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Introduction au Droit Privé par Lagarde

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Introduction au droit privé

M. Xavier Lagarde

Cours mis à la disposition des é[Link] de l’UFR 11 par l’Association des é[Link]
en Diplômes de Science Politique de la Sorbonne (ADSP).

Attention au plagiat ! En cas d’épreuves en distanciel, il est interdit de copier/coller le


cours ici présent. L’ADSP ne se tient pas responsable des risques encourus.

Nous vous conseillons d’assister aux cours magistraux (CM) pour une meilleure
appréciation du cours.

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INTRODUCTION AU DROIT PRIVÉ

PLAN DU COURS
INTRODUCTION GENERALE

Définition du droit : un ensemble de dispositifs (règles, jugements, actes) dont le caractère


contraignant est reconnu par l’Etat et qui tend à assurer la cohésion sociale.

I.- La définition du droit

I.A.- Des dispositifs juridiques

1°) Les règles ou normes générales

Caractéristiques des normes générales


La règle est abstraite en ce sens qu’elle se saisit d’une situation à travers quelques traits
caractéristiques susceptibles de se reproduire à l’infini ; on peut dire que ces traits
caractéristiques sont sans historicité en ce sens qu’ils ne sont pas situés dans le temps et dans
l’espace. Ex : tout fait quelconque de l’homme qui cause un dommage à autrui oblige celui par la
faute duquel il est arrivé à le réparer.
De l’abstraction, se déduit la généralité (son caractère applicable à un nombre potentiellement
illimité de situations) et la permanence de la règle (son caractère indéfiniment applicable tant
qu’elle n’a pas été abrogée).
La règle est conditionnelle en ce sens qu’elle déduit un effet de droit (prescription, habilitation
ou déclaration) d’un ensemble de conditions abstraitement définies. On peut la présenter sous
la forme « si…, alors… ». Par ex., si une faute cause un dommage, alors l’auteur de la faute doit
réparation à la victime du dommage.

Portée de l’existence de normes générales


Portée pratique : la sécurité juridique. Csq. : exigence « d'accessibilité et d'intelligibilité de la loi
» ; absence de rétroactivité de la règle.
Portée théorique : La distinction du droit (incarnation de la permanence) et du politique
(expression du changement). Le changement continu de la règle rend ineffective la généralité et
la permanence de celle-ci ; d’où la nécessité qu’au moins en partie, les règles demeurent malgré
les changements politiques. Illustration : les « 35 heures » ; le mariage pour tous.

2°) Les normes individuelles


Les jugements (le syllogisme judiciaire)
Les décisions (rôle de l’administration)
Les actes juridiques (manifestation de volonté en vue de créer des effets de droit ; ex. : le
contrat)
I.B.- Des dispositifs contraignants

1°) Des sanctions


Les sanctions civiles qui tendent à la réparation ou plutôt la restauration de la situation telle
qu’elle aurait dû être si la norme avait été respectée : exécution, nullité et responsabilité. Les
sanctions pénales ou ayant une finalité punitive dont l’objet n’est pas de rétablir la légalité, mais
d’infliger un tort (amende ou emprisonnement) à celui qui a méconnu la règle. Ces sanctions
supposent un texte et sont en principe prononcées à l’encontre d’individus qui,
intentionnellement, adoptent un comportement qui des valeurs (les biens, les personnes) dont
le caractère éminent est unanimement admis.

2°) La garantie de l’Etat


L’Etat, détenteur du monopole de la contrainte légitime. « nul ne peut se faire justice à
soi-même », d’où la nécessité d’en passer par le juge pour obtenir le prononcé des sanctions et
par la force publique pour les faire exécuter.
Action publique et litiges civils
Règles impératives et règles supplétives.

3°) Le droit et les mœurs


Des comportements, sans valeur morale affirmée, mais dont il est communément et
implicitement admis, à une époque donnée, qu’ils sont socialement opportuns. Ces
comportements n’ont en principe pas de valeur juridique (les mœurs sont libres et il est souvent
contreproductif de leur donner une portée juridique).
Le droit peut cependant sanctionner les atteintes aux mœurs s’il en résulte un trouble à l’ordre
public. Certaines mœurs sont alors considérées comme des « bonnes mœurs » et alors,
exceptionnellement, élevées au rang de règle impérative.
Evolution : libéralisme sous l’angle des mœurs sexuelles, vigilance à l’égard de l’affichage
ostentatoire de ses convictions (notion de « vivre ensemble » ; CEDH 1erjuillet 2014, Req.
43835/11).

4°) Le droit et la morale


La morale comme conscience d’autrui.
A l’exception des Etats marxistes, refus des Etats de consacrer une philosophie morale et
politique comme système juridique.
La morale comme source d’inspiration légitime de la règle de droit (référence à la « bonne foi »,
questions éthiques, sanction plus lourde des comportements les plus immoraux)

5°) Droit et Religion


Les préceptes religieux ne bénéficient pas de la sanction de l’Etat.
La concurrence entre Droit et Religion.
Le règlement des rapports entre le catholicisme et l’Occident.
Le règlement des rapports entre l’Islam et les pays de tradition musulmane (v. CEDH 13 février
2003 (Aff. Refah Partisi c./ Turquie, Req. n°41340/98).
II.- Le fondement du droit

Présentation succincte de l’opposition entre jusnaturalisme (Aristote, Saint-Thomas d’Aquin) et


positivisme (Jhering et Kelsen).

Opposition dépassée en ce sens que :


- Personne n’adhère à un système jusnaturaliste qui aurait valeur de droit contraignant ; -
Personne ne se satisfait d’un pur positivisme, consistant à prendre le droit tel qu’il est, sans
distance critique.

La réflexion sur les fondements du droit (et donc sur le point de savoir s’il est juste) reste donc
une nécessité à poursuivre au-delà de l’opposition entre jusnaturalisme et positivisme. - Une
nécessité logique car la connaissance du droit et des règles qui le composent requiert toujours
une réflexion sur leurs justifications et sur leur mise en cohérence ; - Une nécessité pratique car
la défense d’une cause requiert toujours de montrer que la solution juridiquement justifiée est
de surcroît acceptable en équité ;
- Une nécessité sociologique car le corps social ne peut se satisfaire d’un droit perçu comme
injuste.

En droit positif, on peut considérer que l’exigence de justice se traduit :


- Par une exigence formelle (ou de méthode), avec une recherche de cohérence et de
permanence des principes juridiques ;
- Par une exigence substantielle (ou de fond), avec le partage de valeurs communes : la dignité
de la personne, la propriété, la responsabilité, le contrat, la solidarité nationale.

PREMIÈRE PARTIE
LA PRODUCTION DU DROIT

CHAPITRE I : LA PRODUCTION DES NORMES GENERALES

L’autorité légitime : le Parlement auteur de la loi


Egalement sources supralégislatives et sources infralégislatives (pouvoir exécutif, société

civile) Section 1 : LA LOI

§ 1.- DEFINITION
I.- La loi au sens strict
Une norme générale votée par le Parlement
Projet et Proposition de loi
Promulgation et publication de la loi
II.- Les textes assimilés à la loi
Les lois référendaires
Les ordonnances

§ 2.- LE DOMAINE
L’article 34 de la Constitution
Conséquences de l’empiètement sur le pouvoir réglementaire
§ 3.- LA PRESENTATION
Numéro, date et intitulé
La présentation sous forme codifiée
La codification, une logique administrative
La codification, une logique politique (la codification napoléonienne : le code
comme tradition que le peuple se donne à lui-même)
La codification, une exigence théorique

§ 4.- L’APPLICATION
Entrée en vigueur de la loi
Application dans l’espace
Application dans le temps
Application immédiate
Non rétroactivité : justification pratique et théorique

§ 5.- L’INTERPRETATION
Propos introductifs : Une question nécessaire et récurrente (la raison d’être des
professionnels du droit)
I.- Les modèles théoriques
Ecole de l’Exégèse
Libre recherche scientifique
II.- Les méthodes du droit positif
A.- La « méthode textuelle »
La priorité donnée au texte (importance de la syntaxe, des substantifs
des adverbes, des locutions) ;
Les outils de l’interprétation : arguments (a pari, a fortiori, a contrario),
maximes et locutions permettant l’articulation des textes entre eux.
La rationalité de l’interprétation : recherche des finalités (analyse
« téléologique ») et recherche systémique (souci de la cohérence).
B.- La « méthode proportionnelle »
Son domaine : les standards, les droits fondamentaux
Sa méthode : le faisceau d’indices pour la mise en œuvre des
standards, la légitimité et la proportionnalité des atteintes aux droits
fondamentaux

Section 2 : LES NORMES SUPRALEGISLATIVES

§ 1.- LES NORMES CONSTITUTIONNELLES


Contenu (Déclaration des droits de 1789, Préambule de la Constitution de 1946 et de
58)
Supériorité (le rôle, la saisine et les méthodes du Conseil constitutionnel)

§ 2.- LES NORMES EUROPEENNES ET INTERNATIONALES


I.- Les règles générales
L’art. 55 de la Constitution : supériorité des Traités internationaux par rapport
à la loi
Les conditions de la supériorité : négociation, ratification, publication,
réciprocité.
La mise en œuvre de la supériorité : Traité et Constitution ; le rôle du juge
judiciaire ; la question de l’application directe (l’exemple de la CIDE)
II.- Les règles spéciales (l’Europe)
Observations préliminaires
A.- La CEDH
Les droits garantis
L’institution d’une Cour Européenne des Droits de l’Homme
B.- Le Droit de l’Union européenne
Observations liminaires sur le « projet européen »
Droit primaire et droit dérivé (règlements et directives)
Les organes de l’Union (Commission, Conseil européen, Conseil de
l’Union européenne, Parlement, CJUE et Tribunal de première instance)
Section 3 : LES NORMES INFRALEGISLATIVES

§ 1.- LES NORMES DE L’ADMINISTRATION


Présentation
Décrets d’application et décrets autonomes
Incidence de la hiérarchie des normes

§ 2.- LES NORMES DE LA SOCIETE CIVILE


Observation préliminaire : Qu’est-ce que la société civile ? C’est la société considérée
abstraction faite de l’intervention de l’Etat :
- les personnes qui la composent sont considérées comme des individus, ayant
des relations interpersonnelles, et non comme des citoyens ou des administrés,
dans leurs rapports avec le pouvoir politique ou l’administration ; - le groupe que
forment ces individus est capable de s’organiser à l’initiative de ces derniers, et
pas exclusivement du fait de l’intervention de l’Etat.

La « société salariale » et les accords collectifs.


Les professions libérales et les ordres professionnels.
La coutume et les usages
Définitions
Rôle historique de la coutume
Rôle actuel (Constitution, commerce international…)

CHAPITRE II : LA PRODUCTION DES NORMES INDIVIDUELLES

Section 1 : L’ADMINISTRATION

Les actes de l’administration : actes unilatéraux et exécutoires


Le contenu des actes : activités des personnes publiques et finalité de service public
La légalité des actes : compétence, procédure, contenu

Section 2 : LES PERSONNES PRIVEES

Le principe : absence d’unilatéralisme et de caractère exécutoire. Le rôle des


contrats Exceptions :
Les normes unilatérales (ex. : les décisions de l’employeur)
Les normes exécutoires (ex. : les actes notariés)
Section 3 : L’AUTORITE JUDICIAIRE

Observations liminaires :
- La différence entre les interventions de l’Administration et celles de la Justice (au sens
d’Autorité judiciaire) ;
- Les justices civiles, pénales et administratives

§ 1.- LE DROIT PROCESSUEL


Les garanties d’efficacité de la Justice :
- Droit d’accès aux tribunaux ;
- Célérité de la Justice ;
- Exécution des décisions de justice.

Les garanties de bonne justice :


- Indépendance et impartialité du juge ;
- L’équité de la procédure ;

§ 2.- LA JURISPRUDENCE
Observations liminaires (de tête)
- Les articles 4 et 5 du Code civil.
- La portée générale de l’interprétation de la règle faite par les juridictions à l’occasion du
traitement de chaque litige.

I.- La Jurisprudence et la connaissance du droit


Nécessité de connaître la jurisprudence.
Nécessité d’unifier la jurisprudence (rôle de la Cour de cassation).
« faire jurisprudence » ; jurisprudences constantes et jurisprudences incertaines
; les revirements de jurisprudence.

II.- La Jurisprudence et la création du droit


Une question de légitimité du juge
La légitimité technique
La légitimité politique. Le juge et les mœurs, le juge et la morale.

Conclusion sur le dialogue entre la Jurisprudence et la Doctrine


SECONDE PARTIE
LE CONTENU DU DROIT

TITRE I : LES DIFFÉRENTES BRANCHES DU DROIT

Section 1 : LA DISTINCTION DU DROIT PUBLIC ET DU DROIT PRIVÉ

§ 1.- LE SENS DE LA DISTINCTION


Le droit public (le droit de l’Etat)
Droit constitutionnel
Droit administratif
Droit international public
Le droit privé (le droit de la société civile)
La définition usuelle : le droit des relations entre particuliers
L’inexactitude de cette définition
La définition proposée : le droit applicable aux personnes, particuliers et
professionnels, individus et entreprises, et qui a pour objet de définir leur identité et de
régir leurs relations mutuelles.

§ 2.- LA JUSTIFICATION DE LA DISTINCTION


Une distinction critiquée
Une distinction justifiée :
La justification institutionnelle
La justification rationnelle (puissance publique et service public)

Section 2 : LES SUBDIVISIONS DU DROIT PRIVÉ

§ 1. – LE DROIT SUBSTANTIEL
I.- Le droit civil
Le contenu du droit civil : les personnes (sujets de droit et identité), Les Biens
(propriété et obligations)
L’esprit du droit civil : individualisme, égalité de droit, solidarité
II.- Les aménagements du droit civil
Les insuffisances de l’égalité : le droit de la consommation
Les insuffisances de l’individualisme : le droit des assurances et le droit
immobilier
III.- Les « ruptures » avec le droit civil
Le droit commercial
Le droit social (droit du travail, protection sociale)
IV.- L’articulation des droits substantiels
Méthode de principe :
1.- Identifier la subdivision du droit applicable (civil, commercial, travail…)
2.- Identifier la règle applicable au sein de cette subdivision.
Les difficultés :
1.- L’absence de règle applicable (à l’intérieur de la subdivision) : en
principe, retour au droit civil, qui a une vocation universelle (il s’applique à
toutes les personnes, qu’elles soient salariés, consommateurs,
indépendants… ; il s’applique à tous les biens quelle que soient leur
affectation, commerciale, domestique…) ;
2.- L’excès de règles applicables
Hypothèses : plusieurs subdivisions sont concernées (par ex. : droit des
assurances et droit commercial), et plusieurs règles sont applicables ayant
des effets différents.
Solution de principe : les règles spéciales dérogent aux règles générales ;
attention, la règle s’applique si les conditions des règles en concours sont
les mêmes, mais leurs effets contraires.

§ 2.- LE DROIT REPRESSIF


Le droit pénal
La matière pénale

§ 3.- LE DROIT DES PROCEDURES


Notions élémentaires de procédure civile (action en justice, instance, jugement)
Notions élémentaires de procédure pénale (action publique et action civile,
présomption d’innocence)
Procédure administrative (renvoi aux cours de droit public)
TITRE II : LE DROIT CIVIL
Le droit civil, droit commun :
- Portée pratique : droit de portée universelle (v. ci-dessus) qui s’applique à défaut de règle
spéciale
- Portée théorique : droit le plus significatif de la teneur du pacte social.

CHAPITRE 1 : LA PERSONNE

Sociétés holistiques (le tout l’emporte sur la partie) et sociétés individualistes (la partie
l’emporte sur le tout). Le code civil est le reflet d’une société prioritairement individualiste, avec
néanmoins une considération pour les appartenances des individus (famille, nation).

Section 1 : LA PRIMAUTE DE LA PERSONNE

§ 1.- LE CONTENU DE LA PRIMAUTE


Primauté, dignité, indisponibilité
Autonomie (nul ne peut disposer d’autrui, qui reste libre de disposer de lui-même) et
hétéronomie (l’indisponibilité de la personne s’impose à autrui et à soi-même) Les
manifestations de la primauté :
- La protection de l’espèce humaine (art. 16-4 C. civ.)
- La protection du corps (inviolabilité, hors du commerce)
- La protection de la personnalité (prohibition des comportements humiliants ou
dégradants, respect des droits de la personnalité : droit à la présomption
d’innocence, droit au respect de la vie privée)

§ 2.- LES BENEFICIAIRES DE LA PRIMAUTE


Toute personne.
La personne en devenir (embryon ou fœtus) : une protection dérivée du principe de
primauté (pas d’inviolabilité de principe, mais pas de patrimonialité et encadrement des
atteintes)
La personne décédée : une protection dérivée également (pas de droit au respect de la
vie privée, mais respect du cadavre et des sépultures).

Section 2 : l’ETAT DES PERSONNES

§ 1.- LES MECANISMES D’IDENTIFICATION


I.- Le nom
De l’indisponibilité à une liberté encadrée.
Le nom de famille (choix et changement)
Le prénom (choix et changement)
II.- Le domicile
Intérêt pratique attaché à la détermination du domicile.
Définition :
Le lieu du principal établissement (art. 102 C. civ.)
Elément matériel et élément intentionnel
Changement de domicile
III.- Le sexe
Intérêt limité de l’identification du sexe (égalité des droits entre hommes et
femmes)
La question des transsexuels :
- Droit au respect de la vie privée et changement de prénom ;
- Droit au changement de sexe (loi du 18 novembre 2016)

Conclusion : l’état civil (actes et registre)

§ 2.- LES DISPOSITIFS D’APPARTENANCE


Appartenance à une communauté qui, du seul fait de cette appartenance, implique des
droits et des obligations (régime statutaire ou statut des personnes).
I.- La nationalité
Définition
Conceptions : identitaire, élective, proximité
Attribution de la nationalité française (personne française dès sa naissance)
Acquisition de la nationalité française (passage de la qualité d’étranger à celle de
français)
Déchéance de la nationalité
II.- La famille
Définition : parenté (ligne directe, ligne collatérale, notion de « degré ») et
alliance.
Le droit et la famille
Les liens d’alliance
Les liens de filiation

CHAPITRE 2 : LE PATRIMOINE

CHAPITRE I - LA PRODUCTION DES NORMES


GÉNÉRALES
Ds une démocratie, l’autorité la plus légitime pr produire des règles générales est le Parlement
qui incarne le pouvoir législatif.
Cpdt, nous sommes ds un état de droit, et en ce sens, même le Parlement ne peut pas faire tt
ce qu’il veut, il doit respecter des normes au-dessus des lois et qui sont l’expression de normes
fondamentales configurant dans la constitution, ou de traités internationaux qui engagent la Fr
et auxquels la France reconnait un caractère supérieur à la loi.
De plus, nous sommes ds une constitution qui consacre un régime présidentialiste, ds laquelle
le chef du pouvoir exécutif bénéficie d’une même légitimité que le Parlement (légitimité de
l’élection). Ainsi, le pouvoir exécutif a également une légitimité et une habilitation
constitutionnelle à produire des normes générales
Enfin, nous sommes ds un état de droit qu’on peut dire libéral cad un état qui admet qu’il n’est
pas à l’origine de ttes les réglementations, qui admet que les individus ont une capacité à
s’autoréguler, à produire des usages, des normes, qui leur permettent de vivre ensemble de
manière paisible. Il laisse dc une place à la sté civile comme source légitime de production de
règle

Ces ≠ sources de légitimités, et ces ≠ producteurs de normes implique une


hiérarchisation. I - La loi

1. Définition

A. La loi au sens strict

= norme générale votée par le Parlement.


