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Qualité des aquifères à Setif, Algérie

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Qualité des aquifères à Setif, Algérie

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RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITÉ LAARBI TÉBESSI- TÉBESSA

FACULTÉ DES SCIENCES EXACTES ET DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE


DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE LA TERRE ET DE L’UNIVERS
Thèse
Présentée en vue o
de l’ btention du diplôme de Doctorat en sciences
SPÉCIALITÉ : Géologie
OPTION : HYDROGÉOLOGIE

THÈME
APPORT DE LA GÉOLOGIE, L’HYDROGÉOLOGIE ET DES
OUTILS HYDROGÉOCHIMIQUES À LA CONNAISSANCE DES
AQUIFÈRES DU BARRÉMIEN ET HAUTERIVIEN DE LA RÉGION
SUD-SÉTIFIENNE
*NORD-EST ALGÉRIEN*
Présentée par : Mme Kada Houria

Devant le jury composé de:

Mr. Athamnia.D Professeur- ULT. Tebessa président


Mr. Demdoum. A Professeur- UFAS 1 Sétif Directeur de thèse
Mr. Baali. F Professeur- ULT. Tebessa Co-Directeur de thèse
Mr. Fehdi. N Professeur- ULT. Tebessa Examinateur
[Link]. A Professeur- UBM. Annaba Examinateur
[Link]. M Professeur- UBM. Annaba Examinateur

Année Universitaire : 2021- 2022


REMERCIEMENTS
Tout d’abord et avant tout, je tiens à remercier en premier
lieu, , le Clément et le Miséricordieux de m’avoir donné la
force, le courage et la patience d’accomplir mon travail dans les
meilleures conditions.
Cette thèse n’aurait pu ètre rélisée sans l’aide, la
compréhension et la patience de ceux qui ont contribué
scientifiquement et moralement à son aboutissement. Je voudrais
remercier respectueusement les personnes qui m’ont ouvert les
portes du savoir, je leurs serais toujours très reconaissante.
Au terme de cette étude, je tiens à remercier chaleureusement
mes directeurs de thèse, et
pour la confiance qu’elle m’a accordée en acceptant d’encadrer
cette thèse. Je tiens également à saluer ses disponibilités durant
toute ces années.
Je voudrais remercier vivement les membres du jury pour
l’interet qu’ils accordent à mon travail.
Je remercie pour l’honneur qu’il me fait
en présidant le jury.
Je suis sensible à l’honneur que m’ont fait
pour m’avoir honoré de leur présence en acceptant de juger ce
travail.
Je remercie de me faire le plaisir
d’accepter d’examiner cette thèse.
Comme je remercie de me faire le plaisir
d’examiner mes travaux.
Je souhaite remercier infiniment (Subdivisionnaire
de l’ADE-Ain Azel avec son équipe de techniciens) et
(Ingénieur hydrogéologue à l’ANRH) pour leur disponibilité et
ses encouragements, ainsi que pour leur aide en opération
d’échantillonnage et d’analyse.
Mes remerciements s’adressent également à ,
Docteur à l’UFAS, Faculté des Sciences, Département de Chimie pour
les analyses des métaux lourds par SAA.
Je remercie considérablement mon père d’avoir
été présent lorsque j’avais besoin de lui, notamment lors de mes
déplacements pour faire l’opération d’échantillonage.
Je tiens aussi à exprimer mes reconnaissances à
Docteur à l’UFAS, Institut d’Architecture et Sciences de
la Terre, Département de Géologie pour ses réponses argumentées et
judicieuses aux questionnements divers et pour m’avoir ouvert de
nouveaux horizons scientifiques en hydrogéologie.
Toute ma gratitude à Enseignant Chercheur à
l’UFAS, Institut d’Architecture et Sciences de la Terre,
Département de Géologie pour son aide précieuse et son assistance
louable.
Je souhaite remercier particulièrement mon
Enseignant et mon Promoteur de l’Ingéniorat, pour sa disponibilité
et ses encouragements.
Tout mes remerciements à Enseignant Chercheur à
l’UFAS, Institut d’Architecture et Sciences de la Terre,
Département de Géologie pour ses orientations et ses suggestions à
titre indicatif.
Je présente mes sincères remerciements à mes , que
j’ai eu à encadrer à qui j’ai appris des choses mais qui m’en ont
beaucoup appris. Ce travail a été rendu possible en partie grace à
leur collaboration.
Je transmets du fond du cœur mes plus vifs remerciements à ma
deuxième mère , mes et mes sœurs et pour
leur collaboration.
Enfin, je ne saurai oublier dans mes remerciements mon époux
qui a supporté mes préoccupations et mon stress ainsi que
mes deux enfants et , je
leur dédie cette humble œuvre.

Houria
‫الملخص‪:‬‬
‫تعرف والية سطيف في الفترة األخيرة موجة جف اف حادة وشحا كبيرا في كمية تساقط االمطار و الثلوج‪،‬‬

‫وبدرجة اكبر المناطق الجنوبية منها‪ ،‬و بالخصوص منطقة عين أزال التي تتميز بمناخها الشبه جاف‪ ،‬مما أدى الى‬

‫تراجع رهيب في مستوى المياه الجوفية المسجل في االبار الق ليلة العمق‪ ،‬و التي كانت هي الملجأ الوحيد لسكان‬

‫المنطقة بغية التزود بالمياه الصالحة للشرب وكذا سقي األراضي الزراعية‪ ،‬وال سيما ان المنطقة ف الحية‪.‬‬

‫و بما ان المنطقة تزخر بعدة مناجم للرصاص و الزنك كالشعبة الحمراء وخرزة يوسف‪ ،‬واللذان بدورهما‬

‫يحويان كميات كبيرة من المياه الجوفية و التي شكلت عائق ا كبيرا في عملية االستغالل المنجمي‪ ،‬فقد تم حفر‬

‫عدة ابار ارتوازية بغية خفض منسوب المياه لمواصلة اشغال االستغالل المنجمية‪ ،‬وكذا تزويد المنطقة بالمياه‬

‫الصالحة للشرب و سقي األراضي الزراعية‪.‬‬

‫وبهدف دراسة نوعية هذه المياه ومدى صالحيتها للشرب والسقي بما انها في منطقة منجمية‪ ،‬فقد‬

‫أجريت عدة حمالت معاينة (‪ )2102 -2102‬اين تمت معاينة كل من طبقة المياه الجوفية الهوتيرفيانية‬

‫بالشعبة الحمراء‪ ،‬والبارميانية في كل من الشعبة الحمراء و خرزة يوسف‪ ،‬وكذا الميو بليو كواترنارية بمنطقة عين‬

‫أزال من خالل اجراء جملة من التحاليل الفيزيائية (‪ ،)T°,pH, CE, RS‬الكيميائية (‪K+,HCO3-,SO42-,Cl-‬‬

‫‪ )Ca 2+,Mg 2+ ,Na+, ,NO3-‬وكذا المعادن الثقيلة (‪ ،)Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb‬اين استعملت نتائجها‬

‫في استنباط عدة معايير‪. RC، HQ، ADD، Cd، HEI ، HPI، SAR، KR، IP ،RSC, MH ، SSP :‬‬

‫وكنتيجة اساسية لهذا العمل ف ان المياه الجوفية لهذين الطبقتين المائيتين العميقتين الموجودتين في‬

‫تركيبات جيولوجية من عمر الحقبة الطباشرية السف لية (هوتيريفيان وباريميان)‪ ،‬و كذا المسطح المائي العلوي‬

‫الميو بليو كواترناري‪ ،‬تعرف درجة من التلوث تمنعها من ان تكون صالحة للشرب او السقي‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬هوتريفيان‪ ،‬باريميان‪ ،‬طبقة مياه جوفية‪ ،‬نوعية‪ ،‬سطيف‪ ،‬عين أزال‬
Abstract:

The wilaya of Setif has recently experienced a severe drought and a great
scarcity of precipitation and snow, and to a greater extent the southern areas, and
in particular the region of Ain-Azel, which is characterized by its semi-arid
climate, this has led to a terrible drop in the level of groundwater recorded in the
shallow wells, which were the only refuge for the inhabitants of the region to
provide drinking water as well as irrigation of fertile land, especially since the
area is agricultural.
Since the area is full of several lead and zinc mines, such as Chaabet –el-
Hamra and Kherzet-Youcef, which in turn contain large amounts of
groundwater, which have been a major obstacle in the mining process, several
wells were drilled to lower the piezometric level to continue mining, as well as
to provide the region with drinking water and irrigation.
In order to study the quality of these waters and their suitability for consumption
and irrigation since they are located in a mining area, several sampling
campaigns were conducted (2012-2018) for the Hauterivian aquifers in the
Chaabet-el-Hamra deposit, Barremian in the Chaabet-el-Hamra and Kherzet-
Youcef deposit, as well as the Mio-Plio-Quaternary in the Ain-Azel plain, in
order to carry out a series of analyses: physical (T°, pH, EC, TDS), chemical (Ca
2+
,Mg 2+ ,Na+ ,K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3- ) as well as heavy metals (Cr, Fe, Mn,
Zn, Cu, Pb ), where their results were used in the estimation of several indices:
SSP ,RSC, MH ,KR, IP, SAR, HPI, HEI , Cd, ADD, HQ and RC.
As a key result of this work, the groundwater of these two deep aquifers,
Hauterivian and Barremian, and the groundwater of the Mio-Plio-Quaternary,
experience a degree of pollution that prevents it from being drinkable or to be
used for irrigation.

Key words: Hauterivian, Barremian, Aquifer, Quality, Setif, Ain- Azel.


Résumé :

La wilaya de Sétif a récemment connu une grave sécheresse et une grande


rareté des précipitations et de la neige, et dans une plus grande mesure dans les
zones méridionales, et en particulier la région de Ain- Azel, qui se caractérise
par son climat semi-aride, ce qui a entraîné un terrible rabattement du niveau des
eaux souterraines enregistré dans les puits de faible profondeur, qui étaient le
seul refuge pour les habitants de la région afin de fournir de l’eau potable, ainsi
que l’irrigation des terres fertiles, d’autant plus que la zone est agricole.
Étant donné que la zone regorge de plusieurs mines de plomb et de zinc,
telles que Chaabet –el-Hamra et Kherzet- Youcef, qui contiennent à leur tour de
grandes quantités d’eau souterraine, qui ont été un obstacle majeur dans le
processus d’exploitation minière, plusieurs forages ont été forés afin de rabattre
le niveau piézométrique pour poursuivre l’exploitation minière, ainsi que pour
fournir à la région de l’eau potable et d’irrigation.
Afin d’étudier la qualité de ces eaux et leur aptitude à la consommation, et
à l’irrigation puisqu’elles se trouvent dans une zone minière, plusieurs
campagnes d’échantillonnage ont été menées (2012-2018), pour les aquifères
Hauterivien dans le gisement de Chaabet-el-Hamra, Barrémien dans le gisement
de Chaabet-el-Hamra et Kherzet-Youcef, ainsi que le Mio-Plio-Quaternaire dans
la plaine de Ain- Azel, afin de réaliser une série d’analyses : physiques (T°, pH,
CE, RS), chimiques (Ca 2+,Mg 2+ ,Na+ ,K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3- ) ainsi que des
métaux lourds (Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb ), où leurs résultats ont été utilisés dans
l’estimation de plusieurs indices: SSP ,RSC, MH ,KR, IP, SAR, HPI, HEI , Cd,
ADD, HQ et RC.
Et comme résultat- clé de ce travail, les eaux souterraines de ces deux
aquifères profonds, Hauterivien et Barrémien, et la nappe d’eau superficielle du
Mio-Plio-Quaternaire, connaissent un degré de pollution qui l’empêche d’être
potable ou à utiliser pour l’irrigation.

Mots clés : Hauterivien, Barrémien, Aquifère, Qualité, Sétif, Ain- Azel.


SOMMAIRE
SOMMAIRE
LISTE DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
AVANT PROPOS Page
1. Introduction 1
2. Problématique 1
A. Une synthèse bibliographique 3
B. Les travaux de terrain 3
C. Les travaux de laboratoire 4
PREMIER CHAPITRE/ CADRE GÉOLOGIQUE Page
I.1. Introduction ……………………………………………………………………… 5
I.2. Localisation géographique de la zone d’étude …………………………………. 5
I.3. La géomorphologie ………………………………………………………………. 5
I.4. Le cadre climatique ……………………………………………………………… 8
I.5. Le couvert végétal ……………………………………………………………….. 8
I.6. Le cadre socio-économique ……………………………………………………... 8
I.7. La géologie de la zone d’étude ………………………………………………….. 8
I.7.1. La géologie régionale ……………………………………………………….. 8
I.7.1.1 Domaine interne ……………………………………………………… 10
I.7.1.2 Domaine des Flyschs ………………………………………………. 13
I.7.1.3 Domaine externe (le Tell) ……………………………………………. 14
I.7.2. Les phases tectoniques ……………………………………………………… 21
I.7.2. 1. Les phases tectoniques mésozoïques ………………………………… 21
I.7.2. 2. Les phases tectoniques tertiaires ……………………………………… 22
I.7.2. 3. La tectonique récente ………………………………………………….. 24
I.8. La géologie locale ………………………………………………………………. 24
I.8. 1. La stratigraphie des Monts du Hodna…………………………………...….. 24
I.8. [Link] terrains triasiques …………………………………………………. 26
I.8. 1.2. Ensemble parautochtone et autochtone Hodnéen ……………….. 26
I.8. 1.3. Séries à Jurassiques intermédiaires de l'unité inférieure de Djebel 32
Kalaoun …………………………………………………………....
I.8. 1.4. Ensemble allochtone Sud-Sétifien ………………………………….. 33
I.8. 2. La tectonique des monts du Hodna …………………………………… 37
I.8. 3. Les phases tectoniques …………………………………………………. 39
I.8. 4. La stratigraphie du gisement de Chaabet el Hamra ………………. 43

I.8. 5. La tectonique du gisement de Chaabet el Hamra ……………………… 47


I.9. Conclusion ………………………………………………………………………. 49

DEUXIÈME CHAPITRE/ HYDROCLIMATOLOGIE Page


II.1. Introduction ……………………………………………………………………… 50
II.2 Le bassin versant de la zone d’étude…………………………………………….. 51
II.3 Étude morphométrique ………………………………………………………….. 51
II. 3.1 Les caractéristiques morphométriques du sous bassin…………………… 51
II. 3.2 Indice de compacité ou coefficient de Gravelius (Kc)……………………. 53
II. 3.3 Recherche d’un modèle de représentation…………………………………. 53
II.3.4 Caractéristiques des altitudes……………………………………………… 54
II.3.5 Altitude médiane H50%......................................................................... 56
II.3.6 Dénivelée simple D…………………………………………………………… 57
II.3.7 Indice de pente et relief……………………………………………………… 57
II.3.8 Indice de pente globale Ig…………………………………………………… 57
II.3.9 Carte des pentes ……………………………………………………………… 57
II.4 Caractéristiques du réseau hydrographique……………………………………. 58
II.5 Récapitulation des caractéristiques morphométriques…………………………. 59
II.6 L’étude hydroclimatique………………………………………………………….. 60
II.7 Données de l’O.N.M……………………………………………………………… 61
II.7.1 Les précipitations…………………………………………………………… 61
II.7.2 Étude des précipitations de la station de Ain Azel…………………………. 62
II.7.2.1 Variation des précipitations dans le temps……………………………. 62
II. [Link] Précipitations moyennes mensuelles………………….. 62
II. [Link] Précipitations moyennes annuelles…………………… 63
II. [Link] Variation des précipitations dans l’espace……………. 64
II. 7.3 Température de l’air…………………………………………………………. 64
II. 7.3.1 Variation de la T° de l’air dans le temps…………………………… 64
II. 8 Courbe ombrothermique……………………………………………………...… 65
II. 9 Détermination de l’humidité du sol (méthode d’Euverte)…………………… 66
II. 10 Indice d'aridité ………………………………………………………………… 67
II. 11 L’indice climatique…………………………………………………………….. 68
II. 12 Évapotranspiration potentielle et réelle……………………………………….. 68
II.12.1 L'évapotranspiration réelle ………………………………………………. 68
II.12.1.1 Formule de L. Turc………………………………………………… 68
II.12.1.2 Formule de Coutagne…………………………………………….. 69
II.12.1.3 L’abaque de Wundt…………………………………………….. 69
II.12.1.4 Abaque de P. Verdeil ……………………………………………….. 70
II.12.2 L'évapotranspiration potentielle ETP…………………………………... 70
II.13 Bilan hydrique selon Thornthwaite …………………………………………… 72
II.13.1 Calcul des réserves facilement utilisables RFU…………………………… 72
II.14 Bilan hydrologique…………………………………………………………….. 74
II.14.1 Estimation du ruissellement annuel ………………………………………. 74
II.14.2 Infiltration ………………………………………………………………….. 75
II.15 Conclusion……………………………………………………………………… 75

TROISIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOLOGIE Page


III.1. Introduction …………………………………………………………………….. 77
III.2. Aperçu sur l’hydrogéologie de la région de Sétif ………………………. 77
III.3. Contexte hydrogéologique de Ain Azel ……………………………………….. 78
III.3.1. Aquifère superficiel du Mio-Plio-Quaternaire ………………………….. 78
III.3.2. Aquifère profond (Crétacé inférieur) ……………………………………. 79
III.4. Inventaire des points d’eau …………………………………………………… 79
III.5. Interprétation de la carte piézométrique ……………………………………… 81
III.5.1 Pour la première compagne (Juin 2015) …………………………………… 81
III.5.1 Pour la deuxième compagne (Mai 2016) …………………………………… 81
III.6. Gradient hydraulique …………………………………………………………... 81
III.7. Contexte hydrogéologique du gisement de Chaabet el Hamra ……………… 84
III.8. Inventaire des points d’eau …………………………………………………… 85
III.9. Interprétation de la carte piézométrique ……………………………………… 86
III.10. Gradient hydraulique …………………………………………………………. 86
III.11. Les paramètres hydrodynamiques …………………………………………… 89
III.12. Conclusion ……………………………………………………………………... 91
QUATRIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOCHIMIE Page
IV.1. Introduction ……………………………………………………………………. 92
IV.2. Échantillonnage et analyse des eaux souterraines …………………………… 92
IV.3. Les compagnes de prélèvement d’eau ………………………………………… 93
IV.3.1. Avril 2012 …………………………………………………………... 93
IV.3.1.1 Résultats et discussion……………………………………………. 95
 Caractéristiques hydrochimiques ………………………….. 95

 Paramètres physiques …………………………………….. 96

 Paramètres chimiques …………………………………….. 97

IV.3.1.2. Analyse en composantes principales …………………………… 98


IV.3.1.3. Métaux lourds ………………………………………………… 99
IV.3.1.4. Mécanismes contrôlant la chimie des eaux souterraines …….. 100
IV.3.1.5. Eaux souterraines pour l'irrigation…………………………….. 103
A Ratio d'absorption du sodium (SAR)……………………….. 103
B Diagramme de Wilcox ………………………………………. 104
C Pourcentage de sodium soluble (SSP)……………………… 105
D Carbonate de sodium résiduel (RSC)………………………. 106
E Indice de perméabilité (PI) …………………………………. 106
F Risque de magnésium (MH) ………………………………… 106
G Rapport de Kelly (KR) ……………………………………… 107
IV.3.2. Période de Mai 2018 ……………………………………………………. 107
IV.3.2. 1 Points échantillonnés ……………………………………………. 107
IV.3.2. 2 Méthode de prélèvement et conservation des échantillons …… 107
IV.3.2. 3 Méthodes d’analyses …………………………………………….. 108
 Mesures in situ : paramètres physiques ………………………. 108
 Teneurs en éléments majeurs et mineurs : analyses chimiques 108
 Teneurs des métaux lourds ……………………………………. 108
IV.3.2. 4 Caractérisations hydrochimiques ……………………………….. 110
IV.3.2. 5. Les principaux paramètres physico-chimiques ………………… 110
 La température de l’eau ……………………………………. 110
 pH de l’eau…………………………………………………… 110

 La conductivité électrique (CE) ……………………………. 110

 Les éléments chimiques majeurs …………………………….. 111

IV.3.2. 6 Diagramme de Gibbs ………………………………………………… 115


IV.3.2. 7 Faciès chimiques des eaux …………………………………………… 116
IV.3.2. 8 Corrélation entre les éléments majeurs …………………………….. 121
IV.3.2. 8.1 ACP pour les eaux Hauteriviennes ……………………….. 121
IV.3.2. 8.2 ACP pour les eaux Barrémiennes…………………………... 121
IV.3.2. 8.3 ACP pour les eaux du Mio-Plio-Quaternaire …………… 123
IV.3.2. 9 Relations binaires entre les éléments majeurs …………………….. 124
IV.3.2. 9.1 L’aquifère Hauterivien …………………………………… 124
2+ 2+
 Couple Ca /Mg - Conductivité …………………….. 124

 Couple Mg2+- Na+ …………………………………… 124

 Couple SO42- -Cl- ……………………………………. 125

 Couple Ca2+- SO42- ………………………………….. 125

 Couple Mg2+- SO42- ………………………………….. 125

 Couple Ca2+- Cl- ……………………………………... 126

 Couple Mg2+- Cl- …………………………………….. 126

 Couple Ca2+ -HCO3- - SO42- …………………………. 127

IV.3.2. 9.2 L’aquifère Barrémien ………………………………………. 127


 Couple SO42- -Cl- …………………………………….. 127

 Couple SO42- / Cl- - Conductivité …………………… 127

 Couple Ca2+/Mg2+- Conductivité ……………………… 128

 Couple Mg2+- Na+ …………………………….………. 129

 Couple Ca2+- SO42- …………………………………….. 129

 Couple Mg2+- SO42- ………………………………….. 130

 Couple Ca2+- Cl- ………………..……………………… 130


 Couple Mg2+- Cl- …………………………………….. 130

 Couple Ca2+- Mg2+ …………………………………….. 131

 Couple Ca2+ -HCO3- -SO42-……………………….……. 131

 Diagramme Ca2+/ (HCO3- +SO42-) – Na+/Cl- ………..… 131

 Diagramme Mg2+/ (HCO3- +SO42-) – Na+/Cl- …………. 132

IV.3.2. 10 Qualité des eaux à la consommation humaine et à des fins


d’irrigation……………………………………………………………………….. 133
IV.3.2. 11 Aptitude des eaux à l’irrigation ………………………………….. 138
A Kelly ratio (KR) …………………………………………………… 138

139
B Sodium absorption ratio (SAR)…………………………………
C Residual Sodium Carbonate (RSC) ………………………………. 140
D Soluble Sodium Percentage (SSP)…………………………………. 141
E Permeability Index (PI) …………………………………………….. 142
F Magnesium Hazard (MH) ………………………………………….. 143
G Le diagramme de Wilcox …………………………………………. 144
IV.3.2. 12. Les métaux lourds …………………………………………………… 145
IV.3.2. 13. Estimation des indices d’évaluation de la pollution…………………. 148
IV.3.2. 14. Paramètres d’évaluation des risques pour la santé ………………….. 152
IV.3.2. 15. Analyse statistique multi-variée ……………………………………… 154
IV.4 Conclusion ………………………………………………………………………. 157

Page
CONCLUSION GÉNÉRALE ……………………………………………………. 160
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
L
ISTES DES

T
ABLEAUX ET F IGURES
LISTE DES FIGURES
PREMIER CHAPITRE/ CADRE GÉOLOGIQUE Page
Figure I.1. Localisation géographique de la zone d’étude (Google Maps, 2020)…………………… 6
Figure I.2. Image satellitaire en combinaison des bandes 321 montrant les massifs 7
montagneux…………………………………………………………………………………………..
Figure I.3: Localisation des principales unités géologiques des Maghrébides (A. Domzig, 2006). 9
……………………………………………………………………………………………
Figure I.4: Position des différentes unités géologiques des Maghrébides (A. Domzig, 2006)……… 9
Figure I.5. Les différentes unités de la chaine des Maghrébides (D’après M. Durand Delga, 11
1969)………………………………………………………………………………………………….
Figure I.6. Contexte structural du domaine d’étude (D’après W. Wildi, 1983)………………........ 11
Figure I.7. Coupe géologique schématique expliquant les relations structurales et sédimentaires 19
entre le Néritique et les Sellaoua (M. Chadi et al, 1999 ; in : A. Mezerzi, 2015)…………………....
Figure I.8. Les principaux massifs des Monts du Hodna (A. Khaldi, 1987) ………………………. 20

Figure I.9. Localisation des structures et des formations imputables à la tectonique priabonienne 23
(J. M. Vila, 1980) In A. Mezarzi, 2015 ……………………………………………………………
Figure I.10. Représentation schématique des principaux effets de la néotectonique (J. M. Vila, 25
1980) In Mezarzi, 2015 …………………………………………………………………………….
Figure I.11. Schéma structural de la région de Sétif montrant le cadre de la géologie régionale de 27
la zone d’étude (J. M. Vila, 1980) …………………………………………………………………..
Figure I.12. Carte géologique de la région d’étude, extrait de la carte géologique de Ain- Azel et 29
Ain- Lahdjar, 1/50000 (J.M. Vila, 1980). …………………………………………………………..
Figure I.13 Colonne lithostratigraphique des massifs des Monts du Hodna (Compilation faite par 31
A. Boutaleb, 2001 à partir des travaux de J. Glaçon, 1967; R. Guiraud 1973; J. [Link], 1980).
……………………………………………………………………………………………
Figure. I.14 : Log lithostratigraphique de l’écaille inférieure de Djebel Kalaoun (J. M. Vila, 33
1980)………………………………………………………………………………………………….
Figure I.15. Corrélation des séries typiques de l’ensemble allochtone Sud-Sétifien (J. M. Vila, 37
1980) …………………………………………………………………………………………….
Figure I .16 Coupe interprétative au 1/50.000 (Extrait de la carte géologique de Ain- Lahdjar au 38
1/50.000. [Link] ,1977)…………………………………………………………………………..

Figure I.17 : Coupe interprétative au 1/50.000 (Extrait de la carte géologique de Ain- Azel au 41
1/50.000. D'après J. M. Vila ,1977)……………………………………………………………..

Figure I.18 : Coupe géologique schématique de la région de Kherzet- Youcef (J. Glaçon, 1956) in 42
L. Attoucheik, 2006 ………………………………………………………………………….

Figure I.19. Carte géologique du gisement de Chaabet- el- Hamra (e : 1/2000, E.R.E.M, 1992) 43
Figure I.20. La colonne lithostratigraphique du gisement de Chaabet- el- Hamra (E.R.E.M, 1990) 46
……………………………………………………………………………………………………….
Fig. I. 21. Rosace du gisement de Chaabet el Hamra……………………………………………….. 48

DEUXIÈME CHAPITRE/HYDROCLIMATOLOGIE Page


Figure II.1 : Bassins hydrographiques de l’Algérie orientale (A. Mebarki, 2005)………………... 50
Figure. II.2 Le bassin versant des hauts plateaux constantinois………………………………… 52
Figure. II.3 L’orographie du sous bassin versant de la zone d’étude. …………………………... 54
Figure. II.4 La courbe hypsométrique du sous bassin versant de la zone d’étude………………... 55
Figure. II. 5 MNA du sous bassin versant de la zone d’étude…………………………………….. 56
Figure. II. 6 Carte des pentes du sous bassin versant de la zone d’étude…………………………. 58
Figure. II.7 Le réseau hydrographique du sous bassin versant de la zone d’étude………………. 59
Figure II.8 : Carte simplifiée des zones bioclimatiques de l’Est algérien (A) (M. Côte, 1998a) In
60
A. Mebarki, 2005 et Climagramme d’Emberger (B) In M. Z. Belhadj, 2017…………………….
Figure. II.9 Carte des précipitations annuelles moyennes de l’Est algérien (Établie d’après
A.N.R.H., 1993 : données moyennes de 60 ans, périodes du 1 er septembre 1921 au 31 Août
62
1960 et du 1er Septembre 1968 au 31 Août 1989)……………………………………………….

[Link].10 Histogramme des précipitations moyennes mensuelles (Station de Ain Azel, période
63
de 1984- 2011)……………………………………………………………………………………..
Figure. II.11. Histogramme des précipitations moyennes annuelles (Station de Ain Azel, période
63
de 1984- 2011) …………………………………………………………………………………….
Figure. II.12 Les températures moyennes mensuelles (Station de Sétif, période de 2000- 2011). 65
Figure. II.13 Courbe ombrothermique (Température: Station de Sétif, période 2000-2011et
66
(Précipitation: Station de Ain Azel, période 2000-2011)…………………………………………..
Figure II.14 Abaque de l’Indice d’aridité annuel de De Martone ……………………………. 67
Figure II.15 Évaluation des éléments et déficit en fonction de la température et des précipitations
71
(Abaque de Wundt modifié par Coutagne)………………………………………………………...
Figure II.16 Abaque pour le calcul du déficit d’écoulement Algérie, d’après P. Verdeil, 1988….. 71
Figure II.17 Paramètres mensuels du bilan hydrique de Thornthwaite, station de Ain Azel …….. 74

TROISIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOLOGIE Page


Figure. III.1 Carte schématique descriptive des principales nappes aquifères existantes à travers la
région de Sétif, (DREWS, 2011)…………………………………………………………………...
78

Figure III.2 : Carte d’inventaire des points d’eau dans la région de Ain Azel (d’après la carte 80
géologique de Ain Azel, feuille n°143, et Ain Lahdjer feuille n° 144, Échelle 1/50000) ………….
Figure III.3 : Carte piézométrique de Ain Azel (Juin 2015)………………………………………… 82
Figure III.4 : Carte piézométrique de Ain Azel (Mai 2016). ……………………………………….. 83
Figure III.5 : Coupe hydrogéologique dans la partie centrale du gisement touchant l’aquifère
Hauterivien. …………………………………………………………………………………………
85

Figure III.6 : Coupe hydrogéologique dans la partie Nord- Ouest du gisement touchant l’aquifère
Barrémien …………………………………………………………………………………………...
85

Figure III.7: Carte d’inventaire des points d’eau du gisement de Chaabet el Hamra (Juin 1990) …. 87
Figure III.8: Carte piézométrique du gisement de Chaabet el Hamra (Juin 1990) …………………. 88

QUATRIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOCHIMIE Page


Fig. IV.1. Localisation des forages testés de l’aquifère Hauterivien sur la carte géologique du
gisement de zinc de Chaabet el Hamra (Tirée du rapport E. R. E. M, 1992). ……………………… 94

[Link].2. Diagramme de Piper des eaux Hauterivienne de la zone d’étude (Avril 2012) …………. 102
[Link].3. Diagramme de Schoeller des eaux Hauterivienne de la zone d’étude (Avril 2012) …….. 102
[Link].4. Diagramme de Gibbs (Avril 2012) ……………………………………………………… 103
[Link].5. Diagramme de Wilcox pour les eaux Hauterivienne de la mine de Chaabet el Hamra….. 105
Figure IV.6. Inventaire des points d’eau prélevés (a: vue totale des sites des forages visités de la
plaine de Ain Azel, b : zoom-avant sur les points des deux aquifères Barrémien et Hauterivien du
gisement de Chaabet el Hamra)…………………………………………………… 109
Figure IV.7. Contribution relative des ions à la minéralisation totale des eaux Barrémienne……. 112
Figure IV.8. Contribution relative des ions à la minéralisation totale des eaux Hauterivienne …… 112
Figure IV.9. Diagramme de Gibbs des eaux Hauteriviennes (Mai 2018)…………………………. 115
Figure IV.10. Diagramme de Gibbs des eaux Barrémiennes (Mai 2018) ……………………….. 116
Figure IV.11. Diagramme de Gibbs des eaux du Mio-Plio-Quaternaire (Mai 2018)……………….. 116
[Link].12. Diagramme de Piper (aquifère Barrémien) Mai 2018 ………………………………….. 118
[Link].13. Diagramme de Piper (aquifère Hauterivien) Mai 2018 …………………………………. 118
[Link].14 a,b, c. Diagramme de Piper (aquifère Mio-Plio-Quaternaire) Mai 2018 ……………… 119
[Link].15. Faciès chimiques des eaux de la zone d’étude (Mai 2018)……………………………… 120
2+ 2+
Figure IV.16. Relation Ca /Mg -CE…………………………………………………………….. 124
Figure IV.17. Relation Ca - Na ……………………………………………………………………
2+ +
124
Figure IV.18. Relation Mg - Na …………………………………………………………………...
2+ +
125
Figure IV.19. Relation SO42- -Cl ……………………………………………………………………
-
125
Figure IV.20. Relation Ca - SO4 ………………………………………………………………….
2+ 2-
126
Figure IV.21. Relation Mg - SO4 …………………………………………………………………
2+ 2-
126
Figure IV.22. Relation Ca2+- Cl- ……………………………………………………………………. 126
Figure IV.23. Relation Mg - Cl ……………………………………………………………………
2+ -
126
Figure IV.24. Relation Ca -HCO3 ……………………………………………………………….
2+ -
127
Figure IV.25. Relation Ca -HCO3 - SO4 ………………………………………………………
2+ - 2-
127
Figure IV.26. Relation Cl- - SO42- ………………………………………………………………… 128
Figure IV.27. Relation SO42- / Cl - CE …………………………………………………………..
-
128
Figure IV.28. Relation Ca /Mg - CE …………………………………………………………
2+ 2+
129
Figure IV.29. Relation Ca - Na ………………………………………………………………….
2+ +
129
Figure IV.30. Relation Mg2+- Na+ ………………………………………………………………… 129
Figure IV.31. Relation Ca - SO4 …………………………………………………………………
2+ 2-
129
Figure IV.32. Relation Mg - SO4 ……………………………………………………………….
2+ 2-
130
Figure IV.33. Relation Ca - Cl ……………………………………………………………………
2+ -
130
Figure IV.34. Relation Mg2+- Cl- ………………………………………………………………….. 131
Figure IV.35. Relation Ca - Mg ………………………………………………………………
2+ 2+
131
Figure IV.36a. Évolution du calcium ……………………………………………………………… 132
Figure IV.36b. Évolution du calcium 132
Figure IV.37. Échange de base….……………………………………………………………… 132
Figure IV.38. Échange de base …………………………………………………………………….. 132
Figure IV.39. Représentation des eaux_ Hauteriviennes, Barrémiennes et du Moi-Plio-Quaternaire 135
sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff (Mai 2018) ………………………………………….
Figure IV.40. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff (Mai
2018) des eaux de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire …………………………………… 136
Figure IV.41. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff (Mai 2018) des
eaux de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire …………………………………………………………… 137
Figure IV.42. Histogramme des valeurs du KR des différents points d’eau ……………………….. 138
Figure IV.43. Histogramme des valeurs du SAR des différents points d’eau ……………………… 139
Figure IV.44. Histogramme des valeurs du RSC des différents points d’eau ……………………… 140
Figure IV.45. Histogramme des valeurs du SSP des différents points d’eau ………………………. 141
Figure IV.46. Histogramme des valeurs du PI des différents points d’eau ………………………… 142
Figure IV.47. Histogramme des valeurs du MH des différents points d’eau ………………………. 143
Figure IV. 48. Classification des eaux pour l'irrigation selon la méthode de Wilcox (L’aquifère
Hauterivien et Barrémien_Mai 2018) ………………………………………………………………. 144
Figure IV.49. Classification des eaux pour l'irrigation selon la méthode de Wilcox (L’aquifère
Mio-Plio-Quaternaire_Mai 2018)…………………………………………………………………… 145
Figure IV.50. Histogrammes des teneurs des métaux lourds dans l’aquifère Barrémien et
Hauterivien (Mai 2018) ……………………………………………………………………………..
148

Figure IV. 51. Carte factorielle montrant le regroupement de métaux lourds et les
155
paramètres physico-chimiques des eaux souterraines dans la zone d’étude……………….

ANNEXES Page
Figure.A2-1 Essai de pompage long duré : Pz1 de la nappe Hauterivienne……………………… III
Figure. A2-2. Essai de pompage long duré : CH6 de la nappe Hauterivienne…………………... III
Figure. A2-3. Essai de pompage palier 1: Afounes de la nappe Barrémienne…………………... III
Figure. A2-4. Essai de pompage palier 2: Afounes de la nappe Barrémienne…………………... III
Figure.A2-5. Essai de pompage long duré: Afounes de la nappe Barrémienne…………………. IV
Figure. A2-6. Essai de pompage long duré: P1 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… IV
Figure. A2-7. Essai de pompage long duré: P2 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire…………….. IV
Figure. A2-8. Essai de pompage palier 1: P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… IV
Figure. A2-9. Essai de pompage palier 2: P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire………………. V
Figure. A2-10. Essai de pompage long duré : P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire…………… V
Figure. A2-11. Essai de pompage palier 1: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… V
Figure. A2-12. Essai de pompage palier 2: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… V
Figure. A2-13. Essai de pompage long duré: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………. VI
Figure. A2-14. Essai de pompage palier 1: P5 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire …………….. VI
Figure. A2-15. Essai de pompage palier 2: P5 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… VI
Figure. A2-16. Essai de pompage palier 1: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire…………….. VI
Figure. A2-17. Essai de pompage palier 2: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… VII
Figure. A2-18. Essai de pompage long duré : P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………. VII
Figure. A2-19. Essai de pompage palier 3: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… VII
Figure. A2-20. Essai de pompage long duré: P9 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire…………….. VII
Figure A3.1 Variabilité spatiale du pH (A. : Tous les points prélevés. B. : Zoom-avant des XVIII
forages du Barrémien et Hauterivien.)…………………………………………………….
Figure A3.2 Variabilité spatiale du CE (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XIX
forages du Barrémien et Hauterivien)…………………………………………………………..
Figure A3.3 Variabilité spatiale du Calcium (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XX
forages du Barrémien et Hauterivien) …………………………………………….
Figure A3.4 Variabilité spatiale du Magnésium (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant XXI
des forages du Barrémien et Hauterivien)……………………………………………..
Figure A3.5 Variabilité spatiale du Sodium (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XXII
forages du Barrémien et Hauterivien) ……………………………………………………
Figure A3.6 Variabilité spatiale du Potassium A. : Tous les points prélevés (B.: Zoom-avant des XXIII
forages du Barrémien et Hauterivien) …………………………………………….
Figure A3.7 Variabilité spatiale du Bicarbonates (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant XXIV
des forages du Barrémien et Hauterivien) …………………………………………….
Figure A3.8 Variabilité spatiale des Sulfates (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XXV
forages du Barrémien et Hauterivien)……………………………………………..
Figure A3.9 Variabilité spatiale des Chlorures (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant XXVI
des forages du Barrémien et Hauterivien) …………………………………………….
Figure A3.10 Variabilité spatiale des Nitrates (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XXVII
forages du Barrémien et Hauterivien) ……………………………………………
Figure A3.11 Potabilité des eaux selon OMS, 2008 (a.: vue totale des sites des forages visités XXVIII
de la plaine de Ain Azel, b. : zoom-avant sur les points des deux aquifères Barrémien et
Hauterivien du gisement de Chaabet el Hamra)…………………………………………………..
Figure A3.12 Potabilité des eaux selon NA, 1992 (a.: vue totale des sites des forages visités de XXIX
la plaine de Ain Azel, b. : zoom-avant sur les points des deux aquifères Barrémien et
Hauterivien du gisement de Chaabet el
Hamra)……………………………………………………………………………………………..
Figure A3.13 Aptitude des eaux à l’irrigation selon Ayers and Westcot, 1994 (a.: vue totale des XXX
sites des forages visités de la plaine de Ain Azel, b. : zoom-avant sur les points des deux
aquifères Barrémien et Hauterivien du gisement de Chaabet el Hamra).
……………………………………………………………………………………………………...
LISTE DES TABLEAUX
DEUXIÈME CHAPITRE/HYDROCLIMATOLOGIE Page
Tableau. II. 1. L’indice de compacité de Gravelius Kc du sous-bassin de la région d’étude………. 53
[Link].2. Les dimensions du rectangle équivalent du sous- bassin 07-01………………...…….. 54
Tableau. II. 3. La répartition des surfaces par tranches d’altitudes…………………………..……... 55
Tableau. II.4. L’indice de pente globale Ig. ………………………………………………..……….. 57
Tableau. II.5. Récapitulation des caractéristiques du sous- bassin versant 07-01. ……………….... 59
Tableau II.6. Coordonnées Lambert de la station……………………………………………...…... 61
Tableau II.7 Précipitations moyennes mensuelles (Station de Ain Azel, période de 1984- 2011)…. 62
Tableau II.8. Coordonnées Lambert de la station. ………………………………………. 64
Tableau II.9 Températures moyennes mensuelles (Station de Sétif, période 2000-2011)… 64
Tableau II.10. Températures et précipitations moyennes mensuelles (Température: Station
de Sétif, période 2000-2011, Précipitation: Station de Ain Azel, période 2000-2011). … 65
Tableau II.11. Variation des valeurs de rapport (P/T) d’après la méthode d’Euverte. …………… 66
Tableau II.12. Vérification de la condition………………………………………………………… 69
Tableau II.13: Estimation de l’évapotranspiration réelle avec différentes méthodes ……………... 70
TableauII.14 Evapotranspiration potentielle ETP selon Thornthwaite…………………………….. 72
Tableau II. 15. Estimation du bilan hydrologique selon Thornthwaite pour la station de Ain Azel. 73

TROISIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOLOGIE Page


Tableau III.1. Inventaire des points d’eau dans la zone d’étude………………………..………………. 79
Tableau III.1. Calcul du gradient hydraulique de la plaine de Ain -Azel, au sud de Sétif……………. 84
Tableau III.2. Calcul du gradient hydraulique du gisement de Chaabet el Hamra……………. 86
Tableau III.3. Quelques valeurs des paramètres hydrodynamiques (K et T)………………….. 90

QUATRIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOCHIMIE Page


Tableau IV.1. Les normes Algériennes (NA. 6360), 1992 ; OMS, (2008) et Ayers and Westcot (1994)
95
pour potabilité et irrigation ……………………………………………………………………………..
Tableau IV. 2. Les paramètres physico-chimiques en mg/l de l’aquifère Hauterivien (Compagne Avril 96
2012) ……………………………………………………………………………………………...
Tableau IV.3. Matrice de corrélation multiple des eaux Hauterivienne dans la mine de Chaabet el
99
Hamra…………………………………………………………………………………………………….
Tableau IV.4. Les teneurs des métaux lourds des eaux Hauterivienne du gisement de Chaabet el
100
Hamra en mg/l (Avril 2012)……………………………………………………………………………..
Tableau IV.5. Classification des eaux pour l’irrigation selon L. V. Wilcox (1955)……………………. 104
Tableau IV. 6. Classification hydrochimique des eaux de la zone d’étude …………………………….. 117
Tableau IV. 7. La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère Hauterivien……………. 121
Tableau IV.8. La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère Barrémien……………… 122
Tableau IV.9 La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire…... 123
Tableau IV. 10 La qualité des eaux selon les différentes normes……………………………………….. 134
Tableau IV.11. Les teneurs des métaux lourds des eaux Hauteriviennes et Barrémiennes du gisement
146
de Chaabet el Hamra en mg/l (Mai 2018)………………………………………………………………..
Tableau IV.12. Les valeurs de l’HPI estimées …………………….…………………………………… 150
Tableau IV.13. Les valeurs de l’HEI estimées ………………………………………………………… 151
Tableau IV.14. Les valeurs du Cd estimées …………….…………………………………………… 152
Tableau IV.15. Les valeurs du ADD estimées …………….…………………………………………… 153
Tableau IV.16. Les valeurs du HQ estimées …………….…………………………………………… 153
Tableau IV.17. Les valeurs du CR estimées …………….…………………………………………… 154
Tableau IV.18. Coefficients de corrélation entre les concentrations de métaux lourds pour les
155
échantillons d’eau souterraine …………….……………………………………….……………………
Tableau IV.19. Coefficients de corrélation entre les concentrations de métaux lourds el les paramètres
156
physico-chimiques pour les échantillons d’eau souterraine …………….……………………………
Tableau IV.20. Matrice de corrélation entre les métaux lourds et les indices de pollution dans les eaux
156
souterraines de la zone d’étude …………….………………………………….……………………

ANNEXES Page
Tableau.A1.1. Précipitations mensuelles (de la station de Ain Azel, Période 1984-2011) ……… I
Tableau.A1.2. Les données météorologiques (Précipitation, Température, Vitesse du vent) *station de
Sétif, Période 2000-2010*…………………………………………………………………………
II

Tableau A3.1. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau du Mio-Plio-
Quaternaire …………………………………………………………………………………………….
VIII

Tableau A3.2. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau de
l’Hauterivien ……………………………………………………………………………………………
XII

Tableau A3.3. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau du
Barrémien……………………………………………………………………………………………
XIII

Tableau A3.4. Les indices d’irrigation calculés, la balance ionique vérifiée et les paramètres de Gibbs
dans la zone d’étude…………………………………………………………………………………..
XIV
AVANT-PROPOS
AVANT PROPOS
1 Introduction :

L'eau est l'une des conditions essentielles de la vie. Tous les êtres vivants ont besoin
d'eau pour survivre. Elle est indispensable à l’existence de l’Homme et au développement de
ses activités, (industrie, agriculture…).
Cependant, la forte augmentation de la demande en eau due à l’accroissement de la
population, de l’urbanisation, de l’industrialisation et des besoins pour l’irrigation a fini par
poser des problèmes importants de pollution. La protection de cette ressource rare et
vulnérable constitue, actuellement, l’une des principales préoccupations de notre Pays.
Le suivi de la qualité de l'eau est devenu l'un des outils importants du
développement durable et fournit des informations importantes pour la gestion de l'eau (K.
Srinivasamoorthy et al. 2009).
Pour cette raison, la qualité de l'eau et son analyse sont un sujet important dans les
études des eaux souterraines (N. Aghazadeh, A.A. Mogaddam 2010; T. Subramani et al.
2005), en particulier, lorsque 80% des maladies dans les pays en croissance sont directement
associées à une mauvaise gestion de l’eau et à des conditions d’insalubrité, (UNESCO, 2007).
Les données sur la qualité des eaux souterraines fournissent des indices importants
sur l'histoire géologique des roches et des indications sur la recharge, le mouvement et le
stockage des eaux souterraines. (W.C Walton,1970).
La qualité des eaux souterraines dépend de nombreux facteurs, tels que la géologie,
le degré d'altération chimique de la lithologie dominante, la qualité de l'eau de recharge et les
apports provenant de sources autres que l'interaction eau-roches. (P.A. Domenico, 1972).
Il y a plusieurs types de pollution des eaux ; on cite à titre d’exemple les polluants
primaires : (HCO3-, Ca2+, Cl-, Mg2+, SiO2, Na+, SO42-), secondaires : (NH3+, B+3, F-, Fe2+,
NO3-, K+), tertiaires : (Al, Ba, Br, Cu, Pb, Li ,Mn, P, Zn) et en traces : (Cd, Cr, Co, Hg, Ni,
Sn, Ti). (E. Riboni, 2003).

2 Problématique :
La région de Ain-Azel, au Sud de Sétif, est riche en gisements pollymétalliques dont
la mine zincifère de Chaabet- el- Hamra qui fut découverte en 1900 par J. Savornin. Ce
gisement est du type Mississipy Valley Type (MVT). ([Link], 2001).
Suite à l’inondation qui a touché la mine de Kherzet-Youcef le 02 juin 1990 où la
cause principale de l’innondation de la mine était une faille majeure conductrice, (un drain

1
karstique actif affecté par les mineurs), les travaux de prospection et d’exploitation ont été
arrêtés. Par la suite, et en 1991, l’entreprise des substances ferreuses et non ferreuses (ENOF)
a repris les travaux d’exploration du gisement de Chaabet- el- Hamra pour une éventuelle
exploitation de la mine.

Les données géologiques montrent que ce gisement est formé par des terrains
sédimentaires du Crétacé inférieur, (Hauterivien et Barrémien) recouverts par le Miocène qui
est discordant. (E.R.E.M, 1992).

Du point de vue hydrogéologique, les données montrent l’existence de deux


aquifères. (E.N.O.F, 2003):
 Dans la partie centrale du gisement, il existe une nappe d’eau contenue dans les
formations carbonatées d’âge Hauterivien à perméabilité de fissures.
 Dans la partie Nord-Ouest du gisement, une nappe d’eau est reconnue dans les
formations Barrémiennes. Cet aquifère est associé aux grès dolomitiques.
La nappe aquifère Hauterivienne a été captée par plusieurs forages afin de dénoyer
le gisement par un rabattement de 30 m du niveau d’eau sous le corps minéralisé. Ceci a
permis de continuer les travaux d’exploitation et d’extraction du minerai de zinc.
Par la suite, ces mêmes forages ont joué un autre rôle en alimentant en eau potable
la région de Ain- Azel et ses alentours.
Compte-tenu de la tendance actuelle de l’accroissement de la demande en eau,
notamment dans les régions semi-arides, (Sud Sétifien, tel que Ain- Azel et ses environs), le
problème primordial de trouver de l’eau en quantité suffisante a tendance à minimiser et
même à faire oublier celui de la qualité.

En conséquence, un nombre considérable de forages a été implanté dans la partie


Nord-Ouest du gisement pour capter l’aquifère Barrémien.

Ceci pourrait constituer une sérieuse menace pour la population, le bétail et la


production agricole. Cette situation nous amène à nous poser la question suivante: « Est-ce
qu’il y a un risque de pollution de nature minière et une détérioration de la qualité de l'eau
des deux aquifères ? ».
En conséquence, cette étude est très à propos, car elle évaluera la qualité des eaux
souterraines dans la région et fournira une base de référence pour les futures initiatives de
recherche.

2
Pour cela, ce travail intitulé : « Apport de la géologie, hydrogéologie et des
outils hydrogéochmiques à la connaissance des aquifères du Barrémien et Hauterivien
dans la région Sud Sétifienne », constitue une contri-
bution pour une meilleure connaissance de l’hydrochimie de l’aquifère Barrémien et
Hauterivien du gisement de Chaabet- el- Hamra et la nappe Mio-Plio-Quaternaire de la plaine
de Ain- Azel. L’appréciation de la qualité de l’eau et son aptitude à différents usages sont les
principaux buts à atteindre.

La méthodologie suivie est fondée sur :

A. Une synthèse bibliographique :


 Des études géologiques et hydrogéologiques antérieures, (thèses, mémoires,
publications) relatives à la géologie du Nord-Est Algérien, la géologie des
hautes plaines sétifiennes, la géologie des Monts du Hodna, la géologie
détaillée du gisement de Chaabet- el- Hamra et également les cartes
géologiques et topographiques ;
 Les rapports des travaux de recherche, d’exploration et d’exploitation liés aux
ressources en eau dans la région.
B. Les travaux de terrain :
Plusieurs sorties ont été effectuées sur la région de Ain- Azel, au Sud de Sétif.
Les travaux de terrain ont investigués:
 Le site du gisement de Chaabet- el- hamra où se trouvent les deux batteries de
forage du Barrémien et Hauterivien ;
 Le site du gisement de Kherzet- Youcef où se trouve une autre batterie proche du
gisement ;
 Les sites des forages privés implantés dans la plaine de Ain- Azel,
 Des prélèvements d’échantillons d’eau ont été effectués en 98 emplacements
pour des analyses physico-chimiques ainsi que pour déceler les métaux lourds.
 Des mesures piézométriques ont été initiées en 2 périodes différentes, (2015 et
2016) sur 11 forgaes afin d’élaborer une carte piézométrique de la plaine de Ain-
Azel. Les dits forages étant répartis irrégulièrement sur toute la plaine et qui
servent en grande partie à l’irrigation et aux besoins domestiques.
 Les travaux de laboratoire :
au début et en Avril 2012, six (06) échantillons d’eau ont été analysés au

3
laboratoire de l’ANRH-Constantine, (analyses physico-chimiques et métaux
lourds), prélevés des forages de la nappe Hauterivienne dans le gisement de
Chaabet- el- hamra ;
 Plus tard en Mai 2018, quatre- vingt- dix- huit (98) échantillons d’eau (06 de
l’aquifère Hauterivien, 09 du Barrémien et 83 du Mio-Plio-Quaternaire) ont été
prélevés et analysés au laboratoire de l’ADE- Sétif et au laboratoire de la faculté
des sciences, département de Chimie, UFA Sétif.

Cette étude s’articulera en quatre chapitres :

 Dans le premier chapitre, nous présenterons le cadre géologique dans lequel


nous avons abordé la lithologie et la structure du terrain ;
 Le deuxième chapitre est consacré à l’étude des paramètres hydroclimatiques
de la zone d’étude pour aboutir à l’établissement du bilan hydrique ;
 Le troisième chapitre traite l’hydrogéologie de la zone d’étude par
l’élaboration des cartes piézométriques et l’utilisation des essais de pompage
pour l’évaluation de certains paramètres hydrodynamiques, en l’occurrence, la
transmissivité et la perméabilité ;
 Dans le quatrième chapitre, nous traiterons le chimisme des eaux souterraines
de ces aquifères et leur évolution spatiale à l’aide de la cartographie
hydrochimique ;
 Finalement, nous donnerons une conclusion générale, dans laquelle, nous
mettrons en évidence les résultats auquels nous avons abouti.

4
RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITÉ LAARBI TÉBESSI- TÉBESSA

FACULTÉ DES SCIENCES EXACTES ET DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE


DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE LA TERRE ET DE L’UNIVERS
Thèse
Présentée en vue o
de l’ btention du diplôme de Doctorat en sciences
SPÉCIALITÉ : Géologie
OPTION : HYDROGÉOLOGIE

THÈME
APPORT DE LA GÉOLOGIE, L’HYDROGÉOLOGIE ET DES
OUTILS HYDROGÉOCHIMIQUES À LA CONNAISSANCE DES
AQUIFÈRES DU BARRÉMIEN ET HAUTERIVIEN DE LA RÉGION
SUD-SÉTIFIENNE
*NORD-EST ALGÉRIEN*
Présentée par : Mme Kada Houria

Devant le jury composé de:

Mr. Athamnia.D Professeur- ULT. Tebessa président


Mr. Demdoum. A Professeur- UFAS 1 Sétif Directeur de thèse
Mr. Baali. F Professeur- ULT. Tebessa Co-Directeur de thèse
Mr. Fehdi. N Professeur- ULT. Tebessa Examinateur
[Link]. A Professeur- UBM. Annaba Examinateur
[Link]. M Professeur- UBM. Annaba Examinateur

Année Universitaire : 2021- 2022


REMERCIEMENTS
Tout d’abord et avant tout, je tiens à remercier en premier
lieu, , le Clément et le Miséricordieux de m’avoir donné la
force, le courage et la patience d’accomplir mon travail dans les
meilleures conditions.
Cette thèse n’aurait pu ètre rélisée sans l’aide, la
compréhension et la patience de ceux qui ont contribué
scientifiquement et moralement à son aboutissement. Je voudrais
remercier respectueusement les personnes qui m’ont ouvert les
portes du savoir, je leurs serais toujours très reconaissante.
Au terme de cette étude, je tiens à remercier chaleureusement
mes directeurs de thèse, et
pour la confiance qu’elle m’a accordée en acceptant d’encadrer
cette thèse. Je tiens également à saluer ses disponibilités durant
toute ces années.
Je voudrais remercier vivement les membres du jury pour
l’interet qu’ils accordent à mon travail.
Je remercie pour l’honneur qu’il me fait
en présidant le jury.
Je suis sensible à l’honneur que m’ont fait
pour m’avoir honoré de leur présence en acceptant de juger ce
travail.
Je remercie de me faire le plaisir
d’accepter d’examiner cette thèse.
Comme je remercie de me faire le plaisir
d’examiner mes travaux.
Je souhaite remercier infiniment (Subdivisionnaire
de l’ADE-Ain Azel avec son équipe de techniciens) et
(Ingénieur hydrogéologue à l’ANRH) pour leur disponibilité et
ses encouragements, ainsi que pour leur aide en opération
d’échantillonnage et d’analyse.
Mes remerciements s’adressent également à ,
Docteur à l’UFAS, Faculté des Sciences, Département de Chimie pour
les analyses des métaux lourds par SAA.
Je remercie considérablement mon père d’avoir
été présent lorsque j’avais besoin de lui, notamment lors de mes
déplacements pour faire l’opération d’échantillonage.
Je tiens aussi à exprimer mes reconnaissances à
Docteur à l’UFAS, Institut d’Architecture et Sciences de
la Terre, Département de Géologie pour ses réponses argumentées et
judicieuses aux questionnements divers et pour m’avoir ouvert de
nouveaux horizons scientifiques en hydrogéologie.
Toute ma gratitude à Enseignant Chercheur à
l’UFAS, Institut d’Architecture et Sciences de la Terre,
Département de Géologie pour son aide précieuse et son assistance
louable.
Je souhaite remercier particulièrement mon
Enseignant et mon Promoteur de l’Ingéniorat, pour sa disponibilité
et ses encouragements.
Tout mes remerciements à Enseignant Chercheur à
l’UFAS, Institut d’Architecture et Sciences de la Terre,
Département de Géologie pour ses orientations et ses suggestions à
titre indicatif.
Je présente mes sincères remerciements à mes , que
j’ai eu à encadrer à qui j’ai appris des choses mais qui m’en ont
beaucoup appris. Ce travail a été rendu possible en partie grace à
leur collaboration.
Je transmets du fond du cœur mes plus vifs remerciements à ma
deuxième mère , mes et mes sœurs et pour
leur collaboration.
Enfin, je ne saurai oublier dans mes remerciements mon époux
qui a supporté mes préoccupations et mon stress ainsi que
mes deux enfants et , je
leur dédie cette humble œuvre.

Houria
RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITÉ LAARBI TÉBESSI- TÉBESSA

FACULTÉ DES SCIENCES EXACTES ET DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE


DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE LA TERRE ET DE L’UNIVERS
Thèse
Présentée en vue o
de l’ btention du diplôme de Doctorat en sciences
SPÉCIALITÉ : Géologie
OPTION : HYDROGÉOLOGIE

THÈME
APPORT DE LA GÉOLOGIE, L’HYDROGÉOLOGIE ET DES
OUTILS HYDROGÉOCHIMIQUES À LA CONNAISSANCE DES
AQUIFÈRES DU BARRÉMIEN ET HAUTERIVIEN DE LA RÉGION
SUD-SÉTIFIENNE
*NORD-EST ALGÉRIEN*
Présentée par : Mme Kada Houria

Devant le jury composé de:

Mr. président
Mr. Demdoum. A Professeur-Université de Sétif1 Directeur de thèse
Mr. Baali. F Professeur-Université de Tébessa Co-Directeur de thèse
Mr. Examinateur
Mr. Examinateur

Année Universitaire : 2021- 2022


REMERCIEMENTS
Tout d’abord et avant tout, je tiens à remercier en
premier lieu, , le Clément et le Miséricordieux de m’avoir
donné la force, le courage et la patience d’accomplir mon
travail dans les meilleures conditions.
Cette thèse n’aurait pu ètre rélisée sans l’aide, la
compréhension et la patience de ceux qui ont contribué
scientifiquement et moralement à son aboutissement. Je voudrais
remercier respectueusement les personnes qui m’ont ouvert les
portes du savoir, je leurs serais toujours très reconaissante.
Au terme de cette étude, je tiens à remercier
chaleureusement mes directeurs de thèse, et
pour la confiance qu’ils m’ont accordée en
acceptant d’encadrer cette thèse. Je tiens également à saluer
leur disponibilité durant toute ces années.
Je voudrais remercier vivement les membres du jury pour
l’interet qu’ils accordent à mon travail.
Je remercie pour l’honneur qu’il me fait en
présidant le jury.
Je suis sensible à l’honneur que m’ont fait Dr ,
maitre Dr. à l’université de , pour m’avoir honoré de
leur présence en acceptant de juger ce travail.
Je remercie de me faire le plaisir d’accepter
d’examiner cette thèse.
Comme je remercie de me faire le plaisir
d’examiner mes travaux.
Je remercie aussi d’avoir accepté de juger
cette thèse.
Je remercie infiniment (Subdivisionnaire de
l’ADE-Ain-Azel avec son équipe de techniciens) et
(Ingénieur hydrogéologue à l’ANRH) pour leur disponibilité
et leurs encouragements, ainsi que pour leur aide en
opération d’échantillonnage et d’analyse.
Mes remerciements s’adressent également à
, Docteur à l’UFAS, Faculté des Sciences, Département de
Chimie pour les analyses des métaux lourds par SAA.
Je remercie considérablement mon père d’avoir
été présent lorsque j’avais besoin de lui, notamment lors de mes
déplacements pour faire l’opération d’échantillonage.
Je tiens aussi à exprimer mes reconnaissances à
Docteur à l’UFAS, Institut d’Architecture et des
Sciences de la Terre, Département de Géologie pour ses réponses
argumentées et judicieuses aux questionnements divers et pour
m’avoir ouvert de nouveaux horizons scientifiques en
hydrogéologie.
Toute ma gratitude à Enseignant- Chercheur
à l’UFAS, Institut d’Architecture et des Sciences de la Terre,
Département de Géologie pour son aide précieuse et son
assistance louable.
Je souhaite remercier particulièrement mon
Enseignant et mon Promoteur de l’Ingéniorat, pour sa
disponibilité et ses encouragements.
Tout mes remerciements à Enseignant-
Chercheur à l’UFAS, Institut d’Architecture et des Sciences de
la Terre, Département de Géologie pour ses orientations et ses
suggestions à titre indicatif.
Je présente mes sincères remerciements à mes , que
j’ai eu à encadrer à qui j’ai appris des choses mais qui m’en
ont beaucoup appris. Ce travail a été rendu possible en partie
grace à leur collaboration.
Je transmets du fond du cœur mes plus vifs remerciements à
ma deuxième mère , mes et mes sœurs et
pour leur collaboration.
Enfin, je ne saurai oublier dans mes remerciements mon
époux qui a supporté mes préoccupations et mon stress
ainsi que mes deux enfants et
, je leur dédie cette humble œuvre.

Houria
‫الملخص‪:‬‬
‫تعرف والية سطيف في الفترة األخيرة موجة جف اف حادة وشحا كبيرا في كمية تساقط االمطار و الثلوج‪،‬‬

‫وبدرجة اكبر المناطق الجنوبية منها‪ ،‬و بالخصوص منطقة عين أزال التي تتميز بمناخها الشبه جاف‪ ،‬مما أدى الى‬

‫تراجع رهيب في مستوى المياه الجوفية المسجل في االبار الق ليلة العمق‪ ،‬و التي كانت هي الملجأ الوحيد لسكان‬

‫المنطقة بغية التزود بالمياه الصالحة للشرب وكذا سقي األراضي الزراعية‪ ،‬وال سيما ان المنطقة ف الحية‪.‬‬

‫و بما ان المنطقة تزخر بعدة مناجم للرصاص و الزنك كالشعبة الحمراء وخرزة يوسف‪ ،‬واللذان بدورهما‬

‫يحويان كميات كبيرة من المياه الجوفية و التي شكلت عائق ا كبيرا في عملية االستغالل المنجمي‪ ،‬فقد تم حفر‬

‫عدة ابار ارتوازية بغية خفض منسوب المياه لمواصلة اشغال االستغالل المنجمية‪ ،‬وكذا تزويد المنطقة بالمياه‬

‫الصالحة للشرب و سقي األراضي الزراعية‪.‬‬

‫وبهدف دراسة نوعية هذه المياه ومدى صالحيتها للشرب والسقي بما انها في منطقة منجمية‪ ،‬فقد‬

‫أجريت عدة حمالت معاينة (‪ )2102 -2102‬اين تمت معاينة كل من طبقة المياه الجوفية الهوتيرفيانية‬

‫بالشعبة الحمراء‪ ،‬والبارميانية في كل من الشعبة الحمراء و خرزة يوسف‪ ،‬وكذا الميو بليو كواترنارية بمنطقة عين‬

‫أزال من خالل اجراء جملة من التحاليل الفيزيائية (‪ ،)T°,pH, CE, RS‬الكيميائية (‪K+,HCO3-,SO42-,Cl-‬‬

‫‪ )Ca 2+,Mg 2+ ,Na+, ,NO3-‬وكذا المعادن الثقيلة (‪ ،)Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb‬اين استعملت نتائجها‬

‫في استنباط عدة معايير‪. RC، HQ، ADD، Cd، HEI ، HPI، SAR، KR، IP ،RSC, MH ، SSP :‬‬

‫وكنتيجة اساسية لهذا العمل ف ان المياه الجوفية لهذين الطبقتين المائيتين العميقتين الموجودتين في‬

‫تركيبات جيولوجية من عمر الحقبة الطباشرية السف لية (هوتيريفيان وباريميان)‪ ،‬و كذا المسطح المائي العلوي‬

‫الميو بليو كواترناري‪ ،‬تعرف درجة من التلوث تمنعها من ان تكون صالحة للشرب او السقي‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬هوتريفيان‪ ،‬باريميان‪ ،‬طبقة مياه جوفية‪ ،‬نوعية‪ ،‬سطيف‪ ،‬عين أزال‬
Abstract:

The wilaya of Setif has recently experienced a severe drought and a great
scarcity of precipitation and snow, and to a greater extent the southern areas, and
in particular the region of Ain-Azel, which is characterized by its semi-arid
climate, this has led to a terrible drop in the level of groundwater recorded in the
shallow wells, which were the only refuge for the inhabitants of the region to
provide drinking water as well as irrigation of fertile land, especially since the
area is agricultural.
Since the area is full of several lead and zinc mines, such as Chaabet –el-
Hamra and Kherzet-Youcef, which in turn contain large amounts of
groundwater, which have been a major obstacle in the mining process, several
wells were drilled to lower the piezometric level to continue mining, as well as
to provide the region with drinking water and irrigation.
In order to study the quality of these waters and their suitability for consumption
and irrigation since they are located in a mining area, several sampling
campaigns were conducted (2012-2018) for the Hauterivian aquifers in the
Chaabet-el-Hamra deposit, Barremian in the Chaabet-el-Hamra and Kherzet-
Youcef deposit, as well as the Mio-Plio-Quaternary in the Ain-Azel plain, in
order to carry out a series of analyses: physical (T°, pH, EC, TDS), chemical (Ca
2+
,Mg 2+ ,Na+ ,K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3- ) as well as heavy metals (Cr, Fe, Mn,
Zn, Cu, Pb ), where their results were used in the estimation of several indices:
SSP ,RSC, MH ,KR, IP, SAR, HPI, HEI , Cd, ADD, HQ and RC.
As a key result of this work, the groundwater of these two deep aquifers,
Hauterivian and Barremian, and the groundwater of the Mio-Plio-Quaternary,
experience a degree of pollution that prevents it from being drinkable or to be
used for irrigation.

Key words: Hauterivian, Barremian, Aquifer, Quality, Setif, Ain- Azel.


Résumé :

La wilaya de Sétif a récemment connu une grave sécheresse et une grande


rareté des précipitations et de la neige, et dans une plus grande mesure dans les
zones méridionales, et en particulier la région de Ain- Azel, qui se caractérise
par son climat semi-aride, ce qui a entraîné un terrible rabattement du niveau des
eaux souterraines enregistré dans les puits de faible profondeur, qui étaient le
seul refuge pour les habitants de la région afin de fournir de l’eau potable, ainsi
que l’irrigation des terres fertiles, d’autant plus que la zone est agricole.
Étant donné que la zone regorge de plusieurs mines de plomb et de zinc,
telles que Chaabet –el-Hamra et Kherzet- Youcef, qui contiennent à leur tour de
grandes quantités d’eau souterraine, qui ont été un obstacle majeur dans le
processus d’exploitation minière, plusieurs forages ont été forés afin de rabattre
le niveau piézométrique pour poursuivre l’exploitation minière, ainsi que pour
fournir à la région de l’eau potable et d’irrigation.
Afin d’étudier la qualité de ces eaux et leur aptitude à la consommation, et
à l’irrigation puisqu’elles se trouvent dans une zone minière, plusieurs
campagnes d’échantillonnage ont été menées (2012-2018), pour les aquifères
Hauterivien dans le gisement de Chaabet-el-Hamra, Barrémien dans le gisement
de Chaabet-el-Hamra et Kherzet-Youcef, ainsi que le Mio-Plio-Quaternaire dans
la plaine de Ain- Azel, afin de réaliser une série d’analyses : physiques (T°, pH,
CE, RS), chimiques (Ca 2+,Mg 2+ ,Na+ ,K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3- ) ainsi que des
métaux lourds (Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb ), où leurs résultats ont été utilisés dans
l’estimation de plusieurs indices: SSP ,RSC, MH ,KR, IP, SAR, HPI, HEI , Cd,
ADD, HQ et RC.
Et comme résultat- clé de ce travail, les eaux souterraines de ces deux
aquifères profonds, Hauterivien et Barrémien, et la nappe d’eau superficielle du
Mio-Plio-Quaternaire, connaissent un degré de pollution qui l’empêche d’être
potable ou à utiliser pour l’irrigation.

Mots clés : Hauterivien, Barrémien, Aquifère, Qualité, Sétif, Ain- Azel.


SOMMAIRE
SOMMAIRE
LISTE DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
AVANT PROPOS Page
1. Introduction 1
2. Problématique 1
A. Une synthèse bibliographique 3
B. Les travaux de terrain 3
C. Les travaux de laboratoire 4
PREMIER CHAPITRE/ CADRE GÉOLOGIQUE Page
I.1. Introduction ……………………………………………………………………… 5
I.2. Localisation géographique de la zone d’étude …………………………………. 5
I.3. La géomorphologie ………………………………………………………………. 5
I.4. Le cadre climatique ……………………………………………………………… 8
I.5. Le couvert végétal ……………………………………………………………….. 8
I.6. Le cadre socio-économique ……………………………………………………... 8
I.7. La géologie de la zone d’étude ………………………………………………….. 8
I.7.1. La géologie régionale ……………………………………………………….. 8
I.7.1.1 Domaine interne ……………………………………………………… 10
I.7.1.2 Domaine des Flyschs ………………………………………………. 13
I.7.1.3 Domaine externe (le Tell) ……………………………………………. 14
I.7.2. Les phases tectoniques ……………………………………………………… 21
I.7.2. 1. Les phases tectoniques mésozoïques ………………………………… 21
I.7.2. 2. Les phases tectoniques tertiaires ……………………………………… 22
I.7.2. 3. La tectonique récente ………………………………………………….. 24
I.8. La géologie locale ………………………………………………………………. 24
I.8. 1. La stratigraphie des Monts du Hodna…………………………………...….. 24
I.8. [Link] terrains triasiques …………………………………………………. 26
I.8. 1.2. Ensemble parautochtone et autochtone Hodnéen ……………….. 26
I.8. 1.3. Séries à Jurassiques intermédiaires de l'unité inférieure de Djebel 32
Kalaoun …………………………………………………………....
I.8. 1.4. Ensemble allochtone Sud-Sétifien ………………………………….. 33
I.8. 2. La tectonique des monts du Hodna …………………………………… 37
I.8. 3. Les phases tectoniques …………………………………………………. 39
I.8. 4. La stratigraphie du gisement de Chaabet el Hamra ………………. 43

I.8. 5. La tectonique du gisement de Chaabet el Hamra ……………………… 47


I.9. Conclusion ………………………………………………………………………. 49

DEUXIÈME CHAPITRE/ HYDROCLIMATOLOGIE Page


II.1. Introduction ……………………………………………………………………… 50
II.2 Le bassin versant de la zone d’étude…………………………………………….. 51
II.3 Étude morphométrique ………………………………………………………….. 51
II. 3.1 Les caractéristiques morphométriques du sous bassin…………………… 51
II. 3.2 Indice de compacité ou coefficient de Gravelius (Kc)……………………. 53
II. 3.3 Recherche d’un modèle de représentation…………………………………. 53
II.3.4 Caractéristiques des altitudes……………………………………………… 54
II.3.5 Altitude médiane H50%......................................................................... 56
II.3.6 Dénivelée simple D…………………………………………………………… 57
II.3.7 Indice de pente et relief……………………………………………………… 57
II.3.8 Indice de pente globale Ig…………………………………………………… 57
II.3.9 Carte des pentes ……………………………………………………………… 57
II.4 Caractéristiques du réseau hydrographique……………………………………. 58
II.5 Récapitulation des caractéristiques morphométriques…………………………. 59
II.6 L’étude hydroclimatique………………………………………………………….. 60
II.7 Données de l’O.N.M……………………………………………………………… 61
II.7.1 Les précipitations…………………………………………………………… 61
II.7.2 Étude des précipitations de la station de Ain Azel…………………………. 62
II.7.2.1 Variation des précipitations dans le temps……………………………. 62
II. [Link] Précipitations moyennes mensuelles………………….. 62
II. [Link] Précipitations moyennes annuelles…………………… 63
II. [Link] Variation des précipitations dans l’espace……………. 64
II. 7.3 Température de l’air…………………………………………………………. 64
II. 7.3.1 Variation de la T° de l’air dans le temps…………………………… 64
II. 8 Courbe ombrothermique……………………………………………………...… 65
II. 9 Détermination de l’humidité du sol (méthode d’Euverte)…………………… 66
II. 10 Indice d'aridité ………………………………………………………………… 67
II. 11 L’indice climatique…………………………………………………………….. 68
II. 12 Évapotranspiration potentielle et réelle……………………………………….. 68
II.12.1 L'évapotranspiration réelle ………………………………………………. 68
II.12.1.1 Formule de L. Turc………………………………………………… 68
II.12.1.2 Formule de Coutagne…………………………………………….. 69
II.12.1.3 L’abaque de Wundt…………………………………………….. 69
II.12.1.4 Abaque de P. Verdeil ……………………………………………….. 70
II.12.2 L'évapotranspiration potentielle ETP…………………………………... 70
II.13 Bilan hydrique selon Thornthwaite …………………………………………… 72
II.13.1 Calcul des réserves facilement utilisables RFU…………………………… 72
II.14 Bilan hydrologique…………………………………………………………….. 74
II.14.1 Estimation du ruissellement annuel ………………………………………. 74
II.14.2 Infiltration ………………………………………………………………….. 75
II.15 Conclusion……………………………………………………………………… 75

TROISIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOLOGIE Page


III.1. Introduction …………………………………………………………………….. 77
III.2. Aperçu sur l’hydrogéologie de la région de Sétif ………………………. 77
III.3. Contexte hydrogéologique de Ain Azel ……………………………………….. 78
III.3.1. Aquifère superficiel du Mio-Plio-Quaternaire ………………………….. 78
III.3.2. Aquifère profond (Crétacé inférieur) ……………………………………. 79
III.4. Inventaire des points d’eau …………………………………………………… 79
III.5. Interprétation de la carte piézométrique ……………………………………… 81
III.5.1 Pour la première compagne (Juin 2015) …………………………………… 81
III.5.1 Pour la deuxième compagne (Mai 2016) …………………………………… 81
III.6. Gradient hydraulique …………………………………………………………... 81
III.7. Contexte hydrogéologique du gisement de Chaabet el Hamra ……………… 84
III.8. Inventaire des points d’eau …………………………………………………… 85
III.9. Interprétation de la carte piézométrique ……………………………………… 86
III.10. Gradient hydraulique …………………………………………………………. 86
III.11. Les paramètres hydrodynamiques …………………………………………… 89
III.12. Conclusion ……………………………………………………………………... 91
QUATRIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOCHIMIE Page
IV.1. Introduction ……………………………………………………………………. 92
IV.2. Échantillonnage et analyse des eaux souterraines …………………………… 92
IV.3. Les compagnes de prélèvement d’eau ………………………………………… 93
IV.3.1. Avril 2012 …………………………………………………………... 93
IV.3.1.1 Résultats et discussion……………………………………………. 95
 Caractéristiques hydrochimiques ………………………….. 95

 Paramètres physiques …………………………………….. 96

 Paramètres chimiques …………………………………….. 97

IV.3.1.2. Analyse en composantes principales …………………………… 98


IV.3.1.3. Métaux lourds ………………………………………………… 99
IV.3.1.4. Mécanismes contrôlant la chimie des eaux souterraines …….. 100
IV.3.1.5. Eaux souterraines pour l'irrigation…………………………….. 103
A Ratio d'absorption du sodium (SAR)……………………….. 103
B Diagramme de Wilcox ………………………………………. 104
C Pourcentage de sodium soluble (SSP)……………………… 105
D Carbonate de sodium résiduel (RSC)………………………. 106
E Indice de perméabilité (PI) …………………………………. 106
F Risque de magnésium (MH) ………………………………… 106
G Rapport de Kelly (KR) ……………………………………… 107
IV.3.2. Période de Mai 2018 ……………………………………………………. 107
IV.3.2. 1 Points échantillonnés ……………………………………………. 107
IV.3.2. 2 Méthode de prélèvement et conservation des échantillons …… 107
IV.3.2. 3 Méthodes d’analyses …………………………………………….. 108
 Mesures in situ : paramètres physiques ………………………. 108
 Teneurs en éléments majeurs et mineurs : analyses chimiques 108
 Teneurs des métaux lourds ……………………………………. 108
IV.3.2. 4 Caractérisations hydrochimiques ……………………………….. 110
IV.3.2. 5. Les principaux paramètres physico-chimiques ………………… 110
 La température de l’eau ……………………………………. 110
 pH de l’eau…………………………………………………… 110

 La conductivité électrique (CE) ……………………………. 110

 Les éléments chimiques majeurs …………………………….. 111

IV.3.2. 6 Diagramme de Gibbs ………………………………………………… 115


IV.3.2. 7 Faciès chimiques des eaux …………………………………………… 116
IV.3.2. 8 Corrélation entre les éléments majeurs …………………………….. 121
IV.3.2. 8.1 ACP pour les eaux Hauteriviennes ……………………….. 121
IV.3.2. 8.2 ACP pour les eaux Barrémiennes…………………………... 121
IV.3.2. 8.3 ACP pour les eaux du Mio-Plio-Quaternaire …………… 123
IV.3.2. 9 Relations binaires entre les éléments majeurs …………………….. 124
IV.3.2. 9.1 L’aquifère Hauterivien …………………………………… 124
2+ 2+
 Couple Ca /Mg - Conductivité …………………….. 124

 Couple Mg2+- Na+ …………………………………… 124

 Couple SO42- -Cl- ……………………………………. 125

 Couple Ca2+- SO42- ………………………………….. 125

 Couple Mg2+- SO42- ………………………………….. 125

 Couple Ca2+- Cl- ……………………………………... 126

 Couple Mg2+- Cl- …………………………………….. 126

 Couple Ca2+ -HCO3- - SO42- …………………………. 127

IV.3.2. 9.2 L’aquifère Barrémien ………………………………………. 127


 Couple SO42- -Cl- …………………………………….. 127

 Couple SO42- / Cl- - Conductivité …………………… 127

 Couple Ca2+/Mg2+- Conductivité ……………………… 128

 Couple Mg2+- Na+ …………………………….………. 129

 Couple Ca2+- SO42- …………………………………….. 129

 Couple Mg2+- SO42- ………………………………….. 130

 Couple Ca2+- Cl- ………………..……………………… 130


 Couple Mg2+- Cl- …………………………………….. 130

 Couple Ca2+- Mg2+ …………………………………….. 131

 Couple Ca2+ -HCO3- -SO42-……………………….……. 131

 Diagramme Ca2+/ (HCO3- +SO42-) – Na+/Cl- ………..… 131

 Diagramme Mg2+/ (HCO3- +SO42-) – Na+/Cl- …………. 132

IV.3.2. 10 Qualité des eaux à la consommation humaine et à des fins


d’irrigation……………………………………………………………………….. 133
IV.3.2. 11 Aptitude des eaux à l’irrigation ………………………………….. 138
A Kelly ratio (KR) …………………………………………………… 138

139
B Sodium absorption ratio (SAR)…………………………………
C Residual Sodium Carbonate (RSC) ………………………………. 140
D Soluble Sodium Percentage (SSP)…………………………………. 141
E Permeability Index (PI) …………………………………………….. 142
F Magnesium Hazard (MH) ………………………………………….. 143
G Le diagramme de Wilcox …………………………………………. 144
IV.3.2. 12. Les métaux lourds …………………………………………………… 145
IV.3.2. 13. Estimation des indices d’évaluation de la pollution…………………. 148
IV.3.2. 14. Paramètres d’évaluation des risques pour la santé ………………….. 152
IV.3.2. 15. Analyse statistique multi-variée ……………………………………… 154
IV.4 Conclusion ………………………………………………………………………. 157

Page
CONCLUSION GÉNÉRALE ……………………………………………………. 160
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
L
ISTES DES

T
ABLEAUX ET F IGURES
LISTE DES FIGURES
PREMIER CHAPITRE/ CADRE GÉOLOGIQUE Page
Figure I.1. Localisation géographique de la zone d’étude (Google Maps, 2020)…………………… 6
Figure I.2. Image satellitaire en combinaison des bandes 321 montrant les massifs 7
montagneux…………………………………………………………………………………………..
Figure I.3: Localisation des principales unités géologiques des Maghrébides (A. Domzig, 2006). 9
……………………………………………………………………………………………
Figure I.4: Position des différentes unités géologiques des Maghrébides (A. Domzig, 2006)……… 9
Figure I.5. Les différentes unités de la chaine des Maghrébides (D’après M. Durand Delga, 11
1969)………………………………………………………………………………………………….
Figure I.6. Contexte structural du domaine d’étude (D’après W. Wildi, 1983)………………........ 11
Figure I.7. Coupe géologique schématique expliquant les relations structurales et sédimentaires 19
entre le Néritique et les Sellaoua (M. Chadi et al, 1999 ; in : A. Mezerzi, 2015)…………………....
Figure I.8. Les principaux massifs des Monts du Hodna (A. Khaldi, 1987) ………………………. 20

Figure I.9. Localisation des structures et des formations imputables à la tectonique priabonienne 23
(J. M. Vila, 1980) In A. Mezarzi, 2015 ……………………………………………………………
Figure I.10. Représentation schématique des principaux effets de la néotectonique (J. M. Vila, 25
1980) In Mezarzi, 2015 …………………………………………………………………………….
Figure I.11. Schéma structural de la région de Sétif montrant le cadre de la géologie régionale de 27
la zone d’étude (J. M. Vila, 1980) …………………………………………………………………..
Figure I.12. Carte géologique de la région d’étude, extrait de la carte géologique de Ain- Azel et 29
Ain- Lahdjar, 1/50000 (J.M. Vila, 1980). …………………………………………………………..
Figure I.13 Colonne lithostratigraphique des massifs des Monts du Hodna (Compilation faite par 31
A. Boutaleb, 2001 à partir des travaux de J. Glaçon, 1967; R. Guiraud 1973; J. [Link], 1980).
……………………………………………………………………………………………
Figure. I.14 : Log lithostratigraphique de l’écaille inférieure de Djebel Kalaoun (J. M. Vila, 33
1980)………………………………………………………………………………………………….
Figure I.15. Corrélation des séries typiques de l’ensemble allochtone Sud-Sétifien (J. M. Vila, 37
1980) …………………………………………………………………………………………….
Figure I .16 Coupe interprétative au 1/50.000 (Extrait de la carte géologique de Ain- Lahdjar au 38
1/50.000. [Link] ,1977)…………………………………………………………………………..

