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Exercices d'Analyse de Fourier 2024-2025

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1 – Exercices : 02 - Analyse de Fourier.

Sciences Physiques MP* 2024-2025

Exercices : 02 - Analyse de Fourier.


— Solutions —

A. Signaux périodiques et séries de Fourier


1. Multiplication par un signal créneau
1 ω
Réponses : 2p+1 , (2p + 1)f0 ± 2π .

2. Vibration quasi-monochromatique
Réponses : A0 exp(i2πf0 t)(1 + cos π∆f t) ; si ∆f ≪ f0 cos π∆f t est très lent devant cos 2πf0 t.

3. Non linéarité d’un amplificateur


∆f 3∆f
Réponses : [0; f0 ; 2f0 ; 3f0 ], [0; f0 ± 2 ; 2f0 ± ∆f ; 3f0 ± 2 ].

4. Effet d’un filtre passe-bande


1 f0
Réponses : H = q
f
, très sélectif ∆f1/2 = Q, fe = f0 , ∆f1/2 → 0, fe = f0 ou fe ± fm = f0 , oui
1+Q2 ( ff − f0 )2
0
fondamental sinusoı̈dal à 1200 Hz, créneau : sortie sinusoı̈dale si fe = 1200 Hz, 400 Hz, 240 Hz, 80 Hz et 48 Hz,
dent de scie : sortie sinusoı̈dale si fe = 1200 Hz, 600 Hz, 400 Hz, 300 Hz, 240 Hz, 200 Hz, 150 Hz, 120 Hz, 100 Hz,
80 Hz, 75 Hz, 60 Hz, 50 Hz, 48 Hz, 40 Hz.

5. Filtrage d’une tension créneau dissymétrique


Réponses : umoy
e = αE = 4 V, T0 = 0, 02 s, harmoniques d’amplitude décroissante n = 3 et n = 6 sont
absentes du spectre car αn = 1 ou 2 pour ces deux harmoniques, il manque les fréquences 150 Hz et 300 Hz,
1 1 1
H(jω) = 1+jRCω , fc = 2πRC d’où R = 2πCf c
= 16 kΩ, c’est un filtre passe-bas, il laisse la moyenne intacte, la
fréquence fondamentale voit son amplitude divisée par environ 5 comme elle était d’environ E/π, on est un peu en
dessous du volt, la fondamentale est aussi déphasée, l’harmonique suivante est est celle pour n = 2, sa fréquence
1
est de 100 Hz, |H| ≃ 10 elle est fortement atténuée, elle est de l’ordre de 0, 2 V, les harmoniques suivantes sont de
contribution nettement moindre encore, finalement la tension de sortie est une tension sinusoı̈dale de fréquence
f0 d’amplitude environ 1 V et de moyenne 4 V avec une petite oscillation résiduelle à 100 Hz, on peut réaliser
un passe-bande en mettant en série une bobine pour faire un circuit RLC série en prenant la tension de sortie
aux bornes de R, si la fréquence centrale est 100 Hz, on récupère une oscillation sinusoı̈dale à cette fréquence, à
150 Hz on ne récupère rien car cette harmonique n’est pas présente dans le spectre du signal d’entrée puisque
αn = 1.

6. Associer un signal et un spectre


Réponses : Les signaux de valeur moyenne d’évidence non nulle sont u2 , u3 et u4 et seuls trois spectres présentent
une composante continue non nulle : v̂a , v̂c et v̂d . On doit donc associer ces trois signaux à ces trois spectres !
On constate que u2 présente des discontinuités donc comporte des harmoniques de rang élevé en plus grande
importance que pour u3 qui n’a que des discontinuités de pentes et que u4 qui n’a pas de discontinuités. De
plus, on voit que le signal u4 semble être composé de la somme de deux sinusoı̈des principales (en plus de la
composante continue). Finalement û2 = v̂d , û3 = v̂c et û4 = v̂a . Il reste à traiter les trois signaux restants u1 , u5
et u6 . Ce dernier est le seul de moyenne nulle présentant des discontinuités, donc il présente le spectre le plus
riche qui est v̂e (avec seulement les harmoniques de rang impair par propriété de type s(t + T /2) = −s(t). . . ).
Enfin, le signal u5 est plus déformé par rapport au fondamental seul que le signal u1 , donc son spectre est
plus riche et on peut conclure : û6 = v̂e , û5 = v̂f et û1 = v̂b . Tous les signaux sont a priori périodiques de
fréquence fondamentale 1 kHz (vu les raies dessinées par l’élève. . . ). L’élève aurait pu préciser les périodes de
1 ms (environ) sur les figures des signaux temporels. . . Attention, un signal avec des discontinuités contient de
nombreux harmoniques de rang élevé mais pas forcément de forte amplitude ! Le premier filtre qui donne v̂g
est probablement un filtre passe-bande non linéaire de fréquence centrale f0 ≃ 4, 5 kHz car les basses et hautes
fréquences sont atténuées et il existe de nouvelles composantes harmoniques ! Le second filtre doit être de type
passe-bas linéaire de fréquence de coupure de l’ordre de 3 ou 4 kHz (atténuation uniquement dans les plus
hautes fréquences, sans ajout de composantes). Le troisième filtre doit être de type passe-haut linéaire d’ordre
assez élevé de fréquence de coupure autour de 1 kHz (suppression de la composante continue et pas d’ajout de
composante). On peut aussi imaginer obtenir le même spectre final avec un filtre passe-bande à bande bien plus
large que celle rendue sur le graphe de vˆi (on ne voit alors pas l’atténuation aux plus hautes fréquences).