Le texte de loi peut être préparé par le gvnmt et ds ce cas la loi donne d’abord lieu à un «
projet de loi » qui est ensuite voté ou rejeté par le Parlement
Le texte peut être préparé par les parlementaires et ds ce cas on parle de « proposition de
loi »
En pratique, la plupart des lois sont issues de projets de loi.

Cpdt, ds le cas d’un projet de loi, le pouvoir parlementaire a une capacité de discussion et peut
les modifier : cela prend la forme d’un « amendement ».

Pour que la loi soit adoptée elle doit être votée par les 2 assemblées, s’il y a désaccord entre les
deux, le texte revient pr une 2èmelecture ds les 2 chambres. Si ce n’est tjr pas le cas on tente de
mettre d’accord les 2 assemblées en réunissant une commission mixte paritaire. Même s’il y a
désaccord, c’est l’Assemblée nationale qui a tjr le dernier mot.

Une fois que la loi est adoptée (= votée par le Parlement), il faut que le détenteur de la
contrainte (le chef de l’exécutif) donne son approbation à la loi pour qu’elle devienne obligatoire
: le président de la rque doit promulguer la loi, et celle-ci devient alors obligatoire.

Le processus d’entrée en vigueur n’est alors pas tt à fait achevé : elle doit être portée à la
connaissance de l’ensemble des citoyens et donne alors lieu à une publication au journal
officiel.
B. Les textes assimilés à la loi

Les lois référendaires : prévues à l’art 11 de la constit. L’idée est que certains textes sont
d’une importance telle qu’il faut passer par une démocratie directe. Les textes qui changent
la constit, qui entrainent l’adhésion à des traités internationaux, sont généralement soumis à
référendum : source de démocratie directe mais bien svt le peuple ne vote pas forcément
sur le contenu des textes.
Les ordonnances : prévues par l’art 38. Une ordonnance est un texte qui est adopté par
l’exécutif sur habilitation du pouvoir législatif = le pouvoir législatif vote une loi qui habilite le
gvnmt à rédiger lui-même des règles qui auront valeur législative. Une fois adoptées par le
pouvoir exécutif, le parlement vient ratifier l’ordonnance sans pouvoir d’amendement qui
aura rétroactivement la même valeur que la loi.
C’est un dispositif de délégation.

2. Le domaine
La loi votée par le Parlement a, à priori, un domaine illimité. Mais la Vème rque a décidé de
réduire le domaine de la loi ds l’art 34 qui définit un champ de compétence de l’intervention du
pouvoir législatif et considère que tt ce qui ne figure pas ds la liste des compétences édictées
par cet article relèvent du pouvoir exécutif/ réglementaire. Cet art est complété par l’art 37.
Compétence pr édicter des règles ≠ compétence pr édicter des principes fondamentaux.

Les fonctions régaliennes de l’état relèvent du pouvoir législatif (dc de la loi). Ces fonctions
commencent par la garantie des libertés fondamentales. Relève aussi de ces fonctions la
sanction pénale, l’état des personnes, etc. La loi fixe les principes fondamentaux et laisse la
précision des détails à l’exécutif.

La question est de savoir si le pouvoir législatif est contraint par cet article ou si celui-ci n’est
qu’une limite : le conseil constit ds une décision de 2012, considère que le législatif peut aller
au-delà de cet art. Cpdt, la contrepartie est que le conseil constit refusera de contrôler la
conformité à la constit des dispositions législatives qui empiètent sur le pouvoir réglementaire
(= pouvoir dont disposent les autorités exécutives pour édicter des règlements, c'est-à-dire des
actes exécutoires, de portée générale et impersonnelle. Il s'oppose au pouvoir législatif)
Pour éviter cet excès de compétence, la constit prévoit à l’art 41 que s’il apparait au cours du
processus législatif que le Parlement s’engage au-delà de ses compétences, le pré de
l’assemblée nationale peut refuser de soumettre la proposition au vote.

3. La présentation
Une loi a d’abord un numéro, une date, et un intitulé.
Le numéro à 2 parties : l’année de l’adoption et de la promulgation – énième loi de l’année (ex :
2016-1)
Ajd, la plupart des lois sont intégrées ds des codes.
La plupart des règles sont regroupées ds des codes qui s’efforcent de réunir l’ensemble des lois
relatives à la matière traitée.

La codification peut répondre à une


- Logique administrative : objectif de simplification et de praticité (on peut se référer à un
seul code pr trouver la loi). Cpdt, ts les codes ne contiennent pas l’ensemble des règles
relatives à leur matière. De plus, il y a tjr une incertitude sur le domaine d’application des
règles qui figurent ds le code.
- Logique politique : idéologie traditionnaliste d’un côté (légitimité de la tradition pr le droit),
d’un autre coté idéologie volontariste (légitimité de la volonté du pouvoir pol pr le droit)
La codification c’est l’acte par lequel le peuple souverain décide volontairement de se
donner un texte qui aura la force d’une tradition (valeur de permanence).
- Logique théorique : il arrive qu’a l’occasion d’une réforme d’importance, un code soit
intégralement réécrit. On s’efforce alors de construire le code de manière systématique
en posant des notions essentielles, des principes directeurs, puis en exposant des
règles qui se comprennent à la lumière des principes et des notions précédemment
posés. La réglementation relève alors d’une théorie générale cad qu’elle peut être
présentée de manière systématique.

4. L’application
La loi entre en vigueur le lendemain de sa publication au journal officiel. Il est possible que la loi
comporte des dispositions transitoires afin de décaler la date de son entrée en vigueur. Tant
que la loi n’est pas abrogée, elle s’applique. Cette abrogation peut être express, le plus svt elle
est implicite et relève du fait qu’une loi ancienne est remplacée par une loi nouvelle.

Autour de l’application de la loi, il y a une 1ère question qui relève de l’application de la loi ds
l’espace, et une 2ème question relève de l’application de la loi ds le temps : idée simple que la
règle de droit est une règle conditionnelle cad une règle qui, en considération d’un certains nbr
de conditions, prévoit des effets de droit. Ainsi, soit ttes les conditions d’application se réalisent
après l’entrée en vigueur de la loi nouvelle (principe d’application immédiate de la loi s’applique),
soit ttes les conditions d’application de la règle se sont déroulées antérieurement à l’entrée en
vigueur de la loi nouvelle. Ds ce second cas, l’appréciation de la responsabilité se fera selon les
règles anciennes en raison du principe de non rétroactivité de la loi nouvelle. Ce principe se
justifie par l’exigence de sécurité juridique. Cpdt il y a parfois des dérogations nécessaires de
bon sens à ce principe. Il peut aussi y avoir des situations ou une partie des conditions se sont
réalisés avt l’entrée en vigueur et l’autre après celle-ci […]

5. L’interprétation
Il faut passer d’une règle générale à une situation particulière : la question est de savoir si la
règle peut s’appliquer au cas part. Cette question de l’interprétation de la règle est le travail de
ts les juristes, du magistrat qui tranche un litige en vertu d’une règle générale, mais aussi celui
de l’avocat, du policier, etc. Ts les professionnels du droit font face à cette question
d’interprétation, et c’est leur principale source de légitimité : la capacité d’interprétation de la
règle.

A. La méthode textuelle

Ou hypothético déductive : méthode d’interprétation qui est fondé sur le syllogisme judicaire.

Cette méthode :
- Donne priorité au texte : cad que tte situation concrète doit pouvoir s’appuyer sur une
règle.
- S’appuie sur des outils d’interprétation qui sont soit des outils de lecture du texte soit des
outils destinés à articuler les textes entre eux.
Lorsque ds une même situation, l’application de 2 règles aboutiraient à un résultat
contradictoire, il faut privilégier celle dt le domaine d’application est le plus restreint. Les
règles elles-mêmes utilisent des locutions qui sont significatives de l’articulation de ≠
entre eux.

- S’appuie sur une rationalité qui consiste à rechercher la finalité de la règle, son esprit, de
telle sorte que si l’on hésite sur le sens de la lettre du texte, l’interprétation soit
conforme à sa finalité. C’est l’analyse finaliste. Pr rechercher sa finalité on peut adopter
la rechercher conjoncturelle (qui consiste à examiner les travaux préparatoires de la loi
et ce qu’a voulu le législateur) ou une recherche structurelle (qui consiste à faire une
recherche de cohérence en examinant où se situe le texte ds la matière ds laquelle il
s’insère. En principe, ttes les disciplines sont structurées autour de qqs principes
directeurs. C’est en situant le texte par rapport à ces principes que l’on pourra identifier
la finalité)

B. La méthode proportionnelle

Il y a parfois des textes moins précis et dt les conditions sont incertaines. On y retrouve 2 types
de textes :
- Textes qui renvoient à des standards juridiques (par ex qui visent l’ï de l’enfant, qui font
référence à l’h raisonnable) notions vague mais qui laisse une large marge de manœuvre
au juge
- Textes qui consacrent des droits sans autre conditions que celle d’être un individu :
l’inconvénient et que ces droits entrent svt en conflit ac d’autres droits fondamentaux En
présence de ces 2 types de règles, la méthode textuelle ne peut pas fonctionner et il faudra lors
procéder à des arbitrages qui se font en proportionnalité (on soupèse les î en présence et on
chercher la décision la plus équilibrée).

Sous cette méthode proportionnelle on peut mettre 2 dispositifs ≠ :


- Lorsque le juge doit mettre en œuvre un standard et lui donner un sens concret pr
l’appliquer, il pratique la méthode du « faisceau d’indice » pr identifier le sens concret du
standard auquel la règle fait référence et pr arbitrer les î en présence lorsqu’il applique
cette règle. (Ex : î de l’enfant = standard utilisé ds le droit de la famille. La référence à l’î
de l’enfant est destinée à arbitrer, et la règle vise à montrer que la décision doit ê prise
en fonction de l’î de l’enfant. Pr évaluer l’î de l’enfant on pratique la méthode du faisceau
d’indice)
- Le contrôle de proportionnalité est adapté qd, au procès, une des parties se prévaut d’un
droit fondamental. Ce contrôle implique une méthode qui se déroule en 3 tps pr vérifier
si oui ou non l’atteinte à un droit fondamental est légitime : Est-ce que l’atteinte est
légitime ds son principe autrement dit est ce que l’atteinte à une base juridique ? /
Est-ce que l’atteinte était nécessaire pr atteindre l’objectif légitime ? /La gravité de
l’atteinte ?

II - Les normes supra législatives


1. Les normes constitutionnelles

A. Le contenu

Il existe ds la constit 2 textes qui ont une valeur constit et qui consacrent des droits
fondamentaux :
- La DDHC (1789) consacre la liberté, l’égalité, la présomption d’innocence, la séparation des
pouvoirs, propriété, etc.
- Le préambule de la constit de 1946 et de 1958 (de la IVe rque) qui a été conservé pour la
constit de la Ve rque. Ce préambule consacre des droits fondamentaux qui sont moins
individualistes = droits sociaux-éco
Pr assurer le respect de ses règles par le législateur, la constit à créer un organe : le Conseil
Constitutionnel qui a le pouvoir d’empêcher l’application des textes de lois qui contrediraient un
droit ayant valeur constit.
Le CC applique la méthode de proportionnalité (ac 3 étapes)

B. La supériorité
Comment assurer la supériorité de ces règles C°lles à la loi ?
- Conseil composé de 9 membres : 3 nommés par président , 3 par Senat et 3 par AN -

Sont nommés au Conseil les premiers présidents des plus hautes juridictions

- Conseil ne peut être saisi qu’avant la promulgation de la loi a l’initiative du président de la


rque, soit par pré du Sénat soit par pré de AN

Comment Conseil C° fait pour apprécier si une règle est conforme à la C° ?

-> Elle applique le contrôle de proportionnalité : si on lui dit que telle loi porte atteinte a tel
grand principe il se livre aux trois tests évoqués plus tôt :

Ex : décision concernant un viol avec actes de barbarie, accusé conteste une règle que ds ce
cas la victime peut évoquer un huis clos -> accusé accuse cette règle de publicité des
audiences ==> Conseil C° affirme que:

- Règle porte atteinte à liberté fondamentale MAIS huis clos vise a protéger sa vie privée

- Atteinte nécessaire car pas d’autre solution que le huis clos pour assurer vie privée de la
victime

- Atteinte pas trop grave car situation de la victime est tellement grave que les conditions de
réparation du tort qu’il lui a été fait suppose au moins qu’on n’ajoute pas de la publicité au
drame qui s’est produit
=> Conseil C° affirme que règle du huis clos est conforme à la C°

1. Les normes internationales

A. Les règles générales

Art 55 de la constit pose le principe de supériorité des traités et accords intern sur la loi.

Les conditions de la supériorité :


- Le traité doit avoir été négocié et doit avoir un accord de l’exécutif. L’accord intern s’est fait
par la négociation avec les ministres concernés
- Une fois signé, l’accord doit être ratifié par le pré de la rque et il s’impose alors au sein de
la rque. Cpdt, art 53 dit que pr ratifier, le pré doit avoir une autorisation législative pr
certains accords.
- Exigence de réciprocité : le traité ne s’impose qu’à la condition que les autres états
signataires respectent aussi le traité et fasse prévaloir ses dispositions sur la loi.

Traité international : accord négocié par le chef de l’état, le président de la Rep

Accord international : accord pour lequel la négociation est le fait des ministres concernés, plus
généralement le ministre des affaires étrangères.

Une fois qu’accord est signé il faut qu’il soit ratifié -> c’est encore le fait du président de la

Rep. => Négociation puis ratification puis publication (comme pour la loi)

La CCASS a jugé que ce n’est pas au juge de juger si la réciprocité du traité n’est pas respectée
MAIS c’est au gvnmt de surveiller ça

La mise en œuvre de la supériorité :


- Le traité et la constit sont tous les 2 au-dessus de la loi : la question se pose de la
hiérarchie entre le traité et la constitution. L’art 54 de la constit pose en principe que le
CC peut déclarer qu’un engagement intern comporte une clause contraire à la constit et
qu’en csq il reviendra au gvnmt d’organiser une révision de la constit pr permettre la
ratification du traité. Ainsi, la souveraineté nationale l’emporte sur l’engagement intern :
la constit est + forte que le traité
- Pour constater la supériorité du traité sur la loi il faut pouvoir écarter l’application d’une loi
fr au prétexte qu’elle est contraire à un traité intern : ce contrôle de conformité de la loi à
la norme intern a été attribuée au CC. Ce dernier a décidé ds la décision 7454 en 1975
qu’il n’appartenait pas au CC de vérifier la conformité de la loi aux normes intern et ce
rôle a été confié aux juridictions ordinaires.

Il ne suffit pas d’affirmer la supériorité du traité sur la loi pour permettre à une juridiction
d’écarter une règle, une loi, qu’elle juge contraire au traité. IL faut que traité comporte « des
dispositions qui puissent être d’application directe devant les juridictions » cad : qu’en principe le
traité international est un accord conclu entre des états MAIS a priori les citoyens, les
justiciables n’ont pas signé ces accords et normalement ils n’ont pas qualité à invoquer les
termes d’un accord qu’ils n’ont pas signé. On peut considérer par exception que le traité puisse
directement s’appliquer aux individu mais à la condition que ce traité fasse clairement naitre les
droits sur la tête même des individus = Qd une partie invoque devant un juge un traité pour
soutenir que l’application de ce traité doive l’emporter sur une disposition interne, ça ne suffit
pas, le juge doit vérifier en lisant le traité qu’il ne comporte pas seulement des obligations à la
charge des état mais qu’il crée des droits pour les individus, pour les justiciables.
B. Les règles spéciales (européennes)
Vigueur renforcée par rapport aux autres traités inter

Plusieurs types de normes euro mais ont tous des traits communs :

● On considère pour ces règles euro que toutes les conditions de leur application en France
sont réunies

● Ces traités qui ont créé ces règles euro ont créé ds le même temps des institutions pour
les faire fonctionner, pour en assurer l’effectivité

Il y'a les règles issues de la Convention euro ds droits de l’homme (CEDH ) ou Convention de
Strasbourg d’un côté et le droit de l’UE de l’autre :

- La CEDH :

Issue d’un organe inter qui a été créé par un traité signé le 3 aout 1949 à Rome qui crée Conseil
de l’Europe. Ce dernier se dote de 2 organes : Comité des Ministres + Assemblé Parlementaire
-> objectif = poursuivre la sauvegarde des droits d l’H et des libertés fondamentales

Ajd conseil de l’Europe comporte 45 membres dont pays non membres de l’UE (Turquie, Ukraine
par ex )

Seconde traité signé à Rome le 4 Nov 1950 qui adopte la Convention de sauvegarde des droits
de l’homme et des libertés fondamentales. Cette convention euro sera texte phare que votera
conseil de l’Europe. Elle sera suivie d’un protocole additionnel qui est signé le 20 mars 1952

Nouveauté : conseil de l’Europe a institué une juridiction pour veiller au respect par les états
membres des principes créés par la Convention euro -> cette juridiction c’est la Cour
Européenne des droits de l’Homme à Strasbourg.

Cette cour euro est respectée et ne peut être saisie qu’après épuisement des voies de recours
interne : ça veut dire ds un premier temps qu’on peut invoquer des dispositions de la cour euro
devant juridictions françaises et que celles-ci seront en droit d’écarter l’application d’une loi
française s’ils estiment qu’elle est contraire aux principes de la Cour Euro.
Si juge européen constate la contrariété entre la loi française et une disposition de la cour euro,
la Cour euro condamne l’état à offrir une satisfaction équitable dont la cour fixe le montant au
plaignant.

