Free Cooling : Ventilation Efficace
Free Cooling : Ventilation Efficace
Objectif
Le free cooling diurne
Le free cooling nocturne
Exploiter la ventilation hygiénique en complément de la climatisation
Objectif
L'objectif de la ventilation peut être, en fonction de la saison, soit hygiénique, soit thermique :
En hiver seule la ventilation hygiénique doit être garantie, une surventilation serait source de surconsommation
de chauffage.
En mi-saison et en été, lorsque la température extérieure est inférieure à la température intérieure, la ventilation peut aussi
servir à refroidir le bâtiment, soit en journée, soit la nuit. On parle alors de free cooling diurne ou nocturne.
En été lorsque la température extérieure est trop importante en journée, il faut de nouveau limiter la ventilatio
à son seuil hygiénique pour limiter les apports de chaleur dans le bâtiment. Par contre la nuit, le free cooling
nocturne reste souvent possible et efficace.
Théoriquement, profiter de la ventilation (soit nocturne, soit diurne) pour refroidir un bâtiment est, dans
certaines conditions, tout à fait réaliste. Cependant la mise en pratique est nettement moins évidente car il fau
composer avec nombre de contraintes à respecter.
Lorsque le bâtiment présente des besoins de refroidissement et que la température extérieure est plus faible
que la température intérieure, on pourrait profiter de cet air pour rafraîchir l'ambiance en journée.
du faible pouvoir frigorifique de l'air qui oblige à mettre en oeuvre des débits d'air très importants, de l'ordre de
10 renouvellements par heure pour une température extérieure de 20°C,
des risques de courants d'air froid qui limitent la température minimum de l'air pulsé à 16°C (voire 14°C selon
bouche de pulsion),
du souhait de ne pas consommer d'énergie pour chauffer l'air extérieur à cette température alors que l'on a
besoin de refroidir le local.
en ventilation mécanique :
un réseau de distribution d'air important,
un recyclage de l'air extrait et son mélange avec l'air neuf de manière à atteindre la température minimum de
pulsion sans chauffage complémentaire, ou un échangeur de chaleur entre l'air pulsé et l'air extrait.
en ventilation naturelle :
des conceptions particulières pour assurer le renouvellement de l'air et le confort des utilisateurs,
un moyen de refroidissement complémentaire pour les journées chaudes de l'été : système de refroidissement
mécanique, ou ventilation naturelle nocturne couplée à une forte inertie.
Dans ces conditions, le free cooling diurne semble bien adapté aux bâtiments dont les besoins d'air neuf sont élevés du fait de
la présence d'un nombre de personnes important (salles de réunion, salles de conférences, ...) ou aux bâtiments existants, dé
équipés d'un système de climatisation de type VAV largement dimensionné. Il s'intégrera alors dans ce système.
Dans les locaux plus classiques, comme les bureaux, où les débits de ventilation hygiéniques sont nettement plus faibles, si le
free cooling par ventilation naturelle n'est pas possible (bruit ou pollution extérieure, bâtiment existant difficilement adaptable
aux contraintes d'une ventilation naturelle,...), on peut évaluer s'il est plus intéressant de refroidir les locaux par free cooling
mécanique ou par climatisation, ce qui revient à comparer un système de climatisation "tout air" de type VAV, intégrant ce free
cooling et un système de type air/eau comme les ventilos convecteurs.
Exemple :
Un bureau a des besoins en refroidissement de 2 000 W. La température intérieure de consigne est de 26°C.
Lorsque la température extérieure est inférieure à 16°C, on peut refroidir ce bureau par free cooling diurne
grâce à un débit d'air à 16°C de :
Avec un réseau ayant une perte de charge globale de 1 500 Pa et des ventilateurs ayant un rendement global
de 65 %, cela entraîne une puissance absorbée du ventilateur de :
Si on évacue les 2 000 W d'apports calorifiques au moyen d'un ventilo convecteur alimenté par une machine frigorifique ayant
une efficacité frigorifique de 3, la puissance électrique absorbée sera de :
à laquelle vient s'ajouter environ 50 W dus au ventilateur du ventilo convecteur et à la pompe de circulation
d'eau glacée.
On en arrive à une puissance totale de 717 [W], soit 90 % de plus que dans le cas du free cooling.
Attention, cette différence n'est plus que de 20 % si la perte de charge du réseau est de 2 000 Pa et l'efficacité frigorifique de l
production de froid, de 3,5. Si la perte charge est encore plus élevée, le free cooling sera plus énergivore que la climatisation,
du fait de la consommation des ventilateurs. Les conclusions changent également en défaveur du free cooling si la différence
de température entre l'intérieur et l'extérieur est réduite, par exemple si on pulse de l'air à 16°C, dans une ambiance à 22°C, le
débit d'air donc la consommation des ventilateurs augmentera pour maintenir une même puissance frigorifique.
Comparaison de la consommation électrique nécessaire pour évacuer 3,3 kWh de chaleur d'un local, au moyen d'un ventilo-
convecteur ou d'une pulsion d'air extérieur.
soit d'un recyclage d'une partie de l'air extrait avec les problèmes d'hygiène que cela peut entraîner lorsque le
recyclage est centralisé entre les différents locaux;
soit d'un échangeur de chaleur entre l'air extrait et l'air pulsé avec la surconsommation des ventilateurs due au
pertes de charges liées à cet échangeur.
En été, lorsqu'il n'est plus possible de réaliser du free cooling au moyen du système "tout air", celui-ci devra
refroidir l'air au moyen d'une batterie froide placée dans le flux d'air. Or il est reconnu que transporter des
frigories par de l'air est plus énergivore que les transporter par de l'eau, étant donné le faible pouvoir calorifiqu
de l'air et donc les débits importants à mettre en œuvre. On risque alors de perdre en été ce que l'on avait
gagné en mi-saison. Cela est cependant difficile à chiffrer ...
Miser sur la ventilation intensive de nuit permet d'éliminer deux problèmes relatifs à la ventilation intensive de
jour :
les risques de courants d'air pour les personnes. On peut donc apporter des grandes quantités d'air à plus bass
température et augmenter ainsi le pouvoir refroidissant,
le bruit des ventilateurs éventuels.
Contraintes
Pour être efficace, le free cooling nocturne doit mettre en œuvre des débits importants (au minimum 4 vol/h).
Le free cooling nocturne doit donc se faire principalement, au moyen d'un système indépendant de la ventilatio
hygiénique de jour. En effet, une combinaison du free cooling nocturne et de la ventilation hygiénique au sein
d'un même système demanderait un surdimensionnement de ce dernier (des conduits, des ventilateurs, des
bouches, ...) et donc un surcoût important.
L'économie réalisée sur le refroidissement du bâtiment ne doit pas se faire au détriment d'une consommation
équivalente de ventilateurs, ce qui, associé aux deux contraintes précédentes limite fortement le free cooling
mécanique au profit d'une ventilation nocturne naturelle.
Le free cooling nocturne naturel nécessite des ouvertures vers l'extérieur importantes (de 2 à 4 % de la surface
au sol des locaux) qui ne peuvent augmenter les risques d'intrusion dans le bâtiment de personnes, d'insectes,
de poussières ou de pluie.
Bien que le bâtiment soit inoccupé, les courants d'air restent à surveiller pour éviter l'éparpillement des
documents pouvant se trouver dans les bureaux.
Il ne faut pas sous-refroidir le bâtiment, pour ne pas créer d'inconfort lors de l'arrivée des occupants, le matin.
Une régulation du free cooling s'impose donc.
La circulation naturelle d'un volume d'air important au travers du bâtiment doit tenir compte des prescriptions
de sécurité en matière d'incendie, notamment, le compartimentage qui veut que les différents étages soient
séparés par des parois résistantes au feu en cas d'incendie.
Emmagasiner la chaleur dans la masse du bâtiment et l'évacuer avec l'air de ventilation n'est possible que si
cette masse est importante (cloisons lourdes, structure en béton, ...) et directement en contact avec l'air frais d
ventilation. Or la tendance est à la réalisation de faux plafonds et faux planchers, notamment pour des raisons
acoustiques et techniques (passage de réseaux électriques, informatiques, hydrauliques, etc.). L'enjeu est donc
de laisser accessible la masse des plafonds et/ou planchers, tout en assurant un confort acoustique correct et u
espace suffisant pour les réseaux techniques
Principes généraux
Il existe trois grandes manières de pratiquer une ventilation nocturne intensive naturelle, c'est-à-dire utilisant
comme force de déplacement les différences de pression entre les façades ou les différences de température
d'air :
Ventilation naturelle par des ouvertures sur une seule façade
Automatisation
Les besoins en free cooling varient en fonction de la température extérieure (qui doit être suffisamment basse
en été) et de la température intérieure (pour éviter le surrefroidissement).
De plus, les techniques de free cooling nocturne naturel les plus efficaces demandent des mouvements d'air au
travers du bâtiment (de façade à façade, vers des conduits verticaux centralisés, ...) qui, pour être possibles
avec une ventilation naturelle, nécessite l'ouverture de grilles, de fenêtres et/ou de portes le soir.
Cette ouverture peut être réalisée manuellement par les occupants, mais cela demande une collaboration activ
donc la motivation des occupants.
Ceci nous amène à penser que pour être optimum, le free cooling doit être automatisé, au niveau de la gestion
des ouvertures vers l'extérieur et de transfert.
Efficacité
Dans les meilleures conditions (masse thermique du bâtiment importante et accessible, taux de ventilation
suffisant), le free cooling nocturne a ses limites de refroidissement et ne peut remplacer totalement la
climatisation que si les apports de chaleur sont également maîtrisés.
Le projet de recherche NatVent a montré que le refroidissement obtenu par le free cooling nocturne n'est suffisant que si :
Les apports internes sont limités à 22 - 26 W/m² pour un immeuble à inertie thermique moyenne et 27 - 32 W/m² pour un
immeuble à forte inertie thermique. Ceci implique l'utilisation d'équipements (éclairage, bureautique) énergétiquement efficace
Pour limiter les apports internes, cliquez ici !
Les apports solaires sont limités par des protections solaires efficaces (protections extérieures), ou par des
vitrages solaires spécifiques. Pour limiter les apports solaires, cliquez ici !
Exemple :
Voici un organigramme permettant de visualiser les conditions nécessaires à l'efficacité du free cooling nocturn
(source: projet de recherche Natvent).
Les paramètres intervenant sont : les charges internes en [W/m² de plancher], la présence de protections
solaires, la masse des matériaux en [kg/m² de paroi] et la taille des ouvertures.
Par exemple, pour un local orienté au Sud, ayant des charges internes de 20 W/m², possédant des protections
solaires extérieures, ayant une inertie thermique moyenne et un système de gestion des ouvertures
automatique, un free cooling nocturne donnera des résultats avec des ouvertures sur 1 façade ayant une
surface égale à 3% de la surface du plancher.
Et concrètement ?
Comment mettre en œuvre une ventilation naturelle, qui combinée à des apports de chaleur limités permet de
restreindre réellement la surchauffe tout en tenant compte des contraintes mentionnées ci-dessus ?
A l'heure actuelle, les développements en matière d'application du free cooling sont peu courants. Il existe néanmoins des
solutions techniques déjà expérimentées dans certains bâtiments. Se développent également de nouveaux produits facilitant l
mise en œuvre du free cooling tout en essayant de répondre aux contraintes formulées ci-dessus (notamment dans le cadre d
projet NatVent).
Il existe déjà en Belgique, des exemples de bâtiments qui intègrent, de façon simple, le free cooling comme le
bâtiment PROBE du CSTC, le bâtiment de la firme RENSON à Waregem, les bâtiments "Keppekouter" à Alost
(l'étude de ces deux derniers exemples peuvent être consultées dans le projet NatVent). Ces bâtiments ne font
cependant pas l'objet d'une automatisation (les grilles sont posées et ouvertes manuellement), ce qui lie les
performances du système à la motivation des occupants, mais donne cependant des résultats probants.
