Évaluation des entreprises et fusions
Évaluation des entreprises et fusions
Evaluation des
entreprises
1. Introduction
a. Définition de la notion « évaluation d’une entreprise » :
L’évaluation d’une entreprise qui consiste à déterminer sa vraie valeur à un moment déterminé,
en vue de différentes opération:
• Introduction en bourse;
• Revente
• Transmission.
• Lors de restructuration, fusion Lors de restructuration, fusion…
La démarche d’évaluation a pour objectif d’apprécier une entreprise à l’aide d’un ensemble
d’indicateur synthétique sur l’entité concerné en vue de déterminer ou plus précisément
s’approcher de son prix sur le marché financier.
Elle est le produit d’une approche théorique qui résulte de calculs plus ou moins complexes en
fonction de la logique de l’évaluateur.
Les différentes logiques qui seront adoptées lors des processus d’évaluation s’appuient sur les
objectifs poursuivis par l’acquéreur. Ceux-ci peuvent être résumés de la manière suivante
:
Logique financière :
investissement majoritaire ou Logique industrielle :
minoritaire réalisé selon les Prise de contrôle d’une affaire
arbitrages risque / rentabilité non cotée (OPA) / ou cotée
attendue / liquidité
Dans cette famille d’approche on apprécie l’entreprise à partir de ce qu’elle a et non pas à
partir de ce qu’elle fait, on se base donc sur le bilan.
Immobilisations en non-valeur :
- La fiscalité différée : en cas d’une
- Élimination des actifs fictifs ; subvention, l’impôt différé constitue
Autres poste d’actif : une dette d’IS qui diminue l’actif net
Précision :
Qu'est-ce que la valeur d'usage ? La valeur d'usage correspond à l'utilité du bien par rapport
au besoin et à la demande de ce bien dans la société. Il s'agit d'une notion subjective qui
correspond aux critères d'une culture donnée et peut différer d'une personne à une autre. A
l'opposé de la valeur d'échange, la valeur d'usage est une valeur qualitative.
Actif Passif
frais préliminaire 6 800 capital social 400 000
fonds commercial 9 000 réserve légale 35 000
insta. Tech mat et outillage 125 000 autres réserves 332 000
matériel de transport 300 000 report à nouveau (SC) 1 800
titres de participation 50 000 autres dette de financement 65 000
marchandises 275 000 fournisseur et CR 400 000
clients et comptes rattachés 400 000 autres créanciers 90 000
banque 158 000
Total 1 323 800 1 323 800
Infos complémentaires :
- la valeur de fond commercial est estimée à 100 800 DT
- un matériel inscrit (ITMO) pour 18 000 à une valeur réelle de 10 200 DT
- une dépréciation de 50% doit être constatée sur un lot de marchandises de 12 000 DT
- un client qui nous doit 10 000 DT ne payera pas, aucune provision n'a été constituée
Travail à faire :
1. déterminer l'actif net comptable corrigé de l'entreprise (ANCC);
2. calculer la valeur mathématique comptable (VMC) et la valeur mathématique intrinsèque (VMI)
, sachant que la valeur nominal de l'action de la société "ABC" est de 100 DT
1. le calcul de l'ANCC :
ANCC = Total actif - actif fictif - dettes - les moins / +plus-value latentes
ou bien
ANCC = Capitaux propres (après affectation de résultat on diminue les dividendes le cas échéant)
- actifs fictifs - les moins / +plus-value latentes
Première méthode :
Deuxième méthode :
donc
VMC = = 193,9
(nombre de titres 400 000 / 100 = 4000 titres)
= 207,5
VMI =
2.1.7. Exercice d'application n° 2 : L'évaluation par la méthode patrimoniale
Renseignements complémentaires :
Correction :
calculs préalable :
55 720 000
= 185,73 DT
VMI de l'action = 300 000
2.2. Valorisation par la rentabilité ou les méthodes de capitalisation:
- Actualisation des dividendes distribué prévisionnel (on dit aussi on procède à la capitalisation
du dividende) en considérant un nombre infini de période Valeur financière
En effet, la logique de l’acquéreur des titres d’une entreprise peut être motivée en fonction de
deux objectifs :
Elle est obtenue en capitalisant au taux de rentabilité choisi (t), le bénéfice net courant (B)
(résultats net ajusté) de l’entreprise :
𝐵×100
𝐴=
𝑡
Travail à faire :
Déterminer la valeur de rendement (VR) de la société AMS
Réponse :
Si la valeur patrimonial est inférieur à la valeur de rendement cela signifie que l’entreprise a
engagé un investissement important;
2.2.3. Correction du résultat :
Les ajustements à apporter au résultat ont pour objectif de s’approcher au bénefice réel
dégagé par l’entreprise.
Le résultat net dégagé par AMS intègre un terrain vendu à 75 000 DT dont la VNA est de40
000 DT
Travail à faire :
Déterminer la nouvelle valeur de rendement (VR) de la société AMS ?