Mais ça va plus loin car et la Cour euro et la CCASS considèrent que les principes qui ont été
retenus par cour euro s’imposeront a l’avenir aux juridictions nationales —> décisions de la cour
euro ont une portée générale.

CCASS durant Assemblée plénière du 15 avril 2011 : « Les états adhérents à la CEDH sont tenus
de respecter les décisions de la cour européenne sans attendre d’être attaqué devant elle ni
d’avoir modifié leur législation »

LA cour euro fonctionne assez mal ajd -> obligé de se subdiviser MAIS malgré tt outil fonctionne
mais très long.

- Le droit de l’Union Européenne :

C’est une chose plus fort et plus consolidée que ne l’est la CEDH.

Droit de l’UE procède plusieurs traités successifs :

● Traité de Rome du 25 mars 1957 : Cree la CEE

● Traité de Maastricht du 7 Fev 1992

● Traité de Lisbonne du 13 dec 2007


=> de ces traités ressortent le traité de l’UE et le Traité de Fonctionnement de l’UE (TFEU) : 28
membres puis 27 avec Brexit

Projet qui a du mal à continuer car dessein reste ambiguë : idée des fondateurs était de créer
un marché intérieur. Ambiguïté car certains la rejoignent car c’est une unité Eco, d’autres pour
unité culturelle et politique.

Originalité supplémentaire par rapport à la CEDH : non seulement l’UE s’est dotée de 2
juridictions pour veiller à l’application du droit de l’union mais surtout l’UE s’est doté d’instances
capables de créer du droit -> On parle donc de droit communautaire caractérisé par 2 types de
règles :

● Droit primaire : droit tel qu’il résulte des traités fondateurs, des traités de l’UE : TFUE et
TEU

● Droit dérivé : ensemble des règles créées par les organes de l’Union Euro. 2 types de
règles :

- Règlements communautaires ou de l’UE : normes adoptées par les organes de l’union et


qui s’imposent directement ds les état membres

- Directives communautaires ou de l’UE : texte un peu plus souple qu’un règlement, texte
adopté par l’UE qui fixe un certain nombre de règles tt en laissant aux états membres un
délai pour transposer ces règles ds leur droit national -> ici Europe laisse marge de
manœuvre aux états

ATTENTION directive est piégeuse car on a appliqué à ces directives la jurisprudence qui va sur
l’application direct des traités. Si un état ne transpose pas la directive ds son droit national ou
ds le délai prévu : elle s’expose à une mise en jeu de sa responsabilité devant les instances euro.

CCASS considère que les citoyens, les justiciables euro pourront directement invoquer les
termes de la directive s’ils sont suffisamment explicites et s’ils permettent de faire naitre des
droits sur la tête des justiciables.

Principaux organes de l’UE :


● La Commission Européenne composée de 18 commissaires = l’exécutif de l’UE car a un
pouvoir d’initiative sur les textes de droit dérivés. Elle a des outils pour faire respecter le
droit communautaire et a même un pouvoir de sanction spécialement en matière de
concurrence et d’entente

● Le Conseil Européen : réunit les chef d’états des états membres et qui fixe les grandes
orientations de l’Europe. A la tête de ce conseil il y a un président = le président de
l’Europe.

● Le Conseil de l’Union Européenne : réunit les ministres des états membres par secteur de
compétence. C’est ce Conseil qui exerce en la partageant avec le Parlement la fonction
législative européenne cad la P° du droit dérivé, des règlements et des directives.

● Le Parlement Européen : fait de plus en plus de choses : il partage la fonction législative


avec conseil de l’UE, c’est lui qui vote le budget et c’est lui qui élit le président de la
Commission et c’est lui qui peut la censurer.

● La Cour de Justice de l’Union Européenne : on l’a doublé d’un tribunal de 1ère instance de
l’UE. Ces institutions juridictionnelles font 2 choses :

- Sont juges de l’action de instances euro, elles sont compétentes pour reconnaitre des
recours formés contre la Commission Euro

- Elles veillent à ce que les état membres respectent le droit primaire et le droit dérivé de
l’UE + interprétations des dispositions du conseil de l’UE

L’existence de normes supra législatives est la marque d’un état de droit et d’un état
véritablement démocratique. La démocratie n’est pas uniquement le pouvoir du peuple et on sait
qu’un gvnmt démocratiquement élu peut mettre en place des lois liberticides et qui portent
atteintes aux droits fondamentaux (= « démocrature »).
Il faut dc des normes supra législatives qui bride le législateur pour que les élus du peuple
respectent les droits fondamentaux.

III - Les normes infra législatives


C’est celles qui sont en dessous ds la hiérarchie des normes. Ce sont celles qui concernent
l’administration.

C’est ce qu’on peut appeler les normes de la société civile.

A. Les normes de la société civile


Ce sont des textes réglementaires, on leur donne le nom de décret ou d’arrêté :

● Décrets = textes qui émanent du pouvoir central (chef de l’état, premier ministre) -> 2
catégories :

- Décrets d’application dont l’objet est de compléter des lois votées par le Parlement et
l’adoption de ces décrets, en principe, conditionne souvent l’entrée en vigueur de la loi ->
ex type : la loi pose une règle qui s’appliquera pour les entreprises dont l’effectif salarié
dépasse un seuil fixé par les décrets

- Décrets autonomes : adopté indépendamment de tte loi ds un domaine où le législateur n’a


pas vocation d’intervenir (art 34 et 37 de la C°) -> ex : procédure civile est une matière qui
relève du pouvoir réglementaire, le CPC est issu de dispositions réglementaires et donc
issus de décret autonomes.

● Arrêtés = textes qui ont une portée limitée à une matière ou à un périmètre géographique.

Ces décrets et arrêtés sont inférieurs à la loi. Il faut donc qu’ils en respectent les termes.

=> Qui est chargé de faire respecter la hiérarchie entre loi et textes complémentaires ? —> c’est
le Conseil d’Etat qui s’est reconnu le droit d’identifier des principes qui, s ‘ils ne sont pas écrits
ds la loi, doivent avoir au moins la même valeur que la loi ou avoir une valeur > aux décrets. Ce
sont les principes généraux du droit.

Au regard de la loi et de ces principes généraux le conseil d’état vient contrôler la conformité
des règlements aux lois

Il y a deux voies de droit :

● Recours pour excès de pouvoir

● Exception d’illégalité à l’occasion d’un procès civil : le juge civil doit faire application d’un
texte réglementaire.

Sté civile = la sté cad ensemble d’individus qui coexistent en suivant des règles/valeurs
communes. Une sté vit de manière à peu près pacifique car elle se donne un état qui est en
situation de monopole ds l’exercice de la contrainte. La sté civile c’est aussi la sté abstraction
faite de l’intervention de l’état : on considère les individus abstraction faite de leur rapport avec
l’état dc on les considère comme des individus ds leur vie de ts les jours. On considère alors le
gpe que forment ces individus comme des gpes capables de se donner par eux-mêmes, sans
l’intervention de l’état, des règles d’orga. Ce qui marque les états libéraux c’est le fait que l’état
admet que les individus en sté sont capables de s’organiser par eux-mêmes.

En droit, on constate cette séparation en ce sens qu’on constate qu’il y a des normes gé qui
viennent de l’état (la loi essentiellement) (droit d’en haut) mais aussi des ormes juridiques qui
viennent d’en bas cad de la sté civile.

Les normes de la sté civile s’expriment ds 3 secteurs :

La sté salariale : ensemble constitué de membres de la sté qui sont salariés en E


produit ces propres normes que la loi reconnait à 2 niv :

- Art 1 du code du L : principe que tte réforme, même si elle vient de l’état, doit d’abord faire
l’obj d’une concertation ac les partenaires soc et la orga syndicales. - Le code du L reconnait
aussi qu’en complément de la loi, les partenaires soc peuvent conclure des accords collectifs
pour poser des normes générales : s’ils ont une portée nationale = AMI ; si au niv des
branches = conventions collectives

Les professions libérales qui produisent des normes pro : prof réglementées et ds
lesquelles les pro qui interviennent sont rémunérés en contrepartie d’une prestation qui
requiert une expertise qui est reconnue par l’obtention d’un diplôme.
Ce qui conditionne dc l’accès à cette pro c’est une décision qui émane de la pro
elle-même. Cette orga prend la forme d’un ordre professionnel qui fonctionne ac un
conseil de l’ordre élu par la pro, qui produit des normes qui s’applique aux membres
appartenant à cet ordre. Gé ces ordres pro ont en leur sein une instance disciplinaire qui
est en mesure de sanctionner les pro qui ne respectent pas les normes déontologiques.

Les usages et la coutume qui rassemblent des normes qui émanent de l’ensemble des
individus de la sté civile : peuvent se définir comme un ensemble de règles non écrites
communément acceptées par l’ensemble de la sté. Historiquement, la coutume et les
usages ont joué un rôle considérable ds la P° du droit. Ces coutumes font l’objet d’écrit
mais qui sont des commentaires de coutumes qui restent non écrites.
Pr qu’il y est coutume il faut :
- Un élément matériel = pratique qui est constante/notoire et générale. - Un élément
intentionnel : « opinio necesitatis » = sentiment que le respect de l’usage traduit la
conviction d’agir conformément au droit

Commerce intern : difficile de fixer des règles sur lesquelles l’ensemble des états pourraient
s’accorder par voie de traités. On peut traduire une coutume ds les traités intern

CHAPITRE II - LA PRODUCTION DES NORMES


INDIVIDUELLES
Ceux à qui la norme s’applique sont individualisés
Ces normes individuelles sont des normes juridiques car elles sont contraignantes ; Qui peut les
produire ?
A priori pas le législateur dt le rôle est de poser des normes gé.
La P° des normes individuelles est confiée aux administrations et l’autorité judiciaire.
De la même manière que la sté civile peu produire des normes gé, les individus peuvent
produire des normes individuelles (les personnes privées)

1. L’administration
Double caractéristiques : les normes individuelles qu’elle produit sont à la fois des actes
unilatéraux et des actes exécutoires :
- Acte unilatéral : à partir du moment où l’acte s’applique, il produit des effets de droit à
l’égard d’autres personnes que l’auteur de l’acte l’auteur de l’acte peut prendre des
décisions qui s’imposent à autrui.
- Acte exécutoire : acte pr l’exécution duquel il est possible de recourir à la force publique
ce caractère est la règle fondamentale du droit public. La « prérogative de puissance
publique » = pouvoir de créer une règle qui impose de la contrainte à autrui

L’action administrative se borne cpdt à certains contenus : les actes unilatéraux concernent en
principe l’acté des personnes publiques. Si l’admin dispose de prérogatives de puissance
publique c’est qu’elle le met au service de l’î gé et que son action à une finalité de service
public. Il y a des conditions de légalité des actes admin

2. Les personnes privées


L’égalité de droit à pr csq que par principe une personne privée n’est pas habilitée à décider
pr autrui, à prendre des actes unilatéraux exécutoires au détriment d’autrui.

Le principe pr les personnes privées est qu’il n’y a pas d’unilatéralisme et de caractère
exécutoire mais il existe des contrats (= accord de volonté en vue de produire des effets de
droit) : « les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits » (art
1104).
Ds le contrat il n’y a pas d’unilatéralisme puisque les effets de droits qui sont issus du
contrat ne s’applique qu’à ceux qui l’ont signé. Le contrat n’est pas nn plus exécutoire en ce
sens qu’avant un contrat on ne peut pas déclencher l’intervention de la force publique pr
exiger son exécution. Pr autant, le contrat reste contraignant.

2 exceptions renforcent l’aptitude des personnes privées à produire des normes individuelles
: - Elles peuvent produire de normes unilatérales : testament
- Actes privés qui peuvent être exécutoire mais jamais unilatéraux : nécessairement des
contrats. Les parties à un contrat peuvent décider de le conclure ds des conditions
telles que le contrat aura la valeur d’un acte exécutoire/ titre exécutoire. Conditions
: contrat conclut dvt un notaire qui appose la « formule exécutoire »

3. L’autorité judiciaire
= ensemble des juridictions qui composent cette autorité judiciaire. Elle rend des décisions de
justices, individuelles, unilatérales, et exécutoires
Là décisions fait œuvre de justice là où l’admin fait de l’action admin. Là où l’admin agit
pr l’avenir, l’autorité judiciaire règle des ≠ du passé. Elle a pr principale fonction d’apporter
une solution à des ≠, des contestations entre des individus, des personnes privées.
- Justice civile dt le rôle est d’arbitrer, de régler : TGI (juridiction du droit commun), TI
(petits litiges civils), TC (règle contentieux commerciaux), Prud’homme (litiges
individuels du L) / CA / CCass est juge du droit
- Justice pénale dt le rôle est de se prononcer sur la culpabilité des « prévenus » : tribunal
correctionnel (délits), tribunal de police, cour d’assise (crimes) / CA / Ccass avec
chambre dédiée à l’examen des pourvois : la chambre criminelle
- Justice admin : tribunaux administratifs / CA admin / Conseil d’état =

Quel que soit l’autorité judiciaire elle est tjr en situation de procès et dc en situation d’avoir à
arbitrer entre 2 thèses qui s’opposent. Cette nécessité d’arbitrer se traduit par l’adoption de
principes communs qu’on rassemble ds le « droit processuel »

Les décisions de justice posent une 2nde question qui est commune à ttes les juridictions qui
la composent : question de la portée des décisions de justice. En principe, elle ne s’impose
qu’au justiciable = décision individuelle. Cpdt, en rendant décision individuelle, le juge dit le
droit en interprétant une règle : se pose la question de savoir si l’accumulation de ces
interprétations ne vient pas donner naissance à des règles gé = question de la
jurisprudence.

A. Le droit processuel

= rassemble l’ensemble des principes qui s’appliquent aux décisions de justice et à leur
fabrication : l’autorité judiciaire à pr rôle de trancher des litiges, et son principe fondateur est le
principe que « nul ne peut se faire justice à soi même ».
Il faut en contrepartie que l’autorité judiciaire offre des garanties d’efficacité et de bonne
justice. Ces garanties sont concentrées ds un texte de portée supra législative : art 6 de la
CEDH qui consacre le droit au procès équitable. + Etat doit assurer aide juridique

Garanties d’efficacité :
- Garantie offerte aux justiciables de pouvoir accéder aux tribunaux ou juridictions pr
obtenir une décision et surtt droit d’obtenir une réponse du juge = « droit d’agir en
justice ».
- Droit au délai convenable : exigence de célérité de la justice : ce qui importe c’est que ds
l’état d’urgence l’autorité judiciaire prévoit des procédures spécifiques qui lui permet
de prendre des décisions de justice ds un délai bref
Efficacité des décisions de justice suppose qu’une fois qu’on a utilisé les voies de recours on
ne peut plus les utiliser (= autorité de la chose jugée ou immutabilité) + caractère exécutoire de
la justice.

La garantie de bonne justice répond aussi à l’idée d’une justice idéale :


- Indépendance du juge : lorsqu’elle prend une décision, l’autorité judiciaire n’est ni sous
l’influence du législatif ni de l’exécutif. Le juge qui décide bénéficie d’un statut
protecteur (conseil > de la magistrature gère la carrière des magistrats)
- Impartialité du juge : il ne doit avoir aucun î de juger plus en faveur de l’une ou l’autre
partie, ne doit avoir aucun préjugé. L’impartialité suppose qu’elle soit à la fois subjective
(juge ne doit avoir aucun lien de parenté, d’amitié, d’affection avec une partie) et
objective (juge ne doit pas avoir eu connaissance préalable des affaires)

Equité de la procédure ou égalité des affaires : égalité des chances d’emporter la conviction
du juge. Cela suppose 2 choses :
- Respect du contradictoire ou de la contradiction suppose que toutes les personnes
jugées et condamnées auront pu faire l’objet d’une discussion préalable entre les 2
partie du procès
- Chaque partie peut bénéficier de l’assistance d’un professionnel du droit

B. La jurisprudence

Juge est obligé d’interpréter la règle : ce principe d’interprétation nécessaire est posé par art 4
du CC. Lorsqu’il interprète la règle, le juge contribue à produire la règle générale. Cpdt, art 5 : le
juge ne peut pas faire de proposition générale cad qu’il peut interpréter la norme mais
uniquement pr les besoins qui lui sont soumis
Ces 2 textes montrent que le juge doit interpréter la règle et qu’en l’interprétant il la complète

Les décisions de justice sont nombreuses et qd une juridiction interprète la règle il est
fréquent qu’au bout d’un moment il y est une convergence entre les interprétations données :
cette accumulation de décisions de justice sur une même question de droit constitue la
jurisprudence.

La jurisprudence aboutit-elle à créer du droit ? Il est nécessaire de connaitre la jurisprudence


car connaitre uniquement les règles ce n’est pas connaitre le droit positif Quelles sont les
marges de manœuvre du juge ds l’interprétation de la règle ?
Jurisprudence et connaissance du droit :
Pour connaitre droit il est nécessaire de connaitre règles et interprétations. Ainsi commenter un
arrêt c’est :
- Se prononcer sur son sens
- Sa valeur : comparer solution retenue par le juge ac celles qu’on aurait pu retenir -
Se prononcer sur sa portée
Nécessité de connaitre le droit est tellement vraie que l’autorité donne pr mission à la + haute
juridiction de veiller à l’unification de la jurisprudence dc de veiller à ce que l’interprétation des
règles générales soit la même sur l’ensemble du territoire (il y a en ce sens une seule Ccass)
la jurisprudence participe à la connaissance du droit

Les revirements de la jurisprudence : décision de justice de la Ccass par laquelle elle prend le
contre-pied de l’interprétation qu’elle avait préalablement retenue

Jurisprudence et création du droit : interpréter la règle c’est faire preuve de création. On


parle de pouvoir prétorien (juge à pouvoir de créateur) et c’est d’autant plus vrai que le juge
a le pouvoir d’appliquer des normes supra-législatives et spécialement les normes des
traités intern et les normes euro et peut décider de ne pas appliquer une règle nationale si
elle est contraire à normes intern ou euro.
Pb de légitimité de justification du juge :
- D’un ptn de vue technique le juge a un avantage puisqu’il est à proximité du justiciable et
est dc idéalement placé pr identifier le sens le + pertinent de l’arrêt appliqué à des
situations concrètes
- Il n’est là que pr interpréter et ces interprétations ont une portée rétroactive

Pr connaître les règles gé il faut connaitre la règle écrite mais aussi son interprétation par
jurisprudence. Ce constat pose cpdt une question sur la jurisprudence et la création du droit
:
est-il légitime que des non élus du peuple participent à la création du droit (que le droit
qui s’applique ts les jours soit une co-production du législateur et de juge) ?