Il existe par contre des exemples de bâtiments étrangers, notamment en Angleterre, dans lesquels les
concepteurs ont tentés d'optimaliser la gestion "naturelle" du confort thermique et de la consommation d'été.
Vous pouvez consulter ces trois exemples :
Chacun de ces bâtiments est une réalisation unique, qui a fait l'objet d'une étude particulière. Ils ont le mérite
de montrer que le problème de la surchauffe peut être maîtrisé sans climatisation, moyennant une conception
appropriée du bâtiment.
On a vu que le free cooling nocturne ne pouvait remplacer la climatisation que sous certaines conditions,
notamment la réalisation de renouvellements d'air importants, ce qui impose l'utilisation de la ventilation
naturelle.
Dans un bâtiment climatisé, on peut aussi se demander si, durant la nuit, on ne peut pas profiter du réseau de
ventilation hygiénique pour décharger la chaleur accumulée durant la journée et faciliter la relance matinale du
système de climatisation.
Exemple :
Comparons 2 systèmes, dans un bureau individuel maintenu, par la climatisation, à 26°C en journée :
Système 1
Système 2
Système 1 :
durant la nuit, les ventilo-convecteurs sont mis à l'arrêt. La ventilation hygiénique (soit 30 m³/h) est maintenue
en fonctionnement pour profiter du pouvoir refroidissant de l'air extérieur.
Si la température de pulsion de l'air est de 16°C (ce qui équivaut à une température extérieure de l'ordre de
14°C si on considère que les pertes du ventilateur et les pertes de charge augmentent la température de l'air
neuf de 2°C), la puissance frigorifique fournie par l'air équivaut à :
La puissance absorbée par les ventilateurs (pulsion et extraction) nécessaire à cette ventilation est de l'ordre de 0,65 W/(m³/h
(ordre de grandeur courant pour un réseau de ventilation hygiénique double flux équivalent à une perte de charge totale de
1 500 PA et un rendement total de ventilateur de 0,65), soit :
Bilan : on appelle donc une puissance électrique de 19,5 W pour produire 100 W de froid.
Système 2 :
durant la nuit, la ventilation est mise à l'arrêt et les ventilo-convecteurs assurent l'abaissement nocturne de la
température.
Pour fournir une même puissance frigorifique que dans le premier système, soit 100 W, le système de climatisation
consommera (avec une efficacité frigorifique de 3) :
Conclusions :
Dans l'exemple ci-dessus, réaliser un free cooling de nuit au moyen d'une ventilation mécanique consomme
nettement moins d'électricité que l'élimination de la chaleur résiduelle du bâtiment par les ventilo-convecteurs
On ne peut cependant pas en faire une généralité. Ceci dépend évidemment des consommations respectives
des différents équipements.
Par exemple, la puissance électrique des ventilateurs (ici : 0,65 W/(m³/h)) dépend de la perte de charge du
réseau de distribution d'air, donc de la complexité du réseau de distribution et de la présence d'équipements
comme des batteries de chauffage, des humidificateurs ou silencieux.
Dans un simple circuit de ventilation hygiénique particulièrement étudié pour diminuer la consommation
électrique (rendement de ventilateur élevé, pertes de charge faibles), cette puissance peut être réduite à
0,25 W/(m³/h), ce qui favorise grandement le free cooling mécanique nocturne par rapport à la climatisation. Pa
contre dans un réseau complexe (avec batterie de traitement d'air, ...), on peut arriver à des puissances de
ventilateur de l'ordre de 1 W/(m³/h).
De même, l'efficacité frigorifique de la production de froid est variable en fonction de sa qualité intrinsèque et
des conditions de fonctionnement. On repère, par exemple, dans les spécifications techniques d'un fabricant qu
l'efficacité frigorifique de la machine x varie de 1,8 (pour une température d'eau froide de 5°C et une
température d'air au condenseur de 45°C) à 3,7 (pour une température d'eau froide de 10°C et une températu
d'air au condenseur de 25°C).
Comme le montre le tableau suivant, le choix du mode de fonctionnement peut varier en fonction de la qualité
des équipements.
Exemple : comparaison de la puissance absorbée par le free cooling nocturne et la puissance absorbée par une
machine frigorifique pour évacuer 100 W (dans les conditions de fonctionnement de l'exemple ci-dessus) en
fonction de la qualité énergétique de la ventilation et de la production de froid .
Puissance spécifique de la ventilation
[W/(m³/h)]
0,25
0,65
L'idéal serait donc de pouvoir comparer sur site les consommations des deux systèmes existants.
En outre, pour que le type de free cooling décrit ici soit efficace, il faut que la température extérieure soit
suffisamment basse pour permettre un refroidissement réel.
Dans l'exemple ci-dessus, si la différence entre la température intérieure et la température de l'air neuf pulsé
diminue en dessous de 10°C, il est nécessaire d'augmenter le débit d'air neuf pour garantir la même puissance
frigorifique de 100 W. Ainsi si la température de pulsion est inférieure de 5°C par rapport à la température
intérieure (ce qui équivaut à une température extérieure de 26 [°C] - 5 [°C] - 2 [°C] = 19 [°C]), le débit de
ventilation devrait être augmenté à 56 m³/h, ce qui entraîne une consommation électrique au minimum
identique à celle des ventilo-convecteurs. Si l'écart de température diminue encore, ce qui est possible durant
les nuits chaudes d'été, le free cooling mécanique sera plus consommateur que le système de climatisation pa
ventilo-convecteurs !
[W] [W]
1,8 7,5 59
3 19,5 36,5
3,7 30 30
Le free cooling
Définition
Free cooling de jour
Free cooling de nuit
Ventilation mécanique ou ventilation naturelle ?
Efficacité du free cooling nocturne
Inertie thermique du bâtiment
Amenée et extraction d'air en ventilation naturelle
Définition
Le "free cooling" consiste à refroidir un bâtiment par ventilation en utilisant l'énergie gratuite de l'air
extérieur lorsque celui-ci présente une température inférieure à la température intérieure :
En hiver, de l'air frais extérieur peut alimenter, en journée, les zones à rafraîchir sans nécessiter l'enclenchement des
groupes frigorifiques.
En été, une ventilation nocturne peut décharger le bâtiment de la chaleur accumulée en journée
Le free cooling diurne consiste à sur-ventiler les locaux avec de l'air extérieur plus frais que l'air intérieur.
En moyenne, la température extérieure à Uccle est 98 % du temps inférieure à 24°C et ne dépasse 27° que
40 heures par an. Il existe donc un pouvoir rafraîchissant naturel important de l'air extérieur, sans traitement
et donc sans coût énergétique autre que son transport. Ceci peut entraîner une diminution des températures
intérieures de l'ordre de 3°C à 4°C.
Ainsi, imaginons un local à 26°C avec une charge thermique (élevée) de 60 W/m² (ordinateur, éclairage,
occupants, ensoleillement, ...) ou 20 W/m³ (si la hauteur sous plafond est de 3 m). La température de l'air
extérieur est de 20°C. Calculons le débit nécessaire pour évacuer la chaleur d'un m³ du local :
où
0,34 W/m³.K est le pouvoir calorifique de l'air et 6 K est la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur
Il faudrait donc un taux de renouvellement horaire de 9,8 : chaque heure, l'air du local serait renouvelé
10 fois ! en dehors de la difficulté technique, cela génère un climat peu confortable...
De plus, il restera toujours les 40 heures, soit de 5 à 10 journées de travail par an, où la ventilation ne ferait
qu'empirer les choses puisque la température extérieure est supérieure à la température intérieure.
Le refroidissement par ventilation de jour peut donc être une solution en hiver, mais a ses limites en mi-
saison et en été.
Le free-cooling nocturne consiste à rafraîchir les bâtiments la nuit grâce à de l'air extérieur. On parle de
"décharge nocturne" du bâtiment puisqu'il évacue toute la chaleur excédentaire accumulée en journée. A
nouveau, un rafraîchissement de 3 à 4°C est possible grâce à cette technique.
L'efficacité frigorifique de l'air extérieur est meilleure que dans le cas du free cooling diurne puisque l'écart
de température entre l'intérieur et l'extérieur est plus grand (en été, dans notre pays, la température
nocturne minimale est inférieure de plus de 8°C à la température maximum diurne).
Pour qu'un free cooling permette de se passer de climatisation en journée, il faut assurer durant la nuit, un
taux de renouvellement d'air nettement plus important que le taux de ventilation hygiénique : au minimum
4 [vol/h] par rapport à 1 [vol/h].
Ventilation mécanique
Coût d'investissement
Le free-cooling, de jour comme de nuit, nécessite des débits de ventilation relativement importants. L'
installation de ventilation doit donc être dimensionnée pour gérer ces débits (conduits, ventilateurs,
bouches, ....).
Si le bâtiment est déjà équipé d'un système de climatisation tout air ou si les débits de ventilation hygiénique sont
importants (du fait de l'occupation, dans des salles de conférence, des auditoires, par exemple), cet aspect ne représente
peut-être pas un surcoût.
Par contre, lorsque la ventilation hygiénique est limitée, la possibilité d'organiser un free cooling mécanique
entraîne un surdimensionnement, donc un surcoût important de l'installation.
Coût de fonctionnement
Le fonctionnement des ventilateurs pour le transport de l'air nécessite une énergie électrique non
négligeable, absente en ventilation naturelle.
Par exemple, une étude réalisée sur un bâtiment du Sud de la France montre que la consommation des ventilateurs
actionnés la nuit était similaire à la consommation des groupes frigorifiques en relance au matin en absence de free cooling
(ceux-ci bénéficiant de l'efficacité frigorifique qui produit 2 à 3 kWh de froid pour 1 kWh au compresseur...).
Confort
65 % du temps, la température diurne de l'air extérieur est inférieure à 14°C. Si on veut profiter du pouvoir
rafraîchissant de cet air, sans créer d'inconfort, il faut donc le réchauffer avant de le pulser dans les locaux. Il
serait dommage, alors que l'on veut économiser de l'énergie sur le groupe frigorifique, de tout reperdre en
chauffage ...
Un recyclage partiel de l'air extrait est donc tout indiqué. Ainsi, l'air extrait des locaux (à 24°) est mélangé à
l'air neuf extérieur pour obtenir la température juste souhaitée, sans surcoût énergétique. Par exemple :
Si le recyclage n'est pas souhaité pour des raisons hygiéniques, il est possible de placer un récupérateur de chaleur sur l'air
extrait qui transférera la chaleur sans autoriser de contact entre l'air vicié et l'air neuf.
Ventilation naturelle
L'air chaud migrant vers l'extérieur en partie haute des ouvertures et l'air frais pénétrant en partie basse (débits d'air
limités par cette méthode).
Par des ouvertures sur des façades opposées. On parle alors de ventilation transversale.
L'air se déplace principalement grâce aux pressions et dépressions exercées sur les façades par le vent.
Le taux de renouvellement d'air obtenu en ventilation transversale, et donc l'efficacité face aux surchauffes,
est nettement plus élevé qu'avec des ouvertures sur une seule façade : taux de renouvellement de 7 à
23 [vol/h].
Une ventilation transversale n'est possible que si les portes intérieures restent ouvertes durant la nuit. A
défaut, on peut imaginer le placement de grilles de transfert dans les portes ou des petites fenêtres
ouvrantes au-dessus de celles-ci. Il importe donc, pour la réussite totale du refroidissement nocturne, que les
occupants soient clairement informés de leur rôle dans la gestion du confort.
Par des ouvertures en façade et en toiture : l'air se déplace par effet cheminée.
Ici aussi, il est indispensable de prévoir des ouvertures de transfert entre les locaux et l'extraction.
Cet effet cheminée peut être assisté par un ventilateur d'extraction. Ce dernier peut être le ventilateur
d'extraction hygiénique fonctionnant en petite vitesse en journée et en grande vitesse la nuit.