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 02 - Analyse de Fourier. – 2

7. Détection de signaux micro-ondes


Réponses : Un filtre linéaire ne fournit un signal constant non nul que si il ne laisse passer qu’une composante
continue existante (filtrage passe-bas moyenneur). Or, celle-ci ne donne pas du tout une image de l’amplitude
A du signal sinusoı̈dal. L’opération de mesure directe de A par filtrage linéaire est donc impossible. La repré-
sentation graphique du signal de sortie est effectuée sur la figure 1 (le signal d’entrée e(t) est en pointillés, avec
choix d’origine des temps à son maximum) :
s1 (t)

t
Figure 1 – Redressement mono-alternance

On parle de redresseur simple (ou redresseur simple alternance) puisque seules les arches sinusoı̈dales positives
sont conservées (sinon le signal est nul). Le signal redressé a la même fréquence f que la sinusoı̈de d’entrée. Son
spectre comprend les trois premières raies suivantes : une composante constante (fréquence nulle) correspondant
à la valeur moyenne non nulle, une composante fondamentale de fréquence f et une composante à l’octave de
fréquence 2f . On voit que l’opérateur est non linéaire puisqu’il y a génération d’harmoniques à sa traversée
(modification des fréquences présentes dans le spectre). On peut faire appel à un filtre passe-bas en tant que
moyenneur sous réserve que sa fréquence de coupure fc vérifie fc ≪ f (où f = 1/T est la fréquence du
fondamental). Pour le signal s1 (t) associé à la sinusoı̈de redressée en simple alternance, la valeur moyenne
R T /4
(indépendante du choix d’origine des temps) est D = hs1 (t)i = T1 −T /4 A cos(ω t)dt. Le calcul est élémentaire
(en exploitant la parité de la fonction intégrée) et il vient D 1
A = π . En pratique, il est possible d’amplifier
directement cette valeur en utilisant un filtre de gain statique de valeur adaptée (supérieure à l’unité bien sûr !).
En sortie du redresseur bi-alternance, le signal est composé d’arches de sinusoı̈des redressées, voir la figure 2.
s2 (t)

t
Figure 2 – Redressement bi-alternance ou double-alternance

Du coup, la période de ce signal de sortie s2 (t) est la moitié de celle du signal d’entrée, ce qui fait que ses
composantes spectrales sont aux fréquences 0 (moyenne non nulle), 2f , 4f , 6f et ainsi de suite. . . Les raies
spectrales ne sont donc pas placées de façon exactement identique à celles du signal redressé en simple alternance.
On reprend le filtre moyenneur antérieur. Cette fois-ci, il va permettre de récupérer une valeur moyenne plus
élevée et le gain statique pourra être choisi plus faible. En plus, l’ondulation résiduelle sera plus faible car le
fondamental (fréquence 2f ) est davantage dans la bande atténuée du filtre (par rapport au cas du signal s1 (t)
où il est seulement à la fréquence f ). La valeur moyenne du signal de sortie est à présent D′ = hs2 (t)i =
2
R T /4 D′ D 2
T −T /4 A cos(ω t)dt = 2 hs1 (t)i = 2 D donc A = 2 A = π . Le redressement bi-alternance du signal sinusoı̈dal
double la valeur moyenne par rapport au redressement simple alternance.

