Notions de base sur Ethernet
Notions de base sur Ethernet
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Ethernet est aujourd’hui la technologie de réseau local dominante sur le plan mondial. Ethernet est une famille de
technologies de réseau local que le modèle de référence OSI rend plus facile à appréhender. Tous les réseaux
locaux doivent traiter le problème de base qui est l’attribution de noms à chaque station ou nœud. Les
spécifications Ethernet prennent en charge différents médias, bandes passantes et autres variantes des couches
1 et 2. Cependant, le format de trame de base et le système d’adressage sont les mêmes pour toutes les
variantes d’Ethernet.
Différentes stratégies MAC ont été élaborées pour permettre à plusieurs stations d’accéder aux médias
physiques et aux équipements de réseau. Il est important d’expliquer comment les équipements de réseau
obtiennent l’accès aux médias de réseau pour que les étudiants puissent comprendre et dépanner le réseau tout
entier.
Ce module porte sur certains des objectifs des examens CCNA 640-801, INTRO 640-821 et ICND 640-811.
À la fin de ce module, les étudiants doivent être en mesure de réaliser les tâches suivantes:
• Décrire les notions de base de la technologie Ethernet
• Expliquer les règles d’attribution de nom de la technologie Ethernet
• Expliquer la relation entre Ethernet et le modèle OSI
• Décrire le processus de verrouillage de trame et la structure de trame Ethernet
• Lister les noms des champs des trames Ethernet et leur objet
• Identifier les caractéristiques de CSMA/CD
• Décrire la synchronisation, l’espacement intertrame et la réémission temporisée après une collision
• Définir les erreurs et les collisions Ethernet
• Expliquer le concept d’autonégociation en fonction de la vitesse et du mode duplex configuré
3.1 Notions de base sur Ethernet
3.1.1 Introduction à Ethernet
Cette page présente une introduction à Ethernet. La plus grande partie du trafic sur Internet débute et aboutit sur
des connexions Ethernet. Depuis ses débuts dans les années 70, Ethernet a évolué pour répondre à la demande
accrue en réseaux locaux haut débit. Lorsque les médias à fibre optique ont été introduits, Ethernet s’est adapté
pour tirer parti de la bande passante supérieure et du faible taux d’erreur qu’offre cette technologie. À présent, le
même protocole qui transportait les données à 3 Mbits/s en 1973 assure des transmissions à 10 Gbits/s.
Le succès d’Ethernet est dû aux facteurs suivants:
• Simplicité et facilité de maintenance
• Capacité à incorporer de nouvelles technologies
• Fiabilité
• Faible coût d’installation et de mise à niveau
L’introduction de Gigabit Ethernet a étendu la technologie de réseau local originale à un tel point qu’Ethernet est
maintenant une norme des réseaux MAN et WAN.
À l’origine, l’idée était de permettre à deux hôtes au moins d’utiliser le même média sans aucune interférence
entre les signaux. Ce problème d’accès multiple de l’utilisateur à un média partagé a été étudié au début des
années 70 à l’Université d’Hawaï. Un système nommé Alohanet a été développé pour donner à plusieurs stations
des Iles Hawaï un accès structuré à la fréquence radio partagée dans l’atmosphère. Ce travail a par la suite
constitué la base de la méthode d’accès Ethernet connue sous l’acronyme CSMA/CD.
Le premier réseau local au monde a été la version originale d’Ethernet. Robert Metcalfe et ses collaborateurs de
Xerox l’on conçu il y a plus de trente ans. La première norme Ethernet a été publiée en 1980 par un consortium
de Digital Equipment Company, Intel et Xerox (DIX). Metcalfe souhaitant qu’Ethernet soit une norme standard
dont tout le monde puisse bénéficier, elle a été publiée en tant que norme ouverte. Les premiers produits
développés respectant la norme Ethernet ont été commercialisés au début des années 80. Ethernet transmettait
alors à 10 Mbits/s sur un câble coaxial épais et sur une distance pouvant atteindre 2 kilomètres (km). Ce type de
câble coaxial de la largeur d’un petit doigt était appelé thicknet.
En 1985, le comité de normalisation IEEE pour les réseaux locaux et métropolitains a publié des normes pour les
réseaux locaux. Ces normes commencent par le numéro 802. La norme Ethernet porte le numéro 802.3. L’IEEE
a voulu faire en sorte que ses normes soient compatibles avec l’ISO (International Standards Organization) et le
modèle OSI. Pour ce faire, la norme IEEE 802.3 devait répondre aux besoins de la couche 1 et de la partie
inférieure de la couche 2 du modèle OSI. En conséquence, certaines modifications mineures de la norme
Ethernet originale ont été apportées à la 802.3.
Les différences entre les deux normes sont si mineures que n’importe quelle carte réseau Ethernet peut
transmettre et recevoir à la fois des trames Ethernet et 802.3. Pour l’essentiel, les normes Ethernet et IEEE 802.3
sont identiques.
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La bande passante de 10 Mbits/s d’Ethernet était plus que suffisante pour les lents PC des années 80. Au début
des années 90, ceux-ci devinrent bien plus rapides, les tailles des fichiers augmentèrent et des goulets
d’étranglement commencèrent de se produire. La plupart des problèmes étaient causés par la faible disponibilité
de la bande passante. En 1995, l’IEEE annonça une norme pour un Ethernet à 100 Mbits/s. Vinrent ensuite des
normes pour Gigabit Ethernet en 1998 et 1999.
Toutes les normes sont, pour l’essentiel, compatibles avec la norme Ethernet originale. Ainsi, une trame Ethernet
pourrait quitter la carte réseau d’un PC en empruntant un câble coaxial ancien à 10 Mbits/s, être dirigée sur une
liaison à fibre optique Ethernet à 10 Gbits/s et aboutir sur une carte réseau à 100 Mbits/s. Tant que la trame reste
sur les réseaux Ethernet, elle n’est pas modifiée. Pour cette raison, Ethernet est réputé très évolutif. La bande
passante du réseau pourrait être augmentée plusieurs fois sans entraîner de modification de la technologie
Ethernet.
La norme Ethernet originale a été modifiée plusieurs fois pour gérer de nouveaux médias et des taux de
transmission plus élevés. Ces modifications fournissent des normes pour les nouvelles technologies et
maintiennent la compatibilité entre les variantes d’Ethernet.
3.1.2 Règles d’attribution de noms Ethernet par l’IEEE
Cette page met l’accent sur les règles d’attribution de noms Ethernet développées par l’IEEE.