Figure I.17 : Coupe interprétative au 1/50.000 (Extrait de la carte géologique de Ain- Azel au 41
1/50.000. D'après J. M. Vila ,1977)……………………………………………………………..

Figure I.18 : Coupe géologique schématique de la région de Kherzet- Youcef (J. Glaçon, 1956) in 42
L. Attoucheik, 2006 ………………………………………………………………………….

Figure I.19. Carte géologique du gisement de Chaabet- el- Hamra (e : 1/2000, E.R.E.M, 1992) 43
Figure I.20. La colonne lithostratigraphique du gisement de Chaabet- el- Hamra (E.R.E.M, 1990) 46
……………………………………………………………………………………………………….
Fig. I. 21. Rosace du gisement de Chaabet el Hamra……………………………………………….. 48

DEUXIÈME CHAPITRE/HYDROCLIMATOLOGIE Page


Figure II.1 : Bassins hydrographiques de l’Algérie orientale (A. Mebarki, 2005)………………... 50
Figure. II.2 Le bassin versant des hauts plateaux constantinois………………………………… 52
Figure. II.3 L’orographie du sous bassin versant de la zone d’étude. …………………………... 54
Figure. II.4 La courbe hypsométrique du sous bassin versant de la zone d’étude………………... 55
Figure. II. 5 MNA du sous bassin versant de la zone d’étude…………………………………….. 56
Figure. II. 6 Carte des pentes du sous bassin versant de la zone d’étude…………………………. 58
Figure. II.7 Le réseau hydrographique du sous bassin versant de la zone d’étude………………. 59
Figure II.8 : Carte simplifiée des zones bioclimatiques de l’Est algérien (A) (M. Côte, 1998a) In
60
A. Mebarki, 2005 et Climagramme d’Emberger (B) In M. Z. Belhadj, 2017…………………….
Figure. II.9 Carte des précipitations annuelles moyennes de l’Est algérien (Établie d’après
A.N.R.H., 1993 : données moyennes de 60 ans, périodes du 1 er septembre 1921 au 31 Août
62
1960 et du 1er Septembre 1968 au 31 Août 1989)……………………………………………….

[Link].10 Histogramme des précipitations moyennes mensuelles (Station de Ain Azel, période
63
de 1984- 2011)……………………………………………………………………………………..
Figure. II.11. Histogramme des précipitations moyennes annuelles (Station de Ain Azel, période
63
de 1984- 2011) …………………………………………………………………………………….
Figure. II.12 Les températures moyennes mensuelles (Station de Sétif, période de 2000- 2011). 65
Figure. II.13 Courbe ombrothermique (Température: Station de Sétif, période 2000-2011et
66
(Précipitation: Station de Ain Azel, période 2000-2011)…………………………………………..
Figure II.14 Abaque de l’Indice d’aridité annuel de De Martone ……………………………. 67
Figure II.15 Évaluation des éléments et déficit en fonction de la température et des précipitations
71
(Abaque de Wundt modifié par Coutagne)………………………………………………………...
Figure II.16 Abaque pour le calcul du déficit d’écoulement Algérie, d’après P. Verdeil, 1988….. 71
Figure II.17 Paramètres mensuels du bilan hydrique de Thornthwaite, station de Ain Azel …….. 74

TROISIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOLOGIE Page


Figure. III.1 Carte schématique descriptive des principales nappes aquifères existantes à travers la
région de Sétif, (DREWS, 2011)…………………………………………………………………...
78

Figure III.2 : Carte d’inventaire des points d’eau dans la région de Ain Azel (d’après la carte 80
géologique de Ain Azel, feuille n°143, et Ain Lahdjer feuille n° 144, Échelle 1/50000) ………….
Figure III.3 : Carte piézométrique de Ain Azel (Juin 2015)………………………………………… 82
Figure III.4 : Carte piézométrique de Ain Azel (Mai 2016). ……………………………………….. 83
Figure III.5 : Coupe hydrogéologique dans la partie centrale du gisement touchant l’aquifère
Hauterivien. …………………………………………………………………………………………
85

Figure III.6 : Coupe hydrogéologique dans la partie Nord- Ouest du gisement touchant l’aquifère
Barrémien …………………………………………………………………………………………...
85

Figure III.7: Carte d’inventaire des points d’eau du gisement de Chaabet el Hamra (Juin 1990) …. 87
Figure III.8: Carte piézométrique du gisement de Chaabet el Hamra (Juin 1990) …………………. 88

QUATRIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOCHIMIE Page


Fig. IV.1. Localisation des forages testés de l’aquifère Hauterivien sur la carte géologique du
gisement de zinc de Chaabet el Hamra (Tirée du rapport E. R. E. M, 1992). ……………………… 94

[Link].2. Diagramme de Piper des eaux Hauterivienne de la zone d’étude (Avril 2012) …………. 102
[Link].3. Diagramme de Schoeller des eaux Hauterivienne de la zone d’étude (Avril 2012) …….. 102
[Link].4. Diagramme de Gibbs (Avril 2012) ……………………………………………………… 103
[Link].5. Diagramme de Wilcox pour les eaux Hauterivienne de la mine de Chaabet el Hamra….. 105
Figure IV.6. Inventaire des points d’eau prélevés (a: vue totale des sites des forages visités de la
plaine de Ain Azel, b : zoom-avant sur les points des deux aquifères Barrémien et Hauterivien du
gisement de Chaabet el Hamra)…………………………………………………… 109
Figure IV.7. Contribution relative des ions à la minéralisation totale des eaux Barrémienne……. 112
Figure IV.8. Contribution relative des ions à la minéralisation totale des eaux Hauterivienne …… 112
Figure IV.9. Diagramme de Gibbs des eaux Hauteriviennes (Mai 2018)…………………………. 115
Figure IV.10. Diagramme de Gibbs des eaux Barrémiennes (Mai 2018) ……………………….. 116
Figure IV.11. Diagramme de Gibbs des eaux du Mio-Plio-Quaternaire (Mai 2018)……………….. 116
[Link].12. Diagramme de Piper (aquifère Barrémien) Mai 2018 ………………………………….. 118
[Link].13. Diagramme de Piper (aquifère Hauterivien) Mai 2018 …………………………………. 118
[Link].14 a,b, c. Diagramme de Piper (aquifère Mio-Plio-Quaternaire) Mai 2018 ……………… 119
[Link].15. Faciès chimiques des eaux de la zone d’étude (Mai 2018)……………………………… 120
2+ 2+
Figure IV.16. Relation Ca /Mg -CE…………………………………………………………….. 124
Figure IV.17. Relation Ca - Na ……………………………………………………………………
2+ +
124
Figure IV.18. Relation Mg - Na …………………………………………………………………...
2+ +
125
Figure IV.19. Relation SO42- -Cl ……………………………………………………………………
-
125
Figure IV.20. Relation Ca - SO4 ………………………………………………………………….
2+ 2-
126
Figure IV.21. Relation Mg - SO4 …………………………………………………………………
2+ 2-
126
Figure IV.22. Relation Ca2+- Cl- ……………………………………………………………………. 126
Figure IV.23. Relation Mg - Cl ……………………………………………………………………
2+ -
126
Figure IV.24. Relation Ca -HCO3 ……………………………………………………………….
2+ -
127
Figure IV.25. Relation Ca -HCO3 - SO4 ………………………………………………………
2+ - 2-
127
Figure IV.26. Relation Cl- - SO42- ………………………………………………………………… 128
Figure IV.27. Relation SO42- / Cl - CE …………………………………………………………..
-
128
Figure IV.28. Relation Ca /Mg - CE …………………………………………………………
2+ 2+
129
Figure IV.29. Relation Ca - Na ………………………………………………………………….
2+ +
129
Figure IV.30. Relation Mg2+- Na+ ………………………………………………………………… 129
Figure IV.31. Relation Ca - SO4 …………………………………………………………………
2+ 2-
129
Figure IV.32. Relation Mg - SO4 ……………………………………………………………….
2+ 2-
130
Figure IV.33. Relation Ca - Cl ……………………………………………………………………
2+ -
130
Figure IV.34. Relation Mg2+- Cl- ………………………………………………………………….. 131
Figure IV.35. Relation Ca - Mg ………………………………………………………………
2+ 2+
131
Figure IV.36a. Évolution du calcium ……………………………………………………………… 132
Figure IV.36b. Évolution du calcium 132
Figure IV.37. Échange de base….……………………………………………………………… 132
Figure IV.38. Échange de base …………………………………………………………………….. 132
Figure IV.39. Représentation des eaux_ Hauteriviennes, Barrémiennes et du Moi-Plio-Quaternaire 135
sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff (Mai 2018) ………………………………………….
Figure IV.40. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff (Mai
2018) des eaux de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire …………………………………… 136
Figure IV.41. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff (Mai 2018) des
eaux de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire …………………………………………………………… 137
Figure IV.42. Histogramme des valeurs du KR des différents points d’eau ……………………….. 138
Figure IV.43. Histogramme des valeurs du SAR des différents points d’eau ……………………… 139
Figure IV.44. Histogramme des valeurs du RSC des différents points d’eau ……………………… 140
Figure IV.45. Histogramme des valeurs du SSP des différents points d’eau ………………………. 141
Figure IV.46. Histogramme des valeurs du PI des différents points d’eau ………………………… 142
Figure IV.47. Histogramme des valeurs du MH des différents points d’eau ………………………. 143
Figure IV. 48. Classification des eaux pour l'irrigation selon la méthode de Wilcox (L’aquifère
Hauterivien et Barrémien_Mai 2018) ………………………………………………………………. 144
Figure IV.49. Classification des eaux pour l'irrigation selon la méthode de Wilcox (L’aquifère
Mio-Plio-Quaternaire_Mai 2018)…………………………………………………………………… 145
Figure IV.50. Histogrammes des teneurs des métaux lourds dans l’aquifère Barrémien et
Hauterivien (Mai 2018) ……………………………………………………………………………..
148

Figure IV. 51. Carte factorielle montrant le regroupement de métaux lourds et les
155
paramètres physico-chimiques des eaux souterraines dans la zone d’étude……………….

ANNEXES Page
Figure.A2-1 Essai de pompage long duré : Pz1 de la nappe Hauterivienne……………………… III
Figure. A2-2. Essai de pompage long duré : CH6 de la nappe Hauterivienne…………………... III
Figure. A2-3. Essai de pompage palier 1: Afounes de la nappe Barrémienne…………………... III
Figure. A2-4. Essai de pompage palier 2: Afounes de la nappe Barrémienne…………………... III
Figure.A2-5. Essai de pompage long duré: Afounes de la nappe Barrémienne…………………. IV
Figure. A2-6. Essai de pompage long duré: P1 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… IV
Figure. A2-7. Essai de pompage long duré: P2 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire…………….. IV
Figure. A2-8. Essai de pompage palier 1: P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… IV
Figure. A2-9. Essai de pompage palier 2: P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire………………. V
Figure. A2-10. Essai de pompage long duré : P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire…………… V
Figure. A2-11. Essai de pompage palier 1: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… V
Figure. A2-12. Essai de pompage palier 2: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… V
Figure. A2-13. Essai de pompage long duré: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………. VI
Figure. A2-14. Essai de pompage palier 1: P5 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire …………….. VI
Figure. A2-15. Essai de pompage palier 2: P5 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… VI
Figure. A2-16. Essai de pompage palier 1: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire…………….. VI
Figure. A2-17. Essai de pompage palier 2: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… VII
Figure. A2-18. Essai de pompage long duré : P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………. VII
Figure. A2-19. Essai de pompage palier 3: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire……………… VII
Figure. A2-20. Essai de pompage long duré: P9 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire…………….. VII
Figure A3.1 Variabilité spatiale du pH (A. : Tous les points prélevés. B. : Zoom-avant des XVIII
forages du Barrémien et Hauterivien.)…………………………………………………….
Figure A3.2 Variabilité spatiale du CE (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XIX
forages du Barrémien et Hauterivien)…………………………………………………………..
Figure A3.3 Variabilité spatiale du Calcium (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XX
forages du Barrémien et Hauterivien) …………………………………………….
Figure A3.4 Variabilité spatiale du Magnésium (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant XXI
des forages du Barrémien et Hauterivien)……………………………………………..
Figure A3.5 Variabilité spatiale du Sodium (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XXII
forages du Barrémien et Hauterivien) ……………………………………………………
Figure A3.6 Variabilité spatiale du Potassium A. : Tous les points prélevés (B.: Zoom-avant des XXIII
forages du Barrémien et Hauterivien) …………………………………………….
Figure A3.7 Variabilité spatiale du Bicarbonates (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant XXIV
des forages du Barrémien et Hauterivien) …………………………………………….
Figure A3.8 Variabilité spatiale des Sulfates (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XXV
forages du Barrémien et Hauterivien)……………………………………………..
Figure A3.9 Variabilité spatiale des Chlorures (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant XXVI
des forages du Barrémien et Hauterivien) …………………………………………….
Figure A3.10 Variabilité spatiale des Nitrates (A. : Tous les points prélevés B.: Zoom-avant des XXVII
forages du Barrémien et Hauterivien) ……………………………………………
Figure A3.11 Potabilité des eaux selon OMS, 2008 (a.: vue totale des sites des forages visités XXVIII
de la plaine de Ain Azel, b. : zoom-avant sur les points des deux aquifères Barrémien et
Hauterivien du gisement de Chaabet el Hamra)…………………………………………………..
Figure A3.12 Potabilité des eaux selon NA, 1992 (a.: vue totale des sites des forages visités de XXIX
la plaine de Ain Azel, b. : zoom-avant sur les points des deux aquifères Barrémien et
Hauterivien du gisement de Chaabet el
Hamra)……………………………………………………………………………………………..
Figure A3.13 Aptitude des eaux à l’irrigation selon Ayers and Westcot, 1994 (a.: vue totale des XXX
sites des forages visités de la plaine de Ain Azel, b. : zoom-avant sur les points des deux
aquifères Barrémien et Hauterivien du gisement de Chaabet el Hamra).
……………………………………………………………………………………………………...
LISTE DES TABLEAUX
DEUXIÈME CHAPITRE/HYDROCLIMATOLOGIE Page
Tableau. II. 1. L’indice de compacité de Gravelius Kc du sous-bassin de la région d’étude………. 53
[Link].2. Les dimensions du rectangle équivalent du sous- bassin 07-01………………...…….. 54
Tableau. II. 3. La répartition des surfaces par tranches d’altitudes…………………………..……... 55
Tableau. II.4. L’indice de pente globale Ig. ………………………………………………..……….. 57
Tableau. II.5. Récapitulation des caractéristiques du sous- bassin versant 07-01. ……………….... 59
Tableau II.6. Coordonnées Lambert de la station……………………………………………...…... 61
Tableau II.7 Précipitations moyennes mensuelles (Station de Ain Azel, période de 1984- 2011)…. 62
Tableau II.8. Coordonnées Lambert de la station. ………………………………………. 64
Tableau II.9 Températures moyennes mensuelles (Station de Sétif, période 2000-2011)… 64
Tableau II.10. Températures et précipitations moyennes mensuelles (Température: Station
de Sétif, période 2000-2011, Précipitation: Station de Ain Azel, période 2000-2011). … 65
Tableau II.11. Variation des valeurs de rapport (P/T) d’après la méthode d’Euverte. …………… 66
Tableau II.12. Vérification de la condition………………………………………………………… 69
Tableau II.13: Estimation de l’évapotranspiration réelle avec différentes méthodes ……………... 70
TableauII.14 Evapotranspiration potentielle ETP selon Thornthwaite…………………………….. 72
Tableau II. 15. Estimation du bilan hydrologique selon Thornthwaite pour la station de Ain Azel. 73

TROISIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOLOGIE Page


Tableau III.1. Inventaire des points d’eau dans la zone d’étude………………………..………………. 79
Tableau III.1. Calcul du gradient hydraulique de la plaine de Ain -Azel, au sud de Sétif……………. 84
Tableau III.2. Calcul du gradient hydraulique du gisement de Chaabet el Hamra……………. 86
Tableau III.3. Quelques valeurs des paramètres hydrodynamiques (K et T)………………….. 90

QUATRIÈME CHAPITRE/ HYDROGÉOCHIMIE Page


Tableau IV.1. Les normes Algériennes (NA. 6360), 1992 ; OMS, (2008) et Ayers and Westcot (1994)
95
pour potabilité et irrigation ……………………………………………………………………………..
Tableau IV. 2. Les paramètres physico-chimiques en mg/l de l’aquifère Hauterivien (Compagne Avril 96
2012) ……………………………………………………………………………………………...
Tableau IV.3. Matrice de corrélation multiple des eaux Hauterivienne dans la mine de Chaabet el
99
Hamra…………………………………………………………………………………………………….
Tableau IV.4. Les teneurs des métaux lourds des eaux Hauterivienne du gisement de Chaabet el
100
Hamra en mg/l (Avril 2012)……………………………………………………………………………..
Tableau IV.5. Classification des eaux pour l’irrigation selon L. V. Wilcox (1955)……………………. 104
Tableau IV. 6. Classification hydrochimique des eaux de la zone d’étude …………………………….. 117
Tableau IV. 7. La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère Hauterivien……………. 121
Tableau IV.8. La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère Barrémien……………… 122
Tableau IV.9 La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire…... 123
Tableau IV. 10 La qualité des eaux selon les différentes normes……………………………………….. 134
Tableau IV.11. Les teneurs des métaux lourds des eaux Hauteriviennes et Barrémiennes du gisement
146
de Chaabet el Hamra en mg/l (Mai 2018)………………………………………………………………..
Tableau IV.12. Les valeurs de l’HPI estimées …………………….…………………………………… 150
Tableau IV.13. Les valeurs de l’HEI estimées ………………………………………………………… 151
Tableau IV.14. Les valeurs du Cd estimées …………….…………………………………………… 152
Tableau IV.15. Les valeurs du ADD estimées …………….…………………………………………… 153
Tableau IV.16. Les valeurs du HQ estimées …………….…………………………………………… 153
Tableau IV.17. Les valeurs du CR estimées …………….…………………………………………… 154
Tableau IV.18. Coefficients de corrélation entre les concentrations de métaux lourds pour les
155
échantillons d’eau souterraine …………….……………………………………….……………………
Tableau IV.19. Coefficients de corrélation entre les concentrations de métaux lourds el les paramètres
156
physico-chimiques pour les échantillons d’eau souterraine …………….……………………………
Tableau IV.20. Matrice de corrélation entre les métaux lourds et les indices de pollution dans les eaux
156
souterraines de la zone d’étude …………….………………………………….……………………

ANNEXES Page
Tableau.A1.1. Précipitations mensuelles (de la station de Ain Azel, Période 1984-2011) ……… I
Tableau.A1.2. Les données météorologiques (Précipitation, Température, Vitesse du vent) *station de
Sétif, Période 2000-2010*…………………………………………………………………………
II

Tableau A3.1. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau du Mio-Plio-
Quaternaire …………………………………………………………………………………………….
VIII

Tableau A3.2. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau de
l’Hauterivien ……………………………………………………………………………………………
XII

Tableau A3.3. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau du
Barrémien……………………………………………………………………………………………
XIII

Tableau A3.4. Les indices d’irrigation calculés, la balance ionique vérifiée et les paramètres de Gibbs
dans la zone d’étude…………………………………………………………………………………..
XIV
AVANT-PROPOS
AVANT PROPOS
1 Introduction :

L'eau est l'une des conditions essentielles de la vie. Tous les êtres vivants ont besoin
d'eau pour survivre. Elle est indispensable à l’existence de l’Homme et au développement de
ses activités, (industrie, agriculture…).
Cependant, la forte augmentation de la demande en eau due à l’accroissement de la
population, de l’urbanisation, de l’industrialisation et des besoins pour l’irrigation a fini par
poser des problèmes importants de pollution. La protection de cette ressource rare et
vulnérable constitue, actuellement, l’une des principales préoccupations de notre Pays.
Le suivi de la qualité de l'eau est devenu l'un des outils importants du
développement durable et fournit des informations importantes pour la gestion de l'eau (K.
Srinivasamoorthy et al. 2009).
Pour cette raison, la qualité de l'eau et son analyse sont un sujet important dans les
études des eaux souterraines (N. Aghazadeh, A.A. Mogaddam 2010; T. Subramani et al.
2005), en particulier, lorsque 80% des maladies dans les pays en croissance sont directement
associées à une mauvaise gestion de l’eau et à des conditions d’insalubrité, (UNESCO, 2007).
Les données sur la qualité des eaux souterraines fournissent des indices importants
sur l'histoire géologique des roches et des indications sur la recharge, le mouvement et le
stockage des eaux souterraines. (W.C Walton,1970).
La qualité des eaux souterraines dépend de nombreux facteurs, tels que la géologie,
le degré d'altération chimique de la lithologie dominante, la qualité de l'eau de recharge et les
apports provenant de sources autres que l'interaction eau-roches. (P.A. Domenico, 1972).
Il y a plusieurs types de pollution des eaux ; on cite à titre d’exemple les polluants
primaires : (HCO3-, Ca2+, Cl-, Mg2+, SiO2, Na+, SO42-), secondaires : (NH3+, B+3, F-, Fe2+,
NO3-, K+), tertiaires : (Al, Ba, Br, Cu, Pb, Li ,Mn, P, Zn) et en traces : (Cd, Cr, Co, Hg, Ni,
Sn, Ti). (E. Riboni, 2003).

2 Problématique :
La région de Ain-Azel, au Sud de Sétif, est riche en gisements pollymétalliques dont
la mine zincifère de Chaabet- el- Hamra qui fut découverte en 1900 par J. Savornin. Ce
gisement est du type Mississipy Valley Type (MVT). ([Link], 2001).
Suite à l’inondation qui a touché la mine de Kherzet-Youcef le 02 juin 1990 où la
cause principale de l’innondation de la mine était une faille majeure conductrice, (un drain

1
karstique actif affecté par les mineurs), les travaux de prospection et d’exploitation ont été
arrêtés. Par la suite, et en 1991, l’entreprise des substances ferreuses et non ferreuses (ENOF)
a repris les travaux d’exploration du gisement de Chaabet- el- Hamra pour une éventuelle
exploitation de la mine.

Les données géologiques montrent que ce gisement est formé par des terrains
sédimentaires du Crétacé inférieur, (Hauterivien et Barrémien) recouverts par le Miocène qui
est discordant. (E.R.E.M, 1992).

Du point de vue hydrogéologique, les données montrent l’existence de deux


aquifères. (E.N.O.F, 2003):
 Dans la partie centrale du gisement, il existe une nappe d’eau contenue dans les
formations carbonatées d’âge Hauterivien à perméabilité de fissures.
 Dans la partie Nord-Ouest du gisement, une nappe d’eau est reconnue dans les
formations Barrémiennes. Cet aquifère est associé aux grès dolomitiques.
La nappe aquifère Hauterivienne a été captée par plusieurs forages afin de dénoyer
le gisement par un rabattement de 30 m du niveau d’eau sous le corps minéralisé. Ceci a
permis de continuer les travaux d’exploitation et d’extraction du minerai de zinc.
Par la suite, ces mêmes forages ont joué un autre rôle en alimentant en eau potable
la région de Ain- Azel et ses alentours.
Compte-tenu de la tendance actuelle de l’accroissement de la demande en eau,
notamment dans les régions semi-arides, (Sud Sétifien, tel que Ain- Azel et ses environs), le
problème primordial de trouver de l’eau en quantité suffisante a tendance à minimiser et
même à faire oublier celui de la qualité.

En conséquence, un nombre considérable de forages a été implanté dans la partie


Nord-Ouest du gisement pour capter l’aquifère Barrémien.

Ceci pourrait constituer une sérieuse menace pour la population, le bétail et la


production agricole. Cette situation nous amène à nous poser la question suivante: « Est-ce
qu’il y a un risque de pollution de nature minière et une détérioration de la qualité de l'eau
des deux aquifères ? ».
En conséquence, cette étude est très à propos, car elle évaluera la qualité des eaux
souterraines dans la région et fournira une base de référence pour les futures initiatives de
recherche.

2
Pour cela, ce travail intitulé : « Apport de la géologie, hydrogéologie et des
outils hydrogéochmiques à la connaissance des aquifères du Barrémien et Hauterivien
dans la région Sud Sétifienne », constitue une contri-
bution pour une meilleure connaissance de l’hydrochimie de l’aquifère Barrémien et
Hauterivien du gisement de Chaabet- el- Hamra et la nappe Mio-Plio-Quaternaire de la plaine
de Ain- Azel. L’appréciation de la qualité de l’eau et son aptitude à différents usages sont les
principaux buts à atteindre.

La méthodologie suivie est fondée sur :

A. Une synthèse bibliographique :


 Des études géologiques et hydrogéologiques antérieures, (thèses, mémoires,
publications) relatives à la géologie du Nord-Est Algérien, la géologie des
hautes plaines sétifiennes, la géologie des Monts du Hodna, la géologie
détaillée du gisement de Chaabet- el- Hamra et également les cartes
géologiques et topographiques ;
 Les rapports des travaux de recherche, d’exploration et d’exploitation liés aux
ressources en eau dans la région.
B. Les travaux de terrain :
Plusieurs sorties ont été effectuées sur la région de Ain- Azel, au Sud de Sétif.
Les travaux de terrain ont investigués:
 Le site du gisement de Chaabet- el- hamra où se trouvent les deux batteries de
forage du Barrémien et Hauterivien ;
 Le site du gisement de Kherzet- Youcef où se trouve une autre batterie proche du
gisement ;
 Les sites des forages privés implantés dans la plaine de Ain- Azel,
 Des prélèvements d’échantillons d’eau ont été effectués en 98 emplacements
pour des analyses physico-chimiques ainsi que pour déceler les métaux lourds.
 Des mesures piézométriques ont été initiées en 2 périodes différentes, (2015 et
2016) sur 11 forgaes afin d’élaborer une carte piézométrique de la plaine de Ain-
Azel. Les dits forages étant répartis irrégulièrement sur toute la plaine et qui
servent en grande partie à l’irrigation et aux besoins domestiques.
 Les travaux de laboratoire :
au début et en Avril 2012, six (06) échantillons d’eau ont été analysés au

3
laboratoire de l’ANRH-Constantine, (analyses physico-chimiques et métaux
lourds), prélevés des forages de la nappe Hauterivienne dans le gisement de
Chaabet- el- hamra ;
 Plus tard en Mai 2018, quatre- vingt- dix- huit (98) échantillons d’eau (06 de
l’aquifère Hauterivien, 09 du Barrémien et 83 du Mio-Plio-Quaternaire) ont été
prélevés et analysés au laboratoire de l’ADE- Sétif et au laboratoire de la faculté
des sciences, département de Chimie, UFA Sétif.

Cette étude s’articulera en quatre chapitres :

 Dans le premier chapitre, nous présenterons le cadre géologique dans lequel


nous avons abordé la lithologie et la structure du terrain ;
 Le deuxième chapitre est consacré à l’étude des paramètres hydroclimatiques
de la zone d’étude pour aboutir à l’établissement du bilan hydrique ;
 Le troisième chapitre traite l’hydrogéologie de la zone d’étude par
l’élaboration des cartes piézométriques et l’utilisation des essais de pompage
pour l’évaluation de certains paramètres hydrodynamiques, en l’occurrence, la
transmissivité et la perméabilité ;
 Dans le quatrième chapitre, nous traiterons le chimisme des eaux souterraines
de ces aquifères et leur évolution spatiale à l’aide de la cartographie
hydrochimique ;
 Finalement, nous donnerons une conclusion générale, dans laquelle, nous
mettrons en évidence les résultats auquels nous avons abouti.

4
PREMIER
CHAPITRE
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
I.1. Introduction :

Ce chapitre présente les traits majeurs du milieu d’étude notamment la localisation


géographique, la physiographie du terrain, l’hydrographie, le cadre climatique, le couvert
végétal et le cadre géologique. Ces éléments vont contribuer à situer le système aquifère dans
le contexte régional et à cerner les données utiles à la compréhension des problématiques
abordées au cours de l’étude.

I.2. Localisation géographique de la zone d’étude :

La région de Ain- Azel, au Sud de Sétif, est située dans la partie orientale de l’Algérie
du Nord. Elle appartient au domaine des Hautes Plaines Sétifiennes.
Le secteur d’étude, notamment le gisement de zinc de Chaabet- el- Hamra se trouve à
3,5 Km au Sud-Est de Ain- Azel (ex : Ampère), à 8 Km de Kherzet- Youcef et à l’extrémité
occidentale du massif du Djebel Fourhal, (chainon oriental des monts du Hodna). (Figure
I.1).
Ses coordonnées géographiques sont : 35°45’N et 5°30’E. L’altitude du site varie de
950 à 1200 mètres
Cette région, limitée au Nord par les communes de Ain- Lahdjar et Bir- Haddada, au
Sud par la commune de Ras- el- Aioun, à l’Est par la commune de Beida- Bordj, et à l’Ouest
par la commune de Salah- Bey, couvre une superficie d’environ 252 km2. (Figure I.1).

I.3. La géomorphologie :

Cette région est représentée par un ensemble de chaînons, (Figure I.2), dont certains
culminent à plus de 1800 m tel que Djebel Boutaleb, (1886m), qui se relayent pour former
une barrière topographique et climatique entre l’Algérie septentrionale et le domaine saharien.
La région de Ain- Azel est caractérisée par une planitude entourée par les massifs
montagneux suivants :

 Djebel Sekrine au Nord,


 Djebel Guetiane au Sud,
 Djebel Fourhal à l’Est et Djebel Boutaleb à l’Ouest.

5
N

Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------


Figure I.1. Localisation


géographique de la zone
d’étude, (Google Maps, 2020)

6
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Dj. Sekrine

Dj. Fourhal

Dj. Boutaleb

Dj. Guetiane

Figure I.2. Image satellitaire en combinaison des bandes 321 montrant les massifs montagneux.

7
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
I.4. Le cadre climatique :

Le secteur d’étude est attribué au climat semi –aride. Il est caractérisé par une période
froide et humide, et une autre sèche et chaude.
La région d’étude reçoit de faibles quantités de pluies de l’ordre de 300-400 mm. Les
températures se distinguent par des variations jusqu’à -5°C en période hivernale et plus
de 40°C en été. En hiver, les chutes de neige sont considérables et de nombreuses gelées
s’étendant jusqu’au début du printemps. Le régime pluviométrique de la région est défini par
une période sèche, (Juin à Octobre) et une période pluvieuse, (Octobre à Mai), caractérisée
par des averses torrentielles de courte durée. (H. Kada, 2014).

I.5. Le couvert végétal

Le développement d’une bonne couverture végétale est déterminé par les conditions
climatiques et pédologiques. L’aspect général de la région est typique de celui des hautes
plaines Sétifiennes : paysages faiblement vallonnés, sans reliefs, en teintes généralement
jaunâtres. La semi-aridité du climat est l’indice d’une région, pauvre en végétation, favorable
à la culture céréalière, (Orge et blé), et au pâturage.

I.6. Le cadre socio-économique :


La plus grande partie de la population est concentrée au niveau de la ville de Ain- Azel
avec une densité moyenne estimée à cinq habitants par Km². (L. Attoucheik, 2006).
L’agriculture constitue la principale ressource de la région, l’industrie quant à elle est
représentée par les complexes miniers de plomb et de zinc de Kherzet- Youssef et de Chaabet
el- Hamra. (L. Attoucheik, 2006).

I.7. La géologie de la zone d’étude :

I.7.1. La géologie régionale :

La région de Ain- Azel fait partie des zones externes du tronçon Nord-oriental de la
chaîne des Maghrébides de l’Afrique du Nord. (M. Durand-Delga, 1969). Cette chaîne s’étend
de Gibraltar jusqu’à la Sicile, sur plus de 2000Km (Figure I.3), a été approchée par de
nombreux auteurs : M. Durand Delga. (1955), R. Guiraud. (1973), J. F. Raoult. (1974), J. P.
Bouillin. (1977), J. M. Vila. (1980), W. Wildi. (1983), N. Kazi Tani. (1986), D. Bureau.
(1986), J. C. Lahondère. (1987), P. E. Coiffait. (1992), M. Chadi. (2004), A. Domzig. (2006),
etc…..

8
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.3: Localisation des principales unités géologiques des Maghrébides. (A.
Domzig, 2006).

La chaîne des Maghrébides résulte probablement de la convergence et de la


collision d'un élément de la marge Sud européenne avec la marge Nord-africaine d'un
bassin Téthysien Maghrébin qui faisait communiquer la Téthys avec l’Atlantique
central. (W. Wildi, 1983).

Cette chaîne est généralement subdivisée en plusieurs domaines


structuraux. (Figure I.4) et paléogéographiques bien distincts, qui sont actuellement en
parties superposées.

Figure I.4: Position des différentes unités géologiques des Maghrébides

(A. Domzig, 2006).

En Algérie, la chaîne des Maghrébides est structurée du Nord vers le Sud par : (Figure
I.5 et I. 6) :

1- Domaine interne
2- Domaine intermédiaire
3- Domaine externe.

9
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
I.7.1.1 Domaine interne :

Ce domaine renferme le massif du Chénoua, (Tipaza), massif d’Alger, la grande


Kabylie, (Djurdjura qui fait 60km de longueur allant de l’Est vers l’Ouest, et 20km pour sa
largeur), Horst de Bou-Hatem, (près de Béjaia), Petite Kabylie, (faisant 120km de longueur
allant d’Est en Ouest, et 30km de largeur).

Il comprend le socle cristallophyllien, (socle kabyle) et une couverture sédimentaire qui


constitue la chaîne calcaire appelée par la suite Dorsale Kabyle par J. F. Raoult (1974).

a. Socle kabyle :
Il est représenté par des formations cristallophylliennes. D’après J. F. Raoult (1974), J. P.
Bouillin. (1977), J. M. Vila. (1980) et W. Wildi. (1983), on le rencontre dans les massifs
littoraux de la grande et la petite Kabylie. Ce dernier, avec 120Km de long et 30Km de large,
constitue le plus large affleurement du socle kabyle en Algérie. Il comporte les termes
suivants :

 Un ensemble cristallophyllien inférieur, formé de gneiss à intercalations, parfois


puissantes, de marbre et d’amphibolites.
 Un ensemble cristallophyllien supérieur comportant principalement des schistes
satinés ou phyllades ayant subi un métamorphisme de basse pression avec une zone
inférieure à biotite et une zone supérieure à chlorites. (J. P. Bouillin, 1977).
 Un ensemble essentiellement sédimentaire constituant la couverture Paléozoïque du
socle cristallin. Les séries peu ou pas métamorphiques, comprennent des termes du
Cambrien au Carbonifère. (J. P. Bouillin, 1977).
b. Dorsale Kabyle ou « chaîne calcaire » :
C’est un domaine étroit et discontinu qui constitue la couverture sédimentaire de la
bordure méridionale du socle Kabbyle, sa largeur ne dépasse jamais quelque Km, elle affleure
au : Cap Ténès, Chénoua, Sud-Est d’Alger, (Bouzegza, Lakhdaria), sommet du Djurjura,
Nord de Constantine à Djbel Sidi-Driss et au Sud de Annaba, (Zit Emba).
En général, la dorsale kabyle est caractérisée par un style tectonique en écaille. Ces écailles
comprennent également des formations paléozoïques ainsi que des terrains de l’Éocène
supérieur et de l’Oligocène.

La Dorsale Kabyle est subdivisée du Nord vers le Sud en trois unités plus ou moins
individualisées et caractérisées par leur lithostratigraphie respective (J. F. Raoult, 1974 ;
J. M. Vila, 1980) :

10
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.5. Les différentes unités de la chaîne des Maghrébides. (D’après M. Durand Delga, 1969)

11

Figure I.6. Contexte structural du domaine d’étude. (D’après W. Wildi, 1983)


Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 La dorsale interne ;
 La dorsale médiane ;
 La dorsale externe.
Ces unités sont séparées par des limites correspondant à des accidents cisaillants. (J. P.
Bouillin, 1986).

En général, les faciès traduisent des conditions de sédimentation de plus en plus


profondes lorsque l’on passe des formations de la dorsale interne (dépôts littoraux ou
épicontinentaux), à celles de la dorsale médiane, (dépôts marneux et plus profonds du
Crétacé à l’Eocène), puis aux formations de la dorsale externe, (qui montrent souvent des
radiolarites au Dogger-Malm), (J. P. Bouillin, 1986).

b. 1. La dorsale interne :

Elle est très souvent condensée et montre nettement du Sud au Nord un


amincissement de ses séries. Cette dorsale est caractérisée par une série transgressive sur le
substratum paléozoïque. Elle débute par des microconglomérats du Permo-Trias, un Trias
supérieur et un lias basal à calcaires néritiques et des calcaires du Néocomien, suivis par une
lacune jusqu’au Sénonien supérieur. Puis vient un Paléocène – Yprésien caractéristique
formé de calcaires du Nummulitique.

b. 2. La dorsale médiane :

C’est la plus développée de la dorsale kabyle. (J. Flandrin, 1948) et elle occupe
une position centrale dans le dispositif structural du Djurdjura.

Elle est particulièrement déformée et limitée au Nord par les formations


métamorphiques de Grande Kabylie et les terrains primaires de la dorsale interne par
l’intermédiaire d’une zone tectonique importante. Au Sud, elle chevauche les formations de la
dorsale externe.

Elle est aussi caractérisée par un Lias inférieur très développé et ne montre pas en
général de différences avec celui de la dorsale interne.

b. 3. La dorsale externe :

Elle est chevauchée par les formations de la dorsale médiane. Elle se caractérise par
une série détritique et lacuneuse avec un faciès intermédiaire entre la dorsale interne
et médiane du Crétacé à l’Éocène.

12
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
On peut conclure qu’en général, les faciès traduisent des conditions de
sédimentation de plus en plus profondes lorsque l’on passe des formations de la dorsale
interne (dépôts littoraux ou épicontinentaux), à celles de la dorsale médiane, (dépôts
marneux et plus profonds du Crétacé à l’Eocène), puis aux formations de la dorsale externe,
(qui montrent souvent des radiolarites au Dogger-Malm). (J. P. Bouillin, 1986).

I.7.1.2. Le Domaine Des Flyschs

Domaine médian ou Domaine des flyschs, la zone des flyschs est caractérisée par la
complexité structurale et la pauvreté en fossiles. Les flyschs sont des formations
sédimentaires allochtones d’âge Crétacé à Éocène, ils sont classiquement subdivisés en
trois groupes:

 Les flyschs de type « Guerrouch » (Tithonique- Crétacé inférieur), ou flyschs


Maurétaniens.
 Les flyschs «schisto-quartzeux », (flyschs Albo-Aptiens de L. Glangeaud, 1932),
ou flyschs Massyliens.
 Les flyschs Numidiens ou bien la nappe numidienne.
a. Le flysch Maurétanien :
D'après J. P. Bouillin (1977), le flysch Maurétanien montre dans ses séries médianes les
plus typiques, de bas en haut:

 un complexe de base flyschoide à petits bancs de micrites du Néocomien.


 un flysch argileux-gréseux, (dont les grès forment des bancs métriques), qui
atteint l'Albien moyen.
 un Vracono- Cénomanien- Turonien calcaire conglomératique ou micro
conglomératique à bandes silicifiées blanches.
 Un Sénonien et un Paléocène -Eocène moyen argilo-conglomératiques, des niveaux
bioclastiques à grands foraminifères de l’éocène au lutétien.
Localement des radiolarites sont connues à la base de cette série et rapportées au Malm.

b. Le flysch Massylien
Il a été défini par J. F. Raoult. (1969) au Nord du Kef Sidi- Driss, dans le Nord
constantinois et comporte de bas en haut les termes suivants :

 Des calcaires sableux et des argiles du Néocomien.

13
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Un flysch pélito-quartzitique où dominent les couleurs vertes : c'est un flysch « Albo –
Aptien ». Il est surmonté par des calcaires fins jaunâtres du Vraconien épais de
quelques mètres.
 Des phtanites noires et blanches d’âge Cénomanien. (J. F. Raoult, 1974).
 Un ensemble flyschoide marno- microbréchique du Sénonien.
Tous les critères sédimentologiques montrent que les formations massyliennes se
sont déposées dans une zone profonde et sans doute à substratum océanique. (J. P. Bouillin,
1986). Le flysch massylien d’origine plus méridionale surmonte très généralement le flysch
Maurétanien.

c. Le flysch Numidien
Ce terme a été proposé par E. Ficheur. (1890) pour désigner la trilogie suivante :

 Des argiles varicolores à Tubotomaculum, (Oligocène supérieur) dites : argiles sous-


numidiennes.
 Des bancs de grés épais à grains hétérogènes.
 Des argiles, marnes et silexites appelées : supra-numidiennes.
La nappe numidienne dont les sédiments sont postérieurs à la tectonique tangentielle fini-
éocène, forme un étage supérieur nettement moins tectonisé et recouvre indifféremment
toutes les unités. Elle s'est désolidarisée de son substratum et se trouve dans une
position structurale élevée. (J. M. Vila, 1980).

I.7.1.3. Domaine externe : (le Tell)

Il est constitué par des formations allochtones sous forme des nappes complexes
à matériels marneux et calcaireux d’âge Méso- Cénozoïque, charriées largement sur un
para-autochtone représenté par les calcaires jurassiques, situé au Sud des flyschs.

Ce domaine est représenté par les séries telliennes, les séries de l’avant pays.

a. Les séries telliennes ou nappes telliennes


Il s’agit des séries épaisses à dominante marneuse qui seraient issues du sillon
Tellien. (J. M. Vila, 1980), après avoir mis en évidence des séries telliennes très méridionales,
J. M. Vila les a subdivisées en trois grandes unités: Les unités ultra telliennes, les unités
telliennes sensu stricto, les séries péni- telliennes et unités méridionales à Nummulites, dont
les limites suivent à peu près les lignes paléogéographiques du Crétacé, du Paléocène et de
l’Éocène.

14
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
a. 1. Les unités ultra- telliennes
Le terme ultra tellien a été proposé par M. Durand Delga en 1969 pour désigner dans
la région de Guelma les séries superposées anormalement au Crétacé néritique constantinois
des Djebels Debar. (J. M. Vila, 1969). Elles ont été définies au Kef Sidi- Driss. (J. F. Raoult,
1966) et au Djebel Bousbaa dans la région de Guelma. (J. M. Vila, 1969). Les formations
typiques comportent un Crétacé inférieur marneux et des calcaires clairs à Ammonites
(Valanginien à Vraconien), un Crétacé moyen de même nature à Rotalipores, un
Sénonien marneux et micritique riche en microfaunes de Globotruncana. L’Eocène
comporte trois termes :

 Marnes sombres à boules jaunes d’âge Dano-Paléogène.


 Calcaire à silex noir et cassure grise, d’âge Yprésien- Lutétien inférieur.
 Marnes sombres d’âge Lutétien supérieur.
Les unités ultra- telliennes forment un ensemble particulièrement homogène,
limité à l’Ouest par le témoin du Djebel Mégriss, ses séries se prolongent par contre
largement en Tunisie avec les séries de Ain- Draham définie par H. Rouvier. (1977). Elles
constituent les séries suivantes : la série de Medjez Sfa , la série d’Oulbane, la série de
Mechta El Grar, les affleurements de la région d’Oued Zenati, entre Constantine et El Aria,
les affleurements de Djebel Mégriss au Nord de Sétif, la série de Djebel Safia et la couverture
mésozoïque de Djebel l’Edough.

a. 2. Les séries telliennes Sensu Stricto (Centralo-Telliennes)


Elles Correspondent à la définition de L. Glangeaud (1932) en deux restrictions
simples :

 Absence des caractères définissant les séries ultra telliennes, Crétacé inférieur
clair strictement marneux ou micritique à Ammonites, Crétacé moyen et supérieur
analogues, respectivement à Rotalipores, et à Globotruncana.
 Absence d’intercalation néritique à caractère prépondérant quelle que soit
l’époque considérée, du Crétacé inférieur au Lutétien supérieur.
Elles ont été définies par (J. M. Vila, 1980) et représentant l’équivalent de la série méso-
tellienne dans la nomenclature de (M. Durand Delga, 1969).Ces unités se caractérisent par un
Crétacé inferieur riche en sédiments terrigènes où les intercalations des faciès néritiques
restant modérées du Crétacé supérieur à l’Oligocène. Les séries telliennes peuvent êtres
rassemblées, du Nord au Sud, en:
15
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Les nappes Baboriennes. (D. Obert, 1981) ;
 Les unités Bibaniques. (A. Caire, 1957 ; M. Leikine, 1971) ;
 Les nappes de Djemila, béni Abdallah, Barbacha, Drâa el Arba.
 Les unités Gouraya, Arbalou, Brek.
 Les nappes Sétifiennes à matériel Éocène. (M. Leikine, 1971 ; D. Obert, 1981).

a. 3. Les séries péni- telliennes


D’après J. M. Vila. (1980), le terme péni-tellien a été créé pour désigner une série
allochtone du versant Nord du Djebel Zouaoui dans le massif de Chettaba, au Sud-Ouest de
Constantine. Il s’agit des formations constituant d’Ouest en Est les reliefs suivants : les
Djebels Hellel, El Halfa, Boucharef, Ouaskissène, le massif d’Ahmed Rachedi, Djebel
Lakhal, le Nord du Djebel Khenag, l’Est du Djebel Grouz, le versant Nord de Djebel
Zouaoui et l’ensemble de Djebel Karkra-Chettaba. Elles s’étalent sur une étendue de
150km d’Est à l’Ouest et de 40km du Nord au Sud. (J. M. Vila, 1977 ; S. Guellal et al, 1978).
Les séries péni- telliennes sont caractérisées par des formations Jurassiques
carbonatées intermédiaires ; le Lias et le Dogger analogue respectivement à ce qui est connu
dans les Babors et les séries de Debar, le Malm débute par des carbonates massifs
comme dans les séries néritiques, Sétifienne ou constantinoise.

Selon (J. M. Vila ,1980), le Crétacé inférieur est pélito-marneux avec de rares
intercalations gréseuses fines, ainsi que des niveaux de pélites discordants et des niveaux
conglomératiques intra-formationnels qui se poursuivent jusqu’à l’Albien élevé, une barre de
calcaire avec ses faciès bio-détritiques indiquant la limite Albo-Cénomanien. Le Crétacé
supérieur montre une série composée d’alternance de marnes à rotalipores et de
calcaires bio micritiques du Cénomanien, à intercalations de niveaux de silex du Turonien.
Le Sénonien est représenté par un faciès marneux et marno-calcaire avec des niveaux
conglomératiques du Campanien. Les séries péni-telliennes ne dépassent pas le Maestrichien
moyen. Elles apparaîssent de deux façons différentes :

 Au Nord : en fenêtre sous les nappes telliennes, comme au Djebel Hellel,


Djebel Bou- cheref et Ouaskissène, massif d’Ahmed Rachedi et au Djebel El
Akhal.
 Au Sud et à l’Est : en Klippe sur les massifs néritiques constantinois, cas du
Djebel Grouz, Djebel Khenag et Djebel Chettaba.

16
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
b. Domaine de l’avant- pays
Les séries de l’avant-pays ont été abordées par de nombreux auteurs : A. Péron.
(1883), E. Ficheur. (1893), J. Savornin. (1920), R. Lafitte. (1939), J. Bertraneu. (1955), R.
Guiraud. (1973), J. M. Vila. (1977,1980), D. Aissaoui. (1984), N. Kazi Tani. (1986), D.
Bureau. (1986), J. C. Lahondère. (1987), M. Chadi. (1991), F. E. Coiffait. (1992), R. Marmi.
(1995), etc.… Il correspond aux formations calcaires et marneuses de la plate- forme
néritique et du domaine atlasique. Il comporte l’avant- pays allochtone et l’avant- pays
autochtone. (J. M. Vila, 1980).

b. 1. L’avant pays -allochtone

Les séries de l’avant pays allochtone ont été regroupées. (J. M. Vila ,1980) en deux
grandes familles :

b.1.1. Une organisation Sétifienne.


b.1.2. Une organisation Constantinoise.

b.1.1. L’organisation Sétifienne

Elle est considérée comme terrains autochtones à parautochtones depuis les


travaux de A. Péron (1883), J. Savornin. (1920), J. Glaçon. (1967) et M. Durand Delga.
(1969). Cependant, R. Guiraud. (1973), les associe à celles du Môle néritique
constantinois. À l’exception des Djebels de Guergour et de Anini qui apparaîssent en
fenêtre sous la nappe de Djemila, les formations allochtones Sud Sétifiennes, (au sens de
J. M. Vila, 1980), présentent une grande homogénéité de caractères et constituent un vaste
domaine d’écailles, développées entre Ain- Taghrout à l’Ouest et Ain- M’lila à l’Est. Elles
forment d’Ouest en Est et du Nord au Sud des alignements de reliefs de Koudiat Della,
des Djebels Zdimm, Youssef, Braou et Tnoutit, un peu plus au Sud les Djebels
Sekrine, Kalaoun, Tella et Tafourer à la bordure Nord du mont du Hodna ,
Agmérouel, Zana ,Hammam ,Messaouda, Mestaoua ,Azraouat, Tizourirt-Guedmane, et
Hamouda au Nord du mont du Belezma. Elle comporte des séries argilo-marneuses,
dolomitiques, calcaro-dolomitiques, de calcaires massifs et marneux dont l’âge va du Lias
à l’Eocène. La limite Jurassique-Crétacé est marquée par un Hard-ground à encroutements
ferrugineux. Les massifs de cette organisation présentent :

 Au Sud, ils recouvrent anormalement les plis emboutis de l’autochtone.

17
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Dans les Hautes Plaines Sétifiennes, ils présentent des accidents tangentiels
internes jalonnés de Trias ; ce sont les écailles sétifiennes. (J. Savornin, 1920).
 Au Nord, les Djebels Guergour et Anini qui apparaîssent en fenêtre sous la
nappe de Djemila. (J. M. Vila et M. Leikine ,1976).
 Á l’Est, les séries Sétifiennes s’intercalent entre l’unité néritique constantinoise et
les écailles atlastiques des Sellaoua. (W. Wildi, 1983).

b.1.2. L’organisation Constantinoise

Les séries de l’avant-pays allochtone constantinois présentent une


différenciation remarquable avec au Nord, les séries néritiques constantinoises et au
Sud, les séries de type Sellaoua.

a. Le môle néritique constantinois


Ce sont des formations carbonatées du Mésozoïque. (J. M. Vila, 1980).
Il correspond à des reliefs calcaires caractérisés par la tectonique cassante et des
plissements à grand rayon de courbure lors des phases tectoniques alpines. Ces
derniers constituent l’essentiel des massifs de Tadjenanet, d’Oued- Athménia, de
Constantine, de Aïn- M’lila, d’Hammam- Meskhoutine et de Guelma.

b. Le sillon écaillé de Sellaoua


Il est représenté par des formations allochtones à sédimentation argilo-
marneuse et marno-calcaire allant du Valanginien à la fin du Maestrichtien. Les
plissements datent de l’Éocène supérieur, les écaillages et les chevauchements du
Tortonien.

M. Chadi. (1991), propose un modèle pour l’organisation constantinoise dans


lequel les épaisses séries marneuses du Crétacé supérieur-Éocène des Sellaoua
représenteraient la couverture stratigraphique normale de la plate-forme constantinoise
(Figure I.7).

18
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.7. Coupe géologique schématique expliquant les relations structurales et


sédimentaires entre le Néritique et les Sellaoua. (M. Chadi et al, 1999 ; in : A. Mezerzi,
2015).

b. 2. Le domaine de l’avant- pays para-autochtone et autochtone

Les séries de l’avant- pays atlasique sont représentées d’Ouest vers l’Est par les
formations parautochtones et autochtones des monts du Hodna, du Belezma et de Batna,
le massif de l’Aurés, les Hautes Plaines d’Oum –El- Bouaghi et d’Ain- Beida et la vaste
zone des diapirs. (J. M. Vila, 1980). L’avant pays se distingue par des séries
sédimentaires mésozoïques très homogènes plissées et très épaisses de plateforme
subsidente, à intercalations gréseuses, entre le Berriasien et l’Albien (R. Guiraud, 1973; G.
Busson, 1974; L. Delfaud, 1974; J. M. Vila, 1980).

b. 2.1. Le parautochtone et l’autochtone Hodnéens

Les formations parautochtones sont représentées par la série renversée du col de


Tifelouine et les terrains du compartiment Nord des failles inverses d’El Bahira (Sud de
Salah- Bey), Djebel Hadjar- Labiod, Ain- Azel, et Djebel Gouzi.

Les formations autochtones des monts du Hodna correspondent à un domaine plissé


où se développent une série de petits massifs qui s’étendent sur une centaine de
kilomètres, d’Ouest en Est ; on distingue: Les massifs de Maadid, des Ouled-- Tebben,
de Hadjar Labiod, du Boutaleb, du Guetiane, du Fourhal et du Talkhempt. (Figure I.8) (A.
Boutaleb, 2001). Les séries mésozoïques et tertiaires autochtones des Monts du Hodna
constituent la plus grande portion de la transversale Sétifienne. Elles forment une bande
allongée d’Ouest en Est depuis le massif des Maadid jusqu’au Talkhempt. (A. Boutaleb,
2001).

19
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

Fi Figure I.8. Les principaux massifs des Monts du Hodna. (A. Khaldi, 1987).

Tout l’ensemble porte le nom de Monts du Hodna. Ils constituent une sorte de barrière
qui sépare les plaines Sétifiennes de la dépression récente et profonde du Hodna. Ils sont
formés par des roches carbonatées du Crétacé inférieur et supérieur, (calcaires, marno-
calcaires et dolomies) et constituent le début de l'Atlas saharien qui développe ses
grandes structures plissées et faillées jusqu'aux portes du désert. (A. Boutaleb, 2001).

b. 2.2. Les monts de Belezma

Les monts du Belezma ou monts de Batna forment deux grands ensembles : un


ensemble parautochtone, représenté par les écailles du Djebel Metrassi et la série renversée
d’El Guelaâ, et un ensemble autochtone dont font partie les chaînons des Djebel Bou
Ari, Bou Rhioul, Refaâ, le Ravin bleu ... (A. Boutaleb, 2001).

Les Aurès constituent l’autochtone le plus méridional sur ce tronçon de la chaîne


tellienne d’Algérie nord-orientale. Il appartient à l’Atlas saharien, limité au sud par «
la flexure sud atlasique » ou l’Accident sud atlasique qui le sépare de la Plateforme
Saharienne au Sud. L’Aurès comprend un ensemble de monts qui forment avec les
Nemenchas le prolongement oriental de l’Atlas Saharien. (A. Boutaleb, 2001).

b. 2.3. Les Monts de l’Aurès

Les Aurès constituent l’autochtone le plus méridional sur ce tronçon de la chaîne


tellienne d’Algérie nord-orientale. Ils appartiennent à l’Atlas Saharien, limités au Sud par « la
flexure sud atlasique » ou l’accident sud atlasique qui le sépare de la plate-forme saharienne
au Sud. La structure de ces massifs est bien connue depuis les travaux de (R. Lafitte, 1939).
20
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
Elle est représentée par des vastes plis plus au moins réguliers orientés Nord-Est
et Sud-Ouest, esquissés lors d’une phase tectonique post- Lutétienne ayant abouti à
l’émersion de ce relief.

I.7.2. Les phases tectoniques

La période prétectogénique a commencé dès le Trias, la chaîne alpine d’Algérie


s’est surtout structurée au cours des phases tectoniques tertiaires. La structuration du bassin
maghrébin est héritée d’une structuration ancienne. (R. Guiraud, 1973), il s’agit d’un ancien
accident fracturé profond coïncidant actuellement avec la flexure sud atlasique qui sépare la
plateforme saharienne stable des domaines de l’avant pays de la chaîne des Maghrébides. (R.
Guiraud, 1973 ; D. Bureau, 1984 et 1986).

I.7.2. 1. Les phases tectoniques mésozoïques

Depuis les anciennes travaux jusqu’à nos jours, les auteurs confirment que le
Trias correspond à une période de distension généralisée, accompagnée d’un volcanisme
basique contemporain à une sédimentation argilo-gypseuse dominante. (D. Bureau, 1970 ; R.
Guiraud, 1973 ; D. Aissaoui, 1984). Durant le Jurassique inférieur une subsidence
différentielle provoquée par la distension et qui continue jusqu’à la fin du Crétacé
inférieur marquée par une direction générale des structures E-W, caractéristique des
bassins maghrébins. (P. Deleau, 1938 ; G. Durozoy, 1960 ; C. Voûte, 1967).

Selon plusieurs auteurs, (M. Durand Delga, 1955 ; R. Guiraud, 1973 ; D. Obert, 1974,
M. Leikine et B. Velde, 1974), deux phases tectoniques sont localisées au passage Jurassique
–Crétacé et au Crétacé supérieur.

a. La phase du Jurassique supérieur


Elle est particulièrement marquée dans les Babors (M. Durand Delga, 1955 et D.
Obert, 1981) et dans l’Atlas Saharien. (N. Kazi Tani, 1970et 1986). Cette phase tectonique est
attestée par des discordances angulaires qui marquent la base du Crétacé inférieur (E. Ficheur
,1893 ; J. Savornin ,1904 ; M. Durand Delga, 1955).

b. La phase anté- Sénonienne


C’est une phase de compression associée à des plis E-W. (M. Durand Delga
,1955 ; P. Deleau, 1938). Dans l’avant- pays autochtone, la tectonique anté- sénonienne est
connue depuis les travaux de J. Bertraneu. (1952) dans le massif du Boutaleb et dans la
21
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
région du Hodna. Ultérieurement et dans le même secteur, R. Guiraud. (1990), montre
que cette phase est caractérisée par une compression NNW-SSE à sub- méridienne, et
d’après lui, il s’agit en général de bombements accompagnés parfois de cassures orientées
au NW au NE ou à l’ENE (Boutaleb, Khenchela). Certaines cassures ont permis à des
pointements triasiques de la mise en surface, comme le cas d’Annoual dans le Boutaleb. Les
structures issues de cette phase, sont souvent déversées vers le Sud, et sont liées à des
discordances, des lacunes et des intercalations détritiques comme le cas de l’ensemble
des massifs constantinois, (lacune régionale du Turonien supérieur et Sénonien inférieur),
décrit par G. Durozoy. (1960).

I.7.2. 2. Les phases tectoniques tertiaires

a. La phase fini-Lutétienne, (l’Éocène)


Cette phase compressive se situe vers la fin du Lutétien, c’est la phase
atlasique. ( (R. Guiraud, 1973), fini-Lutétienne (M. Durand Delga, 1955 et al), priabonienne.
(J.M. Vila, 1980). Elle marque la fin d’un grand cycle sédimentaire. (Y. Aris ,1994). Cette
phase aurait structuré la chaîne calcaire, les flyschs et les séries telliennes en lames ou en plis
couchés à vergence Sud (Figure I.9). Dans le domaine autochtone externe, elle est
manifestement la plus évidente, elle montre une direction de raccourcissement NW-SE.
(J. M. Vila, 1980).

b. Les phases du Miocène


En Algérie du Nord, il existe deux phases tectoniques compressives durant cet épisode
: une phase se situant au Miocène inférieur et une phase attribuée au Miocène
supérieur (Tortonien).

b. 1. La phase Miocène inférieur

Cette phase est caractérisée par une déformation compressive générale qui s’est
manifestée au Burdigalien à travers tout le Nord-Ouest de la marge de la plaque africaine (R.
Guiraud et al. 2005). La partie occidentale de la plaque d’Alboran continue sa migration vers
l’Ouest, pour entrer finalement en collision avec la marge rifaine de l’Afrique. Cette
migration contribue à l’ouverture du bassin Nord Algérien. (W. Wildi, 1983). Elle est
responsable des déformations suivantes :

 La mise en place des complexes volcano-plutoniques. (J. P. Bouillin, 1977).


 Des structures plissées, au sud du domaine kabyle. (J. M. Vila, 1980).
 Le bombement de l’aplomb de la Kabylie méridionale. (J. M. Vila, 1980).

22
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

23

Figure I.9. Localisation des structures et des formations imputables à la tectonique priabonienne (J. M. Vila, 1980)
In A. Mezarzi, 2015
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
b. 2. La phase alpine tangentielle Tortonienne

Pour J. M. Vila (1980), c’est la phase majeure Tortonienne à vergence sud qui
est responsable des vastes recouvrements anormaux impliquant les formations
postérieures au Burdigalien supérieur dont la nappe numidienne. Elle serait responsable
des grands chevauchements vers le Sud des unités méridionales à nummulites, des unités
Sud-Sétifiennes et des écailles de Sellaoua, ainsi que des plissements à axes E-W et la genèse
des plis emboutis dans les monts du Hodna. Selon le même auteur, cette phase est
responsable de la genèse de la nappe néritique constantinoise, des unités allochtones des
Sellaoua, de l’ensemble Sud-Sétifien et des unités méridionales à nummulites.

 I.7.2. 3. La tectonique récente


Cette phase tectonique post-nappes est responsable de l’orographie actuelle. C’est la Phase
post- Pontienne et post- Pliocène, (néotectonique). Elle a induit le comblement des bassins
Mio-Pliocènes, alimentés par la destruction des reliefs environnants. La tectonique récente,
(Figure I.10) est marquée par des déformations plicatives qui sont essentiellement localisées
dans les confins Algéro-Tunisiens et les monts de Souk- Ahras, la déformation des
dépôts villafranchiens et par l'effet des grandes failles verticales. Selon R. Guiraud. (1990),
cette phase est responsable de la mise en surface de certains pointements triasiques.

Dans le constantinois, J. M. Vila. (1980) et P. E. Coiffait. (1992), considèrent


que les formations liées à la tectonique récente sont représentées par des failles normales, de
directions variables, en bordure des massifs calcaires Jurassico-Crétacé.

I.8. La géologie locale :

I.8. 1. La stratigraphie des Monts du Hodna

La zone d’étude couvre deux domaines paléogéographiques, qui sont : le domaine de


la plate-forme Sétifienne au Nord et le domaine Hodnéen au Sud qui occupe méridionalement
la région de Sétif. (Figure.I.11).

D’après de nombreux auteurs. (J. Savornin, 1920; J. Glaçon, 1967; R. Guiraud, 1973;
J. M. Vila, 1980), deux ensembles sont à distinguer :

24
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

25

Figure I.10. Représentation schématique des principaux effets de la néotectonique. (J. M. Vila, 1980)
(In Mezarzi, 2015)
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

 Au Sud, l’autochtone essentiellement carbonaté, d’âge Jurassique et Crétacé,


représenté dans la partie des monts du Hodna par les Djebel Boutaleb et
Fourhal d’allongement ENE-WSW.
 Au Nord, le domaine des nappes de charriage avec l’ensemble allochtone Sud
Sétifien représenté du Sud au Nord par l’unité inférieure de Djebel Kalaoun et
l’écaille de Djebel Sekrine.
Les terrains et les structures entourant la zone d’étude (Figure.I.11) sont résumés
par plusieurs auteurs tels que : J. Glaçon. (1967) ; R. Guiraud. (1973) ; J. M. Vila. (1980).

I.8. [Link] terrains triasiques


Les affleurements triasiques de la région d’étude ont été décrits par plusieurs
auteurs : J. Savornin. (1920), J. Bertraneu. (1955), J. Glaçon. (1967), J. M. Vila.
(1980), R. Guiraud. (1990), A. Boutaleb. (2001), A .Mezerzi. (2015), etc.… Ils
correspondent aux formations les plus anciennes connues à l’affleurement dans la
région d’étude, Ils n’affleurent jamais en position stratigraphique normale, sous les
assises liasiques, mais, au contraire, ils se présentent en pointements diapiriques et en
lames injectées le long des accidents tectoniques, sans aucune stratification. Le
complexe triasique est constitué essentiellement d’argilites bariolées et gypse. Il s’agit
surtout d’argillites bigarrées, d’évaporites, de roches carbonatées, (calcaro-
dolomitiques, des cargneules, des grés et marnes bariolées), et des roches vertes.
Le Trias affleure en plusieurs endroits ; au Nord de Ain- Azel
(Koudiat -el -Bassour), au Nord-Est de Salah- Bey, (El Maafer), au front de
l’allochtone sud Sétifien (Draa- el- Djebbas), au Sud-Ouest de Salah- Bey
(El- Bahira), dans le massif du Boutaleb (Annoual, Bouich et El- Hamma), et
au Sud-Est de Ain- Azel le long de l’axe anticlinal Gouzi-Debba (diapir d’El
Gouzi).

I.8. 1.2. Ensemble parautochtone et autochtone Hodnéen

Les différents ensembles lithostratigraphiques représentés dans les monts du


Hodna, (Figure. I. 12), sont résumés d’après les auteurs suivants : J. Savornin. (1920),
J. Glaçon. (1967), R. Guiraud. (1990), J. M. Vila. (1980), A. Boutaleb. (2001). Les
formations de cet ensemble comportent des termes allant du Jurassique jusqu’au
Miocène.

26
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.11. Schéma structural de la région de Sétif montrant le cadre de la géologie régionale de la zone d’étude. (J. M. Vila, 1980)
27
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

28
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

 Le Jurassique : Les affleurements Jurassiques recouvrent des surfaces considérables


et sont surtout développés à l’Est de Ain- Azel. Ils sont essentiellement calcaro-
dolomitiques et représentés par les étages suivants :
 Le Lias : il est essentiellement calcaro-dolomitique en bancs massifs, mal lités
à algues. Au sommet, il devient plus fossilifère avec quelques niveaux de
calcaires à silex et des dolomies à nodules siliceux. Cette série affleure sur une
centaine de mètres d'épaisseur, il s'agit de Lias moyen à inférieur à Toarcien.
 Lias supérieur (Toarcien): le lias supérieur est représenté par des faciès
marneux à ammonites, ce sont des marnes jaunâtres grisâtres et blanchâtres
avec plaquettes calcaires et des marno-calcaires. Le toarcien ne dépasse pas
une vingtaine de mètres.
 Le Dogger : il est représenté par des calcaires noduleux rouges et des marnes à
ammonites. Ce sont d'abord une centaine de mètres de calcaires argileux,
surmontée par 40 mètres de couches marneuses, puis 50 mètres de dolomies et
enfin la série se termine par 40 mètres de formations marneuses à nombreuses
intercalations de calcaires à Bélemnites. L’épaisseur de l’ensemble varie de
200 à 300 mètres.
 Les formations crétacées
Le Crétacé affleure largement dans les monts du Hodna et constitue la couverture
normale des noyaux jurassiques, il est représenté par les termes suivants:
 Berriasien Sup-Valanginien inf. : cette formation est constituée
essentiellement par des calcaires marneux extrêmement fins, d’âge attribué au
berriasien supérieur à Valanginien inferieur grâce aux ammonites pyriteuses.
Le sommet s’enrichit en éléments détritiques.
 Le Valanginien : il est essentiellement marneux et à marnes
silteuses gris-verdâtres à rares intercalations de calcaires à la
base, pour devenir gréseux en bancs épais vers le sommet.
 L’Hauterivien : il est essentiellement dolomitico-gréseux et se caractérise par
l’apparition de calcaires dolomitiques. Il comprend des dolomies massives et rouges,
alternant avec des grès, des dolomies gréseuses plus ou moins quartzitique et quelques
niveaux argilo-marneux. Les dolomies sont souvent minéralisées en Pb-Zn-Fe (Menes,
Chaabat el Hamra, Kherzet Youcef et Kef Aoumar). La série néocomienne peut
atteindre 1000 mètres d’épaisseur.

28
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Dj. Kalaoun

Kef ej Djebes

Dj. Boutaleb Dj. Fourhal

29
Figure I.12. Carte géologique de la région d’étude, extrait de la carte géologique de Ain -Azel et Ain- Lahdjar, 1/50000

(J. M. Vila, 1980, modifiée).


Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Le Barrémien : il s’agit d’une série complexe et très variée, on y rencontre des
calcaires à lumachelles, des dolomies, des grès et des minces intercalations argileuses
ou marneuses. La série barrémienne se caractérise par la présence des lumachelles à
petites huitres à la base et par l’apparition des orbitolinidés au sommet. Elle atteint
près de 700 mètres d’épaisseur et affleure largement dans le massif de Hadjar Labiod.
À sa base, elle est définie par une faune supposée du Barrémien: Exogyra
boussingantti. (J. Glaçon, 1967); et à son sommet par le genre Puchelnicéres qui
marque l’Aptien inférieur. (R. Guiraud, 1973).
 L’Aptien inférieur : il s’agit d’une série à dominante marneuse avec des
intercalations d'argiles verdâtres dures, de petits bancs de grés et de calcaires marneux
à Orbitolines. C’est la formation « argilo-calcairo-gréseuse » au sens de R. Guiraud.
(1973), la série pouvant dépasser les 100 mètres d’épaisseur.
 L’Aptien supérieur ; il commence par une barre dolomitique de 10 à 20 mètres
d'épaisseur. (J. Glaçon, 1967), repère stratigraphique minéralisé, et se poursuit par des
calcaires en gros bancs bien lités, des argiles et des marnes. L’épaisseur de l’ensemble
varie de 300 à 350 mètres.
 Albien-Vraconien-Cénomanien inférieur : l’Albien inférieur n'a pas été caractérisé
dans les chaînons orientaux, il correspond à un hard-ground. Au Djebel Hadjar-
Labiod, le Vraconien repose directement sur l'Aptien supérieur ; il est constitué par un
ensemble de calcaires en petites dalles de grès et de marnes gréseuses jaunes. Au-
dessus, on a des intercalations de calcaires marneux en plaquettes et enfin au sommet,
le Cénomanien marneux, (inférieur) épais de 250 à 300 mètres avec une très riche
faune de Lamellibranches.
 Le Cénomanien supérieur et Turonien : À la base des calcaires dolomitiques à
rognons de silex clairs et à lits de chailles blanches ou beiges, c'est le Cénomanien
supérieur, (100 m).
 Le Turonien : il est également carbonaté, représenté par des marnes et des calcaires
dolomitiques à débris d’hippuritidés, dont l'épaisseur ne dépasse pas les 100 mètres.
 Le Sénonien :
Le Maestrichtien est transgressif dans la partie occidentale du Hodna, il correspond à
des calcaires gris compacts avec des intercalations marneuses. La faune y est
abondante avec des Oursins, des Inocérames, des Gastéropodes et de nombreux
Lamellibranches. Cette formation a une épaisseur de 150 à 200 mètres et elle est
constituée de calcaires massifs. Les calcaires du Maestrichtien sont bioclastiques à

30
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
débris de bryozoaires et échinides. Le Coniacien et le Santonien sont nombreux, ils
deviennent ensuite calcaires. La limite Santonien-Campanien est caractérisée par un
niveau calcaire peu épais à Inocéramus régularis très constant. Le Campanien est
marneux ou à calcaires crayeux à faune très abondante, (Ammonites, Oursins, Huîtres,
Plicatules), à l’Est, il ne présente que des Foraminifères.

Figure I.13 Colonne


lithostratigraphique des
massifs des Monts du Hodna.
(Compilation faite par A.
Boutaleb, 2001 à partir des
travaux de J. Glaçon, 1967; R.
Guiraud, 1973; J. M. Vila, 1980)

 Le Tertiaire
 Le Paléocène Eocène
Les formations du Paléocène-Eocène n’affleurent que sur des surfaces réduites
autour des massifs occidentaux, (Maadid et Ouled- Tebben). Le Tertiaire débute par des

31
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
marnes sombres attribuées au Dano-Montien. Localement s’intercalent des lumachelles à
Cardita beumonti, Exogyra overwegi. Plus haut se situe un repère à Ostréa aucapitenei. La
microfaune comprend beaucoup de formes benthoniques à côté de Globigérines cf. belli et
Globorotalia Velascoensis. L’Eocène calcaire est constitué essentiellement par des
calcaires à silex et des niveaux phosphatés. Ces derniers, d’aspect souvent
conglomératique peuvent renfermer d’abondants petits galets de silex. Ces niveaux livrent
une abondante faune de vertébrés et surtout des sélaciens comme Myliobatis dixoni et
Lamna oblique. Au sommet de cette série un repère à nodules de calcédoine et géodes de
quartz. La série débute par une couche bréchoïde phosphatée qui repose directement sur le
Crétacé supérieur. Le Lutétien supérieur débute par des niveaux dolomitiques massifs
surmontés par une série de calcaires grisâtres à jaunâtres lités, marneux ou gréseux,
souvent plus ou moins dolomitisés, alternant avec des marnes grises ou verdâtres. Certains
niveaux sont pétris de Thersithéa ponderosa, Hemithersthéa maroccana et Hedbergella
ventricosa.
 Le Miocène
Il est marin, transgressif. Le Miocène débute par des poudingues rouges et des grès
à Pectinidés et Lithothamniée. Les poudingues remanient de gros blancs d’Éocène à silex
et de Crétacé supérieur, (calcaires à Orbitoides et Laffitéines). Au-dessus, une centaine de
mètres de calcaires gréseux fauves ou roux à Pecten convexior, P. josslingi et Ostrea
crassissima représentant le Burdigalien supérieur. Au-dessus, une puissante série
marneuse se développe, surtout sur les périphéries du Boutaleb.

I.8. 1.3. Séries à Jurassiques intermédiaires de l'unité inférieure de Djebel Kalaoun


Cette unité constitue l’essentiel de la masse de Djebel Kalaoun à l’Ouest de Beida- Bordj.
Elle comporte les termes suivants : (Figure I.14) :

 Jurassique dolomitique
Il s’agit de dolomies grises ou noires d’épaisseur d’environ 100 mètres, ces dolomies
constituent le cœur de l'anticlinal de l’unité inférieure et identique à celles de l’ensemble Sud
Sétifien.

 Le Malm : Le Malm est représenté par quelques mètres de biomicrites à


Calpionelles. La base de la série est constituée par des calcaires fins à
radiolaires et saccocoma, il peut s’agir de Kimméridgien ou Portlandien.
L’ensemble ne dépasse guère une dizaine de mètres.
32
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
 Néocomien
Il s’agit d’un ensemble bien lité de calcaire fin en petits bancs de 5 à 60 cm dont
l'épaisseur est de 150 à 200 mètres. Ces calcaires sont à patine claire, blanche ou jaunâtre; la
cassure présente la même couleur de patine. Comme faune on a les Tintinnopsella Longa,par
ailleurs Calpionellites Darderi ont daté le Valanginien inférieur, le Berriasien a été daté par
Tintinnopsella Carpathice.

Figure. I.14 : Log lithostratigraphique de l’écaille inférieure de Djebel Kalaoun. (J. M. Vila, 1980).

I.8. 1.4. Ensemble allochtone Sud-Sétifien


Il compose les séries des Djebels ; Sekrine, l’écaille d’Ain- Lahdjar, Koudiat- Tella et
séries supérieures du Djebel Kalaoun. Cet ensemble comporte des formations allant du
Jurassique jusqu’au Miocène. (Figure I.15).
 Les formations Jurassiques
Le Jurassique comporte les termes suivants :

33
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Le Lias : Le Lias dolomitique affleure au Djebel Tafourer, au Djebel Sekrine et au
Djebel Youssef. Parfois, il correspond à une mince série argilo-marneuse qui
recouvre un ensemble dolomitique assez épais. Il peut dépasser une centaine de
mètres d’épaisseur.
 Le Dogger : Il a été reconnu au Djebel Sekrine et au Djebel Tafourer. Cette série
est constituée par des lentilles de calcaires gris en petits bancs à grains fins qui
auraient livré des débris d’Ammonites. En lames minces leur faciès à « Filaments
» a permis à J. M. Vila, (1980) de leur attribuer un âge Dogger.
 Le Jurassique dolomitique indifférencié : C’est une série dolomitique qui
envahit la série supra-Liasique, ailleurs elles s’intercalent entre le lias daté et le
Jurassique supérieur, donc elles peuvent représenter la totalité du jurassique moyen
et supérieur ou le jurassique moyen seulement.
 Le Malm : Il s’achève dans beaucoup d’endroits, (Dj. Youssef, Dj. Sekrine) par
des calcaires massifs gris en gros bancs dont l’épaisseur totale est de 80 mètres à
Djebel Youssef. La datation de cet ensemble calcaire repose sur la présence dans
les niveaux les plus élevés de gros débris de Lamellibranches, de Polypiers,
Clypéina jurassica qui indique le Jurassique terminal.
 Les formations crétacées : les séries du Crétacé sont représentées par :
 Le Néocomien : Le Néocomien représente un nouvel épisode argileux ou
marneux. Il affleure largement dans l’ensemble allochtone Sud Sétifien.
L’épaisseur de cette série est d’une centaine de mètres.
 Le Valanginien a livré des Ammonites, (Djebel Sékrine), dans les
chaînons du Sud-Est Sétifien, y a été récolté une faune à Exogyra couloni
et des Térébratules. L’Hauterivien contient une microfaune à Lenticulina
schreiteri. La série Néocomienne commence presque toujours par un hard-
ground.
 Le Barrémien : il correspond à une série complexe composée de
calcaires, dolomies et des grès avec de minces intercalations argileuses ou
marneuses. Il affleure pratiquement dans tous les massifs qui constituent
l’ensemble allochtone Sud Sétifien, néanmoins son épaisseur augmente du
Nord au Sud, (de 100 à plus de 500 mètres). La partie inférieure de cette
série a livré des Salpingoporella dinarica, Orbitolinopsis capuensis,
Choffatella decipiens. Le sommet de la série contient des niveaux à

34
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
Palorbitolina lenticularias, Néotrocholina friburgensis, Palaeodictyoconua
arabicus qui indiquent le Barrémien supérieur. (R. Guiraud, 1973).
 L’Aptien : l’Aptien débute par un mince repère où dominent les marnes jaunâtres
très caractéristiques de l’Aptien inférieur datées grâce à la présence de
Palorbitolina lenticularias et de Glavelinella flandrin. Ces marnes ne dépassent
guère les 60 mètres d’épaisseur. Il est surmonté d’un ensemble calcaire en gros
bancs à Orbitolines, de calcaires grossiers ou noduleux à Nérinées, de biosparites
à Rudistes avec de minces intercalations marneuses. Cette épaisse formation de
250 à 300 mètres n’afleure que dans les massifs septentrionaux et contient une
association à Orbitolina subconcava, Cunéolina laurentii, Sabaudia minuta, des
milioles et Ovaléolina reicheli.
 L’Albien-Vraconien : l’Albien et le Vraconien correspondent à un ensemble
d’une épaisseur de 100 à 200 mètres à dominance marneuse dont le sommet peut
représenter le Cénomanien inférieur. Les intercalations à Pithonella ovalis et
Favusella washitensis indiquent l’Albien supérieur et le Vraconien.
 Le Cénomano-Turonien : cette formation, d’épaisseur de 100 à 150 mètres,
est représentée par une barre carbonatée qui débute par des niveaux dolomitiques
ou par des biosparites à Orbitolina conica. Elle s’achève par des calcaires
micritiques avec des faciès à Foraminifères benthiques.
 Le Sénonien
 Le Sénonien inférieur : il a été reconnu à l’Ouest du Djebel Zdimm, où il
débute par un hard- ground et ne comprend qu’une dizaine de mètres de
marnes sombres.
 Le Sénonien supérieur : il n’affleure qu’au Nord du Djebel Sekrine, au
Djebel Kalaoun, au Chouf Et Tine et à la Koudiat Tella. Il est constitué par
des barres calcaires rousses bien datées du Maestrichtien au Chouf et Tine.
La série a une épaisseur qui varie de quelques mètres à 200 mètres.
 Le Tertiaire : Le Tertiaire comporte les termes suivants :
 Paléocène-Éocène : Dans la partie centrale de l’allochtone Sud
Sétifien au Chouf-Tine et à Koudiet Tella, cette formation est
constituée de 10 à 20 mètres de marnes à débris d’Exogyra overwegi
ou à Globigérina pseudobulooides et à nombreux Ostracodes.
L’Eocène calcaire du Sud Sétifien est caractérisé par quelques mètres

35
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
de calcaires clairs à silex, qui renferment d’abondants débris de
Gastéropodes silicifiés et Hemithersithea ventricosa. Ce sont des
biosparites à débris d’Echinodermes, de phosphates, à rares galets,
silex et grains de quartz. Ces calcaires affleurent au Chouf et Tine.
Des faciès identiques existent près de Beida- Bordj, du Djebel
Tafourer et d’Oum- el- Adjoul
 Le Miocène
Le Miocène est constitué de conglomérats rougeâtres à la base qui
ravinent largement son substratum; viennent ensuite des calcaires gréseux roux
et des marnes. Il affleure sur le versant Sud du Djebel Sekrine où la
discordance avoisine 30o et atteint le Barrémien. Les niveaux marneux
remanient en abondance les microfaunes du Sénonien et de l’Éocène; les
nombreux Foraminifères benthiques qu’ils renferment indiquent qu’il s’agit au
moins du Burdigalien.
 Les formations du Plio-Quaternaire :
Dans le Hodna, le Pliocène est généralement concordant sur le Miocène. La
série est d’abord détritique, à affinité deltaïque, puis marneuse et enfin envahie à son
sommet par de nouveaux apports conglomératiques. Le Quaternaire est
essentiellement représenté par des dépôts de pente à recouvrements détritiques et de
terres arables au pied des reliefs. Ils peuvent se raccorder à des glacis des hautes
plaines et des terrasses anciennes étagées des basses plaines entre Ouled Tebbene et
Djebel Boutaleb.

