Plan du Cours
INTRODUCTION
Chapitre I : Caractéristiques de l'éducation traditionnelle africaine
- Titre 1 : Philosophie de l'Éducation Traditionnelle Africaine
- Titre 2 : Mérites et limites de l'Éducation Traditionnelle Africaine
- Titre 3 : Bilan de l'Éducation Traditionnelle Africaine
Conclusion
Chapitre II : Impact du mode de vie européen sur les valeurs traditionnelles africaines
- Titre 1 : Règne de NZINGA KKUWU
- Titre 2 : Règne de NZINGA MBEMBA
- Titre 3 : Bilan économico-socio-éducatif de l'apport des missionnaires portugais
Conclusion
INTRODUCTION
L'action éducative commence toujours là où on vit, là où ont lieu le développement et le
perfectionnement de l'individu (enfant) sous l'influence d'autrui. L'éducation prise dans ce sens
intéresse de nombreuses institutions, et s'étend sur la vie tout entière de l'individu.
Ainsi, de l'antiquité à nos jours, l'éducation a déjà une longue histoire. Cette histoire marquée par des
événements, des faits sociaux liés à l'éducation forme ce qu'on appelle : l'histoire de l'éducation.
Alors que les buts de l'éducation changent suivant les sociétés ; car chaque société oriente son système
éducatif selon les aspirations politiques, philosophiques et socioculturelles qui lui sont propres ; c'est
dire que dans chaque tribu d'un même pays, règne des idées des manières de voir les choses de
concevoir le monde et la vie, auxquelles il est impossible à l'enfant de s'échapper. Et si nous prenons
comme cette de travail la conception du sociologue français EMILE DURKHEIM selon laquelle «
l'éducation est l'action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour
la vie sociale ».
Nous sommes tentés de dire qu'aucun enfant complètement abandonné à lui-même n'existe pas car
aucun individu ne peut s'épanouir sans être éduqué. Et toute société pour subsister doit se plier à un
code, à un minimum d'observance sous peine de disparaître.
C'est autour de cette problématique que nous allons orienter notre cours en cette première année
d'étude à l'ENI, en vue de la saisie éducative dans son cursus [Link] le texte extrait de
l'introduction du document :
L'action éducative commence toujours là où on vit, là où ont lieu le développement et le
perfectionnement de l'individu (enfant) sous l'influence d'autrui. L'éducation prise dans ce sens
intéresse de nombreuses institutions, et s'étend sur la vie tout entière de l'individu.
Ainsi, de l'antiquité à nos jours, l'éducation a déjà une longue histoire. Cette histoire marquée par des
événements, des faits sociaux liés à l'éducation forme ce qu'on appelle : l'histoire de l'éducation.
Alors que les buts de l'éducation changent suivant les sociétés ; car chaque société oriente son système
éducatif selon les aspirations politiques, philosophiques et socioculturelles qui lui sont propres ; c'est
dire que dans chaque tribu d'un même pays, règne des idées des manières de voir les choses de
concevoir le monde et la vie, auxquelles il est impossible à l'enfant de s'échapper. Et si nous prenons
comme cette de travail la conception du sociologue français EMILE DURKHEIM selon laquelle «
l'éducation est l'action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour
la vie sociale ».
Nous sommes tentés de dire qu'aucun enfant complètement abandonné à lui-même n'existe pas car
aucun individu ne peut s'épanouir sans être éduqué. Et toute société pour subsister doit se plier à un
code, à un minimum d'observance sous peine de disparaître.
C'est autour de cette problématique que nous allons orienter notre cours en cette première année
d'étude à l'ENI, en vue de la saisie éducative dans son cursus historique.
Voici l'extraction complète du texte visible dans l'image :
DEFINITION ET IMPORTANCE DE L'HISTOIRE DE L'EDUCATION
I- Définition :
Histoire : science de la reconstitution de la vie antérieure de l'humanité.
Education : action de développer les qualités physiques, intellectuelles et morales de l'individu en vue de
son insertion dans la vie sociale.
L'histoire de l'éducation se définit comme la reconstitution des événements qui marquent les grandes
étapes de l'action éducative exercée par l'homme (ou une communauté) ; Elle est une discipline des
sciences de l'éducation qui étudie des faits et des événements passés liés à l'éducation et à l'évolution
du système éducatif.
