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Inflation et Croissance Économique : Analyse

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INTERNATIONAL JOURNAL OF RESEARCH IN ECONOMICS AND FINANCE, 2024,

Vol. 1, No. 4, 77-101


Inflation et croissance économique : Une revue de littérature
Inflation and economic growth: A literature review

Youssef EL GHRABLI
Department of Economics and Management, Faculty of Economics and Management,
Laboratory of Economics and Management of Organizations (LEMO), Ibn Tofail University
Kénitra, Morocco
Atman DKHISSI
Department of Economics and Management, Faculty of Economics and Management,
Laboratory of Economics and Management of Organizations (LEMO), Ibn Tofail University
Kénitra, Morocco
Abstract. Cette revue de littérature examine la relation complexe entre l'inflation et la
croissance économique, un enjeu majeur en macroéconomie aux répercussions cruciales pour
les politiques publiques. En explorant les approches théoriques classiques, néoclassiques, et
keynésiennes, l’étude révèle comment l’inflation, selon son niveau, peut soutenir la demande
et encourager l'investissement à court terme, ou, à l'inverse, freiner la croissance par des
distorsions de marché et une perte de pouvoir d'achat. S'appuyant sur des analyses empiriques
de régressions non linéaires, de modèles de panel dynamique et de séries temporelles, la revue
identifie des seuils d’inflation critiques, au-delà desquels ses effets deviennent négatifs pour la
croissance. L’accent est également mis sur l’incertitude inflationniste, un élément déterminant
qui limite les investissements à long terme et accentue l'instabilité économique. En définitive,
cette synthèse offre des perspectives pour une gestion monétaire flexible et contextuelle, visant
à optimiser la croissance tout en préservant la stabilité économique des différents pays.
Mots clés : Inflation ; Croissance économique ; Revue de littérature.
Abstract. This literature review explores the intricate relationship between inflation and
economic growth, a critical issue in macroeconomics with profound implications for public
policy. By exploring classical, neoclassical and Keynesian growth theories, the study
demonstrates how inflation, depending on its level, can either boost demand and foster short-
term investment or impede growth through market distortions and eroded purchasing power.
Leveraging empirical analyses, including nonlinear regressions, dynamic panel models, and
time series approaches, this review identifies critical inflation thresholds beyond which its
impact turns adverse for growth. The study also emphasizes inflation uncertainty as a key factor
that constrains long-term investment and heightens economic volatility. Ultimately, this
synthesis offers insights for adaptable, context-aware monetary policies aimed at optimizing
growth while preserving economic stability across diverse national contexts.
Keywords: Inflation; Economic growth; Literature review.

1. Introduction
L'interaction entre l'inflation et la croissance économique demeure un des thèmes les plus
débattus en macroéconomie, avec des implications importantes pour les décideurs politiques,
les institutions financières et les chercheurs. Au cœur de cette discussion, l'inflation – définie
comme une hausse généralisée des prix des biens et services – est perçue de manière
ambivalente. D’une part, elle peut dynamiser l'économie en favorisant la demande globale et
en réduisant le coût réel des emprunts ; d’autre part, une inflation excessive est souvent associée
à l'érosion du pouvoir d'achat, à des distorsions de marché, et à des pressions sur la stabilité
économique. L’intérêt de ce papier est de proposer une meilleure compréhension de cette

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interaction, cruciale pour formuler des politiques économiques efficaces, favoriser un
développement soutenu et stabiliser les économies en période d’incertitude.
Cet article propose une analyse de la littérature théorique et empirique pour explorer comment
différents niveaux d'inflation influencent la croissance économique dans des contextes variés.
En mobilisant des perspectives classiques, néoclassiques, monétaristes keynésiennes, et de la
Nouvelle macroéconomie classique (NMC), l’étude met en évidence la diversité des
interprétations et des recommandations en matière de politique monétaire. Les approches
libérales postulent généralement une relation négative entre l’inflation et la croissance, arguant
que l’inflation perturbe l’efficacité du marché.
Ainsi, l’indépendance des Banques Centrales est considérée par les libéraux comme M.
Friedman comme une condition de leur crédibilité. Cela évite qu’elles ne soient à la merci de
politiques discrétionnaires selon les besoins des Etats. Cela peut concerner les politiques
monétaires expansives mais aussi les politiques monétaires d’accompagnement de l’expansion
budgétaire. Ainsi, la Banque Centrale indépendante est-elle moins favorable à un
développement de l’inflation, c’est ce qu’ont montré Barro et Gordon (1983). Toutefois le sens
de la causalité peut être discuté : les pays les moins inflationnistes peuvent être les plus rapides
à développer l’indépendance de leur BC. De plus les politiques de désinflation menées dans les
années 1980 ont pu être efficaces contre l’inflation sans que les BC soient indépendantes.
Dans le cadre monétaire la règle doit garantir la crédibilité. Celle-ci repose aussi sur la
transparence de la communication des Banques Centrales. Mais cette communication doit être
suivie d’effets et s’inscrire dans le long terme. L’incohérence temporelle développée par les
économistes de la NMC Kydland et Prescott (1977) existe quand les Banques Centrales
faillissent à leurs engagements. Dans ce cas les agents n’ont plus confiance dans les objectifs
affichés et sont tentés d’entamer des négociations, par exemple autour des salaires, qui auront
des effets inflationnistes. On peut faire un parallèle avec les politiques d’amnistie post-
électorales qui encouragent les agents à l’imprudence.
En revanche, les théoriciens keynésiens soulignent que l'inflation peut, à certains seuils, jouer
un rôle positif en soutenant la demande et en stimulant les investissements. Les keynésiens ont
axé l’analyse sur le rôle joué par l’Etat qu’ils définissent comme étant providence. Le chef de
file, J.M Keynes (1936), fait de la politique interventionniste de l’Etat un gage de réalisation de
la croissance économique. Une politique monétaire expansionniste peut voir ses effets se
transmettre à travers différents canaux, tels que le taux d’intérêt, le crédit, le prix des actifs, etc.
Les politiques monétaire et budgétaire prennent toute leur importance pour devenir sans
conteste la clef de voûte de la prospérité économique à laquelle tout décideur public aspire.
Après les ravages de la guerre, et sous l’impulsion des idées keynésiennes le monde se lance
dans une période de reconstruction économique.
Pour clarifier les concepts dans la littérature et examiner la manière dont la recherche est menée
sur le sujet, une ébauche d'un examen de la portée (scoping review) a été réalisée, susceptible
de servir de précurseur à une revue systématique. Ainsi, la méthodologie employée pour cette
revue repose sur une sélection rigoureuse d'études couvrant un large éventail de contextes
économiques et de périodes historiques. En analysant des études empiriques de séries
chronologiques, de panel dynamique, et de modèles à seuil, cette revue cherche à identifier les
seuils d'inflation critiques au-delà desquels l’inflation passe d’un stimulant économique
potentiel à un frein pour la croissance. Elle met également en avant l'importance de l'incertitude
inflationniste comme variable cruciale, dont l’impact diffère souvent selon le niveau de
développement économique et les spécificités institutionnelles de chaque pays.
Ainsi, cette revue se distingue par son originalité et apporte une contribution significative en
présentant une analyse comparative des différents contextes où l’inflation peut agir de manière

