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Épidémiologie 2004 : Maladies et Tendances

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S I TU AT I O N E P I D E M I O L O G I Q U E D E L ’ AN N E E 2 0 0 4

S UR L A B AS E DE S C AS DE C L ARE S A L' I. N. S . P .

INTRODUCTION Figure 1 :
REPARTITION DES DECLARATIONS PAR
L’année 2004 se caractérise par : GROUPE DE MALADIES - ANNEE 2004

- une diminution des maladies à transmission


hydrique (22,8 cas/100.000 hbts) exclusivement PEV 8,0% ZOONOSES
53,7%
en rapport avec une chute de l’incidence des AUTRES
4,3%
dysenteries et des toxi-infections alimentaires
collectives ;
- une nette augmentation des cas de coqueluche ; MTH 20,6%
- une augmentation générale des zoonoses MGTES TRACH
11,0% 2,4%
notamment de la brucellose, la leishmaniose
cutanée et la rage humaine.

Figure 2 :
L E S M AL AD I E S A T R AN S M I S S I O N LES M ALADIES A TRANSM ISSION HYDRIQUE
HYDRIQUE (M.T .H.) - ANNEE 2004

Globalement, on assiste à une diminution de Typhoide


17,5%
l’incidence des maladies à transmission hydrique que
l’on comptabilise ou non les toxi-infections Dysenterie
21,5%
alimentaires collectives. Ainsi en 2004, ce taux est
de 22,8 cas pour 100.000 habitants en considérant
TIAC 51,1%
l’ensemble des maladies de ce groupe versus 27,79
HVA 9,9%
cas pour 100.000 habitants en 2003 ; en excluant le
groupe des toxi-infections alimentaires, il est de 10,5
cas pour 100.000 habitants (2003 : 11,67).

L’incidence de la fièvre typhoïde observe une légère Figure 3 :


baisse par rapport à l’année 2003 et s’inscrit dans une
INCIDENCE ANNUELLE DE LA FIEVRE
diminution globale de la fréquence de survenue de TYPHOIDE ANNEES 1985-2004
cette affection (cf. figure 3) ; elle est de 3,75 cas pour T aux/100.
000 hbts
100.000 habitants versus 3,51 en 2003.
25
20
La wilaya de Batna se démarque nettement des autres
avec un taux régional près de neuf fois plus élevé que 15
le taux national. Cette incidence est également en 10
nette augmentation par rapport à 2003 : 32,73 cas 5
pour 100.000 habitants en 2004 versus 6,54 en 2003.
0
Ce taux est lié à une épidémie qui a sévi entre juillet
et août, l’incidence maximale ayant été observée Années
durant le mois d’août avec 26,35 cas pour 100.000
habitants [1].
2 R.E.M. , Vol XV, An 2004

Cette épidémie est due à une cross-connexion ayant Figure 4 :


entraîné une contamination du réseau d’eau potable et
INCIDENCE MENSUELLE DE LA FIEVRE
des puits. Les cas ont été localisés à la ville de Batna
TYPHOIDE - 2004
et plus particulièrement un de ses quartiers, le
1,4
quartier « Zeddam » (60 % des cas).

Taux/100.000 hbts
1,2
Ouargla qui avait enregistré une incidence élevée en
2003 (24,83) a vu chuter celle-ci en 2004 (9,37). A 1

noter toutefois, que celle-ci reste encore importante. 0,8


0,6
0,4
Les autres wilayas qui notifient des taux régionaux
0,2
conséquents sont Tiaret (9,70), Béjaïa (7,80), Sétif
0
(7,68), Khenchela (7,53), Bordj Bou Arreridj (7,28). JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC
Mois

Entre juillet et septembre, l’incidence cumulée de la


fièvre typhoïde (58,1 %) a représenté près des deux Figure 5 :
tiers de l’incidence annuelle.
INCIDENCE ANNUELLE DES DYSENTERIES
ANNEES 1985-2004
Toutes les tranches d’âge observent une incidence Taux/100.0
00 hbts
supérieure à 1 cas pour 100.000 habitants avec
25
néanmoins un maximum chez les 10-19 ans (11,53),
les 20-29 ans (5,00) et les 5-9 ans (4,14). 20
15
- RELATIVE STABILITE DE L’INCIDENCE 10
ANNUELLE DE LA FIEVRE TYPHOIDE - 5
0

La diminution de l’incidence des dysenteries amorcée Années


en 2002 se poursuit avec 4,63 cas pour 100.000
habitants. Figure 6 :
Les taux régionaux les plus élevés sont observés INCIDENCE MENSUELLE DES DYSENTERIES
essentiellement dans le sud et certaines wilayas ANNEE 2004
limitrophes. El Tarf, située sur le littoral, fait 0,7
exception à la règle puisqu’elle enregistre une
Taux/100.000 hbts

0,6
incidence de 50,17 cas pour 100.000 habitants. A 0,5
noter cependant, que celle-ci est en baisse constante 0,4
depuis 2002 où elle était de 84,18 cas pour 100.000 0,3
habitants. 0,2
0,1
Les zones endémo-épidémiques sont localisées à 0
JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC
Tamanrasset (175,69), Adrar (110,38), El Tarf M o is
(50,17), Naâma (29,22), Béchar (22,59), Ouargla
(17,50) et El Oued (11,69 cas/100.000 hbts). Toutes
les wilayas citées ont observé une diminution de leur Figure 7 :
incidence à l’exception de Tamanrasset et El Oued. INCIDENCE ANNUELLE DES HEPATITES
A Tamanrasset, le taux régional a connu une ANNEES 1985-2004
T aux/100.0
importante élévation à partir de septembre 2004 avec 00 hbts
néanmoins une incidence de base élevée. Le pic 30
épidémique a été observé en mars avec 30,41 cas 25
pour 100.000 habitants. 20
Quant à la wilaya d’El Oued, le point culminant de 15
l’épidémie a été enregistré en janvier avec 5,20 cas 10
pour 100.000 habitants. D’août à décembre, aucun 5
cas n’a été notifié ainsi qu’entre mars et avril. 0

L’incidence mensuelle nationale n’a pas connu Années


d’importantes variations puisqu’elle a oscillé entre
0,23 et 0,59 cas pour 100.000 habitants.
R.E.M. , Vol XV, An 2004 3

Les tranches d’âge touchées sont dans l’ensemble Figure 8 :


inhabituelles, puisque les taux spécifiques par âge les
CLASSIFICATION DES HEPATITES VIRALES
plus importants, en dehors des 0-4 ans qui notifient
SELON LE VIRUS - ANNEE 2004
toujours l’incidence maximale (13,56), sont
enregistrés chez les 50-59 ans (6,04) et les 20-29 ans
Ind. HVA
(5,48), 6,8% 25,6%

HVC
- POURSUITE DE LA COURBE DESCENDANTE 20,0%
DES DYSENTERIES AMORCEE EN 2002 -

Le taux d’incidence des hépatites virales, tous types HVB


47,6%
confondus, est stable avec 6,56 pour 100.000
habitants (6,6 en 2003).
Les hépatites virales A, confirmées virologiquement, Figure 9 :
représentent le quart de l’ensemble des hépatites. A
INCIDENCES DE L'HEPATITE VIRALE A
noter toutefois que pour le calcul de l’incidence, nous ANNEES 2001-2004
avons comptabilisé dans le groupe des hépatites A, T aux/100.0
celles pour lesquelles le virus a été retrouvé et celles 00 hbts
pour lesquelles il n’a pas été précisé le type 5
virologique. 4
En 2004, On ne note pas de variation notable de
3
l’incidence des hépatites virales A (cf. Figure 9) avec
2,12 cas pour 100.000 habitants (2,07 en 2003). 2
Le pic saisonnier est observé durant la période 1
hivernale (octobre-janvier).
0
Années
Les wilayas les plus touchées sont El Bayadh (23,79),
Ghardaïa (14,66), El Tarf (14,52), Mascara (10,01),
Illizi (8,15), Saïda (8,09) et Naâma (6,41). Figure 10 :
INCIDENCE M ENSUELLE DES HEPATITES
Les classes modales sont représentées par les 5-9 ans VIRALES A - ANNEE 2004
et les 0-4 ans avec respectivement 7,39 et 5,13 cas
0,6
pour 100.000 habitants.
Taux/100.000 hbts

