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Épidémiologie 2000 : Maladies et Tendances

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SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE DE L’ANNEE 2000

SUR LA BASE DES CAS DECLARES A L'I.N.S.P.

INTRODUCTION
REPARTITION DES DECLARATIONS PAR
L’année 2000 se caractérise par : GROUPES DE MALADIE - ANNEE 2000
BILH MTH
0,1% 33,4%
§ une stabilité de la situation épidémiologique des
MGTES
maladies à transmission hydrique dans leur ensemble, 17,8%

§ la baisse pour la quatrième année consécutive du taux


d’incidence de la rougeole,
§ une nette augmentation du nombre de cas de la TRACH
3,3%
PEV
6,8%

coqueluche, principalement dans la wilaya d’Alger,


§ une stagnation du nombre de cas de tétanos néonatal
mais une nette diminution du nombre de cas de tétanos SOURCE : INSP
ZOONOSES
38,6%
non néonatal,
§ l’absence de cas de poliomyélite sur tout le territoire
national,
§ la nette augmentation de l’incidence de la brucellose,
Figure 2 :
en relation avec l’éclosion de foyers épidémiques dans
différentes wilayas,
§ la baisse du taux d’incidence de la leishmaniose LES MALADIES A TRANSMISSION HYDRIQUE
ANNEE 2000
cutanée,
§ la diminution du nombre de cas de paludisme mais la [Link]ïde

34,5%
persistance de cas autochtones, notamment à
plasmodium falciparum (cas isolé à Ghardaïa),

[Link]

LES MALADIES A TRANSMISSION 33,3%

HYDRIQUE (M.T.H.)
Dysenteries
L’incidence des maladies à transmission hydrique est de SOURCE : INSP 32,2%
26,87 cas pour 100.000 habitants, semblable à celle de
l’année précédente (27,30 cas pour 100.000 habitants).
En effet, au cours de l’année 2000, nous n’avons noté
aucune épidémie importante hormis quelques micro-foyers
dans certaines wilayas et qui ont été rapidement maîtrisés.

Le taux d’incidence annuel de la fièvre typhoïde est de


9,28 cas pour 100.000 habitants. Ce dernier est stable
depuis 1998 (9,45 en 1998 et 9,84 en 1999).
Figure 1 :
R.E.M., Vol XI, Annuel2000 83

La wilaya de Tiaret enregistre le taux d’incidence le plus Figure 3 :


important. Par rapport à l’année 1999, l’incidence a plus
:

que doublé : elle est de 58,64 cas pour 100.000 habitants INCIDENCE DE LA FIEVRE TYPHOIDE
en 2000 (24,83 en 1999). Cette hausse importante est due A N N E E S 1981 - 2000

principalement à la survenue d’une épidémie de fièvre 35


TAUX/100.000 HBTS

typhoïde au cours du dernier bimestre 2000 dans la 30

commune de Tiaret. Le pic épidémique enregistré en 25

décembre 2000 était de 33,34 cas pour 100.000 habitants. 20

15

On note une hausse importante de l’incidence dans la 10

wilaya de Mascara, celle-ci était de 11,08 en 1999 ; en 0


81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000
2000, elle a atteint 38,69 cas pour 100.000 habitants. ANNEES
Source : INSP
Deux pics épidémiques ont été notifiés en février (13,95)
et en mars (11,10).
Figure 4 :
La wilaya de Ouargla enregistre un taux de 26,59 cas pour
100.000 habitants, légèrement plus bas que celui de
INCIDENCE MENSUELLE DE LA FIEVRE
l’année 1999 (30,75). Une période épidémique a été
observée entre mai et juin (5,53 en mai et 6,59 en juin). TYPHOIDE - ANNEE 2000
TAUX/100.000 HBTS
1,6

Le taux d’incidence de la wilaya de Batna a triplé : il est 1,4

1,2
de 22,91 cas pour 100.000 habitants en 2000 (7,64 en 1
1999). La wilaya a connu une épidémie de fièvre typhoïde 0,8

de mai à juillet avec un pic en juin (9,69). 0,6

0,4

Les autres wilayas touchées sont Ghardaïa (22,45 soit 0,2

0
deux fois plus qu’en 1999) et Constantine (19,89). JANV FEVR MARS AVR MAI JUIN
MOIS
JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC

SOURCE : INSP
Les taux spécifiques par âge les plus élevés sont retrouvés
chez les 5-29 ans :
Figure 5 :
§ 10,04 cas pour 100.000 habitants chez les 5-9 ans ;
§ 18,65 cas pour 100.000 habitants chez les 10-19 ans ; INCIDENCE DES HEPATITES VIRALES
§ 13,36 cas pour 100.000 habitants chez les 20-29 ans. ANNEES 1981 - 2000

TAUX/100.000 HBTS
50

- STABILITE DE L’INCIDENCE NATIONALE DE


40
LA FIEVRE TYPHOIDE CEPENDANT
IMPORTANTES EPIDEMIES DANS LA WILAYA 30

DE TIARET ET DE MASCARA - 20

10

0
On observe une hausse de l’incidence des hépatites 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90
ANNEES
91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000

SOURCE : INSP
virales avec 8,94 cas pour 100.000 habitants (7,78 en
1999).
Figure 6 :
L’étude du germe en cause révèle que l’hépatite la plus
fréquente est l’hépatite B (34,6 % des cas), suivie de INCIDENCE MENSUELLE DES HEPATITES
l’hépatite A (24,7 %), l’hépatite C (13,9 %) et d’une VIRALES - ANNEE 2000
association de germes B + C (0,3 %). Mais la proportion
TAUX/100.000 HBTS
d’hépatites à germe non précisé reste importante : dans 1, 2

plus du quart des cas (26,5 %), aucun germe n’est 1

spécifié. Deux wilayas n’ont jamais indiqué le germe en 0,8


cause (Tlemcen et Illizi), d’autres le font 0,6
exceptionnellement, comme les wilayas de Béchar, Tiaret,
0,4
Djelfa, Oran et Tissemsilt. La spécification du germe par
0,2
les déclarants est importante étant donné que toutes les
0JANV
actions préventives de lutte en dépendent. Ces actions FEVR MARS AVR MAI JUIN
MOIS
JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC

sont spécifiques au germe incriminé et donc à son mode de SOURCE : INSP

transmission.
84 R.E.M., Vol XI, Annuel, 2000

Du fait de l’importance du problème de l’hépatite B, de Figure 7 :


nouvelles mesures préventives ont été adoptées, à savoir,
la mise en place d’une vaccination de tous les enfants nés REPARTITION DES HEPATITES VIRALES
à partir de 2001 (cf. tableau 2, nouveau calendrier SELON LE VIRUS – ANNEE 2000
vaccinal). HEP A
Les taux régionaux les plus élevés de l’hépatite toutes HEP B
34,6%
24,7%

formes confondues sont retrouvés à Tindouf (74,37 avec


100 % d’hépatite B), Béchar (37,26), Tébessa (34,20
avec 60 % de C et 38 % de B), Naâma (33,9 dont 42 %
d’hépatite A), Tissemsilt (30,42) et Ouargla (30,41 – 70
% de B). INDETERMINE
Ce sont les 5-9 ans (12,94) et les 20-29 ans (13,77) qui HEP C
13,9%
26,5%
HEP B+C
sont les plus touchés. L’analyse par germes montre que 0,3%