Réponse :
Avec i > g
Le taux d’actualisation utilisé correspond au coût des capitaux propres ou taux de la
rentabilité exigé par les actionnaires.
Précision :
La valeur financière est calculée en tenant compte la retenue à la source (IS et IR le cas
échéant) 15% (article 19 du code générale des impôts).
2.2.6. Exemple d’application
Si vous avez un dividende distribué de 100 combien le montant à retenir pour le calcul de la
VF?
Réponse :
Le résultat courant retraité et moyen des trois derniers exercices s'élève à 5 500 000DT
pour la société
anonyme "BETA" dont le capital social comprend 300 000 actions.
nous supposons que les résultats futurs vont se maintenir au cours des prochaines périodes.
le PER moyen des derniers mois du secteur d'activité auquel appartient la société s'élève à 12
Question :
Solution :
5 500 000
Résultat courant moyen par action : = 18,33
300 000
L’évaluation consiste à calculer la valeur actuelle, notée 𝑉0 des cash-flows 𝐶𝐹𝑖 générés par
l’entreprise au cours d’une période n
𝑛
𝐶𝐹𝑖 𝑉𝑇
𝑉0 = ∑ +
(1 + 𝑘)𝑖 (1 + 𝑘)𝑛
𝑖=1
Le taux d’actualisation noté k, représente la rentabilité exigé par les actionnaires majoré
d’une prime de risque (appelé également coût de capital).
2.3.1. Les étapes de l’évaluation par la méthode des flux de trésorerie actualisés
- Frais financiers
- Investissement
+Nouveaux emprunts
On retient la durée sur laquelle les prévisions semblent possibles. Généralement, ces
prévisions sont établies sur un horizon relativement court (de 3 à 5 ans);
2.3.4. Le taux d’actualisation :
L’actualisation est l’inverse de la capitalisation, or les deux principe sont basé le même taux :
Le k dit coût de capital peut être calculé par le coût moyen pondéré du capital (CMPC);
𝐷
CMPC =𝑘 𝐶𝑃 +𝑘
𝑝 𝐶𝑃+𝐷 𝑑 𝐷+𝐶𝑃
𝐶𝑃 : Capitaux propres
𝐷 : Dettes
Le 𝑘𝑝 dit coût des capitaux propres ou la rentabilité exigée par les actionnaires peut être
calculé par deux méthodes :
• Première méthode (méthode Gordon Shapiro):
𝑘𝑝 = 𝐷1 + g
𝑉0
Avec
𝐷1 = premier dividende
𝛽𝐶𝑃: La beta que représente la volatilité entre la rentabilité des titres avec la rentabilité du
marché
Précision :
Formules importantes :
𝐶𝑜𝑣(𝑅𝑚,𝑅𝑥)
- Coefficient 𝛽𝐶𝑃 = 𝜎(𝑅𝑚)
avec Rm la rentabilité du marché et Rx la rentabilité de
l’action
𝐼1−𝐼0
- Rentabilité du marché (Rm) = avec la valeur de l’indice du marché auquel il
𝐼0
appartient le titre
- Rentabilité de l’action (Rx) = 𝐶𝑜𝑢𝑟1−𝐶𝑜𝑢𝑟0
𝐶𝑜𝑢𝑟 0
- Rf le taux sans risque correspond taux de rémunération des bons de trésor
Interprétation du coefficient de Beta
Le coefficient bêta mesure dans le MEDAF la relation qui existe entre les variations de
rentabilité de l’entreprise et les variations de l’indice de marché. C’est donc une mesure de
sensibilité des fluctuations de la valeur à celles du marché.
L’estimation du bêta repose sur une analyse historique des relations entre les fluctuations du
cours d’une action et celles du marché.
- Bêta supérieur à 1
Un bêta supérieur à 1 indique que le cours du titre aura tendance à varier avec plus
d'amplitude que le cours du marché :
Cela signifie que si le marché (= un ensemble de titres, comme le MASI) prend 2% le
titre prendra plus de 2%, et si le marché perd 2%, le titre perdra plus de 2%.
Rapidement on comprend que plus le bêta est élevé plus le risque de gagner
"beaucoup" ou de perdre "beaucoup" est élevé.
- Bêta compris entre 0 et 1
Un bêta compris entre 0 et 1 indique que le cours du titre aura tendance à varier
moins fortement que le cours du marché. (le marché prend 1,5%, le titre prend
seulement 1% par exemple).
- Bêta égale à 0
Lorsque le bêta est égale à 0 cela signifie que le cours du titre ne suit aucunement celui
du marché, mais que celui-ci est fixé : par exemple un bon du trésor (taux fixéqui ne
varie pas).
- Bêta inférieur à 0
Un bêta inférieur à 0 signifie que le cours du titre varie à l'inverse que celui du marché
: si le cours du marché augmente, le cours du titre ou portefeuille en question diminue,
et inversement.