8. Étude d’un filtre passif


Réponses : À basse fréquence, un condensateur est équivalent à un circuit ouvert et, à haute fréquence, à un fil.
Les schémas équivalents à basse et haute fréquences sont évidents. On remarque que dans les deux cas, s = 0. Le
filtre rejette les basses et les hautes fréquences et on peut s’attendre à ce qu’il s’agisse d’un passe-bande d’ordre 2.
Z
Puisque is = 0, on utilise le pont diviseur de tension en sortie : H = ve = R+Z RkC soit H = 1+3 j RjCRω−(R

C ω)2
C +ZRkC
On vérifie sans problème qu’il s’agit d’un filtre passe-bande en accord avec l’étude asymptotique de la première
question. On met la fonction de transfert du filtre sous forme canonique : H = 1+j Q (Hω0 − ω0 ) avec ω0 = R1C
ω0 ω

H0 = 13 et Q = 13 . ω0 correspond au gain maximal du filtre : c’est la fréquence de résonance (ou centrale). Les

fréquences de coupure ω1 et ω2 à −3 dB correspondent au gain maximal divisé par 2. Elles vérifient donc le

JR Seigne Clemenceau Nantes


3 – Exercices : 02 - Analyse de Fourier. Sciences Physiques MP* 2024-2025


±1+ 4 Q2 +1
trinôme X 2 + ωQ0 X − ω0 2 = 0 Ainsi, ω1 ou 2 = ω0 2Q . Le facteur de qualité est alors, par définition,
ω0 1
ω2 −ω1 = Q = 3 . Le filtre est peu sélectif. On peut aussi calculer les valeurs numériques des fréquences :
f0 = 1, 0 kHz, f1 = 300 Hz et f2 = 3, 3 kHz. Aux basses fréquences (BF), H BF = jωω0 donc GdB,BF = 20 log ωω0
et ϕBF = π2 . À la résonance ω0 , H rs. = 13 donc GdB,rs. = −20 log 3 = −4, 7 dB et ϕrs. = 0. Aux hautes
fréquences (HF), H HF = − j ωω0 donc GdB,HF = −20 log ωω0 et ϕHF = − π2 . On a qu’une rotation de phase de
π π
2 à − 2 . Le signal e1 (t) est sinusoı̈dal de fréquence f0 . Il est donc transmis par le filtre avec une atténuation
H0 = 13 et sans déphasage : s1 (t) = 0, 67 sin(2000 π t) en V. Le signal e2 (t) se reformule par trigonométrie
élémentaire en e2 (t) = 12 + 12 cos(2ωt) en siU V . Le premier terme (composante continue) est coupé par le filtre
et le second fournit le signal de sortie e2 (t) = 12 G(2ω) cos(2ωt + ϕ(2ω)) soit v2 (t) ≃ 0, 05 cos(60.103 t − 1, 26)
en V Le signal de sortie est assez atténué sans être exactement l’intégration de la composante à 2ω du signal
d’entrée car celle-ci n’est pas de fréquence assez élevée pour que son déphasageP soit assez proche de −π/2. Le

signal e3 (t) présente le développement en série de Fourier (en V) e3 (t) = 2 + π8 n=0 2p+1 1
sin 2π(2p+ 1)f t. On
en déduit que la composante continue est éliminée par le filtre ; le fondamental est transmis avec une atténuation
de H0 = 13 et sans déphasage ; l’harmonique 3 (3 000 Hz) est à la limite de la bande passante à −3 dB et est
1
transmise avec une atténuation d’environ 3 √ 2
(à la louche ; numériquement, on trouve 0, 25) et un déphasage
négatif ϕ = arg[H(3 000 Hz)] ≃ −0, 73 rad ; enfin, les hautes fréquences sont supprimées, donc le signal de sortie
ne présente pas de discontinuités. On peut, par conséquent, envisager un signal de sortie très déformé mais assez
proche de la sinusoı̈de du fondamental.

9. Moteur alimenté en courant redressé


Réponses : Le début du développement en série est u(t) = E0 [ π1 + 12 sin 2πf t − π2 ( 13 cos 4πf t + 15
1
cos 8πf t + . . .)],
di
ri + L dt = u(t), i(t) se compose de la réponse à chaque harmonique, Z = r + jL2πf , à 50 Hz L2πf ≃ 188 Ω alors
que r = 5 Ω donc Z ≃ jL2πf , l’impédance est considérée imaginaire pure pour les autres harmoniques aussi,
donc i(t) = E E0 π 2E0 π
πr + 2L2πf sin(2πf t− 2 )− 3πL4πf cos(4πf t− 2 )+. . ., numériquement i(t) = 1, 530+0, 064 sin(2πf t−
0

π π
2 ) − 0, 014 cos(4πf t − 2 ) + . . ., du fait de Z ≃ jL2πf les harmoniques ont une contribution quasi-nulle à la
E02
puissance consommée, Pmoy ≃ π2 r ≃ 2, 34 W.

