce que l’aimant exerce une force sur les électrons pendant qu’ils se
dirigent vers l’écran, ce qui les dévie de leur trajectoire. Ils frappent donc l’écran à la
mauvaise place et l’image est déformée.

Des expériences ont montré que cette force est…

1) proportionnelle à la charge q.
2) proportionnelle à la vitesse de la charge v.
3) proportionnelle au champ magnétique B.
4) proportionnelle au sinus de l’angle θ entre la vitesse de la charge et la direction du
champ magnétique.

En combinant ces résultats, on obtient

Grandeur de la force magnétique sur une charge en mouvement

F = q vB sin θ

En fait, cette équation nous sert également de définition du champ magnétique. On peut
trouver l’intensité du champ magnétique en mesurant la force sur une charge en
mouvement dans ce champ. Si on sait les valeurs de la charge, de la vitesse, de la force et
de l’angle entre la vitesse et le champ, cette équation nous permet de calculer l’intensité du
champ.

L’unité de champ doit donc être des Ns/mC (pour qu’on obtienne une réponse en newton
dans ce calcul). On a donné le nom de tesla à cette unité.

Unité du champ magnétique : le tesla (T)

1T = 1 Cm
Ns
= 1 Cs
kg

On utilise aussi le gauss pour mesurer le champ.

Autre unité du champ magnétique : le gauss (G)


10 000G = 1T

Pour vous donner une idée, le champ magnétique de la Terre est d’environ 50 µT (0,5 G)
et le champ à la surface d’un aimant de frigo est d’environ 5 mT. Un champ magnétique

Version 2024 8-La force magnétique 10


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

de 1 T est un champ magnétique vraiment intense. On retrouve de tels champs à la surface


d’un aimant au néodyme (qui sont très difficiles à séparer à mains nues) ou dans un appareil
à résonance magnétique.

La direction de la force est un peu surprenante. Pour la trouver, on utilise la règle de la


main droite.

Direction de la force magnétique sur une charge en mouvement


Charge positive
1) On met nos doigts de la main droite dans le sens de la vitesse de la particule.
2) On plie nos doigts vers le champ (cela peut demander de tourner la main pour qu’on
puisse plier nos doigts dans cette direction).
3) Le pouce pointe alors dans la direction de la force.

Charge négative
On fait la même chose, mais on inverse la direction à la fin.

Ce petit vidéo vous montre comment appliquer cette règle pour une charge positive.
[Link]

Certains d’entre vous ont peut-être reconnu les règles de la grandeur du produit vectoriel
et de la direction du produit vectoriel. On peut donc écrire la formule de la force
magnétique sous la forme suivante.

Force magnétique sur une charge en mouvement

F = qv × B

Avec de tels produits vectoriels, nous aurons souvent des vecteurs dans les trois dimensions
de l’espace. Il arrivera donc qu’il y ait des vecteurs qui sortent de la page ou qui entrent
dans la page et il peut être utile de rappeler la
notation pour ces vecteurs.

Version 2024 8-La force magnétique 11


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

Exemple 8.3.1
Un proton se déplace vers la droite à 3000 m/s dans
un champ de 10 G orienté dans la direction indiquée
sur la figure. Quelle est la force sur ce proton ?

La force sur le proton est

F = q vB sin θ
= 1, 602 × 10 −19 C ⋅ 3000 ms ⋅ 0, 001T ⋅ sin 70°
= 4, 516 × 10−19 N

Elle est en sortant de la feuille selon la règle de


la main droite.

On pourrait aussi le calculer avec le produit


vectoriel

F = qv × B
i j k
= q ⋅ vx vy vz
Bx By Bz

Comme les composantes du champ magnétique sont


Bx = B cos θ = 10G cos 70° = 3, 420G
By = B cos θ = 10G sin 70° = 9,397G

On obtient
i j k
−19
F = 1, 602 ×10 C ⋅ 3000 ms 0 0
0, 0003420T 0,0009397T 0
= 1, 602 ×10−19 C ⋅ 3000 ms ⋅ 0, 0009397Tk
= 4,516 ×10−19 Nk

(Que de bons souvenirs d’algèbre vectorielle…)

Ce résultat indique encore que la force est en sortant de la page.

Notez que si la particule se dirige dans la direction du champ, la force est nulle puisque
l’angle sera alors de 0°. Il est donc très possible qu’une charge en mouvement dans un
champ ne subisse pas de force.

Version 2024 8-La force magnétique 12


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

Exemple 8.3.2
Une charge de 1 µC se déplace dans une région où le champ magnétique est uniforme. Elle
ne subit pas de force quand elle se dirige avec une vitesse de 5 m/s dans la direction de
l’axe des x positifs. Elle subit cependant une force de 10-7 N dans la direction de l’axe des
z positifs quand elle a une vitesse de v = ( 3i + 4 j ) ms . Quel est le champ magnétique ?

Puisque la force est nulle quand la charge se déplace dans la direction de l’axe des x,
cela signifie que le champ magnétique est dans la direction de l’axe des x, car il faut
que l’angle soit de 0° (champ vers les x positifs) ou de 180° (champ vers les x négatifs)
pour que le sinus soit nul. On sait donc que les composantes By et Bz sont nulles.

On utilise ensuite la valeur de la force quand la vitesse est v = ( 3i + 4 j ) ms pour trouver


la grandeur de Bx. On a alors

F = qv × B
i j k
F = q ⋅ vx vy vz
Bx By Bz

i j k
−7 −6
10 Nk = 10 C ⋅ 3 m
s 4 m
s 0
Bx 0 0

Si on développe le déterminant, on a

(
10−7 Nk = 10−6 C ⋅ 0i + 0 j + ( 0 − 4 ms ⋅ Bx ) k )
Ce genre d’équation nous donne en fait trois équations, car les composantes en x
doivent être égales de chaque côté de l’équation, tout comme les composantes en y et
z. On a donc
Composante en x 0=0
Composante en y 0=0
Composante en z 10−7 N = 10−6 C ⋅ ( −4 ms ⋅ Bx )

Cette dernière équation nous permet de trouver que Bx = -0,025 T. Le champ est donc

B = −0, 025iT

Deux petites notes pour terminer cette section.

Version 2024 8-La force magnétique 13


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

1) La force magnétique sur une charge en mouvement est toujours perpendiculaire à


la vitesse, donc au déplacement de la charge. Cela veut dire que le travail fait par
la force magnétique
W = F ∆x cos θ
sur une charge en mouvement est toujours nul, car l’angle est toujours de 90°. Cela
veut dire que l’énergie cinétique reste toujours constante, et donc que la grandeur
de la vitesse reste la même. La force magnétique ne change donc pas la grandeur
de la vitesse d’une charge en mouvement, elle ne fait que dévier cette charge.

2) Il semble y avoir quelque chose d’étrange avec cette force. La direction de la force
est étrange et c’est aussi étrange que la force dépende de la vitesse parce que la
vitesse d’une particule dépend du référentiel de l’observateur. On tentera
d’expliquer pourquoi on obtient de tels résultats au chapitre suivant.

Mouvement si la vitesse est perpendiculaire à champ


magnétique uniforme
Dans ce cas, la force sur la particule chargée fait toujours un angle de 90° avec la vitesse,
cette force fait dévier la particule sans changer la grandeur de la vitesse. Comme le champ
est uniforme, la force a toujours la même grandeur
et elle dévie donc toujours au même rythme, ce qui
signifie que le rayon de courbure de la trajectoire
est toujours le même. On obtient donc la trajectoire
circulaire.

La force magnétique joue alors le rôle de la force


centripète. On a donc

mv 2
q vB =
r
Ce qui permet de trouver le rayon de la trajectoire.

