Rapport sur le Projet Zeppelin 2011
Rapport sur le Projet Zeppelin 2011
Commanditaire :
Centrale Lyon Cosmos (club Fusée)
Tuteur(s) scientifique(s) :
Laurent Blanc
Frédéric Gillot
David Navarro
Conseiller en communication :
Nicolas Hourcade
Départements d’accueil :
MS-GM-GC
EEA
Date du rapport :
11/11/2011
Remerciements
La réalisation d’une fusée expérimentale est un projet qui nécessite beaucoup de matériel et de
compétences que nous n’avons pas toujours. Pour cette raison, nous remercions vivement toutes les
personnes qui nous ont aidés à construire Zeppelin, à savoir :
Nos tuteurs scientifiques pour leurs conseils, leurs idées et leur aide : M. Navarro, M. Gillot et M.
Blanc. Notre conseiller en communication Nicolas Hourcade.
Lionel Charles et Bernard Jeanpierre qui ont consacré beaucoup de temps à la réalisation de nos
pièces mécaniques. Frédéric Gillot à nouveau pour son aide sur la machine à commande numérique.
Jean-Baptiste Goure et Damien Constant pour nous avoir prêté du matériel et mis à disposition de
l’outillage.
Marie-Hélène Levé et Marie-Christine Havgoudoukian qui étaient toujours disponibles pour passer
nos commandes.
Et enfin les membres de l’association Planète Sciences qui nous ont permis de réaliser ce projet, en
nous proposant matériel et assistance, et nous donnant l’occasion formidable de lancer notre fusée
fin août.
.................................................................................................................................. 25
III. a. 3. Bague de poussée ........................................................................................ 25
III. a. 4. Ailerons ........................................................................................................ 26
III. b. Case parachute-moteur et ballon ........................................................................................ 27
III. c. Module de séparation........................................................................................................... 28
III. c. 1. Fonction ....................................................................................................... 28
III.c.2. Réalisation...................................................................................................... 28
III. d. Case pneumatique ................................................................................................................ 28
III. d. 1. Fonction ...................................................................................................... 28
III. d. 2. Réalisation du système d'ouverture de la vanne .................................... 29
III. d. 3. Réalisation du système de détachement ................................................. 29
III. e. Case bouteille ....................................................................................................................... 31
III. e. 1. Fonction ....................................................................................................... 31
.................................................................................................................................. 32
III. e. 2. Réalisation.................................................................................................... 32
III. f. Case parachute ...................................................................................................................... 33
III. f. 1. Cahier des charges et fonction ..................................................................... 33
III. f. 2. Réalisation du réceptacle du parachute ....................................................... 33
III. f. 3. Système d’ouverture .................................................................................... 34
III. f. 4. Dimensionnement et fixation du parachute ................................................ 35
III. g. Case électronique ................................................................................................................. 36
III. g. 1. Cahier des charges et fonction .................................................................... 36
III. g. 2. Choix d’intégration....................................................................................... 36
III. g. 3. Réalisation technique .................................................................................. 37
III. h. Coiffe .................................................................................................................................... 38
III. h. 1. Fonctions..................................................................................................... 38
III. h. 2. Choix de forme et de matière...................................................................... 39
III. h. 3. Bague de coiffe et assemblage avec la coiffe .............................................. 39
IV. Conformité au cahier des charges de Planète Sciences .................................................. 40
IV. a. Gabarit de la fusée ............................................................................................................... 40
IV. b. Résistance mécanique .......................................................................................................... 40
IV. c. Système de récupération...................................................................................................... 41
IV. d. Autres points du cahier des charges .................................................................................... 41
V. Etat d’avancement de la partie mécanique ..................................................................... 41
V. a. Structures réalisées à ce jour ................................................................................................ 41
V. b. ce qu'il reste à faire : ............................................................................................................. 42
Partie C : Electronique embarquée sur la fusée Zeppelin ..................................................................... 43
Introduction : ........................................................................................................................ 43
I. Définition du cahier des charges ....................................................................................... 43
I. a. Cahier des charges de Planète Sciences ................................................................................. 43
Introduction
La conquête du ciel, puis de l’espace au cours du siècle dernier fut pour l’homme la
réalisation d’un rêve qui date de la nuit des temps et une avancée importante qui a bouleversé le
monde des transports et des communications, entre autres. L’association Planète Sciences, en
partenariat avec le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), permet à des étudiants de prendre
part à ce rêve, en proposant et en encadrant des lancements de fusées expérimentales et de ballons
sondes. C’est dans ce cadre que nous sommes en train de réaliser une fusée expérimentale d’environ
deux mètres de haut, capable de voler jusqu’à 1500m d’altitude, répondant au nom de Zeppelin.
Le groupe de projet d’application d’études (PAe) que nous formons prend donc en charge la
réalisation de la structure mécanique de la fusée (peau, ailerons, …) ainsi que son électronique
embarquée (expériences, télétransmission, …). Les personnes qui composent le groupe sont issues
des projets d’études de première année qui travaillaient sur la fusée expérimentale Hermès, dont le
lancement a été reporté pour cause de mauvais temps lors de la campagne de lancement en août
dernier.
Cette année, grâce aux savoirs et savoir-faire acquis précédemment, et aux découvertes
faites lors de la campagne de lancement en août dernier auprès d’autres équipes, nous nous lançons
donc sur un nouveau projet, dans le cadre de notre projet d’application de deuxième année. Les
connaissances déjà en notre possession nous permettront de passer moins de temps sur les aspects
techniques pour aller plus en avant sur notre expérience et notre démarche scientifique, et réaliser
un travail d’une meilleure qualité, que ce soit dans le fond ou dans la forme.
Nous sommes en outre conseillés par nos tuteurs scientifiques et autres enseignants ou
techniciens de l’école, qui donnent leur avis sur nos choix de conception et nous aident pour la
fabrication des pièces.
Ce rapport final commencera par présenter le projet d’application et son contexte, puis
explicitera le cahier des charges auquel nous devons répondre. Nous développerons ensuite les
aspects théoriques et les solutions techniques retenues pour réaliser la fusée expérimentale -
structure mécanique et électronique. Le rapport est destiné aux personnes qui ont encadré le projet
tout au long de l’année, aux futurs élèves qui réaliseront une fusée expérimentale à l’école, à Planète
Sciences et à quiconque y trouvera source d’inspiration.
Une fusée expérimentale est un engin volant d’environ deux mètres de hauteur, dont la
forme est la réplique à échelle réduite d’une véritable fusée. Cet engin pèse une dizaine de
kilogrammes et atteint des hauteurs de 1000 mètres environ. Il est mis en mouvement par un
propulseur à poudre qui nous est fourni par le CNES et sa structure doit être telle que la fusée se
dirige bien vers le haut pendant le vol. Elle doit aussi comporter un parachute pour la récupération
de l’engin après le vol.
II. 1. Le CLC
Le commanditaire de notre projet est le club Fusée de l’Ecole Centrale de Lyon : Centrale
Lyon Cosmos (ou CLC). Chaque année le club propose plusieurs projets d’études (3 depuis deux ans)
de première année conduisant à la réalisation d’une fusée expérimentale. Cette année 15 élèves de
première année réalisent donc leur fusée, nommée Stratos.
Le club, où plusieurs élèves appartenant aux projets d’études sont investis, est une structure
essentielle, car elle constitue l’interlocuteur avec Planète Sciences. De plus le club prend en charge
une partie des dépenses du projet, en particulier celles qui ont lieu sur la campagne de lancement
chaque année.
Planète Sciences met donc à notre disposition du matériel (par exemple l’émetteur présent
dans la fusée) et organise des rencontres entre les clubs, des réunions de suivi des projets, des
formations, et ce tout au long de l’année, en général en région parisienne.
Afin de garantir toute la sécurité nécessaire au lancement de fusées, le Centre National des
Etudes Spatiales a été chargé par le ministère de l’intérieur de fournir aux clubs les propulseurs. Il
s’agit de propulseurs à poudre permettant de lancer des fusées d’environ deux mètres de haut, pour
une dizaine de kilogrammes en moyenne à une altitude d’environ 1000 mètres.
La mise à feu du propulseur demande la présence d’un pyrotechnicien, et la fusée doit subir
de nombreux tests avant d’obtenir sa validation et donc son autorisation de vol. Elle doit pour cela
répondre à un cahier des charges très précis, afin de garantir la sécurité de tous lors du lancement et
durant la phase de vol.
Cette étape se déroulera lors de la campagne de lancement qui aura lieu à la fin du mois
d’août 2011 au Centre d’Essai des Landes (CELM) à Biscarosse. A cette occasion tous les membres
des projets réalisant une fusée expérimentale se rendront là-bas pendant une semaine.
Nous fûmes une quinzaine d’étudiants à aller à la campagne de lancement pour concrétiser
sa réalisation mais comme dit plus haut un vent trop fort le dernier jour nous empêcha de la lancer,
et reporta donc son lancement à cette année, où nous lancerons une deuxième fusée, celle qui fait
l’objet du présent rapport et sur laquelle nous travaillons depuis un an : Zeppelin.
Bien sûr, ces deux systèmes se doivent de respecter le cahier des charges de Planètes
Sciences.
Sont explicités ici les différents éléments de la fusée de l’an dernier que nous avons
optimisés cette année. Le travail réalisé sur la fusée Hermès, ainsi que la nouvelle expérience choisie
cette année, nous ont guidés vers un certain nombre d’objectifs à atteindre, qui sont donnés ici.
Coiffe
Case électronique
Case parachute
Case bouteille
Module pneumatique
Case pneumatique
Case séparation
Module de séparation
Case parachute inférieure
et ballon
Case moteur
Il nous est apparu important de garder ce système modulable. En effet, lors du montage final
de la fusée, de nombreux ajustements ont dû être faits pour assurer l’intégration des divers éléments
internes. Ainsi, nous avons eu la possibilité de travailler chacun sur une case sans être tous ensemble
sur la fusée, ce qui aurait posé des problèmes d’organisation.
Le système général des bagues doubles a donc été conservé, mais grandement simplifié. En
effet, celles de l’an dernier comportaient des hyperstatismes très importants qui nous avaient forcés
à limer longuement diverses parties pour les faire rentrer les unes dans les autres.
Pour cela, nous avons cette année fait le choix d’un centrage court sur le diamètre (voir
figure 3). Cette solution a l’avantage d’être très simplement usinée au tour conventionnel, ce qui
évite le recours à la machine à commande numérique, souvent peu disponible au cours de l’année.
Figure 3 : Assemblage
Les bagues présentées en figures 4 et 5 (ont été la base de conception. Elles ont ensuite été
adaptées à chacune des cases en fonction des besoins. On trouvera dans la suite (détail de la
conception case par case) les bagues correspondantes.