 Glacis des hautes plaines: ces glacis sont représentés principalement par un matériel
clastique anguleux et plus grossier au voisinage des montagnes. Il devient très
fragmentaire vers le bas. Ce matériel est constitué de cailloux, de gravier et de
quelques blocs à remplissage limono-argileux.
 Terrasses des basses plaines: dans les basses plaines, c’est la fraction fine qui
prédomine; elle est composée d’argiles, de limons et des sables avec graviers
disséminés dans les différentes couches.

36
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.15. Corrélation des séries typiques de l’ensemble allochtone Sud-Sétifien. (J. M.
Vila, 1980)

I.8. 2. La tectonique des monts du Hodna


Dans les Monts du Hodna se distinguent deux unités tectoniques séparées par le front
Sud-Sétifien. (Figure I.16).
 L’allochtone Sud Sétifien au Nord, constitué d’un vaste empilement d’écailles limitées
par des cisaillements. (J. M Vila, 1980).
 L’autochtone Hodnéen au Sud, dont fait partie le Djebel Hadjar- Labiod est affecté
essentiellement par trois structures tectoniques liées à l’orogenèse Alpine qui sont :
37
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

Figure I.16 : Coupe interprétative au 1/50.000. (Extrait de la carte géologique de Ain- Azel au 1/50.000. D'après J. M. Vila ,1977). 38
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

a. Les failles :
L’analyse du réseau de failles permet de distinguer plusieurs familles
d’accidents tectoniques qui affectent les terrains carbonatés du Jurassique et du
crétacé. Il s’agit :
 Des failles de Direction NE-SW et NW-SE très nettes au Djebel Boutaleb et
Djebel Hadjar Labiod ;
 Des failles de direction EW de plus grande importance affectant surtout les
formations de Djebel Hadjar Labiod et Djebel Fourhal. Elles se sont formées lors du
plissement au moment de la formation du grand anticlinal du Hodna.
 Une faille importante de direction N-S, (faille de Kherzet- Youssef) affectant le
crétacé du Djebel Hadjar Labiod sur son flanc Est. (Figure I.18).
b. Les plis :
Les plis ont généralement une orientation E-W. La direction WNW-ESE
correspond à des synclinaux à larges rayons de courbure, représentant l ‘ensemble de
hauts reliefs avec des axes de direction :
 NW-SE tels que ceux observés au niveau du Djebel Sekrine, Djebel Kalaoun,
Djebel Gouzi et Djebel Fourhal. (Figure I.17).
 NE-SW rencontrés au niveau de Djebel Hadjar- Labiod et Djebel Boutaleb.
c. Les relations du Trias
Le Trias se localise en grande majorité sur les lignes de dislocation, leur
relation structurale est bien différente. Au front de chevauchement, les affleurements
triasiques de Koudiat el Bassour, el Maafeur et de Draa el Djebbas laissent supposer
qu’ils auraient joué le rôle d’une semelle de glissement des nappes vers le Sud (A.
Mezerzi, 2015). En ce qui concerne les masses triasiques d’El Gouzi et du massif du
Boutaleb, ils sont situés sur de vastes failles, et son origine est clairement à la base
des sériés Hodnéennes. (J. M. Vila, 1980), ce sont de vraies structures diapiriques.
(J. Bertraneu, 1955 et J. Glaçon ,1967). La mise en place du Trias est liée
principalement à des contraintes compressives de direction N-S (R. Guiraud, 1973),
c’est à dire à la phase Priabonnienne et la phase Tortonienne.
I.8. 3. Les phases tectoniques
La configuration structurelle actuelle de la région d’étude a laissé apparaître les traces de
plusieurs phases tectoniques du cycle alpin. Les principales phases tectoniques qui sont à
l’origine de ce dispositif structural actuel sont :

39
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

 La phase anté- Sénonienne : Cette phase est connue dans le massif du Boutaleb
depuis les travaux de J. Bertraneu (1952). R. Guiraud (1990), et qui montre que cette
phase est caractérisée par une compression NNW-SSE à sub méridienne et d’après lui,
il s’agit en général de bombements accompagnés parfois de cassures orientées au NW
au NE ou à l’ENE (Boutaleb). Certaines cassures ont permis à des pointements
triasiques de la mise en surface (d’Annoual et El Hammam) dans le Boutaleb.
 La phase fini-Lutétienne : Cette phase compressive se situe vers la fin du Lutétien,
c’est la phase atlasique (R. Guiraud, 1973), et la phase priabonienne à vergence sud au
sens de J. M. Vila (1980). Cette phase aurait structuré les séries hodnéennes en plis et
montre une direction de raccourcissement NW-SE. (J. M. Vila, 1980). Elle est marquée
par l’arrêt des séries à la fin de l’Eocène. L’Oligocène qui y fait suite ne reflète plus du
tout l’appartenance à une quelconque unité.
 La phase du Miocène basal : Cette phase marquée par un hiatus dans la
sédimentation, lequel n’est rompu que par la transgression du Burdigalien supérieur.
Dans certains secteurs, ce Burdigalien fossilise des structures plissées à flancs verticaux
évoquant des plis coffrés au Sud du Djebel Sekrine.
 La phase Alpine : elle est responsable des grands chevauchements méridionaux où le
Miocène est largement impliqué. C’est la phase Tortonienne qui est responsable des
torsions d’axes, décrochements, des plissements à axes E-W et la genèse des plis
emboutis des monts du Hodna.
 La tectonique récente : elle est responsable de l’orographie actuelle et la
montée récente des gypses triasiques de Guellal. (J. M. Vila ,1980). Ainsi,
elle est responsable des accidents cassants traversant d’Est en Ouest la
partie méridionale de Djebel Sekrine et qui on fait rejouer les décrochements
de même direction du Djebel Hadjar Labiod.

40
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I .17. Coupe interprétative au 1/50.000, (Extrait de la carte géologique de Ain- Lahdjar au 1/50.000. J. M. Vila ,1977). 41
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

Figure I.18 : Coupe géologique schématique de la région de Kherzet -Youcef.(J. Glaçon, 1956), in L. Attoucheik, 2006

42
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
I.8. 4. La géologie locale

Les deux aquifères en question ont été captés dans le gisement de Chaabet el Hamra.
Sa stratigraphie est caractérisée principalement par les dépôts du Crétacé, dont l’Hauterivien
présente le plus grand intérêt, car il renferme la minéralisation. La carte géologique de ce
secteur a été levée par l’E.R.E.M (1992). (Fig. I.19).

Légende

Néogène
Aptien supérieur
Barrémien moyen
Barrémien inférieur
Hauterivien supérieur
Hauterivien inférieur
Valanginien
Faille
Courbes de niveau

Figure I.19. Carte géologique du gisement de Chaabet el Hamra


(e : 1/2000, E. R. E. M, 1992, modifiée)

I.8. 4. 1 La stratigraphie du gisement de Chaabet el Hamra, (Figure I.20)

a. Valanginien [épaisseur: 150 à 220m]: Les dépôts du Valanginien (stériles) affleurent


à l’Est de la faille orientale et à l’Ouest du gisement et sont représentés par une alternance

43
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
d’aleurolites grises avec des grés quartzeux gris clair, des dolomies gréseuses et
argileuses, des calcaires et des marnes gris-verdâtres.
b. Hauterivien [épaisseur: 150 à 200m]: La minéralisation zincifère d’intérêt industriel
est localisée dans la partie inférieure de l’Hauterivien, dont la puissance varie de 100 à
150 m. Cet étage est subdivisée en deux (02) niveaux :
b. 1. Hauterivien inférieur:
Ce niveau, d’une puissance totale variant de 70 à 120 m, est à son tour divisé en
trois (03) termes :
1- Composé de dolomies grises massives, à grains fins, parfois gréseuses,
souvent à petites inclusions et nodules, de couleur blanchâtre, et parfois de
calcarénites noires dans la partie supérieur de 2 à 5 m du toit ; ce terme est
discontinu et son épaisseur est de 1 à 2 m.
2- Représenté par une superposition, de bas en haut, de marnes gris-verdâtres
(0,5 à 2 m), d’aleurites gris-brun (2 à 5 m), de dolomies grises (2 à 10 m), de
dolomies gréseuses (3 à 8 m) et de marnes bariolées (5 à 10 m).
b. 2. Hauterivien supérieur :
Ce niveau, d’une puissance globale variant de 80 à 120 m, est subdivisé en cinq- (05)-
termes :
1- Formé de grés, parfois en alternance avec des argiles, de marnes et aleurolites
verdâtres, avec toujours à la base de l’alternance un niveau calcaire gris-clair,
dont une partie, de 1 à 3m d’épaisseur, est dolomitisée.
2- Représenté par des dolomies massives à grains fins plus ou moins
hématitisées.
3- Représenté par un calcaire gris argileux, (parfois renfermant des passées argilo-
marneuses ou siliceuses), dont l’épaisseur varie de 10 à 15 m.
4- Constitué de dolomies à grains fins, de couleur gris-brun, souvent argileuses,
dont la puissance totale varie de 15 à 20 m.
5- Caractérisé par une irrégularité de composition et de puissance ;
essentiellement représenté par des calcaires gris en alternance grossière avec
des marnes et des aleurolites ; dans la partie inférieure de ce terme, les
calcaires sont remplacés par des dolomies recristallisées.

c. Barrémien [épaisseur: 300m] :

44
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
Il est développé au Nord-Ouest et au Sud du gisement, et il est subdivisé en deux -
(02)- niveaux :

c. 1. Barrémien inférieur (B1) : Ce niveau est à son tour divisé en trois (03)
termes :
1- Formé essentiellement par des grés et des dolomies gréseuses parfois argilo-
bitumineuses, avec une fine dissémination de pyrite et de passées de dolomies
légèrement oxydée ; la puissance de ce terme varie de 40 à 60 m.
2- Constitué par une alternance de dolomies marneuses massives, de marnes et de
calcaires marneux ; sa puissance varie aussi de 40 à 60 m.
3- Représenté par des dolomies massives à grain fins, avec des fissures remplies
d’oxydes et de calcite, et une puissance variant de 15 à 20 m.
c. 2. Barrémien supérieur (B2) : Ce niveau est subdivisé en quatre (04) termes :
1- Représenté par des dolomies gréseuses, massives à grains fins ou moyens, avec
souvent des fissures remplies par la calcite et, vers la fin du terme, par la pyrite
disséminée ; la puissance de ce terme varie de 20 à 30 m.
2- Formé de grés brun, avec une alternance d’aleurolites et d’une dolomie très gréseuse,
et, en fin d’intervalle, un aspect broyé de la roche. La puissance du terme varie de 30 à
40 m.
3- Constitué d’une alternance de dolomie gréseuse, de grès bruns et d’argiles verdâtres,
(dolomies et grés compacts, massifs et légèrement hématitisés). Sa puissance varie de
60 à 130 m.
4- Formé de dolomies gréseuse et argileuse et de calcaire brun-violet, avec des passées
d’argile verdâtre. Sa puissance est d’environ 60 m.
d. Aptien :
Les formations aptiennes ont été rencontrées par certains sondages au Nord-Ouest du
champ minier sous le Miocène et le Quaternaire. Elles sont représentées par une alternance de
calcaires gréseux et grès calcaireux avec des passées de calcaires très fins et des grès friables.
e. Miocène :
Le Miocène existe à 1200m d’altitude- (Chouf Bou Arket)- et est discordant sur
l’Hauterivien. Il est constitué par des brèches à la base, des calcaires blancs, gris et de
calcaires gréseux au sommet. (J. Glaçon, 1967).

45
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

Figure I.20. La colonne


lithostratigraphique du gisement de
Chaabet- el- Hamra, (E.R.E.M, 1992).

46
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
c. Quaternaire (Q):
Il se résume dans des débris de roches en place sous forme des dolomies, calcaires, grès
avec un ciment argileux.

I.8. 5. La tectonique du gisement de Chaabet el Hamra


Le gisement de Chaabet el Hamra est situé dans la partie Sud-Ouest de la terminaison
périclinale de la grande structure en horst anticlinal de Rahbet, district de Fourhal.
Selon l’EREM (1992) et d’après le caractère du plissement, le gisement est subdivisé
en trois (03) gros blocs: Est, centre et Ouest.

a. Le Bloc Est:
Trois (3) côtés de ce bloc sont limités par des failles, (la faille Est en Est, la faille
Latitudinale au Nord et Nord-Ouest et les failles Ouest et Sud en Ouest), tandis que le côté
Sud est ouvert et se trouve en contact avec les calcaires du Néogène.
Sur le plan structural, le bloc représente un brachyanticlinal et le pendage des flancs du
pli est : 10° à 15° NE et 15° à 20° SW. Le pli est compliqué par des accidents cassants :
 La faille Sud : de direction latitudinale dans le flanc Sud-Est du brachyanticlinal,
c’est une faille normale à rejet vertical de 100 à 120 m avec un pendage au Nord
inférieur à 65-75°. Cette faille a soulevé ce bloc. (J. Glaçon, 1967).
 La faille Diagonale : elle s’étend vers le Nord-Est sub-parallèlement au plan axial.

b. Le bloc Centre:
Il a la forme d’un coin, dont l’angle aigu est formé par le raccordement des failles
centrale et latitudinale dans la partie Est. La partie opposée du coin s’en va en
s’élargissant à l’Ouest du gisement. Sur le plan structural, le bloc Central est plus
compliqué. Dans son ensemble, le coin représente un Graben à amplitude d’affaissement
de 15 à 20 m.
c. Le Bloc Ouest:
Il est localisé au Nord-Ouest de la faille centrale et se trouve limité par des
dislocations cassantes Ouest, Sud et latitudinale.
 La faille centrale : c’est une faille normale qui s’étend de l’extrémité Nord jusqu'à
l’extrêmité Sud, avec un pendage au Sud-Est inférieur à 70-75° et un rejet vertical

47
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
de 10 à 15 m dans sa partie Nord-Est. Elle coupe un chevauchement à pente douce.

 La faille latitudinale : c’est une faille normale dérivée de la faille centrale. Elle se
prolonge à l’Ouest au-delà du gisement, avec un pendage au Nord de 75 à 80° et un
rejet vertical de 10 à 20 m.
 La faille Est : dérivée aussi de la faille centrale, cette faille normale est orientée
vers l’Est, de direction subméridienne, avec une amplitude verticale du rejet de 80
m, voire de 100 m suivant le plan de faille, et un pendage Sud-ouest inférieur à 65-
70°.
 La faille Ouest : cette faille normale se dégage du dessous du dépôt quaternaire,
bordant le flanc Sud-est du brachyanticlinal du bloc Est, et change de direction
jusqu’à 300°, se faisant couper par la faille latitudinale ; c’est une faille en escalier
formant des plaques, des coins, dans une zone d’environ 70 m de large, et le pendage
est à l’Est inférieur à 70-85°, tandis que les rejets verticaux atteignent 10 m.

L'étude de la fracturation qui affecte la région de Chaabet- el- Hamra est faite grâce
au relevé de plusieurs directions de failles à partir de la carte de réseaux de faille, déduite de
la carte géologique du gisement, permet la réalisation d’un diagramme de rosace. (Figure I
.21).

Fig. I. 21. Rosace du gisement de Chaabet el Hamra

L’interprétation de la rosace directionnelle montre que les failles s’organisent selon les
directions majeures suivantes: N010, N060, N100, N140.
48
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
I.9. Conclusion :

Le gisement de Chaabet el Hamra qui occupe le Sud-Ouest de la terminaison


périclinale de la grande structure en horst anticlinal de Rahbet, district de Fourhal, (l’un des
Monts du Hodna) dans la région de Ain- Azel, au Sud de Sétif, appartient aux zones externes
du tronçon Nord oriental de la chaîne des Maghrébides de l’Afrique du Nord. Précisément, Il
fait partie du domaine autochtone et para-autochtone Hodnéen.
Il est constitué essentiellement par des formations sédimentaires de Crétacé inférieur
recouvertes par du Miocène discordant. Il s’agit des dolomies gréseuses et argileuses, des
argiles, des marnes et des calcaires…

Il se caractérise par une tectonique de type cassante représentée par des failles
normales qui perturbent la lithologie du secteur.

Cette approche géologique a permis de définir la nature lithologique des terrains qui
sont favorables aux développements d’éventuels aquifères, et d’après la description
géologique, les formations du Barrémien et de l’Hauterivien pourraient constituééss des
aquifères.

49
DEUXIÈME
CHAPITRE
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

II.1. Introduction :
Avant d’aborder l’étude hydrogéologique du secteur étudié, une étude hydrologique
s’avère nécessaire, puisque cette dernière est la science qui étudie le cycle de l’eau et son
évolution à la surface de la terre. Elle permet donc de quantifier l’eau qui alimente les nappes
d’eau souterraines.
Cette étude est basée sur le bassin hydrographique et qui est par définition un espace
géographique dont les apports hydriques naturels sont alimentés exclusivement par les canaux
ou en matières solides transportés par l’eau forment, en un point unique dans l’espace, une
embouchure ou en un exutoire.
Généralement, un bassin versant est déterminé par sa morphologie, et essentiellement par les
lignes des crêtes topographiques et de partage des eaux.

De par la nature et le sens d’écoulement des oueds, l’Est algérien juxtapose deux
grands types de bassins hydrographiques. ([Link].1), (A. Mebarki, 2005).

Figure II.1 : Bassins hydrographiques de l’Algérie orientale. (A. Mebarki, 2005).

50
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
 Au Nord, des bassins à écoulement exoréique, (les oueds se jettent dans la
mer Méditerranée), et à régime quasiment pérenne : Côtiers constantinois
(11570 km2), Boussellam, affluent de l’oued Soummam (5 010 km2), Kébir-
Rhumel (8 815 km2), Seybouse (6 475 km2) et Medjerda (7 785 km2). (A.
Mebarki, 2005).
 Au Sud, des bassins à écoulement endoréique, (les oueds se jettent dans des
dépressions fermées) et à régime quasi-temporaire : les Hauts Plateaux
constantinois (9 578 km2), le bassin Nord-Est du Chott Melrhir, (près de 28 000
km2 pour une superficie totale de 68 751 km2), et le bassin Est du Chott Hodna
(autour de 13 000 km2 pour un total de 25 843 km 2), (A. Mebarki, 2005).

II.2 Le bassin versant de la zone d’étude:

La dépression de Ain- Azel fait partie d’un vaste bassin hydrologique qui s’étale sur
9578Km² depuis la région de Ain- Beida à l’Est à celle d’El-Eulma à l’Ouest. Il est limité par
le 35ème parallèle au Sud et par le parallèle 36°N au Nord.
L’Agence Nationale des Ressources Hydriques (A.N.R.H) lui attribue le N° 07 sous le nom
des hauts plateaux constantinois.
La plaine de Ain- Azel occupe le sous-bassin (s/ BV) le plus occidental codé 07-01. (Figure
II.1)
II.3 Étude morphométrique :
L’étude morphométrique du bassin versant repose sur les mesures et les calculs
géométriques des différents paramètres morphométriques. (Surface, altitude, pente…).
Ces paramètres obtenus à partir des données topographiques nous permettent d’avoir une
idée sur la forme du bassin versant, son relief, son régime et même l’ordre des cours d’eau.
II.3.1 Les caractéristiques morphométriques du sous- bassin:
La forme des bassins versants est importante à étudier, car elle conditionne
directement le temps de réponse du bassin versant aux précipitations, c’est-à-dire la durée du
ruissellement de surface et le temps de parcours à travers le réseau de drainage.
II. 3.2 Indice de compacité ou coefficient de Gravelius (Kc):
C’est la forme du bassin versant qui conditionne le temps de la concentration des eaux à
l’exutoire de ce dernier. En effet, un bassin versant qui possède une forme allongée ne réagira
pas de la même manière qu’un autre qui a une forme plus compacte.

51
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

Figure. II.2 Le bassin versant


des hauts plateaux constantinois.

52
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
Alors, la forme des bassins versants est exprimée par l’indice de compacité de Gravelius Kc,
qui correspond au rapport du périmètre P du bassin, (Sous-bassin) à celui d’un cercle ayant la
même surface.

𝐊𝐜 = 𝟎. 𝟐𝟖 …………..(Eq.1)

 Kc: Indice de compacité de Gravelius ;


 P: Périmètre du sous- bassin versant à étudier;
 A: Superficie du sous- bassin versant à étudier;

(La surface et le périmètre sont deux paramètres principaux, ils s’obtiennent par planimétrie
sur la carte topographique après le tracé des limites du bassin versant à étudier sous ArcGis.
La surface s’exprime en Km² et le périmètre en Km).

Tableau II.1. L’indice de compacité de Gravelius Kc du sous-bassin de la région d’étude.

A (Km²) P (Km) Kc

584, 76 112 1, 29

 On remarque que la valeur du Kc, (indice de compacité), est supérieure à 1,12, ce qui
permet de dire que la forme du bassin versant de la région étudiée est allongée.

 du point de vue hydrologique, la durée de ruissellement de surface ou le temps de


parcours à travers le réseau de drainage sera plus lent par comparaison avec un bassin
ramassé.

II. 3.3 Recherche d’un modèle de représentation:

 Les dimensions du rectangle équivalent, (Rectangle du Gravelius):

Cette notion introduite par L. Roche (1963), permet la simple comparaison des bassins
versants entre eux en ce qui concerne l’influence de leurs caractéristiques sur l’écoulement.
Le contour devient un rectangle de même périmètre, les courbes de niveau des droites
parallèles au petit côté du rectangle, l’exutoire l’un des petits côtés du rectangle appelé,
« Rectangle équivalent ».

Si l’indice de compacité de Gravelius Kc est supérieur ou égal à 1.12 (Kc ≥ ), les


dimensions du rectangle équivalent seront obtenues à l’aide des deux relations suivantes:

𝐊𝐜√ 𝟐
= [ √ ( 𝐊𝐜 ) ]…………( Eq. 2)
𝟐

53
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

𝐊𝐜 √ 𝟐
= [ √ ( 𝐊𝐜 ) ]…………( Eq. 3) Tel que:
𝟐

 Kc: l’indice de compacité de Gravelius,


 A: la superficie du sous- bassin versant à étudier,
 L: la longueur du rectangle équivalent,
 l: la largeur du rectangle équivalent.

Le tableau II.2 qui suit récapitule la simple application numérique des deux relations
précédentes:

[Link].2. Les dimensions du rectangle équivalent du sous- bassin 07-01


A (Km²) Kc L (Km) l (Km)
584, 76 1, 29 41. 6 14. 03

II.3.4 Caractéristiques des altitudes:


Les variations d’altitudes à l’intérieur du bassin versant, (Figure II.3) jouent un rôle très
important dans la répartition spatiale des éléments climatiques et le taux de concentration.

Fig. II.3 L’orographie du sous- bassin versant de la zone d’étude.


54
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
Le portrait le plus précis des altitudes est représenté par la courbe hypsométrique,
(Figure II.4). Cette courbe exprime la répartition de la surface du B.V par tranches
d’altitudes. Le tableau suivant montre la répartition altimétrique.

Tableau. II. 3. La répartition des surfaces par tranches d’altitudes.

Classe d’altitude (m) Surface partielle (%) Surface cumulée (%)


1350- 1300 1,87 1,87
1300- 1250 1,87 3,74
1250-1200 2,8 6,54
1200- 1150 2,81 9,35
1150-1100 5,61 14,96
1100-1050 6,55 21,51
1050-1000 10,28 31,79
1000-950 21,5 53,29
950- 900 35,51 88,8
900-850 8,41 97,21
850- 800 1,87 99,08
800 -750 0,92 100

1450
Altitudes (m)

1400
1350
1300
1250
1200
1150
1100
1050
1000
950
900
850
800
750
700
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95 100

Surfaces cumulées (%)

Fig. II.4 La courbe hypsométrique du sous- bassin versant de la zone d’étude.

Alors, la répartition hypsométrique de chaque secteur est plus significative, les tranches
les plus dominantes sont celles de 800-850m et 850- 900m, (99, 08% et 97,21%
55
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

successivement), ce qui implique l’abondance de planitude avec une faible pente, c’est-à-dire
un sous-bassin sénile à relief âgé avec quelques buttes.
En outre, la réalisation du modèle numérique d’altitude, MNA, (Figure II.5) du sous-
bassin en sujet montre aussi que les altitudes de ce dernier varient entre 800 et 1600m, dont
les fortes occupent sa partie sud d’où se trouvent Dj. Fourfal et Boutaleb.

Draa Chouafa

Kef Boudjemline

Mtt Bourzem

Kef Lahmar Dj Tnoutit

Draa Sfa

Kef Maafer Dj Tafourer

Hdjar Labiod

Dj Boutaleb Dj Fourhal

Fig. II. 5. MNA du sous- bassin versant de la zone d’étude.

II.3.5 Altitude médiane H50%:

Elle est déduite directement da la courbe hypsométrique, (Figure II.4). H50% = 975m
II.3.6 Dénivelée simple D:
On définit la dénivelée D comme étant la différence de cote entre H5% et H95%.

56
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
H5%= 1250m
H95%= 900m D= 1250 – 900 = 350m

II.3.7 Indice de pente et relief:


L’effet du relief apparaît dans la vitesse d’écoulement et donc dans le temps de
concentration.
Si la pente dans une région donnée est forte, l’écoulement sera rapide, ce qui donne un
temps de concentration court.

II.3.8 Indice de pente globale Ig:

L’indice de pente globale est évalué par M. Roche, (1963) à partir du rectangle équivalent,
facile à calculer et permet une classification de relief selon l’ORSTOM.
 Classe R1: Relief très faible: Ig< 0,002%
 Classe R2: Relief faible: 0,002<Ig< 0,005%
 Classe R3: Relief assez faible: 0,005 <Ig< 0,01%
 Classe R4: Relief modéré: 0,01<Ig< 0,02%
 Classe R5: Relief assez fort: 0,02<Ig< 0,05%
 Classe R6: Relief fort: 0,05 <Ig< 0,1%
 Classe R7: Relief très fort: 0,1 <Ig

= …………………( Eq.4)

Tableau. II.4. L’indice de pente globale Ig


D (m) L (m) Ig Relief
350 41600 0,008 Assez faible

II.3.9 Carte des pentes:


L’analyse globale de la carte des pentes, (Figure II.6) effectuée en utilisant l’image
satellitaire du sous- bassin en sujet montre ce qui suit :
 Les pentes d’ordre 30 à 70% se trouvent intensément dans le Nord de cette entité,
tandis que les pentes d’ordre 2% occupent les chotts et les Sebkhas.
 Les pentes 18 à 10% occupe toute sa superficie et elles sont remarquables surtout
dans sa partie centrale, ce qui permet de dire que le bassin possède un relief âgé.

57
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

Fig. II. 6. Carte des pentes du sous- bassin versant de la zone d’étude.

II.4 Caractéristiques du réseau hydrographique:


Un réseau hydrographique est l’ensemble des canaux de drainage naturel permanents
ou temporaires par où s’écoulent les eaux. Ces eaux proviennent des eaux de ruissellement ou
restituées par les eaux souterraines.

Le réseau hydrographique du sous-bassin versant 07- 01 est représenté par une série de
cours d’eau intermittents, dont la plupart se perdent dans les formations du quaternaire, au
niveau des dépressions fermées, représentées par les Chotts et les Sebkhas indiquant un
écoulement de type endoréique.

58
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

Fig. II.7 Le réseau hydrographique du sous -bassin versant de la zone d’étude.


II.5 Récapitulation des caractéristiques morphométriques:
Le tableau II.5 sera une récapitulation des différentes caractéristiques du sous -bassin
versant 07-01 de la zone d’étude.
Tableau. II.5. Récapitulation des caractéristiques du sous- bassin versant 07-01.
s/Bassin versant Sebkhet- el -Hamiet
Code 07-01
Surface A (Km²) 584,76
Périmètre P (Km) 112
L’indice de compacité Kc 1,29
Rectangle Longueur L (Km) 41,6
équivalent Largeur l (Km) 14,03

59
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

Altitude moyenne H50% (m) 975


H5% (m) 1250
Dénivelée D (m) 350
H95% (m) 900
Indice de pente Ig 0,008
Classification du relief Relief assez faible
Le sous-bassin versant 07-01 couvre une superficie de 584,76Km². Il a une forme
allongée, (Indice de compacité Kc = 1,29) et un relief assez faible (Ig = 0,008) avec une
altitude moyenne de 975m.
La majorité des oueds sont temporaires, prenant naissance dans la partie sud de ce
dernier, et ont comme exutoire Sebkhet-El-Hamiet, caractérisant ainsi un écoulement
endoréique.
II.6 L’étude hydroclimatique:
L’Algérie, du fait de sa situation géographique se trouve partagée en trois zones
climatiques distinctes; la première à climat méditerranéen au Nord, la seconde à climat semi-
aride vers l’intérieur du pays, (hauts plateaux) et enfin un climat aride qui caractérise
le grand Sahara.
L’Algérie se subdivise du Nord au Sud, en cinq zones bioclimatiques en relation avec le
relief et les précipitations. Figure II.8 (A). (M. COTE, 1998a). Les hautes plaines Sétifiennes
appartiennent au domaine bioclimatique semi-aride. Figure II.8 (B).

Zone d’étude

Figure II.8 : Carte simplifiée des zones bioclimatiques de l’Est


algérien (A). (M. Côte, 1998a) In A. Mebarki, 2005 et Climagramme 60

d’Emberger (B), In M. Z. Belhadj, 2017.


Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

Le trait le plus frappant du climat semi-aride dans les hautes plaines Sétifiennes, dont
notre zone d’étude fait partie, est sans doute la grande variabilité des précipitations P et des
températures T liées bien sûr aux irrégularités topographiques et aux oppositions de la
Méditerranée et du Sahara. Ainsi, les montagnes de l’Atlas Saharien et celles de l’Atlas
Tellien protégent les hautes plaines Sétifiennes respectivement des vents désertiques du Sud et
ceux chargés en humidité venant du Nord.
Le climat de type semi-aride y est avec des hivers perturbés, rigoureux et pluvieux et des
étés chauds et secs.

II.7 Données de l’O.N.M:


Il existe plusieurs stations météorologiques dans l’environnement du bassin versant
de la zone d’étude qui vont nous permettre de caractériser la climatologie, entre autre
la station de Ain- Azel, Ain- Djasser, El Eulma. Mais vu la discontinuité des données
enregistrées au niveau de ces stations, seules celles de la station hydroclimatologique de
Ain- Azel, (Tableau II.6) vont être utilisées pour la caractérisation du climat de cette zone
d’étude, car elle se trouve pratiquement dans le gisement de Chaabet- el- Hamra, (à 700 m de
la limite Nord-Ouest du gisement) et présente moins de lacunes de données.
Pour étudier ces données, nous sommes basés sur une série de mesures sur une période
de 27 ans d’observations s’étalant depuis l’an 1984 à l’an 2011. Cette série est la plus récente
et ne présente pas de lacunes.
Tableau II.6. Coordonnées Lambert de la station.

Station Code X Lambert (m) Y Lambert (m) Z(m)


Ain- Azel 07- 01- 02 754.000 287.700 0960

II.7.1 les précipitations:


La pluie est un facteur climatique très important pour la caractérisation du climat,
elle conditionne l’écoulement saisonnier et influence directement le régime des cours d’eau,
ainsi que celui des nappes aquifères. La région d’étude est considérée parmi les régions les
moins arrosées avec une moyenne interannuelle de 350mm. (Figure II.9).

61
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

Zone d’étude

Fig. II.9. Carte des précipitations annuelles moyennes de l’Est algérien, (Établie d’après
L’A.N.R.H, 1993 : données moyennes de 60 ans, périodes du 1 er septembre 1921 au 31
Août 1960 et du 1er Septembre 1968 au 31 Août 1989).

II.7.2 Étude des précipitations de la station de Ain- Azel


La série d’observations sur la précipitation de 1984 à 2011, (Période de 27 ans) de la
station de Ain- Azel est donnée, (Tableau A1.1 en Annexe 1).
Les données disponibles permettent l’estimation de la quantité de pluie moyenne annuelle
reçue par le sous- bassin versant.
II.7.2.1 Variation des précipitations dans le temps
II. [Link] Précipitations moyennes mensuelles
Les valeurs moyennes mensuelles des précipitations sont portées dans le tableau qui suit.
Tableau II.7 Précipitations moyennes mensuelles
(Station de Ain- Azel, période de 1984- 2011)
Jan Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sep Oct. Nov. Déc.
30,72 21,36 31,34 36,88 41,42 19,74 8,06 10,13 35,98 27,82 23,62 32,39

62
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
Le tableau des précipitations moyennes mensuelles exprimé en histogramme, (Figure
II.10) montre que la dépression de Ain- Azel est caractérisée par une saison plus ou moins
pluvieuse des mois de Septembre à Mai.

45,00
Précipitation (mm)

40,00
35,00
30,00
25,00
20,00
15,00
10,00
5,00
0,00
jan fév. mars avril mai juin juil. aout sep oct. nov. déc. Mois

[Link].10. Histogramme des précipitations moyennes mensuelles


(Station de Ain- Azel, période de 1984- 2011).
II. [Link] Précipitations moyennes annuelles:
L’histogramme de la figure, ([Link].11) représente les valeurs moyennes annuelles
des précipitations issues des précipitations de la station de Ain- Azel.

600
Précipitation annuelle (mm)

500 492,5 481,2 472


455,5 463,1
400
352,1 346,6 352,9 346,2 356,2
300 317,4
261,5
200
158,3 170,7
100

0
1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Année

Fig. II.11. Histogramme des précipitations moyennes annuelles


(Station de Ain -Azel, période de 1984- 2011).
La simple analyse de l’histogramme montre que l’année 1990 est l’année la plus
pluvieuse de la série observée avec 492,5mm, et plus particulièrement les mois d’Avril et Mai,
(83,6 mm et 101,4 mm respectivement). Ces précipitations représentent presque plus de 2,5
fois les précipitations moyennes de ces deux mois.

63
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

II. [Link] Variation des précipitations dans l’espace


(Détermination de la lame d’eau précipitée)
Il existe plusieurs méthodes qui permettent finalement la détermination de la lame d’eau
précipitée sur le sous- bassin versant à partir des précipitations moyennes annuelles, mesurées
au niveau des différentes stations.
 Méthode de Thiessen:
Par manque de données, cette méthode ne peut être convenablement appliquée, elle
nécessite des stations régulièrement réparties dans le sous- bassin versant à étudier.
 Méthode de la moyenne arithmétique:
= ∑ ……………………..( Eq.5)

Telle que:
 P: la précipitation enregistrée dans la station i;
 N: nombre de stations.
 L’application numérique donne une valeur de 334,15 mm.

II. 7.2. Température de l’air:


Contrairement aux précipitations qui constituent l’apport en eau dans le bilan
hydrologique, les températures de l’air jouent un rôle très important dans les pertes par le
phénomène de l’évapotranspiration.
Par manque de données des températures de l’air de la région de Ain- Azel, on ne trouve que
les valeurs enregistrées de la station de Sétif (Tableau A2-Annexe 1-), seul choix, pour faire le
reste du calcul (Tableau II.8).
Tableau II.8. Coordonnées Lambert de la station.

Station Code X Lambert (m) Y Lambert (m) Z(m)


Sétif 15- 06- 12 735. 274 323. 492 1009 m

II. 7.2.1 Variation de la T° de l’air dans le temps


La distribution des températures moyennes mensuelles est très irrégulière, on note que les
mois les plus chauds sont Juin, Juillet et Août, et les mois les plus froids sont Décembre,
Janvier et Février.
Tableau II.9. Températures moyennes mensuelles (Station de Sétif, période 2000-2011).
Mois jan fév. mars avril mai juin juil. aout sep oct. nov. déc.
T° 5,1 6,2 9,6 12,2 16,8 22,6 26,5 25,3 20,0 16,0 9,3 5,9

64
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

La figure suivante, (Figure II.12) représente le graphe T° = f(t) de la station de Sétif.

30
T° 25
20
15
10
5
0
jan fév mars avr mai jui juil aou sep oct nov déc

Fig. II.12. Les températures moyennes mensuelles


(Station de Sétif, période de 2000- 2011).

II. 8 Courbe ombrothermique:


Selon la définition de H. Gaussen et F. Bagnouls, (1957), un mois sec est un mois où la
somme totale de précipitation est égale ou inférieure au double de la température moyenne
mensuelle du même mois P (mm) ≤ 2T (°C), cette méthode simplifiée permet de déterminer
la période humide ainsi que la période sèche.
L’établissement du diagramme ombro-thermique à partir des données de températures et de
précipitations de la station de Sétif et de Ain- Azel peut nous conduire à distinguer deux
périodes, ([Link].13) :
1. Une période froide et humide, pluvieuse qui s’étale sur neuf mois, (de
Septembre jusqu’au Mai), avec de faibles températures.
2. La seconde est une période chaude et sèche relativement courte, qui s’étale sur
trois mois, (du mois de Juin jusqu’à Août), caractérisée par de faibles
précipitations, (Tableau II.10 ).
Tableau II.10. Températures et précipitations moyennes mensuelles (Température:
Station de Sétif, période 2000-2011, Précipitations: Station de Ain- Azel, période 2000-
2011).
jan fév. mars avril mai juin juil. aout sep oct. nov. déc.
P (mm) 33 23 33 46 45 25 5 12 46 31 28 38
T° 5,1 6,2 9,6 12,2 16,8 22,6 26,5 25,3 20,0 16,0 9,3 5,9

65
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

3,0 50
45
2,5
40

Période 35
2,0
sèche 30
1,5 25 T°C
Période humide
Période humide 20 P (mm)
1,0
15
10
0,5
5
0,0 0
0 2 4 6 8 10 12 14

Fig. II.13 Courbe ombrothermique (Température: Station de Sétif, période 2000-2011et


(Précipitation: Station de Ain- Azel, période 2000-2011).

II. 9 Détermination de l’humidité du sol (méthode d’Euverte)

La méthode d’Euverte fait appel à deux paramètres essentiels qui sont la température
et la précipitation établies mensuellement, où le rapport P/T permet de connaitre
l’évolution de l’humidité du sol. Le rapport permet également de définir quatre types de
régimes :

 (P/T) < 1, le régime est très sec ;


 1 < (P/T) < 2, le régime est sec ;
 2 < (P/T) < 3, le régime est sub-humide ;
 (P/T) > 3, le régime est humide.

Tableau II.11. Variation des valeurs de rapport (P/T) d’après la méthode


d’Euverte.
Jan Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Aout Sep Oct. Nov. Déc.

P 33 23 33 46 45 25 5 12 46 31 28 38
(mm)
T° 5,1 6,2 9,6 12,2 16,8 22,6 26,5 25,3 20 16 9,3 5,9
P/T
6,47 3,71 3,44 3,77 2,68 1,11 0,19 0,47 2,30 1,94 3,01 6,44

66
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
Les résultats obtenus du rapport (P/T) synthétisés dans le tableau II.11 montrent que la
période humide commence du mois de Novembre jusqu’au mois d’Avril, la période
sub-humide correspond aux mois de Septembre et Mai, alors que la période sèche correspond
au mois de Juin, le régime très sec présenté par les mois de Juillet et Août.

II.10 Indice d'aridité

Cet indice permet d'identifier le type du climat caractérisant la région étudiée. La


formule de De Martonne permet d'apprécier ce paramètre.

I = P/( T +10) ………………………………( Eq.6)

Où :

P : précipitation moyenne mensuelle (mm) ;


T : température moyenne mensuelle (°C).
Pour :

 20 < I <30 : le climat est tempéré;


 10 < I < 20 : le climat est semi-aride,
 7.5 < I <10 : le climat est steppique;
 5 < I < 7.5 : le climat est désertique ;
 I < 5 : le climat est hyper -aride.
Pour notre région, comme T= 14,62° C et P = 365 mm permettent de donner un
indice d'aridité de l'ordre de14.82, ce qui détermine un climat semi-aride, (Figure II.14).

Station de Ain- Azel

Figure II.14. Abaque de l’Indice d’aridité annuel de De Martonne.

67
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

II. 11 L’indice climatique:


Le géographe De Martonne a défini en 1923 un indice d’aridité « A » qui tient compte
des précipitations P et des températures T. Cet indice est calculé par la formule suivante:

= … … … … … … … … … . . (𝐄𝐪. 𝟕 )
𝐓 𝟎

 A: l’indice d’aridité;
 P: précipitations annuelles moyennes;
 T: température moyenne annuelle.
Pour la station de Ain- Azel, « A » calculé est égal à 14. 82.
Selon De Martonne, les valeurs comprises entre 10 et 20 caractérisent un milieu semi-
aride.

II. 12 Évapotranspiration potentielle et réelle

L’évapotranspiration joue un rôle très important dans les études hydrologiques, car
c’est un paramètre qui intervient dans l’étude du bilan hydrologique.

Toute perte sous forme de vapeur est l’évapotranspiration qui est l’aboutissement de
deux phénomènes, l’un physique est l’évaporation, et l’autre biologique la transpiration.
L’évapotranspiration joue un rôle primordial dans le cycle de l’eau, et ce facteur est
lié à plusieurs paramètres physiques comme la température (T°), l’air, l’eau et la vitesse du
vent. (Bouaicha, 2018).

Ce paramètre climatique peut être mesuré directement sur le terrain par des appareils :
évaporomètres, bacs d'évaporation. (A. Demdoum, 2010). Le calcul à défaut, par des formules
empiriques de certains auteurs comme C. W. Thornthwaite (1948), L .Turc (1961).

II.12.1 L'évapotranspiration réelle

Du fait des conditions qui règnent sur les zones arides et subarides, toutes les formules
de calculs qui suivent, mises au point en régime tempéré n'auront qu'une valeur peu
significative. C'est le cas pour Wundt, Coutagne, Turc et Thornthwaite.

II.12.1.1 Formule de L. Turc:

Cette méthode fait intervenir uniquement les températures et les précipitations.

68
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

𝐄𝐓 = ………….( Eq.8)
√𝟎.

 P: Précipitation moyenne annuelle en mm


 T: Température moyenne annuelle en C°
 L = 300 + 25T+ 0.05T³ : pouvoir évaporant de l’atmosphère
Après le calcul, on trouve ETR = 384,44mm.

II.12.1.2 Formule de Coutagne:


Cette formule fait intervenir deux paramètres: précipitation P et température T.
D = P – λP²…………..(Eq.9)
Avec : 𝛌 = et cette formule ne sera valable qu’après la vérification de la condition
𝟎.𝟖 𝟎. 𝐓

suivante:

𝟖𝛌 𝟐𝛌

Où:
 D: déficit d’écoulement en mm par an
 P: précipitation moyenne annuelle en mm
 T: température moyenne annuelle en °C
 λ: paramètre dépendant de la température.
Tableau II.12. Vérification de la condition.
T° λ 1/8λ 1/2λ P (m)

14.62 0.35 0.356 1.42 0.365

 La condition n’est pas vérifiée, ce qui implique que la valeur de l’ETR ne peut pas
être calculée par cette formule.
 Apparemment, la formule de Coutagne n’est pas justifiée en zone semi-aride.

II.12.1.3 L’abaque de Wundt:


L’évapotranspiration réelle peut être évaluée à partir de l’abaque de Wundt, (modifié
par Coutagne, Figure II.15), donnant le déficit d’écoulement moyen annuel en
fonction de la température T° et la précipitation moyenne annuelle.
La valeur obtenue à la station de Ain- Azel est égale à 350mm.

69
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

II.12.1.4 Abaque de P. Verdeil

Afin d'estimer les valeurs de l'évapotranspiration réelle ou du déficit


d'écoulement, P. Verdeil (1988) a établi un abaque bi-logarithmique en tenant
compte uniquement des précipitations annuelles.

C’est une méthode applicable pour les régions semi-arides en Algérie, (In
Mihoubi, 2009), et dont les précipitations ne dépassent pas les 600 mm, comme c’est
le cas de la station de Ain- Azel.

L’ETR déterminé par la projection sur la droite représentée dans l’abaque,


([Link].16), pour la station de Ain- Azel est égale à 350mm.

Les résultats de l’ETR obtenue par différentes méthodes sont exposés au


Tableau II.13.

Tableau II.13. Estimation de l’évapotranspiration réelle avec différentes


méthodes.

Méthode ETR (mm) Taux / P


Turc 348,44 95.46%
Coutagne Non justifiée
Abaque de Wundt 350 95.89%
Abaque de Verdeil 350 95.89%

On constate que les résultats de l’ETR selon les différentes méthodes présentent des
valeurs identiques.

II.12.2 L'évapotranspiration potentielle ETP :


Thornthwaite (1948) a établi une corrélation entre la température moyenne mensuelle
et l’ETP, où le pouvoir évaporant pour chaque mois est déterminé à partir de la relation
suivante:

𝟎𝐓
𝐄 = ( ) ……………………(Eq.10)

Avec:

70
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

Figure II.15 Évaluation des éléments et


déficit en fonction de la température et
des précipitations (Abaque de Wundt
modifié par Coutagne).

Figure II.16 Abaque pour le calcul du


déficit d’écoulement Algérie, d’après
P. Verdeil, 1988.

71
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

 EP désigne l’évapotranspiration potentielle non corrigée (mm) ;


 T est la température moyenne mensuelle (°C) ;
𝟐
 I désigne l’indice thermique annuel : = ∑
i désigne l’indice thermique mensuel : i= (T /5)1,514
𝟕 𝟐 𝟐
 = ( .𝟕 𝟎 ) (𝟕. 𝟕 𝟎 ) ( .𝟕 𝟎 ) 𝟎. 𝟐
L’évapotranspiration potentielle mensuelle corrigée est obtenue en multipliant EP par un
coefficient de correction K, dépendant de la latitude du sous- bassin versant.

Tableau II.14. Évapotranspiration potentielle ETP selon Thornthwaite


(Période 2000-2010).
Mois Jan Fév Mars Avril Mai Juin Juil Aout Sep Oct Nov Déc

T(°C) 5,1 6,2 9,6 12,2 16,8 22,6 26,5 25,3 20 16 9,3 5,9

i 1.03 1.38 2.68 3.85 6.26 9.81 12.48 11.64 8.15 5.81 2.55 1.28

I 1.03 1.38 2.68 3.85 6.26 9.81 12.48 11.64 8.15 5.81 2.55 1.28

EP (mm) 10.50 14.21 27.96 40.51 66.45 105.14 134.50 125.20 87.03 61.62 26.62 13.16

K (36°) 0,87 0,85 1,03 1,09 1,21 1,21 1,23 1,16 1,03 0,97 0,86 0,85

ETPcorr
9,13 12,07 28,79 44,15 80,40 127,21 165,43 145,23 89,64 59,77 22,89 11,18
(mm)

II.13 Bilan hydrique selon Thornthwaite


Le but ultime d’une étude de ressources hydriques d’un sous- bassin versant est
l’établissement de son bilan hydrologique pour une année moyenne. Ce bilan est établi
(Tableau II.15), à l’échelle mensuelle, basé sur des données connues des précipitations P et
de l’évapotranspiration potentielle ETP.

II.13.1 Calcul des réserves facilement utilisables RFU:


Avant de commencer le calcul du bilan, il faut mentionner que la RFU, (Réserves
facilement utilisables) est calculée à partir de la formule de Hallaire.
Tel que:

= 𝟎 …………………. (Eq.11)
𝟎𝟎

 RFU: Réserves facilement utilisées


 C: capacité de rétention du sol: c’est- à- dire, elle correspond au maximum
d’eau que le sol peut retenir lorsque son drainage est assuré librement;

72
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
 F: capacité au point de flétrissement: c’est- à- dire : c’est la limite inférieure de
l’eau absorbable par les plantes;
 H: profondeur d’enracinement;
 D: densité apparente du sol.
 Les 30mm correspondent à l’enracinement capillaire pour les sables limoneux.
 Ne disposant pas de ces paramètres, nous retenons une valeur de 36mm pour la RFU
correspondant à la quantité d’eau optimale que le sol peut retenir, (M. A. Bellouche,
1996). La valeur de 36mm pour la RFU est utilisée pour les calculs.
 Le bilan de Thornthwaite est établi à partir du mois de Septembre, au moment où les
réserves commencent à se reconstituer.
 P > ETP : ETP = ETR
 P < ETP : a/ ETP ≤ P + RFU: ETR = ETP
b/ ETP> P + RFU: ETR = P + RFU
 RFU > 36mm : un excédent (water surplus)
 RFU< 0mm: un déficit agricole.

Tableau II. 15. Estimation du bilan hydrologique selon Thornthwaite pour la station
de Ain- Azel (Période 2000-2010).

Mois Sep Oct Nov Déc. Jan Fév. Mars Avril Mai Juin Juil Aout Ann

T° 20,00 16,00 9,30 5,90 5,10 6,20 9,60 12,20 16,80 22,60 26,50 25,30 14.62
P 46,00 31,00 28,00 38,00 33,00 23,00 33,00 46,00 45,00 25,00 05,00 12,00 365,00
i 08.15 5.81 02.55 01.28 01.03 01.38 02.68 03.85 06.26 09.81 12.48 11.64 66.92
K 01,03 0,97 0,86 0,85 0,87 0,85 1,03 1,09 1,21 1,21 1,23 1,16 -
EP 87,03 61,62 26,62 13,16 10,50 14,21 27,96 40,51 66,45 105,14 134,50 125,20 712,9
ETP 89,64 59,77 22,89 11,18 9,13 12,07 28,79 44,15 80,40 127,21 165,43 145,23 795,95
ETR 46,00 31,00 22,89 11,18 9,13 12,07 28,79 44,15 80,40 25,6 5,00 12,00 328,21
RFU 0 0 5,11 31,93 36 36 36 36 0,6 0 0 0
Da 43,64 28,77 0 0 0 0 0 0 0 102,21 160,43 133,23 468,28
Ws 0 0 0 0 19,80 10,93 4,21 1,85 0 0 0 0 32,57

73
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

180
P ETR Da Ws ETP RFU
160
teneurs des termes du bilan en mm

140

120

100

80

60

40

20

0
sep oct nov déc jan fév mars avril mai juin juil aout
Mois

Figure II.17 Paramètres mensuels du bilan hydrique de Thornthwaite, station de Ain-


Azel (Période 2000-2010).
L’analyse des résultats du Tableau II. 15. et Figure. II.17, nous a permis de faire les
remarques suivantes
 L’ETR est égale à 328,21mm, et représente 89,92% des précipitations.
 Le renouvellement des réserves du sol débute au mois de Novembre jusqu’au mois de
Mai.
 Le déficit agricole est de l’ordre de 468,28mm, la saison commence du mois de Mai
jusqu’au mois de Novembre.
 Un excès de l’ordre de 32,57mm qui représente les mois de Janvier, Février, Mars et
Avril.

II.14 Bilan hydrologique :


L’équation du bilan s’écrit comme suit:
P = ETR + R + I …………………….(Eq.12)
 P: la hauteur de la lame d’eau précipitée en mm
 E: l’évapotranspiration réelle en mm
 R: le ruissellement en mm
 I: l’infiltration
II.14.1 Estimation du ruissellement annuel:
La formule de Tixeront- Berkaloff applicable en zone semi-aride, permet d’estimer le
ruissellement à l’aide de la relation suivante:
74
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

= ………………(Eq.13)
𝐄𝐓 𝟐

 R: Ruissellement annuel en mm;

 P: Précipitations moyennes annuelles en mm;

 ETP: Évapotranspiration potentielle annuelle en mm.

Soit : P= 365mm

ETP=795,95mm R=25,58mm

II.14.2 Infiltration

L’infiltration est le passage d’eau à travers la surface du sol en mouvement descendant


de la zone non saturée jusqu’à la zone saturée. (G. Castany et J. Margat, 1977).

On peut estimer ce paramètre suivant la formule suivante :

I= P-(ETR+R)………………….. (Eq.14)

De ce qui précède, on retient les valeurs suivantes:


 P = 365mm
 ETR = 328,21mm I = 11,21 mm soit un 3.07%.
 R = 25,58 mm

II.14.3 Lame d’eau écoulée (E)

E = R + I………………………. (Eq.15)
E = 25,58 + 11,21 = 36,79 mm

L’ensemble de La lame d’eau ruisselée et infiltrée est égal à 36,79 mm et représente


10,07% des précipitations moyennes annuelles enregistrées sur la région de Ain- Azel.

II.15 Conclusion:
Le secteur étudié est caractérisé par un climat sec semi-aride avec des précipitations
moyennes annuelles de 365mm et des températures moyennes annuelles de 14.62°C.
L’analyse des précipitations mensuelles montre que la courbe des précipitations est en
dessous de la courbe thermique depuis le mois du Juin jusqu’au mois d’Août, ce qui
correspond à une période de sécheresse.
75
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

L’évapotranspiration réelle retenue est estimée à 328,21mm et qui représente 89.92%


des précipitations, et l’évapotranspiration potentielle est estimée à 795,95mm, donc, le bilan
hydrique de la région est très déficitaire: le déficit est estimé à 467,68 mm.
L’excédent est évalué à 32,57 mm selon le bilan hydrologique de Thornthwaite.
Le ruissellement est estimé par la formule de T'ixeront- Berkaloff à 25,28mm.
L’infiltration représente la qualité d’eau qui pénètre dans le sous-sol, ce paramètre est
très important du point de vue hydrogéologique, mais il est difficile à apprécier, et vu les
valeurs estimées de l’ETP et l’ETR, on peut dire que l’infiltration est très faible, (3,07%).

76
TROISIÈME
CHAPITRE
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
III. 1. Introduction :
L’étude hydrogéologique permet de compléter et de confirmer ce qui a été précédemment
prédéterminé par la géologie. Cette étude s’avère nécessaire pour arriver à une bonne
connaissance des caractéristiques hydrogéologiques des différents aquifères existants, elle
permet donc de reconnaître les potentialités en eaux souterraines de la région.
Pour mieux appréhender l’hydrogéologie de notre région d’étude, nous avons suivi les
démarches classiques de toute étude hydrogéologique :
 Mesure piézométrique sur terrain, (inventaire des points d’eau) ;
 Élaboration de la carte piézométrique ;
 Interprétation de la carte piézométrique ;
 Étude des paramètres hydrodynamiques de l’aquifère.
III. 2. Aperçu sur l’hydrogéologie de la région de Sétif:
Du point de vue hydrogéologique, la région de Sétif est répartie en deux grandes zones:

 La zone Nord dite à faible potentialité hydrique souterraine qui est caractérisée par un
relief très morcelé par la néotectonique, l’agressivité de l’érosion, la faiblesse des
masses calcaires et la large dominance des formations argileuses ou marneuses qui
créent de mauvaises conditions pour l’existence d’aquifères. Les sources sont faibles,
dispersées et peu intéressantes à cause de l’irrégularité de leur débit.
 La zone Sud de la région Sétifienne ; dont notre zone d’étude fait partie ; dite à
moyenne et forte potentialité hydrique, est par contre représentée par un grand
développement des formations Subhorizontaux détritiques Mio-Plio-Quaternaire qui
détermine l’existence d’une nappe superficielle déjà surexploitée. Par ailleurs, il y a un
grand nombre d’aquifères potentiels correspondant à des formations carbonatées
épaisses et qui sont répertoriés comme suit : (Fig. III.1)

 L’aquifère de l’Yprésien-Lutétien inférieur (e4-5);


 L’aquifère du Campano-Maestrichtien (C6c)
 L’aquifère du Cénomano-Turonien (C1-2);
 L’aquifère de l’Aptien (n5);
 L’aquifère du Barrémien (n4);
 L’aquifère de l’Hauterivien (n3)
 L’aquifère du Jurassique (Jd)

77
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------

Fig. III.1 Carte schématique descriptive des principales nappes aquifères


existantes à travers la région de Sétif (DREWS, 2011).

III.3. Contexte hydrogéologique de Ain- Azel :


La région des hautes plaines Sétifiennes allant d’El- Eulma vers Ain- Azel dont le
gisement de Chaabet- el- Hamra fait partie a fait l’objet de plusieurs investigations
hydrogéologiques, (H. Kada et A. Demdoum, 2020 ; H. Kada, 2014 ; M. A. Bellouche, 2016,
1996; A. Demdoum, 2010; A. Demdoum et M. Djebbar, 2009; L. Belkhiri et al, 2010; L.
Belkhiri, 2005; A. Boudoukha, 1998; 1988) où ils ont identifié deux aquifères importants. Du
point de vue hydrogéologique, la zone d’étude renferme :

III.3.1. Aquifère superficiel du Mio-Plio-Quaternaire :


La couverture Mio-Plio-Quaternaire représente un aquifère superficiel, c’est un
aquifère hétérogène, constitué essentiellement par des alluvions anciennes et récentes, des
78
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
terres arables, des glacis polygéniques, des calcaires villafranchiens, des calcaires lacustres et
cailloutis du Pliocène, des sables, limons et conglomérats du Miocène. L’épaisseur de ces
formations varie d’un endroit à un autre.
III.3.2. Aquifère profond (Crétacé inférieur) :

Les niveaux d’aquifères sont édifiés au niveau des bancs carbonatés fortement
tectonisées et bien fissurés et karstifiés, ceci leur donne la capacité de renfermer des potentiels
hydriques considérables. Ce sont des aquifères à porosité secondaire qui sont constitués dans
des formations profondes du Crétacé.

III.4. Inventaire des points d’eau

La zone d’étude présente un grand nombre de forages qui sont dispersés en fonction de
la situation de l’agglomération et qui sont destinés à l’alimentation en eau potable et à
l’irrigation.
Deux compagnes piézométriques, (Juin 2015 et Mai 2016), en collaboration avec les
services techniques de l’ANRH ont été effectuées dans la plaine de Ain- Azel. Nous avons
recensé 11 forages, ([Link].2), dont la majorité sont des ouvrages récents et imparfaits de 32
à 120m de profondeur, répartis irrégulièrement sur toute la plaine et qui servent en grande
partie à l’irrigation et aux besoins domestiques.
Le tracé des deux cartes piézométriques, (Figure III.3 et III.4), à partir des deux
compagnes, (Juin 2015, Mai 2016), est basé sur un inventaire de 11 points d’eau dont les
données sont reportées au tableau III.1, nous permet cependant de faire quelques observations
sur l’écoulement des eaux souterraines et l’évolution de la surface piézométrique dans le
temps.
Tableau III.1. Inventaire des points d’eau dans la zone d’étude
N° du point X (UTM) Y (UTM) Z (m) PROFONDEUR CP(m) JUIN CP(m) Mai
d’eau (m) 2015 2016

1 724938,52 3972731,26 930 120 856,55 857,86


2 725386,45 3965988,79 952 50 933,4 932,75
3 725830,45 3964335,37 985 99 952,55 952,83
4 727487,53 3975108,71 905 43 893,75 891,62
5 723465,68 3965477,6 974 32 944,22 943,56
6 729727,75 3968074,27 919 90 857,68 857,18
7 735724,03 3975819,37 900 55 859,35 858,22
8 727768,84 3971015,3 914 / 841,11 840,06
9 736679,58 3970001,56 920 / 821,88 822,81
10 737010,13 3965867,43 1010 89 991,02 990,67
11 735090,57 3970402,78 925 / 827,55 825,99

79
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------

Figure III.2 : Carte d’inventaire des points


d’eau dans la région de Ain- Azel
(D’après la carte géologique de Ain- Azel,
Dj. Sekrine feuille n°143, et Ain- Lahdjer feuille n°
Dj Kalaoun 144, Échelle 1/50000)

Kef el Djebas

Dj Boutaleb
Dj Fourhal

80
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
III.5 Interprétation de la carte piézométrique
Les cartes piézométriques dressées, (Figure III.3 et III.4), nous a permis de faire
quelques observations sur l’écoulement des eaux souterraines et l’évolution de la surface
piézométrique dans l’espace.
À partir de l’examen de la carte piézométrique couvrant la zone d’étude, il en ressort :
III. 5.1 Pour la première compagne (Juin 2015):
 Nous avons constaté un sens d’écoulement principal vers le plaine de Ain Azel, c’est-
à-dire : du Nord vers le Sud et du Sud vers le Nord ;
 La cote piézométrique la plus élevée est située à l’Est de la mine de Chaabet- el-
Hamra, où le sens d’écoulement est toujours vers le plaine ;
 Les cotes piézométriques les plus basses s’expliquent par une élévation du
substratum ;
 Toute la zone d’étude est caractérisée par des courbes piézométriques régulières plus
ou moins espacées, (gradient hydraulique moyen et une bonne perméabilité),
traduisant une zone d’accumulation ;
 La zone Sud de la zone d’étude, à l’Est et à l’Ouest du gisement de Chaabet- el-
Hamra, les courbes piézométriques sont serrées au début puis elles deviennent
espacées dans le sens d’écoulement, reflétant une zone d’accumulation ;
 Aussi, un sens d’écoulement SE a été observé à l’Est du DJ. Kalaoune.
III. 5.2 Pour la deuxième compagne (Mai 2016) :
 Le sens d’écoulement principal est toujours vers le centre de la zone d’étude, c’est- à-
dire vers la plaine ;
 La comparaison des deux cartes piézométriques n’indique aucun changement dans
l’allure des courbes piézométriques et son espacement, mais les cotes piézométriques
enregistrées, (Tableau III. 1), montrent un rabattement de l’ordre de 0,5m en
moyenne, avec un maximum de 2,13m, ce qui est expliqué par la surexploitation qu’a
connue la région ;
 Les deux points 1 et 9 enregistrent un soulèvement du niveau piézométrique, (Tableau
III. 1), de 1,31 m et 0,93 respectivement s’explique par la situation des deux points
dans le sens d’écoulement des eaux.
III.6 Gradient hydraulique
Le gradient hydraulique correspond à la perte de charge par unité de longueur, ou à
la pente de la nappe, c’est la différence du niveau piézométrique entre deux points
de la surface piézométrique. Il est donné par la relation suivante:

81
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------

Figure III.3 : La carte piézométrique


Dj. Sekrine de Ain- Azel, (Juin 2015).
Dj Kalaoun

Kef el Djebas

Gradient hydraulique
Sens d’écoulement

Dj Boutaleb
Dj Fourhal
82
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre

Figure III.4 : La carte piézométrique de


Dj. Sekrine
Ain- Azel, (Mai 2016).
Dj Kalaoun

Kef el Djebas

Gradient hydraulique
Sens d’écoulement

Dj Boutaleb Dj Fourhal

83
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------
I = (H1-H2) /L…………. (Eq. 1)
Avec :

 H1 et H2 : désignent les niveaux piézométriques déterminés par les courbes hydro-


isohypses.
 L : désigne la distance entre les deux points H1et H2, déterminée par l’échelle de la
carte piézométrique.

Tableau III.2. Calcul du gradient hydraulique de la plaine de Ain- Azel, au Sud de


Sétif.
Périodes H1(m) H2(m) L(m) I i(%)
980 890 1407 0,063 6,39
Juin 2015
880 850 1633 0,018 1,83
890 860 1712 0,017 1,75
Mai 2016
940 870 810 0,086 8,64

Les valeurs du gradient hydraulique sont relativement différentes. Cette variation est
due à l'hétérogénéité des formations, donc à la perméabilité.

III.7 Contexte hydrogéologique du gisement de Chaabet- el- Hamra

Les études et les données hydrogéologiques montrent la mise en évidence de la présence


de deux (02) aquifères sous forme des nappes libres:

 Un aquifère d’âge Hauterivien à perméabilité de fissure dans la partie centrale du


gisement. Il est localisé dans des formations carbonatées sous forme des dolomies
fissurées hématitisées et parfois caverneuses. Cet aquifère a été étudié par la
réalisation d’une batterie de forage et de piézomètre, afin de dénoyer la mine.

 Une coupe hydrogéologique, (Figure III.5), a été effectuée dans cette partie, où nous
avons utilisé les coupes techniques des forages de la batterie Hauterivienne (F1, F2,
F3, F4, F5 et F6) et les coupes des différents sondages d’exploitation de la même
zone.

La première lecture à cette coupe nous montre un niveau piézométrique irrégulier de


l’aquifère qui touche les formations géologiques de l’Hauterivien.

84
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
NW SE

Figure III.5. Coupe hydrogéologique dans la partie centrale du gisement touchant


l’aquifère Hauterivien.

 Un second aquifère d’âge Barrémien, (Figure III.6), localisé dans la partie Nord-
Ouest du gisement. Il est associé aux grès et dolomies gréseuses. Cet aquifère a été
précisé par la réalisation d’une deuxième batterie de forage afin d’alimenter la région
de Ain- Azel et ses bordures par l’eau potable et d’irriguer les terres fertiles de la
région.

Figure III.6. Coupe hydrogéologique dans la partie Nord- Ouest du gisement


touchant l’aquifère Barrémien

 La partie Est du gisement: deux sondages hydrogéologiques ont été exécutés, ces
derniers ont donné des résultats négatifs et une absence des venues d’eau a été notée.

III.8 Inventaire des points d’eau


En 400 sondages de prospection, vingt-quatre ont été utilisés comme des ouvrages
hydrauliques qui servent à contrôler le niveau piézométrique du gisement, (Figure III.7).
85
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------
La collecte des données des différents niveaux piézométriques à travers les différents
ouvrages datés de l’année 1990, nous a permis l’élaboration d’une carte piézométrique pour le
gisement.

III.9 Interprétation de la carte piézométrique


 La carte piézométrique (Figure III.8) nous montre que le sens d’écoulement des eaux
se fait vers le NW et NE de l’aquifère ;
 Les courbes piézométriques sont serrées régulièrement, (c’est –à-dire un gradient
hydraulique fort et une vitesse d’écoulement souterraine forte et une perméabilité
faible), au début puis elles deviennent plus ou moins espacées, (c’est –à-dire un
gradient hydraulique moyen et une bonne perméabilité), au centre présentant une
concavité, ce qui traduit une zone d’accumulation où est concentrée la majorité des
forages du gisement.

III.10 Gradient hydraulique


Pour exprimer le gradient hydraulique dans le gisement de Chaabet- el- Hamra, nous
avons choisi deux endroits où les courbes iso- pièzes sont serrées et espacées.

Tableau III.3. Calcul du gradient hydraulique du gisement de Chaabet- el -Hamra.

Périodes H1(m) H2(m) L(m) I i(%)


970 964 129 0,046 4,6
1990
992 185 185 0,054 5,4

86
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre

Figure III.7: Carte d’inventaire des


points d’eau du gisement de
Chaabet- el- Hamra, (Juin 1990).

87
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------

sont

Sens d’écoulement

Gradient hydraulique

Équidistance =2m

88

Figure III.8: Carte piézométrique du gisement de Chaabet el Hamra, (Juin 1990).


---------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
III.11 Les paramètres hydrodynamiques
Dans le but d’identifier les paramètres hydrodynamiques à savoir la transmissivité (T)
et la perméabilité (K) au sein des deux nappes Hauterivienne et Barrémienne captées dans le
gisement de Chaabet- el- Hamra et la nappe Mio- Plio- Quaternaire autour de Kherzet-
Youcef à Ain-Azel, au Sud de Sétif, nous avons utilisé les résultats des essais définitifs des
forages déjà effectués par la Direction des Ressources en Eau (DRE) de Sétif.

Dix localités pour lesquelles nous disposons des données de pompage d’essai ont
permis l’estimation de « T » et de « K » (Tableau III. 3). Les figures A2.1 jusqu’au A2.20 en
annexe 2 représentent les graphes du rabattement « S » en fonction du temps « t » des sites de
pompage.
Leur interprétation graphique est basée sur l’expression de l’approximation logarithmique de
C. E. Jacob (1950).

………………(Eq.2) où
 s : rabattement observé en fonction du temps t, en m.
 Q : débit du pompage, en m3/s.
 T : transmissivité de l’aquifère, en m²/s.
 t : durée du pompage, en s.
 S : coefficient d’emmagasinement.
 X : distance séparant le puits de pompage du puits d’observation, en m.

 La transmissivité :
La productivité d’un captage dans un aquifère est fonction de son coefficient de
perméabilité « K » et de son épaisseur « H ». C’est pourquoi un nouveau paramètre, noté T a
été créé. La transmissivité « T » d’un aquifère est le débit d’eau qui s’écoule par unité de
largeur, « L « d’un aquifère sous l’effet d’une unité de gradient hydraulique « i ».
Ici, elle est obtenue par la résolution graphique de l’expression de Jacob en reportant
sur papier semi-logarithmique, les rabattements exprimés en mètre en ordonnées
arithmétiques et le temps de pompage exprimé en secondes en abscisses logarithmiques. La
transmissivité en m2/s est déterminée à partir de la pente de la droite obtenue, pour un cycle
logarithmique, par la formule suivante :

………………(Eq.3)
Où :

89
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------
 T : transmissivité de l’aquifère, en m²/s.
 Q : débit du pompage, en m3/s.
 C : pente de la droite.
 La perméabilité :
La perméabilité est l’aptitude d’un réservoir à se laisser traverser par l’eau sous l’effet d’un
gradient hydraulique, (G. Castany, 1982). Elle est mesurée notamment par le coefficient de
perméabilité « K » défini par la loi de Darcy comme le volume d’eau gravitaire traversant une
unité de section perpendiculaire à l’écoulement en 1 seconde sous l’effet d’une unité de
gradient hydraulique.

La perméabilité « K » est exprimée en m/s et donnée par la formule simplifiée suivante :

………………(Eq.4)

K : désigne la perméabilité en m/s ;
T : désigne la transmissivité en m2/s ;
e : désigne l’épaisseur de la couche aquifère ;
Tableau III.4. Quelques valeurs des paramètres hydrodynamiques (K et T).

Système aquifères Forages Palier/ long duré T (m2/s) K (m/s)


CH6 Long Duré 1.48 •10-2
9.84•10-5
Hauterivien
PZ1 Long Duré 1 •10-3 6.67•10-6
palier 1 5.28 •10-3 4.40•10-5
Barrémien Afounes Palier 2 2.98 •10-3 2.48 •10-5
Long Duré 1.66•10-3 1.38 •10-5
P1 Long Duré 1.69•10-1 1.13•10-3
P2 Long Duré 2.14•10-1 1.43•10-3
palier 1 1•10-3 6.67•10-5
P3 palier 2 1•10-3 6.67•10-5
Long Duré 1.39•10-2 9.28•10-5
palier 1 5.78•10-2 3.85•10-4
P4 palier 2 3.16•10-4 4.74•10-2
Mio-Plio- Long Duré 3.55•10-2 2.37•10-4
Quaternaire
palier 1 1.17•10-1 7.77•10-4
P5
palier 2 2.45•10-3 1.63•10-5
palier 1 4.62•10-3 3.08•10-5
palier 2 2.33•10-3 1.55•10-5
P6
palier 3 6.95•10-4 4.63•10-5
Long Duré 4.56•10-3 3.04•10-5
P7 Long Duré 5.69•10-4 3.79•10-6
90
---------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
III.12 Conclusion :

En conclusion de ce chapitre, quelques points essentiels méritent d’être soulignés :


 L’hydrogéologie du secteur étudié concerne principalement deux grands systèmes
aquifères :
 Un aquifère superficiel correspondant aux formations du Mio-Plio-Quaternaire et un
complexe d’aquifères profonds du Crétacé inférieur, (Hauterivien et Barrémien
précisément), qui est important pour les besoins en eau de la région.
 Les deux cartes piézométriques élaborées dans la plaine de Ain- Azel, à partir des
compagnes de Juin 2015 et Mai 2016, montrent que le sens d’écoulement général est
du Nord vers le Sud et de Sud vers le Nord, c’est-à-dire vers la plaine de Ain Azel ;
 En comparant les deux périodes, (Juin 2015 et Mai 2016), un rabattement de 0,5m en
moyenne a été enregistré ;
 Au niveau du gisement de Chaabet- el- Hamra, les courbes piézométriques sont
serrées au début puis elles deviennent espacées dans le sens d’écoulement, reflétant
une zone d’accumulation ;
 Les cartes piézométriques traitées permettent l’estimation des gradients hydrauliques
variant entre 1,83 et 6,39% pour la période du Juin 2015 et entre 1,75 à 8,64% pour
la période du Mai 2015.
 Les valeurs du gradient hydraulique sont relativement différentes. Cette variation est
due à l'hétérogénéité des formations, donc à la perméabilité.
 L’étude hydrodynamique nous démontre que la transmissivité au niveau de l’aquifère
Hauterivien est de l’ordre de 1,48•10-2m²/s, 1,66•10-3m²/s pour l’aquifère Barrémien et
de 3,16•10-4m²/s et 2,14•10-1m²/s pour l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire.

91
QUATRIÈME
CHAPITRE
-----------------------------------------------------------------Quatrième chapitre

IV.1. Introduction :
Ce travail apporte une caractérisation géochimique globale des eaux souterraines
Hauterivienne et Barrémienne du gisement de Chaabet- el- Hamra et les eaux du Mio-Plio-
Quaternaire de la plaine de Ain- Azel, au Sud de Sétif.
Pour la caractérisation géochimique des deux aquifères Hauterivien et Barrémien de
Chaabet- el- Hamra, des campagnes de reconnaissance et d’échantillonnage des points d’eau
ont été effectuées dans cette région (d’abord en contexte minier de Chaabet- el- Hamra, puis à
travers toute la région de Ain- Azel tant en contexte agricole que péri-urbain), notamment
pendant l’année 2012 et 2018.
Les résultats obtenus lors de ces campagnes de mesures ont permis tout d’abord à
caractériser les propriétés physico-chimiques des eaux souterraines. Ces derniers contribuent à
définir les familles d’eau au sein des différents aquifères, à montrer leur variabilité latérale et
à préciser l’origine de la minéralisation des eaux souterraines. Enfin, à établir les aptitudes de
ces aquifères à l’irrigation des terres fertiles de la région d’étude.
En outre, plus de 15 gisements de Pb, Zn, Ba et Fe sont connues dans les monts du
Hodna, au Nord-Est de l’Algérie (A. Boutaleb et al. 2014) où le territoire de Ain- Azel
comprend deux gisements: Kherzet- youcef à l’Ouest et Chaabet- el- Hamra au Sud-Est, le
risque de la présence de métaux lourds dans les eaux souterraines est un problème majeur.
C’est l’une des préoccupations les plus importantes qui ont attiré l’attention aux niveaux
régional, local et mondial en raison de leur importance toxicologique dans les écosystèmes et
de leur impact sur la santé publique (U. Rizwan et al., 2009).

Les métaux lourds peuvent causer des effets graves sur la santé avec des symptômes
variés selon la nature et la quantité de métal ingéré (A. A. Adepoju-Bello et O. M. Alabi
2005, Z. Khoshnam et al. 2017). Cependant, l’eau de mine peut varier considérablement dans
la concentration de contaminants présents et, dans certains cas, elle peut même répondre aux
spécifications de l’eau potable. Et pour cela, l’analyse des métaux lourds s’avère nécessaire.

IV.2. Échantillonnage et analyse des eaux souterraines :


Cette rubrique s’appesantit sur le prélèvement des échantillons d’eau, la représentativité
de l’échantillon et les méthodes analytiques utilisées.
L’échantillonnage a été réalisé au niveau des points d’eau aménagés pour l’alimentation
en eau potable de la population, dont l’accès nous a été autorisé. Ces points d’eau
appartiennent soit à des particuliers, soit à l’Algérienne des eaux (ADE) chargée de la
distribution d’eau potable dans la région de Ain- Azel, soit à l’entreprise nationale des

92
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

substances ferreuses et non-ferreuses (ENOF). Ils couvrent spatialement toute la zone d’étude.
En effet, les activités industrielles et commerciales sont présentées dans la zone de Ain- Azel,
tandis que l’agriculture constitue l’activité principale des habitants de la plaine de Ain- Azel.
IV.3. Les campagnes de prélèvement d’eau :

IV.3.1. Période d’Avril 2012 :

Les eaux de six forages différents dont la profondeur varie de 150 à 200 m ont été
collectées au cours du mois d'Avril 2012 dans la zone d'étude, (Fig. IV.1), touchant l’aquifère
Hauterivien dans le gisement de Chaabet- el- Hamra. Tous les échantillons d'eau ont été
stockés dans des bouteilles en polyéthylène (250 ml), préalablement lavées avec une solution
acide et de l'eau distillée. Au moment de l'échantillonnage, les bouteilles ont également été
soigneusement rincées deux fois avec l'eau de forage. Avant l'échantillonnage, la pompe a
fonctionné pendant 15 min et une fois que les valeurs des caractéristiques de l'eau (T, EC et
PH) ont atteint une quantité constante, les échantillons ont été prélevés. Les échantillons d'eau
ont été filtrés pour séparer les éventuels solides en suspension. De plus, pour éviter des
variations imprévisibles de la composition de l'eau, les échantillons ont été conservés dans un
réfrigérateur à moins de 4 ° C. (APHA, 2005).

Les valeurs de conductivité électrique (EC) et de pH des échantillons ont été


déterminées sur le site d'échantillonnage à l'aide d'un conductimètre portable (Consort C
5010).

Les concentrations de cations telles que Na+ et K+ ont été déterminées par
spectrophotomètre à flamme, (Jenway Clinic PFP7) dans les 24 h suivant l'échantillonnage.
Les ions Calcium (Ca2+), Magnésium (Mg2+), Bicarbonates (HCO3−) et Chlorures (Cl-) ont été
analysés par titrage volumétrique, tandis que NO3- et SO42- ont été déterminés par
chromatographie ionique. Les métaux lourds (Pb, Zn, Fe, Cd, Cr, Mn) ont été détectés par le
spectromètre d'absorption atomique, (WFX-110B) et les solides dissous totaux, (TDS) par des
méthodes de séchage, (L. M. L Nollet, 2007). Toutes ces analyses chimiques ont été réalisées
au laboratoire de l'Agence Nationale des Ressources Hydrauliques (ANRH), Constantine,
Algérie. Les valeurs des paramètres physico-chimiques des échantillons d'eau souterraines
ont été comparées aux normes de l'Organisation Mondiale de la Santé

93
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Légende
Points d’eau
CH6
CH5
CH4
CH3
CH2
CH1
Néogène
Aptien supérieur
Barrémien moyen
Barrémien inférieur
Hauterivien supérieur
Hauterivien inférieur
Valanginien
CH6 CH5 Courbes de niveau Fig. IV.1. Localisation des
Faille
forages testés de l’aquifère
CH4
Hauterivien sur la carte
CH3 géologique du gisement de
CH2 zinc de Chaabet- el- Hamra,
(Tirée du rapport E. R. E. M,
CH1 1992), modifiée.

94
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

(OMS, 2008), aux Normes Algériennes (NA.6360, 1992) pour l'eau potable, et
à la norme de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO ; Ayers et Westcot, 1994) pour l'eau d'irrigation, (Tableau IV. 1).

Tableau IV.1. Les normes Algériennes (NA. 6360), 1992 ; OMS, (2008) et Ayers and
Westcot (1994) pour potabilité et irrigation.

Paramètre Les normes Algérienne WHO Ayers and Westcot


(NA. 6360).1992 (2008) (1994)

pH 6.5 - 8.5 6.5 to 9.225 8.5


EC (μS/cm) 2800 ≤ 1500 3000
TDS (mg/l) 2000 1500 2000
SO42- (mg/l) 200/400 250 960
Cl-(mg/l) 200/500 200 1063
-
HCO3 (mg/l) - - 610
NO3- (mg/l) 50 20 10
2+
Ca (mg/l) 75/200 200 400
Mg 2+(mg/l) 150 50 60
+
Na (mg/l) 200 100 919
+
K (mg/l) 20 12 2
Zn (mg/l) 5 3 2
Pb (mg/l) 0.05 0.01 5
Fe (mg/l) 0.3 0.3 0.3
Mn (mg/l) 0.5 0.4 0.2
Cd (mg/l) 0.01 0.003 0.01
Cr (mg/l) 0.05 0.05 0.1
Cu (mg/l) 2 2 0,2

IV.3.1.1 Résultats et discussion

 Caractéristiques hydrochimiques

Les données des paramètres physico-chimiques des eaux souterraines Hauteriviennes


du gisement Chaabet- el- Hamra sont données dans le tableau IV.2.

