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Loi sur l'apprentissage en 1981

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PREMIERE PARTIE
LOIS

2
PREMIÈRE PARTIE : LOIS

TEXTES Page

Loi 81-07 du 27 juin 1981 relative à l’apprentissage. 10


Loi 88-07 du 27 janvier 1988 relative à l’hygiène, à la sécurité et à 18
la médecine du travail.
21
Loi 90-03 du 06 février1990 relative à l’inspection du travail.
23
Loi 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail.
Loi 90-34 du 25 décembre 1990 modifiant et complétant la loi 81-07 26
relative à l’apprentissage.

Loi 97-02 du 31décembre 1997 portant loi de finances pour 98 (articles 55 –29
56 -
86 - 87).
Loi 98-08 du 05 août 1998, portant loi de finances complémentaire pour 199832
(articles 5 et 6).
33
Loi 2000-01 du 18 janvier 2000 modifiant et complétant la loi 81-07 du 27 juin
1981 relative à l’apprentissage.

3
LOI N° 81-07 DU 27 JUIN 1981
RELATIVE A L’APPRENTISSAGE

Référence : J.O.R.A n° 26 du 30.juin1981.

Le Président de la République,
- Vu la charte nationale ;
- Vu la constitution, notamment ses articles 66, 151 et 154 ;
- Vu la loi n° 78-12 du 5 août 1978 relative au statut général du travailleur,
notamment ses articles 171 à 179 ;
- Vu la loi n° 81-03 du 21 février 1981 relative à la durée légale du
travail ;
- Vu l’ordonnance n° 71-74 du 16 novembre 1971 relative à la gestion
socialiste des entreprises ;
- Vu l’ordonnance n° 71-75 du 16 novembre 1971 relative aux rapports
collectifs de travail dans le secteur privé ;
- Vu l’ordonnance n° 75-31 du 29 avril 1975 relative aux conditions générales
de travail dans le secteur privé ;
- Vu l’ordonnance n° 75-32 du 29 avril 1975 relative à la justice du travail ;
- Vu l’ordonnance n° 75-33 du 29 avril 1975 relative aux attributions de
l’inspection du travail et des affaires sociales ;
- Vu le décret n° 71-287 du 3 décembre 1971 fixant le montant du présalaire
servi aux élèves des établissements d’enseignement supérieur, des instituts
de technologie et des écoles spécialisées, modifié par les décrets n° 74-243
du 22 novembre 1974 et 80-85 du 15 mars 1980 ;
- Vu le décret n° 74-253 du 28 décembre 1974 fixant les modalités de
constitution, les attributions et le fonctionnement de la commission
permanente du personnel et de la formation dans les entreprises
socialistes ;
- Vu le décret n° 74-114 du 10 juin 1974 portant statut particulier des
inspecteurs de la formation professionnelle ;
- Vu le décret n° 80-46 du 23 février 1980 portant création de la chambre
nationale de commerce ;
- Vu le décret n° 80-47 du 23 février 1980 portant création des chambres de
commerce de wilayas ;
Après adoption par l’assemblée populaire nationale, promulgue la loi dont la
teneur suit :

4
Chapitre I
Objet et champ d’application

ARTICLE 1 :
La présente loi a pour objet de définir l’apprentissage, son champ d’application
ainsi que les conditions et les modalités de sa mise en œuvre.
ARTICLE 2 :
L’apprentissage est un mode de formation professionnelle ayant pour but
l’acquisition, en cours d’emploi, d’une qualification professionnelle initiale
reconnue, permettant l’exercice d’un métier dans les divers secteurs de l’activité
économique liés à la production de biens et de services.
L’acquisition de cette qualification se fait par l’exécution pratique répétée et
progressive, des différentes opérations liées à l’exercice du métier considéré et
par une formation théorique et technologique complémentaire dispensée dans
les structures de formation agréées par l’administration chargée de la formation
professionnelle.
ARTICLE 3 :
L’organisation de la formation théorique et technologique complémentaire
prévue à l’article 2 ci-dessus, ainsi que la liste des spécialités donnant lieu à
apprentissage, sont arrêtées par voie réglementaire.
ARTICLE 4 :
La durée de l’apprentissage est d’un an au minimum et de trois ans au
maximum.
Pour chaque spécialité, elle est fixée par voie réglementaire après avis de l’union
professionnelle ou de représentants dûment qualifiés de la branche d’activité
professionnelle concernée.
ARTICLE 5 :
L’apprentissage est régi par un contrat liant l’employeur et l’apprenti représenté
par son tuteur légal.
Le modèle du contrat d’apprentissage est arrêté par voie réglementaire.
ARTICLE 6 :
L’apprentissage est sanctionné par un diplôme d’aptitude professionnelle délivré
par l’administration chargée de la formation professionnelle dans les conditions
et formes qui sont fixées par voie réglementaire.

ARTICLE 7 :
Tout organisme employeur est tenu d’assurer dans le cadre des dispositions de la
présente loi, la formation professionnelle des jeunes par le biais de
l’apprentissage.
Par organisme employeur, est entendu au sens de la présente loi :
- toute personne physique ou morale exerçant une activité artisanale ;
- toute unité ou entreprise de production ou de prestation de services,
quelles que soient sa taille et sa nature juridique à l’exclusion de
l’administration publique et des organismes à caractère administratif.

5
ARTICLE 8 :
Les organismes employeurs non assujettis, aux termes des dispositions des
articles 7 et 13 de la présente loi, à l’obligation de l’apprentissage, sont soumis à
une taxe d’apprentissage.

ARTICLE 9 :
Les artisans travaillant habituellement pour leur propre compte ainsi que les
organismes employeurs occupant habituellement 1 à 5 travailleurs sont tenus
d’accueillir au moins 1 apprenti, sans que le nombre maximal puisse dépasser 3.
Les organismes employeurs occupant habituellement 6 à 20 travailleurs sont
tenus d’accueillir au moins 2 apprentis, sans que le nombre maximal puisse
dépasser 4.
Les organismes employeurs occupant habituellement 21 à 40 travailleurs sont
tenus d’accueillir au moins 4 apprentis, sans que le nombre maximal puisse
dépasser 6.
Au delà de 41 travailleurs jusqu’à 100 travailleurs, les organismes employeurs
sont tenus d’accueillir au moins 5 apprentis, sans que le nombre maximal puisse
dépasser 10.
Au delà de 100 travailleurs jusqu’à 1.000 travailleurs, les organismes employeurs
sont tenus d’accueillir au moins 1 apprenti, sans que le nombre maximal puisse
dépasser 3, pour chaque tranche de 20 travailleurs.
Au delà de 1.000 travailleurs, les organismes employeurs sont tenus d’accueillir
des apprentis dans une proportion d’au moins 3 % sans que la proportion
maximale puisse excéder 6 % de l’ensemble de leur effectif.
Chapitre II
Le contrat d’apprentissage