Pour contrer ce problème, nous avons cette année décidé d’utiliser une peau transparente,
en polycarbonate. Cela nous permet d’optimiser les performances de la fusée au cours de son vol en
gardant un diamètre constant tout le long de celle-ci, tout en donnant le maximum de sécurité aux
pyrotechniciens.
Nous avons de plus fait le choix de réaliser une peau porteuse, c’est-à-dire une peau qui
supportera toute la structure de la fusée, à la différence de ce qui a été réalisé l’an dernier (voir
figure 6). Cette solution nous permet de diminuer grandement le diamètre de la fusée, par rapport à
ce que serait une structure avec une peau non porteuse. Nous obtenons ainsi une masse globale bien
réduite. Cela permet aussi de diminuer le nombre de pièces à concevoir (et donc à usiner).
Cornières soutenant la
structure de la fusée
Peau non porteuse
Compte tenu des expériences réalisées dans la fusée et des disponibilités des fournisseurs,
nous avons alors pu choisir le diamètre adéquat le plus faible possible, soit 114 mm intérieur et 120
mm extérieur.
Figure 7 : Simulation de flèche à vide (tube encastré à une extrémité soumis à son poids)
Nous avons donc décidé cette année d’abandonner complètement ce système, y préférant
un système de cartes montées sur charnières pour un accès facile, même lorsque la fusée est
intégralement montée (voir figure 10).
Le fait de séparer la fusée en deux parties pour éjecter le ballon constitue un réel défi. En
effet, réaliser un système fiable, cela signifie que la fusée doit se diviser en deux rapidement et au
moment voulu, mais aussi et surtout que la fusée ne se sépare pas n'importe quand pendant le vol
sous l'effet des contraintes mécaniques.
campagne. Le cahier des charges de Planète Sciences réfère pour cette partie à son « Cahier des
propulseurs ». On se pourra se référer utilement à l’annexe 9 du présent rapport pour les détails.
En particulier, Planète Sciences défini une architecture globale obligatoire pour la case (voir
figure 11)
Il est donc à notre charge de réaliser les trois bagues qui vont accueillir le moteur. Celles-ci se
divisent en deux catégories : la bague de retenue et la bagues de centrage d’une part, et la bague de
poussée de l’autre. Pour le diamètre des alésages, Planète Sciences demande un jeu fonctionnel
compris entre 0,5 et 1mm pour un diamètre de moteur nominal de 54mm.
Sur cette case viennent également se fixer les ailerons qui servent à stabiliser le vol afin
d’éviter que la fusée ne tourne sur elle-même.
Bague de poussée
Propulseur
Bague de centrage
Peau
Bague de retenue
Pour ces raisons, ces deux bagues ont été conçues de la même façon : deux disques
d’aluminium d’épaisseur 6 mm (la plus faible possible compte tenu de la taille des vis choisies pour
les fixer sur la peau), avec un alésage de diamètre 55 mm au centre et des ouvertures pour alléger la
pièce (voir figure 13 pour une vue 3D, et annexe 7 pour les dessins de définition).
Cette bague a été réalisée deux fois. L’avantage principal de la première version était son
poids, très léger, pour une résistance tout à fait suffisante à la poussée du moteur. Toutefois, les
ouvertures permettant la légèreté de la pièce mettaient en danger les composants situés juste au-
dessus de la case (en particulier, le parachute de la partie inférieure et le ballon avec sa nacelle).
Nous avons donc préféré à cela une bague fermée, mais moins épaisse (voir figures 14 et 15). Le
rapport poids/résistance à la poussée est nettement moins intéressant, mais les parties supérieures
de la fusée sont complètement protégées.
Pour vérifier la résistance de cette pièce à la poussée du moteur, nous avons utilisé la
méthode des éléments finis avec le module « Structural Analysis » de Catia. Les résultats de la
simulation sont donnés en figure 16. On obtient une contrainte de Von Mises maximale de 5 MPa,
soit bien en dessous de la limite d’élasticité de l’aluminium (entre 95 et 165 MPa selon les alliages).
Nous avons donc pu valider cette pièce.
III. a. 4. Ailerons
Le rôle des ailerons est de stabiliser la fusée au cours de son vol, afin d’une part de
l’empêcher de tourner sur elle-même, ce qui réduirait ses performances, et d’autre part de dévier de
sa trajectoire, ce qui pourrait être dangereux. Des ailerons bien dimensionnés permettent de garantir
le retour à la position d’équilibre de la fusée en cas de déviation. Dans le cas contraire, deux types de
comportement peuvent survenir : une fusée instable (ailerons trop petits) se mettra en rotation,
réalisant des « loopings » avant de s’écraser. Une fusée surstable (ailerons trop grand) oscillera en
permanence autour de sa position d’équilibre. Voir annexe 10 pour la théorie sur le vol d’une fusée.
Afin de réaliser le dimensionnement des ailerons, Planète Sciences met à notre disposition
deux logiciels, Stabilito et Trajec. Ceux-ci sont d’ailleurs utilisés lors de la phase de test pour vérifier
la stabilité de la fusée. Le dimensionnement complet des ailerons pourra être trouvé en annexe 8 du
présent rapport.
Par ailleurs, les ailerons doivent vérifier un certain nombre de conditions mécaniques du
cahier des charges, que l’on pourra retrouver en annexe 5. Nous avons choisi de les réaliser en
aluminium, à partir de plaque d’épaisseur 2 mm. Ils seront fixés sur la fusée au moyen de barre à
profilé en T, visées dans la peau de la case moteur. Les raisons de ce choix sont à la fois la sûreté de
la méthode, qui a déjà été réalisée sur d’autres fusées du club par le passé, et notre budget. Le club
avait en effet déjà fait l’acquisition de quatre plaques d’aluminium l’an dernier, qui n’avaient pas été
utilisées.
Le dimensionnement du parachute doit être fait avec soin. Il doit en effet garantir que la case
moteur arrive au sol en bon état, tout en assurant une descente suffisamment rapide pour ne pas
dévier sous l’effet du vent. Planète Sciences nous fournit là aussi un calcul de dimensionnement, que
l’on pourra retrouver en annexe 9.
III.c.2. Réalisation
Pour garantir l'intégrité de la fusée avant la séparation, trois tiges verticales sont fixées à la
bague supérieure de la case moteur, et viennent s'emboiter dans trois trous situés dans la bague
inférieure de la case pneumatique. Ces trois tiges sont percées horizontalement, de sorte que trois
goupilles viennent les maintenir en position en se bloquant dans ces trous. Ces goupilles sont
maintenues dans les trous des tiges verticales grâce à des ressorts, et en sont retirées au moment de
l'éjection par un unique servomoteur. Grâce à ce système, ce sont les ressorts des goupilles qui
assurent que la fusée reste intègre. Ainsi, en cas de défaillance du servomoteur, la fusée ne se
séparera certes pas, mais elle ne risque pas de se séparer à n'importe quel moment du vol, ce qui est
beaucoup plus dangereux. Pour assurer une séparation rapide, des ressorts, sont placés entre les
deux bagues qui se séparent. Ainsi, le bloc propulseur est repoussé par ces ressorts au moment où
les goupilles sont retirées par le servomoteur.
Il est impératif de mettre au moins trois tiges pour s'assurer que la fusée ne ploiera pas en
cas de fortes contraintes de flexion. En effet, il y a des chances de créer un jour entre les bagues en
cas de forte flexion si l'on n'utilise que deux tiges. Cette solution avait été initialement envisagée par
souci de simplicité, mais l'ajout d'une troisième tige était indispensable.
Au moment de la séparation, la case moteur doit déployer son parachute. Ceci doit se faire
uniquement de manière mécanique puisqu'on ne peut intégrer facilement de l'électronique dans le
bloc moteur qui se sépare. Le parachute est donc simplement poussé à travers la bague supérieure
de la case moteur au moment de la séparation grâce à des ressorts placés sur la bague de poussée.
Le parachute est guidé par un entonnoir en plastique à travers la bague supérieure de la case moteur
pour éviter qu'il ne se coince au moment de son éjection.
au reste du circuit. Ceci permet le gonflage du ballon en hélium. Le deuxième système est le système
de séparation qui permettra de dissocier le ballon de la bouteille.
Figure 19 : Quick-disconnect
Pour séparer la partie mobile (reliée au ballon) du circuit pneumatique de la partie fixe (par
rapport à la fusée) nous avons utilisé un système de plaque poussoir guidée en translation par trois
tiges. L'actionneur est un servomoteur du même type que celui cité précédemment dans le III.e.2 qui
lors de sa rotation, grâce à une came appuyer sur la plaque, permettra l'abaissement de la cale et
ainsi le détachement des deux parties de tuyauterie.
Nous avons donc décidé d'utiliser deux servomoteurs de même type pour les deux systèmes.
Ces deux servomoteurs seront tenus sur la bague grâce à une cale en U en plastique thermoformé et
seront l'un au-dessus de l'autre pour un gain de place.
Servomoteur
Système de
séparation
du ballon
Vanne de gonflage
Bague
inférieure de
la case
Servomoteur
Figure 22 : Bouteille
III. e. 2. Réalisation
C’est la bouteille d’hélium qui a été le facteur décisif dans le choix du diamètre de la fusée.
Ayant un diamètre extérieur de 110 mm, soit une distance de 2 mm entre la bouteille et la peau, le
seul moyen de la maintenir en position est de la fixer en haut et en bas à l’aide des bagues. Nous
avons pour cela ajouté aux bagues de base présentées en partie II. a un fond épousant la forme de la
bouteille (figures 24 et 25). La hauteur du tube de peau a ensuite été ajustée petit à petit pour
obtenir un maintien satisfaisant, sans pour autant imposer de sur-contrainte sur les trous contenant
les vis fixant les bagues à la peau.
D’autres points comme le bon moment de l’ouverture pendant la chronologie du vol sont
pris en charge par la partie électronique.
pas risquer qu’il se déchire. Ainsi, un réceptacle circulaire est la meilleure solution de réalisation, et
la peau porteuse cylindrique nous en fournit un presque complet. Il nous suffit de le fermer en haut
et en bas, à l’aide de plaques de plexiglas (voir figure 26).
Le système d’ouverture de la porte repose sur des encoches (fixées sur l’intérieur de la porte)
et sur l’utilisation d’un servomoteur, qui entraîne en rotation une plaque de PVC (figures 27 et 28).