Ethernet n’est pas une technologie de réseau unique mais une famille de technologies qui inclut l’existant, Fast
Ethernet et Gigabit Ethernet. Les vitesses d’Ethernet s’échelonnent entre 10, 100, 1000 ou 10 000 Mbits/s. Le
format de trame de base et les sous-couches IEEE des couches OSI 1 et 2 restent cohérents quelle que soit la
forme d’Ethernet.
Chaque fois qu’Ethernet doit être étendu pour ajouter un nouveau média ou une nouvelle capacité, l’IEEE publie
un nouveau supplément à la norme 802.3. Les nouveaux suppléments sont identifiés par une ou deux lettres (p.
ex. 802.3u). Une description abrégée, appelée identificateur, est également affectée au supplément.
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Les données qui transitent entre deux stations Ethernet passent souvent par un répéteur. Toutes les stations du
même domaine de collision voient le trafic passant par un répéteur. Un domaine de collision est un domaine
partagé. Les problèmes qui proviennent d’une partie d’un domaine de collision auront en principe un impact sur le
domaine de collision tout entier.
Un répéteur transmet le trafic à tous les autres ports. Il n’envoie jamais de trafic par le port qui a servi à le
recevoir. Tout signal détecté par le répéteur sera transmis. Si le signal subit une dégradation due à l’atténuation
ou au bruit, le répéteur tentera de reconstruire et de régénérer le signal.
Afin de garantir une bande passante et une opérabilité minimales, les normes spécifient le nombre maximum de
stations par segment, la longueur maximum de segment, ainsi que le nombre maximum de répéteurs entre
stations. Les stations séparées par des répéteurs se trouvent à l’intérieur du même domaine de collision. Les
stations séparées par des ponts ou des routeurs se trouvent dans des domaines de collision différents.
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La figure fait correspondre diverses technologies Ethernet avec la partie inférieure de la couche 2 OSI et avec
l’ensemble de la couche 1. Sur la couche 1, Ethernet gère des signaux, des flots de bits qui circulent sur le
média, des composants qui placent les signaux sur le média et diverses topologies. La couche 1 Ethernet joue un
rôle clé dans le cadre des communications entre les équipements. Toutefois, utilisées seules, ces fonctions ne
sont pas suffisantes. La couche 2 traite ces restrictions.
Les sous-couches liaison de données contribuent de façon significative à la compatibilité technologique et aux
communications informatiques. La sous-couche MAC est responsable des composants physiques qui seront
utilisés pour communiquer les informations. La sous-couche LLC (Logical Link Control – contrôle de lien logique)
reste relativement indépendante de l’équipement physique qui sera utilisé pour le processus de communication.
La figure fait correspondre diverses technologies Ethernet avec la partie inférieure de la couche 2 OSI et avec
l’ensemble de la couche 1. Alors qu’il existe d’autres variétés d’Ethernet, celles illustrées sont les plus
largement utilisées.
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3.1.4 Attribution de noms
Cette page décrit les adresses MAC qu’utilisent les réseaux Ethernet.
Un système d’adressage est nécessaire pour identifier de façon unique les ordinateurs et les interfaces qui
permettent une distribution locale des trames sur Ethernet.
Ethernet utilise des adresses MAC qui comportent 48 bits et qui sont exprimées à l’aide de douze chiffres
hexadécimaux. Les six premiers chiffres hexadécimaux, qui sont administrés par l’IEEE, identifient le fabricant ou
le fournisseur. Cette partie de l’adresse MAC est appelée identifiant unique d’organisation (OUI). Les six autres
chiffres hexadécimaux forment le numéro de série d’interface ou une autre valeur administrée par le fabricant.
On dit parfois des adresses MAC qu’elles sont rémanentes (BIA - burned-in adresses) parce qu’elles demeurent
en mémoire morte (ROM) et sont copiées en mémoire vive (RAM) lors de l’initialisation de la carte réseau.
Au niveau de la couche liaison de données, des en-têtes et des en-queues MAC sont ajoutés aux données de la
couche supérieure. Ces en-têtes et en-queues contiennent des informations de contrôle destinées à la couche
liaison de données du système de destination. Les données des couches supérieures sont encapsulées dans la
trame liaison de données, entre l’en-tête et l’en-queue, puis envoyées sur le réseau.
La carte réseau utilise l’adresse MAC afin de déterminer si un message doit être transmis aux couches
supérieures du modèle OSI. Elle n’utilise pas de temps processeur pour effectuer cette évaluation, ce qui
améliore les temps de communication sur le réseau Ethernet.
Sur un réseau Ethernet, lorsqu’un équipement envoie des données, il peut ouvrir une voie de communication en
utilisant l’adresse MAC de l’autre équipement. L’équipement source attache un en-tête avec l’adresse MAC de
l’équipement de destination prévu, et envoie des données sur le réseau. Tandis que les données se déplacent
sur le média réseau, la carte réseau de chaque équipement du réseau vérifie si son adresse MAC correspond à
l’adresse physique de destination transportée par la trame de données. En l’absence de correspondance, la carte
réseau ignore la trame de données. Lorsque les données atteignent le nœud de destination, la carte réseau fait
une copie et transmet la trame aux couches OSI. Sur un réseau Ethernet, tous les nœuds doivent examiner l’en-
tête MAC.
Tous les équipements qui sont connectés à un réseau local Ethernet possèdent des interfaces adressées MAC.
Cela inclut les stations de travail, imprimantes, routeurs et commutateurs.
3.1.5 Verrouillage de trame de couche 2
Cette page explique comment les trames sont créées sur la couche 2 du modèle OSI.
Les trains binaires codés sur un média physique constituent une réalisation technologique remarquable.
Cependant, à eux seuls, ils ne suffisent pas à assurer la communication. Le verrouillage de trame permet de
récupérer des informations essentielles qu’il n’était pas possible d’obtenir uniquement avec les trains binaires
codés. Ces informations sont les suivantes:
• Quels sont les ordinateurs en communication?
• Quand commence la communication entre des ordinateurs et quand se termine-t-elle?
• Quelles erreurs se sont produites lors de la communication entre les ordinateurs?
• Quel sera le prochain ordinateur à communiquer?
Le verrouillage de trame est le processus d’encapsulation de la couche 2. Une trame est une unité de données
de protocole de couche 2.
Un graphique de tension en fonction du temps pourrait être utilisé pour visualiser les bits. Cependant, il peut
s’avérer trop difficile de représenter sous forme de graphique les informations d’adresse et de contrôle pour les
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unités de données plus importantes. Vous pouvez également utiliser le schéma de structure de trame, qui est
articulé sur le diagramme de tension en fonction du temps. Les schémas de format de trame se lisent de gauche
à droite, comme un oscillogramme. Les schémas de structure de trame font apparaître différents regroupements
de bits (ou champs), qui remplissent d’autres fonctions.