ARTICLE 10 :
Le contrat d’apprentissage est celui par lequel un organisme employeur s’engage
à assurer une formation professionnelle méthodique et complète à un apprenti
qui s’oblige, en contre partie à travailler pour lui pendant la durée du contrat
moyennant un présalaire préalablement fixé.
Le contrat d’apprentissage est régi par les lois et règlements ainsi que par les
statuts-types, les statuts particuliers et les conventions collectives applicables
aux relations de travail dans l’activité considérée.
ARTICLE 11 :
Le contrat d’apprentissage est passé par écrit et signé par l’employeur, l’apprenti
et son tuteur légal.
Il est enregistré par l’assemblée populaire communale du lieu d’apprentissage
qui le transmet, aux fins de validation, à l’institution de formation professionnelle
désignée la plus proche.
Le contrat d’apprentissage est exempt de tous droits de timbre et
d’enregistrement.
Les conditions d’enregistrement et de validation du contrat d’apprentissage sont
fixées par voie réglementaire.
ARTICLE 12 :

6
Nul ne peut être reçu en qualité d’apprenti s’il est âgé de moins de 15 ans et de
plus de 18 ans à la date de signature du contrat d’apprentissage.
L’âge maximal est étendu à 20 ans pour les handicapés physiques.

ARTICLE 13 :
Aucun employeur ne peut recevoir des apprentis s’il n’est majeur ou émancipé.
La mission d’apprentissage ne peut être dévolue aux individus condamnés :
- pour crime ou délit ;
- pour attentat aux mœurs ;
- à plus de trois mois d’emprisonnement pour vol ou extorsion de fonds,
escroquerie, abus de confiance ou pour infraction à la législation en
vigueur
en matière de fraudes.
ARTICLE 14 :
L’hébergement des apprentis obéit à des conditions qui sont fixées par voie
réglementaire.
ARTICLE 15 :
Les handicapés physiques, médicalement reconnus, ont droit à l’apprentissage
conformément aux dispositions de la présente loi et de la législation en vigueur.
Les organismes employeurs peuvent recevoir des handicapés en qualité
d’apprentis s’ils disposent de poste approprié aux conditions physiques de
l’handicapé.
Les postes d’apprentissage et les modalités d’application du présent article sont
fixés par voie réglementaire.
ARTICLE 16 :
L’apprenti perçoit :
a- pendant une période allant de 6 à 12 mois, un présalaire versé par
l’Etat ;
b- au delà des périodes visées à l’alinéa a) ci-dessus, un présalaire
progressif, indexé
au salaire national minimal garanti est versé par l’employeur.
L’apprenti bénéficie des réductions et avantages accordés au titre du régime
scolaire.
Les modalités d’application des dispositions du présent article sont
déterminées par réglementaire.
ARTICLE 17 :
Un présalaire est versé aux handicapés physiques ayant la qualité d’apprentis
visés à l’article 15 ci-dessus, selon les dispositions ci-après :
- pendant les 12 premiers mois, le présalaire est versé par l’Etat ;
- sous réserve des dispositions de l’alinéa 3 de l’article 16 ci-dessus, l’Etat
et l’organisme employeur contribuent, à part égale, au versement du
présalaire à l’apprenti pour toute période d’apprentissage allant de 12 à
24 mois. Si la période d’apprentissage dépasse la durée fixée ci-dessus,
l’organisme employeur verse un présalaire progressif et indexé au
salaire national minimal garanti.

7
ARTICLE 18 :
L’apprenti doit :
- accomplir les tâches qui lui sont confiées dans le cadre des activités
liées à l’apprentissage objet du contrat,
- observer les horaires légaux du travail fixés pour la branche d’activité
concernée et l’assiduité aux cours de formation complémentaire,
- obéir à son employeur dans la limite des termes du contrat,
- aider, selon ses capacités physiques et intellectuelles, l’employeur dans
son travail ,
- éviter la dégradation des moyens de travail ,
- compenser le temps d’inutilisation pour raison de santé ou absence, à
l’exclusion des congés rémunérés.
Les modalités d’application de ce dernier alinéa sont fixées par voie
réglementaire.
ARTICLE 19 :
L’organisme employeur est tenu :
- de veiller à la réalisation d’un apprentissage progressif permettant
l’acquisition de la qualification professionnelle prévue par le contrat ,
- de prévenir le tuteur légal de l’apprenti en cas d’absences répétées,
d’accident ou de tout autre fait de nature à motiver son intervention ,
- de prévenir la commission communale de l’apprentissage dans les cas
de nature à motiver son intervention.
Il est civilement responsable de l’apprenti pendant les heures de présence, au
sein de l’entreprise pour exercer l’apprentissage.
ARTICLE 20 :
L’organisme employeur est exonéré :
a- des cotisations dues, pour l’apprenti, au titre :

- des assurances sociales ;


- de l’assurance contre les accidents du travail ;
- des allocations familiales.
Les cotisations visées ci-dessus sont à la charge de l’Etat pendant toute la durée
du contrat d’apprentissage, selon des modalités qui sont fixées par voie
réglementaire.
b- du versement forfaitaire au titre de l’impôt sur le présalaire de l’apprenti.
ARTICLE 21 :
Des distinctions honorifiques et des prix d’encouragement sont décernés aux
meilleurs apprentis ainsi qu’aux maîtres d’apprentissage, artisans et organismes
employeurs qui se seront particulièrement distingués dans la mise en œuvre de
l’apprentissage.
Des stimulants particuliers sont accordés à tout formateur ou employeur chargé
de l’apprentissage des handicapés physiques.
Les modalités et les critères d’attribution des distinctions honorifiques, des prix
et des stimulants susvisés sont arrêtés par voie réglementaire.

8
ARTICLE 22 :
Dans le cas où l’apprentissage se fait auprès du tuteur légal, le contrat
d’apprentissage est remplacé par une déclaration enregistrée et validée dans les
même conditions que le contrat d’apprentissage et par laquelle celui-ci s’engage
à:
- assurer la formation pratique de l’apprenti ;
- lui permettre de suivre la formation complémentaire ;
- le présenter aux épreuves prévues pour la sanction de l’apprentissage.
ARTICLE 23 :
Le contrat d’apprentissage est résilié de plein droit et sans préjudice des
avantages acquis à l’autre partenaire, notamment dans les cas de :
- décès de l’employeur ou de l’apprenti ;
- faillite de l’employeur ;
- cessation définitive des activités de l’organisme employeur pour des
raisons impérieuses ;
- incapacité physique permanente de l’une des deux parties ;
- condamnation de l’employeur à l’une des peines prévues à l’article ci-
dessus pendant la période d’apprentissage ;
- incorporation de l’employeur au service national ;
- dans tous les cas à l’expiration de la période d’apprentissage objet du
contrat.
ARTICLE 24 :
La résiliation du contrat d’apprentissage peut être unilatérale, amiable ou
prononcée par décision judiciaire.
Pendant les deux premiers mois de l’apprentissage le contrat peut être rompu
unilatéralement par l’une ou l’autre des parties sans réparation.
ARTICLE 25 :
Les litiges nés à l’occasion de l’exécution du contrat d’apprentissage relèvent des
organes compétents prévus par la législation du travail.
ARTICLE 26 :
Est nul tout nouveau contrat d’apprentissage liant l’apprenti, sans que les
obligations du précédent contrat aient été remplies complètement.