Pb de légitimité politique (jusqu’où le juge peut aller ds création du droit ?) : Ex : œuvre


jurisprudentielle en matière de resp civile (code civil art 1240 : principe fondateur de resp civil :
quiquoncque commet une faute doit réparer les dommages que cette faute à causés à la
victime) (art 1384 dit qu’on peut ê resp de son fait personnel mais également des choses que
l’on a sous sa garde) jurisprudence interprète ce texte pr li donner une portée générale (elle est
ici créatrice)
Il y a mtn 2 principes : resp pour faute et resp du fait des choses que l’on a sous sa garde
Affaire perruche a donné lieu à un arrêt de Ccass AP (2000) : erreur de diagnostic par un
échographe sur femme enceinte (enfant vient au monde ac handicap lourd ce qui n’a pas été
repéré par médecin).
Il y a de la jurisprudence ou le juge tien son rôle et de la jurisprudence ou le juge va trop loin
et empiète sur le rôle du législateur et excède ds son rôle de coproducteur de la norme

On peut se dire que la présence, le rôle de la jurisprudence comme coproducteur de normes gé


aux côtés du législateur (pouvoir pol) est par principe légitime (car droit ≠ action pol car droit a
vocation à s’inscrire ds une permanence, et jurisprudence prend du tps, ces principes se
dégagent au fil des décisions et lorsqu’elles se fixent elles durent). Cpdt, la jurisprudence ne
peut pas se substituer au pouvoir pol, au législateur : qu’est ce qui revient au législateur et
qu’est ce qui revient au juge ?
Le juge est idéalement placé pr adapter, interpréter les règles en considération des meurs
et leur évolution car il est au contact direct de la sté civile, des individus.
En revanche, sur les questions morales il faut faire des choix et pr les faire il faut une légitimité
qui est celle de l’élection

La jurisprudence ne peut remplir ce rôle de coproduction de la règle que s’il y a des auteurs pr la
décrypter, l’analyse, en examiner la valeur, en déterminer la portée. Principalement les auteurs
universitaires font partie de la « doctrine » (œuvre savante qui est généralement le produit
d’universitaires et dt l’obj principal est de mettre de la cohérence ds l’ensemble des normes
juridiques qu’elles viennent de la jurisprudence ou du législateur. L’autorité morale de la doctrine
participe spécialement sous l’angle de la jurisprudence à l’œuvre de coproduction du droit (mais
elle n’est pas une source du droit)

Jurisprudence source de droit si on considère normes individuelles.

CHAPITRE III - LES DIFFÉRENTES BRANCHES DU


DROIT
Système/ordre juridique constitue un ensemble à peu près cohérent ac de grands principes
structurants : la répartition des matières/ domaines du droit ne se fait pas au hasard mais se fait
selon un ordre à peu près logique et une certaine cohérence.

Branche du droit = caractérisé par un objet spécifique et des principes qui lui sont propres

I - La distinction cardinale entre droit public et


droit privé
Droit public = droit de l’état
Droit privé = droit de la sté civile
1. Le sens de la distinction
Le droit public = ensemble des règles ayant pr objet l’orga et le fonctionnement de l’Etat
et des collectivités publiques.
3gdes disciplines :
- Droit constit (ensemble des règles qui définissent la légitimité, l’orga, et le contenu des
pouvoirs et les éléments constitutifs de l’Etat)
- Droit administratif a essentiellement pr objet la mise en œuvre du pouvoir exécutif -
Droit international public a pr objet d’études les relations entre états et le droit des OI

Droit privé régit relations entre particuliers mais aussi pro, individus comme E. Mais le
droit privé n’est pas uniquement le droit des relations : il y a un droit du nom, un droit des
personnes dt l’obj essentiel est de définir l’identité des individus. Le droit privé a autant pr
fonction de définir une identité aux individus que de régir leurs relations.
Droit privé peut se définir comme droit applicable aux part et pro, individus et E, et qui a
pr obj de définir leur identité et de régir leurs relations mutuelles

Les frontières entre droit privé et public ≠ étanches. Il y a des zones un peu floues : une
partie du droit public empiète sur relations de droit privé (au droit constit sont rattachées 2
déclarations de droits fondamentaux dt le contenu pèse sur relations de droit privé).
Inversement des personnes privées interviennent ds la sphère du droit public (ex : caisse de
sécu appartiennent au privé mais accomplissent mission de service public)

2. La justification de la distinction
Légitimité de ≠ de traitement entre personnes publiques et personnes privées. D’un ptn de
vue juridique il n’y a pas de doute sur le fait que le droit public obéit à principes ≠ que ceux du
droit privé
+ le traitement ds droit public répond à principe constit : la constit définit ce qu’est le pouvoir
exécutif et lui assigne une mission (il y a dc ds la constit la base légale pr justifier le
particularisme de l’action administrative). Administration à prérogatives de puissance publiques
pr lui permettre de réaliser missions de service public (fonctions régaliennes de l’Etat mais
aussi enseignement, santé, etc.).

II - Les subdivisions du droit privé


Droit substantiel : règles de fonds qui comporte ttes les règles de vie commune Droit
régressif cad droit dt l’application conduit à des sanctions qui ont un caractère punitif (obj
de sanctionner ce qui trouble la vie commune)
Droit des procédures (civile, pénale, etc.)

1. Le droit substantiel
Point de départ : droit civil (mais évolution et détachement d’autres droits) Au fil du tps,
certains domaines de l’acté des personnes privées ont fait l’obj de législation spé qui ont
conduit à de nouvelles subdivisions qui se sont ajoutées au droit civil.

A. Le droit civil

Droit civil ds code civil très important ds histoire juridique, soc, et pol.
Contenu, plan : droit civil s’occupe à la fois des personnes et des B :
Personnes : le code civil commence par elles. Dés 1804, c’est le signe que, en droit civil, est
reconnu la primauté de la personne : le droit est fait pr les personnes. Et la personne, qui est
le 1erthème du code civil, est aussi présentée comme un sujet de droit 1er objet est
d’attribuer des droits.
Mais le droit civil dote également les personnes d’une identité qui a une double
fonction :
- De reconnaissance ou d’individualisation de la personne au sein de la sté (règles
définissent le sexe, le nom, et le domicile)
- Règles qui reconnaissent identité d’appartenance (communauté familiale, et
nationale) (le code civil définit nationalité et famille)
Biens : pas seulement choses corporelles dt on est propriétaire mais aussi des B incorporels
(créances qui constituent la matière des obligations). 2 thèmes ds B :
- Propriété
- Obligations (qui résultent de contrat ou de la mise en jeu de la resp)

Droit civil a vocation à traiter ttes relations et actés des personnes privées. Si le contenu du
droit civil révèle son aptitude à traiter ttes les relations d’ordre juridique entre personnes
privées, en regardant son esprit on voit que le droit le place en situation d’insuffisance pr traiter
ttes les actés de la personne en sté.
On peut considérer que le droit privé tel qu’il est défini par le code civil a 3 traits
caractéristiques :
- Individualisme : le droit civil raisonne en termes d’individu et non en termes de gpe -
Egalité de droit : ts les individus sont considérés par les règles du droit civil comme
égaux cad comme ayant une même vocation à se les voir appliqué. On ne tient pas
compte des inégalités de fait (genre, éco, etc.) mais ds un cas le code civil fait exception
: ceux qui sont en situation d’insuffisance mentale (de la volonté) ou intellectuelle pr une
raison pathologique et dc ne sont pas en situation de gérer leurs droits (« incapables »
protégés par le régime des incapacités)
- Solidarité : pas solidarité collective mais solidarité individuelle (au niv des individus) -->
solidarité relationnelle = relations qui est à l’avantage de l’un et de l’autre et qui fait
comprendre aux individus qu’ils sont besoin les uns des autres : l’obj est d’échanger
des B pr créer du lien

B. Les aménagements du droit civil

Il est nécessaire ds un certain nbr de relation d’aménager le principe égalitaire ds des


relations qui sont déséquilibrées et où il n’est pas possible de ne pas tenir compte de
l’inégalité de fait entre les individus. Il y a des matières ds lesquelles on ne peut pas se
satisfaire de l’égalité de droit qui inspire le code civil.
Cette idée donne naissance à une discipline qui aménage règle du code civil : le droit de la C°
dt l’obj principal est de poser et de régler contrats et rapport entre pro et Ceurs et qui a pr
finalité de rétablir l’équilibre entre le pro et le Ceur. En effet, il y a une asymétrie d’info qui est
une inégalité de fait et qui nécessite de mettre en place des dispositifs d’info on rajoute des
règles au code civil
Autre dissymétrie ds les rapports de force éco (en désavantage du Ceur) : ainsi le droit de la C°
prévoit mécanisme pr rétablir équilibre ds rapport de puissance (ex : délai de réflexion)
Dissymétrie ds attentes car Ceur achète pr satisfaire besoins personnels alors que pro a î
marchand
Contrôle des clauses abusives

Approche individualiste peut également se révéler insuffisante car certaines actés sont
essentiellement acté de groupes et il y a ainsi 2 sous subdivisions du droit privé : - Droit des
assurances : assurance consiste à mutualiser les risques auxquels une collectivité d’individus
sont tous exposés : l’assurance ne peut alors pas fonctionner sans une collectivité d’assurés
qui acceptent de se réunir en mutuelle pr couvrir les risques auxquels qqs uns seront
exposés
- Droit immobilier : pr la construction d’un seul édifice, d’une opération immobilière, il
est nécessaire de faire intervenir une multitude d’opérateurs, d’agents. Il est alors
évident que l’on doit admettre qu’il y a une interdépendance entre ttes ces relations
d’individus qui interviennent sur une même opération

C. Les « ruptures »

Les matières du droit civil se construisent en partie sur des principes qui sont à l’inverse
de ceux qui gouvernent l’esprit du code civil. Il y a essentiellement 2 matières qui sont
significatives d’une rupture :
- Droit commercial : rupture ds la distance que ce droit prend ac l’esprit de solidarité :
caractère spéculatif et idée que le commerçant ds son acté pro recherche un gain
(s’il achète, c’est pr revendre et réaliser un profit) : il n’est plus ds un esprit de
solidarité. Ds ce droit on trouve le droit commun ds lequel on définit les principaux
éléments et les droits des relations entre les E et le droit de la concurrence, + droit
bancaire et droit financier, droit des E en difficulté etc.
- Droit social (ac droit du L et droit de la protection soc) :
o Le droit du L a pr obj les règles qui concernent le L salarié (opposé au Leur
indépendant) caractérisé par le fait que le Wié accompli une prestation ds le
respect des directives fixées par l’employeur. Le L salarié introduit donc une
subordination du Wié à l’employeur. Ds le droit du L il y a dc un principe
hiérarchique entre l’employeur et le salarié qui est l’antithèse du principe
d’égalité de droit du code civil. + le droit du L s’inscrit nécessairement ds une
logique collective (≠ logique individuelle du code civil) car le salarié s’intègre ds
une E (= gpe) au sein de laquelle il faut organiser les Ressources humaines. Pr
que le gpe fonctionne il est nécessaire de structurer la collectivité de L.
De manière positive, cela conduit le droit du L à se diviser en une distinction
entre les relations individuelles du L (= ensemble des règles qui encadrent le
contrat de L conclut entre l’employeur et le salarié. Ces règles sont fixées par le
code du L et ont essentiellement pr objet de réaliser un arbitrage entre le
pouvoir de direction de l’employeur et les droits que le salarié peut lui opposer)
et les relations collectives (ce droit se compose d’un ensemble de règles qui
déterminent les conditions de concertation et de négociation entre les
partenaires sociaux. Les relations collectives en droit du L sont la contrepartie
de la situation de subordination du salarié)
o Droit de la protection sociale ou droit des risques sociaux (= risques individuels
qui sont pris en charge par le corps soc). Ce droit permet la prise en charge de
ces risques par la solidarité nationale. Ici, il n’y a plus d’égalité de droit, on tient
compte des disparités initiales. La solidarité sur laquelle il s’appuie est une
solidarité à l’échelle de la collectivité nationale.

Ces subdivisions du droit privé pose un pb d’articulation de ses ≠

branches. D. Articulation des différentes branches du droit

substantiel

Face à une situation : quelle est la subdivision du droit privé qui s’applique au pb posé ? Quelle
est la règle qui s’applique ?
Si on a trouvé la subdivision et le code mais qu’absence de règle applicable au pb posé : en
principe il faut revenir au droit civil qui a vocation universelle. Mais plus le droit applicable est en
rupture avec le droit civil, plus le retour à la règle de droit civil est difficile. + difficulté qd trop de
règles : sur une même question on peut avoir 2 subdivisions qui sont susceptibles de s’appliquer
et qui donne sur le même sujet 2 règles ne préconisant pas la même solution. En principe on
résout cette difficulté à travers « specialia generalibus derogant » (= ds l’hypothèse où sur un
même pb, 2 règles aboutissent à des solutions qui ne sont pas conciliables, il faut privilégier
l’application de la règle dont le domaine d’application est le plus restreint)
2. Le droit répressif
= droit composé de règles dont l’effet est d’infliger une peine à un individu dont le
comportement qualifié d’infraction porte atteinte à une valeur socialement
protégée. Le premier des droits répressifs est le droit pénal :
- Droit pénal a pr objet d’infliger une peine/mal à un individu (=substitut de la vengeance
= c’est prcq on interdit la vengeance qu’il y a un droit pénal) porter atteinte à la
liberté de la personne ou à son patrimoine. La première des peines porte atteinte à la
liberté d’aller et venir/ privation de certains droits socs et civiques. On peut aussi
porter atteinte à son patrimoine ac une amende par ex.
Le droit pénal conditionne le prononcé d’une peine à la commission d’une infraction.
Tte atteinte aux biens, aux personnes, n’est pas caractéristique d’une infraction pénale.
On punit une volonté délibérée de porter atteinte à des valeurs communes, de créer du
désordre, et porter atteinte à la cohésion soc. Ainsi, une infraction pénale suppose une
intention de porter atteinte aux valeurs protégées que sont les personnes et les B.
Le droit pénal doit aussi éviter tt arbitraire ds la peine et repose ainsi sur le principe de
légalité des délits et des peines (= il n’y a d’infraction que si une loi décrit avec
précision le comportement qui sera constitutif d’une infraction).
Les infractions les – graves sont les contraventions. Les infractions qui exposent à une
peine d’emprisonnement (en principe < à 5ans) sont des délits. Les infractions les +
lourdes sont des crimes.
En principe quand on fait du droit pénal il faut : vérifier l’élément légal (un texte
suffisamment précis qui décrit une infraction et qui prévoit une peine) / vérifier
l’élément matériel (la personne poursuivie a-t-elle adopté le comportement
correspondant au texte / vérifier l’élément moral (y’ a-t-il eu intention).
- La matière pénale = dispositifs répressifs qui consistent principalement à infliger des
peines d’amendes (svt à des gdes E) ds le secteur éco : les marchés financiers et la
fiscalité. Ces dispositifs sont mis en œuvre par des autorités de régulation qui sont
des instances admin indépendantes qui, au terme de procédure rapide, sont en
mesure de prononcer des sanctions pécuniaires (autorité de la concurrence (ex :
commission euro à l’échelle euro) et autorité des marchés financiers)

3. Le droit des procédures


Le droit des procédures est d’une absolue nécessité (il ne peut pas y avoir de droit
substantiel, de droit répressif effectif, s’il n’y a pas de règle de procédure) : il faut prévoir un
dispositif pr régler les ≠, dc prévoir des procédures qui permettront la bonne application des
règles qui composent le droit substantiel. Ces règles de procédure sont réunies ds la
procédure civile qui englobe l’ensemble des procédures destinées à mettre en œuvre
l’ensemble des règles qui composent le droit substantiel. (Ex : ds sa version la + rigoureuse,
l’application du droit pénal conduira à l’incarcération d’une personne, il faut dc une véritable
vérification de l’éventuelle culpabilité de la personne.)

Le droit processuel regroupe l’ensemble des principes applicables à ttes les procédures.
Le droit des procédures regroupe les règles qui s’appliquent spécifiquement à telle ou telle
procédure.
Il faut dc examiner séparément la procédure civile et la procédure pénale.
A. La procédure civile

S’articule autour de 4 notions :


- Contestation : prétention qui rencontre une résistance. On utilise aussi le terme de
litige qui est la formalisation de la contestation (le fait d’écrire la contestation). Pr que
cette contestation soit tranchée par un juge il faut exercer le
- Droit d’agir en justice (définit par l’art 30 du code de procédure civile) qui est le droit
d’obtenir du juge une décision pour qu’il se prononce sur le bien ou le mal fondé des
prétentions. L’exercice de ce droit passe par la réalisation d’actes de procédure cad des
actes qui vont permettre de déclencher le procès, et dc l’intervention du juge et l’examen
du litige. Le 1er acte de procédure est la « demande en justice » (ou la demande
introductive d’instance). Gé, le doc qui matérialisera cette demande aura pr nom une «
assignation ». A l’issu de cette phase on a un demandeur et un défendeur
- L’instance = procès au sens strict cad la succession d’actes de procédures qui vont
permettre d’aller de la demande initiale jusqu’au jugement. Ces actes de procédures
servent à développer l’argumentaire de chacune des parties. En principe, l’acte écrit
que le défendeur va prendre, et en gé ts les actes écrits ds lesquels, au cours de
l’instance, les parties exposent et dev leur argumentaire, prennent le nom de «
conclusions ». L’instance se termine par une audience au cours de laquelle on plaide
et à la fin de laquelle le juge met l’affaire en délibéré cad qu’il annonce qu’il prendra un
certain temps pr identifier la solution exacte du litige et donne la date çà laquelle il
rendra son jugement
- Le jugement : acte par lequel le juge se prononce sur le bien ou le mal fondé des
prétentions. Celui auquel on donne raison à le gain du procès, celui qui perd
succombe dans ses prétentio »ns. Ce jugement est une norme individuelle qui a le
double effet d’être à la fois définitive et d’être doté de l’autorité de la chose jugée (= il
n’est désormais plus possible de recommencer un procès sur les prétentions qui ont
fait l’objet du jugement) et de la force exécutoire (capacité à mobiliser la force
publique pour mettre le jugement à exécution)

B. La procédure pénale
L’enjeu de cette procédure est de sanctionner une infraction qui fait 2 victimes : la personne
privée qui subit le dommage et la sté tte entière (l’infraction pénale révèle l’intention de porter
atteinte à des valeurs communes). Il y a dc 2 actions pour faire sanctionner cette infraction :
- L’action publique = action exercée au nom de la sté par le ministère public cad un
magistrat ayant un statut part et dt la fonction est de soutenir l’action publique.
L’action publique a pr but de prononcer la peine (ce que la sté demande pour réparer
les torts de l’infraction). Dvt le tribunal correctionnel, le ministère public est
représenté par le procureur de la rque (magistrat). Dvt la cour d’appel il est représenté
par des procureurs magistraux.
- L’action civile portée par la victime : personne privée a pr but d’obtenir la réparation
du préjudice.