En rénovation, cette solution demande des aménagements plus importants de la structure du bâtiment
(perçage de chaque plancher, ...).
Les critères liés à la sécurité incendie compliquent cette solution. En effet la réglementation incendie impose
une séparation "Rf 2h" entre chaque étage, ce qui implique soit que les transferts d'air entre étages soit
obturables automatiquement (portes coupe-feu à fermeture automatique, si on utilise la cage d'escalier
comme conduit d'extraction intensive, clapets coupe-feu), soit que chaque étage dispose de sa propre
évacuation vers la toiture.
Investissement
Si la réalisation d'un réseau de ventilation mécanique important est évitée, l'investissement pour organiser
une ventilation naturelle n'est néanmoins pas nul. Des éléments particuliers doivent être prévus pour
amener l'air dans le bâtiment sans risque d'effraction (grilles, fenêtres automatisées,...), éventuellement
pour lui permettre de circuler (grilles de transfert, portes coupe-feu,...) et pour l'extraire (grilles d'extraction,
cheminées,...).
Coût d'exploitation
Le transport de l'air s'effectue naturellement grâce aux différences de pression et/ou de température de l'air
autour du bâtiment. Dans les systèmes de ventilation par effet de cheminée, un ventilateur d'extraction est
parfois installé pour pourvoir au transport de l'air dans de mauvaises conditions climatiques. Pratiquement,
ces ventilateurs sont peu ou pas utilisés.
Confort
En free cooling diurne, l'amenée d'air frais directement dans les locaux peut se révéler inconfortable. Des
solutions peuvent néanmoins être trouvées pour éviter cet inconfort, comme le montrent les trois exemples
suivants réalisés dans des bâtiments anglais.
Exemples :
Dans le centre administratif de l'entreprise Powergen, l'air, en hiver, est introduit par les fenêtres hautes, et guidé, grâce à la
forme particulière du plafond vers le centre du bâtiment. Le mélange de l'air frais extérieur avec l'air ambiant se fait donc
sans inconfort.
Dans le bâtiment environnemental du BRE, l'air de ventilation des bureaux paysagers parcourt des conduits intégrés dans
le plafond, à température ambiante, avant de pénétrer le local au niveau du plafond. Il est donc légèrement réchauffé.
Enfin, dans le Queen's building de l'Université De Monfort, l'air extérieur est introduit dans les auditoires au travers d'un
absorbant acoustique et d'une batterie de préchauffe.
A cela s'ajoute le risque de sous-refroidissement du local et donc d'inconfort le matin, à l'arrivée des
occupants, si les amenées d'air ne sont pas automatisées et refermées au cours de la nuit, quand le
bâtiment est suffisamment refroidi.
L'efficacité du free cooling nocturne est limitée. Des simulations réalisées dans le cadre du projet de recherche NatVent ont
montré que l'on obtient des résultats de refroidissement probants si :
L'inertie thermique du bâtiment est suffisante (structure du plafond accessible, murs en maçonnerie).
La ventilation intensive est transversale (ouvertures sur des façades opposées) ou assistée par un
ventilateur vertical, la ventilation intensive avec des ouvertures sur une seule façade ne fonctionnant que
pour les immeubles à forte inertie thermique.
Les ouvertures de ventilation sont équivalentes à minimum 2 % de la surface des locaux, 1 % étant
insuffisant et 3 % accentuant les risques d'effraction.
Les occupants sont disciplinés dans la gestion des ouvertures de ventilation intensives (ouverture des portes
et fenêtres) lorsqu'elles sont manuelles. Dans le cas contraire, les ouvertures doivent être commandées
automatiquement.
Les apports internes sont limités à 22 - 26 W/m² pour un immeuble à inertie thermique moyenne et
27 - 32 W/m² pour un immeuble à forte inertie thermique. Ceci implique l'utilisation d'équipements
(éclairage, bureautique) énergétiquement efficaces
Les apports solaires sont limités par des protections solaires efficaces (protections extérieures).
Le but de la ventilation nocturne est de refroidir la masse thermique du bâtiment durant la nuit et de
diminuer ainsi les surchauffes en journée.
Ce sont les matériaux lourds de construction (béton, carrelage, ...) qui constituent la principale masse
thermique d'un bâtiment. En journée, ceux-ci absorbent les apports instantanés de chaleur
(ensoleillement, ...). Cette chaleur est restituée ensuite avec un décalage temporel, ce qui atténue fortement
les hausses de température diurne dans le bâtiment. On parle d'inertie thermique du bâtiment. Prenons
l'exemple d'une voiture. Celle-ci n'a aucune masse thermique. Dès que le soleil luit, la température
intérieure monte très vite. A l'inverse, dès que le soleil disparaît, la température intérieure chute.
Evolution dans le temps de l'apport de chaleur dû à l'ensoleillement dans un local
avec ou sans inertie thermique : comparaison entre la chaleur instantanée transmise au travers du vitrage et la chaleur
restituée au local
Le but de la ventilation nocturne est de décharger au maximum, durant la nuit, la chaleur accumulée dans
les matériaux du bâtiment et de permettre une forte absorption de chaleur durant la journée.
D'une part, favoriser l'utilisation de matériaux de construction lourds pour assurer l'accumulation.
D'autre part, garantir le contact entre ceux-ci et l'air frais de ventilation pour évacuer la chaleur accumulée.
A défaut de quoi, on ne refroidirait que l'air ambiant du bâtiment, qui se réchaufferait au premier rayon de
soleil (comme cela se passe dans une voiture ...). Concrètement :
Au niveau du sol, le carrelage est préférable à la moquette, au plancher ou au faux plancher qui isolent par
rapport à la masse du sol.
Au niveau des murs, des murs intérieurs en maçonnerie lourde absorbent nettement plus de chaleur que les
cloisons légères.
Exemple :
Les bureaux du bâtiment environnemental du BRE, par exemple, ne présentent pas de faux-plafonds. La surface du
plafond a même été augmentée artificiellement en lui donnant une forme sinusoïdale. L'énergie thermique stockée par le
plafond est ainsi augmentée.
Cependant les faux-plafonds offrent d'importants avantages (coût par rapport à la finition d'un plafond
"lourd", intégration des installations techniques, ...) et permettent notamment d'améliorer l'acoustique des
locaux. Un compromis peut être trouvé entre la fonctionnalité du faux plafond et la perte de masse
thermique qu'il engendre. Il s'agit de plafonds semi-fermés comportant des ouvertures qui assurent un
contact entre l'air intérieur et la structure du bâtiment.
Dans le centre administratif de l'entreprise Powergen en Angleterre, une autre solution a été utilisée pour assurer le confort
acoustique : les "ailes" des éléments techniques suspendus (regroupant luminaires, détecteurs incendies, etc.) sont des
absorbants acoustiques. La forme elliptique des creux du plafond focalise les ondes sonores vers ces absorbants.
De telles ouvertures ne peuvent augmenter les risques d'effraction du bâtiment ou de pénétration de pluie.
Les châssis basculants : ils sont étanches à la pluie et protègent assez bien le bâtiment de l'intrusion, pour
autant que l'on ne puisse accéder à un mécanisme d'ouverture voisin. Ils peuvent être commandés
manuellement ou automatiquement.
A = A1 A2 / A1 + A2
A1 = B x H
A2 = D x (H + B)
Des grilles fixes que l'on peut disposer par l'intérieur dans les châssis ouvrants : elles permettent une
ventilation intensive par ouverture complète des fenêtres sans risque d'effraction et d'intrusion de pluie. Ces
grilles, fabriquées sur mesure, peuvent être facilement placées en été et retirées en hiver, selon les besoins
de refroidissement nocturne du bâtiment.
Grilles de ventilation nocturne intensive
Le bâtiment "PROBE du CSTC à Limette : une ventilation intensive de nuit permet d'y limiter la
température intérieure de la plupart des bureaux en-dessous de limites de confort d'été. Pour plus de
détails sur ce projet : cliquez ici.
Des grilles fixes extérieures placées devant des châssis opaques : ce système permet une ventilation
intensive par ouverture complète des ouvrants intérieurs sans risque d'effraction et d'intrusion de pluie.
Des grilles ou fenêtres du même type que les ouvertures d'amenée d'air
Exemple, centre administratif de l'entreprise Powergen, fenêtres automatiques pour l'extraction de l'air en partie supérieure
de l'atrium.
Exemple, Queen's building de l'Université De Monfort, fenêtres automatiques pour l'extraction de l'air en toiture
Des cheminées
Exemple, bâtiment environnemental du BRE, cheminées d'extraction d'air de ventilation : la paroi en briques de verre
favorise le réchauffement de l'air à extraire, et améliore le tirage.
Selon la NBN selon les
D50-001 pour résultats du
les locaux projet de
d'hébergemen recherche
t NatVent
(notion de
ventilation
intensive)
6,4 % 4%
3,2 % 2%
Comparer la consommation énergétique liée au
free cooling diurne et à la climatisation par ventilo-convecteur
Ce programme permet de comparer, pour une même charge thermique à évacuer, la consommation électrique
des ventilateurs nécessaires au free cooling diurne et la consommation électrique d'un ventilo-convecteur
(production frigorifique, ventilateur du ventilo, pompe de circulation d'eau froide).
La charge thermique à évacuer peut s'évaluer grâce au programme excell "bilan thermique d'un local en été",
disponible sur dans ce CD-Rom.
La consommation éléctrique des ventilateurs du free cooling est calculée en estimant le débit nécessaire à
l'évacuation des calories avec une température de pulsion donnée. Cette température est obtenue par recyclage
de l'air extrait (à température de consigne intérieure) et mélange avec une certaine quantité d'air neuf (à tempéra-
ture extérieure).
Il faut également connaître les pertes de charge du réseau de distribution d'air. En première approximation, on
peut considérer des valeurs courantes liées à la qualité du réseau. Celles-ci font référence aux notions de :
- "bonne installation" pour une installation dont le tracé et les équipements ont été particulièrement
étudiés pour limiter au maximum les pertes de charge,
- "installation moyenne" pour une installation courante où rien n'a été étudié pour limiter les pertes
de charge.
En pratique :
- encodez les données relatives à votre situation dans les cases bleues.
- les résultats sont repris dans les cases jaunes.
Ambiance intérieure
Freecooling diurne
Ventilo-convecteur
Bilan comparatif
Façade sud
Angle sud-ouest
Façade nord
Description
Le bâtiment environnemental du BRE (British Research Establishment) se situe à Watford au nord de
Londres, dans un site suburbain.
Construit en 1997, le bâtiment est rectangulaire, orienté nord-sud, et a une surface brute totale
d'environ 2 000 m² sur trois niveaux, pour une occupation d'environ 100 personnes. Il s'articule en
deux parties autour d'un hall d'entrée vitré. La partie est, la plus grande, réunit les bureaux : bureaux
individuels au nord et bureaux paysagers au sud. La partie ouest, plus courte, réunit les salles de
réunion et les sanitaires. Une salle de séminaire est annexée au rez-de-chaussée.
Les dalles de plafond des deux premiers niveaux qui ont une forme particulière :
Leur face inférieure, en béton brut (sans faux-plafond) a la forme d'une sinusoïde; la surface de
contact entre le béton et l'air ambiant est donc plus importante que celle d'un plafond plat, ce qui
augmente l'échange entre l'ambiance et la masse thermique du bâtiment.
Dans la partie creuse du plafond (1), l'air est guidé d'une façade vers l'autre et est mélangé
progressivement à l'air du local; dans la partie épaisse de la dalle (partie basse de la sinusoïde) (4),
un conduit en béton est aménagé pour amener l'air extérieur au coeur du bâtiment .
l'air entre dans le bâtiment dans les gaines de la dalle de béton (flèches bleues) ou directement dans le local
(flèches oranges).