Chapitre III
Contrôle de l’apprentissage

ARTICLE 27 :
Le contrôle technique et pédagogique de l’apprentissage est assuré par
l’administration chargée de la formation professionnelle, selon des modalités
définies par voie réglementaire.

ARTICLE 28 :

9
Il est institué un livret d’apprentissage permettant le suivi et l’évaluation
périodique de la formation de l’apprenti.
Le modèle et les conditions de tenue du livret ainsi que les conditions
d’évaluation périodique de l’apprentissage sont définis par voie réglementaire.

ARTICLE 29 :
Il peut être créé, dans le cadre de la réglementation en vigueur en matière
d’apprentissage et applicable à l’enseignement professionnel pratique et
théorique, des fonctions spécifiques dont celles destinées aux formateurs
chargés de l’enseignement théorique de l’apprentissage et aux contrôleurs
chargés de suivre la mise en œuvre des programmes techniques, pédagogiques
et administratifs, au sein des organismes employeurs, sous l’autorité de
l’administration chargée de la formation professionnelle.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par voie réglementaire.
ARTICLE 30 :
Tout candidat à l’apprentissage est soumis à un examen médical.
Dans le cadre de la prévention sanitaire, il est établi un livret médical de
l’apprenti permettant le suivi de son état de santé.
Le modèle et les conditions de tenue de ce livret sont définis par voie
réglementaire.
ARTICLE 31 :
Dans le cadre de leurs attributions les organes prévus par l’ordonnance n° 71-74
du 16 novembre 1971 relative à la gestion socialiste des entreprises et
l’ordonnance n° 71-75 du 16 novembre 1971 relative aux rapports collectifs
de travail dans le secteur privé, selon le cas, participent avec l’employeur ou la
direction de l’entreprise à la détermination du nombre d’apprentis susceptibles
d’être accueillis et formés par l’entreprise dans les limites prévues par l’article 9
de la présente loi.
Ces organes suivent également des actions d’apprentissage au sein de
l’entreprise et veillent à l’exécution des contrats d’apprentissage.

Chapitre IV
Dispositions diverses
ARTICLE 32 :
La chambre nationale de commerce et les chambres de commerce de wilayas
peuvent contribuer, aux actions d’apprentissage, notamment en participant :
- à la détermination des durées d’apprentissage ;
- à la détermination des spécialités donnant lieu à l’apprentissage ;
- au déroulement des examens de fin d’apprentissage.
ARTICLE 33 :
Il est institué, auprès de l’Assemblée Populaire Communale, une
commission
communale de l’apprentissage dont la présidence est assurée par le président de
la commission des affaires sociales et culturelles de l’Assemblée Populaire
Communale ou par un des membres de l’exécutif de ladite assemblée.

10
Les modalités de constitution et de fonctionnement de la commission communale
de l’apprentissage sont fixées par voie réglementaire.
ARTICLE 34 :
La commission communale de l’apprentissage est chargée :
- de recenser les possibilités humaines et matérielles d’apprentissage au
niveau de la commune ;
- d’étudier, de proposer et de mettre en œuvre toutes les mesures de
nature à promouvoir et à dynamiser l’apprentissage au niveau de la
commune ;
- de veiller au suivi et à la mise en œuvre de l’apprentissage au niveau
de la commune.
Sous réserve des dispositions des articles 9 et 31 de la présente loi, la
commission communale de l’apprentissage peut recevoir les vœux des
employeurs et les candidatures des apprentis et les répartir.
La commission communale de l’apprentissage présente un rapport annuel sur ses
activités à l’administration chargée de la formation professionnelle.

ARTICLE 35 :
Les dispositions de l’article 2 de l’ordonnance n° 71-75 du 16 novembre 1971
relative aux rapports collectifs de travail dans le secteur privé, ne sont pas
applicables aux apprentis.
ARTICLE 36 :
Les infractions aux dispositions des articles 7 et 9 de la présente loi sont punies
d’une amende de 1.500 DA à 3.000 DA, applicable autant de fois qu’il y a
d’infractions constatées.
Les infractions aux dispositions relatives aux conditions générales de travail sont
constatées et sanctionnées conformément à la législation en vigueur.
ARTICLE 37 :
Sous réserve des dispositions des articles 24 et 26 de la présente loi, et lorsque
la résiliation du contrat d’apprentissage intervient de façon abusive du fait de
l’employeur, celui-ci est tenu :
- de réparer le préjudice causé à l’apprenti ;
- de payer une amende pouvant aller jusqu’à cinq fois le montant des
sommes engagées par l’Etat pour la prise en charge du présalaire et de la
couverture sociale de l’apprenti et des exonérations fiscales dont il aura
bénéficié ;
- de s’acquitter du paiement de la taxe d’apprentissage prévue par l’article
8 ci-dessus ;
- la section sociale du tribunal est seule compétence en la matière.
ARTICLE 38 :
Les dispositions de l’article 45 à 68 et 328 à 330 de l’ordonnance n° 75-31 du 29
avril 1975 relative aux conditions générales de travail dans le secteur privé sont
abrogées.
Les contrats d’apprentissage passés antérieurement à la date de publication de
la présente loi au journal officiel de la République Algérienne Démocratique et

11
Populaire, demeurent toutefois régis par les dispositions y afférentes de ladite
ordonnance.
ARTICLE 39 :
La présente loi sera publiée au journal officiel de la République Algérienne
Démocratique et Populaire.
Fait à Alger, le 27 juin 1981

Chadli BENDJEDID

LOI N° 88-07 DU 26 JANVIER 1988 RELATIVE


À L’HYGIÈNE, À LA SÉCURITÉ ET LA MÉDECINE
DU TRAVAIL

Référence : J.O.R.A n° 04 du 27 Janvier 1988.

