FISCALITE 1er FIG
PLAN DU COURS :
Thème 1 : les généralités sur la fiscalité
Leçon 1 : Généralités et terminologie
Leçon 2 : Sources et principes du droit fiscal
Leçon 3 : Processus d’élaboration de la loi et régimes d’imposition au Cameroun
Thème 2 : Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP)
Leçon 4 : Généralités sur l’IRPP
Leçon 5 : IRPP sur les bénéfices industriels, artisanales et commerciaux (BAIC)
Leçon 6 : IRPP sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères (IRPP/SALAIRE)
Leçon 7 : IRPP sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM)
Leçon 8 : IRPP sur les revenus fonciers (RF)
Leçon 9 : IRPP sur les revenus agricoles (RA)
Leçon 10 : IRPP sur les bénéfices des professions non commerciales (BNC)
Leçon 11 : les obligations et modalités des perceptions de l’IRPP
Thème 3 : Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et Droit d’Accises (DA)
Leçon 12 : Généralités sur TVA et DA
Leçon 13 : Champs d’application de la TVA et du DA
Leçon 14 : base d’imposition de la TVA et du DA
Leçon 15 : déductions de la TVA et du DA
Leçon 16 : les obligations des redevables et sanctions
Thème 4 : les impôts communaux
Leçon 17 : l’impôt libératoire
Leçon 18 : les contributions des patentes
Leçon 19 : les contributions des licences
Leçon 20 : la taxe foncière sur les propriétés
Leçon 21 : la taxe sur les jeux de hasard et de divertissement
Leçon 22 : les autres taxes communales
Leçon 1 : Généralités et terminologie
I- Histoire de la fiscalité
Le terme « Fiscalité » tire son origine de « Fiscus » qui signifie en latin « panier » que les romains prenaient de maison en maison
pour collectaient l’argent auprès des populations pour assurer le bon fonctionnement de l’ETAT.
La fiscalité : est donc une somme de disposition juridique et administrative concernant l’impôt.
1) Définition de l’impôt
L’impôt selon « GASTON JEZE » : est une prestation pécuniaire requise des personnes (physiques ou morales) par voie
d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie en vue de la couverture des charges publiques.
2) Caractéristiques de l’impôt
L’impôt est une prestation pécuniaire : ce qui veut dire que l’impôt est payé par argent (Monnaie) et non en nature
(bien ou troc).
L’impôt est un prélèvement à titre définitif : ce qui veut dire que lorsque l’on paye l’impôt, l’on ne peut plus réclamer
le remboursement de l’impôt (sauf en cas de payement en trop).
L’impôt est obligatoire : ce qui veut dire que tout le monde est tenu de payé l’impôt.
L’impôt est sans contrepartie direct : ce qui veut dire que lorsque l’on paye l’impôt l’on ne s’attend à rien de l’ETAT
(c’est-à-dire que lorsque l’on paye l’impôt, l’on ne peut pas exiger à l’ETAT de construire une route devant chez soi
ou un hôpital dans sa localité, il n’y a pas de contrepartie).
3) Les objectifs de l’impôt
a) L’impôt permet de réduire les inégalités sociales
Sans recettes fiscales, certains enfants n’iraient jamais à l’école, c’est avec l’impôt que l’état construit dans nos villages ou villes
des écoles ou enfants du riche et du pauvre iront.
b) L’impôt permet à l’état d’intervenir dans la vie économique du pays
Avec l’impôt ou la politique fiscale l’état peut encourager ou décourager une activité :
o Pour décourager : la consommation de poulet congeler en provenance de l’Europe le 16 mars 2006 l’état à
« augmenter la taxe sur les importations du poulet » (conséquence les producteurs de poulet Camerounais
vendaient leurs poulets à un prix moindre que ceux de l’étranger, ce qui s’est traduit par le découragement des poulets
étrangers et l’encouragement des poulets locaux).