Rayon de la trajectoire d’une charge dans un champ magnétique uniforme avec une
vitesse perpendiculaire au champ magnétique (rayon de Larmor)
mv
r=
qB

Version 2024 8-La force magnétique 14


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

On peut alors trouver la période, c’est-à-dire le temps qu’il faut pour que la particule fasse
un tour complet, en calculant T = 2πr/v. On obtient alors

Période du mouvement d’une charge dans un champ magnétique uniforme avec une
vitesse perpendiculaire au champ magnétique
2π m
T=
qB

Étonnamment, cette période ne dépend pas de la vitesse ni du rayon de la trajectoire. Ainsi,


tous les électrons dans un champ magnétique prendront le même temps pour faire leur
mouvement circulaire, peu importe leur vitesse.

La fréquence du mouvement circulaire est f = 1/T. On obtient donc

Fréquence du mouvement d’une charge dans un champ magnétique uniforme avec


une vitesse perpendiculaire au champ magnétique (fréquence cyclotron)

qB
f =
2π m

(Cette fréquence porte le nom de fréquence cyclotron parce qu’un appareil servant à
accélérer des particules à l’aide de champ magnétique et électrique, appelé cyclotron,
devait inverser la direction du champ électrique avec cette fréquence.)

Exemple 8.4.1
Un proton arrive dans une région où il y a un champ magnétique de 0,02 T. L’angle
d’entrée du proton dans le champ magnétique est de 45°. Le proton fait alors une partie de
mouvement circulaire pour ensuite sortir du champ, tel qu’illustré sur la figure.

a) Quel est l’angle de sortie du proton ?

Comme on a une trajectoire circulaire, on va tracer des lignes qui représentent le


rayon à l’entrée et à la sortie du champ.

Version 2024 8-La force magnétique 15


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

On a alors formé un triangle isocèle puisque deux côtés du triangle ont la même
longueur R. Cela veut dire que les angles α et β sont égaux. De plus, on peut déduire
assez rapidement que α = 45° (car on doit avoir 45° + 90° + α = 180°) et donc que
β = 45°. Ainsi, on déduit que θ = 45° (car on doit avoir θ + 90° + β = 180°).

b) Quelle est la distance entre le point d’entrée dans le champ et le point de sortie du
champ (x sur la figure) ?

On peut faire le triangle représenté sur la


figure. On a alors
x/2
= cos 45°
r
x = 2r cos 45°
2
x = 2r
2
x = 2r
En utilisant la formule du rayon de la
trajectoire, on a

mv
x= 2
qB
1, 67 × 10−27 kg ⋅ 200 000 ms
= 2⋅
1, 602 × 10−19 C ⋅ 0, 02T
= 0,148m

Version 2024 8-La force magnétique 16


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

c) Combien de temps la particule est-elle restée dans le champ magnétique ?

Si les angles α et β sont de 45°, cela veut dire qu’il y a 90° entre les deux rayons
de la trajectoire à l’entrée et à la sortie du champ magnétique (parce que la somme
des angles d’un triangle est de 90°).

La trajectoire circulaire correspond donc à un quart de la trajectoire circulaire et le


temps est donc égal au quart de la période.
1
t= T
4
1 2π m
=
4 qB
1 2π ⋅1, 67 × 10−27 kg
= ⋅
4 1, 602 × 10−19 C ⋅ 0, 02T
= 8, 2 × 10−7 s

Le spectromètre de masse
Comme le rayon de la trajectoire d’une particule dépend
de la masse de la particule chargée, on peut s’en servir
pour mesurer la masse des particules chargées. Dans cet
appareil, les particules passent par un petit trou dans une
plaque pour entrer dans une région où il y a un champ
magnétique. Elles sont alors déviées pour aller retourner
frapper la plaque.

Version 2024 8-La force magnétique 17


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

Comme le rayon de la trajectoire est


mv
r=
qB

La masse de la particule est


q rB
m=
v
C’est par un tel procédé que l’on confirma l’existence de l’électron en 1897. On doit
s’assurer que la vitesse d’entrée des particules dans le spectromètre est toujours la même
pour que le rayon de la trajectoire ne dépende que de la masse. On verra un peu plus loin
comment on peut y arriver.

Exemple 8.4.2
On envoie un atome de krypton ionisé 1 fois avec une vitesse de 40 000 m/s dans un
spectromètre de masse où il y a un champ magnétique de 0,6 T. L’atome frappe la plaque
à une distance de 11,044 cm du point d’entrée de l’atome. Quelle est la masse de l’atome ?

La distance entre le point d’entrée de l’atome et l’endroit où il frappe la plaque est le


diamètre de la trajectoire circulaire. Le rayon de la trajectoire est donc de 5,522 cm.
La masse de l’atome est donc

q rB
m=
v
1, 602 × 10−19 C ⋅ 0, 05522m ⋅ 0, 6T
=
40 000 ms
= 1,327 × 10−25 kg
= 79,92u

(On pourrait alors conclure qu’il s’agit de l’isotope du krypton 80.)

Le spectromètre nous permet également de mesurer la proportion de chaque élément dans


un échantillon, ce qui nous permet de faire de la datation au carbone 14 par exemple.

Mouvement si la vitesse n’est pas perpendiculaire à un


champ magnétique uniforme
Quand la vitesse n’est pas perpendiculaire au champ, on la sépare en deux composantes :
la composante parallèle au champ (v// ) et la composante perpendiculaire au champ (v⊥ ). La
composante parallèle n’est pas affectée par le champ magnétique parce que l’angle qu’elle
fait avec le champ est nul, alors que la composante perpendiculaire change constamment

Version 2024 8-La force magnétique 18


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de direction pour former une trajectoire circulaire, exactement comme dans la section
précédente. On obtient donc un mouvement tel qu’illustré sur cette figure.

Vous pouvez voir une animation de ce mouvement.


[Link]

Il s’agit d’un mouvement hélicoïdal. Le rayon du mouvement se trouve avec la vitesse


perpendiculaire.

Rayon de la trajectoire hélicoïdale d’une charge dans un champ magnétique uniforme


mv⊥
r=
qB

et le pas de ce mouvement (distance d entre les boucles du mouvement sur la figure) est la
distance parallèle au champ fait par la particule pendant une période du mouvement. Cette
distance est
d = v/ /T

Cela nous donne

Pas de la trajectoire hélicoïdale d’une charge dans un champ magnétique uniforme


2π m
d = v/ /
qB

Les charges sont donc forcées de suivre les lignes de champ tout en tournant autour de ces
dernières.

Version 2024 8-La force magnétique 19


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Mouvement si la vitesse est perpendiculaire à un champ


magnétique non uniforme (avec le champ qui change dans
une direction perpendiculaire au champ)
Tout cela veut dire qu’on a la configuration suivante.

On voit que le champ est plus fort dans le haut de la page que dans le bas de la page (les
lignes de champ sont plus denses). Le changement (de bas en haut de la page) est donc
dans une direction perpendiculaire à la direction du champ (en sortant de la page).

Pour trouver le mouvement, prenons la charge montrée sur la figure. Dans ce cas, la force
magnétique va dévier la particule vers le haut de la page, ce qui la dirige vers l’endroit où
le champ est plus fort. Comme le champ est de plus en plus fort, la force va alors augmenter,
ce qui fera dévier la particule plus rapidement et, par le fait même, diminuer le rayon de
courbure de la trajectoire. Le rayon va ainsi diminuer jusqu’à ce que la particule ait
tellement dévié qu’elle revient vers le bas de la page. Comme elle se dirige alors vers une
région où le champ est de moins en moins fort, le rayon de courbure de la trajectoire va
augmenter. On aura donc la trajectoire suivante.

On remarque que la particule se déplace lentement vers la gauche tout en faisant un


mouvement approximativement circulaire. On dit que la particule dérive lentement vers la
gauche. Une particule négative déviera plutôt vers la droite dans cette situation.

Version 2024 8-La force magnétique 20


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Mouvement si la vitesse est perpendiculaire à un champ


magnétique non uniforme (avec le champ qui change dans
une direction parallèle au champ)
Tout cela veut dire qu’on a la
configuration montrée à droite. On voit
que le champ est plus fort à droite qu’à
gauche de la page (les lignes de champ
sont plus denses). Le changement (de
gauche à droite de la page) est donc dans
une direction parallèle à la direction du
champ (aussi de gauche à droite).