10. Développement en série de Fourier d’un champ magnétique


d2 Bxz,max
(n) 2 2 (n) (n) (n) ~
Réponses : dxR2 − 4πλ2n Bxz,max = 0, Bx,max = An ch 2πnx λ , Bz,max = Bn sh 2πnx
λ , div B = 0 d’où An = Bn ,
λ
An ch πnx
λ
0
= 2 2πnz 4B0
λ 0 Bx (z) sin λ dz, An = πn ch πnx
1 π
0 sin n 2 sin
πna
λ .
λ

B. Signaux quelconques et intégrales de Fourier


11. Pression et largeur de raie
Réponses : V (f ) = 2A√02π
τ 1
[ 1−i2π(f 1
+f0 )τ + 1−i2π(f −f0 )τ ] ; dans le domaine des fréquences positives la contribution
du terme en f + f0 n’est pas significative, ∆f1/2 = 1/πτ .

12. Effet Doppler et largeur de raie



A√
0τ 2 ln 2
Réponses : V (f ) = 2 2
exp −[π 2 (f − f0 )2 τ 2 ], ∆f1/2 = πτ .

13. Spectre de Fourier d’une source lumineuse


E0 ω E0 ω
Réponses : Ê = √
2π ω 2 −ω02
exp(−jωt0 )(exp −(jωN T ) − 1), Re = √
2π ω 2 −ω02
(cos ω(t0 + N T ) − cos ωt0 ), Im =
2
∆t2
√E0 ω
2π ω 2 −ω02
(sin ωt0 − sinω(t0 + N T )), |Ê| = √ 2E0 ω
2π |ω 2 −ω02 |
| sin N π ωω0 |, Ê(ω) = E20√∆t 2
[exp − (ω0 −ω)
4 exp j(ω0 −
(ω0 +ω)2 ∆t2 E0√∆t (ω0 −ω)2 ∆t2 (ω0 +ω)2 ∆t2
ω)t0 + exp − 4 exp −j(ω0 + ω)t0 ], Re = 2 2 [exp − 4 cos(ω0 − ω)t0 + exp − 4 cos(ω0 +
E0√∆t (ω0 −ω)2 ∆t2 (ω0 +ω)2 ∆t2
ω)t0 ], Im = 2 2 [exp − 4 sin(ω0 − ω)t0 − exp − 4 sin(ω0 + ω)t0 ].

14. Régime impulsionnel


q
d2 us
Réponses : dt2 + ωQ0 du 2 ω0
dt +ω0 us = 0, r± = − 2Q ±j
s
1− 1 1
4Q2 ω0 , solution valable si Q ≫ 2 , intégration de l’équa-
+ dus − + − + −
tion différentielle du ω0 ω0 ω0
dt (t0 ) − dt (t0 ) + Q (us (t0 ) − us (t0 )) = Q (ue (t0 ) − ue (t0 )) = Q ∆E, intégration de la pri-
s

R t+ t+
mitive avec t−0 ue dt = 0 et t−0 us dt = 0 d’où us (t+ −
R
0 )−us (t0 ) = 0, atténuation exponentielle négligeable : us (t) ≃
0 0
E0 + E0 dus + E 0 ω0 ω0 ω0 t
Q sin (ω0 (t + θ)), us (0 ) ≃ Q sin (ω0 θ), dt (0 ) ≃ Q (cos (ω0 θ) − 1), si (t) = Q cos ω0 t exp − 2Q , fonction
continue approximée
h par des créneaux successifs, idans le cas où ue (t) = E0 exp jωt, us (t) = H̄(jω)E0 exp jωt,
R∞
H̄(jω) = exp (−jωt) −∞ exp (jωt0 ) si (t − t0 )dt0 , transformée de Fourier de la réponse impulsionnelle.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 02 - Analyse de Fourier. – 4

15. Diffusion thermique et transformée de Fourier


R∞ 1
R∞ ′ ′ ′
Réponses : T0 (z) = −∞ A(k) exp(ikz)dk d’où Ak = 2π −∞ T0 (z ) exp(−ikz )dz ,
h i
1 ∞ ∞ θ0 π z2
T (z ′ ) −∞ exp(ik(z − z ′ ) − k 2 ht)dk dz ′ , T (z, t) = 2π
R R p
T (z, t) = 2π −∞ 0 ht exp − 4ht , l’énergie de z = 0 dif-
fuse progressivement en z > 0 avec des durées proportionnelles au carré des distances.

JR Seigne Clemenceau Nantes

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