La précision des données sur la qualité de l'eau peut être testée en calculant l'erreur de
l'équilibre ionique (IB%) à l'aide de l'équation (1). Il donne une indication de la qualité de

95
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

l'analyse ainsi que la possibilité de tout paramètre manquant. Les données seraient rejetées si
elles ne répondaient pas aux critères de qualité. Le test est basé sur le pourcentage de
différence défini comme :
∑ ∑
∑ ∑

Le bilan ionique ne devrait plus jamais dépasser 10% (A. M. Kouassi et al., 2013).

Pour tous les échantillons d'eau, les valeurs IB (%), (Tableau IV.2), sont inférieures à 10%,
(varient de 3, 30 à 7, 65%), et par conséquent, nous considérons ces analyses comme fiables.

Tableau IV. 2. Les paramètres physico-chimiques en mg/l de l’aquifère Hauterivien


(Campagne d’Avril 2012).

Forage pH R.S Ca 2+ Mg 2+ Na+ K+ HCO3- CO32- SO42- Cl- NO3- IB


CE
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (%)
(μS• cm-1)

F01 7.36 740 460 63.64 36.31 29 1 311.1 0 70 40 1 3.30


F02 7.35 690 440 66.85 37.93 17 1 298.9 0 60 35 5 4.54
F03 7.3 730 454 74.74 42.35 19 1 311.1 0 82 40 3 6.15
F04 7.22 750 474 77.19 42.6 19 1 323.3 0 88 40 1 5.44
F05 7.23 770 522 77.97 44.85 20 1 292.8 0 94 50 5 7.65
F06 7.39 720 450 72.25 42.71 20 1 311.1 0 86 40 1 5.76
Min 7.22 690 440 63.64 36.31 17 1 292.8 0 60 35 1 3.30
Max 7.39 770 522 77.97 44.85 29 1 323.3 0 94 50 5 7.65
Mean 7.325 735 457 73.495 42.475 19.5 1 311.1 0 84 40 2 5.47

 Paramètres physiques :
Le pH de l'eau est une indication importante de sa qualité et fournit des informations
sur de nombreux types d'équilibre géochimique des calculs de solubilité. (J. D. Hem, 1986).
Tous les échantillons d'eau souterraine tombent dans la plage de 7, 22 à 7, 62 avec une
moyenne de 7, 3, (Tableau IV.2). Il est connu que les processus de mise en tampon de la
calcite et de la dolomite sont dominants pour des pH allant de 6,5 à 7,5 (D. W. Blowes et C. J.
Ptacek, 1994, W. Geller et al., 2000).

Cependant, les valeurs observées du pH des eaux souterraines de l’Hauterivian se


situent dans les limites autorisées par les recommandations de l'OMS et la norme algérienne
de consommation, (tableau IV. 1). De plus, l'eau de la zone d'étude convient à l'irrigation, où

96
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

la valeur recommandée pour l'eau d'irrigation est de 6,5 à 8,4, (Ayers et Westcot, 1994). L'eau
d'irrigation dont le pH est supérieur à la normale peut provoquer un déséquilibre nutritionnel
ou contenir des ions toxiques, (M. B. Pescod, 1985; A. H. M. J. Al-Obaidy et al., 2010).

Les résidus secs de tous les échantillons d'eau souterraine varient de l'ordre de 440 à
522 mg/l avec une moyenne de 457 mg/l, (tableau IV. 2), se situent à l'intérieur des limites
autorisées pour la consommation, (OMS, 2008; NA 6360, 1992) et l'irrigation, (Ayers et
Westcot, 1994). Selon la classification des résidus secs dans l'eau, (J. D. Hem, 1986), tous les
échantillons d’eau souterraine sont étiquetés à l'intérieur de la classe d'eau douce.

La conductivité électrique (CE) est le paramètre le plus important pour déterminer


l'adéquation de l'eau à des fins de consommation et d'irrigation, car la CE excessive entraîne
la formation de sols salins. (A. Esmaeili et F. Moore, 2012). Pour la CE dans les eaux
souterraines Hauteriviennes de la zone d'étude, toutes les valeurs varient entre 690 et 770 µS
/cm avec une moyenne de 735 µS /cm, (tableau IV.2). Ainsi, nous pouvons conclure que les
eaux souterraines de la région sont acceptables pour la consommation, (OMS, 2008; N / A.
6360, 1992) et l'irrigation, (Ayers et Westcot, 1994).

 Paramètres chimiques
La concentration en calcium (Ca2+) se situe entre 63, 64 et 77, 97 mg /l avec une
moyenne de 73, 49 mg /l (Tableau IV.2). La teneur en calcium dans la zone d'étude se situe
dans les limites autorisées pour la consommation, (OMS, 2008; NA 6360, 1992), et
l'irrigation, (Ayers et Westcot, 1994). La calcite et la dolomite sont responsables de
l'enrichissement des eaux souterraines en ions calcium. (K. Kim et S. T. Yun, 2005).

La concentration de magnésium (Mg2+) dans les échantillons d'eau souterraine se situe


entre 36, 31 et 44,85 mg /l et avec une moyenne de 42,47 mg /l, (Tableau IV.2). La teneur en
magnésium dans la zone d'étude se situe dans les limites autorisées pour la consommation,
(OMS, 2008; NA 6360, 1992), et l'irrigation, (Ayers et Westcot, 1994).

La concentration de sodium (Na+) dans les échantillons d'eau souterraine de l’aquifère


Hauterivien varie de 17 à 29 mg /l avec une valeur moyenne de 19,5 mg /l, (Tableau IV.2).
Tous les échantillons d'eau souterraine se situent dans la limite autorisée de la norme pour
l'eau potable, (OMS, 2008; NA 6360, 1992). De plus, la teneur en sodium est la plus
problématique des ions majeurs et un facteur important dans l'évaluation de la qualité de l'eau
d'irrigation, (Ayers et Westcot, 1994).

97
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les concentrations des bicarbonates (HCO3-) trouvées dans les échantillons d'eau
souterraine de la zone d'étude varient de 292, 8 à 323,3 mg /l avec une moyenne de 311,1 mg
/l (Tableau IV.2). Ainsi, l'eau de la zone d'étude convient à l'irrigation, (Ayers et Westcot,
1994). Par conséquent, les eaux souterraines hauteriviennes de la mine de Chaabet- el- Hamra
sont submergées par les bicarbonates (HCO3-), qui représentent plus de 54% des anions et des
cations. Ces valeurs se situent à l'intérieur des limites autorisées pour la consommation,
(OMS, 2008; NA 6360, 1992) et l'irrigation, (Ayers and Westcot, 1994).

L'ion chlorure (Cl-) est une forme naturelle prédominante de chlore et est extrêmement
soluble dans l'eau. La principale source de chlorure dans l'eau naturelle est particulièrement
les roches sédimentaires d'évaporation. (B. Pradhan et S. Pirasteh, 2011). Dans la zone
d'étude, la teneur en ions chlorure dans tous les échantillons d'eau souterraine varie de 35 à 50
mg /l avec une valeur moyenne de 40 mg /l, (Tableau IV.2). Ces valeurs se situent dans les
limites autorisées pour la consommation, (OMS, 2008; NA 6360, 1992) et l'irrigation, (Ayers
et Westcot, 1994).

Les nitrates (NO3-) et le potassium (K+) ont une offre minimale en concentrations
absolues d'anions et de cations avec 1% de l'agrégat de fixation des particules.

La prédominance de HCO3-, Ca2+ et Mg2+ dans les eaux souterraines est


principalement due à la dissolution des roches carbonatées des formations du Crétacé.

IV.3.1.3. Analyse en composantes principales (IBM SPSS statistics, 22)

L'analyse statistique multi-variée est une impulsion qui a été spécialement créée pour
examiner et décomposer les ensembles de données, (T. Raykov et G. A. Marcoulides, 2008;
K. H. Wolfgang et S. Léopold, 2012).

Dans la recherche sur les eaux souterraines, l'analyse statistique multi variée
est une approche quantitative de la classification des eaux souterraines qui permet de
regrouper les échantillons d'eau souterraine et d'établir des corrélations entre les
échantillons et leurs paramètres chimiques, (Z. Feng et al., 2007; L. Belkhiri et al.,
2010; S. Bencer et al., 2016). Les interrelations entre les paramètres physico-
chimiques des eaux souterraines ont été inspectées à l'aide de la matrice de
corrélation de Pearson, (Tableau IV. 3).

98
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les coefficients de corrélation de Pearson montrent que le pH affiche une corrélation


négative avec tous les paramètres et une forte corrélation entre TDS, Cl- et EC (r = 0, 88; r =
0, 87 respectivement), TDS et Cl- (r = 0,95).

Entourés de cations, seuls Ca2+ et Mg2+ déterminent une corrélation négative (r = - 0,


56; r = -0,53) avec Na+ qui peut être indiqué qu'ils proviennent de diverses sources. La
corrélation positive la plus élevée, (r = 0, 96), qui existe entre Ca2+ et Mg2+ peut être traduite,
car ils proviennent des mêmes sources (dissolution des minéraux carbonatés).

Tableau IV.3. Matrice de corrélation multiple des eaux Hauterivienne dans la mine de
Chaabet el Hamra.

Var pH EC TDS Ca 2+ Mg 2+ Na+ K+ HCO3- SO4 2− Cl- NO3-

PH 1.00

EC -0.71 1.00

TDS -0.74 0.88 1.00

-0.77 0.58 0.62 1.00


Ca 2+

-0.59 0.54 0.61 0.96 1.00


Mg 2+

0.29 0.31 0.04 -0.56 -0.53 1.00


Na+

0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 1.00


K+

HCO3- -0.04 0.04 -0.38 0.06 -0.06 0.16 0.00 1.00

SO42− -0.60 0.79 0.70 0.87 0.91 -0.15 0.00 0.13 1.00

Cl- -0.57 0.87 0.95 0.60 0.66 0.11 0.00 -0.40 0.77 1.00

NO3- -0.23 -0.12 0.31 0.14 0.14 -0.50 0.00 -0.87 -0.16 0.24 1.00

IV.3.1.4. Métaux lourds

Le terme métal lourd comprend les métaux d'une densité supérieure à 5 g • cm -3, à
l'exception des alcalins terreux. Les métaux lourds sont: bismuth (Bi), cadmium (Cd), chrome
(Cr), cobalt (Co), cuivre (Cu), étain (Sn), fer (Fe), manganèse (Mn), Mercure (Hg),
Molybdène (Mo), Nickel (Ni), Plomb (Pb) et Zinc (Zn).

99
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Étant donné que cette étude de zone concerne une mine d'exploitation du Zn, les
investigations sur les métaux lourds sont ainsi nécessaires pour affirmer la dissolution ou la
non-dissolution du Zn dans les eaux de la nappe Hauterivienne. L’analyse des métaux lourds
confirme leur faible teneur dans ces eaux, (Tableau IV.4).

Tableau IV.4. Les teneurs des métaux lourds des eaux Hauteriviennes du gisement de
Chaabet el Hamra en mg/l (Avril 2012).

Métal
F1 F2 F3 F4 F6

Zn 0 0.007 0.035 0.048 0.016


Pb Non décelable
Fe 0.073 0.071 0.085 0.307 0.141
Cr Non décelable
Mn 0.009 0.014 0.014 0.017 0.018
Cd Non décelable

IV.3.1.5. Mécanismes contrôlant la chimie des eaux souterraines

 Diagramme de Piper

Le diagramme de Piper est largement utilisé pour comprendre les problèmes


concernant l'évolution géochimique des eaux souterraines, (U. Karmegam et al., 2011). Le
diagramme se compose de trois champs distincts, dont deux champs triangulaires et un champ
en forme de losange. Les cations exprimés en pourcentage du total des cations en meq / l
comme un seul point sur le triangle gauche, tandis que le tracé des anions est dans le triangle
droite, (A. M. Piper, 1944). Afin de comprendre le mécanisme d'évolution chimique des eaux
souterraines de l’ Hauterivien dans la zone minière de Chaabet- el- Hamra, le trigramme Piper
a été tracé à l’aide du logiciel Diagramme, ([Link].2).

Comme le montre la figure IV.2, le diagramme de Piper a classé tous les échantillons
d'eau en Bicarbonaté calcique et magnésien (Ca2+ -Mg2+ -HCO3-), ce qui pourrait être dû à la
dissolution des roches carbonatées des séquences sédimentaires adjacentes.

100
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Diagramme de Schoeller

Le diagramme de Schoeller (1962) est utilisé de manière correspondante pour évaluer


la qualité de la consommation d'eau. Il est basé sur huit paramètres chimiques (Ca2+, Mg 2+
,
Na+, TDS, TH, Cl-, SO42- et HCO3-). Il représente un diagramme semi-logarithmique des
concentrations des échantillons d'eau souterraine de la zone d'étude. Les points sur les lignes
également espacées représentent la concentration de chaque ion dans chaque échantillon et les
points sont reliés par une ligne. Dans l'ensemble TDS et TH et selon ce diagramme, l'eau est
classée en six classes: admissible, intermédiaire, désagréable, très désagréable, bonne et non
potable. En conséquence, les échantillons d'eau souterraine de Chaabet el Hamra se classent
dans de bonnes catégories, ([Link].3).

Les teneurs relatives des ions en mg/l montre Ca2+ > Mg 2+


> Na+ pour les cations et
HCO3-> Cl-> SO42- pour les anions.

 Diagrammes de Gibbs

La réaction entre les minéraux de l'aquifère et les eaux souterraines joue un rôle
important dans la qualité de l'eau, ce qui est également utile pour comprendre la genèse des
eaux souterraines, (D. J. Cederstorm, 1946). Généralement, différents processus et
mécanismes contrôlent la chimie des eaux souterraines. Par conséquent, les graphes de Gibbs
sont utilisés pour comprendre et différencier les influences de l'interaction roche-eau, de
l'évaporation et des précipitations sur la chimie de l'eau, (R. J. Gibbs, 1970). Une
représentation réaliste et recommandée pour comprendre les importantes procédures
contrôlant la chimie des eaux souterraines, compte tenu des solides dissous par rapport à Na+
/ (Na+ + Ca2+) pour les cations et Cl- / (Cl- + HCO3-) pour les anions. Les diagrammes de
Gibbs ont montré que l'altération des roches contrôlait principalement la chimie des ions
majeurs des eaux souterraines Hauteriviennes dans la zone d'étude, ([Link].4).

101
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].2. Diagramme de Piper des eaux Hauterivienne [Link].3. Diagramme de Schoeller des eaux
de la zone d’étude, (Période d’Avril 2012). Hauterivienne de la zone d’étude, (Période d’Avril 2012).

102
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].4. Diagramme de Gibbs, (Période d’Avril 2012)

IV.3.1.6. Les eaux souterraines pour l'irrigation

Des indices tels que le rapport d'absorption du sodium (SAR), le pourcentage de


sodium soluble (SSP), le carbonate de sodium résiduel (RSC), l'indice de perméabilité (PI), le
magnésium hasard (MH) et le rapport de Kelly (KR) sont des paramètres importants pour
déterminer la pertinence des eaux souterraines pour l'irrigation, ([Link], 2005; N. J. Raju,
2007, A. Aghazadeh et N. N. Mogaddam, 2010; F. Ehya et Z. Moghadam, 2017; X. Guan et
al., 2017; Q. Huili et al., 2019).

A. Ratio d'absorption du sodium (SAR)

La concentration de sodium joue un rôle important dans l'évaluation de la qualité des


eaux souterraines pour l'irrigation, car le sodium entraîne une réduction de la perméabilité du
sol. Le risque de sodium de l'eau d'irrigation peut être bien compris par SAR qui détermine
son utilité pour l'agriculture, (A. H. M. J. Al Obaidy et al., 2014).

Le rapport d'absorption du sodium (SAR) est défini par l'équation 2, où toutes les
teneurs sont en meq /l, (L. A. Richard, 1954).

103
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les valeurs SAR varient de 1, 17 à 2, 05 dans les eaux souterraines de l’Hauterivien. Il


est rapporté que si la valeur de SAR est inférieure à 10, l'eau est d'excellente qualité pour
l'irrigation, (L. A. Richard, 1954). Par conséquent, tous les échantillons d'eau sont excellents
pour l'irrigation.

B. Diagramme de Wilcox

Le diagramme de L. V. Wilcox (1955) est l'une des classifications les plus importantes de
cette étude. Dans le diagramme de Wilcox, l'axe horizontal est sélectionné pour la salinité de
l'eau, tandis que l'axe vertical correspond au SAR. Comme le montre la figure IV. 5, tous les
échantillons se trouvent dans la catégorie C2S1, ce qui signifie «à peine saline - convient à
l'irrigation», (Tableau IV. 5).

Tableau IV.5. Classification des eaux pour l’irrigation selon L. V. Wilcox (1955).

Classes des eaux Qualité pour l’ irrigation

C1S1 Eau douce—Absolument acceptable pour


l’irrigation

C1S2, C2S2, C2S1 Moyennement saline— Acceptable pour l’irrigation

C1S3, C2S3, C3S1, C3S2, C4S2, C4S1 Saline— Acceptable pour l’irrigation avec
traitement.

C1S4, C2S4, C3S4, C4S4, C4S3, C4S2, Très saline—Non acceptable pour l’irrigation
C4S1

104
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].5. Diagramme de Wilcox pour les eaux Hauteriviennes de


la mine de Chaabet- el- Hamra.

C. Pourcentage de sodium soluble (SSP)

Le pourcentage de sodium soluble (SSP) est également utilisé pour évaluer le risque
lié au sodium. De plus, le SSP connu sous le nom de % Na est calculé par l'équation 3, où
toutes les concentrations ioniques sont en meq /l, (L.V. Wilcox, 1955).

Les valeurs calculées de SSP variaient de 7,70 à 13,05%. . Il est rapporté que si la
valeur du SSP est inférieure à 20, l'eau est d'excellente qualité pour l'irrigation, (L.V. Wilcox,
1955). Par conséquent, tous les échantillons d'eau sont répertoriés d’excellente qualité quant à
l'utilisation de cette eau souterraine dans l'irrigation.

105
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

D. Carbonate de sodium résiduel (RSC)

Le RSC a été utilisé pour déterminer l'effet dangereux du carbonate et du bicarbonate


sur la qualité de l'eau pour l'irrigation. RSC est une valeur calculée exprimant l'excès de
teneur en CO32- et HCO3-, qui reste après la consommation de Ca2+ et de Mg2+. Le RSC a été
calculé selon l'équation 4 recommandée par Eaton, (F. M. Eaton, 1950).

Toutes les concentrations ioniques sont en meq /l.

Les valeurs de RSC calculées vont de -2,78 à - 1,06, ce qui indique que tous les
échantillons d'eau souterraine ont un RSC inférieur à zéro. Il est rapporté que si la valeur de
RSC est inférieure à 10, l'eau est excellente pour l'irrigation, (F. M. Eaton, 1950). Ainsi, tous
les échantillons d'eau présentent une excellente qualité pour les propositions d'irrigation.

E. Indice de perméabilité (IP)

L'indice de perméabilité (IP) a également été utilisé pour évaluer le risque lié au
sodium et l'adéquation de l'eau à un usage agricole. Cet indice est calculé par la méthode
suggérée par Doneen, (L. Doneen, 1962) dans l'équation suivante.

Tous les ions sont exprimés en meq /l.

Les valeurs de PI dans cette étude varient de 13, 92 à 20,29%. Il est rapporté que si la
valeur de RSC est inférieure à 25%, l'eau est impropre à l'irrigation, (L. Doneen, 1962).
Paradoxalement les valeurs de PI indiquent que les eaux souterraines Hauteriviennes ne
conviennent pas à l’irrigation.

F. Risque de magnésium (MH)

Pour identifier l'eau d'irrigation, I. Szabolcs et C. Darab, (1964) ont proposé le calcul
du risque de magnésium (MH) comme dans la formule suivante:

106
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les ions Ca2+ et Mg2+ sont en meq /l.

Les valeurs de MH calculées dans les échantillons d'eau de la zone d'étude varient
entre 35, 56 et 37,15%. Il est rapporté que si la valeur de MH est inférieure à 50, l'eau est sûre
et adaptée à l'irrigation, (K. V. Paliwal, 1972). Néanmoins les eaux souterraines de
l’Hauterivien peuvent être classées comme convenant à l'irrigation.

G. Rapport de Kelly (KR)

Le KR est calculé par l'utilisation de l'équation 7, où les ions Na+, Ca2 + et Mg2 + sont
en meq /l, (W. P. Kelly, 1940).

Si la valeur KR est inférieure à 1, la quantité de Na+ dans l'eau est faible et l'eau
convient à l'irrigation, (W. P. Kelly, 1940).

Dans les échantillons d'eau de l’aquifère Hauterivien de la zone d'étude, le KR est


inférieur à 1 (0, 08 à 0, 15). Par conséquent, les eaux souterraines de l’Hauterivien
conviennent à l'irrigation.

IV.3.2. Période de Mai 2018 :

IV.3.2. 1 Points échantillonnés :

Quatre-vingt-dix-huit (98) points de prélèvement d’eau, comprenant


l’aquifère Hauterivien et Barrémien dans la mine de zinc de Chaabet el Hamra et les
forages de l’aquifère superficiel du Mio-Plio- Quaternaire dans la plaine de Ain Azel,
ont été échantillonnés. Leurs coordonnées ont été déterminées à l’aide d’un GPS
(GARMIN). Les coordonnées UTM sont reprises en annexe 3. L’ensemble des
prélèvements réalisés dans la région de Ain- Azel est reporté sur la figure IV.6.

IV.3.2. 2 Méthode de prélèvement et conservation des échantillons :

Le prélèvement d’un échantillon d’eau est une opération délicate à laquelle le


plus grand soin doit être apporté. L’échantillon doit être homogène, représentatif et
obtenu sans modification de ses caractéristiques physico-chimiques, raison pour
107
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

laquelle le préleveur doit avoir une connaissance précise des conditions de


prélèvement très importantes pour la qualité des résultats des analyses.

Pour notre étude hydrochimique, les échantillons ont été prélevés jusqu’au
débordement dans des bouteilles en polyéthylène bouchonnées de 1500ml,
préalablement rincées avec de l’eau distillée puis de l’eau du forage. Tous les
échantillons ont été conservés à basse T° (réfrigérateur) jusqu’au moment d’analyse.

IV.3.2. 3 Méthodes d’analyse :

 Mesures in-situ : paramètres physiques :

Les mesures des paramètres physiques in-situ sont essentielles pour la


reconstitution de l’état de l’eau à la sortie de l’hydro-système. Les paramètres
physiques de l’eau mesurés sur site sont : pH, température (T°), résidus secs (RS) et
conductivité électrique (CE).

Ces mesures in-situ ont été effectuées immédiatement après le prélèvement de


l’échantillon, à l’aide d’un multi-paramètre, (HANNA HI 76/98195).

 Teneurs en éléments majeurs et mineurs : analyses chimiques

Le sodium et le potassium ont été dosés par photométrie de flamme,


(JENWAY PPP7 flamme Photometer). Les ions de calcium et magnésium ont été
analysés par spectrométrie à flux continu auto analyseur, (AxFlow III systea). Les
biacarbonates ont été analysés par volumétrie, les sulfates par dosage turbidimétrique
et les chlorures ainsi que les nitrates ont été dosés par colorimétrie auto-analyseur à
flux continu,, (Bluvision TM). Toutes ces analyses ont été effectuées au niveau du
laboratoire de l’ADE de Sétif.

 Teneurs des métaux lourds :

Le Zn, Fe, Pb, Cr, Al, Mn et Cu ont été analysés par spectromètre d’absorption
atomique (Shimadzn AA-6200) au niveau du laboratoire de chimie, faculté des
sciences, Université Ferhat Abbas, Sétif (UFAS).

108
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie
(b)

(a)

Figure IV.6. Inventaire des points d’eau prélevés


(a): vue totale des sites des forages visités de la
plaine de Ain- Azel, (b) : zoom-avant sur les points
des deux aquifères Barrémien et Hauterivien du
gisement de Chaabet- el- Hamra.
109

109
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

110
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

IV.3.2. 4 Caractérisations hydrochimiques :

Les données obtenues dans la zone d’étude, suite à la campagne d’échantillonnage de


2018, (98 prélèvements), sur les caractéristiques physico-chimiques de l’eau sont présentées
et discutées.

Les données traitées ont été groupées en fonction de l’âge des aquifères (Hauterivien
et Barrémien dans la mine de zinc de Chaabet- el- Hamra et le Mio -Plio- Quaternaire dans la
plaine de Ain- Azel) touchés afin d’appréhender éventuellement l’évolution géochimique de
l’eau de chaque aquifère.

IV.3.2. 5. Les principaux paramètres physico-chimiques :

 La température de l’eau :

La température moyenne des eaux varie entre 17.6 et 21.7 pour l’aquifère Hauterivien,
19.5 et 20.14 pour le Barrémien et 19 à 19.28°C pour le Mio-Plio- Quaternaire.

Ces données, proches de la température moyenne atmosphérique de la zone d’étude


(15°C), nous permettent de penser que les différents aquifères sont en équilibre thermique
avec l’atmosphère.

 pH de l’eau :

Le pH de l’aquifère Hauterivien à travers les forages testés s’inscrit dans la plage de


7,24 à 7,40, 6,62 à 7,8 pour l’aquifère Barrémien et enfin entre 6,9 et 9,63 pour le Mio-Plio-
Quaternaire.

Le pH moyen des eaux de l’Hauterivien et du Barrémien est de 7, tandis que celui du


Mio-Plio-Quaternaire est de 7,7.

La figure A3.1 en annexe 3 présente la variabilité spatiale du pH de l’eau souterraine


de la région de Ain- Azel au sud de Sétif.

 La conductivité électrique (CE) :

La conductivité électrique (CE) mesurée, quoique forte dans la région d’étude,


présente une amplitude de variation de 400≤ CE ≤5800µS/cm.
110
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Au niveau de l’aquifère Hauterivien, la CE varie entre 688 et 774 µS/cm pour une
valeur médiane de 744,5 µS/cm et pour le Barrémien, la CE est comprise entre 515 et 1920
µS/cm (médiane = 782,79 µS/cm).

Par ailleurs, les forages du Mio-Plio-Quaternaire présentent CE comprise entre 400 et


5800 µS/cm sur la conductivité électrique des eaux souterraines dans la région de Ain- Azel.

La figure A3.2 en annexe 3 présente la variabilité spatiale du CE de l’eau souterraine


de la région de Ain- Azel au sud de Sétif.

 Les éléments chimiques majeurs :

Avant d’interpréter les données acquises au laboratoire, il est indispensable de vérifier


leur fiabilité à travers un bilan ionique. Une analyse chimique est considérée comme fiable,
lorsque la balance ionique ne dépasse pas 10%. L’expression de la balance ionique
considérée dans ces analyses est la suivante :

∑ ∑
∑ ∑

Pour l’ensemble des analyses des échantillons, le calcul de la balance ionique a été
effectué, il est inférieur ou égal à 10%, (Tableau A3.4 en Annexe 3).

Les données présentées ci-dessous se rapportent aux forages des aquifères de


l’Hauterivien et Barrémien.

L’importance des ions majeurs, (valeurs exprimées en mg/l), suit l’ordre suivant dans
les eaux de l’aquifère :

- Hauterivien: HCO3-, SO42-, Ca2+, Cl-, Mg2+, Na+, NO3- et K+.


- Barrémien: HCO3-, SO42-, Ca2+, Mg2+, Cl-, Na+, NO3- et K+.

La contribution relative des ions dominants à la minéralisation des eaux est


illustrée sur les figures IV.7 et 8.

111
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Figure IV.7 Contribution relative


des ions à la minéralisation totale des
eaux Barrémiennes.

Figure IV.8 Contribution relative


des ions à la minéralisation totale des
eaux Hauteriviennes.

112
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Il apparaît que les bicarbonates et les sulfates sont équitables dans l’aquifère
Barrémien, tandis que, les bicarbonates sont les plus dominants dans les forages de l’aquifère
Hauterivien.

 Les cations :

Les teneurs en Ca2+ sont très fortes et varient de 61,43 et 74,54mg/l au niveau des
forages de l’Hauterivien (moyenne 69 mg/l), et de 58,2 à 205,49 mg/l, (moyenne 119 mg/l) au
niveau des forages du Barrémien, Par ailleurs, Ca2+ varie de 18 à 460 mg/l dans les forages
considérés du Mio-Plio-Quaternaire, (moyenne 125,24 mg/l). Par conséquent, la
concentration optimale de Ca2+ aide à prévenir les troubles cardiaques et le bon
fonctionnement des processus métaboliques humains, (F. Hamzaoui-Azaza et al. 2020). La
figure A3.3 en annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs en calcium des eaux
souterraines dans la région de Ain- Azel.

Les teneurs en Mg2+ sont comprises entre 35,23 à 42,59mg/l pour les forages de
l’Hauterivien, (moyenne 39,63mg/l), de 35,2 à 280,56mg/l (moyenne 107 mg/l), pour les
forages du Barrémien et de 14 à 182 mg/l, (moyenne 56,8 mg/l) pour les forages du Mio-
Plio-Quaternaire. L’OMS fournit de l’eau potable au-delà des limites recommandées pour
Mg2+ augmente le risque d’affections cardiovasculaires et d’abaissement sévère de la pression
artérielle. La figure A3.4 en annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs en
Magnésium des eaux souterraines dans la région de Ain- Azel.

Quant au Na+, les teneurs sont comprises entre 15 et 25mg/l, (moyenne 19 mg/l), pour
les forages de l’Hauterivien, de 11,69 à 29mg/l pour les forages du Barrémien (moyenne 24
mg/l) et de 13 à 724 mg/l pour les forages du Mio-Plio-Quaternaire. La figure A3. 5 en
annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs en Sodium des eaux souterraines dans
la région de Ain- Azel. Dans la citation, la teneur en Na+ supérieure à la limite recommandée
de 200 mg/l dans l’eau potable provoque une hyper- tension, des maladies congénitales, des
troubles rénaux et des troubles nerveux dans le corps humain, (M. A. Dalvie et al. 2003).

Les données du K+ sont par ailleurs comprises 0,86 et 0,97mg/l pour les forages de
l’Hauterivien, (moyenne 0,91mg/l), de 1,18 à 3,6mg/l, (moyenne 3,03mg/l) pour les forages
du Barrémien et de 1 à 74 mg/l, (moyenne 5,7 mg/l) pour le Mio-Plio-Quaternaire. La figure
A3.6 en annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs en Potassium des eaux
souterraines dans la région de Ain- Azel.
113
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Les anions :

Les bicarbonates prennent une part importante à la minéralisation des deux aquifères :
Hauterivien et Barrémien, (teneurs comprises entre 317,5 et 288,4mg/l, avec une moyenne de
302mg/l pour l’aquifère Hauterivien et 393,5 à 213,6mg/l –moyenne de 287mg/l- pour
l’aquifère Barrémien). Pour l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire, les teneurs varient entre 73 et
671mg/l avec une moyenne de 246,27mg/l, La figure A3.7 en annexe 3 représente la
variation spatiale des teneurs des Bicarbonates des eaux souterraines dans la région de Ain-
Azel.

Les sulfates sont également présents. Leur teneur varie entre 90 et 56mg/l pour
l’aquifère Hauterivien, de 52,7 à 484 mg/l pour le Barrémien, puis entre 50 et 998 mg/l avec
une moyenne de 251,6 mg/l pour les forages du Mio-Plio-Quaternaire. Une teneur élevée en
SO42- dans l’approvisionnement en eau domestique peut générer un goût désagréable et une
altération gastro-intestinale se manifestant par une diarrhée, (OMS 1993). La figure A3.8 en
annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs des sulfates des eaux souterraines dans
la région de Ain- Azel.

La limite admissible de Cl- pour l’eau potable est de 200 mg/l pour l’OMS. Des
niveaux élevés de Cl- dans l’eau potable peuvent causer des vomissements et de la diarrhée
répétés, (V. Bhardwaj et D. S. Singh 2011). La teneur moyenne des chlorures des forages de
l’Hauterivien est de 38mg/l (minimum : 30mg/l, maximum : 47mg/l), Pour les forages du
Barrémien, cette teneur varie entre 32,6 et 163mg/l (moyenne 96 mg/l), Par ailleurs, et pour
les forages de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire. Cette teneur varie entre 20 et 1170 mg/l avec
une moyenne de 240,66 mg/l. Alors, c’est l’un des éléments majeurs qui détermine le faciès
chimique des eaux dans la région. La figure A3.9 en annexe 3 représente la variation
spatiale des teneurs des chlorures des eaux souterraines dans la région de Ain- Azel.

La présence du NO3− plus de 10 mg/L devient une référence de la pollution


anthropique due au débit de retour de l’irrigation due à l’utilisation intensive d’engrais
chimiques (I. Matiatos et al. 2014). L’OMS a suggéré que la limite maximale admissible pour
le NO3− est de 50 mg/L.

Les nitrates se présentent sous forme de faibles teneurs dans les forages de
l’Hauterivien, (minimum : 1mg/l, maximum : 5mg/l, avec une moyenne de 2mg/l). Cet
élément présente des valeurs élevées dans l’aquifère du Barrémien (0,04 et 43,3mg/l) et Mio-
114
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Plio-Quaternaire, (1 et 110 mg/l avec une moyenne de 37,93 mg/l). Ces valeurs élevées
suggèrent qu’elles soient dues aux apports d’engrais, (Contexte agricole). Les échantillons qui
présentent des teneurs du NO3- au-dessus de la norme assurant un risque pour la
consommation humaine causant cyanose (méthémoglobinémie), hypertension, diabètes, goitre
et cancer gastrique, (M. Vasanthavigar et al. 2010) ainsi que la mort par asphyxie lorsqu’elle
est combinée avec Viagra.

La figure A3.10 en annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs des nitrates
des eaux souterraines dans la région de Ain Azel.

IV.3.2.6 Diagramme de Gibbs :

Généralement, Le diagramme de R. J. Gibbs, (1970), (Figure IV.9) montre que


l’altération des roches contrôlait principalement la chimie des ions majeurs des eaux
souterraines Hauteriviennes.

Par contre, les eaux souterraines du Barrémien et du Mio-Plio-Quaternaire, le même


diagramme, (Figure IV.10 et IV.11), montre que l’altération des roches est la responsable
de la chimie des ions majeurs pour certains échantillons, et l’évaporation pour d’autres. Ce
diagramme représente les mécanismes mixtes pour ces deux aquifères.

Figure IV. 9 Diagramme de Gibbs des eaux Hauteriviennes, (Mai 2018).

115
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Figure IV.10 Diagramme de Gibbs des eaux Barrémiennes, (Mai 2018).

Figure IV. 11 Diagramme de Gibbs des eaux du Mio-Plio-Quaternaire, (Mai 2018).

IV.3.2. 7 Faciès chimiques des eaux :

Le faciès chimique des eaux a été déterminé classiquement à l’aide du diagramme de


Piper en ayant recours au logiciel Diagrammes. Les données des ions majeurs, reportées sur
ce digramme, (Figures IV.12, IV.13, IV.14, a-b-c), ont permis d’identifier les faciès
chimiques pour les eaux souterraines de la zone d’étude, dont la répartition spatiale est reprise
sur la figure IV.15. Ces faciès sont :

116
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 L’aquifère Hauterivien :

 Bicarbonaté calcique et magnésien

 L’aquifère Barrémien :

 Chloruré et sulfaté calcique et magnésien


 Bicarbonaté calcique et magnésien

 L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire :

 Bicarbonaté calcique et magnésien


 Chloruré et sulfaté calcique et magnésien
 Chloruré sodique et potassique ou sulfaté sodique

Tableau IV. 6. Classification hydrochimique des eaux de la zone d’étude.

- Faciès chimique
Les points d’eau

L’aquifère Hauterivien : CH1,CH2,CH3,CH4,CH5,CH6


- Bicarbonaté calcique et magnésien
L’aquifère Barrémien : CH22, Afounes
L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire :1, 9, 19,61,71
L’aquifère Hauterivien : aucun forage

- Chloruré et sulfaté calcique et L’aquifère Barrémien : CH16,CH17,CH19,CH20,CH21,mine


magnésien Kherzet Youssef
L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire : 2 à 83(sauf les points déjà
cités)

L’aquifère Hauterivien : aucun forage


- Chloruré sodique et potassique ou
L’aquifère Barrémien: aucun forage
sulfaté sodique,
L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire : 32, 76, 37, 38, 41,57

117
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].12. Diagramme de Piper, (les eaux du [Link].13. Diagramme de Piper, (les eaux de
Barrémien), période de Mai 2018 l’Hauterivien), période de Mai 2018

118
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

b
a

[Link].14a, b, c. Diagramme de Piper, (les eaux du


Mio-Plio-Quaternaire), période de Mai 2018

119
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].15. Faciès chimiques des eaux de la


zone d’étude, (Période de Mai 2018).

120
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

IV.3.2. 8 Corrélation entre les éléments majeurs :

Les relations entre les éléments chimiques sont établies à l’aide d’une analyse
statistique à plusieurs variables, (matrice de corrélation), pour identifier les groupes des
paramètres chimiques qui peuvent avoir un type de variation semblable,

L’utilisation de l’analyse en composante principale (ACP) pour l’étude globale des


eaux souterraines des aquifères Hauterivien, Barrémien et Mio-Plio-Quaternaire dans la
région d’étude, permet une différenciation sur leurs particularités chimiques,

IV.3.2. 8. 1 ACP pour les eaux Hauteriviennes :

Le tableau IV. 7 reprend la matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère
Hauterivien,

Tableau IV. 7 La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère


Hauterivien.

Variables K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4-- HCO3- RS CE PH


K+ 1,00
Na+ 0,34 1,00 Bonne corrélation
Mg++ 0,63 -0,32 1,00 Moyenne corrélation
Ca++ 0,55 -0,34 0,95 1,00 Faible corrélation
NO3- -0,17 -0,34 0,19 0,03 1,00 Forte anti corrélation
Cl- 0,57 0,30 0,70 0,65 0,28 1,00 Moyenne anti corrélation
SO4-- 0,67 0,22 0,81 0,79 0,05 0,95 1,00 Faible anti corrélation
HCO3- -0,40 0,15 -0,40 -0,11 -0,70 -0,29 -0,18 1,00
RS 0,94 0,20 0,75 0,61 0,17 0,70 0,73 -0,63 1,00
CE 0,43 0,65 0,32 0,36 -0,05 0,86 0,80 0,13 0,43 1,00
PH 0,20 -0,01 -0,13 -0,29 -0,37 -0,50 -0,35 -0,26 0,08 -0,57 1,00

L’examen du tableau de cette matrice de corrélation permet de voir qu’il existe une bonne
corrélation, (Plus de 70%) entre :

 RS et K+;
 Ca2+, Cl-, SO42-, RS et Mg2+;
 SO42-, RS, CE et Cl- ;
 RS, CE et SO42-,

121
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

La corrélation est moyenne (± 60%) entre :

 Mg2+, Ca2+, Cl-, SO42-, et K+;


 CE et Na+;
 Cl-, RS et Ca2+,

Par ailleurs, on observe une anti-corrélation forte entre NO3- et HCO3-.

IV.3.2. 8.2 ACP pour les eaux Barrémiennes:

La matrice de corrélations multiples de l’analyse en composantes principales


appliquée aux descripteurs chimiques des eaux Barrémiennes est présentée dans le tableau
IV.8.

Tableau IV.8 La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère


Barrémien.

Variables K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4-- HCO3- RS CE PH


K+ 1,00
Na+ 0,77 1,00 Bonne corrélation
Mg++ 0,20 0,04 1,00 Moyenne corrélation
Ca++ -0,79 -0,75 0,31 1,00 Faible corrélation
NO3- -0,25 -0,25 0,67 0,44 1,00 Forte anti corrélation
Cl- -0,36 -0,39 0,18 0,49 0,41 1,00 Moyenne anti corrélation
SO4-- -0,90 -0,78 -0,54 0,54 -0,02 0,30 1,00 Faible anti corrélation
HCO3- 0,24 -0,11 0,47 0,01 0,12 -0,01 -0,22 1,00
RS -0,77 -0,92 -0,16 0,62 0,05 0,19 0,82 0,19 1,00
CE -0,80 -0,92 0,06 0,82 0,33 0,44 0,76 0,24 0,88 1,00
PH 0,11 -0,21 0,01 -0,15 -0,08 -0,07 0,09 0,68 0,39 0,36 1,00

On observe une très bonne corrélation, (plus de 70%), entre les descripteurs chimiques
suivants :

 K+ et Na+ ;
 Ca2+ et CE
 RS, CE et SO42-
 RS et CE

Et une forte anti- corrélation entre :

 Ca2+, SO42-, RS, CE et K+


 Ca2+, SO42-, RS, CE et Na+

122
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

IV.[Link] ACP pour les eaux du Mio-Plio-Quaternaire:

L’analyse du tableau IV.9 de la matrice de corrélation multiple pour les eaux du Mio-Plio-
Quaternaire montre :

 Une bonne corrélation (+ de 70%) entre :

 Ca2+, Cl-, SO42-, RS, CE et Na+


 Cl-, SO42-, RS, CE et Ca2+
 SO42-, RS, CE et Cl-

 RS, CE et SO42-

 Une moyenne corrélation entre :

 Ca2+, SO42-, HCO3-, RS, CE et K+


SO42-, RS et Mg2+

HCO3- et Ca2+

Tableau IV. 9 La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère Mio-
Plio-Quaternaire,

Variables K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4-- HCO3- RS CE PH


K+ 1,00
Na+ 0,42 1,00 Bonne corrélation
Mg++ 0,30 0,29 1,00 Moyenne corrélation
Ca++ 0,63 0,81 0,36 1,00 Faible corrélation
NO3- -0,20 -0,20 -0,22 -0,17 1,00 Faible anti corrélation
Cl- 0,42 0,98 0,36 0,86 -0,22 1,00
SO4-- 0,55 0,78 0,56 0,91 -0,30 0,83 1,00
HCO3- 0,66 0,30 0,38 0,52 -0,13 0,32 0,38 1,00
RS 0,56 0,92 0,50 0,95 -0,21 0,95 0,94 0,47 1,00
CE 0,54 0,92 0,49 0,94 -0,21 0,96 0,94 0,46 1,00 1,00
PH -0,11 -0,29 -0,39 -0,40 -0,17 -0,32 -0,34 -0,51 -0,42 -0,41 1,00
En conclusion de cette analyse en composante principale (ACP) appliquée aux
eaux souterraines de la région de Ain- Azel, dans le Sud de Sétif, il apparaît que la forte
corrélation entre les éléments chimiques exprime la même origine. Cette information va être
précisée en utilisant les diagrammes binaires.

123
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

IV.3.2. 9 Relations binaires entre les éléments majeurs :

IV.3.2. 9.1 L’aquifère Hauterivien :

 Couple Ca2+/Mg2+- Conductivité :

À l’aide de la figure IV.16, on note que 100% des points analysés présentent un
rapport supérieur à 1, indiquant la dominance des ions du calcium, et cela nous permet
de dire que la conductivité est influencée par le calcium.

 Couple Ca2+- Na+ :

Le graphe, (figure IV .17) montre deux groupes :

1- Une diminution du Ca2+ alors que le Na+ reste en évolution, (un échange de
base est probable) ;
2- Évolution simultanée du calcium et sodium, (probablement dissolution des
évaporites sachant que l’aquifère Hauterivien est carbonaté).

Figure IV.16. Relation Ca2+/Mg2+ -CE. Figure IV.17. Relation Ca2+- Na+.

 Couple Mg2+- Na+ :

Le graphe, (figure IV.18), met en évidence également deux tendances :

1- Une évolution simultanée du Mg2+ et Na+ (dissolution des évaporites)


constatée dans les forages CH3, CH4, CH5 et CH6 ;

124
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

2- Une diminution du Mg2+ alors que le sodium reste en évolution (un


échange de base peut-être) constatée dans les forages CH1 et CH2.

 Couple SO42- -Cl-:

Le graphe, (figure IV.19), montre que les eaux captées dans les forages de
l’aquifère Hauterivien, (CH1, CH2, CH3, CH4, CH5, CH6), présentent un excès de Cl-
(probablement dissolution des évaporites sachant que l’aquifère Hauterivien est
carbonaté).

Pente= 1

Figure IV.18. Relation Mg2+- Na+. Figure IV.19. Relation SO42- -Cl-.

 Couple Ca2+- SO42- :

L’examen de cette relation montre un excès du calcium, (Figure IV.20), et une


absence totale du SO42-. Cette relation traduit la dissolution du calcium d’origine
carbonaté.

 Couple Mg2+- SO42- :

L’examen de cette relation montre un excès du Mg, (Figure IV.21), et une absence
totale du SO4. Cette relation traduit la dissolution des formations carbonatées riches en Mg
telle que les dolomies. Cette relation confirme la présence du faciès bicarbonaté magnésien.

125
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Excès dû à l’origine carbonatée


Excès dû à l’origine carbonatée

Figure IV.20. Relation Ca2+- SO42- Figure IV.21. Relation Mg2+- SO42-

 Couple Ca2+- Cl- :

Lorsque ce rapport est supérieur à 1 (Figure IV.22), le Ca prédomine, c’est le cas de


tous les forages : CH1, CH2, CH3, CH4, CH5 et CH6.

 Couple Mg2+- Cl- :

Lorsque ce rapport est supérieur à 1, le Magnésium prédomine, ce qui est notable dans
la Figure IV.23.

Figure IV.22. Relation Ca2+- Cl- Figure IV.23. Relation Mg2+- Cl-

126
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Couple Ca2+ -HCO3- - SO42- :

La figure IV. 24 montre l’évolution du calcium en fonction des bicarbonates. Tous les
forages CH1, CH2, CH3, CH4, CH5, CH6 indiquent une origine carbonatée comme source
du calcium. La figure IV.25 confirme ce fait.

Figure IV.24. Relation Ca2+ -HCO3- Figure IV.25. Relation Ca2+ -HCO3- - SO42-

IV.3.2. 9.2 L’aquifère Barrémien :

 Couple SO42- -Cl-:

Tenant compte de la dominance de faciès chloruré et sulfaté, il est important de


vérifier la relation entre ces deux éléments. Le graphe, (figure IV.26), montre une
dispersion des points où on constate que les eaux captées dans les forages, (CH19,
CH23, CH16, Afounes et CH17), présentent un excès de Cl-, tandis que les forages,
(CH21, CH22 et CH20), présentent un excès de SO42-.

 Couple SO42- / Cl- - Conductivité:

Ce rapport permet de déterminer la manière selon laquelle évolue la


mise en solution des ions évaporitiques en fonction de la conductivité électrique. On
note que la conductivité est influencée par les sulfates et les chlorures.

127
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

La présentation graphique, (Figure IV. 27), montre que 38% des points
analysés et précisément les forages, (CH20, CH21 et CH22), présentent un rapport
supérieur à 1, indiquant une légère dominance des ions du gypse par rapport aux ions
chlorurés, (62% des points analysés : CH16, CH17, CH19, CH23 et Afounes).

Figure IV.26. Relation Cl- - SO42- Figure IV.27. Relation SO42- / Cl- - CE

 Couple Ca2+/Mg2+- Conductivité :

L’influence de ces deux éléments sur la conductivité électrique de l’eau


barrémienne est vérifiée par la figure IV.28. On note que la conductivité est influencée
par le calcium et le magnésium, La représentation graphique montre que 80% des
points analysés présentent un rapport égal à 1, indiquant une égalité des ions de
calcium et magnésium, tandis que 20% des points analysés, (CH23 et Afounes),
présentent une dominance de Mg2+.

 Couple Ca2+- Na+ :

Le graphe de la figure IV.29 met en lumière trois tendances :

1- Une diminution du Ca2+ alors que Na+ reste en évolution, (probablement un


échange de base entre Na+ et Ca2+) ;
2- Le calcium évolue indépendamment du Na+ (une autre origine que les
évaporites) ;
3- Une évolution simultanée de Ca2+ et Na+, (dissolution des évaporites).

128
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Figure IV.28. Relation Ca2+/Mg2+- CE Figure IV.29. Relation Ca2+- Na+

 Couple Mg2+- Na+ :

Le graphe de la figure IV. 30 révèle aussi trois tendances :

1- Une diminution de Mg2+ alors que le Na+ reste en évolution, (probablement un échange
de base entre Na+ et Mg2+) ;
2- Le Mg2+ évolue indépendamment du Na+, (une autre origine que les évaporites) ;
3- Évolution simultanée du Na+ et Mg2+, (dissolution des évaporites).

 Couple Ca2+- SO42- :

L’examen de cette relation montre un excès du calcium, (Figure IV.31) et une


absence totale du SO42-. Cette relation traduit la dissolution du calcium d’origine carbonaté.
Cette relation traduit la présence du faciès bicarbonaté calcique.

Figure IV.30. Relation Mg2+- Na+ Figure IV.31. Relation Ca2+- SO42-

129
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Couple Mg2+- SO42- :

L’examen de cette relation montre un excès du Mg2+, (Figure IV.32) et une absence
totale du SO42-. Cette relation traduit la dissolution des formations carbonatées riches en
Mg2+, telle que les dolomies. Cette relation confirme la présence du faciès bicarbonaté
magnésien.

 Couple Ca2+- Cl- :

L’examen de cette relation montre une évolution proportionnelle des chlorures et du


calcium, (Figure IV.33).

Lorsque ce rapport est supérieur à 1, le Ca2+ prédomine. C’est le cas des forages :
Afounes, CH16, CH17, CH19, CH20, CH21, et CH22. Néanmoins, les chlorures prédominent
dans le forage CH23, (Figure IV.33).

Figure IV.32. Relation Mg2+ - SO42- Figure IV.33. Relation Ca2+- Cl-

 Couple Mg2+- Cl- :

Lorsque ce rapport est inférieur à 1, les chlorures prédominent, ce qui est notable dans
le forage CH23, (Figure IV.34), tandis que le reste des forages et qui représentent 90% des
points de l’aquifère Barrémien présente une prédominance du Mg.

130
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Couple Ca2+- Mg2+ :

Lorsque ce rapport est inférieur à 1, cela indique la prédominance du Mg. C’est le cas
des forages CH23 et Afounes, (Figure IV.35). Cependant les forages qui se positionnent sur
la droite de la pente 1, (CH16, CH17, CH19, CH20, CH21, CH22) indiquent la même origine
du calcium.

Figure IV.34. Relation Mg2+- Cl- Figure IV.35. Relation Ca2+- Mg2+

 Couple Ca2+ -HCO3- -SO42-:

La figure IV. 36a montre l’évolution du calcium en fonction des bicarbonates. Les
forages CH21, CH16, CH19 et CH23 montre un excès du calcium suite peut être à la
dissolution du gypse.

Par opposition, les forages CH20, CH23, CH22 et Afounes indiquent une origine
carbonatée comme source du calcium. La figure IV.36b confirme cette tendance.

 Diagramme Ca2+/ (HCO3- +SO42-) – Na+/Cl- :

Le report de tous les points d’eau sur le diagramme, (Figure IV.37) montre que 24%
(CH22, CH20) ont subi un échange de base, 38% des points présentent un déficit en Na et en
Ca et 38%, certains points présentent un excès en Ca par rapport aux ions HCO3- et SO42-.

131
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Diagramme Mg2+/ (HCO3- +SO42-) – Na+/Cl- :

Le report de tous les points d’eau sur le diagramme, (Figure IV.38) montre que 24%
(CH20 et CH22) ont subi un échange de base. 24% des points (CH21 et CH23) présentent un
déficit en Na et Mg, et 52% aussi des points présentent un excès en Mg par rapport aux ions
HCO3- et SO42-.

Figure IV.36a. Évolution du calcium Figure IV.37. Échange de base

Figure IV.36b. Évolution du calcium Figure IV.38. Échange de base

132
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les études d’échange ionique dans les formations géologiques ont révélé,
qu’en général, au cours du processus d’échange, un des ions est retenu très fortement
contre tout déplacement par les autres ions, C’est une absorption préférentielle
connue par sélectivité d’échange ionique, (S. Ghebouli, 2010).

Au cours de leurs trajets souterrains, les eaux entrent en contact avec les
différentes formations géologiques qui ont la propriété d’échanger leurs ions contre
ceux contenus dans les eaux, (S. Ghebouli, 2010).

IV.3.2. 10 Qualité des eaux à la consommation humaine et à des fins d’irrigation:

Lors de l’utilisation de l’eau hors de son milieu, sa qualité est souvent


mentionnée, elle est fonction du type d’usage. Ainsi, les exigences relatives à la
qualité sont différentes d’une utilisation à l’autre. Dans ce travail, seule la qualité
d’eau destinée à la consommation humaine et aux activités agricoles est soulevée.
Dans cette optique, nous allons profiter des données analytiques disponibles pour
évaluer la qualité des eaux destinées à la consommation humaine et aux activités
agricoles. En effet, la quasi-totalité des eaux mobilisables dans la région sont
utilisées pour ces deux activités.

La qualité d'une eau est définie par des paramètres physiques, chimiques
et biologiques, mais également par son usage. Ainsi, une eau impropre à la
consommation peut être adaptée à l'irrigation ou à la pisciculture. La mauvaise qualité
des eaux peut être induite par des activités anthropiques ou par des phénomènes
naturels.

De ce fait, la comparaison des données des analyses chimiques des eaux du


secteur d’étude avec les normes de l’OMS, 2008 et Algérienne NA 6360 ,1992, ainsi
qu’ avec Ayers and Westcot, 1994, fait ressortir que dans les aquifères Hauterivien,
Barrémien et Mio-Plio-Quaternaire dans la région de Ain- Azel, au Sud de Sétif, nous
avons des eaux potables et de bonne qualité et aptes à l’irrigation, et d’autres
signalées comme non potables et inaptes à l’irrigation, parce que certaines
concentrations en éléments chimiques sont élevées et dépassent les normes, ce qui
impose un traitement antérieur avant leur utilisation, (Tableau IV.10 et figures A3.
11, A3.12 et A3.13 en annexe 3 ).

133
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Tableau IV. 10. La qualité des eaux selon les différentes normes.

L’aquifère Norme Qualité


OMS, 2008 Toutes les eaux de forages sont
NA, 6360,1992 potables et apte à l’irrigation
Hauterivien
sans traitement,
Ayers and Westcot, 1994

OMS, 2008 Les eaux des forages CH16,


CH19, CH20, CH21, CH22,
NA, 6360,1992 CH23 sont potables sans
Barrémien traitement,
Seulement les eaux des forages
Ayers and Westcot, 1994 CH20, CH22 et CH23 sont aptes
à l’irrigation sans traitement,
Seulement les eaux du point 70
OMS, 2008
sont potables sans traitement,
Les eaux des points 2, 6, 7, 8, 9,
11, 12, 13, 14, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 24, 27, 28, 32, 33, 34,
NA, 6360,1992 35, 41, 43, 45, 46, 47, 48, 50,
Mio-Plio-Quaternaire
52, 57, 58, 59, 60, 61, 63, 68,
69, 70, 71, 72, 73, 76 sont
potables sans traitement,
Seulement les eaux des points 7
Ayers and Westcot, 1994 et 28 qui sont aptes à l’irrigation
sans traitement,

La représentation des points d’eau, (période de Mai 2018), sur le


diagramme de Schoeller-Berkaloff, (Figure IV.39 .40 .41), a montré que
tous les points se rangent dans la classe de potabilité sauf les points CH17 et
Afounes, (l’aquifère Barrémien), 33, 37, 38, 41, 57, 65, et 78, (l’aquifère
Mio-Plio-Quaternaire) qui se classent dans la classe médiocre.

134
(a) (b) (c)

Figure IV.39. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff, (Mai 2018).

(a) Les eaux de l’ Hauterivien


(b) Les eaux du Barrémien
(c) Les eaux du Mio-Plio-Quaternaire

135
Figure IV.40. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff

(Période de Mai 2018) des eaux du Mio-Plio-Quaternaire.

136
Figure IV.41. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff

(Période de Mai 2018) des eaux du Mio-Plio-Quaternaire. 137


--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11 Aptitude des eaux à l’irrigation :

Pour déterminer la qualité des eaux de la nappe Hauterivienne,


Barrémienne et Mio-Plio-Quaternaire dans la région Sud Sétifienne à des fins
d’irrigation, nous avons eu recours au calcul de quelques indices (KR, SAR,
RSC, SSP, PI, et MH), ainsi que le diagramme de Wilcox qui peuvent donner des
indications pertinentes sur la qualité de ces eaux. Les figures IV .42 à IV.47 résument
les valeurs calculées pour chaque indice.

IV.3.2. 11.1 Kelly ratio (KR) :

On constate que les valeurs du KR calculées, (Tableau A3.4. en Annexe 3),


des différents points d’eau prélevés sont inférieures ou égales à 1, (Figure IV.42), ce
qui confère à ces eaux une bonne qualité vis-à-vis de son utilisation en irrigation, (W.
P. Kelly, 1940).

0,20
KR calculé

0,15
0,10
0,05
0,00
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
Les points d'eau de l'Hauterivien

0,20
0,15
KR calculé

0,10
0,05
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine KHY Afounes
Les points d'eau du Barrémien

1,50
KR calculé

1,00 1,04
0,77
0,50

0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
Les points d'eau du Mio-Plio-Quaternaire

Figure IV.42. Histogramme des valeurs du KR des différents points d’eau.

138
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11.2 Sodium absorption ratio (SAR)

Les valeurs du SAR calculées, (Tableau A3.4. en Annexe 3), des différents points
d’eau prélevés, (Figure IV.43), montrent que tous les points de l’aquifère Barrémien et
Hauterivien sont d’excellente qualité pour l’irrigation, (valeurs < à 10), contrairement aux
points de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire qui sont de qualités différentes : Excellente, Bonne
et médiocre, (L. A. Richard, 1954).

2,50
2,00
SAR calculé

1,50
1,00
0,50
0,00
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
les points d'eau de l'Hauterivien

2,50
SAR calculé

2,00
1,50
1,00
0,50
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
KHY
Les points d'eau du Barrémien

25,00
SAR calculé

20,00
15,00
10,00
5,00
0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
les points d'eau du Mio-Plio-Quaternaire

Figure IV.43. Histogramme des valeurs du SAR des différents points d’eau.

139
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11. 3 Residual Sodium Carbonate (RSC)

Le calcul du RSC, (Tableau A3.4. en Annexe 3), montre que les points d’eau
de tous les aquifères sont rangés dans la classe 1, (Figure IV.44), c’est à dire que leur
qualité est excellente pour l’irrigation.

Les points d'eau de l'Hauterivien

0,00
-0,50 CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
RSC calculé

-1,00
-1,50
-2,00
-2,50
-3,00

Les points d'eau du Barrémien

0,00
-5,00 CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
RSC calculé

-10,00 KHY
-15,00
-20,00
-25,00
-30,00

Les points d'eau du Mio-Plio-Quaternaire

0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
-5,00
RSC calculé

-10,00
-15,00
-20,00
-25,00
-30,00

Figure IV.44. Histogramme des valeurs du RSC des différents points d’eau.

140
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11.4 Soluble Sodium Percentage (SSP)

Les valeurs du SSP calculées des différents points d’eau prélevés, (Figure
IV.45), montrent que tous les points de l’aquifère Barrémien et Hauterivien sont
d’excellente qualité pour l’irrigation, (valeurs < à 20), (Tableau A3.4. en Annexe 3),
contrairement aux points de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire qui sont de qualités
différentes : Excellente, Bonne et moyennement bonne, (L. V. Wilcox, 1955).

14,00
12,00
SSP calculé

10,00
8,00
6,00
4,00
2,00
0,00
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
Les points d'eau de l'Hauterivien

16,00
14,00
12,00
SSP calculé

10,00
8,00
6,00
4,00
2,00
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
KHY
Les points d'eau du Barrémien

60,00
50,00 51,35
SSP calculé

40,00
30,00
20,00
10,00
0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
Les points d'eau du Mio-Plio-Quateraire

Figure IV.45. Histogramme des valeurs du SSP des différents points d’eau.

141
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11.5 Permeability Index (PI)

Les valeurs du PI calculées, (Tableau A3.4. en Annexe 3), des différents


points d’eau prélevés, (Figure IV.46), montrent que tous les points de l’aquifère
Barrémien et Hauterivien sont de mauvaise qualité pour l’irrigation, (valeurs < à 25),
contrairement aux points de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire qui se rangent dans les
classes de bonne et de mauvaise qualité, (L. Doneen, 1962).

25,00

20,00
PI calculé

15,00

10,00

5,00

0,00
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
Les points d'eau de l'Hauterivien

25,00
20,00
PI calculé

15,00
10,00
5,00
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
KHY
Les points d'eau du Barrémien
60,00

50,00

40,00
PI calculé

30,00

20,00

10,00

0,00
1 4 7 10131619222528313437404346495255586164677073767982
Les points d'eau du Mio-Plio-Quaternaire

Figure IV.46. Histogramme des valeurs du PI des différents points d’eau

142
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.[Link] Magnesium Hazard (MH)

Les valeurs du MH calculées des différents points d’eau prélevés, (Figure


IV.47), montrent que tous les points de l’aquifère Barrémien et Hauterivien sont
acceptables pour l’irrigation, (valeurs < à 50), sauf, CH17 et le forage de Afounes qui
sont dans la classe >50, ce qui indique leur mauvaise qualité pour l’irrigation.

De même, les points de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire renferment des


valeurs < à 50 ce qui indique leur bonne qualité à l’irrigation, (K. V. Paliwal, 1972),
(Tableau A3.4. en Annexe 3), et d’autres > 50 ce qui indique leur mauvaise qualité
pour l’irrigation.

49,50
MH calculé

49,00
48,50
48,00
47,50
47,00
46,50
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
Les points d'eau de l'Hauterivien
100,00
80,00
MH calculé

76,73 76,73
60,00
40,00
20,00
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
KHY
Les points du Barrémien

90,00
80,00
70,00
60,00
MH calculé

50,00
40,00
30,00
20,00
10,00
0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
Les points du Mio-Plio-Quaternaire
Figure IV.47. Histogramme des valeurs du MH des différents points d’eau.

143
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.[Link] Le diagramme de Wilcox

La classification de Wilcox fondée sur la conductivité électrique et la teneur en


sodium dans l’eau, généralement connue en pourcentage du sodium, est définie par la

relation Na% = 00 où tous les éléments sont exprimés en méq/l,

Cette classification définit cinq classes d’eau : Excellente, bonne, admissible, médiocre,
et mauvaise.

Les diagrammes de Wilcox, (Figure IV.48), montrent que la quasi-totalité des


points d’eau de l’aquifère Hauterivien et Barrémien sont dans les normes : 11 points
d’eau (74%) sont rangés dans la classe excellente, 4 points (26%) dans la classe bonne.
La représentation du pourcentage de sodium en fonction de la conductivité des
points d’eau de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire sur le diagramme de Wilcox, (Figure
IV.49), permet de constater que 15 % des points d’eau ont une qualité excellente pour
l’irrigation, 44 % ont une qualité bonne, 27% ont une qualité médiocre et 14 % ont une
qualité mauvaise.

Figure IV. 48. Classification des eaux pour l'irrigation selon la méthode de Wilcox,
(L’aquifère Hauterivien et Barrémien_Période de Mai 2018).

144
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Figure IV .49. Classification des eaux pour l'irrigation selon la méthode de Wilcox,

(L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire_ Période de Mai 2018).

IV.3.2. 12 Les métaux lourds :

La représentation des données, (période de Mai 2018), des teneurs des métaux lourds
des points d’eau du Barrémien et Hauterivien, (Tableau IV.11) en histogrammes, (Figure
IV.50), et la comparaison des résultats aux normes (OMS, 2008 ; NA 6360,1992 ; Ayers and
Westcot, 1994) montrent des anomalies de pollution de ces eaux par le Plomb (Pb),

145
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Manganèse (Mn) et Chrome (Cr), dû principalement à la minéralisation plombo-zincifère de


la région d’étude.

Tableau IV. 11. Les teneurs des métaux lourds des eaux Hauteriviennes et
Barrémiennes du gisement de Chaabet –el- Hamra en mg/l, (période de Mai 2018).

Métal
L’aquifère Al Cr Fe Mn Zn Cu Pb
(mg/L)
CH1 0,01 0,61 0,99 0,76
Hauterivie
CH2 1,01 1,10
n 0 0
CH4 0 1,04 1,25
CH17 0,01 0,64 1,06 1,10
0
CH19 0,23 0,18 1,02
0 0
CH20 0,08 0 1,02
CH21 0,1 1,06 1,15
Barrémien CH22 0,15 1,05
0 0 0
CH23 0,01 0,08 1,05
Afounes 0 1,08 1,23
mine 0
0,011 0,008 0,08 1,08 1,40
KHY

La concentration moyenne de Pb était de 0,76 mg/L avec une concentration maximale


de 1,4 mg/L et une concentration minimale de 0,00 mg/ (elle varie entre 0,76 et 1,25 mg/l
dans l’aquifère Hauterivien, et entre 0,0 et 1,4 mg/l pour les eaux Barrémiennes). La valeur
moyenne du Pb de la zone d’étude était beaucoup plus élevée que les limites admissibles des
normes OMS, (0,01 mg/L), et algériennes (0,05 mg/L). La valeur maximale du Pb, (1,41
mg/L), était presque 141 et 28 fois supérieure aux valeurs limites recommandées
respectivement par l’OMS et les normes algériennes.

Quant au Manganèse, les valeurs dans les eaux souterraines de la zone d’étude varient
entre 0,00 et 0,64 mg / L avec une concentration moyenne de 0,131 mg / L, (de 0,0 et 0,61
mg/l pour l’aquifère Hauterivien, et les eaux du Barrémien enregistrent une teneur minimale
0,0 et maximale 0,64 mg/l). Par rapport à la valeur recommandée par l’OMS, (0,4 mg / L) et,
aux normes algériennes (0,5 mg / L), certains échantillons d’eau ont montré une concentration
de Mn plus élevée.

La plupart des sites de la zone d’étude n’ont montré aucune concentration de Zn dans
les eaux souterraines. La plage de concentration de Zn observée dans les eaux souterraines de
la zone d’étude était de 0,00 à 0,08 mg/L avec une valeur moyenne de 0,007 mg/L. La

146
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

concentration de Zn dans les échantillons d’eau souterraine était inférieure aux valeurs limites
fixées par l’OMS, (3 mg/L), et les normes algériennes, (5 mg/L). À partir de maintenant, il
n’y a pas de problème sérieux de contamination par le Zn dans les eaux souterraines de la
zone d’étude.

La forte teneur en Cr est enregistrée dans l’aquifère Barrémien avec une valeur de
0,23 mg/l, tandis qu’il varie entre 0,0 et 0,01 mg/l dans les eaux Hauteriviennes.

Les résultats ont montré une faible concentration de Fe dans les échantillons d’eau
souterraine avec une concentration moyenne de 0,038 mg / L. Tous les échantillons d’eau
contiennent des teneurs de Fe inférieurs à ses limites. Donc, pas d’eau contaminée par Fe dans
le district.

La concentration moyenne de Cu dans les eaux souterraines était de 1,04 mg/L avec
une plage de 0,99 à 1,08 mg/L. Toutes les valeurs de Cu étaient inférieures aux limites
admissibles de Cu (2 mg/L) dans l’eau potable. Par conséquent, on peut dire qu’il existe un
très faible risque de concentration de Cu dans les eaux souterraines.

5
5
4
Pb (mg/l)

3
1,2581,1087 1,1514 1,23671,4072
2 0,76761,1087
1 0 0 0,05 0,01
0

0,8 0,61 0,64


0,5
Mn (mg/l)

0,6 0,4
0,4 0,18 0,2
0,2
0

147
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

0,23
0,25

Cr (mg/l)
0,2
0,15 0,1
0,1 0,05 0,05
0,05 0,01
0

0,3 0,3 0,3


0,3
Fe (mg/l)

0,15
0,2 0,08 0,1 0,08
0,1 0,011
0

5
5
3
Zn (mg/l)

4
3 2
2
1
0

2,00 2,00
Cu (mg/l)

2,00
1,50 0,99 1,01 1,04 1,06 1,02 1,02 1,06 1,05 1,05 1,08 1,08
1,00 0,20
0,50
0,00

Figure IV. 50. Histogrammes des teneurs des métaux lourds dans l’aquifère Barrémien
et Hauterivien, (Période de Mai 2018).

IV.3.2.13 Estimation des indices d’évaluation de la pollution

Pour comprendre la qualité globale de l’eau des deux aquifères du Crétacé inférieur,
(Hauterivien et Barrémien), par rapport aux métaux lourds sélectionnés, (Cr, Fe, Mn, Zn, Cu

148
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

et Pb), l’indice de pollution par les métaux lourds (HPI), l’indice d’évaluation des métaux
lourds (HEI) et le degré de contamination (Cd) ont été utilisés.

A. Indice de pollution par les métaux lourds (HPI : Heavy metal pollution
index)
L’indice de pollution par les métaux lourds (HPI) est une technique d’évaluation qui
fournit l’influence des métaux lourds sur la qualité globale de l’eau, (A. K. Tiwari et al.
2015). Il représente la qualité totale de l’eau par rapport au métal lourd, (T. K. Boateng et al.
2019).

L’HPI était inversement proportionnel à la norme du métal lourd résultant, (R. K.


Horton, 1965). La valeur de l’indice de pollution critique est de 100. La moyenne
arithmétique pondérée des concentrations a été utilisée pour calculer les valeurs de l’IPH à
l’aide de l’Eq.9 donnée par S.V Mohan et al. (1996).



……………………… (Eq.9)

Où:

n: est le nombre de paramètres pris en compte,

Wi: est la pondération unitaire définie comme la valeur réciproque de Si,

Qi : est le sous-indice de chaque paramètre, et calculé par Eq.10.

| |
∑ ……………….. (Eq.10)

Où:

Mi : est la valeur mesurée des métaux lourds,

Ii: est la valeur maximale souhaitable,

Si: est la valeur standard du chaque paramètre en μg/L

Le signe (-) indique la différence numérique des deux valeurs, ignorant le signe
algébrique.

La première limite de concentration est la valeur permissive la plus élevée pour l’eau
potable (Si), telle que spécifiée par les normes Algériennes.

149
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

La deuxième limite de concentration est la valeur maximale souhaitable (Ii) telle que
définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Afin de calculer l’HPI des eaux souterraines, les valeurs de concentration des métaux
sélectionnés, (Cu, Pb, Zn, Cr, Fe et Mn), de chaque échantillon ont été prises en compte.

Les valeurs de l’HPI se situent entre 0,00 et 68,79, (moyenne de 11,47). Les valeurs
les plus élevées de l’HPI ont été trouvées à CH19 (68,79), (Tableau IV.12).

La valeur plus élevée de l’HPI peut être attribuée à l’altération des roches et à la
minéralisation des mines. Cependant, les résultats de l’HPI suggèrent que tous les
échantillons d’eau étaient inférieurs à la limite critique de 100 pour l’eau potable, (B. Prasad
et J. Bose, 2001).

Tableau IV.12. Les valeurs de l’HPI estimées.

L’aquifère Hauterivien Barrémien


Le forage CH1 CH2 CH4 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 Afounes KHY
HPI 19.69 0.00 0.00 20.53 68.79 0.61 0.76 1.14 14.35 0.00 0.31

B. Indice d’évaluation des métaux lourds (HEI : Heavy metal evaluation


index)
L’HEI a été calculé selon Eq.13. Il offre de l’information sur la qualité globale de
l’eau par rapport aux métaux lourds (Edet et Offiong, 2002).

∑ ………………………… (Eq.13)

Où:

Hmac: la concentration maximale admissible du chaque paramètre,


Hc : valeur mesurée du chaque paramètre.
L’indice calculé d’évaluation des métaux lourds (HEI) pour cette étude donne une
moyenne de 76,8 avec des valeurs minimales et maximales de 0,77 et 141,8 respectivement
(Tableau IV.13).

Les critères proposés pour l’indice d’évaluation des métaux lourds sont classés comme
faibles (HEI<10), moyens (HEI = 10 -20) et élevés (HEI>20), (A. E. Edet et O. E. Offiong
2002).

150
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Sur cette base, 4 emplacements qui représentent 36,36% de tous les emplacements
avaient de faibles valeurs de HEI, tandis que 7 emplacements couvrant 63,63% des
échantillons d’eau avaient une valeur élevée de HEI dans cette étude.

Tableau IV.13. Les valeurs de l’HEI estimées.

L’aquifère Hauterivien Barrémien


Le forage CH1 CH2 CH4 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 Afounes KHY
HEI 85.66 109.37 126.32 124.40 8.71 0.77 116.01 1.03 0.79 124.21 141.48

C. Degré de contamination (Cd : Degree of contamination)


Le degré de contamination (Cd) a été largement utilisé comme méthode de référence
pour estimer l’étendue de la pollution par les métaux lourds dans les échantillons d’eau, (B.
Rubio et al.2000).

Il tient en compte à la fois du nombre de paramètres qui dépassent les limites


supérieures admissibles ou les valeurs guides des éléments potentiellement nocifs et de la
concentration dépassant ces valeurs limites, (B. Backman et al., 1998). Cet indice a été
considéré comme un indice de toxication pour les consommateurs et a été déterminé par la
formule suivante :

∑ [ ] …………………………………….(Eq.14)

Où:

CAi: la valeur mesurée de chaque métal;


CNi: concentration maximale admissible du chaque métal (OMS 2008).

Les valeurs du Cd dans les échantillons d’eau de la zone d’étude variaient de -5,21 à
135,48 (moyenne de 72,52), comme indiqué dans le tableau IV.14.

Selon B. Backman et al. (1998), le degré de contamination des échantillons d’eau peut
être classé comme élevé si tous les échantillons ont enregistré des valeurs de Cd supérieures à
3.

Dans la zone d’étude, seuls 3 échantillons, (CH20, CH22 et CH23) qui représentent
27,27% du total des échantillons analysés ont des valeurs de Cd inférieures à 1, (-1,23, -4,98,

151
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

-5,21 respectivement), qui indiquent une statue de faible contamination pour ces échantillons
d’eau. Inversement, tout le reste des échantillons qui représentent 72,72% du total des
échantillons analysés ont des valeurs de Cd supérieures aux valeurs maximales de 3, indiquant
une contamination élevée dans ces échantillons. Cela a révélé que le plus grand pourcentage
de la zone d’étude possède une menace de contamination en termes du métal toxique lourd
dissous dans les eaux souterraines.

Tableau IV.14. Les valeurs du Cd estimées.

L’aquifère Hauterivien Barrémien


Le forage CH1 CH2 CH4 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 Afounes KHY
Cd 89.66 111.37 124.32 120.40 5.71 -1.23 110.01 -4.98 -5.21 118.21 135.48

IV.3.2.14 Paramètres d’évaluation des risques pour la santé

Selon J. S. Lee et al. (2005), l’évaluation des risques pour la santé comprend la dose-
réponse, l’évaluation de l’exposition, l’identification des dangers et la caractérisation des
risques.

A. ADD de métal lourd (ADD : The average daily dose)


La dose quotidienne moyenne (ADD) de chaque métal lourd, (Cu, Pb, Zn, Cr, Fe et
Mn), a été calculée par W. Siriwong (2006), d’après Eq.15.

……………………………. (Eq.15)

Où:

 Ci: La teneur de métaux lourds (mg/L) dans les échantillons d’eau,


 IR: Taux d’ingestion d’eau en une journée (2,2 L / jour),
 ED: Durée d’exposition aux eaux souterraines (70 ans),
 EF: Fréquence d’exposition aux eaux souterraines (365 jours/an),
 BW: Poids corporel des individus locaux (70 Kg),
 AT: Espérance de vie moyenne (70 ans).
Les valeurs moyennes du ADD (Tableau IV.15) pour les eaux souterraines du
territoire de Ain- Azel différaient pour différents métaux par ordre décroissant de Cu (10,86)
> Pb (7,62) > Mn (1,36) > Fe (0,4) > Cr (0,24) > Zn (0,08).

152
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Tableau IV.15. Les valeurs du ADD estimées.

Métal Paramètre Statistiques La valeur calculée dans la zone d’étude


Interval 0 - 2.4
Cr
Moyenne 0.24
Interval 0 – 1.56
Fe
Moyenne 0.4
Interval 0 - 6.67
Mn
Moyenne 1.36
ADD
Interval 0 – 0.83
Zn
Moyenne 0.08
Interval 0 – 14.68
Pb
Moyenne 7.62
Interval 10.36 – 11.27
Cu
Moyenne 10.86
B. HQ du métal lourd (HQ : The Hazard Quotient )
Le quotient de danger (QG) de Cu, Pb, Zn, Cr, Fe et Mn pour les eaux souterraines
d’Ain Azel a été estimé à l’aide de l’Eq.16 (R. A. Tabassum et al. 2019b).

………………………………….. (Eq.16)

Où:
 RFD (Reference Dose: Dose de référence) indique la dose orale de référence
des métaux lourds (USEPA IRIS, 2011 ; P. Wongsasuluk et al., 2014).

L’eau dont la valeur HQ est inférieure à 1 est considérée comme non-toxique à utiliser
pour la consommation en ce qui concerne la teneur en métaux lourds, (S. Khalid et al. 2020).

Contrairement aux valeurs du DDA, une valeur de HQ élevée a été observée pour le
Pb et le Cu dans les eaux souterraines de la zone d’étude, (Tableau IV.16).

Tableau IV.16. Les valeurs du HQ estimées.

Métal Paramètre Statistiques La valeur calculée dans la zone d’étude


Interval 0 - 0.016
Cr
Moyenne 0.0016
Interval 0 – 0.0223
Fe
Moyenne 0.0057
Interval 0 – 0.476
Mn
Moyenne 0.0974
HQ
Interval 0 – 0.027
Zn
Moyenne 0.0025
Interval 0 – 41.92
Pb
Moyenne 21.77
Interval 2.59 – 2.81
Cu
Moyenne 2.71
153
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

C. CR du métal lourd (CR: The Cancer Risk)


Le risque de cancer (RC) a été estimé à l’aide de l’équation suivante, (Tabassum et al.
2019b).

………………………. (Eq.17).

Où:

OSF indique les valeurs du facteur orale pour chaque métal lourd (USEPA, 2011).

Tableau IV.17. Les valeurs du CR estimées.

Métal Paramètre Statistiques La valeur calculée dans la zone d’étude


Interval 0 – 1.199
Cr
moyenne 0.119
CR
Interval 0 – 0.125
Pb
moyenne 0.065

Le risque de cancer (RC) n’a été calculé que pour le Pb et le Cr, (Tableau IV. 17),
tandis que les autres métaux Zn, Mn, Fe et Cu sont considérés comme non –cancérogènes,
(OMS 2008).

Les valeurs élevées de DDA, HQ et CR pour les échantillons d’eau des deux aquifères
Hauterivien et Barrémien de la zone d’étude, prédisaient des risques possibles pour la santé
de la population locale en buvant ces eaux souterraines riches en métaux.

IV.3.2.15 Analyse statistique multi-variée

Cette étude a été réalisée en utilisant les teneurs des métaux lourds (Cu, Pb, Zn, Cr, Fe
et Mn), les paramètres physicochimiques, (pH, TDS, EC, Ca2+, Mg2+, Na+, K+, HCO3-, SO42-,
Cl-, NO3-), et les indices d’évaluation de la pollution d’échantillons d’eau souterraine.

Les coefficients de corrélation, (Tableau IV. 18), entre Cr et Mn (r = 0,12), Fe et Cu (r


= 0,15), Mn et Pb (r = 0,09), Zn et Pb (r = 0,37), Zn et Cu (r = 0,4), Pb et Cu (r = 0,42).

Afin d’établir les dispositions des données sur les concentrations de métaux lourds et
les paramètres physicochimiques des échantillons d’eau souterraine, la carte factorielle,
(Figure IV. 51), a été établie.

154
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Tableau IV. 18. Coefficients de corrélation entre les concentrations de métaux lourds
pour les échantillons d’eau souterraine.

Cr Fe Mn Zn Pb Cu
Cr 1
Fe -0.26 1
Mn 0.12 -0.41 1
Zn -0.11 -0.17 -0.16 1
Pb -0.40 -0.55 0.09 0.37 1
Cu -0.31 0.16 -0.32 0.40 0.43 1

Figure IV. 51. Carte factorielle montrant le regroupement de métaux lourds et les
paramètres physico-chimiques des eaux souterraines dans la zone d’étude.

Cette carte montre qu’il n’y a pas de séparation entre les concentrations de métaux
lourds et les paramètres physico-chimiques des eaux souterraines. Subséquemment, certaines
concentrations de métaux lourds dans les eaux souterraines correspondent aux caractéristiques
physico-chimiques.

Ceci a été établi par la matrice de corrélation de Pearson, (Tableau IV. 19), qui a
montré une corrélation entre les concentrations de métaux lourds et les paramètres physico-
chimiques des eaux souterraines : K+ et Fe (r = 0,54), Mg2+ et Cu (r = 0,51), Ca2+ et Zn (r =
0,71), NO3- et Mn (r = 0,61), HCO3- et Cu (r = 0,51), TDS et Zn (r = 0,96), CE et Zn (r =
0,96).