II- Son Importance :
Elle réside dans la connaissance du passé de l'éducation afin de mieux comprendre le présent et
envisager l'avenir avec plus de succès. Elle retrace le cours que suit le système éducatif d'un pays pour
permettre aux pédagogues et aux éducateurs de réfléchir à l'amélioration dudit système, comme le dit
Emile DURKHEIM : « Je crois que c'est seulement en étudiant avec soin le passé que nous pouvons
arriver à anticiper l'avenir et à comprendre le présent et que par la suite une histoire de l'enseignement
est la meilleure école pédagogique ». Extrait de l'évolution pédagogique en France P.I.3. Ed.1938.
III- Pourquoi un cours sur l'histoire de l'éducation à l'ENI ?
Ce cours permet aux futurs enseignants de connaître et de comprendre le système éducatif dans lequel
ils sont appelés à travailler ; le système éducatif congolais.
Leur apprendre, en matière d'éducation, nos traditions sont restées les mêmes et ont évolué de
l'époque précoloniale à l'époque actuelle, et quelles sont les obligations qui ont servi de soubassement à
ces changements.
Ce cours devient pour les futurs enseignants un moyen de comparaison entre les vieilles et les nouvelles
méthodes éducatives, de comprendre les différentes écoles nécessaires dans les différentes aspirations
des sociétés et de saisir l'évolution du système éducatif dans une période donnée.
LES DIFFERENTES CATEGORIES DE L'HISTOIRE DE L'EDUCATION
Dans certaines circonstances, l'histoire de l'éducation peut se distinguer en plusieurs catégories :
I- L'Histoire Universelle :
Elle étudie les formes historiques connues par l'humanité dans le domaine de l'éducation. Il s'agit des
systèmes d'éducation qui se sont succédé dans l'histoire de l'humanité.
II- L'Histoire des Doctrines Pédagogiques ou de la Pensée Pédagogique :
Elle étudie des courants d'idées pédagogiques qui se sont manifestées dans le passé.
Voici l'extraction complète du texte visible dans l'image :
III- L'Histoire des Œuvres Éducatives
Elle étudie l'histoire de tout ce qui a été fait dans l'humanité sur le plan éducatif. Elle a pour mission de
chercher à comprendre toutes les œuvres éducatives réalisées dans l'humanité : c'est-à-dire les
méthodes qui ont été appliquées, les idées, les rendements scolaires, les effectifs, les écoles (privées et
publiques).
IV- L'Histoire Nationale Ou Régionale de l'Éducation
Elle étudie le déroulement des systèmes éducatifs dans une sphère bien précise : Il s'agit de l'histoire
des œuvres éducatives dans un pays ou dans une région.
LA PHILOSOPHIE DE L'EDUCATION TRADITIONNELLE AFRICAINE
En Afrique précoloniale, l'action éducative a toujours été de mise. Cette éducation était qualifiée de
traditionnelle, parce qu'elle se reposait sur la maîtrise de la tradition (ensemble de légendes, de faits, de
doctrines, de coutumes...) transmis oralement et de génération en génération. La tradition reste un lien
qui unit le passé et le présent.
I- Portée de la philosophie de l'éducation traditionnelle africaine :
L'objectif principal de l'éducation traditionnelle africaine est l'intégration de l'enfant dans la société.
Pierre Alexandre dit : « L'éducation traditionnelle vise l'intégration harmonieuse de l'individu dans le
groupe social, conformément au statut que lui assignent son âge, son rang de naissance, la fonction
sociale de ses parents... Il s'agit d'enseigner à l'enfant à la fois les techniques nécessaires à la vie
individuelle, collective et les éléments non matériels constituants la culture du groupe ». Extrait de
Langues et Langage en Afrique noire, Paris, Payot, 1967.
L'éducation traditionnelle assurait le plein épanouissement mental, physique et moral de l'enfant en
même temps qu'elle assurait la socialisation.
II- Les Principes ou Caractéristiques de l'Éducation Traditionnelle Africaine
Les principes fondamentaux qui caractérisent l'éducation traditionnelle africaine sont :
- L'éducation est l'apanage des personnes âgées de la puberté à l'âge adulte. Elle s'exerce selon le
principe de la séparation des sexes : éducation sexuée.