Lorsque la porte est fermée, la plaque de PVC est à l’horizontale dans les encoches, ce qui maintient
la porte. Lorsqu’on actionne le servomoteur, la plaque pivote de 90° et se libère des encoches. Le
ressort fixé sur la plaque facilite alors l’éjection de la porte vers l’extérieur. Ce système ayant fait
l’objet d’une étude approfondie lors des projets précédents et présentant très peu de défauts, nous
l’avons repris en intégralité.
De la même façon que pour le parachute de la case moteur, celui-ci sera fixé sur la bague
inférieure de la case par l’intermédiaire d’un anneau vissé dedans. Cette bague a donc été adaptée à
partir des bagues de base, en y ajoutant un fond suffisamment épais pour retenir le parachute à son
ouverture (figure 29).
Le système électronique est regroupé sur deux cartes, qui seront placées verticalement dans
la case (voir figure 30). L’une sera fixée directement sur la peau, dans le fond de la case, et
supportera en particulier les interrupteurs du système. L’autre carte sera mobile, tenue dans un
cadre de cornières, cornières qui seront montées sur charnières directement sur la peau. La peau
sera elle coupée en deux demi-cylindres, liés eux aussi par des charnières afin de permettre
l’ouverture de la case une fois la fusée montée, et l’accès aux deux cartes électroniques.
Les batteries seront, elles, fixées sur la bague inférieure de la case. Nous avons donc modifié
la bague de base, en fermant le fond.
Afin de protéger du mieux possible les interrupteurs et éviter qu’ils soient actionnés par la
rampe lors du décollage de la fusée, nous avons décidé de pratiquer une ouverture dans la peau. Une
gorge en plastique a été usinée de façon à ce que les interrupteurs ne dépassent pas du diamètre de
la fusée (voir figure 31).
Le diamètre de la fusée devant rester le plus constant possible sur sa longueur, nous avons
cherché les charnières les plus plates possibles vu les modèles disponibles pour le grand public. Vu
notre utilisation, nous avons porté notre choix sur des charnières de piano (figure xx), suffisamment
minces pour ne pas trop perturber l’aérodynamisme de la fusée. Elles ont de plus l’avantage d’être
longue, ce qui nous permet de les placer tout le long de la case, à la fois pour l’ouverture de la peau
et pour la carte électronique mobile.
Ouverture/Fermeture de la case.
Afin de garantir la fermeture solide de la case, la partie mobile de la peau sera vissée aux
bagues supérieure et inférieure. De plus, un joint de caoutchouc fera la liaison entre les deux parties
libres de la peau pour éviter des ouvertures malvenues et combler les jeux créés par le découpage de
la peau.
III. h. Coiffe
III. h. 1. Fonctions
La coiffe, située toute en haut de la fusée, a pour fonction principale d’assurer
l’aérodynamisme de la fusée. Elle a de plus la tâche de maintenir en place l’antenne de télémesure.
Lors des projets des années passées, la coiffe a été réalisée en mousse de polyuréthane
expansée. Cette méthode ayant fait ses preuves en termes de facilité de réalisation, de coût et de
masse, nous avons décidé de la conserver, plutôt que de vouloir réaliser une coiffe creuse en
polycarbonate. En effet, la réalisation technique d’une forme de ce type demande du matériel
important que nous n’avons pas à notre disposition.
Les plaques de mousses sont collées les unes aux autres pour obtenir un bloc de dimensions
convenables. Ce bloc est ensuite usiné à la machine à commande numérique pour obtenir la forme
désirée.
Les contraintes latérales subies par la coiffe sont faibles, et très négligeables devant les
contraintes normales. La fixation de la coiffe n’a donc pas besoin d’être très forte : on peut se
contenter de scotch sur l’extérieur de la liaison (ce qui avait été fait sur la fusée du projet de la
promotion 2011). Une autre solution, afin de simplifier le montage/démontage de la fusée, serait de
placer des bandes velcro sur la surface entre la bague et la coiffe. C’est cette idée que nous avons
retenue pour notre projet.
De plus, afin d’améliorer le maintien de l’antenne par la coiffe, nous avons choisi de
pratiquer une ouverture dans la bague à la taille du tube correspondant (figure 33). Un joint en
caoutchouc nous permettra d’accrocher l’antenne dans son emplacement.
Nous avons pu, au cours de la conception, vérifier un certain nombre de points du cahier des
charges de Planète Sciences à l’aide de la modélisation informatique des pièces effectuée sous Catia
V5. Ces points ne seront validés définitivement que lors de la campagne de lancement, avec les tests
effectués par les techniciens de Planètes Sciences. Toutefois, la plupart des tests étant suffisamment
simple pour être réalisés par nous-mêmes, nous pourrons procéder à une nouvelle pré-validation lors
du montage de la fusée.
Résistance mécanique des ailerons : De même, les ailerons ont été testés selon tous
les cas de figure demandés par Planète Sciences. Ils vérifient les différents points. On
peut trouver une description de ces points dans l’annexe 8.
Tronçons de peau : découpés en tronçons cylindriques avec des outils spécifiques à l'usinage
du polycarbonate.
Case moteur : Bague de retenue et bague de centrage usinées à l'aide d'un tour
conventionnel.
Peau : usinage des orifices au niveau de la case électronique.
Peau et bagues : perçage des trous dans les bagues et les tronçons de peau qui
permettront la fixation entre les bagues et la peau.
Cette année, le numérique sera donc toujours un point clé de notre structure de commande
et de mesure. Nous avons décidé de nous concentrer parallèlement sur l’interactivité entre
l’utilisateur et l’électronique embarquée dans la fusée, cet aspect n’ayant été que faiblement mis en
valeur par notre précédent projet.
Généralités
Télémesure
- Nous avons des impératifs pour ce qui est de la structure de la trame numérique de
télémesure, des fréquences de modulation etc., ces points seront détaillés dans la suite du
rapport.
- Pour ce qui concerne l’émetteur (fourni par Planète Sciences), des règles sont indiquées
pour l’alimentation, les réglages, l’autonomie etc.
Séquenceur
- Il y a aussi des règles de qualité : nous devons avoir tous les plans électriques, la
documentation des composants utilisés, suivre le planning Planète Sciences pour ce qui est
des validations intermédiaires qui ont lieu régulièrement.
Durant la phase de conception de l’électronique embarquée, nous avons établi un cahier des
charges complémentaire. Il comporte deux axes majeurs : le besoin Air/Sol qui traduit le
fonctionnement de l’électronique et l’interactivité qui exprime la relation avec l’utilisateur.
a. Air :
α. Sécurité
β. Expériences en vol
Expérience Ballon
Expérience Position
- Des capteurs doivent permettre de mesurer l’accélération de la fusée et son angle
pendant son vol.
- Les données devront être transmises pour la détection d’apogée.
Expérience Image
- Une caméra doit pouvoir être commandé pendant le vol (temporisation de fin).
γ. Communication
b. Sol :
α. Batterie
- Les batteries doivent pouvoir être directement chargée sans être extraite de la fusée
grâce à un système interne ou externe.
- La charge des batteries doit pouvoir être contrôlé avec un système interne ou
externe à la fusée.
β. Communication
I. b. 2. Interactivité
a. Intégration de l’électronique :
- Accessibilité de l’ensemble des cartes sans avoir à les désolidariser de leur support.
- Ouverture du module électronique sans action sur les cartes électroniques ni sur le panneau
de contrôle.
- Intégration de la prise jack, des blocs batterie et de la caméra dans le module électronique.
- Résistance aux accélérations du décollage et l’arrivée.
- Découplage des fonctions en plusieurs cartes.
- Communication par fils groupés entre les cartes (signaux et alimentations).
Connectique
Panneau de contrôle
b. Contrôle :
c. Commande :
I. Conception de l’électronique
- Enregistrer les données sur une mémoire pour les récupérer après le vol.
- Transmettre les données par télétransmission avec un émetteur haute fréquence.
- Compter le temps qui s’écoule à partir du décollage pour déclencher l’ouverture du
parachute au bon moment, tout en prenant en compte un éventuel signal de détection
d’apogée fourni par l’expérience associée.
Pour répondre au cahier des charges que nous avons établi précédemment, nous avons
décidé de séparer l’électronique en deux cartes distinctes. Une carte est en charge de l’alimentation
et de l’interaction avec l’utilisateur (interrupteurs, LEDs, afficheur 7 segments, afficheur LCD). L’autre
contient la partie intelligente de notre électronique, c’est bien sûr sur celle-ci que nous trouverons
les microcontrôleurs. Par la suite, nous appellerons la première la carte d’alimentation, et la
deuxième la carte microcontrôleur.
Le bloc alimentation
Le bas de la case électronique est occupé par les batteries. La complexité de notre
électronique embarquée nécessite trois batteries différentes pour effectuer l’ensemble des fonctions
et surtout vérifier le cahier des charges (en termes d’autonomie et de sureté notamment). Les
batteries sont toutes connectées à la carte d’alimentation. Leur chargement est effectué par le biais
d’un connecteur pour chargeur mis en place sur la carte d’alimentation.
Les batteries qui ont été achetées ont une capacité de 2700mAh, elle assure une autonomie
suffisante pour le fonctionnement de l’ensemble de nos systèmes pendant toute la phase de
lancement.
Composants de base
La plupart des composants électroniques qui composent notre carte sont des composants
passifs classiques : résistances, condensateurs, diodes électroluminescentes, etc.
Capteurs
Pour réaliser les expériences de mesure choisies, nous avons utilisé une platine accéléro-
gyro-magnétomètrique. Le fait d’utiliser un système déjà conçu permet d’accéder à une autre échelle
d’électronique. En effet, le fait que ces modules électroniques soient réalisés industriellement
permet un gain en masse, en volume et en temps non négligeable. Il s’agit en revanche d’un
composant qui est couteux et qui doit donc être manipulé avec soin.
Microcontrôleur
Ils sont tous situés sur la carte microcontrôleur. Il s’agit d’un composant numérique
disposant d’une mémoire où l’on peut stocker un programme codé en langage C. Ce microcontrôleur
est capable de convertir des signaux électriques analogiques en signaux électriques numériques, de
servir d’horloge, de communiquer avec d’autres microcontrôleurs, pour ne citer que quelques
exemples. En d’autres termes, c’est le composant qui est l’intelligence de la fusée.
Nous utilisons des microcontrôleurs de chez Microchip, du modèle PIC18F252. Nous avons
obtenu des échantillons gratuits.
Programmation
Pour être programmé, le microcontrôleur doit être relié à un ordinateur en passant par une
interface de programmation, qui se connecte d’une part à l’ordinateur par le biais d’un interface et
d’autre part à la carte avec un câble de type RJ12 (prise téléphone). On utilise donc un petit
composant où vient s’enficher le câble RJ12, et dont plusieurs pattes sont reliées aux pattes de
programmation du microcontrôleur.