2.3.5. L’évaluation de la valeur terminale :
La valeur terminale représente souvent une part importante de la valeur de l’entreprise, plus
l’horizon retenu est court plus la valeur terminale pèsera lourd sur l’évaluation de l’entreprise.
Le calcul sera basé sur l’actualisation de cash-flow, en déterminant le cash-flow projeté à l’infini
et actualisé au CMPC.
La méthode la plus souvent utilisé consiste le dernier cash-flow sur une durée infini sans ou
avec taux de croissance
1−(1+𝑖)−𝑛
- Vt= 𝐶𝐹 ∗ Vt = 𝐶𝐹
𝑖 𝑖
Quand n ∞
1−(1+𝑖)−𝑛 𝐶𝐹
- Vt = 𝐶𝐹𝑛 avec i>g Vt =
𝑖−𝑔 𝑖−𝑔
Avantages inconvénients
- Très orientée à l’avenir ; - Les petites et moyennes entreprise ne
- Pratiquement toujours applicable; peuvent pas être objet d’évaluation par
- Tient compte de la politique cette méthode suite à la difficulté de calcul
d’investissement et du risque individuelde le coefficient de BETA qui est basésur une
l’entreprise. Permet dès lors d’obtenir une historique du marché financier cequi n’est
solution individualisée adaptée à la pas le cas pour les PME non cotées
situation ; - Procédé de calcul exigeant étant donné
- Permet le contrôle des liquidités futures qu’il nécessite des données
et donc de la possibilité de financer des prévisionnelles (éventuellement au
stratégies. Identifie dès lors les risques moyen d’un procédé de prévision) ;
correspondants ; - Evaluation craignant les risques ;
- Détermine l’avantage fiscal de la part de - Problème pour le calcul de la valeur finale
financement étranger. étant donné qu’il n’existe pas de définition
homogène du free cashflow à escompter
et que les prévisions des futures entrées
de fonds restent vagues.
2.3.8. Exercice d'application n° 1 : le calcul du coût de capital
Sur les 12 derniers mois, les rentabilités mensuelles ont été collectées sur les actions A et B et
sur l’indice
représentatif du marché (MASI).
Indice
Mois MASI Action "A" Action "B"
30/01/2016 2,26% 0,67% 4,95%
29/02/2016 -2,39% -2,30% -7,14%
31/03/2016 2,69% -6,63% -6,28%
30/04/2016 1,35% 6,52% -3,37%
31/05/2016 -0,13% -3,19% -2,82%
30/06/2016 1,73% 2,03% 9,03%
31/07/2016 2,30% 1,70% -4%
31/08/2016 -1,45% 1,64% -5,75%
30/09/2016 1,29% -9,57% 3,19%
31/10/2016 1,82% 3,70% 11,21%
30/11/2016 2,25% 1,60% 2,90%
- Informations complémentaires
Prime de
taux des bons de
Capitaux propres Dette (en Coût de la risque
Entreprise trésor du dernier
(en KDT) KDT) dette de
trimestre
marché
A 25 000 100 7%
4,50% 8%
B 30 000 200 9%
Questions :
10%
y = 0,9425x - 089
5%
0%
Action A
-10%
-15%
Masi
15%
10%
y = 1,2986x - 069
5%
Action B
Action "B"
0% Linéaire (Action "B")
-4, 00% -2% 0 % 2% 4% 6% 8% 10%
-5%
-10%
Masi
Les pentes (coefficient directeur) des deux droites d’ajustement confirment les bêtas
calculés.
TSR 4,50%
βa 94,25% Kp (A) = 12,04%
PRM 8%
TSR 4,50%
βa 129,86% Kp (B) = 14,89%
PRM 8%
Nous concluons que plus le Beta est élevé plus la rentabilité exigé par les actionnaires est élevée.
5. calcul le coût de capital à appliquer dans le cadre de l'évaluation des deux
sociétés.
La formule de calcul du coût de capital soit :
𝐶𝑃 𝐷
CMPC =𝑘 𝑝 𝐶𝑃+𝐷 + 𝑘𝑑 𝐷+𝐶𝑃
Entreprise A Entreprise B
CP 25 000 30 000
Kp 12% 15%
D 100 200
Kd net de l'IS 3% 3%
Un cabinet d'évaluation a réuni les informations suivantes, pour les 5 prochains exercices,
dans la perspective d'une acquisition de l'entreprise SEGMA (dont le capital social est
composé de 200 000 action (somme en KDT)
Question :
Correction :
Généralement, Les valeurs obtenues par l’approche patrimoniale différente des valeurs
obtenues par les méthodes basées sur la notion d’actualisation (approche par la rentabilité et
celle de DCF).
La méthode de goodwill dite mixte par ce que il s’agit d’une l’évaluation basé sur un
combinaison à la fois la dimension patrimoniale et a la fois la dimension de la capacité de
dégager des bénéfice d’où l’appellation des méthodes intermédiaires ou mixtes.
Cette différence trouve son explication dans la capacité de l’entreprise de générer la valeur
« le Goodwill » ou détruire de la richesse « Badwill ».
