I-Explication des notions clés :
Étant donné que le mot, loin d’être figé, se transforme constamment en fonction des contextes
et des usages, il révèle ainsi une dimension plurivoque en perpétuelle évolution. Il est donc
nécessaire de limiter notre conceptualisation à ce qui concerne spécifiquement
l’environnement de l’entreprise.
Croissance :
Le terme « croissance » désigne, à première vue, l’augmentation de la richesse produite par
l’entreprise dont le PIB est l’indicateur financier très reconnu. En ce sens, la croissance se
définit comme un processus d’expansion et d’augmentation de l’échelle des opérations :
augmentation des revenus, des bénéfices, de la part du marché et des effectifs, ... Elle peut
être saisie en termes d’objectif principal, d’où sort la stratégie générale de l’entreprise.
Souvent, la croissance de l’entreprise se réalise à double manière, celle de la croissance
organique par l’utilisation des ressources propres (interne) et celle du développement de
nouvelles compétences et de l’innovation (externe). Un premier facteur de la croissance de
l’entreprise est l’adoption d’une politique systématique de la recherche scientifique. C’est la
technologie.
Technologie :
Composé de deux mots, techno (techne) et -logie (logos), le terme « technologie »
(d'entreprise) signifie l’étude des outils, des techniques, des procédés, des méthodes et de
savoir-faire (P. Dussauge et B. Ramanantsoa, [1987]). Ainsi, la technologie adopte de
nouvelles pratiques potentielles ayant pour but d’accroître l'efficacité de l’entreprise tout en
visant la réduction des coûts. Elle englobe donc tous les outils, les méthodes et ainsi que les
systèmes utilisés par l’entreprise pour optimiser ses opérations et améliorer ses performances.
Performance :
D’après Pfeffer et Salancik (1978), la performance (d'entreprise) désigne sa capacité à
produire des résultats favorables en faisant référence aux moyens utilisés. Pour le dire
autrement, la performance est la capacité ou l'aptitude à atteindre les différents objectifs
(stratégique, opérationnel, financier et socio-environnemental) de manière efficace et
efficience. Une entreprise performante se mesure à travers sa pérennité (qualité de produit ou
service, rentabilité financière, la compétitivité), son efficience économique (la productivité, la
quantité vendue), sa valeur des ressources humaines (mobilisation, développement personnel
et formation, climat social) et sa légitimité organisationnelle (la satisfaction des parties
prenantes).
CONCLUSION
En guise de conclusion, notre parcours d’exposé met en évidence la considération de la
technologie comme un élément fondamental pour la croissance des entreprises. L’utilisation
de la technologie est à l’origine de l'innovation et du renforcement de la compétitivité sur le
marché. Et l'incorporation de solutions technologiques à celles des autres, allant des
technologies de production aux outils numériques et aux technologies de l'information et de la
communication (TIC), permet à la fois l’amélioration de la performance de l’entreprise et
l’ouverture de nouvelles perspectives sur les pratiques opérationnelles. Dans cette optique, la
technologie de l’entreprise aide aussi les décideurs à prendre une meilleure décision.
Toutefois, l'adaptation de nouvelles technologies sollicite une planification stratégique
rigoureuse et une gestion adéquate du changement afin d'assurer la fluidité de l’adoption. En
dépit de ses avantages considérables telles que la productivité accrue, l’expansion des
marchés et l’innovation, l’entreprise fait face aussi à des certains défis tels que les coûts
d'investissement initiaux, la dépendance à l'évolution technologique et les préoccupations
liées à la sécurité des données. Ainsi, le choix de l’intégration de la technologie au sein de
l’entreprise demande explicitement la compétence professionnelle inédite. D’où la nécessité
de la formation du personnel. Mais, l’utilisation du robot laisse une séquelle sur le sens
éthique du travail en lui soupçonnant comme source d’augmentation du taux de chômage et la
déshumanisation.
Bibliographie :
DUSSAUGE Pierre et RAMANANTSOA Bernard (1987), Technologie et stratégie
d’entreprise, édition MCgraw-Hill, 1er. Éd., 248 pages.