Le Président de la République,
- Vu la constitution notamment ses articles 62,151-20 et 154 ;
- Vu l’ordonnance n° 66.156 du 08 juin 1966, modifiée et complétée,
portant code pénal, notamment ses articles 288, 289 et 459 ;
- Vu l’ordonnance n° 71-74 du 16 novembre 1971 relative à la gestion
socialiste des entreprises ;
- Vu l’ordonnance n° 75-31 du 29 avril 1975 relative aux conditions
générales de travail dans le secteur privé ;
- Vu l’ordonnance n° 75-33 du 29 avril 1975 relative aux attributions
de l’inspection du travail et des affaires sociales ;
- Vu la loi n° 78-12 du 05 août 1975 relative au statut général du
travailleur, notamment ses articles 13, 14, 15, 30 et 212 ensemble des
textes pris pour son application ;
- Vu la loi n° 83-03 du 05 février 1983 relative à la protection de
l’environnement, notamment ses articles 74 à 120 ;
- Vu la loi n° 83-13 du 02 juillet 1983 relative aux accidents du travail
et aux maladies professionnelles, notamment ses articles 63 à 75 ;
- Vu la loi n° 85-05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la
promotion de la santé ;

Après adoption par l’Assemblée Populaire Nationale, promulgue la loi dont la


teneur suit :

Chapitre I
Objet et champ d’application
ARTICLE 1 :
La présente loi a pour objet de définir les voies et les moyens ayant pour but
d’assurer aux travailleurs les meilleures conditions en matière d’hygiène, de

12
sécurité et de médecine du travail, et de désigner les personnes responsables et
organismes employeurs chargés de l’exécution des mesures prescrites.
ARTICLE 2 :
Les dispositions de la présente loi sont applicables à tout organisme employeur
quel que soit le secteur d’activité auquel il appartient.

Chapitre II
Règles générales en matière d’hygiène et de sécurité
en milieu de travail

ARTICLE 3 :
L’organisme employeur est tenu d’assurer l’hygiène et la sécurité aux
travailleurs.

ARTICLE 11 :
Outre les dispositions législatives en vigueur, l’organisme employeur doit
s’assurer que les travaux confiés aux femmes, aux travailleurs mineurs et
travailleurs handicapés n’exigent pas un effort excédant leur force.

Chapitre III
Règles générales en matière de médecine du travail

ARTICLE 17 :
Tout travailleur ou apprenti est obligatoirement soumis aux examens médicaux
d’embauchage, ainsi qu’aux examens périodiques, spéciaux et de reprise.
Par ailleurs, les apprentis feront l’objet d’une surveillance médicale particulière.
Tout travailleur peut, en outre, à sa demande, bénéficier de visites spontanées.
L’organisme employeur est tenu de prendre en considération les avis du
médecin du travail.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par voie réglementaire.

Chapitre IV
Règles générales en matière de formation et d’information

ARTICLE 19 :
L’instruction, l’information et la formation relatives aux risques professionnels
constituent une obligation qui s’impose à l’organisme employeur. Les
représentants des travailleurs sont obligatoirement associés à toutes ces
activités.
Elles constituent également un droit et un devoir pour les travailleurs et font
l’objet d’une prise en charge par les institutions, services et organismes publics
concernés.
ARTICLE 20 :

13
Les règles générales d’hygiène et de sécurité relatives aux risques professionnels
doivent être incluses dans les programmes d’enseignement et de formation
professionnelle.
ARTICLE 21 :
Les travailleurs nouvellement recrutés, ainsi que ceux appelés à changer de
poste, de méthodes ou de moyens de travail, doivent être instruits au moment de
leur affectation des risques auxquels ils peuvent être exposés à leur poste de
travail.

Chapitre X
Dispositions finales

ARTICLE 47 :
La présente loi sera publiée au journal officiel de la République Algérienne
Démocratique et Populaire.

Fait à Alger, le 26 janvier 1988

Chadli BENDJEDID

14
LOI N° 90-03 DU 06 FÉVRIER 1990 RELATIVE
À L’INSPECTION DU TRAVAIL

Référence : J.O.R.A n° 06 du 07 février 1981

Le Président de la République,

- Vu la constitution notamment ses articles 113, 114, 115 et 117 ;


- Vu l’ordonnance n° 66-154 du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant
code de procédure civile ;
- Vu l’ordonnance n° 66-155 du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant
code de procédure pénale ;
- Vu l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant
code pénal ;
- Vu l’ordonnance n° 75-33 du 29 avril 1975 relative aux attributions de
l’inspection du travail et des affaires sociales ;
- Vu la loi n° 88-07 du 26 janvier 1988 relative à l’hygiène, à la sécurité et à la
médecine du travail ;
- Vu la loi n° 90-02 du 6 février 1990 relative à la prévention et au règlement
des différends collectifs de travail et à l’exercice du droit de grève ;

Après adoption par l’assemblée populaire nationale, promulgue la loi dont la


teneur suit :
ARTICLE 1 :
La présente loi a pour objet de déterminer les missions et compétences de
l’inspection de travail ainsi que les attributions des inspecteurs du travail.

Titre I
Des missions et compétences de
l’inspection du travail

ARTICLE 2 :
L’inspection du travail est chargée :

15
- d’assurer le contrôle de l’application des dispositions législatives et
réglementaires relatives aux relations individuelles et collectives de
travail, aux conditions de travail, d’hygiène et de sécurité des travailleurs,
- de fournir des informations et des conseils aux travailleurs et aux
employeurs sur leurs droits et obligations et sur les moyens les plus
appropriés d’appliquer les dispositions légales, réglementaires et
conventionnelles et les sentences arbitrales,
- d’assister les travailleurs et employeurs dans l’élaboration des
conventions ou accords collectifs de travail,
- de procéder à la conciliation, au titre de la prévention et du règlement
des différends collectifs de travail,
- de porter à la connaissance des travailleurs et des employeurs la
législation et la réglementation du travail,
- d’informer les collectivités locales sur les conditions de travail dans les
entreprises relevant de sa compétence territoriale,
- d’informer l’administration centrale du travail de l’état d’application de la
législation et de la réglementation du travail et de proposer les mesures
d’adaptation et d’aménagement nécessaires.
ARTICLE 3 :
L’inspection du travail s’exerce dans tout lieu de travail où sont occupés des
travailleurs salariés ou apprentis de l’un ou de l’autre sexe, à l’exclusion des
personnels soumis au statut de la fonction militaire et les établissements dans
lesquels les nécessités de défense ou de sécurité nationale interdisent
l’introduction de personnes étrangères.
ARTICLE 4 :
Les attributions de l’inspection du travail s’exercent par des agents spécialisés
dénommés ci-
après « inspecteurs de travail ».
L’organisation et le fonctionnement de l’inspection du travail ainsi que
le statut des inspecteurs du travail sont définis par voie réglementaire.
ARTICLE 27 :
La présente loi sera publiée au journal officiel de la République Algérienne
Démocratique et
Populaire.

Fait à Alger, le 6 février


1990.

Chadli BENDJEDID

16
LOI N° 90-11 DU 21 AVRIL 1990 RELATIVE
AUX RELATIONS DE TRAVAIL

Référence : J.O.R.A n° 17 du 25 Avril 1990.