La valeur patrimoniale s’applique mal aux entreprises à forte croissance dont la valeur
patrimoniale est faible (cas d’une entreprise de prestation de services).
2.4.2. la différence entre la valeur comptable et la juste valeur :
La juste valeur : il s’agit d’une notion introduite par les normes comptables internationale (IAS-
IFRS).
Il implique l’utilisation en comptabilité du principe de l’évaluation des actifs et des dettes selon
leur valeur de marché ou, si celle-ci n’est pas disponible, selon le modèle de l’actualisation des
flux futurs espéré (la méthode de DCF).
Création de valeur = la juste valeur ou valeur de marché – la valeur comptable nette
2.4.3. la valeur de l’entreprise selon la philosophie du goodwill:
Selon l’approche de goodwill, la valeur de l’entreprise n’est pas toujours égale à la différence
entre la somme des actifs moins les dettes.
Il est nécessaire d’y ajouter des actifs immatériels non comptabilisé appelé goodwill
Nous pouvons citer :
Nombre de clients qualité des clients clientèle potentiel, fidélité de la clientèle, la part de
marché….
Le principe de cette méthode consiste à ajouter à l’actif net comptable corrigé (ANCC) une
survaleur censée représenter la valeur de ces éléments incorporels (cité ci-dessus).
VE = ANCC + Goodwill
Précision :
ANCC peut être pris avec ou sans éléments incorporels (selon l’hypothèse précisé dans
l’exercice ou l’examen).
L’approche basée sur le goodwill est décomposé en plusieurs méthodes, nous citons à titre
indicatif :
i : taux d’actualisation
AE : actif d’exploitation
Plusieurs variantes de calcul des actifs investis sont souvent retenue notamment:
Actif réel (avec ou sans prise en compte de fond commercial avec les immobilisations
incorporelles) + retraitements - fiscalité différée + économie d’impôt.
Sont l’ensemble des biens utilisés par l’entreprise (outil économique) financé par les capitaux
permanents.
La VSB est l’ensemble des biens utilisé pour les besoins d’exploitation y compris les biens
prêtés, loué dans le cadre d’un contrat de crédit-bail;
A ajouter :
Sont exclus :
– les éléments d’actif fictif ainsi que les écarts de conversion actif ;
Précision :
Valeur utilité : La valeur d'utilité d'un actif ou d'une unité génératrice de trésorerie (UGT) au
sens des normes comptable IAS IFRS correspond à la valeur actuelle des flux futurs générés
par l'utilisation de l'actif et donne une estimation de sa valeur de marché. La détermination de
la valeur d'utilité d'un actif fait appel à la méthode d'actualisation des flux de trésorerie
disponibles à travers la prise en compte des flux générés par l'actif.
Il s’agit des résultats net courant retraité moyen pondéré des trois derniers exercices ou le
résultat prévisionnel déterminé à partir du business plan
L’estimation des bénéfices prévisionnels nécessite de corriger le résultat net afin de déterminer
les bénéfices annuels futures dans les conditions les plus proche possible à la réalité.
Les ajustements à apporter au résultat ont pour objectif de s’approcher au bénéfice réel
dégagé par l’entreprise.
Ces retraitements ont une incidence sur l’impôt sur le résultat, ils entraîneront une diminution
ou augmentation de l’impôt (IS ou IR le cas échéant).
Le résultat courant après impôt ajusté doit être harmonisé en fonction de l’actif d’exploitation
en ce qui concerne la prise en considération des charges relative à l’endettement.
Ce taux représente le taux de rendement exigé par les investisseur sur le marché financier
pour accepter de détenir les titres présentant un degré de risque équivalent à celui de
l’entreprise évaluée;
CMPC
VSB
VR = B/i
Comme GW = 𝑉 − 𝐴𝑁𝐶𝐶 𝑑
𝑉𝑅 − 𝐴𝑁𝐶 2
𝐷𝑜𝑛𝑐 𝐺𝑊 =
𝑉𝑅 − 𝐴𝑁𝐶𝐶
𝑉𝐸 = 𝐴𝑁𝐶𝐶 +
2
2.4.6. Méthode des anglo-saxons
La rente de goodwill (ou surprofit) est calculé par rapport :
- CB : capacité bénéficiaire
- i : CMPC
𝐶𝐵 −𝑡×𝐴𝑁𝐶𝐶
- 𝐺𝑊 =
𝑖
𝐶𝐵 − 𝑡×𝐴𝑁𝐶𝐶
𝑉𝐸 = 𝐴𝑁𝐶𝐶 +
𝑖
2.4.7. Exercice d’application n°1 :
Infos complémentaire :
- les immobilisations corporelles utiles à l'exploitation ont une valeur d'utilité estimée à 2 000
- la société utilise une machine acquise en crédit-bail dont une valeur d'usage est estimée à
250
Solution :
ANCC exploitation :
Capitaux prores 2 500
+ mois value - 200
(2000-2200)
ANCC 2 300
Vous disposez du bilan (après affectation du résultat) et du compte de résultat simplifiés de la société anonyme
ALLIANCE
Nécessaire à
Immobilisation Hors exploitation
l'exploitation
VNA 6 500 000 500 000
Valeur vénale 6 000 000 1 750 000
Valeur d'utilité (a) 7 900 000 -
a : dont amortissable 5 000 000
Compte de résultat :
Charges montant Produits Montant
charges d'expl 16 500 000 chiffre d'affaire 17 700 000
charges fin 320 000 Autres produits d'explo 300 000
charges excepti 590 000 produits exceptionnel 650 000
IS 420 000
bénéfice 820 000
Total 18 650 000 Total 18 650 000
Infos complémentaires :
- les provisions pour risque et charges ne concernent pas l'exploitation
- le besoin en fond de roulement normatif représente 60 jours de chiffre d'affaire
- Taux d’intérêt :
- Taux de rendement exigé des capitaux propres 10%
- Taux moyen d’intérêt des emprunts 9%
- Taux moyen d’intérêt des dettes commerciales 2%
- Taux de rendement exigé des actifs 4%
- les charges d'exploitation comprend correspondant aux dotations d'amortissement 1 200 000
- La consommation annuelle des avantages des immobilisations amortissables
d’utilité.
