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Ouvrages emblématiques du génie civil français

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Ouvrages du génie civil français dans le monde

Bâtiments et autres édifices

Bernard Raspaud Georges Pilot Jean-Paul Teyssandier Lucien Pliskin


Diplômé CHEC IGPC honoraire Ingénieur des Ponts et Chaussées Ingénieur Centrale Paris
Ingénieurs et Scientifiques de France. Paris. 2015.
Bâtiments et édifices
Présentation

Les capacités des entreprises françaises de travaux publics ont trouvé des domaines d’activités dans des domaines très divers au delà des
constructions habituelles, avec des réalisations toujours très remarquables.

Au premier chef, c’est la réputation mondiale de Gustave Eiffel qui a été mise en avant pour des constructions très variées :

- à Arica au Pérou (maintenant au Chili), ce sont des édifices en fer qui ont été construits afin de les mettre à l’abri des effets des
tremblements de terre,
- en Hongrie, la construction de la gare de l’Ouest à Budapest a été l’une réalisations majeures du moment pour Eiffel,
- aux USA, la construction de la célèbre Statue de la Liberté à l’entrée de port de New York doit essentiellement à la structure
métallique de Eiffel.

Plus récemment l’édification du fameux Christ du Corcovado, à Rio de Janeiro, comporte une structure en béton armée projetée par Albert
Caquot, puis deux grandes réalisations, le transfert des temples d’Abou Simbel d’une part, et de la construction de la mosquée de Casablanca
d’autre part, ont impliqué, respectivement, GTM-Vinci et Bouygues.
1877. Gare de l’Ouest. Budapest. Hongrie

Cette gare, l’une des trois de Budapest, dessert le nord et l’est du pays.

Elle a été conçue par Auguste de Serres, puis réalisée par l’entreprise Eiffel,
de 1874 à 1877.

Elle a été construite à l’emplacement d’une gare plus petite, édifiée au


dessus de cette dernière, laquelle ne fut démolie que pour la mise en
service de la nouvelle gare.

Elle se présente avec un corps central métallique, large de 42 m et haut de


25 m, flanqué de deux pavillons en pierre et brique. Derrière la façade, une
immense verrière métallique abrite les voies et les quais. La plateforme
mesure 146 m de long...

Le site de cette gare est un important nœud de transport : train, métro,


tramway, autobus. [Link]

[Link]. [Link].

Georges Pilot. Comité génie civil et bâtiment. IESF Paris. Janvier 2015
1877. Gare de l’Ouest. Budapest. Hongrie

Cette gare, l’une des trois de Budapest, dessert le nord et l’est du pays.

Elle a été conçue par Auguste de Serres, puis réalisée par l’entreprise Eiffel,
de 1874 à 1877.

Elle a été construite à l’emplacement d’une gare plus petite, édifiée au


dessus de cette dernière, laquelle ne fut démolie que pour la mise en
service de la nouvelle gare.

Elle se présente avec un corps central métallique, large de 42 m et haut de


25 m, flanqué de deux pavillons en pierre et brique. Derrière la façade, une
immense verrière métallique abrite les voies et les quais. La plateforme
mesure 146 m de long...

Le site de cette gare est un important nœud de transport : train, métro,


tramway, autobus. [Link]

[Link]. [Link].

Georges Pilot. Comité génie civil et bâtiment. IESF Paris. Janvier 2015
1876-1877. Arica. Chili. Bâtiment de la Douane et Cathédrale
Arica grande ville du nord du Chili, près de la frontière avec Pérou, a reçu plusieurs
réalisations de Gustave Eiffel :
- Le bâtiment de la Douane
- La maison du Gouverneur
- L’église San Marcos
- Le môle du port long de 168 m (aujourd’hui disparu).
Ces constructions ont été réalisées alors que la ville d’Arica était située au Pérou. En
1868 cette ville avait été sérieusement touchée par un tsunami du a un violent
tremblement de terre, aussi la décision avait elle été prise de construire en fer et de
faire appel à Gustave Eiffel.