L’objectif de la procédure pénale, compte tenu de ses enjeux et de ses csq pr la partie
poursuivie, est d’établir la vérité des faits. Cela implique que la procédure pénale se déroule en
4 phases :
- Phase d’enquête qui est conduite par la police sous le contrôle des magistrats du
ministère public. Ds cette phase, les actes d’enquêtes accomplis ne peuvent pas
porter atteinte à la liberté des individus (mais exceptions). Si on considère que cette
phase est insuffisante à établir la vérité et qu’il faut passer par des mesures privatives
de libertés (ex : placer la personne en détention provisoire)
- Phase d’instruction conduite sous le contrôle d’un magistrat du siège. Le juge judiciaire
est le garant des libertés. Lorsque cette phase s’achève, le juge d’instruction peut
considérer que les éléments sont suffisants pour soumettre à un jugement
- Phase de jugement (audience) : procédure orale durant laquelle on entend les parties,
témoins, etc. Pour les contraventions, la phase de jugement se déroule ds un tribunal
de police. Pour les délits, la phase de jugement devant le tribunal correctionnel
(formation collégial). Pour les crimes, la phase de jugement devant la cour d’assise
(jurés choisis au hasard et magistrats).
La partie poursuivie dvt le tribunal de police et correctionnel est un prévenu. La phase
de jugement comporte l’audience et le délibéré qui est dominé par le principe de
présomption d’innocence
- Phase d’application des peines lorsque l’accusé est condamné, l’exécution de la peine
peut donner lieu à des modifications : l’appréciation des comportement individuels
relèvent du juge d’application des peines

TITRE II - LE DROIT CIVIL

CHAPITRE IV - LA PERSONNE
Le droit civil a une vocation universelle, à s’appliquer à tte les personnes, ts les biens,
pourvus que soient remplies les conditions fixées par les règles qu’il contient. Si une subdivision
du droit privé est lacunaire on en revient aux règles du code civil.
Le droit civil considéré comme un droit commun est le droit qui incarne le mieux ce que sont
les règles nécessaires à la cohésion soc. Il est en qq sorte l’expression du pacte soc. Ce code
civil repose sur une distinction entre les personnes et les biens.

Sté holistique : sté ds laquelle le tt l’emporte sur la partie. Il y a des individus auxquels on
demande de tenir la place qui leur a été pré attribuée. L’obj est que le tt conserve son unité
qq soit la volonté des individus.
Sté individualiste : l’individu l’emporte sur le tt le rôle du droit est de faire coexister de
manière pacifique des individus libres.

Le code civil régit une sté individualiste. Il consacre la primauté de la personne mais
tient compte du fait que nous vivons ds une sté et définit un état des personnes.

I - La primauté de la personne
Art 16 du code civil : la loi assure la primauté de la personne, elle interdit tte atteinte à la dignité
de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie.

1. Contenu de la primauté de la personne


Primauté et dignité sont synonymes ds l’art 16 : l’homme est une fin en soi, on ne peut
l’instrumentaliser, le traiter comme une chose. Il y a en tt un chacun une part d’indisponibilité.
Cette notion peut ajd faire l’obj de 2 acceptions ≠ qui sont sources de tensions. On peut voir la
primauté de l’individu :
Comme une marque d’autonomie de l’individu : la conception de la primauté comme
marque d’autonomie est l’idée que la primauté de la personne signifie en 1erlieu le
droit le + absolu de tt un chacun de décider pour lui-même.
Comme une marque d’hétéronomie : la primauté de la personne est un impératif qui
s’impose à tt le monde y compris à la personne elle-même. Ainsi, la primauté interdit
la servitude volontaire, qu’une personne s’instrumentalise elle-même, qu’elle aille
jusqu’à disposer d’elle-même.
Le code civil choisit l’hétéronomie qui signifie essentiellement 3 choses : La protection de
l’espèce humaine (art 16 .4 : « nul ne peut porter atteinte à l’intégrité de l’espèce
humaine ») : cela interdit le clonage, l’eugénisme, et cantonne les recherches
génétiques.
La protection du corps signifie que le corps humain est inviolable (droit à la vie,
interdiction de la peine de mort) (principe énoncé par la cour euro en 2002) et n’est
pas ds le commerce (il n’a pas de valeur patrimoniale ; hors du commerce le corps
est indisponible (même à titre gratuit on ne peut le mettre à disposition d’autrui). La
protection de la personnalité que le corps et l’esprit portent : prohibition de ts les
comportements qui portent atteinte aux libertés, des propos qui marquent l’intention
de dégrader (propos racistes). Reconnaissance après le code civil de droit que l’on
désigne comme des droits de la personnalité :
o Le droit au respect de la vie privée (art 9) = ce droit suppose d’abord une
identification de ce qu’est la vie privée : interprétation qui prévaut de ce type de
règles sont des proclamations de droit de règles inconditionnées en ce sens
qu’elles profitent aux individus sans que des conditions spécifiques soient
posées. Lorsqu’une règle énonce un droit, l’interprétation se fait par la méthode
de proportionnalité. La vie privée est alors la vie perso, la vie du corps, affective,
matérielle, etc. Sur la vie matérielle, son insertion dans le domaine de la vie
privée est plus évolutive : pour des personnes sans notoriété, elle fait partie de
la vie privée / pr des personnes publiques la vie matérielle sort du cadre du
respect de la vie privée.
La vie privée est une sphère d’autonomie fermée, hors d’atteinte d’autrui.
L’atteinte à la vie privée peu alors prendre la forme d’une immixtion qui consiste
pour le tiers à pénétrer cette sphère d’autonomie pr prendre connaissance
d’éléments qui relèvent de la vie privée. Il suffit qu’il y ait immixtion pour qu’il y ait
atteinte à la vie privée (il n’est pas nécessaire de rendre ces éléments publics).
Cette atteinte peut aussi prendre la forme d’une direction de la vie privée en ce
sens qu’un tiers s’intéressera à la vie privée d’autrui moins pr la connaître que
pour en commander le mode de fonctionnement (ex : vie pro qui empiète sur la
vie privée du Wié).
Il n’y a pas d’atteinte si la personne consent.
L’atteinte peut-elle être légitime (nécessaire et dans des limites raisonnables)
? Cette question se pose ntmt au regard de situations ds lesquelles il existe un
motif légitime pour porter atteinte à la vie privée : le droit à l’information et la
nécessité de la preuve.
▪ Le droit à l’information : la cour de cassation juge que le droit à
l’information l’emporte sur le droit à la vie privée entendu ici comme le
droit sur sa propre image dès lors que la photo utilisée est nécessaire à
l’info et qu’elle demeure ds le respect de la dignité de la personne dt
l’image a été rendue publique.
▪ Le droit à la preuve : ce droit est considéré comme un diminutif du droit
d’agir en justice qui n’est effectif que si on reconnait les moyens au
demandeur d’établir la preuve des faits. Il suppose dc ce droit à la
preuve. La difficulté est que l’exercice de ce droit peut conduire à ce
que l’on porte atteinte à la vie privée. L’atteinte doit être proportionnée
ce qui signifie que la privée ne sera intervenue que sur la partie publique
de la
vie privée et qu’il sera intervenu de manière ponctuelle.

o Le droit au respect de la présomption d’innocence (droit de ne pas être désigné


comme coupable tant qu’on a pas été condamné)

2. Bénéficiaires de cette primauté


La personne en devenir (embryon) et la personne décédée en sont-elles bénéficiaires ?
- La personne en devenir n’est pas une personne pour le droit, elle n’a pas le droit à la vie.
Comme cet embryon n’est pas une personne, on peut l’utiliser à des fins
thérapeutiques (faire des études sur lui). Cpdt, ces possibilités ne sont pas sans
contrôle (par ex on ne peut pas avorter une semaine avt le terme) ce qui signifie que la
personne en devenir est malgré tout dépositaire d’une part d’humanité et elle bénéficie
en qq sorte d’une protection qui est dérivée de celle dont profitent les personnes (elles
bénéficient d’une primauté de second rang). Cela a 2 csq majeures : il n’y a pas de
patrimonialité possible de la personne en devenir (on ne peut pas faire commerce de la
personne en devenir) ; les atteintes physiques à ces personnes sont admises mais sont
très strictement encadrées.
- La personne décédée n’est plus une personne : on ne peut pas invoquer le droit au
respect de la vie privée d’une personne décédée. Cpdt, si la personne n’est plus, elle a
été et elle demeure dans la mémoire des hommes. Il y a donc une protection qui est un
diminutif des attribues de la primauté d’une personne vivante. La personne ne peut plus
se défendre elle-même et ainsi la protection de la personne décédée se traduit d’abord
par la reconnaissance d’infractions pénales qui sont significatives d’une atteinte à la
dignité ou d’une atteinte à la personne décédée. Le code pénal à l’art 225 condamne les
atteintes à l’intégrité du cadavre et surtout la profanation des sépultures qui est un
délit.
Le droit civil s’intéresse également au respect de la personne décédée on retrouve
dans sa protection les deux éléments caractéristiques de la primauté de la personne :
on protège le corps de cette personne et cette protection en droit civil sera assurée par
la personne même qui peut être appelé à manifester avt son décès son consentement
ou son refus de consentir sur la question d’un éventuel prélèvement d’organes. Art du
code civil indique que le respect de la personne décédée est aussi le respect à sa
dignité, à son honneur. Ce respect peut être assuré par les héritiers, ou par les
associations. Derrière ces exigences de protection on retrouve qq chose qui est un
diminutif de la protection de l’espèce humaine. Les restes des personnes décédées
doivent être traitées avec respect, dignité, et décence, et l’exposition de cadavres
méconnait cette exigence
II - L’état des personnes
L’état des personnes est traditionnellement considéré comme faisant partie de la personne et
dc marqué du sceau de l’indisponibilité de telle sorte que els règle qui définissent l’état des
personnes s’imposent en principe aux individus (il n’y a normalement pas de place pr la
volonté). Exception faite que la sté a évoluée et que sur l’état des personnes le législateur s’est
montré de plus en plus tolérant et dev une conception de l’indisponibilité qui relève plus de
l’autonomie que de l’hétéronomie.
On trouve essentiellement deux types de règles :

1. Des mécanismes d’identification


Il faut pouvoir identifier les personnes en sté : en droit, on identifie les personnes par trois
traits caractéristiques :

Le nom (nom de famille et prénom) : autrefois l’enfant portait le nom de son père et le
prénom que ses parents lui avaient donné. Mais évolution depuis loi de 2002 qui donne plus
de marge de manœuvre sur le choix du nom, sur sa pérennité.
Le nom de famille : les parents peuvent mtn choisir le nom du père, de la mère, ou
des deux. S’ils ne décident rien, c’est le nom du père. L’art 311 prévoit même
l’hypothèse où les parents sont en désaccord, on met les 2 dans l’ordre alphabétique.
Pour changer de nom, il faut faire une demande auprès du ministère de la justice mais
il faut justifier un intérêt légitime (nom ridicule, etc.)
Le prénom : assouplissement du choix du prénom et du changement de prénom.
Autrefois, l’officier d’état civil pouvait refuser d ‘inscrire un prénom et ce ds l’intérêt de
l’enfant. Ajd, l’officier d’état civil ne peut pas refuser mais peut simplement alerter le
procureur de la rque qui saisira alors le JAF qui sera tenu de se prononcer sur le choix
de ce prénom. Le chgmt de prénom : ajd la mairie apprécie l’intérêt de chgmt de
prénom on doit faire une procédure si on refuse le chgmt de prénom, mais l’officier de
l’état civil peut lui-même accepter le chgmt de prénom.
L’intérêt légitime est pratiquement tout sauf pour un motif de convenance (ex : usage
prolongé)

Le domicile : permet de localiser un certain nbr de situations juridiques qui ont besoin d’être
localisées. (Lorsqu’on engage une procédure dvt un juge, le principe est que le demandeur
doit saisir la juridiction du lieu où se trouve le domicile du défendeur). L’art 102 du code civil
fixe le domicile au lieu du principal établissement de la personne. En cas de doute on dit que
le choix du domicile suppose un élément matériel et un élément intentionnel : une
habitation réelle et durable / intention de la considérer comme tel (l’élément intentionnel
peut se repérer au fait que la personne accordera une primauté subjective à un des lieux)
(voir docs admin, etc.)

Le sexe : en principe, on nait féminin ou masculin. En général, il n’y a pas de ≠ de


traitement juridique entre les hommes et les femmes. Du ptn de vue de l’état des
personnes, la question du sexe bien que marginale suscite des débats sur le sujet du
transsexualisme. Si on prend le ptn de vue de l’autonomie, l’individu est libre de décider tt
seul du sexe qu’il a pour les autres, si on prend le ptn de vue d’hétéronomie on considère
que l’individu ne peut pas disposer lui-même du sexe que lui a donné la nature.
La CEDH a imposé une solution à la Fr ds un arrêt de 1992où elle dit que les personnes
trans ont le droit de changer de prénom et de faire acter par l’officier de l’état civil ce
prénom. La CEDH ne prend alors pas partie sur l’hétéronomie ou l’autonomie mais elle dit
que les trans sont des personnes et que comme toutes les personnes elles ont droit au
respect de la vie privée. Or, si un personne trans a un prénom qui correspond à un sexe
qui n’est plus celui du sexe apparent, alors il est systématiquement, ds ttes ces démarches
admin, il est obligé de révéler qu’il est trans.
Les trans ont ensuite souhaité qu’on reconnaisse juridiquement leur chgmt de sexe. Aussi,
la loi de 2016 autorise le chgmt de sexe sur autorisation du TGI. Le chgmt est simplement
possible si le requérant apporte trois preuves : se présenter publiquement comme
appartenant au sexe opposé, être connu comme tel se son entourage, avoir obtenu un
chgmt de prénom.
Qd on change de sexe, c’est que physiquement et psychiquement on se sent de l’autre
sexe, et on demande à ce que la vie de ts les jours soit conforme à ce ressenti.

De ts ces éléments d’identification des personnes, il faut garder une trace qui est une trace
écrite dt la tenue est assurée par l’officier de l’état civil, en principe le maire. Cette trace écrite
est « l’état civil » qui donne lieu à la fois à des actes d’état civil, cad des docs qui peuvent être
remis aux personnes mêmes et qui font foi de ces éléments caractéristiques de leur état civil.
L’état civil donne lieu à deux registres qui sont gardés par les mairies.

2. Des mécanismes d’appartenance


L’état des personnes reflète le fait que la personne est en sté et qu’en csq elle appartient,
qu’elle le veuille ou non, à une communauté. En réalité, le droit considère que tte personne
appartient à 2 communautés : la communauté familiale, et la communauté nationale. Cette
appartenance est importante en ce sens qu’elle est le ptn d’appui de droits et d’obligations qui
sont définis exclusivement en considération de cette appartenance. Ces droits et obligations
relèvent du statut personnel ou du statut des personnes. On oppose des obligations statutaires
(en fonction d’appartenance) à des obligations volontaires.
A. La nationalité

= appartenance juridique et politique d’une personne à la pop d’un état. Cette appartenance
donne des droits et des devoirs. Ds l’ordre pol, les droits sont le droit de vote et la protection
diplomatique. Le devoir est surtt l’obligation militaire. Ds l’ordre civil, la personne étrangère ne
bénéficie pas des mêmes droits que la personne nationale.
Si le sujet est sensible, c’est prcq la nationalité est l’affaire de tous et qu’elle entraine des
approches et conceptions qui sont ≠ :
Conception identitaire (idéologique) : idée que la nation précède l’individu en csq de
quoi la nationalité doit être attribuée à ceux qui reçoivent la culture nationale en
héritage. Si on suit cette conception, cela conduit ds la pratique à donner la priorité au
« droit du sang » (la nationalité s’acquiert par la filiation)

Conception élective (idéologique) qui présente la nation comme l’adhésion du peuple


à un pacte social. Cette adhésion peut être implicite mais, en cas de doute, cette
conception conduira à exiger un acte d’adhésion express (par ex, on dira aux enfants
nés de parents étrangers en Fr, que s’ils veulent adopter la nationalité à leur majorité,
ils devront le déclarer)

Conception de proximité (pragmatique) : une conception qui se fonde sur une


appréciation d’un ensemble d’éléments qui rattachent l’individu à la nation et à sa
culture (naissance, filiation, domicile, langue, éducation, scolarité, etc.) (conception fr
de la nationalité : en Fr, le rattachement au pays n’est pas qq chose qui s’hérite, que
l’on décide, mais c’est qq chose que l’on constate.) Il y a 2 façon d’être fr : prcqu’il y a
une attribution de la nationalité (= le fait de réputer une personne fr dès sa
naissance. En fr il y a deux critères d’attribution : le droit du sang et le droit du sol) ou
prcqu’il y a eu acquisition de la nationalité (on ne nait pas fr mais on peut le devenir :
l’acquisition c’est le passage de la qualité d’étranger à celle de fr. Le premier cas se
fait de plein droit qd l’enfant est né en Fr de parents étrangers et qui a résidée en fr
plus de 5 ans entre 11 et 18 ans. Le 2ème cas est une acquisition qui correspond à la
naturalisation qui concernent des majeurs qui souhaitent devenir fr ac élément
matériel et intentionnel)

La déchéance est aussi prévue par le code civil. Telle qu’elle existe ds le code civil,
ne concerne que ceux qui ont acquis la nationalité.

B. La famille

La famille est une communauté, un ensemble d’individus qui présentent entre eux des
liens d’alliance et de parenté.