Le Président de la République,

- Vu la constitution, notamment ses articles 52,53,54,113,115 et 117 ;


- Vu l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966, modifiée et complétée, portant
code
pénal ;
- Vu l’ordonnance n° 71-74 du 16 novembre 1971 relative à la gestion
socialiste
des entreprises ;
- Vu l’ordonnance n° 75-31 du 29 avril 1975 relative aux conditions
générales
de travail dans le secteur privé ;
- Vu la loi n° 78-12 du 5 août 1978 relative au statut général du travailleur ;
- Vu la loi n° 81-08 de 27 juin 1981 relative aux congés annuels ;
- Vu la loi n° 82-06 du 27 février 1982 relative aux relations individuelles de
travail ;
- Vu la loi n° 88-01 du 12 janvier 1988 portant loi d’orientation sur les
entreprises
publiques économiques ;
- Vu la loi n° 88-02 du 12 janvier 1988 relative à la planification ;
- Vu la loi n° 88-04 du 12 janvier 1988 modifiant et complétant
l’ordonnance
n° 75-59 du 26 septembre 1975 portant code de commerce et
fixant les règles
particulières applicables aux entreprises publiques économiques ;
- Vu la loi n° 88-06 du 12 janvier 1988 relative au régime des banques et du
crédit ;
- Vu la loi n° 90-02 du 6 février 1990 relative à la prévention et au règlement
des

17
conflits collectifs de travail et à l’exercice du droit de grève ;
- Vu la loi n° 90-03 du 6 février 1990 relative à l’inspection du travail ;
- Vu la loi n° 90-04 du 6 février 1990 relative aux conflits individuels de
travail ;

Après adoption par l’assemblée populaire nationale, promulgue la loi dont la


teneur suit :

Titre I
Objet et champ d’application

ARTICLE 1 :
La présente loi a pour objet de régir les relations individuelles et collectives de
travail entre les travailleurs salariés et les employeurs.
ARTICLE 2 :
Au titre de la présente loi, sont considérés travailleurs salariés toutes personnes
qui fournissent un travail manuel ou intellectuel moyennant rémunération dans le
cadre de l’organisation et pour le compte d’une autre personne physique ou
morale, publique ou privée ci-après dénommée « employeur ».
ARTICLE 3 :
Les personnels civils et militaires de la défense nationale, les magistrats, les
fonctionnaires et agents contractuels des institutions et administrations
publiques de l’Etat, des wilayas et des communes, ainsi que les personnels des
établissements publics à caractère administratif sont régis par des dispositions
législatives et réglementaires particulières.

Titre III
Relations individuelles de travail

Chapitre I
Dispositions générales

ARTICLE 8 :
La relation de travail prend naissance par le contrat écrit ou non écrit.
Elle existe en tout état de cause du seul fait de travailler pour le compte d’un
employeur.
Elle crée pour les intéressés des droits et des obligations tels que définis par la
législation, la réglementation, les conventions ou accords collectifs et le contrat
de travail.

Chapitre II
Conditions et modalités de recrutement

ARTICLE 15 :

18
L’âge minimum requis pour un recrutement ne peut en aucun cas être inférieur à
seize ans, sauf dans le cadre de contrats d’apprentissage établis
conformément à la législation et la réglementation en vigueur.
Le travailleur mineur ne peut être recruté que sur présentation d’une autorisation
établie par son tuteur légal.
Le travailleur mineur ne peut être employé à des travaux dangereux, insalubres
et nuisibles à sa santé ou préjudiciables à sa moralité.
ARTICLE 16 :
Les organismes employeurs doivent réserver des postes de travail à des
personnes handicapées selon des modalités qui seront fixées par voie
réglementaire.

Section 2
T r a v a i l de n u i t
ARTICLE 28 :
Les travailleurs de l’un ou de l’autre sexe, âgés de moins de 19 ans révolus ne
peuvent occuper un travail de nuit.

Chapitre V
Formation et promotion en cours d’emploi

ARTICLE 57 :
Chaque employeur est tenu de réaliser des actions de formation et de
perfectionnement en direction des travailleurs selon un programme qu’il soumet
à l’avis du comité de participation.
L’employeur est tenu également dans le cadre de la législation en vigueur
d’organiser des actions d’apprentissage pour permettre à des jeunes
d’acquérir des connaissances théoriques et pratiques indispensables à l’exercice
d’un métier.

Titre VIII
Dispositions pénales
ARTICLE 140 :
Hormis le cas d’un contrat d’apprentissage établi conformément à la
législation et à la réglementation en vigueur, tout recrutement d’un jeune
travailleur n’ayant pas atteint l’âge prévu par la loi, est puni d’une amende de
1.000 à 2.000 DA.
En cas de récidive, une peine de prison de quinze (15) jours à deux (2) mois peut
être prononcée, sans préjudice d’une amende qui peut s’élever au double de
celle prévue à l’alinéa précédent.
ARTICLE 141 :
Tout contrevenant aux dispositions de la présente loi relative aux conditions
d’emploi des jeunes travailleurs et des femmes, est puni d’une amende de 2.000
à 4.000 DA appliquée autant de fois qu’il y a d’infractions constatées.

19
Titre IX
Dispositions finales

ARTICLE 158 :
La présente loi sera publiée au journal officiel de la République Algérienne
Démocratique et Populaire.

Fait à Alger, le 21 avril 1990.

Chadli BENDJEDID

LOI N°90-34 DU 25 DÉCEMBRE 1990 MODIFIANT


ET COMPLÉTANT LA LOI N° 81-07
DU 27 JUIN 1981 RELATIVE À L’APPRENTISSAGE

Référence : J.O.R.A n° 56 du 26 Décembre 1990

Le Président de la République,

- Vu la constitution, notamment ses articles 50,115 (1 et 17) 116 et 118 ;


- Vu la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 relative à l’apprentissage et les
textes
pris pour son application ;
- Vu la loi n° 84-17 du 07 juillet 1984, modifiée et complétée, relative aux
lois
de finances;
- Vu la loi n° 88-01 du 12 janvier 1988 portant loi d’orientation sur les
entreprises publiques économiques ;
- Vu la loi n° 88-02 du 12 janvier 1988, modifiée et complétée,
relative à
la planification ;
- Vu la loi n° 90-03 du 06 février 1990 relative à l’inspection du travail ;
- Vu la loi n° 90-08 du 07 avril 1990 relative à la commune ;
- Vu la loi n° 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail ;
Après adoption par l’assemblée populaire nationale, promulgue la loi dont la
teneur suit :

20
ARTICLE 1 :
L’article 3 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 susvisée, est modifié comme suit :
«Art. 3– L’organisation de la formation théorique et technologique
complémentaire prévue à l’article 2 ci-dessus ainsi que la définition des
spécialités donnant lieu à l’apprentissage, sont fixées par arrêté du ministre
chargé de la formation professionnelle, après consultation des commissions
professionnelles spécialisées ».
ARTICLE 2 :
L’article 6 de la loi n°81-07 du 27 juin 1981 susvisée, est modifiée comme suit :
«Art. 6– L’apprentissage est sanctionné par un diplôme délivré par
l’administration chargée de la formation professionnelle, dans des conditions et
formes fixées par voie réglementaire ».

ARTICLE 3 :
L’article 7 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 susvisée, est modifié comme
suit :
«Art. 7–Tout organisme est tenu d’assurer, dans le cadre des dispositions de
la présente loi, la formation professionnelle des jeunes par le biais de
l’apprentissage.