SOURCE : INSP
pour l’hépatite A, la tranche d’âge la plus atteinte est celle
des 5-9 ans tandis que pour l’hépatite B ou C se sont les
20-29 ans qui notifient le maximum de cas. Figure 8 :

INCIDENCE DES DYSENTERIES


LEGERE AUGMENTATION DE L’INCIDENCE DES ANNEES 1981 - 2000
HEPATITES VIRALES – PREPONDERANCE DES
TAUX/100.000 HBTS
HEPATITES B (34,6 %) ET A (24,7 %) – POUR LE 70

QUART DES CAS, AUCUNE INFORMATION SUR LE 60

GERME INCRIMINE - 50

40

30

20

On note une légère baisse de l’incidence des dysenteries, 10

celle-ci est passée de 9,69 à 8,65 cas pour 100.000 0


81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000
habitants. SOURCE : INSP
ANNEES

La wilaya d’El Tarf enregistre le taux d’incidence


régional le plus élevé avec 134,50 cas pour 100.000 Figure 9 :
habitants. La situation épidémiologique s’est aggravée
dans cette wilaya, l’incidence a nettement augmenté par
INCIDENCE MENSUELLE DES DYSENTERIES
rapport à l’année précédente. Elle était de 90,96 cas pour ANNEE 2000
100.000 habitants en 1999. Une épidémie s’est déclarée
TAUX/100.000 HBTS
durant la période estivale. Les taux enregistrés sont 1,2

respectivement 25,46 en juin et 26,46 cas pour 100.000 1

habitants en juillet. 0,8

0,6

Le taux d’incidence régional de la wilaya d’Adrar a 0,4

baissé, passant de 178,85 à 134,10 cas pour 100.000 0,2

habitants. Un pic épidémique a été notifié en octobre 0


JANV FEVR MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC
(30,10). SOURCE : INSP
MOIS

On observe une chute de moitié de l’incidence dans la


wilaya de Tamanrasset. Elle est ainsi passée de 217,11 en Figure 10 :
1999 à 119,98 en 2000.
Les autres wilayas qui enregistrent des taux supérieurs au LES MALADIES DU PEV
taux national sont Ouargla (94,86), Béchar (67,82), ANNEE 2000
Naâma (36,06), Biskra (32,21), El bayadh (28,54),
Tindouf (27,04) et Illizi (24,34).
Rougeole 96,9%
Les tranches d’âge les plus touchées sont les 0-4 ans
(14,99), les 20-29 ans (11,78) et les 60 ans et plus (9,55). Coquel 1,9%
Diphtérie 0,2%
Tétanos 1,1%

BAISSE DU TAUX D’INCIDENCE NATIONAL DES


DYSENTERIES – AGGRAVATION DE LA
SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE DANS LA SOURCE : INSP

WILAYA D’EL TARF -


R.E.M., Vol XI, Annuel2000 85

Les toxi-infections alimentaires collectives Figure 11 :

Le nombre de cas de toxi-infections alimentaires a baissé, INCIDENCE DE LA ROUGEOLE


il est de 3361 cas (4392 cas en 1999). ANNEES 1981 - 2000

160
TAUX/100.000 HBTS
Toutes les wilayas du pays ont déclaré des cas 140

d’intoxications alimentaires sauf trois wilayas, Médéa, 120

Tindouf et Khenchela. Certaines ont enregistré un nombre 100

80
important de cas comme la wilaya de Boumerdès avec 465 60

cas, M’Sila (217 cas), Alger (216 cas), Tébessa (189), 40

Blida (186) et Tipaza (179). 20

0
81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000

Les intoxications alimentaires ont été notifiés durant tous SOURCE : INSP ANNEES

les mois de l’année mais principalement durant la période


estivale (923 cas en juillet et 787 cas en août).
Ces intoxications ont touché aussi bien le sexe masculin Figure 12 :
(52 %) que le sexe féminin (48 %) avec une atteinte plus
marquée des enfants (43 % avaient entre 0 et 19 ans) et INCIDENCE MENSUELLE DE LA ROUGEOLE
ANNEE 2000
des adultes jeunes (29 % de l’ensemble des cas avaient
entre 20 et 29 ans). 1,4 TAUX/100.000 HBTS

1,2

LES MALADIES DU PEV 0,8

0,6

Le taux d’incidence de la rougeole a encore baissé cette 0,4

année, il est de 5,30 cas pour 100.000 habitants (7,84 en 0,2

1999). 0
JANV FEVR MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC

Les wilayas qui ont déclaré le plus grand nombre de cas SOURCE : INSP MOIS

sont Illizi (40,57), Skikda (21,87), Naâma (19,47), Batna


(14,39), El Bayadh (14,27), Ghardaïa (13,22), Oran
(12,87) et Constantine (12,29). Figure 13 :

La baisse de l’incidence de la rougeole est réelle, elle est INCIDENCE DE LA COQUELUCHE


une conséquence de l’introduction de la deuxième dose ANNEES 1981 - 2000
vaccinale à l’âge de six ans. 6
TAUX/100.000 HBTS