Les fenêtres,
Petites fenêtres hautes commandées par gestion centrale informatisée (avec possibilité de
dérogation) : elles assurent l'entrée de l'air soit dans les dalles soit directement dans les locaux, et
son évacuation soit directement vers l'extérieur (ventilation transversale), soit dans les cheminées de
ventilation.
Les parois extérieures des cheminées orientées au sud sont constituées de blocs de verre afin
d'augmenter encore la température de l'air dans les cheminées par les apports solaires et d'améliorer
ainsi le tirage. On constate sur place que le bénéfice de ces apports solaires n'est pas immédiat. Les
briques de verre et les autres parois de la cheminées ayant une certaine inertie, la chaleur apportée
par les apports solaires n'est transmise à l'air qu'en soirée, ce qui est très favorable à la ventilation
nocturne.
Des ventilateurs (80 W chacun) sont prévus en partie supérieure des cheminées pour assurer la
ventilation lorsque ce n'est pas possible de façon naturelle (pas assez de différence de pression entre
les deux façades pour la ventilation transversale; pas assez de vent ou température de l'air dans la
cheminée trop basse pour ventilation par les cheminées). Néanmoins, ces ventilateurs n'ont jamais
été utilisés.
En hiver, l'air est introduit dans le bâtiment par l'intermédiaire des conduits en béton aménagés
dans la dalle et dans lesquels il se réchauffe avant d'être distribué au niveau du corridor. Pour
l'extraction de l'air, la GTC ouvre, en fonction des conditions extérieures, les fenêtres de la façade
opposée (ventilation transversale) ou les fenêtres communiquant avec les cheminées.
En été, la GTC détermine, selon les conditions extérieures, le mode de ventilation. Les jours de vent,
l'air est introduit en façade sud où la pression est plus importante et extrait en façade nord. Les jours
chauds sans vent, l'air est introduit par les façades nord et sud, et l'extraction se fait par les
cheminées de ventilation en façade sud.
Une ventilation nocturne est organisée dans les conduites des dalles de plafond afin de refroidir
celles-ci. En journée, les dalles de plafond agissent comme des "radiateurs de froid" grâce à la
fraîcheur emmagasinée pendant la nuit.
Ventilation nocturne en été
La GTC enclenche la ventilation nocturne par ouverture des fenêtres lorsque les conditions suivantes
sont réunies :
La GTC referme le fenêtres dès que les dalles de plafond ont atteint une température de consigne
(5°C en-dessous de la température de consigne de l'ambiance) afin de ne pas sous-refroidir le
bâtiment.
Fonctionnements particuliers
La ventilation des bureaux individuels est prévue pour se faire indépendamment du reste du
bâtiment par ouverture simultanée de deux fenêtres l'une haute, l'autre basse. Avec la porte ouverte,
le bureau peut également participer à la ventilation globale du bâtiment.
En été, les bureaux individuels bénéficient, comme les bureaux paysagers, du froid rendu par les
dalles de plafond après ventilation de nuit.
Le deuxième étage
Le deuxième étage n'est pas raccordé aux cheminées de ventilation (la partie supérieure de la
cheminée doit se trouver 6 à 7 m au-dessus du niveau du sol du niveau à ventiler pour avoir un tirage
suffisant). Il est donc ventilé indépendamment. Le toit monte à une hauteur de 5 m au-dessus du
niveau du sol, et crée donc son propre effet de cheminée : l'air entre par les fenêtres basses et,
réchauffé, il monte vers les fenêtres hautes de la toiture où il est évacué.
Le deuxième étage ne possède pas la même dalle de plafond que les deux premiers niveaux. Elle ne
bénéficie donc pas de l'inertie de celle-ci, et de la ventilation nocturne. Les températures qui y sont
mesurées sont d'ailleurs supérieure d'environ 2°C à celle des autres niveaux.
Le troisième niveau a été conçu pour être entièrement paysager. Les occupants actuels ont malgré
tout installé des cloisons côté nord pour aménager des bureaux individuels. Mais les fenêtres de cet
étage en façade nord sont moins hautes et ne permettent pas la même ventilation que dans les
bureaux individuels des autres étages. Ces bureaux fonctionnent donc moins bien.
La salle de séminaire
La salle de séminaire se trouve dans un volume annexe. Elle est également ventilée naturellement
par effet de cheminée. L'air entre par la façade ouest via une batterie de préchauffe et un filtre. Il est
extrait par la large "cheminée" en façade est. Celle-ci est équipée d'un ventilateur de 3 kW qui n'est
jamais utilisé. Les murs et plafond sont en béton. Un faux plafond suspendu cache la structure pour
des raisons esthétiques, mais il est perforé et détaché des murs afin de laisser accessible la masse
thermique du plafond. L'inertie thermique et la ventilation du local suffisent à assurer une
température confortable en été. Il n'y a aucun refroidissement mécanique.
Les salles de réunion
Les salles de réunions ne font pas l'objet d'une ventilation particulière. Elles ne sont pas utilisées de
façon intensive, l'ouverture des fenêtres est donc suffisante. La masse thermique des salles suffit à
assurer le confort thermique en été sans refroidissement mécanique.
Remarques
La ventilation telle qu'elle est organisée ne répondrait pas aux exigences législatives wallonnes concernant un taux
de ventilation minimum dans les locaux. En effet, aucune ventilation "obligatoire" n'est organisée dans les bureaux
individuels. Si l'occupant décide de ne pas ouvrir ses fenêtres ou sa porte vers le reste du bâtiment, son local n'est
pas ventilé.
En hiver, l'introduction de l'air extérieur par la fenêtre directement dans le local (bureaux individuels
et deuxième étage) risque de créer des courants d'air froid et donc de l'inconfort ou une sous-
ventilation.
Ces deux problèmes pourraient sans doute être résolus par l'utilisation de grilles de ventilation à la
place ou en complément de certaines fenêtres...
Pour garantir un confort correct dans le bâtiment (confort visuel, thermique, acoustique et
respiratoire) sans refroidissement mécanique, des mesures ont été prises pour limiter les apports
solaires et les charges internes.
Apports solaires
Sur la façade sud, les apports solaires sont limités grâce à des protections extérieures :
des auvents : grilles métalliques horizontales fixes de 1.2 m qui protègent les baies du soleil haut,
des stores extérieurs : lamelles de verre translucides de 40 cm de large, montées sur axe et
orientables. Leur position est réglée par un système de gestion informatique centrale, auquel les
occupants peuvent néanmoins déroger.
De plus, en façade nord comme en façade sud, des stores intérieurs déroulants permettent aux occupants d'éviter
l'éblouissement.
Apports internes
Afin de limiter autant que possible l'éclairage artificiel, la proportion de vitrage sur les façades est
relativement importante (autour de 45 % en façade sud, un peu moins en façade nord). Le deuxième
étage bénéficie aussi des fenêtres hautes de ventilation en toiture, orientée au nord.
Façades sud et nord fortement vitrées
Quand l'ensoleillement direct n'est pas un problème, les stores extérieurs devaient également servir
à réfléchir la lumière vers le plafond pour augmenter l'apport de lumière naturelle dans les parties
des bureaux éloignées de la fenêtre (light-shelves), mais pratiquement, la saleté se déposant sur les
lamelles empêche leur bon fonctionnement.
Dans la salle de séminaire, contrairement à ce qui se fait habituellement, deux grandes vitres
permettent de profiter de l'éclairage naturel dès que l'obscurité n'est pas nécessaire pour une
projection.
L'éclairage artificiel installé est de faible puissance (350 lux max) (lampes type T5). Son niveau est
réglé en fonction de la présence réelle dans les locaux grâce à des détecteurs de présence, et en
fonction de l'éclairage naturel disponible grâce à des capteurs d'éclairement. De plus, les luminaires
sont groupés selon un axe longitudinal, parallèlement à la façade sud. On peut donc par exemple
éteindre les luminaires près de la fenêtre où l'éclairage naturel suffit et allumer plus en profondeur
dans le bâtiment. Les occupants peuvent néanmoins déroger à cette gestion automatique ce qui
limite l'efficacité de la gestion. Quelle solution trouver? Faut-il imposer le niveau d'éclairement?
L'information des occupants est-elle suffisante pour les motiver et ainsi remédier au problème? Faut-il
utiliser un autre équipement pour la gestion de l'éclairage artificiel (réglage du niveau d'éclairement
artificiel plutôt qu'un on/off par exemple)? Des progrès sont encore à faire dans le domaine.
Un certain nombre d'ordinateurs sont regroupés dans un même espace, en façade nord. On peut
donc ventiler cette partie du bâtiment de façon plus importante et éliminer directement ces apports
internes.
Isolation
Les fenêtres ont un coefficient de transmission de 1.5 W/m².K, tandis que les murs ont un coefficient
de transmission de 0.3 W/m².K.
Le bâtiment est chauffé par le sol. Comme les tuyaux ne couvrent qu'un tiers de la surface, un
complément périodique de chauffage est apporté par des radiateurs conventionnels périphériques.
L'eau est chauffée par une chaudière à condensation.
Refroidissement complémentaire
Pour les journées de grande chaleur, de l'eau froide peut également circuler dans les planchers. Cette
eau est refroidie, via un échangeur, par de l'eau pompée à 70 mètres de profondeur, dans un puits de
forage noyé où elle reste à une température constante de 10°C. Il n'y a donc pas de production
mécanique de froid.
Panneaux photovoltaïques
Des panneaux inclinés étaient prévus sur la toiture mais n'ont pas été placés à la construction pour
une question de budget.
Néanmoins, une expérience limitée d'utilisation de panneaux photovoltaïques (cellules à film mince
de silicone amorphe), non rentable économiquement, est en cours. 35 m² net de ces panneaux sont
placés en façade sud, pour une puissance maximale de 1.5 kW, soit 25 % de la puissance d'éclairage.
La moyenne d'énergie fournie est de 4 kWh par jour, le maximum est de 6 kWh par jour.
Panneaux de cellules photovoltaïques en façade sud
Ventilateurs
Des ventilateurs ont été prévus dans les cheminées de la façade sud pour extraire l'air du bâtiment
en cas de mauvaises conditions extérieure pour la ventilation naturelle, mais ils n'ont jamais servi.
Confort atteint
Températures
Par exemple, en 1998, les 25°C ont été dépassés pendant 40 heures (2 % du temps). Pour une
journée typique de l'été 98, on a relevé 23°C pour les deux premiers niveaux et de 25°C pour le
troisième niveau, et cela pour une température extérieure de 27°C. Ces valeurs sont à comparer
avec une température de 31°C dans un ancien bâtiment du site pris comme référence.
Humidité
Ventilation
Le taux de renouvellement d'air a été mesuré dans deux bureaux individuels en juillet 97 et en
janvier 98. Les valeurs moyennes mesurées sont de 2 à 3 renouvellements par heure en été, et de
0.75 renouvellements par heure en hiver.
Confort acoustique
La proximité inhérente à l'aménagement de bureaux paysagers questionne la qualité du confort acoustique. Dans
le cas présent, l'absence de faux plafond pour absorber le bruit pourrait renforcer le problème. Il semble néanmoins
que les occupants ne se plaignent pas de cet aspect.
La satisfaction des occupants du nouveau bâtiment est meilleure, et la rentabilité estimée est
identique dans les deux bâtiments en hiver, et améliorée de 20 % en été dans le nouveau bâtiment.
Coût et consommation
La consommation espérée était de 83 kWh/m² par an, dont 36 kWh/m² pour l'électricité et 47 kWh/m²
pour le chauffage. La consommation mesurée est de 135 kWh/m² par an (46 en électricité / 89 en
chauffage). Cette différence est attribuée à l'augmentation de l'équipement informatique par rapport
au projet initial et au comportement des occupants.
En effet, les occupants ne respectent pas toujours le mode de fonctionnement optimal du bâtiment.