Voici le texte converti à partir de l'image :
Le respect du droit d'aînesse est impératif et absolu car quelle que soit leur longueur les oreilles ne
dépassent jamais la tête.
L'adulte sert de modèle, de référence.
L'enfant est formé par le contact direct, l'observation, l'exemple.
La fidélité aux traditions et aux coutumes est de rigueur (conformisme) car toute dérogation aux normes
établies est inacceptable.
L'instrument principal de communication est la parole (tradition orale). On peut aussi citer le tam-tam,
le come, le lokole.
Le transfert dans la vie active des adultes est subordonné à une cérémonie initiatique : circoncision pour
les garçons, le "tchikhoumbi" chez les filles.
Tout ce qu'apprend l'enfant trouve immédiatement application dans la vie quotidienne ; éducation
pragmatique et opérationnelle.
Le type d'éducation est de type successoral avec deux dominances : le patriarcat (au Nord Congo) et le
matriarcat (au Sud Congo).
Ainsi l'éducation traditionnelle africaine se repose essentiellement sur l'expérience quotidienne. Elle est
par essence une éducation graduée, c'est-à-dire progressive.
Pendant les premières années, l'enfant est placé devant les situations faciles, simple, puis devant les
situations complexes et difficiles plus tard.
Il faut aussi préciser que cette éducation comprend deux parties distinctes, mais qui se complètent dans
la vie quotidienne : une partie théorique qui se fait de façon orale (contes, proverbes, légendes,
devinettes, mythes, chants...), et une partie pratique, apprentissage de la vie dans les classes d'âge avec
des jeux imitatifs aux activités des adultes et initiations à certaines pratiques.
L'existence de l'éducation traditionnelle a été prouvée par plusieurs ethnologues, dont le professeur
Joseph-KZEEBD, écrit : «l'éducation dans l'Afrique traditionnelle, était une affaire sociale par excellence
à laquelle les parents étaient loin d'avoir l'entière responsabilité».
Les différents stades d'âge de l'éducation traditionnelle africaine
En Afrique, l'éducation traditionnelle de l'enfant commence depuis le stade fœtal. Ici l'éducation débute
avec le moment de la conception de la femme, car selon les anciens déjà dans la grossesse, l'enfant fait
partie intégrante de la société comme tout être vivant.
L'éducation traditionnelle se caractérise par un ensemble d'interdits et de recommandations aux
femmes enceintes, physiologiques et psychologiques auxquelles la future mère doit nécessairement
obéir, aussi de protéger l'enfant contre les attaques extérieures et les mauvais esprits. Parmi ces
interdits, on peut citer:
- Il est strictement interdit à la femme en grossesse de se coucher sur le ventre.
- Ne pas fixer avec une lampe la lumière derrière la dos de celle-ci de peur d'accoucher d'un enfant aux
yeux informes (louche).
- Ne pas manger la viande de sanglier; le parc pour éviter les fausses couches.
- Ne pas manger la chair de protoptère (nzombo) pour éviter les douleurs d'accouchements pendant
longtemps.
- S'abstenir de manger les œufs de poule de mettre au monde un enfant sans cheveux.
Voici le texte converti à partir de l'image :
Éviter de contempler les animaux laid (singes, gorilles, hippopotames...) en vue d'épargner au futur bébé
l'adoption des traits physiques ou des caractères des êtres précités.
L'époux de la femme enceinte, doit se garder de croiser des trous, de transporter un cadavre ou de
verser la dot de sa campagne pendant cette période.
Dans le foyer, il faut éviter les querelles nocturnes et le vagabondage sexuel.
L'enfant de la naissance de Oa Sans.
La naissance d'un enfant inaugure une nouvelle ambiance dans la vie du couple ; la femme cesse de
partager le même lit avec son mari, l'homme est contraint à une abstinence sexuelle d'une à deux
années, selon la durée de l'allaitement.
La femme qui vient accoucher un seul enfant n'a pas les mêmes honneurs que celle qui accouche de
jumeaux (Ma Ngouaou ou Ekonda).
