CUBA
Données générales
Nom officiel République de Cuba
Nature du régime Régime socialiste à parti unique
Raúl Castro, Président du Conseil d’Etat et du Conseil des
Chef de l’Etat : ministres, Premier secrétaire du Parti communiste cubain
(PCC).
Données géographiques
Superficie 110 922 km²
Capitale La Havane (2 130 000 hab.)
Villes principales Santiago de Cuba, Holguín, Camagüey
Langue officielle espagnol
Peso cubain et peso convertible (parité fixe par rapport au
Monnaies dollar. Taux de change officiel : 24 CUP (Peso non-convertible)
= 1CUC (Peso convertible) = 1,00 US$ = 0,74 €.
Fête nationale 1er janvier (anniversaire de la révolution de 1959).
Données démographiques
Population 11,25 millions d’habitants.
Densité 101 h/km²
Désormais négative, à -0,1 ‰. Cette décroissance
Croissance démographique s’accompagne d’un vieillissement préoccupant de la
population.
Espérance de vie 77,9 ans
99,8 %
Taux d’alphabétisation
Catholique (10 % de la population se déclare
Religions
croyante, 3 % pratiquante), santeria
Indice de développement humain (PNUD 2012) 0,78, soit le 59e rang sur 187 pays.
Données économiques
PIB (2012) 71 69,2 Mds US$
PIB par habitant 6 288 US$.
Taux de croissance +3 % en 2013, +3,1 % en 2012
Taux de chômage (2012) 3,8 %
6 %.
Taux d’inflation (2012)
Solde budgétaire - 3,6 % du PIB (2012)
+ 3,3 Mds US$ (2011) ; Importations = 9,7 Mds
Balance commerciale
US$, Exportations= 13,3 Mds US$
Principaux clients Canada, Chine, Venezuela, Brésil, Espagne
Venezuela, Chine, Espagne, États-Unis, Canada,
Principaux fournisseurs
Italie, Brésil, Allemagne
220 M€ (202,6 M€ en 2011), principalement de
Exportations de la France vers Cuba (2012)
produits agricoles et alimentaires (70 %).
Importations françaises depuis Cuba (2012) 42,2 M€ (21,3 M€ en 2011)
Section consulaire de l’Ambassade de France à La
Consulat de France Havane.
Communauté française (2014) 664 inscrits au 31 décembre 2014.
Communauté cubaine en France 2 800 personnes environ
Formalités administratives - Entrée / Séjour
Pour un séjour de 30 jours maximum, il convient d’être muni d’une carte touristique délivrée, contre
paiement, par le consulat de Cuba à Paris et les tours opérateurs français agréés par les autorités
cubaines.
Veiller à ne pas dépasser la durée du séjour maximum de 30 jours, ne serait-ce que d’une journée, sous
risque d’incarcération par les services de l’immigration.
Une assurance médicale est exigée par les autorités cubaines pour les voyageurs se rendant à Cuba. Il est
fortement recommandé de vérifier qu’une telle assurance a bien été souscrite et qu’une attestation a été
produite. Les voyageurs qui ne seront pas en mesure de produire cette attestation devront souscrire cette
assurance à leur arrivée à Cuba, auprès d’une agence cubaine.
A partir du 1er mai 2015, la taxe de sortie de 25 CUC perçue à l’aéroport sera intégrée au prix du billet
d’avion.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade de Cuba à Paris
Politique intérieure
Raúl CASTRO a commencé le 24 février 2013 un second mandat de cinq ans à la tête des conseils d’Etat
et des ministres de la République de Cuba. Plusieurs réformes politiques ont été mises en œuvre,
notamment la simplification des conditions de sortie du territoire des citoyens cubains (et de leur retour).
L’opposition n’est pas reconnue dans un système de parti unique, mais quelques secteurs de la société
civile (Eglise catholique, blogueurs) parviennent à faire entendre leur voix.
Les élections des délégués aux assemblées communales et provinciales ont été suivies des élections des
612 députés à l’Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP) le 3 février 2013. Fidel, Raúl et sa fille
Mariela CASTRO, militante de la cause LGBT, ont été élus. M. Esteban Lazo a succédé à M. Ricardo
Alarcón à la présidence de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire. Miguel Dìaz-Canel, ancien ministre
de l’Enseignement supérieur, a été promu au poste de Premier Vice-président, c’est-à-dire n°2 du régime.