Il existe plusieurs types de trame différents, décrits par diverses normes. Une trame générique comprend des
sections appelées champs. Chaque champ est constitué d’octets.
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Étant donné que la source ne peut pas détecter que la trame a été abandonnée, la retransmission doit être
lancée par des protocoles orientés connexion de couche supérieure fournissant le contrôle de flux de données.
Habituellement la retransmission a lieu, parce que ces protocoles, tels que TCP, s’attendent à ce qu’un accusé
de réception de trame (ACK) soit envoyé par la station homologue dans un laps de temps donné.
Il y a trois façons de calculer le numéro de séquence de contrôle de trame:
• Code de redondance cyclique (CRC) – exécution des calculs sur les données.
• Parité bidimensionnelle – place des octets individuels dans une matrice bidirectionnelle et effectue
des contrôles de redondance verticalement et horizontalement sur la matrice, ce qui crée ainsi un octet
supplémentaire produisant un nombre pair ou impair de 1 binaires.
• Somme de contrôle Internet – somme résultant de l’addition des valeurs de tous les bits de données.
Le nœud qui transmet les données doit obtenir l’attention des autres équipements pour commencer et terminer
une trame. Le champ de longueur indique où la trame se termine. La trame se termine après la séquence de
contrôle de trame. Il y a parfois une séquence formelle d’octets appelée «délimiteur de fin de trame».
3.1.6 Structure de trame Ethernet
Sur la couche liaison de donnée, la structure de trame est pratiquement identique pour toutes les vitesses
d’Ethernet, de 10 Mbits/s à 10 000 Mbits/s.
Cependant, au niveau de la couche physique, presque toutes les versions d’Ethernet sont différentes. À chaque
vitesse est associé un ensemble distinct de règles de conception d’architecture.
Dans la version Ethernet qui a été développée par DIX avant l’adoption de la version IEEE 802.3, le préambule et
le délimiteur de début de trame (SOF) ont été combinés en un champ unique. La configuration binaire était
identique. Le champ de longueur/type comportait uniquement la longueur dans les premières versions d’IEEE et
uniquement le type dans la version DIX. Ces deux utilisations du champ furent officiellement combinées dans la
version IEEE ultérieure puisque les deux utilisations étaient courantes.
Le champ de type Ethernet II est incorporé dans la définition de trame 802.3 actuelle. Lorsqu’un nœud reçoit une
trame, il doit examiner le champ de longueur/type afin de déterminer quel protocole de couche supérieure est
présent. Si la valeur de ces deux octets est égale ou supérieure à la valeur hexadécimale 0x0600 (1536 en
notation décimale), alors le contenu du champ de données est décodé suivant le protocole indiqué.
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3.1.7 Champs des trames Ethernet
Une trame Ethernet 802.3 comprend les champs autorisés ou obligatoires suivants:
• Préambule
• Délimiteur de début de trame (SOF)
• Adresse de destination
• Adresse source
• Longueur/Type
• En-tête et données
• Séquence de contrôle de trame (FCS)
• Extension
Le préambule est une succession de uns et de zéros permettant de définir la synchronisation dans des
implémentations Ethernet à 10 Mbits/s et moins rapides. Les versions plus rapides d’Ethernet sont synchrones,
aussi ces informations de synchronisation sont-elles inutiles mais conservées à des fins de compatibilité.
Un délimiteur de début de trame (SOF) est constitué d’un champ d’un octet qui marque la fin des informations de
synchronisation et qui contient la séquence de bits 10101011.
L’adresse de destination peut être une adresse d’unicast, une adresse de multicast ou une adresse de broadcast.
Le champ d’adresse source contient l’adresse source MAC. Celle-ci est généralement l’adresse d’unicast du
nœud Ethernet qui a transmis la trame. Cependant, de nombreux protocoles virtuels utilisent, et parfois partagent,
une adresse MAC source afin d’identifier l’entité virtuelle.
Le champ de longueur/type peut être utilisé de deux façons. Si la valeur est inférieure à 1536 en notation
décimale, soit 0x600 en notation hexadécimale, alors elle indique la longueur. L’interprétation de la longueur est
utilisée lorsque la couche LLC fournit l’identification de protocole. La valeur de type précise le protocole de
couche supérieure qui reçoit les données une fois le traitement Ethernet terminé. La longueur indique le nombre
d’octets de données qui suit ce champ.
Le champ de données -avec remplissage le cas échéant- peut être de n’importe quelle longueur, pourvu que cela
n’entraîne pas un dépassement de la taille maximum de la trame. L’unité de transfert d’informations maximale
(MTU) pour Ethernet étant de 1500 octets, les données ne doivent pas dépasser cette taille. Le contenu de ce
champ n’est pas spécifié. Une quantité non spécifiée de données est insérée immédiatement après les données
utilisateur lorsqu’il n’y a pas suffisamment de données utilisateur pour que la trame ait la longueur minimale. Ces
données supplémentaires sont appelées données de remplissage. Ethernet exige que chaque trame ait une
longueur comprise entre 64 et 1518 octets.
Une séquence de contrôle de trame (FCS) contient un code de redondance cyclique (CRC) de 4 octets créé par
l’unité émettrice et recalculé par l’unité réceptrice afin de s’assurer qu’aucune trame n’a été endommagée. La
corruption d’un seul bit, où que ce soit entre le début de l’adresse de destination et la fin du champ FCS,
entraînera une différence dans la somme de contrôle. Par conséquent, la séquence de contrôle de trame s’inclut
elle-même. Il n’est pas possible de faire la distinction entre la corruption de la FCS et celle d’un autre champ
utilisé dans le calcul.
3.2 Fonctionnement d’Ethernet
3.2.1 MAC
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L’expression MAC (Media Access Control) fait référence aux protocoles qui, dans un environnement à média
partagé (domaine de collision), déterminent l’ordinateur autorisé à transmettre des données. Avec la procédure
LLC, la procédure MAC forme la version IEEE de la couche 2, c’est-à-dire qu’elles sont toutes deux des sous-
couches de la couche 2. Il y a deux grandes catégories de protocole MAC, l’une déterministe, l’autre non
déterministe.
Token Ring et FDDI sont des exemples de protocoles déterministes. Dans un réseau Token Ring, les hôtes sont
disposés en anneau et un jeton de données spécial circule d’un hôte à l’autre autour de l’anneau. Lorsqu’un
ordinateur hôte désire émettre des données, il saisit le jeton, émet les données pendant un temps limité, puis
transmet le jeton à l’hôte suivant sur l’anneau. Token Ring est un environnement dit sans collision, puisqu’un seul
hôte peut transmettre à la fois.