Malgré cette diminution, nous pensons que le nombre de 5

cas enregistrés est encore surestimé. En effet, au cours de 4


l’année 2000, quelques wilayas ont déclaré des épidémies
3
de rougeole, mais une fois les investigations sérologiques
2
faites, il s’est avéré qu’il s’agissait de cas de rubéole. Or
1
toutes les épidémies de fièvre éruptive chez l’enfant, ne
bénéficient pas d’un contrôle sérologique. 0
81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000
ANNEES
Ainsi, une réflexion devrait être entamée sur les modalités SOURCE : INSP

de confirmation des épidémies de rougeole. Nous pensons


qu’à l’heure actuelle, il devient nécessaire d’investiguer
Figure 14 :
les premiers cas devant toute épidémie de « rougeole »
(cas index). A ce titre, le laboratoire national de l’IPA
INCIDENCE DU TETANOS
devra être renforcé pour pouvoir répondre à la demande.
ANNEES 1981 - 2000
Les taux spécifiques par âge les plus élevés sont retrouvés 0,4
TAUX/100.000 HBTS

chez les 0-4 ans (16,69) et les 5-9 ans (17,78 cas/100.000
hbts). 0,3

0,2

- BAISSE DE L’INCIDENCE DE LA ROUGEOLE


0,1
POUR LA QUATRIEME ANNEE CONSECUTIVE –
INVESTIGATION DU CAS INDEX DEVIENT DE 0
81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000
PLUS EN PLUS UNE NECESSITE DEVANT TOUTE SOURCE : INSP
ANNEES

EPIDEMIE DE ROUGEOLE -
86 R.E.M., Vol XI, Annuel, 2000

Durant l’année 2000, nous avons observé une Figure 15 :


recrudescence du nombre de cas de coqueluche. En effet,
ceux-ci ont plus que quadruplé : ainsi nous avons REPARTITION DES CAS DE TETANOS
enregistré trente-deux cas alors qu’en 1999 sept cas ANNEE 2000
avaient été déclarés. La majorité d’entre-eux (69 %) a été [Link] néonatal
notifiée par la wilaya d’Alger. Ces cas ont été 33,3%

hospitalisés au niveau de l’EHS d’El Kettar (de même


pour les cas de Blida et Médéa). La presque totalité des
malades, avait moins de trois mois et n’avait donc pas
encore reçu de vaccin posant le problème de la protection
de cette population avant l’âge de la vaccination (3 mois). T.néonatal
66,7%
Une des solutions serait de renforcer l’immunité de cette
population. La date de la vaccination pourrait être SOURCE : INSP

avancée à deux mois, comme il a été proposé en Belgique


pour un problème analogue [1].
Quoiqu’il en soit une réflexion doit être entamée sur ce Figure 16 :
sujet, la recrudescence du nombre de cas ne s’expliquant
pas, les taux de couverture vaccinale étant similaires à INCIDENCE DE LA DIPHTERIE
ceux des années précédentes. ANNEES 1981 - 2000

4
TAUX/100.000 HBTS

- NETTE AUGMENTATION DU NOMBRE DE CAS 3

DE COQUELUCHE AVEC UNE MAJORITE CHEZ


2
LES MOINS DE TROIS MOIS -
1

On constate une chute importante du nombre de cas de


tétanos, Dix-huit cas dont douze cas de tétanos néonatal 0
81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000
ANNEES
ont été déclarés cette année contre trente et un cas en SOURCE : INSP

1999.

Le tétanos néonatal Figure 17 :

Le nombre de cas de tétanos néonatal est de douze, il était INCIDENCE DE LA POLIOMYELITE


de dix-huit cas en 1999. ANNEES 1981 - 2000
Pour l’ensemble des cas, l’accouchement a eu lieu à 0,7
TAUX/100.000 HBTS

domicile avec utilisation de matériel non stérile pour la 0,6

section du cordon ombilical et application de produits 0,5

traditionnels, tels que le khôl, le henné ou la cendre sur la 0,4

plaie ombilicale (pour 3 cas aucune information n’est 0,3

disponible). 0,2

La proportion du tétanos néonatal est toujours plus 0,1

importante que celle du tétanos non néonatal, elle est de 0


81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000
ANNEES
66,7 % (58 % en 1999). SOURCE : INSP

On note une prédominance nette du sexe masculin, le sex-


ratio est égal à 5.

Aucune femme n’a bénéficié d’un suivi prénatal ni d’une


vaccination antitétanique au cours de la grossesse.
Plus de la moitié des cas ont succombé à la maladie, soit
58,3 %.

Le tétanos non néonatal

Le nombre de cas de tétanos non néonatal a diminué de


plus de moitié : six cas ont été enregistrés (treize cas en
1999).
R.E.M., Vol XI, Annuel2000 87

Le sexe prédominant est le sexe masculin. Quatre cas sont Tableau 1 : Indicateurs de performance de la
survenus chez des hommes âgés entre 28 et 63 ans, ayant surveillance épidémiologique des paralysies flasques
été victime d’accidents de travail ou de traumatisme. Dans aiguës
un cas, la maladie s’est développée suite à une
intervention chirurgicale. Les deux autres malades sont de INDICATEURS 1999 2000
sexe féminin. Il s’agit d’une fillette âgée de 8 ans et d’une
jeune femme de 31 ans. Elles ont contracté la maladie Complétude des rapports de routine 87 % 89 %
suite à des plaies souillées par la terre et non traitées à Nombre de PFA déclarées 73 81
temps. A signaler que l’enfant était mal vacciné : le Taux de PFA non polio détectées 0,73 0,74
rappel de 6 ans n’a pas été pratiqué.
Nombre de cas de poliomyélite à virus 0 0
La létalité est élevée avec un taux de 66,7 %.
sauvage
% de cas de PFA déclarées dans les 7 58 % 52 %
- CHUTE DU NOMBRE DE CAS DE TETANOS jours suivant le début de la paralysie
AVEC PREDOMINANCE DU TETANOS NEONATAL
– % des cas de PFA avec 2 92 % 87 %
prélèvements de selles
Trois cas confirmés de diphtérie ont été déclarés au cours % de cas de PFA avec 2 prélèvements 78 % 64 %
de l’année 2000 (17 cas en 1999). Les wilayas touchées de selles à 24-48 heures dans les 14
sont Batna (2 cas) et Sétif (1 cas). Il s’agit de trois jeunes jours suivant le début de la paralysie
femmes âgées entre 19 et 26 ans dont le statut vaccinal % de prélèvements de selles arrivés 96 % 99 %
est méconnu. On déplore le décès d’un cas à Batna. au laboratoire dans des conditions
satisfaisantes
- TROIS CAS DE DIPHTERIE SONT NOTIFIES EN % de résultats envoyés au PEV dans 100 % 100 %
2000 DONT UN DECES - les 28 jours
% de PFA revus à 60 jours 83 %
Pour la quatrième année consécutive, aucun cas de
poliomyélite n’a été enregistré en Algérie. - l’organisation de journées de consolidation de la
vaccination antipoliomyélitique. Pour l’année 2000,
La surveillance de la poliomyélite est évaluée par un elle a intéressé vingt wilayas. Ces journées se sont
certain nombre d’indicateurs mis en place par le déroulées en deux phases :
programme d’éradication de la poliomyélite. Ces
ère
indicateurs sont analysés et évalués à la fin de chaque § 1 phase en octobre 2000 :
année. Pour l’année 2000, on constate qu’il y a une population cible : 950 996
régression de ces indicateurs, sauf pour trois d’entre eux population vaccinée : 892 141
qui sont : le nombre de cas de paralysie flasque aiguë taux de couverture vaccinale : 93 %
(PFA), la complétude des rapports de routine, et les
ème
conditions d’acheminement des selles (voir tableau 1). § 2 phase en novembre 2000
population cible : 842 752
Le nombre de cas de PFA a certes augmenté, passant de population vaccinée : 828 596
73 à 81 cas en 2000, mais le taux de PFA déclaré est taux de couverture vaccinale : 89 % [2].
semblable à celui de l’année précédente (73 % en 1999 et
74 % en 2000). Le pourcentage de cas déclarés reste très La couverture vaccinale
insuffisant puisque d’après différentes études, il faudrait
détecter 100 cas de PFA pour une population de 100.000 L’évaluation de la couverture vaccinale des enfants au
enfants âgés de moins de quinze ans. Il reste donc un cours de l’année 2000, révèle des taux semblables à ceux
effort à faire pour la déclaration de tous les cas de PFA obtenus en 1999 :
dans cette population.
- BCG : 97 %
Le renforcement de la lutte contre la poliomyélite s’est - DTCP1 : 92 %
concrétisé par deux actions principales : - DTCP2 : 89 %
- DTCP3 : 85 %
- l’organisation de séminaires régionaux pour la - Anti-rougeoleux : 79 %
formation et la sensibilisation de tout le corps
médical concerné par l’élimination de la
poliomyélite ;
88 R.E.M., Vol XI, Annuel, 2000