Par exemple, ils utilisent les stores intérieurs en cas d'éblouissement sans essayer de régler au
préalable l'orientation des stores extérieurs, ce qui entraîne l'allumage de l'éclairage artificiel. Ils
dérogent également de façon importante à la gestion automatique des luminaires, ce qui entraîne
des surconsommations inutiles. De même, il est difficile d'empêcher les utilisateurs d'ouvrir les
fenêtres (surconsommation de chauffage en hiver). Les premiers occupants du bâtiment avaient été
informés sur le fonctionnement du bâtiment, mais les nouveaux occupants reçoivent simplement un
document écrit d'explication, qui se résume globalement au mode d'emploi des télécommandes de
l'éclairage et des stores.
Ces résultats sont à comparer avec les données statistiques de consommation d'énergie de bâtiments de bureaux
standarts de même catégorie en Angleterre, fournies par l'Office de l'Energie :
Consommations en kWh/m2
Typique
Bonne pratique
BRE
Rapport entre BRE et bonne pratique
Coût d'investissement : 1 187 £/m² (soit environ 64 600 BEF au taux de 54.4 BEF/£ du 1 er janvier 97).
Ce coût élevé est dû au recyclage d'éléments de l'ancien bâtiment et à l'innovation. Le coût estimé
pour le même bâtiment s'il devait être reconstruit est de 1 000 £/m² soit environ 54 430 BEF.
Les éléments techniques nécessaires à la ventilation naturelle ont un coût qui compense sans doute
l'économie d'équipements techniques mécanique. Néanmoins, ces éléments tels que la dalle
sinusoïdale et les cheminées contribuent, en plus de leur rôle technique, à la forme architecturale du
bâtiment.
Conclusion
Dans cet exemple, le remplacement de la ventilation et du refroidissement mécaniques par la
ventilation naturelle permet de :
Même si des améliorations peuvent être apportées, cette réalisation est très encourageante.
Électric
ité Gaz Total
224 176 400
130 95 225
46 89 135
35 % 94 % 60 %
Le centre administratif de "Powergen"
Description
Refroidissement par ventilation naturelle
Mesures prises pour limiter les charges internes
Équipements
Confort et sécurité
Coût et consommation
Commentaires
Conclusion
Façade est
Façade nord
Façade sud
Dans les bureaux paysagers, une ventilation naturelle (donc gratuite) de jour et/ou de nuit est
organisée pour limiter la température intérieure en été et en mi-saison. L'air entre par les fenêtres
supérieures des bureaux, et est extrait par les fenêtres hautes de l'atrium. L'ouverture et la fermeture de
ces fenêtres est commandée automatiquement en fonction des conditions extérieures et intérieures.
En mi-saison, le refroidissement des locaux se fait par ventilation diurne, l'air extérieur étant plus frais
que l'air intérieur.
En été, le refroidissement des locaux se fait principalement par ventilation nocturne. Les dalles de
plafond en béton sont refroidies pendant la nuit par l'air frais extérieur. En journée, ces dalles agissent
comme des "radiateurs de froid".
Pour que le refroidissement par ventilation soit efficace, il a fallu réduire les apports du bâtiment.
Les luminaires installés ont un très bon rendement et sont groupés, par plateau, en fonction de l'éclairage
naturel disponible.
2. Les équipements informatiques les plus importants (serveurs, imprimantes laser, etc.), ainsi que les
photocopieuses, sont regroupés dans des locaux séparés, refroidis séparément.
3. Les apports solaires sont limités grâce à des pare-soleils fixes sur la façade sud et des stores
extérieurs sur les façades du volume vitré et sur les vitrages inclinés de l'atrium.
D'autres équipements URE sont prévus sur le reste des équipements. Par exemple :
En hiver, une ventilation mécanique complémentaire assure l'apport d'air hygiénique et le chauffage des
bureaux paysagers. L'air est pulsé par des bouches de sol intégrées dans les faux-planchers, et extrait par
4 grandes bouches dans la partie supérieure de l'atrium. L'air extrait est récupéré jusqu'à concurrence de
90 % pour limiter la consommation d'énergie de chauffage.
Tout au long de l'année, les locaux à fortes charges internes (cuisine de la cafétéria, locaux avec
ordinateurs, photocopieuses, etc.) sont refroidis mécaniquement. Tant qu'elle peut être utile dans le
bâtiment, la chaleur dispersée au condenseur de la machine frigorifique est récupérée pour le
préchauffage de l'air ou le chauffage de certains locaux.
Résultats
Description
Powergen est une compagnie de production d'électricité en Angleterre. Son centre administratif se situe à
Westwood, dans un site suburbain à proximité de Coventry.
Construit en 1994, le bâtiment est rectangulaire, étroit, orienté nord-sud, et a une surface brute totale de
13 600 m² sur 3 niveaux (12 700 m² net), pour une occupation d'environ 600 personnes. Dans le volume
principal, chaque niveau réunit deux plateaux de 12 m de profondeur de chaque côté d'un grand atrium,
chaque plateau étant divisé en 2 zones de bureaux paysagers. A l'est, un volume vitré regroupe le hall
d'entrée, la salle de conférence et la cafétéria. A l'ouest sont concentrés les locaux techniques et
informatiques.
Principe de fonctionnement
Ventilation naturelle
Le principe de ventilation combine la ventilation transversale, d'une façade à l'autre (à partir d'une vitesse
de vent de 2.5 à 3 m/s), et la ventilation par effet de cheminée utilisant l'atrium.
L'air est introduit par les fenêtres des bureaux. Celles-ci sont divisées horizontalement en trois
parties : les fenêtres des deux rangées inférieures sont commandées manuellement pour une ventilation
locale au niveau des occupants, et les fenêtres de la rangée supérieure sont commandées
automatiquement pour la ventilation globale de jour ou de nuit.
L'air est extrait par les fenêtres hautes de l'atrium, autour de la coursive du quatrième niveau qui
sont également commandées automatiquement.
Une gestion technique centralisée (GTC) commande l'ouverture et la fermeture de ces fenêtres en
fonction des températures extérieures et intérieures, ainsi que de la vitesse du vent et de la nébulosité.
Elle intervient également dans la gestion de l'éclairage, du chauffage et du refroidissement, ainsi que dans
la gestion des stores extérieurs.
Enfin, les dalles de plafond en béton, apparentes et de forme particulière, permettent un refroidissement
efficace et confortable par ventilation.
L'absence de faux plafond permet l'accessibilité de la masse thermique aux charges internes. Elles
fournissent donc une certaine inertie thermique au bâtiment. Celle-ci est particulièrement importante pour
le refroidissement en été par ventilation nocturne : les charges internes de la journée sont stockées dans
la dalle et évacuées la nuit par l'air frais extérieur de ventilation. La journée suivante, la dalle rafraîchie
agit comme un "radiateur de froid".
Les dalles présentent des creux de section elliptique qui guident l'air perpendiculairement aux façades
et permettent d'éviter les courants d'air froid au niveau des occupants en ventilation diurne. Ces creux
reçoivent un élément technique suspendu regroupant les équipements de plafond : luminaires, capteurs
d'éclairement, détecteurs et alarmes incendie, sprinklers, et un absorbant acoustique.
Dalle de plafond
Régulation de la ventilation
Ventilation nocturne
L'ouverture de toutes les fenêtres supérieures des bureaux et des fenêtres verticales de l'atrium ("4 ème
niveau") est commandée par la GTC lorsque les conditions suivantes sont réunies :
Les fenêtres sont refermées, zone par zone, dès que la température des bureaux de la zone est
redescendue à 18°C ou est inférieure ou égale à la température extérieure.
Certaines fenêtres sont également refermées en cas de pluie ou en fonction de la vitesse du vent :
Ventilation diurne
Quand le chauffage fonctionne, les fenêtres de bureau de la rangée supérieure sont fermées. Les
occupants ont néanmoins la liberté d'ouvrir manuellement les fenêtres des deux rangées inférieures.
Quand le chauffage ne fonctionne pas, et que la température d'une zone dépasse 23°C, les fenêtres
hautes de cette zone sont ouvertes automatiquement ainsi que les fenêtres de l'atrium qui leur font face.
Les fenêtres sont refermées si la température extérieure est supérieure à la température intérieure et si la
vitesse du vent est trop importante (2.5 m/s pour la façade au vent et 5 m/s pour l'autre).
Apports internes
Eclairage
L'apport de lumière naturelle de l'atrium permet de limiter le besoin en éclairage artificiel.
Pour augmenter la souplesse de gestion de l'éclairage, les luminaires sont groupés, par plateau, de chaque
côté de l'atrium, en trois zones longitudinales :
On peut donc par exemple éteindre les luminaires près de la fenêtre où l'éclairage naturel suffit et les
allumer plus en profondeur dans le bâtiment.
Une gestion centralisée de l'éclairage artificiel en fonction des horaires élimine les gaspillages en dehors
des heures d'occupation. De plus, l'éclairage est régulièrement éteint suivant les indications des
détecteurs de présence. Enfin, certaines zones sont gérées en fonction de l'éclairage naturel disponible :
bureaux proches des fenêtres extérieures, atrium, parkings et jardins. La possibilité de régler le niveau
d'éclairement est néanmoins laissée aux occupants. L'économie réellement réalisée sur l'éclairage n'est
donc pas ausi importante qu'elle ne pourrait l'être théoriquement.
Dans les salles de réunion, la commande de l'éclairage est manuelle.
A l'encontre de ces mesures, des arbres à l'intérieur de l'atrium sont éclairés par éclairage artificiel en
dehors des heures de bureau (de 0h00 à 6h00) car ils ne reçoivent pas suffisamment de lumière naturelle.
Cet apport d'énergie non indispensable est sans doute critiquable au niveau consommation d'énergie,
mais il prouve qu'on peut faire des bâtiments à faible consommation énergétique tout en se permettant
certaines "fantaisies architecturales".
Arbres éclairés une partie de la nuit, dans l'atrium
Equipements de bureau
Les équipements informatiques les plus importants (serveurs, imprimantes laser, etc.), ainsi que les
photocopieuses, sont regroupés dans des locaux séparés, en dehors des bureaux paysagers. On peut donc
traiter ces locaux séparément et diminuer la charge interne des bureaux.
Remarque : une étude sur la puissance réelle des équipements de bureaux type utilisés par Powergen a
été réalisée. Les puissances relevées se sont révélées bien inférieures aux chiffres habituellement utilisés
pour le dimensionnement des équipements de climatisation : environ 7 W/m² de bureau contre 30 W/m².
Par mesure de sécurité, la valeur utilisée pour les simulations et le dimensionnement est de 14 W/m².
Apports solaires
L'orientation nord/sud des façades principales du bâtiment limite le problème posé par les apports de
chaleur dus à l'ensoleillement :
complètent les auvents dans leur le rôle de protection contre les apports de chaleur en façade sud,
permettent d'éviter l'éblouissement des utilisateurs sur les deux façades.
On trouve des stores extérieurs autour du volume vitré à l'est du bâtiment, ainsi que sur les vitrages inclinés de l'atrium.
Le volume est du bâtiment, reprenant le hall d'accueil, la cafétéria et la salle de conférences, est protégé par des stores
déroulants sur les façades sud et est. Ils sont abaissés et remontés automatiquement en fonction de l'ensoleillement, du
vent et des intempéries.
Les vitrages inclinés de l'atrium sont orientés au sud et sont protégés par des stores extérieurs à lamelles. Leur position
sur la longueur du bâtiment est modifiée manuellement selon les saisons.
Équipements
Ventilation
Le système de ventilation mécanique est divisé en 4 réseaux, chacun desservant le quart du bâtiment sur
ses trois niveaux. L'air est préparé dans 4 locaux techniques, situés aux 4 coins du dernier étage. Il est
pulsé par des bouches de sol intégrées dans les faux-planchers (diamètre d'environ 25 cm), et extrait par
4 grandes bouches dans les parois des locaux techniques (environ 4 m²). Pour limiter la consommation
d'énergie destinée au chauffage des bureaux, l'air extrait est récupéré jusqu'à concurrence de 90 %.