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positive ou négative sur la croissance. En confrontant les conclusions des modèles théoriques
aux résultats empiriques observés, elle offre une perspective nuancée qui pourra servir de guide
pour les décideurs publics et les chercheurs. En définitive, cette étude cherche à clarifier les
mécanismes par lesquels l'inflation influence la croissance économique et à définir des seuils
d'inflation optimaux selon les caractéristiques spécifiques des économies considérées, en
intégrant des spécificités régionales et temporelles souvent négligées.
Les méthodes empiriques mobilisées dans cette revue incluent des analyses de séries
temporelles, des modèles de panel dynamique, ainsi que des modèles de régression non linéaire
et à seuil. Les analyses de séries temporelles permettent d’observer les fluctuations de l'inflation
et de la croissance dans une même économie sur une longue période, offrant une vision
approfondie des dynamiques économiques internes et des effets de court et de long termes. Les
modèles de panel dynamique et les régressions à seuil apportent une dimension comparative
cruciale, permettant d’étudier les différences régionales et de déterminer des niveaux d’inflation
tolérables pour la croissance selon le type d'économie. Enfin, cette revue accorde une attention
particulière à l'incertitude inflationniste, souvent négligée, mais qui, selon des études récentes,
joue un rôle clé dans la réticence des investisseurs et la volatilité économique.
Cette revue suit la structure suivante : la première section présente l’introduction de l’article
suivie de la méthodologie adoptée pour l’élaboration de l’étude. Le cadre théorique, objet de la
troisième section, présente les conclusions des principales écoles de pensée économiques. La
section suivante, intitulée « Revue empirique », propose un examen des principales études
empiriques en rapport avec notre sujet. La cinquième section propose une discussion des
principaux constats dégagés par notre étude, suivie d’une conclusion et en annexe, un résumé
de la littérature sur l’inflation et la croissance économique.

2. Méthodologie
L’étude de la relation entre l’inflation et la croissance économique, repose sur une méthodologie
rigoureuse dont les étapes clés sont les suivantes :
- Sélection des études : Trois bases de données pertinentes, que sont Scopus, Web of Science
et Springer ont été consultées pour étudier le sujet pendant les périodes susmentionnées. Le
critère principal de sélection utilisé est le nombre de citations sur les différentes bases
d’indexation. En annexe 34 articles ont été retenus. Nous avons délibérément écarté les
articles provenant de bases de données moins reconnues ou non académiques. Pour ce faire,
nous avons opté pour une recherche par mots-clés. Nous n’avons retenu que les études
abordant explicitement les termes « inflation » et « croissance économique » (bien en
français qu’en anglais).
- Étendue géographique et délimitation temporelle : La revue inclut des études couvrant un
large éventail de régions (Amérique du Nord, Europe, Afrique, Asie, et Amérique latine) et
des périodes historiques allant des années 1960 (voire 1950) à 2024. Environ 15% des
études abordent en partie ou traitent de l’économie marocaine. Ce pourcentage augmente à
près de 70% si nous incluons les économies des pays en développement. Cela permet
d’observer la relation inflation-croissance dans des contextes économiques variés et à
différentes étapes de développement économique. La prise en compte des crises
inflationnistes et des périodes de récession a également été importante pour comprendre les
variations à court et à long terme dans cette relation.
- Synthèse et rédaction : L'articulation de la rédaction autour des périodes clés mentionnées
précédemment a été rendue possible grâce à l'analyse des articles sélectionnés et de la
littérature grise.

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3. Cadre Théorique
La relation entre l'inflation et la croissance économique a été étudiée en profondeur par
plusieurs écoles de pensée économique, chacune proposant des explications et des implications
différentes.
a. Perspective classique et néoclassique : l'inflation comme entrave à la croissance
économique
Les économistes classiques, tels qu'Adam Smith et David Ricardo, ont jeté les bases de la
pensée économique moderne, soulignant l'importance de l'efficacité des marchés et du rôle
limité de l'État dans l'économie. L’inflation, causée par une augmentation de la quantité de
monnaie en circulation, entraîne une hausse artificielle des prix qui fausse la valeur réelle des
biens et services (Smith 1776). David Ricardo dans ces Principes de l’économie politique et de
l’impôt (1817) partage la même pensée en insistant sur le fait que cette augmentation des prix
n’augmente en rien les richesses réelles du pays et n’ajoute par conséquent rien à la croissance.
Selon eux, l'inflation perturbe les signaux de prix ce qui conduit à une mauvaise allocation des
ressources et freine la croissance économique à long terme.
Cette perspective est renforcée par les théoriciens néoclassiques. L’économiste et partisan de
l’école autrichienne Friedrich Hayek (1931) qualifie l’inflation de « forme subtile de taxation
qui perturbe les signaux du marché. Il considère que les consommateurs, face à des prix faussés
par l’inflation, n’arrivent plus prendre décisions économiques rationnelles ce qui finit par
réduire la croissance. Alfred Marshall et Arthur Cecil Pigou, qui ont développé la théorie de la
quantité de monnaie, affirmant que l'inflation est essentiellement un phénomène monétaire.
L’économie de marché qui a pour principal rôle une allocation efficace des ressources, trouve
sa principale fonction paralysée par l’inflation qui fausse les incitations économiques (Marshall
1890).
Milton Friedman (1968), l'un des principaux représentants du monétarisme (un sous-groupe des
néoclassiques), s’inscrit dans la même perspective et affirme que « l'inflation est toujours et
partout un phénomène monétaire ». Il soutient que toute augmentation de la masse monétaire,
car plus rapide que celle de la production, se traduit par une hausse des prix, sans impact durable
sur les variables réelles comme la production ou l'emploi. Friedman a plaidé pour une règle
monétaire simple, selon laquelle la masse monétaire devrait croître à un taux constant, reflétant
la croissance potentielle de l'économie. Les monétaristes soutiennent que l’inflation nuit à la
croissance économique en créant de l’incertitude économique en plus de décourager
l’investissement et l’épargne.
b. Vision keynésienne : l'inflation modérée comme stimulant de la demande et de
l'emploi
L'approche keynésienne, initiée par John Maynard Keynes, offre une perspective plus nuancée
sur la relation entre l'inflation et la croissance économique. Elle considère l’inflation comme
résultante d’une demande globale excessive par rapport à l’offre, particulièrement en période
de pleine capacité productive. Tobin (1972), Prix Nobel d’économie, considère que « lorsque
l’inflation est élevée, elle génère de l’incertitude, décourage l’investissement et devient un frein
à la croissance économique ».
Toutefois, dans son ouvrage majeur, The General Theory of Employment, Interest and Money
(1936), Keynes voit l’inflation d’un bon œil et considère qu’une « inflation modérée peut être
bénéfique pour redresser l’activité économique ». Il soutient que l’inflation peut avoir un « effet
bienfaisant » car elle fait baisser les taux d’intérêt et encourage les dépenses d’investissement,
les agents économiques cherchant à dépenser leur argent avant que les prix ne montent
davantage. Keynes a mis l'accent sur l'importance de la demande globale pour déterminer le