0,5

- SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE STABLE 0,4


POUR L’HEPATITE VIRALE A - 0,3
0,2
0,1
Le taux national des intoxications alimentaires 0
collectives est en baisse par rapport à 2003 avec JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC

M o is
12,31 cas pour 100.000 habitants (16,01 en 2003).
Dix wilayas déclarent plus de 20 cas pour 100.000
habitants. Ce sont en majorité des wilayas du sud et Figure 11 :
des hauts-plateaux, notamment : Illizi (214,65), INCIDENCE ANNUELLE DES TIAC
Béchar (83,91), Ouargla (51,03), Saïda (48,86), ANNEES 1999-2004
T aux/100.0
Guelma (45,96), Tamanrasset (39,19), Ghardaïa 00 hbts
(28,40), Chlef (27,39), M’Sila (26,66) et Bouira 25
(26,16).
20
Les pics épidémiques sont observés durant la saison
estivale avec une incidence cumulée de 8,04 cas pour 15

100.000 habitants entre les mois de juin et septembre. 10


Dans la majorité des cas, les foyers sont survenus lors 5
de regroupements familiaux (mariage, fiançailles…) 0
et sont dus à la consommation de pâtisseries et/ou de
viandes contaminées préparées le plus souvent à la Années
maison. A noter, cependant quelques cas survenus
4 R.E.M. , Vol XV, An 2004

dans des internats ou des cantines collectives Figure 12 :


(université, école…).
INCIDENCE ANNUELLE DE LA ROUGEOLE
ANNEES 1985-2004
Les incidences maximales sont observées chez les 20- Taux/100.0
00 hbts
29 ans (22,69) et les 10-19 ans (22,05), suivis des 50-
80
59 ans (11,32). Les deux sexes sont également
touchés, le sex-ratio est de 1. 60

40

20
L E S M AL AD I E S D U P E V
0
Malgré la mise à jour récente du calendrier vaccinal
qui prévoit notamment des rappels réguliers, on Années

continue à enregistrer des cas de maladies cibles du


PEV chez des enfants ou des adultes jeunes qui
devraient normalement être protégés. Pour ne pas Figure 13 :
revivre les épidémies de diphtérie et de rougeole des
années précédentes, il faut rester vigilant et peut être INCIDENCE MENSUELLE DE LA ROUGEOLE
ANNEE 2004
renforcer l’immunité de la population en élargissant
les lieux de vaccination : milieux scolaire, 2
professionnel…
Taux/100.000 hbts 1,5

Le taux d’incidence de la rougeole a pratiquement été


1
divisé par cinq avec 8,31 cas pour 100.000 habitants
(40,09 en 2003). 0,5
Trois wilayas ont déclaré d’importants foyers durant
l’année 2004 : Ghardaïa (71,76), Annaba (59,32) et 0
JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC
El Tarf (49,41). Mois

Pour Ghardaïa, le pic épidémique a été observé,


comme l’année précédente, en avril avec 22,29 cas
Figure 14:
pour 100.000 habitants (33,38 en 2003) mais
l’élévation de l’incidence a débuté en janvier. A partir
de juillet, on assiste à une chute brutale de INCIDENCE ANNUELLE DE LA COQUELUCHE
l’incidence. T aux/100.0
ANNEES 1985-2004
A Annaba, l’incidence annuelle a été multipliée par 7 00 hbts
en 2004. L’épidémie s’est déclarée en mars et s’est 2
terminée en juin, le point culminant ayant été observé 1,5
en avril avec 22,11 cas pour 100.000 habitants.
(96,20). La majorité des cas durant cette période 1
provenait de la commune de Annaba. 0,5

La wilaya d’El Tarf a vu son incidence multiplier par 0

dix en 2004. L’épidémie a été brève puisqu’elle s’est Années


étalée sur deux mois avec un taux d’attaque de 20,88
cas pour 100.000 habitants en juin.
- les 10-19 ans : 17,44 cas pour 100.000 habitants.
Les autres wilayas qui observent des taux régionaux
élevés sont El Bayadh (24,88), Boumerdès (23,69), - CHUTE IMPORTANTE DE L’INCIDENCE DE
Saïda (17,80), Tizi Ouzou (14,13), Bouira (13,88), LA ROUGEOLE -
Naâma (12,83) et Ouargla (10,83).

Les cas de rougeole ont été notifiés majoritairement Le nombre de cas de coqueluche, déclaré à l’I.N.S.P.,
chez les sujets de moins de 20 ans. Ainsi, les taux a augmenté de manière importante, passant de 17 cas
spécifiques par âge les plus élevés sont observés en 2003 à 68 cas en année 2004.
chez :
- les 5-9 ans : 35,44 cas pour 100.000 habitants ;
- les 0-4 ans : 21,42 cas pour 100.000 habitants ;
R.E.M. , Vol XV, An 2004 5

Treize wilayas rapportent des cas. Les incidences les Figure 15 :


plus élevées sont observées à Tamanrasset (4,05),
INCIDENCE ANNUELLE DU TETANOS
Batna (1,14) et Alger (0,86).
T aux/100.0
ANNEES 1985-2004
00 hbts
Dans les trois quarts des cas (51 cas), il s’agit de
0,4
nourrissons âgés de moins d’un an. Six ont entre un
et quatre ans, trois sont âgés de 5-9 ans et deux sont 0,3
survenus chez des adultes ayant entre 20 et 40 ans. 0,2
Dans six cas, nous ne disposons pas de l’information.
Le sex-ratio est égal à 1. Un décès a été enregistré 0,1
chez un nourrisson d’un mois. 0

Années
L’incidence du tétanos, toute forme confondue, reste
stable avec 0,03 cas pour 100.000 habitants.
Figure 16 :
Depuis trois ans, les déclarations de tétanos non
néonatal sont supérieures à celles du tétanos EVOLUTION DU TETANOS NEONATAL ET NON
néonatal, témoignant des progrès considérables qui Nbre de NEONATAL - ANNEES 1989-2004
ont pu être réalisés en matière de protection de la cas
mère et du nouveau-né. Cependant des cas sont 50
toujours diagnostiqués et nécessitent donc de 40
maintenir et renforcer les efforts déjà fournis. 30
20
Le nombre de cas de tétanos non néonatal déclaré 10
est identique à celui de l’année 2003 : 7 cas. Le sex- 0
ratio est de 2,5 et les âges s’échelonnent entre 15 et
Années
60 ans. Les trois quarts des sujets avaient moins de
TET TNN
40 ans, ce qui doit nous interpeller. En effet, il s’agit
le plus souvent de sujets jeunes dont les derniers
rappels devraient être récents. Cela pose donc le Figure 17 :
problème du respect du calendrier vaccinal,
REPARTITION DES CAS DE TETANOS
notamment des rappels mais également de la prise en ANNEE 2004
charge au moment de la blessure. Ainsi, pour les
deux cas documentés, ils n’ont reçu ni sérothérapie,
ni rappel antitétanique au moment des soins. Or dans
un cas, la porte d’entrée est une fracture ouverte suite T. Néonatal
à un accident de la voie publique. 41,7%
[Link]
On déplore deux décès. néonatal
58,3%
Le tétanos néonatal