Situation économique
L’année 2008 a ouvert une période difficile pour le pays, après la « période spéciale » des années 1990.
Cuba a été frappé par trois ouragans dévastateurs (Gustav, Ike, Paloma) qui ont provoqué des pertes
estimées à 10 Mds de US$. La crise financière internationale s’est fait sentir avec la chute des cours du
nickel et la baisse des recettes du secteur touristique. Très dépendant de ses importations dans les
domaines énergétique et alimentaire, le pays fait face à de graves difficultés de solvabilité et de liquidités.
Des prêts consentis par la Chine, le Brésil et le Vénézuéla ont permis une reprise en 2010, avec un taux de
croissance du PIB en augmentation : 1,4 % en 2009, un peu moins de 3 % pour 2013.
Les principaux investisseurs étrangers (Espagne, Canada, Vénézuéla, Italie, France, Brésil), opèrent à
Cuba conjointement avec des entreprises d’Etat. Dans le cas du Vénézuéla, il s’agit d’investissements
stratégiques dans le domaine de l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures et des mines. La Chine,
avec un projet d’industrie pétrochimique de 6,5 Mds US$ et une aide financière substantielle, devient
progressivement un partenaire très important.
Les cessions de biens immobiliers sont désormais légales, tout comme l’achat de véhicules (avec un
surcoût prohibitif pour ces derniers). Les autorités ont cédé en usufruit un million et demi d’hectares à
environ 150 000 particuliers. Ces néo-agriculteurs sont autorisés à vendre des produits frais le long des
routes comme dans les marchés urbains, et encouragés à passer des contrats d’approvisionnement avec
les complexes touristiques.
Politique extérieure
L’Amérique latine et Cuba
Cuba bénéficie de sympathies dans diverses régions du monde et notamment en Amérique latine, où l’île
peut compter sur l’appui du Vénézuéla et la solidarité politique des membres de l’Alliance bolivarienne pour
les Amériques (ALBA). Caracas soutient activement l’économie cubaine en livrant à l’île des hydrocarbures
à des conditions de paiement très préférentielles, notamment dans le cadre de l’organisation
PETROCARIBE.
Le 3 juin 2009, l’Organisation des Etats américains (OEA) réunie au Honduras, a approuvé le principe de la
réintégration de l’île, dont la participation à l’organisation hémisphérique avait été suspendue en 1962. Le
gouvernement cubain a pourtant refusé de rejoindre cette organisation, privilégiant la Communauté des
Etats Latino-Américains et Caraïbes (CELAC), que Cuba a présidée de janvier 2013 à janvier 2014. Dans
le cadre de cette présidence pro-tempore de la CELAC, le sommet organisé à La Havane, en janvier 2014,
a réuni 32 des 33 chefs d’Etat d’Amérique latine et des Caraïbes. La présidence cubaine de la CELAC a
été considérée comme pragmatique et ouverte au dialogue dans une enceinte comprenant 33 pays aux
profils très différents. Les dirigeants latino-américains ont fait de la présence de Cuba au prochain Sommet
des Amériques, qui se tiendra les 10 et avril à Panama, une condition de leur présence à cette rencontre.
La Havane héberge en outre actuellement une nouvelle session de négociation de paix entre le
gouvernement colombien et la guérilla des FARC.
Au-delà de l’Amérique latine, Cuba entretient des liens économiques et de coopération politique avec la
Chine (deuxième partenaire commercial après le Vénézuéla), le Canada, le Vietnam et l’Algérie. Après une
période d’éloignement, Cuba s’est rapproché de la Russie. Le Président Raúl Castro a effectué une
tournée à l’étranger en juillet 2012, pour se rendre successivement à Pékin, à Hanoï et à Moscou. Il a en
outre assisté aux Sommets UE-CELAC et de la CELAC à Santiago du Chili en janvier 2013.
Les Etats-Unis et Cuba
Les Présidents Barack Obama et Raúl Castro ont annoncé le 17 décembre 2014 le prochain
rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et La Havane. Le Président américain a
également manifesté sa disposition à réexaminer l’inscription de Cuba sur la liste des Etats soutenant le
terrorisme et alléger certaines dispositions de l’embargo. Un échange de prisonniers, qui a été conduit
avec la médiation du Vatican, a ouvert la voie à cette évolution historique.
