Corrigé d'équations différentielles et séries
Corrigé d'équations différentielles et séries
EXERCICE I
I.1. Supposons que l’équation différentielle (𝐸) possède une solution développable en série entière
Õ
+∞
sur ] − 𝑟 ; 𝑟 [ (avec 𝑟 > 0), notée 𝑦 : 𝑥 ↦→ 𝑎𝑛 𝑥 𝑛 .
𝑛=0
En dérivant deux fois cette série entière terme à terme sur son intervalle ouvert de convergence,
on obtient pour tout 𝑥 ∈] − 𝑟 ; 𝑟 [ :
Õ
+∞ Õ
+∞ Õ
+∞ Õ
+∞ Õ
+∞
(𝑥 2 − 𝑥)𝑦 ′ (𝑥) = (𝑥 2 − 𝑥) 𝑛𝑎𝑛 𝑥 𝑛−1 = 𝑛𝑎𝑛 𝑥 𝑛+1 − 𝑛𝑎𝑛 𝑥 𝑛 = (𝑛 − 1)𝑎𝑛−1𝑥 𝑛 − 𝑛𝑎𝑛 𝑥 𝑛 ,
𝑛=1 𝑛=0 𝑛=0 𝑛=1 𝑛=0
ainsi que
Õ
+∞ Õ
+∞ Õ
+∞
2 ′′ 𝑛−2 𝑛
𝑥 𝑦 (𝑥) = 𝑥 2
𝑛(𝑛 − 1)𝑎𝑛 𝑥 = 𝑛(𝑛 − 1)𝑎𝑛 𝑥 = 𝑛(𝑛 − 1)𝑎𝑛 𝑥 𝑛 .
𝑛=2 𝑛=2 𝑛=0
Õ
+∞
= (𝑛 2 − 2𝑛 + 2)𝑎𝑛 + (𝑛 − 1)𝑎𝑛−1 𝑥 𝑛 + 2𝑎 0 .
𝑛=1
Puisque
𝑦 est solution de (𝐸), on obtient par unicité du développement en série entière les relations
2𝑎 0 = 0
.
∀𝑛 ⩾ 1, (𝑛 2 − 2𝑛 + 2)𝑎𝑛 + (𝑛 − 1)𝑎𝑛−1 = 0
𝑎0 = 0
Puisque 𝑛 2 − 2𝑛 + 2 = 1 + (𝑛 − 1) 2 ≠ 0, ces relations se réécrivent , ce
∀𝑛 ⩾ 1, 𝑎𝑛 = 1+(𝑛−1)
1−𝑛
2 𝑎𝑛−1
qui entraîne la nullité de la suite (𝑎𝑛 )𝑛∈N par une récurrence immédiate.
En conclusion, on a montré qu’une telle solution est nécessairement la fonction nulle.
Il n’existe donc pas de solution non nulle de (𝐸) qui soit développable en série entière au voisinage
de 0.
EXERCICE II
On utilisera dans cet exercice les relations :
! +∞
1 Õ +∞
1 𝑑 Õ 𝑛
+∞ Õ
∀𝑥 ∈] − 1; 1[, = 𝑥 𝑛, = 𝑥 = 𝑛𝑥 𝑛−1,
1 − 𝑥 𝑛=0 (1 − 𝑥) 2 𝑑𝑥 𝑛=0 𝑛=1
la seconde étant obtenue par dérivation de la somme d’une série entière sur son intervalle ouvert de
convergence.
De ces relations, on déduit (en évaluant en 𝑥 = 12 ) :
Õ
+∞
1 Õ
+∞
𝑛 1Õ 𝑛
+∞
1Õ 𝑛
+∞
1 1
𝑛
= 2, 𝑛
= 𝑛−1
= 𝑛−1
= × = 2.
𝑛=0
2 𝑛=0
2 2 𝑛=0
2 2 𝑛=1
2 2 (1 − 2 )
1 2
1/10
𝑖+𝑗
II.1. Notons 𝑢𝑖,𝑗 = 𝑖+𝑗 pour tout couple (𝑖, 𝑗) ∈ N2 .