Dans un tel champ, la particule va faire des cercles autour des lignes de champ. Examinons
les forces sur la particule pendant qu’elle fait ce mouvement. La bande grise représente la
trajectoire de la particule.

On remarque que la force n’est plus exactement dirigée vers le centre du cercle. Il y a une
composante dirigée vers le centre du cercle (Fc ) qui joue le rôle de la force centripète. Il y
a aussi une force dirigée perpendiculairement au plan du mouvement circulaire (F⊥ ). Cette
force sera toujours dirigée vers l’endroit où le champ est le moins fort. Ainsi, sur notre
figure, le mouvement circulaire se déplacera vers la gauche pour amener la particule vers
l’endroit où le champ est le moins fort. Comme le champ sera de moins en moins fort, le
rayon de la trajectoire circulaire augmentera aussi.

Ce mécanisme permet d’imaginer qu’on peut


emprisonner des particules chargées dans un
champ magnétique avec la configuration
montrée à droite. La particule fait un
mouvement de rotation dans le champ
magnétique et, chaque fois qu’elle se dirige
vers un endroit où le champ est plus fort, une
force la ramène vers l’endroit où le champ est

Version 2024 8-La force magnétique 21


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plus faible. C’est ce qu’on appelle une bouteille magnétique. Par exemple, on peut utiliser
cette bouteille pour contenir des gaz très chaud si on tente de faire de la fusion nucléaire
(le gaz est alors à plusieurs millions de °C).

On retrouve aussi ce genre de configuration dans le champ magnétique terrestre.

[Link]/Study-Material/Class-12/Physics/Magnetic-fields/[Link]

On voit que le champ devient plus fort quand on s’approche des pôles. Il y a donc une
bouteille magnétique (quoiqu’un peu tordue) dans le champ magnétique et il y a
effectivement plusieurs particules chargées (des protons et des électrons) prisonnières dans
le champ magnétique terrestre. Les zones où on retrouve ces particules se nomment les
ceintures de van Allen. Les particules prises ainsi dans le champ magnétique oscillent en
passant du pôle nord au pôle sud magnétique avec des périodes se situant généralement
entre 0,1 et 3 secondes.

La force de Lorentz
S’il existe un champ électrique et un champ magnétique en même temps, les particules
chargées seront soumises à deux forces : la force électrique et la force magnétique. La force
résultante de ces deux forces est la force de Lorentz.

Force de Lorentz

F = qE + qv × B

Version 2024 8-La force magnétique 22


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C’est une des 5 équations fondamentales de l’électricité (avec les quatre équations de
Maxwell). Lorentz fut celui qui refit, vers 1895, tout l’électromagnétisme en supposant que
la charge était faite par des particules et non pas par un fluide.

Le mouvement d’une charge peut être assez complexe quand les deux forces sont présentes.
On peut illustrer cette complexité en montrant le résultat dans deux situations.

Deux exemples
Supposons premièrement que le champ électrique (uniforme) et le champ magnétique
(uniforme) sont parallèles. La force
magnétique fera alors tourner les particules
autour des lignes de champ pour obtenir un
mouvement hélicoïdal. La force électrique fera
accélérer la charge positive dans la direction du
champ électrique, ce qui augmentera
continuellement la vitesse parallèle du
mouvement hélicoïdal (v// ), ce qui fera
continuellement augmenter le pas du
mouvement hélicoïdal. On aura alors le
mouvement montré sur la figure.

Supposons maintenant que le champ électrique et le champ magnétique soient


perpendiculaires l’un à l’autre. On aura alors le mouvement illustré sur la figure. Quand la
particule positive se dirige dans la direction opposée au champ électrique, donc vers le bas
sur la figure, elle perd de la vitesse, ce qui fait diminue le rayon de courbure de la
trajectoire. On peut voir que le rayon de courbure de la trajectoire est plus petit au bas de
la figure. Quand la particule positive se dirige dans la
direction du champ, donc vers le haut de la figure, elle
gagne de la vitesse, ce qui fait augmenter le rayon de
courbure de la trajectoire. On peut voir sur la figure que le
rayon de courbure de la trajectoire est le plus grand au haut
de la figure. Cela nous donne une particule qui dérive
lentement vers la gauche tout en faisant un mouvement
circulaire.

Le sélecteur de vitesse
Il est également possible que la force magnétique annule
la force électrique. On pourrait par exemple avoir la
situation montrée sur la figure de droite.

La force résultante sera nulle si la force électrique a la


même grandeur que la force magnétique, donc si

Version 2024 8-La force magnétique 23


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qE = qvB

Si on isole la vitesse, on arrive à

Grandeur de la vitesse pour que la force résultante soit nulle


E
v=
B

On peut utiliser ce principe pour faire un sélecteur de vitesse. Cet appareil ressemble à ceci.

On fait entrer, par la gauche, des particules avec n’importe quelle vitesse. Dans l’appareil,
il y a un champ magnétique et un champ électrique dont les directions sont choisies pour
que la force résultante puisse être nulle. Les particules qui ont juste la bonne vitesse ne
subiront pas de force, ne seront pas déviées et pourront sortir par le trou de droite. Si la
particule va trop vite, la force magnétique sera plus grande que la force électrique et la
particule va dévier vers le haut et elle ne pourra pas passer par le trou à droite. Si la particule
va trop lentement, la force magnétique sera plus petite que la force électrique et la particule
va dévier vers le bas et elle ne pourra pas passer par le trou à droite. Ainsi, seules les
particules ayant une vitesse égale à E/B pourront sortir par le trou de droite. Comme on
peut ajuster la charge des plaques qui font le champ électrique, on peut ajuster la valeur du
champ électrique et donc la vitesse des charges qui sortent du trou à droite.

C’est d’ailleurs avec un sélecteur de vitesse qu’on s’assure que la vitesse d’entrée des
particules est toujours le même dans un spectromètre de masse. L’appareil ressemble donc
à cela.

Version 2024 8-La force magnétique 24


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La formule de la force
Revenons à la force exercée sur un fil. Maintenant qu’on a vu la formule de la force sur
une charge en mouvement, on va pouvoir trouver la formule de la force magnétique sur un
fil parcouru par un courant.

Dans un courant, il y a plusieurs électrons qui se déplacent avec la vitesse de dérive. La


force sur chacun de ces électrons est

F = evd B sin θ

S’il y a N électrons qui font le courant, la force totale est simplement la somme de toutes
ces forces.
F = Nevd B sin θ

Le nombre de charges dépend de la densité de charges libres n et du volume du fil. On a


donc
N = n ⋅ volume

Si on prend un fil avec une aire A et une longueur ℓ, le volume est A ⸱ ℓ. On a donc

N = nAℓ

La force est donc

F = nAℓevd B sin θ

Or, comme le courant dans un fil est

I = nAevd

cela signifie que la force est

Grandeur de la force magnétique sur un courant

F = I ℓB sin θ

On trouve aussi la direction avec la règle de la main droite. Comme le courant est dans la
même direction que le mouvement des charges positives, on place initialement nos doigts
dans le sens du courant.

Version 2024 8-La force magnétique 25


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Direction de la force magnétique sur un courant


1) On met nos doigts de la main droite dans le sens du courant.
2) On plie nos doigts vers le champ (cela peut demander de tourner la main pour qu’on
puisse plier nos doigts dans cette direction).
3) Le pouce pointe alors dans la direction de la force.

On peut appliquer cette formule pour un bout de fil tant que B, θ et l’orientation du fil sont
constants. Si B ou θ ou l’orientation du fil varient, on sépare le fil en morceaux où B, θ et
l’orientation du fil sont constants, on calcule la force sur chacun de ces morceaux et on
somme ensuite pour trouver la force magnétique nette.