Les Etats-Unis ont adopté des mesures d’allégement des restrictions économiques à l’égard de Cuba ;
elles sont entrées en vigueur le 16 janvier. A terme, elles faciliteront les séjours de ressortissants
américains à Cuba, l’emploi de cartes de crédit émises par des banques américaines à Cuba, la hausse du
plafond pour l’envoi d’argent de la part des migrants, la possibilité pour les banques américaines d’ouvrir
des comptes à Cuba, l’exportation de matériaux de construction et le renforcement des échanges en
matière de télécommunication. Il n’en reste pas moins que l’embargo lui-même reste en vigueur : seul le
Congrès, à majorité républicaine, est en mesure de l’abroger.
A l’occasion de chaque Assemblée générale des Nations unies, la France, comme l’ensemble de l’Union
européenne, vote depuis 1991 en faveur du projet de résolution cubain condamnant l’embargo américain
(en 2014, ce projet a recueilli l’unanimité des votes moins deux voix : celles des Etats-Unis et d’Israël).
La France et Cuba
Relations politiques
Une déclaration conjointe sur la reprise de la coopération bilatérale a été signée à La Havane le 30
novembre 2010.
Relations économiques
Début 2009, le blocage par les autorités cubaines des transferts des avoirs en devises des non-résidents
avait entraîné une situation difficile pour les investisseurs. Les groupes français avaient été affectés
(environ 60 M€ bloqués), de même que leurs homologues espagnols (300 M€) ou allemands (100-200 M€).
Cette situation a pu être normalisée en 2010.
L’investissement français le plus important est celui du groupe Pernod-Ricard (Rhum Havana Club).
D’autres grands groupes participent aux projets de développement de l’Ile. Ils se concentrent dans les
secteurs du tourisme (Accor), du bâtiment et de la construction (Bouygues), des télécommunications
(Alcatel-Lucent, qui a installé le câble sous-marin en fibre optique du Vénézuéla à Cuba), de l’énergie
(Total, Alstom), de la construction électrique, de l’agroalimentaire, des transports (Air France).
Une soixantaine d’entreprises françaises sont actives par le biais de partenariats avec des entités
cubaines, de bureaux de représentation et de sociétés détenues par des Français établis localement : 13
d’entre-elles sont établies sous forme d’associations économiques internationales (sociétés mixtes ou
contrats d’association) et 20 sous la forme de succursales.
Des missions du MEDEF ont régulièrement lieu (mars 2012, octobre 2013). La Foire internationale de La
Havane, annuelle, est l’occasion pour des entreprises françaises d’exposer leur savoir-faire.
Les exportations françaises vers Cuba peuvent être garanties jusqu’en novembre 2015 par la COFACE :
un avenant à l’accord franco-cubain précisant les modalités de cette couverture a été signé par Mme Fleur
PELLERIN lors de son déplacement à La Havane en mai 2014.
Enfin, la réouverture au printemps 2014 d’une liaison aérienne directe entre La Havane et Fort-de-France
devrait permettre un accroissement des échanges entre Cuba et les collectivités françaises des Amériques.
Coopération culturelle, scientifique et technique
Les principaux axes de la coopération bilatérale sont :
l’enseignement et la diffusion de la langue française, qui s’appuient principalement sur les deux
Alliances françaises à La Havane et Santiago, seuls centres culturels étrangers autorisés, mais
particulièrement fréquentées (12 000 élèves dans la capitale). Les autorités cubaines ont mis à
disposition de la France un magnifique palais, le Palacio Gomez, qui sera le nouveau siège de
l’Alliance française à La Havane. Il devrait être inauguré en 2015 ;
les formations supérieures et la recherche, dont les secteurs des biotechnologies, de l’agronomie,
de l’environnement, de la médecine, des sciences exactes et de l’ingénierie. Un projet pluriannuel
du Fonds de Solidarité Prioritaire en matière de recherche a permis de soutenir huit projets
conjoints entre organismes français et cubains. Ce projet prendra fin en juillet 2015 ;
la coopération artistique et culturelle, avec en particulier le festival annuel de cinéma français, qui
rassemble jusqu’à 100 000 spectateurs.