Les protocoles MAC non déterministes font appel à la méthode dite du " premier arrivé, premier servi ". Le
système CSMA/CD est simple. La carte réseau guette l’absence de signal sur le média, puis commence à
transmettre. Si deux nœuds transmettent simultanément, une collision se produit et aucun d’eux n’est alors en
mesure de transmettre.
Il existe trois technologies répandues de couche 2 : Token Ring, FDDI et Ethernet. Toutes trois précisent des
éléments de couche 2 (par exemple : LLC, attribution de noms, verrouillage de trame et MAC), ainsi que des
composants de signalisation et des éléments de média de couche 1. Les technologies utilisées par chacune
d’elles sont les suivantes :
• Ethernet – utilise une topologie de bus logique (flux d’informations sur un bus linéaire) et une topologie
physique en étoile ou en étoile étendue (câblage en étoile).
• Token Ring – utilise une topologie logique en anneau pour contrôler le flux d’informations et une
topologie physique en étoile.
FDDI – utilise une topologie logique en anneau pour contrôler le flux d’informations et une topologie physique à
deux anneaux.
3.2.2 Règles MAC et détection de collision/réémission temporisée
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Ethernet est une technologie de broadcast à média partagé. La méthode d’accès CSMA/CD utilisée par le réseau
Ethernet remplit les trois fonctions suivantes:
• Transmission et réception de trames de données
• Décodage des trames de données et vérification de ces trames afin de s’assurer qu’elles ont une adresse
valide avant de les transmettre aux couches supérieures du modèle OSI
• Détection d’erreurs à l’intérieur des trames de données ou sur le réseau
Dans la méthode d’accès CSMA/CD, les équipements de réseau qui ont des données à transmettre sur le média
réseau ne le font qu’après écoute de porteuse. Concrètement, cela signifie que lorsqu’un nœud souhaite
transmettre des données, il doit d’abord s’assurer que le média réseau est libre. Si le nœud détermine que le
réseau est occupé, il attendra pendant une durée aléatoire avant de réessayer. Si le nœud détermine que le
média est libre, il commence la transmission et l’écoute. Le nœud se met à l’écoute pour s’assurer qu’aucune
autre station ne transmet en même temps. Une fois la transmission de données terminée, l’équipement se remet
en mode d’écoute.
Les équipements de réseau détectent qu’une collision s’est produite lorsque l’amplitude du signal augmente sur
le média réseau. Lorsqu’une collision se produit, chaque nœud émetteur continue de transmettre des données
pendant une courte période afin de s’assurer que tous les nœuds détectent la collision. Lorsque tous les nœuds
ont détecté la collision, l’algorithme de réémission temporisée est appelé et la transmission s’arrête. Les nœuds
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arrêtent de transmettre pendant une période aléatoire, déterminée par l’algorithme de réémission temporisée. À
l’expiration du délai, chaque nœud peut tenter d’accéder à nouveau au média réseau. Les équipements impliqués
dans la collision ne sont pas prioritaires pour la transmission des données.
3.2.3 Synchronisation Ethernet
Les règles et les spécifications de base liées à un fonctionnement approprié d’Ethernet ne sont pas
particulièrement complexes, bien que certaines des implémentations de couche physique rapides aient tendance
à le devenir. Malgré cette simplicité élémentaire, lorsqu’un problème se produit sur Ethernet, il est souvent
relativement difficile d’en trouver l’origine. En raison de l’architecture de bus commune d’Ethernet, également
décrite comme un point de défaillance unique intégré, l’étendue du problème englobe habituellement tous les
équipements qui se trouvent dans le domaine de collision. Dans les situations où des répéteurs sont utilisés, cela
peut concerner des équipements distants de jusqu’à quatre segments.
Toute station d’un réseau Ethernet qui souhaite transmettre un message " écoute " d’abord pour s’assurer
qu’aucune autre station n’est en cours de transmission. Si le câble est silencieux, elle entame immédiatement la
transmission. Le signal électrique met un certain temps à parcourir le câble (délai), et chaque répéteur suivant
introduit un bref temps de latence lors de la transmission de la trame entre deux ports. En raison du délai et du
temps de latence, il est possible pour plusieurs stations de commencer la transmission au même moment ou
quasiment au même moment, ce qui engendre une collision.
Si la station connectée fonctionne en mode full duplex, alors elle peut envoyer et recevoir de façon simultanée et
les collisions ne doivent pas se produire. Le mode full duplex modifie également les paramètres de
synchronisation et élimine le concept de tranche de temps. Le fonctionnement en full duplex permet de concevoir
une architecture réseau plus étendue puisque la restriction de synchronisation pour la détection de collisions est
éliminée.
En mode half duplex, en supposant qu’aucune collision ne se produise, la station émettrice transmet 64 bits
d’informations de synchronisation appelées préambule. La station émettrice transmet alors les informations
suivantes:
Informations sur les adresses MAC destination et source
• Certaines autres informations d’en-tête
• Charge utile réelle de données
• Somme de contrôle (FCS) utilisée pour s’assurer que le message n’a pas été corrompu en cours de route
Les stations qui reçoivent la trame recalculent la FCS pour déterminer si le message entrant est valide, puis
transmettent les messages valides à la couche supérieure suivante de la pile de protocoles.
Les versions à 10 Mbits/s ou moins d’Ethernet sont asynchrones. Asynchrone signifie que chaque station
réceptrice utilisera les huit octets d’informations de synchronisation afin de synchroniser le circuit de réception
avec les données entrantes, puis les abandonnera. Les implémentations à 100 Mbits/s et plus d’Ethernet sont
synchrones. Synchrone signifie que les informations de synchronisation ne sont pas nécessaires, cependant,
pour des raisons de compatibilité le préambule et le délimiteur de début de trame (SFD) sont présents.
Pour toutes les vitesses de transmission Ethernet égales ou inférieures à 1000 Mbits/s, la norme stipule qu’une
transmission ne peut pas être inférieure à une tranche de temps. La tranche de temps pour l’Ethernet 10 et
100 Mbits/s est de 512 temps de bit, soit 64 octets. La tranche de temps pour l’Ethernet 1000 Mbits/s est de 4096
temps de bit, soit 512 octets. La tranche de temps est calculée en se basant sur des longueurs de câble
maximales dans l’architecture de réseau légale la plus étendue. Tous les délais de propagation sont au maximum
légal et le signal de bourrage 32 bits est utilisé lorsque des collisions sont détectées.