Le nouveau calendrier vaccinal Tableau 2 : Nouveau calendrier vaccinal

Au cours de l’année 2000, le calendrier vaccinal a été


modifié, selon le décret du 31 octobre 2000. AGE A LA VACCINS
Un vaccin a été adjoint dans ce calendrier : le vaccin VACCINATION
contre l’hépatite B. Trois doses sont administrées, à la Naissance BCG + VPO + HBV 1
naissance puis à l’âge d’un mois et enfin à cinq mois (cf. 1 mois HBV 2
tableau 2) [2].
3 mois DTC + VPO
4 mois DTC + VPO
LES MENINGITES 5 mois DTC + VPO + HBV 3
Le taux d’incidence des méningites est stationnaire avec 9 mois ANTI-ROUGEOLEUX
14,34 cas pour 100.000 habitants (14,78 en 1999). On 18 mois DTC + VPO
distingue trois catégories de méningites : 6 ans DT ENFANT + VPO +
ANTI-ROUGEOLEUX
§ les méningites à méningocoques, catégorie la moins
11-13 ans DT ADULTE + VPO
fréquente avec 16,3 % des cas ;
§ les méningites purulentes avec 25 % des cas ; 16-18 ans DT ADULTE + VPO
§ les méningites à liquide clair : 22,4 %. Tous les 10 ans à partir de DT ADULTE
18 ans
Il reste une proportion assez importante (36,3 %) de cas
de méningites pour lesquels aucune information n’est
disponible. Ces cas sont déclarés « cas de méningite » Figure 18 :
sans précision de l’aspect du liquide céphalorachidien
(purulent ou clair) ni du germe en cause. INCIDENCE DES MENINGITES
ANNEES 1981 - 2000
Le taux d’incidence des méningites à méningocoques est TAUX/100.000 HBTS
16
de 2,36 cas pour 100.000 habitants. 14

12

Les wilayas les plus touchées sont Béchar (11,72), M’Sila 10

(10 cas/100.000 hbts), El Oued (8,55), Aïn Defla (7,24) et 8

6
Illizi (5,41).
4

L’incidence des autres méningites est de 11,98 cas pour 0


81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000

100.000 habitants. SOURCE : INSP


ANNEES

Les taux régionaux les plus importants sont observés à


Tindouf (189,3), Mila (29,59), Jijel (26,58), Annaba
(25,05) et Batna (23,01). Figure 19 :

Ce sont les enfants âgés de moins de dix ans qui sont les INCIDENCE MENSUELLE DES MENINGITES
plus touchés quel que soit le type de méningite : ANNEE 2000
2,5
TAUX/100.000 HBTS

- 43,96 cas pour 100.000 habitants pour les 0-4 ans ; 2


- 25,87 cas pour 100.000 habitants pour les 5-9 ans.
1,5

LES ZOONOSES 0,5

0
JANV FEVR MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC
De nouveau, le taux d’incidence de la brucellose observe SOURCE : INSP
MOIS

une hausse. En effet, de 1997 à 1999 la courbe


d’incidence avait une allure descendante, mais pour
l’année 2000, on note une cassure avec une élévation du
taux d’incidence : 13,01 cas pour 100.000 habitants en
2000 alors qu’il était de 8,51 en 1999.

La wilaya de Tébessa observe le taux régional le plus


R.E.M., Vol XI, Annuel2000 89

élevé, celui ci a doublé par rapport à l’année précédente.


Il est passé de 68,91 à 123,70 cas pour 100.000 habitants. LES CAS DE MENINGITES
La wilaya a connu une période épidémique, allant de DECLARES EN 2000
février à septembre 2000 avec un plateau de mai à juillet M.à [Link] [Link]
22,4%
(23,48 en mai, 18,21 en juin et 23,99 en juillet). 25,0%

L’incidence dans la wilaya de Biskra a nettement


augmenté avec 119,55 cas pour 100.000 habitants (79,80
en 1999). Une épidémie s’est déclarée au cours du M.méningocoque
16,4%
deuxième trimestre. L’incidence était de 23,27 en avril,
19,39 en mai et 17,54 en juin 2000. Indeterminé
36,3%
SOURCE : INSP
On assiste à une flambée de brucellose dans la wilaya de
M’Sila. L’incidence a plus que triplé, de 26,26 en 1999, Figure 21 :
elle s’élève à 111,07 en 2000. Une importante épidémie a
touché la wilaya, elle a débuté en mars pour s’atténuer en LES ZOONOSES DECLAREES
août avec un pic important en mai (42,89 cas pour EN 2000
100.000 habitants). [Link]ée
47,3%
[Link]érale
2,3%