2
On a :
𝑗 2 (𝑖 + 𝑗) 1 𝑗3
𝑗 2𝑢𝑖,𝑗 = ∼ −→ 0
2𝑖+𝑗 𝑗→+∞ 2𝑖 2 𝑗 𝑗→+∞
Í 1
Cela implique que 𝑢𝑖,𝑗 = 𝑜 1
. On sait que la série
𝑗2
converge (Riemann) ; par compara-
𝑗 ⩾1 𝑗
2
Í
ison pour les séries à termes positifs la série 𝑢𝑖,𝑗 converge.
𝑗 ⩾0
De plus :
Õ
+∞ Õ
+∞
𝑖 Õ
+∞
𝑗 𝑖 Õ 1
+∞
1Õ 𝑗
+∞
𝑖 +1
𝑢𝑖,𝑗 = 𝑖+𝑗
+ 𝑖+𝑗
= 𝑖 𝑗
+ 𝑖 𝑗
= 𝑖−1 = 4𝑢𝑖,1
𝑗=0 𝑗=0
2 𝑗=0
2 2 𝑗=0 2 2 𝑗=0 2 2
On en déduit, par le théorème de sommation par paquets pour les familles à termes positifs, que la
famille (𝑢𝑖,𝑗 ) (𝑖,𝑗)∈N2 est sommable, et sa somme vaut :
!
Õ Õ
+∞ Õ +∞
16 × 2
𝑢𝑖,𝑗 = 𝑢𝑖,𝑗 = 16 × 𝑢 1,1 = = 8.
𝑖=0 𝑗=0
22
(𝑖,𝑗)∈N
2
II.2.
II.2.a. Les relations données définissent bien une loi de probabilité sur l’univers dénombrable N2 ,
puisque :
𝑖+𝑗 𝑢𝑖,𝑗
• ∀(𝑖, 𝑗) ∈ N2, 𝑖+𝑗+3 = ⩾ 0;
2 8
Õ 𝑖+𝑗 1 Õ
• = 𝑢𝑖,𝑗 = 1.
2𝑖+𝑗+3 8
(𝑖,𝑗)∈N 2 (𝑖,𝑗)∈N 2
| {z }
=8
II.2.b. Pour tout 𝑖 ∈ N, on a la décomposition d’événement :
Ø
+∞
(𝑋 = 𝑖) = (𝑋 = 𝑖) ∩ (𝑌 = 𝑗) ,
𝑗=0
2/10
De même, on a
Õ
+∞
Õ+∞
𝑢 𝑗,𝑖
𝑃 (𝑌 = 𝑖) = 𝑃 (𝑋 = 𝑗) ∩ (𝑌 = 𝑖) = = 𝑃 (𝑋 = 𝑖),
𝑗=0 𝑗=0
8
Partie préliminaire
III.1.
a. Soit 𝑥 > 0. La fonction ℎ𝑥 : 𝑡 ↦→ 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1 est continue sur ]0, +∞[ par produit de fonctions
continues, les fonctions exponentielle et puissances étant bien continues sur ]0, +∞[.
• Au voisinage de 0 :
On a ℎ𝑥 (𝑡) ∼ + 𝑡 𝑥−1 = 𝑡 1−𝑥
1
. Comme 1 − 𝑥 < 1, 𝑡 ↦→ 𝑡 1−𝑥 1
est intégrable sur ]0, 1] et donc ℎ𝑥
𝑡→0
aussi.
• Au voisinage de +∞ : On remarque que 𝑡 2 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1 = 𝑡 𝑥+1𝑒 −𝑡 −→ 0 par croissance com-
𝑡→+∞
parée, d’où ℎ𝑥 (𝑡) = 𝑜 1
𝑡2
. Or 𝑡 ↦→ 𝑡 2 est intégrable sur [1, +∞[ et donc ℎ𝑥 aussi.