4-I. Au sujet du nom de l'enfant
Selon la tradition, le nom est le socle de la vie. Le nom définit l'individu. Il est par surcroît un élément
fondamental de sa vie, de sa puissance et de sa personnalité; c'est-à-dire que l'enfant ne peut
s'attribuer, n'importe quelle dénomination. L'enfant peut porter un nom patronymique d'un parent
paternel ou maternel vivant ou défunt. Ainsi on doit faire attention que le nom donné à l'enfant n'a pas
un sens négatif et néfaste.
L'attribution d'un nom à l'enfant dans la société traditionnelle pose problème, car elle obéit à un certain
nombre de critères qui peut être une référence à un calendrier :
1- Louemingo, celui qui est le dimanche;
2- Myondja, celui qui est né sous la pluie;
3- Akouté, celui qui est né la nuit;
4- Adjna, celui qui est né la jour d'Okia.
Cependant, il existe une catégorie d'enfant chez qui ce problème d'attribution de nom ne se pose pas :
Parmi ces enfants, on trouve leurs noms préétablis selon les cas :
- Des jumeaux (Tsimba-nzoussi, Pika-Mboussi ; Pea-Kounou...)
- Des enfants nés après les jumeaux (Nzila ; Milandou ; Mpourou ; Foutou...)
- Des enfants nés par les pieds (Gouya ; Zinga ; Ngantselé ; Mouissoundji...)
- Des enfants nés des prestations des guérisseurs, soit après un constat de stérilité féminine : prolongés
sont appelés Nganga ; Soussa ; Liovi ; Matondo; Bouassa.
2-L'éducation de l'enfant jusqu'à sa sortie
Pendant cette période, l'enfant est placé sous la responsabilité de sa mère; génitrice qui assure à celui-
ci, les premiers éléments éducatifs (les sens de la maternité, le langage, la propreté, l'affection; les
formules de politesse...). Ainsi de 0 à 5 ans, l'enfant est avant tout l'enfant de sa mère.
2-L'enfant de 6 à 15 ans
À cette tranche d'âge, l'éducation de l'enfant se fait dans le groupe social avec les pairs. C'est le début de
l'intégration sociale (formation professionnelle). Cette période marque la participation de l'enfant aux
activités productives en rapport avec ses capacités physiques.
Voici le texte converti à partir de l'image :
L'enfant après 15 ans.
L'éducation devient de plus en plus exigeante ; surtout en ce qui concerne la conduite morale: A cet
effet, l'adolescent (ou le pubère) doit être débarrassé de son immaturité. Il éprouve de la circonspection
formelle et un examen de passage qui ouvre la porte de la société des adultes : il doit faire preuve de
bravoure.
Quant à l'adolescent, elle doit prouver sa "virginité" au cours d'une cérémonie émouvante : le
"khikoumbi" est la porte d'entrée de la jeune fille à la vie conjugale.
Au plan économique, l'enfant devient de plus en plus autonome; il peut posséder des instruments pour
la production: couteau, hache, coupe-coupe, houe...
Au plan social, le jeune homme participe à la vie d'adulte, choisit son groupe; prend part au débat et au
règlement des palabres au Mbongui.
Cependant, l'école, le cercle familial, clinique, parental... cette éducation qui se développe et s'intensifie
au Mbongui; traduit la planification de l'éducation traditionnelle.
L'éducation traditionnelle se fait intimement liée aux principes pédagogiques de l'enseignement
moderne. Cela décrit des étapes correspondant à un âge bien défini renvoyé à l'appartenant (l'enfant) à
un type d'apprentissage bien déterminé. Dans ce contexte, l'éducation devient l'affaire de tout le
monde. La loi de la solidarité autorisé tout adulte de contrôler n'importe quel enfant se-à ses côtés.
Aussi, ayant un caractère polysvalent, cette éducation est essentiellement collective, fonctionnelle et
pragmatique: Elle procède plus par l'action que par le discours. Voilà pourquoi elle est qualifié d'une
éducation par l'action pour la vie sociale concrete.
L'éducation par la vie est une éducation qui se fait d'une manière directe avec la nature. L'enfant est
formé de manière continue et progressive, il acquiert un savoir faire par des situations de la vie
courante, de la vie sociale. (Des meilleures résidences végétales, chasse, la pêche...) auprès des
personnes plus âgées que lui. L'enfant "apprend" en observant et en regardant faire; l'enfant passe tout
son temps à suivre ses aînés dans leurs activités productives.