Le bâtiment de la Douane (1877).


Une douane était attachée au terminus de la ligne de chemin de fer Tacna-Arica
(alors au Pérou), longue de 62 km, terminée en 1856. Till Nierman // [Link] Creative Commons Atribution-share 3.0 Unported
L’armature en fer, de 8 m de haut, a été préparée en France dans les ateliers de
Gustave Eiffel, transportée puis assemblée à Arica. La Douane d’Arica
En tant que rare construction datant d’avant la guerre du Pacifique, ce bâtiment est
Maison de la culture, Monument national historique depuis 1977.

La cathédrale San Marcos (1876)


Elle remplace l’église de la Matriz d’Arica, détruite par le tremblement de terre de
1868.
Les éléments en fer sont préparés en France dans les ateliers de Gustave Eiffel,
transportée puis assemblée à Arica.
Le nef mesure 15 m de haut et 38 m de long,
Cette cathédrale est monument national historique depuis 1984.

La guerre du Pacifique (1879-1883) °


Le conflit entre le Chili, le Pérou et La Bolivie pour des territoires maritimes du Pacifique
résultait des instabilités suivant l’indépendance de ces pays, ainsi que d’un conflit local
concernant l’exploitation et le transport du salpêtre.
Elle s’est finalement traduite par les annexions au Chili du département du Litoral de la
Bolivie (qui perd ainsi son accès à l’océan), du département de Tarapaca et de la province Heretiq //[Link] Creation Commons Attribution share Alike 2.5 generic
d’Arica du Pérou. La Cathédrale San Marcos
Georges Pilot. Comité génie civil et bâtiment. IESF Paris. Septembre 2015
1886. La Statue de la Liberté – New York – Etats Unis d’Amérique 1
En 1775, plusieurs colonies américaines demandent l’aide militaire de la France
dans la guerre qu’elles mènent contre l’Angleterre ; cette aide commence en
1777 avec l’intervention de La Fayette puis prend de l’ampleur l’année suivante
avec l’arrivée de Rochambeau. l’aide de la France consistera en l’envoi de 12000
hommes, un don de 12 millions de livres, un prêt de 12 autres millions et une
avance de 6 millions de livres.
La guerre d’indépendance se termine en 1783 par le traité de Paris.

Dès 1865, à l’approche du centième anniversaire de cette indépendance,


Edouard de Laboulaye lance l’idée d’offrir à l’Amérique un monument colossal
rappelant les sentiments de fraternité qui unissent la France et les Etats Unis.
C’est le sculpteur Frédéric-Auguste Bartholdi qui prend ce projet en mains.

Il confie la conception de la structure porteuse d’abord à Viollet-Le-Duc puis à


Gustave Eiffel. Celui-ci imagine une structure métallique légère qui doit
supporter le poids du revêtement en tôle de cuivre, mais qui doit aussi pouvoir
résister aux efforts du vent. La structure principale est constituée d’un pylône de
fer sur lequel s’appuient des poutres-caissons en tôle pleine qui sont
contreventées par des éléments horizontaux et des croix de Saint-André. Le bras,
est prolongé dans sa partie supérieure par une structure identique.

Les travaux de construction commencent en 1875 chez Gaget, Gauthier et Cie à


Paris. Dans un premier temps un modèle au 1/16ème est réalisé. Ce modèle est
ensuite agrandi pour arriver à une maquette au 1/4 qui sert à réaliser le gabarit
aux dimensions définitives. Ce gabarit sert ensuite au modelage des plaques de
cuivre réalisé par la technique du repoussage. Cette enveloppe de cuivre est
constituée de huit cents éléments qui ne seront assemblés qu’une fois sur place
aux Etats Unis.