Cinq cas de tétanos néonatal ont été notifiés :

 dans deux cas l’accouchement a eu lieu à Figure 18 :


domicile avec section du cordon ombilical à
INCIDENCE ANNUELLE DE LA POLIOMYELITE
l’aide d’une lame à raser. Pour la cicatrisation du ANNEES 1985-2004
T aux/100.0
cordon, il a été appliqué dans un cas du 00 hbts
mercurochrome et dans l’autre aucune substance. 0,4
Aucune des mères n’était vaccinée contre le
tétanos et aucune n’avait reçu des doses 0,3
d’antitétanique durant la grossesse. Les deux 0,2
nouveau-nés sont décédés ;
0,1
 le troisième enfant est né dans une structure 0
sanitaire. L’accouchement s’est déroulé dans des
conditions aseptiques mais à la sortie de la Années
maternité, il a été appliqué du khôl sur la plaie
ombilicale. La mère a reçu une dose
6 R.E.M. , Vol XV, An 2004

d’antitétanique au cinquième mois de la Figure 19 :


grossesse. L’enfant est complètement guéri ;
INCIDENCE ANNUELLE DE LA DIPHTERIE
T aux/100.0 ANNEES 1985-2004
 pour les deux derniers nourrissons, nous n’avons 00 hbts
reçu aucune information quant aux modalités de
4
l’accouchement et des soins pratiqués au niveau
de la plaie ombilicale. 3

La poliomyélite 1

0
Pour la neuvième année consécutive, aucun cas de
poliomyélite n’a été déclaré. Années

Soixante dix-huit cas de paralysie flasque aiguë ont


Figure 20 :
été déclarés en 2004. On note une légère
prédominance masculine avec un sex-ratio de 1,16 INCIDENCE ANNUELLE DES MENINGITES
(42 garçons). Le quart des malades (19) est T aux/100.0 ANNEES 1985-2004
incorrectement vacciné contre la poliomyélite ; en 00 hbts
général, ils ont reçu un nombre insuffisant de doses 25
par rapport au calendrier vaccinal tel que défini par le 20
Ministère de la Santé. 15
Le taux d’incidence nationale est de 0,81 cas pour
10
100.000 enfants de moins de 15 ans. Nous sommes
donc en dessous des normes établies par l’OMS qui 5
stipule de détecter un cas de paralysie flasque pour 0
100.000 enfants de moins de 15 ans.
Années
L’incidence maximale par âge est observée chez les
0-4 ans avec 1,15 cas pour 100.000 habitants, suivis
des 10-15 ans (0,61) et des 5-9 ans (0,59). Les
examens virologiques sont négatifs pour la majorité Le nombre de perdus de vue sans résultat d’examen
des cas. A noter toutefois que pour le tiers des virologique (5) est encore trop élevé mais surtout on
malades (25), les prélèvements de selles n’ont pas été enregistre cinq décès qui n’ont pu être documentés.
réalisés ou acheminés à l’IPA. Pour ces malades, une
raison objective nous a été communiquée pour cinq - TAUX DE PFA DETECTEES RESTE ENCORE
d’entre-eux : trois sont décédés pendant les premiers INSUFFISANT -
jours de leur hospitalisation, pour les deux derniers,
une étiologie a été retrouvée.
Pour un peu plus de la moitié des malades (44), il a Huit cas de diphtérie ont été déclarés au cours de
pu être attesté de leur guérison. Cinq malades l’année 2004. Il s’agit de cas sporadiques sans lien
présentaient encore des séquelles au 60ème jour ; épidémiologique entre-eux. La grande majorité
parmi-eux, trois malades avaient leurs examens d’entre-eux n’ont pas été confirmés
virologiques négatifs et deux présentaient une bactériologiquement pour diverses raisons : germe
étiologie (angiome vertébral et myélite aiguë). Un non retrouvé, milieu de culture absent, prélèvement
quart des malades (20) ont été perdus de vue ; il est à non fait… L’âge des personnes touchées est très
souligner toutefois que les trois quarts (15) avaient variable ; il s’échelonne de 45 jours à 53 ans avec
des examens virologiques négatifs. Quant aux cinq néanmoins une majorité d’enfants.
autres, les prélèvements n’ont pas été réalisés.
Neuf malades sont décédés, soit lors de leur Le sex-ratio est de 0,6 en faveur d’une légère
hospitalisation, soit avant le 60ème jour. Trois avaient prédominance féminine. Deux décès ont été
leurs examens virologiques négatifs et un est décédé enregistrés, l’un chez un garçon de 10 ans et l’autre
suite à une rage. Quant aux cinq autres, la cause du chez une jeune femme de 24 ans.
décès n’a pu être étiquetée, les prélèvements de selles
n’ayant pu être effectués.
Les résultats observés doivent nous amener à LES MEN IN G IT ES
davantage de vigilance. Le nombre de PFA déclaré
est insuffisant par rapport aux normes établies par De manière générale depuis 1995, on note une
l’OMS pour la surveillance de la poliomyélite. tendance à la hausse des méningites avec un
R.E.M. , Vol XV, An 2004 7

maximum enregistré en 2003 (20,54). En 2004, on Figure 21 :


observe une chute de la courbe d’incidence avec
M ENINGITES DECLAREES EN 2004
12,34 cas pour 100.000 habitants.
Les méningites à méningocoques représentent 7,2 %
de ce groupe d’affections alors qu’en 2003, elles n’en M.méningo.
représentaient que 4 %. [Link]
7,2%
18,7%
Ind.
24,1%
L’incidence des méningites à méningocoque reste
stable avec un taux annuel de 0,88 cas pour 100.000
habitants en 2004. Celui-ci était de 0,82 en 2003.

Aucune épidémie n’a été signalée. Ce sont, comme [Link]


toujours, les wilayas du sud et parfois celles des 50,0%
hauts-plateaux qui enregistrent les taux régionaux les
plus élevés notamment Illizi (8,15), El Oued (6,12),
Figure 22 :
Laghouat (5,21) et Adrar (4,18), Aïn Défla (2,64) et
M’Sila (2,18). INCIDENCE M ENSUELLE DES M ENINGITES A
MENINGOCOQUE - ANNEE 2004
Les pics d’incidence sont retrouvés chez les moins de 0,14
10 ans avec 4,38 cas pour 100.000 habitants pour les
Taux/100.000 hbts
0,12
0-4 ans, soit en légère hausse par rapport à 2003 0,1
(3,24), suivis des 5-9 ans (1,48). 0,08
0,06
Quant aux autres méningites, on observe une 0,04
diminution de leur incidence avec un taux qui est 0,02
passé de 19,72 en 2003 à 11,46 cas pour 100.000 0
JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC
habitants en 2004. M o is
La moitié des wilayas (24) déclarent plus de 10 cas
pour 100.000 habitants. La majorité des épidémies
signalées sont survenues en été et sont d’origine Figure 23 :
virale. INCIDENCE MENSUELLE DES AUTRES
M ENINGITES - ANNEE 2004
Bordj Bou Arreridj a vu chuter de manière importante 2
son incidence avec un taux annuel qui est passé de
Taux/100.000 hbts

108,81 cas pour 100.000 habitants en 2003 à 30,95 1,5


cas pour 100.000 habitants en 2004. Les taux
régionaux les plus élevés ont été observés entre juin 1
et août.
0,5

