UNIVERSITITE D’ANTANANARIVO
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INSTITUT D’ENSEGNEMENT SUPERIEUR ANTSIRABE VAKINAKARATRA
(IES-AV)
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Parcours : TAA
Niveau : L 3
Thèmes : LEGISLATION SUR LES ADDITIFS ALIMENTAIRES
Présenter par: HOBINIAINA Marie Angella Germaine
HANITRINIAINA Valisoa Zinah
RATOAVOLAMANANA Henriette
INTRODUCTION
Depuis les temps anciens, l’homme utilise des ingrédients pour assurer la qualité de
son alimentation. L’évolution des connaissances a permis de mieux connaitre ses ingrédients
et de les isoler. Ils ont été règlementés en tant qu’additif alimentaire.
L’additif alimentaire est toute substance qui n’est pas normalement consommée en
tant que denrée alimentaire en soi et n’est pas normalement utilisé comme ingrédients
caractéristiques d’un aliment, qu’elle ait ou non une valeur nutritive, et dans l’addition
intentionnelle d’un aliment dans un but technologique ou organoleptique, à une quelconque
étape de la fabrication, de la transformation, de la préparation du traitement, du
conditionnement de l’emballage, du transport ou du stockage dudit aliment, entraine ou non ,
directement ou indirectement, son incorporation ou celle de ses dérivés dans l’aliment ou peut
affecter d’une autre façon les caractéristiques dudit aliment. Certaine additif sont inoffensifs
d’autres peuvent avoir des effets néfastes sur la santé humaine.
C’est pourquoi, les gouvernements mondiaux ont établi des règlements pour contrôler
l’utilisation d’additif alimentaire et protéger les consommateurs. La législation couvre
différents aspects des additifs alimentaires y compris leurs évaluations de sécurité, leurs
exigences d’étiquetages et les niveaux autorisés d’utilisation.
OBJECTIFS :
La législation sur les additifs alimentaires est un ensemble de règles et des normes qui
règlementent l’utilisation des substances ajoutées aux aliments. Son objectif principal est de
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protéger la santé et la sécurité des consommateurs en garantissant que les additifs alimentaires
sont surs pour la consommation humaine.
Protéger la santé et les intérêts des consommateurs :
Elles réglementent l’utilisation d’additif alimentaire pour éviter toute forme du risque pour la
santé telle que des allergies, les maladies chroniques ou les effets indésirables sur la santé.
L’autorité sanitaire contrôle étroitement la liste des additifs autorisés et leurs doses maximales
afin de garantir leur sécurité.
limiter l’utilisation d’additif potentiellement nocif ou irritant pour les
consommateurs (les conservateurs, les colorants, les arômes artificiels) :
Les lois exigent que les entreprises doivent s’assurer que ses additifs ne présentent pas des
risques pour la santé et doivent fournir des étiquettes détaillés sur les ingrédients et les
allergènes présents dans leur produit.
Assurer la transparence et l’information d’un consommateur :
Les étiquettes alimentaires doivent être claires, précise et facile à lire pour permettre aux
consommateurs d’identifier les ingrédients et les substances présents dans les produits.
Inciter les fabricants à rechercher des alternatives aux additifs nocifs et à améliorer les
qualités des aliments en général :
Les autorités sanitaires ont développé des programmes de recherche et de développement
pour aider les entreprises à créer des additifs plus sures et plus efficaces ainsi que d’utiliser
des ingrédients naturels et moins modifier pour améliorer la qualité des aliments
.
PLAN :
-Législation à l’échelle mondiale et principaux organismes internationaux chargés de
règlementer les additifs alimentaires
- Les principales lois et les règlements des additifs alimentaires à Madagascar
-les listes des additifs alimentaires autorisés et interdits
I-Législation à l’échelle mondiale et principaux organismes internationaux chargés de
règlementer les additifs alimentaires :
La législation internationale parle généralement de l’établissement de normes et de
règlements communs pour divers facettes des relations internationales, notamment le
commerce, l’environnement et les droits de l’homme. Dans le contexte des additifs
alimentaires, la législation internationale joue un rôle crucial pour assurer la sécurité et la
qualité des produits alimentaires échangés aux frontières.
Les principales organisations internationales responsables de la règlementation des additifs
alimentaires sont : les Organisations des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture
(FAO), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Commission du Codex
Alimentarius. L’FAO et l’OMS fournissent des conseils scientifiques et d’orientation sur la
sécurité alimentaire et la qualité des produits alimentaires tandis que la Commission du Codex
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Alimentarius élabore des normes internationales alimentaires, y compris celle des additifs
alimentaires.