Par organisme employeur est entendu, au sens de la présente loi :


- toute personne physique ou morale exerçant une activité artisanale ;
- toute unité ou entreprise de production, de commercialisation ou de
prestation de services, quelles que soient sa taille et sa nature
juridique ;
- les établissements publics et organismes à caractère administratif, dans
des conditions fixées par voie réglementaire».
ARTICLE 4 :
L’article 9 de la loi n°81-07 du 27 juin 1981 susvisée, est modifié comme suit :
« Art. 9– Les artisans travaillant habituellement pour leur propre compte
ainsi que les organismes employeurs occupant habituellement 1 à 5
travailleurs, sont tenus d’accueillir au moins 1 apprenti.
Les organismes employeurs occupant habituellement 6 à 20 travailleurs, sont
tenus d’accueillir au moins 2 apprentis.
Les organismes employeurs occupant habituellement 21 à 40 travailleurs, sont
tenus d’accueillir au moins 4 apprentis.
Au-delà de 41 travailleurs jusqu’à 100 travailleurs, les organismes employeurs
sont tenus d’accueillir au moins 5 apprentis.
Au-delà de 100 travailleurs jusqu’à 1.000 travailleurs, les organismes employeurs
sont tenus d’accueillir au moins 1 apprenti pour chaque tranche de 20
travailleurs.
Au-delà de 1.000 travailleurs, les organismes employeurs sont tenus d’accueillir
des apprentis dans une proportion d’au moins 3% de l’ensemble de leur effectif.
ARTICLE 5 :

21
L’alinéa 1er de l’article 11 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 susvisée, est
complété comme suit :
« Art. 11 - alinéa 1er : Le contrat d’apprentissage est passé par écrit et signé par
l’employeur, l’apprenti et son tuteur légal, lorsque l’apprenti est mineur ».
ARTICLE 6 :
L’article 12 de la loi n°81-07 du 27 juin 1981 susvisée, est modifié comme suit :
«Art. 12 - Nul ne peut être reçu en qualité d’apprenti, s’il est âgé de moins de
15 ans et de plus de 25 ans, à la date de signature du contrat d’apprentissage.
L’âge maximal fixé à l’alinéa ci-dessus ne s’applique pas aux
handicapés physiques ».
ARTICLE 7 :
L’article 31 de la loi n°81-07 du 27 juin 1981 susvisée, est modifié comme suit :
«Art. 31- Dans le cadre de ses attributions, le comité de participation prévu à
l’article 94 de la loi n°90-11 du 21 avril 1990, relative aux relations de travail,
exprime un avis avant la mise en œuvre par l’employeur des décisions se
rapportant :
- aux plans de formation par apprentissage ;
- aux modèles de contrats d’apprentissage.

ARTICLE 8 :
L’article 32 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 susvisée, est modifié comme suit :
« Art. 32– La chambre nationale de commerce, les chambres de commerce
de wilayas, la chambre nationale de l’artisanat et les métiers, les
chambres régionales de l’artisanat et des métiers, contribuent aux actions
d’apprentissage, notamment en participant :
- à la détermination des durées d’apprentissage ;
- à la détermination des spécialités donnant lieu à l’apprentissage ;
- à l’élaboration des programmes pédagogiques ;
- au déroulement des examens de fin d’apprentissage ;
- au choix et à la formation des maîtres d’apprentissage».
ARTICLE 9 :
La présente loi sera publiée au journal officiel de la République
Algérienne Démocratique et Populaire.

Fait à Alger, le 25 décembre 1990.


Chadli BENDJEDID.

22
LOI N° 97-02 DU 31 DÉCEMBRE 1997 PORTANT LOI
DE FINANCES POUR 1998

Référence : J.O.R.A n° 89 du 31 Décembre 1997.

Le Président de la République,

- Vu la constitution, notamment ses articles 120,122,126,127 et 180 ;


- Vu la loi n° 84-17 du 7 juillet 1984, modifiée et complétée, relative
aux lois
de finances ;

Après adoption par l’assemblée populaire nationale, promulgue la loi dont la


teneur suit :

DISPOSITIONS PRELIMINAIRES

ARTICLE 1 :
Sous réserve des dispositions de la présente loi, la perception des impôts directs
et taxes assimilées, des impôts indirects, des contributions diverses ainsi que
tous autres revenus et produits au profit de l’Etat continuera à être opérée
pendant l’année 1998 conformément aux lois et textes d’application en vigueur à
la date de publication de la présente loi au journal officiel de la République
Algérienne Démocratique et Populaire.

23
Continueront à être perçus en 1998, conformément aux lois, ordonnances,
décrets législatifs et textes d’application en vigueur à la date de publication de la
présente loi au journal officiel de la République Algérienne Démocratique et
Populaire, les divers droits, produits et revenus affectés au budget annexe et aux
comptes spéciaux du trésor, aux collectivités territoriales, aux établissements
publics et organismes dûment habilités.

Section 4

Dispositions diverses

ARTICLE 55 :
L’article 54 de la loi n° 90-36 du 31 décembre 1990 portant loi de finances pour
1991 est modifié et rédigé comme suit :
«Art. 54– Les organismes employeurs, à l’exclusion des institutions et
administrations publiques, sont tenus de consacrer un montant égal au moins à
0,5% de la masse salariale annuelle aux actions de formation professionnelle
continue.
A défaut, ces organismes employeurs sont assujettis au versement d’une taxe de
formation professionnelle continue, constituée par la différence entre le taux
légal de 0,5 % et le taux réel consenti aux actions de formation professionnelle,
dont le produit est versé dans un compte d’affectation spéciale.
La taxe de formation professionnelle continue, n’est pas déductible de l’assiette
sur le revenu ou les bénéfices et n’obéit pas au règles d’exonération édictées
par la législation en vigueur.
La taxe est recouvrée comme en matière de versement forfaitaire.
Les conditions et modalités d’application du présent article seront fixées par voie
réglementaire.
ARTICLE 56 :
Sans préjudice de l’obligation édictée par les dispositions de la loi relative à
l’apprentissage, les organismes employeurs, à l’exclusion des institutions et
administrations publiques sont tenus de consacrer au moins un montant égal à
0,5% de la masse salariale annuelle aux actions d’apprentissage.
A défaut, ces organismes employeurs sont assujettis au versement d’une taxe
d’apprentissage constituée par la différence entre le taux légal de 0,5 % et le
taux réel consenti aux actions d’apprentissage dont le produit est versé dans un
compte d’affectation spéciale.
La taxe d’apprentissage n’est pas déductible de l’assiette de l’impôt sur le
revenu ou les bénéfices et n’obéit pas aux règles d’exonération édictées par la
législation en vigueur.
La taxe est recouvrée comme en matière de versement forfaitaire.
Les conditions et modalités d’application du présent article seront fixées par voie
réglementaire.
ARTICLE 86 :