Histoire
1492 Christophe Colomb arrive à Cuba
1511 L’Espagne prend possession de Cuba
1514 Fondation de La Havane
1868 – 1878 Guerre des dix ans, première guerre d’indépendance menée par l’armée « Mambi »
19 mai 1895 Mort de José Marti dans la guerre de libération contre l’Espagne
10 décembre Traité de Paris, qui met fin à la guerre hispano-américaine : l’Espagne renonce à
1898 Cuba, à Porto Rico et aux Philippines
1er janvier 1899 Cuba est placée sous administration provisoire américaine
20 mai 1902 Proclamation formelle de la République cubaine
La base navale de Guantanamo est accordée aux États-Unis par un traité
1903
américano-cubain
10 mars 1952 Coup d’État de Batista
26 juillet 1953 Attaque de la caserne de Moncada par Fidel Castro
1956 Débarquement du Granma dans l’oriente et début de la guérilla
1er janvier 1959 Victoire de la révolution
3 janvier 1961 Les États-Unis rompent les relations diplomatiques avec Cuba
17-19 avril 1961 Tentative d’invasion par la Baie des Cochons
Octobre 1962 Crise des missiles
1980 Exil des « marielitos »
Fondation de la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation
1987
nationale
13 juillet 1989 Exécution du général Arnaldo Ochoa
Loi Torricelli, empêchant les filiales d’entreprises américaines de commercer avec
1992
Cuba
Adoption de la loi Helms-Burton par le Congrès américain ; les Européens adoptent
1996
une position commune à l’égard de Cuba
21-25 janvier
1998
Visite à Cuba du Pape Jean-Paul II
Arrestation de nombreux dissidents (« Printemps Noir »). Rupture du dialogue
Mars 2003
politique et de la coopération avec l’Union européenne
26 juillet 2006 Fidel Castro, malade, abandonne la gestion de l’État
24 février 2008 Raul Castro est officiellement nommé à la tête de l’État
Octobre 2008 Reprise du dialogue politique et de la coopération avec l’Union européenne
VIe Congrès du Parti Communiste Cubain, qui nomme Raúl Castro comme
16-19 avril 2011 : Premier secrétaire et approuve un programme de réformes économiques
Élections de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire, qui confère un nouveau
3 février 2013 mandat de 5 ans à Raúl Castro, à la tête de la présidence collective (le Conseil
d’État)
Adoption par le Conseil Affaires étrangères (UE) du mandat de négociation entre
10 février 2014 l’Union européenne et Cuba en vue d’un accord de dialogue politique et de
coopération
17 décembre Annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et
2014 Cuba, et de l’allègement de l’embargo imposé par les Etats-Unis à Cuba
Géographie
Plus grande île des Caraïbes, Cuba s’étire en un arc de cercle de 1 250 km orienté est-ouest. À l’île
principale s’ajoutent l’île de la Jeunesse (2 200 km²) et plus de 4 000 îlots et récifs coralliens inhabités pour
la plupart. Cuba se trouve respectivement à 170 km de la Floride (au nord), 77 km d’Haïti (à l’est), 140 km
de la Jamaïque (au sud-est) et 210 km du Mexique (à l’ouest). Les quatre massifs montagneux répartis
dans l’île occupent le tiers de sa superficie. Le plus haut, la Sierra Maestra, à l’ouest de Santiago de Cuba,
abrite le point culminant du pays : le Pico Turquino (1974 m). Les deux autres tiers du territoire sont
constitués de plaines herbeuses.
Le climat est de type subtropical avec une saison humide de mai à octobre et une saison plus sèche de
novembre à avril. La température moyenne oscille autour de 30° C en juillet et en août, mois les plus
chauds, avec de faibles amplitudes thermiques d’une saison à l’autre (21° C en moyenne en février, la
période la plus fraîche). Tempêtes et ouragans peuvent sévir de juin à début novembre.
Sources
Ministère des Affaires étrangères et du Développement international
[Link]
[Link]
Informations complémentaires
Site de la Mission économique à La Havane
[Link]
Office de tourisme de Cuba à Paris
[Link]