La parenté : existe entre deux personnes qui descendent l’une de l’autre ou qui ont un
ascendant commun. Lorsque les personnes descendent l’une de l’autre on dit qu’elles
sont parentes en ligne directe. Lorsque les parents ont un ascendant commun on dit
qu’ils sont parents en ligne collatérale. On peut aussi identifier ds les liens de parenté
le nbr de degré qui est susceptible de séparer deux parents en ligne directe ou en
ligne collatérale. Ds la famille, le degré est la génération (en ligne collatérale, le nbr de
degré est égal au nbr de génération qui sépare les collatéraux en passant par leur
ascendant commun)

L’alliance : le lien qui, par l’effet du mariage, se noue entre les époux mais également
entre la parenté de chacun des époux. La famille qui est ajd fondé sur l’amour, relève
ajd du droit de la vie privée. Cpdt, le droit s’y intéresse pour 2 raisons :
o Une raison de fait : le droit ne peut pas ignorer cette communauté qu’est la famille
qui ressemble à instance coutumière. La famille crée, entre ses membres, des
liens de solidarités qui sont tjr d’une intensité considérable, et le droit ne peut
pas ignorer ces liens. Le droit doit respecter ces liens et doit, en csq, admettre
des dérogations, des règles d’exceptions, lorsqu’elles ont vocation à s’appliquer
entre les membres d’une même famille (ex : en droit il existe une obligation de
dénoncer les crimes dt on a été témoin ou dont on a connaissance. Cette
obligation cesse quand le coupable est un membre de la famille)
o Une raison de droit : non seulement le droit ne peut pas ignorer cette
communauté de fait mais en plus il doit s’en servir cad aller jusqu’à la consacrer
comme une entité juridique. En effet, les meurs s’apprennent dans le cadre
familial. « Notre objet a été de lier les meurs aux lois et de propager l’esprit de
famille qui est si favorable à l’esprit de citoyenneté », Portalis. Il faut en faire un
élément de l’état des personnes qui fait naître sur la tête des individus des
droits, des obligations, du seul fait de leur appartenance à la communauté
familiale.

Les liens d’alliance : Lien se crée par le consentement des deux époux mais est très
largement encadré par des limites de fond et par des conditions de forme. Ces limites
sont révélatrices du fait que le droit considère la famille comme un lien de transmission
de meurs, de valeurs. Ces limites marquent donc la volonté du droit de consacrer la
famille qui repose sur l’altérité (cad union de 2 personés qui n’appartiennent pas à la
même famille : prohibition de l’inceste) et sur l’égalité (bigamie).
Le mariage est un double consentement : qd les époux consentent au mariage, ils ne se
bornent pas à conclure un contrat, ils décident de fonder une famille. Le consentement donne
alors lieu à une célébration dvt l’officier de l’état civil qui est l’occasion de montrer à la sté tte
entière que ces deux personnes forment une communauté.
L’alliance a pr principal effet la création d’une communauté que les époux vont devoir entretenir
entre eux (= communauté de vie en droit qui suppose une communauté affective (vie sexuelle,
respect et fidélité, secours et assistance)). Cette communauté suppose des enfants : époux ont
autorité parentale.
Le divorce est de + en + répandu et de + en + facile. Ce lien d’alliance est donc fragile. Malgré
la facilité d’obtenir le prononcé d’un divorce, le droit s’efforce de maintenir ce qu’il y a de
nécessaire à préserver du lien d’alliance qui a été créé par le mariage (les époux ne s’aiment
plus mais ils ont créé une famille qui va perdurer malgré leur séparation) : idée majeure du droit
fr de distinguer la famille conjugale de la famille parentale : le divorce, s’il entraine la rupture du
lien entre les époux, il n’a pas d’effet sur l’exercice de l’autorité parentale. Le rôle du législateur
est de promouvoir un ex commun de l’autorité parentale et de prévoir une résidence qui permet
aux enfants de garder un contact avec les deux parents.

Le pacs n’est pas considéré comme créant un lien d’alliance de même nature que le mariage :
un pacte civil de solidarité est un contrat conclut entre deux personnes pour organiser leur vie
commune.
Le concubinage n’est pas ignoré par le droit mais le droit ne le réglemente pas : c’est une union
de fait caractérisé par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité :
le droit reconnait l’existence du concubinage.

Les liens de filiation : Le lien de filiation est significatif du caractère statutaire de l’état
des personnes et du fait que l’état des personnes st décidé de manière impérative par
les lois et qu’il définit des droits et des obligations en fonction de la communauté
familiale. Le droit de filiation est d’abord indéfectible. Ce lien reconnait d’abord pour les
parent l’exercice de l’autorité parentale qui est un droit fonction cad un droit que les
parents exercent mais qui a une finalité réglementée. Une fois que cet exercice
s’épuise, on reconnait le maintien d’un principe de solidarité entre les parents et les
enfants qui créé entre eux, tt au long de leur vie, une obligation alimentaire au cas où
les parents, les enfants, se trouveraient dans le besoin (art 203 à 205 du CC)
CHAPITRE V - LE PATRIMOINE
Sens commun : le patrimoine c’est la richesse, les actifs déduction faites des dettes. C’est un
actif net. Le droit retient que ce qui relève du patrimoine, ce qui est patrimonial, a pr
caractéristique d’être appréciable en argent. Le droit construit alors la classification de
l’ensemble des droits des individus à travers cette distinction entre ce qui est patrimonial et ce
qui est extrapatrimonial.
Ds le langage juridique, l’habitude a été prise de présenter les droits inhérents à la personne
comme des droit subjectifs.
Aussi, on distingue les droits extrapatrimoniaux qui sont ts les droits qu’on rencontre en étudiant
la personne, et les droits patrimoniaux. Le droit distingue des droits personnels (ou droits de
créance) qui sont des droits qui s’exercent à l’encontre d’un autre individu = droit d’exiger une
prestation d’un autre individu (ex : l’acheteur d’un B ds un contrat de vente a le droit d’exiger la
délivrance du droit qu’il a acheté). Et les droits réels qui sont les droits des individus sur les
choses : droit de propriété.

Les droits réels constituent les éléments du patrimoine. Juridiquement, le patrimoine sera un
ensemble de droits réels et de droits personnels. Mais ces éléments, le droit considère qu’ils
forment un tout indissociable : le patrimoine est une universalité en ce sens qu’il est un
contenant à l’intérieur duquel viennent s’agréger les unes aux autres l’ensemble des éléments
du patrimoine (droits créances, droits personnels)

I - Les éléments du patrimoine


Ds le droit de créance, il y a un sujet actif (le titulaire du droit : le créancier) et un sujet passif
(celui qui doit la chose au créancier : le débiteur). Le droit personnel peut être perçu comme
une créance par le sujet actif et comme une dette par le débiteur. Si c’est une créance c’est un
actif du patrimoine. Il vaut alors mieux parler du fait qu’il existe un lien de droit entre le créancier
et le débiteur : le lien/ rapport d’obligation ou l’obligation
1. Les obligations

A. Les notions élémentaires

L’obligation se définit comme un lien de droit en vertu duquel une personne, appelé le
créancier, peut exiger d’une autre, appelé le débiteur, une prestation ou une abstention. Ces
obligations sont juridiquement sanctionnées et peuvent être considérées comme l’illustration
des normes individuelles qui viennent de la sté civile.
L’obligation figure à l’actif du patrimoine du créancier et donc est une créance ou un droit de
créance. On dit aussi que la créance constitue, pr le créancier, un droit incorporel qu’on oppose
au droit corporel.
Du ptn de vue du débiteur, l’obligation est une dette qui figure au passif de son patrimoine.

Parmi les obligations on distingue plusieurs catégories :


Obligations de faire se divisent en 2 catégories :
o obligations d’accomplir une prestation
o obligations de délivrance d’une chose (le vendeur doit délivrer la chose vendue)
Obligations de ne pas faire (ex : obligation de non concurrence)
Obligations monétaires : obligations libellées en unités monétaires.
Une obligation a vocation à être exécutée : en droit on parle de paiement qui renvoie à
l’exécution de tte sorte d’obligation. Le paiement peut être volontaire ou forcé. L’obligation
n’est pas éternelle et s’éteint par le paiement.

Les obligations peuvent se créer par des actes ou par des faits

juridiques. B. Les actes juridiques

Acte juridique : manifestation de volonté en vue de créer des effets de droit

a) Généralités

En principe, l’individu seul ne peut pas créer d’obligation. Un acte unilatéral ne permet donc
pas de créer un lien d’obligation. Les seuls actes juridiques qui produisent des effets de droit
sont les actes translatifs de propriété à cause de mort. L’autre effet que peut produire un acte
unilatéral est un effet par lequel son auteur abandonne un droit subjectif (ex : héritier qui
renonce à une succession).

Le contrat est un accord de volonté entre au moins deux personnes en vue de créer des
effets de droit et essentiellement des obligations. Parmi les contrats on retrouve des
distinctions : Distinction entre les contrats qui font naitre des obligations de prestations
(contrat d’E) et ceux qui font naître des obligations de délivrance (contrat de vente)
Distinction qui oppose les contrats synallagmatique (qui consacrent des obligations
réciproques qui pèsent sur la tête de l’une et l’autre des parties et qui sont la contrepartie
l’une de l’autre) des contrats unilatéraux (qui font naître des obligations sur la tête d’une
seule des parties ≠ acte unilatéral)

Contrat de cautionnement : contrat par lequel une personne s’engage à l’égard d’un créancier à
payer la dette d’autrui si le débiteur ne la paie pas.

La validation du contrat :
Cet accord de volonté a une force contraignante cad que les obligations issues du contrat sont
contraignantes pour les deux parties et bénéficient de la contrainte étatique si besoin. Art 1104
du CC. Appui sur la théorie de l’autonomie de la volonté qui est l’idée que la volonté libre est
l’aptitude à se donner sa propre loi : reflet de l’idée que le contrat est légitimement contraignant
pour les parties au contrat car elles l’ont voulu. Cette théorie s’appuie sur l’idée qu’il est normal
de respecter ses engagements et ses promesses.
Cette force obligatoire du contrat est conditionnée : il y a des conditions légales à la force
obligatoire du contrat. C’est ce qu’on appelle en droit les conditions de validité des contrats.

Le droit ne reconnait la validité que s’il existe un consentement libre et éclairé (le
droit reconnaît 3 vices du consentement : l’erreur, l’erreur provoquée, +)

Vérification du contenu du contrat pr savoir si ce sur quoi les parties se sont accordées est
conforme au droit, à la règle qui sont porteuses de l’î général. La liberté contractuelle a pr csq
que le contenu du contrat est en principe déterminé librement par les parties. Les limites sont
d’une intensité variable : certaines sont absolues en ce sens qu’il existe des objets sur lesquels
il est interdit de contracter (le corps, tt ce qui est indisponible). Le contenu du contrat ne peut
porter sur des matières indisponibles. Existence des règles impératives qui s’appliquent qq soit
la volonté des parties, elles sont contraignantes au ptn qu’on ne peut pas y déroger. Elles
s’opposent aux règles supplétives qui ne s’appliquent qu’en l’absence de volonté contraire.
Lorsque qu’il porte sur des matières disponibles, les clauses du contrat doivent être conformes
aux règles impératives (ex : contrat de C°).
Si ces conditions ne sont pas remplies, on dit que le contrat est entaché de la nullité. La nullité
du contrat ne peut être prononcée que par un juge et si la nullité est prononcée, on fera comme
si le contrat n’avait jamais existé.

Exécution du contrat : quand un contrat n’est pas exécuté on peut demander : son
exécution forcée ; considérant que ce sera impossible, on peut demander la résolution du
contrat cad l’anéantissement du contrat.

b) La preuve des actes juridiques

Convaincre un juge et apporter la preuve de l’existence et du contenu d’un contrat : Preuve des
actes juridiques coincées entre deux adages : « c’est la même chose que de ne pas être et de
ne pas être prouvé » : ce qui n’est pas prouvé en droit est équivalent à ce qui n’existe pas / «
nul ne peut se constituer de preuve à lui-même » : il faut trouver des preuves qui émanent de
qqun d’autre que de soi-même.
Pr traiter de la preuve il faut se poser plusieurs questions :
Question de la charge de la preuve : savoir qui dans le procès doit apporter la preuve des
faits de l’appréciation desquels dépend l’issue du litige. Cette question est
traditionnellement scindée en 2 : question de l’administration de la preuve (= opération qui
consiste à réunir les preuves et à les produire dvt le juge) qui repose en principe sur
l’ensemble des parties au procès : ttes les parties sont tenues de réunir les preuves dt elles
disposent et de les produire dvt le juge / question de la charge de la conviction du juge qui
est de savoir qui des deux parties succombera si le juge n’est pas convaincu par les preuves
qui ont été produites : on dit que cette question est la question du risque de la preuve voire
du risque du doute car la réponse à cette question permettra de déterminer laquelle des
deux parties devra succomber si le juge doute à l’issu de l’admin de la preuve.
Le législateur donne le plus svt la réponse. Art 1353 du CC donne pour solution que «
celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver », « réciproquement, celui
qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son
obligation ».
Le créancier doit simplement apporter la preuve de l’existence du contrat de vente. Le
débiteur doit lui apporter la preuve de la nullité de l’obligation.
L’effet principal de l’autonomie de la volonté est que deux parties peuvent créer du
droit sans contrôle préalable d’un juge dc il faut présumer qu’un contrat conclu est à
priori régulièrement conclu.
Art 1354 : la présomption est traditionnellement définie comme une règle permettant de
déduire d’un fait connu un fait inconnu (ex : art 312 présume qu’un enfant conçu pdt le
mariage est présumé avoir pr père le mari de son mère). La présomption a une incidence
sur l’attribution de la charge de la preuve, elle a pr csq que celui qui entend la combattre
cad contester l’exactitude du fait présumé supporte la charge de la preuve.
La présomption est une règle qui a essentiellement pr objet de préciser les conditions
ds lesquelles telle ou telle partie supporte la charge de la preuve.
+ présomptions irréfragables qui se distinguent des présomptions simples

Les preuves admissibles et leurs forces probantes : pr apporter la preuve d’un acte
juridique il faut reconstituer cette preuve cad constituer la preuve cad rédiger l’acte au
moment où il est conclu
o L’acte sous seing privé : acte rédigé et signé par les parties elles même au
contrat. Il est rédigé presque librement ac malgré tt qq règles/ contraintes pr : - Les
contrats synallagmatiques : contrat qui contient des engagements réciproques, il est
dc important que chacune des deux parties conservent une trace de l’écrit explicitant
les termes du contrat. Il est dc soumis par l’art 1375 du CC à la formalité du double
- Les contrats unilatéraux font naître une obligation sur seulement une des deux
parties. Lorsque le contrat est unilatéral et fait naître une obligation monétaire,
celle-ci doit être rédigée en chiffres et en lettres, la lettre prévalant en cas de
litige.
Cet acte fait foi de ces énonciations et rend impossible la preuve contre et outre le
contenu de l’écrit. La preuve contre signifie qu’on ne peut pas tenter de prouver une
obligation par un élément qui serait contraire aux énonciations de l’écrit. La preuve
outre signifie qu’on ne peut pas prouver qu’au-delà de l’acte instrumentaire les
parties ont pris d’autres engagements.
Il faut un écrit pour rapporter la preuve d’un acte juridique dont le
montant est > à 1500 € et cette preuve constituée est exclusive de tte
autre preuve (l’acte instrumentaire vaut seul comme preuve)

o L’acte authentique : Lorsque le notaire rédige l’acte, on dit qu’il instrumente l’acte.
Il devient alors un acte authentique dont la force probante est renforcée par
rapport à l’acte sous seing privé. On peut en contester la validité mais il faut
pour ça engendrer une procédure d’inscription de fond. Cet acte authentique a
un effet qui dépasse les effets probatoires et un effet qui renforce l’efficacité de
l’acte car il est doté de la force exécutoire. Autrement dit, cet acte est
juridiquement aussi contraignant qu’un jugement.

c) Les faits juridiques

Fait juridique = évènement volontaire ou non dt les effets de droit sont directement déterminés
par la loi :
- La preuve des faits juridiques est une preuve entièrement libre car le fait est un
évènement
- Il peut être involontaire ou volontaire, mais peu importe la volonté car celle-ci n’est
pour rien ds les effets juridiques qui s’attachent au fait juridique. La volonté n’est pas
en elle-même créatrice, c’est la règle qui crée les effets de droit.
- Le droit s’intéresse ici aux évènements car l’objectif du droit est d’assurer la
cohésion sociale. Aussi, les faits juridiques qui intéressent le droit sont des faits
dommageables sur lesquels le droit prévoit des mécanismes pr éviter les faits de
vengeance privée. Les faits juridiques sont pr l’essentiel des faits dommageables
et l’effet de ces faits est de donner naissance à une obligation dt l’objet est
d’indemniser la victime du dommage.

Si on trouve un auteur du dommage, peut-on lui faire supporter la créance indemnitaire à


n’importe quelle condition ? Que faire quand le fait dommageable est aussi le fait de la victime ?
Les faits dommageables qui n’ont pas de resp sont identifiés en droit civil comme des
évènements de force majeure.

Les faits sans responsable : sont identifiés comme des « cas fortuits » ou des « évènements
de force majeure », extérieurs, imprévisibles, et contre lesquels on ne peut rien. Ils
n’engendrent aucune responsabilité et la victime doit faire face seule au dommage qu’elle
subit. Pour permettre la prise en charge de ces faits, il a fallu rompre ac la logique
individualiste du code civil : c’est le droit de la protection sociale.

Les faits ayant un responsable : on peut imputer le fait dommageable à une


personne. L’auteur est donc considéré comme responsable et c’est lui qui sera le
débiteur de la créance indemnitaire dû à la victime du dommage (= partie importante
du droit des obligations)

Responsabilité délictuelle : resp de l’auteur du fait dommageable en droit civil. On parle de délit
pr l’opposer au contrat mais ≠ délit en droit pénal. Cette resp vise l’ensemble des faits
dommageables ayant un auteur désigné comme resp.

On distingue 2 types de resp :


- Responsabilité pour faute (subjective) : on considère que la faute consiste en la
méconnaissance d’une règle écrite ou découverte par la JP en considération
des usages qui se pratiquent. Le code civil identifie ≠ types de faute qui n’ont
pas
d’incidence sur le montant de l’indemnité mais qui peuvent jouer sur la répartition de
la charge indemnitaire entre ≠ resp. QQ soit la gravité de la faute, la victime a tjr le
droit d’obtenir réparation intégrale de son préjudice. Aussi, s’il y a plusieurs resp,
cela a uniquement une incidence sur la répartition de la charge indemnitaire. On
distingue la faute intentionnelle (fraude) : l’auteur doit supporter l’intégralité du
préjudice et la faute d’imprudence qui engage la resp de son auteur. La JP a aussi
ajouté la faute d’abus de pouvoir (en usant d’un droit, on peut commettre une faute.
Aussi, si le titulaire d’un droit l’utilise dans le seul but de faire du tort, l’usage du droit
est détourné de son but)

- Responsabilité sans faute (objective) : ce type de resp est né du dvpt de l’industrie


qui a engendré de nbreux faits dommageables pr lesquels il était difficile de trouver
un resp. Cpdt, celui qui crée le risque doit supporter les pertes qu’il cause même si
elles ne sont pas de sa faute. On distingue encore la resp du fait des choses est une
resp des choses dont on a la garde et la resp des personnes sur lesquelles on a
autorité

La victime pour responsable : Il arrive qu’un tiers tire profit du dommage qu’une victime se
crée à elle-même. Aussi, la JP a dev le quasi-contrat : situation juridique qui naît d’un fait
juridique dommageable qui sera traité comme s’il y avait eu un contrat entre la victime et le
bénéficiaire de ses agissements. Un élan de générosité suppos en fait que le droit fasse
comme s’il s’était créé un lien d’obligation entre l’auteur et le bénéficiaire.