La matrice de corrélation réalisée entre les métaux lourds et les indices de pollution
calculés, (Tableau IV.20), a révélé une forte corrélation positive significative entre HPI et Cr

155
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

(r = 0,94), tandis que HEI et Cd sont fortement et significativement corrélés avec Pb (r =


0,99).

Tableau IV. 19. Les coefficients de corrélation entre les concentrations de métaux lourds
et les paramètres physico-chimiques pour les échantillons d’eau souterraine.
K+ Na+ Mg 2+ Ca 2+ NO3- Cl- SO42- HCO3- TDS CE pH Cr Fe Mn Zn Pb Cu
+
K 1.00
Na+ 0.71 1.00
Mg 2+ 0.43 0.18 1.00
Ca 2+ -0.01 -0.33 0.46 1.00
NO3- 0.04 -0.13 0.69 0.50 1.00
Cl- 0.25 -0.05 0.33 0.64 0.45 1.00
SO42- -0.02 -0.31 -0.23 0.67 0.09 0.49 1.00
HCO3- 0.08 -0.17 0.38 0.01 0.05 -0.10 -0.29 1.00
TDS -0.22 -0.62 -0.06 0.68 0.09 0.28 0.81 0.09 1.00
CE -0.34 -0.66 0.12 0.78 0.35 0.46 0.72 0.24 0.89 1.00
pH 0.12 -0.17 0.00 -0.08 -0.10 -0.06 0.09 0.63 0.36 0.37 1.00
Cr 0.05 0.31 0.01 0.27 -0.05 0.50 0.12 -0.43 -0.23 -0.04 -0.35 1.00
Fe 0.54 0.46 -0.37 -0.33 -0.35 -0.25 0.22 -0.12 -0.09 -0.34 0.09 -0.26 1.00
Mn -0.15 0.24 0.39 0.05 0.61 0.16 -0.28 -0.02 -0.30 -0.02 -0.23 0.12 -0.41 1.00
Zn -0.33 -0.67 -0.08 0.71 0.22 0.38 0.84 0.08 0.96 0.96 0.36 -0.11 -0.17 -0.16 1.00
Pb -0.51 -0.67 0.37 0.44 0.35 -0.14 -0.04 0.45 0.39 0.49 -0.04 -0.40 -0.55 0.09 0.37 1.00
Cu 0.40 -0.15 0.51 0.59 0.27 0.28 0.37 0.51 0.49 0.46 0.23 -0.31 0.16 -0.32 0.40 0.43 1.00

Le tableau montre également qu’il existe une forte corrélation positive et significative
entre les indices HEI et Cd (r = 0,99).

Cette corrélation indique que la quantité de Cr et de Pb a contribué de manière


significative à la concentration de métaux lourds dans les différents échantillons analysés que
les autres métaux. En outre, ils sont responsables aux valeurs élevés de HPI, HEI et Cd
obtenus dans cette étude.

Par conséquent, cela indique qu’il y a une pollution au Plomb et au Chrome dans les
eaux souterraines de la zone d’étude.

Tableau IV.20. Matrice de Corrélation entre les métaux lourds et les indices de pollution
analysés et évalués dans les eaux souterraines de la zone d’étude.

Cr Fe Mn Zn Pb Cu HPI HEI Cd
Cr 1.00
Fe -0.26 1.00
Mn 0.12 -0.41 1.00
Zn -0.11 -0.17 -0.16 1.00
Pb -0.40 -0.55 0.09 0.37 1.00
Cu -0.31 0.16 -0.32 0.40 0.43 1.00
HPI 0.94 -0.30 0.41 -0.18 -0.43 -0.38 1.00
HEI -0.36 -0.58 0.18 0.36 0.99 0.39 -0.37 1.00
Cd -0.36 -0.59 0.18 0.35 0.99 0.37 -0.37 0.99 1.00

156
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.4. Conclusion

Les résultats des analyses chimiques des eaux Hauteriviennes, Barrémiennes et du Mio-Plio-
Quaternaire et la classification de Piper, nous ont permis de déterminer trois faciès chimiques
où le faciès chloruré et sulfaté calcique et magnésien est prédominant.

1 Faciès bicarbonaté calcique et magnésien, (CH1, CH2, CH3, CH4, CH5, CH6 de
l’Hauterivien et CH22, Afounes du Barrémien) ;
2 Faciès chloruré sodique et potassique ou sulfaté sodique touche seulement les
points 32, 76, 38, 41 et 57 du, Mio- Plio-Quaternaire ;
3 Faciès chloruré et sulfaté calcique et magnésien, (CH16, CH17, CH19, CH20,
CH21, mine KHY du Barrémien et tout le reste des points du Mio-Plio-
Quaternaire).

Le diagramme de Gibbs montre que l’altération des roches contrôlait principalement la


chimie des ions majeurs des eaux souterraines Hauteriviennes, Par contre, et pour certains
points de l’aquifère Barrémien et Mio-Plio-Quaternaire, l’évaporation est la responsable
de la chimie des ions majeurs.

La comparaison des analyses physico-chimiques avec les normes OMS, NA et Ayers


and Westcot montre la potabilité et l’aptitude des eaux Hauteriviennes à l’irrigation.

Vu l’élévation des concentrations de certains éléments chimiques, qui dépassent les


normes OMS, NA et Ayers and Westcot, certains points d’eau du Barrémienn et du Mio-
Plio-Quaternaire sont non potables et inaptes à l’irrigation.

La classification des eaux Hauteriviennes, Barrémiennes et du Mio-Plio-Quaternaire à


l’irrigation en se basant sur les valeurs du SSP et RSC, montre que tous les points d’eau
sont de bonne qualité. Les valeurs du MH et KR confirment que ces eaux sont aptes à
l’irrigation sans traitement.

L’analyse des métaux lourds des eaux Hauteriviennes et Barrémiennes et la


comparaison entre les résultats des deux campagnes d’échantillonnage (Avril 2012 et Mai
2018) ont montré une évaluation de contamination métallique par la présence de certaines
concentrations élevées en métaux lourds (Pb, Mn, Cr) de ces eaux.

157
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

De plus, l’utilisation des indices d’évaluation de la pollution HPI, HEI et Cd en se


basant sur l’analyse des Cr, Fe, Mn, Zn, Cu et Pb découvre :

- Les valeurs de l’HPI se situent entre 0,00 et 68,79, (moyenne de 11,47). Les
valeurs les plus élevées de l’HPI ont été trouvées à CH19 (68,79) ;
- La valeur plus élevée de l’HPI peut être attribuée à l’altération des roches et à la
minéralisation des mines. Cependant, les résultats de l’HPI suggèrent que tous les
échantillons d’eau étaient inférieurs à la limite critique de 100 pour l’eau potable ;
- L’indice calculé d’évaluation des métaux lourds (HEI) pour cette étude donne une
moyenne de 76,8 avec des valeurs minimales et maximales de 0,77 et 141,8
respectivement, ce qui exprime que 63,63% des échantillons d’eau avaient une
valeur élevée de HEI;
- Un taux de 72,72% du total des échantillons analysés ont des valeurs de Cd
supérieures aux valeurs maximales de 3, indiquant une contamination élevée dans
ces échantillons. Cela a révélé que le plus grand pourcentage de la zone d’étude
possède une menace de contamination toxique et en termes du métal lourd dissous
dans les eaux souterraines.

Aussi, l’emploi des paramètres d’évaluation des risques pour la santé montre :

- Les valeurs moyennes du ADD pour les eaux souterraines du territoire de Ain Azel
différaient pour différents métaux par ordre décroissant de Cu (10,86) > Pb (7,62)
> Mn (1,36) > Fe (0,4) > Cr (0,24) > Zn (0,08) ;
- Une valeur de HQ élevée a été observée pour le Pb (moyenne =21.77) et le Cu
(moyenne =2.71) dans les eaux souterraines de la zone d’étude. Ces valeurs sont
supérieures à 1 et considérées les eaux souterraines de la zone d’étude comme
toxique à utiliser pour la consommation en ce qui concerne la teneur en métaux
lourds.
- Le risque de cancer (RC) pour le Cr varie entre 0 et 1.199 avec une moyenne de
0.119 tandis qu’il fait une moyenne de 0.065 pour le Pb entre une valeur
maximale de 0.125 et minimale de 0.

Pareillement, l’analyse statistique multi-variée expose :

- Une connexion impuissante entre les différents métaux lourds. Ces connexions
faibles voir négatives ont traduit la source non identique pour les ions en relation.

158
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

- La matrice de corrélation de Pearson réalisée entre les métaux lourds et les


paramètres physico-chimiques a montré une corrélation entre les concentrations de
métaux lourds et les paramètres physico-chimiques des eaux souterraines.
- La matrice de corrélation réalisée entre les métaux lourds et les indices de
pollution calculés a révélé une forte corrélation positive significative entre HPI et
Cr (r = 0,94), tandis que HEI et Cd sont fortement et significativement corrélés
avec Pb (r = 0,99).
- Une forte corrélation positive et significative entre les indices HEI et C d (r = 0,99)
indique que les concentrations de Cr et de Pb ont contribué de manière
significative à la concentration de métaux lourds dans les différents échantillons
analysés que les autres métaux. En outre, ils sont responsables aux valeurs élevées
de HPI, HEI et Cd obtenus dans cette étude.
- Par conséquent, cela indique qu’il y a une pollution au Plomb et au Chrome dans
les eaux souterraines de la zone d’étude.

159
CONCLUSION
GÉNÉRALE
CONCLUSION GÉNÉRALE
Ce travail a été réalisé principalement en contexte minier et concerne les aquifères du
Mio-Plio-Quaternaire de la plaine de Ain- Azel, Barrémien et Hauterivien du gisement de
Chaabet- el- Hamra, au Sud de Sétif, à l’Est Algérien.

L’étude géologique de la plaine de Ain- Azel dont le gisement de Chaabet- el- Hamra
consiste en une synthèse des travaux déjà réalisés.

Cette mine qui appartient au para-authochtone et autochtone Hodnéen des zones


externes du tronçon Nord oriental de la chaîne des Maghrébides, occupe le Sud-Ouest de la
terminaison périclinale de la grande structure en Horst anticlinal de Rahbet du district minier
de Dj. Fourhal. Elle est constituée essentiellement par des formations sédimentaires de
Crétacé inférieur recouvertes par du Miocène discordant. Il s’agit des dolomies gréseuses et
argileuses, des argiles, des marnes et des calcaires. Elle se caractérise par une tectonique de
type cassante représentée par des failles normales qui perturbent la lithologie du secteur.

Des cartes regroupant les principaux faciès géologiques de la plaine de Ain- Azel ainsi
que ceux du gisement ont été produites à partir des cartes géologique du gisement de Chaabet-
el- Hamra, de Ain- Azel et de Ain- Lahdjar.

L’étude hydroclimatique a révélé que le climat est de type semi-aride avec des
précipitations moyennes annuelles de 365mm et des T° moyennes annuelles de 14,62°C.

L’excédent est évalué à 32,57 mm selon le bilan hydrologique de Thornthwaite.


Vu les valeurs estimées de l’ETP et l’ETR, l’infiltration est très faible, (3,07%).

L’étude hydrogéologique de la plaine de Ain-Azel montre que la région est


caractérisée par une nappe superficielle d’âge Mio-Plio-Quaternaire, et du gisement de
Chaabet- el- Hamra par un aquifère d’âge Hauterivien à perméabilité de fissure dans sa partie
centrale, et qui est localisé dans des formations carbonatées sous forme des dolomies fissurées
hématitisées et parfois caverneuses, et un aquifère d’âge Barrémien localisé dans la partie
Nord-Ouest du gisement et associé aux grès et dolomies gréseuses.

Les deux cartes piézométriques élaborées à partir des compagnes de Juin 2015 et Mai
2016 ne montrent pas une différence. Il s’agit d’un sens d’écoulement général vers le centre
de la plaine de Ain- Azel, mais la comparaison entre les cotes piézométriques des deux
périodes, (Juin 2015 et Mai 2016), indique un rabattement de 0,5m en moyenne.

160
Au niveau du gisement de Chaabet- el- Hamra, les courbes piézométriques sont serrées
au début puis elles deviennent espacées dans le sens d’écoulement, reflétant une zone
d’accumulation.
Les cartes piézométriques traitées permettent l’estimation des gradients hydrauliques
variant entre 1,83 et 6,39% pour la période du Juin 2015 et entre 1,75 à 8,64% pour la période
de mois de Mai 2015.
Les valeurs du gradient hydraulique sont relativement différentes. Cette variation est
due à l'hétérogénéité des formations, donc à la perméabilité.
L’étude hydrodynamique révèle que la transmissivité au niveau de l’aquifère
Hauterivien est de l’ordre de 1,48•10-2m²/s, 1,66•10-3m²/s pour l’aquifère Barrémien et de
3,16•10-4m²/s et 2,14•10-1m²/s.

L’étude hydrogéochimique, (Avril 2012 et Mai 2018), des eaux de forages de


l’aquifère Hauterivien montre que ce dernier est caractérisé par un faciès bicarbonaté calcique
et magnésien, un faciès chloruré et sulfaté calcique et magnésien pour l’aquifère Barrémien,
et la majeure partie de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire.

Le diagramme de Gibbs montre que l’altération des roches, (carbonatées surtout),


contrôlait principalement la chimie des ions majeurs des eaux souterraines Hauteriviennes.
Par contre, et pour certains points de l’aquifère Barrémien et Mio-Plio-Quaternaire,
l’évaporation des affleurements triasiques existants dans les bordures est la responsable de la
chimie des ions majeurs.

En se référant aux normes internationales et locales, et vu les caractéristiques physico-


chimiques, les eaux captées de l’Hauterivien sont propres à la consommation, tandis que
certains points d’eau du Barrémien et du Mio-Plio-Quaternaire sont impropres.

L’analyse en composante principale (ACP) appliquée aux eaux souterraines de la


région de Ain-Azel, dans le Sud de Sétif, apparaît que la forte corrélation entre les éléments
chimiques exprime la même origine.

La classification des eaux Hauteriviennes, Barrémiennes et du Mio-Plio-Quaternaire à


l’irrigation en se basant sur les valeurs du SSP et RSC, tous les points d’eau sont de bonne
qualité. Aussi, les valeurs du MH et KR confirment que ces eaux sont aptes à l’irrigation sans
traitement.

161
La pollution par les métaux lourds (Pb, Mn, Cr) de l’aquifère Barrémien et
Hauterivien est très inquiétante et impose une réaction urgente pour rechercher et appliquer
des solutions adéquates.
De plus et pour affirmation de cette inquiétude, l’utilisation des indices d’évaluation
de la pollution HPI (Heavy metal pollution index), HEI (Heavy Metal Evaluation Index)
et Cd (Degree of Contamination), en se basant sur l’analyse des Cr, Fe, Mn, Zn, Cu et Pb
nous faisons apparaitre:

1 les résultats de l’HPI déterminent que tous les échantillons d’eau étaient
inférieurs à la limite critique de 100 pour l’eau potable ;

2 L’indice d’évaluation des métaux lourds (HEI) calculé pour cette étude
exprime que 63,63% des échantillons d’eau avaient une valeur élevée de HEI;
3 Un taux de 72,72% du total des échantillons analysés ont des valeurs de C d
supérieures aux valeurs maximales de 3, indiquant une contamination élevée
dans ces échantillons. Cela a révélé que le plus grand pourcentage de la zone
d’étude détient une menace de contamination toxique et en termes du métal
lourd dissous dans les eaux souterraines.

Aussi, L’emploi des Paramètres d’évaluation des risques pour la santé montre que :

4 Les valeurs moyennes du ADD, (The Average Daily Dose) pour les eaux
souterraines du gisement de Chaabet el Hamra ainsi que de Kherzet Youcef
dans le territoire de Ain-Azel différaient pour différents métaux par ordre
décroissant de Cu (10,86) > Pb (7,62) > Mn (1,36) > Fe (0,4) > Cr (0,24) > Zn
(0,08) ;
5 Une valeur de HQ, (The Hazard Quotient) élevée a été observée pour le Pb
(moyenne =21.77) et le Cu (moyenne =2.71) dans les eaux souterraines de la
zone d’étude. Ces valeurs sont supérieures à 1 et considèrent les eaux
souterraines de la zone d’étude comme toxiques à utiliser pour la
consommation concernant la teneur en métaux lourds.
6 Le risque de cancer (RC) pour le Cr varie entre 0 et 1.199 avec une moyenne
de 0.119, tandis qu’il fait une moyenne de 0.065 pour le Pb entre une valeur
maximale de 0.125 et minimale de 0.

162
Alors, Les valeurs élevées de DDA, HQ et CR pour les échantillons d’eau des
deux aquifères Hauterivien et Barrémien de la zone d’étude, prédisaient des
risques possibles pour la santé de la population locale en buvant ces eaux
souterraines riches en métaux.

Pareillement, l’analyse statistique multi-variée expose :

7 Une connexion impuissante entre les différents métaux lourds. Ces


connexions faibles voire négatives ont traduit la source non identique pour les
ions en relation.
8 La matrice de corrélation de Pearson réalisée entre les métaux lourds et les
paramètres physico-chimiques a démontré une corrélation entre les
concentrations de métaux lourds et les paramètres physico-chimiques des eaux
souterraines.
9 La matrice de corrélation réalisée entre les métaux lourds et les indices de
pollution calculés a révélé une forte corrélation positive significative entre
HPI et Cr (r = 0,94), tandis que HEI et Cd sont fortement et significativement
corrélés avec Pb (r = 0,99).
10 une forte corrélation positive et significative entre les indices HEI et Cd (r =
0,99) indique que les concentrations de Cr et de Pb ont contribué de manière
significative à la concentration de métaux lourds dans les différents
échantillons analysés que les autres métaux. En outre, ils sont responsables aux
valeurs élevées de HPI, HEI et Cd obtenues dans cette étude.

Par conséquent, cela indique qu’il y a une pollution au Plomb et au Chrome dans
les eaux souterraines de la zone d’étude.

163
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ANNEXES
ANNEXE 1 :
HYDROCLIMATOLOGIE
jan fév. mars avril mai juin juil. aout sep oct. nov. déc. Ann
1984 47,1 42,2 12,3 9,2 13 3 N.M 9 N.M 83,4 13 10,2 242,4
1985 31,5 21,6 75,5 18,8 84,5 N.M N.M N.M 7,5 41,6 28,7 42,4 352,1
1986 5,3 3 90 12,1 11,4 24 3 21,7 67,8 25,6 12,4 41,1 317,4
1987 17,7 30,9 4,8 10,5 44,3 1,5 57,9 N.M 2,3 17,4 34,3 92,9 314,5 Tableau.A1.1. Précipitations mensuelles
1988 7,1 10,3 11,2 43,2 20,6 53,7 1,8 N.M 31,9 1,6 11,5 57,5 250,4
1989 8 21,1 8 83,2 31,8 50,8 9,2 12,1 41,8 7,9 19,5 15,5 308,9 (de la station de Ain Azel, Période 1984-
1990 58,4 28,2 8,4 83,6 101,4 11,5 8,9 44,1 17,2 14,8 57 59 492,5 2011).
1991 7,3 29,7 94,3 48,7 58,7 13,7 33,4 10 29,6 97,5 15,8 16,8 455,5
1992 38,8 23.8 57,9 22,3 111,3 2,2 17,9 0,3 13,8 5.6 31,8 43,8 340,1
1993 14,6 32 32 1,2 47,4 2 3,2 15.2 11,8 3 44 27,1 218,3
1994 38,6 12,4 16,8 26,2 4,2 19,5 0 4,2 55,5 54,1 7,2 6,1 244,8
1995 42,7 19,8 41,3 20,8 5,1 39,3 1,6 20 84,8 8,8 6,4 34,5 325,1
1996 66,9 55 26,7 21,1 47,5 36,4 34,5 13 19,4 6,3 13,3 6,5 346,6
1997 24,6 2 8,8 59,5 12,7 13,2 0 7,6 53,1 30,5 45,.2 32,8 244,8
1998 25,6 20,6 5,8 47,6 66,2 4,5 0 2 17,7 9,4 16,8 3,5 219,7
1999 59,5 11 17,9 19,9 6,8 3,7 2,6 2,5 49,8 41,4 46,4 N.M 261,5
2000 14,2 3,5 3 9,5 49,5 16,8 0 6 49,5 2,3 7,7 44,7 206,7
2001 20,7 18,1 5,7 3,6 20 2,4 9,6 8,4 38,8 3,3 18,5 9,2 158,3
2002 91,6 14,5 18,2 31,7 40,7 15,7 0 15,5 7,3 22,3 75,7 14,6 347,8
2003 42,6 5 41,2 50,7 87 67,5 0 12 47 61,7 16,2 50,3 481,2
2004 6 26,4 34,2 13 0,5 22,8 5,1 6,5 5 33,7 68,2 131,5 352,9
2005 79,2 53,8 4,4 71,6 41,3 14,6 12,9 7,4 53,1 31,7 38,8 63,2 472
2006 13,3 14,3 74,6 46,6 29,8 19,2 0 6 48,2 5,8 18,3 22,4 298,5
2007 3,5 1 2,4 9,4 122,2 10,5 13,7 16 135 15,8 8,5 8,2 346,2
2008 74,7 20,4 54,3 81,2 15,7 19,2 0 12,4 66,3 57,3 21,6 40 463,1
2009 11,8 50,8 49,2 63,2 54,3 38,9 6,3 7,2 32,1 28,2 2,7 11,5 356,2
2010 6 41,3 53,6 89 29,7 42,5 4 39,6 4,7 18,2 16,1 11,5 356,2
2011 2,9 9,2 25 35,1 2,1 3,5 N.M N.M 16,5 55,3 11 10,1 170,7

I
Tableau.A1.2. Les données météorologiques
(Précipitation, Température, Vitesse du vent)
*station de Sétif, Période 2000-2010*

II
ANNEXE 2 : HYDROGÉOLOGIE

10000 100000 1000000 10000000 10000 100000 1000000 10000000


0 0
0,2
0,5
0,4
1 0,6
0,8
1,5 1
1,2
2
1,4
2,5 1,6
1,8
3 2
Fig. A2-2. Essai de pompage long duré : CH6 de la nappe Hauterivienne
Fig.A2-1 Essai de pompage long duré : Pz1 de la nappe Hauterivienne

Fig. A2-3. Essai de pompage palier 1: Afounes de la nappe Barrémienne


Fig. A2-4. Essai de pompage palier 2: Afounes de la nappe Barrémienne

III
Fig.A2-5. Essai de pompage long duré: Afounes de la nappe Barrémienne Fig. A2-6. Essai de pompage long duré: P1 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

Fig. A2-8. Essai de pompage palier 1: P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire


Fig. A2-7. Essai de pompage long duré: P2 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

IV
Fig. A2-9. Essai de pompage palier 2: P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire
Fig. A2-10. Essai de pompage long duré : P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

Fig. A2-11. Essai de pompage palier 1: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-12. Essai de pompage palier 2: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

V
Fig. A2-13. Essai de pompage long duré: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-14. Essai de pompage palier 1: P5 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

Fig. A2-15. Essai de pompage palier 2: P5 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-16. Essai de pompage palier 1: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

VI
N°pt X(UTM) Y(UTM) K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4-- HCO3- CO3-- RS Conductivité PH
d'eau (microS/cm

Fig. A2-17. Essai de pompage palier 2: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-18. Essai de pompage long duré : P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

Fig. A2-19. Essai de pompage palier 3: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-20. Essai de pompage long duré: P9 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

VII
Tableau A3.1. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau du Mio-Plio-Quaternaire

1 727576,63 3970670,69 2 32 48 56 45 55 80 281 / 506 800 7,66


2 727614,21 3971164,88 35 71 86 100 38 200 242 317 / / 1500 7,07

3 727584,64 3969406,89 3 22 48 47 30 65 114 183 / 466 700 8,09

4 727659,69 3969408,65 1 52 26 52 53 85 58 195 / 500 700 7,4

5 727165,21 3967144,83 2 68 44 110 85 140 154 238 / 826 1200 7,9

6 727170,66 3967915,28 4 305 23 250 24 475 274 287 / 1534 2400 7,63

7 726459,37 3969223,34 3 51 60 76 23 90 230 281 / 698 1100 8,06

8 726919,19 3967499,83 2 30 58 60 5 105 104 262 / 588 900 7,59

9 723451,44 3966031,97 2 18 48 60 36 50 80 244 / 464 700 7,5

10 723440,66 3965476,67 2 28 60 72 41 70 128 234 / 598 900 7,67

11 725264,74 3973694,82 31 270 89 375 13 470 660 671 / 2290 3500 7,63

12 724832,12 3972943,72 2 106 44 78 33 185 180 177 / 774 1100 7,9

13 724947,46 3972392,03 2 100 60 144 16 215 374 281 / 1080 1600 7,73

14 725473,81 3972405,38 3 182 102 94 10 310 454 183 / 1300 2000 7,85

15 725982,29 3972140,62 2 86 48 128 30 125 292 317 / 940 1400 8,06

16 725450,61 3972343,42 3 134 30 225 18 290 400 207 / 1280 2000 7,7

17 724966,93 3970634,91 2 48 48 96 31 100 172 268 / 710 1000 7,94

18 726162,58 3969031,16 19 62 85 42 31 130 226 281 / 1200 7,73

19 725386,45 3965988,79 1 17 52 62 41 40 80 293 / 524 800 7,8

20 725830,45 3964335,37 1 13 35 22 3 25 64 73 30 256 400 9,63

VIII
21 725461,89 3965798,43 2 18 40 50 39 35 80 146 / 386 600 8,2
22 727153,29 3963721,78 2 21 16 34 1 40 82 85 28 266 400 9,39
23 727291,01 3965174,22 12 34 30 82 61 55 122 244 3 800 8,53
24 727762,13 3965432,88 1 49 97 86 66 160 300 140 / 930 1500 7,76

25 721447,88 3967801,37 6 95 86 168 9 150 500 305 / 1260 1800 7,67

26 728530,15 3968752,49 3 24 41 100 58 85 76 238 / 600 900 7,79

27 729128,38 3968076,17 2 71 41 84 51 110 112 311 / 720 1100 7,41

28 729727,75 3968074,27 2 64 38 116 40 120 120 299 / 720 1200 7,61

29 731851,64 3967616,24 1 140 43 48 7 210 148 226 / 756 1100 7,7

30 731724,51 3967602,63 2 45 38 120 110 100 160 220 / 720 1100 7,92

31 730310,67 3971728,73 6 170 92 330 3 425 750 274 / 1960 3100 7,09

32 735456,15 3972728,16 29 210 36 140 20 370 276 256 / 1320 2100 7,69

33 730796,07 3974300,83 3 67 61 98 25 170 146 336 / 786 1200 7,67

34 731580,76 3974999,81 3 77 50 168 41 215 278 244 / 1040 1600 7,64

35 732767,56 3975647,51 4 184 56 126 40 285 326 244 / 1214 1900 7,67

36 735847,51 3973077,16 6 200 67 136 10 340 358 287 / 1364 2100 7,14

37 735237,02 3975281,54 6 724 84 460 21 1125 998 329 / 3664 5800 7,13

38 735473,74 3976737,76 6 425 14 280 22 645 500 244 / 2100 3300 7,25

39 735964,36 3977151,50 6 500 182 220 19 1170 580 110 / 2880 4600 8,01

40 735724,03 3975819,37 2 280 34 320 23 590 500 244 / 1956 3100 7,48

IX
41 735372,87 3974884,85 74 580 36 332 7 890 860 207 / 2888 4500 8,18

42 735888,69 3972492,64 3 122 83 98 24 260 210 299 / 1066 1600 7,79

43 735972,69 3972156,15 6 205 58 176 41 375 374 232 / 1400 2200 8,25

44 735549,08 3972051,42 3 120 74 112 41 230 266 281 / 1088 1700 7,5

45 737798,83 3971494,95 10 106 55 84 51 210 164 234 / 880 1400 7,61

46 737012,26 3969901,37 4 51 70 84 38 170 180 207 / 766 1100 7,36

47 736881,77 3971038,54 2 114 72 92 47 270 210 214 / 974 1500 7,17

48 735887,85 3970642,42 12 148 41 120 47 260 190 268 / 1046 1600 7,54

49 737130,30 3969256,56 2 83 48 88 35 155 162 275 / 800 1200 7,34

50 737341,28 3968892,65 1 152 91 96 83 335 276 183 / 1188 1900 6,97

51 737270,57 3969630,37 2 74 54 82 42 125 192 232 / 774 1200 6,95

52 737470,06 3965966,28 6 70 52 86 62 55 104 281 / 644 900 8,2

53 737394,60 3965835,43 4 152 55 160 30 300 340 214 / 1214 1900 7,97

54 736280,35 3966304,29 3 35 55 72 58 90 100 287 / 634 900 7,59

55 735869,12 3966632,82 2 46 24 100 58 100 124 201 / 566 900 7,83

56 736326,82 3965503,61 3 51 41 88 64 145 112 207 / 666 1000 7,65

57 735308,74 3966001,19 5 280 49 86 25 400 258 262 / 1284 2000 8,12

58 734198,60 3966186,85 2 56 70 80 17 105 210 287 / 798 1200 7,79

59 733995,70 3965317,93 9 37 50 52 40 85 100 244 / 576 900 7,45

60 734250,40 3965171,02 2 28 53 63 29 100 142 220 / 588 900 7,87

X
61 734065,04 3965095,56 2 18 42 54 37 45 76 244 / 476 700 6,9

62 735564,33 3963941,02 4 70 42 110 29 140 164 323 / 800 1200 7,59

63 734650,89 3965242,79 1 34 73 73 59 100 128 299 / 700 1100 7,69

64 735881,70 3965244,86 1 24 44 58 48 55 80 238 / 500 700 7,55

65 733208,21 3965636,65 3 110 94 120 74 420 204 177 / 1188 1900 7,84

66 733548,78 3967002,45 3 182 104 162 67 545 226 189 / 1550 2500 7,71

67 733034,79 3965540,14 1 212 67 320 37 705 300 207 / 1810 2900 7,64

68 732834,54 3965503,75 2 97 42 98 88 190 146 171 / 792 1200 7,91

69 732719,81 3964982,79 3 24 31 100 27 60 106 244 / 524 800 7,69

70 732435,86 3965369,94 2 28 52 18 24 75 142 305 / 622 900 7,34

71 732116,84 3965114,79 15 22 23 46 15 20 50 189 / 342 500 7,22

72 731933,60 3965387,55 3 40 54 74 36 110 136 329 / 660 1000 7,15

73 732111,43 3965299,93 2 29 48 64 26 70 138 250 / 566 800 7,46

74 732059,59 3965360,13 2 99 110 160 23 300 340 293 / 1286 2000 7,71

75 731483,02 3964358,34 6 294 120 216 14 600 710 177 / 2086 3300 7,7

76 731541,13 3965006,56 5 285 19 196 44 390 426 183 / 1512 2300 7,88

77 730644,38 3710965,79 2 23 42 74 25 55 146 244 / 528 800 7,6

78 732443,08 3965122,76 20 370 62 320 66 625 688 287 / 2312 3600 7,53

79 732129,33 3965578,05 3 146 92 154 75 375 286 256 / 1300 2000 7,73

XI
80 735090,57 3970402,78 2 130 50 92 60 200 230 256 / 910 1400 7,54

81 735902,18 3969162,39 3 134 53 136 45 250 290 268 / 1140 1800 7,1

82 726071,70 3971619,02 5 150 38 192 63 265 400 165 / 1200 1800 7,9

83 605273,50 3702665,02 2 46 41 92 55 95 119 256 / 666 1000 7,92

max 74 724 182 460 110 1170 998 671 30 3664 5800 9,63
min 1 13 14 18 1 20 50 73 3 256 400 6,9
moyenne 5,70 122,53 56,80 125,24 37,93 240,66 251,60 246,27 20,33 1041,08 1589,16 7,70

Tableau A3.2. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau de l’Hauterivien

N°pt d'eau X(lambert) Y(Lambert) K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4- - HCO3- RS CE pH
CH1 755,042 280,534 0,9 25 35,23 61,43 1 36 69 310 455 756 7,32
CH2 754,884 280,55 0,86 15 36,98 64,23 4 30 56 298,14 435 688 7,32
CH3 754,907 280,643 0,88 17 40,56 70,48 2 38 78 305,58 452 734 7,33
CH4 754,904 280,736 0,91 18 40,67 74,54 1 39 80 317,54 470 755 7,24
CH5 754,703 280,73 0,94 20 42,59 73,21 5 47 90 288,4 544 774 7,25
CH6 754,703 280,73 0,97 19 41,78 72,18 1 37 78 294,59 541 723 7,4
max 0,97 25 42,59 74,54 5 47 90 317,54 544 774 7,4
min 0,86 15 35,23 61,43 1 30 56 288,4 435 688 7,24
moyenne 1 19 40 69 2 38 75 302 483 738 7

XII
Tableau A3.3. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau du Barrémien

N°pt d'eau X Y K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4- - HCO3- RS CE pH


CH16 727394,07 3963623,53 3 23 82,13 135,47 4,27 83,66 187,32 222,45 456 833 6,97
CH17 727147,47 3962550,23 2,9 25 280,56 140,28 43,36 134,72 109,89 303,56 400 866 7,1
CH19 727431,73 3964229,83 2,5 28 86,02 141,88 3,25 163 222,8 234,56 398 782,79 6,95
CH20 727257,75 3963539,85 3 27 41,31 68,13 0,08 32,61 199,4 213,67 578 515 7,35
CH21 727133,79 3963474,99 2,5 25 77,76 128,25 0,75 39,7 225,25 266,89 566 626 6,62
CH22 727026,86 3963445,42 3,4 29 35,2 58,2 0,13 39,7 177,13 345,23 423 686 7,88
CH23 727441,15 3964381,18 3,4 24 43,74 72,14 0,04 153,15 198,45 296,12 511 625 7,31
mine KHY 748,632 284,964 1,18 11,69 68,76 205,49 15 145 484 311,1 1264 1920 7,72
Afounes 77983 281,955 3,6 25 248,49 124,24 1,94 73,74 52,78 393,56 600 855 7,75
max 3,6 29 280,56 205,49 43,36 163 484 393,56 1264 1920 7,88
min 1,18 11,69 35,2 58,2 0,04 32,61 52,78 213,67 398 515 6,62
moyenne 3 24 107 119 8 96 206 287 577 857 7

XIII
Tableau A3.5. Les indices d’irrigation calculés, la balance ionique vérifiée et les paramètres de Gibbs dans la zone d’étude.
Indice
Gibbs
calculé
Aquifère IB (%) TH SAR RSC Na% PI KR MAR MH
Point
Na/ (Na+Ca) Cl/(Cl+HCO3)
d’eau
CH1 3,295 0,28 0,18 615,94 2,05 -1,06 13,05 20,29 0,15 36,33 48,48
CH2 4,543 0,18 0,17 645,28 1,17 -1,56 7,91 15,07 0,08 36,20 48,34
Aquifère CH3 6,145 0,18 0,18 720,97 1,24 -2,11 7,87 14,41 0,08 36,17 48,30
Hauterivien CH4 5,437 0,18 0,18 735,27 1,23 -2,06 7,70 14,25 0,08 35,56 47,65
CH5 7,649 0,18 0,23 757,62 1,28 -2,78 7,88 13,92 0,08 36,52 48,68
CH6 5,763 0,19 0,18 711,47 1,32 -2,02 8,37 15,00 0,09 37,15 49,36
Aquifère 1 2,942 0,33 0,25 673,60 2,22 -2,14 14,05 20,15 0,15 46,15 58,57
Mio-Plio-
Quaternaire 2 6,900 0,38 0,52 1205,20 3,68 -6,87 22,18 18,58 0,19 46,24 58,65
3 5,937 0,29 0,38 628,60 1,60 -3,30 11,63 16,52 0,12 50,53 62,74
4 -0,249 0,47 0,43 473,20 4,16 -1,54 25,36 31,56 0,33 33,33 45,19
5 5,609 0,35 0,50 910,80 3,87 -5,21 18,52 22,07 0,22 28,57 39,75
6 1,979 0,52 0,74 1438,60 13,05 -9,66 36,14 37,65 0,56 8,42 13,17
7 5,297 0,37 0,36 872,00 3,09 -4,12 16,56 20,79 0,19 44,12 56,56
8 3,976 0,30 0,41 775,60 1,95 -3,47 11,94 17,23 0,13 49,15 61,45
9 6,516 0,21 0,26 693,60 1,22 -2,94 8,47 14,25 0,08 44,44 56,88
10 1,309 0,25 0,34 852,00 1,72 -4,69 10,20 14,73 0,11 45,45 57,88
11 10,315 0,39 0,55 2604,80 8,86 -15,04 24,49 24,08 0,29 19,18 28,13
12 7,221 0,54 0,64 750,80 6,79 -4,61 30,68 33,89 0,43 36,07 48,19
13 5,389 0,38 0,57 1212,00 4,95 -7,52 20,00 22,89 0,25 29,41 40,73
14 1,742 0,63 0,74 1306,40 9,19 -10,08 32,06 33,89 0,46 52,04 64,15
15 7,110 0,37 0,40 1033,60 4,58 -5,14 20,00 23,59 0,24 27,27 38,21
16 9,985 0,34 0,71 1371,00 5,93 -10,30 21,17 22,93 0,26 11,76 18,02
17 6,716 0,30 0,39 873,60 2,83 -4,35 14,79 19,04 0,17 33,33 45,19
18 4,875 0,56 0,44 907,00 3,89 -4,48 24,18 23,51 0,24 66,93 76,94
19 4,561 0,19 0,19 736,40 1,13 -2,57 7,32 13,87 0,07 45,61 58,04
20 27,146 0,34 0,37 397,00 1,22 -2,78 10,94 16,83 0,11 61,40 72,40

XIV
21 1,492 0,24 0,29 578,00 1,34 -3,39 10,00 15,04 0,10 44,44 56,88
22 7,926 0,35 0,45 301,20 2,10 -1,62 18,70 24,57 0,21 32,00 43,69
23 3,334 0,27 0,28 656,00 2,27 -2,56 17,04 18,38 0,15 26,79 37,63
24 1,470 0,33 0,66 1225,40 2,56 -9,98 12,02 14,62 0,13 53,01 65,03
25 8,306 0,17 0,38 836,20 1,43 -4,46 8,74 12,76 0,09 29,08 40,34
26 2,440 0,42 0,38 756,20 4,49 -2,47 22,60 27,44 0,28 32,80 44,59
27 7,129 0,32 0,41 891,60 3,65 -4,01 17,65 21,74 0,21 24,68 35,07
28 3,244 0,72 0,62 592,60 10,38 -2,23 43,65 48,00 0,77 47,25 59,63
29 5,960 0,25 0,44 911,60 2,53 -5,51 12,95 16,48 0,14 24,05 34,31
30 1,919 0,31 0,73 2404,40 5,85 -19,55 17,25 18,29 0,20 21,80 31,49
31 5,256 0,57 0,71 995,20 11,19 -5,75 40,44 38,24 0,60 20,45 29,78
32 2,652 0,37 0,47 990,20 3,76 -4,40 18,04 21,99 0,21 38,36 50,65
33 7,759 0,29 0,60 1250,00 3,69 -8,50 38,63 17,95 0,18 22,94 32,92
35 7,504 0,56 0,67 1229,40 9,93 -7,59 33,66 35,45 0,49 33,00 44,82
36 12,433 0,58 0,85 2988,80 21,95 -24,47 40,15 40,82 0,67 15,44 23,14
37 9,717 0,57 0,82 1514,80 17,53 -11,12 42,30 43,24 0,72 4,76 7,62
38 7,472 0,66 0,95 2592,40 17,63 -24,15 38,63 38,97 0,62 45,27 57,70
39 8,299 0,43 0,81 1878,80 10,52 -14,77 28,48 29,86 0,40 9,60 14,91
40 1,739 0,60 0,88 1955,20 21,38 -16,14 47,05 42,76 0,79 9,78 15,17
41 7,151 0,52 0,60 1170,60 6,41 -6,82 25,67 28,60 0,34 45,86 58,27
42 8,832 0,50 0,74 1355,60 9,48 -9,75 31,08 32,43 0,44 24,79 35,21
43 7,740 0,48 0,59 1166,80 6,22 -7,07 24,85 27,63 0,32 39,78 52,14
44 4,966 0,52 0,61 871,00 6,36 -4,88 29,44 30,79 0,38 39,57 51,92
45 6,922 0,35 0,59 994,00 2,91 -6,56 15,15 18,01 0,17 45,45 57,88
46 4,879 0,52 0,68 1050,40 6,29 -7,01 26,13 28,97 0,35 43,90 56,34
47 5,336 0,52 0,63 936,20 8,25 -4,97 33,20 34,10 0,46 25,47 36,04
48 3,733 0,45 0,49 833,60 5,03 -3,83 23,81 27,89 0,31 35,29 47,35
49 6,290 0,58 0,76 1226,20 7,86 -9,28 29,03 31,41 0,41 48,66 60,99

XV
50 8,221 0,44 0,48 852,80 4,49 -4,73 21,84 25,64 0,27 39,71 52,06
51 1,616 0,42 0,25 856,40 4,21 -3,96 21,59 24,65 0,25 37,68 49,93
52 9,127 0,45 0,71 1251,00 7,33 -9,00 26,62 28,43 0,35 25,58 36,18
53 2,605 0,30 0,35 811,00 2,20 -3,41 13,01 17,79 0,14 43,31 55,75
54 3,858 0,29 0,46 696,80 2,92 -3,67 16,22 20,33 0,19 19,35 28,35
55 1,883 0,34 0,55 776,20 3,18 -4,37 17,31 20,96 0,20 31,78 43,45
56 4,949 0,74 0,72 831,80 17,04 -4,03 51,35 53,37 1,04 36,30 48,44
57 9,416 0,38 0,39 974,00 3,23 -5,05 16,20 20,37 0,19 46,67 59,07
58 2,773 0,38 0,38 670,00 2,59 -2,71 18,40 21,05 0,18 49,02 61,32
59 2,308 0,28 0,44 749,60 1,84 -3,90 11,45 16,35 0,12 45,69 58,11
60 2,384 0,23 0,24 614,40 1,30 -2,15 9,43 15,86 0,09 43,75 56,19
61 2,834 0,36 0,43 894,40 4,01 -3,65 19,58 23,27 0,23 27,63 38,64
62 5,399 0,29 0,37 963,60 1,99 -4,75 10,70 15,69 0,12 50,00 62,25
63 3,561 0,27 0,28 650,80 1,68 -2,61 10,92 17,22 0,12 43,14 55,58
64 1,364 0,44 0,80 1370,80 5,32 -10,82 20,89 22,79 0,26 43,93 56,37
65 5,812 0,49 0,83 1662,80 7,89 -13,54 25,80 27,30 0,34 39,10 51,42
66 6,402 0,37 0,85 2149,40 7,62 -18,09 21,58 22,94 0,27 17,31 25,67
67 6,348 0,46 0,66 834,40 5,80 -5,54 26,12 29,04 0,35 30,00 41,41
68 8,978 0,17 0,30 754,20 1,48 -3,54 9,34 13,71 0,09 23,66 33,83
69 -16,451 0,58 0,30 516,40 2,37 -0,18 17,65 26,74 0,20 74,29 82,65
70 11,084 0,29 0,15 418,60 1,87 -1,09 21,14 20,43 0,16 33,33 45,19
71 -2,666 0,32 0,37 812,80 2,50 -2,74 14,38 19,44 0,16 42,19 54,61
72 3,194 0,28 0,33 713,60 1,94 -3,05 12,16 17,57 0,13 42,86 55,29
73 10,892 0,35 0,64 1702,00 4,26 -12,23 15,76 18,12 0,18 40,74 53,13
74 10,026 0,54 0,85 2064,00 11,34 -17,75 30,86 31,62 0,44 35,71 47,81
75 10,933 0,56 0,79 1135,80 13,74 -8,34 40,28 41,46 0,66 8,84 13,78
76 4,609 0,21 0,28 714,40 1,51 -3,15 9,73 15,03 0,10 36,21 48,35
77 10,378 0,50 0,79 2108,40 13,39 -16,36 33,80 33,53 0,48 16,23 24,21
78 6,650 0,45 0,72 1524,40 6,58 -11,06 23,24 25,27 0,30 37,40 49,63

XVI
79 4,348 0,55 0,57 870,00 7,71 -4,51 31,73 35,10 0,46 35,21 47,26
80 5,739 0,46 0,62 1114,60 6,89 -6,75 26,60 29,20 0,35 28,04 39,12
81 1,000 0,41 0,73 1271,60 6,99 -10,00 25,20 26,48 0,33 16,52 24,61
82 11,084 0,29 0,15 418,60 1,87 -1,09 21,14 20,43 0,16 33,33 45,19
83 -2,666 0,32 0,37 812,80 2,50 -2,74 14,38 19,44 0,16 42,19 54,61
CH16 29,018 0,13 0,39 1350,82 1,10 -9,87 5,64 8,22 0,05 37,74 49,99
CH17 49,248 0,13 0,43 3001,99 0,86 -25,11 3,21 4,88 0,03 66,67 76,73
CH19 17,581 0,15 0,54 1414,76 1,31 -10,31 6,27 8,91 0,06 37,74 49,99
CH20 10,637 0,26 0,21 679,39 1,82 -3,30 12,05 16,72 0,12 37,75 50,00
Aquifère CH21 27,951 0,15 0,20 1278,88 1,23 -8,42 6,26 9,40 0,06 37,75 50,00
Barrémien
CH22 -9,373 0,30 0,17 579,64 2,12 -0,14 14,78 21,71 0,16 37,69 49,93
CH23 1,400 0,22 0,47 719,37 1,58 -2,34 10,57 15,90 0,10 37,75 50,00
mine
KHY
6,373 0,05 0,45 1591,28 0,50 -10,81 2,29 5,22 0,02 25,07 35,56
Afounes 5,000 0,15 0,24 2658,82 0,92 -20,20 5,79 0,03 66,67 76,73

XVII
(a)

(b)

Figure A3.1 Variabilité spatiale du pH


(a) Tous les points prélevés.
(b) Zoom-avant des forages du Barrémien et Hauterivien.

XVIII
(a)

(b)

Figure A3.2 Variabilité spatiale du CE


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XIX
(a) (b)

Figure A3.3 Variabilité spatiale du Calcium


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XX
(b)
(a)

Figure A3.4 Variabilité spatiale du Magnésium


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXI
(b)

(a)

Figure A3.5 Variabilité spatiale du Sodium


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXII
(a) (b)

Figure A3.6 Variabilité spatiale du Potassium


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien
XXIII
(b)
(a)

Figure A3.7 Variabilité spatiale du Bicarbonates


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXIV
(b)

(a)

Figure A3.8 Variabilité spatiale des Sulfates


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien XXV
(b)
(a)

Figure A3.9 Variabilité spatiale des Chlorures


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXVI
(b)
(a)

Figure A3.10 Variabilité spatiale des Nitrates


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXVII
(a)

(b)

Figure A3.11 Potabilité des eaux selon OMS, 2008 (a):


vue totale des sites des forages visités de la plaine de Ain
Azel, (b) : zoom-avant sur les points des deux aquifères
Barrémien et Hauterivien du gisement de Chaabet el
Hamra.

XXVIII
(a)

(b)

Figure A3.12. Potabilité des eaux selon NA, 1992 (a) : vue
totale des sites des forages visités de la plaine de Ain Azel,
(b) : zoom-avant sur les points des deux aquifères
Barrémien et Hauterivien du gisement de Chaabet el
XXIX
Hamra.
(a)

(b)

Figure A3.13 Aptitude des eaux à l’irrigation selon Ayers


and Westcot, 1994 (a): vue totale des sites des forages
visités de la plaine de Ain Azel, (b) : zoom-avant sur les
points des deux aquifères Barrémien et Hauterivien du
gisement de Chaabet el Hamra.

XXX
:‫الملخص‬
،‫ وبدرجة اكبر المناطق الجنوبية منها‬،‫تعرف والية سطيف في الفترة األخيرة موجة جف اف حادة وشحا كبيرا في كمية تساقط االمطار و الثلوج‬
‫ و التي كانت‬،‫ مما أدى الى تراجع رهيب في مستوى المياه الجوفية المسجل في االبار الق ليلة العمق‬،‫و بالخصوص منطقة عين أزال التي تتميز بمناخها الشبه جاف‬
.‫ وال سيما ان المنطقة ف الحية‬،‫هي الملجأ الوحيد لسكان المنطقة بغية التزود بالمياه الصالحة للشرب وكذا سقي األراضي الزراعية‬
‫ واللذان بدورهما يحويان كميات كبيرة من المياه الجوفية‬،‫و بما ان المنطقة تزخر بعدة مناجم للرصاص و الزنك كالشعبة الحمراء وخرزة يوسف‬
‫ وكذا‬،‫ فقد تم حفر عدة ابار ارتوازية بغية خفض منسوب المياه لمواصلة اشغال االستغالل المنجمية‬،‫و التي شكلت عائق ا كبيرا في عملية االستغالل المنجمي‬
.‫تزويد المنطقة بالمياه الصالحة للشرب و سقي األراضي الزراعية‬
)2018 -2012( ‫ فقد أجريت عدة حمالت معاينة‬،‫وبهدف دراسة نوعية هذه المياه ومدى صالحيتها للشرب والسقي بما انها في منطقة منجمية‬
‫ وكذا الميو بليو كواترنارية‬،‫ والبارميانية في كل من الشعبة الحمراء و خرزة يوسف‬،‫اين تمت معاينة كل من طبقة المياه الجوفية الهوتيرفيانية بالشعبة الحمراء‬
‫) وكذا‬Ca 2+,Mg 2+ ,Na+, K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3-( ‫ الكيميائية‬،)T°,pH, CE, RS( ‫بمنطقة عين أزال من خالل اجراء جملة من التحاليل الفيزيائية‬
، Cd، HEI ، HPI، SAR، KR، IP ،RSC, MH ، SSP :‫ اين استعملت نتائجها في استنباط عدة معايير‬،)Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb( ‫المعادن الثقيلة‬
. RC، HQ،ADD
‫وكنتيجة اساسية لهذا العمل ف ان المياه الجوفية لهذين الطبقتين المائيتين العميقتين الموجودتين في تركيبات جيولوجية من عمر الحقبة‬
‫ تعرف درجة من التلوث تمنعها من ان تكون صالحة للشرب‬،‫ و كذا المسطح المائي العلوي الميو بليو كواترناري‬،)‫الطباشرية السف لية (هوتيريفيان وباريميان‬
.‫او السقي‬
‫ عين أزال‬،‫ سطيف‬،‫ نوعية‬،‫ طبقة مياه جوفية‬،‫ باريميان‬،‫ هوتريفيان‬:‫الكلمات المفتاحية‬

Résumé :
La wilaya de Sétif a récemment connu une grave sécheresse et une grande rareté des précipitations et de
la neige, et dans une plus grande mesuredans les zones méridionales, et en particulier la région de Ain- Azel, qui
se caractérise par son climat semi-aride, ce qui a entraîné un terrible rabattement du niveau des eaux souterraines
enregistré dans les puits de faible profondeur, qui étaient le seul refuge pour les habitants de la région afin de
fournir de l’eau potable, ainsi que l’irrigation des terres fertiles, d’autant plus que la zone est agricole.
Étant donné que la zone regorge de plusieurs mines de plomb et de zinc, telles que Chaabet –el-Hamra et
Kherzet- Youcef, qui contiennent à leur tour de grandes quantités d’eau souterraine, qui ont été un obstacle majeur
dans le processus d’exploitation minière, plusieurs forages ont été forés afin de rabattre le niveau piézométrique
pour poursuivre l’exploitation minière, ainsi que pour fournir à la région de l’eau potable et d’irrigation.
Afin d’étudier la qualité de ces eaux et leur aptitude à la consommation, et à l’irrigation puisqu’elles se
trouvent dans une zone minière, plusieurs campagnes d’échantillonnage ont été menées (2012-2018), pour les
aquifères Hauterivien dans le gisement de Chaabet-el-Hamra, Barrémien dans le gisement de Chaabet-el-Hamra et
Kherzet-Youcef, ainsi que le Mio-Plio-Quaternaire dans la plaine de Ain- Azel, afin de réaliser une série
d’analyses : physiques (T°, pH, CE, RS), chimiques (Ca 2+,Mg 2+ ,Na+ ,K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3- ) ainsi que des
métaux lourds (Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb ), où leurs résultats ont été utilisés dans l’estimation de plusieurs
indices: SSP ,RSC, MH ,KR, IP, SAR, HPI, HEI , Cd, ADD, HQ et RC.
Et comme résultat- clé de ce travail, les eaux souterraines de ces deux aquifères profonds, Hauterivien et
Barrémien, et la nappe d’eau superficielle du Mio-Plio-Quaternaire, connaissent un degré de pollution qui
l’empêche d’être potable ou à utiliser pour l’irrigation.
Mots clés : Hauterivien, Barrémien, Aquifère, Qualité, Sétif, Ain- Azel.

Abstract:
The wilaya of Setif has recently experienced a severe drought and a great scarcity of precipitation and
snow, and to a greater extent the southern areas, and in particular the region of Ain-Azel, which is characterized
by its semi-arid climate, this has led to a terrible drop in the level of groundwater recorded in the shallow wells,
which were the only refuge for the inhabitants of the region to provide drinking water as well as irrigation of
fertile land, especially since the area is agricultural.
Since the area is full of several lead and zinc mines, such as Chaabet –el-Hamra and Kherzet-Youcef,
which in turn contain large amounts of groundwater, which have been a major obstacle in the mining process,
several wells were drilled to lower the piezometric level to continue mining, as well as to provide the region with
drinking water and irrigation.
In order to study the quality of these waters and their suitability for consumption and irrigation since they are
located in a mining area, several sampling campaigns were conducted (2012-2018) for the Hauterivian aquifers in
the Chaabet-el-Hamra deposit, Barremian in the Chaabet-el-Hamra and Kherzet-Youcef deposit, as well as the
Mio-Plio-Quaternary in the Ain-Azel plain, in order to carry out a series of analyses: physical (T°, pH, EC, TDS),
chemical (Ca 2+,Mg 2+ ,Na+ ,K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3- ) as well as heavy metals (Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb ), where
their results were used in the estimation of several indices: SSP ,RSC, MH ,KR, IP, SAR, HPI, HEI , Cd, ADD,
HQ and RC.
As a key result of this work, the groundwater of these two deep aquifers, Hauterivian and Barremian, and
the groundwater of the Mio-Plio-Quaternary, experience a degree of pollution that prevents it from being drinkable
or to be used for irrigation.
Key words: Hauterivian, Barremian, Aquifer, Quality, Setif, Ain- Azel.
PREMIER
CHAPITRE
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
I.1. Introduction :

Ce chapitre présente les traits majeurs du milieu d’étude notamment la localisation


géographique, la physiographie du terrain, l’hydrographie, le cadre climatique, le couvert
végétal et le cadre géologique. Ces éléments vont contribuer à situer le système aquifère dans
le contexte régional et à cerner les données utiles à la compréhension des problématiques
abordées au cours de l’étude.

I.2. Localisation géographique de la zone d’étude :

La région de Ain- Azel, au Sud de Sétif, est située dans la partie orientale de l’Algérie
du Nord. Elle appartient au domaine des Hautes Plaines Sétifiennes.
Le secteur d’étude, notamment le gisement de zinc de Chaabet- el- Hamra se trouve à
3,5 Km au Sud-Est de Ain- Azel (ex : Ampère), à 8 Km de Kherzet- Youcef et à l’extrémité
occidentale du massif du Djebel Fourhal, (chainon oriental des monts du Hodna). (Figure
I.1).
Ses coordonnées géographiques sont : 35°45’N et 5°30’E. L’altitude du site varie de
950 à 1200 mètres
Cette région, limitée au Nord par les communes de Ain- Lahdjar et Bir- Haddada, au
Sud par la commune de Ras- el- Aioun, à l’Est par la commune de Beida- Bordj, et à l’Ouest
par la commune de Salah- Bey, couvre une superficie d’environ 252 km2. (Figure I.1).

I.3. La géomorphologie :

Cette région est représentée par un ensemble de chaînons, (Figure I.2), dont certains
culminent à plus de 1800 m tel que Djebel Boutaleb, (1886m), qui se relayent pour former
une barrière topographique et climatique entre l’Algérie septentrionale et le domaine saharien.
La région de Ain- Azel est caractérisée par une planitude entourée par les massifs
montagneux suivants :

 Djebel Sekrine au Nord,


 Djebel Guetiane au Sud,
 Djebel Fourhal à l’Est et Djebel Boutaleb à l’Ouest.

5
N

Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------


Figure I.1. Localisation


géographique de la zone
d’étude, (Google Maps, 2020)

6
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Dj. Sekrine

Dj. Fourhal

Dj. Boutaleb

Dj. Guetiane

Figure I.2. Image satellitaire en combinaison des bandes 321 montrant les massifs montagneux.

7
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
I.4. Le cadre climatique :

Le secteur d’étude est attribué au climat semi –aride. Il est caractérisé par une période
froide et humide, et une autre sèche et chaude.
La région d’étude reçoit de faibles quantités de pluies de l’ordre de 300-400 mm. Les
températures se distinguent par des variations jusqu’à -5°C en période hivernale et plus
de 40°C en été. En hiver, les chutes de neige sont considérables et de nombreuses gelées
s’étendant jusqu’au début du printemps. Le régime pluviométrique de la région est défini par
une période sèche, (Juin à Octobre) et une période pluvieuse, (Octobre à Mai), caractérisée
par des averses torrentielles de courte durée. (H. Kada, 2014).

I.5. Le couvert végétal

Le développement d’une bonne couverture végétale est déterminé par les conditions
climatiques et pédologiques. L’aspect général de la région est typique de celui des hautes
plaines Sétifiennes : paysages faiblement vallonnés, sans reliefs, en teintes généralement
jaunâtres. La semi-aridité du climat est l’indice d’une région, pauvre en végétation, favorable
à la culture céréalière, (Orge et blé), et au pâturage.

I.6. Le cadre socio-économique :


La plus grande partie de la population est concentrée au niveau de la ville de Ain- Azel
avec une densité moyenne estimée à cinq habitants par Km². (L. Attoucheik, 2006).
L’agriculture constitue la principale ressource de la région, l’industrie quant à elle est
représentée par les complexes miniers de plomb et de zinc de Kherzet- Youssef et de Chaabet
el- Hamra. (L. Attoucheik, 2006).

I.7. La géologie de la zone d’étude :

I.7.1. La géologie régionale :

La région de Ain- Azel fait partie des zones externes du tronçon Nord-oriental de la
chaîne des Maghrébides de l’Afrique du Nord. (M. Durand-Delga, 1969). Cette chaîne s’étend
de Gibraltar jusqu’à la Sicile, sur plus de 2000Km (Figure I.3), a été approchée par de
nombreux auteurs : M. Durand Delga. (1955), R. Guiraud. (1973), J. F. Raoult. (1974), J. P.
Bouillin. (1977), J. M. Vila. (1980), W. Wildi. (1983), N. Kazi Tani. (1986), D. Bureau.
(1986), J. C. Lahondère. (1987), P. E. Coiffait. (1992), M. Chadi. (2004), A. Domzig. (2006),
etc…..

8
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.3: Localisation des principales unités géologiques des Maghrébides. (A.
Domzig, 2006).

La chaîne des Maghrébides résulte probablement de la convergence et de la


collision d'un élément de la marge Sud européenne avec la marge Nord-africaine d'un
bassin Téthysien Maghrébin qui faisait communiquer la Téthys avec l’Atlantique
central. (W. Wildi, 1983).

Cette chaîne est généralement subdivisée en plusieurs domaines


structuraux. (Figure I.4) et paléogéographiques bien distincts, qui sont actuellement en
parties superposées.

Figure I.4: Position des différentes unités géologiques des Maghrébides

(A. Domzig, 2006).

En Algérie, la chaîne des Maghrébides est structurée du Nord vers le Sud par : (Figure
I.5 et I. 6) :

1- Domaine interne
2- Domaine intermédiaire
3- Domaine externe.

9
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
I.7.1.1 Domaine interne :

Ce domaine renferme le massif du Chénoua, (Tipaza), massif d’Alger, la grande


Kabylie, (Djurdjura qui fait 60km de longueur allant de l’Est vers l’Ouest, et 20km pour sa
largeur), Horst de Bou-Hatem, (près de Béjaia), Petite Kabylie, (faisant 120km de longueur
allant d’Est en Ouest, et 30km de largeur).

Il comprend le socle cristallophyllien, (socle kabyle) et une couverture sédimentaire qui


constitue la chaîne calcaire appelée par la suite Dorsale Kabyle par J. F. Raoult (1974).

a. Socle kabyle :
Il est représenté par des formations cristallophylliennes. D’après J. F. Raoult (1974), J. P.
Bouillin. (1977), J. M. Vila. (1980) et W. Wildi. (1983), on le rencontre dans les massifs
littoraux de la grande et la petite Kabylie. Ce dernier, avec 120Km de long et 30Km de large,
constitue le plus large affleurement du socle kabyle en Algérie. Il comporte les termes
suivants :

 Un ensemble cristallophyllien inférieur, formé de gneiss à intercalations, parfois


puissantes, de marbre et d’amphibolites.
 Un ensemble cristallophyllien supérieur comportant principalement des schistes
satinés ou phyllades ayant subi un métamorphisme de basse pression avec une zone
inférieure à biotite et une zone supérieure à chlorites. (J. P. Bouillin, 1977).
 Un ensemble essentiellement sédimentaire constituant la couverture Paléozoïque du
socle cristallin. Les séries peu ou pas métamorphiques, comprennent des termes du
Cambrien au Carbonifère. (J. P. Bouillin, 1977).
b. Dorsale Kabyle ou « chaîne calcaire » :
C’est un domaine étroit et discontinu qui constitue la couverture sédimentaire de la
bordure méridionale du socle Kabbyle, sa largeur ne dépasse jamais quelque Km, elle affleure
au : Cap Ténès, Chénoua, Sud-Est d’Alger, (Bouzegza, Lakhdaria), sommet du Djurjura,
Nord de Constantine à Djbel Sidi-Driss et au Sud de Annaba, (Zit Emba).
En général, la dorsale kabyle est caractérisée par un style tectonique en écaille. Ces écailles
comprennent également des formations paléozoïques ainsi que des terrains de l’Éocène
supérieur et de l’Oligocène.

La Dorsale Kabyle est subdivisée du Nord vers le Sud en trois unités plus ou moins
individualisées et caractérisées par leur lithostratigraphie respective (J. F. Raoult, 1974 ;
J. M. Vila, 1980) :

10
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.5. Les différentes unités de la chaîne des Maghrébides. (D’après M. Durand Delga, 1969)

11

Figure I.6. Contexte structural du domaine d’étude. (D’après W. Wildi, 1983)


Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 La dorsale interne ;
 La dorsale médiane ;
 La dorsale externe.
Ces unités sont séparées par des limites correspondant à des accidents cisaillants. (J. P.
Bouillin, 1986).

En général, les faciès traduisent des conditions de sédimentation de plus en plus


profondes lorsque l’on passe des formations de la dorsale interne (dépôts littoraux ou
épicontinentaux), à celles de la dorsale médiane, (dépôts marneux et plus profonds du
Crétacé à l’Eocène), puis aux formations de la dorsale externe, (qui montrent souvent des
radiolarites au Dogger-Malm), (J. P. Bouillin, 1986).

b. 1. La dorsale interne :

Elle est très souvent condensée et montre nettement du Sud au Nord un


amincissement de ses séries. Cette dorsale est caractérisée par une série transgressive sur le
substratum paléozoïque. Elle débute par des microconglomérats du Permo-Trias, un Trias
supérieur et un lias basal à calcaires néritiques et des calcaires du Néocomien, suivis par une
lacune jusqu’au Sénonien supérieur. Puis vient un Paléocène – Yprésien caractéristique
formé de calcaires du Nummulitique.

b. 2. La dorsale médiane :

C’est la plus développée de la dorsale kabyle. (J. Flandrin, 1948) et elle occupe
une position centrale dans le dispositif structural du Djurdjura.

Elle est particulièrement déformée et limitée au Nord par les formations


métamorphiques de Grande Kabylie et les terrains primaires de la dorsale interne par
l’intermédiaire d’une zone tectonique importante. Au Sud, elle chevauche les formations de la
dorsale externe.

Elle est aussi caractérisée par un Lias inférieur très développé et ne montre pas en
général de différences avec celui de la dorsale interne.

b. 3. La dorsale externe :

Elle est chevauchée par les formations de la dorsale médiane. Elle se caractérise par
une série détritique et lacuneuse avec un faciès intermédiaire entre la dorsale interne
et médiane du Crétacé à l’Éocène.

12
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
On peut conclure qu’en général, les faciès traduisent des conditions de
sédimentation de plus en plus profondes lorsque l’on passe des formations de la dorsale
interne (dépôts littoraux ou épicontinentaux), à celles de la dorsale médiane, (dépôts
marneux et plus profonds du Crétacé à l’Eocène), puis aux formations de la dorsale externe,
(qui montrent souvent des radiolarites au Dogger-Malm). (J. P. Bouillin, 1986).

I.7.1.2. Le Domaine Des Flyschs

Domaine médian ou Domaine des flyschs, la zone des flyschs est caractérisée par la
complexité structurale et la pauvreté en fossiles. Les flyschs sont des formations
sédimentaires allochtones d’âge Crétacé à Éocène, ils sont classiquement subdivisés en
trois groupes:

 Les flyschs de type « Guerrouch » (Tithonique- Crétacé inférieur), ou flyschs


Maurétaniens.
 Les flyschs «schisto-quartzeux », (flyschs Albo-Aptiens de L. Glangeaud, 1932),
ou flyschs Massyliens.
 Les flyschs Numidiens ou bien la nappe numidienne.
a. Le flysch Maurétanien :
D'après J. P. Bouillin (1977), le flysch Maurétanien montre dans ses séries médianes les
plus typiques, de bas en haut:

 un complexe de base flyschoide à petits bancs de micrites du Néocomien.


 un flysch argileux-gréseux, (dont les grès forment des bancs métriques), qui
atteint l'Albien moyen.
 un Vracono- Cénomanien- Turonien calcaire conglomératique ou micro
conglomératique à bandes silicifiées blanches.
 Un Sénonien et un Paléocène -Eocène moyen argilo-conglomératiques, des niveaux
bioclastiques à grands foraminifères de l’éocène au lutétien.
Localement des radiolarites sont connues à la base de cette série et rapportées au Malm.

b. Le flysch Massylien
Il a été défini par J. F. Raoult. (1969) au Nord du Kef Sidi- Driss, dans le Nord
constantinois et comporte de bas en haut les termes suivants :

 Des calcaires sableux et des argiles du Néocomien.

13
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Un flysch pélito-quartzitique où dominent les couleurs vertes : c'est un flysch « Albo –
Aptien ». Il est surmonté par des calcaires fins jaunâtres du Vraconien épais de
quelques mètres.
 Des phtanites noires et blanches d’âge Cénomanien. (J. F. Raoult, 1974).
 Un ensemble flyschoide marno- microbréchique du Sénonien.
Tous les critères sédimentologiques montrent que les formations massyliennes se
sont déposées dans une zone profonde et sans doute à substratum océanique. (J. P. Bouillin,
1986). Le flysch massylien d’origine plus méridionale surmonte très généralement le flysch
Maurétanien.

c. Le flysch Numidien
Ce terme a été proposé par E. Ficheur. (1890) pour désigner la trilogie suivante :

 Des argiles varicolores à Tubotomaculum, (Oligocène supérieur) dites : argiles sous-


numidiennes.
 Des bancs de grés épais à grains hétérogènes.
 Des argiles, marnes et silexites appelées : supra-numidiennes.
La nappe numidienne dont les sédiments sont postérieurs à la tectonique tangentielle fini-
éocène, forme un étage supérieur nettement moins tectonisé et recouvre indifféremment
toutes les unités. Elle s'est désolidarisée de son substratum et se trouve dans une
position structurale élevée. (J. M. Vila, 1980).

I.7.1.3. Domaine externe : (le Tell)

Il est constitué par des formations allochtones sous forme des nappes complexes
à matériels marneux et calcaireux d’âge Méso- Cénozoïque, charriées largement sur un
para-autochtone représenté par les calcaires jurassiques, situé au Sud des flyschs.

Ce domaine est représenté par les séries telliennes, les séries de l’avant pays.

a. Les séries telliennes ou nappes telliennes


Il s’agit des séries épaisses à dominante marneuse qui seraient issues du sillon
Tellien. (J. M. Vila, 1980), après avoir mis en évidence des séries telliennes très méridionales,
J. M. Vila les a subdivisées en trois grandes unités: Les unités ultra telliennes, les unités
telliennes sensu stricto, les séries péni- telliennes et unités méridionales à Nummulites, dont
les limites suivent à peu près les lignes paléogéographiques du Crétacé, du Paléocène et de
l’Éocène.

14
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
a. 1. Les unités ultra- telliennes
Le terme ultra tellien a été proposé par M. Durand Delga en 1969 pour désigner dans
la région de Guelma les séries superposées anormalement au Crétacé néritique constantinois
des Djebels Debar. (J. M. Vila, 1969). Elles ont été définies au Kef Sidi- Driss. (J. F. Raoult,
1966) et au Djebel Bousbaa dans la région de Guelma. (J. M. Vila, 1969). Les formations
typiques comportent un Crétacé inférieur marneux et des calcaires clairs à Ammonites
(Valanginien à Vraconien), un Crétacé moyen de même nature à Rotalipores, un
Sénonien marneux et micritique riche en microfaunes de Globotruncana. L’Eocène
comporte trois termes :

 Marnes sombres à boules jaunes d’âge Dano-Paléogène.


 Calcaire à silex noir et cassure grise, d’âge Yprésien- Lutétien inférieur.
 Marnes sombres d’âge Lutétien supérieur.
Les unités ultra- telliennes forment un ensemble particulièrement homogène,
limité à l’Ouest par le témoin du Djebel Mégriss, ses séries se prolongent par contre
largement en Tunisie avec les séries de Ain- Draham définie par H. Rouvier. (1977). Elles
constituent les séries suivantes : la série de Medjez Sfa , la série d’Oulbane, la série de
Mechta El Grar, les affleurements de la région d’Oued Zenati, entre Constantine et El Aria,
les affleurements de Djebel Mégriss au Nord de Sétif, la série de Djebel Safia et la couverture
mésozoïque de Djebel l’Edough.

a. 2. Les séries telliennes Sensu Stricto (Centralo-Telliennes)


Elles Correspondent à la définition de L. Glangeaud (1932) en deux restrictions
simples :

 Absence des caractères définissant les séries ultra telliennes, Crétacé inférieur
clair strictement marneux ou micritique à Ammonites, Crétacé moyen et supérieur
analogues, respectivement à Rotalipores, et à Globotruncana.
 Absence d’intercalation néritique à caractère prépondérant quelle que soit
l’époque considérée, du Crétacé inférieur au Lutétien supérieur.
Elles ont été définies par (J. M. Vila, 1980) et représentant l’équivalent de la série méso-
tellienne dans la nomenclature de (M. Durand Delga, 1969).Ces unités se caractérisent par un
Crétacé inferieur riche en sédiments terrigènes où les intercalations des faciès néritiques
restant modérées du Crétacé supérieur à l’Oligocène. Les séries telliennes peuvent êtres
rassemblées, du Nord au Sud, en:
15
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Les nappes Baboriennes. (D. Obert, 1981) ;
 Les unités Bibaniques. (A. Caire, 1957 ; M. Leikine, 1971) ;
 Les nappes de Djemila, béni Abdallah, Barbacha, Drâa el Arba.
 Les unités Gouraya, Arbalou, Brek.
 Les nappes Sétifiennes à matériel Éocène. (M. Leikine, 1971 ; D. Obert, 1981).

a. 3. Les séries péni- telliennes


D’après J. M. Vila. (1980), le terme péni-tellien a été créé pour désigner une série
allochtone du versant Nord du Djebel Zouaoui dans le massif de Chettaba, au Sud-Ouest de
Constantine. Il s’agit des formations constituant d’Ouest en Est les reliefs suivants : les
Djebels Hellel, El Halfa, Boucharef, Ouaskissène, le massif d’Ahmed Rachedi, Djebel
Lakhal, le Nord du Djebel Khenag, l’Est du Djebel Grouz, le versant Nord de Djebel
Zouaoui et l’ensemble de Djebel Karkra-Chettaba. Elles s’étalent sur une étendue de
150km d’Est à l’Ouest et de 40km du Nord au Sud. (J. M. Vila, 1977 ; S. Guellal et al, 1978).
Les séries péni- telliennes sont caractérisées par des formations Jurassiques
carbonatées intermédiaires ; le Lias et le Dogger analogue respectivement à ce qui est connu
dans les Babors et les séries de Debar, le Malm débute par des carbonates massifs
comme dans les séries néritiques, Sétifienne ou constantinoise.

Selon (J. M. Vila ,1980), le Crétacé inférieur est pélito-marneux avec de rares
intercalations gréseuses fines, ainsi que des niveaux de pélites discordants et des niveaux
conglomératiques intra-formationnels qui se poursuivent jusqu’à l’Albien élevé, une barre de
calcaire avec ses faciès bio-détritiques indiquant la limite Albo-Cénomanien. Le Crétacé
supérieur montre une série composée d’alternance de marnes à rotalipores et de
calcaires bio micritiques du Cénomanien, à intercalations de niveaux de silex du Turonien.
Le Sénonien est représenté par un faciès marneux et marno-calcaire avec des niveaux
conglomératiques du Campanien. Les séries péni-telliennes ne dépassent pas le Maestrichien
moyen. Elles apparaîssent de deux façons différentes :

 Au Nord : en fenêtre sous les nappes telliennes, comme au Djebel Hellel,


Djebel Bou- cheref et Ouaskissène, massif d’Ahmed Rachedi et au Djebel El
Akhal.
 Au Sud et à l’Est : en Klippe sur les massifs néritiques constantinois, cas du
Djebel Grouz, Djebel Khenag et Djebel Chettaba.

16
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
b. Domaine de l’avant- pays
Les séries de l’avant-pays ont été abordées par de nombreux auteurs : A. Péron.
(1883), E. Ficheur. (1893), J. Savornin. (1920), R. Lafitte. (1939), J. Bertraneu. (1955), R.
Guiraud. (1973), J. M. Vila. (1977,1980), D. Aissaoui. (1984), N. Kazi Tani. (1986), D.
Bureau. (1986), J. C. Lahondère. (1987), M. Chadi. (1991), F. E. Coiffait. (1992), R. Marmi.
(1995), etc.… Il correspond aux formations calcaires et marneuses de la plate- forme
néritique et du domaine atlasique. Il comporte l’avant- pays allochtone et l’avant- pays
autochtone. (J. M. Vila, 1980).

b. 1. L’avant pays -allochtone

Les séries de l’avant pays allochtone ont été regroupées. (J. M. Vila ,1980) en deux
grandes familles :

b.1.1. Une organisation Sétifienne.


b.1.2. Une organisation Constantinoise.

b.1.1. L’organisation Sétifienne

Elle est considérée comme terrains autochtones à parautochtones depuis les


travaux de A. Péron (1883), J. Savornin. (1920), J. Glaçon. (1967) et M. Durand Delga.
(1969). Cependant, R. Guiraud. (1973), les associe à celles du Môle néritique
constantinois. À l’exception des Djebels de Guergour et de Anini qui apparaîssent en
fenêtre sous la nappe de Djemila, les formations allochtones Sud Sétifiennes, (au sens de
J. M. Vila, 1980), présentent une grande homogénéité de caractères et constituent un vaste
domaine d’écailles, développées entre Ain- Taghrout à l’Ouest et Ain- M’lila à l’Est. Elles
forment d’Ouest en Est et du Nord au Sud des alignements de reliefs de Koudiat Della,
des Djebels Zdimm, Youssef, Braou et Tnoutit, un peu plus au Sud les Djebels
Sekrine, Kalaoun, Tella et Tafourer à la bordure Nord du mont du Hodna ,
Agmérouel, Zana ,Hammam ,Messaouda, Mestaoua ,Azraouat, Tizourirt-Guedmane, et
Hamouda au Nord du mont du Belezma. Elle comporte des séries argilo-marneuses,
dolomitiques, calcaro-dolomitiques, de calcaires massifs et marneux dont l’âge va du Lias
à l’Eocène. La limite Jurassique-Crétacé est marquée par un Hard-ground à encroutements
ferrugineux. Les massifs de cette organisation présentent :

 Au Sud, ils recouvrent anormalement les plis emboutis de l’autochtone.

17
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Dans les Hautes Plaines Sétifiennes, ils présentent des accidents tangentiels
internes jalonnés de Trias ; ce sont les écailles sétifiennes. (J. Savornin, 1920).
 Au Nord, les Djebels Guergour et Anini qui apparaîssent en fenêtre sous la
nappe de Djemila. (J. M. Vila et M. Leikine ,1976).
 Á l’Est, les séries Sétifiennes s’intercalent entre l’unité néritique constantinoise et
les écailles atlastiques des Sellaoua. (W. Wildi, 1983).

b.1.2. L’organisation Constantinoise

Les séries de l’avant-pays allochtone constantinois présentent une


différenciation remarquable avec au Nord, les séries néritiques constantinoises et au
Sud, les séries de type Sellaoua.

a. Le môle néritique constantinois


Ce sont des formations carbonatées du Mésozoïque. (J. M. Vila, 1980).
Il correspond à des reliefs calcaires caractérisés par la tectonique cassante et des
plissements à grand rayon de courbure lors des phases tectoniques alpines. Ces
derniers constituent l’essentiel des massifs de Tadjenanet, d’Oued- Athménia, de
Constantine, de Aïn- M’lila, d’Hammam- Meskhoutine et de Guelma.

b. Le sillon écaillé de Sellaoua


Il est représenté par des formations allochtones à sédimentation argilo-
marneuse et marno-calcaire allant du Valanginien à la fin du Maestrichtien. Les
plissements datent de l’Éocène supérieur, les écaillages et les chevauchements du
Tortonien.

M. Chadi. (1991), propose un modèle pour l’organisation constantinoise dans


lequel les épaisses séries marneuses du Crétacé supérieur-Éocène des Sellaoua
représenteraient la couverture stratigraphique normale de la plate-forme constantinoise
(Figure I.7).

18
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.7. Coupe géologique schématique expliquant les relations structurales et


sédimentaires entre le Néritique et les Sellaoua. (M. Chadi et al, 1999 ; in : A. Mezerzi,
2015).

b. 2. Le domaine de l’avant- pays para-autochtone et autochtone

Les séries de l’avant- pays atlasique sont représentées d’Ouest vers l’Est par les
formations parautochtones et autochtones des monts du Hodna, du Belezma et de Batna,
le massif de l’Aurés, les Hautes Plaines d’Oum –El- Bouaghi et d’Ain- Beida et la vaste
zone des diapirs. (J. M. Vila, 1980). L’avant pays se distingue par des séries
sédimentaires mésozoïques très homogènes plissées et très épaisses de plateforme
subsidente, à intercalations gréseuses, entre le Berriasien et l’Albien (R. Guiraud, 1973; G.
Busson, 1974; L. Delfaud, 1974; J. M. Vila, 1980).

b. 2.1. Le parautochtone et l’autochtone Hodnéens

Les formations parautochtones sont représentées par la série renversée du col de


Tifelouine et les terrains du compartiment Nord des failles inverses d’El Bahira (Sud de
Salah- Bey), Djebel Hadjar- Labiod, Ain- Azel, et Djebel Gouzi.

Les formations autochtones des monts du Hodna correspondent à un domaine plissé


où se développent une série de petits massifs qui s’étendent sur une centaine de
kilomètres, d’Ouest en Est ; on distingue: Les massifs de Maadid, des Ouled-- Tebben,
de Hadjar Labiod, du Boutaleb, du Guetiane, du Fourhal et du Talkhempt. (Figure I.8) (A.
Boutaleb, 2001). Les séries mésozoïques et tertiaires autochtones des Monts du Hodna
constituent la plus grande portion de la transversale Sétifienne. Elles forment une bande
allongée d’Ouest en Est depuis le massif des Maadid jusqu’au Talkhempt. (A. Boutaleb,
2001).

19
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

Fi Figure I.8. Les principaux massifs des Monts du Hodna. (A. Khaldi, 1987).

Tout l’ensemble porte le nom de Monts du Hodna. Ils constituent une sorte de barrière
qui sépare les plaines Sétifiennes de la dépression récente et profonde du Hodna. Ils sont
formés par des roches carbonatées du Crétacé inférieur et supérieur, (calcaires, marno-
calcaires et dolomies) et constituent le début de l'Atlas saharien qui développe ses
grandes structures plissées et faillées jusqu'aux portes du désert. (A. Boutaleb, 2001).

b. 2.2. Les monts de Belezma

Les monts du Belezma ou monts de Batna forment deux grands ensembles : un


ensemble parautochtone, représenté par les écailles du Djebel Metrassi et la série renversée
d’El Guelaâ, et un ensemble autochtone dont font partie les chaînons des Djebel Bou
Ari, Bou Rhioul, Refaâ, le Ravin bleu ... (A. Boutaleb, 2001).