Les dernières normes internationales pour les additifs alimentaires établis par les Codex
alimentarius sont les suivants :
-CXC/FELS 198-2017 : amendement à la norme gèrent les liste des additif alimentaire
autorise (ALA et au Norme de tolérance dans les denrées alimentaires).Elle vise à mettre à
jours la liste des additifs autorisés et à modifier la norme de tolérance qui s’applique à tout le
pays membre de la commission du codex alimentarius (CAC)
-CAC/RCP 133/2015 : relative au renforcement de la sécurité des aliments par l’amélioration
de la transparence et de la surveillance des chaines d’approvisionnement, y compris des
additifs alimentaires .Il vise à prévenir et de réduire les risques pour la santé des
consommateurs. Elle s’applique à l’operateur de la chaine d’approvisionnement des aliments,
y compris le producteur, le transformateur, les distributeurs et les détaillants.
-CAC/GL 79-2014 : principes généraux d’évaluation des additif alimentaire et de leur
combinaison, cette norme définis l’exigence en matières d’évaluation de propriétés chimique
en toxicologique des additif alimentaires ainsi que des directives pour la détermination de la
limite d’utilisation et de la sécurité des additif alimentaire lors qu’ils sont utilisés en
combinaison avec d’autres substance. Cette norme s’applique à tous les additifs alimentaires
autorisés dans le pays membre de CAC.
-CAC/GL 76-2011 : principe généraux d’utilisation des additifs alimentaires ; cette norme
vise à établir des exigences en matières d’utilisation des additifs alimentaires, y compris leur
emploi dans les denrées alimentaires, les quantités maximales autorisées, les conditions de
stockage et de transport ainsi que les étiquettes et les informations.
La législation internationale des additifs alimentaires est un sujet important qui
concerne de nombreux acteurs internationaux. Les principales organisations impliquées
travaillent ensemble pour fournir des orientations et établir des règlements communs
concernant les additifs alimentaires.
II-Les principales lois et les règlements des additifs alimentaires à Madagascar
II-1-Les lois et règlements :
La législation appliqué à Madagascar réagissant la sécurité sanitaire des denrées et des
additifs alimentaires est adopté par l’Assemblée Nationale et le Sénat principalement régit
par la loi n 2017-048 du 07 Décembre 2017 à 13 Décembre 2017 portant :
Sur le conditionnement des aliments :
Selon l’article 31 : sans préjudice des dispositions plus spécifiques de la législation
alimentaire nationale, l’étiquetage, la publicité, la présentation des denrées alimentaires, y
compris leur forme, leur apparence, leur emballage utilisé, les matériaux d’emballage utilisé
la façon dont ils sont présentés et le cadre dont laquelle ils sont disposés, ainsi que les
informations diffusés par n’importe quel moyen ne doivent pas induire le consommateur en
erreur.
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La présentation et l’étiquetage… d’un aliment peuvent avoir une influence significative sur
les choix de consommation des personnes. Par exemple, un produit présenté de manière
séduisante ou avec des couleurs vives peut attirer l’attention des acheteurs, mais cette
apparence ne signifie pas forcément qu’il soit plus sain ou de meilleure qualité.
Selon l’article 32 : l’étiquetage des aliments emballés et/ou préemballés distribués aux
consommateurs finaux doivent fournir des informations nécessaires dans les langues qui
seront fixés par voie règlementaire.
Sur l’obligation d’analyse des risques :
A Madagascar, les structures qui interviennent dans l’analyse des risques sanitaires sont :
-Bureau nationale de coordination en charge de la communication sur les risques
- Les dispositifs nationaux d’évaluation des risques
-Les services officielles et/ou autorités compétentes en charge des gestions des risques.
Selon l’article 6 : Afin d’atteindre l’objectif générale des niveaux élevés de protection
de santé et de la vie des personnes, la législation alimentaire se fondent sur l’analyse des
risques, laquelle est basé sur les preuves scientifiques disponibles et elle est menée de manière
indépendante, objective et transparente.
Dans des cas particuliers où une évaluation des produits révèle des effets nocifs sur la santé,
les autorités compétentes peuvent être adoptée des mesures provisoires pour gérer les risques
dans l’attente des informations scientifiques plus assurées.
Selon l’article 8 : la présente loi vise à protéger des intérêts des consommateurs
conformément à la loi sur les garanties et la protection des consommateurs et elle fournit une
base pour choisir en connaissance des causes les denrées alimentaires qu’ils consomment.
Lorsqu’il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’un additif alimentaire présente un
état toxique, les pouvoirs publics prennent des mesures appropriées pour informer la
population pour prévenir, réduire ou éliminer ce risque.
Sur l’obligation générale du commerce :
La législation alimentaire vise à réaliser la libre circulation sur le territoire national des
denrées alimentaires incluant des additifs, fabriqués et commercialisé conformément aux
principes généraux.
Par contre, aucune denrée alimentaire, aucune additif alimentaire ne peuvent être distribué,
commercialiser, consommer s’ils sont dangereux : préjudiciable à la santé et impropre à la
consommation humaine.
Selon l’article 12 : l’importation de toute denrée alimentaire, de tout additif alimentaire
est accompagnée de la documentation requise certifiant notamment, l’origine et la sécurité des
produits et délivrée par les autorités compétentes du pays de provenance.
Les procédures de dédouanement pour les aliments importés sont fixées par voie
règlementaire.