Exemple 8.6.1
Quelle est la force magnétique nette sur ce cadre métallique parcouru par un courant de
3 A ? (Il y a une frontière horizontale qui délimite deux régions avec des champs
magnétiques différents. Il y a un champ de 120 G sortant de la page au-dessus de la ligne
et un champ nul au-dessous de la ligne.)

Évidemment, les forces sur le fils en bas de la frontière sont toutes nulles puisque le
champ est nul.

Au-dessus de la frontière, on doit séparer le cadre en trois morceaux : les deux fils
verticaux et le fil horizontal. La direction des forces sur chacun de ces morceaux,
trouvée avec la règle de la main droite, est montrée sur cette figure.

Version 2024 8-La force magnétique 26


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On voit alors qu’il sera bien inutile de calculer F1 et F3 , car ces forces s’annulent
mutuellement. (Il faut s’assurer qu’elles sont de même grandeur, ce qui est le cas ici
puisque I, B, l et θ sont tous identiques pour ces deux bouts de fil.)

Il ne reste donc qu’à calculer F2 , ce qui donne


F2 = I ℓB sin θ
= 3 A ⋅ 0,1m ⋅ 0, 012T ⋅ sin 90°
= 0, 0036 N

La force nette est donc 0,0036 N vers le haut.

Exemple 8.6.2
Quelle est la force magnétique nette
sur ce fil en forme d’arc de cercle
ayant un rayon de 12 cm ?

Comme l’orientation change


constamment, on va devoir
séparer le fil en petits morceaux de longueur infinitésimale dl.

Version 2024 8-La force magnétique 27


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La force sur un des petits morceaux est

dF = I ( d ℓ ) B sin 90° = IBdl

Avant de sommer les forces dF, on doit séparer en composantes parce que la direction
de dF change pour chaque morceau. Les composantes sont

dFx = IBd ℓ cos φ


dFy = IBd ℓ sin φ

Avant de sommer, on doit faire le lien entre la longueur du


petit morceau et l’angle φ. Selon la figure de droite, on a
dℓ
dφ =
R
puisqu’un angle en radian est égal à la longueur de l’arc de
cercle divisée par le rayon.

On somme ensuite les dF en faisant varier φ de 0 à π radians. On a donc


π
π
Fx =  IBd ℓ cos φ =  IBRdφ cos φ = IBR [sin φ ]0 = 0
0
π
π
Fy =  IBd ℓ sin φ =  IBRdφ sin φ = IBR [ − cos φ ]0 = 2 IBR
0

Les composantes de la force sont donc

Fx = 0 Fy = 2 ⋅ 3 A ⋅ 0, 012T ⋅ 0,12m = 0, 00864 N

La force est donc de 0,00864 N vers le haut.

En fait, on peut faire ce calcul beaucoup plus rapidement si le champ est uniforme, car on
peut alors sortir le champ de l’intégrale. En notation vectorielle, on a alors

F =  Id ℓ × B

F=I (  d ℓ) × B
où le vecteur d ℓ est un petit vecteur orienté dans le sens du
fil. Or, la figure nous montre à quoi ressemble cette addition
de vecteurs.

Tous les petits vecteurs d ℓ mis bout à bout refont


exactement la forme du fil. La somme de ces vecteurs est
simplement un vecteur qui va du début du fil à la fin du fil. Appelons ce vecteur D.

Version 2024 8-La force magnétique 28


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On peut donc calculer la force sur le fil avec

F = ID × B
qui est la même formule que pour le fil rectiligne.

Ainsi, on pouvait facilement calculer la force sur notre arc de cercle en remplaçant l’arc de
cercle par un fil rectiligne allant du point de départ au point final du fil.

La force est donc


F = IDB sin θ
= 3 A ⋅ 0, 24m ⋅ 0, 012T ⋅ sin 90°
= 0, 00864 N

et elle est vers le haut selon la règle de la main droite. On obtient donc le même résultat.

Le moteur linéaire
On peut utiliser la force magnétique sur des courants pour propulser des objets. Donnons
ici l’exemple d’une tige conductrice mobile sur des rails conducteurs.

Quand on met une différence de potentiel entre les rails à l’aide d’une source, il y aura un
courant dans la tige. Si le tout est placé dans un champ magnétique dans la direction
montrée sur la figure, il y aura une force sur la tige.

Version 2024 8-La force magnétique 29


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On peut donc accélérer la tige et lui donner beaucoup de vitesse. En reliant la tige à un
objet, on peut accélérer à peu près n’importe quoi ainsi. Voici un test de ce qu’on peut faire
avec cette force.
[Link]
C’est d’ailleurs sur ce principe que fonctionnent les catapultes servant à accélérer les avions
sur les porte-avions plus récents. Sur ce film, l’avion se fait tirer par une telle catapulte.
(Ça ne parait pas beaucoup, mais la catapulte est fixée à l’avion sur la roue avant. Quand
l’avion quitte le sol, elle se détache.)
[Link]

Exemple 8.6.3
Une tige mobile de 5 kg et de 2 m de
long est sur des rails. La résistance de la
tige est de 10 Ω et la résistance des rails
est négligeable. Une source fait une
différence de 1000 V entre les rails et le
tout est dans un champ magnétique de
500 G dans la direction montrée sur la
figure. Quelle est l’accélération initiale
de la tige ?

Nous allons trouver l’accélération de la tige à partir de la force magnétique qui s’exerce
sur la tige.
F = I ℓB sin θ
Pour trouver cette force, on a besoin du courant dans la tige. Ce courant est
E
I=
R
1000V
=
10Ω
= 100 A

Version 2024 8-La force magnétique 30


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La force sur la tige est donc


F = I ℓB sin θ
= 100 A ⋅ 2m ⋅ 0, 05T ⋅ sin 90°
= 10 N
L’accélération est donc

F
a=
m
10 N
=
5kg
= 2 sm²

C’est l’accélération initiale puisqu’on verra au chapitre 10 que cette accélération va


diminuer dès que la tige va commencer à se déplacer.

Force nette sur la boucle de courant


La force nette sur une boucle dans un champ magnétique
uniforme est nulle selon ce qu’on vient de voir. En effet, si
on remplace le fil par un fil en ligne droite qui va du début
du fil jusqu’à la fin du fil, on obtient un fil qui a une
longueur nulle, car le point de départ est à la même place
que le point final pour un fil qui fait une boucle qui se
referme sur elle-même.

Ainsi, peu importe la force de la boucle, on a

F =0

Moment de force nette sur la boucle de courant

Par contre, il peut y avoir un moment de force sur une boucle de courant, ce qui peut la
faire tourner. Trouvons ce moment de force. Pour simplifier, nous allons prendre une
boucle rectangulaire, mais on pourrait arriver au même résultat en prenant une boucle de
n’importe quelle forme.

Version 2024 8-La force magnétique 31


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On voit très bien que les deux forces montrées sur la figure cherchent à faire tourner la
boucle dans le sens indiqué par les flèches rouges. (Il y a aussi une force vers le haut sur le
dessus de la boucle et une force vers le bas sur le dessous de la boucle, mais ces deux forces
ne font pas tourner la boucle.)

Pour trouver le moment de force, regardons cette


boucle par le dessus (figure de droite).

Le moment de force est donc

τ =  Fr sin θ
w w
= −F sin θ − F sin θ
2 2
= − Fw sin θ
Or, la force F est la force sur les fils, elle est donc
F = I ℓB sin 90° = I ℓB
On a donc
τ = − I ℓBw sin θ
Comme ℓw est l’aire de la boucle A, on a
τ = − IAB sin θ
Il se peut qu’il y ait plusieurs tours de fil sur une telle boucle. Dans ce cas, chaque tour fait
un moment de force et le moment de force est simplement la somme des moments de force
pour chaque tour. S’il y a N tours de fil, on a donc
τ = − NIAB sin θ
Dans cette formule, il y a un groupe de quantités qu’on retrouve dans toutes les formules
d’une boucle dans un champ magnétique. On a donc inventé une nouvelle quantité pour le
représenter.