Dès le début, en 1875, il était convenu que le piédestal serait l’œuvre des Etats
Unis. La réalisation en a été confiée à Richard Morris Hunt architecte connu pour
la réalisation de plusieurs gratte-ciel.
Celui-ci a conçu un piédestal suffisamment haut afin de mettre en valeur la
statue elle-même et ceci a certainement contribué au succès qui a suivi.

Le 28 octobre 1886, 11 ans après que l’idée ait été lancée, le président Cleveland
inaugure en grandes pompes, devant 10000 personnes, l’ouvrage enfin terminé
qui culmine à 93 mètres au-dessus du sol, la statue elle-même mesurant 46,05
Photographie : [Link] mètres.

Bernard Raspaud. Comité génie cil et bâtiment. IESF Paris Avril 2015
1886. La statue de la Liberté – New York – Etats Unis d’Amérique 2

De très nombreuses répliques de la statue de la Liberté existent de par le monde.


On en compte près de deux cents aux Etats Unis, une quarantaine en France,
mais encore huit au Canada, six au Brésil, en Australie ou en Chine. S’agissant de
statues de grandes dimensions, on en trouve dans plus de quarante pays dans le
monde.

La statue qui se trouve à Paris à l’extrémité de l’ile aux Cygnes à une histoire
particulière.
Elle mesure 11,50 mètres de haut, soit le quart de la statue de New-York. En
effet il s’agit là du modèle en bronze réalisé directement à partir de la maquette
au quart, en plâtre, utilisée par Bartholdi pour réaliser le gabarit aux dimensions
finales.
Cette statue fut offerte à la France par le Comité des Américains de Paris et les
citoyens français établis aux États-Unis.
Sur le socle, figure l’inscription "IV JUILLET 1776 = XIV JUILLET 1789", dates
respectives des révolutions américaine et française.
Elle fut inaugurée par le président Carnot le 4 juillet 1889, 3 ans après la "new-
Statue à Paris au pont de Grenelle - Photographie : Wikipedia V Gubina yorkaise", en présence de Frédéric-Auguste Bartholdi.

La Flamme de la Liberté fait également l’objet de nombreuses répliques.


Celle qui se trouve à Paris au pont de l’Alma a été offerte en 1987 par le
quotidien International Herald Tribune, lors du bicentenaire américain, pour
symboliser une fois de plus l'amitié entre les peuples français et américain. C'est
une réplique en cuivre doré, grandeur nature, de la flamme de la statue de la
Liberté de New York.
La princesse Diana ayant trouvé la mort dans le tunnel situé sous ce monument,
dans les jours qui ont suivi son décès, le 31 août 1997, ses fans ont transformé la
Flamme de la liberté en monument commémoratif attirant quotidiennement des
centaines de touristes.

Flamme de la Liberté – Pont de l’Alma – Paris Photographie


Photographie : Wikipedia Auteur parisianshoegals Bernard Raspaud. Comité génie cil et bâtiment. IESF Paris Avril 2015
1931. Le Christ du Corcovado – Rio de Janeiro - Brésil

L’idée de réaliser un monument symbolique au sommet du Corcovado qui


surplombe magnifiquement la ville de Rio de Janeiro, remonte au milieu du
XIXème siècle. Ce n’est cependant qu’en 1926 que l’idée se concrétise et que le
projet prend forme.

Photographie : Wikipedia - Artyiominc

L’ingénieur brésilien Heitor Da Silva Costa, chargé de la réalisation fait appel à deux
français, Paul Landowski et Albert Caquot pour l’aider dans sa tâche. Paul Landowski
sera associé à un artiste brésilien, Carlos Oswald, pour le dessin du Christ et à partir
de 1928 Albert Caquot sera chargé de définir la structure de la statue.

La structure interne en béton armé est haute 30 mètres et comporte 12 étages. Elle
est revêtue de stéatite (pierre très peu perméable) extraite d’une carrière située à
quelques kilomètres de Rio.
Le monument, d’une hauteur de 38 mètres (30 pour la statue et 8 pour le piédestal)
à une envergure de 28 mètres et pèse plus de 1100 tonnes.