Relais
Il est nécessaire de gérer les alimentations de certains modules électroniques. En effet, pour
répondre au cahier des charges, l’émetteur KIWI doit s’arrêter automatiquement au bout de 45
minutes (dans l’hypothèse où la fusée n’est pas retrouvée). Il en est de même pour la caméra qui est
arrêtée après le vol.
Figure 41 : Relais
Pour effectuer ces tâches, on utilise des relais qui sont commandés par le microcontrôleur
état puisque ce microcontrôleur est le seul à connaître dans quelle état est et doit être la fusée à
chaque instant.
Découplage
Pour améliorer la qualité des signaux circulant sur la carte, et pour éviter qu’une demande de
puissance soudaine, par exemple par un microcontrôleur, ne puisse être satisfaite, nous utilisons des
condensateurs dits « de découplage » dont le rôle est en quelque sorte de stocker de la puissance. Ils
vont par paire : un condensateur de 100nF et un condensateur polarisé de 100µF. Nous en mettons à
côté de chaque composant qui est susceptible de demander une puissance significative (capteur,
AOP, microcontrôleurs…).
Datasheet
La datasheet est un élément clé de notre travail. Pour chaque composant, un fichier pdf est
disponible sur Internet avec toutes les informations nécessaires pour l’utiliser correctement
(caractéristiques électriques, mécaniques, dimensions, etc.). On appelle cela une datasheet. Nous en
avons mis quelques-unes en annexe.
Nous ne détaillerons pas à nouveau ici ce qui a déjà été fait dans la partie sur la structure de
la fusée.
Pour favoriser l’interactivité avec l’utilisateur, il a été choisi d’avoir une peau transparente
pour garder un visuel sur l’électronique pour l’utilisateur. De plus, il a été mis au point un système
permettant un accès rapide aux deux cartes de la fusée tout en maintenant leur fonctionnement.
ON/OFF
ACCES
Pour répondre au mieux au cahier des charges que nous nous sommes fixés, nous avons
décidé de réaliser une structure autour de quatre microcontrôleurs.
Un microcontrôleur va s’occuper de gérer les états du système, il sait à tout instant dans
quelle état est la fusée. Nous avons distingué 9 états différents de la fusée :
- Non initialisée
- Actionneur Para OK
- Actionneurs Ballon OK
- En attente décollage
- Vol passif ascendant
- Vol actif Ballon OK
- Vol actif Para OK
- Vol passif descendant
- Fin de la temporisation KIWI
Pour le fonctionnement des microcontrôleurs PIC que nous utilisons sur nos cartes, il est
nécessaire qu’ils aient un environnement adapté qui assure les besoins en énergie du composant et
sa programmation. A cela vienne s’ajouter les entrées-sorties qui permettent l’interaction avec le
reste de l’électronique. Ci-dessous se trouve l’environnement type de nos microcontrôleurs :
On reconnait notamment son alimentation +5V sur Vdd, la masse sur les pins Vss, l’horloge
du microcontrôleur formée d’un quartz entouré de deux condensateurs céramiques. Les pins de
programmation RB5, RB6 et RB7 et la pin MCLR qui permet la reprogrammation du composant.
a. Liaison SPI
Pour avoir une architecture fonctionnelle, ces microcontrôleurs ont besoin de
communiquer entre eux. Nous avons choisi d’utiliser la liaison SPI qui est disponible sur les
microcontrôleurs PIC que nous utilisons.
Nous avons prix une structure en étoile maître/esclaves autour du microcontrôleur Etat qui
est alors le maître. Il communique en liaison série SPI (Serial Peripheral Interface) avec les autres
microcontrôleurs, esclaves, quand ceux-ci sont sollicités par le premier. Le schéma ci-dessous illustre
le fait qu’on a besoin d’une voie dite SDI où rendre les données, une voie SDO d’où sortent les
données, une voie SCK qui correspond à l’horloge (pour la synchronisation entre émetteur et
récepteur) et enfin une voie de sélection.
b. Capteurs
Mesure accéléro-magnéto-gyromètrique
L’ensemble des capteurs qui sont emportés dans la fusée pour la détection de l’apogée sont
regroupés sur un module produit par Sparkfun. Il regroupe trois accéléromètres, trois gyromètres et
trois magnétomètres. Le conditionnement des signaux ici des capteurs et leur traitement est assuré
par un microcontrôleur (Arduino) sur la platine.
Nous avons programmé ce microcontrôleur à partir d’un code fourni par le fabriquant. Sa
prise en main est donc aisée moyennant une bonne connaissance du fonctionnement des
microcontrôleurs. Un autre avantage de ce type de platine est le gain en volume, masse et en temps
de réalisation par rapport à un tel module réalisé traditionnellement.
Les mesures peuvent être récupérées sur nos microcontrôleurs grâce à une liaison série.
Nous en retirerons principalement des informations sur l’inclinaison de la fusée par rapport au sol.
Cette valeur nous permettra de détecter l’apogée de la fusée et donc de déclencher éventuellement
plus précisément l’ouverture du ballon et du parachute. Les mesures seront parallèlement
mémorisées dans la mémoire et transmises au sol par le biais de l’émetteur KIWI.
La caméra
La caméra que nous allons utiliser est une petite caméra d’aéromodélisme, totalement
autonome mise à part l’alimentation, qui prend des vidéos et des photos et les stocke sur une carte
SD.
c. Contrôle
Pour vérifier que les servomoteurs ont bien effectué les mouvements que nous leurs avons
demandés, nous avons installé des interrupteurs à lame souple (ILS).
Son principe de fonctionnement est le suivant : deux lames souples se trouvent dans une
ampoule protectrice en verre. Au repos, elles ne sont pas en contact, et l’interrupteur est donc
ouvert, lorsqu’un aimant passe à proximité, les lames entrent en contact et l’interrupteur est fermé.
Figure 49 : ILS
Ainsi, en plaçant avec soin les couples ILS/aimant autour des servomoteurs, nous pourrons
contrôler le correct verrouillage de chaque élément, et notamment du parachute qui est l’élément
clé de notre fusée.
d. Communication
La chaine de télémesure
La notion de chaîne de télémesure est un élément clé pour bien comprendre l’électronique
de la fusée. C’est le parcours effectué par le signal du capteur à la réception au sol. En effet il ne faut
pas oublier que c’est un fil conducteur du projet que de réaliser des expériences et d’envoyer les
résultats au sol pendant le vol de la fusée.
Nous nous chargeons de tout jusqu’à l’émission (incluse), et c’est Planète-Sciences qui
s’occupera de la réception, dans son camion de télémesure lors de la campagne. Nous devons aussi
effectuer les traitements des données reçues.
Nous allons maintenant décrire précisément chaque étape (dans l’ordre) de cette chaîne de
télémesure.
Capteur
Conditionnement
Ce signal doit être ensuite conditionné par plusieurs blocs électroniques pour le rendre plus
propre et plus apte à circuler dans le reste de la chaîne de télémesure.
Nous ne détaillerons pas plus le conditionnement qui est effectué directement sur le module
du capteur (nous ne le réalisons pas nous-même), les données étant envoyé en numérique via le port
série sur le microcontrôleur.
Conversion analogique/numérique
Le signal analogique est ensuite converti en un signal numérique sur 8 bits à la fréquence
d’échantillonnage que nous aurons choisie. C’est une partie du travail de programmation que nous
avons réalisé.
Codage numérique
Le signal, qui est analogique, est ensuite converti en signal numérique (sur 8 bits), ce qui
permet qu’il soit moins sensible au bruit, et aussi de faciliter les opérations (addition, multiplication,
etc.) si on veut en effectuer dessus.
Remarque : Bit de start, de stop et octet de synchronisation sont là pour que le logiciel de
télémesure ne perde pas la synchronisation si jamais il y avait un problème sur une trame. Seule
celle-là serait perdue et la réception continuerait.
Dans une trame, on peut mettre autant d’octets qu’on veut, soit plusieurs octets
correspondant à plusieurs mesures d’un même capteur, soit un octet (= une mesure) pour chaque
capteur. Cela dépend de la fréquence avec laquelle on veut envoyer les mesures. La structure des
trames peut aussi changer au cours du vol. Par exemple une fois que le parachute s’est déployé nous
ne pouvons plus mesurer la vitesse avec le système utilisé pendant la phase de montée, il n’est alors
plus utile d’envoyer ses mesures.
Modulateur
La modulation utilisée est une modulation de type FSK : frequency shift keying. Le principe
est d’attribuer une fréquence donnée à un bit valant 1 (tension de 5V) et une autre fréquence à un
bit valant 0 (tension de 0V). Pour ce faire on utilise un modulateur de type VCO : voltage output
controller. Ce composant crée un signal alternatif en sortie, dont la fréquence dépend de la tension
d’entrée. Le composant utilisé sera présenté plus tard, dans sa carte électronique.
e
ntrée
so
rtie
Le choix des deux clés de fréquences associées à l’état haut et l’état bas dépend du débit de
données que l’on veut avoir. Elles sont récapitulées dans le tableau suivant, donné par Planète-
Sciences.
Nous avons choisi un débit de 4800 bauds (1 baud = 1 bit/s), car Planète-Sciences décode
facilement un signal modulé ainsi, ce qui n’est pas toujours le cas avec des débits plus hauts.
On a avec un débit de 4800 bauds, dans une trame composée de 5+1 octets (5 voies pour 5
capteurs sans compter le GPS qui ne demande pas beaucoup de débit, et 1 octet de synchronisation)
composés de 10 bits chacun, un débit par voie : mesures par seconde, ce qui est
suffisant pour une bonne précision.
Nous avons choisi comme VCO un composant très fréquemment utilisé par les clubs espaces
et recommandé par Planète-Sciences, le XR2206.
Figure 54 : XR2206
Les deux fréquences clé sont données par : 𝑓 et 𝑓 . Il nous suffit donc
de choisir des bonnes valeurs pour R4, R5 et C6 pour mettre nos deux clés de fréquences que nous
avions choisies tout à l’heure.
Ici notre fréquence modulante Fm est 15 kHz (débit de 4800 bauds), nous devons donc régler
RV1 pour que l’amplitude du signal de sortie du XR2206 soit 5V, comme indiqué dans le tableau ci-
dessus.
Emetteur
Ce signal modulé est ensuite envoyé vers un émetteur haute fréquence, le KIWI, fourni par
Planète-Sciences, qui effectue une modulation de fréquence du signal avec une porteuse de
fréquence 138MHz environ.
Figure 56 : Le KIWI
Les ressources de Planète-Sciences sont très précises à ce sujet. Le KIWI va être fixé sur la
carte électronique par des boulons et des écrous.