Bouches de pulsion et grille d'extraction intérieures
Chauffage
1. le chauffage de l'air pulsé (batteries à eau dans les groupes de préparation de l'air, et post-chauffe
électrique par étage),
2. des résistances électriques de faible puissance sous les fenêtres,
3. la dissipation de la chaleur du condenseur de la machine frigorifique dans les radiateurs de l'atrium.
L'atrium (lieu de réunion) et le hall d'entrée sont chauffés par le sol, la cafétéria est chauffée par des
radiateurs traditionnels. Les salles de réunions sont chauffées et refroidies par des ventilo-convecteurs.
Remarque : Le chauffage est dimensionné pour un fonctionnement quasi continu, et tient compte des
apports internes. Le bâtiment connaît donc un problème de relance en cas de fermeture exceptionnelle du
bâtiment pendant un congé prolongé. Par exemple, lors de la semaine de congé à l'occasion du passage à
l'an 2000 (fermeture exceptionnelle), les équipements n'ont été stoppés que quelques jours. Le chauffage
a été relancé dès le milieu de la semaine de congé.
Refroidissement
Les locaux à fortes charges internes (cuisine de la cafétéria, locaux avec ordinateurs, photocopieuses, etc.)
sont refroidis mécaniquement par des unités de traitement d'air une grande partie de l'année.
Les bureaux sont refroidis par ventilation naturelle comme décrit ci-dessus. En complément, pour les
quelques journées les plus chaudes de l'année (utilisé jusque maintenant environ 5 jours par an), l'air
pulsé dans les locaux peut être refroidit par une batterie à eau.
Exemples :
1. Lorsqu'il fait chaud, et qu'une ventilation naturelle est organisée, l'eau de refroidissement du
condenseur de la machine frigo est utilisée pour chauffer l'eau sanitaire, et est ensuite refroidie dans les
radiateurs de l'atrium. Ces radiateurs chauffent l'air devant les fenêtres d'extraction, pour améliorer l'effet
de tirage et favoriser la ventilation. Le reste de la chaleur est évacuée dans des refroidisseurs à air.
au chauffage de locaux comme la cafétéria, la partie inférieure de l'atrium, le hall d'entrée, etc..,
au chauffage de l'air pulsé dans les bureaux,
au chauffage de la partie haute de l'atrium pour empêcher les coulées de froid.
Lorsque la demande de chaud augmente, la pompe à chaleur air/eau est mise en fonction et produit de
l'eau à basse température qui vient en complément de l'eau du condenseur. Enfin, en cas de forte
demande, la chaudière peut également fournir de la chaleur.
Équipement techniques extérieurs
Encombrement du système
L'installation pour le refroidissement mécanique est moins importante que dans un bâtiment climatisé.
Néanmoins, le 4 ème niveau (le niveau a une surface réduite par rapport au trois premiers niveaux puisqu'il
se résume à une coursive) et l'atrium ont un encombrement non négligeable. Mais l'atrium participe
également à l'apport de lumière naturelle, à l'aspect architectural global et au fonctionnement du
bâtiment.
Le bilan comparatif du point de vue encombrement entre un bâtiment climatisé et ce bâtiment est donc
difficile à faire.
Confort et sécurité
Températures
La ventilation naturelle permet de maintenir la température intérieure 3°C en-dessous de la température
extérieure. Cela s'est vérifié même durant l'été très chaud de 1995.
Confort acoustique
Les éléments techniques suspendus aux plafonds ont des "ailes" qui sont des absorbants acoustiques. La
forme elliptique des creux dans le plafond focalise les ondes sonores vers ces absorbants.
De plus, dans les zones où apparaît une source de bruit importante, une onde est diffusée pour noyer ce
bruit, sorte de "bruit de fond parasite" non perceptible. Les diffuseurs, comme les autres éléments
techniques de plafond, sont intégrés dans les éléments complexes suspendus.
Sécurité incendie
Le concept d'un seul et même espace pour la quasi totalité du bâtiment est en principe contraire à la
réglementation incendie en vigueur dans notre pays. En Belgique, chaque étage doit être séparé par des
cloisons Rf 1 ou 2 heures en fonction des cas. Cependant, la nouvelle législation belge (AR de 97) prévoit
la possibilité de contourner cette exigence si des moyens adéquats sont prévus pour assurer le
désenfumage. Appliquer le concept de ce bâtiment chez nous demande donc une étude approfondie de la
sécurité incendie, étude qui devra être approuvée par les pompiers. Il faudra, par exemple, être attentif à
ne pas utiliser les balcons comme chemin d'évacuation, peut-être prévoir des écrans de fumée
automatiques entre les étages, étudier correctement le désemfumage (amenée d'air de compensation,
fermeture automatiques des amenées d'air naturelles, ...), ... En gros, il faudra convaincre les pompiers !
Dans l'exemple présenté ici, les équipements de sécurité incendie sont les suivants :
En cas d'incendie, les fenêtres automatiques au niveau des bureaux sont fermées, le système de
ventilation est coupé, mais les fenêtres hautes de l'atrium sont ouvertes pour évacuer les fumées.
Escaliers de secours sur la façade sud
Coût et consommation
Coût global de 900 £/m² (hors mobilier de bureau) (environ 50 000 BEF/m², au taux de conversion de 94
qui était de 53.5 BEF/£), soit parmi les plus bas pour un tel type de bâtiment de bureaux.
Coûts relatifs
Fondations
Structure
Finitions internes
Mobilier
Équipement techniques
Divers
TOTAL
La consommation du bâtiment peut être comparée avec celle du bâtiment voisin, équipé d'air conditionné.
Il est nouveau, de même type d'architecture et de même type d'occupation. La consommation annuelle au
m² du bâtiment ventilé naturellement est inférieure de 20 % à celle du bâtiment conditionné.
Remarque : ce nouveau bâtiment, occupé pour le moment par Powergen, risque d'être loué ou revendu à
plus ou moins long terme. C'est pour cette raison que le choix a été fait de le construire de façon plus
traditionnelle, et de l'équiper d'air conditionné.
Malgré tout, le bâtiment fonctionne bien : la consommation est inférieure à celle d'un bâtiment
conditionné, les occupants semblent satisfaits, et l'aspect architectural n'a pas été négligé.
Il faut noter deux éléments importants qui ont permis la réalisation d'un tel projet, et qui font qu'il ne peut
être généralisé partout :
l'organisation des bureaux est essentiellement paysagère, cette organisation ne peut convenir à tous les
bâtiments,
le site suburbain permet l'ouverture des fenêtre sans gêne pour les utilisateurs (bruit, pollution,...)
Remarque : si l'implantation sur un site à l'extérieur de la ville permet une ventilation naturelle de jour,
elle entraîne une consommation en déplacements. Cet aspect devrait entrer dans une réflexion plus
globale.
Conclusion
Avec des aménagements pour respecter la législation incendie en Belgique (ou des négociations...), la
ventilation naturelle de bureaux paysagers dans des sites suburbains est une bonne solution pour diminuer
la consommation d'énergie d'un bâtiment.
£/m² %
19.5 2.2
383.9 42.6
74.4 8.3
10.4 1.1
348.7 38.7
63.7 7.1
900.6 100
Les protections extérieures
Les brise-soleil
Les stores vénitiens
Les stores enroulables
Les éléments architecturaux, les auvents, les stores ou volets projetés à l'italienne
Les brise-soleil
Description
Les brise-soleil sont composés généralement de lames en aluminium disposées sur un châssis. La
position de la protection peut être :
Facteur solaire
Transmission lumineuse
Contrairement aux protections déployées devant les vitrages, la vue du monde extérieur reste
pratiquement inchangée. La pénétration de lumière à l’intérieur du local reste importante. En effet la
composante réfléchie (par le sol et les bâtiments voisins) de la lumière du soleil n’est pratiquement
pas interceptée tandis que les lames diffusent une partie de sa composante directe.
Pouvoir isolant
Le système de protection n’étant pas étanche, le surplus d’isolation dû à la présence de brise-soleil est
négligeable.
Exemple : la figure ci-dessous représente la protection réalisée par un brise-soleil horizontal, pour une
fenêtre orientée au sud, au mois de juin, à 16 h.
Une protection optimale, c’est-à-dire tenant compte toute l’année des besoins en chaud ou en froid,
est difficile à obtenir avec ce type de protection (voir caractéristiques générales des protections fixes).
Une protection adéquate ne pourra être obtenue que grâce à une étude précise tenant compte des
risques de surchauffe et d’éblouissement dus à l’ensoleillement en fonction de la position du soleil et
de la saison. Une amélioration de la situation peut être obtenue par une combinaison de protections
horizontale et verticale. Il est à noter qu’il est possible de rendre amovibles des parties entières de la
protection pour s’adapter aux conditions. Cependant cette solution n’est guère souple et généralement
coûteuse car non standard.
Les brise-soleil autorisent tout à fait la ventilation naturelle des locaux grâce à l’ouverture des
fenêtres.
Les brise-soleil sont prévus pour résister aux charges du vent et des autres perturbations
atmosphériques. Un entretien minimum est indispensable sous peine de voir l’aluminium perdre ses
caractéristiques esthétiques. En principe, les systèmes sont résistants à la corrosion.
Les protections qui ne se déploient pas devant les fenêtres ne peuvent soustraire au regard l’intérieur
des locaux. Si l’intimité des occupants devient un objectif primordial, ce type de protection doit être
installée sous forme de claustra.
Description
Les stores vénitiens extérieurs sont composés de lamelles en aluminium. L’ensemble du store peut
être remonté et les lamelles peuvent être orientées grâce à un système de câbles ou de chaînes.
Facteur solaire
Transmission lumineuse
En position fermée, la transmission lumineuse est très faible. Cependant l’orientabilité des lamelles
pallie cet inconvénient. Les réflexions entre lamelles permettent alors un éclairage naturel du local
plus ou moins important tout en protégeant les occupants du rayonnement direct du soleil. Une
orientation judicieuse des lames favorisera une répartition plus équitable de la lumière dans les locaux,
diminuant l’éblouissement auprès des fenêtres et diffusant la lumière à l’intérieur (figure ci-contre).
Pouvoir isolant
La modulation de la protection est la propriété principale des stores à lames orientables. L’adaptation
aux besoins peut se faire tant par retrait (latéral ou vertical en fonction du type de store) que par
inclinaison des lamelles.
La manipulation des protections peut être réalisée grâce à des manivelles ou peut être motorisée, ce
qui en facilite l'utilisation. une automatisation est également possible.
L’ouverture des fenêtres lorsque les stores sont abaissés ne pose pas de problème :
La position extérieure laisse toute liberté à l’ouvrant.
La résistance mécanique de la protection anti-tempête (patins latéraux) rend le système insensible aux
courants d’air éventuels.
Les extrémités des lamelles peuvent être munies de patins coulissant dans deux rails latéraux. Cette
disposition confère à l’ensemble une bonne résistance mécanique, notamment aux vents. Cependant,
les grands vents peuvent provoquer une vibration des lames et un bruit important. Certains produits
possèdent également un système antivol de verrouillage en position fermée.
Le store, en position remontée, occupe une place non négligeable (15 à 40 cm). Son placement devant
une fenêtre existante fera donc perdre une partie de sa surface utile lorsque le store n’est pas abaissé.
Pour éviter cet inconvénient, il est possible de fixer le dispositif devant le linteau. En tout état de
cause, l’aspect extérieur du bâtiment se verra modifié.
En fonction de l’orientation des lamelles, il est souvent possible de conserver une vue de l’intérieur
vers l’extérieur tout en limitant les indiscrétions.
Les stores enroulables sont composés d’une toile qui se déploie devant la fenêtre. La protection est
complètement amovible. Généralement seules les extrémités de la partie inférieure de la toile
coulissent soit dans des rails latéraux, soit le long de câbles tendus. La manipulation des stores se fait
depuis l’intérieur des locaux au moyen de manivelles. Elle peut être motorisée et automatisée.