La construction de la statue a été faite en France en éléments séparés (… très


nombreux) qui ont été ensuite transportés au Brésil. A titre d’exemple, la tête de la
statue à elle seule était composée de 50 morceaux.
Après achèvement du revêtement composé de 1,5 million de plaquettes en stéatite,
l’ouvrage a été inauguré en octobre 1931.

Depuis 1980 des travaux d’entretiens sont effectués régulièrement pour réparer les
dégâts sur le revêtement qu’occasionnent les chutes de foudre sur cet ouvrage
particulièrement exposé.
Image provenant du site [Link]
Bernard Raspaud. Comité génie civil et bâtiment. IESF. Paris. Décembre 2014
1968. Sauvetage des temples d’Abou Simbel. Egypte. 1/2

Le nouveau site d’Abou Simbel : de face le grand temple, à droite le petit temple.
Le grand temple s’enfonce de plus 60m sous la colline .

En 1956 l’Egypte décida de construire à Assouan un nouveau barrage dont


la retenue d’eau mettait en péril les monuments situés en amont, et en
particulier les deux temples souterrains d’Abou Simbel datant du 13ème
siècle avant J .C., qui se retrouveraient noyés sous 60m d’eau. En 1960 alors
que les travaux commençaient, l’UNESCO lança un appel pressant pour le
sauvetage de ces temples. Après examen de plusieurs solutions (protection
des temples par une digue définitive, levage des temples en un seul bloc…)
il fut décidé dans l’urgence de procéder à un découpage des temples et à
leur remontage à un emplacement à proximité, 65 m plus haut. Le contrat
correspondant fut signé fin 1963 avec un groupement d’entreprises
comprenant GTM (Vinci), Hochtief, Impregilo et Skanska. Le financement
(35 millions de dollars) était assuré par l’Egypte, les Etats-Unis et d’autres Remontage de la tête de Ramsès II .
pays membres de l’Unesco. Dès lors s’engageait une course contre la Les quatre statues mesurent près de 20 m de hauteur
montée des eaux. Photographie : Horst Nagel / Franck -Film

Jean-Paul Teyssandier. Comité génie civil et bâtiment. IESF. Paris. Novembre 2014
1968. Sauvetage des temples d’Abou Simbel. Egypte. 2/2

Il fallut d’abord ériger une digue de 25m de haut devant les temples
pour les protéger de la montée des eaux pendant la période de
démontage jusqu’en août 1966. Les travaux de déroctage
commencèrent par enlever à partir du haut l’ensemble de la colline
sous laquelle se situaient les deux temples souterrains , le
creusement se poursuivant jusqu’à laisser une épaisseur de 0.80m
de rocher derrière les plafonds, les murs et les façades des temples
Un traitement de consolidation par résine fut appliqué aux
éléments restant ainsi en place, en raison de la grande fragilité du
grès qui les compose. On put ensuite procéder à leur découpage en
blocs aussi gros que possible (environ 1000 blocs de 20 à 30 t) après
y avoir scellé des barres de levage.

Le sciage, soit mécanique, soit manuel pour les pièces les plus
fragiles, fut une opération délicate réalisée sur des tracés
parfaitement définis au préalable par les archéologues, l’épaisseur
du sciage devant rester inférieure à 6 mm. Ces blocs étaient ensuite
acheminés sur l’aire de stockage située au niveau des futurs
temples. Une fois le démontage terminé en mars 1966, la digue
provisoire fut en partie enlevée et les eaux continuèrent à monter,
inondant ainsi l’emplacement des temples d’origine.