L’incidence régionale maximale est enregistrée à Jijel 0


avec 32,30 cas pour 100.000 habitants. Le pic JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC
M o is
épidémique a été notifié en juin (10,07) et s’est
maintenu en juillet (9,43) pour diminuer brusquement
à partir d’août. Figure 24 :
INCIDENCE ANNUELLE DE LA BRUCELLOSE
Les autres wilayas particulièrement touchées sont
T aux/100.0 ANNEES 1990-2004
Alger (25,11), Souk Ahras (21,64), Khenchela
00 hbts
(20,93), Blida (15,26), Annaba (15,11) et Oran
20
(15,04).
15
Les classes modales sont représentées par les 0-4 ans
10
(52,85), les 5-9 ans (33,27) et les 10-19 ans (16,05).
5
- DIMINUTION APPRECIABLE DE 0
L’INCIDENCE DES MENINGITES –
NOMBREUX FOYERS DE MENINGITES Années
VIRALES –
8 R.E.M. , Vol XV, An 2004

LES ZOONOSES
Figure 25 :
L’incidence de la brucellose est en légère hausse INCIDENCE M ENSUELLE DE LA BRUCELLOSE
avec 10,99 cas pour 100.000 habitants (2003 : 8,79 ANNEE 2004
cas/100.000 hbts).
2

Taux/100.000 hbts
Le maximum de cas est enregistré entre mai et 1,5
septembre, correspondant à la période de mise bas du
cheptel mais également à celle de la consommation 1
maximale de lait et de ses dérivés, notamment, un
fromage de chèvre particulier : la kemaria. Ce sont 0,5

surtout les wilayas d’élevage de caprins qui notifient 0


les incidences les plus élevées notamment celles des JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC
M o is
Hauts-plateaux et du sud.
Dans la wilaya de Khenchela, l’incidence annuelle de
la brucellose a été multipliée pratiquement par trois Figure 26 :
entre l’année 2003 (40,11) et l’année 2004 (112,17
cas/100.000 habitants). L’augmentation du taux INCIDENCE ANNUELLE DE LA LEISHMANIOSE
CUTANEE - ANNEES 1990-2004
régional est observée dès le mois de février pour T aux/100.0
culminer en août (21,21). A partir de septembre, une 00 hbts
diminution conséquente du taux régional est observé 50
mais avec une incidence résiduelle de base qui reste 40
élevée : plus de 5 cas pour 100.000 habitants. 30
20
L’augmentation importante des cas de brucellose
signalée en 2003, dans la wilaya de Tébessa, se 10
poursuit avec un taux qui a été multiplié par une fois 0
et demi ; il est de 100,58 cas pour 100.000 habitants Années
en 2004. L’épidémie a débuté en mars avec une
incidence de 7,18 cas pour 100.000 habitants, pour
culminer en août avec 19,55 cas pour 100.000 Figure 27 :
habitants. L’incidence résiduelle de base reste élevée
comme dans la wilaya de Khenchela.
INCIDENCE M ENSUELLE DE LA
LEISHMANIOSE CUTANEE - ANNEE 2004
A M’Sila, l’incidence annuelle est également en
15
hausse avec 95,28 cas pour 100.000 habitants en
Taux/100.000 hbts

2004 (2003 : 42,16 cas/100.000 hbts). Le pic


épidémique est enregistré en juin (19,31). 10

La wilaya de Laghouat a déclaré également de 5


nombreux foyers avec un taux régional annuel en
hausse par rapport à 2003. Pour l’année 2004, il est
0
de 81,60 cas pour 100.000 habitants. Le pic JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEP OCT NOV DEC
M o is
épidémique se situe en avril (29,81).

La diminution progressive de l’incidence de la 100.000 habitants pour toutes les tranches d’âge à
brucellose, amorcée en 2003 dans la wilaya de l’exception des 30-39 ans.
Tlemcen, se poursuit avec un taux de 26,50 cas pour
100.000 habitants en 2004. - INCIDENCE ANNUELLE DE LA
BRUCELLOSE EN HAUSSE –
Les autres wilayas particulièrement touchées sont
Biskra (45,40), Naâma (40,62), Béchar (29,05), Saïda
(20,39) et Ghardaïa (19,24).
L’augmentation de l’incidence de la leishmaniose
En dehors des 10-19 ans qui enregistrent le taux cutanée amorcée en 2002, se poursuit avec un taux
de 46,31 cas pour 100.000 habitants.
spécifique par âge le plus élevé (19,04), ce sont les
adultes qui observent les taux les plus forts. Dans ce
groupe, les incidences dépassent les 10 cas pour
R.E.M. , Vol XV, An 2004 9

L’augmentation des cas de leishmaniose cutanée est - POURSUITE DE LA HAUSSE DE


observée durant la période novembre-février avec un L’INCIDENCE DE LA LEISHMANIOSE
maximum en décembre (14,28) et janvier (12,52). CUTANEE -
Cinq wilayas déclarent plus de 200 cas pour 100.000
habitants. Ce sont Biskra (484,26), M’Sila (465,24),
Naâma (438,97), Ghardaïa (304,42) et Batna L’incidence de la leishmaniose viscérale est
(268,30), foyers endémo-épidémiques habituels de la identique à celle de 2003 avec 0,41 cas pour 100.000
maladie. habitants.

Biskra a pratiquement doublé son taux annuel par Plus du tiers des wilayas (18) ne déclarent aucun cas.
rapport à 2003 (262,35). Deux pics sont observés, un A l’exception d’Illizi où l’incidence est de 13,59 cas
en janvier (81,54) et un en décembre (133,34). pour 100.000 habitants, les taux régionaux restent
faibles et varient entre 0,11 et 2,85 cas pour 100.000
Pour M’Sila, on enregistre une légère amélioration habitants (Mila).
par rapport à 2003 (532,75). L’allure de la courbe
saisonnière est identique à celle de Biskra avec La classe modale est représentée par les 0-4 ans
néanmoins une incidence mensuelle pour décembre (3,61) avec un taux ne dépassant pas 0,10 cas pour
plus élevée (220,55). 100.000 habitants pour les autres tranches d'âge. Au-
delà de 40 ans, plus aucun cas n’est enregistré.
Bien que l’incidence annuelle de la wilaya de Naâma
ait doublé (2003 : 208,8 cas/100.000 hbts),
l’évolution mensuelle montre une amélioration de la Le nombre de cas de rage humaine, a doublé, passant
situation épidémiologique. Ainsi, le point culminant de 12 cas en 2003 à 24 cas en 2004.
de l’épidémie est enregistré en janvier 2004 (250,13),
puis va progressivement diminuer pour remonter Les wilayas ayant déclarées des cas sont Blida (3
légèrement en décembre (46,32). A signaler que le cas), Oum El Bouaghi, Tlemcen, M’Sila, Bordj Bou
pic de janvier, observé dans la wilaya de Naâma, Arreridj (2 cas), Béjaïa, Bouira, Tizi Ouzou, Alger,
correspond à l’incidence mensuelle la plus élevée Annaba, Médéa, Mascara, Oran, Boumerdès, El Tarf,
notifiée durant 2004 pour l’ensemble des wilayas. Khenchela, Aïn Défla et Relizane (1 cas).
Dans 70 % des cas, l’animal mordeur est le chien
Une importante épidémie s’est déclarée dans la dont près du quart est le fait de chiens domestiques
wilaya de Ghardaïa. Son incidence annuelle a été non vaccinés. Les autres animaux incriminés ont été
multipliée par 4,5. Cette élévation du nombre de cas le rat (2 cas), le chacal (1 cas), le chat (1 cas) et la
a surtout été enregistrée vers la fin de l’année où l’on vache (1 cas).
notifie les taux mensuels les plus forts (novembre : L’âge des victimes s’échelonnent entre 2 et 68 ans.
67,79 et décembre : 89,16). On note une nette prédominance masculine avec un
sex-ratio de 3.8 (19 garçons et 5 filles). Plus de la
A Batna, on assiste à une diminution de l’incidence moitié ne se sont jamais présentés à une structure de
de la maladie, puisque le taux annuel régional passe santé avant l’apparition des signes cliniques de rage.
de 378,10 cas (en 2003) à 268,30 cas pour 100.000 Sur neuf personnes qui ont consulté lors de la
habitants en 2004. Deux pics épidémiques sont morsure, quatre ne se sont présentés que le
également observés en janvier et décembre 2004 avec lendemain, seulement deux le jour même et pour les
respectivement 89,53 et 84,01 cas pour 100.000 trois dernières nous ne disposons pas de
habitants. l’information.