La situation épidémiologique dans la wilaya de Naâma [Link]


8,2%
semble être stable, le taux d’incidence est de 95,93 cas
pour 100.000 habitants (90,96 en 1999).
Bilharziose
Le foyer brucellique de la wilaya de Djelfa persiste et 0,3%

s’intensifie, l’incidence est passée de 42,51 à 61,34 cas Brucellose

pour 100.000 habitants. SOURCE : INSP 41,8%

La wilaya de Laghouat a connu une nette amélioration,


l’incidence a nettement chuté passant de 142,38 à 57,16 Figure 22 :
cas pour 100.000 habitants.
INCIDENCE DE LA BRUCELLOSE
La wilaya de Khenchela a enregistré un taux de 37,09 cas ANNEES 1990 - 2000
pour 100.000 habitants, il était en 1999 de 33,91. TAUX/100.000 HBTS
16

14
Les taux spécifiques par âge les plus élevés sont 12

enregistrés chez les 20-29 ans (26,36) et les 40-59 ans 10

(18,70). 8

4
On ne note pas de différence avec l’année précédente pour 2

le nombre de cas de brucellose animale (3326 en 2000 et 0


90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000

3395 en 1999), et pour le nombre de cas de foyers SOURCE : INSP


ANNEES

brucelliques (1000 foyers en 2000 et 1030 en 1999).

De rares wilayas sont épargnées par ce fléau Ce sont Figure 23 :


quelques wilayas du sud : Adrar, Béchar, Tamanrasset,
Ouargla, Illizi, ainsi que Guelma et Naâma [3]. INCIDENCE MENSUELLE DE LA BRUCELLOSE
ANNEE 2000
3
TAUX/100.000 HBTS

- NETTE ASCENCION DE L’INCIDENCE DE LA 2,5

BRUCELLOSE – TEBESSA, BISKRA ET M’SILA 2

ONT CONNU DES FLAMBEES EPIDEMIQUES - 1,5

0,5

On note une baisse du taux d’incidence de la 0


JANV FEVR MARS AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC
leishmaniose cutanée avec 14,72 cas pour 100.000 SOURCE : INSP
MOIS

habitants en 2000 (21,36 en 1999).


Cette baisse est due essentiellement à l’amélioration de la
Figure 20 :
90 R.E.M., Vol XI, Annuel, 2000

situation épidémiologique dans la wilaya de M’Sila. En


effet, le taux d’incidence de cette wilaya est de 128,89 cas INCIDENCE DE LA LEISHMANIOSE CUTANEE
pour 100.000 habitants alors qu’il était de 315,58 cas ANNEES 1991 - 2000
pour 100.000 habitants en 1999.
40
TAUX/100.000 HBTS

35
La wilaya de Biskra enregistre le taux régional le plus 30

élevé avec 218,69 cas pour 100.000 habitants, semblable 25

à celui de l’année précédente (216,47). Un pic 20

épidémique important a été enregistré en janvier (49,07). 15

10

5
On note une réascension du taux d’incidence de la wilaya 0
91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000
de Batna. Celui-ci a presque doublé, de 79,26 cas pour SOURCE : INSP
ANNEES

100.000 habitants, il est passé à 130,32 cas pour 100.000


habitants. La wilaya a connu deux épidémies au cours de
l’année 2000, la première au cours du premier trimestre Figure 25 :
avec un pic en janvier (23,60) et la seconde au cours du
quatrième trimestre avec un pic en novembre (27,32). INCIDENCE MENSUELLE DE LA LEISHMANIOSE
CUTANEE - ANNEE 2000
Ce sont les enfants âgés de moins de dix ans qui sont les 3
TAUX/100.000 HBTS
plus touchés :
2,5

§ 29,91 cas pour 100.000 habitants pour les 0-4 ans ;


2

§ 21,37 cas pour 100.000 habitants pour les 5-9 ans. 1,5

0,5
- BAISSE DU TAUX D’INCIDENCE DE LA
0
LEISHMANIOSE CUTANEE – AMELIORATION DE JANV FEVR MARS AVR MAI JUIN JUIL
MOIS
AOUT SEPT OCT NOV DEC

SOURCE : INSP
LA SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE DANS LA
WILAYA DE M’SILA -
Figure 26 :
Seize cas de rage humaine ont été déclarés au cours de
LE NOMBRE DE CAS DE RAGE HUMAINE
l’année 2000. Les wilayas touchées sont Sétif (3 cas), ANNEES 1985 - 2000
Batna et Tizi Ouzou (2 cas), Biskra, Alger, Djelfa, Sidi
Bel Abbès, Guelma, Mascara, Oran, Souk Ahras et Mila 50
TNOMBRE DE CAS

(1 cas). 40

30
La rage humaine s’observe plus fréquemment chez
l’homme, 94 % des cas sont de sexe masculin, et plus 20

particulièrement chez les adolescents, 50 % des cas sont 10

notifiés chez les 10-19 ans. L’animal mordeur le plus 0


85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000
souvent incriminé est le chien, qu’il soit errant ou SOURCE : INSP
ANNEES

domestique (50 % des cas), à un moindre degré on


retrouve le chacal, le renard et le chat. Les lésions siègent
principalement au niveau de la face ou des membres (la
- parfois le vaccin antirabique est prescrit mais non pris
main ou le pied).
par le patient.
Dans 50 % des cas, on ne retrouve la notion de
Tout ceci est dû
consultation médicale qu’au moment de l’apparition des
§ à la méconnaissance de la maladie
signes cliniques de rage.
§ à une insuffisance d’informations délivrées par le
Dans 37,5 % des cas, les sujets ont consulté tardivement corps médical sur les risques potentiels en cas de non
avec une prescription médicale pas toujours respectée : respect strict du traitement antirabique.
D’où le rôle primordial de l’éducation sanitaire.
- le traitement antirabique n’est pas débuté à temps ;
- lorsqu’il est entamé dès la morsure, il est interrompu Le nombre de cas de rage animale enregistré par les
au bout d’un certain nombre d’injections. Les rappels services vétérinaires en 2000 est de 616 cas, inférieur à
ne sont pas respectés ; celui de l’année précédente (1025 en 1999).
Figure 24 : Les foyers de rage animale sont enregistrés principalement
R.E.M., Vol XI, Annuel2000 91

dans les wilayas du nord du pays. On dénombre 562 de la région géographique des hautes plaines, il est de
foyers pour tout le pays [3]. 225,90 cas pour 100.000 habitants.