Entretemps l’opération de remontage sur le nouveau site avait déjà La façade du grand temple en cours de remontage avec en arrière-plan la coque en
commencé ; elle se poursuivra jusqu’à la fin de la même année, avec cours de démarrage . Photographie : G.R. Reitz
une reprise minutieuse des joints de sciage pour enlever toute trace
de l’opération. Il convenait par ailleurs de construire une colline Les nouveaux temples furent inaugurés en 1968. Le grand temple avait été
artificielle au-dessus des nouveaux temples pour recréer leur conçu à l’origine pour que deux matins par an la lumière solaire vienne
environnement d’origine. Cela nécessita la réalisation préalable frapper la statue de Ramsès II située à l’extrême fond du sanctuaire . Cette
d’une grande coque en béton armé au-dessus de chacun des disposition fut rigoureusement conservée pour le nouveau temple.
temples pour les protéger d’une surcharge trop importante, la coque
au-dessus du grand temple présentant une portée de 60m.

Jean-Paul Teyssandier. Comité génie civil et bâtiment. IESF Paris. Novembre 2014
1982-1986. Réservoirs cryogéniques. Emirat d’Abu Dhabi

Sept réservoirs cryogéniques en béton ont été construits sur l’île de


Das Island, au large de l’Émirat d’Abu Dhabi, au cours des années
1982-1986 :
- trois réservoirs d’une capacité de 80.000 m3 destinés à
contenir du gaz naturel liquéfié (LNG) maintenu à une
température de -161°C.
- quatre réservoirs d’une capacité de 50.000 m3 destinés à
contenir du gaz de pétrole liquéfié (LPG) maintenu à une
température de -40°C.

Chaque réservoir à LNG de 80.000 m3 est constitué par une cuve


cylindrique en béton précontraint de 60 m de diamètre extérieur et de
42 m de hauteur. La paroi de la cuve, de 0,86 m d’épaisseur, repose sur
un radier de 61,40 m de diamètre et de 1,00 à 1,39 m d’épaisseur. Le Photographie : Photothèque Vinci

radier repose directement sur le sol pour deux d’entre eux, le Une coupole en béton de 0,50 m d’épaisseur supportée par un dôme
troisième étant fondé, par l’intermédiaire d’appuis néoprène, sur 356 métallique ferme la cuve. La paroi de la cuve est précontrainte
pieux en béton de 0,70 m de diamètre et de 40 m de profondeur. Une circulairement par des câbles 19T15 Freyssinet ancrés dans 4 nervures
coupole en béton de 0,50 m d’épaisseur supportée par un dôme verticales et verticalement par des câbles 19T15 Freyssinet en U.
métallique ferme la cuve. La paroi de la cuve est précontrainte
circulairement par des câbles 19T15 Freyssinet ancrés dans 4 nervures Ces réservoirs comportent une double paroi métallique interne dilatable
verticales et verticalement par des câbles 19T15 Freyssinet en U. assurant l’étanchéité et l’isolation thermique nécessaire au maintien de
la température de liquéfaction du gaz (-161°C et -40°c) avec un minimum
Chaque réservoir à LPG de 50.000 m3 est constitué par une cuve de pertes par évaporation.
cylindrique en béton précontraint de 50 m de diamètre extérieur et de
36,75 m de hauteur. La paroi de la cuve, de 0,75 m d’épaisseur, repose L’ensemble des travaux sur le site a nécessité la mise en œuvre de
sur un radier de 51,70 m de diamètre et de 1,00 à 1,43 m d’épaisseur. 135.000 m3 de béton dont 65.000 m3 pour les réservoirs.
Le radier est fondé par l’intermédiaire d’appuis néoprène sur 259
pieux en béton de 0,70 m de diamètre et de 40 m de profondeur. Ces ouvrages ont été réalisés par l’entreprise Sainrapt et Brice (Vinci)

Lucien Pliskin. Comité génie civil et bâtiment. IESF Paris. Janvier 2016
1989. Basilique Notre Dame de la Paix. Yamoussoukro. Côte d’Ivoire
La plus grande basilique du monde

Le Président Félix Houphouët-Boigny, Premier Président de la


République de Côte d’Ivoire, a confié aux architectes Pierre
Fakhoury et Patrick d’Hauthuille la conception de la basilique
Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro. Il voulait ainsi
exprimer sa reconnaissance pour la paix qu’avait connue
pendant de longues années la Côte d’Ivoire et il a donc décidé
de consacrer 122 millions d’euros à ce projet.
Ce bâtiment dont l’apparence rappelle celle de la basilique
Saint Pierre de Rome, est le plus grand édifice chrétien au
monde. Le dôme de 90 mètres de diamètre culmine à 158
mètres.