C'est l'aboutissement de la formation de l'individu intégré dans la société. L'enfant devient producteur
(produit pour sa nourriture et pour les siens). Il œuvre pour partager et protéger les siens contre les
intempéries et les menaces de toutes sortes. Pratiquer et respecter les coutumes et les rites de la
communauté.
Voici le texte converti à partir de l'image :
LES MERITES DE L'EDUCATION TRADITIONNELLE AFRICAINE
De toutes les formes d'éducation pratiquée à travers le monde, chacune d'elle présente par-fois des
points positifs. L'éducation traditionnelle africaine n'a pas que des aspects négatifs; mais elle contient
aussi des mérites. Elle met en évidence certaines valeurs authentiques qu'il ne faut jamais négliger et
rejeter spontanément. Cette éducation a eu le mérite d'être :
1. Une éducation communautaire :
En Afrique traditionnelle, la collectivité est une valeur suprême. Ce proverbe Mbossi en est l'illustration :
"Ton enfant n'est ton enfant qu'entre les enceintes hors d'elles, il devient la propriété de la collectivité".
Et tout adulte est appelé à contrôler la moralité de tout acte d'un enfant placé à ces côtés. KIZERO écrit:
«l'éducation traditionnelle était une affaire sociale dont les parents étaient loin d'avoir l'entière
responsabilité».
2. Une éducation humaniste :
En Afrique, la personne humaine est sacrée. Toute la société doit veiller pour sa sécurité et pour son
bien-être. Et apprendre à respecter les autres était la règle d'or de cette éducation.
3. Une éducation intégrationniste :
Les enfants quelque soit leur milieu bénéficiaient d'un encadrement efficace, à telle enseigne qu'on ne
recouvrait presque pas de dévants, de bandits, de voleurs... En outre, une personne pouvait
entreprendre un voyage sans provisions et "Kanda, Olembé ou Mbongui" lui servait de centre de
ravitaillement.
4. Une éducation stimulante :
Dans chaque communauté, on observe une lutte âpre contre toute forme de paresse, et de présenter un
modèle par rapport à l'enfant.
5. Une éducation écologique et économique :
La formation de l'enfant est gratuite. Les parents n'y dépensent rien. De plus on apprend à l'enfant à
vivre en harmonie avec la nature et à respecter le milieu dans lequel il vit. Il doit par exemple éviter le
gaspillage des animaux que par nécessité, ne cueillir des fruits que quand ils sont mûrs.
6. Une éducation vertueuse :
L'éducation traditionnelle africaine valorise les bonnes manières et la vénération des personnes âgées et
des morts sont cultivées. Elle cultive chez l'enfant le respect absolu de ses parents.
7. Une éducation civique et patriotique :
L'éducation traditionnelle amène l'enfant ainsi le goût de se dépenser pour la défense de la famille et du
clan est développé chez l'enfant, ainsi le sacrifice suprême lors des guerres ou attaques.
Voici le texte converti à partir de l'image :
LES LIMITES DE L'EDUCATION TRADITIONNELLE AFRICAINE
L'éducation traditionnelle africaine présente des insuffisances et des faiblesses ci-après :
Une éducation empirique :
L'éducation traditionnelle est essentiellement basée sur l'expérience des vieilles personnes, sans
ensemble d'actes routiniers. Le coefficient d'innovation est très faible.
Une éducation conservatrice et conformiste :
La fidélité aux coutumes est de rigueur. C'est ainsi que la vie traditionnelle marque toujours l'enfant,
avec de plus importants interdits qui l'ont été victime la poursuivant longtemps ; peut-être toute sa vie.
Ainsi, on accorde plus d'importance à la reproduction de l'ancien que le progrès social.
Une éducation égocentrique :
Certains vieux spécialistes, préfèrent inculquer avec les connaissances médicinales ou ésotériques
réservées aux initiés, s'ils ne trouvent pas de descendants pour les léguer.
Une éducation ségrégationniste :
Il est et il subsiste une formation parallèle, personnelle d'intérêts sociaux ou alimentaires à base
sexuelle: cette forme d'éducation a un caractère discriminatoire et perpétue la domination des hommes
sur les femmes. Ex: le divorce découlait toujours de la faute de l'épouse.