La tranche de temps calculée réelle est à peine supérieure à la durée théorique requise pour aller jusqu’aux
points les plus éloignés du domaine de collision, entrer en collision avec une autre transmission au dernier
moment possible, retourner les fragments de collision à la station émettrice et les détecter. Pour que le système
fonctionne, la première station doit détecter la collision avant d’avoir terminé d’envoyer la taille de trame légale la
plus petite. Pour permettre à l’Ethernet 1000 Mbits/s de fonctionner en mode half duplex, le champ d’extension a
été ajouté aux seules fins d’occuper l’émetteur suffisamment longtemps pour le retour d’un fragment de collision
lors de l’envoi de petites trames. Ce champ n’est présent que sur les liaisons 1000 Mbits/s en half duplex et
permet aux trames de taille minimale d’être assez longues pour satisfaire aux exigences de tranche de temps.
Les bits d’extension sont abandonnés par la station réceptrice.
Sur Ethernet 10 Mbits/s, il faut 100 nanosecondes (ns) pour transmettre un bit au niveau de la couche MAC. À
100 Mbits/s il faut 10 ns pour la transmission de ce bit et donc seulement 1 ns à 1000 Mbits/s. Selon une
estimation approximative, la valeur de 20,3 cm par nanoseconde est souvent utilisée pour calculer le délai de
propagation le long d’un câble UTP. Pour cent mètres de câble à paires torsadées non blindées, cela signifie qu’il
faut 5 temps de bit à peine à un signal 10BaseT pour parcourir la longueur du câble.
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Pour que l’Ethernet CSMA/CD puisse fonctionner, la station émettrice doit avoir connaissance d’une collision
avant d’avoir terminé la transmission d’une trame de taille minimum. À 100 Mbits/s, la synchronisation du
système est à peine capable de servir 100 mètres de câble. À 1000 Mbits/s, des ajustements spéciaux sont
nécessaires du fait qu’environ une trame de taille minimum serait transmise avant que le premier bit n’atteigne la
fin des premiers 100 mètres de câble UTP. Pour cette raison, le mode half duplex n’est pas autorisé dans le 10-
Gigabit Ethernet.
Lorsqu'une trame est envoyée, toutes les stations d'un réseau Ethernet 10 Mbits/s doivent attendre au minimum
une durée de 96 bits, soit 9,6 microsecondes, avant qu’une autre station ait le droit de transmettre la trame
suivante. Sur les versions plus rapides d’Ethernet, l’espacement reste le même, à savoir 96 temps de bit, mais le
temps nécessaire pour cet intervalle se réduit de façon proportionnelle. On appelle cet intervalle écart
d’espacement. Cet écart est prévu pour donner le temps aux stations lentes de traiter la trame précédente et de
se préparer pour la suivante.
Un répéteur doit régénérer les 64 bits d’informations de synchronisation, correspondant au préambule et à la
SFD, au début de chaque trame. Cela doit se faire malgré la perte potentielle de certains bits de début de
préambule en raison de la lenteur de la synchronisation. À cause de cette réintroduction forcée de bits de
synchronisation, une certaine réduction minime de l’écart intertrame est non seulement possible mais attendue.
Certains jeux de circuits Ethernet sont sensibles à un raccourcissement de l’espacement intertrame, et risquent
de ne plus pouvoir détecter les trames en cas de réduction de l’écart. En raison de l’augmentation de leur
puissance de traitement, les ordinateurs personnels pourraient très facilement saturer un segment Ethernet de
trafic et commencer à retransmettre avant l’observation du délai d’espacement intertrame.
Lorsque la collision s’est produite et que toutes les stations rendent le câble inactif (en attente de l’espacement
intertrame complet), alors les stations à l’origine de la collision doivent observer un délai supplémentaire et
potentiellement de plus en plus long avant de tenter de retransmettre la trame entrée en collision. Le délai
d’attente est conçu intentionnellement pour être aléatoire afin que les deux stations n’observent pas le même
délai avant de retransmettre, ce qui entraînerait d’autres collisions. Pour cela, on étend l’intervalle qui sert de
base à la sélection du temps de retransmission lors de chaque tentative de retransmission. La période d’attente
est mesurée par incréments de tranche de temps.
Si la couche MAC est incapable d’envoyer la trame après seize tentatives, elle abandonne et génère une erreur
sur la couche réseau. Une telle situation est assez rare et ne peut se produire qu’en cas de surcharge extrême du
réseau, ou lorsqu’il existe un problème physique.
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3.2.5 Traitement des erreurs
La condition d’erreur la plus commune sur les réseaux Ethernet est la collision.
La collision est le mécanisme qui permet de résoudre un conflit d’accès au réseau. Lorsqu’elles sont peu
nombreuses, les collisions constituent pour les nœuds de réseau un moyen simple, rapide et léger en terme de
charge administrative, d’arbitrer les conflits d’accès aux ressources réseau. Lorsque le conflit devient trop
important, les collisions peuvent devenir de sérieux obstacles pour le fonctionnement effectif du réseau.
Les collisions entraînent une perte de la bande passante réseau qui est équivalente à la transmission initiale et
au signal de bourrage de collision. Il s’agit d’un délai de consommation qui affecte tous les nœuds de réseau et
qui peut provoquer une réduction significative du débit du réseau.
La grande majorité des collisions se produit au tout début de la trame, souvent avant le délimiteur de début de
trame (SFD). Les collisions qui se produisent avant le SFD ne sont généralement pas signalées aux couches
supérieures, comme si elles n’avaient pas eu lieu. Dès qu’une collision est détectée, les stations émettrices
transmettent un signal de " bourrage " sur 32 bits (jam) qui signale la collision. Cela est effectué afin que toute
donnée transmise soit complètement corrompue et que toutes les stations aient une chance de détecter la
collision.
Dans la figure, deux stations écoutent pour s’assurer que le câble est inactif, puis elles transmettent. La station 1
a pu transmettre une grande partie de la trame avant que le signal n’atteigne le dernier segment de câble. La
station 2 n’avait pas reçu le premier bit de la transmission avant de commencer sa propre transmission et a pu
envoyer plusieurs bits avant que sa carte réseau ne décèle la collision. La station 2 a immédiatement tronqué la
transmission en cours, remplacé le signal de bourrage 32 bits et mis fin à toutes les transmissions. Au cours de la
collision et de l’événement de bourrage subi par la station 2, les fragments de collision ont tenté de retourner à la
station 1 en traversant le domaine de collision répété. La station 2 a terminé la transmission du signal de
bourrage 32 bits et s’est tue avant que la collision ne se propage vers la station 1 qui ignorait encore la collision et
continuait de transmettre. Lorsque les fragments de collision ont finalement atteint la station 1, elle a également
tronqué la transmission en cours et substitué un signal de bourrage 32 bits au reste de la trame qu’elle était en
train de transmettre. Dès l’envoi du signal de bourrage 32 bits, la station 1 a cessé toute transmission.