Facteur solaire
Transmission lumineuse
La transmission lumineuse dépend de la teinte du store. Plus la protection sera claire, plus sa
transmission lumineuse sera importante.
Pouvoir isolant
On peut considérer le pouvoir isolant d’un store extérieur comme négligeable (amélioration du
coefficient k de la fenêtre de moins de 10 %).
En effet, les stores sont perméables à l’air extérieur et leur impact sur les pertes par rayonnement vers
la voûte céleste est faible. De plus, leur déploiement durant la nuit implique leur résistance aux
conditions hivernales (vent, pluie, ...) et au vandalisme. Leur minimum d’efficacité dépend d’une
collaboration totale des occupants ou une automatisation intégrant les différents paramètres
atmosphériques.
La protection par store enroulable est par définition modulable. En fonction de la saison ou de l’heure
de la journée, le store peut être abaissé ou relevé partiellement ou entièrement en fonction des
besoins en apports solaires. Cette modulation peut être gérée par l’occupant de façon manuelle ou
motorisée (il existe aussi des systèmes avec télécommande) ou de façon automatique grâce à un
régulateur.
L’ouverture des fenêtres reste physiquement possible lorsque le store est baissé. Cependant, les
courants d’air engendrés par une ventilation naturelle importante risquent de détériorer rapidement la
protection.
Leur tenue mécanique n’est généralement plus garantie lorsque la vitesse du vent est supérieure à
environ 10 m/s (36 km/h).
Le placement en rénovation ne pose généralement pas de problème. Les stores peuvent être
incorporés au châssis, au linteau ou encore être disposés devant le dormant du châssis. Le placement
de stores extérieurs modifie très peu la structure architecturale du bâtiment.
Généralement, les stores extérieurs permettent la vue de l’intérieur vers l’extérieur mais pas l’inverse.
Les éléments architecturaux sont des éléments fixes intégrés dans la structure du bâtiment comme,
par exemple, des surplombs.
Par définition, ils doivent être projetés dès la conception du bâtiment. Leur utilisation en rénovation est
donc extrêmement limitée.
Leur performance est semblable aux brise-soleil, certaines configurations pouvant être conçues pour
favoriser la transmission de la lumière naturelle à l’intérieur des locaux.
Les auvents
Les auvents (appelés aussi marquises ou tentes solaires) sont des toiles enroulables déployées à
l’horizontale.
Ils offrent une protection tout à fait variable en fonction des besoins mais sont sensibles au vent.
Ces systèmes permettent de combiner les propriétés des protections enroulables verticales et des
protections horizontales.
L’emploi de volets peut contribuer à l’isolation nocturne de l’enveloppe pour autant qu’ils soient
étanches lors de leur fermeture (réduction de 25 % des déperditions par le vitrage).
Les volets joueront également un rôle de protection face aux intrusions et vandalisme (suppression de
la vue vers l’intérieur).
Récapitulatif des types de protections
- - - Très
0
+ + Très bon + Bon Mauvai mauvai
Moyen
s s
Protections extérieures
Brise-soleil 2 2 ++ -- ++ 0 3
++ 0
Stores
vénitiens ++ ++ + -- + ++ ++ +
Stores
enroulables ++ ++ 0 -- - ++ - ++
Eléments
architecturaux 2 ++ ++ -- ++ 0 ++ --
Auvents 2 ++ ++ -- -- ++ ++ ++
Stores
projetés à
l'italienne ++ ++ + -- -- ++ + ++
Protections intérieures
Stores
enroulables
et plissés
en tissu - ++ 0 0 + ++ -- +
Stores
enroulables
et plissés
réfléchissants + ++ - ++ 0 ++ -- +
Stores
vénitiens
et à lamelles
verticales -- ++ ++ -- + ++ - +
Films --à+ --à+
adhésifs + -à++ -à+ + ++ -- ++ ++
Protections intégrées au vitrage
Stores
vénitiens ++ ++ ++ ++ ++ + ++ --
Stores
enroulables ++ ++ - ++ ++ ++ ++ --
-- ++
+ -
++ ++
-- S.O. 4
-- +
+ +
++ ++
++ +
+ ++
-à++ ++
+ 5
++ 5
Les détecteurs à infrarouge
Fonctionnement
Caractéristiques générales
Types de détecteurs
Emplacement
Schémas de raccordement (en gestion de l'éclairage)
Coût
La sensibilité d'un détecteur dépend donc du nombre de segments sensibles. Par exemple, un détecteur dont
le rayon de détection est découpé en peu de segments risque de ne pas détecter une personne se dirigeant
vers lui.
Dans le jargon des professionnels, un détecteur de mouvements se différencie d'un détecteur de présence
par sa grande sensibilité.
Pour certains modèles perfectionnés, cette sensibilité est réglable. Le réglage sera différent selon le type de
local : dans un bureaux où les mouvements sont parfois minimes (travail sur ordinateur, par exemple) on le
réglera sur une forte sensibilité, tandis que dans un local sujet à des courants d'air, on le règlera sur une
sensibilité plus faible.
Caractéristiques générales
un diamètre de détection maximal (ou couverture maximale (en m²)) pour une hauteur maximale.
Lorsqu'on diminue la hauteur d'installation, la zone de couverture diminue, mais la sensibilité augmente.
Par contre, au-delà de la hauteur maximale, la sensibilité n'est plus suffisante.
Si plusieurs détecteurs sont placés dans un même lieu, il est intéressant de prendre un modèle de détecteur
avec un mécanisme "maître" (ou "master") et un ou plusieurs avec mécanisme "esclave" (ou "slave"). Un
détecteur avec mécanisme "maître" est plus cher, mais les mécanismes "esclave" sont beaucoup moins
chers, ce qui rend l'ensemble intéressant économiquement.
Y a-t-il des différences entre détecteurs pour la gestion de l'éclairage et détecteurs pour la gestion de la
ventilation ?
Les sondes utilisées dans un but de gestion de l'éclairage ne possèdent pas de temporisation à
l'enclenchement. Le détecteur possède une temporisation après le dernier mouvement Pour certains
modèles, cette temporisation est réglable (de 5 secondes à 5 minutes par exemple). La temporisation peut
aller jusqu'à 30' pour les modèles perfectionnés.
Un mécanisme avec triac qui ne permet de commander que des lampes à incandescence ou halogène 230 V.
Un mécanisme avec relais qui permet de commander également des lampes fluorescentes.
Si les sondes destinées à la régulation de la ventilation sont d'un principe identique, elles intègrent par
contre des temporisations à l'enclenchement et au déclenchement nécessaires pour éviter des sollicitations
trop fréquentes du système de ventilation.
Ces temporisations sont généralement réglables de quelques minutes à une dizaine de minutes.
A noter qu'il existe des bouches de soufflage qui intègrent une sonde de présence directement :
Types de détecteurs
L'ensemble de l'interrupteur automatique est composé de 3 parties : un mécanisme, un capteur et une plaque
de recouvrement.
Mécanisme
Un capteur qui permet une détection horizontale et verticale (surveillance en zone basse).
Celui-ci s'utilise pour détecter une présence dans des escaliers par exemple.
Dans les entrepôts de grand volume ou les bureaux aménagés de cloisons montant à mi-hauteur, le champ de
vision d'un détecteur à infrarouge de 90° risque d'être masqué. Il est dès lors recommandé d'utiliser des
détecteurs panoramiques dont l'angle d'ouverture est de 360°.
Ils seront également utilisés dans les grands locaux tels que salles de sports de manière à pouvoir couvrir
l'ensemble de l'espace.
Emplacement
L'espace couvert par un détecteur détermine l'emplacement des détecteurs.
Les détecteurs doivent être placés de manière à couvrir tout l'espace à détecter.
On souhaite placer des détecteurs de présence pour commander l'éclairage du hall ci-dessous.
Caractéristiques du détecteur :
Interrupteur automatique
Angle de détection : 180°
Portée latérale : 2x6 m
Portée frontale : 12 m
Trois détecteurs seront placés. Ils couvriront l'ensemble du hall.
Le choix de l’emplacement du détecteur a une grande importance sur son bon fonctionnement. Il ne faut pas
que le détecteur soit influencé par une source de lumière permanente (dans ce cas, croyant l’éclairage
suffisant, il ne commandera pas l'allumage) ou encore par un mouvement en-dehors de la zone commandée
(ouverture de porte, ...).
On peut souhaiter réaliser un zonage dans un même local. Dans certains cas, ce zonage peut être réalisé
uniquement en choisissant bien l'emplacement des détecteurs; dans d'autres cas il faudra placer des
"jalousies" sur le détecteur, de manière à ce qu'il ne voit que d'un seul côté.
Un mécanisme avec triac (pour lampes à incandescence ou halogènes 230V) doit être raccordé à la phase, un
conducteur sort vers les lampes (= raccordement 2 fils).
Un mécanisme avec relais (pour lampes incandescentes, halogènes et fluorescentes) doit être raccordé à la
phase et au neutre (ou 2° phase), un conducteur sort vers les lampes (= raccordement 3 fils).
Montage à 2 fils
Montage à 3 fils
Lorsqu'on utilise un mécanisme à relais (montage à 3 conducteurs obligatoire pour tubes fluorescents par
exemple), et lorsqu'on utilise des interrupteurs automatiques) il faudra vérifier qu'une phase et un neutre (ou
2 phases) arrivent bien à l'interrupteur existant.
En effet, dans certains types de câblage ("câblage par le haut"), un seul fil arrive à l'interrupteur.
Dans ce cas, il faudra tirer un nouveau conducteur entre les lampes et le(s) détecteur(s), ce qui augmente les
coûts, surtout lorsque les câbles sont encastrés.
S'il y a plusieurs points de détection dans un même lieu, on monte les détecteurs en parallèle, ou encore on
monte un détecteur avec mécanisme "maître" et un (ou plusieurs) détecteur(s) avec mécanisme "esclave" :
Détecteurs en parallèle
Montage à 2 fils
Montage à 3 fils
En plus de la phase (et éventuellement du neutre ou d'une deuxième phase) qui arrive au détecteur, on doit
disposer d'un conducteur entre les détecteurs.
Si l'installation existante comporte des interrupteurs à deux directions, utilisés lorsque deux interrupteurs
commandent les mêmes lampes, on dispose déjà de ce câble dans l'installation existante. Si l'installation
comporte des interrupteurs-inverseurs, utilisés en plus des interrupteurs à deux directions lorsque plus de
deux interrupteurs commandent les mêmes lampes, on dispose également de ce câble.
Par contre, si dans l'ancienne installation, les luminaires sont commandés par un seul interrupteur il faudra
tirer ce conducteur entre les détecteurs ; ce qui engendre un surcoût.
Coût
Le coût du détecteur sera d'autant plus élevé que la portée, que le nombre de segments, que l'angle
d'ouverture, ... sont élevés.
Ces prix peuvent monter respectivement jusqu'à 5 000 et 6 500 BEF pour une gamme "confort" (possibilité
d'une commande manuelle, d'une fourchette de réglage pour la temporisation, d'utiliser des mécanismes
"slave" lorsqu'on a plusieurs points de détection dans un même lieu ou d'avoir un capteur mulla-lentille)
Enfin, le modèle à placer au plafond, avec deux sorties (l'une pour l'éclairage, l'autre pour l'HVAC) atteint les
9 000 BEF.
Gestion en fonction de l'apport en éclairage naturel
Très souvent dans les zones proches des fenêtres, l'éclairage artificiel n'est nécessaire que le matin, le soir ou
la nuit. En journée, l'éclairage naturel est suffisant pour assurer le confort visuel.
Soit en tout ou rien (on/off), soit par une gradation continue du flux lumineux,
Pour ces 3 modes de gestion, il existe des systèmes intégrant la gestion en fonction d'une présence et la
gestion en fonction de l'apport en éclairage naturel. De plus ces systèmes permettent souvent une dérogation
par bouton-poussoir ou télécommande.