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niveau de production et d'emploi dans une économie. Pour Joan Robinson (1956), une inflation
modérée peut « maintenir l’économie près de son plein potentiel de production, car elle réduit
la valeur réelle de la dette et encourage l’investissement ».
Alvin Hansen, connu comme le "Keynes américain, souligne le rôle de la politique budgétaire
et monétaire pour stabiliser l'économie et soutenir la croissance (El Aissaoui Z., et al.). Il
considère dans son Fiscal Policy and Business Cycles (1941) qu’une « légère inflation n’est pas
nécessairement à craindre lorsqu’elle accompagne des dépenses publiques bien planifiées ».
Dans cette configuration, l’inflation permet de réduire les rigidités nominales et peut dynamiser
la production et l’emploi.
En somme, les keynésiens recommandent des politiques économiques actives pour gérer
l’inflation tout en soutenant la croissance. Samuelson (1948) statue que « l’inflation peut être
un lubrifiant nécessaire pour l’économie, mais elle doit être maintenue sous contrôle pour éviter
qu’elle ne devienne destructrice. »
c. Théories des nouveaux classiques et nouveaux keynésiens : rôle des anticipations
rationnelles et des rigidités nominales
Les nouveaux classiques, représentés par des économistes comme Robert Lucas et Thomas
Sargent, avancent que les politiques monétaires n’ont que des effets temporaires sur l’économie
réelle en termes de production et d’emploi. Sargent (1986) estime que « dès que les agents
économiques anticipent une inflation plus élevée, ils ajustent leurs comportements, neutralisant
ainsi les effets escomptés sur la croissance et l’emploi ». Lucas soutient dans son célèbre
Econometric Policy Evaluation: A Critique (1976) que « les seules politiques monétaires qui
affectent temporairement l’économie sont celles qui provoquent une surprise inflationniste. »
À long terme, l'inflation devient neutre et l’économie retrouve son niveau naturel de production.
Les nouveaux classiques remettent en question l'efficacité des politiques économiques basées
sur des relations historiques stables, en raison des anticipations adaptatives des agents
économiques.
En revanche, les nouveaux keynésiens, tels que Gregory Mankiw et Stanley Fischer, tout en
intégrant certaines idées des nouveaux classiques, maintiennent que des imperfections sur les
marchés, comme la rigidité des prix et des salaires, permettent à la politique monétaire d'avoir
des effets réels sur l'économie à court et moyen termes. Ils soutiennent qu'une inflation modérée
peut aider à réduire les rigidités nominales et à stabiliser l'économie, mais qu'une inflation trop
élevée crée des distorsions qui freinent la croissance.
Les nouveaux keynésiens critiquent les théories des anticipations rationnelles des Nouveaux
Classiques (Mankiw 2001), mais apportent une nuance en admettant que les anticipations jouent
un rôle crucial. Blanchard (1997) explique que « dans un environnement où les prix et les
salaires ne s’ajustent pas instantanément, une politique monétaire expansionniste peut
temporairement augmenter la production et stimuler la croissance économique. ». Il continue
en insistant sur le fait que la politique monétaire doit être ajustée « pour éviter des pressions
inflationnistes ». Pour les nouveaux keynésiens, les rigidités nominales créent des délais dans
l’ajustement des prix et des salaires, ce qui permet aux politiques monétaires d’influencer la
production à court terme.

4. Revue Empirique
La relation entre l'inflation et la croissance économique a fait l'objet de nombreuses études
empiriques, dont les résultats varient en fonction des pays, des périodes étudiées, et des
méthodologies employées. Nous présentons dans ce qui suit un examen détaillé des principales
études empiriques réalisées à ce sujet.

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a. Études empiriques en séries chronologiques
Leshoro (2024) examine à travers son étude les dynamiques de l'inflation au Ghana en utilisant
des données annuelles de 1980 à 2021 et la technique d'ARDL. Les résultats montrent que la
politique budgétaire, et en particulier les dépenses publiques, ont un impact significatif sur la
dynamique de l'inflation à long terme, tandis que la politique monétaire est plus efficace à court
terme mais statistiquement insignifiante à long terme. Cela signifie que l'inflation au Ghana est
principalement influencée par les facteurs budgétaires à long terme, notamment les dépenses
publiques, avec une augmentation de 0,69% de l'inflation pour chaque augmentation d'un
pourcent des dépenses gouvernementales.
Meyer et Hassan (2024) utilisent des régressions ARDL et un modèle de régression à seuil pour
leur étude sur l'Afrique du Sud. Ils déterminent un seuil optimal d'inflation de 6%. Les résultats
indiquent une relation unidirectionnelle entre l'inflation et la croissance économique, où
l'inflation influence la croissance, mais pas l'inverse. Cette étude souligne également que les
instruments de la politique monétaire, tels que le taux de rachat et le taux de change réel effectif,
ont un effet négatif sur la croissance économique. Cela suggère que maintenir un taux d'inflation
bas et stable (6%) est optimal pour soutenir la croissance en Afrique du Sud.
Erbaykal et Okuyan (2008) ont analysé la relation entre l'inflation et la croissance en Turquie,
en utilisant des données trimestrielles de 1987 à 2006. Leur étude a utilisé des tests de
cointégration et de causalité pour découvrir qu'il n'y avait pas de relation à long terme
significative entre l'inflation et la croissance, mais qu'une relation négative significative existait
à court terme. Cela indique que l'impact de l'inflation sur la croissance peut varier selon
l'horizon temporel.
Odhiambo (2012) a examiné la relation causale entre l'inflation, l'investissement et la croissance
économique en Tanzanie. Son étude a révélé une relation causale unidirectionnelle allant de
l'inflation à la croissance économique, suggérant que dans certains pays, l'inflation peut agir
comme un moteur de la croissance, bien que cela reste une exception plutôt qu'une règle
générale.
Bick (2010) a exploré les effets de seuil de l'inflation sur la croissance économique dans les
pays en développement. Il a mis en évidence que ces seuils peuvent varier considérablement
entre les pays en développement, en fonction de divers facteurs structurels et institutionnels.
Munir et Mansur (2009) ont mené une étude sur la Malaisie, en utilisant un modèle TAR
(Threshold Autoregressive) pour analyser la relation non linéaire entre l'inflation et la
croissance. Ils ont trouvé qu'une inflation supérieure à 3,89% réduisait la croissance
économique, tandis qu'une inflation inférieure à ce seuil stimulait la croissance. Cette étude
montre l'importance des seuils spécifiques aux pays dans l'analyse de la relation entre l'inflation
et la croissance.
Mubarik et Riazuddin (2005) ont exploré la relation entre l'inflation et la croissance au Pakistan.
Ils ont découvert qu'une inflation supérieure à 9% avait un impact négatif sur la croissance
économique, tandis qu'une inflation inférieure à ce seuil avait un effet positif. Leur étude a
utilisé une analyse de seuil pour identifier le point de basculement critique au-delà duquel
l'inflation devient préjudiciable.
b. Analyses de Panels Dynamiques et Modèles Avancés
Vinayagathasan (2013) a analysé la relation entre l'inflation et la croissance dans 32 économies
asiatiques, en utilisant un modèle de seuil dynamique. Il a déterminé un seuil d'inflation de
5,43%, au-delà duquel l'inflation devient négative pour la croissance. Cette étude montre