Le taux d’incidence de la wilaya d’El Bayadh reste Quant à l’observance du traitement, elle est le plus
stable aux alentours de 131,41 cas pour 100.000 souvent insuffisante. Il est à noter que dans un cas, la
habitants. personne mordue a reçu l’ensemble des doses
prescrites mais la vaccination n’a débuté que le
La wilaya de Tiaret qui avait enregistré une élévation lendemain de la morsure bien que cette personne se
importante de son incidence en 2003, revient à des soit présentée le jour même.
taux plus habituels avec 76,71 cas pour 100.000
habitants. L’analyse des caractéristiques des personnes ayant
consulté en 2004, le centre antirabique de l’Institut
L’évolution de la maladie en fonction de l’âge permet Pasteur d’Algérie, conforte ces données [2]. Ainsi, la
de visualiser deux pics : un chez les 0-4 ans (104,42) majorité d’entre-elles ont plus de 16 ans (59,52 %), le
et un chez les 50-59 ans (41,07). sex-ratio est de 3,25 et l’on note une recrudescence
durant la période estivale (30,26 %).
10 R.E.M. , Vol XV, An 2004

Il est à noter que près de 4 % des personnes mordues Figure 28 :


consultent plus de six jours après l’agression et que
EVOLUTION DU NOMBRE DE CAS DE
96 % d’entre-elles entre 0 et 6 jours, pour celles
RAGE HUMAINE - ANNEES 1985-2004
s’étant présentées au centre. Connaissant
l’importance d’une prise en charge rapide pour le Nbre de cas
50
pronostic vital ultérieur, des efforts doivent être
40
entrepris pour raccourcir encore ces délais et
30
sensibiliser les personnes qui ne se présentent pas
20
dans les structures de santé.
10
Le premier animal mordeur est le chien (52,37 %),
0
suivi du chat (26,55) et du rat (14,59). Il est à noter

85

87

89

91

93

95

97

99

01

03
toutefois, que les espèces animales responsables de Années

morsure sont extrêmement variées : bétail, animal


domestique, chauve-souris… L’homme est
également incriminé (0,87 %).
Figure 29 :
Dans plus d’un quart des cas (28,12 %), l’animal REPARTITION DES CONSULTANTS SELON
appartient à un propriétaire connu et dans ce cas L'ANIMAL MORDEUR - ANNEE 2004 (IPA)
précis près de la moitié ne sont pas vaccinés (41,85
%). L’étude des caractéristiques de l’agression rat/souris autre
animale montre que dans la majorité des cas (69,41 15,8% 3,3%

%), il s’agit de morsures et que la plaie est profonde vache


1,1%
trois fois sur quatre.
chien
Ces données nous interpellent. Un travail 52,4%
chat
d’éducation sanitaire de fond doit-être entrepris et 26,6%
doit se faire simultanément sur plusieurs axes : homme
0,9%
- en direction de la population afin que toute
personne mordue consulte dans une structure
médicale dans les plus brefs délais et que les Figure 30 :
propriétaires d’animaux vaccinent régulièrement INCIDENCES DES HEPATITES VIRALES B ET C
leur chien ou leur chat ; ANNEES 2001-2004
T aux/100.0
- en direction du corps médical afin que le schéma 00 hbts
vaccinal soit connu de tous et pour expliquer aux 4
personnes mordues l’importance vitale du 3
respect du calendrier vaccinal ;
- en direction des communes afin de procéder à 2
l’abattage des chiens errants et à mettre en place 1
des procédures pour diminuer la rage animale.
0

- NOMBRE DE CAS DE RAGE HUMAINE Années


HVB HVC
ENCORE TROP ELEVE – MAUVAISE
INFORMATION DU PUBLIC -

Toutes les tranches d’âges sont touchées mais les


incidences maximales sont enregistrées chez les
AU T R E S M AL AD I E S
adultes. On observe deux pics, un chez les 20-29 ans
et l’autre chez les 50-59 ans avec respectivement 7,27
On note une relative stabilité de l’incidence de
et 4,31 cas pour 100.000 habitants.
l’hépatite virale de type B depuis qu’elle est déclarée
séparément du reste des hépatites. Ainsi, le taux
annuel est pour 2004 de 3,13 cas pour 100.000
L’incidence annuelle de l’hépatite virale C est
habitants.
stationnaire avec 1,31 cas pour100.000 habitants.
Les foyers les plus importants sont retrouvés dans les
wilayas du sud et certaines villes des hauts-plateaux :
Bien que son incidence annuelle ait diminué, c’est
Tindouf (104,64), Tamanrasset (93,92), Illizi (59,78),
toujours la wilaya de Tébessa qui observe le taux
Béchar (18,15), El Bayadh (13,52), Tébessa (11,70)
et Ouargla (10,21).
R.E.M. , Vol XV, An 2004 11

régional le plus élevé avec 19,55 cas pour 100.000 Biskra (5909 cas), Adrar (4726 cas), Ouargla (4359
habitants (2003 : 23,17 cas/100.000 hbts). cas) et M’Sila (4323 cas).
Sidi Bel Abbès vient en deuxième position avec
11,23 cas pour 100.000 habitants, suivie de a) Répartition géographique des cas de piqûres
Tamanrasset (8,78), Illizi (5,43), El Bayadh (4,87) et
Tipaza (4,28). - La région du Sud enregistre le taux d’incidence le
plus élevé (864,6 cas/100.000 hbts).
Batna et Oum El Bouaghi qui avaient enregistré une - La région des hautes plaines suit, avec une
forte incidence en 2003, observent une diminution de incidence de 197,3 cas pour 100.000 habitants.
près de moitié avec respectivement 3,04 et 3,87 cas
pour 100.000 habitants. b) Répartition selon la région sanitaire

Les taux spécifiques par âge augmentent avec les - Les régions sanitaires Sud-Est et Sud-Ouest sont
années pour atteindre leur maximum chez les 60 ans les plus touchées avec des incidences respectives
et plus (3,77). de 894,9 et 832,4 cas pour 100 000 habitants.
- Les trois autres régions sanitaires enregistrent des
L’incidence de la bilharziose a été divisée par deux incidences inférieures à l’incidence nationale.
avec un taux de 0,33 cas pour 100.000 habitants.
Un seul foyer est encore actif, celui de Djanet dans la Mortalité
wilaya d’Illizi qui enregistre la quasi-totalité des cas
déclarés. 68 décès ont été notifiés en 2004 à l’I.N.S.P., ce qui
correspond à un taux de létalité national de 0,15 %.