La construction qui s’est étalée sur trois années, a été


effectuée pour l’essentiel par des entreprises françaises :
Bouygues-Construction, Dumez (aujourd’hui Vinci), Eiffel
construction-métallique (aujourd’hui Eiffage).
Photographie : [Link]
La première pierre a été posée par le Pape Jean-Paul II. La
basilique occupe une surface de 130 hectares, et les
bâtiments reposent sur 156 pieux forés à la bentonite de
1,10 m de diamètre et de 30 m de profondeur moyenne.
L'esplanade de 275 mètres de large et de 60 mètres de long,
en forme de bras ouverts et accueillants, couvre une
superficie de 30 000 m2. Elle est entourée de 128 colonnes de
21 m de hauteur et 2,20 m de diamètre. Le sous-sol de la
basilique est couvert par un plancher de 8800 mètres carrés,
en béton précontraint, et franchi 56 mètres sans appuis
intermédiaires.
Les sols en marbre importé d'Italie, d'Espagne et du Portugal,
couvrent une surface de 700 000 m2.
Dans sa partie centrale, la basilique culmine à 58 m de
hauteur.
Elle peut contenir 18 000 places dont 7 000 assises.

Photographie : africantunaconference
Bernard Raspaud. Comité génie civil et bâtiment. IESF. Paris. Janvier 2016
1993. Mosquée Hassan II. Casablanca. Maroc

Joyau architectural d'exception conçu par l’architecte Français


Michel Pinseau et réalisé par l’entreprise Bouygues, cette
mosquée peut accueillir 105000 personnes au total, 35000 dans
son enceinte et 80000 sur son gigantesque parvis de marbre.
Afin d’illustrer un verset du Coran qui stipule que «le trône de
Dieu a été construit sur l'eau», près de la moitié de la surface de
la mosquée se trouve au-dessus de l’océan.
Le minaret qui devait au départ se limiter à 175 mètres, a été
surélevé pour atteindre 201 mètres ; il est ainsi le plus grand du
monde. Cette surélévation décidée en cours de construction a
nécessité l’utilisation de béton à hautes performances afin de
conserver les épaisseurs de parois prévues par l’architecte.
Les structures de l'ensemble de la mosquée sont en béton armé
habillé de décors issus de l'artisanat marocain. La réalisation de
l'ensemble de l'œuvre a mobilisé 35000 ouvriers et artisans qui
ont effectué plus de 50 millions d'heures de travail.
Photographie : Wikipedia - RogerCageot

Salle de prières
La salle de prières possède, à 60 mètres de hauteur, une toiture
mobile de 3400 m2, d’un poids de 1100 t, qui peut s’ouvrir ou se
fermer en moins de cinq minutes grâce à un système de
roulement à chaîne.
Cette salle de prières couvre une surface de deux hectares ; elle
est composée de deux niveaux : le rez-de-chaussée divisé en trois
nefs identiques pour les hommes, et les mezzanines pour les
femmes d’une superficie de 3500 m2.
La splendide décoration intérieure de ce chef-d'œuvre est faite
essentiellement de zelliges, d'arabesques, de stucs et de bois
sculptés, qui reflètent le souci de réunir toutes les composantes
des arts traditionnels marocains.
Tous les plafonds de ces salles sont revêtus de plâtre sculpté et
peint, entièrement travaillé sur place par 1500 artistes, sur une
surface de plus de 67000 m2.

Photographie : Publiée par Voyage-de-Sandra


Bernard Raspaud. Comité génie civil et bâtiment. IESF. Paris. Décembre 2014

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