24
Il est ouvert dans les écritures du Trésor un compte d’affectation spéciale n° 302-
090 intitulé « Fonds de promotion de la formation professionnelle continue ».
Ce compte retrace :
En recettes :
- la contribution éventuelle de l’Etat et/ou des collectivités territoriales;
- les produits de la taxe de la formation professionnelle continue ;
- les apports obtenus des autres fonds ;
- les dons et legs.
En dépenses :
Les contributions ou subventions destinées à la prise en charge des actions de
formation professionnelle continue en entreprise.
L’ordonnateur principal de ce compte est le ministre chargé de la formation
professionnelle.
Les modalités d’application du présent article seront précisées par voie
réglementaire.
ARTICLE 87 :
Il est ouvert dans les écritures du Trésor un compte d’affectation spéciale n° 302-
091 intitulé « Fonds de promotion de l’apprentissage».
Ce compte retrace :
En recettes :
- les contributions éventuelles de l’Etat et/ou des collectivités
territoriales ;
- les produits de la taxe d’apprentissage ;
- les apports obtenus des autres fonds ;
- les dons et legs.
En dépenses :
Les contributions ou subventions destinées à la prise en charge des actions de
formation par apprentissage.
L’ordonnateur principal de ce compte est le ministre chargé de la formation
professionnelle.
Les modalités d’application du présent article seront précisées par voie
réglementaire.

Fait à Alger , le 31
décembre

Liamine ZEROUAL

25
LOI N° 98-08 DU 5 AOUT 1998 PORTANT LOI
DE FINANCES COMPLEMENTAIRE POUR 1998

Référence : J.O.R.A n° 58 du 09 août 1997.

ARTICLE 5 :
L’article 86 de la loi n° 97-02 du 2 Ramadhan 1418 correspondant au 31
décembre 1997 portant loi de finances pour 1998 est modifié comme suit :
« Art. 86– Il est ouvert dans les écritures du Trésor un compte d’affectation
spéciale n° 302-090 intitulé « Fonds de promotion de la formation professionnelle
continue ».
Ce compte retrace :
En recettes :
- ……………………....(sans changement)………………………..
En dépenses :
- ……………………....(sans changement)………………………..

- les frais de gestion liés à la mise en œuvre des programmes de formation


professionnelle continue.

26
La gestion du compte d’affectation spéciale précité est confiée à un organisme
national à caractère spécifique dont la tutelle, le statut, les missions ainsi que les
modalités d’organisation, de financement et de fonctionnement sont fixés par
voie réglementaire.
L’ordonnateur principal ………………….(le reste sans changement) ».

ARTICLE 6 :
L’article 87 de la loi n° 97-02 du 2 Ramadhan 1418 correspondant au 31
décembre 1997 portant loi de finances pour 1998 est modifié comme suit :
« Art. 87– Il est ouvert dans les écritures du Trésor un compte d’affectation
spéciale n° 302-091 intitulé « Fonds de promotion de l’apprentissage».
Ce compte retrace :
En recettes :
- ……………………....(sans changement)………………………..
En dépenses :
- ……………………....(sans changement)………………………..
- les frais de gestion liés à la mise en œuvre des programmes
d’apprentissage.
La gestion du compte d’affectation spéciale précité est confiée à un organisme
national à caractère spécifique prévu à l’article 86 de la présente loi.
L’ordonnateur principal ………………..………..(le reste sans changement) ».

LOI N° 2000-01 DU 18 JANVIER 2000 MODIFIANT ET


COMPLETANT LA LOI N° 81-07 DU 27 JUIN 1981 RELATIVE
A L’APPRENTISSAGE

Référence : J.O.R.A n° 03 du 19 janvier 2000.

Le Président de la République,

- Vu la constitution, notamment ses articles 53,98,119, 122 et 126 ;


- Vu l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975, modifiée et
complétée, relative au code civil ;
- Vu l’ordonnance n° 81-07 du 27 juin 1981, modifiée et complétée,
relative à l’apprentissage ;
- Vu la loi n° 84-17 du 7 juillet 1984, modifiée et complétée, relative
aux lois de finances ;
- Vu la loi n° 88-01 du 12 janvier 1988 portant loi d’orientation sur les
entreprises publiques économiques, notamment ses titres III et IV ;

27
- Vu la loi n° 88-07 du 26 janvier 1988 relative à l’hygiène, à la sécurité
et à la médecine du travail ;
- Vu la loi n° 90-03 du 6 février 1990, modifiée et complétée, relative à
l’inspection du travail ;
- Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990 relative à la commune ;
- Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ;
- Vu la loi n° 90-11 du 21 avril 1990, modifiée et complétée, relative
aux relations de travail ;
- Vu le décret législatif n° 93-12 du 19 Rabie Ethani 1414
correspondant au 5 octobre 1993, relatif à la promotion des
investissements ;
- Vu l’ordonnance n° 96-01 du 19 Chaâbane 1416 correspondant au 10
janvier 1996 fixant les règles régissant l’artisanat et les métiers ;
- Vu la loi n° 97-02 du 2 Ramadhan 1418 correspondant au 31
décembre 1997 portant loi de finances pour 1998 ;
Après adoption par le parlement, promulgue la loi dont la teneur suit :
ARTICLE 1 :
La présente loi a pour objet de modifier et de compléter les dispositions de la loi
n° 81-07 du 27 juin 1981 relative à l’apprentissage.

ARTICLE 2 :
L’article 8 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est modifié, complété et
rédigé comme suit :
« Art. 8- Tous les organismes employeurs n’ayant pas satisfait à
l’obligation prévue à l’article 9 de la présente loi sont soumis à une taxe de
l’apprentissage dans les conditions fixées par voie réglementaire ».
ARTICLE 3 :
L’article 12 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est complété par un dernier alinéa
rédigé comme suit :
« Art. 12- ………………………………………………….
L’âge maximal des apprentis de sexe féminin est étendu à trente (30) ans pour
des cas exceptionnels qui seront précisés par voie réglementaire ».
ARTICLE 4 :
L’article 16 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est complété par un deuxième
alinéa rédigé comme suit :
« Art. 16- ………………………………………………….
Dans le cadre de la couverture sociale, l’apprenti bénéficie de :
- la sécurité sociale ;
- l’assurance contre les accidents de travail ;
- les allocations familiales».

28
ARTICLE 5 :
L’article 19 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est complété et rédigé comme
suit :
« Art. 19- L’organisme employeur est tenu :
- de veiller à la réalisation d’un apprentissage progressif permettant
l’acquisition de la qualification professionnelle prévue par le contrat ;
- d’employer l’apprenti dans des travaux ou services liés à la qualification
professionnelle prévue par le contrat ;
- de prévenir le tuteur légal de l’apprenti en cas d’absences répétées,
d’accident ou de tout autre fait de nature à motiver son intervention ;
- de prévenir la commission communale de l’apprentissage dans les cas
de nature à motiver son intervention.
Il est civilement responsable de l’apprenti pendant les heures de présence au
sein de l’entreprise pour exercer l’apprentissage.
Les modalités d’application des dispositions des alinéas 1, 3 et 4 du présent
article sont définies par voie réglementaire ».
ARTICLE 6 :
La loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est complétée par un article 19 bis rédigé
comme suit :
«Art. 19 bis - conformément à la législation en vigueur l’organisme
employeur ne doit pas confier à l’apprenti des travaux insalubres ou au delà de
ses capacités».