o Pour encourager : le 10 février 2001 le chef de l’état Camerounais dans son discours à la jeunesse avait annoncé la
« défiscalisation des produits informatiques » (en conséquences un micro-ordinateur peut s’acquérir aujourd’hui à
100 000 F ou moins)
c) L’impôt donne à l’état la possibilité d’assurer ces ressources budgétaires
o Le budget de l’ETAT : est un état prévisionnel des recettes et dépenses de l’ETAT pour une année civile (365 jours).
o Le budget : est un ensemble de recettes et dépenses.
o L’impôt est donc le principal contributeur du budget de l’ETAT, c’est-à-dire que c’est l’impôt qui paye la majeure
partie des dépenses de l’ETAT.
o En effet lorsque la loi des finances est promulgué par le chef de l’ETAT les recettes de l’ETAT seront pourvu en
grande partie de l’impôt.
o La loi des finances : est l’acte législatif par lequel le parlement vote le budget de l’ETAT.
4) Classification des impôts
Deux (02) critères fondamentaux permettent de classer les impôts :
- Le critère économique
- Le critère administratif
4-1) Classification des impôts selon le critère économique
Selon cette approche on distingue :
L’impôt sur la dépense ou sur la consommation
Exemple : la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est l’illustration de l’impôt sur la consommation
L’impôt sur le capital ou sur le patrimoine
Exemple : les droits d’enregistrement.
L’impôt sur les bénéfices et revenu
Exemple : l’impôt sur les sociétés (IS), l’IRPP.
4-2) Classification de l’impôt selon le critère administratif
Ici nous aurons les notions :
- D’impôt direct
- Et impôt indirect
Le redevable réel : est celui qui paie et support effectivement l’impôt.
Le redevable légal : est celui qui reverse l’impôt à la place du redevable réel, mais ne supporte pas réellement l’impôt, impôt qui
reste supporté et payé par le redevable réel.
a) Impôts directs
Les impôts directs : sont des prélèvements fiscaux prélevé auprès des redevables réels.
Exemple : l’IS, la contribution à la patente, la contribution à la licence, etc…
b) Impôts indirects
Les impôts indirects : sont des impôts dans lesquels la responsabilité de reverser l’impôt est rejetée du redevable réel à une autre
personne appelé redevable légal.
Exemple : la TVA
5) Détermination de l’impôt au Cameroun
Trois (03) étapes sont fondamentales dans la détermination de l’impôt au Cameroun :
- La détermination de la base ou de l’assiette de l’impôt
- La liquidation de l’impôt
- Le recouvrement de l’impôt.
a) La détermination de l’assiette de l’impôt
L’assiette de l’impôt : consiste à déterminer la base imposable (le montant sur lequel sera calculer l’impôt).
- La confession fiscale : consiste pour un contribuable à se présenter devant l’autorité fiscale pour déclarer lui-même son
assiette fiscale ou matière imposable.
- La dénonciation fiscale : elle consiste pour un contribuable à donner (dénoncer) l’information sur l’assiette fiscale d’un
autre contribuable, de manière anodine, parfois même sans savoir.
b) La liquidation de l’impôt
La liquidation de l’impôt : est l’opération qui consiste à appliquer à l’assiette de l’impôt le taux d’imposition de l’impôt et fixer
l’échéance du paiement (opérations qui consiste à calculer l’impôt et donner sa date de paiement).
c) Le recouvrement de l’impôt
Le recouvrement de l’impôt : est l’opération qui consiste à faire passer l’argent des poches des contribuables pour les caisses de
l’ETAT.
Le recouvrement peut se faire de trois (03) façons :
-Le recouvrement par rappel du montant et de la date par l’administration fiscale : en somme il s’agit d’un
avertissement de payer l’impôt avant la date limite de paiement qui est adressé au contribuable).
- Le recouvrement spontané : le contribuable acquitte le montant le montant de l’impôt de lui-même sans avertissement
de l’administration fiscale.