On fait rentrer le signal sortant du XR2206 (il arrivera par le connecteur carte à carte) sur
l’entrée prévue sur le Kiwi.
Il faut mettre les interrupteurs (en rouge) dans la bonne position pour bien configurer le Kiwi
comme on le veut.
Temporisation du Kiwi
Si par malchance la fusée est introuvable après son atterrissage et que le Kiwi continue à
émettre, c’est problématique car il occupe les plages de fréquences (il n’y en a que deux comme le
montre la figure précédente), et empêche le lancement d’autres fusées. Il faudrait alors attendre que
la batterie s’épuise ce qui peut durer longtemps.
Pour éviter cela, bien que cela ne soit pas obligatoire, nous avons choisi de mettre en place
une temporisation qui coupera le Kiwi au bout d’une heure à partir du décollage.
On se sert d’un composant appelé relais et qui est une sorte d’interrupteur commandé en
tension. Ce système est implémenté sur la carte du Kiwi. La temporisation débutera au moment du
décollage et est programmée pour arrêter le Kiwi au bout de quelques dizaines de minutes.
Antenne
Le signal modulé haute fréquence en sortie du KIWI est émis vers le sol à travers une antenne
de longueur λ/4, où λ est la longueur d’onde de l’onde utilisée, soit environ = 54cm environ.
La réception des données au sol est réalisée par Planète-Sciences dans leur camion de
télémesure. Ils nous fournissent des fichiers exploitables facilement avec les valeurs (en octets,
binaires) qu’on aura transmises pendant le vol.
Après la campagne de lancement qui aura lieu en août, nous devrons analyser les données
pour avoir les résultats de nos expériences et les interpréter. Nous avons le devoir envers Planète-
Sciences de leur fournir un rapport sur ces résultats, qui viendra compléter ce rapport final de projet
d’étude.
e. La mémoire
La mémoire utilisée pour stocker les données est une mémoire EEPROM 25LC1024-I/P de
chez Microchip disposant d’une capacité de stockage de 1 Mbit, ce qui est amplement suffisant pour
nos mesures.
Elle communique avec le microcontrôleur par une liaison SPI, de la même manière que les
microcontrôleurs communiqueront entre eux. Il faudra donc prévoir un partage du temps entre la
gestion des microcontrôleurs et la mémorisation des informations.
Le microcontrôleur permet ainsi d’écrire sur la mémoire pendant le vol ou de récupérer les
données vers son port série pour les traiter sur un PC.
Ces fonctions et le contrôle qui leur est attaché sont réalisés au niveau de la carte situé en
bas de la case électronique, où se trouvent deux microcontrôleurs.
a. Instant d’apogée
L’instant théorique Ta de l’apogée sera déterminé par les simulations que la partie
mécanique effectuera avec le logiciel Trajec, quand ils auront toutes les informations sur la fusée :
taille exacte, poids, etc. Il est important que la simulation soit fiable pour pouvoir régler
correctement les instants d’éjection du Ballon et d’ouverture du parachute.
Nous avons vu que nous avons aussi fait une expérience basée sur l’inclinométrie pour
déterminer l’instant d’apogée, de façon expérimentale, ce qui sera bien plus précis si l’expérience
réussit. Si l’apogée est effectivement détectée, un signal d’apogée sera envoyé aux deux
microcontrôleurs : par SPI pour le ballon et par le biais d’une liaison directe pour le parachute.
A partir de l’instant théorique d’apogée, nous établirons une fenêtre temporelle en dehors
de laquelle le Ballon ne pourra pas être éjecté, pour des raisons de sécurité.
- soit nous arrivons à détecter l’apogée grâce à notre expérience et que celle-ci a lieu
pendant l’ouverture de la fenêtre temporelle ci-dessus ; alors le Ballon sera éjecté à ce moment.
- soit ce n’est pas le cas, et alors l’éjection du Ballon sera forcée à la fin de la fenêtre
temporelle.
A partir de l’instant théorique d’apogée, nous établirons une fenêtre temporelle en dehors
de laquelle le parachute ne pourra pas s’ouvrir, pour des raisons de sécurité. On laissera un temps de
latence entre la possible éjection du Ballon et l’ouverture du parachute, évitant ainsi que le premier
s’accroche dans le deuxième.
- soit nous arrivons à détecter l’apogée grâce à notre expérience, à un instant T, et que
l’instant T + 1s se trouve dans la fenêtre temporelle ; alors le parachute s’ouvrira une seconde après
réception du signal d’apogée.
Le premier est situé au niveau de la case parachute et son action va permettre l’ouverture de
la porte de cette case contenant le parachute.
Les trois suivants se situent au niveau de la bague en tête du module propulseur. Ils
permettent d’assurer le gonflage du ballon et le largage du ballon.
Le signal de contrôle des servomoteurs est un signal PWM, géré nativement par nos
microcontrôleurs.
> 20 ms
Le cahier des charges demande que le séquenceur parachute soit isolé électriquement du
reste de la fusée, au cas où il y ait un problème dans le reste de l’électronique, pour que le parachute
se déploie quand même.
Pour ce faire, nous utilisons des optocoupleurs, composants électroniques qui permettent de
communiquer une tension entre l’entrée et la sortie sans qu’il y ait de contact électrique, de façon
optique. Nous en mettons sur toutes les pistes servant à la communication SPI entre le
microcontrôleur mère et le microcontrôleur séquenceur pour le parachute, et plus généralement sur
chaque piste reliée au reste de l’électronique.
Figure 62 : optocoupleur
f. Jack de déclenchement
Le signal de décollage est créé en utilisant une simple prise jack. Le côté femelle est accroché
à la fusée, et le côté mâle à la rampe de lancement. Quand la fusée décolle, la rupture du contact
électrique sera enregistrée par les deux microcontrôleurs séquenceurs qui commenceront alors leur
comptage. Ce signal de déclenchement sera aussi réceptionné par le microcontrôleur mère.
Fort de l’expérience acquise l’année dernière, nous avons engagé une nouvelle conception
de cartes électroniques pour la fusée Zeppelin. Cette conception s’est menée parallèlement aux tests
sur platine d’essais qui sont décrits dans la partie suivante.
Les outils utilisés sont similaires à ceux de l’année dernière, on utilise la suite Kicad qui
permet de réaliser les schémas des circuits électroniques, puis de créer les typons associés c’est-à-
dire la répartition réelle que vont avoir les composants et les pistes sur le circuit qui sera réalisé. Ils
sont consultables en annexes 11, 12 et 13.
Nous avons testé notre architecture sur des platines d’essais. Elle nous a permis de visualiser
les défauts et avoir des premiers retours sur les schémas électroniques que nous avons établis. Nous
avons donc testé certaines parties de l’architecture logicielle et notamment la liaison SPI, les liaisons
par optocoupleurs, les interruptions, etc. Comme nous avons axé notre démarche sur la
communication entre les microcontrôleurs, nous avons réalisé une platine de test constitué de deux
microcontrôleurs PIC18F252.
Il s’agit de la dernière étape avant la programmation. Les plans des pistes que nous avons
réalisés sous Kicad sont transférés par gravure sur des plaques d’epoxy recouvertes d’une fine
couche de cuivre sur chaque face. On obtient alors de pistes conductrices et des plans de masses (qui
assurent une protection des circuits électroniques contre les perturbations électromagnétiques).
C’est une étape critique parce qu’elle nécessite beaucoup de temps de débuggage. En effet,
des erreurs de conception peuvent apparaitre comme l’architecture n’a pu être testée que par blocs.
A cela s’ajoute tous les problèmes autour de la gravure : des pistes trop rapprochées peuvent se
relier, elles peuvent être coupées, etc. Le perçage et le soudage apporte aussi leur lot de difficultés :
pastilles arrachées, soudure qui relie plusieurs pistes entre elles, etc.
Etant donné les risques très élevés de défauts sur les cartes, nous fixons tous les composants
actifs qui sont les plus couteux sur un support. Ainsi, les premiers tests des cartes se font sans ces
composants pour limiter les risques.
Il est donc nécessaire de tester progressivement les cartes. D’abord, nous testons que tous
les plans de masse sont bien reliés entre eux et à la masse commune des batteries. Nous testons
ensuite toutes les alimentations. Par exemple, nous avions des court-circuits en sortie de régulateur
à cause de pistes mal gravées. Lorsque nous sommes sûrs que toutes les masses et toutes les
alimentations sont correctes, nous fixons les composants actifs sur leur support. En effet, ils ont
moins de chance de griller s’ils sont correctement alimentés.
A partir de ce moment, on teste que tous les signaux externes arrivent bien à destination en
programmant directement les microcontrôleurs avec des ordres simples. On rentre alors dans la
phase de programmation.
4. Programmation
Nous élaborons dans un premier temps des petits programmes de test qui nous permettent
de valider telle ou telle fonction : séquenceur, communication SPI, signal PWM, etc. Ensuite nous
testons ces programmes sur les microcontrôleurs sur platine de test. Une fois validés, nous pouvons
nous en servir pour développer des programmes plus longs qui seront à termes ce qui seront sur les
cartes électroniques finales.
Nous nous servons beaucoup de la fonction debug du compilateur qui permet d’exécuter les
programmes en pas à pas et de regarder les valeurs des variables dans le microncontrôleur.
La validation des programmes se fait aussi visuellement grâce aux LEDs ou à l’oscilloscope, et
des modifications sont faites sans cesse sur les programmes au fur et à mesure que les tests
avancent.
2. Lancement
Le décollage s’est bien passé mais à cause d’un problème de temporisation, le parachute
s’est ouvert beaucoup trop tard ce qui a provoqué son arrachement et la fusée a donc effectué un
vol ballistique. De plus, l’ouverture du parachute étant un élément sine qua non de la séparation du
bloc moteur, celle-ci n’a pas eu lieu et le ballon n’a donc pas été gonflé.
Nous n’avons pas pu récupérer la fusée mais nous avons quand même les résultats de la
télémesure, qui a fonctionné. Nous avons pu les dépouiller.
Ci-dessous, les résultats de la centrale inertielle et de la détection d’apogée. On voit que la détection
d’apogée a bien fonctionné : les signaux correspondant aux trois angles (roulis, lacet et tangage) sont
cohérents avec la théorie, et on voit bien une grosse variation aux alentours de 8 secondes après le
décollage, qui correspond à l’apogée.
D’ailleurs on voit que le signal d’apogée a bien été envoyé suite à ces variations brusques.
La valeur des angles est donnée en degrés par rapport à la fusée à l’horizontale.