Une éducation autoritaire :
L'éducation traditionnelle ne permet pas la feed-back. L'adulte d'antan est le moteur de l'éducation. Par
rapport à ceux qui sont tout, l'dominant (celui qui a tous les pouvoirs) : C'est ainsi qu'elle revêt un
caractère castrant, en dirigeant la conduite de l'individu aux entrés une soumission rigoureuse aux aînés.
Elle véhiculait plus de devoirs que de droits.
Aussi, aucun jeune n'avait le droit de s'opposer à un adulte.
Voici le texte converti à partir de l'image :
BILAN DE L'EDUCATION TRADITIONNELLE
La formation des enfants dans nos sociétés ancestrales par rapport aux autres, n'est pas meilleure, ni
plus parfaite ; elle était au service de l'homme, de l'Africain, et cela conformément à ses réalités.
Ceux qui excluent les jeunes de tout processus de décision... cette éducation a formé des individus
dignes de leurs ancêtres et assumant loyalement leurs attributs d'époux, d'épouse et de membre du
clan.
Elle a eu ses savants, ses médecins, ses techniciens, ses historiens... qui ont des intellectuels même si les
tentatives de fétichisation et d'européanisation de ce dernier concept, limitent à la maîtrise de la lecture
et de l'écriture.
Mais on ne peut nier qu'il nous faut souligner que ces sociétés traditionnelles ne furent pas statiques. Ce
qu'on peut la rigueur admettre est qu'elles avaient un faible coefficient de mutation.
Conclusion
L'éducation traditionnelle africaine, aujourd'hui, mais en brèche, compte un nombre de valeurs
authentiques. S'il y a lieu de l'ériger, de modeler, de redresser, certaines choses doivent être conservées
appropriées...
Ce serait une grave erreur aux conséquences incalculables que de faire tabla rasa du passé et de se
priver de sa richesse pour faire œuvre valable.
Il faut donc la prendre comme tremplin pour faire progresser et non la rejeter purement et simplement.
Voici le texte converti à partir de l'image :
Chapitre II : IMPACT DU MODE DE VIE EUROPÉEN SUR LES VALEURS TRADITIONNELLES AFRICAINES
L'histoire de l'éducation au Congo reste étroitement liée à l'histoire générale du Congo. Or l'histoire de
l'Enseignement Occidental qui a une grande influence sur notre système éducatif actuel est un
enseignement formel, institutionnalisé.
Elle est liée à un problème technique : celui de l'écriture. C'est l'histoire de l'enseignement écrit qui est
caractérisée par la formation d'un corps spécialisé à savoir : l'enseignement.
À cet effet, nous allons aborder la période allant de 1482 à 1665 avec la pénétration portugais au Congo.
I- Les Missionnaires Portugais
Au XVe siècle (15e), le Capitaine DIEGO CAO l'envoyé du roi du Portugal à la recherche d'un passage
reliant l'océan Atlantique à l'océan Indien, découvrit l'embouchure du fleuve Congo qu'il baptisa Rio de
pedrao à cause de son débit puissant.
Le contact Portugal et le royaume Kongo scellé à Mbinda, capitale de la province Soyo aboutit à une
coopération bilatérale d'abord modeste sous le règne de NZINGA-NKUWU et excellente avec NZINGA
MBEMBA.
L'éducation sous le règne de NZINGA NKUWU (JOAO 1er)
Baptisé le 03/05/1491 sous le nom 1er, NZINGA NKUWU est le 4e roi de l'ancien royaume de Kongo.
De 1491 à 1506 fut introduit l'enseignement du christianisme et les relations commerciales et culturelles
avec le Portugal. Les Congolais bénéficiaient d'un encadrement technique composé de maçons, de
menuisiers... d'une part et l'enseignement de la parole de Dieu, déborde le cadre de l'Évangile, pour
s'intéresser à la façon de cultiver, de domestiquer, de s'habiller, des nouveaux venus.
Malheureusement, la politique de réforme sociale ne put aboutir en raison de l'animisme qui régnait au
sein du cercle royal. Car la civilisation européenne au Congo commençait déjà à mettre en péril leurs
coutumes.