Un signal de bourrage peut être constitué de n’importe quelles données binaires, tant qu’il ne forme par une
somme de contrôle valide pour la partie de la trame déjà transmise. Le modèle de données le plus communément
observé pour un signal de bourrage est simplement un modèle répétitif de un, zéro, un, zéro identique au
préambule. Dans un analyseur de protocole, ce modèle s’affiche comme une séquence répétitive de 5 ou A en
notation hexadécimale. Les messages corrompus et partiellement transmis sont souvent appelés fragments de
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collision ou rebuts. Les collisions normales sont d’une longueur inférieure à 64 octets et échouent à la fois au test
de longueur minimale et au test de somme de contrôle FCS.
Pour créer une collision locale sur du câble coaxial (10Base2 et 10Base5), le signal circule sur le câble jusqu’à ce
qu’il rencontre un signal de l’autre station. Les ondes se chevauchent alors, annulant certaines parties du signal
ou dédoublant d’autres parties. Le dédoublement du signal élève le niveau de tension de ce dernier au-delà du
maximum autorisé. Cette condition de surtension est ensuite ressentie par toutes les stations du segment de
câble local comme une collision.
Au début, la forme d’onde de la figure représente des données normales codées Manchester. Quelques cycles
plus loin dans l’échantillon, l’amplitude de l’onde se met à doubler. C’est le début de la collision, lorsque les deux
formes d’onde se chevauchent. Juste avant la fin de l’échantillon, l’amplitude retourne à la normale. Cela se
produit lorsque la première station à détecter la collision arrête de transmettre et que le signal de bourrage de la
deuxième station en collision est encore observé.
Sur un câble UTP, tel que 10BaseT, 100BaseTX et 1000BaseT, une connexion n’est détectée sur le segment
local que lorsqu’une station détecte un signal sur la paire réceptrice en même temps qu’il envoie sur la paire
émettrice. Puisque les deux signaux sont sur des paires différentes, il n’y a aucune modification caractéristique
du signal. Les collisions ne sont reconnues sur du câble UTP que lorsque la station fonctionne en mode
half duplex. À ce titre, la seule différence fonctionnelle entre le fonctionnement en mode half duplex et en mode
full duplex consiste à savoir s’il est possible ou non d’utiliser de façon simultanée les paires de transmission et de
réception. Si la station n’est pas en train de transmettre, elle ne peut pas détecter une collision locale.
Réciproquement, une défaillance du câble due à une diaphonie excessive peut faire percevoir à une station sa
propre transmission comme une collision locale. Les caractéristiques d’une collision distante sont celles d’une
trame de longueur inférieure à la longueur minimum, dont la somme de contrôle FCS est invalide, mais qui ne
manifeste pas de signe de collision locale tel qu’une surtension ou une activité de réception/transmission
simultanée. Cette sorte de collision résulte habituellement de collisions qui se produisent du côté éloigné d’une
connexion répétée. Un répéteur ne transmettra pas un état de surtension, et ne peut pas être à l’origine de
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l’activité simultanée des paires TX et RX de la station. La station doit être en train de transmettre pour que les
deux paires soient actives, ce qui constitue une collision locale. Sur les réseaux UTP, il s’agit d’un type de
collision couramment observable.
Il ne reste aucune possibilité pour une collision normale ou légale après que les 64 premiers octets aient été
transmis par les stations émettrices. Les collisions qui se produisent après les 64 premiers octets sont appelées
"collisions tardives". La différence la plus significative entre les collisions tardives et les collisions qui se
produisent avant les 64 premiers octets réside dans le fait que la carte réseau Ethernet retransmettra
automatiquement une trame entrée en collision de façon normale, mais ne le fera pas pour une trame dont la
collision a été tardive. Au niveau de la carte réseau, tout s’est bien déroulé, et les couches supérieures de la pile
de protocoles doivent déterminer que la trame a été perdue. Hormis la retransmission, une station qui détecte
une collision tardive la traite exactement de la même façon qu’une collision normale.
3.2.7 Erreurs Ethernet
La connaissance des erreurs types est inestimable pour comprendre le fonctionnement et le dépannage des
réseaux Ethernet.
Voici les sources d’erreur types d’Ethernet:
• Collision ou rebut(runt) – Transmission simultanée qui se produit avant que la tranche de temps ne
se soit écoulée
• Collision tardive – Transmission simultanée qui se produit après que la tranche de temps se soit
écoulée
• Jabber, trame longue et erreurs de plage – Transmission excessivement ou illégalement longue
• Trame courte, fragment de collision ou runt – Transmission illégalement courte
• Erreur FCS – Transmission corrompue
• Erreur d’alignement – Nombre insuffisant ou excessif de bits transmis
• Erreur de plage – Le nombre réel et le nombre signalé d’octets de la trame ne correspondent pas
• Fantôme (ghost) ou longueur excessive (jabber) – Préambule anormalement long ou événement
de bourrage
Alors que les collisions locales et distantes sont considérées comme faisant partie du fonctionnement normal
d’Ethernet, les collisions tardives sont considérées comme des erreurs. La présence d’erreurs dans un réseau
suggère toujours qu’une investigation plus poussée va suivre. En fonction des erreurs détectées, la gravité du
problème détermine l’urgence du dépannage. Ainsi quelques erreurs détectées en plusieurs minutes ou en
plusieurs heures seront d’une priorité basse. Par contre, des milliers d’erreurs détectées en quelques minutes
relèveront de l’urgence.
Le jabber est défini dans différentes sections de la norme 802.3 comme une transmission d’une durée d’au moins
20 000 à 50 000 temps de bit. Cependant, la plupart des outils de diagnostic signalent ce type d’erreur chaque
fois qu’une transmission détectée dépasse la taille de trame légale maximum, qui est bien inférieure à une durée
de 20 000 à 50 000 temps de bit. De façon plus appropriée, on parlera de trames longues plutôt que de jabber.
Une trame longue est une trame, étiquetée ou non, dont la longueur dépasse la taille légale. Il n’est pas tenu
compte du fait que la trame a une somme de contrôle FCS valide. Cette erreur signifie en général que du jabber a
été détecté sur le réseau.
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Une trame courte est une trame qui est plus petite que la taille minimum légale de 64 octets, et dont la séquence
de contrôle de trame est bonne. Certains analyseurs de protocole et moniteurs de réseau appellent ces trames
" runts ". En général, la présence de trames courtes ne veut pas dire que le réseau est défaillant.
Le terme de jargon runt désigne en général quelque chose d’inférieur à la taille de trame légale. Il peut se
rapporter à des trames courtes dont la somme de contrôle FCS est valide, bien qu’il soit plutôt employé pour les
fragments de collision.