1
𝑡→+∞
Finalement ℎ𝑥 est intégrable sur ]0, +∞[.
b. Soit 𝑥 > 0. La fonction ℎ𝑥 définie dans la question précédente ∫ +∞ est continue et strictement
positive sur ]0, +∞[. La positivité de l’intégrale nous donne 0 ℎ𝑥 (𝑡)𝑑𝑡 ⩾ 0 et la continuité
∫ +∞
de ℎ𝑥 implique qu’on ne pourrait avoir 0 ℎ𝑥 (𝑡)𝑑𝑡 = 0 que si ℎ𝑥 était identiquement nulle sur
]0, +∞[, ce qui n’est pas le cas.
∫ +∞
Ainsi Γ(𝑥) = 0 ℎ𝑥 (𝑡)𝑑𝑡 > 0, et ce pour tout 𝑥 > 0.
∗
R+ × R∗+ −→ R
c. On définit ℎ : . Appliquons le théorème de caractère 𝒞 1 des
(𝑥, 𝑡) ↦−→ ℎ𝑥 (𝑡) = 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1
intégrales à paramètres.
i) Pour tout 𝑥 > 0, 𝑡 ↦→ ℎ(𝑥, 𝑡) est continue (par morceaux) et intégrable sur ]0, +∞[ d’après
la question 1.a)
ii) Pour tout 𝑡 > 0, 𝑥 ↦→ ℎ(𝑥, 𝑡) est de classe 𝒞 1 (et même 𝒞 ∞ en fait) sur R∗+ . On a
𝜕ℎ
∀(𝑥, 𝑡) ∈ R∗+ × R∗+, (𝑥, 𝑡) = ln(𝑡)𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1
𝜕𝑥
3/10
𝜕ℎ
iii) La fonction (𝑥, 𝑡) ↦→ (𝑥, 𝑡) vérifie les hypothèses du théorème de continuité des inté-
𝜕𝑥
grales à paramètres
𝜕ℎ
𝛼) Pour tout 𝑥 > 0, 𝑡 ↦→ (𝑥, 𝑡) est continue (donc continue par morceaux) sur R∗+ .
𝜕𝑥
𝜕ℎ
𝛽) Pour tout 𝑡 > 0, 𝑥 ↦→ (𝑥, 𝑡) est continue sur R∗+ .
𝜕𝑥
𝛾) Domination locale : Soit [𝑎, 𝑏] un segment de R∗+ . On a donc 0 < 𝑎 ⩽ 𝑏.
∗ 𝜕ℎ | ln(𝑡)|𝑒 −𝑡 𝑡 𝑎−1 si 𝑡 ⩽ 1
∀(𝑥, 𝑡) ∈ [𝑎, 𝑏] × R+, (𝑥, 𝑡) ⩽ .
𝜕𝑥 ln(𝑡)𝑒 −𝑡 𝑡 𝑏−1 si 𝑡 > 1
4/10
Expression de la fonction Digamma à l’aide d’une série
III.3.
a. On peut établir l’inégalité souhaitée par simple étude de la fonction 𝑥 ↦→ ln(1 − 𝑥) + 𝑥 sur
] − ∞, 1[, ou bien par un argument de convexité : en effet la fonction ln est notoirement con-
cave sur R∗+ , donc son graphe est au-dessous de chacune de ses tangentes. Comme la tangente
en 𝑥 = 1 a pour équation 𝑦 = 𝑥 − 1, on en déduit : ∀𝑥 ∈ R∗+ , ln(𝑥) ⩽ 𝑥 − 1. Il vient ensuite,
via deux changements de variable successifs : ∀𝑥 > −1, ln(1+𝑥) ⩽ 𝑥, puis ∀𝑥 < 1, ln(1−𝑥) ⩽ −𝑥.
Ensuite, soit 𝑛 ⩾ 1 (et, normalement, 𝑥 > 0 est déjà fixé aussi dès l’énoncé de la question
III.3.). La fonction 𝑓𝑛 est positive par définition.