- Le recouvrement par retenu à la source : ici le redevable retient l’impôt pour le reverser au trésor. Exemple : IRCM,
calculer sur les dividendes des actionnaires
6) Organisation de l’administration fiscale
Elle est organisée en trois (03) principales directions :
-La direction des douanes : elle s’occupe de l’imposition des recettes douanières, de l’élaboration du suivi des procédures
applicables en matière douanière et édite les codes de douanes. (Elle est basée à YAOUNDE)
- La direction des impôts : elle s’occupe de l’édition des codes généraux des impôts et veuille au respect des procédures
fiscales. (Elle est basée à YAOUNDE)
- La direction du trésor : elle est le gardien des fonds publics camerounais. (Elle est basée à YAOUNDE)
7) Quelques définitions
Les personnes imposables : sont les personnes physiques ou morales désignées, comme « Contribuable » ou assujettis par la loi.
Les opérations imposables :
Le fait générateur : c’est l’évènement qui fait naitre une créance au profit au trésor publics.
L’exigibilité : c’est la date à partir de laquelle le trésor est en droit de réclamer l’impôt ou une taxe.
Leçon 2 : Sources et principes du droit fiscal
I- Les sources du droit fiscal
2- Définition
Le droit fiscal : est un document qui regroupe un ensemble de texte et règle élaboré par un ou plusieurs états qui s’impose à eux
comme loi et régissant ainsi leur fiscalité.
3- Les sources
Les sources du droit fiscale se dénombre au nombre de cinq (05) :
- La loi
- La doctrine administrative
- La jurisprudence
- Les conventions internationales
- Les autres sources du droit fiscale
2.1 les sources du droit national
Comme principales sources nationales du droit fiscale, nous pouvons citez (la loi, la doctrine administrative, la jurisprudence et
les autres sources du droit fiscale)
a- La loi
La loi constitue la principale source du droit fiscal. C’est la loi qui fixe les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités de
recouvrement de l’impôt.
Cette loi est constituée par :
- Le code général des impôts (CGI)
- Le code d’enregistrement des timbres et de la curatelle
- Le code des investissements
Il est loisible de relevé que ces codes sont régulièrement mis à jour par la loi des finances.
b- La doctrine administrative
Il s’agit ici des interprétations de la loi par les fonctionnaires de l’administration fiscale et diffusé sous forme :
- De circulaire
- D’instruction
- De réponses aux questions écrites par les contribuables.
c- La jurisprudence
Il s’agit ici des interprétations de la loi par les juges fiscales ou prise de position par les juges fiscales devant des situations qui ne
sont pas prévu dans la législation
d- Les autres sources du droit fiscal
On peut citez :
- Les ordonnances
- Les décrets
- La pratique
2-2 les sources internationales
a- Les conventions fiscales internationales
Les conventions fiscales sont signées pour régler les situations fiscales au niveau [Link] s’agit des accords entre ETATS
dont l’objet est d’harmonisé certaines dispositions fiscales entre les pays.
A titre illustratif, selon la convention fiscale internationale, l’impôt sur les sociétés est payé au lieu de situation de situation du
siège sociale de l’entreprise indépendamment du lieu où l’activité ou le bénéfice a été réalisé. Ainsi selon cette convention la
« CAMAIR-CO » doit supporter l’IS au Cameroun.
II- Principe du droit fiscal
Cinq (05) principes ont été retenus :
1- Le principe de légalité de l’impôt
Ce principe traduit pour l’essentiel que seul le législateur ou gouvernement a pour compétence d’établir l’impôt au Cameroun.
Concrètement, cela signifie que toute création, modification ou suppression du champs d’application d’un impôt nécessite une
intervention de l’ETAT.
2- Le prince de l’égalité devant l’impôt
Il stipule que chacun doit participer en proportion de ses capacités au charges publiques.
3- Le principe de la nécessité de l’impôt
Ce principe découle d’une interprétation du conseil constitutionnel français, qui dispose que pour l’entretien de la force publique
et pour les dépenses de l’administration, une contribution commune est indispensable.