Les Aurès constituent l’autochtone le plus méridional sur ce tronçon de la chaîne


tellienne d’Algérie nord-orientale. Il appartient à l’Atlas saharien, limité au sud par «
la flexure sud atlasique » ou l’Accident sud atlasique qui le sépare de la Plateforme
Saharienne au Sud. L’Aurès comprend un ensemble de monts qui forment avec les
Nemenchas le prolongement oriental de l’Atlas Saharien. (A. Boutaleb, 2001).

b. 2.3. Les Monts de l’Aurès

Les Aurès constituent l’autochtone le plus méridional sur ce tronçon de la chaîne


tellienne d’Algérie nord-orientale. Ils appartiennent à l’Atlas Saharien, limités au Sud par « la
flexure sud atlasique » ou l’accident sud atlasique qui le sépare de la plate-forme saharienne
au Sud. La structure de ces massifs est bien connue depuis les travaux de (R. Lafitte, 1939).
20
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
Elle est représentée par des vastes plis plus au moins réguliers orientés Nord-Est
et Sud-Ouest, esquissés lors d’une phase tectonique post- Lutétienne ayant abouti à
l’émersion de ce relief.

I.7.2. Les phases tectoniques

La période prétectogénique a commencé dès le Trias, la chaîne alpine d’Algérie


s’est surtout structurée au cours des phases tectoniques tertiaires. La structuration du bassin
maghrébin est héritée d’une structuration ancienne. (R. Guiraud, 1973), il s’agit d’un ancien
accident fracturé profond coïncidant actuellement avec la flexure sud atlasique qui sépare la
plateforme saharienne stable des domaines de l’avant pays de la chaîne des Maghrébides. (R.
Guiraud, 1973 ; D. Bureau, 1984 et 1986).

I.7.2. 1. Les phases tectoniques mésozoïques

Depuis les anciennes travaux jusqu’à nos jours, les auteurs confirment que le
Trias correspond à une période de distension généralisée, accompagnée d’un volcanisme
basique contemporain à une sédimentation argilo-gypseuse dominante. (D. Bureau, 1970 ; R.
Guiraud, 1973 ; D. Aissaoui, 1984). Durant le Jurassique inférieur une subsidence
différentielle provoquée par la distension et qui continue jusqu’à la fin du Crétacé
inférieur marquée par une direction générale des structures E-W, caractéristique des
bassins maghrébins. (P. Deleau, 1938 ; G. Durozoy, 1960 ; C. Voûte, 1967).

Selon plusieurs auteurs, (M. Durand Delga, 1955 ; R. Guiraud, 1973 ; D. Obert, 1974,
M. Leikine et B. Velde, 1974), deux phases tectoniques sont localisées au passage Jurassique
–Crétacé et au Crétacé supérieur.

a. La phase du Jurassique supérieur


Elle est particulièrement marquée dans les Babors (M. Durand Delga, 1955 et D.
Obert, 1981) et dans l’Atlas Saharien. (N. Kazi Tani, 1970et 1986). Cette phase tectonique est
attestée par des discordances angulaires qui marquent la base du Crétacé inférieur (E. Ficheur
,1893 ; J. Savornin ,1904 ; M. Durand Delga, 1955).

b. La phase anté- Sénonienne


C’est une phase de compression associée à des plis E-W. (M. Durand Delga
,1955 ; P. Deleau, 1938). Dans l’avant- pays autochtone, la tectonique anté- sénonienne est
connue depuis les travaux de J. Bertraneu. (1952) dans le massif du Boutaleb et dans la
21
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
région du Hodna. Ultérieurement et dans le même secteur, R. Guiraud. (1990), montre
que cette phase est caractérisée par une compression NNW-SSE à sub- méridienne, et
d’après lui, il s’agit en général de bombements accompagnés parfois de cassures orientées
au NW au NE ou à l’ENE (Boutaleb, Khenchela). Certaines cassures ont permis à des
pointements triasiques de la mise en surface, comme le cas d’Annoual dans le Boutaleb. Les
structures issues de cette phase, sont souvent déversées vers le Sud, et sont liées à des
discordances, des lacunes et des intercalations détritiques comme le cas de l’ensemble
des massifs constantinois, (lacune régionale du Turonien supérieur et Sénonien inférieur),
décrit par G. Durozoy. (1960).

I.7.2. 2. Les phases tectoniques tertiaires

a. La phase fini-Lutétienne, (l’Éocène)


Cette phase compressive se situe vers la fin du Lutétien, c’est la phase
atlasique. ( (R. Guiraud, 1973), fini-Lutétienne (M. Durand Delga, 1955 et al), priabonienne.
(J.M. Vila, 1980). Elle marque la fin d’un grand cycle sédimentaire. (Y. Aris ,1994). Cette
phase aurait structuré la chaîne calcaire, les flyschs et les séries telliennes en lames ou en plis
couchés à vergence Sud (Figure I.9). Dans le domaine autochtone externe, elle est
manifestement la plus évidente, elle montre une direction de raccourcissement NW-SE.
(J. M. Vila, 1980).

b. Les phases du Miocène


En Algérie du Nord, il existe deux phases tectoniques compressives durant cet épisode
: une phase se situant au Miocène inférieur et une phase attribuée au Miocène
supérieur (Tortonien).

b. 1. La phase Miocène inférieur

Cette phase est caractérisée par une déformation compressive générale qui s’est
manifestée au Burdigalien à travers tout le Nord-Ouest de la marge de la plaque africaine (R.
Guiraud et al. 2005). La partie occidentale de la plaque d’Alboran continue sa migration vers
l’Ouest, pour entrer finalement en collision avec la marge rifaine de l’Afrique. Cette
migration contribue à l’ouverture du bassin Nord Algérien. (W. Wildi, 1983). Elle est
responsable des déformations suivantes :

 La mise en place des complexes volcano-plutoniques. (J. P. Bouillin, 1977).


 Des structures plissées, au sud du domaine kabyle. (J. M. Vila, 1980).
 Le bombement de l’aplomb de la Kabylie méridionale. (J. M. Vila, 1980).

22
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

23

Figure I.9. Localisation des structures et des formations imputables à la tectonique priabonienne (J. M. Vila, 1980)
In A. Mezarzi, 2015
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
b. 2. La phase alpine tangentielle Tortonienne

Pour J. M. Vila (1980), c’est la phase majeure Tortonienne à vergence sud qui
est responsable des vastes recouvrements anormaux impliquant les formations
postérieures au Burdigalien supérieur dont la nappe numidienne. Elle serait responsable
des grands chevauchements vers le Sud des unités méridionales à nummulites, des unités
Sud-Sétifiennes et des écailles de Sellaoua, ainsi que des plissements à axes E-W et la genèse
des plis emboutis dans les monts du Hodna. Selon le même auteur, cette phase est
responsable de la genèse de la nappe néritique constantinoise, des unités allochtones des
Sellaoua, de l’ensemble Sud-Sétifien et des unités méridionales à nummulites.

 I.7.2. 3. La tectonique récente


Cette phase tectonique post-nappes est responsable de l’orographie actuelle. C’est la Phase
post- Pontienne et post- Pliocène, (néotectonique). Elle a induit le comblement des bassins
Mio-Pliocènes, alimentés par la destruction des reliefs environnants. La tectonique récente,
(Figure I.10) est marquée par des déformations plicatives qui sont essentiellement localisées
dans les confins Algéro-Tunisiens et les monts de Souk- Ahras, la déformation des
dépôts villafranchiens et par l'effet des grandes failles verticales. Selon R. Guiraud. (1990),
cette phase est responsable de la mise en surface de certains pointements triasiques.

Dans le constantinois, J. M. Vila. (1980) et P. E. Coiffait. (1992), considèrent


que les formations liées à la tectonique récente sont représentées par des failles normales, de
directions variables, en bordure des massifs calcaires Jurassico-Crétacé.

I.8. La géologie locale :

I.8. 1. La stratigraphie des Monts du Hodna

La zone d’étude couvre deux domaines paléogéographiques, qui sont : le domaine de


la plate-forme Sétifienne au Nord et le domaine Hodnéen au Sud qui occupe méridionalement
la région de Sétif. (Figure.I.11).

D’après de nombreux auteurs. (J. Savornin, 1920; J. Glaçon, 1967; R. Guiraud, 1973;
J. M. Vila, 1980), deux ensembles sont à distinguer :

24
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

25

Figure I.10. Représentation schématique des principaux effets de la néotectonique. (J. M. Vila, 1980)
(In Mezarzi, 2015)
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

 Au Sud, l’autochtone essentiellement carbonaté, d’âge Jurassique et Crétacé,


représenté dans la partie des monts du Hodna par les Djebel Boutaleb et
Fourhal d’allongement ENE-WSW.
 Au Nord, le domaine des nappes de charriage avec l’ensemble allochtone Sud
Sétifien représenté du Sud au Nord par l’unité inférieure de Djebel Kalaoun et
l’écaille de Djebel Sekrine.
Les terrains et les structures entourant la zone d’étude (Figure.I.11) sont résumés
par plusieurs auteurs tels que : J. Glaçon. (1967) ; R. Guiraud. (1973) ; J. M. Vila. (1980).

I.8. [Link] terrains triasiques


Les affleurements triasiques de la région d’étude ont été décrits par plusieurs
auteurs : J. Savornin. (1920), J. Bertraneu. (1955), J. Glaçon. (1967), J. M. Vila.
(1980), R. Guiraud. (1990), A. Boutaleb. (2001), A .Mezerzi. (2015), etc.… Ils
correspondent aux formations les plus anciennes connues à l’affleurement dans la
région d’étude, Ils n’affleurent jamais en position stratigraphique normale, sous les
assises liasiques, mais, au contraire, ils se présentent en pointements diapiriques et en
lames injectées le long des accidents tectoniques, sans aucune stratification. Le
complexe triasique est constitué essentiellement d’argilites bariolées et gypse. Il s’agit
surtout d’argillites bigarrées, d’évaporites, de roches carbonatées, (calcaro-
dolomitiques, des cargneules, des grés et marnes bariolées), et des roches vertes.
Le Trias affleure en plusieurs endroits ; au Nord de Ain- Azel
(Koudiat -el -Bassour), au Nord-Est de Salah- Bey, (El Maafer), au front de
l’allochtone sud Sétifien (Draa- el- Djebbas), au Sud-Ouest de Salah- Bey
(El- Bahira), dans le massif du Boutaleb (Annoual, Bouich et El- Hamma), et
au Sud-Est de Ain- Azel le long de l’axe anticlinal Gouzi-Debba (diapir d’El
Gouzi).

I.8. 1.2. Ensemble parautochtone et autochtone Hodnéen

Les différents ensembles lithostratigraphiques représentés dans les monts du


Hodna, (Figure. I. 12), sont résumés d’après les auteurs suivants : J. Savornin. (1920),
J. Glaçon. (1967), R. Guiraud. (1990), J. M. Vila. (1980), A. Boutaleb. (2001). Les
formations de cet ensemble comportent des termes allant du Jurassique jusqu’au
Miocène.

26
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.11. Schéma structural de la région de Sétif montrant le cadre de la géologie régionale de la zone d’étude. (J. M. Vila, 1980)
27
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

28
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

 Le Jurassique : Les affleurements Jurassiques recouvrent des surfaces considérables


et sont surtout développés à l’Est de Ain- Azel. Ils sont essentiellement calcaro-
dolomitiques et représentés par les étages suivants :
 Le Lias : il est essentiellement calcaro-dolomitique en bancs massifs, mal lités
à algues. Au sommet, il devient plus fossilifère avec quelques niveaux de
calcaires à silex et des dolomies à nodules siliceux. Cette série affleure sur une
centaine de mètres d'épaisseur, il s'agit de Lias moyen à inférieur à Toarcien.
 Lias supérieur (Toarcien): le lias supérieur est représenté par des faciès
marneux à ammonites, ce sont des marnes jaunâtres grisâtres et blanchâtres
avec plaquettes calcaires et des marno-calcaires. Le toarcien ne dépasse pas
une vingtaine de mètres.
 Le Dogger : il est représenté par des calcaires noduleux rouges et des marnes à
ammonites. Ce sont d'abord une centaine de mètres de calcaires argileux,
surmontée par 40 mètres de couches marneuses, puis 50 mètres de dolomies et
enfin la série se termine par 40 mètres de formations marneuses à nombreuses
intercalations de calcaires à Bélemnites. L’épaisseur de l’ensemble varie de
200 à 300 mètres.
 Les formations crétacées
Le Crétacé affleure largement dans les monts du Hodna et constitue la couverture
normale des noyaux jurassiques, il est représenté par les termes suivants:
 Berriasien Sup-Valanginien inf. : cette formation est constituée
essentiellement par des calcaires marneux extrêmement fins, d’âge attribué au
berriasien supérieur à Valanginien inferieur grâce aux ammonites pyriteuses.
Le sommet s’enrichit en éléments détritiques.
 Le Valanginien : il est essentiellement marneux et à marnes
silteuses gris-verdâtres à rares intercalations de calcaires à la
base, pour devenir gréseux en bancs épais vers le sommet.
 L’Hauterivien : il est essentiellement dolomitico-gréseux et se caractérise par
l’apparition de calcaires dolomitiques. Il comprend des dolomies massives et rouges,
alternant avec des grès, des dolomies gréseuses plus ou moins quartzitique et quelques
niveaux argilo-marneux. Les dolomies sont souvent minéralisées en Pb-Zn-Fe (Menes,
Chaabat el Hamra, Kherzet Youcef et Kef Aoumar). La série néocomienne peut
atteindre 1000 mètres d’épaisseur.

28
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Dj. Kalaoun

Kef ej Djebes

Dj. Boutaleb Dj. Fourhal

29
Figure I.12. Carte géologique de la région d’étude, extrait de la carte géologique de Ain -Azel et Ain- Lahdjar, 1/50000

(J. M. Vila, 1980, modifiée).


Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Le Barrémien : il s’agit d’une série complexe et très variée, on y rencontre des
calcaires à lumachelles, des dolomies, des grès et des minces intercalations argileuses
ou marneuses. La série barrémienne se caractérise par la présence des lumachelles à
petites huitres à la base et par l’apparition des orbitolinidés au sommet. Elle atteint
près de 700 mètres d’épaisseur et affleure largement dans le massif de Hadjar Labiod.
À sa base, elle est définie par une faune supposée du Barrémien: Exogyra
boussingantti. (J. Glaçon, 1967); et à son sommet par le genre Puchelnicéres qui
marque l’Aptien inférieur. (R. Guiraud, 1973).
 L’Aptien inférieur : il s’agit d’une série à dominante marneuse avec des
intercalations d'argiles verdâtres dures, de petits bancs de grés et de calcaires marneux
à Orbitolines. C’est la formation « argilo-calcairo-gréseuse » au sens de R. Guiraud.
(1973), la série pouvant dépasser les 100 mètres d’épaisseur.
 L’Aptien supérieur ; il commence par une barre dolomitique de 10 à 20 mètres
d'épaisseur. (J. Glaçon, 1967), repère stratigraphique minéralisé, et se poursuit par des
calcaires en gros bancs bien lités, des argiles et des marnes. L’épaisseur de l’ensemble
varie de 300 à 350 mètres.
 Albien-Vraconien-Cénomanien inférieur : l’Albien inférieur n'a pas été caractérisé
dans les chaînons orientaux, il correspond à un hard-ground. Au Djebel Hadjar-
Labiod, le Vraconien repose directement sur l'Aptien supérieur ; il est constitué par un
ensemble de calcaires en petites dalles de grès et de marnes gréseuses jaunes. Au-
dessus, on a des intercalations de calcaires marneux en plaquettes et enfin au sommet,
le Cénomanien marneux, (inférieur) épais de 250 à 300 mètres avec une très riche
faune de Lamellibranches.
 Le Cénomanien supérieur et Turonien : À la base des calcaires dolomitiques à
rognons de silex clairs et à lits de chailles blanches ou beiges, c'est le Cénomanien
supérieur, (100 m).
 Le Turonien : il est également carbonaté, représenté par des marnes et des calcaires
dolomitiques à débris d’hippuritidés, dont l'épaisseur ne dépasse pas les 100 mètres.
 Le Sénonien :
Le Maestrichtien est transgressif dans la partie occidentale du Hodna, il correspond à
des calcaires gris compacts avec des intercalations marneuses. La faune y est
abondante avec des Oursins, des Inocérames, des Gastéropodes et de nombreux
Lamellibranches. Cette formation a une épaisseur de 150 à 200 mètres et elle est
constituée de calcaires massifs. Les calcaires du Maestrichtien sont bioclastiques à

30
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
débris de bryozoaires et échinides. Le Coniacien et le Santonien sont nombreux, ils
deviennent ensuite calcaires. La limite Santonien-Campanien est caractérisée par un
niveau calcaire peu épais à Inocéramus régularis très constant. Le Campanien est
marneux ou à calcaires crayeux à faune très abondante, (Ammonites, Oursins, Huîtres,
Plicatules), à l’Est, il ne présente que des Foraminifères.

Figure I.13 Colonne


lithostratigraphique des
massifs des Monts du Hodna.
(Compilation faite par A.
Boutaleb, 2001 à partir des
travaux de J. Glaçon, 1967; R.
Guiraud, 1973; J. M. Vila, 1980)

 Le Tertiaire
 Le Paléocène Eocène
Les formations du Paléocène-Eocène n’affleurent que sur des surfaces réduites
autour des massifs occidentaux, (Maadid et Ouled- Tebben). Le Tertiaire débute par des

31
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
marnes sombres attribuées au Dano-Montien. Localement s’intercalent des lumachelles à
Cardita beumonti, Exogyra overwegi. Plus haut se situe un repère à Ostréa aucapitenei. La
microfaune comprend beaucoup de formes benthoniques à côté de Globigérines cf. belli et
Globorotalia Velascoensis. L’Eocène calcaire est constitué essentiellement par des
calcaires à silex et des niveaux phosphatés. Ces derniers, d’aspect souvent
conglomératique peuvent renfermer d’abondants petits galets de silex. Ces niveaux livrent
une abondante faune de vertébrés et surtout des sélaciens comme Myliobatis dixoni et
Lamna oblique. Au sommet de cette série un repère à nodules de calcédoine et géodes de
quartz. La série débute par une couche bréchoïde phosphatée qui repose directement sur le
Crétacé supérieur. Le Lutétien supérieur débute par des niveaux dolomitiques massifs
surmontés par une série de calcaires grisâtres à jaunâtres lités, marneux ou gréseux,
souvent plus ou moins dolomitisés, alternant avec des marnes grises ou verdâtres. Certains
niveaux sont pétris de Thersithéa ponderosa, Hemithersthéa maroccana et Hedbergella
ventricosa.
 Le Miocène
Il est marin, transgressif. Le Miocène débute par des poudingues rouges et des grès
à Pectinidés et Lithothamniée. Les poudingues remanient de gros blancs d’Éocène à silex
et de Crétacé supérieur, (calcaires à Orbitoides et Laffitéines). Au-dessus, une centaine de
mètres de calcaires gréseux fauves ou roux à Pecten convexior, P. josslingi et Ostrea
crassissima représentant le Burdigalien supérieur. Au-dessus, une puissante série
marneuse se développe, surtout sur les périphéries du Boutaleb.

I.8. 1.3. Séries à Jurassiques intermédiaires de l'unité inférieure de Djebel Kalaoun


Cette unité constitue l’essentiel de la masse de Djebel Kalaoun à l’Ouest de Beida- Bordj.
Elle comporte les termes suivants : (Figure I.14) :

 Jurassique dolomitique
Il s’agit de dolomies grises ou noires d’épaisseur d’environ 100 mètres, ces dolomies
constituent le cœur de l'anticlinal de l’unité inférieure et identique à celles de l’ensemble Sud
Sétifien.

 Le Malm : Le Malm est représenté par quelques mètres de biomicrites à


Calpionelles. La base de la série est constituée par des calcaires fins à
radiolaires et saccocoma, il peut s’agir de Kimméridgien ou Portlandien.
L’ensemble ne dépasse guère une dizaine de mètres.
32
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
 Néocomien
Il s’agit d’un ensemble bien lité de calcaire fin en petits bancs de 5 à 60 cm dont
l'épaisseur est de 150 à 200 mètres. Ces calcaires sont à patine claire, blanche ou jaunâtre; la
cassure présente la même couleur de patine. Comme faune on a les Tintinnopsella Longa,par
ailleurs Calpionellites Darderi ont daté le Valanginien inférieur, le Berriasien a été daté par
Tintinnopsella Carpathice.

Figure. I.14 : Log lithostratigraphique de l’écaille inférieure de Djebel Kalaoun. (J. M. Vila, 1980).

I.8. 1.4. Ensemble allochtone Sud-Sétifien


Il compose les séries des Djebels ; Sekrine, l’écaille d’Ain- Lahdjar, Koudiat- Tella et
séries supérieures du Djebel Kalaoun. Cet ensemble comporte des formations allant du
Jurassique jusqu’au Miocène. (Figure I.15).
 Les formations Jurassiques
Le Jurassique comporte les termes suivants :

33
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
 Le Lias : Le Lias dolomitique affleure au Djebel Tafourer, au Djebel Sekrine et au
Djebel Youssef. Parfois, il correspond à une mince série argilo-marneuse qui
recouvre un ensemble dolomitique assez épais. Il peut dépasser une centaine de
mètres d’épaisseur.
 Le Dogger : Il a été reconnu au Djebel Sekrine et au Djebel Tafourer. Cette série
est constituée par des lentilles de calcaires gris en petits bancs à grains fins qui
auraient livré des débris d’Ammonites. En lames minces leur faciès à « Filaments
» a permis à J. M. Vila, (1980) de leur attribuer un âge Dogger.
 Le Jurassique dolomitique indifférencié : C’est une série dolomitique qui
envahit la série supra-Liasique, ailleurs elles s’intercalent entre le lias daté et le
Jurassique supérieur, donc elles peuvent représenter la totalité du jurassique moyen
et supérieur ou le jurassique moyen seulement.
 Le Malm : Il s’achève dans beaucoup d’endroits, (Dj. Youssef, Dj. Sekrine) par
des calcaires massifs gris en gros bancs dont l’épaisseur totale est de 80 mètres à
Djebel Youssef. La datation de cet ensemble calcaire repose sur la présence dans
les niveaux les plus élevés de gros débris de Lamellibranches, de Polypiers,
Clypéina jurassica qui indique le Jurassique terminal.
 Les formations crétacées : les séries du Crétacé sont représentées par :
 Le Néocomien : Le Néocomien représente un nouvel épisode argileux ou
marneux. Il affleure largement dans l’ensemble allochtone Sud Sétifien.
L’épaisseur de cette série est d’une centaine de mètres.
 Le Valanginien a livré des Ammonites, (Djebel Sékrine), dans les
chaînons du Sud-Est Sétifien, y a été récolté une faune à Exogyra couloni
et des Térébratules. L’Hauterivien contient une microfaune à Lenticulina
schreiteri. La série Néocomienne commence presque toujours par un hard-
ground.
 Le Barrémien : il correspond à une série complexe composée de
calcaires, dolomies et des grès avec de minces intercalations argileuses ou
marneuses. Il affleure pratiquement dans tous les massifs qui constituent
l’ensemble allochtone Sud Sétifien, néanmoins son épaisseur augmente du
Nord au Sud, (de 100 à plus de 500 mètres). La partie inférieure de cette
série a livré des Salpingoporella dinarica, Orbitolinopsis capuensis,
Choffatella decipiens. Le sommet de la série contient des niveaux à

34
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
Palorbitolina lenticularias, Néotrocholina friburgensis, Palaeodictyoconua
arabicus qui indiquent le Barrémien supérieur. (R. Guiraud, 1973).
 L’Aptien : l’Aptien débute par un mince repère où dominent les marnes jaunâtres
très caractéristiques de l’Aptien inférieur datées grâce à la présence de
Palorbitolina lenticularias et de Glavelinella flandrin. Ces marnes ne dépassent
guère les 60 mètres d’épaisseur. Il est surmonté d’un ensemble calcaire en gros
bancs à Orbitolines, de calcaires grossiers ou noduleux à Nérinées, de biosparites
à Rudistes avec de minces intercalations marneuses. Cette épaisse formation de
250 à 300 mètres n’afleure que dans les massifs septentrionaux et contient une
association à Orbitolina subconcava, Cunéolina laurentii, Sabaudia minuta, des
milioles et Ovaléolina reicheli.
 L’Albien-Vraconien : l’Albien et le Vraconien correspondent à un ensemble
d’une épaisseur de 100 à 200 mètres à dominance marneuse dont le sommet peut
représenter le Cénomanien inférieur. Les intercalations à Pithonella ovalis et
Favusella washitensis indiquent l’Albien supérieur et le Vraconien.
 Le Cénomano-Turonien : cette formation, d’épaisseur de 100 à 150 mètres,
est représentée par une barre carbonatée qui débute par des niveaux dolomitiques
ou par des biosparites à Orbitolina conica. Elle s’achève par des calcaires
micritiques avec des faciès à Foraminifères benthiques.
 Le Sénonien
 Le Sénonien inférieur : il a été reconnu à l’Ouest du Djebel Zdimm, où il
débute par un hard- ground et ne comprend qu’une dizaine de mètres de
marnes sombres.
 Le Sénonien supérieur : il n’affleure qu’au Nord du Djebel Sekrine, au
Djebel Kalaoun, au Chouf Et Tine et à la Koudiat Tella. Il est constitué par
des barres calcaires rousses bien datées du Maestrichtien au Chouf et Tine.
La série a une épaisseur qui varie de quelques mètres à 200 mètres.
 Le Tertiaire : Le Tertiaire comporte les termes suivants :
 Paléocène-Éocène : Dans la partie centrale de l’allochtone Sud
Sétifien au Chouf-Tine et à Koudiet Tella, cette formation est
constituée de 10 à 20 mètres de marnes à débris d’Exogyra overwegi
ou à Globigérina pseudobulooides et à nombreux Ostracodes.
L’Eocène calcaire du Sud Sétifien est caractérisé par quelques mètres

35
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
de calcaires clairs à silex, qui renferment d’abondants débris de
Gastéropodes silicifiés et Hemithersithea ventricosa. Ce sont des
biosparites à débris d’Echinodermes, de phosphates, à rares galets,
silex et grains de quartz. Ces calcaires affleurent au Chouf et Tine.
Des faciès identiques existent près de Beida- Bordj, du Djebel
Tafourer et d’Oum- el- Adjoul
 Le Miocène
Le Miocène est constitué de conglomérats rougeâtres à la base qui
ravinent largement son substratum; viennent ensuite des calcaires gréseux roux
et des marnes. Il affleure sur le versant Sud du Djebel Sekrine où la
discordance avoisine 30o et atteint le Barrémien. Les niveaux marneux
remanient en abondance les microfaunes du Sénonien et de l’Éocène; les
nombreux Foraminifères benthiques qu’ils renferment indiquent qu’il s’agit au
moins du Burdigalien.
 Les formations du Plio-Quaternaire :
Dans le Hodna, le Pliocène est généralement concordant sur le Miocène. La
série est d’abord détritique, à affinité deltaïque, puis marneuse et enfin envahie à son
sommet par de nouveaux apports conglomératiques. Le Quaternaire est
essentiellement représenté par des dépôts de pente à recouvrements détritiques et de
terres arables au pied des reliefs. Ils peuvent se raccorder à des glacis des hautes
plaines et des terrasses anciennes étagées des basses plaines entre Ouled Tebbene et
Djebel Boutaleb.

 Glacis des hautes plaines: ces glacis sont représentés principalement par un matériel
clastique anguleux et plus grossier au voisinage des montagnes. Il devient très
fragmentaire vers le bas. Ce matériel est constitué de cailloux, de gravier et de
quelques blocs à remplissage limono-argileux.
 Terrasses des basses plaines: dans les basses plaines, c’est la fraction fine qui
prédomine; elle est composée d’argiles, de limons et des sables avec graviers
disséminés dans les différentes couches.

36
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I.15. Corrélation des séries typiques de l’ensemble allochtone Sud-Sétifien. (J. M.
Vila, 1980)

I.8. 2. La tectonique des monts du Hodna


Dans les Monts du Hodna se distinguent deux unités tectoniques séparées par le front
Sud-Sétifien. (Figure I.16).
 L’allochtone Sud Sétifien au Nord, constitué d’un vaste empilement d’écailles limitées
par des cisaillements. (J. M Vila, 1980).
 L’autochtone Hodnéen au Sud, dont fait partie le Djebel Hadjar- Labiod est affecté
essentiellement par trois structures tectoniques liées à l’orogenèse Alpine qui sont :
37
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

Figure I.16 : Coupe interprétative au 1/50.000. (Extrait de la carte géologique de Ain- Azel au 1/50.000. D'après J. M. Vila ,1977). 38
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

a. Les failles :
L’analyse du réseau de failles permet de distinguer plusieurs familles
d’accidents tectoniques qui affectent les terrains carbonatés du Jurassique et du
crétacé. Il s’agit :
 Des failles de Direction NE-SW et NW-SE très nettes au Djebel Boutaleb et
Djebel Hadjar Labiod ;
 Des failles de direction EW de plus grande importance affectant surtout les
formations de Djebel Hadjar Labiod et Djebel Fourhal. Elles se sont formées lors du
plissement au moment de la formation du grand anticlinal du Hodna.
 Une faille importante de direction N-S, (faille de Kherzet- Youssef) affectant le
crétacé du Djebel Hadjar Labiod sur son flanc Est. (Figure I.18).
b. Les plis :
Les plis ont généralement une orientation E-W. La direction WNW-ESE
correspond à des synclinaux à larges rayons de courbure, représentant l ‘ensemble de
hauts reliefs avec des axes de direction :
 NW-SE tels que ceux observés au niveau du Djebel Sekrine, Djebel Kalaoun,
Djebel Gouzi et Djebel Fourhal. (Figure I.17).
 NE-SW rencontrés au niveau de Djebel Hadjar- Labiod et Djebel Boutaleb.
c. Les relations du Trias
Le Trias se localise en grande majorité sur les lignes de dislocation, leur
relation structurale est bien différente. Au front de chevauchement, les affleurements
triasiques de Koudiat el Bassour, el Maafeur et de Draa el Djebbas laissent supposer
qu’ils auraient joué le rôle d’une semelle de glissement des nappes vers le Sud (A.
Mezerzi, 2015). En ce qui concerne les masses triasiques d’El Gouzi et du massif du
Boutaleb, ils sont situés sur de vastes failles, et son origine est clairement à la base
des sériés Hodnéennes. (J. M. Vila, 1980), ce sont de vraies structures diapiriques.
(J. Bertraneu, 1955 et J. Glaçon ,1967). La mise en place du Trias est liée
principalement à des contraintes compressives de direction N-S (R. Guiraud, 1973),
c’est à dire à la phase Priabonnienne et la phase Tortonienne.
I.8. 3. Les phases tectoniques
La configuration structurelle actuelle de la région d’étude a laissé apparaître les traces de
plusieurs phases tectoniques du cycle alpin. Les principales phases tectoniques qui sont à
l’origine de ce dispositif structural actuel sont :

39
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

 La phase anté- Sénonienne : Cette phase est connue dans le massif du Boutaleb
depuis les travaux de J. Bertraneu (1952). R. Guiraud (1990), et qui montre que cette
phase est caractérisée par une compression NNW-SSE à sub méridienne et d’après lui,
il s’agit en général de bombements accompagnés parfois de cassures orientées au NW
au NE ou à l’ENE (Boutaleb). Certaines cassures ont permis à des pointements
triasiques de la mise en surface (d’Annoual et El Hammam) dans le Boutaleb.
 La phase fini-Lutétienne : Cette phase compressive se situe vers la fin du Lutétien,
c’est la phase atlasique (R. Guiraud, 1973), et la phase priabonienne à vergence sud au
sens de J. M. Vila (1980). Cette phase aurait structuré les séries hodnéennes en plis et
montre une direction de raccourcissement NW-SE. (J. M. Vila, 1980). Elle est marquée
par l’arrêt des séries à la fin de l’Eocène. L’Oligocène qui y fait suite ne reflète plus du
tout l’appartenance à une quelconque unité.
 La phase du Miocène basal : Cette phase marquée par un hiatus dans la
sédimentation, lequel n’est rompu que par la transgression du Burdigalien supérieur.
Dans certains secteurs, ce Burdigalien fossilise des structures plissées à flancs verticaux
évoquant des plis coffrés au Sud du Djebel Sekrine.
 La phase Alpine : elle est responsable des grands chevauchements méridionaux où le
Miocène est largement impliqué. C’est la phase Tortonienne qui est responsable des
torsions d’axes, décrochements, des plissements à axes E-W et la genèse des plis
emboutis des monts du Hodna.
 La tectonique récente : elle est responsable de l’orographie actuelle et la
montée récente des gypses triasiques de Guellal. (J. M. Vila ,1980). Ainsi,
elle est responsable des accidents cassants traversant d’Est en Ouest la
partie méridionale de Djebel Sekrine et qui on fait rejouer les décrochements
de même direction du Djebel Hadjar Labiod.

40
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre

Figure I .17. Coupe interprétative au 1/50.000, (Extrait de la carte géologique de Ain- Lahdjar au 1/50.000. J. M. Vila ,1977). 41
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

Figure I.18 : Coupe géologique schématique de la région de Kherzet -Youcef.(J. Glaçon, 1956), in L. Attoucheik, 2006

42
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
I.8. 4. La géologie locale

Les deux aquifères en question ont été captés dans le gisement de Chaabet el Hamra.
Sa stratigraphie est caractérisée principalement par les dépôts du Crétacé, dont l’Hauterivien
présente le plus grand intérêt, car il renferme la minéralisation. La carte géologique de ce
secteur a été levée par l’E.R.E.M (1992). (Fig. I.19).

Légende

Néogène
Aptien supérieur
Barrémien moyen
Barrémien inférieur
Hauterivien supérieur
Hauterivien inférieur
Valanginien
Faille
Courbes de niveau

Figure I.19. Carte géologique du gisement de Chaabet el Hamra


(e : 1/2000, E. R. E. M, 1992, modifiée)

I.8. 4. 1 La stratigraphie du gisement de Chaabet el Hamra, (Figure I.20)

a. Valanginien [épaisseur: 150 à 220m]: Les dépôts du Valanginien (stériles) affleurent


à l’Est de la faille orientale et à l’Ouest du gisement et sont représentés par une alternance

43
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
d’aleurolites grises avec des grés quartzeux gris clair, des dolomies gréseuses et
argileuses, des calcaires et des marnes gris-verdâtres.
b. Hauterivien [épaisseur: 150 à 200m]: La minéralisation zincifère d’intérêt industriel
est localisée dans la partie inférieure de l’Hauterivien, dont la puissance varie de 100 à
150 m. Cet étage est subdivisée en deux (02) niveaux :
b. 1. Hauterivien inférieur:
Ce niveau, d’une puissance totale variant de 70 à 120 m, est à son tour divisé en
trois (03) termes :
1- Composé de dolomies grises massives, à grains fins, parfois gréseuses,
souvent à petites inclusions et nodules, de couleur blanchâtre, et parfois de
calcarénites noires dans la partie supérieur de 2 à 5 m du toit ; ce terme est
discontinu et son épaisseur est de 1 à 2 m.
2- Représenté par une superposition, de bas en haut, de marnes gris-verdâtres
(0,5 à 2 m), d’aleurites gris-brun (2 à 5 m), de dolomies grises (2 à 10 m), de
dolomies gréseuses (3 à 8 m) et de marnes bariolées (5 à 10 m).
b. 2. Hauterivien supérieur :
Ce niveau, d’une puissance globale variant de 80 à 120 m, est subdivisé en cinq- (05)-
termes :
1- Formé de grés, parfois en alternance avec des argiles, de marnes et aleurolites
verdâtres, avec toujours à la base de l’alternance un niveau calcaire gris-clair,
dont une partie, de 1 à 3m d’épaisseur, est dolomitisée.
2- Représenté par des dolomies massives à grains fins plus ou moins
hématitisées.
3- Représenté par un calcaire gris argileux, (parfois renfermant des passées argilo-
marneuses ou siliceuses), dont l’épaisseur varie de 10 à 15 m.
4- Constitué de dolomies à grains fins, de couleur gris-brun, souvent argileuses,
dont la puissance totale varie de 15 à 20 m.
5- Caractérisé par une irrégularité de composition et de puissance ;
essentiellement représenté par des calcaires gris en alternance grossière avec
des marnes et des aleurolites ; dans la partie inférieure de ce terme, les
calcaires sont remplacés par des dolomies recristallisées.

c. Barrémien [épaisseur: 300m] :

44
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
Il est développé au Nord-Ouest et au Sud du gisement, et il est subdivisé en deux -
(02)- niveaux :

c. 1. Barrémien inférieur (B1) : Ce niveau est à son tour divisé en trois (03)
termes :
1- Formé essentiellement par des grés et des dolomies gréseuses parfois argilo-
bitumineuses, avec une fine dissémination de pyrite et de passées de dolomies
légèrement oxydée ; la puissance de ce terme varie de 40 à 60 m.
2- Constitué par une alternance de dolomies marneuses massives, de marnes et de
calcaires marneux ; sa puissance varie aussi de 40 à 60 m.
3- Représenté par des dolomies massives à grain fins, avec des fissures remplies
d’oxydes et de calcite, et une puissance variant de 15 à 20 m.
c. 2. Barrémien supérieur (B2) : Ce niveau est subdivisé en quatre (04) termes :
1- Représenté par des dolomies gréseuses, massives à grains fins ou moyens, avec
souvent des fissures remplies par la calcite et, vers la fin du terme, par la pyrite
disséminée ; la puissance de ce terme varie de 20 à 30 m.
2- Formé de grés brun, avec une alternance d’aleurolites et d’une dolomie très gréseuse,
et, en fin d’intervalle, un aspect broyé de la roche. La puissance du terme varie de 30 à
40 m.
3- Constitué d’une alternance de dolomie gréseuse, de grès bruns et d’argiles verdâtres,
(dolomies et grés compacts, massifs et légèrement hématitisés). Sa puissance varie de
60 à 130 m.
4- Formé de dolomies gréseuse et argileuse et de calcaire brun-violet, avec des passées
d’argile verdâtre. Sa puissance est d’environ 60 m.
d. Aptien :
Les formations aptiennes ont été rencontrées par certains sondages au Nord-Ouest du
champ minier sous le Miocène et le Quaternaire. Elles sont représentées par une alternance de
calcaires gréseux et grès calcaireux avec des passées de calcaires très fins et des grès friables.
e. Miocène :
Le Miocène existe à 1200m d’altitude- (Chouf Bou Arket)- et est discordant sur
l’Hauterivien. Il est constitué par des brèches à la base, des calcaires blancs, gris et de
calcaires gréseux au sommet. (J. Glaçon, 1967).

45
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------

Figure I.20. La colonne


lithostratigraphique du gisement de
Chaabet- el- Hamra, (E.R.E.M, 1992).

46
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
c. Quaternaire (Q):
Il se résume dans des débris de roches en place sous forme des dolomies, calcaires, grès
avec un ciment argileux.

I.8. 5. La tectonique du gisement de Chaabet el Hamra


Le gisement de Chaabet el Hamra est situé dans la partie Sud-Ouest de la terminaison
périclinale de la grande structure en horst anticlinal de Rahbet, district de Fourhal.
Selon l’EREM (1992) et d’après le caractère du plissement, le gisement est subdivisé
en trois (03) gros blocs: Est, centre et Ouest.

a. Le Bloc Est:
Trois (3) côtés de ce bloc sont limités par des failles, (la faille Est en Est, la faille
Latitudinale au Nord et Nord-Ouest et les failles Ouest et Sud en Ouest), tandis que le côté
Sud est ouvert et se trouve en contact avec les calcaires du Néogène.
Sur le plan structural, le bloc représente un brachyanticlinal et le pendage des flancs du
pli est : 10° à 15° NE et 15° à 20° SW. Le pli est compliqué par des accidents cassants :
 La faille Sud : de direction latitudinale dans le flanc Sud-Est du brachyanticlinal,
c’est une faille normale à rejet vertical de 100 à 120 m avec un pendage au Nord
inférieur à 65-75°. Cette faille a soulevé ce bloc. (J. Glaçon, 1967).
 La faille Diagonale : elle s’étend vers le Nord-Est sub-parallèlement au plan axial.

b. Le bloc Centre:
Il a la forme d’un coin, dont l’angle aigu est formé par le raccordement des failles
centrale et latitudinale dans la partie Est. La partie opposée du coin s’en va en
s’élargissant à l’Ouest du gisement. Sur le plan structural, le bloc Central est plus
compliqué. Dans son ensemble, le coin représente un Graben à amplitude d’affaissement
de 15 à 20 m.
c. Le Bloc Ouest:
Il est localisé au Nord-Ouest de la faille centrale et se trouve limité par des
dislocations cassantes Ouest, Sud et latitudinale.
 La faille centrale : c’est une faille normale qui s’étend de l’extrémité Nord jusqu'à
l’extrêmité Sud, avec un pendage au Sud-Est inférieur à 70-75° et un rejet vertical

47
Cadre Géologique -------------------------------------------------------------------------
de 10 à 15 m dans sa partie Nord-Est. Elle coupe un chevauchement à pente douce.

 La faille latitudinale : c’est une faille normale dérivée de la faille centrale. Elle se
prolonge à l’Ouest au-delà du gisement, avec un pendage au Nord de 75 à 80° et un
rejet vertical de 10 à 20 m.
 La faille Est : dérivée aussi de la faille centrale, cette faille normale est orientée
vers l’Est, de direction subméridienne, avec une amplitude verticale du rejet de 80
m, voire de 100 m suivant le plan de faille, et un pendage Sud-ouest inférieur à 65-
70°.
 La faille Ouest : cette faille normale se dégage du dessous du dépôt quaternaire,
bordant le flanc Sud-est du brachyanticlinal du bloc Est, et change de direction
jusqu’à 300°, se faisant couper par la faille latitudinale ; c’est une faille en escalier
formant des plaques, des coins, dans une zone d’environ 70 m de large, et le pendage
est à l’Est inférieur à 70-85°, tandis que les rejets verticaux atteignent 10 m.

L'étude de la fracturation qui affecte la région de Chaabet- el- Hamra est faite grâce
au relevé de plusieurs directions de failles à partir de la carte de réseaux de faille, déduite de
la carte géologique du gisement, permet la réalisation d’un diagramme de rosace. (Figure I
.21).

Fig. I. 21. Rosace du gisement de Chaabet el Hamra

L’interprétation de la rosace directionnelle montre que les failles s’organisent selon les
directions majeures suivantes: N010, N060, N100, N140.
48
----------------------------------------------------------------------Premier chapitre
I.9. Conclusion :

Le gisement de Chaabet el Hamra qui occupe le Sud-Ouest de la terminaison


périclinale de la grande structure en horst anticlinal de Rahbet, district de Fourhal, (l’un des
Monts du Hodna) dans la région de Ain- Azel, au Sud de Sétif, appartient aux zones externes
du tronçon Nord oriental de la chaîne des Maghrébides de l’Afrique du Nord. Précisément, Il
fait partie du domaine autochtone et para-autochtone Hodnéen.
Il est constitué essentiellement par des formations sédimentaires de Crétacé inférieur
recouvertes par du Miocène discordant. Il s’agit des dolomies gréseuses et argileuses, des
argiles, des marnes et des calcaires…

Il se caractérise par une tectonique de type cassante représentée par des failles
normales qui perturbent la lithologie du secteur.

Cette approche géologique a permis de définir la nature lithologique des terrains qui
sont favorables aux développements d’éventuels aquifères, et d’après la description
géologique, les formations du Barrémien et de l’Hauterivien pourraient constituééss des
aquifères.

49
DEUXIÈME
CHAPITRE
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

II.1. Introduction :
Avant d’aborder l’étude hydrogéologique du secteur étudié, une étude hydrologique
s’avère nécessaire, puisque cette dernière est la science qui étudie le cycle de l’eau et son
évolution à la surface de la terre. Elle permet donc de quantifier l’eau qui alimente les nappes
d’eau souterraines.
Cette étude est basée sur le bassin hydrographique et qui est par définition un espace
géographique dont les apports hydriques naturels sont alimentés exclusivement par les canaux
ou en matières solides transportés par l’eau forment, en un point unique dans l’espace, une
embouchure ou en un exutoire.
Généralement, un bassin versant est déterminé par sa morphologie, et essentiellement par les
lignes des crêtes topographiques et de partage des eaux.

De par la nature et le sens d’écoulement des oueds, l’Est algérien juxtapose deux
grands types de bassins hydrographiques. ([Link].1), (A. Mebarki, 2005).

Figure II.1 : Bassins hydrographiques de l’Algérie orientale. (A. Mebarki, 2005).

50
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
 Au Nord, des bassins à écoulement exoréique, (les oueds se jettent dans la
mer Méditerranée), et à régime quasiment pérenne : Côtiers constantinois
(11570 km2), Boussellam, affluent de l’oued Soummam (5 010 km2), Kébir-
Rhumel (8 815 km2), Seybouse (6 475 km2) et Medjerda (7 785 km2). (A.
Mebarki, 2005).
 Au Sud, des bassins à écoulement endoréique, (les oueds se jettent dans des
dépressions fermées) et à régime quasi-temporaire : les Hauts Plateaux
constantinois (9 578 km2), le bassin Nord-Est du Chott Melrhir, (près de 28 000
km2 pour une superficie totale de 68 751 km2), et le bassin Est du Chott Hodna
(autour de 13 000 km2 pour un total de 25 843 km 2), (A. Mebarki, 2005).

II.2 Le bassin versant de la zone d’étude:

La dépression de Ain- Azel fait partie d’un vaste bassin hydrologique qui s’étale sur
9578Km² depuis la région de Ain- Beida à l’Est à celle d’El-Eulma à l’Ouest. Il est limité par
le 35ème parallèle au Sud et par le parallèle 36°N au Nord.
L’Agence Nationale des Ressources Hydriques (A.N.R.H) lui attribue le N° 07 sous le nom
des hauts plateaux constantinois.
La plaine de Ain- Azel occupe le sous-bassin (s/ BV) le plus occidental codé 07-01. (Figure
II.1)
II.3 Étude morphométrique :
L’étude morphométrique du bassin versant repose sur les mesures et les calculs
géométriques des différents paramètres morphométriques. (Surface, altitude, pente…).
Ces paramètres obtenus à partir des données topographiques nous permettent d’avoir une
idée sur la forme du bassin versant, son relief, son régime et même l’ordre des cours d’eau.
II.3.1 Les caractéristiques morphométriques du sous- bassin:
La forme des bassins versants est importante à étudier, car elle conditionne
directement le temps de réponse du bassin versant aux précipitations, c’est-à-dire la durée du
ruissellement de surface et le temps de parcours à travers le réseau de drainage.
II. 3.2 Indice de compacité ou coefficient de Gravelius (Kc):
C’est la forme du bassin versant qui conditionne le temps de la concentration des eaux à
l’exutoire de ce dernier. En effet, un bassin versant qui possède une forme allongée ne réagira
pas de la même manière qu’un autre qui a une forme plus compacte.

51
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

Figure. II.2 Le bassin versant


des hauts plateaux constantinois.

52
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
Alors, la forme des bassins versants est exprimée par l’indice de compacité de Gravelius Kc,
qui correspond au rapport du périmètre P du bassin, (Sous-bassin) à celui d’un cercle ayant la
même surface.

𝐊𝐜 = 𝟎. 𝟐𝟖 …………..(Eq.1)

 Kc: Indice de compacité de Gravelius ;


 P: Périmètre du sous- bassin versant à étudier;
 A: Superficie du sous- bassin versant à étudier;

(La surface et le périmètre sont deux paramètres principaux, ils s’obtiennent par planimétrie
sur la carte topographique après le tracé des limites du bassin versant à étudier sous ArcGis.
La surface s’exprime en Km² et le périmètre en Km).

Tableau II.1. L’indice de compacité de Gravelius Kc du sous-bassin de la région d’étude.

A (Km²) P (Km) Kc

584, 76 112 1, 29

 On remarque que la valeur du Kc, (indice de compacité), est supérieure à 1,12, ce qui
permet de dire que la forme du bassin versant de la région étudiée est allongée.

 du point de vue hydrologique, la durée de ruissellement de surface ou le temps de


parcours à travers le réseau de drainage sera plus lent par comparaison avec un bassin
ramassé.

II. 3.3 Recherche d’un modèle de représentation:

 Les dimensions du rectangle équivalent, (Rectangle du Gravelius):

Cette notion introduite par L. Roche (1963), permet la simple comparaison des bassins
versants entre eux en ce qui concerne l’influence de leurs caractéristiques sur l’écoulement.
Le contour devient un rectangle de même périmètre, les courbes de niveau des droites
parallèles au petit côté du rectangle, l’exutoire l’un des petits côtés du rectangle appelé,
« Rectangle équivalent ».

Si l’indice de compacité de Gravelius Kc est supérieur ou égal à 1.12 (Kc ≥ ), les


dimensions du rectangle équivalent seront obtenues à l’aide des deux relations suivantes:

𝐊𝐜√ 𝟐
= [ √ ( 𝐊𝐜 ) ]…………( Eq. 2)
𝟐

53
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

𝐊𝐜 √ 𝟐
= [ √ ( 𝐊𝐜 ) ]…………( Eq. 3) Tel que:
𝟐

 Kc: l’indice de compacité de Gravelius,


 A: la superficie du sous- bassin versant à étudier,
 L: la longueur du rectangle équivalent,
 l: la largeur du rectangle équivalent.

Le tableau II.2 qui suit récapitule la simple application numérique des deux relations
précédentes:

[Link].2. Les dimensions du rectangle équivalent du sous- bassin 07-01


A (Km²) Kc L (Km) l (Km)
584, 76 1, 29 41. 6 14. 03

II.3.4 Caractéristiques des altitudes:


Les variations d’altitudes à l’intérieur du bassin versant, (Figure II.3) jouent un rôle très
important dans la répartition spatiale des éléments climatiques et le taux de concentration.

Fig. II.3 L’orographie du sous- bassin versant de la zone d’étude.


54
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
Le portrait le plus précis des altitudes est représenté par la courbe hypsométrique,
(Figure II.4). Cette courbe exprime la répartition de la surface du B.V par tranches
d’altitudes. Le tableau suivant montre la répartition altimétrique.

Tableau. II. 3. La répartition des surfaces par tranches d’altitudes.

Classe d’altitude (m) Surface partielle (%) Surface cumulée (%)


1350- 1300 1,87 1,87
1300- 1250 1,87 3,74
1250-1200 2,8 6,54
1200- 1150 2,81 9,35
1150-1100 5,61 14,96
1100-1050 6,55 21,51
1050-1000 10,28 31,79
1000-950 21,5 53,29
950- 900 35,51 88,8
900-850 8,41 97,21
850- 800 1,87 99,08
800 -750 0,92 100

1450
Altitudes (m)

1400
1350
1300
1250
1200
1150
1100
1050
1000
950
900
850
800
750
700
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95 100

Surfaces cumulées (%)

Fig. II.4 La courbe hypsométrique du sous- bassin versant de la zone d’étude.

Alors, la répartition hypsométrique de chaque secteur est plus significative, les tranches
les plus dominantes sont celles de 800-850m et 850- 900m, (99, 08% et 97,21%
55
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

successivement), ce qui implique l’abondance de planitude avec une faible pente, c’est-à-dire
un sous-bassin sénile à relief âgé avec quelques buttes.
En outre, la réalisation du modèle numérique d’altitude, MNA, (Figure II.5) du sous-
bassin en sujet montre aussi que les altitudes de ce dernier varient entre 800 et 1600m, dont
les fortes occupent sa partie sud d’où se trouvent Dj. Fourfal et Boutaleb.

Draa Chouafa

Kef Boudjemline

Mtt Bourzem

Kef Lahmar Dj Tnoutit

Draa Sfa

Kef Maafer Dj Tafourer

Hdjar Labiod

Dj Boutaleb Dj Fourhal

Fig. II. 5. MNA du sous- bassin versant de la zone d’étude.

II.3.5 Altitude médiane H50%:

Elle est déduite directement da la courbe hypsométrique, (Figure II.4). H50% = 975m
II.3.6 Dénivelée simple D:
On définit la dénivelée D comme étant la différence de cote entre H5% et H95%.

56
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
H5%= 1250m
H95%= 900m D= 1250 – 900 = 350m

II.3.7 Indice de pente et relief:


L’effet du relief apparaît dans la vitesse d’écoulement et donc dans le temps de
concentration.
Si la pente dans une région donnée est forte, l’écoulement sera rapide, ce qui donne un
temps de concentration court.

II.3.8 Indice de pente globale Ig:

L’indice de pente globale est évalué par M. Roche, (1963) à partir du rectangle équivalent,
facile à calculer et permet une classification de relief selon l’ORSTOM.
 Classe R1: Relief très faible: Ig< 0,002%
 Classe R2: Relief faible: 0,002<Ig< 0,005%
 Classe R3: Relief assez faible: 0,005 <Ig< 0,01%
 Classe R4: Relief modéré: 0,01<Ig< 0,02%
 Classe R5: Relief assez fort: 0,02<Ig< 0,05%
 Classe R6: Relief fort: 0,05 <Ig< 0,1%
 Classe R7: Relief très fort: 0,1 <Ig

= …………………( Eq.4)

Tableau. II.4. L’indice de pente globale Ig


D (m) L (m) Ig Relief
350 41600 0,008 Assez faible

II.3.9 Carte des pentes:


L’analyse globale de la carte des pentes, (Figure II.6) effectuée en utilisant l’image
satellitaire du sous- bassin en sujet montre ce qui suit :
 Les pentes d’ordre 30 à 70% se trouvent intensément dans le Nord de cette entité,
tandis que les pentes d’ordre 2% occupent les chotts et les Sebkhas.
 Les pentes 18 à 10% occupe toute sa superficie et elles sont remarquables surtout
dans sa partie centrale, ce qui permet de dire que le bassin possède un relief âgé.

57
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

Fig. II. 6. Carte des pentes du sous- bassin versant de la zone d’étude.

II.4 Caractéristiques du réseau hydrographique:


Un réseau hydrographique est l’ensemble des canaux de drainage naturel permanents
ou temporaires par où s’écoulent les eaux. Ces eaux proviennent des eaux de ruissellement ou
restituées par les eaux souterraines.

Le réseau hydrographique du sous-bassin versant 07- 01 est représenté par une série de
cours d’eau intermittents, dont la plupart se perdent dans les formations du quaternaire, au
niveau des dépressions fermées, représentées par les Chotts et les Sebkhas indiquant un
écoulement de type endoréique.

58
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

Fig. II.7 Le réseau hydrographique du sous -bassin versant de la zone d’étude.


II.5 Récapitulation des caractéristiques morphométriques:
Le tableau II.5 sera une récapitulation des différentes caractéristiques du sous -bassin
versant 07-01 de la zone d’étude.
Tableau. II.5. Récapitulation des caractéristiques du sous- bassin versant 07-01.
s/Bassin versant Sebkhet- el -Hamiet
Code 07-01
Surface A (Km²) 584,76
Périmètre P (Km) 112
L’indice de compacité Kc 1,29
Rectangle Longueur L (Km) 41,6
équivalent Largeur l (Km) 14,03

59
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

Altitude moyenne H50% (m) 975


H5% (m) 1250
Dénivelée D (m) 350
H95% (m) 900
Indice de pente Ig 0,008
Classification du relief Relief assez faible
Le sous-bassin versant 07-01 couvre une superficie de 584,76Km². Il a une forme
allongée, (Indice de compacité Kc = 1,29) et un relief assez faible (Ig = 0,008) avec une
altitude moyenne de 975m.
La majorité des oueds sont temporaires, prenant naissance dans la partie sud de ce
dernier, et ont comme exutoire Sebkhet-El-Hamiet, caractérisant ainsi un écoulement
endoréique.
II.6 L’étude hydroclimatique:
L’Algérie, du fait de sa situation géographique se trouve partagée en trois zones
climatiques distinctes; la première à climat méditerranéen au Nord, la seconde à climat semi-
aride vers l’intérieur du pays, (hauts plateaux) et enfin un climat aride qui caractérise
le grand Sahara.
L’Algérie se subdivise du Nord au Sud, en cinq zones bioclimatiques en relation avec le
relief et les précipitations. Figure II.8 (A). (M. COTE, 1998a). Les hautes plaines Sétifiennes
appartiennent au domaine bioclimatique semi-aride. Figure II.8 (B).

Zone d’étude

Figure II.8 : Carte simplifiée des zones bioclimatiques de l’Est


algérien (A). (M. Côte, 1998a) In A. Mebarki, 2005 et Climagramme 60

d’Emberger (B), In M. Z. Belhadj, 2017.


Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

Le trait le plus frappant du climat semi-aride dans les hautes plaines Sétifiennes, dont
notre zone d’étude fait partie, est sans doute la grande variabilité des précipitations P et des
températures T liées bien sûr aux irrégularités topographiques et aux oppositions de la
Méditerranée et du Sahara. Ainsi, les montagnes de l’Atlas Saharien et celles de l’Atlas
Tellien protégent les hautes plaines Sétifiennes respectivement des vents désertiques du Sud et
ceux chargés en humidité venant du Nord.
Le climat de type semi-aride y est avec des hivers perturbés, rigoureux et pluvieux et des
étés chauds et secs.

II.7 Données de l’O.N.M:


Il existe plusieurs stations météorologiques dans l’environnement du bassin versant
de la zone d’étude qui vont nous permettre de caractériser la climatologie, entre autre
la station de Ain- Azel, Ain- Djasser, El Eulma. Mais vu la discontinuité des données
enregistrées au niveau de ces stations, seules celles de la station hydroclimatologique de
Ain- Azel, (Tableau II.6) vont être utilisées pour la caractérisation du climat de cette zone
d’étude, car elle se trouve pratiquement dans le gisement de Chaabet- el- Hamra, (à 700 m de
la limite Nord-Ouest du gisement) et présente moins de lacunes de données.
Pour étudier ces données, nous sommes basés sur une série de mesures sur une période
de 27 ans d’observations s’étalant depuis l’an 1984 à l’an 2011. Cette série est la plus récente
et ne présente pas de lacunes.
Tableau II.6. Coordonnées Lambert de la station.

Station Code X Lambert (m) Y Lambert (m) Z(m)


Ain- Azel 07- 01- 02 754.000 287.700 0960

II.7.1 les précipitations:


La pluie est un facteur climatique très important pour la caractérisation du climat,
elle conditionne l’écoulement saisonnier et influence directement le régime des cours d’eau,
ainsi que celui des nappes aquifères. La région d’étude est considérée parmi les régions les
moins arrosées avec une moyenne interannuelle de 350mm. (Figure II.9).

61
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

Zone d’étude

Fig. II.9. Carte des précipitations annuelles moyennes de l’Est algérien, (Établie d’après
L’A.N.R.H, 1993 : données moyennes de 60 ans, périodes du 1 er septembre 1921 au 31
Août 1960 et du 1er Septembre 1968 au 31 Août 1989).

II.7.2 Étude des précipitations de la station de Ain- Azel


La série d’observations sur la précipitation de 1984 à 2011, (Période de 27 ans) de la
station de Ain- Azel est donnée, (Tableau A1.1 en Annexe 1).
Les données disponibles permettent l’estimation de la quantité de pluie moyenne annuelle
reçue par le sous- bassin versant.
II.7.2.1 Variation des précipitations dans le temps
II. [Link] Précipitations moyennes mensuelles
Les valeurs moyennes mensuelles des précipitations sont portées dans le tableau qui suit.
Tableau II.7 Précipitations moyennes mensuelles
(Station de Ain- Azel, période de 1984- 2011)
Jan Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sep Oct. Nov. Déc.
30,72 21,36 31,34 36,88 41,42 19,74 8,06 10,13 35,98 27,82 23,62 32,39

62
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
Le tableau des précipitations moyennes mensuelles exprimé en histogramme, (Figure
II.10) montre que la dépression de Ain- Azel est caractérisée par une saison plus ou moins
pluvieuse des mois de Septembre à Mai.

45,00
Précipitation (mm)

40,00
35,00
30,00
25,00
20,00
15,00
10,00
5,00
0,00
jan fév. mars avril mai juin juil. aout sep oct. nov. déc. Mois

[Link].10. Histogramme des précipitations moyennes mensuelles


(Station de Ain- Azel, période de 1984- 2011).
II. [Link] Précipitations moyennes annuelles:
L’histogramme de la figure, ([Link].11) représente les valeurs moyennes annuelles
des précipitations issues des précipitations de la station de Ain- Azel.

600
Précipitation annuelle (mm)

500 492,5 481,2 472


455,5 463,1
400
352,1 346,6 352,9 346,2 356,2
300 317,4
261,5
200
158,3 170,7
100

0
1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Année

Fig. II.11. Histogramme des précipitations moyennes annuelles


(Station de Ain -Azel, période de 1984- 2011).
La simple analyse de l’histogramme montre que l’année 1990 est l’année la plus
pluvieuse de la série observée avec 492,5mm, et plus particulièrement les mois d’Avril et Mai,
(83,6 mm et 101,4 mm respectivement). Ces précipitations représentent presque plus de 2,5
fois les précipitations moyennes de ces deux mois.

63
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

II. [Link] Variation des précipitations dans l’espace


(Détermination de la lame d’eau précipitée)
Il existe plusieurs méthodes qui permettent finalement la détermination de la lame d’eau
précipitée sur le sous- bassin versant à partir des précipitations moyennes annuelles, mesurées
au niveau des différentes stations.
 Méthode de Thiessen:
Par manque de données, cette méthode ne peut être convenablement appliquée, elle
nécessite des stations régulièrement réparties dans le sous- bassin versant à étudier.
 Méthode de la moyenne arithmétique:
= ∑ ……………………..( Eq.5)

Telle que:
 P: la précipitation enregistrée dans la station i;
 N: nombre de stations.
 L’application numérique donne une valeur de 334,15 mm.

II. 7.2. Température de l’air:


Contrairement aux précipitations qui constituent l’apport en eau dans le bilan
hydrologique, les températures de l’air jouent un rôle très important dans les pertes par le
phénomène de l’évapotranspiration.
Par manque de données des températures de l’air de la région de Ain- Azel, on ne trouve que
les valeurs enregistrées de la station de Sétif (Tableau A2-Annexe 1-), seul choix, pour faire le
reste du calcul (Tableau II.8).
Tableau II.8. Coordonnées Lambert de la station.

Station Code X Lambert (m) Y Lambert (m) Z(m)


Sétif 15- 06- 12 735. 274 323. 492 1009 m

II. 7.2.1 Variation de la T° de l’air dans le temps


La distribution des températures moyennes mensuelles est très irrégulière, on note que les
mois les plus chauds sont Juin, Juillet et Août, et les mois les plus froids sont Décembre,
Janvier et Février.
Tableau II.9. Températures moyennes mensuelles (Station de Sétif, période 2000-2011).
Mois jan fév. mars avril mai juin juil. aout sep oct. nov. déc.
T° 5,1 6,2 9,6 12,2 16,8 22,6 26,5 25,3 20,0 16,0 9,3 5,9

64
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

La figure suivante, (Figure II.12) représente le graphe T° = f(t) de la station de Sétif.

30
T° 25
20
15
10
5
0
jan fév mars avr mai jui juil aou sep oct nov déc

Fig. II.12. Les températures moyennes mensuelles


(Station de Sétif, période de 2000- 2011).

II. 8 Courbe ombrothermique:


Selon la définition de H. Gaussen et F. Bagnouls, (1957), un mois sec est un mois où la
somme totale de précipitation est égale ou inférieure au double de la température moyenne
mensuelle du même mois P (mm) ≤ 2T (°C), cette méthode simplifiée permet de déterminer
la période humide ainsi que la période sèche.
L’établissement du diagramme ombro-thermique à partir des données de températures et de
précipitations de la station de Sétif et de Ain- Azel peut nous conduire à distinguer deux
périodes, ([Link].13) :
1. Une période froide et humide, pluvieuse qui s’étale sur neuf mois, (de
Septembre jusqu’au Mai), avec de faibles températures.
2. La seconde est une période chaude et sèche relativement courte, qui s’étale sur
trois mois, (du mois de Juin jusqu’à Août), caractérisée par de faibles
précipitations, (Tableau II.10 ).
Tableau II.10. Températures et précipitations moyennes mensuelles (Température:
Station de Sétif, période 2000-2011, Précipitations: Station de Ain- Azel, période 2000-
2011).
jan fév. mars avril mai juin juil. aout sep oct. nov. déc.
P (mm) 33 23 33 46 45 25 5 12 46 31 28 38
T° 5,1 6,2 9,6 12,2 16,8 22,6 26,5 25,3 20,0 16,0 9,3 5,9

65
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

3,0 50
45
2,5
40

Période 35
2,0
sèche 30
1,5 25 T°C
Période humide
Période humide 20 P (mm)
1,0
15
10
0,5
5
0,0 0
0 2 4 6 8 10 12 14

Fig. II.13 Courbe ombrothermique (Température: Station de Sétif, période 2000-2011et


(Précipitation: Station de Ain- Azel, période 2000-2011).

II. 9 Détermination de l’humidité du sol (méthode d’Euverte)

La méthode d’Euverte fait appel à deux paramètres essentiels qui sont la température
et la précipitation établies mensuellement, où le rapport P/T permet de connaitre
l’évolution de l’humidité du sol. Le rapport permet également de définir quatre types de
régimes :

 (P/T) < 1, le régime est très sec ;


 1 < (P/T) < 2, le régime est sec ;
 2 < (P/T) < 3, le régime est sub-humide ;
 (P/T) > 3, le régime est humide.

Tableau II.11. Variation des valeurs de rapport (P/T) d’après la méthode


d’Euverte.
Jan Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Aout Sep Oct. Nov. Déc.

P 33 23 33 46 45 25 5 12 46 31 28 38
(mm)
T° 5,1 6,2 9,6 12,2 16,8 22,6 26,5 25,3 20 16 9,3 5,9
P/T
6,47 3,71 3,44 3,77 2,68 1,11 0,19 0,47 2,30 1,94 3,01 6,44

66
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
Les résultats obtenus du rapport (P/T) synthétisés dans le tableau II.11 montrent que la
période humide commence du mois de Novembre jusqu’au mois d’Avril, la période
sub-humide correspond aux mois de Septembre et Mai, alors que la période sèche correspond
au mois de Juin, le régime très sec présenté par les mois de Juillet et Août.

II.10 Indice d'aridité

Cet indice permet d'identifier le type du climat caractérisant la région étudiée. La


formule de De Martonne permet d'apprécier ce paramètre.

I = P/( T +10) ………………………………( Eq.6)

Où :

P : précipitation moyenne mensuelle (mm) ;


T : température moyenne mensuelle (°C).
Pour :

 20 < I <30 : le climat est tempéré;


 10 < I < 20 : le climat est semi-aride,
 7.5 < I <10 : le climat est steppique;
 5 < I < 7.5 : le climat est désertique ;
 I < 5 : le climat est hyper -aride.
Pour notre région, comme T= 14,62° C et P = 365 mm permettent de donner un
indice d'aridité de l'ordre de14.82, ce qui détermine un climat semi-aride, (Figure II.14).

Station de Ain- Azel

Figure II.14. Abaque de l’Indice d’aridité annuel de De Martonne.

67
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

II. 11 L’indice climatique:


Le géographe De Martonne a défini en 1923 un indice d’aridité « A » qui tient compte
des précipitations P et des températures T. Cet indice est calculé par la formule suivante:

= … … … … … … … … … . . (𝐄𝐪. 𝟕 )
𝐓 𝟎

 A: l’indice d’aridité;
 P: précipitations annuelles moyennes;
 T: température moyenne annuelle.
Pour la station de Ain- Azel, « A » calculé est égal à 14. 82.
Selon De Martonne, les valeurs comprises entre 10 et 20 caractérisent un milieu semi-
aride.

II. 12 Évapotranspiration potentielle et réelle

L’évapotranspiration joue un rôle très important dans les études hydrologiques, car
c’est un paramètre qui intervient dans l’étude du bilan hydrologique.

Toute perte sous forme de vapeur est l’évapotranspiration qui est l’aboutissement de
deux phénomènes, l’un physique est l’évaporation, et l’autre biologique la transpiration.
L’évapotranspiration joue un rôle primordial dans le cycle de l’eau, et ce facteur est
lié à plusieurs paramètres physiques comme la température (T°), l’air, l’eau et la vitesse du
vent. (Bouaicha, 2018).

Ce paramètre climatique peut être mesuré directement sur le terrain par des appareils :
évaporomètres, bacs d'évaporation. (A. Demdoum, 2010). Le calcul à défaut, par des formules
empiriques de certains auteurs comme C. W. Thornthwaite (1948), L .Turc (1961).

II.12.1 L'évapotranspiration réelle

Du fait des conditions qui règnent sur les zones arides et subarides, toutes les formules
de calculs qui suivent, mises au point en régime tempéré n'auront qu'une valeur peu
significative. C'est le cas pour Wundt, Coutagne, Turc et Thornthwaite.

II.12.1.1 Formule de L. Turc:

Cette méthode fait intervenir uniquement les températures et les précipitations.

68
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

𝐄𝐓 = ………….( Eq.8)
√𝟎.

 P: Précipitation moyenne annuelle en mm


 T: Température moyenne annuelle en C°
 L = 300 + 25T+ 0.05T³ : pouvoir évaporant de l’atmosphère
Après le calcul, on trouve ETR = 384,44mm.

II.12.1.2 Formule de Coutagne:


Cette formule fait intervenir deux paramètres: précipitation P et température T.
D = P – λP²…………..(Eq.9)
Avec : 𝛌 = et cette formule ne sera valable qu’après la vérification de la condition
𝟎.𝟖 𝟎. 𝐓

suivante:

𝟖𝛌 𝟐𝛌

Où:
 D: déficit d’écoulement en mm par an
 P: précipitation moyenne annuelle en mm
 T: température moyenne annuelle en °C
 λ: paramètre dépendant de la température.
Tableau II.12. Vérification de la condition.
T° λ 1/8λ 1/2λ P (m)

14.62 0.35 0.356 1.42 0.365

 La condition n’est pas vérifiée, ce qui implique que la valeur de l’ETR ne peut pas
être calculée par cette formule.
 Apparemment, la formule de Coutagne n’est pas justifiée en zone semi-aride.

II.12.1.3 L’abaque de Wundt:


L’évapotranspiration réelle peut être évaluée à partir de l’abaque de Wundt, (modifié
par Coutagne, Figure II.15), donnant le déficit d’écoulement moyen annuel en
fonction de la température T° et la précipitation moyenne annuelle.
La valeur obtenue à la station de Ain- Azel est égale à 350mm.

69
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

II.12.1.4 Abaque de P. Verdeil

Afin d'estimer les valeurs de l'évapotranspiration réelle ou du déficit


d'écoulement, P. Verdeil (1988) a établi un abaque bi-logarithmique en tenant
compte uniquement des précipitations annuelles.

C’est une méthode applicable pour les régions semi-arides en Algérie, (In
Mihoubi, 2009), et dont les précipitations ne dépassent pas les 600 mm, comme c’est
le cas de la station de Ain- Azel.

L’ETR déterminé par la projection sur la droite représentée dans l’abaque,


([Link].16), pour la station de Ain- Azel est égale à 350mm.

Les résultats de l’ETR obtenue par différentes méthodes sont exposés au


Tableau II.13.

Tableau II.13. Estimation de l’évapotranspiration réelle avec différentes


méthodes.

Méthode ETR (mm) Taux / P


Turc 348,44 95.46%
Coutagne Non justifiée
Abaque de Wundt 350 95.89%
Abaque de Verdeil 350 95.89%

On constate que les résultats de l’ETR selon les différentes méthodes présentent des
valeurs identiques.

II.12.2 L'évapotranspiration potentielle ETP :


Thornthwaite (1948) a établi une corrélation entre la température moyenne mensuelle
et l’ETP, où le pouvoir évaporant pour chaque mois est déterminé à partir de la relation
suivante:

𝟎𝐓
𝐄 = ( ) ……………………(Eq.10)

Avec:

70
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

Figure II.15 Évaluation des éléments et


déficit en fonction de la température et
des précipitations (Abaque de Wundt
modifié par Coutagne).

Figure II.16 Abaque pour le calcul du


déficit d’écoulement Algérie, d’après
P. Verdeil, 1988.

71
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

 EP désigne l’évapotranspiration potentielle non corrigée (mm) ;


 T est la température moyenne mensuelle (°C) ;
𝟐
 I désigne l’indice thermique annuel : = ∑
i désigne l’indice thermique mensuel : i= (T /5)1,514
𝟕 𝟐 𝟐
 = ( .𝟕 𝟎 ) (𝟕. 𝟕 𝟎 ) ( .𝟕 𝟎 ) 𝟎. 𝟐
L’évapotranspiration potentielle mensuelle corrigée est obtenue en multipliant EP par un
coefficient de correction K, dépendant de la latitude du sous- bassin versant.

Tableau II.14. Évapotranspiration potentielle ETP selon Thornthwaite


(Période 2000-2010).
Mois Jan Fév Mars Avril Mai Juin Juil Aout Sep Oct Nov Déc

T(°C) 5,1 6,2 9,6 12,2 16,8 22,6 26,5 25,3 20 16 9,3 5,9

i 1.03 1.38 2.68 3.85 6.26 9.81 12.48 11.64 8.15 5.81 2.55 1.28

I 1.03 1.38 2.68 3.85 6.26 9.81 12.48 11.64 8.15 5.81 2.55 1.28

EP (mm) 10.50 14.21 27.96 40.51 66.45 105.14 134.50 125.20 87.03 61.62 26.62 13.16

K (36°) 0,87 0,85 1,03 1,09 1,21 1,21 1,23 1,16 1,03 0,97 0,86 0,85

ETPcorr
9,13 12,07 28,79 44,15 80,40 127,21 165,43 145,23 89,64 59,77 22,89 11,18
(mm)

II.13 Bilan hydrique selon Thornthwaite


Le but ultime d’une étude de ressources hydriques d’un sous- bassin versant est
l’établissement de son bilan hydrologique pour une année moyenne. Ce bilan est établi
(Tableau II.15), à l’échelle mensuelle, basé sur des données connues des précipitations P et
de l’évapotranspiration potentielle ETP.

II.13.1 Calcul des réserves facilement utilisables RFU:


Avant de commencer le calcul du bilan, il faut mentionner que la RFU, (Réserves
facilement utilisables) est calculée à partir de la formule de Hallaire.
Tel que:

= 𝟎 …………………. (Eq.11)
𝟎𝟎

 RFU: Réserves facilement utilisées


 C: capacité de rétention du sol: c’est- à- dire, elle correspond au maximum
d’eau que le sol peut retenir lorsque son drainage est assuré librement;

72
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------
 F: capacité au point de flétrissement: c’est- à- dire : c’est la limite inférieure de
l’eau absorbable par les plantes;
 H: profondeur d’enracinement;
 D: densité apparente du sol.
 Les 30mm correspondent à l’enracinement capillaire pour les sables limoneux.
 Ne disposant pas de ces paramètres, nous retenons une valeur de 36mm pour la RFU
correspondant à la quantité d’eau optimale que le sol peut retenir, (M. A. Bellouche,
1996). La valeur de 36mm pour la RFU est utilisée pour les calculs.
 Le bilan de Thornthwaite est établi à partir du mois de Septembre, au moment où les
réserves commencent à se reconstituer.
 P > ETP : ETP = ETR
 P < ETP : a/ ETP ≤ P + RFU: ETR = ETP
b/ ETP> P + RFU: ETR = P + RFU
 RFU > 36mm : un excédent (water surplus)
 RFU< 0mm: un déficit agricole.

Tableau II. 15. Estimation du bilan hydrologique selon Thornthwaite pour la station
de Ain- Azel (Période 2000-2010).

Mois Sep Oct Nov Déc. Jan Fév. Mars Avril Mai Juin Juil Aout Ann

T° 20,00 16,00 9,30 5,90 5,10 6,20 9,60 12,20 16,80 22,60 26,50 25,30 14.62
P 46,00 31,00 28,00 38,00 33,00 23,00 33,00 46,00 45,00 25,00 05,00 12,00 365,00
i 08.15 5.81 02.55 01.28 01.03 01.38 02.68 03.85 06.26 09.81 12.48 11.64 66.92
K 01,03 0,97 0,86 0,85 0,87 0,85 1,03 1,09 1,21 1,21 1,23 1,16 -
EP 87,03 61,62 26,62 13,16 10,50 14,21 27,96 40,51 66,45 105,14 134,50 125,20 712,9
ETP 89,64 59,77 22,89 11,18 9,13 12,07 28,79 44,15 80,40 127,21 165,43 145,23 795,95
ETR 46,00 31,00 22,89 11,18 9,13 12,07 28,79 44,15 80,40 25,6 5,00 12,00 328,21
RFU 0 0 5,11 31,93 36 36 36 36 0,6 0 0 0
Da 43,64 28,77 0 0 0 0 0 0 0 102,21 160,43 133,23 468,28
Ws 0 0 0 0 19,80 10,93 4,21 1,85 0 0 0 0 32,57

73
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

180
P ETR Da Ws ETP RFU
160
teneurs des termes du bilan en mm

140

120

100

80

60

40

20

0
sep oct nov déc jan fév mars avril mai juin juil aout
Mois

Figure II.17 Paramètres mensuels du bilan hydrique de Thornthwaite, station de Ain-


Azel (Période 2000-2010).
L’analyse des résultats du Tableau II. 15. et Figure. II.17, nous a permis de faire les
remarques suivantes
 L’ETR est égale à 328,21mm, et représente 89,92% des précipitations.
 Le renouvellement des réserves du sol débute au mois de Novembre jusqu’au mois de
Mai.
 Le déficit agricole est de l’ordre de 468,28mm, la saison commence du mois de Mai
jusqu’au mois de Novembre.
 Un excès de l’ordre de 32,57mm qui représente les mois de Janvier, Février, Mars et
Avril.

II.14 Bilan hydrologique :


L’équation du bilan s’écrit comme suit:
P = ETR + R + I …………………….(Eq.12)
 P: la hauteur de la lame d’eau précipitée en mm
 E: l’évapotranspiration réelle en mm
 R: le ruissellement en mm
 I: l’infiltration
II.14.1 Estimation du ruissellement annuel:
La formule de Tixeront- Berkaloff applicable en zone semi-aride, permet d’estimer le
ruissellement à l’aide de la relation suivante:
74
Hydroclimatologie ----------------------------------------------------------------------

= ………………(Eq.13)
𝐄𝐓 𝟐

 R: Ruissellement annuel en mm;

 P: Précipitations moyennes annuelles en mm;

 ETP: Évapotranspiration potentielle annuelle en mm.

Soit : P= 365mm

ETP=795,95mm R=25,58mm

II.14.2 Infiltration

L’infiltration est le passage d’eau à travers la surface du sol en mouvement descendant


de la zone non saturée jusqu’à la zone saturée. (G. Castany et J. Margat, 1977).

On peut estimer ce paramètre suivant la formule suivante :

I= P-(ETR+R)………………….. (Eq.14)

De ce qui précède, on retient les valeurs suivantes:


 P = 365mm
 ETR = 328,21mm I = 11,21 mm soit un 3.07%.
 R = 25,58 mm

II.14.3 Lame d’eau écoulée (E)

E = R + I………………………. (Eq.15)
E = 25,58 + 11,21 = 36,79 mm

L’ensemble de La lame d’eau ruisselée et infiltrée est égal à 36,79 mm et représente


10,07% des précipitations moyennes annuelles enregistrées sur la région de Ain- Azel.

II.15 Conclusion:
Le secteur étudié est caractérisé par un climat sec semi-aride avec des précipitations
moyennes annuelles de 365mm et des températures moyennes annuelles de 14.62°C.
L’analyse des précipitations mensuelles montre que la courbe des précipitations est en
dessous de la courbe thermique depuis le mois du Juin jusqu’au mois d’Août, ce qui
correspond à une période de sécheresse.
75
-----------------------------------------------------------------------Deuxième chapitre

L’évapotranspiration réelle retenue est estimée à 328,21mm et qui représente 89.92%


des précipitations, et l’évapotranspiration potentielle est estimée à 795,95mm, donc, le bilan
hydrique de la région est très déficitaire: le déficit est estimé à 467,68 mm.
L’excédent est évalué à 32,57 mm selon le bilan hydrologique de Thornthwaite.
Le ruissellement est estimé par la formule de T'ixeront- Berkaloff à 25,28mm.
L’infiltration représente la qualité d’eau qui pénètre dans le sous-sol, ce paramètre est
très important du point de vue hydrogéologique, mais il est difficile à apprécier, et vu les
valeurs estimées de l’ETP et l’ETR, on peut dire que l’infiltration est très faible, (3,07%).