Le centre de vaccination de l’Institut Pasteur d’Algérie a La répartition par régions sanitaires donne les incidences
reçu 5277 consultants pour une vaccination antirabique suivantes :
après exposition.
- 964 cas pour 100.000 habitants pour la région sud-
Ces consultants sont originaires des wilayas de la région ouest ;
centre, et principalement d’Alger (56,8 %), mais - 951 cas pour 100.000 habitants pour la région sud-est.
également de l’est, l’ouest et le sud du pays. Quatre Les piqûres de scorpions sont survenues dans 48 % des
consultants sont originaires de France (2), d’Espagne et cas à l’intérieur de la maison, et dans 49 % des cas à
de Tunisie (1). l’extérieur. Ces incidents sont plus fréquents dans la
matinée entre 6 h - 12 h et en fin de journée à partir de 18
L’animal mordeur le plus souvent incriminé est le chien heures jusqu’à minuit (62 % de cas).
(71,46 %), suivi du chat (16,79 %) et du rat (6,61 %).
Tous ces consultants ont bénéficié d’une vaccination Le siège de prédilection des piqûres de scorpion reste les
antirabique. Elle a été associée à une sérothérapie pour membres supérieurs (47 %) et inférieurs (43 %).
17,48 % des cas et pour 22,47 % des cas le traitement a
été interrompu dès la remise du certificat vétérinaire [4]. Toutes les tranches d’âge sont touchées mais ce sont les
15-49 ans qui totalisent le plus grand nombre de cas,
238 cas de fièvre boutonneuse méditerranéenne ont été suivis des 5-14 ans. Par contre, les décès sont davantage
déclarés, soit près de la moitié des cas de l’année 1999 observés chez les 5-14 ans et les 1-4 ans (voir tableau 3).
(488).
La wilaya d’Illizi enregistre les taux de létalité et de
Les wilayas touchées sont Tlemcen (59 cas), Tipaza (35), mortalité spécifique les plus élevés avec respectivement
Boumerdès (34), Oran (22), Sidi Bel Abbès (18), Béjaïa 0.63 décès pour 100 cas piqués et 0,053 pour 1000
(13), Alger (12), Jijel (6), Blida, Mostaganem et Aïn habitants.
Défla (5), Sétif et Médéa (4), Guelma et Bordj Bou
Arréridj (3), Chlef, Bouira et Skikda (2), Tizi Ouzou, Tableau 3 : Répartition des cas piqués et des décès
Annaba, Constantine et Souk Ahras (1 cas). Le maximum par âge
de cas a été enregistré au cours de la période estivale avec
un pic au mois de juillet (92 cas). AGE CAS PIQUES % DECES %

On observe des cas dans toutes les tranches d’âge, 0-11 mois 237 0,50 4 3,77
néanmoins il y a une prédilection pour les enfants âgés de 1-4 ans 3327 6,98 32 28,30
moins de 10 ans. 27,7 % des cas ont entre 0 et 4 ans et 17 5-14 ans 11398 23,93 46 43,40
% des cas ont entre 5 et 9 ans. On note une légère 15- 49 ans 26783 56,45 19 17,92
prédominance du sexe masculin (54 % des cas). 50 ans et plus 5776 12,15 7 6,60
TOTAL 47 521 100,00 108 100,00

L’ENVENIMATION SCORPIONIQUE Le taux de létalité à l’échelle nationale est de 0,29 %. Les


décès par piqûres de scorpion sont légèrement plus
On note une légère diminution du nombre de cas de fréquents dans le sud du pays (52 % des décès), qu’au
piqûres de scorpion et de décès attribuables à ces piqûres : niveau des hauts plateaux (48 %).
En 2000, 47 521 cas de piqûres de scorpion dont 108
décès ont été enregistrés. La wilaya de Ouargla enregistre le plus grand nombre de
Ce chiffre en 1999 était de 50 722 piqûres dont 149 décès. décès (21). Par contre l'analyse de la létalité montre que
les wilayas d'Illizi (0,63 %), de Laghouat (0,62 %), de
Les wilayas les plus touchées sont les wilayas du sud et Tiaret (0,46 %) et de Tamanrasset (0,46 %), enregistrent
des hauts plateaux : les taux les plus élevés.
§ Adrar, Biskra, Naâma, Ouargla avec plus de 1000 cas
Il est à remarquer que la mortalité spécifique est
pour 100 000 habitants,
importante dans les wilayas d'Illizi (0.053 pour 1000
§ El Oued, Illizi, Ghardaïa, El-Bayadh, Laghouat, habitants) et de Ouargla (0.044 pour 1000 habitants) [5].
M’Sila, Djelfa, Tamanrasset entre 300 et un peu
moins de 1000 cas pour 100 000 habitants.

Le taux d’incidence de la région géographique du sud est


de 878,33 cas pour 100.000 habitants alors qu’au niveau
92 R.E.M., Vol XI, Annuel, 2000
R.E.M., Vol XI, Annuel2000 93

Tableau. 4 : ENVENIMATION SCORPIONIQUE EN ALGERIE


MORBIDITE ET LETALITE PAR WILAYA - ANNEE 2000

WILAYA Cas piqués Décès Incidence /100 000 hbts Mortalité spécifique (‰) Létalité (%)
ADRAR 4964 5 1 492 0,0150 0,10
CHLEF
LAGHOUAT 1950 12 555 0,0341 0,62
O.E. BOUAGHI
BATNA 977 2 95 0,0019 0,20
BEJAIA
BISKRA 7513 7 1 255 0,0117 0,09
BECHAR 682 0 284 0,0000 0,00
BLIDA
BOUIRA 199 0 30 0,0000 0,00
TAMANRASSET 658 3 439 0,0200 0,46
TEBESSA 1057 0 178 0,0000 0,00
TLEMCEN 290 0 32 0,0000 0,00
TIARET 1315 6 164 0,0075 0,46
TIZI OUZOU 271 0 24 0,0000 0,00
ALGER
DJELFA 3964 17 448 0,0192 0,43
JIJEL
SETIF
SAIDA 136 0 42 0,0000 0,00
SKIKDA
SIDI BEL ABBES
ANNABA
GUELMA 55 0 12 0,0000 0,00
CONSTANTINE
MEDEA 1004 0 115 0,0000 0,00
MOSTAGANEM
M'SILA 4627 8 527 0,0091 0,17
MASCARA
OUARGLA 5028 21 1 054 0,0440 0,42
ORAN
EL BAYADH 1523 6 825 0,0325 0,39
ILLIZI 318 2 842 0,0529 0,63
[Link] 461 0 79 0,0000 0,00
BOUMERDES
EL TARF
TINDOUF 89 0 293 0,0000 0,00
TISSEMSILT 266 0 95 0,0000 0,00
EL OUED 5548 9 999 0,0162 0,16
KHENCHELA
SOUK AHRAS
TIPAZA
MILA 146 0 21 0,0000 0,00
AIN DEFLA 45 0 7 0,0000 0,00
NAAMA 1686 6 1 201 0,0428 0,36
[Link]
GHARDAIA 2749 4 837 0,0122 0,15
RELIZANE
TOTAL 47521 108 156 0,0036 0,23
94 R.E.M., Vol XI, N° 2, 2000