L ’ E N V E N I M AT I O N S C O R P I O N I Q U E Les wilayas qui ont enregistré le plus grand nombre


de décès sont El Oued (12), Ouargla (11), Djelfa (8)
Au cours de l’année 2004, 29 wilayas sur les 48 que Tamanrasset et M’Sila (7). Cependant, le taux de
compte le pays (soit 60 %), ont déclaré 44 775 cas de létalité le plus élevé est retrouvé à Khenchela
piqûres de scorpions, soit une incidence de 140 cas (0,71%), puis viennent Tamanrasset (0,58 %),
pour 100 000. Le nombre de décès notifiés au cours Ouargla et Bordj Bou Arreridj (0,25 %).
de la même année est de 68 [3].
Le tableau 1 montre que 59 % des personnes piquées a) Répartition des décès selon la région géographique
sont âgées entre 15 et 49 ans et 28 % ont moins de 15
ans ; en revanche 78 % des cas de décès sont des - Le Sud et les Hauts plateaux enregistrent 34
enfants de moins de 15 ans. décès chacun, soit une létalité de 0,16 %.
- Aucun décès n’a été notifié dans la région du
Tableau 1 : Répartition des cas piqués et des Tell.
décès par scorpionisme selon l’âge - Année 2004
b) Répartition des décès selon la région sanitaire
Age Cas piqués % Décès %
0-11 mois 177 0,4 1 1,4 - 39 décès ont été recensés dans la région Sud-Est,
1-4 ans 2633 5,9 21 30,9 soit une létalité de 0,17 %.
5-14 ans 9863 22 31 45,6 - La même létalité est retrouvée dans la région Est
15- 49 ans 26570 59,3 15 22,1 qui a, cependant, déclaré 11 décès.
50 ans et plus 5532 12,4 0 0 - La létalité la plus basse est retrouvée dans la
Total 44775 100 68 100 région Sud-ouest (0,08 %) où 6 décès ont été
notifiés.

Morbidité L E P AL U D I S M E
Le nombre de cas de piqûres déclaré à l’I.N.S.P. au
Le nombre de cas de paludisme déclaré a diminué
cours de l’année 2004 est de 44.775, soit une
par rapport à l’année 2003 : cent soixante trois cas
incidence de 140 cas pour 100.000 habitants.
(163) ont été notifiés et confirmés par le laboratoire
En terme d’incidence, la wilaya d’Adrar enregistre le
central de paludisme et des maladies parasitaires de
taux le plus élevé (1410 cas/100.000 hbts), suivie
l’I.N.S.P. [4]. Ces cas ont été classés en :
d’El Oued (1111 cas/100.000 hbts) et Illizi (1098 cas/
100.000 hbts). Par contre, en terme de cas, les
- paludisme importé : 141 cas ;
wilayas les plus touchées sont El Oued (5988 cas),
- paludisme autochtone : 2 cas ;
12 R.E.M. , Vol XV, An 2004

- rechutes : 10 cas ; Figure 31 :


- paludisme introduit : 1 cas ;
CLASSIFICATION DES CAS DE PALUDISME
- cas non classés : 9 cas.
ANNEE 2004
Non classé
5,5%
Les cas de paludisme sont notifiés principalement par
Autochtone
les wilayas du sud. Ce sont par ordre de fréquence 1,2%
Tamanrasset (104 cas), Adrar (49), Ghardaïa (8), Rechute
Ouargla (1 cas) et Aïn Défla (1 cas). 6,1%

Introduit
Les espèces plasmodiales retrouvées Importé
0,6%
86,5%
sont représentées par plasmodium falciparum (71 cas)
et plasmodium vivax (92 cas).

Paludisme introduit

Durant le mois de novembre, il a été signalé un cas de dans une moindre mesure malienne (14,9 %) et
paludisme à plasmodium falciparum classé nigérienne (8,5 %).
« introduit », chez une fillette de trois ans, résidant
dans la wilaya de Ghardaïa. La tranche d’âge la plus touchée par le paludisme
d’importation est celle des 15 ans et plus avec 91,2 %
Paludisme autochtone des cas. Le sexe masculin est prédominant avec un
sex-ratio de 5,40.
Deux cas de paludisme à P. falciparum, classés
autochtones » ont été dépistés en décembre, toujours Tableau 3 : Répartition du paludisme selon la
dans la wilaya de Ghardaïa, dans des localités classification et les espèces parasitaires - 2004
proches de celle où le cas primaire (cas introduit) a
été dépisté. Ces zones sont situées au bord de l’oued Espèce
Auto Impo Rech Intro NC
M’Zab et constituent un gîte potentiel pour plasmodiale
Anophèles multicolore et sergenti qui ont été [Link] 2 66 0 1 2
identifiées au laboratoire d’entomologie de l’I.N.S.P.
après prospection. [Link] 0 75 10 0 7
L’affection a été diagnostiquée chez des nourrissons Total 2 141 10 1 9
de 16 et 18 mois.

Paludisme importé Paludisme classé « rechute »

Cent quarante et un (141) cas de paludisme importés Il s’agit de paludisme à plasmodium vivax. Les
ont été notifiés dont 99,3 % par les wilayas du sud. malades résident tous à Tamanrasset (7 cas) ou à
Les espèces plasmodiales prédominantes sont Adrar (3 cas).
plasmodium vivax dans 53,2 % des cas (75) et
plasmodium falciparum dans 46,8 % des cas (66).
L’origine de l’infection est dans la majorité des cas le LA TUBERCULOSE
Mali (67,4 %) et le Niger (29,8 %).
Le taux d’incidence de la tuberculose, toutes formes
Tableau 2 : Répartition des cas de paludisme confondues, est de 44,23 cas pour 100.000 habitants,
importé selon l’origine de l’infection - Année 2004
soit en baisse par rapport à 2003 (61,19).
Sur l’ensemble des cas déclarés à l’I.N.S.P., soit
Origine de
[Link] [Link] Total 14187 cas, on retrouve :
l’infection
Cameroun 1 0 1
- 7435 cas de tuberculose pulmonaire ;
Mali 36 59 95
- 6471 cas de tuberculose extra-pulmonaire ;
Niger 28 14 42
- 231 cas avec double localisation, pulmonaire et
Non déterminée 1 2 3 extra-pulmonaire ;
Total 66 75 141 - 50 cas de tuberculose non classés.

Les tuberculoses pulmonaires (54 %), représentent un


La nationalité des patients touchés par le paludisme peu plus de la moitié des cas de tuberculose toutes
importé est majoritairement algérienne (74,5 %) et formes confondues. La répartition par sexe montre
R.E.M. , Vol XV, An 2004 13

une prédominance des tuberculoses pulmonaires chez Figure 32 :


l’homme et des tuberculoses extra-pulmonaires chez
REPARTITION DES CAS DE TUBERCULOSE
la femme (cf. tableau 33).
SELON LA LOCALISATION
Ind
L’évolution saisonnière de la maladie montre que le 0,4%
maximum de cas est diagnostiqué pendant la période
qui s’étale de février à juin. TEP
45,6%
La tuberculose pulmonaire TP
52,4%
L’incidence de la tuberculose pulmonaire est de 23,9
cas pour 100.000 habitants et l’incidence de la TP+TEP
tuberculose pulmonaire à microscopie positive est de 1,6%
19,6 cas pour 100.000 habitants.
Les examens bactériologiques ont été pratiqués pour Figure 33 :
99,4 % des patients.
REPARTITION DES TUBERCULOSES SELON
Le pourcentage de TP à microscopie positive, parmi LA LOCALISATION ET LE SEXE
les nouveaux cas, est de 81,7 %, soit légèrement en
deçà de la valeur seuil fixée par le programme (>85
6000
%). De même, le pourcentage de TP à microscopie
positive (nouveau cas et rechute), parmi l’ensemble tuberculose 4000
Type de

des cas de tuberculose toutes formes nouvellement


2000
enregistrées, est de 44,2 %, donc nettement inférieur
à la norme fixée (>= 65 %). Cela veut dire qu’il y a 0
probablement une sous-déclaration des sources TP TEP TP+TEP
d’infection. M F