est estimée au cinquième de leur valeur
- taxe professionnelle assise sur les biens hors exploitation 65 000
- les charges financière comprennent les éléments suivants :
- intérêt des dettes financière 280 000
- intérêt des dettes d'exploitation 40 000
- le taux de l'IS est de : 30%
Travail à faire :
1. calculer ANCC
2. évaluer l'entreprise en estimant le goodwill en fonction de l'ANCC
3. évaluer l'entreprise en estimant le goodwill en fonction de CPNE
4. évaluer l'entreprise en estimant le goodwill en fonction de VSB
(NB : ne pas tenir compte de la fiscalité
différée)
1. calcul de l'ANCC
avec i : pour le cas d’ANCC on utilise le coût des capitaux propres soit 10%
3.2. CPNE
avec i : pour le cas de CNPE on utilise le coût moyen pondéré des ressources LT
(on prend les [Link] corrigé qui correspond à l'ANCC)
4.2. VSB
1 − (1 + 𝑖)−𝑛
𝐺𝑊 = 𝑅𝐺𝑊 ∗
𝑖
avec i : pour le cas de CNPE on utilise le coût moyen pondéré des ressources LT
soit i = 10% x 6 350 + 9% x (1-30%) x 3 000+(1-30%) x 1 820
NB : les dettes diverses n’ont pas un coût, de ce fait
ne seront pas prise en considération dans le calcul de
CMPC 6 350 + 3 000+1 820
taux d'actualisation de la RGW 7,61%
Il s’agit des méthodes d’évaluation les plus prisées par les professionnels de la finance et de
l’ingénierie financière pour valoriser les entreprises non cotées (tel que les PME).
L’approche analogique est fondée sur la valorisation d’une entreprise par référence à des
sociétés comparables dont la valeur est connue, soit parce qu’elles sont cotées en Bourse.
On rapproche les ratios de la société étudiée avec d’autres sociétés aussi semblables que
possible (même activité, même compartiment de marché, même risque, etc.).
La méthode des comparables est fondée sur le prix auquel des sociétés comparables sont
négociées sur le marché.
2.5.2. Les différents multiples :
Le PSR permet d’approcher la valorisation d’une société par sa part du marché, appréhendée
à travers les ventes, indépendamment de sa structure financière ou de sa rentabilité.
Ce multiple n’est vraiment pertinent que si les sociétés de l’échantillon présentent des
rentabilités d’exploitation, un rythme de croissance de leur activité ou encore une dimension
opérationnelle comparables à ceux de la société à évaluer.
Ce multiple permet de déterminer le nombre de fois où le chiffre d’affaires est intégré dans la
valeur économique d’une société.
𝑉𝐹𝑃𝐶𝑖𝑏𝑙𝑒
𝐶𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑙′𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐶𝑖𝑏𝑙𝑒 =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
𝑉𝐹𝑃𝐶𝑖𝑏𝑙𝑒
𝐶𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑙′𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐶𝑖𝑏𝑙𝑒 =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
𝑉𝐹𝑃𝐶𝑖𝑏𝑙𝑒
𝐶𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑙′𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐶𝑖𝑏𝑙𝑒 =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
[Link]. Le multiple de Résultat net ou de PER :
Ce multiple est le plus populaire bien qu’il soit moins fiable que le multiple d’EBITDA ou d’EBIT,
car le bénéfice net comparable subit une distorsion créée par la politique d’amortissement,
l’incidence d’éléments exceptionnels ou l’application de normes différentes de présentation
des comptes.
2.5.3. les critères de choix des échantillons :
ETTIJARIA est une entreprise non coté qui exploite des supermarchés et des hypermarchés
dans le nord du royaume Sa valorisation par comparaisons boursières doit s’appuyer sur un
référentiel de sociétés cotées du secteur de la grande distribution.