76
TROISIÈME
CHAPITRE
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
III. 1. Introduction :
L’étude hydrogéologique permet de compléter et de confirmer ce qui a été précédemment
prédéterminé par la géologie. Cette étude s’avère nécessaire pour arriver à une bonne
connaissance des caractéristiques hydrogéologiques des différents aquifères existants, elle
permet donc de reconnaître les potentialités en eaux souterraines de la région.
Pour mieux appréhender l’hydrogéologie de notre région d’étude, nous avons suivi les
démarches classiques de toute étude hydrogéologique :
 Mesure piézométrique sur terrain, (inventaire des points d’eau) ;
 Élaboration de la carte piézométrique ;
 Interprétation de la carte piézométrique ;
 Étude des paramètres hydrodynamiques de l’aquifère.
III. 2. Aperçu sur l’hydrogéologie de la région de Sétif:
Du point de vue hydrogéologique, la région de Sétif est répartie en deux grandes zones:

 La zone Nord dite à faible potentialité hydrique souterraine qui est caractérisée par un
relief très morcelé par la néotectonique, l’agressivité de l’érosion, la faiblesse des
masses calcaires et la large dominance des formations argileuses ou marneuses qui
créent de mauvaises conditions pour l’existence d’aquifères. Les sources sont faibles,
dispersées et peu intéressantes à cause de l’irrégularité de leur débit.
 La zone Sud de la région Sétifienne ; dont notre zone d’étude fait partie ; dite à
moyenne et forte potentialité hydrique, est par contre représentée par un grand
développement des formations Subhorizontaux détritiques Mio-Plio-Quaternaire qui
détermine l’existence d’une nappe superficielle déjà surexploitée. Par ailleurs, il y a un
grand nombre d’aquifères potentiels correspondant à des formations carbonatées
épaisses et qui sont répertoriés comme suit : (Fig. III.1)

 L’aquifère de l’Yprésien-Lutétien inférieur (e4-5);


 L’aquifère du Campano-Maestrichtien (C6c)
 L’aquifère du Cénomano-Turonien (C1-2);
 L’aquifère de l’Aptien (n5);
 L’aquifère du Barrémien (n4);
 L’aquifère de l’Hauterivien (n3)
 L’aquifère du Jurassique (Jd)

77
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------

Fig. III.1 Carte schématique descriptive des principales nappes aquifères


existantes à travers la région de Sétif (DREWS, 2011).

III.3. Contexte hydrogéologique de Ain- Azel :


La région des hautes plaines Sétifiennes allant d’El- Eulma vers Ain- Azel dont le
gisement de Chaabet- el- Hamra fait partie a fait l’objet de plusieurs investigations
hydrogéologiques, (H. Kada et A. Demdoum, 2020 ; H. Kada, 2014 ; M. A. Bellouche, 2016,
1996; A. Demdoum, 2010; A. Demdoum et M. Djebbar, 2009; L. Belkhiri et al, 2010; L.
Belkhiri, 2005; A. Boudoukha, 1998; 1988) où ils ont identifié deux aquifères importants. Du
point de vue hydrogéologique, la zone d’étude renferme :

III.3.1. Aquifère superficiel du Mio-Plio-Quaternaire :


La couverture Mio-Plio-Quaternaire représente un aquifère superficiel, c’est un
aquifère hétérogène, constitué essentiellement par des alluvions anciennes et récentes, des
78
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
terres arables, des glacis polygéniques, des calcaires villafranchiens, des calcaires lacustres et
cailloutis du Pliocène, des sables, limons et conglomérats du Miocène. L’épaisseur de ces
formations varie d’un endroit à un autre.
III.3.2. Aquifère profond (Crétacé inférieur) :

Les niveaux d’aquifères sont édifiés au niveau des bancs carbonatés fortement
tectonisées et bien fissurés et karstifiés, ceci leur donne la capacité de renfermer des potentiels
hydriques considérables. Ce sont des aquifères à porosité secondaire qui sont constitués dans
des formations profondes du Crétacé.

III.4. Inventaire des points d’eau

La zone d’étude présente un grand nombre de forages qui sont dispersés en fonction de
la situation de l’agglomération et qui sont destinés à l’alimentation en eau potable et à
l’irrigation.
Deux compagnes piézométriques, (Juin 2015 et Mai 2016), en collaboration avec les
services techniques de l’ANRH ont été effectuées dans la plaine de Ain- Azel. Nous avons
recensé 11 forages, ([Link].2), dont la majorité sont des ouvrages récents et imparfaits de 32
à 120m de profondeur, répartis irrégulièrement sur toute la plaine et qui servent en grande
partie à l’irrigation et aux besoins domestiques.
Le tracé des deux cartes piézométriques, (Figure III.3 et III.4), à partir des deux
compagnes, (Juin 2015, Mai 2016), est basé sur un inventaire de 11 points d’eau dont les
données sont reportées au tableau III.1, nous permet cependant de faire quelques observations
sur l’écoulement des eaux souterraines et l’évolution de la surface piézométrique dans le
temps.
Tableau III.1. Inventaire des points d’eau dans la zone d’étude
N° du point X (UTM) Y (UTM) Z (m) PROFONDEUR CP(m) JUIN CP(m) Mai
d’eau (m) 2015 2016

1 724938,52 3972731,26 930 120 856,55 857,86


2 725386,45 3965988,79 952 50 933,4 932,75
3 725830,45 3964335,37 985 99 952,55 952,83
4 727487,53 3975108,71 905 43 893,75 891,62
5 723465,68 3965477,6 974 32 944,22 943,56
6 729727,75 3968074,27 919 90 857,68 857,18
7 735724,03 3975819,37 900 55 859,35 858,22
8 727768,84 3971015,3 914 / 841,11 840,06
9 736679,58 3970001,56 920 / 821,88 822,81
10 737010,13 3965867,43 1010 89 991,02 990,67
11 735090,57 3970402,78 925 / 827,55 825,99

79
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------

Figure III.2 : Carte d’inventaire des points


d’eau dans la région de Ain- Azel
(D’après la carte géologique de Ain- Azel,
Dj. Sekrine feuille n°143, et Ain- Lahdjer feuille n°
Dj Kalaoun 144, Échelle 1/50000)

Kef el Djebas

Dj Boutaleb
Dj Fourhal

80
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
III.5 Interprétation de la carte piézométrique
Les cartes piézométriques dressées, (Figure III.3 et III.4), nous a permis de faire
quelques observations sur l’écoulement des eaux souterraines et l’évolution de la surface
piézométrique dans l’espace.
À partir de l’examen de la carte piézométrique couvrant la zone d’étude, il en ressort :
III. 5.1 Pour la première compagne (Juin 2015):
 Nous avons constaté un sens d’écoulement principal vers le plaine de Ain Azel, c’est-
à-dire : du Nord vers le Sud et du Sud vers le Nord ;
 La cote piézométrique la plus élevée est située à l’Est de la mine de Chaabet- el-
Hamra, où le sens d’écoulement est toujours vers le plaine ;
 Les cotes piézométriques les plus basses s’expliquent par une élévation du
substratum ;
 Toute la zone d’étude est caractérisée par des courbes piézométriques régulières plus
ou moins espacées, (gradient hydraulique moyen et une bonne perméabilité),
traduisant une zone d’accumulation ;
 La zone Sud de la zone d’étude, à l’Est et à l’Ouest du gisement de Chaabet- el-
Hamra, les courbes piézométriques sont serrées au début puis elles deviennent
espacées dans le sens d’écoulement, reflétant une zone d’accumulation ;
 Aussi, un sens d’écoulement SE a été observé à l’Est du DJ. Kalaoune.
III. 5.2 Pour la deuxième compagne (Mai 2016) :
 Le sens d’écoulement principal est toujours vers le centre de la zone d’étude, c’est- à-
dire vers la plaine ;
 La comparaison des deux cartes piézométriques n’indique aucun changement dans
l’allure des courbes piézométriques et son espacement, mais les cotes piézométriques
enregistrées, (Tableau III. 1), montrent un rabattement de l’ordre de 0,5m en
moyenne, avec un maximum de 2,13m, ce qui est expliqué par la surexploitation qu’a
connue la région ;
 Les deux points 1 et 9 enregistrent un soulèvement du niveau piézométrique, (Tableau
III. 1), de 1,31 m et 0,93 respectivement s’explique par la situation des deux points
dans le sens d’écoulement des eaux.
III.6 Gradient hydraulique
Le gradient hydraulique correspond à la perte de charge par unité de longueur, ou à
la pente de la nappe, c’est la différence du niveau piézométrique entre deux points
de la surface piézométrique. Il est donné par la relation suivante:

81
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------

Figure III.3 : La carte piézométrique


Dj. Sekrine de Ain- Azel, (Juin 2015).
Dj Kalaoun

Kef el Djebas

Gradient hydraulique
Sens d’écoulement

Dj Boutaleb
Dj Fourhal
82
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre

Figure III.4 : La carte piézométrique de


Dj. Sekrine
Ain- Azel, (Mai 2016).
Dj Kalaoun

Kef el Djebas

Gradient hydraulique
Sens d’écoulement

Dj Boutaleb Dj Fourhal

83
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------
I = (H1-H2) /L…………. (Eq. 1)
Avec :

 H1 et H2 : désignent les niveaux piézométriques déterminés par les courbes hydro-


isohypses.
 L : désigne la distance entre les deux points H1et H2, déterminée par l’échelle de la
carte piézométrique.

Tableau III.2. Calcul du gradient hydraulique de la plaine de Ain- Azel, au Sud de


Sétif.
Périodes H1(m) H2(m) L(m) I i(%)
980 890 1407 0,063 6,39
Juin 2015
880 850 1633 0,018 1,83
890 860 1712 0,017 1,75
Mai 2016
940 870 810 0,086 8,64

Les valeurs du gradient hydraulique sont relativement différentes. Cette variation est
due à l'hétérogénéité des formations, donc à la perméabilité.

III.7 Contexte hydrogéologique du gisement de Chaabet- el- Hamra

Les études et les données hydrogéologiques montrent la mise en évidence de la présence


de deux (02) aquifères sous forme des nappes libres:

 Un aquifère d’âge Hauterivien à perméabilité de fissure dans la partie centrale du


gisement. Il est localisé dans des formations carbonatées sous forme des dolomies
fissurées hématitisées et parfois caverneuses. Cet aquifère a été étudié par la
réalisation d’une batterie de forage et de piézomètre, afin de dénoyer la mine.

 Une coupe hydrogéologique, (Figure III.5), a été effectuée dans cette partie, où nous
avons utilisé les coupes techniques des forages de la batterie Hauterivienne (F1, F2,
F3, F4, F5 et F6) et les coupes des différents sondages d’exploitation de la même
zone.

La première lecture à cette coupe nous montre un niveau piézométrique irrégulier de


l’aquifère qui touche les formations géologiques de l’Hauterivien.

84
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
NW SE

Figure III.5. Coupe hydrogéologique dans la partie centrale du gisement touchant


l’aquifère Hauterivien.

 Un second aquifère d’âge Barrémien, (Figure III.6), localisé dans la partie Nord-
Ouest du gisement. Il est associé aux grès et dolomies gréseuses. Cet aquifère a été
précisé par la réalisation d’une deuxième batterie de forage afin d’alimenter la région
de Ain- Azel et ses bordures par l’eau potable et d’irriguer les terres fertiles de la
région.

Figure III.6. Coupe hydrogéologique dans la partie Nord- Ouest du gisement


touchant l’aquifère Barrémien

 La partie Est du gisement: deux sondages hydrogéologiques ont été exécutés, ces
derniers ont donné des résultats négatifs et une absence des venues d’eau a été notée.

III.8 Inventaire des points d’eau


En 400 sondages de prospection, vingt-quatre ont été utilisés comme des ouvrages
hydrauliques qui servent à contrôler le niveau piézométrique du gisement, (Figure III.7).
85
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------
La collecte des données des différents niveaux piézométriques à travers les différents
ouvrages datés de l’année 1990, nous a permis l’élaboration d’une carte piézométrique pour le
gisement.

III.9 Interprétation de la carte piézométrique


 La carte piézométrique (Figure III.8) nous montre que le sens d’écoulement des eaux
se fait vers le NW et NE de l’aquifère ;
 Les courbes piézométriques sont serrées régulièrement, (c’est –à-dire un gradient
hydraulique fort et une vitesse d’écoulement souterraine forte et une perméabilité
faible), au début puis elles deviennent plus ou moins espacées, (c’est –à-dire un
gradient hydraulique moyen et une bonne perméabilité), au centre présentant une
concavité, ce qui traduit une zone d’accumulation où est concentrée la majorité des
forages du gisement.

III.10 Gradient hydraulique


Pour exprimer le gradient hydraulique dans le gisement de Chaabet- el- Hamra, nous
avons choisi deux endroits où les courbes iso- pièzes sont serrées et espacées.

Tableau III.3. Calcul du gradient hydraulique du gisement de Chaabet- el -Hamra.

Périodes H1(m) H2(m) L(m) I i(%)


970 964 129 0,046 4,6
1990
992 185 185 0,054 5,4

86
-----------------------------------------------------------------------Troisième chapitre

Figure III.7: Carte d’inventaire des


points d’eau du gisement de
Chaabet- el- Hamra, (Juin 1990).

87
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------

sont

Sens d’écoulement

Gradient hydraulique

Équidistance =2m

88

Figure III.8: Carte piézométrique du gisement de Chaabet el Hamra, (Juin 1990).


---------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
III.11 Les paramètres hydrodynamiques
Dans le but d’identifier les paramètres hydrodynamiques à savoir la transmissivité (T)
et la perméabilité (K) au sein des deux nappes Hauterivienne et Barrémienne captées dans le
gisement de Chaabet- el- Hamra et la nappe Mio- Plio- Quaternaire autour de Kherzet-
Youcef à Ain-Azel, au Sud de Sétif, nous avons utilisé les résultats des essais définitifs des
forages déjà effectués par la Direction des Ressources en Eau (DRE) de Sétif.

Dix localités pour lesquelles nous disposons des données de pompage d’essai ont
permis l’estimation de « T » et de « K » (Tableau III. 3). Les figures A2.1 jusqu’au A2.20 en
annexe 2 représentent les graphes du rabattement « S » en fonction du temps « t » des sites de
pompage.
Leur interprétation graphique est basée sur l’expression de l’approximation logarithmique de
C. E. Jacob (1950).

………………(Eq.2) où
 s : rabattement observé en fonction du temps t, en m.
 Q : débit du pompage, en m3/s.
 T : transmissivité de l’aquifère, en m²/s.
 t : durée du pompage, en s.
 S : coefficient d’emmagasinement.
 X : distance séparant le puits de pompage du puits d’observation, en m.

 La transmissivité :
La productivité d’un captage dans un aquifère est fonction de son coefficient de
perméabilité « K » et de son épaisseur « H ». C’est pourquoi un nouveau paramètre, noté T a
été créé. La transmissivité « T » d’un aquifère est le débit d’eau qui s’écoule par unité de
largeur, « L « d’un aquifère sous l’effet d’une unité de gradient hydraulique « i ».
Ici, elle est obtenue par la résolution graphique de l’expression de Jacob en reportant
sur papier semi-logarithmique, les rabattements exprimés en mètre en ordonnées
arithmétiques et le temps de pompage exprimé en secondes en abscisses logarithmiques. La
transmissivité en m2/s est déterminée à partir de la pente de la droite obtenue, pour un cycle
logarithmique, par la formule suivante :

………………(Eq.3)
Où :

89
Hydrogéologie-------------------------------------------------------------------------------
 T : transmissivité de l’aquifère, en m²/s.
 Q : débit du pompage, en m3/s.
 C : pente de la droite.
 La perméabilité :
La perméabilité est l’aptitude d’un réservoir à se laisser traverser par l’eau sous l’effet d’un
gradient hydraulique, (G. Castany, 1982). Elle est mesurée notamment par le coefficient de
perméabilité « K » défini par la loi de Darcy comme le volume d’eau gravitaire traversant une
unité de section perpendiculaire à l’écoulement en 1 seconde sous l’effet d’une unité de
gradient hydraulique.

La perméabilité « K » est exprimée en m/s et donnée par la formule simplifiée suivante :

………………(Eq.4)

K : désigne la perméabilité en m/s ;
T : désigne la transmissivité en m2/s ;
e : désigne l’épaisseur de la couche aquifère ;
Tableau III.4. Quelques valeurs des paramètres hydrodynamiques (K et T).

Système aquifères Forages Palier/ long duré T (m2/s) K (m/s)


CH6 Long Duré 1.48 •10-2
9.84•10-5
Hauterivien
PZ1 Long Duré 1 •10-3 6.67•10-6
palier 1 5.28 •10-3 4.40•10-5
Barrémien Afounes Palier 2 2.98 •10-3 2.48 •10-5
Long Duré 1.66•10-3 1.38 •10-5
P1 Long Duré 1.69•10-1 1.13•10-3
P2 Long Duré 2.14•10-1 1.43•10-3
palier 1 1•10-3 6.67•10-5
P3 palier 2 1•10-3 6.67•10-5
Long Duré 1.39•10-2 9.28•10-5
palier 1 5.78•10-2 3.85•10-4
P4 palier 2 3.16•10-4 4.74•10-2
Mio-Plio- Long Duré 3.55•10-2 2.37•10-4
Quaternaire
palier 1 1.17•10-1 7.77•10-4
P5
palier 2 2.45•10-3 1.63•10-5
palier 1 4.62•10-3 3.08•10-5
palier 2 2.33•10-3 1.55•10-5
P6
palier 3 6.95•10-4 4.63•10-5
Long Duré 4.56•10-3 3.04•10-5
P7 Long Duré 5.69•10-4 3.79•10-6
90
---------------------------------------------------------------------Troisième chapitre
III.12 Conclusion :

En conclusion de ce chapitre, quelques points essentiels méritent d’être soulignés :


 L’hydrogéologie du secteur étudié concerne principalement deux grands systèmes
aquifères :
 Un aquifère superficiel correspondant aux formations du Mio-Plio-Quaternaire et un
complexe d’aquifères profonds du Crétacé inférieur, (Hauterivien et Barrémien
précisément), qui est important pour les besoins en eau de la région.
 Les deux cartes piézométriques élaborées dans la plaine de Ain- Azel, à partir des
compagnes de Juin 2015 et Mai 2016, montrent que le sens d’écoulement général est
du Nord vers le Sud et de Sud vers le Nord, c’est-à-dire vers la plaine de Ain Azel ;
 En comparant les deux périodes, (Juin 2015 et Mai 2016), un rabattement de 0,5m en
moyenne a été enregistré ;
 Au niveau du gisement de Chaabet- el- Hamra, les courbes piézométriques sont
serrées au début puis elles deviennent espacées dans le sens d’écoulement, reflétant
une zone d’accumulation ;
 Les cartes piézométriques traitées permettent l’estimation des gradients hydrauliques
variant entre 1,83 et 6,39% pour la période du Juin 2015 et entre 1,75 à 8,64% pour
la période du Mai 2015.
 Les valeurs du gradient hydraulique sont relativement différentes. Cette variation est
due à l'hétérogénéité des formations, donc à la perméabilité.
 L’étude hydrodynamique nous démontre que la transmissivité au niveau de l’aquifère
Hauterivien est de l’ordre de 1,48•10-2m²/s, 1,66•10-3m²/s pour l’aquifère Barrémien et
de 3,16•10-4m²/s et 2,14•10-1m²/s pour l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire.

91
QUATRIÈME
CHAPITRE
-----------------------------------------------------------------Quatrième chapitre

IV.1. Introduction :
Ce travail apporte une caractérisation géochimique globale des eaux souterraines
Hauterivienne et Barrémienne du gisement de Chaabet- el- Hamra et les eaux du Mio-Plio-
Quaternaire de la plaine de Ain- Azel, au Sud de Sétif.
Pour la caractérisation géochimique des deux aquifères Hauterivien et Barrémien de
Chaabet- el- Hamra, des campagnes de reconnaissance et d’échantillonnage des points d’eau
ont été effectuées dans cette région (d’abord en contexte minier de Chaabet- el- Hamra, puis à
travers toute la région de Ain- Azel tant en contexte agricole que péri-urbain), notamment
pendant l’année 2012 et 2018.
Les résultats obtenus lors de ces campagnes de mesures ont permis tout d’abord à
caractériser les propriétés physico-chimiques des eaux souterraines. Ces derniers contribuent à
définir les familles d’eau au sein des différents aquifères, à montrer leur variabilité latérale et
à préciser l’origine de la minéralisation des eaux souterraines. Enfin, à établir les aptitudes de
ces aquifères à l’irrigation des terres fertiles de la région d’étude.
En outre, plus de 15 gisements de Pb, Zn, Ba et Fe sont connues dans les monts du
Hodna, au Nord-Est de l’Algérie (A. Boutaleb et al. 2014) où le territoire de Ain- Azel
comprend deux gisements: Kherzet- youcef à l’Ouest et Chaabet- el- Hamra au Sud-Est, le
risque de la présence de métaux lourds dans les eaux souterraines est un problème majeur.
C’est l’une des préoccupations les plus importantes qui ont attiré l’attention aux niveaux
régional, local et mondial en raison de leur importance toxicologique dans les écosystèmes et
de leur impact sur la santé publique (U. Rizwan et al., 2009).

Les métaux lourds peuvent causer des effets graves sur la santé avec des symptômes
variés selon la nature et la quantité de métal ingéré (A. A. Adepoju-Bello et O. M. Alabi
2005, Z. Khoshnam et al. 2017). Cependant, l’eau de mine peut varier considérablement dans
la concentration de contaminants présents et, dans certains cas, elle peut même répondre aux
spécifications de l’eau potable. Et pour cela, l’analyse des métaux lourds s’avère nécessaire.

IV.2. Échantillonnage et analyse des eaux souterraines :


Cette rubrique s’appesantit sur le prélèvement des échantillons d’eau, la représentativité
de l’échantillon et les méthodes analytiques utilisées.
L’échantillonnage a été réalisé au niveau des points d’eau aménagés pour l’alimentation
en eau potable de la population, dont l’accès nous a été autorisé. Ces points d’eau
appartiennent soit à des particuliers, soit à l’Algérienne des eaux (ADE) chargée de la
distribution d’eau potable dans la région de Ain- Azel, soit à l’entreprise nationale des

92
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

substances ferreuses et non-ferreuses (ENOF). Ils couvrent spatialement toute la zone d’étude.
En effet, les activités industrielles et commerciales sont présentées dans la zone de Ain- Azel,
tandis que l’agriculture constitue l’activité principale des habitants de la plaine de Ain- Azel.
IV.3. Les campagnes de prélèvement d’eau :

IV.3.1. Période d’Avril 2012 :

Les eaux de six forages différents dont la profondeur varie de 150 à 200 m ont été
collectées au cours du mois d'Avril 2012 dans la zone d'étude, (Fig. IV.1), touchant l’aquifère
Hauterivien dans le gisement de Chaabet- el- Hamra. Tous les échantillons d'eau ont été
stockés dans des bouteilles en polyéthylène (250 ml), préalablement lavées avec une solution
acide et de l'eau distillée. Au moment de l'échantillonnage, les bouteilles ont également été
soigneusement rincées deux fois avec l'eau de forage. Avant l'échantillonnage, la pompe a
fonctionné pendant 15 min et une fois que les valeurs des caractéristiques de l'eau (T, EC et
PH) ont atteint une quantité constante, les échantillons ont été prélevés. Les échantillons d'eau
ont été filtrés pour séparer les éventuels solides en suspension. De plus, pour éviter des
variations imprévisibles de la composition de l'eau, les échantillons ont été conservés dans un
réfrigérateur à moins de 4 ° C. (APHA, 2005).

Les valeurs de conductivité électrique (EC) et de pH des échantillons ont été


déterminées sur le site d'échantillonnage à l'aide d'un conductimètre portable (Consort C
5010).

Les concentrations de cations telles que Na+ et K+ ont été déterminées par
spectrophotomètre à flamme, (Jenway Clinic PFP7) dans les 24 h suivant l'échantillonnage.
Les ions Calcium (Ca2+), Magnésium (Mg2+), Bicarbonates (HCO3−) et Chlorures (Cl-) ont été
analysés par titrage volumétrique, tandis que NO3- et SO42- ont été déterminés par
chromatographie ionique. Les métaux lourds (Pb, Zn, Fe, Cd, Cr, Mn) ont été détectés par le
spectromètre d'absorption atomique, (WFX-110B) et les solides dissous totaux, (TDS) par des
méthodes de séchage, (L. M. L Nollet, 2007). Toutes ces analyses chimiques ont été réalisées
au laboratoire de l'Agence Nationale des Ressources Hydrauliques (ANRH), Constantine,
Algérie. Les valeurs des paramètres physico-chimiques des échantillons d'eau souterraines
ont été comparées aux normes de l'Organisation Mondiale de la Santé

93
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Légende
Points d’eau
CH6
CH5
CH4
CH3
CH2
CH1
Néogène
Aptien supérieur
Barrémien moyen
Barrémien inférieur
Hauterivien supérieur
Hauterivien inférieur
Valanginien
CH6 CH5 Courbes de niveau Fig. IV.1. Localisation des
Faille
forages testés de l’aquifère
CH4
Hauterivien sur la carte
CH3 géologique du gisement de
CH2 zinc de Chaabet- el- Hamra,
(Tirée du rapport E. R. E. M,
CH1 1992), modifiée.

94
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

(OMS, 2008), aux Normes Algériennes (NA.6360, 1992) pour l'eau potable, et
à la norme de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO ; Ayers et Westcot, 1994) pour l'eau d'irrigation, (Tableau IV. 1).

Tableau IV.1. Les normes Algériennes (NA. 6360), 1992 ; OMS, (2008) et Ayers and
Westcot (1994) pour potabilité et irrigation.

Paramètre Les normes Algérienne WHO Ayers and Westcot


(NA. 6360).1992 (2008) (1994)

pH 6.5 - 8.5 6.5 to 9.225 8.5


EC (μS/cm) 2800 ≤ 1500 3000
TDS (mg/l) 2000 1500 2000
SO42- (mg/l) 200/400 250 960
Cl-(mg/l) 200/500 200 1063
-
HCO3 (mg/l) - - 610
NO3- (mg/l) 50 20 10
2+
Ca (mg/l) 75/200 200 400
Mg 2+(mg/l) 150 50 60
+
Na (mg/l) 200 100 919
+
K (mg/l) 20 12 2
Zn (mg/l) 5 3 2
Pb (mg/l) 0.05 0.01 5
Fe (mg/l) 0.3 0.3 0.3
Mn (mg/l) 0.5 0.4 0.2
Cd (mg/l) 0.01 0.003 0.01
Cr (mg/l) 0.05 0.05 0.1
Cu (mg/l) 2 2 0,2

IV.3.1.1 Résultats et discussion

 Caractéristiques hydrochimiques

Les données des paramètres physico-chimiques des eaux souterraines Hauteriviennes


du gisement Chaabet- el- Hamra sont données dans le tableau IV.2.

La précision des données sur la qualité de l'eau peut être testée en calculant l'erreur de
l'équilibre ionique (IB%) à l'aide de l'équation (1). Il donne une indication de la qualité de

95
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

l'analyse ainsi que la possibilité de tout paramètre manquant. Les données seraient rejetées si
elles ne répondaient pas aux critères de qualité. Le test est basé sur le pourcentage de
différence défini comme :
∑ ∑
∑ ∑

Le bilan ionique ne devrait plus jamais dépasser 10% (A. M. Kouassi et al., 2013).

Pour tous les échantillons d'eau, les valeurs IB (%), (Tableau IV.2), sont inférieures à 10%,
(varient de 3, 30 à 7, 65%), et par conséquent, nous considérons ces analyses comme fiables.

Tableau IV. 2. Les paramètres physico-chimiques en mg/l de l’aquifère Hauterivien


(Campagne d’Avril 2012).

Forage pH R.S Ca 2+ Mg 2+ Na+ K+ HCO3- CO32- SO42- Cl- NO3- IB


CE
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (%)
(μS• cm-1)

F01 7.36 740 460 63.64 36.31 29 1 311.1 0 70 40 1 3.30


F02 7.35 690 440 66.85 37.93 17 1 298.9 0 60 35 5 4.54
F03 7.3 730 454 74.74 42.35 19 1 311.1 0 82 40 3 6.15
F04 7.22 750 474 77.19 42.6 19 1 323.3 0 88 40 1 5.44
F05 7.23 770 522 77.97 44.85 20 1 292.8 0 94 50 5 7.65
F06 7.39 720 450 72.25 42.71 20 1 311.1 0 86 40 1 5.76
Min 7.22 690 440 63.64 36.31 17 1 292.8 0 60 35 1 3.30
Max 7.39 770 522 77.97 44.85 29 1 323.3 0 94 50 5 7.65
Mean 7.325 735 457 73.495 42.475 19.5 1 311.1 0 84 40 2 5.47

 Paramètres physiques :
Le pH de l'eau est une indication importante de sa qualité et fournit des informations
sur de nombreux types d'équilibre géochimique des calculs de solubilité. (J. D. Hem, 1986).
Tous les échantillons d'eau souterraine tombent dans la plage de 7, 22 à 7, 62 avec une
moyenne de 7, 3, (Tableau IV.2). Il est connu que les processus de mise en tampon de la
calcite et de la dolomite sont dominants pour des pH allant de 6,5 à 7,5 (D. W. Blowes et C. J.
Ptacek, 1994, W. Geller et al., 2000).

Cependant, les valeurs observées du pH des eaux souterraines de l’Hauterivian se


situent dans les limites autorisées par les recommandations de l'OMS et la norme algérienne
de consommation, (tableau IV. 1). De plus, l'eau de la zone d'étude convient à l'irrigation, où

96
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

la valeur recommandée pour l'eau d'irrigation est de 6,5 à 8,4, (Ayers et Westcot, 1994). L'eau
d'irrigation dont le pH est supérieur à la normale peut provoquer un déséquilibre nutritionnel
ou contenir des ions toxiques, (M. B. Pescod, 1985; A. H. M. J. Al-Obaidy et al., 2010).

Les résidus secs de tous les échantillons d'eau souterraine varient de l'ordre de 440 à
522 mg/l avec une moyenne de 457 mg/l, (tableau IV. 2), se situent à l'intérieur des limites
autorisées pour la consommation, (OMS, 2008; NA 6360, 1992) et l'irrigation, (Ayers et
Westcot, 1994). Selon la classification des résidus secs dans l'eau, (J. D. Hem, 1986), tous les
échantillons d’eau souterraine sont étiquetés à l'intérieur de la classe d'eau douce.

La conductivité électrique (CE) est le paramètre le plus important pour déterminer


l'adéquation de l'eau à des fins de consommation et d'irrigation, car la CE excessive entraîne
la formation de sols salins. (A. Esmaeili et F. Moore, 2012). Pour la CE dans les eaux
souterraines Hauteriviennes de la zone d'étude, toutes les valeurs varient entre 690 et 770 µS
/cm avec une moyenne de 735 µS /cm, (tableau IV.2). Ainsi, nous pouvons conclure que les
eaux souterraines de la région sont acceptables pour la consommation, (OMS, 2008; N / A.
6360, 1992) et l'irrigation, (Ayers et Westcot, 1994).

 Paramètres chimiques
La concentration en calcium (Ca2+) se situe entre 63, 64 et 77, 97 mg /l avec une
moyenne de 73, 49 mg /l (Tableau IV.2). La teneur en calcium dans la zone d'étude se situe
dans les limites autorisées pour la consommation, (OMS, 2008; NA 6360, 1992), et
l'irrigation, (Ayers et Westcot, 1994). La calcite et la dolomite sont responsables de
l'enrichissement des eaux souterraines en ions calcium. (K. Kim et S. T. Yun, 2005).

La concentration de magnésium (Mg2+) dans les échantillons d'eau souterraine se situe


entre 36, 31 et 44,85 mg /l et avec une moyenne de 42,47 mg /l, (Tableau IV.2). La teneur en
magnésium dans la zone d'étude se situe dans les limites autorisées pour la consommation,
(OMS, 2008; NA 6360, 1992), et l'irrigation, (Ayers et Westcot, 1994).

La concentration de sodium (Na+) dans les échantillons d'eau souterraine de l’aquifère


Hauterivien varie de 17 à 29 mg /l avec une valeur moyenne de 19,5 mg /l, (Tableau IV.2).
Tous les échantillons d'eau souterraine se situent dans la limite autorisée de la norme pour
l'eau potable, (OMS, 2008; NA 6360, 1992). De plus, la teneur en sodium est la plus
problématique des ions majeurs et un facteur important dans l'évaluation de la qualité de l'eau
d'irrigation, (Ayers et Westcot, 1994).

97
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les concentrations des bicarbonates (HCO3-) trouvées dans les échantillons d'eau
souterraine de la zone d'étude varient de 292, 8 à 323,3 mg /l avec une moyenne de 311,1 mg
/l (Tableau IV.2). Ainsi, l'eau de la zone d'étude convient à l'irrigation, (Ayers et Westcot,
1994). Par conséquent, les eaux souterraines hauteriviennes de la mine de Chaabet- el- Hamra
sont submergées par les bicarbonates (HCO3-), qui représentent plus de 54% des anions et des
cations. Ces valeurs se situent à l'intérieur des limites autorisées pour la consommation,
(OMS, 2008; NA 6360, 1992) et l'irrigation, (Ayers and Westcot, 1994).

L'ion chlorure (Cl-) est une forme naturelle prédominante de chlore et est extrêmement
soluble dans l'eau. La principale source de chlorure dans l'eau naturelle est particulièrement
les roches sédimentaires d'évaporation. (B. Pradhan et S. Pirasteh, 2011). Dans la zone
d'étude, la teneur en ions chlorure dans tous les échantillons d'eau souterraine varie de 35 à 50
mg /l avec une valeur moyenne de 40 mg /l, (Tableau IV.2). Ces valeurs se situent dans les
limites autorisées pour la consommation, (OMS, 2008; NA 6360, 1992) et l'irrigation, (Ayers
et Westcot, 1994).

Les nitrates (NO3-) et le potassium (K+) ont une offre minimale en concentrations
absolues d'anions et de cations avec 1% de l'agrégat de fixation des particules.

La prédominance de HCO3-, Ca2+ et Mg2+ dans les eaux souterraines est


principalement due à la dissolution des roches carbonatées des formations du Crétacé.

IV.3.1.3. Analyse en composantes principales (IBM SPSS statistics, 22)

L'analyse statistique multi-variée est une impulsion qui a été spécialement créée pour
examiner et décomposer les ensembles de données, (T. Raykov et G. A. Marcoulides, 2008;
K. H. Wolfgang et S. Léopold, 2012).

Dans la recherche sur les eaux souterraines, l'analyse statistique multi variée
est une approche quantitative de la classification des eaux souterraines qui permet de
regrouper les échantillons d'eau souterraine et d'établir des corrélations entre les
échantillons et leurs paramètres chimiques, (Z. Feng et al., 2007; L. Belkhiri et al.,
2010; S. Bencer et al., 2016). Les interrelations entre les paramètres physico-
chimiques des eaux souterraines ont été inspectées à l'aide de la matrice de
corrélation de Pearson, (Tableau IV. 3).

98
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les coefficients de corrélation de Pearson montrent que le pH affiche une corrélation


négative avec tous les paramètres et une forte corrélation entre TDS, Cl- et EC (r = 0, 88; r =
0, 87 respectivement), TDS et Cl- (r = 0,95).

Entourés de cations, seuls Ca2+ et Mg2+ déterminent une corrélation négative (r = - 0,


56; r = -0,53) avec Na+ qui peut être indiqué qu'ils proviennent de diverses sources. La
corrélation positive la plus élevée, (r = 0, 96), qui existe entre Ca2+ et Mg2+ peut être traduite,
car ils proviennent des mêmes sources (dissolution des minéraux carbonatés).

Tableau IV.3. Matrice de corrélation multiple des eaux Hauterivienne dans la mine de
Chaabet el Hamra.

Var pH EC TDS Ca 2+ Mg 2+ Na+ K+ HCO3- SO4 2− Cl- NO3-

PH 1.00

EC -0.71 1.00

TDS -0.74 0.88 1.00

-0.77 0.58 0.62 1.00


Ca 2+

-0.59 0.54 0.61 0.96 1.00


Mg 2+

0.29 0.31 0.04 -0.56 -0.53 1.00


Na+

0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 1.00


K+

HCO3- -0.04 0.04 -0.38 0.06 -0.06 0.16 0.00 1.00

SO42− -0.60 0.79 0.70 0.87 0.91 -0.15 0.00 0.13 1.00

Cl- -0.57 0.87 0.95 0.60 0.66 0.11 0.00 -0.40 0.77 1.00

NO3- -0.23 -0.12 0.31 0.14 0.14 -0.50 0.00 -0.87 -0.16 0.24 1.00

IV.3.1.4. Métaux lourds

Le terme métal lourd comprend les métaux d'une densité supérieure à 5 g • cm -3, à
l'exception des alcalins terreux. Les métaux lourds sont: bismuth (Bi), cadmium (Cd), chrome
(Cr), cobalt (Co), cuivre (Cu), étain (Sn), fer (Fe), manganèse (Mn), Mercure (Hg),
Molybdène (Mo), Nickel (Ni), Plomb (Pb) et Zinc (Zn).

99
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Étant donné que cette étude de zone concerne une mine d'exploitation du Zn, les
investigations sur les métaux lourds sont ainsi nécessaires pour affirmer la dissolution ou la
non-dissolution du Zn dans les eaux de la nappe Hauterivienne. L’analyse des métaux lourds
confirme leur faible teneur dans ces eaux, (Tableau IV.4).

Tableau IV.4. Les teneurs des métaux lourds des eaux Hauteriviennes du gisement de
Chaabet el Hamra en mg/l (Avril 2012).

Métal
F1 F2 F3 F4 F6

Zn 0 0.007 0.035 0.048 0.016


Pb Non décelable
Fe 0.073 0.071 0.085 0.307 0.141
Cr Non décelable
Mn 0.009 0.014 0.014 0.017 0.018
Cd Non décelable

IV.3.1.5. Mécanismes contrôlant la chimie des eaux souterraines

 Diagramme de Piper

Le diagramme de Piper est largement utilisé pour comprendre les problèmes


concernant l'évolution géochimique des eaux souterraines, (U. Karmegam et al., 2011). Le
diagramme se compose de trois champs distincts, dont deux champs triangulaires et un champ
en forme de losange. Les cations exprimés en pourcentage du total des cations en meq / l
comme un seul point sur le triangle gauche, tandis que le tracé des anions est dans le triangle
droite, (A. M. Piper, 1944). Afin de comprendre le mécanisme d'évolution chimique des eaux
souterraines de l’ Hauterivien dans la zone minière de Chaabet- el- Hamra, le trigramme Piper
a été tracé à l’aide du logiciel Diagramme, ([Link].2).

Comme le montre la figure IV.2, le diagramme de Piper a classé tous les échantillons
d'eau en Bicarbonaté calcique et magnésien (Ca2+ -Mg2+ -HCO3-), ce qui pourrait être dû à la
dissolution des roches carbonatées des séquences sédimentaires adjacentes.

100
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Diagramme de Schoeller

Le diagramme de Schoeller (1962) est utilisé de manière correspondante pour évaluer


la qualité de la consommation d'eau. Il est basé sur huit paramètres chimiques (Ca2+, Mg 2+
,
Na+, TDS, TH, Cl-, SO42- et HCO3-). Il représente un diagramme semi-logarithmique des
concentrations des échantillons d'eau souterraine de la zone d'étude. Les points sur les lignes
également espacées représentent la concentration de chaque ion dans chaque échantillon et les
points sont reliés par une ligne. Dans l'ensemble TDS et TH et selon ce diagramme, l'eau est
classée en six classes: admissible, intermédiaire, désagréable, très désagréable, bonne et non
potable. En conséquence, les échantillons d'eau souterraine de Chaabet el Hamra se classent
dans de bonnes catégories, ([Link].3).

Les teneurs relatives des ions en mg/l montre Ca2+ > Mg 2+


> Na+ pour les cations et
HCO3-> Cl-> SO42- pour les anions.

 Diagrammes de Gibbs

La réaction entre les minéraux de l'aquifère et les eaux souterraines joue un rôle
important dans la qualité de l'eau, ce qui est également utile pour comprendre la genèse des
eaux souterraines, (D. J. Cederstorm, 1946). Généralement, différents processus et
mécanismes contrôlent la chimie des eaux souterraines. Par conséquent, les graphes de Gibbs
sont utilisés pour comprendre et différencier les influences de l'interaction roche-eau, de
l'évaporation et des précipitations sur la chimie de l'eau, (R. J. Gibbs, 1970). Une
représentation réaliste et recommandée pour comprendre les importantes procédures
contrôlant la chimie des eaux souterraines, compte tenu des solides dissous par rapport à Na+
/ (Na+ + Ca2+) pour les cations et Cl- / (Cl- + HCO3-) pour les anions. Les diagrammes de
Gibbs ont montré que l'altération des roches contrôlait principalement la chimie des ions
majeurs des eaux souterraines Hauteriviennes dans la zone d'étude, ([Link].4).

101
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].2. Diagramme de Piper des eaux Hauterivienne [Link].3. Diagramme de Schoeller des eaux
de la zone d’étude, (Période d’Avril 2012). Hauterivienne de la zone d’étude, (Période d’Avril 2012).

102
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].4. Diagramme de Gibbs, (Période d’Avril 2012)

IV.3.1.6. Les eaux souterraines pour l'irrigation

Des indices tels que le rapport d'absorption du sodium (SAR), le pourcentage de


sodium soluble (SSP), le carbonate de sodium résiduel (RSC), l'indice de perméabilité (PI), le
magnésium hasard (MH) et le rapport de Kelly (KR) sont des paramètres importants pour
déterminer la pertinence des eaux souterraines pour l'irrigation, ([Link], 2005; N. J. Raju,
2007, A. Aghazadeh et N. N. Mogaddam, 2010; F. Ehya et Z. Moghadam, 2017; X. Guan et
al., 2017; Q. Huili et al., 2019).

A. Ratio d'absorption du sodium (SAR)

La concentration de sodium joue un rôle important dans l'évaluation de la qualité des


eaux souterraines pour l'irrigation, car le sodium entraîne une réduction de la perméabilité du
sol. Le risque de sodium de l'eau d'irrigation peut être bien compris par SAR qui détermine
son utilité pour l'agriculture, (A. H. M. J. Al Obaidy et al., 2014).

Le rapport d'absorption du sodium (SAR) est défini par l'équation 2, où toutes les
teneurs sont en meq /l, (L. A. Richard, 1954).

103
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les valeurs SAR varient de 1, 17 à 2, 05 dans les eaux souterraines de l’Hauterivien. Il


est rapporté que si la valeur de SAR est inférieure à 10, l'eau est d'excellente qualité pour
l'irrigation, (L. A. Richard, 1954). Par conséquent, tous les échantillons d'eau sont excellents
pour l'irrigation.

B. Diagramme de Wilcox

Le diagramme de L. V. Wilcox (1955) est l'une des classifications les plus importantes de
cette étude. Dans le diagramme de Wilcox, l'axe horizontal est sélectionné pour la salinité de
l'eau, tandis que l'axe vertical correspond au SAR. Comme le montre la figure IV. 5, tous les
échantillons se trouvent dans la catégorie C2S1, ce qui signifie «à peine saline - convient à
l'irrigation», (Tableau IV. 5).

Tableau IV.5. Classification des eaux pour l’irrigation selon L. V. Wilcox (1955).

Classes des eaux Qualité pour l’ irrigation

C1S1 Eau douce—Absolument acceptable pour


l’irrigation

C1S2, C2S2, C2S1 Moyennement saline— Acceptable pour l’irrigation

C1S3, C2S3, C3S1, C3S2, C4S2, C4S1 Saline— Acceptable pour l’irrigation avec
traitement.

C1S4, C2S4, C3S4, C4S4, C4S3, C4S2, Très saline—Non acceptable pour l’irrigation
C4S1

104
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].5. Diagramme de Wilcox pour les eaux Hauteriviennes de


la mine de Chaabet- el- Hamra.

C. Pourcentage de sodium soluble (SSP)

Le pourcentage de sodium soluble (SSP) est également utilisé pour évaluer le risque
lié au sodium. De plus, le SSP connu sous le nom de % Na est calculé par l'équation 3, où
toutes les concentrations ioniques sont en meq /l, (L.V. Wilcox, 1955).

Les valeurs calculées de SSP variaient de 7,70 à 13,05%. . Il est rapporté que si la
valeur du SSP est inférieure à 20, l'eau est d'excellente qualité pour l'irrigation, (L.V. Wilcox,
1955). Par conséquent, tous les échantillons d'eau sont répertoriés d’excellente qualité quant à
l'utilisation de cette eau souterraine dans l'irrigation.

105
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

D. Carbonate de sodium résiduel (RSC)

Le RSC a été utilisé pour déterminer l'effet dangereux du carbonate et du bicarbonate


sur la qualité de l'eau pour l'irrigation. RSC est une valeur calculée exprimant l'excès de
teneur en CO32- et HCO3-, qui reste après la consommation de Ca2+ et de Mg2+. Le RSC a été
calculé selon l'équation 4 recommandée par Eaton, (F. M. Eaton, 1950).

Toutes les concentrations ioniques sont en meq /l.

Les valeurs de RSC calculées vont de -2,78 à - 1,06, ce qui indique que tous les
échantillons d'eau souterraine ont un RSC inférieur à zéro. Il est rapporté que si la valeur de
RSC est inférieure à 10, l'eau est excellente pour l'irrigation, (F. M. Eaton, 1950). Ainsi, tous
les échantillons d'eau présentent une excellente qualité pour les propositions d'irrigation.

E. Indice de perméabilité (IP)

L'indice de perméabilité (IP) a également été utilisé pour évaluer le risque lié au
sodium et l'adéquation de l'eau à un usage agricole. Cet indice est calculé par la méthode
suggérée par Doneen, (L. Doneen, 1962) dans l'équation suivante.

Tous les ions sont exprimés en meq /l.

Les valeurs de PI dans cette étude varient de 13, 92 à 20,29%. Il est rapporté que si la
valeur de RSC est inférieure à 25%, l'eau est impropre à l'irrigation, (L. Doneen, 1962).
Paradoxalement les valeurs de PI indiquent que les eaux souterraines Hauteriviennes ne
conviennent pas à l’irrigation.

F. Risque de magnésium (MH)

Pour identifier l'eau d'irrigation, I. Szabolcs et C. Darab, (1964) ont proposé le calcul
du risque de magnésium (MH) comme dans la formule suivante:

106
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les ions Ca2+ et Mg2+ sont en meq /l.

Les valeurs de MH calculées dans les échantillons d'eau de la zone d'étude varient
entre 35, 56 et 37,15%. Il est rapporté que si la valeur de MH est inférieure à 50, l'eau est sûre
et adaptée à l'irrigation, (K. V. Paliwal, 1972). Néanmoins les eaux souterraines de
l’Hauterivien peuvent être classées comme convenant à l'irrigation.

G. Rapport de Kelly (KR)

Le KR est calculé par l'utilisation de l'équation 7, où les ions Na+, Ca2 + et Mg2 + sont
en meq /l, (W. P. Kelly, 1940).

Si la valeur KR est inférieure à 1, la quantité de Na+ dans l'eau est faible et l'eau
convient à l'irrigation, (W. P. Kelly, 1940).

Dans les échantillons d'eau de l’aquifère Hauterivien de la zone d'étude, le KR est


inférieur à 1 (0, 08 à 0, 15). Par conséquent, les eaux souterraines de l’Hauterivien
conviennent à l'irrigation.

IV.3.2. Période de Mai 2018 :

IV.3.2. 1 Points échantillonnés :

Quatre-vingt-dix-huit (98) points de prélèvement d’eau, comprenant


l’aquifère Hauterivien et Barrémien dans la mine de zinc de Chaabet el Hamra et les
forages de l’aquifère superficiel du Mio-Plio- Quaternaire dans la plaine de Ain Azel,
ont été échantillonnés. Leurs coordonnées ont été déterminées à l’aide d’un GPS
(GARMIN). Les coordonnées UTM sont reprises en annexe 3. L’ensemble des
prélèvements réalisés dans la région de Ain- Azel est reporté sur la figure IV.6.

IV.3.2. 2 Méthode de prélèvement et conservation des échantillons :

Le prélèvement d’un échantillon d’eau est une opération délicate à laquelle le


plus grand soin doit être apporté. L’échantillon doit être homogène, représentatif et
obtenu sans modification de ses caractéristiques physico-chimiques, raison pour
107
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

laquelle le préleveur doit avoir une connaissance précise des conditions de


prélèvement très importantes pour la qualité des résultats des analyses.

Pour notre étude hydrochimique, les échantillons ont été prélevés jusqu’au
débordement dans des bouteilles en polyéthylène bouchonnées de 1500ml,
préalablement rincées avec de l’eau distillée puis de l’eau du forage. Tous les
échantillons ont été conservés à basse T° (réfrigérateur) jusqu’au moment d’analyse.

IV.3.2. 3 Méthodes d’analyse :

 Mesures in-situ : paramètres physiques :

Les mesures des paramètres physiques in-situ sont essentielles pour la


reconstitution de l’état de l’eau à la sortie de l’hydro-système. Les paramètres
physiques de l’eau mesurés sur site sont : pH, température (T°), résidus secs (RS) et
conductivité électrique (CE).

Ces mesures in-situ ont été effectuées immédiatement après le prélèvement de


l’échantillon, à l’aide d’un multi-paramètre, (HANNA HI 76/98195).

 Teneurs en éléments majeurs et mineurs : analyses chimiques

Le sodium et le potassium ont été dosés par photométrie de flamme,


(JENWAY PPP7 flamme Photometer). Les ions de calcium et magnésium ont été
analysés par spectrométrie à flux continu auto analyseur, (AxFlow III systea). Les
biacarbonates ont été analysés par volumétrie, les sulfates par dosage turbidimétrique
et les chlorures ainsi que les nitrates ont été dosés par colorimétrie auto-analyseur à
flux continu,, (Bluvision TM). Toutes ces analyses ont été effectuées au niveau du
laboratoire de l’ADE de Sétif.

 Teneurs des métaux lourds :

Le Zn, Fe, Pb, Cr, Al, Mn et Cu ont été analysés par spectromètre d’absorption
atomique (Shimadzn AA-6200) au niveau du laboratoire de chimie, faculté des
sciences, Université Ferhat Abbas, Sétif (UFAS).

108
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie
(b)

(a)

Figure IV.6. Inventaire des points d’eau prélevés


(a): vue totale des sites des forages visités de la
plaine de Ain- Azel, (b) : zoom-avant sur les points
des deux aquifères Barrémien et Hauterivien du
gisement de Chaabet- el- Hamra.
109

109
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

110
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

IV.3.2. 4 Caractérisations hydrochimiques :

Les données obtenues dans la zone d’étude, suite à la campagne d’échantillonnage de


2018, (98 prélèvements), sur les caractéristiques physico-chimiques de l’eau sont présentées
et discutées.

Les données traitées ont été groupées en fonction de l’âge des aquifères (Hauterivien
et Barrémien dans la mine de zinc de Chaabet- el- Hamra et le Mio -Plio- Quaternaire dans la
plaine de Ain- Azel) touchés afin d’appréhender éventuellement l’évolution géochimique de
l’eau de chaque aquifère.

IV.3.2. 5. Les principaux paramètres physico-chimiques :

 La température de l’eau :

La température moyenne des eaux varie entre 17.6 et 21.7 pour l’aquifère Hauterivien,
19.5 et 20.14 pour le Barrémien et 19 à 19.28°C pour le Mio-Plio- Quaternaire.

Ces données, proches de la température moyenne atmosphérique de la zone d’étude


(15°C), nous permettent de penser que les différents aquifères sont en équilibre thermique
avec l’atmosphère.

 pH de l’eau :

Le pH de l’aquifère Hauterivien à travers les forages testés s’inscrit dans la plage de


7,24 à 7,40, 6,62 à 7,8 pour l’aquifère Barrémien et enfin entre 6,9 et 9,63 pour le Mio-Plio-
Quaternaire.

Le pH moyen des eaux de l’Hauterivien et du Barrémien est de 7, tandis que celui du


Mio-Plio-Quaternaire est de 7,7.

La figure A3.1 en annexe 3 présente la variabilité spatiale du pH de l’eau souterraine


de la région de Ain- Azel au sud de Sétif.

 La conductivité électrique (CE) :

La conductivité électrique (CE) mesurée, quoique forte dans la région d’étude,


présente une amplitude de variation de 400≤ CE ≤5800µS/cm.
110
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Au niveau de l’aquifère Hauterivien, la CE varie entre 688 et 774 µS/cm pour une
valeur médiane de 744,5 µS/cm et pour le Barrémien, la CE est comprise entre 515 et 1920
µS/cm (médiane = 782,79 µS/cm).

Par ailleurs, les forages du Mio-Plio-Quaternaire présentent CE comprise entre 400 et


5800 µS/cm sur la conductivité électrique des eaux souterraines dans la région de Ain- Azel.

La figure A3.2 en annexe 3 présente la variabilité spatiale du CE de l’eau souterraine


de la région de Ain- Azel au sud de Sétif.

 Les éléments chimiques majeurs :

Avant d’interpréter les données acquises au laboratoire, il est indispensable de vérifier


leur fiabilité à travers un bilan ionique. Une analyse chimique est considérée comme fiable,
lorsque la balance ionique ne dépasse pas 10%. L’expression de la balance ionique
considérée dans ces analyses est la suivante :

∑ ∑
∑ ∑

Pour l’ensemble des analyses des échantillons, le calcul de la balance ionique a été
effectué, il est inférieur ou égal à 10%, (Tableau A3.4 en Annexe 3).

Les données présentées ci-dessous se rapportent aux forages des aquifères de


l’Hauterivien et Barrémien.

L’importance des ions majeurs, (valeurs exprimées en mg/l), suit l’ordre suivant dans
les eaux de l’aquifère :

- Hauterivien: HCO3-, SO42-, Ca2+, Cl-, Mg2+, Na+, NO3- et K+.


- Barrémien: HCO3-, SO42-, Ca2+, Mg2+, Cl-, Na+, NO3- et K+.

La contribution relative des ions dominants à la minéralisation des eaux est


illustrée sur les figures IV.7 et 8.

111
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Figure IV.7 Contribution relative


des ions à la minéralisation totale des
eaux Barrémiennes.

Figure IV.8 Contribution relative


des ions à la minéralisation totale des
eaux Hauteriviennes.

112
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Il apparaît que les bicarbonates et les sulfates sont équitables dans l’aquifère
Barrémien, tandis que, les bicarbonates sont les plus dominants dans les forages de l’aquifère
Hauterivien.

 Les cations :

Les teneurs en Ca2+ sont très fortes et varient de 61,43 et 74,54mg/l au niveau des
forages de l’Hauterivien (moyenne 69 mg/l), et de 58,2 à 205,49 mg/l, (moyenne 119 mg/l) au
niveau des forages du Barrémien, Par ailleurs, Ca2+ varie de 18 à 460 mg/l dans les forages
considérés du Mio-Plio-Quaternaire, (moyenne 125,24 mg/l). Par conséquent, la
concentration optimale de Ca2+ aide à prévenir les troubles cardiaques et le bon
fonctionnement des processus métaboliques humains, (F. Hamzaoui-Azaza et al. 2020). La
figure A3.3 en annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs en calcium des eaux
souterraines dans la région de Ain- Azel.

Les teneurs en Mg2+ sont comprises entre 35,23 à 42,59mg/l pour les forages de
l’Hauterivien, (moyenne 39,63mg/l), de 35,2 à 280,56mg/l (moyenne 107 mg/l), pour les
forages du Barrémien et de 14 à 182 mg/l, (moyenne 56,8 mg/l) pour les forages du Mio-
Plio-Quaternaire. L’OMS fournit de l’eau potable au-delà des limites recommandées pour
Mg2+ augmente le risque d’affections cardiovasculaires et d’abaissement sévère de la pression
artérielle. La figure A3.4 en annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs en
Magnésium des eaux souterraines dans la région de Ain- Azel.

Quant au Na+, les teneurs sont comprises entre 15 et 25mg/l, (moyenne 19 mg/l), pour
les forages de l’Hauterivien, de 11,69 à 29mg/l pour les forages du Barrémien (moyenne 24
mg/l) et de 13 à 724 mg/l pour les forages du Mio-Plio-Quaternaire. La figure A3. 5 en
annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs en Sodium des eaux souterraines dans
la région de Ain- Azel. Dans la citation, la teneur en Na+ supérieure à la limite recommandée
de 200 mg/l dans l’eau potable provoque une hyper- tension, des maladies congénitales, des
troubles rénaux et des troubles nerveux dans le corps humain, (M. A. Dalvie et al. 2003).

Les données du K+ sont par ailleurs comprises 0,86 et 0,97mg/l pour les forages de
l’Hauterivien, (moyenne 0,91mg/l), de 1,18 à 3,6mg/l, (moyenne 3,03mg/l) pour les forages
du Barrémien et de 1 à 74 mg/l, (moyenne 5,7 mg/l) pour le Mio-Plio-Quaternaire. La figure
A3.6 en annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs en Potassium des eaux
souterraines dans la région de Ain- Azel.
113
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Les anions :

Les bicarbonates prennent une part importante à la minéralisation des deux aquifères :
Hauterivien et Barrémien, (teneurs comprises entre 317,5 et 288,4mg/l, avec une moyenne de
302mg/l pour l’aquifère Hauterivien et 393,5 à 213,6mg/l –moyenne de 287mg/l- pour
l’aquifère Barrémien). Pour l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire, les teneurs varient entre 73 et
671mg/l avec une moyenne de 246,27mg/l, La figure A3.7 en annexe 3 représente la
variation spatiale des teneurs des Bicarbonates des eaux souterraines dans la région de Ain-
Azel.

Les sulfates sont également présents. Leur teneur varie entre 90 et 56mg/l pour
l’aquifère Hauterivien, de 52,7 à 484 mg/l pour le Barrémien, puis entre 50 et 998 mg/l avec
une moyenne de 251,6 mg/l pour les forages du Mio-Plio-Quaternaire. Une teneur élevée en
SO42- dans l’approvisionnement en eau domestique peut générer un goût désagréable et une
altération gastro-intestinale se manifestant par une diarrhée, (OMS 1993). La figure A3.8 en
annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs des sulfates des eaux souterraines dans
la région de Ain- Azel.

La limite admissible de Cl- pour l’eau potable est de 200 mg/l pour l’OMS. Des
niveaux élevés de Cl- dans l’eau potable peuvent causer des vomissements et de la diarrhée
répétés, (V. Bhardwaj et D. S. Singh 2011). La teneur moyenne des chlorures des forages de
l’Hauterivien est de 38mg/l (minimum : 30mg/l, maximum : 47mg/l), Pour les forages du
Barrémien, cette teneur varie entre 32,6 et 163mg/l (moyenne 96 mg/l), Par ailleurs, et pour
les forages de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire. Cette teneur varie entre 20 et 1170 mg/l avec
une moyenne de 240,66 mg/l. Alors, c’est l’un des éléments majeurs qui détermine le faciès
chimique des eaux dans la région. La figure A3.9 en annexe 3 représente la variation
spatiale des teneurs des chlorures des eaux souterraines dans la région de Ain- Azel.

La présence du NO3− plus de 10 mg/L devient une référence de la pollution


anthropique due au débit de retour de l’irrigation due à l’utilisation intensive d’engrais
chimiques (I. Matiatos et al. 2014). L’OMS a suggéré que la limite maximale admissible pour
le NO3− est de 50 mg/L.

Les nitrates se présentent sous forme de faibles teneurs dans les forages de
l’Hauterivien, (minimum : 1mg/l, maximum : 5mg/l, avec une moyenne de 2mg/l). Cet
élément présente des valeurs élevées dans l’aquifère du Barrémien (0,04 et 43,3mg/l) et Mio-
114
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Plio-Quaternaire, (1 et 110 mg/l avec une moyenne de 37,93 mg/l). Ces valeurs élevées
suggèrent qu’elles soient dues aux apports d’engrais, (Contexte agricole). Les échantillons qui
présentent des teneurs du NO3- au-dessus de la norme assurant un risque pour la
consommation humaine causant cyanose (méthémoglobinémie), hypertension, diabètes, goitre
et cancer gastrique, (M. Vasanthavigar et al. 2010) ainsi que la mort par asphyxie lorsqu’elle
est combinée avec Viagra.

La figure A3.10 en annexe 3 représente la variation spatiale des teneurs des nitrates
des eaux souterraines dans la région de Ain Azel.

IV.3.2.6 Diagramme de Gibbs :

Généralement, Le diagramme de R. J. Gibbs, (1970), (Figure IV.9) montre que


l’altération des roches contrôlait principalement la chimie des ions majeurs des eaux
souterraines Hauteriviennes.

Par contre, les eaux souterraines du Barrémien et du Mio-Plio-Quaternaire, le même


diagramme, (Figure IV.10 et IV.11), montre que l’altération des roches est la responsable
de la chimie des ions majeurs pour certains échantillons, et l’évaporation pour d’autres. Ce
diagramme représente les mécanismes mixtes pour ces deux aquifères.

Figure IV. 9 Diagramme de Gibbs des eaux Hauteriviennes, (Mai 2018).

115
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Figure IV.10 Diagramme de Gibbs des eaux Barrémiennes, (Mai 2018).

Figure IV. 11 Diagramme de Gibbs des eaux du Mio-Plio-Quaternaire, (Mai 2018).

IV.3.2. 7 Faciès chimiques des eaux :

Le faciès chimique des eaux a été déterminé classiquement à l’aide du diagramme de


Piper en ayant recours au logiciel Diagrammes. Les données des ions majeurs, reportées sur
ce digramme, (Figures IV.12, IV.13, IV.14, a-b-c), ont permis d’identifier les faciès
chimiques pour les eaux souterraines de la zone d’étude, dont la répartition spatiale est reprise
sur la figure IV.15. Ces faciès sont :

116
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 L’aquifère Hauterivien :

 Bicarbonaté calcique et magnésien

 L’aquifère Barrémien :

 Chloruré et sulfaté calcique et magnésien


 Bicarbonaté calcique et magnésien

 L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire :

 Bicarbonaté calcique et magnésien


 Chloruré et sulfaté calcique et magnésien
 Chloruré sodique et potassique ou sulfaté sodique

Tableau IV. 6. Classification hydrochimique des eaux de la zone d’étude.

- Faciès chimique
Les points d’eau

L’aquifère Hauterivien : CH1,CH2,CH3,CH4,CH5,CH6


- Bicarbonaté calcique et magnésien
L’aquifère Barrémien : CH22, Afounes
L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire :1, 9, 19,61,71
L’aquifère Hauterivien : aucun forage

- Chloruré et sulfaté calcique et L’aquifère Barrémien : CH16,CH17,CH19,CH20,CH21,mine


magnésien Kherzet Youssef
L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire : 2 à 83(sauf les points déjà
cités)

L’aquifère Hauterivien : aucun forage


- Chloruré sodique et potassique ou
L’aquifère Barrémien: aucun forage
sulfaté sodique,
L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire : 32, 76, 37, 38, 41,57

117
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].12. Diagramme de Piper, (les eaux du [Link].13. Diagramme de Piper, (les eaux de
Barrémien), période de Mai 2018 l’Hauterivien), période de Mai 2018

118
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

b
a

[Link].14a, b, c. Diagramme de Piper, (les eaux du


Mio-Plio-Quaternaire), période de Mai 2018

119
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

[Link].15. Faciès chimiques des eaux de la


zone d’étude, (Période de Mai 2018).

120
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

IV.3.2. 8 Corrélation entre les éléments majeurs :

Les relations entre les éléments chimiques sont établies à l’aide d’une analyse
statistique à plusieurs variables, (matrice de corrélation), pour identifier les groupes des
paramètres chimiques qui peuvent avoir un type de variation semblable,

L’utilisation de l’analyse en composante principale (ACP) pour l’étude globale des


eaux souterraines des aquifères Hauterivien, Barrémien et Mio-Plio-Quaternaire dans la
région d’étude, permet une différenciation sur leurs particularités chimiques,

IV.3.2. 8. 1 ACP pour les eaux Hauteriviennes :

Le tableau IV. 7 reprend la matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère
Hauterivien,

Tableau IV. 7 La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère


Hauterivien.

Variables K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4-- HCO3- RS CE PH


K+ 1,00
Na+ 0,34 1,00 Bonne corrélation
Mg++ 0,63 -0,32 1,00 Moyenne corrélation
Ca++ 0,55 -0,34 0,95 1,00 Faible corrélation
NO3- -0,17 -0,34 0,19 0,03 1,00 Forte anti corrélation
Cl- 0,57 0,30 0,70 0,65 0,28 1,00 Moyenne anti corrélation
SO4-- 0,67 0,22 0,81 0,79 0,05 0,95 1,00 Faible anti corrélation
HCO3- -0,40 0,15 -0,40 -0,11 -0,70 -0,29 -0,18 1,00
RS 0,94 0,20 0,75 0,61 0,17 0,70 0,73 -0,63 1,00
CE 0,43 0,65 0,32 0,36 -0,05 0,86 0,80 0,13 0,43 1,00
PH 0,20 -0,01 -0,13 -0,29 -0,37 -0,50 -0,35 -0,26 0,08 -0,57 1,00

L’examen du tableau de cette matrice de corrélation permet de voir qu’il existe une bonne
corrélation, (Plus de 70%) entre :

 RS et K+;
 Ca2+, Cl-, SO42-, RS et Mg2+;
 SO42-, RS, CE et Cl- ;
 RS, CE et SO42-,

121
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

La corrélation est moyenne (± 60%) entre :

 Mg2+, Ca2+, Cl-, SO42-, et K+;


 CE et Na+;
 Cl-, RS et Ca2+,

Par ailleurs, on observe une anti-corrélation forte entre NO3- et HCO3-.

IV.3.2. 8.2 ACP pour les eaux Barrémiennes:

La matrice de corrélations multiples de l’analyse en composantes principales


appliquée aux descripteurs chimiques des eaux Barrémiennes est présentée dans le tableau
IV.8.

Tableau IV.8 La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère


Barrémien.

Variables K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4-- HCO3- RS CE PH


K+ 1,00
Na+ 0,77 1,00 Bonne corrélation
Mg++ 0,20 0,04 1,00 Moyenne corrélation
Ca++ -0,79 -0,75 0,31 1,00 Faible corrélation
NO3- -0,25 -0,25 0,67 0,44 1,00 Forte anti corrélation
Cl- -0,36 -0,39 0,18 0,49 0,41 1,00 Moyenne anti corrélation
SO4-- -0,90 -0,78 -0,54 0,54 -0,02 0,30 1,00 Faible anti corrélation
HCO3- 0,24 -0,11 0,47 0,01 0,12 -0,01 -0,22 1,00
RS -0,77 -0,92 -0,16 0,62 0,05 0,19 0,82 0,19 1,00
CE -0,80 -0,92 0,06 0,82 0,33 0,44 0,76 0,24 0,88 1,00
PH 0,11 -0,21 0,01 -0,15 -0,08 -0,07 0,09 0,68 0,39 0,36 1,00

On observe une très bonne corrélation, (plus de 70%), entre les descripteurs chimiques
suivants :

 K+ et Na+ ;
 Ca2+ et CE
 RS, CE et SO42-
 RS et CE

Et une forte anti- corrélation entre :

 Ca2+, SO42-, RS, CE et K+


 Ca2+, SO42-, RS, CE et Na+

122
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

IV.[Link] ACP pour les eaux du Mio-Plio-Quaternaire:

L’analyse du tableau IV.9 de la matrice de corrélation multiple pour les eaux du Mio-Plio-
Quaternaire montre :

 Une bonne corrélation (+ de 70%) entre :

 Ca2+, Cl-, SO42-, RS, CE et Na+


 Cl-, SO42-, RS, CE et Ca2+
 SO42-, RS, CE et Cl-

 RS, CE et SO42-

 Une moyenne corrélation entre :

 Ca2+, SO42-, HCO3-, RS, CE et K+


SO42-, RS et Mg2+

HCO3- et Ca2+

Tableau IV. 9 La matrice de corrélation multiple pour les eaux de l’aquifère Mio-
Plio-Quaternaire,

Variables K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4-- HCO3- RS CE PH


K+ 1,00
Na+ 0,42 1,00 Bonne corrélation
Mg++ 0,30 0,29 1,00 Moyenne corrélation
Ca++ 0,63 0,81 0,36 1,00 Faible corrélation
NO3- -0,20 -0,20 -0,22 -0,17 1,00 Faible anti corrélation
Cl- 0,42 0,98 0,36 0,86 -0,22 1,00
SO4-- 0,55 0,78 0,56 0,91 -0,30 0,83 1,00
HCO3- 0,66 0,30 0,38 0,52 -0,13 0,32 0,38 1,00
RS 0,56 0,92 0,50 0,95 -0,21 0,95 0,94 0,47 1,00
CE 0,54 0,92 0,49 0,94 -0,21 0,96 0,94 0,46 1,00 1,00
PH -0,11 -0,29 -0,39 -0,40 -0,17 -0,32 -0,34 -0,51 -0,42 -0,41 1,00
En conclusion de cette analyse en composante principale (ACP) appliquée aux
eaux souterraines de la région de Ain- Azel, dans le Sud de Sétif, il apparaît que la forte
corrélation entre les éléments chimiques exprime la même origine. Cette information va être
précisée en utilisant les diagrammes binaires.

123
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

IV.3.2. 9 Relations binaires entre les éléments majeurs :

IV.3.2. 9.1 L’aquifère Hauterivien :

 Couple Ca2+/Mg2+- Conductivité :

À l’aide de la figure IV.16, on note que 100% des points analysés présentent un
rapport supérieur à 1, indiquant la dominance des ions du calcium, et cela nous permet
de dire que la conductivité est influencée par le calcium.

 Couple Ca2+- Na+ :

Le graphe, (figure IV .17) montre deux groupes :

1- Une diminution du Ca2+ alors que le Na+ reste en évolution, (un échange de
base est probable) ;
2- Évolution simultanée du calcium et sodium, (probablement dissolution des
évaporites sachant que l’aquifère Hauterivien est carbonaté).

Figure IV.16. Relation Ca2+/Mg2+ -CE. Figure IV.17. Relation Ca2+- Na+.

 Couple Mg2+- Na+ :

Le graphe, (figure IV.18), met en évidence également deux tendances :

1- Une évolution simultanée du Mg2+ et Na+ (dissolution des évaporites)


constatée dans les forages CH3, CH4, CH5 et CH6 ;

124
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

2- Une diminution du Mg2+ alors que le sodium reste en évolution (un


échange de base peut-être) constatée dans les forages CH1 et CH2.

 Couple SO42- -Cl-:

Le graphe, (figure IV.19), montre que les eaux captées dans les forages de
l’aquifère Hauterivien, (CH1, CH2, CH3, CH4, CH5, CH6), présentent un excès de Cl-
(probablement dissolution des évaporites sachant que l’aquifère Hauterivien est
carbonaté).

Pente= 1

Figure IV.18. Relation Mg2+- Na+. Figure IV.19. Relation SO42- -Cl-.

 Couple Ca2+- SO42- :

L’examen de cette relation montre un excès du calcium, (Figure IV.20), et une


absence totale du SO42-. Cette relation traduit la dissolution du calcium d’origine
carbonaté.

 Couple Mg2+- SO42- :

L’examen de cette relation montre un excès du Mg, (Figure IV.21), et une absence
totale du SO4. Cette relation traduit la dissolution des formations carbonatées riches en Mg
telle que les dolomies. Cette relation confirme la présence du faciès bicarbonaté magnésien.

125
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Excès dû à l’origine carbonatée


Excès dû à l’origine carbonatée

Figure IV.20. Relation Ca2+- SO42- Figure IV.21. Relation Mg2+- SO42-

 Couple Ca2+- Cl- :

Lorsque ce rapport est supérieur à 1 (Figure IV.22), le Ca prédomine, c’est le cas de


tous les forages : CH1, CH2, CH3, CH4, CH5 et CH6.

 Couple Mg2+- Cl- :

Lorsque ce rapport est supérieur à 1, le Magnésium prédomine, ce qui est notable dans
la Figure IV.23.

Figure IV.22. Relation Ca2+- Cl- Figure IV.23. Relation Mg2+- Cl-

126
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Couple Ca2+ -HCO3- - SO42- :

La figure IV. 24 montre l’évolution du calcium en fonction des bicarbonates. Tous les
forages CH1, CH2, CH3, CH4, CH5, CH6 indiquent une origine carbonatée comme source
du calcium. La figure IV.25 confirme ce fait.

Figure IV.24. Relation Ca2+ -HCO3- Figure IV.25. Relation Ca2+ -HCO3- - SO42-

IV.3.2. 9.2 L’aquifère Barrémien :

 Couple SO42- -Cl-:

Tenant compte de la dominance de faciès chloruré et sulfaté, il est important de


vérifier la relation entre ces deux éléments. Le graphe, (figure IV.26), montre une
dispersion des points où on constate que les eaux captées dans les forages, (CH19,
CH23, CH16, Afounes et CH17), présentent un excès de Cl-, tandis que les forages,
(CH21, CH22 et CH20), présentent un excès de SO42-.

 Couple SO42- / Cl- - Conductivité:

Ce rapport permet de déterminer la manière selon laquelle évolue la


mise en solution des ions évaporitiques en fonction de la conductivité électrique. On
note que la conductivité est influencée par les sulfates et les chlorures.

127
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

La présentation graphique, (Figure IV. 27), montre que 38% des points
analysés et précisément les forages, (CH20, CH21 et CH22), présentent un rapport
supérieur à 1, indiquant une légère dominance des ions du gypse par rapport aux ions
chlorurés, (62% des points analysés : CH16, CH17, CH19, CH23 et Afounes).

Figure IV.26. Relation Cl- - SO42- Figure IV.27. Relation SO42- / Cl- - CE

 Couple Ca2+/Mg2+- Conductivité :

L’influence de ces deux éléments sur la conductivité électrique de l’eau


barrémienne est vérifiée par la figure IV.28. On note que la conductivité est influencée
par le calcium et le magnésium, La représentation graphique montre que 80% des
points analysés présentent un rapport égal à 1, indiquant une égalité des ions de
calcium et magnésium, tandis que 20% des points analysés, (CH23 et Afounes),
présentent une dominance de Mg2+.

 Couple Ca2+- Na+ :

Le graphe de la figure IV.29 met en lumière trois tendances :

1- Une diminution du Ca2+ alors que Na+ reste en évolution, (probablement un


échange de base entre Na+ et Ca2+) ;
2- Le calcium évolue indépendamment du Na+ (une autre origine que les
évaporites) ;
3- Une évolution simultanée de Ca2+ et Na+, (dissolution des évaporites).

128
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Figure IV.28. Relation Ca2+/Mg2+- CE Figure IV.29. Relation Ca2+- Na+

 Couple Mg2+- Na+ :

Le graphe de la figure IV. 30 révèle aussi trois tendances :

1- Une diminution de Mg2+ alors que le Na+ reste en évolution, (probablement un échange
de base entre Na+ et Mg2+) ;
2- Le Mg2+ évolue indépendamment du Na+, (une autre origine que les évaporites) ;
3- Évolution simultanée du Na+ et Mg2+, (dissolution des évaporites).

 Couple Ca2+- SO42- :

L’examen de cette relation montre un excès du calcium, (Figure IV.31) et une


absence totale du SO42-. Cette relation traduit la dissolution du calcium d’origine carbonaté.
Cette relation traduit la présence du faciès bicarbonaté calcique.

Figure IV.30. Relation Mg2+- Na+ Figure IV.31. Relation Ca2+- SO42-

129
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Couple Mg2+- SO42- :

L’examen de cette relation montre un excès du Mg2+, (Figure IV.32) et une absence
totale du SO42-. Cette relation traduit la dissolution des formations carbonatées riches en
Mg2+, telle que les dolomies. Cette relation confirme la présence du faciès bicarbonaté
magnésien.

 Couple Ca2+- Cl- :

L’examen de cette relation montre une évolution proportionnelle des chlorures et du


calcium, (Figure IV.33).

Lorsque ce rapport est supérieur à 1, le Ca2+ prédomine. C’est le cas des forages :
Afounes, CH16, CH17, CH19, CH20, CH21, et CH22. Néanmoins, les chlorures prédominent
dans le forage CH23, (Figure IV.33).

Figure IV.32. Relation Mg2+ - SO42- Figure IV.33. Relation Ca2+- Cl-

 Couple Mg2+- Cl- :

Lorsque ce rapport est inférieur à 1, les chlorures prédominent, ce qui est notable dans
le forage CH23, (Figure IV.34), tandis que le reste des forages et qui représentent 90% des
points de l’aquifère Barrémien présente une prédominance du Mg.

130
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Couple Ca2+- Mg2+ :

Lorsque ce rapport est inférieur à 1, cela indique la prédominance du Mg. C’est le cas
des forages CH23 et Afounes, (Figure IV.35). Cependant les forages qui se positionnent sur
la droite de la pente 1, (CH16, CH17, CH19, CH20, CH21, CH22) indiquent la même origine
du calcium.

Figure IV.34. Relation Mg2+- Cl- Figure IV.35. Relation Ca2+- Mg2+

 Couple Ca2+ -HCO3- -SO42-:

La figure IV. 36a montre l’évolution du calcium en fonction des bicarbonates. Les
forages CH21, CH16, CH19 et CH23 montre un excès du calcium suite peut être à la
dissolution du gypse.

Par opposition, les forages CH20, CH23, CH22 et Afounes indiquent une origine
carbonatée comme source du calcium. La figure IV.36b confirme cette tendance.

 Diagramme Ca2+/ (HCO3- +SO42-) – Na+/Cl- :

Le report de tous les points d’eau sur le diagramme, (Figure IV.37) montre que 24%
(CH22, CH20) ont subi un échange de base, 38% des points présentent un déficit en Na et en
Ca et 38%, certains points présentent un excès en Ca par rapport aux ions HCO3- et SO42-.

131
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

 Diagramme Mg2+/ (HCO3- +SO42-) – Na+/Cl- :

Le report de tous les points d’eau sur le diagramme, (Figure IV.38) montre que 24%
(CH20 et CH22) ont subi un échange de base. 24% des points (CH21 et CH23) présentent un
déficit en Na et Mg, et 52% aussi des points présentent un excès en Mg par rapport aux ions
HCO3- et SO42-.

Figure IV.36a. Évolution du calcium Figure IV.37. Échange de base

Figure IV.36b. Évolution du calcium Figure IV.38. Échange de base

132
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Les études d’échange ionique dans les formations géologiques ont révélé,
qu’en général, au cours du processus d’échange, un des ions est retenu très fortement
contre tout déplacement par les autres ions, C’est une absorption préférentielle
connue par sélectivité d’échange ionique, (S. Ghebouli, 2010).

Au cours de leurs trajets souterrains, les eaux entrent en contact avec les
différentes formations géologiques qui ont la propriété d’échanger leurs ions contre
ceux contenus dans les eaux, (S. Ghebouli, 2010).

IV.3.2. 10 Qualité des eaux à la consommation humaine et à des fins d’irrigation:

Lors de l’utilisation de l’eau hors de son milieu, sa qualité est souvent


mentionnée, elle est fonction du type d’usage. Ainsi, les exigences relatives à la
qualité sont différentes d’une utilisation à l’autre. Dans ce travail, seule la qualité
d’eau destinée à la consommation humaine et aux activités agricoles est soulevée.
Dans cette optique, nous allons profiter des données analytiques disponibles pour
évaluer la qualité des eaux destinées à la consommation humaine et aux activités
agricoles. En effet, la quasi-totalité des eaux mobilisables dans la région sont
utilisées pour ces deux activités.

La qualité d'une eau est définie par des paramètres physiques, chimiques
et biologiques, mais également par son usage. Ainsi, une eau impropre à la
consommation peut être adaptée à l'irrigation ou à la pisciculture. La mauvaise qualité
des eaux peut être induite par des activités anthropiques ou par des phénomènes
naturels.

De ce fait, la comparaison des données des analyses chimiques des eaux du


secteur d’étude avec les normes de l’OMS, 2008 et Algérienne NA 6360 ,1992, ainsi
qu’ avec Ayers and Westcot, 1994, fait ressortir que dans les aquifères Hauterivien,
Barrémien et Mio-Plio-Quaternaire dans la région de Ain- Azel, au Sud de Sétif, nous
avons des eaux potables et de bonne qualité et aptes à l’irrigation, et d’autres
signalées comme non potables et inaptes à l’irrigation, parce que certaines
concentrations en éléments chimiques sont élevées et dépassent les normes, ce qui
impose un traitement antérieur avant leur utilisation, (Tableau IV.10 et figures A3.
11, A3.12 et A3.13 en annexe 3 ).

133
---------------------------------------------------------------------------Hydrogéochimie

Tableau IV. 10. La qualité des eaux selon les différentes normes.

L’aquifère Norme Qualité


OMS, 2008 Toutes les eaux de forages sont
NA, 6360,1992 potables et apte à l’irrigation
Hauterivien
sans traitement,
Ayers and Westcot, 1994

OMS, 2008 Les eaux des forages CH16,


CH19, CH20, CH21, CH22,
NA, 6360,1992 CH23 sont potables sans
Barrémien traitement,
Seulement les eaux des forages
Ayers and Westcot, 1994 CH20, CH22 et CH23 sont aptes
à l’irrigation sans traitement,
Seulement les eaux du point 70
OMS, 2008
sont potables sans traitement,
Les eaux des points 2, 6, 7, 8, 9,
11, 12, 13, 14, 16, 17, 18, 19,
20, 21, 24, 27, 28, 32, 33, 34,
NA, 6360,1992 35, 41, 43, 45, 46, 47, 48, 50,
Mio-Plio-Quaternaire
52, 57, 58, 59, 60, 61, 63, 68,
69, 70, 71, 72, 73, 76 sont
potables sans traitement,
Seulement les eaux des points 7
Ayers and Westcot, 1994 et 28 qui sont aptes à l’irrigation
sans traitement,

La représentation des points d’eau, (période de Mai 2018), sur le


diagramme de Schoeller-Berkaloff, (Figure IV.39 .40 .41), a montré que
tous les points se rangent dans la classe de potabilité sauf les points CH17 et
Afounes, (l’aquifère Barrémien), 33, 37, 38, 41, 57, 65, et 78, (l’aquifère
Mio-Plio-Quaternaire) qui se classent dans la classe médiocre.