La répartition en fonction de l’âge et du sexe, montre Figure 34 :


une prédominance masculine (60,6 % de l’ensemble
des cas) quelque soit la tranche d’âge. EVOLUTION MENSUELLE DES CAS DE
TUBERCULOSE - ANNEE 2004
Nbre de cas
Les cas de tuberculose pulmonaire ont été
classés dans : 2000
- 93,5 % en nouveaux cas, 1500
- 4,6 % en rechutes, 1000
- 0,4 % en échecs au traitement, 500
- 0,8 % en reprises évolutives. 0
OCT
JAN

JUIN

DEC
JUIL
MARS

NOV
AOUT
AVR
FEV

SEP
MAI

La tuberculose extra-pulmonaire Mois

Les cas de tuberculose extra-pulmonaire


diagnostiqués au cours de l’année 2004, ont été Figure 35 :
classés comme prouvés dans 53,2 % des cas (c.a.d.
REPARTITION DES TP EN FONCTION DE
prouvés bactériologiquement ou histologiquement) et L'AGE ET DU SEXE
non prouvés dans 29,4 % des cas.
Les localisations les plus fréquentes sont représentées
2000
par les formes ganglionnaires (39,6 %), suivies des
pleurésies (34,4 %), puis des tuberculoses 1500
Nbre e cas

urogénitales (5,8 %). L’analyse plus fine en fonction


1000
du sexe montre des différences de répartition (cf.
figure 37). Ainsi chez l’homme, ce sont les 500
pleurésies qui viennent en première position (49,2
%), puis les adénopathies tuberculeuses (28,3 %) et 0
0-4 a 5-14 a 15-24 25-34 35-44 45-54 55-64 >=65
M F
enfin les séreuses (5,2 %). Chez les femmes, les
localisations les plus fréquentes sont dans l’ordre :
ganglionnaire (48,0 %), les pleurésies (23,4 %) et les
séreuses (10,5 %).
14 R.E.M. , Vol XV, An 2004

La répartition par âge et par sexe est inverse de celle Figure 36


observée pour les tuberculoses pulmonaires. On note REPARTITION DES TEP SELON LA
une prédominance féminine dans toutes les tranches LOCALISATION
d’âge après 14 ans. Ind
M éningite P leurésie 0,7%
0,5% 23,8%
[Link]
LE SIDA 3,9%

Osseuse
Au cours de l’année 2004, 28 nouveaux cas de sida 2,9%

ont été diagnostiqués, soit près de deux fois moins


Séreuses
qu’en 2003, et 266 nouveaux cas de séropositifs (159 6,8%
A DP
en 2003) ont été dépistés [5]. 50,3% A utres
PI
Le nombre de cas cumulés depuis 1985, date où la 3,4%
7,7%

maladie fut diagnostiquée pour la première fois en


Algérie, est de 642 cas de sida et 1721 cas de
séropositifs. Figure 37
Concernant le sida pour l’année 2004, on enregistre
REPARTITION DES TEP SELON LA
une nette prédominance masculine avec un sex-ratio LOCALISATION ET LE SEXE
égal à 3. Ce sont les adultes qui enregistrent la quasi-
majorité des cas (27). Un malade a entre 15 et 19
2000
ans. La classe modale est représentée par les 35-39
ans. Nbre e cas
1500
Les modes de contaminations rapportés sont : 1000
- les rapports hétérosexuels : 50 % ;
500
- la transmission mère-enfant : 3,6 % ;
- non spécifié : 46,4 %. 0 PI

ADP

Mgte

PSF

Ind

G,U.

Os

Séreuses

Autres
La répartition géographique des nouveaux cas de sida M F

selon les régions sanitaires est donnée ci-contre :


- région centre : 5 cas ;
- région ouest : 5 cas ; - région centre : 43 cas ;
- région est : 5 cas ; - région ouest : 99 cas ;
- région sud est : 8 cas - région est : 7 cas ;
- région sud ouest : 4 cas ; - région sud est : 76 cas ;
- 1 cas de nationalité étrangère. - région sud ouest : 8 cas ;
- 33 cas de nationalité étrangère.
Pour les nouveaux cas séropositifs, le sex-ratio est de
1. L’étude de la répartition par âge est délicate
puisque pour 47 % des personnes, nous ne disposons BIBLIOGRAPHIE
pas de l’information. A noter toutefois, neuf cas chez
[1] : Rapport de fièvre typhoïde de la ville de Batna du
des enfants de moins de cinq ans. 16/07 au 05/09/2004 – SEMEP de Batna
Les modes de contamination retrouvés sont :
[2] : Rapport du centre antirabique de l’Institut Pasteur
- les rapports hétérosexuels : 21,8 % ; d’Algérie – Dr S. Harchi – Année 2004.
- les rapports homo et bisexuels : 0,3 % ;
- la toxicomanie : 0,3 % ; [3] : Rapport du service santé-environnement – INSP.
- le sang et ses dérivés : 1,12 % ; [4] : Rapport du service du paludisme et des maladies
- la transmission mère-enfant : 1,9 % ; parasitaires – INSP.
- non spécifiés : 74,4 %.
[5] : Rapport du laboratoire national de référence du sida –
La répartition géographique des nouveaux cas de Institut Pasteur d’Algérie.
séropositifs est donnée ci-dessous : ***
Tableau 4 : ENVENIMATION SCORPIONIQUE EN ALGERIE
MORBIDITE ET LETALITE PAR WILAYA - ANNEE 2004

Létalité Mortalité
WILAYA Cas piqués Décès Incidence (Tx/100 000 hbts)
(%) spécifique
ADRAR 4726 1 1410 0,02 0,003
CHLEF
LAGHOUAT 1727 500 0,00 0,000
O EL BOUAGHI
BATNA 998 2 95 0,20 0,002
BEJAIA 187 20 0,00 0,000
BISKRA 5909 6 945 0,10 0,010
BECHAR 270 109 0,00 0,000
BLIDA
BOUIRA 127 18 0,00 0,000
TAMANRASSET 1216 7 822 0,58 0,047
TEBESSA 927 155 0,00 0,000
TLEMCEN 311 33 0,00 0,000
TIARET 1370 3 173 0,22 0,004
TIZI OUZOU 199 16 0,00 0,000
ALGER
DJELFA 3691 8 432 0,22 0,009
JIJEL
SETIF
SAIDA 65 21 0,00 0,000
SKIKDA
SIDI BEL ABBES
ANNABA
GUELMA 28 6 0,00 0,000
CONSTANTINE
MEDEA 935 107 0,00 0,000
MOSTAGANEM
M'SILA 4323 7 497 0,16 0,008
MASCARA
OUARGLA 4359 11 908 0,25 0,023
ORAN
EL BAYADH 1369 2 740 0,15 0,011
ILLIZI 404 1098 0,00 0,000
[Link] 401 1 66 0,25 0,002
BOUMERDES
EL TARF
TINDOUF 43 145 0,00 0,000
TISSEMSILT 351 122 0,00 0,000
EL OUED 5988 12 1111 0,20 0,022
KHENCHELA 281 2 78 0,71 0,006
SOUK AHRAS
TIPASA
MILA 69 9 0,00 0,000
AIN DEFLA 309 43 0,00 0,000
NAAMA 1400 3 998 0,21 0,021
AIN
TEMOUCHENT
GHARDAIA 2792 3 853 0,11 0,009
RELIZANE
TOTAL 44775 68 140 0,15 0,002
16 R.E.M. , Vol XV, An 2004