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l'importance de prendre en compte les spécificités régionales et économiques dans l'analyse de
la relation entre l'inflation et la croissance.
Kremer, Bick et Nautz (2013) ont utilisé un modèle de panel dynamique pour analyser la
relation entre l'inflation et la croissance dans 124 pays. Ils ont trouvé des seuils d'inflation
distincts pour les pays développés (2%) et les pays en développement (17%), au-delà desquels
l'inflation devient négative pour la croissance. Leur approche met en évidence la non-linéarité
de la relation entre l'inflation et la croissance, ainsi que l'importance des spécificités nationales.
López-Villavicencio et Mignon (2011) ont analysé l'impact de l'inflation sur la production
économique dans un panel de pays développés et émergents. Leur étude a montré que le niveau
d'inflation influence différemment la croissance économique selon le niveau de développement
des pays, avec des effets non linéaires significatifs observés. Bruno et Easterly (1998) ont
examiné la relation entre l'inflation et la croissance dans 26 pays, en se concentrant sur les
périodes de crises inflationnistes. Leur étude a montré qu'une inflation dépassant 40% entraîne
une réduction significative de la croissance économique. Ils ont utilisé un modèle de seuil pour
démontrer que l'inflation, au-delà d'un certain niveau, devient extrêmement néfaste pour
l'économie, provoquant des crises qui ralentissent la croissance.
Gillman et Harris (2010) ont étudié l'effet de l'inflation sur la croissance dans un panel de pays
en transition, montrant que l'inflation peut avoir des effets négatifs sur la croissance dans ces
économies en transformation.
Gillman, Harris et Mátyás (2004) ont évalué l'effet de l'inflation sur la croissance dans un panel
de 29 pays de l'OCDE et 18 pays de l'APEC, en utilisant des méthodes de cointégration et des
effets fixes. Leur étude a montré que l'effet négatif de l'inflation sur la croissance est plus
prononcé à des niveaux d'inflation plus bas. Ils ont également constaté que l'impact de l'inflation
sur la croissance varie en fonction du niveau de développement économique, suggérant que les
politiques monétaires doivent être adaptées aux spécificités de chaque pays.
Khan et Senhadji (2001) ont utilisé une régression non linéaire pour analyser les seuils
d'inflation au-delà desquels l'inflation nuit à la croissance. Ils ont déterminé que pour les pays
développés, un seuil de 1-3% est critique, tandis que pour les pays en développement, ce seuil
est plus élevé, entre 7-11%. En dessous de ces seuils, l'inflation n'a pas d'effet significatif sur la
croissance économique.
Ghosh et Phillips (1998) ont mené une analyse basée sur des données de panel pour un large
échantillon de pays, et ont trouvé que même des niveaux d'inflation relativement bas (2-3%)
peuvent avoir un impact négatif sur la croissance, particulièrement dans les économies en
développement. Leur étude a mis en lumière l'importance de maintenir l'inflation à un niveau
bas pour favoriser une croissance économique stable.
Malla (1997) a étudié la relation entre l'inflation et la croissance dans 11 pays de l'OCDE et de
l'Asie. Il a constaté qu'il n'y avait pas de relation significative entre l'inflation et la croissance
dans les pays de l'OCDE, mais une relation négative a été identifiée pour les pays asiatiques.
Cela suggère que l'inflation peut avoir des effets différenciés selon les régions, probablement
en raison des différences structurelles et institutionnelles entre les économies.
Sarel (1996) a été parmi les premiers à explorer la non-linéarité dans la relation entre l'inflation
et la croissance économique. Il a identifié, pour un panel de 87 pays, un seuil d'inflation de 8%
au-delà duquel l'inflation commence à avoir un effet négatif marqué sur la croissance. Son
travail a été fondamental pour démontrer que l'impact de l'inflation n'est pas uniforme mais
dépend du niveau d'inflation atteint.
c. Études sur l'Incertitude Inflationniste

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Ozdemir (2010) a étudié les liens dynamiques entre l'incertitude inflationniste, l'inflation elle-
même et la croissance économique au Royaume-Uni. Utilisant des données trimestrielles de
1957 à 2006, il a constaté que l'incertitude liée à l'inflation avait un effet significatif sur la
croissance économique, en partie en raison des effets de précaution qu'elle induit sur l'épargne
et l'investissement.
Dotsey et Sarte (2000) ont exploré l'impact de l'incertitude inflationniste sur la croissance dans
un modèle cash-in-advance. Leur étude a révélé que l'incertitude liée à l'inflation augmentait
les coûts de transaction et réduisait ainsi la croissance économique. Cela souligne l'importance
de la stabilité des prix pour favoriser un environnement économique propice à la croissance.
Baharumshah et al. (2016) ont examiné 94 pays émergents et en développement et identifié une
relation complexe : l'incertitude inflationniste stimule la croissance dans des contextes
d’inflation modérée (5,6 % - 15,9 %), tandis qu’une inflation excessive réduit les bénéfices
potentiels de cette incertitude et freine la croissance économique. Cela souligne l’importance
de maintenir un niveau d’inflation maîtrisé pour maximiser les avantages de l’incertitude
inflationniste.
Iyke et Ho (2019) ont analysé le cas du Ghana pour la période de 1963 à 2015, révélant que
l'inflation a des effets négatifs à court et à long terme sur la croissance ; l'incertitude
inflationniste, quant à elle, a un effet différentiel à court terme et un effet négatif à long terme
sur la croissance. Toutefois, une réduction de l'incertitude pourrait progressivement améliorer
la croissance, mettant en évidence l'importance de la stabilité pour favoriser l’investissement et
la croissance économique.
Živkov et al. (2020), dans une étude portant sur huit pays d'Europe centrale et orientale, ont
montré que l’incertitude inflationniste a un impact plus fort sur la croissance économique que
l'inflation elle-même, confirmant l’hypothèse de Friedman. En particulier, les petites
économies, comme la Lettonie et l’Estonie, ressentent plus durement les effets négatifs de
l'incertitude, exacerbés en période de faible croissance.