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Selon l’article 14 : les produits alimentaires ne doivent pas être regroupés avec d’autres
produits non-alimentaires dans un même conteneur.
En effet, certain produit non alimentaire peuvent contenir des substances nocives et toxiques
pour la santé des consommateurs.
Selon l’article 18 : les produits destinés à l’exportation doivent se conformer à la norme
sanitaire exigée par les dispositions législatives et règlementaire en vigueur dans les pays
destinataires.
Selon l’article 15 : les aliments importés/exportés et mis sur le marché local doivent
avoir un certificat de consommabilité avant l’autorisation de mise en commercialisation
conformément à la loi n2011-002 du 15 Juillet 2011 portant code de la santé.
L’Etat Malagasy assure la cohérence entre les normes internationales et la législation
alimentaire nationale, et que le niveau élevé de protection adopté au niveau nationale ne soit
pas abaissé sans préjudice des dispositions législatives en vigueur.
II-2-Quelques sanctions :
-Sanction pénale :
Toute violation des dispositions de la présente loi est punie :
Emprisonnement d’un mois à 2 ans avec une amende de 200 000 à 1 800 000 Ar ou
l’un de ces deux peines seulement (pour une production ou transformation sans
autorisation)
D’un emprisonnement de 5 mois à 10 ans et d’une amende de 720 000 à 10 800 000
Ar (pour les fraudes alimentaires ou tromperies)
-Sanction administrative :
Quand une infraction à la présente loi est commise, l’Autorité compétente, peut sur décision
motivé :
Faire procéder à l’arrêt d’activité
Suspendre ou retirer les autorisations délivrées à l’exploitant du secteur alimentaire
Consigner ou saisir ou détruire tout aliment, matériel, substance ou autre objet en
rapport avec l’infraction qui a été commise ou qui a été utilisé.
III-Autorisation et interdiction des additifs alimentaires :
Les additifs alimentaires autorisées sont généralement considéré comme surs à
consommer dans les doses recommandées même s’ils peuvent présenter des effets secondaires
ou indésirables à des doses plus élevés. En revanche, les additifs alimentaires interdits sont
ce qui présentent un risque pour la santé à des doses normales de consommation, ou qui ont
été associé à des effets indésirables graves ou irréversibles.
Procédure d’autorisation :
Les additifs alimentaires sont soumis au principe d’une autorisation préalable basé sur une
évaluation scientifique de leur sécurité. Tout nouvel additif alimentaire en alimentation
humaine fait l’objet d’une procédure d’utilisation.
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La procédure comporte 2 étapes :
Une étape d’évaluation scientifique de dossier durant 9 mois
Une étape de décision pour donner en cas d’avis favorables, l’autorisation : 3 mois
Publication Journalière Officiellement
Les conditions sont déterminées à partir de la dose journalière admissible ou DJA. Le DJA
représente la quantité d’une substance que la personne peut consommer quotidiennement
pendant toute la durée d’une vie sans risque pour la santé. Habituellement exprimé en mg/kg
de poids corporel par jours. Près d’un tiers des additifs alimentaires autorisés ont une DJA
non spécifié comme l’acide acétique (E 263), acide ascorbique(E 300)…
Quelques exemples des additifs alimentaires autorisés et interdits au niveau
international selon le Codex Alimentarius :
Additifs alimentaires autorisés Additifs alimentaires interdits
-curcumine E100 -oxyde d’etain : E171
-chlorophylle E140 -chlorure de potassium E508
-acide citrique E330 -sulfure de potassium E517
-acide tatrique E334 -sulfure d’hydrogène E929
-aspartame E951 -abcissique acid E 954
CONCLUSION :
La législation des additifs alimentaires régit la nécessité d’une règlementation stricte
des additifs afin de protéger la santé des consommateurs et l’environnement. Les additifs
alimentaires sont des produits chimiques ou non qui peuvent avoir des effets secondaires
néfastes sur la santé à des doses élevés ou sur les longs termes. Il est donc important que les
autorités sanitaires nationales et internationales continu à surveiller l’utilisation et les effets
des additifs alimentaires.
Bref, au niveau mondial, il existe deux niveaux de règlementation des additifs
alimentaires : additifs interdits et les additifs autorisés. Ce dernier signifie que seuls les
additifs qui ont été démontré surs pour la santé humaine et l’environnement peuvent être
utilisé dans les aliments commerciaux. En ce qui concerne la législation malgache, elle est en
ligne avec les législations mondiales et interdits l’utilisation d’additifs non autorisés dans les
aliments. Toutefois, il est important de noter que certaine additif autorisé dans d’autres pays
peuvent être interdits à Madagascar en raison de préoccupation spécifique liée à la santé et à
l’environnement locaux.
SOURCE :
CODEX ALIMENTARIUS (1995), Norme générale pour les additifs alimentaires, 572
pages.
Loi n° 2017-048 Régissant la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et de l’alimentation
animale(2017), 28 pages.
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Stéphane C. (1995), Les additifs alimentaires : législation et problème liés à leur utilisation,
thèse, 87 pages.