Notification pour certaines maladies à déclaration obligatoire - Répartition par wilaya


Annuel 2004

¦ TYP¦ DYS¦ HVA¦ HVB¦ HVC¦ DIP¦ COQ¦ TNN¦ TET¦ PFA¦ ROU¦Mg.M¦MGTE¦ HYD¦ L.V¦ L.C¦ BIL¦ TRA¦ BRU¦ POP*
ADRAR ¦ 19 370 4 21 11 0 0 0 0 0 4 14 25 0 0 0 0 133 0 335211
CHLEF 17 12 5 6 1 0 0 0 0 0 3 4 12 14 0 1 0 0 1 934612
LAGHOUAT 8 12 0 3 2 0 0 0 0 1 15 18 11 7 0 162 0 0 282 345569
OUM EL BOUAGHI 8 0 1 23 22 1 0 0 1 5 17 5 22 24 0 2 2 0 9 568080
BATNA 344 0 29 24 32 0 12 0 0 4 48 1 140 14 9 2820 2 0 11 1051048
BEJAIA 74 3 9 36 5 0 3 0 0 3 28 16 98 4 11 12 0 0 3 948680
BISKRA 31 26 9 7 0 0 1 0 0 4 61 15 41 11 5 3029 0 105 284 625488
BECHAR 14 56 3 45 0 0 0 0 0 0 4 4 18 4 0 42 0 6 72 247878
BLIDA 18 6 18 11 0 0 2 0 0 3 21 5 133 7 3 45 0 0 0 871419
BOUIRA 27 0 17 14 1 0 3 0 0 0 96 1 58 10 7 83 0 0 13 691887
TAMANRASSET 1 260 2 139 13 0 6 0 0 0 3 2 10 0 0 2 0 0 0 147991
TEBESSA 2 0 5 70 117 0 1 1 2 1 21 3 47 16 1 341 0 0 602 598525
TLEMCEN 14 22 12 17 3 0 0 0 0 6 45 0 108 10 0 5 0 0 250 943223
TIARET 77 11 28 32 13 0 0 0 0 2 3 3 3 98 1 609 0 0 115 793927
TIZI OUZOU 7 0 10 3 1 0 1 0 0 2 175 7 143 1 7 26 0 0 1 1238082
ALGER 19 141 26 11 5 0 25 0 0 3 151 33 728 0 1 3 0 1 2 2899524
DJELFA 12 1 2 1 0 0 6 0 0 0 4 1 20 15 0 588 0 0 147 853429
JIJEL 5 12 27 36 11 0 0 0 0 5 49 8 202 7 2 45 0 0 0 625356
SETIF 110 4 10 37 7 2 0 0 0 7 110 8 144 6 9 68 0 0 50 1432598
SAIDA 7 25 25 5 0 0 0 0 0 1 55 5 5 4 1 101 0 0 63 309047
SKIKDA 8 20 45 44 4 0 0 0 1 3 71 13 77 5 1 18 0 0 0 868485
SIDI BEL ABBES 2 0 12 50 66 0 0 2 0 1 55 1 77 26 0 11 0 0 71 587916
ANNABA 2 0 6 3 3 0 0 2 1 2 373 0 95 24 0 8 0 0 3 628765
GUELMA 2 5 0 14 1 0 0 0 0 0 33 0 63 6 3 3 0 10 1 478656
CONSTANTINE 25 21 3 4 3 1 0 0 0 0 31 6 128 19 5 30 0 2 9 903024
MEDEA 27 0 5 15 7 0 0 0 0 0 71 2 103 39 4 35 0 0 46 877459
MOSTAGANEM 45 25 17 14 0 0 0 0 0 1 28 3 18 3 0 0 0 0 0 694239
M'SILA 9 1 19 9 0 0 0 0 0 0 84 19 21 47 1 4048 0 0 829 870092
MASCARA 36 11 75 13 17 2 0 0 0 0 12 2 36 20 0 1 0 0 2 749283
OUARGLA 45 84 3 49 11 0 0 0 0 3 52 4 91 6 4 75 0 69 2 480118
ORAN 4 2 9 0 0 0 1 0 0 1 135 9 205 0 3 1 0 0 3 1362771
EL BAYADH 1 17 44 25 9 0 0 0 0 0 46 0 5 1 0 243 0 0 8 184918
ILLIZI 0 0 3 22 2 1 0 0 0 0 1 3 4 0 5 2 104 29 0 36804
BORDJ BOU ARRERIDJ 44 0 1 38 5 0 0 0 1 7 10 2 187 5 5 160 0 0 34 604129
BOUMERDES 2 0 34 13 0 0 5 0 0 0 170 8 90 1 7 64 0 0 0 717497
EL TARF 2 197 57 0 0 0 0 0 0 2 194 0 44 10 0 5 0 0 1 392640
TINDOUF 0 1 0 31 0 0 0 0 0 0 1 0 3 0 0 0 0 0 1 29626
TISSEMSILT 5 0 5 8 7 0 0 0 0 0 27 0 6 31 3 1 0 0 7 287167
EL OUED 23 63 8 12 0 1 0 0 0 1 5 33 54 1 0 430 0 399 53 538972
KHENCHELA 27 0 9 7 4 0 0 0 1 1 5 0 75 14 1 52 0 0 402 358375
SOUK AHRAS 5 0 8 15 2 0 0 0 0 1 35 1 88 7 2 1 0 0 2 406686
TIPAZA 5 0 4 25 24 0 0 0 0 3 4 0 56 9 3 3 0 0 0 560801
MILA 4 4 5 16 0 0 2 0 0 0 24 0 96 0 21 22 0 0 1 736550
AIN DEFLA 17 0 5 4 0 0 0 0 0 2 7 19 13 0 3 11 0 0 18 720045
NAAMA 2 41 9 5 0 0 0 0 0 1 18 0 1 4 0 616 0 0 57 140329
AIN TEMOUCHENT 21 6 3 10 8 0 0 0 0 0 25 1 22 4 1 1 0 47 3 368573
GHARDAIA 9 26 48 10 2 0 0 0 0 0 235 4 27 5 0 997 0 59 63 327503
RELIZANE 16 0 2 6 2 0 0 0 0 2 2 0 22 34 1 0 0 0 3 702004
TOTAL ALGERIE 1203 1485 681 1003 421 8 68 5 7 78 2667 283 3675 573 130 14822 108 860 3524 32075000

* Population estimée à partir des taux d'accroissement naturel ; données de la direction de la population - Ministère de la Santé de la
population et de la réforme hospitalière

Institut National de Santé Publique - 4, chemin El Bakr, El Biar, 16030 - Alger, Algérie - Téléphone : 021.91 20 21 à 24 - Fax : (213) [Link]
Directeur de la Publication : Docteur M ACHIR - Rédaction : Drs [Link], [Link] - Lecture : Drs [Link] &
[Link] - Graphisme : Dr [Link] - Saisie de l'Information : Mmes [Link], R. GUESSABI, [Link] & M. OULD SAID -
Secrétariat : Mme [Link] -
R.E.M. , Vol XV, An 2004 13

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