LE PALUDISME CLASSIFICATION DES CAS DE PALUDISME


ANNEE 2000

Le nombre de cas de paludisme a diminué, passant de 701


cas à 541 cas. Importé
88,4%

Les wilayas qui ont enregistré des cas de paludisme sont,


Non classé
en première position, la wilaya de Tamanrasset (296 cas), 2,0%
Autochtone
suivie d’Adrar (198 cas), Ouargla (28), Ghardaïa (10), 6,3%

Illizi et Oran (4), Boumerdès (1 cas). Rechute


3,3%

Dans presque la totalité des cas, il s’agit de cas importés SOURCE : INSP
(88 %), principalement du Mali et du Niger (98,7 %). Les
cas autochtones ne représentent que 6 % de l’ensemble
des cas, les rechutes 4 % et 2 % des cas n’ont pu être Figure 28 :
classés faute d’informations.
REPARTITION DES CAS DE PALUDISME
Les espèces plasmodiales retrouvées sont : SELON L'ESPECE - ANNEE 2000
[Link] 50,8%
§ plasmodium vivax : 275 cas,
§ plasmodium falciparum : 263 cas,
§ plasmodium malariae : 2 cas,
§ plasmodium ovalé : 1 cas.
[Link] [Link]é 0,2%
0,4%
Le paludisme autochtone

Trente-quatre cas de paludisme classés autochtones ont été SOURCE : INSP [Link] 48,6%
déclarés par trois wilayas :

§ un nouveau micro-foyer de paludisme autochtone,


dépisté durant la période de novembre à décembre
2000, dans la localité de Sokra, commune de Rouisset,
wilaya de Ouargla. Au total, vingt-cinq cas à LA TUBERCULOSE
plasmodium vivax ont été notifiés dont un décès. Le
sexe masculin est plus touché (80 % des cas) et 68 % L’incidence de la tuberculose toutes formes confondues est
des cas ont plus de quinze ans. Toutes les mesures de 59,26 cas pour 100.000 habitants, soit un total de
préventives ont été assurées afin d’enrayer ce foyer ; 17916 cas. Au cours de l’année 2000, nous avons obtenu
un taux de complétude de 97 %, taux satisfaisant
§ la wilaya d’Adrar a déclaré huit cas de paludisme permettant d’avoir une bonne appréciation de la situation
autochtone dans la localité de Timoktane, commune épidémiologique.
d’El Mergueb. Deux espèces plasmodiales ont été
identifiées : plasmodium falciparum dans cinq cas et Figure 29 :
plasmodium vivax pour trois cas. Il s’agit d’un foyer
résiduel de l’épidémie déclarée en 1999 ; INCIDENCE DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE
A MICROSCOPIE POSITIVE ANNEES 1995 - 2000
§ un cas isolé à plasmodium falciparum, classé
TAUX/100.000 HBTS
30
autochtone, dépisté dans la wilaya de Ghardaïa. Le
25
sujet n’a effectué aucun déplacement à l’étranger.
20

Le paludisme importé 15

10

Le nombre de paludisme importé est de 478. Ces cas ont 5

été dépistés principalement dans les wilayas du sud (99,1 0


95 96 97 98 99 2000
%) et plus précisément par Tamanrasset et Adrar (96,4 SOURCE : INSP
ANNEES

%). L’origine de l’infection est en premier le Mali avec


68 % des cas puis le Niger (31 %). Les malades sont le
plus souvent de nationalité algérienne (72,5 %) [6]. La tuberculose pulmonaire
Figure 27 :
R.E.M., Vol X, N° 2, 1999 95

Le nombre total de cas de tuberculose pulmonaire (TP) est § région centre : 156 cas,
de 10635 dont 8444 cas à microscopie positive (TPM+) § région ouest : 44 cas,
soit des incidences respectives de 35,17 cas pour 100.000 § région est : 66 cas,
habitants pour les TP et 27,92 cas pour 100.000 habitants § région sud est : 77 cas,
pour les TPM+. § région sud ouest : 4 cas.
Le diagnostic de la tuberculose pulmonaire est basé sur la
bactériologie et plus précisément l’examen direct au Les 137 cas restants sont soit des nationaux résidents à
microscope. Pour 79,4 % des cas, cet examen est positif l’étranger (65 cas) soit des étrangers (36 cas). Pour trente-
mais l’on note un pourcentage encore élevé de cas où cet six cas le lieu de résidence est inconnu.
examen est non fait ou alors négatif (16,9 %). La culture
est rarement pratiquée (3,4 %). La prédominance du sexe masculin reste toujours aussi
La proportion des miliaires tuberculeuses n’a pas nette, le sex-ratio est de 2,5. On observe des cas aussi
augmenté avec 0,7 % des cas. bien chez le petit enfant que chez l’adulte âgé, mais la
La tuberculose pulmonaire est un peu plus fréquente chez concentration des cas se retrouve dans la tranche des 20-
les sujets de sexe masculin (59,6 %). 49 ans avec 79 % de l’ensemble des cas.
La tranche d’âge la plus touchée est celle des sujets âgés La femme est contaminée plus fréquemment en Algérie
de 60 ans et plus avec un taux spécifique par âge de 85,18 (79 en Algérie et 24 à l’étranger) par voie hétérosexuelle,
cas pour 100.000 habitants, suivie des 20-29 ans (70,53). par opposition à l’homme qui lui contracte la maladie
L’âge médian est de 30 ans. plutôt à l’étranger (181 à l’étranger et 106 en Algérie) par
La létalité est de 0,6 %. voie sexuelle ou par toxicomanie.