De plus, pour tout 𝑡 ∈]0, 𝑛[, 𝑓𝑛 (𝑡) = 𝑒 𝑛 ln ( 1− 𝑛 ) 𝑡 𝑥−1 , avec ln 1 − 𝑛𝑡 ⩽ − 𝑛𝑡 par la question précé-
𝑡
dente, vu qu’on a bien 𝑛𝑡 < 1 pour 𝑡 ∈]0, 𝑛[. On en déduit, par croissance de l’exponentielle et
produit par une quantité positive : 𝑓𝑛 (𝑡) ⩽ 𝑒 𝑛× ( − 𝑛 ) 𝑡 𝑥−1 = 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1 . Enfin 𝑓𝑛 est nulle sur [𝑛, +∞[,
𝑡
𝑛
donc 1 − 𝑛𝑡 = 𝑒 𝑛 ( − 𝑛 +𝑜 ( 𝑛 )) = 𝑒 −𝑡+𝑜 (1) −→ 𝑒 −𝑡 par continuité de l’exponentielle. Donc
𝑡 1
𝑛→+∞
𝑓𝑛 (𝑡) −→ 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1 .
𝑛→+∞
On a ainsi prouvé que (𝑓𝑛 )𝑛⩾1 converge simplement sur R∗+ vers la fonction 𝑡 ↦→ 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1 .
• De plus, pour tout 𝑛 ⩾ 1 et pour tout 𝑡 > 0, |𝑓𝑛 (𝑡)| ⩽ 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1 par la question précédente, et
on a prouvé dans la première question du problème que la fonction 𝑡 ↦→ 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1 est continue
et intégrable sur R∗+ .
∫ +∞ ∫ +∞
Donc, par le théorème de convergence dominée, 𝑓𝑛 (𝑡)𝑑𝑡 −→ 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑥−1𝑑𝑡.
0 𝑛→+∞ 0
Comme 𝑓𝑛 est nulle sur [𝑛, +∞[, cela donne finalement :
∫ 𝑛
𝑡 𝑛 𝑥−1
1− 𝑡 𝑑𝑡 −→ Γ(𝑥),
0 𝑛 𝑛→+∞
a. Soient 𝑛 ∈ N∗
et 𝑥 > 0.
↦ (1 − 𝑢)𝑛𝑢 𝑥−1 est bien définie et continue sur ]0, 1].
La fonction 𝛼 : 𝑢 →
De plus, 𝛼 (𝑢) ∼ + 𝑢 𝑥−1 = 𝑢 1−𝑥
1
, avec 1 − 𝑥 < 1, donc 𝛼 est intégrable sur ]0, 1] par comparaison
𝑢→0
de fonctions positives en procédant comme à la question 1.a)
Cela assure la bonne définition de 𝐼𝑛 (𝑥).
𝑥
On définit maintenant sur ]0, 1] les fonctions 𝛼 1 : 𝑢 ↦→ (1 − 𝑢)𝑛 et 𝛼 2 : 𝑢 ↦→ 𝑢𝑥 . Ces fonctions
sont de classe 𝒞 1 , et on a 𝛼 1 (𝑢)𝛼 2 (𝑢) qui admet une limite finie pour 𝑢 −→ 0+ , en l’occurrence
0. On en déduit, par intégration par parties :
∫ 1 ∫ 1
′
𝐼𝑛 (𝑥) = 𝛼 1 (𝑢)𝛼 2 (𝑢)𝑑𝑢 = 𝛼 1 (1)𝛼 2 (1) − lim+𝛼 1 (𝑢)𝛼 2 (𝑢) − 𝛼 1′ (𝑢)𝛼 2 (𝑢)𝑑𝑢
0 𝑢→0 0
∫
𝑛 1
𝑛
=0−0+ (1 − 𝑢)𝑛−1𝑢 𝑥 𝑑𝑢 = 𝐼𝑛−1 (𝑥 + 1).
𝑥 0 𝑥
5/10
b. Soit 𝑥 > 0. ∫ 1
1
𝑥−1𝑢𝑥 1
On a 𝐼 0 (𝑥) = 𝑢 𝑑𝑢 = = .
0 𝑥 0 𝑥
Soit 𝑛 ⩾ 1. On a, par une récurrence immédiate,
𝐼𝑛 (𝑥) = 𝑥𝑛 𝐼𝑛−1 (𝑥 + 1) = 𝑥𝑛 × 𝑛−1 𝑛!