3.2.8 Séquence de contrôle de trame et au -delà
Une trame reçue dont la séquence de contrôle de trame est mauvaise (également appelée somme de contrôle ou
erreur CRC), diffère de la transmission originale d’au moins un bit. Dans une trame FCS erronée, les informations
d’en-tête sont probablement correctes, mais la somme de contrôle calculée par la station réceptrice ne
correspond pas à celle rattachée à la fin de la trame par la station émettrice. La trame est alors abandonnée.
Un nombre élevé d’erreurs FCS d’une seule station est habituellement le signe d’une carte réseau défaillante
et/ou de pilotes logiciels défaillants ou corrompus, ou encore d’un mauvais câble reliant cette station au réseau.
Si les erreurs FCS sont associées à de nombreuses stations, elles sont généralement dues à un mauvais
câblage, à une version inappropriée du pilote de la carte réseau, à un port de concentrateur défaillant ou à un
bruit induit dans les systèmes de câbles.
On parle d’erreur d’alignement lorsqu’un message ne se termine pas par une frontière entre octets. Plutôt qu’un
nombre correct de bits binaires formant des groupements d’octets complets, on observe des bits supplémentaires
(moins de huit). Une telle trame est tronquée à la frontière entre octets la plus proche, et une erreur d’alignement
est signalée si la somme de contrôle FCS échoue. Cette erreur est souvent due à des pilotes incorrects ou à une
collision, et elle s’accompagne fréquemment d’une défaillance de la somme de contrôle FCS.
On parle d’erreur de plage lorsque la valeur du champ de longueur d’une trame ne correspond pas au nombre
d’octets réel dénombré dans la trame reçue. Cette erreur apparaît également lorsque la valeur du champ de
longueur est inférieure à la taille minimum légale sans remplissage du champ de données. Une erreur similaire,
Out of Range, est signalée lorsque la valeur du champ de longueur indique une taille de données qui est trop
grande pour être légale.
Fluke Networks a inventé le terme fantôme (ghost) pour désigner l’énergie (bruit) détectée sur le câble qui semble
être une trame, mais à laquelle il manque un SFD valide. Pour être qualifiée de fantôme, la trame doit être d’une
longueur de 72 octets au moins, préambule compris. Sinon, elle entre dans la catégorie des collisions distantes.
En raison de la nature particulière des fantômes, il est important de noter que les résultats des tests dépendent
grandement de l’endroit du segment où la mesure est effectuée.
Les boucles de mise à la terre et d’autres anomalies de câblage sont habituellement à l’origine du ghosting. La
plupart des outils de surveillance du réseau ne détectent pas l’existence des fantômes pour la même raison qu’ils
ne détectent pas les collisions de préambule. Les outils se fient entièrement à ce que le jeu de circuits leur
indique. Les analyseurs de protocole logiciels, de nombreux analyseurs de protocole matériels, les outils de
diagnostics portatifs, ainsi que la plupart des sondes de surveillance à distance (RMON) ne détectent pas ces
événements.
3.2.9 Autonégociation Ethernet
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Lorsque Ethernet est passé de 10 à 100, puis à 1000 Mbits/s, il est devenu nécessaire de rendre chaque
technologie interopérable, au point de pouvoir connecter directement les interfaces 10, 100 et 1000. Un
processus appelé autonégociation des vitesses en half duplex ou full duplex a été développé. Plus
particulièrement, au moment où Fast Ethernet a été introduite, la norme incluait une méthode permettant de
configurer de façon automatique une interface donnée afin de l’adapter à la vitesse et aux capacités du partenaire
de liaison. Ce processus indique comment deux partenaires de liaison peuvent négocier automatiquement une
configuration offrant le meilleur niveau de performances communes. Il présente l’avantage supplémentaire de
n’impliquer que la partie inférieure de la couche physique.
La norme 10BaseT exigeait que chaque station transmette une impulsion de liaison toutes les 16 millisecondes
environ, c’est-à-dire à chaque fois que la station n’était pas engagée dans la transmission d’un message.
L’autonégociation a adopté ce signal et l’a renommé impulsion de liaison normale (NLP). Lorsqu’une série de
NLP est envoyée en groupe à des fins d’autonégociation, ce groupe est appelé rafale FLP (impulsion de liaison
rapide). Chaque rafale FLP est envoyée selon le même intervalle de synchronisation qu’une NLP, et elle est
conçue pour permettre à des équipements 10BaseT anciens de fonctionner normalement en cas de réception
d’une rafale FLP.
L’autonégociation est effectuée en transmettant une rafale d’impulsions de liaison 10BaseT émise par chacun
des deux partenaires de liaison. La rafale communique les capacités de la station émettrice à son partenaire de
liaison. Après avoir interprété ce que lui propose son partenaire, chaque station bascule sur la configuration
commune la plus performante et établit une liaison à cette vitesse. Si un incident quelconque interrompt les
communications et que la liaison est perdue, les deux partenaires de liaison tentent en premier lieu d’établir une
nouvelle fois la liaison à la vitesse qu’ils avaient négociée en dernier. Si cette tentative échoue, ou si la liaison a
été perdue depuis trop longtemps, le processus d’autonégociation recommence. La liaison peut être perdue en
raison de facteurs externes, telles qu’une défaillance de câble ou une réinitialisation émise par l’un des
partenaires de liaison.
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Si une liaison est établie au moyen de la détection parallèle, elle doit obligatoirement se faire en half duplex. Il
existe seulement deux méthodes pour réaliser une liaison full duplex. L’une d’elle consiste à effectuer un cycle
complet d’autonégociation, et l’autre à forcer administrativement les partenaires de liaison au full duplex. Si l’un
des partenaires est forcé à se configurer en full duplex, mais que l’autre tente d’autonégocier, il y a
nécessairement un décalage dans le duplex. Cela entraîne des collisions et des erreurs sur cette liaison. De plus,
si une extrémité est forcée au mode full duplex, l’autre doit l’être aussi. Le 10-Gigabit Ethernet qui ne prend pas
en charge le mode half duplex est une exception.
De nombreux fournisseurs mettent en œuvre le matériel de façon à ce qu’il balaie successivement les divers
états possibles. Il transmet des rafales FLP pour autonégocier pendant un moment, puis il se configure pour Fast
Ethernet, tente d’établir la liaison pendant un moment, et enfin se met à l’écoute. Certains fournisseurs ne
proposent aucune tentative d’établir la liaison jusqu’à ce que l’interface entende une rafale FLP ou un autre
schéma de signalisation.