4- Le principe de la territorialité fiscale
Ce principe veut que la loi fiscale comme toutes les lois soit applicable sur tout le territoire camerounais. Néanmoins l’on observe
des exceptions tel que :
- Les zones franches
- Les ambassades ou l’immunité territoriale diplomatique
5- le principe de la non- rétroactivité de la loi fiscale
L’article 2 du code civil stipule que la « loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a pas par conséquent d’effets rétroactifs ». Cela
signifie que la loi de la taxation sur le numérique, qui frappais les téléphones non dédouanés ayant passé les frontières sans
payé la douane annoncé pour son application le 15octobre 2020 ne serais appliqué que sur les téléphones non dédouanés à partir
du 15 octobre 2020 (l’avenir) et non aux téléphones non dédouanés avant le 15 octobre (Passer) c’est-à-dire que ( les téléphones
non dédouanés de février 2020 ne seront pas concernés par cette taxe sur le numérique parce qu’on est dans le passé et pas d’effets
rétroactifs, mais les téléphones non dédouanés achetés le 16 octobre par exemple subiront cette taxe sur le numérique (Avenir).
Leçon 3 : Processus d’élaboration de la loi et régimes d’imposition au Cameroun
I- Processus d’élaboration de la loi des finances
1- Définition de proposition de loi et projet de loi
La proposition de loi : est lorsque l’initiative de création de la loi provient du législatif (l’assemblé national), constitué de deux
(02) chambre (le parlement et le sénat).
Le projet de loi : est lorsque l’initiative de création de la loi émane de l’exécutif (gouvernement).
2- Description de la procédure d’élaboration de la loi des finances
PROJET DE LOI PROPOSITION DE LOI
- L’élaboration au sein d’un ou plusieurs
ministères
- Élaboration de la proposition de loi par
- Délibération au conseil des ministres
l’assemblé national
- Dépôt du projet de loi au bureau de
- Débat en séance plénière
l’assemblé national
- Si acceptation promulgation de la loi par
- Débat en séance plénière
le président de la république
- Si acceptation promulgation de la loi par
- Publication de la loi au journal officiel.
le président de la république
- Publication de la loi au journal officiel.
II- Les régimes d’imposition au Cameroun
La loi des finance 2012, écarte la forme juridique des entreprises (SCS, SNC, SA, SARL, etc…) parmi les critères
d’assujettissement à un régime. Elle établit le chiffre d’affaires (CA) comme critère dominant permettant de rattaché une
entreprise à un régime d’imposition.
Ainsi nous avons comme régime d’imposition aux Cameroun :
- Le régime de l’impôt libératoire
- Le régime du simplifié
- Le régime du réel
1- Le régime de l’impôt libératoire
a- Critère d’assujettissement
Pour être assujettie à l’impôt libératoire, il faut qu’une personne physique ou morale réalise un chiffre d’affaires (Montant des
Ventes) annuels inférieur à 10 000 000 FCFA (10 000 000 > CA).
- Par contre les exploitants forestiers, les officiers publics ministériels et profession libérale quel que soit leurs chiffres
d’affaires (montant des ventes) annuels ne peuvent-être assujetties à l’impôt libératoire.
b- Les obligations fiscales
Les assujetties au régime de l’impôt libératoire :
- Sont dispensé au paiement de l’impôt sur le revenu (IR) et de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
- Les exploitants de jeux de hasards et de divertissements, ne sont pas obligés de payé la taxe sur les jeux de hasards et
divertissements.
- Ils ont l’obligation de déclarer et payer leurs impôts, soit totalement au plus tard le 15 du mois suivant la fin du trimestre
- Ils ne sont pas obligés de tenir une comptabilité
- Ils ne peuvent opter pour un régime d’imposition supérieur, en revanche ils peuvent-être reclassés suivant leurs chiffres
d’affaires.
2- Le régime du simplifié
a- Critère d’assujettissement
Sont du régime du simplifié les personnes physiques ou morales réalisant un chiffre d’affaires annuel égale ou supérieur à
10 000 000 et inférieur à 50 000 000 (10 000 000 ≥ CA >50 000 000).