5. Constats principaux
Les études empiriques utilisées pour la présente revue de littérature offrent une vue d'ensemble
riche et nuancée de la relation entre l'inflation et la croissance économique. Nous pouvons en
dégager plusieurs tendances :
a. Importance des Seuils d'Inflation
Les études révèlent que l'effet de l'inflation sur la croissance n'est pas linéaire et qu'il existe des
seuils critiques au-delà desquels l'inflation devient préjudiciable. Ces seuils varient selon les
pays et les contextes économiques, ce qui suggère qu'il n'existe pas de solution unique en
matière de politique monétaire. Par exemple, les seuils d'inflation identifiés par Khan et
Senhadji (2001) et par Kremer, Bick et Nautz (2013) illustrent comment des niveaux d'inflation
tolérables peuvent différer entre les économies développées et en développement.
b. Différences Régionales et Nationales
Les preuves montrent que la relation entre l'inflation et la croissance économique peut différer
considérablement selon les régions. Par exemple, dans les pays de l'OCDE, l'inflation semble
avoir un effet moins prononcé sur la croissance qu'en Asie, où les économies sont plus sensibles
aux variations de l'inflation. Ces différences sont probablement dues aux caractéristiques
structurelles et institutionnelles des pays, telles que le degré de développement financier, les
politiques budgétaires, et le niveau de développement économique.
c. Impact de l'Incertitude inflationniste

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L'incertitude inflationniste est un facteur clé qui influence négativement la croissance
économique. L'incertitude accrue liée aux fluctuations de l'inflation peut dissuader les
investissements à long terme, augmenter les coûts des transactions et créer un climat
économique instable. Des études comme celles de Dotsey et Sarte (2000) et d'Ozdemir (2010)
soulignent l'importance de la stabilité des prix pour soutenir un environnement favorable à la
croissance économique.
d. Variabilité Méthodologique
Les divergences dans les résultats empiriques peuvent également être attribuées aux différences
méthodologiques, telles que les approches de panel dynamique, les modèles de seuil, et les
analyses de cointégration. Plusieurs études, comme celles de Bick (2010) et Kremer, Bick et
Nautz (2013), montrent que la relation entre l'inflation et la croissance est non linéaire, et que
des analyses de régression à seuil sont nécessaires pour comprendre cette relation dans les
différents contextes économiques. Ces études mettent également en lumière l'importance
d'utiliser des modèles de panel dynamiques et d'autres méthodologies avancées pour capturer
les nuances de cette relation, en particulier dans les économies en développement.

6. Conclusion
La relation entre l'inflation et la croissance économique demeure un sujet de débat intense parmi
les économistes, et cette revue de la littérature met en évidence la complexité et la diversité des
perspectives sur ce thème. Les théories économiques offrent des cadres conceptuels variés pour
comprendre cette relation, chaque école de pensée mettant l'accent sur des aspects différents de
l'inflation et de la croissance. Les classiques et les néoclassiques tendent à percevoir l'inflation
comme un obstacle à la croissance, tandis que les keynésiens et les nouveaux keynésiens
considèrent qu'une inflation modérée, lorsqu'elle est bien gérée, peut soutenir la demande
globale et réduire les rigidités nominales.
Les études empiriques complètent ce tableau en démontrant que la relation entre l'inflation et
la croissance est loin d'être linéaire et universelle. Les résultats varient considérablement selon
les pays, les périodes temporelles, et les méthodes utilisées. Il existe des seuils critiques au-delà
desquels l'inflation devient nuisible à la croissance, mais ces seuils ne sont pas identiques pour
tous les pays. De plus, l'incertitude inflationniste apparaît comme un facteur déterminant qui
peut aggraver les effets négatifs de l'inflation sur la croissance.
En somme, la gestion de l'inflation est un exercice délicat qui requiert une compréhension
approfondie des dynamiques économiques spécifiques à chaque pays. Les politiques monétaires
doivent être conçues de manière à maintenir l'inflation à des niveaux qui favorisent la
croissance, tout en évitant les excès qui pourraient engendrer des distorsions économiques.
Cette revue de la littérature souligne la nécessité d'une approche flexible et contextuelle pour
aborder la relation entre l'inflation et la croissance, en tenant compte des leçons tirées des
théories économiques et des études empiriques. Seule une telle approche permettra de
maximiser le potentiel de croissance tout en préservant la stabilité macroéconomique.

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INTERNATIONAL JOURNAL OF RESEARCH IN ECONOMICS AND FINANCE, 2024, Vol. 1, No. 4, 77-101

Annexe : Résumé de la littérature sur l’inflation et la croissance économique


Années
Modèle
N° Etude Titre Objectif couverte Variables Résumé des résultats
utilisé
s
Taux de
croissance
Examiner le lien entre
Analysis of the du PIB, taux
l'inflation et la Un lien entre inflation et croissance économique est bien
optimal inflation d’inflation,
croissance établi. L’étude estime un seuil optimal d’inflation pour la
rate in the Régressi le South
Meyer et économique en croissance de 6%. Les taux REPO et REER ont quant à eux
economic growth ons 1995 à African
1 Hassan Afrique du Sud et une relation négative avec la croissance.
process of a ARDL et 2022 Repo rate
(2024) déterminer le taux Le test de causalité de Toda-Yamamoto utilisé pour l’étude
developing à seuil (REPO) et
d'inflation optimal montre une causalité unidirectionnelle de l’inflation vers la
country: The case le taux de
pour une croissance croissance.
of South Africa change
durable
effectif réel
(REER)
test de
Does Inflation
Analyser la relation cointégra Les résultats montrent une relation de cointégration, mais
Erbaykal Depress
entre l'inflation et la tion, test sans lien significatif à long terme. En revanche, une relation
et Economic 1987 à
2 croissance des PIB, IPC négative à court terme a été identifiée. De plus, une causalité
Okuyan Growth? 2006
économique en limites, unidirectionnelle de l'inflation vers la croissance a été mise
(2008) Evidence from
Turquie test de en évidence.
Turkey
WALD
Taux de
croissance
Déterminer l'effet de du PIB,
Gylfason
seuil de l'inflation et la PIB/habitan Les liens entre inflation et croissance économiques sont
et Does inflation
croissance Données 1960 à t, taux économiquement et statistiquement significatifs. Une
3 Herbertss matter for
économique pour 170 de Panel 1992 d'inflation, inflation supérieure à 10-20% par an est généralement
on growth?
pays industrialisés et Formation préjudiciable à la croissance.
(2001)
en développement brute de
capital fixe,
ouverture

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INTERNATIONAL JOURNAL OF RESEARCH IN ECONOMICS AND FINANCE, 2024, Vol. 1, No. 4, 77-101
commercial
e,
exportation
s primaires,
enseigneme
nt
secondaire
Dynamics of Examiner les liens
Les résultats montrent qu'à long terme, l'incertitude
inflation, output entre l'incertitude liée taux de
inflationniste stimule à la fois l'inflation et la croissance
Ozdemir growth and their à l'inflation, l'inflation modèle 1957 à croissance
4 économique, tandis que l'incertitude liée à la croissance joue
(2010) uncertainty in the et la croissance ARMA 2006 du PIB, taux
également un rôle clé dans l'évolution de l'inflation et de la
UK: An empirical économique au d'inflation
croissance.
analysis Royaume-Uni
Taux de
croissance
du PIB, taux
d'inflation,
Etudier l'impact du formation
Estimating a
Leshoro ciblage de l'inflation brute de L'économie sud-africaine peut supporter une inflation plus
growth-
et entre 3 et 6% par la Auto- capital fixe, importante dans la limite de 7 à 9% pour une meilleure
maximising 1969 à
5 Kollampa Banque Centrale sud- régressio ouverture croissance économique. Les résultats s'inscrivent dans la
inflation targeting 2014
rambil africaine sur la n à seuil commercial lignée des études indiquant qu'un taux d'inflation
band for South
(2017) croissance e, modérément élevé n'est pas nuisible à l'économie.
Africa
économique infrastructu
re,
enseigneme
nt
secondaire
Régressi
taux de Les résultats de l'étude ressortent un seuil à 4%. A des
Estimating the on à seuil
Déterminer le seuil de croissance niveaux d'inflation inférieurs ou égaux à 4%, il existe une
Leshoro Inflation et 1980 à
6 l'inflation en Afrique du PIB, taux relation positive mais insignifiante entre inflation et
(2012) Threshold for méthode 2010
du Sud d'inflation, croissance. La relation est négative et significative lorsque
South Africa des
formation ce taux dépasse 4%
moindres