L’échantillon retenu se compose de deux sociétés, DELTA NEGOCE et SEGMA MARKET,
pour lesquelles on dispose des informations suivantes :
Chiffres clés des sociétés comparables (montants en KDT)
DELTA SEGMA
Société
NEGOCE MARKET
Capitalisation boursière 25 867 6 387
Dettes nettes 2015 9 021 4 008
2015 68 730 22 843
Chiffres d'affaire
2016 71 362 23 961
2015 4 675 1 461
EBITDA
2016 5 114 1 596
2015 3 025 969
EBIT
2016 3 316 1 081
2015 1 699 491
Résultat net corrigé
2016 1 921 552
Les prévisions d’agrégats de compte de résultat sur ETTIJARIA sont les suivantes (montants
en KDT).
Société ETTIJARIA
2015 1 210
Chiffre d’affaires
2016 1 280
2015 79
EBITDA
2016 95
2015 64
EBIT
2016 77
2015 40
Résultat net corrigé
2016 50
Par ailleurs, la dernière prévision de dette nette au 31/12/2015 est de (- 20 KDT). Enfin, on
précise que le capital d’ETTIJARIA est composé de 6,768 Mille d’actions.
Calculez le cours moyen de l’action d’ETTIJARIA pour 2015 et 2016.
Correction :
Calculons d’abord la valeur d’entreprise (VE) des sociétés DELTA NEGOCE et SEGMA
MARKET :
Ce calcul nous permet maintenant de déterminer les multiples (VE/CA, VE/EBITDA, VE/
EBIT et PER), d’en déduire ensuite leurs moyennes respectives et de les appliquer aux
agrégats de la société cible à évaluer, nous calculons par la suite la valeur des fonds propres
puis de l’action de ETTIJARIA
Le modèle traditionnel de communication financière est sur fondée sur la publication des
comptes sociaux (résultat, CA, historique sur le marché boursier, évolution et développement
durant les derniers exercices comptables …).
L’objectif est de satisfaire les attentes les prochains investisseurs.
Ces indicateurs dits traditionnel ont été dépassé par la mise en place de nouvelles méthodes
ayant comme but de mesurer la création de valeur par l’entreprise pour leur actionnaire et
prochains investisseurs.
Le profit économique est une notion introduite par Marshall (1890) qui signifie une estimation
du surplus dégagé par une entreprise après déduction de l’ensemble des dépenses, y compris
le coût des capitaux engagés.
Il s’agit d’un indicateur de gestion introduit au début des années 1990 par le cabinet des
deux analystes financiers Joël STERN & Benett stewart;
EVA est un indicateur qui mesure et reflète le montant absolu de valeur créée ou détruite
chaque année pour l'actionnaire
Alors, la création de valeur = rentabilité réalisé sur le capital investi – coût des différent sources
de financement du capital investi
• En d’autre terme :
Pour calculer l’indicateur EVA, il est nécessaire de bien comprendre la définition de trois
éléments :
Rentabilité d’exploitation;
Coût moyen pondéré de capital;
Actif économique.
[Link]. La rentabilité d’exploitation (Return on invested capital )
La rentabilité économique est le rapport entre le résultat d’exploitation net et les ressources
utilisées ou capital employé soit :
Actif économique = somme des immobilisations + BFR
Ou
Capitaux investis = Capitaux propres + dettes
[Link]. Actif économique ou le capital investi :
Selon la vision financière : Les capitaux investis (CI) sont constitués des ressources apportées
par les actionnaires (capitaux propres) et créanciers (dette).
Dans la formule de l’EVA, les capitaux investis sont estimés non pas à une date précise mais
sur une période en calculant la moyenne des capitaux investis entre le début et la fin de
l’exercice comptable.
𝐶𝐼𝑑é𝑏𝑢𝑡+𝐶𝐼 𝑓𝑖𝑛
CI moyen =
2
Le coût des capitaux investis dans le calcul de l’EVA est mesuré par le coût moyen pondéré
du capital.
Est la moyenne des coûts (kCP et kD) de chaque source de financement (dette et capitaux
propres) pondérée par leur poids respectif dans la structure financière :
𝐷
CMPC =𝑘 𝐶𝑃 +𝑘
𝑝 𝐶𝑃+𝐷 𝑑 𝐷+𝐶𝑃
Est-ce que nous pouvons valoriser une entreprise par l’indicateur EVA?
𝑛
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑′𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒 = 𝐶𝐼 + ∑ 𝐸𝑉𝐴𝑡 + 𝑉𝑅𝑛
0
(1 + 𝐶𝑀𝑃𝐶)𝑡 (1 + 𝐶𝑀𝑃𝐶)𝑇
𝑡=1
Avec VR = 𝐸𝑉𝐴𝑛
(𝐶𝑀𝑃𝐶)
La Market Value Added (MVA) est un indicateur boursier qui a pour objectif de donner une
information sur la valorisation par le marché financier;
Il s’agit d’une comparaison entre les ressources apportées par les actionnaires et créanciers
(valeur de marché financier) par rapport à leur valeur (historique) enregistrée en comptabilité;
Cette comparaison nous permet mesurer une valeur crée par l’entreprise sur le marché
financier;
Il se calcule en actualisant les flux d’EVA anticipés pour chaque année considérée au coût
du capital.