Les pics qui surviennent régulièrement sur les valeurs des angles sont à priori dus à des erreurs de
communication entre la centrale inertielle et le microcontrôleur, ou des erreurs dues à la télémesure.
Aux alentours d’une seconde après le décollage, on a une variation brusque qui correspond à priori à
la fin de la poussée du moteur.
D’après la courbe montrant l’évolution du roulis (roll, première courbe), on voit que notre fusée ne
tournait presque pas sur elle-même, ce qui montre la bonne fabrication et la bonne fixation des
ailerons sur le fuselage.
On voit bien sur la troisième courbe la fusée qui s’incline petit à petit (elle suit la parabole) jusqu’à
l’apogée.
Conclusion
L’échec de notre expérience provient donc bien d’un mauvais calcul théorique de l’instant d’apogée,
puisque celui-ci a été calculé a environ 14s alors que l’instant d’apogée réel fut à environ 8s, instant
qui se trouvait hors de la fenêtre de sécurité et qui n’a donc pas déclenché l’ouverture du parachute,
ce qui a été fatidique pour la réussite de notre expérience.
Ce mauvais calcul d’instant théorique est probablement dû au fait que nous atteignons les limites du
logiciel Trajec avec une fusée assez lourde, et que nous avions oublié de prendre en compte une
petite batterie et quelques fils rajoutés à la dernière minute, qui ont pu faire la différence étant
donné la masse déjà importante.
Les conditions météo ont aussi pu influer sur l’écart à la théorie du vol de Zeppelin.
Pour ce qui est de l’organisation du groupe de travail, nous avons opté pour la séparation
habituelle entre l’électronique et la mécanique. Alexis Tantot et Lucas Glénat travaillent sur la partie
électronique (conception et réalisation des cartes, programmation) et Daria Burot, Aurélien Fresneau
et Etienne Hodille s’occupent de la partie mécanique. D’autres tâches plus spécifiques ont pu être
attribuées pendant l’année, comme par exemple la répartition sur les différentes cases, ou la
réalisation de certaines pièces (commande numérique, pièces en plastique, …). Cette répartition était
le plus souvent proposée par le chef de projet.
Pour la gestion du temps, nous avons établi un diagramme Gantt en début d’année,
consultable en annexe 3.
II. Budget
Les fonds utilisés par le projet proviennent de plusieurs sources. La majorité provient des
BQP obtenus l’année dernière et qui n’avaient pas été utilisés. Une partie des dépenses est prise en
charge par le BDE à travers la subvention que le club a reçue. L’électronique a été prise en charge par
le département EEA. Un budget plus détaillé est fourni en annexe 78.
III. Communication
Des plaquettes de communication ont été réalisées au début du projet pour le présenter. La
fusée sera montrée lors d’évènements tels que les soutenances de TFE ou autres occasions où un œil
extérieur à l’école est présent.
Pour la campagne de lancement nous avons prévu d’obtenir un kakemono pour présenter le
projet, notamment à l’occasion de la journée VIP où les élus locaux, ainsi que des gradés militaires et
des scientifiques du CNES viennent voir ce qui se fait comme projet.
Nous avons pensé qu’il pourrait être intéressant de développer une activité de sponsoring
auprès de fournisseurs (composants électroniques, matériaux brut) mais nous n’avons pas eu le
temps de nous y plonger étant donné la quantité de travail que nous avions à faire à 5.
Conclusion
Une deuxième année de travail sur une fusée expérimentale s’achève. Les objectifs que nous
nous étions fixés ont été plutôt bien atteints.
D’un point de vue technique, nous avons réalisé un travail de meilleure qualité que l’année
dernière, que ce soit pour l’électronique ou la structure mécanique. L’expérience que nous avons
acquise l’année dernière a vraiment été un plus et a été déterminante pour accomplir les défis que
nous nous étions lancés.
Annexes
Daria Burot
Aurélien Fresneau
Etienne Hodille
Alexis Tantot
Annexe 4 : Budget
DEPENSES CREDITS
ELECTRONIQUE
composants 225,95
lextronic 266,22
composants RS 444,29
composants RS 40,64
module GSM 75,65
servomoteurs + boitiers 135,17
servomoteurs 150,00
total 1337,92
DEPENSES PREVISIONNELLES
caméra 31,90
chargeur batteries 128,95
bouteille hélium 165,05
total 325,90
Le CNES et PLANETE SCIENCES qualifient de fusée expérimentale toute fusée vérifiant les
points suivants :
Elle est développée dans le cadre de clubs amateurs par une équipe projet qui
s’appuie sur une démarche expérimentale méthodique et sur une gestion de projet
rigoureuse.
Elle embarque une expérience, objectif principal du projet.
Elle est propulsée par un seul moteur, délivré par le CNES.
Sa conception doit permettre une mise en oeuvre et un lancement qui ne
transgressent pas les règles de sécurité.
Elle respecte le cahier des charges.
Dans ce cas, elle fait l’objet d’un suivi de la part de Planète Sciences dans le cadre décrit par
le cahier « Contrat moral ».
De plus, elle est lancée lors de la campagne nationale annuelle, après avoir passé avec succès
les contrôles finaux décrits par la suite.
2. La structure mécanique
Ici sont présentés les différents points d’exigence sur la tenue structurelle générale de la
fusée. Les critères évalués doivent être suffisamment simple pour que leur vérification soit faisable
par les clubs eux-mêmes, c’est pourquoi ils sont simplifiés. Il en découle des marges de sécurité
élevées.
DEROGATIONS : si le club pense pouvoir prouver que les critères pour son projet sont moins
restrictifs il doit faire une demande de dérogation au cahier des charges. Cette dérogation ne sera
donnée au club que s’il convainc PLANETE SCIENCES et les contrôleurs du bien fondé de sa demande.
Une flèche stable est garant 2) La flèche (voir figue 57) doit
d’une bonne intégrité de la être inférieure à 1 %, soit 10
structure et permet de rester millimètres par mètre.
dans le domaine de validité du
calcul de stabilité.
Aucun contrôle suffisamment 8) Les ailerons ou les fixations On vérifiera que la vitesse
simple ne permet de garantir la d’ailerons en matériaux maximale des fusées ayant des
résistance des ailerons composites sont interdits pour ailerons ou des fixations
composites au passage du les fusées dont la vitesse d’ailerons en matériaux
Mach. dépasse Mach 0.8, sauf composites est inférieure à
Pour des raisons de stabilité, il 9) Tous les éléments de la fusée La fusée sera secouée vivement
est important que le centre de doivent rester fixés durant de façon manuelle. Les masses
gravité ne soit pas trop modifié toute la durée du vol. importantes comme les
pendant le vol. Toutefois, le largage ou moteurs électriques devront
l’éjection d’éléments peut être résister à une force équivalente
envisagé dans le cadre d’une à 1.5 fois sa masse multipliée
expérience argumentée. par l’accélération maximale de
la fusée.
Contrôle de la flèche
3. Stabilité de la fusée
Ici sont définies toutes les règles de stabilité générales de la fusée, qui seront vérifiées à
l’aide des logiciel Stabilito et Trajecto fournis par Planète Sciences.
REGLES :
2) La finesse, définie par le rapport entre la longueur totale sans antenne et le plus grand
diamètre de la fusée, doit être comprise entre 10 et 35.
5) Le produit entre la portance et la marge statique doit être comprise entre 40 et 100.
CONTRÔLES :
La stabilité sera vérifiée à l’aide du logiciel de trajectographie de Planète Sciences. Seuls ses
résultats feront foi. Si la fusée n’est pas modélisable par ce logiciel, le club devra présenter un calcul
de stabilité dans le dossier de conception.
REGLES
1) La fusée doit être compatible avec au moins une des quatre rampes disponibles. Leurs
caractéristiques sont fournies.
3) Les zones devant être accessibles (interrupteurs, voyants…) doivent se trouver à ±20°.
4) D’éventuels éléments éjectés doivent se trouver dans une zone accessible autre que celle
de signalisation ou de mise en oeuvre.
5) La fusée doit être prévue pour être introduite horizontalement sur la rampe.
8) En rampe, le diamètre extérieur de la fusée devra être le même tout au long de la fusée
entre le bas du cône et le bas du moteur.
10) Le goujon du moteur sera vissé sur la plaque de poussée. Il ne devrai supporter aucun
effort dû à la propulsion.
11) Les impératifs spécifiques à chaque propulseur, décrits dans le cahier propulseur, devront
être respectés.
12) Les fusées équipées d’un rétreint à l’arrière du moteur doivent laisser une zone
d’accessibilité de diamètre supérieure à quatre-vingt millimètres derrière la tuyère afin que le
pyrotechnicien puisse facilement mettre en place la canne d’allumage.
CONTRÔLES :
5. Le système de récupération
e. Le ralentisseur
𝑜𝑚 𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑢𝑠𝑝𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠
(coefficient de sécurité de 2, et
on considère que seulement la
moitié des suspentes travaillent
à l’ouverture parachute).
· sangle, émerillon, fixation à la
fusée : ils doivent supporter
une force de 2 * F (coefficient
de sécurité de 2).
Un anneau anti-torche est un 2) Dans le cas de l’utilisation Vérification de la présence d’un
anneau dans lequel passe d’un parachute, celui-ci doit anneau anti-torche ou d’un
chacune des suspentes, et qui être équipé d’un anneau anti- émerillon.
leur évite de s’emmêler en les torche (figure xx).
maintenant écartées. Cet
anneau permet de tendre
toutes les suspentes, ce qui
rend plus efficace l’émerillon et
Anneau anti-torche
FEUILLE DE POURCENTAGE
2010-2011
Date de mise à
Nom du Projet Zeppelin jour
Pourcentage 36
Type de projet FUSEX atteint %
Tous les documents dont il est question ici sont des documents internes au projet. Les
fiches Planète-Sciences n'en font pas partie
Pour remplir cette fiche, mettre un 'x' dans les cases (ou un chiffre quand c'est demandé)
8,87 1
Définition d'expérience Total 5 / 0
Commentaire
s:
10
0 50 0
% % %
Rappel
:
Partiel
NON
OUI
atio
Jus
NO
tific
N
n
c
Ma Ré
Il existe un doc consignant pour le … x. el Exemple :
Variation des angles - Paramètre =
…paramètre 1: (3 axes) Altitude
0,2
0,2 5 - D de Variation :
Domaine de variation x 5% % 0m 750m
0,2
0,2 5 - Précision :
Précision attendue x 5% % ± 3m
0,2
Grandeur effectivement 0,2 5 - Mesure : Press°
mesurée x 5% % Atmosphérique
0,2
Formule de conversion 0,2 5 - Altitude (m) =
(Mesure > Paramètre) x 5% % 3,14 x P (en Pa)
0,0
Evaluation des erreurs de 0,2 0 - Erreur : ±
mesures x 5% % 1,414Pa soit 4,4m
0,2
0,2 5 - Méthode : 6 pts
Méthode d'étalonnage x 5% % au manomètre
mesures 5% 0
%
0,1
0,2 9
Méthode d'étalonnage x 5% %
…paramètre 5:
Domaine de variation
Precisison attendue
Grandeur effectivement
mesurée
Formule de conversion (Mesure
> Paramètre)
Evaluation des erreurs de
mesures
Méthode d'étalonnage
…paramètre 6:
Domaine de variation
Precisison attendue
Grandeur effectivement
mesurée
Formule de conversion (Mesure
> Paramètre)
Evaluation des erreurs de
mesures
Méthode d'étalonnage
4,8
6,0 8
Total : 0% %
Mécaniqu 1
e Total : 0 / 5
Commentaire
s:
Réalisée
Intégrée
Non fait
Ma Ré
x. el
Nom bague 1: plaque de poussée x
bagues séparation
Nom bague 2: bloc-moteur x
bagues éléments
Nom bague 3: pneumatiques (ballon) x
bague de connexion
Nom bague 4: inter-cases x
bagues propu
Nom bague 5: (centrage et retenue) x
Nom bague 6: bague de coiffe x
4,0
Total : 0%
10
0 75 0
% % %
Rappel
OUI tout
:
Partiel
NON
OUI
Ma Ré - Principale : mon
x. el projet n'a pas
3,0
4,0 0 lieu d'être
L'ogive est-elle réalisée ? x 0% % sans.