𝑥+1 𝐼𝑛−2 (𝑥 + 2) = 𝑥 (𝑥+1)···(𝑥+𝑛−1) 𝐼 0 (𝑥 + 𝑛) =
𝑛!
𝑥 (𝑥+1)···(𝑥+𝑛) .
c. Via le changement de variable affine 𝑢 = 𝑛𝑡 , on obtient donc :
∫ ∫ ∫
𝑛
𝑡 𝑛 𝑥−1 1
𝑛 𝑥−1 𝑥
1
1− 𝑡 𝑑𝑡 = (1 − 𝑢) (𝑛𝑢) 𝑛𝑑𝑢 = 𝑛 (1 − 𝑢)𝑛𝑢 𝑥−1𝑑𝑢 = 𝑛𝑥 𝐼𝑛 (𝑥).
0 𝑛 0 0
Le résultat de la question 3.b. se réécrit ainsi : Γ(𝑥) = lim 𝑛𝑥 𝐼𝑛 (𝑥). Et le calcul de la question
𝑛→+∞
précédente permet de conclure :
𝑛! 𝑛!𝑛𝑥
Γ(𝑥) = lim 𝑛𝑥 × = lim 𝑛 .
𝑛→+∞ 𝑥 (𝑥 + 1) · · · (𝑥 + 𝑛) 𝑛→+∞ Î
(𝑥 + 𝑘)
𝑘=0
1 Ö h 𝑥 −𝑥 i
𝑛
= lim 𝑥𝑒 𝑥𝐻𝑛 1+ 𝑒 𝑘 .
Γ(𝑥) 𝑛→+∞ 𝑘
𝑘=1
III.6.
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𝑛 h
Õ𝑥 𝑥i
ln 1 + − −→ − ln Γ(𝑥)𝑥𝑒𝛾𝑥 .
𝑘 𝑘 𝑛→+∞
𝑘=1
Í
En particulier, on a prouvé que la série ln 1 + 𝑘𝑥 − 𝑘𝑥 converge. Ceci ayant été démontré
𝑘 ⩾1 Í
pour tout 𝑥 > 0, on a établi la convergence simple de la série de fonctions 𝑔𝑘 sur ]0, +∞[, où
𝑘 ⩾1
l’on pose 𝑔𝑘 : 𝑥 ↦→ ln 1 + 𝑘𝑥 − 𝑘𝑥 .
Í
+∞
b. On note 𝑔 = 𝑔𝑘 sur ]0, +∞[.
𝑘=1 Í
Outre la convergence de 𝑔𝑘 vers 𝑔 établie à la question précédente, on a :
𝑘 ⩾1
• Les fonctions 𝑔𝑘 sont toutes de classe 𝒞 1 sur ]0, +∞[.
𝑥
• Pour tout 𝑘 ⩾ 1, pour tout 𝑥 > 0, 𝑔𝑘′ (𝑥) = 𝑘+𝑥1
− 𝑘1 = − 𝑘 (𝑘+𝑥) .
Soit [𝑎, 𝑏] un segment de R∗+ . On a donc 0 < 𝑎 ⩽ 𝑏.
Pour tout 𝑘 ⩾ 1 et tout 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏], |𝑔𝑘′ (𝑥)| ⩽ 𝑘𝑏2 . On en déduit que
𝑏
||𝑔𝑘 || ∞,[𝑎,𝑏] ⩽
𝑘2
Í 𝑏 Í
Comme 𝑘2
converge, on a établi la convergence normale, donc uniforme, de 𝑔𝑘′ sur
𝑘 ⩾1 𝑘 ⩾1
[𝑎, 𝑏].
On en déduit que 𝑔 est de classe 𝒞 1 , avec : ∀𝑥 > 0,
Õ
+∞ +∞
Õ
′ 1 1
𝑔 (𝑥) = 𝑔𝑘′ (𝑥) = −
𝑘 +𝑥 𝑘
𝑘=1 𝑘=1
Í
+∞ +∞
Í
Comme −𝑔′ (𝑥) = − 1
𝑘+𝑥 − 𝑘
1
= − 1
𝑘+𝑥 + 1
𝑘 , on a finalement établi :
𝑘=1 𝑘=1
+∞
Õ
1 1 1
∀𝑥 > 0, 𝜓 (𝑥) = − − 𝛾 + − .