𝑛
𝐸𝑉𝐴𝑖
𝑀𝑉𝐴 = ∑
(1 + 𝑘)𝑖
𝑖=1
Lorsque les entreprises privilégient des stratégies et des investissements à EVA positive, l’effet
immédiat se traduit par la valorisation boursière des actions.
Une MVA positive reflète les anticipations favorables du marché dans la capacité du
management à lancer des projets à EVA positive ou autrement dit avec des rentabilités
supérieures au coût des capitaux utilisés pour y parvenir.
2.6.4. Exercice d'application : Valorisation d’une entreprise par EVA
Dans le cadre d’une prise de participation dans l’entreprise ABC un cabinet de consultants
vous fournit les documents financiers prévisionnels suivants :
Actif économique prévisionnel en KDT
Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Immobilisations 460 460 500 530 550 610 630
BFR 100 100 103 108 111 118 121
Capital investi 560 560 603 638 661 728 751
1. Déterminez la rentabilité des capitaux investis (ROIC) après impôts et le coût moyen
pondéré du capital ajusté de la fiscalité (CMPC) en 2005.
2. Établissez les prévisions d’EVA en supposant que le niveau du CMPC calculé en 2004
sera constant sur toute la période de prévision
3. Estimez l’EVA résiduelle sous l’hypothèse d’une rente perpétuelle sans croissance
4. Déterminez la valeur de l’entreprise ABC par la méthode d’actualisation des EVA
5. Calculer l'indicateur MVA de l'entreprise ABC
Solution :
1. calcul de ROIC
𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡 𝑑′𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (2005) ×(1 − 30%)
ROIC (Rex) =
𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑙 𝑖𝑛𝑣𝑒𝑠𝑡𝑖(2004)
CMPC = moyen des coûts des capitaux propres + coût des dettes
2. Établissez les prévisions d’EVA en supposant que le niveau du CMPC calculé en 2004
sera constant sur toute la période de prévision
L’Economic Value Added se calcule à partir des rentabilités et des coûts des ressources
3. Estimez l’EVA résiduelle sous l’hypothèse d’une rente perpétuelle sans croissance
Si les EVA sont supposées constantes sur un horizon très lointain, la valeur résiduelle en
2010 est donnée par l’expression suivante
𝐸𝑉𝐴2010
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑟é𝑠𝑖𝑑𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 =
𝐶𝑀𝑃𝐶
= 564,81
𝑛
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑′𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒 = 𝐶𝐼 +∑ 𝐸𝑉𝐴𝑡 + 𝑉𝑅𝑛
2004
(1 + 𝐶𝑀𝑃𝐶)𝑡 (1 + 𝐶𝑀𝑃𝐶)𝑇
𝑡=1
La formule ci-dessus est résolue dans Excel par l’utilisation de la fonction
VAN (taux ; valeur1 ; valeur2 ; …).
=C85+VAN(B53;C82;D82;E82;F82;G82;H82+H83)
= 1111,51
6. Calculer l'indicateur MVA de l'entreprise ABC
𝑛
𝐸𝑉𝐴𝑖
𝑀𝑉𝐴 = ∑
(1 + 𝑘)𝑖
𝑖=1
= 163,98
Deuxième partie :
Les opérations de
fusion – acquisition
« When the financial manager celebrates a wedding (or a divorce!) »
Pierre Vernimen
Introduction
- DSCG FINANCE 2 :
Une société peut être absorbée par une autre société, ou participer à la constitution d'une
société nouvelle par voie de fusion
- Vernimen « Corporate Finance » :
A merger is a combination of the assets and liabilities of two or more companies into a single
entity.
- Olivier Meier & Guillaume Schier « Fusions et acquisitions 3e édition » :
Entreprise
1
Entreprise
2
11
Entreprise
2
Rapprochements Rapprochements
entre firmes entre firmes entre firmes de entre firmes dont
concurrentes sur appartenant à des métiers les métiers n’ont
des champs stades différents complémentaires rien en commun
l’activité proches de la même filière dans l’objectif
d’étendre une
gamme d’offre ou
une clientèle
5. Selon la forme
5.1. Fusion absorption (Statutory merger)
Définition : Opération au terme de laquelle la société absorbée disparaît ; la totalité de son
patrimoine étant transmis à la société absorbante.