90
INTERNATIONAL JOURNAL OF RESEARCH IN ECONOMICS AND FINANCE, 2024, Vol. 1, No. 4, 77-101
carrés brute de
ordinaire capital fixe
modèle
Examiner le lien entre de
Barro Inflation and l'inflation et la croissanc 1960 à taux Barro conclut que l'inflation a un effet négatif significatif sur
7
(1995) economic growth croissance pour 100 e 1990 d'inflation la croissance et l'investissement
pays néoclassi
que
PIB par
province,
taux
L'effet de seuil de l'inflation est très significatif et robuste en
d'inflation,
Chine. Au-delà du seuil de 2,5%, chaque augmentation de
Inflation and Examiner les effets formation
100 points de base du taux d'inflation ralentit la croissance
Hwang et Economic Growth non-linéaires de brute de
Données 1985 à économique de 0,61% ; en dessous dudit seuil, la même
8 Wu in China: An l'inflation sur la capital fixe,
de Panel 2007 augmentation stimule la croissance de 0,53%. Les résultats
(2011) Empirical croissance dépenses de
de l'étude soutiennent qu'en Chine, une inflation élevée nuit
Analysis économique en Chine l'Etat pour
à la croissance économique, tandis d'une inflation modérée
le capital
la favorise.
humain,
taux de
chômage
PIB/habitan
t, taux
d'inflation, Les années 1991 et 1995, marquées par des réformes
profondeur économiques, financières et institutionnelles au Kenya, ont
Inflation and financière, présenté des ruptures structurelles entre inflation et
Saungwe Examiner la relation ARDL et
Economic Growth ouverture croissance économique. Les résultats de l'étude ont
me et entre l'inflation et la séries 1970 à
9 in Kenya: An commercial également révélé que l'inflation a une influence négative
Odhiamb croissance temporel 2019
Empirical e, IDE, statistiquement significative sur la croissance économique à
o (2021) économique au Kenya les
Examination formation long terme. Il en ressort par ailleurs une causalité
brute de unidirectionnelle à court terme de la croissance économique
capital fixe, vers l'inflation.
dépenses de
l'Etat,

91
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Crédit
intérieur
fourni au
secteur
privé
taux de
croissance
du PIB,
PIB/habitan
t, taux
Inflation and d'inflation,
Examiner le lien entre
economic growth: Données ouverture L'étude a déterminé un taux d'inflation de 5,43% comme
Vinayaga l'inflation et la
A dynamic panel de Panel 1980 à commercial seuil au-delà duquel un impact négatif sur la croissance
10 thasan croissance
threshold analysis dynamiq 2009 e, économique peut être constaté. Un taux inférieur audit seuil
(2013) économique pour 32
for Asian ue croissance n'a aucun effet significatif sur la croissance.
économies d'Asie
economies démographi
que, ratio
d'investisse
ment,
termes de
l'échange
méthode
des taux de
moindres croissance
Examiner le lien entre
carrés du PIB, taux
l'inflation et la L'étude révèle l'existence de preuves d'un impact négatif fort
Abou-Ali Inflation and ordinaire d'inflation,
croissance de l'inflation sur la croissance économique durant la période
et Kheir- Growth in Egypt: et 1981 à formation
11 économique en Egypte considérée. Les conclusions des travaux n'ont pas pu
El-Din is there a techniqu 2006 brute de
et l'existence ou non démontré l'existence d'un seuil au-delà duquel l'inflation
(2009) Threshold Effect? e capital fixe,
d'un seuil tolérable ferait subir des pertes à l'économie égyptienne.
d'estimat dépenses de
d'inflation
ion de l'Etat, taux
Hansen de change
(1996)

92
INTERNATIONAL JOURNAL OF RESEARCH IN ECONOMICS AND FINANCE, 2024, Vol. 1, No. 4, 77-101
taux de
croissance
du PIB, taux
Etudier la relation d'inflation,
entre l'inflation et la productivité
méthode
croissance de la main
Inflation and des Les résultats des tests démontrent que sur le long terme,
Hodge économique en 1950 à d'œuvre,
12 growth in South moindres l'inflation ralentit la croissance en Afrique du Sud, et que sur
(2006) Afrique du Sud et 2002 formation
Africa carrés le court terme une forte croissance accentuerait l'inflation.
évaluer l'impact de brute de
ordinaire
l'une et de l'autre à capital fixe,
court et à long terme charge
fiscale,
termes de
l'échange
PIB,
croissance
Inflation and
Examiner la relation démographi
Mubarik Growth: An
entre l'inflation et la que, IPC, Les résultats de l'étude présentent un seuil à 9%, au-delà
et Estimate of the modèle à 1973 à
13 croissance taux de duquel l'inflation impacterait négativement la croissance
Riazuddi Threshold Level seuil 2000
économique au croissance économique.
n (2005) of Inflation in
Pakistan des
Pakistan
investissem
ents
Développer et tester taux de
empiriquement un croissance Les résultats de l'étude confirment l'existence d'un effet
modèle monétaire qui du PIB, négatif significatif de l'inflation sur la croissance
Inflation and
Gillman examine l'effet de PIB/habitan économique, principalement lorsque les taux d'inflation sont
growth: données 1961
14 et al. l'inflation sur la t, taux faibles, pour les pays de l'OCDE. Les tests confirment le
Explaining a de panel à1997
(2004) croissance d'inflation, même effet de l'inflation sur la croissance économique pour
negative effect
économique pour un formation les pays de l'APEC, à tous les niveaux de taux d'inflation
panel de pays de brute de cette fois-ci.
l'OCDE et de l'APEC. capital fixe
Kremer et Inflation and Examiner la relation modèle à 1950 à PIB/habitan L'étude a défini un taux d'inflation de 2% et 17% pour les
15
al. (2013) growth: new entre l'inflation et la seuil 2004 t, taux pays industrialisés et non-industrialisés, respectivement.