134
(a) (b) (c)

Figure IV.39. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff, (Mai 2018).

(a) Les eaux de l’ Hauterivien


(b) Les eaux du Barrémien
(c) Les eaux du Mio-Plio-Quaternaire

135
Figure IV.40. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff

(Période de Mai 2018) des eaux du Mio-Plio-Quaternaire.

136
Figure IV.41. Représentation des eaux sur le diagramme de Schoeller-Berkaloff

(Période de Mai 2018) des eaux du Mio-Plio-Quaternaire. 137


--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11 Aptitude des eaux à l’irrigation :

Pour déterminer la qualité des eaux de la nappe Hauterivienne,


Barrémienne et Mio-Plio-Quaternaire dans la région Sud Sétifienne à des fins
d’irrigation, nous avons eu recours au calcul de quelques indices (KR, SAR,
RSC, SSP, PI, et MH), ainsi que le diagramme de Wilcox qui peuvent donner des
indications pertinentes sur la qualité de ces eaux. Les figures IV .42 à IV.47 résument
les valeurs calculées pour chaque indice.

IV.3.2. 11.1 Kelly ratio (KR) :

On constate que les valeurs du KR calculées, (Tableau A3.4. en Annexe 3),


des différents points d’eau prélevés sont inférieures ou égales à 1, (Figure IV.42), ce
qui confère à ces eaux une bonne qualité vis-à-vis de son utilisation en irrigation, (W.
P. Kelly, 1940).

0,20
KR calculé

0,15
0,10
0,05
0,00
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
Les points d'eau de l'Hauterivien

0,20
0,15
KR calculé

0,10
0,05
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine KHY Afounes
Les points d'eau du Barrémien

1,50
KR calculé

1,00 1,04
0,77
0,50

0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
Les points d'eau du Mio-Plio-Quaternaire

Figure IV.42. Histogramme des valeurs du KR des différents points d’eau.

138
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11.2 Sodium absorption ratio (SAR)

Les valeurs du SAR calculées, (Tableau A3.4. en Annexe 3), des différents points
d’eau prélevés, (Figure IV.43), montrent que tous les points de l’aquifère Barrémien et
Hauterivien sont d’excellente qualité pour l’irrigation, (valeurs < à 10), contrairement aux
points de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire qui sont de qualités différentes : Excellente, Bonne
et médiocre, (L. A. Richard, 1954).

2,50
2,00
SAR calculé

1,50
1,00
0,50
0,00
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
les points d'eau de l'Hauterivien

2,50
SAR calculé

2,00
1,50
1,00
0,50
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
KHY
Les points d'eau du Barrémien

25,00
SAR calculé

20,00
15,00
10,00
5,00
0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
les points d'eau du Mio-Plio-Quaternaire

Figure IV.43. Histogramme des valeurs du SAR des différents points d’eau.

139
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11. 3 Residual Sodium Carbonate (RSC)

Le calcul du RSC, (Tableau A3.4. en Annexe 3), montre que les points d’eau
de tous les aquifères sont rangés dans la classe 1, (Figure IV.44), c’est à dire que leur
qualité est excellente pour l’irrigation.

Les points d'eau de l'Hauterivien

0,00
-0,50 CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
RSC calculé

-1,00
-1,50
-2,00
-2,50
-3,00

Les points d'eau du Barrémien

0,00
-5,00 CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
RSC calculé

-10,00 KHY
-15,00
-20,00
-25,00
-30,00

Les points d'eau du Mio-Plio-Quaternaire

0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
-5,00
RSC calculé

-10,00
-15,00
-20,00
-25,00
-30,00

Figure IV.44. Histogramme des valeurs du RSC des différents points d’eau.

140
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11.4 Soluble Sodium Percentage (SSP)

Les valeurs du SSP calculées des différents points d’eau prélevés, (Figure
IV.45), montrent que tous les points de l’aquifère Barrémien et Hauterivien sont
d’excellente qualité pour l’irrigation, (valeurs < à 20), (Tableau A3.4. en Annexe 3),
contrairement aux points de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire qui sont de qualités
différentes : Excellente, Bonne et moyennement bonne, (L. V. Wilcox, 1955).

14,00
12,00
SSP calculé

10,00
8,00
6,00
4,00
2,00
0,00
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
Les points d'eau de l'Hauterivien

16,00
14,00
12,00
SSP calculé

10,00
8,00
6,00
4,00
2,00
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
KHY
Les points d'eau du Barrémien

60,00
50,00 51,35
SSP calculé

40,00
30,00
20,00
10,00
0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
Les points d'eau du Mio-Plio-Quateraire

Figure IV.45. Histogramme des valeurs du SSP des différents points d’eau.

141
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.3.2. 11.5 Permeability Index (PI)

Les valeurs du PI calculées, (Tableau A3.4. en Annexe 3), des différents


points d’eau prélevés, (Figure IV.46), montrent que tous les points de l’aquifère
Barrémien et Hauterivien sont de mauvaise qualité pour l’irrigation, (valeurs < à 25),
contrairement aux points de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire qui se rangent dans les
classes de bonne et de mauvaise qualité, (L. Doneen, 1962).

25,00

20,00
PI calculé

15,00

10,00

5,00

0,00
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
Les points d'eau de l'Hauterivien

25,00
20,00
PI calculé

15,00
10,00
5,00
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
KHY
Les points d'eau du Barrémien
60,00

50,00

40,00
PI calculé

30,00

20,00

10,00

0,00
1 4 7 10131619222528313437404346495255586164677073767982
Les points d'eau du Mio-Plio-Quaternaire

Figure IV.46. Histogramme des valeurs du PI des différents points d’eau

142
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.[Link] Magnesium Hazard (MH)

Les valeurs du MH calculées des différents points d’eau prélevés, (Figure


IV.47), montrent que tous les points de l’aquifère Barrémien et Hauterivien sont
acceptables pour l’irrigation, (valeurs < à 50), sauf, CH17 et le forage de Afounes qui
sont dans la classe >50, ce qui indique leur mauvaise qualité pour l’irrigation.

De même, les points de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire renferment des


valeurs < à 50 ce qui indique leur bonne qualité à l’irrigation, (K. V. Paliwal, 1972),
(Tableau A3.4. en Annexe 3), et d’autres > 50 ce qui indique leur mauvaise qualité
pour l’irrigation.

49,50
MH calculé

49,00
48,50
48,00
47,50
47,00
46,50
CH1 CH2 CH3 CH4 CH5 CH6
Les points d'eau de l'Hauterivien
100,00
80,00
MH calculé

76,73 76,73
60,00
40,00
20,00
0,00
CH16 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 mine Afounes
KHY
Les points du Barrémien

90,00
80,00
70,00
60,00
MH calculé

50,00
40,00
30,00
20,00
10,00
0,00
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 55 58 61 64 67 70 73 76 79 82
Les points du Mio-Plio-Quaternaire
Figure IV.47. Histogramme des valeurs du MH des différents points d’eau.

143
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.[Link] Le diagramme de Wilcox

La classification de Wilcox fondée sur la conductivité électrique et la teneur en


sodium dans l’eau, généralement connue en pourcentage du sodium, est définie par la

relation Na% = 00 où tous les éléments sont exprimés en méq/l,

Cette classification définit cinq classes d’eau : Excellente, bonne, admissible, médiocre,
et mauvaise.

Les diagrammes de Wilcox, (Figure IV.48), montrent que la quasi-totalité des


points d’eau de l’aquifère Hauterivien et Barrémien sont dans les normes : 11 points
d’eau (74%) sont rangés dans la classe excellente, 4 points (26%) dans la classe bonne.
La représentation du pourcentage de sodium en fonction de la conductivité des
points d’eau de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire sur le diagramme de Wilcox, (Figure
IV.49), permet de constater que 15 % des points d’eau ont une qualité excellente pour
l’irrigation, 44 % ont une qualité bonne, 27% ont une qualité médiocre et 14 % ont une
qualité mauvaise.

Figure IV. 48. Classification des eaux pour l'irrigation selon la méthode de Wilcox,
(L’aquifère Hauterivien et Barrémien_Période de Mai 2018).

144
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Figure IV .49. Classification des eaux pour l'irrigation selon la méthode de Wilcox,

(L’aquifère Mio-Plio-Quaternaire_ Période de Mai 2018).

IV.3.2. 12 Les métaux lourds :

La représentation des données, (période de Mai 2018), des teneurs des métaux lourds
des points d’eau du Barrémien et Hauterivien, (Tableau IV.11) en histogrammes, (Figure
IV.50), et la comparaison des résultats aux normes (OMS, 2008 ; NA 6360,1992 ; Ayers and
Westcot, 1994) montrent des anomalies de pollution de ces eaux par le Plomb (Pb),

145
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Manganèse (Mn) et Chrome (Cr), dû principalement à la minéralisation plombo-zincifère de


la région d’étude.

Tableau IV. 11. Les teneurs des métaux lourds des eaux Hauteriviennes et
Barrémiennes du gisement de Chaabet –el- Hamra en mg/l, (période de Mai 2018).

Métal
L’aquifère Al Cr Fe Mn Zn Cu Pb
(mg/L)
CH1 0,01 0,61 0,99 0,76
Hauterivie
CH2 1,01 1,10
n 0 0
CH4 0 1,04 1,25
CH17 0,01 0,64 1,06 1,10
0
CH19 0,23 0,18 1,02
0 0
CH20 0,08 0 1,02
CH21 0,1 1,06 1,15
Barrémien CH22 0,15 1,05
0 0 0
CH23 0,01 0,08 1,05
Afounes 0 1,08 1,23
mine 0
0,011 0,008 0,08 1,08 1,40
KHY

La concentration moyenne de Pb était de 0,76 mg/L avec une concentration maximale


de 1,4 mg/L et une concentration minimale de 0,00 mg/ (elle varie entre 0,76 et 1,25 mg/l
dans l’aquifère Hauterivien, et entre 0,0 et 1,4 mg/l pour les eaux Barrémiennes). La valeur
moyenne du Pb de la zone d’étude était beaucoup plus élevée que les limites admissibles des
normes OMS, (0,01 mg/L), et algériennes (0,05 mg/L). La valeur maximale du Pb, (1,41
mg/L), était presque 141 et 28 fois supérieure aux valeurs limites recommandées
respectivement par l’OMS et les normes algériennes.

Quant au Manganèse, les valeurs dans les eaux souterraines de la zone d’étude varient
entre 0,00 et 0,64 mg / L avec une concentration moyenne de 0,131 mg / L, (de 0,0 et 0,61
mg/l pour l’aquifère Hauterivien, et les eaux du Barrémien enregistrent une teneur minimale
0,0 et maximale 0,64 mg/l). Par rapport à la valeur recommandée par l’OMS, (0,4 mg / L) et,
aux normes algériennes (0,5 mg / L), certains échantillons d’eau ont montré une concentration
de Mn plus élevée.

La plupart des sites de la zone d’étude n’ont montré aucune concentration de Zn dans
les eaux souterraines. La plage de concentration de Zn observée dans les eaux souterraines de
la zone d’étude était de 0,00 à 0,08 mg/L avec une valeur moyenne de 0,007 mg/L. La

146
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

concentration de Zn dans les échantillons d’eau souterraine était inférieure aux valeurs limites
fixées par l’OMS, (3 mg/L), et les normes algériennes, (5 mg/L). À partir de maintenant, il
n’y a pas de problème sérieux de contamination par le Zn dans les eaux souterraines de la
zone d’étude.

La forte teneur en Cr est enregistrée dans l’aquifère Barrémien avec une valeur de
0,23 mg/l, tandis qu’il varie entre 0,0 et 0,01 mg/l dans les eaux Hauteriviennes.

Les résultats ont montré une faible concentration de Fe dans les échantillons d’eau
souterraine avec une concentration moyenne de 0,038 mg / L. Tous les échantillons d’eau
contiennent des teneurs de Fe inférieurs à ses limites. Donc, pas d’eau contaminée par Fe dans
le district.

La concentration moyenne de Cu dans les eaux souterraines était de 1,04 mg/L avec
une plage de 0,99 à 1,08 mg/L. Toutes les valeurs de Cu étaient inférieures aux limites
admissibles de Cu (2 mg/L) dans l’eau potable. Par conséquent, on peut dire qu’il existe un
très faible risque de concentration de Cu dans les eaux souterraines.

5
5
4
Pb (mg/l)

3
1,2581,1087 1,1514 1,23671,4072
2 0,76761,1087
1 0 0 0,05 0,01
0

0,8 0,61 0,64


0,5
Mn (mg/l)

0,6 0,4
0,4 0,18 0,2
0,2
0

147
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

0,23
0,25

Cr (mg/l)
0,2
0,15 0,1
0,1 0,05 0,05
0,05 0,01
0

0,3 0,3 0,3


0,3
Fe (mg/l)

0,15
0,2 0,08 0,1 0,08
0,1 0,011
0

5
5
3
Zn (mg/l)

4
3 2
2
1
0

2,00 2,00
Cu (mg/l)

2,00
1,50 0,99 1,01 1,04 1,06 1,02 1,02 1,06 1,05 1,05 1,08 1,08
1,00 0,20
0,50
0,00

Figure IV. 50. Histogrammes des teneurs des métaux lourds dans l’aquifère Barrémien
et Hauterivien, (Période de Mai 2018).

IV.3.2.13 Estimation des indices d’évaluation de la pollution

Pour comprendre la qualité globale de l’eau des deux aquifères du Crétacé inférieur,
(Hauterivien et Barrémien), par rapport aux métaux lourds sélectionnés, (Cr, Fe, Mn, Zn, Cu

148
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

et Pb), l’indice de pollution par les métaux lourds (HPI), l’indice d’évaluation des métaux
lourds (HEI) et le degré de contamination (Cd) ont été utilisés.

A. Indice de pollution par les métaux lourds (HPI : Heavy metal pollution
index)
L’indice de pollution par les métaux lourds (HPI) est une technique d’évaluation qui
fournit l’influence des métaux lourds sur la qualité globale de l’eau, (A. K. Tiwari et al.
2015). Il représente la qualité totale de l’eau par rapport au métal lourd, (T. K. Boateng et al.
2019).

L’HPI était inversement proportionnel à la norme du métal lourd résultant, (R. K.


Horton, 1965). La valeur de l’indice de pollution critique est de 100. La moyenne
arithmétique pondérée des concentrations a été utilisée pour calculer les valeurs de l’IPH à
l’aide de l’Eq.9 donnée par S.V Mohan et al. (1996).



……………………… (Eq.9)

Où:

n: est le nombre de paramètres pris en compte,

Wi: est la pondération unitaire définie comme la valeur réciproque de Si,

Qi : est le sous-indice de chaque paramètre, et calculé par Eq.10.

| |
∑ ……………….. (Eq.10)

Où:

Mi : est la valeur mesurée des métaux lourds,

Ii: est la valeur maximale souhaitable,

Si: est la valeur standard du chaque paramètre en μg/L

Le signe (-) indique la différence numérique des deux valeurs, ignorant le signe
algébrique.

La première limite de concentration est la valeur permissive la plus élevée pour l’eau
potable (Si), telle que spécifiée par les normes Algériennes.

149
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

La deuxième limite de concentration est la valeur maximale souhaitable (Ii) telle que
définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Afin de calculer l’HPI des eaux souterraines, les valeurs de concentration des métaux
sélectionnés, (Cu, Pb, Zn, Cr, Fe et Mn), de chaque échantillon ont été prises en compte.

Les valeurs de l’HPI se situent entre 0,00 et 68,79, (moyenne de 11,47). Les valeurs
les plus élevées de l’HPI ont été trouvées à CH19 (68,79), (Tableau IV.12).

La valeur plus élevée de l’HPI peut être attribuée à l’altération des roches et à la
minéralisation des mines. Cependant, les résultats de l’HPI suggèrent que tous les
échantillons d’eau étaient inférieurs à la limite critique de 100 pour l’eau potable, (B. Prasad
et J. Bose, 2001).

Tableau IV.12. Les valeurs de l’HPI estimées.

L’aquifère Hauterivien Barrémien


Le forage CH1 CH2 CH4 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 Afounes KHY
HPI 19.69 0.00 0.00 20.53 68.79 0.61 0.76 1.14 14.35 0.00 0.31

B. Indice d’évaluation des métaux lourds (HEI : Heavy metal evaluation


index)
L’HEI a été calculé selon Eq.13. Il offre de l’information sur la qualité globale de
l’eau par rapport aux métaux lourds (Edet et Offiong, 2002).

∑ ………………………… (Eq.13)

Où:

Hmac: la concentration maximale admissible du chaque paramètre,


Hc : valeur mesurée du chaque paramètre.
L’indice calculé d’évaluation des métaux lourds (HEI) pour cette étude donne une
moyenne de 76,8 avec des valeurs minimales et maximales de 0,77 et 141,8 respectivement
(Tableau IV.13).

Les critères proposés pour l’indice d’évaluation des métaux lourds sont classés comme
faibles (HEI<10), moyens (HEI = 10 -20) et élevés (HEI>20), (A. E. Edet et O. E. Offiong
2002).

150
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Sur cette base, 4 emplacements qui représentent 36,36% de tous les emplacements
avaient de faibles valeurs de HEI, tandis que 7 emplacements couvrant 63,63% des
échantillons d’eau avaient une valeur élevée de HEI dans cette étude.

Tableau IV.13. Les valeurs de l’HEI estimées.

L’aquifère Hauterivien Barrémien


Le forage CH1 CH2 CH4 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 Afounes KHY
HEI 85.66 109.37 126.32 124.40 8.71 0.77 116.01 1.03 0.79 124.21 141.48

C. Degré de contamination (Cd : Degree of contamination)


Le degré de contamination (Cd) a été largement utilisé comme méthode de référence
pour estimer l’étendue de la pollution par les métaux lourds dans les échantillons d’eau, (B.
Rubio et al.2000).

Il tient en compte à la fois du nombre de paramètres qui dépassent les limites


supérieures admissibles ou les valeurs guides des éléments potentiellement nocifs et de la
concentration dépassant ces valeurs limites, (B. Backman et al., 1998). Cet indice a été
considéré comme un indice de toxication pour les consommateurs et a été déterminé par la
formule suivante :

∑ [ ] …………………………………….(Eq.14)

Où:

CAi: la valeur mesurée de chaque métal;


CNi: concentration maximale admissible du chaque métal (OMS 2008).

Les valeurs du Cd dans les échantillons d’eau de la zone d’étude variaient de -5,21 à
135,48 (moyenne de 72,52), comme indiqué dans le tableau IV.14.

Selon B. Backman et al. (1998), le degré de contamination des échantillons d’eau peut
être classé comme élevé si tous les échantillons ont enregistré des valeurs de Cd supérieures à
3.

Dans la zone d’étude, seuls 3 échantillons, (CH20, CH22 et CH23) qui représentent
27,27% du total des échantillons analysés ont des valeurs de Cd inférieures à 1, (-1,23, -4,98,

151
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

-5,21 respectivement), qui indiquent une statue de faible contamination pour ces échantillons
d’eau. Inversement, tout le reste des échantillons qui représentent 72,72% du total des
échantillons analysés ont des valeurs de Cd supérieures aux valeurs maximales de 3, indiquant
une contamination élevée dans ces échantillons. Cela a révélé que le plus grand pourcentage
de la zone d’étude possède une menace de contamination en termes du métal toxique lourd
dissous dans les eaux souterraines.

Tableau IV.14. Les valeurs du Cd estimées.

L’aquifère Hauterivien Barrémien


Le forage CH1 CH2 CH4 CH17 CH19 CH20 CH21 CH22 CH23 Afounes KHY
Cd 89.66 111.37 124.32 120.40 5.71 -1.23 110.01 -4.98 -5.21 118.21 135.48

IV.3.2.14 Paramètres d’évaluation des risques pour la santé

Selon J. S. Lee et al. (2005), l’évaluation des risques pour la santé comprend la dose-
réponse, l’évaluation de l’exposition, l’identification des dangers et la caractérisation des
risques.

A. ADD de métal lourd (ADD : The average daily dose)


La dose quotidienne moyenne (ADD) de chaque métal lourd, (Cu, Pb, Zn, Cr, Fe et
Mn), a été calculée par W. Siriwong (2006), d’après Eq.15.

……………………………. (Eq.15)

Où:

 Ci: La teneur de métaux lourds (mg/L) dans les échantillons d’eau,


 IR: Taux d’ingestion d’eau en une journée (2,2 L / jour),
 ED: Durée d’exposition aux eaux souterraines (70 ans),
 EF: Fréquence d’exposition aux eaux souterraines (365 jours/an),
 BW: Poids corporel des individus locaux (70 Kg),
 AT: Espérance de vie moyenne (70 ans).
Les valeurs moyennes du ADD (Tableau IV.15) pour les eaux souterraines du
territoire de Ain- Azel différaient pour différents métaux par ordre décroissant de Cu (10,86)
> Pb (7,62) > Mn (1,36) > Fe (0,4) > Cr (0,24) > Zn (0,08).

152
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Tableau IV.15. Les valeurs du ADD estimées.

Métal Paramètre Statistiques La valeur calculée dans la zone d’étude


Interval 0 - 2.4
Cr
Moyenne 0.24
Interval 0 – 1.56
Fe
Moyenne 0.4
Interval 0 - 6.67
Mn
Moyenne 1.36
ADD
Interval 0 – 0.83
Zn
Moyenne 0.08
Interval 0 – 14.68
Pb
Moyenne 7.62
Interval 10.36 – 11.27
Cu
Moyenne 10.86
B. HQ du métal lourd (HQ : The Hazard Quotient )
Le quotient de danger (QG) de Cu, Pb, Zn, Cr, Fe et Mn pour les eaux souterraines
d’Ain Azel a été estimé à l’aide de l’Eq.16 (R. A. Tabassum et al. 2019b).

………………………………….. (Eq.16)

Où:
 RFD (Reference Dose: Dose de référence) indique la dose orale de référence
des métaux lourds (USEPA IRIS, 2011 ; P. Wongsasuluk et al., 2014).

L’eau dont la valeur HQ est inférieure à 1 est considérée comme non-toxique à utiliser
pour la consommation en ce qui concerne la teneur en métaux lourds, (S. Khalid et al. 2020).

Contrairement aux valeurs du DDA, une valeur de HQ élevée a été observée pour le
Pb et le Cu dans les eaux souterraines de la zone d’étude, (Tableau IV.16).

Tableau IV.16. Les valeurs du HQ estimées.

Métal Paramètre Statistiques La valeur calculée dans la zone d’étude


Interval 0 - 0.016
Cr
Moyenne 0.0016
Interval 0 – 0.0223
Fe
Moyenne 0.0057
Interval 0 – 0.476
Mn
Moyenne 0.0974
HQ
Interval 0 – 0.027
Zn
Moyenne 0.0025
Interval 0 – 41.92
Pb
Moyenne 21.77
Interval 2.59 – 2.81
Cu
Moyenne 2.71
153
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

C. CR du métal lourd (CR: The Cancer Risk)


Le risque de cancer (RC) a été estimé à l’aide de l’équation suivante, (Tabassum et al.
2019b).

………………………. (Eq.17).

Où:

OSF indique les valeurs du facteur orale pour chaque métal lourd (USEPA, 2011).

Tableau IV.17. Les valeurs du CR estimées.

Métal Paramètre Statistiques La valeur calculée dans la zone d’étude


Interval 0 – 1.199
Cr
moyenne 0.119
CR
Interval 0 – 0.125
Pb
moyenne 0.065

Le risque de cancer (RC) n’a été calculé que pour le Pb et le Cr, (Tableau IV. 17),
tandis que les autres métaux Zn, Mn, Fe et Cu sont considérés comme non –cancérogènes,
(OMS 2008).

Les valeurs élevées de DDA, HQ et CR pour les échantillons d’eau des deux aquifères
Hauterivien et Barrémien de la zone d’étude, prédisaient des risques possibles pour la santé
de la population locale en buvant ces eaux souterraines riches en métaux.

IV.3.2.15 Analyse statistique multi-variée

Cette étude a été réalisée en utilisant les teneurs des métaux lourds (Cu, Pb, Zn, Cr, Fe
et Mn), les paramètres physicochimiques, (pH, TDS, EC, Ca2+, Mg2+, Na+, K+, HCO3-, SO42-,
Cl-, NO3-), et les indices d’évaluation de la pollution d’échantillons d’eau souterraine.

Les coefficients de corrélation, (Tableau IV. 18), entre Cr et Mn (r = 0,12), Fe et Cu (r


= 0,15), Mn et Pb (r = 0,09), Zn et Pb (r = 0,37), Zn et Cu (r = 0,4), Pb et Cu (r = 0,42).

Afin d’établir les dispositions des données sur les concentrations de métaux lourds et
les paramètres physicochimiques des échantillons d’eau souterraine, la carte factorielle,
(Figure IV. 51), a été établie.

154
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

Tableau IV. 18. Coefficients de corrélation entre les concentrations de métaux lourds
pour les échantillons d’eau souterraine.

Cr Fe Mn Zn Pb Cu
Cr 1
Fe -0.26 1
Mn 0.12 -0.41 1
Zn -0.11 -0.17 -0.16 1
Pb -0.40 -0.55 0.09 0.37 1
Cu -0.31 0.16 -0.32 0.40 0.43 1

Figure IV. 51. Carte factorielle montrant le regroupement de métaux lourds et les
paramètres physico-chimiques des eaux souterraines dans la zone d’étude.

Cette carte montre qu’il n’y a pas de séparation entre les concentrations de métaux
lourds et les paramètres physico-chimiques des eaux souterraines. Subséquemment, certaines
concentrations de métaux lourds dans les eaux souterraines correspondent aux caractéristiques
physico-chimiques.

Ceci a été établi par la matrice de corrélation de Pearson, (Tableau IV. 19), qui a
montré une corrélation entre les concentrations de métaux lourds et les paramètres physico-
chimiques des eaux souterraines : K+ et Fe (r = 0,54), Mg2+ et Cu (r = 0,51), Ca2+ et Zn (r =
0,71), NO3- et Mn (r = 0,61), HCO3- et Cu (r = 0,51), TDS et Zn (r = 0,96), CE et Zn (r =
0,96).

La matrice de corrélation réalisée entre les métaux lourds et les indices de pollution
calculés, (Tableau IV.20), a révélé une forte corrélation positive significative entre HPI et Cr

155
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

(r = 0,94), tandis que HEI et Cd sont fortement et significativement corrélés avec Pb (r =


0,99).

Tableau IV. 19. Les coefficients de corrélation entre les concentrations de métaux lourds
et les paramètres physico-chimiques pour les échantillons d’eau souterraine.
K+ Na+ Mg 2+ Ca 2+ NO3- Cl- SO42- HCO3- TDS CE pH Cr Fe Mn Zn Pb Cu
+
K 1.00
Na+ 0.71 1.00
Mg 2+ 0.43 0.18 1.00
Ca 2+ -0.01 -0.33 0.46 1.00
NO3- 0.04 -0.13 0.69 0.50 1.00
Cl- 0.25 -0.05 0.33 0.64 0.45 1.00
SO42- -0.02 -0.31 -0.23 0.67 0.09 0.49 1.00
HCO3- 0.08 -0.17 0.38 0.01 0.05 -0.10 -0.29 1.00
TDS -0.22 -0.62 -0.06 0.68 0.09 0.28 0.81 0.09 1.00
CE -0.34 -0.66 0.12 0.78 0.35 0.46 0.72 0.24 0.89 1.00
pH 0.12 -0.17 0.00 -0.08 -0.10 -0.06 0.09 0.63 0.36 0.37 1.00
Cr 0.05 0.31 0.01 0.27 -0.05 0.50 0.12 -0.43 -0.23 -0.04 -0.35 1.00
Fe 0.54 0.46 -0.37 -0.33 -0.35 -0.25 0.22 -0.12 -0.09 -0.34 0.09 -0.26 1.00
Mn -0.15 0.24 0.39 0.05 0.61 0.16 -0.28 -0.02 -0.30 -0.02 -0.23 0.12 -0.41 1.00
Zn -0.33 -0.67 -0.08 0.71 0.22 0.38 0.84 0.08 0.96 0.96 0.36 -0.11 -0.17 -0.16 1.00
Pb -0.51 -0.67 0.37 0.44 0.35 -0.14 -0.04 0.45 0.39 0.49 -0.04 -0.40 -0.55 0.09 0.37 1.00
Cu 0.40 -0.15 0.51 0.59 0.27 0.28 0.37 0.51 0.49 0.46 0.23 -0.31 0.16 -0.32 0.40 0.43 1.00

Le tableau montre également qu’il existe une forte corrélation positive et significative
entre les indices HEI et Cd (r = 0,99).

Cette corrélation indique que la quantité de Cr et de Pb a contribué de manière


significative à la concentration de métaux lourds dans les différents échantillons analysés que
les autres métaux. En outre, ils sont responsables aux valeurs élevés de HPI, HEI et Cd
obtenus dans cette étude.

Par conséquent, cela indique qu’il y a une pollution au Plomb et au Chrome dans les
eaux souterraines de la zone d’étude.

Tableau IV.20. Matrice de Corrélation entre les métaux lourds et les indices de pollution
analysés et évalués dans les eaux souterraines de la zone d’étude.

Cr Fe Mn Zn Pb Cu HPI HEI Cd
Cr 1.00
Fe -0.26 1.00
Mn 0.12 -0.41 1.00
Zn -0.11 -0.17 -0.16 1.00
Pb -0.40 -0.55 0.09 0.37 1.00
Cu -0.31 0.16 -0.32 0.40 0.43 1.00
HPI 0.94 -0.30 0.41 -0.18 -0.43 -0.38 1.00
HEI -0.36 -0.58 0.18 0.36 0.99 0.39 -0.37 1.00
Cd -0.36 -0.59 0.18 0.35 0.99 0.37 -0.37 0.99 1.00

156
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

IV.4. Conclusion

Les résultats des analyses chimiques des eaux Hauteriviennes, Barrémiennes et du Mio-Plio-
Quaternaire et la classification de Piper, nous ont permis de déterminer trois faciès chimiques
où le faciès chloruré et sulfaté calcique et magnésien est prédominant.

1 Faciès bicarbonaté calcique et magnésien, (CH1, CH2, CH3, CH4, CH5, CH6 de
l’Hauterivien et CH22, Afounes du Barrémien) ;
2 Faciès chloruré sodique et potassique ou sulfaté sodique touche seulement les
points 32, 76, 38, 41 et 57 du, Mio- Plio-Quaternaire ;
3 Faciès chloruré et sulfaté calcique et magnésien, (CH16, CH17, CH19, CH20,
CH21, mine KHY du Barrémien et tout le reste des points du Mio-Plio-
Quaternaire).

Le diagramme de Gibbs montre que l’altération des roches contrôlait principalement la


chimie des ions majeurs des eaux souterraines Hauteriviennes, Par contre, et pour certains
points de l’aquifère Barrémien et Mio-Plio-Quaternaire, l’évaporation est la responsable
de la chimie des ions majeurs.

La comparaison des analyses physico-chimiques avec les normes OMS, NA et Ayers


and Westcot montre la potabilité et l’aptitude des eaux Hauteriviennes à l’irrigation.

Vu l’élévation des concentrations de certains éléments chimiques, qui dépassent les


normes OMS, NA et Ayers and Westcot, certains points d’eau du Barrémienn et du Mio-
Plio-Quaternaire sont non potables et inaptes à l’irrigation.

La classification des eaux Hauteriviennes, Barrémiennes et du Mio-Plio-Quaternaire à


l’irrigation en se basant sur les valeurs du SSP et RSC, montre que tous les points d’eau
sont de bonne qualité. Les valeurs du MH et KR confirment que ces eaux sont aptes à
l’irrigation sans traitement.

L’analyse des métaux lourds des eaux Hauteriviennes et Barrémiennes et la


comparaison entre les résultats des deux campagnes d’échantillonnage (Avril 2012 et Mai
2018) ont montré une évaluation de contamination métallique par la présence de certaines
concentrations élevées en métaux lourds (Pb, Mn, Cr) de ces eaux.

157
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

De plus, l’utilisation des indices d’évaluation de la pollution HPI, HEI et Cd en se


basant sur l’analyse des Cr, Fe, Mn, Zn, Cu et Pb découvre :

- Les valeurs de l’HPI se situent entre 0,00 et 68,79, (moyenne de 11,47). Les
valeurs les plus élevées de l’HPI ont été trouvées à CH19 (68,79) ;
- La valeur plus élevée de l’HPI peut être attribuée à l’altération des roches et à la
minéralisation des mines. Cependant, les résultats de l’HPI suggèrent que tous les
échantillons d’eau étaient inférieurs à la limite critique de 100 pour l’eau potable ;
- L’indice calculé d’évaluation des métaux lourds (HEI) pour cette étude donne une
moyenne de 76,8 avec des valeurs minimales et maximales de 0,77 et 141,8
respectivement, ce qui exprime que 63,63% des échantillons d’eau avaient une
valeur élevée de HEI;
- Un taux de 72,72% du total des échantillons analysés ont des valeurs de Cd
supérieures aux valeurs maximales de 3, indiquant une contamination élevée dans
ces échantillons. Cela a révélé que le plus grand pourcentage de la zone d’étude
possède une menace de contamination toxique et en termes du métal lourd dissous
dans les eaux souterraines.

Aussi, l’emploi des paramètres d’évaluation des risques pour la santé montre :

- Les valeurs moyennes du ADD pour les eaux souterraines du territoire de Ain Azel
différaient pour différents métaux par ordre décroissant de Cu (10,86) > Pb (7,62)
> Mn (1,36) > Fe (0,4) > Cr (0,24) > Zn (0,08) ;
- Une valeur de HQ élevée a été observée pour le Pb (moyenne =21.77) et le Cu
(moyenne =2.71) dans les eaux souterraines de la zone d’étude. Ces valeurs sont
supérieures à 1 et considérées les eaux souterraines de la zone d’étude comme
toxique à utiliser pour la consommation en ce qui concerne la teneur en métaux
lourds.
- Le risque de cancer (RC) pour le Cr varie entre 0 et 1.199 avec une moyenne de
0.119 tandis qu’il fait une moyenne de 0.065 pour le Pb entre une valeur
maximale de 0.125 et minimale de 0.

Pareillement, l’analyse statistique multi-variée expose :

- Une connexion impuissante entre les différents métaux lourds. Ces connexions
faibles voir négatives ont traduit la source non identique pour les ions en relation.

158
--------------------------------------------------------------------------- Hydrogéochimie

- La matrice de corrélation de Pearson réalisée entre les métaux lourds et les


paramètres physico-chimiques a montré une corrélation entre les concentrations de
métaux lourds et les paramètres physico-chimiques des eaux souterraines.
- La matrice de corrélation réalisée entre les métaux lourds et les indices de
pollution calculés a révélé une forte corrélation positive significative entre HPI et
Cr (r = 0,94), tandis que HEI et Cd sont fortement et significativement corrélés
avec Pb (r = 0,99).
- Une forte corrélation positive et significative entre les indices HEI et C d (r = 0,99)
indique que les concentrations de Cr et de Pb ont contribué de manière
significative à la concentration de métaux lourds dans les différents échantillons
analysés que les autres métaux. En outre, ils sont responsables aux valeurs élevées
de HPI, HEI et Cd obtenus dans cette étude.
- Par conséquent, cela indique qu’il y a une pollution au Plomb et au Chrome dans
les eaux souterraines de la zone d’étude.

159
CONCLUSION
GÉNÉRALE
CONCLUSION GÉNÉRALE
Ce travail a été réalisé principalement en contexte minier et concerne les aquifères du
Mio-Plio-Quaternaire de la plaine de Ain- Azel, Barrémien et Hauterivien du gisement de
Chaabet- el- Hamra, au Sud de Sétif, à l’Est Algérien.

L’étude géologique de la plaine de Ain- Azel dont le gisement de Chaabet- el- Hamra
consiste en une synthèse des travaux déjà réalisés.

Cette mine qui appartient au para-authochtone et autochtone Hodnéen des zones


externes du tronçon Nord oriental de la chaîne des Maghrébides, occupe le Sud-Ouest de la
terminaison périclinale de la grande structure en Horst anticlinal de Rahbet du district minier
de Dj. Fourhal. Elle est constituée essentiellement par des formations sédimentaires de
Crétacé inférieur recouvertes par du Miocène discordant. Il s’agit des dolomies gréseuses et
argileuses, des argiles, des marnes et des calcaires. Elle se caractérise par une tectonique de
type cassante représentée par des failles normales qui perturbent la lithologie du secteur.

Des cartes regroupant les principaux faciès géologiques de la plaine de Ain- Azel ainsi
que ceux du gisement ont été produites à partir des cartes géologique du gisement de Chaabet-
el- Hamra, de Ain- Azel et de Ain- Lahdjar.

L’étude hydroclimatique a révélé que le climat est de type semi-aride avec des
précipitations moyennes annuelles de 365mm et des T° moyennes annuelles de 14,62°C.

L’excédent est évalué à 32,57 mm selon le bilan hydrologique de Thornthwaite.


Vu les valeurs estimées de l’ETP et l’ETR, l’infiltration est très faible, (3,07%).

L’étude hydrogéologique de la plaine de Ain-Azel montre que la région est


caractérisée par une nappe superficielle d’âge Mio-Plio-Quaternaire, et du gisement de
Chaabet- el- Hamra par un aquifère d’âge Hauterivien à perméabilité de fissure dans sa partie
centrale, et qui est localisé dans des formations carbonatées sous forme des dolomies fissurées
hématitisées et parfois caverneuses, et un aquifère d’âge Barrémien localisé dans la partie
Nord-Ouest du gisement et associé aux grès et dolomies gréseuses.

Les deux cartes piézométriques élaborées à partir des compagnes de Juin 2015 et Mai
2016 ne montrent pas une différence. Il s’agit d’un sens d’écoulement général vers le centre
de la plaine de Ain- Azel, mais la comparaison entre les cotes piézométriques des deux
périodes, (Juin 2015 et Mai 2016), indique un rabattement de 0,5m en moyenne.

160
Au niveau du gisement de Chaabet- el- Hamra, les courbes piézométriques sont serrées
au début puis elles deviennent espacées dans le sens d’écoulement, reflétant une zone
d’accumulation.
Les cartes piézométriques traitées permettent l’estimation des gradients hydrauliques
variant entre 1,83 et 6,39% pour la période du Juin 2015 et entre 1,75 à 8,64% pour la période
de mois de Mai 2015.
Les valeurs du gradient hydraulique sont relativement différentes. Cette variation est
due à l'hétérogénéité des formations, donc à la perméabilité.
L’étude hydrodynamique révèle que la transmissivité au niveau de l’aquifère
Hauterivien est de l’ordre de 1,48•10-2m²/s, 1,66•10-3m²/s pour l’aquifère Barrémien et de
3,16•10-4m²/s et 2,14•10-1m²/s.

L’étude hydrogéochimique, (Avril 2012 et Mai 2018), des eaux de forages de


l’aquifère Hauterivien montre que ce dernier est caractérisé par un faciès bicarbonaté calcique
et magnésien, un faciès chloruré et sulfaté calcique et magnésien pour l’aquifère Barrémien,
et la majeure partie de l’aquifère Mio-Plio-Quaternaire.

Le diagramme de Gibbs montre que l’altération des roches, (carbonatées surtout),


contrôlait principalement la chimie des ions majeurs des eaux souterraines Hauteriviennes.
Par contre, et pour certains points de l’aquifère Barrémien et Mio-Plio-Quaternaire,
l’évaporation des affleurements triasiques existants dans les bordures est la responsable de la
chimie des ions majeurs.

En se référant aux normes internationales et locales, et vu les caractéristiques physico-


chimiques, les eaux captées de l’Hauterivien sont propres à la consommation, tandis que
certains points d’eau du Barrémien et du Mio-Plio-Quaternaire sont impropres.

L’analyse en composante principale (ACP) appliquée aux eaux souterraines de la


région de Ain-Azel, dans le Sud de Sétif, apparaît que la forte corrélation entre les éléments
chimiques exprime la même origine.

La classification des eaux Hauteriviennes, Barrémiennes et du Mio-Plio-Quaternaire à


l’irrigation en se basant sur les valeurs du SSP et RSC, tous les points d’eau sont de bonne
qualité. Aussi, les valeurs du MH et KR confirment que ces eaux sont aptes à l’irrigation sans
traitement.

161
La pollution par les métaux lourds (Pb, Mn, Cr) de l’aquifère Barrémien et
Hauterivien est très inquiétante et impose une réaction urgente pour rechercher et appliquer
des solutions adéquates.
De plus et pour affirmation de cette inquiétude, l’utilisation des indices d’évaluation
de la pollution HPI (Heavy metal pollution index), HEI (Heavy Metal Evaluation Index)
et Cd (Degree of Contamination), en se basant sur l’analyse des Cr, Fe, Mn, Zn, Cu et Pb
nous faisons apparaitre:

1 les résultats de l’HPI déterminent que tous les échantillons d’eau étaient
inférieurs à la limite critique de 100 pour l’eau potable ;

2 L’indice d’évaluation des métaux lourds (HEI) calculé pour cette étude
exprime que 63,63% des échantillons d’eau avaient une valeur élevée de HEI;
3 Un taux de 72,72% du total des échantillons analysés ont des valeurs de C d
supérieures aux valeurs maximales de 3, indiquant une contamination élevée
dans ces échantillons. Cela a révélé que le plus grand pourcentage de la zone
d’étude détient une menace de contamination toxique et en termes du métal
lourd dissous dans les eaux souterraines.

Aussi, L’emploi des Paramètres d’évaluation des risques pour la santé montre que :

4 Les valeurs moyennes du ADD, (The Average Daily Dose) pour les eaux
souterraines du gisement de Chaabet el Hamra ainsi que de Kherzet Youcef
dans le territoire de Ain-Azel différaient pour différents métaux par ordre
décroissant de Cu (10,86) > Pb (7,62) > Mn (1,36) > Fe (0,4) > Cr (0,24) > Zn
(0,08) ;
5 Une valeur de HQ, (The Hazard Quotient) élevée a été observée pour le Pb
(moyenne =21.77) et le Cu (moyenne =2.71) dans les eaux souterraines de la
zone d’étude. Ces valeurs sont supérieures à 1 et considèrent les eaux
souterraines de la zone d’étude comme toxiques à utiliser pour la
consommation concernant la teneur en métaux lourds.
6 Le risque de cancer (RC) pour le Cr varie entre 0 et 1.199 avec une moyenne
de 0.119, tandis qu’il fait une moyenne de 0.065 pour le Pb entre une valeur
maximale de 0.125 et minimale de 0.

162
Alors, Les valeurs élevées de DDA, HQ et CR pour les échantillons d’eau des
deux aquifères Hauterivien et Barrémien de la zone d’étude, prédisaient des
risques possibles pour la santé de la population locale en buvant ces eaux
souterraines riches en métaux.

Pareillement, l’analyse statistique multi-variée expose :

7 Une connexion impuissante entre les différents métaux lourds. Ces


connexions faibles voire négatives ont traduit la source non identique pour les
ions en relation.
8 La matrice de corrélation de Pearson réalisée entre les métaux lourds et les
paramètres physico-chimiques a démontré une corrélation entre les
concentrations de métaux lourds et les paramètres physico-chimiques des eaux
souterraines.
9 La matrice de corrélation réalisée entre les métaux lourds et les indices de
pollution calculés a révélé une forte corrélation positive significative entre
HPI et Cr (r = 0,94), tandis que HEI et Cd sont fortement et significativement
corrélés avec Pb (r = 0,99).
10 une forte corrélation positive et significative entre les indices HEI et Cd (r =
0,99) indique que les concentrations de Cr et de Pb ont contribué de manière
significative à la concentration de métaux lourds dans les différents
échantillons analysés que les autres métaux. En outre, ils sont responsables aux
valeurs élevées de HPI, HEI et Cd obtenues dans cette étude.

Par conséquent, cela indique qu’il y a une pollution au Plomb et au Chrome dans
les eaux souterraines de la zone d’étude.

163
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ANNEXES
ANNEXE 1 :
HYDROCLIMATOLOGIE
jan fév. mars avril mai juin juil. aout sep oct. nov. déc. Ann
1984 47,1 42,2 12,3 9,2 13 3 N.M 9 N.M 83,4 13 10,2 242,4
1985 31,5 21,6 75,5 18,8 84,5 N.M N.M N.M 7,5 41,6 28,7 42,4 352,1
1986 5,3 3 90 12,1 11,4 24 3 21,7 67,8 25,6 12,4 41,1 317,4
1987 17,7 30,9 4,8 10,5 44,3 1,5 57,9 N.M 2,3 17,4 34,3 92,9 314,5 Tableau.A1.1. Précipitations mensuelles
1988 7,1 10,3 11,2 43,2 20,6 53,7 1,8 N.M 31,9 1,6 11,5 57,5 250,4
1989 8 21,1 8 83,2 31,8 50,8 9,2 12,1 41,8 7,9 19,5 15,5 308,9 (de la station de Ain Azel, Période 1984-
1990 58,4 28,2 8,4 83,6 101,4 11,5 8,9 44,1 17,2 14,8 57 59 492,5 2011).
1991 7,3 29,7 94,3 48,7 58,7 13,7 33,4 10 29,6 97,5 15,8 16,8 455,5
1992 38,8 23.8 57,9 22,3 111,3 2,2 17,9 0,3 13,8 5.6 31,8 43,8 340,1
1993 14,6 32 32 1,2 47,4 2 3,2 15.2 11,8 3 44 27,1 218,3
1994 38,6 12,4 16,8 26,2 4,2 19,5 0 4,2 55,5 54,1 7,2 6,1 244,8
1995 42,7 19,8 41,3 20,8 5,1 39,3 1,6 20 84,8 8,8 6,4 34,5 325,1
1996 66,9 55 26,7 21,1 47,5 36,4 34,5 13 19,4 6,3 13,3 6,5 346,6
1997 24,6 2 8,8 59,5 12,7 13,2 0 7,6 53,1 30,5 45,.2 32,8 244,8
1998 25,6 20,6 5,8 47,6 66,2 4,5 0 2 17,7 9,4 16,8 3,5 219,7
1999 59,5 11 17,9 19,9 6,8 3,7 2,6 2,5 49,8 41,4 46,4 N.M 261,5
2000 14,2 3,5 3 9,5 49,5 16,8 0 6 49,5 2,3 7,7 44,7 206,7
2001 20,7 18,1 5,7 3,6 20 2,4 9,6 8,4 38,8 3,3 18,5 9,2 158,3
2002 91,6 14,5 18,2 31,7 40,7 15,7 0 15,5 7,3 22,3 75,7 14,6 347,8
2003 42,6 5 41,2 50,7 87 67,5 0 12 47 61,7 16,2 50,3 481,2
2004 6 26,4 34,2 13 0,5 22,8 5,1 6,5 5 33,7 68,2 131,5 352,9
2005 79,2 53,8 4,4 71,6 41,3 14,6 12,9 7,4 53,1 31,7 38,8 63,2 472
2006 13,3 14,3 74,6 46,6 29,8 19,2 0 6 48,2 5,8 18,3 22,4 298,5
2007 3,5 1 2,4 9,4 122,2 10,5 13,7 16 135 15,8 8,5 8,2 346,2
2008 74,7 20,4 54,3 81,2 15,7 19,2 0 12,4 66,3 57,3 21,6 40 463,1
2009 11,8 50,8 49,2 63,2 54,3 38,9 6,3 7,2 32,1 28,2 2,7 11,5 356,2
2010 6 41,3 53,6 89 29,7 42,5 4 39,6 4,7 18,2 16,1 11,5 356,2
2011 2,9 9,2 25 35,1 2,1 3,5 N.M N.M 16,5 55,3 11 10,1 170,7

I
Tableau.A1.2. Les données météorologiques
(Précipitation, Température, Vitesse du vent)
*station de Sétif, Période 2000-2010*

II
ANNEXE 2 : HYDROGÉOLOGIE

10000 100000 1000000 10000000 10000 100000 1000000 10000000


0 0
0,2
0,5
0,4
1 0,6
0,8
1,5 1
1,2
2
1,4
2,5 1,6
1,8
3 2
Fig. A2-2. Essai de pompage long duré : CH6 de la nappe Hauterivienne
Fig.A2-1 Essai de pompage long duré : Pz1 de la nappe Hauterivienne

Fig. A2-3. Essai de pompage palier 1: Afounes de la nappe Barrémienne


Fig. A2-4. Essai de pompage palier 2: Afounes de la nappe Barrémienne

III
Fig.A2-5. Essai de pompage long duré: Afounes de la nappe Barrémienne Fig. A2-6. Essai de pompage long duré: P1 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

Fig. A2-8. Essai de pompage palier 1: P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire


Fig. A2-7. Essai de pompage long duré: P2 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

IV
Fig. A2-9. Essai de pompage palier 2: P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire
Fig. A2-10. Essai de pompage long duré : P3 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

Fig. A2-11. Essai de pompage palier 1: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-12. Essai de pompage palier 2: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

V
Fig. A2-13. Essai de pompage long duré: P4 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-14. Essai de pompage palier 1: P5 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

Fig. A2-15. Essai de pompage palier 2: P5 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-16. Essai de pompage palier 1: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

VI
N°pt X(UTM) Y(UTM) K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4-- HCO3- CO3-- RS Conductivité PH
d'eau (microS/cm

Fig. A2-17. Essai de pompage palier 2: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-18. Essai de pompage long duré : P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

Fig. A2-19. Essai de pompage palier 3: P6 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire Fig. A2-20. Essai de pompage long duré: P9 de la nappe Mio-Plio-Quaternaire

VII
Tableau A3.1. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau du Mio-Plio-Quaternaire

1 727576,63 3970670,69 2 32 48 56 45 55 80 281 / 506 800 7,66


2 727614,21 3971164,88 35 71 86 100 38 200 242 317 / / 1500 7,07

3 727584,64 3969406,89 3 22 48 47 30 65 114 183 / 466 700 8,09

4 727659,69 3969408,65 1 52 26 52 53 85 58 195 / 500 700 7,4

5 727165,21 3967144,83 2 68 44 110 85 140 154 238 / 826 1200 7,9

6 727170,66 3967915,28 4 305 23 250 24 475 274 287 / 1534 2400 7,63

7 726459,37 3969223,34 3 51 60 76 23 90 230 281 / 698 1100 8,06

8 726919,19 3967499,83 2 30 58 60 5 105 104 262 / 588 900 7,59

9 723451,44 3966031,97 2 18 48 60 36 50 80 244 / 464 700 7,5

10 723440,66 3965476,67 2 28 60 72 41 70 128 234 / 598 900 7,67

11 725264,74 3973694,82 31 270 89 375 13 470 660 671 / 2290 3500 7,63

12 724832,12 3972943,72 2 106 44 78 33 185 180 177 / 774 1100 7,9

13 724947,46 3972392,03 2 100 60 144 16 215 374 281 / 1080 1600 7,73

14 725473,81 3972405,38 3 182 102 94 10 310 454 183 / 1300 2000 7,85

15 725982,29 3972140,62 2 86 48 128 30 125 292 317 / 940 1400 8,06

16 725450,61 3972343,42 3 134 30 225 18 290 400 207 / 1280 2000 7,7

17 724966,93 3970634,91 2 48 48 96 31 100 172 268 / 710 1000 7,94

18 726162,58 3969031,16 19 62 85 42 31 130 226 281 / 1200 7,73

19 725386,45 3965988,79 1 17 52 62 41 40 80 293 / 524 800 7,8

20 725830,45 3964335,37 1 13 35 22 3 25 64 73 30 256 400 9,63

VIII
21 725461,89 3965798,43 2 18 40 50 39 35 80 146 / 386 600 8,2
22 727153,29 3963721,78 2 21 16 34 1 40 82 85 28 266 400 9,39
23 727291,01 3965174,22 12 34 30 82 61 55 122 244 3 800 8,53
24 727762,13 3965432,88 1 49 97 86 66 160 300 140 / 930 1500 7,76

25 721447,88 3967801,37 6 95 86 168 9 150 500 305 / 1260 1800 7,67

26 728530,15 3968752,49 3 24 41 100 58 85 76 238 / 600 900 7,79

27 729128,38 3968076,17 2 71 41 84 51 110 112 311 / 720 1100 7,41

28 729727,75 3968074,27 2 64 38 116 40 120 120 299 / 720 1200 7,61

29 731851,64 3967616,24 1 140 43 48 7 210 148 226 / 756 1100 7,7

30 731724,51 3967602,63 2 45 38 120 110 100 160 220 / 720 1100 7,92

31 730310,67 3971728,73 6 170 92 330 3 425 750 274 / 1960 3100 7,09

32 735456,15 3972728,16 29 210 36 140 20 370 276 256 / 1320 2100 7,69

33 730796,07 3974300,83 3 67 61 98 25 170 146 336 / 786 1200 7,67

34 731580,76 3974999,81 3 77 50 168 41 215 278 244 / 1040 1600 7,64

35 732767,56 3975647,51 4 184 56 126 40 285 326 244 / 1214 1900 7,67

36 735847,51 3973077,16 6 200 67 136 10 340 358 287 / 1364 2100 7,14

37 735237,02 3975281,54 6 724 84 460 21 1125 998 329 / 3664 5800 7,13

38 735473,74 3976737,76 6 425 14 280 22 645 500 244 / 2100 3300 7,25

39 735964,36 3977151,50 6 500 182 220 19 1170 580 110 / 2880 4600 8,01

40 735724,03 3975819,37 2 280 34 320 23 590 500 244 / 1956 3100 7,48

IX
41 735372,87 3974884,85 74 580 36 332 7 890 860 207 / 2888 4500 8,18

42 735888,69 3972492,64 3 122 83 98 24 260 210 299 / 1066 1600 7,79

43 735972,69 3972156,15 6 205 58 176 41 375 374 232 / 1400 2200 8,25

44 735549,08 3972051,42 3 120 74 112 41 230 266 281 / 1088 1700 7,5

45 737798,83 3971494,95 10 106 55 84 51 210 164 234 / 880 1400 7,61

46 737012,26 3969901,37 4 51 70 84 38 170 180 207 / 766 1100 7,36

47 736881,77 3971038,54 2 114 72 92 47 270 210 214 / 974 1500 7,17

48 735887,85 3970642,42 12 148 41 120 47 260 190 268 / 1046 1600 7,54

49 737130,30 3969256,56 2 83 48 88 35 155 162 275 / 800 1200 7,34

50 737341,28 3968892,65 1 152 91 96 83 335 276 183 / 1188 1900 6,97

51 737270,57 3969630,37 2 74 54 82 42 125 192 232 / 774 1200 6,95

52 737470,06 3965966,28 6 70 52 86 62 55 104 281 / 644 900 8,2

53 737394,60 3965835,43 4 152 55 160 30 300 340 214 / 1214 1900 7,97

54 736280,35 3966304,29 3 35 55 72 58 90 100 287 / 634 900 7,59

55 735869,12 3966632,82 2 46 24 100 58 100 124 201 / 566 900 7,83

56 736326,82 3965503,61 3 51 41 88 64 145 112 207 / 666 1000 7,65

57 735308,74 3966001,19 5 280 49 86 25 400 258 262 / 1284 2000 8,12

58 734198,60 3966186,85 2 56 70 80 17 105 210 287 / 798 1200 7,79

59 733995,70 3965317,93 9 37 50 52 40 85 100 244 / 576 900 7,45

60 734250,40 3965171,02 2 28 53 63 29 100 142 220 / 588 900 7,87

X
61 734065,04 3965095,56 2 18 42 54 37 45 76 244 / 476 700 6,9

62 735564,33 3963941,02 4 70 42 110 29 140 164 323 / 800 1200 7,59

63 734650,89 3965242,79 1 34 73 73 59 100 128 299 / 700 1100 7,69

64 735881,70 3965244,86 1 24 44 58 48 55 80 238 / 500 700 7,55

65 733208,21 3965636,65 3 110 94 120 74 420 204 177 / 1188 1900 7,84

66 733548,78 3967002,45 3 182 104 162 67 545 226 189 / 1550 2500 7,71

67 733034,79 3965540,14 1 212 67 320 37 705 300 207 / 1810 2900 7,64

68 732834,54 3965503,75 2 97 42 98 88 190 146 171 / 792 1200 7,91

69 732719,81 3964982,79 3 24 31 100 27 60 106 244 / 524 800 7,69

70 732435,86 3965369,94 2 28 52 18 24 75 142 305 / 622 900 7,34

71 732116,84 3965114,79 15 22 23 46 15 20 50 189 / 342 500 7,22

72 731933,60 3965387,55 3 40 54 74 36 110 136 329 / 660 1000 7,15

73 732111,43 3965299,93 2 29 48 64 26 70 138 250 / 566 800 7,46

74 732059,59 3965360,13 2 99 110 160 23 300 340 293 / 1286 2000 7,71

75 731483,02 3964358,34 6 294 120 216 14 600 710 177 / 2086 3300 7,7

76 731541,13 3965006,56 5 285 19 196 44 390 426 183 / 1512 2300 7,88

77 730644,38 3710965,79 2 23 42 74 25 55 146 244 / 528 800 7,6

78 732443,08 3965122,76 20 370 62 320 66 625 688 287 / 2312 3600 7,53

79 732129,33 3965578,05 3 146 92 154 75 375 286 256 / 1300 2000 7,73

XI
80 735090,57 3970402,78 2 130 50 92 60 200 230 256 / 910 1400 7,54

81 735902,18 3969162,39 3 134 53 136 45 250 290 268 / 1140 1800 7,1

82 726071,70 3971619,02 5 150 38 192 63 265 400 165 / 1200 1800 7,9

83 605273,50 3702665,02 2 46 41 92 55 95 119 256 / 666 1000 7,92

max 74 724 182 460 110 1170 998 671 30 3664 5800 9,63
min 1 13 14 18 1 20 50 73 3 256 400 6,9
moyenne 5,70 122,53 56,80 125,24 37,93 240,66 251,60 246,27 20,33 1041,08 1589,16 7,70

Tableau A3.2. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau de l’Hauterivien

N°pt d'eau X(lambert) Y(Lambert) K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4- - HCO3- RS CE pH
CH1 755,042 280,534 0,9 25 35,23 61,43 1 36 69 310 455 756 7,32
CH2 754,884 280,55 0,86 15 36,98 64,23 4 30 56 298,14 435 688 7,32
CH3 754,907 280,643 0,88 17 40,56 70,48 2 38 78 305,58 452 734 7,33
CH4 754,904 280,736 0,91 18 40,67 74,54 1 39 80 317,54 470 755 7,24
CH5 754,703 280,73 0,94 20 42,59 73,21 5 47 90 288,4 544 774 7,25
CH6 754,703 280,73 0,97 19 41,78 72,18 1 37 78 294,59 541 723 7,4
max 0,97 25 42,59 74,54 5 47 90 317,54 544 774 7,4
min 0,86 15 35,23 61,43 1 30 56 288,4 435 688 7,24
moyenne 1 19 40 69 2 38 75 302 483 738 7

XII
Tableau A3.3. Les résultats des analyses physico-chimiques (en mg/l) des points d’eau du Barrémien

N°pt d'eau X Y K+ Na+ Mg++ Ca++ NO3- Cl- SO4- - HCO3- RS CE pH


CH16 727394,07 3963623,53 3 23 82,13 135,47 4,27 83,66 187,32 222,45 456 833 6,97
CH17 727147,47 3962550,23 2,9 25 280,56 140,28 43,36 134,72 109,89 303,56 400 866 7,1
CH19 727431,73 3964229,83 2,5 28 86,02 141,88 3,25 163 222,8 234,56 398 782,79 6,95
CH20 727257,75 3963539,85 3 27 41,31 68,13 0,08 32,61 199,4 213,67 578 515 7,35
CH21 727133,79 3963474,99 2,5 25 77,76 128,25 0,75 39,7 225,25 266,89 566 626 6,62
CH22 727026,86 3963445,42 3,4 29 35,2 58,2 0,13 39,7 177,13 345,23 423 686 7,88
CH23 727441,15 3964381,18 3,4 24 43,74 72,14 0,04 153,15 198,45 296,12 511 625 7,31
mine KHY 748,632 284,964 1,18 11,69 68,76 205,49 15 145 484 311,1 1264 1920 7,72
Afounes 77983 281,955 3,6 25 248,49 124,24 1,94 73,74 52,78 393,56 600 855 7,75
max 3,6 29 280,56 205,49 43,36 163 484 393,56 1264 1920 7,88
min 1,18 11,69 35,2 58,2 0,04 32,61 52,78 213,67 398 515 6,62
moyenne 3 24 107 119 8 96 206 287 577 857 7

XIII
Tableau A3.5. Les indices d’irrigation calculés, la balance ionique vérifiée et les paramètres de Gibbs dans la zone d’étude.
Indice
Gibbs
calculé
Aquifère IB (%) TH SAR RSC Na% PI KR MAR MH
Point
Na/ (Na+Ca) Cl/(Cl+HCO3)
d’eau
CH1 3,295 0,28 0,18 615,94 2,05 -1,06 13,05 20,29 0,15 36,33 48,48
CH2 4,543 0,18 0,17 645,28 1,17 -1,56 7,91 15,07 0,08 36,20 48,34
Aquifère CH3 6,145 0,18 0,18 720,97 1,24 -2,11 7,87 14,41 0,08 36,17 48,30
Hauterivien CH4 5,437 0,18 0,18 735,27 1,23 -2,06 7,70 14,25 0,08 35,56 47,65
CH5 7,649 0,18 0,23 757,62 1,28 -2,78 7,88 13,92 0,08 36,52 48,68
CH6 5,763 0,19 0,18 711,47 1,32 -2,02 8,37 15,00 0,09 37,15 49,36
Aquifère 1 2,942 0,33 0,25 673,60 2,22 -2,14 14,05 20,15 0,15 46,15 58,57
Mio-Plio-
Quaternaire 2 6,900 0,38 0,52 1205,20 3,68 -6,87 22,18 18,58 0,19 46,24 58,65
3 5,937 0,29 0,38 628,60 1,60 -3,30 11,63 16,52 0,12 50,53 62,74
4 -0,249 0,47 0,43 473,20 4,16 -1,54 25,36 31,56 0,33 33,33 45,19
5 5,609 0,35 0,50 910,80 3,87 -5,21 18,52 22,07 0,22 28,57 39,75
6 1,979 0,52 0,74 1438,60 13,05 -9,66 36,14 37,65 0,56 8,42 13,17
7 5,297 0,37 0,36 872,00 3,09 -4,12 16,56 20,79 0,19 44,12 56,56
8 3,976 0,30 0,41 775,60 1,95 -3,47 11,94 17,23 0,13 49,15 61,45
9 6,516 0,21 0,26 693,60 1,22 -2,94 8,47 14,25 0,08 44,44 56,88
10 1,309 0,25 0,34 852,00 1,72 -4,69 10,20 14,73 0,11 45,45 57,88
11 10,315 0,39 0,55 2604,80 8,86 -15,04 24,49 24,08 0,29 19,18 28,13
12 7,221 0,54 0,64 750,80 6,79 -4,61 30,68 33,89 0,43 36,07 48,19
13 5,389 0,38 0,57 1212,00 4,95 -7,52 20,00 22,89 0,25 29,41 40,73
14 1,742 0,63 0,74 1306,40 9,19 -10,08 32,06 33,89 0,46 52,04 64,15
15 7,110 0,37 0,40 1033,60 4,58 -5,14 20,00 23,59 0,24 27,27 38,21
16 9,985 0,34 0,71 1371,00 5,93 -10,30 21,17 22,93 0,26 11,76 18,02
17 6,716 0,30 0,39 873,60 2,83 -4,35 14,79 19,04 0,17 33,33 45,19
18 4,875 0,56 0,44 907,00 3,89 -4,48 24,18 23,51 0,24 66,93 76,94
19 4,561 0,19 0,19 736,40 1,13 -2,57 7,32 13,87 0,07 45,61 58,04
20 27,146 0,34 0,37 397,00 1,22 -2,78 10,94 16,83 0,11 61,40 72,40

XIV
21 1,492 0,24 0,29 578,00 1,34 -3,39 10,00 15,04 0,10 44,44 56,88
22 7,926 0,35 0,45 301,20 2,10 -1,62 18,70 24,57 0,21 32,00 43,69
23 3,334 0,27 0,28 656,00 2,27 -2,56 17,04 18,38 0,15 26,79 37,63
24 1,470 0,33 0,66 1225,40 2,56 -9,98 12,02 14,62 0,13 53,01 65,03
25 8,306 0,17 0,38 836,20 1,43 -4,46 8,74 12,76 0,09 29,08 40,34
26 2,440 0,42 0,38 756,20 4,49 -2,47 22,60 27,44 0,28 32,80 44,59
27 7,129 0,32 0,41 891,60 3,65 -4,01 17,65 21,74 0,21 24,68 35,07
28 3,244 0,72 0,62 592,60 10,38 -2,23 43,65 48,00 0,77 47,25 59,63
29 5,960 0,25 0,44 911,60 2,53 -5,51 12,95 16,48 0,14 24,05 34,31
30 1,919 0,31 0,73 2404,40 5,85 -19,55 17,25 18,29 0,20 21,80 31,49
31 5,256 0,57 0,71 995,20 11,19 -5,75 40,44 38,24 0,60 20,45 29,78
32 2,652 0,37 0,47 990,20 3,76 -4,40 18,04 21,99 0,21 38,36 50,65
33 7,759 0,29 0,60 1250,00 3,69 -8,50 38,63 17,95 0,18 22,94 32,92
35 7,504 0,56 0,67 1229,40 9,93 -7,59 33,66 35,45 0,49 33,00 44,82
36 12,433 0,58 0,85 2988,80 21,95 -24,47 40,15 40,82 0,67 15,44 23,14
37 9,717 0,57 0,82 1514,80 17,53 -11,12 42,30 43,24 0,72 4,76 7,62
38 7,472 0,66 0,95 2592,40 17,63 -24,15 38,63 38,97 0,62 45,27 57,70
39 8,299 0,43 0,81 1878,80 10,52 -14,77 28,48 29,86 0,40 9,60 14,91
40 1,739 0,60 0,88 1955,20 21,38 -16,14 47,05 42,76 0,79 9,78 15,17
41 7,151 0,52 0,60 1170,60 6,41 -6,82 25,67 28,60 0,34 45,86 58,27
42 8,832 0,50 0,74 1355,60 9,48 -9,75 31,08 32,43 0,44 24,79 35,21
43 7,740 0,48 0,59 1166,80 6,22 -7,07 24,85 27,63 0,32 39,78 52,14
44 4,966 0,52 0,61 871,00 6,36 -4,88 29,44 30,79 0,38 39,57 51,92
45 6,922 0,35 0,59 994,00 2,91 -6,56 15,15 18,01 0,17 45,45 57,88
46 4,879 0,52 0,68 1050,40 6,29 -7,01 26,13 28,97 0,35 43,90 56,34
47 5,336 0,52 0,63 936,20 8,25 -4,97 33,20 34,10 0,46 25,47 36,04
48 3,733 0,45 0,49 833,60 5,03 -3,83 23,81 27,89 0,31 35,29 47,35
49 6,290 0,58 0,76 1226,20 7,86 -9,28 29,03 31,41 0,41 48,66 60,99

XV
50 8,221 0,44 0,48 852,80 4,49 -4,73 21,84 25,64 0,27 39,71 52,06
51 1,616 0,42 0,25 856,40 4,21 -3,96 21,59 24,65 0,25 37,68 49,93
52 9,127 0,45 0,71 1251,00 7,33 -9,00 26,62 28,43 0,35 25,58 36,18
53 2,605 0,30 0,35 811,00 2,20 -3,41 13,01 17,79 0,14 43,31 55,75
54 3,858 0,29 0,46 696,80 2,92 -3,67 16,22 20,33 0,19 19,35 28,35
55 1,883 0,34 0,55 776,20 3,18 -4,37 17,31 20,96 0,20 31,78 43,45
56 4,949 0,74 0,72 831,80 17,04 -4,03 51,35 53,37 1,04 36,30 48,44
57 9,416 0,38 0,39 974,00 3,23 -5,05 16,20 20,37 0,19 46,67 59,07
58 2,773 0,38 0,38 670,00 2,59 -2,71 18,40 21,05 0,18 49,02 61,32
59 2,308 0,28 0,44 749,60 1,84 -3,90 11,45 16,35 0,12 45,69 58,11
60 2,384 0,23 0,24 614,40 1,30 -2,15 9,43 15,86 0,09 43,75 56,19
61 2,834 0,36 0,43 894,40 4,01 -3,65 19,58 23,27 0,23 27,63 38,64
62 5,399 0,29 0,37 963,60 1,99 -4,75 10,70 15,69 0,12 50,00 62,25
63 3,561 0,27 0,28 650,80 1,68 -2,61 10,92 17,22 0,12 43,14 55,58
64 1,364 0,44 0,80 1370,80 5,32 -10,82 20,89 22,79 0,26 43,93 56,37
65 5,812 0,49 0,83 1662,80 7,89 -13,54 25,80 27,30 0,34 39,10 51,42
66 6,402 0,37 0,85 2149,40 7,62 -18,09 21,58 22,94 0,27 17,31 25,67
67 6,348 0,46 0,66 834,40 5,80 -5,54 26,12 29,04 0,35 30,00 41,41
68 8,978 0,17 0,30 754,20 1,48 -3,54 9,34 13,71 0,09 23,66 33,83
69 -16,451 0,58 0,30 516,40 2,37 -0,18 17,65 26,74 0,20 74,29 82,65
70 11,084 0,29 0,15 418,60 1,87 -1,09 21,14 20,43 0,16 33,33 45,19
71 -2,666 0,32 0,37 812,80 2,50 -2,74 14,38 19,44 0,16 42,19 54,61
72 3,194 0,28 0,33 713,60 1,94 -3,05 12,16 17,57 0,13 42,86 55,29
73 10,892 0,35 0,64 1702,00 4,26 -12,23 15,76 18,12 0,18 40,74 53,13
74 10,026 0,54 0,85 2064,00 11,34 -17,75 30,86 31,62 0,44 35,71 47,81
75 10,933 0,56 0,79 1135,80 13,74 -8,34 40,28 41,46 0,66 8,84 13,78
76 4,609 0,21 0,28 714,40 1,51 -3,15 9,73 15,03 0,10 36,21 48,35
77 10,378 0,50 0,79 2108,40 13,39 -16,36 33,80 33,53 0,48 16,23 24,21
78 6,650 0,45 0,72 1524,40 6,58 -11,06 23,24 25,27 0,30 37,40 49,63

XVI
79 4,348 0,55 0,57 870,00 7,71 -4,51 31,73 35,10 0,46 35,21 47,26
80 5,739 0,46 0,62 1114,60 6,89 -6,75 26,60 29,20 0,35 28,04 39,12
81 1,000 0,41 0,73 1271,60 6,99 -10,00 25,20 26,48 0,33 16,52 24,61
82 11,084 0,29 0,15 418,60 1,87 -1,09 21,14 20,43 0,16 33,33 45,19
83 -2,666 0,32 0,37 812,80 2,50 -2,74 14,38 19,44 0,16 42,19 54,61
CH16 29,018 0,13 0,39 1350,82 1,10 -9,87 5,64 8,22 0,05 37,74 49,99
CH17 49,248 0,13 0,43 3001,99 0,86 -25,11 3,21 4,88 0,03 66,67 76,73
CH19 17,581 0,15 0,54 1414,76 1,31 -10,31 6,27 8,91 0,06 37,74 49,99
CH20 10,637 0,26 0,21 679,39 1,82 -3,30 12,05 16,72 0,12 37,75 50,00
Aquifère CH21 27,951 0,15 0,20 1278,88 1,23 -8,42 6,26 9,40 0,06 37,75 50,00
Barrémien
CH22 -9,373 0,30 0,17 579,64 2,12 -0,14 14,78 21,71 0,16 37,69 49,93
CH23 1,400 0,22 0,47 719,37 1,58 -2,34 10,57 15,90 0,10 37,75 50,00
mine
KHY
6,373 0,05 0,45 1591,28 0,50 -10,81 2,29 5,22 0,02 25,07 35,56
Afounes 5,000 0,15 0,24 2658,82 0,92 -20,20 5,79 0,03 66,67 76,73

XVII
(a)

(b)

Figure A3.1 Variabilité spatiale du pH


(a) Tous les points prélevés.
(b) Zoom-avant des forages du Barrémien et Hauterivien.

XVIII
(a)

(b)

Figure A3.2 Variabilité spatiale du CE


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XIX
(a) (b)

Figure A3.3 Variabilité spatiale du Calcium


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XX
(b)
(a)

Figure A3.4 Variabilité spatiale du Magnésium


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXI
(b)

(a)

Figure A3.5 Variabilité spatiale du Sodium


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXII
(a) (b)

Figure A3.6 Variabilité spatiale du Potassium


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien
XXIII
(b)
(a)

Figure A3.7 Variabilité spatiale du Bicarbonates


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXIV
(b)

(a)

Figure A3.8 Variabilité spatiale des Sulfates


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien XXV
(b)
(a)

Figure A3.9 Variabilité spatiale des Chlorures


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXVI
(b)
(a)

Figure A3.10 Variabilité spatiale des Nitrates


(a) : Tous les points prélevés
(b) : Zoom-avant des forages du Barrémien
et Hauterivien

XXVII
(a)

(b)

Figure A3.11 Potabilité des eaux selon OMS, 2008 (a):


vue totale des sites des forages visités de la plaine de Ain
Azel, (b) : zoom-avant sur les points des deux aquifères
Barrémien et Hauterivien du gisement de Chaabet el
Hamra.

XXVIII
(a)

(b)

Figure A3.12. Potabilité des eaux selon NA, 1992 (a) : vue
totale des sites des forages visités de la plaine de Ain Azel,
(b) : zoom-avant sur les points des deux aquifères
Barrémien et Hauterivien du gisement de Chaabet el
XXIX
Hamra.
(a)

(b)

Figure A3.13 Aptitude des eaux à l’irrigation selon Ayers


and Westcot, 1994 (a): vue totale des sites des forages
visités de la plaine de Ain Azel, (b) : zoom-avant sur les
points des deux aquifères Barrémien et Hauterivien du
gisement de Chaabet el Hamra.

XXX
:‫الملخص‬
،‫ وبدرجة اكبر المناطق الجنوبية منها‬،‫تعرف والية سطيف في الفترة األخيرة موجة جف اف حادة وشحا كبيرا في كمية تساقط االمطار و الثلوج‬
‫ و التي كانت‬،‫ مما أدى الى تراجع رهيب في مستوى المياه الجوفية المسجل في االبار الق ليلة العمق‬،‫و بالخصوص منطقة عين أزال التي تتميز بمناخها الشبه جاف‬
.‫ وال سيما ان المنطقة ف الحية‬،‫هي الملجأ الوحيد لسكان المنطقة بغية التزود بالمياه الصالحة للشرب وكذا سقي األراضي الزراعية‬
‫ واللذان بدورهما يحويان كميات كبيرة من المياه الجوفية‬،‫و بما ان المنطقة تزخر بعدة مناجم للرصاص و الزنك كالشعبة الحمراء وخرزة يوسف‬
‫ وكذا‬،‫ فقد تم حفر عدة ابار ارتوازية بغية خفض منسوب المياه لمواصلة اشغال االستغالل المنجمية‬،‫و التي شكلت عائق ا كبيرا في عملية االستغالل المنجمي‬
.‫تزويد المنطقة بالمياه الصالحة للشرب و سقي األراضي الزراعية‬
)2018 -2012( ‫ فقد أجريت عدة حمالت معاينة‬،‫وبهدف دراسة نوعية هذه المياه ومدى صالحيتها للشرب والسقي بما انها في منطقة منجمية‬
‫ وكذا الميو بليو كواترنارية‬،‫ والبارميانية في كل من الشعبة الحمراء و خرزة يوسف‬،‫اين تمت معاينة كل من طبقة المياه الجوفية الهوتيرفيانية بالشعبة الحمراء‬
‫) وكذا‬Ca 2+,Mg 2+ ,Na+, K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3-( ‫ الكيميائية‬،)T°,pH, CE, RS( ‫بمنطقة عين أزال من خالل اجراء جملة من التحاليل الفيزيائية‬
، Cd، HEI ، HPI، SAR، KR، IP ،RSC, MH ، SSP :‫ اين استعملت نتائجها في استنباط عدة معايير‬،)Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb( ‫المعادن الثقيلة‬
. RC، HQ،ADD
‫وكنتيجة اساسية لهذا العمل ف ان المياه الجوفية لهذين الطبقتين المائيتين العميقتين الموجودتين في تركيبات جيولوجية من عمر الحقبة‬
‫ تعرف درجة من التلوث تمنعها من ان تكون صالحة للشرب‬،‫ و كذا المسطح المائي العلوي الميو بليو كواترناري‬،)‫الطباشرية السف لية (هوتيريفيان وباريميان‬
.‫او السقي‬
‫ عين أزال‬،‫ سطيف‬،‫ نوعية‬،‫ طبقة مياه جوفية‬،‫ باريميان‬،‫ هوتريفيان‬:‫الكلمات المفتاحية‬

Résumé :
La wilaya de Sétif a récemment connu une grave sécheresse et une grande rareté des précipitations et de
la neige, et dans une plus grande mesuredans les zones méridionales, et en particulier la région de Ain- Azel, qui
se caractérise par son climat semi-aride, ce qui a entraîné un terrible rabattement du niveau des eaux souterraines
enregistré dans les puits de faible profondeur, qui étaient le seul refuge pour les habitants de la région afin de
fournir de l’eau potable, ainsi que l’irrigation des terres fertiles, d’autant plus que la zone est agricole.
Étant donné que la zone regorge de plusieurs mines de plomb et de zinc, telles que Chaabet –el-Hamra et
Kherzet- Youcef, qui contiennent à leur tour de grandes quantités d’eau souterraine, qui ont été un obstacle majeur
dans le processus d’exploitation minière, plusieurs forages ont été forés afin de rabattre le niveau piézométrique
pour poursuivre l’exploitation minière, ainsi que pour fournir à la région de l’eau potable et d’irrigation.
Afin d’étudier la qualité de ces eaux et leur aptitude à la consommation, et à l’irrigation puisqu’elles se
trouvent dans une zone minière, plusieurs campagnes d’échantillonnage ont été menées (2012-2018), pour les
aquifères Hauterivien dans le gisement de Chaabet-el-Hamra, Barrémien dans le gisement de Chaabet-el-Hamra et
Kherzet-Youcef, ainsi que le Mio-Plio-Quaternaire dans la plaine de Ain- Azel, afin de réaliser une série
d’analyses : physiques (T°, pH, CE, RS), chimiques (Ca 2+,Mg 2+ ,Na+ ,K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3- ) ainsi que des
métaux lourds (Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb ), où leurs résultats ont été utilisés dans l’estimation de plusieurs
indices: SSP ,RSC, MH ,KR, IP, SAR, HPI, HEI , Cd, ADD, HQ et RC.
Et comme résultat- clé de ce travail, les eaux souterraines de ces deux aquifères profonds, Hauterivien et
Barrémien, et la nappe d’eau superficielle du Mio-Plio-Quaternaire, connaissent un degré de pollution qui
l’empêche d’être potable ou à utiliser pour l’irrigation.
Mots clés : Hauterivien, Barrémien, Aquifère, Qualité, Sétif, Ain- Azel.

Abstract:
The wilaya of Setif has recently experienced a severe drought and a great scarcity of precipitation and
snow, and to a greater extent the southern areas, and in particular the region of Ain-Azel, which is characterized
by its semi-arid climate, this has led to a terrible drop in the level of groundwater recorded in the shallow wells,
which were the only refuge for the inhabitants of the region to provide drinking water as well as irrigation of
fertile land, especially since the area is agricultural.
Since the area is full of several lead and zinc mines, such as Chaabet –el-Hamra and Kherzet-Youcef,
which in turn contain large amounts of groundwater, which have been a major obstacle in the mining process,
several wells were drilled to lower the piezometric level to continue mining, as well as to provide the region with
drinking water and irrigation.
In order to study the quality of these waters and their suitability for consumption and irrigation since they are
located in a mining area, several sampling campaigns were conducted (2012-2018) for the Hauterivian aquifers in
the Chaabet-el-Hamra deposit, Barremian in the Chaabet-el-Hamra and Kherzet-Youcef deposit, as well as the
Mio-Plio-Quaternary in the Ain-Azel plain, in order to carry out a series of analyses: physical (T°, pH, EC, TDS),
chemical (Ca 2+,Mg 2+ ,Na+ ,K+,HCO3-,SO42-,Cl-,NO3- ) as well as heavy metals (Cr, Fe, Mn, Zn, Cu, Pb ), where
their results were used in the estimation of several indices: SSP ,RSC, MH ,KR, IP, SAR, HPI, HEI , Cd, ADD,
HQ and RC.
As a key result of this work, the groundwater of these two deep aquifers, Hauterivian and Barremian, and
the groundwater of the Mio-Plio-Quaternary, experience a degree of pollution that prevents it from being drinkable
or to be used for irrigation.
Key words: Hauterivian, Barremian, Aquifer, Quality, Setif, Ain- Azel.

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