1. La propriété
La propriété occupe ds le code civil une place de 1er plan, c’est un livre du code civil. Elle figure
ntmt à l’art 544 du code civil qui montre la puissance du droit de propriété (« droit de jouir et
disposer des choses de la manière la plus absolue »).
Des textes à valeur supralé consacrent aussi le droit de propriété (art 17 de la DDHC). L’art
1er du protocole additionnel énonce que tte personne a droit au respect de ses B. Cette place
consacrée à la propriété ne va pas de soi, et elle est même surprenante prcq la propriété est
perçu comme le principal facteur d’Ités. Aussi, la critique faite à la propriété comme droit
fondamental rencontre de nbreux soutien dans les thèses marxistes et soc. Tocqueville
annonce par ex que le prochain champ de bataille sera celui de la propriété car il perçoit qu’à
partir du moment où on proclame une Ité de droit entre les individus, celle Ité s’accompagne
d’une Ité de fait.
En fr, malgré ces critiques on ne renonce pas à la propriété. Le compromis a été fait de dev une
solidarité nationale forte ac un maintien de la propriété privée à laquelle on reconnait
l’avantage de l’éco et une justification philo et morale essentielle : la propriété privée est la seule
garantie d’une liberté réelle car elle assure à chacun une sphère d’autonomie dans laquelle les
individus sont à l’abris de tte contrainte.

La propriété est présentée comme le droit sur une chose dont on est

propriétaire. A. L’objet de la propriété

Les choses sont considérées comme des choses matérielles. La chose considérée à travers
son utilité pour l’individu est la chose que l’individu peut avoir î à s’approprier. Vu sous cet angle,
on considère cette chose comme un bien. On constate alors que parmi les choses que les
individus veulent s’approprier, il y a des choses matérielles mais aussi des choses abstraites qui
sont sans matérialité. Or, le droit civil de la propriété a été conçu comme un droit des B
corporel. Quand on parle de propriété des choses incorporelles on parle plutôt d’un titulaire
d’une créance.
Il y a des choses connues dont on peut user mais pas s’approprier (air, mer), les choses qu’on
peut s’approprier sans n’avoir jamais été la propriété de quiconque (gibier, poisson), les choses
publiques, etc.
Parmi les choses appropriables, il y a une souma-divisio (art 516) : ts les B sont soit
meubles soit immeubles. L’immeuble est un B dt la situation est fixe de telle sorte qu’on ne
peut le déplacer sans en altérer la substance. Les meubles sont ts les autres B.
Au-delà de cette souma-divisio, on distingue 3 choses :
- Frugifères : chose qui produit des fruits (B qui naissent périodiquement de la chose
sans en altérer la substance) Art 544 : le droit de propriété est le droit de jouir de la
chose = droit de retirer les fruits de la chose que l’on possède
- Consomptibles : choses qui se consomment (et qui se détruisent au premier usage) -
Fongibles : les choses de genre que l’on oppose au corps certain, substituables entre
elles (monnaie)

B. Les prérogatives du propriétaire

La propriété est un droit absolu pourvu qu’on en fasse pas un usage prohibé par la loi ou
les règlements

a) Droit absolu

Droit de faire l’usage le plus libre de la chose sans que s’exerce un contrôle extérieur.
Cette liberté se décrit en 3 prérogatives qui découlent du droit de propriété :
- L’usus : droit de se servir de la chose
- Le fructus : percevoir les fruits de la chose
- L’abusus : transformer, détruire, ou céder la chose

L’absolu de la propriété est le droit de choisir entre les 3. Le droit de propriété est
imprescriptible (art 227) : on ne perd jamais son droit de propriété prcq on ne se sert pas de la
chose. La liberté d’user de la chose implique la liberté de ne pas s’en servir (si le défaut d’usage
n’entraîne pas la perte de la chose)

On peut opposer la propriété à l’égard de tous : le propriétaire a le droit d’exclure tt autre que
lui ds l’usage de ses prérogatives sur la chose dont il est propriétaire (droit erga omnes : on
peut opposer son droit de propriété à une personne)
b) Un droit socialisé

Le droit de propriété s’est également socialisé pr des raisons de proximité. On a ainsi de règles
qui sont destinées à séparer les voisins et d’autres à assurer leur coopération : - Théorie de
l’abus de droit : le caractère absolu du droit a été mis au service du propriétaire et non pas ds
le but de causer du tort à autrui (on sanctionne celui qui use de son droit de propriété pr
causer un tort)
- Théorie du trouble de voisinage (ex : tapage nocturne) : théorie crée de tte pièce par la
JP : on ne peut se comporter comme propriétaire de manière telle que le voisinage
ne soit plus en mesure de jouir effectivement de son propre B (principe de
coexistence des prérogatives de propriétaires voisins)

La + traditionnelle limite fondée sur les impératifs d’î gé = permis de construire : autorisation
donnée à l’admin à un propriétaire d’édifier une construction sur une propriété qui lui appartient

C. Les variantes de la propriété

La propriétaire est conçue sur un modèle individualiste : une chose a un propriétaire mais il
existe des configurations dans lesquelles plusieurs personnes sont intéressées à la propriété
d’une chose ou qu’il n’est pas possible sur une chose de reconnaître un propriétaire
a) La propriété démembrée

Dispositif qui consiste à répartir entre plusieurs personnes les prérogatives attachées à la
propriété (ex : on donne l’usus à qqun, le fructus et l’abusus à qqun d’autre). Ces subtilités
correspondent à des utilités = technique de l’usufruit : droit réel qui confère à une personne
(l’usufruitier) un droit sur une chose qui appartient à autrui (le nu-propriétaire) : le
nu-propriétaire a la nue-propriété. Cet usufruit est un doit réel temporaire car il s’éteint au
décès de l’usufruitier et se reconstruit sur la tête du nu-propriétaire.
On peut aussi accorder un diminutif de l’usufruit qui consistera à donner uniquement l’usus sous
la forme du droit d’usage de d’habitation
emphytéose et bail à construction: pour des raisons éco, fait octroyer à une ent un droit réel
d’une duréee assez longue qui permet empieter sur l’abusus.

b) La propriété collective

Il y a des hypothèses où il est nécessaire de considérer que plusieurs individus sont intéressés
à la propriété d’un seul bien.
Elle se distingue de la propriété démembré car ds la propriété collective, les individus Qui
sont en propriété collective, exercent en commun, e manière concurrente, l’ensemble des
prérogatives du propriétaire sur un même bien (alors qu’elles sont réparties dans la propriété
démembrée)
Il y a essentiellement deux situations juridiques qui correspondent à cette prorpiété collective :
- L’indivision, qui est une situation temporaire : l’héritage (un individu décède et laisse
une masse de B dt il était propriétaire qu’on appelle la succession. Cette masse
successorale a alors vocation à être partagée entre les héritiers mais il y a un tps de
latence entre le décès et le partage entre les héritiers. Ce tps est un tps au cours
duquel ts les héritiers ont le même droit de propriété sur l’ensemble des B qui
composent la masse successorale).
L’indivision est temporaire, et un indivisaire peut à tt moment demander la fin
de l’indivision et dc le partage de la masse successorale.
Comment gérer l’indivision : si tous ont les mêmes prérogatives sur les mêmes
biens, alors il faut prévoir une unanimité pour les décisions concernant la gestion de
ces B. On peut aussi se dire que si chacun est propriétaire, chacun peut décider seul
sur cette base indivisée. Les deux solutions ne sont pas forcément satisfaisantes. La
solution est dc une solution de compromis : moins l’acte est lourd de csq et plus il
peut être pris par chacun des indivisaires, plus il est lourd de csq, plus il faut
d’accord, voir d’unanimité entre les indivisaires.
Pr ce qui est de l’usus, le principe est que chaque indivisaire décide seul. Pr ce
qui relève du fructus il faut une majorité qualifiée des 2/3 gé, pr l’abusus il faut une
unanimité

- La copropriété, qui est une situation durable : ds un immeuble en copropriété, il y a la


propriété individuelle sur les lots individuels, les appartements, et de la propriété
collective sur les parties communes de l’immeuble.
Se pose la question de la frontière entre le collectif et l’individuel : la propriété
individuelle ds la copropriété correspond au volume d’air qui se trouve entre les
murs. La propriété collective est le foncier (le terrain) et le gros œuvre (ttes les
parties nécessaires à la solidité de l’édifice)
Comment gérer la chose commune : plus la décision est importante, plus il est
nécessaire d’obtenir un accord d’une majorité, ou d’une majorité qualifiée, ou d’une
unanimité
D. L’acquisition de la propriété

a) L’acquisition d’autrui

Cette acquisition est envisagée par l’art 711 du CC : on devient propriétaire soi prcqu’on hérite,
soit prcqu’on achète.

L’héritage : suscite la contestation et l’adhésion. Alors qu’on pourrait dire qu’elle est source
de fortes Ités, l’institution successorale perdure. D’un ptn de vue juridique, On présente gé
l’héritage comme une csq logique de la propriété qui est perpétuelle (ne se perd pas par le
non usage). D’un ptn de vue socio, l’héritage peut être considéré comme une
compensation de notre caractère de morte, la propriété est ce qui nous survit, c’est une
forme d’éternité. Ds la conception fr, l’héritier est censé continuer le défunt, il la remplace à
la tête de ses B, et on dit qu’il est l’ayant-cause du défunt, de son auteur. Le défunt fait ce
qu’il veut de son héritage mais il est contraint par ses liens d’appartenance, par le fait qu’il
est membre d’une famille et d’une nation.
- La liberté du défunt : le défunt est libre ds la décision de transmission des B et est dc
libre de ne rien faire. S’il ne décide rien, la succession est transmise selon des règles
légales et ntmt que la succession se transmet en priorité aux enfants. Lorsque la
succession est transmise selon les règles légales, on parle de dévolution légale de la
succession et on dit que la succession est ab intestat (= sans testament). La liberté
du défunt est aussi la liberté d’attribuer ses B selon sa volonté. Lorsqu’il décide de la
transmission de ces B volontairement, on dit qu’il fait des libéralités (= actes
juridiques par lesquels le défunt décide de la manière de qui recevra tel ou tel B de la
succession). Ds les libéralités on distingue les donations (libéralités qui se fait du
vivant, on la considère comme une anticipation de la succession) et les legs (de son
vivant, le défunt produit la propriété d’un B, le transfert de la propriété n’intervenant
qu’au jour du décès du défunt).

- La limitation de la liberté : le défunt est contraint par les liens familiaux, et ne peut
décider librement pr l’intégralité de la mase successorale.
Il y a des héritiers réservataires qui ne peuvent pas être privés de l’intégralité de
l’héritage (gé les enfants). La liberté du défunt aussi limité par son appartenance à
un Etat. La contrainte étatique se traduit aors de deux manières : s’il n’y a pas
d’héritier, l’Etat la recueille. L’Etat prend aussi sa part sur les accessions de la
propriété.

Le contrat : le contrat de vente est l’ex type de contrat translatif de propriété (+ mode
d’acquisition le + courant de la propriété).
Ds ce cadre, on dit que le transfert s’opère solo consensu cad par le seul effet du
consentement. Autrement dit, le transfert de la propriété s’opère automatiquement dès la
ccl° du contrat de vente. On ne confond pas le transfert de propriété ac la délivrance
matérielle de la chose. Le transfert de propriété peut ne pas coïncider avec le transfert de la
propriété. Le transfert de propriété est un effet de plein droit (alors que la délivrance est
une obligation (de faire)).
Pr être vrmt propriétaire, il faut que tous reconnaissent la propriété. La difficulté de la
transmission d’un B par un contrat repose sur le fait que cette transmission est connue des
parties du contrat mais qu’elle demeure svt inconnue à l’égard de tous. Le pb de cette
transmission est dc le pb de la publicité de cette transmission.
Posséder une chose, c’est la détenir matériellement et se comporter avec cette chose
comme si on en était propriétaire.
Pr la propriété immobilière ntmt il faut organiser les choses qui repose sur le registre de
la publicité foncière qui enregistre ts les actes qui marquent l’acquisition d’une propriété
immobilière
b) On peut devenir propriétaire par soi même

On le qualifie svt comme un mode d’acquisition originaire cad le mode d’acquisition d’un B
qui n’appartient à personne. Ce mode d’acquisition est appelé l’accession qui permet de
devenir propriétaire à tt ce qui s’unit et s’incorpore à la chose (les végétaux d’un terrain, les
constructions édifiées sur un terrain.
Enfin, il y a la prescription inquisitive qui résulte du fait que la possession d’un B immobilier dt un
certain tps emporte l’acquisition de la propriété au bénéfice du possesseur : en pratique il faut
envisager deux hypothèses : si le propriétaire n’a aucun usage de la chose et que personne ne
vient prendre possession de la chose, alors il ne perd pas la propriété après l’absence d’usage
de la chose. Si le propriétaire n’use pas de la chose mais qu’une personne use de la chose, au
bout de 30 ans, il devient propriétaire si personne ne réclame la chose. Cette acquisition ne
remet pas en cause l’imprescribilité de la propriété : le propriétaire perd sa propriété prcq une
autre personne est devenu propriétaire.

II - L’universalité du patrimoine
En droit, le patrimoine n’est pas seulement l’addition de l’ensemble des éléments du
patrimoine. Pr le droit, le patrimoine forme un tout en ce sens que les éléments de ce
patrimoine appartiennent à un ensemble à l’intérieur duquel existe une interdépendance entre
ces éléments. Le patrimoine est ainsi moins le contenu que le contenant qui accueille les B et
les dettes et à l’intérieur duquel les B répondent des dettes.
Cette règle d’interdépendance selon laquelle les B répondent des dettes est inscrite à l’art 2284
du CC qui dit que « quiconque s’est obligé personnellement (est débiteur d’une obligation) est
tenu de remplir son engagement sur tous ses B présents et avenirs ». Cette règle est
l’expression d’un principe de resp de la personne qui est en qq sorte la contrepartie du principe
de la primauté de la personne. En effet, ce dernier principe signifie que, dès sa naissance, tt
individu est sujet de droit, a ts les droits de la primauté de la personne mais en contrepartie doit
répondre des dettes qu’il contacte ac les autres, c’est sa resp. L’individu ne répond pas de ses
engagements sur sa personne (pas de châtiments corporels, etc.) mais sur ses B. Ce lien qui
s’opère entre les B et les dettes est finalement une csq/contrepartie des droits de la primauté
de la personne.
Aussi, la conception fr du patrimoine est une conception qui dérive de la conception de la
personne. C’est ce qu’on appelle la conception subjective, ou personnaliste, du patrimoine. Elle
est héritée de Aubry et Rau pr qui le patrimoine est la représentation matérielle et éco de la
personne ou encore la personne projetée ds le monde des choses patrimoniales. La personne a
une primauté, et en contrepartie, ds les matières patrimoniales (tt ce qui est appréciable en
argent) la personne répond sur ses B présents et avenirs de ses dettes présentes et avenirs.
Cette conception personnaliste a 2 csq en droit :
- L’unité du patrimoine : il ne peut pas être divisé. Une personne a un seul patrimoine. -
L’intransmissibilité du patrimoine entre vifs : le patrimoine est un attribut de la personne.
La capacité à acquérir des B, à contracter des dettes, est une capacité qui appartient à
la personne et qui demeure, dc on ne peut pas, de son vivant, transmettre son
patrimoine. La seule possibilité de transmission de son patrimoine se fait une fois que la
personne décède. Lorsqu’elle décède, ce n’est d’ailleurs pas vrmt une transmission, on a
plutôt un remplacement : on dit que les héritiers continuent la personne du défunt cad
que les héritiers prennent la place du défunt à la tête de son patrimoine dc les héritiers
recueillent les B mais aussi les dettes.

Le contenant est dc un attribut de la personne. Le patrimoine est dc indétachable de la


personne.

Inconvénients :
- Que faire ac les personnes qui ne sont pas capables de gérer leur patrimoine ? : pb
du patrimoine des incapables.
- Patrimoine des entrepreneurs : aucune E ne se dev sans que les entrepreneurs ne
parviennent à limiter leurs risques. L’entrepreneur maîtrise les risques qu’il prend cad
qu’il est prêt à investir un certain montant ds une acté entrepreneuriale et qu’on est
prêt à perdre mais on ne souhaite pas répondre des dettes de l’E au-delà de ce
montant. MAIS la conception personnaliste ne permet pas de dev une acté
entrepreneuriale maîtrisée

1. Le patrimoine des incapables


On identifie des personnes qui sont dans des situations telles qu’elles sont considérées comme
inapte à gérer elle-même son patrimoine.
Le principe est la capacité reconnue à tte personne de gérer son patrimoine. Cette capacité fait
l’obj d’une distinction entre capacité de jouissance et capacité d’exercice. - La capacité de
jouissance est la capacité d’acquérir des droits et de les transmettre et de contracter des
dettes exprime la conception personnaliste du patrimoine. Il n’y a aucune incapacité gé, mais pr
certains actes ; il peut y avoir des incapacités de jouissance (ex : le pro de santé ne peut rien
recevoir de la personne qu’il accompagne)
- La capacité d’exercice est l’aptitude à mettre en œuvre les droits dt la personne est
titulaire, c’est essentiellement l’aptitude à conclure des contrats. Dc en principe, ts
les individus sont capables de passer les contrats nécessaires à la gestion de leur
patrimoine ; Ce principe est étendu à tous les actes de la vie courante, y compris pr
les individus en difficulté.

Le CC organise un régime d’incapacité qui repose sur une assistance de l’incapable par un ^pro
de l gestion de patrimoine (le mandataire judiciaire à la protection des majeurs). Pr décider de la
mise en œuvre des régimes de protection on utilise des critères qui, combinés, permettent de
décider du type de régime à mettre en œuvre.