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INTERNATIONAL JOURNAL OF RESEARCH IN ECONOMICS AND FINANCE, 2024, Vol. 1, No. 4, 77-101
evidence from a croissance dynamiq d'inflation, Les tests ont démontré qu'au-delà du seuil précis, l'inflation
dynamic panel économique pour 124 ue pour ouverture avait un impact négatif sur la croissance économique, en
threshold analysis pays industrialisés et données commercial revanche une inflation inférieure n'avait aucun effet
non-industrialisés de panel e, termes de significatif.
l'échange
taux
Les résultats de l'étude suggèrent qu'un taux d'inflation élevé
Examiner l'impact de d'inflation,
Bruno et Inflation crises freine la croissance, tandis qu'une faible inflation engendre
l'inflation sur la modèle à 1961 à PIB/habitan
16 Easterly and long-run des pertes à l'économie. L'étude estime qu'un pays subit une
croissance à long- seuil 1992 t, formation
(1998) growth crise inflationniste lorsque son inflation dépasse le seuil de
terme pour 26 pays brute de
40%.
capital fixe
taux
d'inflation,
taux
d'intérêt,
Les résultats indiquent que la politique budgétaire est
Examiner quel policy- taux de
Inflation efficace et significative pour influencer la dynamique de
mix est le plus efficace change,
Leshoro Dynamics and 1980 à l'inflation au Ghana à long terme, tandis que la politique
17 pour déterminer la ARDL masse
(2024) Policy Mix in 2021 monétaire se révèle inefficace, moins dominante, et
dynamique de monétaire,
Ghana statistiquement non significative. Cependant, à court terme,
l'inflation au Ghana dépenses de
la politique monétaire est efficace et significative.
l'Etat, taux
de
croissance
du PIB
Investiguer les causes L'étude montre que, depuis 2007, la politique monétaire du
entrainant la taux Ghana réagit efficacement aux chocs inflationnistes. Bien
Inflation persistance de taux d'intérêt, que l'ajustement des taux d'intérêt soit graduel, le contrôle
Bleaney
Targeting and d'inflation élevé au moindres 2002 à taux de l'inflation est devenu une priorité par rapport à la période
18 et al.
Monetary Policy Ghana malgré carrés 2017 d'inflation, précédente. Cependant, l'inflation reste élevée,
(2020)
in Ghana l'instauration d'un taux de probablement à cause de la faiblesse des et d'un mécanisme
régime de ciblage en change de transmission monétaire inefficace, notamment en ce qui
2007 concerne le crédit bancaire.

94
INTERNATIONAL JOURNAL OF RESEARCH IN ECONOMICS AND FINANCE, 2024, Vol. 1, No. 4, 77-101
L'étude constate que le ciblage de l'inflation n'a pas
Examiner l'impact du
taux clairement prouvé son efficacité dans la stabilisation de
cadre de ciblage de
d'inflation, l'inflation et de la croissance économique dans les pays
Inflation targeting l'inflation sur le niveau
Brito et taux de émergents. L'étude démontre qu'il a freiné la croissance
in emerging et la volatilité de données 1980 à
19 Bystedt croissance économique, et ses effets sur la volatilité de l'inflation et de
economies: Panel l'inflation ainsi que sur de panel 2006
(2010) du PIB, la croissance restent faibles et sensibles aux variations
evidence la croissance
ciblage de méthodologiques. Les résultats concluent que les bénéfices
économique dans les
l'inflation du ciblage de l'inflation semblent limités par rapport à
pays émergents
d'autres politiques monétaires.
Examiner l'impact de
l'inflation et de taux de
Inflation, inflation l'incertitude croissance L'étude affirme que l'inflation nuit à la croissance à court et
uncertainty and inflationniste sur la du PIB, long termes, tandis que l'incertitude inflationniste n'a
Mandeya
the economic croissance 1961 à inflation, d'impact qu'à court terme. Après l’introduction du ciblage
20 et Ho ARDL
growth nexus: An économique en 2019 incertitude de l’inflation, l'incertitude perd son effet sur la croissance,
(2021)
impact study of Afrique du Sud, en inflationnist soulignant le rôle stabilisateur de cette politique sur
South Africa tenant compte de e, taux l’économie.
l’impact du ciblage de d'intérêt
l’inflation
PIB/habitan
t, inflation,
Inflation, inflation Examiner l'impact incertitude
L'étude révèle qu'à des niveaux modérés d'inflation (5,6 %-
uncertainty, and conjoint de l'inflation inflationnist
15,9 %), l'incertitude inflationniste stimule la croissance en
Baharum economic growth et de l'incertitude e,
GMM en 1976 à favorisant des comportements de précaution, tels que
21 shah et al. in emerging and inflationniste sur la croissance
panel 2010 l’épargne et l’investissement. En revanche, une inflation
(2016) developing croissance dans 94 démographi
excessive nuit à la croissance en neutralisant les avantages
countries: Panel pays émergents et en que, taux
potentiels de cette incertitude.
data evidence développement d'investisse
ment, taux
d'ouverture
Inflation, inflation taux de
Iyke et Étudier les effets de L'étude constate que l'inflation et son incertitude ont des
uncertainty, and 1963 à croissance
22 Ho l'inflation et de ARDL effets négatifs sur la croissance à court et à long terme,
growth: Evidence 2015 du PIB,
(2019) l'incertitude l’incertitude étant particulièrement nuisible à long terme.
from Ghana inflation,

95
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inflationniste sur la incertitude Les résultats montrent également qu'une baisse de
croissance au Ghana inflationnist l'incertitude peut progressivement favoriser la croissance.
e, taux
d'intérêt
L’étude montre que l’inflation a un effet négatif moins
Measuring the
Analyser l’impact de taux de prononcé sur la croissance du PIB que l'incertitude
effects of inflation
l'inflation et de GARCH croissance inflationniste, confirmant ainsi l'hypothèse de Friedman.
and inflation
l'incertitude et du PIB, Dans les petites économies, l'incertitude liée à l'inflation
Živkov et uncertainty on 1998 à
23 inflationniste sur la régressio inflation, impacte fortement la croissance en raison de leur
al. (2020) output growth in 2019
croissance dans huit n incertitude vulnérabilité aux chocs externes. Dans les grandes
the central and
pays d'Europe centrale quantile inflationnist économies, cependant, l’effet de l’incertitude sur la
eastern European
et orientale e croissance est notable uniquement en période de faible ou
countries
de croissance négative.
Analyser l'effet à long Les résultats montrent que les chocs monétaires ont un effet
terme d'un choc initialement positif mais décroissant sur le PIB à court
monétaire sur la terme, confirmant l'hypothèse keynésienne. À long terme,
production, à travers PIB, IPC, cet effet n'est pas systématiquement nul : il est nul au Gabon,
Money neutrality: VAR
Issaoui et une étude comparative 1960 à Masse mais reste positif et décroissant au Maroc et aux États-Unis,
24 Rethinking the Structure
al. (2015) entre deux pays en 2011 monétaire ce qui remet en question la neutralité de la monnaie,
myth l
développement (le M2 particulièrement pour l'agrégat M2. De plus, les chocs réels
Maroc et le Gabon) et augmentent M2 à long terme, tandis que les chocs nominaux
un pays développé (les ont un impact positif mais décroissant à court terme et nul à
États-Unis) long terme.
taux de
croissance
du PIB, Les résultats mettent en évidence un seuil à 3,89%, au-delà
Non-Linearity Examiner la relation formation duquel l'inflation ralentit significativement la croissance
Munir et between Inflation entre l'inflation et la brute de économique. En deçà de ce seuil, l'inflation présente une
modèle 1970 à
25 Mansur Rate and GDP croissance capital fixe, relation positive et statistiquement significative avec la
TAR 2005
(2009) Growth in économique en taux de croissance. Ces conclusions confirment l'existence d'une
Malaysia Malaisie croissance relation non linéaire entre l'inflation et la croissance
des économique.
exportation
s, IDE