Version 2024 8-La force magnétique 32


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Grandeur du moment dipolaire magnétique


µ = NAI

Il s’agit en fait d’un vecteur dont l’orientation est un peu particulière.

Direction du moment dipolaire magnétique


Il est perpendiculaire au plan de la boucle
On place ses doigts de la main droite dans le sens du courant dans la boucle. Le pouce
pointe alors dans la direction du moment dipolaire magnétique.

Reprenons notre situation de départ. Dans ce cas, voici la direction du moment dipolaire
magnétique. (On a mis en gris le plan de la boucle pour qu’il soit plus évident.)

Avec ce vecteur, on peut alors voir que la rotation de la boucle se fait dans le sens qui
permet au vecteur µ de s’aligner avec le champ. On pourrait examiner plusieurs
orientations de la boucle pour se rendre compte que c’est toujours ce qui se passe.

Version 2024 8-La force magnétique 33


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Dans notre formule du moment de force, il y avait


l’angle θ. Sachez qu’au lieu d’utiliser cet angle
entre la force et le plan de la boucle, on peut aussi
utiliser l’angle entre le vecteur µ et le champ
magnétique B. Cet angle est 180° - θ, mais cela ne
change rien parce que

sin (180° - θ) = sin θ.


On peut alors formuler les règles suivantes pour
le moment de force sur une boucle de courant
dans un champ magnétique.

Moment de force sur une boucle de courant dans un champ magnétique


τ = µB sin θ
Le moment de force cherche à aligner le moment dipolaire magnétique µ avec le champ
magnétique B.

Il n’est pas si surprenant que µ s’appelle le moment dipolaire. La boucle dans un champ
tourne pour aligner le vecteur µ avec le champ magnétique exactement comme un dipôle
magnétique tourne dans un champ pour s’aligner avec le champ. Le comportement des
boucles de fil dans un champ magnétique est donc très similaire au comportement des
dipôles.

Énergie potentielle d’une boucle de courant dans un champ


magnétique
Supposons que notre boucle de courant est dans sa position d’équilibre, donc que µ est
aligné avec B. Si on veut détruire cet alignement, il faudra combattre le moment de force
qui cherche à réaligner la boucle et il faudra donc fournir du travail, ce qui va augmenter
l’énergie potentielle de la boucle. Selon ce qu’on a appris en mécanique, on a

U = −  τ dθ
= −  − µB sin θ dθ

=  µB sin θ dθ
= − µB cos θ + constante

Évidemment, on choisit une constante nulle pour avoir l’équation la plus simple. On a donc

Énergie potentielle d’une boucle de fil (dipôle magnétique) dans un champ


magnétique
U = − µB cos θ = − µ ⋅ B

Version 2024 8-La force magnétique 34


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Cette formule indique que l’énergie


potentielle du dipôle est à sa valeur
minimum (-µB) quand µ est alignée
avec le champ et que l’énergie
potentielle du dipôle est à sa valeur
maximale (+µB) quand µ est
opposé au champ.

[Link]-
[Link]/hbase/magnetic/[Link]

Exemple 8.7.1
Il y a 30 tours de fils dans une boucle rectangulaire ayant les dimensions de 20 cm sur
15 cm. Il y a un courant de 5 A dans le fil de la boucle et elle est dans un champ magnétique
uniforme de 1000 gauss avec l’orientation montrée sur la figure.

a) Quel est le moment de force sur cette boucle et dans quelle direction cette boucle
cherche-t-elle à tourner ?

Pour trouver le moment de force, on doit connaitre le moment dipolaire magnétique


µ et l’angle entre µ et B.

Le moment dipolaire magnétique de la boucle est


µ = NIA
= 30 ⋅ 5 A ⋅ ( 0, 2m ⋅ 0,15m )
= 4,5 Am²

Selon cette figure, il y a 70° entre


µ et B.

Version 2024 8-La force magnétique 35


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Le moment de force est donc


τ = µB sin θ
= 4,5 Am² ⋅ 0,1T ⋅ sin 70°
= 0, 4229 Nm

Ce moment de force veut


faire tourner la boucle
pour que µ s’aligne avec
B, donc dans la direction
montrée sur la figure
suivante.

b) Quel travail doit-on fournir pour changer l’orientation de µ de 70° à 150° ?

Le travail externe est simplement la variation d’énergie mécanique.


Wext = ∆Emec
= ∆Ek + ∆U

Comme la boucle est au repos au début et à la fin de son mouvement, il n’y a pas
de variation d’énergie cinétique. Il ne reste donc qu’à calculer la variation d’énergie
potentielle.
Wext = ∆U
= U f −Ui
= − µB cos θ f − − µB cos θ i

Cela nous donne

Wext = − µB ( cos θ f − cos θi )


= −4,5 Am ² ⋅ 0,1T ⋅ ( cos150° − cos 70° )
= 0,5436 J

Le moteur électrique
Un moteur électrique est une simple boucle dans un champ magnétique. On fait passer un
courant dans la boucle, ce qui fait tourner la boucle pour que µ s’aligne avec le champ. Ici,
la boucle tourne dans le sens indiqué par la flèche circulaire en haut de l’axe de rotation.

Version 2024 8-La force magnétique 36


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Sauf qu’une fois que µ est aligné avec le champ, il ne se passe plus rien. C’est alors qu’on
va changer le sens du courant dans la boucle. Cela inverse la direction de µ, et il n’est plus
aligné avec le champ. La boucle doit donc faire un autre demi-tour pour réaligner µ avec
B.

Avant l’inversion du courant

Après l’inversion du courant

Version 2024 8-La force magnétique 37


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La boucle va donc faire un demi-tour pour que µ s’aligne à nouveau avec le champ. Quand
il est aligné, on inverse une nouvelle fois le sens du courant, ce qui change la direction de
µ et qui force la boucle à faire encore un demi-tour pour refaire l’alignement. On change
alors encore la direction du courant, ce qui force la boucle à faire encore un demi-tour, et
ainsi de suite… On a alors un moteur qui tourne.

Comment faire pour que les fils ne s’emmêlent pas ?

Si les fils de la bobine sont simplement branchés à une source, ils vont s’entortiller l’un
autour de l’autre avec la rotation de la bobine. Pour éviter cela, on utilise des petits balais
métalliques qui frottent sur des anneaux sur lesquels sont fixés les fils de la bobine.

Cette animation vous montre le fonctionnement d’un moteur électrique.


[Link]
On peut voir sur cette animation comment on change le sens du courant chaque demi-tour
avec les balais

Des moteurs plus raffinés

La figure de droite montre un peu mieux


à quoi ressemble un vrai un peu plus
sophistiqué. On reconnait tous les
éléments vus précédemment.

La partie fixe s’appelle le stator alors


que la partie qui tourne s’appelle le
rotor.

Toutefois, ce genre de moteur ne fournit


pas un moment de force constant. Le
moment de force sur la boucle étant donnée par τ = µBsinθ, on obtient un moment de force
qui varie avec le sinus de l’angle. Si le moteur tourne à vitesse constante, le moment de
force varie donc de la façon montrée sur le graphique.

Version 2024 8-La force magnétique 38


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Pour éviter une telle variation de moment de


force, il peut y avoir plusieurs bobines de fil
légèrement décalées l’une par rapport à l’autre. En
envoyant le courant seulement dans la bobine de
fil qui est placée à la bonne place pour être au
maximum du moment de force, le moteur est
presque toujours à son moment de force
maximum. Par exemple, imaginons qu’on utilise
3 bobines de fil orientées à 120° l’une de l’autre.
[Link]/bilder/technik/dc-electric-motor-wound-stator_03.htm

À l’instant montré sur la figure, le courant passe dans un seul des 3 ensembles de bobines
et cette bobine cherche à s’aligner avec le champ. Quand le moment magnétique de cette
bobine est presque aligné avec le champ et que le moment de force baisse, on passe à la
bobine suivante. Cette bobine étant moins alignée avec le champ, le moment de force sur
cette bobine est plus grand. En passant ainsi, d’une bobine à l’autre, le graphique du
moment de force ressemble davantage à ceci.