𝑥 𝑘 𝑘 +𝑥
𝑘=1
III.7.
Í
+∞
a. Posant 𝑥 = 1 dans la formule précédente, on trouve : 𝜓 (1) = −1 − 𝛾 + 1
𝑘 − 𝑘+1
1
, d’où, par
𝑘=1
télescopage, 𝜓 (1) = −1 − 𝛾 + 1 = −𝛾.
De plus ∫ +∞
Γ(1) = 𝑒 −𝑡 𝑑𝑡 = lim [−𝑒 −𝑡 ] 𝑋0 = lim 1 − 𝑒 −𝑋 = 1
0 𝑋 →+∞ 𝑋 →+∞
Γ ′ (1)
donc, vu que 𝜓 (1) = Γ(1) , on obtient Γ′ (1) = −𝛾.
∫ +∞
Mais en reprenant l’expression obtenue à la question 1.c., on constate que Γ′ (1) = 𝑒 −𝑡 ln(𝑡)𝑑𝑡,
0
d’où finalement : ∫ +∞
𝑒 −𝑡 ln(𝑡)𝑑𝑡 = −𝛾 .
0
7/10
b. D’après la formule de la question 6.c., on a, pour tout 𝑥 > 0,
+∞ Õ+∞
1 1 Õ 1 1 1 1
𝜓 (𝑥 + 1) − 𝜓 (𝑥) = − + + − − −
𝑥 +1 𝑥 𝑘 𝑘 +𝑥 +1 𝑘 𝑘 +𝑥
𝑘=1 𝑘=1
+∞
Õ
1 1 1 1 1 1
= − + − − +
𝑥 𝑥 +1 𝑘 𝑘 +𝑥 +1 𝑘 𝑘 +𝑥
𝑘=1
par somme de séries convergentes. Et donc :
+∞
Õ Õ+∞
1 1 1 1 1 1 1
𝜓 (𝑥 + 1) − 𝜓 (𝑥) = − + − = − = .
𝑥 𝑥 +1 𝑘 +𝑥 𝑘 +𝑥 +1 𝑘 +𝑥 𝑘 +𝑥 +1 𝑥
𝑘=1 𝑘=0
Cette notation est discutable : il aurait peut-être été préférable de noter 𝑗𝑘,𝑥 , pour insister sur le
fait que l’on travaille à 𝑥 > 0 fixé, et que la convergence uniforme étudiée ici ne porte que sur la
variable 𝑦.
On peut réécrire
𝑘 +𝑦 +𝑥 −𝑘 −𝑦 − 1 𝑥 −1
𝑗𝑘 (𝑦) = =
(𝑘 + 𝑦 + 1)(𝑘 + 𝑦 + 𝑥) (𝑘 + 𝑦 + 1)(𝑘 + 𝑦 + 𝑥)
donc,
|𝑥 − 1|
∀𝑦 > 0, | 𝑗𝑘 (𝑦)| ⩽ (majoration indépendante de 𝑦)
(𝑘 + 1) (𝑘 + 𝑥)
Í |𝑥−1| |𝑥−1|
Comme est une série convergente, vu que
(𝑘+1)(𝑘+𝑥) ∼ |𝑥−1|
(𝑘+1) (𝑘+𝑥) 𝑘→+∞ 𝑘2
, on a la convergence
𝑘 ⩾0 Í
normale, donc uniforme, de 𝑗𝑘 sur ]0, +∞[.
𝑘 ⩾0
Ensuite, reprenant la formule de 6.c., on a, pour tout 𝑛 ∈ N∗ ,
+∞ Õ+∞
1 1 Õ 1 1 1 1
𝜓 (𝑥 + 𝑛) − 𝜓 (1 + 𝑛) = − + + − − − ,
𝑥 +𝑛 𝑛 𝑘 𝑘 +𝑥 +𝑛 𝑘 𝑘 +1+𝑛
𝑘=1 𝑘=1
8/10
Or, pour tout 𝑘 ∈ N, 𝑗𝑘 (𝑛) −→ 0 donc, par le théorème de la double limite (qui s’applique ici
𝑛→+∞
car la série de fonctions étudiée converge uniformément sur un voisinage de +∞),
Õ
+∞
lim 𝜓 (𝑥 + 𝑛) − 𝜓 (1 + 𝑛) = lim 𝑗𝑘 (𝑛) = 0.