La tuberculose extra-pulmonaire Le laboratoire national de référence a recensé 146


nouveaux cas de séropositifs à VIH en 2000, soit 1067 cas
On observe une légère augmentation de l’incidence de la cumulés depuis 1985.
tuberculose extra-pulmonaire : 24,83 cas pour 100.000
habitants en 2000 versus 23,37 en 1999. - Rectificatif pour l’année 1999 :
Les localisations les plus fréquentes sont les pleurésies
(35,7 %) et les adénopathies (32,9 %). Le nombre de cas cumulés de séropositifs à VIH au 31
La tuberculose extra-pulmonaire est plus fréquente chez la décembre 1999 a dû être corrigé. Il s’élève à 920 cas et
femme (55,6 %). Comme pour la tuberculose pulmonaire, non plus 903 comme il avait été mentionné dans l’annuel
ce sont les sujets âgés de 60 ans et plus (51,94) et les 20- 1999. En effet, dix-sept sérums prélevés à la fin de
29 ans (42,56) qui enregistrent les incidences les plus l’année 1999 sont parvenus en retard au laboratoire de
élevées. référence et n’ont été analysés qu’en l’an 2000 [7].
La létalité est faible de 0,2 %.
BIBLIOGRAPHIE
Figure 30 :
[1] : Calendrier vaccinal belge, mars 2000
REPARTITION DES CAS DE TUBERCULOSE
EXTRA-PULMONAIRE SELON LA LOCALISATION
ANNEE 2000 [2] : Rapport de l’unité de surveillance du PEV, direction
ADP 34,3%
de la prévention – MSP.
Osseuse 5,1%
Méningite 0,8%
[3] : Rapport des services vétérinaires, ministère de
[Link] 2,7% l’agriculture.
autres 3,2%
Cutanée 1,8%
[4] : Rapport du centre de vaccination de l’institut Pasteur
Autres sereuses 8,8%
Pleurésie 37,2% d’Algérie.
Génito-Urinaire 6,1%

SOURCE : INSP [5] : Rapport du service santé-environnement, INSP

[6] : Rapport du service du paludisme et des maladies


LE SIDA parasitaires, INSP.

Cinquante-huit nouveaux cas de sida ont été diagnostiqués [7] : Rapport du laboratoire national de référence, institut
au cours de l’année 2000, ainsi le nombre de cas cumulés Pasteur d’Algérie.
de sida de 1985 au 30 décembre 2000 est de 484 cas. La
répartition par régions sanitaires a été déterminée pour
347 cas :
96 R.E.M., Vol XI, N° 2, 2000

Notification pour certaines maladies à déclaration obligatoire - Répartition par wilaya


Annuel 2000

CHOL TYP DYS HEP DIP COQ TET TNN PFA [Link] HYD L.V L.C BIL TRA BRU RAG POP*
ADRAR 20 441 25 2 2 4 13 48 328862
CHLEF 73 2 45 2 4 36 11 11 2 10 905466
LAGHOUAT 52 28 13 1 1 21 18 4 198 346383
OUM EL BOUAGHI 32 43 1 17 7 51 51 1 1 58 549644
BATNA 234 1 114 6 147 8 235 37 61331 24 2 1021353
BEJAIA 33 6 61 1 43 18 106 15 39 4 12 857874
BISKRA 52 191 72 1 3 49 15 40 22 111297 24 709 1 593070
BECHAR 1 162 89 3 28 16 8 15 6 36 238878
BLIDA 129 9 37 2 23 36 107 10 2 1 1 819826
BOUIRA 51 7 69 1 9 27 65 7 24 18 22 651930
TAMANRASSET 10 177 15 2 8 2 6 7 1 2 1 18 147522
TEBESSA 13 201 3 25 7 49 19 16 727 587701
TLEMCEN 50 7 6 28 9 105 1 36 893045
TIARET 466 24 66 1 3 5 32 35 41 794742
TIZI OUZOU 15 1 40 1 4 13 23 103 1 20 15 6 2 1124344
ALGER 53 105 147 22 6 97 48 424 5 1 4 4 4 1 2484378
DJELFA 75 13 4 4 11 17 12 8 532 1 867326
JIJEL 5 21 63 1 1 1 29 14 159 7 6 66 598254
SETIF 159 20 80 1 4 104 62 198 29 21 10 10 3 1347446
SAIDA 22 3 28 20 11 42 10 44 320769
SKIKDA 7 18 115 179 7 85 26 1 14 3 818426
SIDI BEL ABBES 8 3 125 39 2 78 22 2 37 1 548071
ANNABA 76 3 40 1 1 4 26 4 144 24 4 574851
GUELMA 22 1 12 3 19 2 100 21 5 1 456432
CONSTANTINE 165 43 25 1 1 102 23 89 15 3 4 829669
MEDEA 79 13 11 1 1 23 15 112 69 10 10 24 870908
MOSTAGANEM 43 28 36 1 1 61 14 14 8 3 655731
M'SILA 22 14 43 1 6 36 87 18 74 51121 966 869724
MASCARA 258 32 77 1 2 5 4 29 43 3 1 666853
OUARGLA 125 446 143 1 1 44 11 99 17 45 96 1 470181
ORAN 7 15 66 160 9 227 1 22 1 1243189
EL BAYADH 6 52 23 26 1 14 41 41 182223
ILLIZI 9 9 1 15 2 1 30 73 36971
BORDJ BOU ARRERIDJ 3 4 84 1 3 15 1 133 18 23 2 582530
BOUMERDES 22 5 43 3 17 15 57 1 4 19 628118
EL TARF 12 488 14 2 35 7 66 6 2 362824
TINDOUF 8 22 1 56 29583
TISSEMSILT 53 31 85 6 5 31 3 1 2 16 279380
EL OUED 34 37 73 2 5 47 17 44 269 44 549511
KHENCHELA 4 38 3 2 45 1 59 134 361271
SOUK AHRAS 28 45 1 2 12 6 80 20 3 1 5 1 376521
TIPAZA 46 4 70 1 1 19 8 51 20 5 35 1 525927
MILA 26 23 112 2 3 28 13 204 4 30 31 8 1 689378
AIN DEFLA 31 1 19 2 4 3 49 20 6 6 2 677094
NAAMA 25 50 47 2 27 3 3 6 36 133 138646
AIN TEMOUCHENT 15 33 11 19 7 3 39 8 345408
GHARDAIA 73 57 52 43 7 64 14 6 113 214 22 325176
RELIZANE 70 36 1 6 48 15 1 1 660102
TOTAL ALGERIE 0280526162704 3 32 12 6 811601 7133623 771 2204450 31 7913933 16 30233+

* Population estimée à partir des taux d'accroissement naturel ; données de l'Office National des Statistiques (an 2000) - + Total Algérie = 30233510

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22 R.E.M., Vol XI, N° 2, 2000

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