On voit que le moment de force est beaucoup plus constant avec 3 ensembles de boucles.

Avec encore plus de boucles, on pourrait obtenir un


moment de force encore plus constant. L’image de
droite montre un moteur avec 6 boucles. Le vidéo
suivant explique le fonctionnement de tels moteurs
avec plusieurs boucles.
[Link]
(Arrêtez la lecture à 2 : 31. On examinera la suite au
chapitre suivant.)

Version 2024 8-La force magnétique 39


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Qu’est-ce que l’effet Hall ?


Quand on place un conducteur parcouru par un courant dans un champ magnétique, on
remarque qu’il apparait une différence de potentiel de chaque côté du conducteur.

Pour comprendre pourquoi il


apparait une telle différence de
potentiel, regardons les forces sur les
charges en mouvement dans un
conducteur. Comme ce sont souvent
des électrons, examinons les forces
sur les électrons.

Un courant vers la droite signifie que


les électrons se déplacent vers la gauche. Les électrons se déplaçant vers la gauche (vers
les –x) dans un champ magnétique vers les y positifs subissent une force vers les z positifs,
donc vers le haut de la plaque. Les charges négatives vont donc aller s’accumuler dans le
haut du conducteur alors qu’il y aura un manque de charge négative dans le bas du
conducteur. Il se fera donc une séparation de charge.

Cette séparation de charge fait donc


apparaitre un champ électrique et ce
champ fait une force vers le bas sur les
charges négatives. La séparation de
charge va cesser quand il n’y aura
plus de force qui amène de nouveaux
électrons dans le haut du conducteur,
donc quand la force électrique sera
égale à la force magnétique.
Félec = Fmag
qE = qvd B
E = vd B

La différence de potentiel d’un côté à l’autre du conducteur, qu’on va appeler la différence


de potentiel de Hall (∆VH), est donc
∆VH = EL

où L est la hauteur du conducteur (direction perpendiculaire à la direction du courant et au


champ magnétique).

On a alors la formule suivante, découverte en 1879.

Version 2024 8-La force magnétique 40


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Différence de potentiel de Hall


∆VH = vd BL

Exemple 8.8.1
Une plaque d’or ayant les dimensions indiquées
sur la figure est traversée par un courant de
15 A. Elle est placée dans un champ magnétique
de 1,2 T tel qu’illustré sur la figure. Quelle est
la différence de potentiel de Hall entre le haut et
le bas de la plaque ? (La densité de l’or est de
18 900 kg/m³ et sa masse molaire est de
197 g/mol.)

Pour trouver la différence de potentiel de Hall avec


∆VH = vd BL

il faut connaitre la vitesse de dérive, et pour connaitre cette vitesse, on doit connaitre
la densité d’électron libre. Ce nombre est
ρ NA
n = valence ⋅
M
La valence de l’or étant de 1, on obtient

18900 mkg³ ⋅ 6, 02 ×1023


n = 1⋅
0,197 mol kg

= 5,78 ×1028 m−3

On trouve ensuite la vitesse de dérive avec l’équation suivante.


I = nAvd e
15 A = 5, 78 × 10 m ⋅ ( 0, 001m × 0, 02m ) ⋅ vd ⋅1, 602 × 10−19 C
28 −3

vd = 8,1× 10 −5 m
s

La différence de potentiel de Hall est donc

∆VH = vd BL
= 8,1× 10 −5 ms ⋅1, 2T ⋅ 0, 02m
= 1,94 × 10 −6 V

Ce n’est pas énorme, mais c’est mesurable.

Version 2024 8-La force magnétique 41


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

Comment connait-on le signe des charges qui font le


courant ?
On a dit qu’un courant vers la droite pouvait être fait par un déplacement de charge positive
vers la droite ou par un déplacement de charges négatives vers la gauche. Jusqu’ici, cela
ne faisait aucune différence, mais ce n’est pas le cas avec l’effet Hall. Examinons quelle
est cette différence avec les figures suivantes.

La figure de gauche nous montre que si le courant est fait par des charges négatives se
déplaçant vers la gauche, la force magnétique sur les charges est vers le haut, ce qui charge
négativement le haut du conducteur et positivement le bas du conducteur.

La figure de droite nous montre que si le courant est fait par des charges positives se
déplaçant vers la droite, la force magnétique sur les charges est aussi vers le haut, ce qui
charge positivement le haut du conducteur et négativement le bas du conducteur.

Comme on obtient des signes différents pour les charges dans les deux situations, cela nous
permet de savoir, en mesurant les signes des charges de chaque côté du conducteur, le signe
des charges en mouvement dans le conducteur. C’est ainsi qu’on a su que ce sont des
charges négatives qui se déplacent pour faire le courant dans les métaux.

Une explication plus subtile de la force sur un fil parcouru


par un courant dans un champ magnétique
La description qu’on a faite de l’effet Hall nous permet de donner une image plus exacte
de la force s’exerçant sur un fil parcouru par un courant dans un champ magnétique.
Prenons l’exemple d’un fil métallique pour illustrer notre propos. On sait qu’il apparait un
champ électrique dans le fil parce qu’il y a une séparation de charge. Avec un courant fait
par des électrons, ce champ est dans la direction indiquée sur la figure.

Version 2024 8-La force magnétique 42


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

Ce champ électrique va alors exercer une force vers le haut sur les atomes formant le fil.
Ces atomes sont immobiles et ont une charge positive, car un ou plusieurs électrons de
valence ont quitté l’atome pour devenir des électrons de conductions. C’est cette force
électrique vers le haut qui est la force sur le fil.

Cela est également conforme avec l’idée que la force magnétique ne peut pas faire de
travail. Comme la force sur le fil parcouru par un courant dans un champ magnétique peut
lui donner une vitesse, il y a un travail sur le fil, ce qui semblait contraire à l’idée que la
force magnétique fait toujours un travail nul. On vient de voir qu’en réalité, ce travail est
fait par la force électrique agissant sur les atomes du fil.

On a vu que la force magnétique dépend de la vitesse. Toutefois, cela semble aller en


contradiction avec le principe de relativité.

Pour illustrer cela, prenons un exemple très simple : une


particule positive qui se déplace vers la droite dans un
champ magnétique sortant de la feuille.

Deux observateurs observent la scène. Sur la figure, John


est au repos et Jack se déplace à la même vitesse que la
particule.

Sur cette figure, on a le point de vue de John (autrement


dit, on est dans le repère de John). Selon John, la particule
se déplace dans un champ magnétique et elle subit donc
une force vers le bas.

Prenons maintenant le point de vue de Jack. Selon Jack, John se déplace vers la gauche et
la particule est au repos.

Mais alors, la particule est au repos selon Jack et la force


magnétique est nulle.

On a alors une contradiction. Selon John, la particule subit


une force vers le bas, alors qu’il n’y a pas de force selon
Jack. (Il n’y a pas de gravitation.)

En fait, c’est le problème avec une force qui dépend de la


vitesse. On peut toujours se prendre le point de vue d’un
observateur qui a la même vitesse que l’objet. Pour cet

Version 2024 8-La force magnétique 43


Luc Tremblay Collège Mérici, Québec

observateur, la force sera nulle alors qu’elle n’est pas nulle pour tous les autres
observateurs. Comment peut-on alors se sortir de ce paradoxe ?