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
𝑘=0
© ª
®
= lim 𝑓 (𝑛 + 1) − 𝑓 (1) +𝑓 (1 + 𝑥) − 𝑓 (𝑛 + 𝑥 + 1) ®
𝑛→+∞ |{z} ®
« =−𝛾 ¬
1
= 𝑓 (𝑥 + 1) + 𝛾 − lim 𝑓 (𝑥 + 1 + 𝑛) − 𝑓 (1 + 𝑛) = 𝑓 (𝑥) + + 𝛾,
𝑛→+∞ 𝑥
| {z }
=0
9/10
On calcule cette somme en distinguant selon les valeurs de 𝑗 (𝑗 = 𝑘 ou 𝑗 ≠ 𝑘). En effet, pour
𝑗 = 𝑘, le premier tirage aura amené 𝑘 boules numérotées 𝑘 en plus dans l’urne, tandis que pour
𝑗 ≠ 𝑘, le premier tirage n’aura pas amené de boule numérotée 𝑘 supplémentaire dans l’urne.
Ainsi :
1© Õ ª 1 ©𝑘 + 1 Õ 1 ª
𝑃 (𝑌 = 𝑘) = 𝑃 (𝑋 =𝑘) (𝑌 = 𝑘) + 𝑃 (𝑋 =𝑗) (𝑌 = 𝑘) ® = + ®,
𝑛 𝑛 𝑘 +𝑛 𝑗 +𝑛
« 1⩽ 𝑗 ⩽𝑛, 𝑗≠𝑘 ¬ « 1⩽ 𝑗 ⩽𝑛, 𝑗≠𝑘 ¬
!
1 𝑘 Õ𝑛
1
= + .
𝑛 𝑘 + 𝑛 𝑗=1 𝑗 + 𝑛
Í
2𝑛 Í
𝑛 Í
2𝑛 Í
𝑛
Or, par 7.b., 𝜓 (2𝑛 + 1) − 𝜓 (𝑛 + 1) = 1
𝑘 − 1
𝑘 = 1
𝑘 = 1
𝑗+𝑛 , d’où finalement :
𝑘=1 𝑘=1 𝑘=𝑛+1 𝑗=1
1 𝑘
∀𝑘 ∈ {1, . . . , 𝑛}, 𝑃 (𝑌 = 𝑘) = + 𝜓 (2𝑛 + 1) − 𝜓 (𝑛 + 1) .
𝑛 𝑘 +𝑛
Et il faut corriger ce que demandait l’énoncé, c’est-à-dire prouver cette relation pour tout 𝑘 ∈ N∗ ,
alors qu’elle n’est valable que pour 𝑘 ∈ {1, . . . , 𝑛}.
Í
𝑛 Í
𝑛
𝑘 𝑘
c. On a 𝐸 (𝑌 ) = 𝑘𝑃 (𝑋 = 𝑘) = 𝑛 𝑘+𝑛 + 𝜓 (2𝑛 + 1) − 𝜓 (𝑛 + 1) , donc :
𝑘=1 𝑘=1
Õ
𝑛
𝑘2 𝑛+1
𝐸 (𝑌 ) = + 𝜓 (2𝑛 + 1) − 𝜓 (𝑛 + 1) .
𝑛(𝑛 + 𝑘) 2
𝑘=1
𝑛+1 Õ
𝑛
1 1−𝑛 Õ
2𝑛
1 1−𝑛
= −𝑛 +𝑛 = +𝑛 = + 𝑛 𝜓 (2𝑛 + 1) − 𝜓 (𝑛 + 1) .
2 𝑛 +𝑘 2 𝑘 2
𝑘=1 𝑘=𝑛+1
10/10