Voici le texte converti à partir de l'image :
L'éducation sous le règne de NZINGA MBEMBA ou MVEMBE NKUWU
Après la mort de JOAO 1er en 1506, son fils NZINGA MBEMBA baptisé sous le nom d'Alphonso 1er, prit
le pouvoir à Mbanza Kongo à la suite des violents conflits avec son (frère) cousin NZINGA MPANZU.
Durant son règne, le Kongo sera transformé en un chantier immense. Il fera construire les logements,
des églises et opéra même un changement très notable tel que :
- Une large diffusion du catholicisme à travers tout le royaume ;
- L'adoption par les Congolais du mode de vie des européens ;
- Un fabuleux vocabulaire portugais dans les langues Kongolaises.
Exemple :
Portugais | Kongolais | Français
--- | --- | ---
Casacu | Kasaku, Nzaka | Veste
Copo | Gopu, Cope | Verre
Sabao | Sabuni | Savon
Couto | Tchikuti | Habit
Janela | Nela | Fenêtre
Mesa | Meze | Table
Sapatu | Bola | Chaussure
Cebola | Foufou | Oignon
Funje | Manteka | Farine de manioc
Manteiga | Vini | Beurre
Vinho | - | Vin rouge
L'apport par des portugais au Kongo de plusieurs plantes d'origine Brésilienne : Tubercule, banane,
piment, patate, orange, papaye, maïs, haricot, tabac...
Cependant, c'est éducation où il a été le plus performant, car il résolut d'apprendre à lire et à écrire les
textes bibliques et à parler la langue portugaise. Aussi, il a fait construire des écoles et à octroyer des
bourses aux jeunes congolais. Par exemple : en 1506, son fils Don Henrique et son neveu Don Rodrigue
partent étudiés au Portugal. Le 1er est sacré évêque en 1581 à Rome par le Pape Léon X et le second fut
professeur des humanités à Lisbonne.
Voici le texte converti à partir de l'image :
1512 : départ de 19 jeunes
1516 : départ de 20 jeunes.
Dommage que ces jeunes furent fils, petit fils, neveux de roi ou enfants des nobles et serviteurs du roi.
C'est-à-dire que dans le royaume Kongo, l'instruction était l'apanage d'une minorité issue de milieu
Royal.
Mais, le refus du programme d'Européanisation du Kongo (le regimento) par le roi Alphonso 1er fut
mobile de la discorde avec le Portugal.
2- Bilan économique et socio-éducatif de l'apport des missionnaires portugais
L'ouverture de royaume au monde a été sans nul doute un véritable désastre socio-économique et
socio-culturel.
En effet, au plan social, les six (06) provinces du royaume du Kongo (Soyo, Nsundi, Mpemba, Mbamba,
Mbata et Mpangu...) vont se désintégrer les unes les autres. Les efforts d'unification entrepris par Kimpa
Vita (la jeanne d'Arc noire) furent arrêtés par la machine répressive des missionnaires. La destruction
des symboles religieux traditionnels et des valeurs culturelles Kongo, la conversion de la population
Kongo au christianisme (Plus de 200 Baptêmes par jour), la tentative de développer un clergé indigène a
échoué. (Aucun séminaire jusqu'au XVIIe siècle); la régression démographique due à la traite (vente des
esclaves aux Négriers), aux guerres civiles et aux maladies, chaque province cherche son autonomie en
dépit de l'intervention de KIMPA-VITA (Dona Beatrice) pour tenter d'unifier les 06 provinces par la mise
en valeur de prophéties de la descente du Saint-Esprit (KIBANGUI), le mutisme du christianisme (des
missionnaires) devant la traite des esclaves que certains prêtres ont même pratiqué.
Au plan économique, le royaume du Kongo est sorti de cette épreuve ruinée et exploitée. Il s'est vu pillé
ses matières premières et fut aussi victime du commerce des esclaves.
Et enfin, au plan éducatif, les écoles ont été créées, les bourses d'études octroyées, les enseignants
formés. Mais cette éducation n'offrait guerre les chances de scolarité ou de réussite égales à tous les
enfants. Elle n'a fait qu'accentuer la domination d'une classe sur une autre. C'est dire que cette
éducation si discriminatoire avait un caractère de classe.