- A l’exception des transporteurs des personnes physiques et des entreprises des jeux de hasards et divertissements.
Néanmoins comme prévois la loi des finances 2012, si un contribuable réalise au moins 30 000 000 de chiffre d’affaires annuel
et souhaite passer au régime du réel, il peut passer au régime du réel.
b- Les obligations fiscales
Les assujetties au régime du simplifié :
- Sont Soumis selon le cas au paiement de l’impôt sur les revenus (IR) et au paiement de l’impôt sur les sociétés (IS)
- On l’obligation de procédé mensuellement à la déclaration et paiement de l’impôt sur les sociétés et impôts sur les revenus au
plus tard le 15 du mois suivant le mois de l’opération concerné
- Ne sont plus redevable ou ne sont plus obligé de payé la TVA.
3- Régime du réel
a- Critère d’assujettissement
Relevant du régime du réel les personnes morales ou physiques réalisant un Chiffre d’affaires annuel hors taxe supérieur à
50 000 000 (50 000 000 < CA).
b- Les obligations fiscales
Les assujetties au régime du réel sont :
- Obligés de payé la TVA
- Soumis à la retenu à la source des acomptes d’impôt sur revenu et la TVA lorsqu’ils réalisent les opérations imposables
- Obligés de tenir une comptabilité selon le système normal OHADA
- Obligés de déclarer et payer la TVA et acomptes au plus tard le 15 du mois suivant celui de la réalisation des opérations.
4- Application
1) La société IBC réalise un chiffre d’affaires de 9 800 000 annuels
2) La société DELOR réalise un chiffre d’affaires mensuel de 900 000
3) La société MADA réalise un chiffre d’affaires trimestriel de 4 000 000
4) La société DECOR réalise un chiffre d’affaires annuel de 32 000 000
5) La société KPDC réalise un chiffre d’affaires annuel de 100 000 000
TAF : donner pour chacune des sociétés ci-dessus
1) Le régime d’imposition
2) Trois (03) obligations de ces sociétés en fonction de leur régime d’imposition
5- Solution
- La société IBC réalise un CA Annuel < 10 000 000 elle sera donc assujettis au régime de l’impôt libératoire
- La société DELOR réalise un CA Annuel (900 000 x 12mois) = 10 800 000 supérieur à 10 000 000 et inférieur
50 000 000 annuel ,10 000 000 < CA < 50 000 000, elle sera assujettie au régime du simplifié
- La Société MADA réalise un CA Annuel (4 000 000 x 4 trimestres) = 16 000 000 supérieur à 10 000 000 et inférieur
50 000 000 annuel ,10 000 000 < CA < 50 000 000, elle sera assujettie au régime du simplifié
- La Société DECOR réalise un CA Annuel de 32 000 000 supérieur à 10 000 000 et inférieur 50 000 000 annuel ,10
000 000 < CA < 50 000 000, elle sera assujettie au régime du simplifié avec l’option de passer au régime du réel comme
ayant atteint les 30 000 000 de CA au simplifié
- La société KPDC réalise un CA Annuel de 100 000 000, CA > 50 000 000, elle sera assujettie au régime du Réel
III- Définitions et notions voisines à l’impôt
1- Définitions
Champs d’application : est l’ensemble des situations donnant lieu à l’application d’un impôt
Exonération : c’est l’ensemble des opérations non imposables hors du champs d’application d’un impôt.
Exemption : c’est l’ensemble des opérations non imposables dans le champs d’application d’un impôt.
2- Notions voisines
La Taxe : est une prestation requise des particuliers par une collectivité publique en contrepartie d’un service rendu à l’administré.
Ex : la Taxe sur le Développement local (TDL)
La Taxe parafiscale : ce sont des prélèvements perçus dans un intérêt économique et sociale au profit des personnes morales de
droit public ou privé autre que l’ETAT, collectivités territoriales et leur établissements publiques administratifs. Ex : la
contribution aux crédits fonciers du Cameroun (CFC).