2,0
Les pièces de structure interne sont-elles réalisées 2,0 0 - Secondaire :
? x 0% % non vital au projet
2,0
2,0 0
Les peaux sont-elles réalisées ? x 0% %
7,0
8,0 0
Total : 0% %
10
0 25 0
% % %
testable
Ma Ré
NOK
Pas
OK
x. el
Résultat de la compatibilité
propulseur x
0,0
3,0 0
Total : 0% %
Expérien 1
ce Total : 10 / 6
Commentaire
s:
Combien de carte élec comporte le projet (hors
séquenceur) : 2
10
0 50 0
Rappel
% % % :
Carte Réalisée
"Doc. Minimale" =
Carte Testée
Non fait
impression de
Ma Ré - Schéma
x. el électrique
3,0
Carte 3,0 0
élec 1: Carte Alim x 0% % - Routage
3,0 - Plan
Carte 3,0 0 d'implantat° des
élec 2: Carte expérience x 0% % compo
Carte dans la version de la
élec 3: carte actuelle
Carte
élec 4:
Carte
élec 5:
Carte
élec 6:
6,0
6,0 0
Total : 0% %
10
0 75 0
% % %
Partiel
NON
OUI
Il existe un Ma Ré
… x. el
3,0
3,0 0
… plan de cablage général de toutes les cartes x 0% %
1,0
… plan précisant l'intégration électronique / 1,0 0
mécanique x 0% %
4,0
4,0 0
Total : 0% %
Etalonnage des capteurs …
Combien de capteurs comporte le
projet : 3
10
0 75 0
Rappel
% % % :
"Doc. Minimale" =
Non Etalonné
Etalonné
Etalonné
impression de
≤3 pts
≥3 pts
Ma Ré - Schéma
x. el électrique
0,0
2,0 0
Capteur 1: x 0% % - Routage
0,0 - Plan
2,0 0 d'implantat° des
Capteur 2: x 0% % compo
0,0
2,0 0 dans la version de la
Capteur 3: x 0% % carte actuelle
Capteur 4:
Capteur 5:
Capteur 6:
0,0
6,0 0
Total : 0% %
1
Télémesure / Stockage Total : 0 / 2
Commentaire
s:
NON
OUI
Le projet comporte …
… une télémesure x
… une sauvegarde des données installée dans la
fusée x
10
0 25 0
% % %
Test - NOK
impossible
Test - OK
Ma Ré
Démo
x. el
Pour la télémesure …
Démonstration de [codage / émission / réception /
décodage] x
0,0
0
Total : 6% %
10
0 25 0
% % %
Test - NOK
impossible
Test - OK
Ma Ré
Démo
x. el
Pour le stockage …
Démonstration de [codage / émission / réception /
décodage] x
0,0
0
Total : 6% %
Stabilité Total : 5 / 8
Comme
ntaires
:
10
0 50 0
% % %
Valeu
Pas calculé
r
NOK
OK
(0 si Critère
pas
Ma Ré
calculé) x. el
1,0
1,0 0
-1
Vitesse de sortie de rampe : 25,5 ≥ 20 m.s x 0% %
Finesse : 16,7 10 ≤ Cf ≤ x 1,0 1,0
35 0% 0
%
1,0
10 ≤ Cn ≤ 1,0 0
Portance : 15,7 40 x 0% %
1,0
2 ≤ Ms ≤ 1,0 0
Marge Statique : 5,08 6 x 0% %
40 < 1,0
79,75 MsxCn (< 1,0 0
Produit Ms x Cn : 6 100) x 0% %
5,0
5,0 0
Total : 0% %
10
0 50 0
% % %
Réalisés
Non fait
Ma Ré
Fixés
x. el
Avancement des ailerons … 0
0,0
3,0 0
Total : 0% %
Séquence 2
ur Total : 7,5 / 0
Commentaire
s:
10
0 50 0
demande de dérog
% % % pour la vitesse de
descente: 5m/s
Réalisé
Intégré
Plan
Ma Ré Rappel
Etat d'avancement de/du … x. el :
1,5
… toutes les pièces mécaniques relatives au 3,0 0 Intégrat° parachute
système d'ouverture x 0% % = compatibilité
1,0
… 2,0 0 avec la case
parachute x 0% % parachute.
2,5
5,0 0
Total : 0% %
10
0 50 0
% % %
Non fait
soudée
Ma Ré
testée
Carte
Carte
x. el
La minuterie est au stade … x
5,0
5,0 0
Total : 0% %
10
0 50 0
% % %
Ma Ré Rappel
1 fois
3 fois
NOK
OK
OK
x. el :
Test totalement intégré du système de Ce test comprend
récupération x Jack / Accéléro
10, 0,0
00 0 jusqu'à la sortie du
Total : % % parachute
Marche dans
Marche sur
carte finale
Non fait
la fusex
Ma Ré
Etat d'avancement du programme pour
x. el
…
0,9
Nom microcontrolleur 1 1,2 0
: séquenceur x 0% %
0,9
Nom microcontrolleur 2 1,2 0
: état x 0% %
0,9
Nom microcontrolleur 3 1,2 0
: général x 0% %
0,9
Nom microcontrolleur 4 libération 1,2 0
: ballon x 0% %
0,9
Nom microcontrolleur 5 1,2 0
: mesure ballon x 0% %
Nom microcontrolleur 6 :
4,5
6,0 0
Total : 0% %
1
Général Total : 0 / 3
10
0 50 0
% % %
Partiel
Ma Ré
NON
OUI
x. el
4,0
4,0 0 Rappel
Le cablage inter-cartes est-il réalisé ? x 0% % :
0,0
La fusée fonctionne-t-elle avec sa source d'energie 5,0 0 Compatibilité
finale (Piles …) x 0% % rampe = jack, inter,
La compatibilité rampe est-elle bonne 2,0 Ailerons ….
? 0%
0,0
2,0 0
Existe-il un document de chronologie avant le vol ? x 0% %
13,
00
Total : %
b. Module de séparation
c. Système pneumatique
d. Case parachute
c. Case électronique
f. Coiffe
Le but du parachute est de ralentir la fusée avant l’atterrissage afin de la récupérer en bon
état. On considère en général qu’une bonne vitesse au sol est inférieure à 15 m/s. Toutefois, le cahier
des charges de Planète Sciences impose une autre condition : afin que les conditions
météorologiques n’influent pas sur le lieu d’atterrissage, il faut que la vitesse au sol soit
suffisamment importante pour que la fusée ne soit pas emportée par le vent. On doit donc prévoir
une vitesse à l’atterrissage supérieure à 8 m/s. Habituellement, on prévoit pour cette vitesse une
valeur de l’ordre de 10 m/s.
Surface du parachute
Planète Sciences a mis à notre disposition une notice technique permettant de dimensionner
le parachute correctement par rapport à la masse de la fusée. Pour cela, il est nécessaire de
connaitre la masse M de la fusée avec un propulseur vide, sa vitesse au sol théorique 𝑉𝑑, et la masse
volumique ρ de l’air à l’altitude où le parachute sera ouvert. On en déduit la surface nécessaire du
parachute via la formule :
𝑔
𝑆
𝑉
Nombre de suspentes
Les suspentes doivent résister au choc subi à l’ouverture. Pour cela, il faut calculer la force
maximale exercée par la fusée sur le parachute ouvert. L’expression de cette force est donnée dans
la notice :
𝑆 𝑉
Pour déterminer la force exercée sur chaque suspente, on a utilisé les résultats de la fusée
Léviathan réalisée par la promotion 2011. Connaissant la masse de la fusée, les dimensions du
parachute et en considérant que seul 75% des suspentes étaient sollicitées à l’ouverture (car leurs
longueurs sont différentes), on calcule la force supportée par chaque suspente qui est de 467,2
Newtons. On en déduit alors le nombre de suspentes nécessaires au minimum.
Forme du parachute
Dans notre cas, nous souhaitions que le parachute soit capable de résister à l'effort
important exercé lors du déploiement. De plus, le cahier des charges de Planète Sciences nous oblige
à réduire considérablement la vitesse de la fusée. Un parachute de type hémisphérique serait donc la
meilleure solution pour garantir une descente sécurisée de notre fusée.
L’émerillon est placé entre les suspentes et la corde qui attache le parachute à la fusée. Il
empêche le parachute de s’enrouler autour des suspentes et de se refermer.
Anneau anti-torche
L’anneau anti-torche est quant à lui placé sur les suspentes, vers leur extrémité basse (figure
xx). Il permet de garder les suspentes bien séparées à l’ouverture du parachute, évitant ainsi qu’elles
ne s’emmêlent (on dit alors que le parachute part en torche).
Pour cette partie de la fusée, nous avons suivi les recommandations habituelles de Planètes
Sciences, avec une vitesse à l’arrivée au sol de l’ordre de 10 m/s. On a obtenu qu’il nous faut un
parachute de surface 0,58 m². La force exercée alors par la case sur le parachute est de 870 N. Il nous
faut donc au minimum deux suspentes.
Lorsque cet alignement est rompu, la fusée est dite en incidence. L'angle que fait alors l'axe
longitudinal de la fusée avec le vent relatif est l'angle d'incidence.