ARTICLE 7 :
La loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est complétée par un article 19 ter rédigé comme
suit :
«Art. 19 ter - dans le but d’assurer un suivi régulier du déroulement de la
formation, l’organisme employeur procède à :
- l’élaboration d’un plan de formation en consultation avec les
instances
concernées par l’apprentissage ;
- l’identification de la structure chargée de l’encadrement de la
formation ;
- la désignation d’un maître artisan chargé de l’apprentissage.
Les modalités d’application du présent article seront précisées par voie
réglementaire».
ARTICLE 8 :
L’article 23 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est complété par un dernier tiret
rédigé comme suit :
«Art. 23 -………………………………………….
L’impossibilité à l’organisme employeur de poursuivre l’apprentissage,
justifiée par le centre de formation professionnelle ».
ARTICLE 9 :

29
L’article 24 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est complété et rédigé comme
suit :
«Art. 24 - …………………………………………….
Dans tous les cas de figure, l’organisme employeur est tenu de déclarer toute
résiliation ou rupture de contrat à la commission communale de l’apprentissage
et à l’établissement de formation concernés dans un délai maximal de trente (30)
jours à dater de la décision de résiliation ou de rupture».
ARTICLE 10 :
L’article 25 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est modifié, complété et
rédigé comme suit :
«Art. 25 - Les litiges nés à l’occasion de l’exécution du contrat d’apprentissage
sont soumis à la procédure de conciliation préalable par devant la
commission
communale de l’apprentissage prévue à l’article 33 de la présente loi.
La commission communale de l’apprentissage est tenue informée par écrit par la
partie plaignante ainsi que par le chef de l’établissement de formation auquel est
rattaché l’apprenti. La commission est tenue de trancher en coordination avec
l’inspection du travail le litige dans un délai d’un mois à compter de sa saisine.
En cas de non-conciliation ou si la commission communale de l’apprentissage n’a
pas tranché dans les délais sus-mentionnés, l’organisme employeur ou l’apprenti
peut saisir la juridiction compétente ».
ARTICLE 11 :
L’article 26 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est complété par un nouvel alinéa
rédigé comme suit :
«Art. 26- L’organisme employeur est tenu de se libérer de toutes les
obligations le liant à un ancien apprenti dont le contrat est résilié ou
rompu avant tout engagement d’un nouvel apprenti ».
…………….( le reste sans changement ).
ARTICLE 12 :
La loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est complétée par un article 26 bis rédigé
comme suit :
«Art. 26 bis - après avoir régulièrement suivi un apprentissage pendant une
période au moins égale à la moitié de son cycle de formation, l’apprenti dont le
contrat a fait l’objet d’une résiliation abusive, conserve le bénéfice de ladite
période dans le cadre d’un nouveau contrat d’apprentissage dans la même
spécialité.
Les modalités d’application des dispositions du présent article sont définies par
voie réglementaire ».
ARTICLE 13 :
L’article 27 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est modifié et rédigé comme suit :
«Art. 27- Le contrôle opérationnel permanent de l’apprentissage est
assuré par
l’administration chargée de la formation professionnelle.

30
Il sera créé à cet effet un cadre de contrôle aux niveaux local et national dont les
modalités de création et de fonctionnement seront définies par voie
réglementaire ».
ARTICLE 14 :
L’alinéa 1er de l’article 30 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est modifié,
complété et rédigé comme suit :
«Art. 30- Tout candidat à l’apprentissage est soumis à un examen médical
établissant son aptitude à l’exercice du métier envisagé ».
ARTICLE 15 :
L’article 32 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 et modifié et complété comme
suit :
«Art. 32- les chambres nationales, régionales et de wilaya du commerce et de
l’industrie, de l’agriculture de l’artisanat et des métiers, ainsi que les unions
professionnelles, les organisations patronales et les associations concernées
contribuent, dans le cadre des organes de concertation prévus par la
réglementation, aux actions d’apprentissage, notamment en participant :
- à la détermination des prèrequis et durées d’apprentissage ;
- à la détermination des spécialités donnant lieu à l’apprentissage ;
- à l’élaboration des programmes pédagogiques ;
- au suivi et à l’évaluation des formations ;
- au développement des offres de formation ;
- à la formation des maîtres d’apprentissage ».

ARTICLE 16 :
L’article 34 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 et modifié et complété et
rédigé comme suit :
«Art. 34 - La commission communale de l’apprentissage est chargée :
- …………………………………………………………..
- …………………………………………………………..
De procéder à la collecte des offres de formation auprès des organismes
employeurs, à la réception des candidatures des apprentis, de leur installation,
sous réserve des dispositions des articles 19 et 31 de la présente loi.
Dans le cadre de leurs missions et attributions, la commission communale de
l’apprentissage, l’établissement de formation et les services de l’inspection du
travail, élaborent conjointement un plan annuel de suivi du déroulement de
l’apprentissage et procèdent à une évaluation périodique pour le compte de leurs
hiérarchies respectives ».
ARTICLE 17 :
La loi n°81-07 du 27 juin 1981 et complétée par un article 34 ter rédigé
comme suit :
«Art. 34 ter- L’employeur qui assure à l’apprenti à la fin de son
apprentissage un emploi stable, peut bénéficier d’avantages spécifiques qui
seront définis par la loi ».
ARTICLE 18 :

31
L’article 37 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 est modifié, complété et
rédigé comme suit :
«Art. 37- Sous réserve des dispositions des articles 24 et 26 de la présente loi,
et lorsque la résiliation du contrat d’apprentissage intervient d’une façon
abusive, l’employeur est tenu :
- de réparer les préjudices causés à l’apprenti, sur sa demande ou celle
de son tuteur légal,
- de réparer les préjudices causés à l’établissement de formation sur
demande du chef d’établissement auquel est rattaché l’apprenti,
- de s’acquitter d’une amende pouvant aller jusqu’à trois (3) fois le
montant des sommes engagées par l’Etat pour la prise en charge du
présalaire, de la couverture sociale de l’apprenti et des exonérations
fiscales dont il aura bénéficié,
- de s’acquitter du paiement de la taxe d’apprentissage prévue par
l’article 8 ci-dessus.
La juridiction compétente statue en la matière en premier ressort et
définitivement ».
ARTICLE 19 :
Les dispositions de l’article 35 de la loi n° 81-07 du 27 juin 1981 sont
abrogées.
ARTICLE 20 :
La présente loi sera publiée au journal officiel de la République
Algérienne Démocratique et Populaire.

Fait à Alger, du 18 janvier 2000

Abdelaziz BOUTEFLIKA.

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