Dans certains livres, on va spécifier que la vitesse est la vitesse relative entre la charge et
le champ magnétique. On va argumenter que selon Jack, le champ se déplace vers la gauche
et que la vitesse entre la particule et le champ est restée la même. Cette explication
fonctionne quand on parle de la friction de l’air qui est aussi une force qui dépend de la
vitesse. Si on prend le point de vue d’un observateur qui se déplace avec l’objet, l’air a
alors une certaine vitesse dans la direction opposée et il y a encore une vitesse relative entre
l’objet et l’air. Toutefois, le champ magnétique n’est pas quelque chose qui est fait de
matière et il est impossible de définir une vitesse pour quelque chose qui n’est pas matériel.

En fait, on trouve la solution quand on connait bien la relativité. La théorie de la relativité


indique que les lois de transformations des champs électrique et magnétique sont les
suivantes.
Ex′ = Ex E ′y = γ ( E y − vBz ) Ez′ = γ ( Ez + vBy )
Bx′ = Bx (
B′y = γ By + cv2 Ez ) (
Bz′ = γ Bz − cv2 E y )
Examinons ce qu’on obtient alors selon Jack. Pour John, il n’y a qu’un champ magnétique
en z. Toutes les autres composantes des champs électrique et magnétique sont nulles. Les
champs selon Jack sont donc

Ex′ = 0 E ′y = γ ( 0 − vBz ) Ez′ = γ ( 0 + v0 )


Bx′ = 0 (
B′y = γ 0 + cv2 0 ) (
Bz′ = γ Bz − cv2 0 )
On voit qu’on a encore un champ magnétique qui sort de la feuille (qui est même plus
grand qu’avant), mais on a aussi un champ électrique négatif en y. C’est donc un champ
électrique vers le bas. Ainsi, la véritable situation selon
Jack est celle montrée à droite.

Puisqu’il y a maintenant un champ électrique vers le bas,


Jack va maintenant conclure qu’il y a une force vers le
bas, tout comme John. (Notez que la grandeur de la force
n’est pas la même pour les deux, mais c’est parce qu’il y
a aussi des lois de transformations pour la force.)

On vient d’apprendre plusieurs choses intéressantes.


Premièrement, on a appris que les champs se transforment
selon les observateurs. Certains champs peuvent même
disparaitre complètement selon certains observateurs.
C’est ce qui se produit dans notre exemple, il y a un champ électrique selon Jack, mais il
n’y en a pas selon John. On a aussi appris que la force peut être de nature différente selon
les observateurs. Pour John, la particule subit une force purement magnétique alors que
pour Jack la particule subit une force purement électrique. Pour les autres observateurs,
une partie de la force serait magnétique et une partie de la force serait électrique.

Version 2024 8-La force magnétique 44


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L’important, ce n’est pas que tous soient d’accord sur la nature de cette force. L’important
c’est d’obtenir une force totale qui va donner un mouvement équivalent pour tous les
observateurs.

C’est un peu comme si les champs électrique et magnétique faisaient partie d’une même
entité qui peut prendre une forme différente selon l’observateur.

Notez qu’avec ces lois de transformations des champs, on peut montrer que la force
magnétique doit être donnée par F = qv × B .
[Link]

Forces entre les pôles


Il existe deux types de pôles sur un aimant : nord et sud
Les pôles de même type se repoussent mutuellement.
Les pôles de types contraires s’attirent mutuellement.

Propriétés des lignes de champ magnétique


1) Le champ est toujours tangent à la ligne de champ, dans la direction de la ligne.
2) Plus les lignes de champs s’approchent les unes des autres, plus le champ est
fort.
3) Les lignes de champ ne peuvent pas apparaitre ou disparaitre dans le vide.
4) Le nombre de lignes de champ qui arrivent ou qui partent d’un pôle est
proportionnel à l’intensité du pôle.
5) Les lignes de champ ne se croisent pas.

Force sur un dipôle dans un champ magnétique non uniforme


La force sur le dipôle aligné avec le champ est toujours vers l’endroit où le champ est le
plus fort.

Grandeur de la force magnétique sur une charge en mouvement


F = q vB sin θ

Unité du champ magnétique : le tesla (T)


1T = 1 Cm
Ns
= 1 Cs
kg

Autre unité du champ magnétique : le gauss (G)


10 000G = 1T

Version 2024 8-La force magnétique 45


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Direction de la force magnétique sur une charge en mouvement


Charge positive
1) On met nos doigts de la main droite dans le sens de la vitesse de la particule.
2) On plie nos doigts vers le champ (cela peut demander de tourner la main pour qu’on
puisse plier nos doigts dans cette direction).
3) Le pouce pointe alors dans la direction de la
force.
Charge négative
On fait la même chose, mais on inverse la
direction à la fin.

Force magnétique sur une charge en mouvement


F = qv × B

Rayon de la trajectoire d’une charge dans un champ magnétique uniforme avec une
vitesse perpendiculaire au champ magnétique (rayon de Larmor)
mv
r=
qB

Période du mouvement d’une charge dans un champ magnétique uniforme avec une
vitesse perpendiculaire au champ magnétique
2π m
T=
qB

Fréquence du mouvement d’une charge dans un champ magnétique uniforme avec


une vitesse perpendiculaire au champ magnétique (fréquence cyclotron)
qB
f =
2π m

Rayon de la trajectoire hélicoïdale d’une charge dans un champ magnétique uniforme


mv⊥
r=
qB

Pas de la trajectoire hélicoïdale d’une charge dans un champ magnétique uniforme


2π m
d = v/ /
qB

Force de Lorentz
F = qE + qv × B

Version 2024 8-La force magnétique 46


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Grandeur de la vitesse pour que la force résultante soit nulle


E
v=
B

Grandeur de la force magnétique sur un courant


F = I ℓB sin θ

Direction de la force magnétique sur un courant

1) On met nos doigts de la main droite dans le


sens du courant.
2) On plie nos doigts vers le champ (cela peut
demander de tourner la main pour qu’on
puisse plier nos doigts dans cette direction).
3) Le pouce pointe alors dans la direction de la
force.

Grandeur du moment dipolaire magnétique


µ = NAI

Direction du moment dipolaire magnétique (µ)


Il est perpendiculaire au plan de la boucle.
On place ses doigts de la main droite dans le sens du
courant dans la boucle. Le pouce pointe alors dans la
direction du moment dipolaire magnétique.

Moment de force sur une boucle de courant dans un champ magnétique


τ = µB sin θ
Le moment de force cherche à aligner le moment dipolaire magnétique µ avec le champ
magnétique B.

Énergie potentielle d’une boucle de fil (dipôle magnétique) dans un champ


magnétique
U = − µB cos θ = − µ ⋅ B

Différence de potentiel de Hall


∆VH = vd BL

Version 2024 8-La force magnétique 47


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8.3 La force magnétique sur une charge électrique en


mouvement

1. Quelle est la force (grandeur et direction)


sur cette charge ?

2. Quelle est la force sur cette charge ?

3. Quelle est la force (grandeur et direction)


sur cette charge ?

4. Un électron se dirigeant vers la droite à une vitesse de 106 m/s subit une force
magnétique de 4 x 10-14 N vers le haut. Déterminez la grandeur et la direction du
champ magnétique sachant que le champ est perpendiculaire à la
vitesse.

5. Une charge de 8 mC se déplace à 106 m/s dans un champ magnétique de 0,1 G.


Quel est l’angle entre le champ magnétique et la vitesse si la charge subit une force
dont la grandeur est de 0,06 N ?

6. Quand une particule positive va dans la direction montrée sur la 1re figure, elle subit
une force magnétique dirigée vers les z positifs. (La vitesse est dans le plan xy et il
y a un angle de 30° entre la vitesse et l’axe des x.) Quand la même charge va dans
la direction montrée sur la 2e figure, elle subit une force magnétique dirigée vers

Version 2024 8-La force magnétique 48


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les z négatifs. Dans les deux cas, la grandeur de la force magnétique est la même.
Dans quelle direction est le champ magnétique ?