Lorsque cet alignement est rompu, la fusée est dite en incidence. L'angle que fait alors l'axe
longitudinal de la fusée avec le vent relatif est l'angle d'incidence.
En d'autres termes, si, pour une quelconque cause, la fusée se met en incidence, elle
retrouvera sa position initiale (axe longitudinal aligné avec le vent relatif) si elle est stable.
Conditions de stabilité :
La marge statique doit être comprise entre 1 et 3 calibres (le calibre vaut un
diamètre de fusée).
Chaque aileron doit avoir une envergure comprise entre 1 et 2 calibres, une hauteur
comprise entre 1 et 3 calibres, le nombre minimal d'ailerons étant de trois.
Préambule
Notre fusée expérimentale comportant un système pneumatique haute pression, Planète
Sciences et le CNES, en particulier les personnes qui seront amenées à évoluer autour de la fusée
(contrôleurs, pyrotechniciens), demandent la construction d’un dossier de sécurité. Pour des raisons
de sécurité et d’assurance, il faut en effet démontrer que des mesures ont été prises pour minimiser
les risques d’accident.
Le présent dossier listera point par point les éléments du système et informera le lecteur sur
leur utilité, leur fonctionnement et sur les démarches mises en œuvres pour respecter le cahier des
charges (dont une partie reprend les points du cahier des charges Fusex), comme par exemple les
certifications haute pression ou la prise en compte de coefficients de sécurité généreux.
Enfin, nous avons rédigé ce dossier de sécurité en nous appuyant sur celui de la fusée Iness,
projet du club de l’INSA de Lyon (CLES-FACIL). En effet celui-ci avait été fort apprécié à l’époque, et
s’en servir de support nous a été conseillé par Planète Sciences.
I. Descriptif du système
Le système pneumatique de Zeppelin a pour but de gonfler un ballon à l’hélium pendant le
vol et de séparer ce ballon du reste de la fusée. Il est composé essentiellement :
- d’un système de déconnexion pour que le ballon puisse se séparer du reste de la fusée
Tous les éléments vont être décrits par la suite. Nous distinguerons une partie haute pression
et une partie basse pression, car celles-ci ne répondent pas aux mêmes exigences.
SECU 9 : Les gaz comprimés utilisés comme source d’énergie ou comme vecteur d’énergie
doivent être ininflammables.
Le gaz que nous utilisons est de l’hélium, gaz rare, ininflammable et particulièrement
inerte (moins dangereux que de l’air comprimé par exemple).
SECU10 : Les réservoirs de gaz comprimés doivent être équipés d’une purge permettant de
les vidanger indépendamment du fonctionnement du système qu’ils alimentent.
SECU12 : Le matériel au sol de remplissage des réservoirs de gaz comprimés doit être
équipé au minimum soit d’une mesure de pression permettant de contrôler la pression de
gonflage, soit d’une valve de sécurité, tarée au plus à 1,5 fois la pression de fonctionnement. A
l’exception d’une conception telle que la pression maximale produite soit toujours inférieure à 1,5
fois la pression de fonctionnement.
La bouteille tampon d’hélium utilisée pour remplir la bouteille embarquée est à une
pression de 200bars. Le système de remplissage du réservoir embarqué dispose d’un manomètre et
d’une valve de sécurité. De plus il est prévu pour fonctionner à une pression nominale de 300bars, ce
qui rajoute une marge de sécurité. Le réservoir embarqué dispose également d’un manomètre afin
que chacun puisse vérifier l’état du réservoir à tout moment.
SECU13 : Les systèmes pneumatiques doivent avoir une autonomie de 2 heures minimum.
La mise en pression ou en dépression ne peut se faire sur rampe pour des raisons de temps.
Nous avons testé notre système pneumatique pour s’assurer de son autonomie.
Principalement nous avons mis en évidence l’absence de fuites en laissant pendant plusieurs heures
le système sous pression. Ce test était particulièrement important en raison de l’utilisation d’hélium,
gaz dont les molécules sont plus petites que pour l’air par exemple et qui s’échappe plus facilement
de son contenant.
Pour ce qui est de la mise en pression, elle se fera au choix au R3, en tente club ou devant la
rampe selon ce qui nous sera demandé par l’équipe encadrant les opérations. Notre fusée est
modulaire et ainsi la case où se situe le réservoir est facilement détachable du reste ce qui facilite le
remplissage.
Notre système pneumatique sert à gonfler le ballon, celui-ci est ensuite détaché de la
fusée avec sa nacelle, mais aucun élément n’est éjecté hors de la fusée.
- Détendeur
- Système de remplissage
- Volume : 1,1L
- Masse : 0,75kg
Cette bouteille répond aux exigences du secteur du Paintball, à savoir légèreté et grande
résistance étant donné l’utilisation qui en est faite. Elle est réalisée en matériau composite. Le
certificat de conformité ainsi que de plus amples spécifications sont fournis en annexe de ce dossier.
C’est cette même bouteille qui avait été utilisée dans le projet Iness.
Etant initialement prévue pour contenir de l’air comprimé et non pas de l’hélium, il nous a
fallu nous assurer qu’elle était bien étanche à ce gaz. Nous avons donc mesuré l’évolution de sa
masse au fil des jours après un remplissage complet. Au bout d’une semaine aucune différence
n’était constatée.
La bouteille est maintenue par-dessous et par-dessus par deux bagues conçues pour épouser
la forme du réservoir. Ainsi, en rajoutant des cales pour la bloquer en rotation, elle est parfaitement
bien maintenue dans sa case indépendante, et ne risque pas de se cogner contre le métal ou le
plastique pendant le vol, ce qui pourrait endommager sa structure.
III.2. Détendeur
bouteille d’air comprimé, nous avons introduit un raccord (commandé dans un magasin de matériel
de plongée) entre le système de remplissage et la bouteille tampon d’hélium.
La bouteille tampon utilisée est fournie par Air Liquide. Celle-ci doit être transportée verticale
et il est recommandé de l’attacher à l’aide d’une sangle ou d’une chaîne quand cela est possible.
- Ballon
La pression de 50 bars a été choisie pour pouvoir gonfler rapidement le ballon (l’opération
doit se faire en vol donc rapidement).
IV. 1. Tuyauterie
Les éléments de tuyauterie utilisés pour relier les différents éléments entre eux sont :
- Soit des éléments du secteur du Paintball, donc certifiés pour les pressions mises en jeu
- Soit des éléments achetés en concertation avec une personne de chez Faure automatisme,
spécialiste des systèmes pneumatiques sur Lyon.
Les éléments concernés sont les tuyaux plastique en PFA, les raccords tuyau/tuyau et
tuyau/vanne et autres petites pièces.
La vanne de purge manuelle utilisée est une vanne haute pression H-800S-SS-L-1/4-T
de la marque Ham-Let. C’est une vanne 3 voies, qui permet le passage de l’hélium vers le système
aval dans une position et la purge dans l’autre position.
La commande est réalisée par un servomoteur qui l’actionnera au moment opportun. Nous
avons choisi le servomoteur (Hitec HS-985-MG) pour qu’il puisse exercer un couple suffisant pour
ouvrir la vanne quand le système est sous pression.
La vanne est une vanne haute pression H-700-SS-L-1/4-T-LD de chez Ham-Let. C’est une
simple vanne deux voies.
IV.6. Ballon
L’enveloppe utilisée est une enveloppe en Mylar (aluminium) de type ballon de fête
foraine. Le ballon, en forme de dirigeable, dispose d’un système anti-retour pour qu’il ne se dégonfle
pas une fois séparé du reste de la fusée. Ce ballon sera de couleur argentée pour qu’il soit plus
facilement repérable dans le ciel.
Nous avons fait plusieurs gonflages du ballon pour vérifier qu’il résistait bien à un gonflage à
50 bars. Même si la pression est élevée le débit reste faible vu le diamètre du tuyau, ainsi le souffle
appliqué à l’enveloppe n’est pas trop important . Bien entendu le gonflage se fait à 50 bar mais la
pression à l’intérieur du ballon est égale à la pression atmosphérique à tout instant (détente).
Le ballon, prévu pour être gonflé à l’hélium, est d’une bonne étanchéité. Il est resté en l’air
plusieurs jours après gonflage. Il est conçu pour rester bien gonflé pendant plusieurs semaines. De
toute façon notre expérience impose une descente au sol rapide, ce facteur n’intervient donc pas ici.
Etant donnée la pression mise en jeu et les efforts qu’elle implique sur les éléments
du système, nous avons veillé à fixer solidement chaque composant. Nous avons réalisé des cales en
aluminium sur mesure pour les éléments concernés, cales que nous avons vissées sur la bague dite
« bague pneumatique ».
Pour ce qui est du raccordement des éléments entre eux, nous avons suivi les
conseils du représentant de Faure automatisme pour le serrage et autres opérations (téflon pour la
jointure par exmple).
V. Mise en œuvre
Dans cette section nous allons présenter dans un premier temps notre méthode de
remplissage de la bouteille embarquée, puis certains éléments de chronologie.
Cette procédure est la même que la bouteille embarquée soit vide ou partiellement vide. La
procédure ne peut se faire qu’avec la case bouteille préalablement séparée du reste de la fusée. On
effectuera si possible le remplissage en extérieur, avec la bouteille tampon attachée.
- La vanne manuelle qui sépare la sortie du détendeur au reste du système ne sera ouverte
qu’une fois la fusée mise en rampe.
- La vanne commandée restera ouverte même après la séparation du ballon, afin qu’il ne
reste plus d’hélium dans la bouteille à l’atterrissage, pour sécuriser la récupération.
Une fois la fusée en rampe et l’électronique embarquée de la fusée mise sous tension, des
interrupteurs permettront à tout moment (même si le jack est arraché par inadvertance) d’actionner
les servomoteurs du système. Des leds permettront à tout moment de connaître l’état de ces
servomoteurs.
Dans un but de sécurisation du système, un signal sonore sera émis avant toute action des
servomoteurs du système pneumatique (ouverture de la vanne commandée et séparation du ballon,
ainsi que séparation du bloc moteur), pour laisser le temps au personnes à côté d’intervenir si jamais
l’action des servomoteurs n’est pas désirée.
Annexes :
- Datasheet bouteille
Remarque : à part pour la bouteille embarquée, il n’a pas été possible d’obtenir des datasheets et
certificats pour le matériel de paintball utilisé (détendeur, vanne de coupure et système, système de
remplissage et système quick-disconnect). Néanmoins étant vendus au grand public par des
établissements français, tous ces équipements se doivent de respecter la norme PI, norme française
en usage pour les équipements sous pression transportables.