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taux
d'inflation,
taux de
Examiner la relation Les résultats de l'étude montrent une relation non linéaire
croissance
entre l'inflation et la entre l'inflation et la croissance économique, avec un seuil
du PIB,
Nonlinear Effects croissance Régressi critique de 8%. En dessous de ce seuil, l'inflation n'affecte
Sarel 1970 à termes de
26 of Inflation on économique, en testant on non- pas significativement la croissance, mais au-delà, elle
(1996) 1990 l'échange,
Economic Growth l'hypothèse d'un seuil linéaire commence à la freiner de manière croissante. L'étude
dépenses de
d'inflation pour un suggère que si une inflation modérée est tolérable, une
l'Etat,
panel de 87 pays inflation excessive devient néfaste pour l'économie.
formation
brute de
capital fixe
L'étude montre que l'inflation a un impact non linéaire sur la
croissance économique, avec des seuils distincts selon le
PIB/habitan
type d'économie : 2,7% pour les pays industrialisés et 17,5%
t, ouverture
Examiner les effets de pour les pays émergents. Dans les économies avancées, une
commercial
l'inflation sur la inflation d'environ 3% stimule la croissance, tandis que dans
López- On the impact of e, dépenses
croissance pour un les pays en développement, l'inflation n'a pas d'effet
Villavice inflation on de l'Etat,
panel de 44 pays, GMM et 1961 à significatif en dessous de 17,5%. Cette tolérance plus élevée
27 ncio et output growth: investissem
incluant des PSTR 2007 à l'inflation dans les économies émergentes s'explique par
Mignon Does the level of ent brut,
économies des facteurs comme l'effet Balassa-Samuelson et les
(2011) inflation matter? croissance
industrialisées et politiques de taux de change. Les résultats, robustes à
démographi
émergentes différentes méthodes, suggèrent que la politique monétaire
que, taux
peut affecter le PIB de manière variable selon le niveau
d'inflation
d'inflation, remettant ainsi en cause la neutralité de la
monnaie à long terme.
PIB/habitan L'étude révèle que la relation entre l'inflation et la croissance
Analyser la non-
t, ouverture est non linéaire, avec des seuils critiques qui varient selon
On the nonlinear linéarité de la relation
commercial les niveaux de revenu : les pays en développement tolèrent
Eggoh et relationship entre l'inflation et la
GMM et 1960 à e, dépenses une inflation plus élevée que les pays développés. Les pays
28 Khan between inflation croissance en
PSTR 2009 de l'Etat, à faible revenu peuvent supporter une inflation plus élevée,
(2014) and economic identifiant des seuils
formation mais des effets négatifs peuvent apparaître même en dessous
growth critiques adaptés pour
brute de de ce seuil, soulignant l'importance d'une analyse
un groupe de 102 pays
capital fixe, contextuelle pour déterminer l'inflation optimale.

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masse
monétaire
M3,
croissance
démographi
que, taux
d'inflation
L'étude révèle une relation non linéaire entre la croissance
Optimal Inflation Estimer un seuil PIB,
et l'inflation au Maroc, avec un seuil optimal d'inflation à
Threshold and d'inflation dans la Inflation,
3%. Au-delà, l'inflation nuit significativement à la
Sadok et Economic Growth relation entre données 2000 à taux de
29 croissance, tandis qu'en dessous, l'effet positif est
al. (2022) in Morocco: An croissance de panel 2019 change,
insignifiant. Ceci suggère que les autorités monétaires
empirical économique et investissem
pourraient assouplir les règles fixant un seuil d'inflation
Analysis inflation au Maroc ent/PIB
implicite dans la limite de 2%
taux de
The effect of Examiner l'effet de estimate L'étude révèle une forte relation négative entre l'inflation et
croissance
inflation on l'inflation sur la ur du la croissance économique dans les pays en transition. Les
Gillman du PIB,
growth: Evidence croissance maximu 1990 à auteurs recommandent que les politiques monétaires se
30 et Harris inflation,
from a panel of économique dans 13 m de 2003 concentrent sur le ciblage de l'inflation, tout en veillant à ce
(2010) masse
transition économies de vraisemb que les politiques budgétaires maintiennent les déficits sous
monétaire
countries transitions lance contrôle pour soutenir la croissance.
M2
The Inflation- L'étude révèle que le seuil d'inflation optimal se situe entre
Estimer un seuil
Economic Growth 3% et 4%, au-delà duquel l'effet positif sur la croissance
d'inflation au Vietnam taux de
Relationship: disparaît, et commence à s'estomper entre 5,5% et 7,5%. Ces
Tran et al. et examiner la relation modèle à 1990 à croissance
31 Estimating the résultats sont destinés à aider la Banque d'État du Vietnam
(2018) entre l'inflation et la seuil 2015 du PIB, taux
Inflation à affiner sa politique monétaire, notamment en matière
croissance d'inflation
Threshold in d'inflation, et à permettre au gouvernement d'évaluer
économique
Vietnam l'impact des déterminants du PIB sur la croissance.
Explorer la relation taux de L'étude révèle que l'inflation a un impact négatif sur la
The inflation- entre l'inflation et la croissance croissance économique, surtout lorsqu'elle dépasse un
Singh et régressio
growth nexus in croissance en Inde et 1971 à du PIB, taux certain seuil. Les auteurs n'identifient pas un seuil précis au-
32 Kalirajan n non
India: an déterminer si un seuil 1998 d'inflation, delà duquel l'inflation devient néfaste, mais ils constatent
(2003) linéaire
empirical analysis d'inflation existe au- taux que toute augmentation de l'inflation tend à réduire la
delà duquel l'inflation d'intérêt, croissance économique.

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nuit à la croissance investissem
économique ent,
ouverture
commercial
e
taux de
croissance
du PIB, L'étude confirme l'existence d'un seuil au-delà duquel
Threshold Effects Examiner la nature de
Moindre IPC, l'inflation nuit à la croissance économique, avec des seuils
Khan et in the la relation entre
s carrés 1960 à investissem de 1 à 3% pour les pays industrialisés et de 7 à 11% pour les
33 Senhadji Relationship l'inflation et la
non 1998 ent brut, pays en développement. Au-delà de ces seuils, l'inflation
(2001) between Inflation croissance
linéaires croissance nuit à la croissance, tandis qu'en dessous, elle n'a aucun
and Growth économique
démographi impact significatif.
que, termes
de l'échange
taux de
croissance
du PIB, taux
L'étude révèle que l'impact de l'inflation sur la croissance
Threshold effects Examiner la relation d'inflation,
économique dans les pays en développement est non
of inflation on non linéaire entre modèle taux
Bick 1960 à linéaire, avec un seuil critique situé entre 15 et 20%. En
34 economic growth l'inflation et la de seuil d'investisse
(2010) 2004 dessous de ce seuil, l'inflation peut avoir un effet neutre,
in developing croissance en panel ment,
voire légèrement positif, sur la croissance, mais au-delà, elle
countries économique croissance
devient un frein majeur.
démographi
que, termes
de l'échange

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