Pour visualiser les possibilités de régulation en fonction de l'éclairage naturel, comparons plusieurs systèmes :
Pour affiner le réglage, il est possible de prévoir une régulation pas à pas, soit en éteignant progressivement le
rangées de luminaires à partir des fenêtres, soit en jouant avec le nombre de lampes allumées dans les
luminaires multilampes.
Une commande on/off doit être accompagnée d'une temporisation pour éviter qu'une variation brusque de
luminosité extérieure (passage d’un nuage) ne modifie l'éclairage artificiel. En effet, les variations brusques de
l'éclairement artificiel sont souvent mal acceptées par les occupants, alors que ce n'est pas le cas pour les
variations tellement courantes de l'éclairement naturel.
Avantage :
Le coût est modéré vu le nombre limité de cellules. On traite tous les locaux d'une même façade de la même
manière.
Inconvénients :
Il n'est pas facile à régler car il dépend de la configuration de la pièce à gérer (type et taille de la fenêtre) et
doit être réglé différemment selon l'éloignement des luminaires par rapport à la façade.
C'est un système de commande sans rétroaction (le régulateur ne sait pas ce qui se passe dans le local).
Il est difficile à mettre en œuvre si la façade peut être ombrée par des bâtiments voisins.
Le système est peu ergonomique car il engendre de brusques variations d'éclairement intérieur.
A l'inverse, dans les locaux à plus faible niveau d'éclairage naturel, l'éclairage artificiel doit toujours assurer un appoint. Un
dosage fin de cet appoint par réglage continu du flux lumineux (appelé "dimming") peut seul apporter une économie d'énergie
Dans ce cas, c'est le niveau d'éclairement intérieur qui sert de grandeur représentative pour le réglage.
Avantages :
L'éclairage artificiel est constamment réajusté en fonction des apports naturels et cet ajustement n'est pas
perçu par l'œil humain.
La majorité des paramètres influençant l'éclairement d'un plan de travail sont pris en compte grâce à la
mesure dans le local.
La surconsommation inévitable de l'installation du fait de son surdimensionnement (intégration dans les
calculs d'un facteur de vieillissement et de salissement de l'installation) est réduite.
Inconvénients :
Le choix de la position du capteur et le réglage indépendant des différentes rangées de luminaires peut être
délicat.
L’investissement est plus élevé car on a besoin d'un système par local.
Le seuil minimal en dessous duquel on ne peut descendre dépend du type de ballast utilisé. Certains ballasts
électroniques permettent de réduire le flux lumineux de manière continue jusqu'à 0 % du flux lumineux total d
la lampe. Cependant, la puissance de l'ensemble formé par la lampe et le ballast restera toujours supérieure à
5 % de la puissance totale car la consommation du ballast est indépendante de la puissance de la lampe. Pour
éviter cette consommation résiduelle lorsque la lampe est dimmée au maximum, il est important que le
système éteigne automatiquement l’alimentation des ballasts.
Pour être totalement efficace, un simple dimming doit être complété par certaines fonctions complémentaires.
Lorsque l’occupant quitte son bureau alors qu'il fait encore clair, il peut facilement oublier d'éteindre les lampe
(à ce moment-là dimmées au maximum). Celles-ci se rallumeront durant la nuit.
ou seule l'extinction soit commandée par le régulateur, l'allumage restant manuel (commande on/off).
Dans les locaux plus profonds, les besoins en éclairage artificiel peuvent être différents en fonction de
l’éloignement de la façade. On peut alors, avec ce type de matériel, régler chaque rangée de luminaires suivan
une loi de correspondance différente.
Notons qu'à l'arrière de ces locaux, un éclairage artificiel maximum reste parfois nécessaire, quelles que soient
les conditions atmosphériques. Un dimming ne se justifie alors pas pour les rangées de luminaires les plus
éloignées de la fenêtre.
Un capteur mesure la luminance en un point du local et adapte en conséquence la puissance des luminaires.
Dans ce cas, le capteur doit être placé au niveau de la rangée de luminaires la plus proche des fenêtres.
Le régulateur règle la puissance de cette rangée et ajoute une constante pour le réglage des autres rangées.
Le réglage est moins fin que pour le premier système (représenté par les droites pointillées dans le graphe ci-
dessus) : on suréclaire toujours un peu les zones les plus éloignées de la fenêtre, par rapport aux besoins réels
En effet, pour un flux lumineux maximum de 100 % de la rangée la plus proche des fenêtres (pas d'éclairage
naturel) les autres rangées doivent aussi fournir 100 % de leur flux lumineux. Lorsque l'éclairage naturel
augmente, la proportion nécessaire du flux lumineux des luminaires diminue d'autant plus qu'ils sont proches
des fenêtres.
La surpuissance du luminaire par rapport au besoin réel est donné par la différence d'abscisse entre la droite
pleine et la droite pointillée.
Si on place le capteur entre les rangées de luminaires, seul un réglage identique de chaque rangée est possible
Dans ce cas, pour contenter le fond du local, ce sera la première rangée qui sera en surpuissance par rapport
aux besoins.
Mesure de la luminance au niveau de chaque luminaire
Ce mode de régulation consiste à équiper chaque luminaire d'un capteur qui mesure l'éclairement sous le
luminaire. Le capteur agit directement sur le ballast du luminaire et régule le flux lumineux pour maintenir en
permanence l'éclairement recommandé.
Contrairement aux systèmes à régulation centrale, ce système est très simple et bon marché. Il ne demande
aucun câblage spécial, ni régulateur central (l'équipement de chaque luminaire est indépendant). Il s'applique
donc très facilement à la rénovation. De plus, le réglage de chaque appareil s'effectue en fonction des
conditions particulières de chaque poste de travail ou zone de local.
L'inconvénient de ce système est son mode de régulation purement proportionnel (à l'inverse des systèmes à
régulateur central). Pour fonctionner, le système doit maintenir un écart par rapport à sa consigne. Il est donc
nécessaire d'augmenter la consigne (par exemple: 650 Lux) pour obtenir l'éclairement souhaité (par exemple:
500 Lux) en absence d'éclairage naturel. Il en résulte alors toujours un suréclairement par rapport aux besoins
lorsque apparaît la lumière naturelle. Le réglage n'est donc jamais optimum. De plus, une diminution maximum
du flux de la lampe n’entraîne pas son extinction automatique, n’éliminant donc pas la consommation résiduell
du ballast.
Les stratégies de gestion de l'éclairage artificiel, telles que l'utilisation de détecteurs de présence, de capteurs d'éclairement, et la possibilité de régler le niveau d'éclairement, peuvent réduire considérablement la consommation énergétique d'un bâtiment . En ajustant automatiquement l'éclairage artificiel en fonction de l'occupation et de la lumière naturelle disponible, on évite le gaspillage d'énergie tout en assurant un confort adéquat pour les utilisateurs . Cependant, si les occupants peuvent déroger à ces réglages, l'efficacité énergétique théorique peut ne pas être pleinement réalisée .
Le free cooling diurne et nocturne exploitent respectivement l'air extérieur plus frais de jour et de nuit pour refroidir les bâtiments. Le free cooling nocturne est souvent plus efficace car la température extérieure baisse davantage la nuit, permettant un échange thermique plus favorable sans l'apport de chaleur du soleil . En revanche, le free cooling diurne peut être limité par des températures extérieures encore trop élevées, nécessitant un débit d'air important pour compenser sa faible capacité frigorifique . L'efficacité dépend aussi de la différence entre les températures intérieures et extérieures; une différence moindre en journée peut requérir plus d'énergie pour atteindre des conditions de confort thermique .
Les systèmes de free cooling peuvent s'intégrer dans des bâtiments avec des systèmes de ventilation tout air type VAV, car ces systèmes sont conçus pour manipuler de grands volumes d'air, ce qui est nécessaire pour compenser le faible pouvoir frigorifique de l'air extérieur . Ils permettront ainsi la sur-ventilation nécessaire pour le free cooling diurne, tout en bénéficiant des réseaux existants pour le recyclage et le mélange d'air . Cela peut fournir un complément de refroidissement lorsqu'une réduction de l'énergie consommée par les systèmes de climatisation est recherchée .
Le free cooling nocturne est particulièrement bénéfique dans les bâtiments à haute inertie thermique car il permet de dissiper la chaleur accumulée durant la journée, en utilisant l'air extérieur plus frais pour refroidir les structures massives comme les dalles de plafond, qui agissent ensuite comme des "radiateurs de froid" pendant la journée . Cependant, son efficacité est limitée si la température nocturne n'est pas suffisamment basse pour permettre un refroidissement substantiel, ou si la demande en rafraîchissement dépasse ce que l'inertie thermique peut absorber .
Pour maximiser l'utilisation de la lumière naturelle tout en limitant les apports de chaleur solaire, on peut adopter plusieurs stratégies : des vitrages à transmission solaire contrôlée, des stores intérieurs et extérieurs pour réduire l'éblouissement , l'utilisation de light-shelves pour réfléchir la lumière vers l'intérieur , et des pare-soleils fixes pour bloquer le soleil direct . L'intégration de capteurs pour ajuster automatiquement l'éclairage artificiel selon la lumière naturelle disponible optimise l'utilisation énergétique tout en maintenant le confort visuel .
Le choix entre un système de refroidissement par ventilation naturelle et un système mécanique dépend des besoins spécifiques du bâtiment, comme son inertie thermique, le nombre d'occupants, et l'environnement immédiat, comme le niveau de pollution ou le bruit extérieur . La ventilation naturelle peut être préférée lorsque les conditions environnementales soutiennent un refroidissement passif efficace, tandis que la climatisation mécanique pourrait être plus adaptée pour des bâtiments existants difficilement adaptables ou lorsque les conditions extérieures ne permettent pas un refroidissement efficace .
L'efficacité frigorifique d'une installation de climatisation dépend principalement de la qualité intrinsèque des équipements et des conditions de fonctionnement, comme la température de l'eau froide et la température de l'air au condenseur . Un système avec une efficacité variable, par exemple de 1,8 à 3,7 selon les conditions, offrira un rendement énergétique différent . Cette efficacité influence le choix entre ventilation naturelle, qui peut être préférée en cas de haute efficacité, et climatisation mécanique, qui pourrait être plus adapté si le free cooling devient énergivore à cause de mauvaises conditions (différence thermique limitée, pertes de charge élevées).
Le free cooling mécanique devient moins avantageux que la climatisation traditionnelle lorsque les pertes de charge augmentent car cela nécessite une consommation d'énergie élevée pour faire fonctionner les ventilateurs, qui peut surpasser les économies d'énergie potentielles du free cooling . Des pertes de charge plus élevées augmentent la puissance absorbée par la ventilation, rendant le système globalement plus énergivore, voire supérieur à la consommation combinée d'un système de climatisation traditionnel et d'un ventilo-convecteur avec efficacité frigorifique optimisée . Si la perte de charge atteint 2 000 Pa, l'avantage énergétique du free cooling se réduit considérablement .
La mise en place d'une ventilation par free cooling diurne implique de respecter plusieurs contraintes : il faut des débits d'air très importants en raison du faible pouvoir frigorifique de l'air extérieur, au moins 10 renouvellements d'air par heure lorsque la température extérieure est 20°C . Il faut aussi éviter les courants d'air froid, limitant la température minimum de l'air pulsé à 16°C, et utiliser des systèmes de distribution d'air robustes capables de gérer ces volumes importants . Enfin, l'intégration d'un système auxiliaire de refroidissement peut être nécessaire pour les jours très chauds de l'été .
L'utilisation de l'eau glacée issue de puits pour le refroidissement des sols présente des avantages tels que la réduction de la consommation d'énergie et l'absence de systèmes de production mécanique de froid . Cela permet une stabilité thermique continue grâce à l'eau de puits maintenue à une température constante . Cependant, cela nécessite une installation initiale coûteuse et dépend de la disponibilité locale de ressource en eau de puits, ce qui peut être une limitation significative .