Effet de l’opération :
Opérations nécessaires :
Effet de l’opération :
Lorsque des sociétés absorbantes relevant de l’IS, réalise une prime de fusion qui correspond
à la plus-value sur sa participation dans la société absorbée, est comprise dans son résultat
fiscal ;
Les sociétés fusionnées ne sont pas imposées sur la plus-value nette réalisée à la suite
de l’apport ou de la cession de l’ensemble des éléments de l’actif immobilisé et des titres de
participation, à la condition que la société absorbante, ou née de la fusion respecte certaine
condition fixée par le même article ;
Le produit réalisé suite l’évaluation des stocks sur la base du prix du marché lors de l’opération
de fusion, est imposé entre les mains de la société absorbante.
• Présentation des derniers bilans arrêtés ; • Présentation des derniers bilans arrêtés ;
Le 01/08/2014, les sociétés A et B ont arrêté un projet de fusion, avec création d'une
société nouvelle C. La valeur nominale des actions de la société C est de 200.
Société A :
Amort &
Actif Brut Net Passif Montant
prov
Frais préliminaires 30 000 10 000 20 000 Capital (3000 300 000
Actions)
Mat et outillage 300 000 100 000 200 000 Réserves légale 30 000
Matière première 100 000 100 000 Autres réserves 110 000
Produits finis 110 000 110 000 Fournisseurs 10 000
Clients 14 000 2 000 12 000
Banque 8 000 8 000
Total 562 000 112 000 450 000 450 000
Société B :
Actif Passif
Brut Amort & prov Net Montant
Charges à répartir 21 000 14 000 7 000 Capital 300 000
(3000
Actions)
Matériel de 200 000 47 000 153 000 Réserves 5 000
transport légales
Société A Société B
Fonds commercial 42 000 Fonds commercial 70 000
Mat et outillage 190 000 Matériel de transport 150 000
Clients 10 000 Autres postes VCN
Autres postes VCN
Société A Société B
Fonds commercial 42 000 Fonds commercial 70 000
Mat et outillage 190 000 matériel de transport 150 000
Matière première 100 000 mobilier de bureau 110 000
Produits finis 110 000 marchandises 25 000
Clients 10 000 client 5 000
Banque 8 000 banque 65 000
apport mixtes 460 000 apport mixtes 425 000
apport à titre onéreux : frs - 10 000 Emprunt AEC - 50 000
apport purs et simple (apport net) 450 000 apport purs et simple (apport net) 375 000
𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑙 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑎𝑙
𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅′𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 =
𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑛𝑜𝑚𝑖𝑛𝑎𝑙 (200 DT)
4 125 actions
- Bilan de la société C
Amort &
Actif Brut Net Passif Montant
prov
Fond commercial 112 000 112 000 Capital social 825 000
Emprunt auprès des
Mat et outillage 190 000 190 000 étab de crédit 50 000
Mat de transport 150 000 150 000 FRS 10 000
Mob de bureau 110 000 110 000
Marchandises 25 000 25 000
Mat première 100 000 100 000
Pdt finis 110 000 110 000
Client 21 000 6 000 15 000
Banque 73 000 73 000
Total 891 000 6 000 885 000 885 000
Fusion - absorption : cas A absorbe B
- détermination de la parité
valeur de
nombre
Valeur fusion de
d'action
l'action
Valeur de fusion de B
Parité = 125 5
Valeur de fusion de A =6
150
Cela veut dire les actionnaires que de B échangent 6 actions contre 5 actions de A (sté absorbante)
4.1 Introduction
Ce sont des opérations de prises de contrôle d’entreprises cibles, réalisées par l’intermédiaire
d’un achat ou d’un échange d’actions.
Il s’agit d’une opération de prise de participation majoritaire par échange de titres : l’entreprise
initiatrice propose aux actionnaires de l’entreprise cible d’échanger leurs actions contre les
actions de l’entreprise initiatrice.
Résultat :
- Augmentation de capital pour émettre de nouveaux titres ;
- Les actionnaires de la cible qui ont accepté l’échange deviennent actionnaires
de la société initiatrice ;
- La société cible devient une filiale de l’initiatrice.
Question :
Quelle la différence entre une opération acquisition par échange d’action et opération de fusion
(cas d’absorption) ?
Réponse :
Théoriquement, l’utilité d’une opération d’une fusion ou acquisition est la perspective d’un
gain économique.
Pour une entité A, la possibilité d’achat de l’entité B est justifiée si et seulement si les deux
entreprises ensemble valent plus que séparément.
Les synergies obtenues suite à une opération de fusion - acquisition seront traduites par la
réalisation un gain financier.
il faut prendre en considération certains critères pour bien mener le calcul du gain financier:
la valeur de la cible doit être calculée de manière indépendante
Calcul des modifications des flux de liquidités entraînées par la fusion pour ne
pas réaliser une fusion en raison d’une surestimation du gain net (prévisions des
flux trop optimistes).
Calcul du gain financier résultant des synergies obtenues :
𝑖=1 (1+𝑖)𝑡
Avec ∆𝐹𝑇 les flux de liquidité marginale à la date t associé à l’opération de fusion acquisition
et i le taux d’actualisation (entreprise cible).
4.6. Application du critère de la valeur actuelle nette (VAN)