elle tressaille légèrement.
Après un temps qui
semble interminable, elle ouvre en7n les
yeux.
« Alors, qu’est-ce qu’il avait ? » me deman‐
da-t-elle.
« Exactement ce que tu as trouvé. »
Elle n’en croit pas ses oreilles, doute
d’abord, puis devient enthousiaste. Ses yeux
brillent d’excitation.
« Tu sais que je ne pouvais plus bouger du
tout ! »
« J’ai bien vu, tu criais presque de douleur,
tu m’as fait une de ces peurs ! »
Nous retrouvons celui qui a donné le cas.
« C’est mon oncle, un ancien oMcier de ca‐
valerie. » J’ai l’impression de vivre un cauche‐
mar. De l’Edgar Poe. Grand, moustache, tout y
est, jusqu’au moindre détail. Pourtant
quelque chose « cloche ».
« Tu me dis qu’il marche, qu’il porte un
corset ? »
« Oui, mais en ce moment, il est en pleine
crise. J’ai reçu une lettre hier. Il est au lit. »
Sylvie le coupe, ajoute des détails, volubile.
On a l’impression qu’elle le connaît depuis
toujours. Deux camarades de pension qui se
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