7. Une charge de -2 µC a une vitesse de v = ( 2i − 3 j − k ) × 106 ms dans un champ


( )
magnétique de B = 0, 02i − 0, 04 j + 0, 05k T . Quelle est la force magnétique sur

(
la charge ? (Donnez votre réponse sous la forme F = Fx i + Fy j + Fz k N ))

8. Une charge de 10 µC et ayant une vitesse de v = ( i + 3 j + k ) × 106 ms subit une force


( )
de F = 6i − 3 j + 3k N quand elle se déplace dans un champ magnétique. Quel
est le champ magnétique sachant que By est nul ? (Donnez votre réponse sous la
( )
forme B = Bx i + By j + Bz k T )

8.4 Le mouvement d’une charge dans un champ magnétique

9. Un électron ayant une énergie cinétique de 2 keV se déplace perpendiculairement


à un champ magnétique de 500 G. La masse de l’électron est de 9,11 x 10-31 kg.

a) Quel est le rayon de la trajectoire ?


b) Quelle est la grandeur de l’accélération de l’électron ?
c) Quelle est la période du mouvement circulaire ?

[Link] proton se déplaçant dans un champ


magnétique de 600 G fait un mouvement le long
d’une trajectoire circulaire de 20 cm de rayon. La
masse du proton est de 1,673 x 10-27 kg.

a) Quelle est la vitesse du proton ?


b) Quelle est la période du mouvement
circulaire ?

Version 2024 8-La force magnétique 49


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[Link] noyau d’hélium est accéléré


par une différence de potentiel de
15 000 V entre deux plaques pour
ensuite pénétrer dans un champ
magnétique, tel qu’illustré sur la
figure. Quel est le rayon de la
trajectoire circulaire quand le
noyau d’hélium est dans le champ
magnétique ?

[Link] la situation suivante, un proton (masse = 1,673 x 10-27 kg) traverse une région
où il y a un champ
magnétique uniforme de
0,2 T et ayant 35 cm de
large.

a) Quelles sont les


valeurs de θ et v ?
b) Pendant combien de
temps le proton est-il
resté dans le champ
magnétique ?

[Link] particule chargée arrive dans un champ


magnétique avec la vitesse et l’angle montrés
sur la figure pour faire un mouvement
hélicoïdal dans le champ magnétique. La
masse du proton est de 1,673 x 10-27 kg.

a) Quel est le pas de la trajectoire ?


b) Quel est le rayon de la trajectoire ?

8.5 Le mouvement d’une charge dans des champs électrique


et magnétique

[Link] particule se déplace dans une région


où il y a des champs magnétique et
électrique dont les directions sont
montrées sur la figure. Quelle doit-être la
vitesse de la charge pour que la force nette
sur la charge soit nulle ?

Version 2024 8-La force magnétique 50


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[Link] la situation suivante, quelles


doivent être la grandeur et la direction
du champ magnétique pour que la
force nette sur l’électron soit nulle,
sachant que le champ magnétique est
perpendiculaire à la vitesse de
l’électron ?

[Link] source envoie des atomes ionisés 1 fois dans un spectromètre de masse. Les
ions passent dans un sélecteur de vitesse avant d’entrer dans le spectromètre. Quelle
sera la distance d si la source envoie des atomes de carbone 14
(m = 2,325 x 10-26 kg) et de carbone 12 (m = 1,993 x 10-26 kg) ?

8.6 La force magnétique sur un courant

[Link] est la force (grandeur et direction) sur


chacune des portions droites de ce fil ?

[Link] fil de 5 m de long subit une force de 0,02 N


qui entre dans la page. Quelle est la grandeur
du champ magnétique ?

Version 2024 8-La force magnétique 51


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[Link] est la force (grandeur et


direction) sur chacune des 4 portions
droites de ce fil ?

[Link] est la force (grandeur et direction)


sur ce bout de fil dans le champ
magnétique de 3 m de largeur ?

[Link] la situation montrée sur la figure,


le ressort n’est ni étiré ni comprimé
quand il n’y a pas de courant dans le
fil. Quand on fait passer un courant
dans le fil, le ressort allonge de 2 mm.
Quel est alors le courant dans le fil ?

[Link] est l’accélération de cette tige dans


ce moteur linéaire ? (Les rails n’ont pas de
résistance.)

Version 2024 8-La force magnétique 52


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8.7 Une boucle de courant dans un champ magnétique


uniforme

[Link] figure montre un cadre métallique rectangulaire dans un champ magnétique. Il


y a un courant de 3 A dans le cadre.

a) Quel est le moment magnétique (grandeur et


direction) du cadre ?
b) Quel est le moment de force sur le cadre ?
c) Dans quel sens le moment de force cherche-
t-il à faire tourner le cadre ?
d) Combien d’énergie doit-on fournir si on veut
diminuer l’angle de 30° sur la figure jusqu’à
0° ? (L’énergie cinétique est nulle au début et
à la fin.)

[Link] une boucle de fil initialement immobile


dans un champ magnétique.

a) Quel est le moment de force sur la


boucle ?
b) Quelle sera l’énergie cinétique de
rotation de la boucle quand le moment
magnétique sera aligné avec le champ
magnétique ?

[Link] la situation montrée sur


la figure, la boucle de fil est en
équilibre, ce qui signifie que
le moment de force fait par le
champ magnétique est égal au
moment de force fait par le
poids de 5 g sur la boucle.
Combien y a-t-il de tour de fil
dans la boucle ?

8.8 L’effet Hall

[Link] courant de 25 A passe dans une plaque d’or tel qu’illustré sur la figure. La
valence de l’or est 1, sa densité est de 19 300 kg/m³ et sa masse molaire est de
196,97 g/mol.

Version 2024 8-La force magnétique 53


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a) Quelle est la différence de potentiel de Hall qui apparait entre les deux côtés
de la plaque ?
b) Quel côté de la plaque a le potentiel le plus élevé ?

[Link] courant de 10 A passe dans cette


plaque d’or. Quelle est la grandeur du
champ magnétique si la différence de
potentiel entre le dessus de la plaque et
le dessous de la plaque est de 0,2 µV ?
La valence de l’or est 1, sa densité est de
19 300 kg/m³ et sa masse molaire est de
196,97 g/mol.

8.3 La force magnétique sur une charge électrique en


mouvement

1. 0,002 N qui entre dans la page.


2. 0N
3. 0,0104 N qui sort de la page
4. 0,2497 T qui sort de la page
5. 48,6°
6.

7. 0,38Ni + 0, 24 Nj + 0, 04 Nk
8. −0,1Ti + 0Tj + 0, 2Tk

Version 2024 8-La force magnétique 54


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8.4 Le mouvement d’une charge dans un champ magnétique

9. a) 3,016 mm b) 2,332 x 1017 m/s² c) 7,146 x 10-10 s


10. a) 1,149 x 106 m/s b) 1,093 x 10-6 s
11. 6,24 cm
12. a) v = 107 m/s et θ = 42,1° b) 3,84 x 10-8 s
13. a) 8,202 mm b) 2,26 mm

8.5 Le mouvement d’une charge dans des champs électrique


et magnétique

14.3 x 106 m/s


15. 0,02 T en sortant de la page
16. 3,316 cm

8.6 La force magnétique sur un courant

17. Fil de droite : 0,577 N qui sort de la feuille


Fil du bas : 0 N
Fil qui forme l’hypoténuse : 0,577 N qui entre dans la feuille
18. 49,4 G
19. Fil de a à b : 0 N
Fil de b à c : 0,5 N

Fil de c à d : 0,5 N

Fil de d à a : 0,7071 N

Version 2024 8-La force magnétique 55


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20. 0,24 N vers la droite


21. 4 A
22. 3500 m/s²

8.7 Une boucle de courant dans un champ magnétique


uniforme

23. a) 0,018 Am²

b) 0,0072 Nm
c)

d) 0,00193 J
24. a) 6 Nm b) 1,608 J
25. 49

8.8 L’effet Hall

26. a) 2,645 x 10-9 V


b) Le côté + sur cette figure.

27. 0,945 T

Version 2024 8-La force magnétique 56

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