Il y a deux modes duplex, le mode half duplex et le mode full duplex. Le mode half duplex est obligatoire pour les
médias partagés. Toutes les implémentations coaxiales sont en half duplex par nature et ne peuvent pas
fonctionner en full duplex. Les implémentations UTP et en fibre optique peuvent fonctionner en half duplex. Les
implémentations en 10 Gbits/s sont spécifiées pour le full duplex uniquement.
En half duplex, une seule station peut transmettre à la fois. Pour les implémentations coaxiales, la transmission
d’une deuxième station entraîne le chevauchement et l’altération des signaux. Puisque le câble UTP et la fibre
optique transmettent généralement sur des paires séparées, les signaux ne peuvent se chevaucher ou s’altérer.
Ethernet a établi des règles d’arbitrage pour résoudre les conflits engendrés par des situations où plusieurs
stations tentent de transmettre en même temps. Les deux stations d’une liaison point-à-point en mode full duplex
sont autorisées à transmettre à n’importe quel moment, que l’autre station soit en transmission ou non.
L’autonégociation permet d’éviter la plupart des situations où une station d’une liaison point-à-point transmet en
half duplex et l’autre en full duplex.
Pour le cas où les partenaires de liaison ont la possibilité de partager plus d’une technologie, reportez-vous à la
liste de la figure. Cette liste sert à déterminer quelle technologie doit être choisie parmi les configurations
proposées.
Les implémentations Ethernet à fibre optique ne figurent pas dans cette liste de résolution prioritaire car
l’électronique et l’optique de l’interface ne se prêtent pas à une reconfiguration facile entre implémentations. Il est
supposé que la configuration de l'interface est fixe. Si les deux interfaces sont en mesure d’autonégocier, c’est
qu’elles utilisent déjà les mêmes implémentations Ethernet. Cependant, il reste quelques choix de configuration à
déterminer, tels que la configuration duplex, ou le choix de la station qui jouera rôle de station maître à des fins
de synchronisation.
Résumé :
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Ethernet n’est pas une technologie réseau unique, mais une famille de technologies de réseau local qui incluent
l’existant, Fast Ethernet et Gigabit Ethernet. Lorsque Ethernet doit être étendu pour ajouter un nouveau média ou
une nouvelle capacité, l’IEEE publie un nouveau supplément à la norme 802.3. Les nouveaux suppléments
reçoivent une désignation d’une ou deux lettres (p. ex. 802.3u). Ethernet repose sur la signalisation de bande de
base, qui utilise la totalité de la bande passante du média de transmission. Ethernet fonctionne sur deux couches
du modèle OSI, à savoir la moitié inférieure de la couche liaison de données, que l’on appelle sous-couche MAC,
et la couche physique. Sur la couche 1, Ethernet comprend l’interfaçage avec les médias, les signaux, les trains
binaires se déplaçant sur les médias, les composants qui envoient des signaux sur les médias, ainsi que diverses
topologies. Les bits de couche 1 ont besoin d’une structure pour que les trames de la couche 2 OSI puissent être
utilisées. La sous-couche MAC de la couche 2 détermine le type de trame approprié pour le média physique.
L’une des points communs à toute les formes d’Ethernet est la structure de trame. C’est ce qui permet aux
différents types d’Ethernet de fonctionner ensemble.
Voici plusieurs des champs autorisés ou obligatoires d’une trame Ethernet 802.3:
• Préambule
• Délimiteur de début de trame
• Adresse de destination
• Adresse source
• Longueur/Type
• Données et remplissage
• Séquence de contrôle de trame
Dans les versions 10 Mbits/s et plus lentes d’Ethernet, le préambule fournit les informations de synchronisation
dont le nœud récepteur a besoin pour interpréter les signaux électriques qu’il reçoit. Le délimiteur de début de
trame marque la fin des informations de synchronisation. Les versions à 10 Mbits/s et plus lentes d’Ethernet sont
asynchrones, c’est-à-dire qu’elles utilisent les informations de synchronisation du préambule pour synchroniser le
circuit de réception avec les données entrantes. Les implémentations à 100 Mbits/s et plus rapides d’Ethernet
sont synchrones. Synchrone signifie que les informations de synchronisation ne sont pas nécessaires, mais pour
des raisons de compatibilité, le préambule et le délimiteur de début de trame (SFD) sont quand même présents.
Les champs d’adresse de la trame Ethernet contiennent des adresses de couches 2 ou MAC.
Toutes les trames sont sujettes à des erreurs de causes diverses. Le champ de la séquence de contrôle de trame
(FCS) contient un nombre, calculé par le nœud source, qui repose sur les données contenues dans la trame.
Lorsqu’il parvient à destination, il est recalculé et comparé afin de vérifier que les données reçues sont complètes
et exemptes d’erreur.
Une fois les données tramées, la sous-couche MAC (Media Access Control) est également en charge de
déterminer quel ordinateur dans un environnement à média partagé ou domaine de collision, est autorisé à
transmettre des données. Il existe deux grandes catégories de MAC, déterministe (chacun son tour) et non
déterministe (premier arrivé, premier servi).
Comme exemple de protocole déterministe, citons Token Ring et FDDI. Le mode de détection de porteuse avec
accès multiple et détection de collision (CSMA/CD) est un système non déterministe simple. La carte réseau
guette l’absence de signal sur le média, puis commence à transmettre. Si deux nœuds ou plus transmettent
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simultanément, une collision se produit. Si une collision est détectée, les nœuds attendent pendant une durée
aléatoire puis retransmettent.
L’espacement minimum entre deux trames n’entrant pas en collision est appelé espacement intertrame. Cet
espacement est nécessaire pour donner le temps à toutes les stations de traiter la trame précédente et de se
préparer pour la suivante.
Les collisions peuvent se produire à divers stades de la transmission. On appelle collision locale une collision où
un signal est détecté sur les circuits de réception et de transmission en même temps. On appelle collision
distante une collision qui se produit avant que le nombre minimal d’octets ait pu être transmis. Une collision qui se
produit après que les 64 premiers octets de données ont été envoyés est considérée comme une collision tardive.
La carte réseau n’effectue pas de retransmission pour ce type de collision.
Alors que les collisions locales et distantes sont considérées comme des événements normaux du
fonctionnement d’Ethernet, les collisions tardives sont considérées comme des erreurs. Les erreurs Ethernet
résultent de la détection de trames de longueur supérieure ou inférieure à la norme, ou à des transmissions trop
longues ou illégales, appelées jabber. Runt est un terme de jargon qui désigne tout élément inférieur à la taille de
trame légale.
L’autonégociation détecte la vitesse de transmission et le mode duplex (half duplex ou full duplex) de
l’équipement raccordé à l’autre extrémité du câble, et s’ajuste en fonction de cette configuration.
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