A. Les critères

L’idée gé est que + l’acte est grave, + la personne est faible ; + la protection augmente. Cela
suppose dc d’identifier la gravité des actes et la faiblesse de la personne :

a) La gravité des actes

Les actes conservatoires sont pr la plupart des actes juridiques qui ont pr nature d’assurer
la préservation d’un B
Les actes d’admin sont des actes qui correspondent à des actes de gestion normale d’un
patrimoine cad une gestion qui consiste à le faire fructifier sans prise de risque Les actes
de dispositions sont des actes qui entrainent des transformations sensibles ds la gestion
du patrimoine. Il y en a deux types : les transactions immobilières et les contrats d’emprunt
b) La fragilité des personnes

On considère tt d’abord que les mineurs sont en situation d’incapacité. Cpdt, on peut demander
l’émancipation d’un mineur à partir de 16 ans.
Pr les majeurs, on distingue trois états et dc trois régimes :
- Des majeurs qui font l’objet d’une affection temporaire et d’une atteinte limitée à la
gestion de leur patrimoine (ex : dépression, ou au début d’une maladie évolutive).
Ces indiv temporairement atteint bénéficieront d’un régime qui est la sauvegarde de
justice
- Des majeurs qui voient leurs capacités mentales affaiblies (≠ capacité intellectuelle :
capacité de comprendre) : c’est la capacité de décider. Ceux-là bénéficieront d’un
régime de curatelle qui est de plus longue durée…
- Des majeurs dt les capacités mentales et intellectuelles dont les actés doivent être
constamment accompagnés (fous, déments)

A. Les régimes de protection

Les mineurs sont dc réputés incapables et il faut dc leur trouver qqun qui puisse agir à leur
place. C’est gé le parent qui est considéré comme le représentant légitime de l’incapable. Les
parents peuvent agir à la place du mineur seul pr les actes conservatoires et d’admin. En
revanche, pr les actes de dispositions, les parents doivent demander une autorisation
judiciaire

Pr les majeurs, il y a 3 états qui doivent être combinés avec les 3 types d’actes : - Lorsque le
majeur est sous sauvegarde, il peut faire ts les actes tt seul MAIS peut demander en
justice la nullité de ts les actes lésionnaires ou de ts les actes entachés de lésion (= vis
du contrat qui consiste ds une inadéquation entre le prix et la chose/ prestation). La
règle en droit commun des contrats, un contrat déséquilibré est un contrat qui doit être
exécuté SAUF si le majeur a été placé sous sauvegarde de justice.
- Le majeur sous curatelle peut accomplir seul les actes conservatoires et d’admin
MAIS devra être assisté par un mandateur de justice = le curateur pr
l’accomplissement des actes de disposition.
- Le majeur sous tutelle est affecté par un tuteur parmi les mandataires de justice. Ce
dernier prend la place du majeur et réalisera tt seul pr l’incapables ts les actes. Mais
pour les actes de dispositions, le tuteur doit demander l’autorisation du juge des
tutelles ou du « conseil des familles »

Incapacité d’exercice : la personne est toujours titulaire de ces droits mais ne peut les
exercer elle-même
Incapacité de jouissance :

Pas de def de ce que sont les actes de la vie courante, c’est le juge qui détermine les actes
qui rentrent ds cette appellation.

1. Le patrimoine des entreprises


E = groupement d’individus qui réunissent des moyens en commun pr réaliser un ou
plusieurs obj.
Une E a un but lucratif car elle cherche à dégager un profit cad un gain distinct de la
rémunération du L de ceux qui appartiennent à l’E.

En principe, ts ceux qui s’engagent dans une E ne souhaitent pas engager leur patrimoine
personnel. L’entrepreneur raisonnable souhaite faire en sorte que seul le montant investi ds l’E
répondra aux dettes contractées par l’E. Cpdt, cette vision suppose de casser l’universalité du
patrimoine.
Aussi, la seule solution adaptée consiste à considérer le groupement comme un sujet de droit et
dc consiste à considérer que le groupement constitue une personne juridique = personne
morale. La conception personnaliste a pr csq nécessaire que ttes les actés entrepreneuriales
passent par la constit d’une personne morale d’un sujet de droit abstrait.
Cette personne morale va être considérée comme une personne physique : le but n’est pas de
lui donner ts les droits de la personnalité mais plutôt de lui reconnaître une autonomie
patrimoniale. La personnalité morale permet de donner à l’E un patrimoine propre et seuls les
actifs de ce patrimoine de l’E répondront des dettes qu’elle contracte. Les entrepreneurs qui
ont dc crée la personne morale ne seront pas personnellement engagés, leur seul engagement
se limitera aux accords et aux I qu’ils auront fait initialement.
Pr constituer cette personne morale il faut un contrat qui doit prévoir que les entrepreneurs
versent des accord pr que la sté dispose d’actifs dès sa création.
ex: association, syndic prop entreprises mutuelles = personnes morales sans but lucratif
entreprises = personne morales à but lucratif

TROISIÈME PARTIE
LA CONTRAINTE
Fiche de Révision - Troisième Partie: La Contrainte**

**Introduction**
- La contrainte juridique est à la fois simple et complexe, se manifestant dans le caractère
contraignant des normes.
- Un contrat, exemple de norme individuelle, contraint à son exécution sous peine de
sanctions.

**Complexité de la Contrainte**
- Les règles de droit ont des effets variés, souvent prescriptifs.
- Exemple de la loi mémorielle GAYSSOT, qui impose des sanctions pour nier certains
crimes historiques.

**Niveau Zéro de Contrainte**


- La contrainte peut s'appliquer à toutes choses, même des récits.
- Exemple des noces comme bande annonce de l'acte de mariage, soulignant
l'opposabilité erga omnes.

**Deux Acceptions de la Contrainte**


1. **Sanction du Comportement Déviant:** La contrainte simple est imprimée dans la
sanction d'un comportement non conforme.
2. **Reconnaissance Imposée:** La contrainte découle de la reconnaissance imposée par
la norme, comparable au phénomène religieux.

**Section 1: Caractère Obligatoire**


**Normes Juridiques Obligatoires**
- Méconnaissance entraîne des sanctions, désavantageant l'auteur.
- Deux types de sanctions: civiles et pénales.
**Sanctions Civiles: visent à la réparation / restauration de la situation telle qu’elle aurait
du être si la norme avait été respectée.
1. **L'Exécution => fait de contraindre le contravenant à se conformer à la norme pour
rétablir la situation.
2. **La Responsabilité (art 1240) Oblige l'auteur à réparer le dommage causé.
3. **La Nullité:** Efface rétroactivement les effets d'un acte juridique en violation des règles.

**Indulgence du Droit**
- Le droit montre une certaine indulgence envers le contrevenant, visant à rétablir plutôt
qu'à punir.
Les sanctions civiles rétablissent la situation sans pénaliser la personne du contrevenant.

**Fiche de Révision - Sanctions Pénales**

- Sanctions pénales diffèrent des sanctions civiles par leur finalité punitive.
- Objectif: infliger un tort à la personne en infraction plutôt que rétablir la légalité.

**Caractéristiques des Sanctions Pénales**


1. **Absence de "Œil pour Œil":** Contrairement à la vengeance, la sanction pénale est
proportionnée, évitant le principe de représailles physiques.
2. **Non-Administration par la Victime:** La victime ne peut se faire justice, la sanction est
prononcée et exécutée au nom de la société par l'État.
3. **Représentation de la Société:** La société soutient la victime en prenant fait et cause,
protégeant les valeurs communes.

**Rôle des Sanctions Pénales**


- Elles servent de châtiment pour le coupable et d'épouvantail pour prévenir les infractions.
- Fonctions répressive et préventive.

**Oppression et Nécessité des Sanctions Pénales**


Sanctions pénales portent atteinte aux libertés individuelles:
> atteinte à son patrimoine amende
> attente à l’auteur par la privation de liberté : peine emprisonnement
- Nécessaires pour prévenir les infractions malgré leur nature oppressive.

**Principe de Légalité des Délits et des Peines** art 7 DDHC


- Nullum crimen, nulla poena sine lege (Aucun crime, aucune peine sans loi).
- Principe de nécessité: la loi doit établir des peines strictement et évidemment
nécessaires.

**Évolution des Nécessités**


- Nécessités de sanctions pénales évoluent avec le temps.

**Éléments Constitutifs d'une Sanction Pénale**


1. **Élément Matériel:** Atteinte significative à une valeur éminente (personne, biens,
nation, État).
2. **Élément Moral:** Intention délibérée du délinquant de porter atteinte à la paix civile.

**Conclusion**
Les sanctions pénales reposent sur des éléments matériel et moral, constituant une
réponse proportionnée au comportement délinquant.
**Fiche de Révision - Incertitudes sur le Caractère Obligatoire de la Norme**

**Introduction**
- Le caractère obligatoire de la norme juridique semble variable dans la sphère juridique.
- Distinction entre règles impératives (d'ordre public) et règles supplétives (applicables à
défaut de manifestation contraire de volonté).

**Règles Impératives vs. Règles Supplétives**


- **Règles Impératives (d'ordre public):** Indisponibles, interdiction de déroger.
- **Règles Supplétives:** Applicables à défaut de volonté contraire, dérogeables.

**Utilité des Règles Supplétives**


1. **Litige :** Offrent une norme de substitution en cas de litige, évitant l'arbitraire du juge.
2. **Échanges Facilités :** En l'absence de litige, facilitent les échanges lorsque les parties
ne prévoient pas tout, reposant sur un appareillage normatif constitué des règles
supplétives.

**Nature Juridique des Règles Supplétives**


- **Normes Juridiques :** Bien que dérogeables, les règles supplétives sont des normes
juridiques.
- **Effets Contraignants :** Le caractère contraignant des règles supplétives n'est pas
remis en cause, même si la volonté pèse sur leurs conditions d'application.

**Concrétisation de l'Application des Règles Supplétives**


- **Exclusion de l'Application :** La règle supplétive s'impose si les parties ne l'ont pas
exclue lors de la formation de l'acte juridique.
**Contrainte Supplétive :** En l'absence d'accord sur son exclusion, les parties subiront les
effets de la règle supplétive sans pouvoir s'y soustraire compte tenu de son caractère
supplétif.

Le "Mou" du Droit

"soft law" dans la sphère juridique.

**Définition du "Droit Mou"**


- Désigne des normes non contraignantes telles que recommandations, chartes, et
recueils de bonnes pratiques.
- Exemple avec la "Charte de la personne hospitalisée."

**Critique du "Droit Mou"**


- Remise en question de l'efficacité réelle de ces normes non contraignantes.
- Illustration avec l'affiche de la Charte dans les hôpitaux et l'écart entre l'affirmation et la
réalité.

**Incidences sur la Définition du Droit**


- Questionnement sur l'impact du "soft law" sur la définition du droit.
- Alternative : Soit une simple communication pour bénéficier de reconnaissance, soit une
norme juridique sanctionnable.
**Cas Concret de l'Affaire Maritime**
- Présentation d'un cas où le "soft law" devient contraignant.
- Compagnie pétrolière sanctionnée pour non-respect de son propre code de bonne
conduite.
- La résistance du droit mou face à une tempête juridique.

**Conclusion**
- La transformation du "soft law" en norme juridique.
- Nécessité d'une réflexion approfondie sur le développement du "droit mou" sans
altération de la définition du droit classique.
Intervention de l'État pour garantir l'effectivité, caractéristique de la norme juridique.

**Fiche de Révision - Section 2 : L'Intervention de l'État**

**Introduction**
- Présentation de la section sur l'intervention de l'État dans le contexte de la contrainte
juridique.

**La Contrainte Étatique : Aspect Pratique**


- Explication du rôle de l'État dans l'effectivité des sanctions civiles et pénales.
- Exemple concret de l'exécution d'une peine d'emprisonnement et la réalité des prisons.

**La Contrainte Étatique : Aspect Théorique**


- Mise en lumière de l'importance théorique de la contrainte étatique.
- Référence à la pensée de Hobbes sur la nécessité de lier le droit et l'État.

**Réflexions sur Hobbes et la Contrainte Étatique**


- Analyse de la proposition de Hobbes sur la nécessité théorique de lier le droit et l'État.
- Comparaison avec d'autres penseurs comme Hannah Arendt et leurs visions politiques.

**La Nécessité d'un Monopole Étatique**


- Discussion sur la nécessité d'un monopole étatique en matière de détention de la force
publique.
- Référence à Hobbes et sa vision d'un Léviathan garant de la paix civile.

**Consensus Social et Monopole Étatique**


- Soulignement du consensus social nécessaire à la constitution du monopole étatique.
- Exemples contemporains illustrant la pertinence de cette notion, notamment dans des
régimes autoritaires.

**Conclusion**
- Affirmation de la contrainte étatique comme élément constitutif du phénomène
juridique.
Rejet de l'idée que la contrainte étatique soit un accessoire, soulignant son rôle central
dans la forme contemporaine du phénomène juridique.

**Fiche de Révision - Section 3 : La Mise en Œuvre de la Contrainte**

**Introduction**
- Présentation de la nécessité de mobiliser la force publique pour la mise en œuvre des
sanctions en cas de violation d'une norme.
- Importance des procédures judiciaires dans ce processus.

**La Difficulté Centrale : La Preuve**


- Soulignement de la difficulté centrale dans la conduite d'une procédure judiciaire : la
question de la preuve.
- Contraste entre droit civil et droit pénal en termes de responsabilité de la preuve.

**La Preuve des Obligations en Droit Civil**


- Expliquer l'importance de la preuve des obligations en droit civil, en particulier dans un
contexte de litige.
- Distinction entre obligations issues de faits juridiques et d'actes juridiques.

**Différence Entre Procès Civil et Procès Pénal**


- Mettre en évidence la différence majeure entre le procès civil et le procès pénal en
termes de préparation et d'enquête.
- Implication de la puissance publique dans le procès pénal par rapport à la réserve dans
les procès civils.
Preuve civil : aux parties de les appiortées
Preuve pénal: la preuve est issue d’une enquête des forces de polices

**Questions Fondamentales de la Preuve des Obligations**


a.- *La Charge de la Preuve*
- Expliquer les deux tâches de la charge de la preuve : administration de la preuve et
charge de la preuve au sens strict.
- Présentation des principes de l'article 1353 du code civil sur la charge de la preuve.

b.- *Les Présomptions*


- Présenter les types de présomptions selon l'article 1354 du code civil : simple, mixte,
irréfragable.
- Expliquer comment la présomption peut alléger la charge de la preuve.

**Conclusion**
- Insister sur l'importance de la preuve dans la mise en œuvre de la contrainte juridique.
Récapitulation des principaux éléments à retenir dans la gestion des preuves lors d'une
procédure judiciaire.

**Fiche de Révision - Droit à la Preuve**

**Introduction**
- La preuve est à la fois une charge et un droit pour les parties au procès civil.
- Présentation du droit à être entendu sur le fond des prétentions et à présenter les
preuves nécessaires à la démonstration de la justesse de la cause.

**Obstacles à l'Exercice du Droit à la Preuve**


a.- *Les Secrets Professionnels*
- Exposé des obstacles liés aux secrets professionnels, par exemple, le secret notarial et le
secret des affaires.
- Mise en évidence de décisions de justice concernant la protection de ces secrets.

b.- *Droits Fondamentaux et Vie Privée*


- Analyse des limites du droit à la preuve face à d'autres droits fondamentaux, notamment
le droit au respect de la vie privée.
- Illustration par des exemples de jurisprudence sur l'accès aux messages professionnels
et la surveillance des salariés.

c.- *Exigence de Loyauté dans la Recherche de la Preuve*


- Principe de loyauté de la preuve souligné par la Cour de cassation, notamment sur la
collecte d'éléments à l'insu de l'auteur.
- Reconnaissance de l'influence des moyens disponibles et de l'aide du juge sur la
tentation de déloyauté.

**Moyens de Preuve**
- La preuve des faits juridiques est libre, acceptant divers moyens tels que mails, SMS,
témoignages, enquêteurs privés.
La preuve des actes juridiques est plus réglementée, principalement par l'obligation d'un
écrit pour les actes d'un montant supérieur à un seuil. > 1500 euros.
> acte sous seing privé: rédigé par les parties
> acte authentique : reçu par un officier public (notaire)

**Exceptions à l'Exigence d'un Écrit**


- Principe selon lequel les actes juridiques nécessitent un écrit, mais des exceptions
existent en matière commerciale et civile.
- Exceptions incluent l'aveu judiciaire, le commencement de preuve par écrit, et les cas
d'impossibilité matérielle ou morale de se procurer un écrit art 1360.
**Conclusion**
- Importance du droit à la preuve dans le procès civil.
- Nécessité de respecter les règles encadrant la recherche et la présentation des preuves,
tout en tenant compte des limites imposées par d'autres droits fondamentaux.

CHAPITRE VI - LE DROIT TRANSITOIRE


Question de l’application de la loi dans le tps : étudier la façon dont une règle nouvelle
s’applique à des situations juridiques qui se déroulent à proximité de la date d’entrée en vigueur
de la règle nouvelle.
1. Les principes
Quelles sont les règles qui sont concernées par les principes de l’application de la loi ds le tps ?

A. Les règles

On ne parle ici que des règles (≠ normes individuelles).


Ds les règles générales, on parle ici :
Des lois : règles gé votées par le Plmt / Lois référendaires et ordonnances : règles gé
prises par le gvnmt ds le domaine de la loi et sur habilitation du Plmt.
Normes supra législatives :
- Déclarations de droits fondamentaux, etc. : pr ces règles, la question du droit transitoire
ne se pose pas en pratique car on considère que ces règles sont l’expression d’un droit
naturel ou qui n’a pas de limite temporelle
- Règlements issus du droit de l’union euro : en principe, on doit considérer que ces règles
ayant la même forme que les lois nationales, relèvent des mêmes règles de l’application
de la loi ds le tps.
Règles infra législatives : décrets qui énoncent des règles gé autonomes : sont issus du
pouvoir exécutif et doivent relever des mêmes principes de droit transitoire (ce qui vaut pr
la loi vaut en principe pr les règlements, les décrets et l’ensemble des règles gé) Règles
issues de la jurisprudence : les normes prétoriennes apparaissent à l’occasion d’un
procès, d’un litige. Elles se forment donc à l’occasion de faits qui sont nécessairement
antérieurs à la décision de justice qui consacre une nouvelle norme issue de la
jurisprudence. Au cours des 2000’s, la Ccass s’est interrogé sur cette rétroactivité de la
jurisprudence et s’est demandé s’il ne fallait pas envisager de les soumettre au principe du
droit transitoire et ntmt au principe de non rétroactivité.

Le droit transitoire concerne essentiellement les lois votées par le Plmt et les ordonnances.
Il ne concerne pas les lois prétoriennes, si le droit transitoire s’applique à certaines normes
infra et supra le c’est par emprunt des principes qui ont été fixés pour la loi et les ordonnances

B. Les solutions

Il faut d’abord identifier le jour où la règle rentre en vigueur, en principe c’est le lendemain de sa
publication au journal officiel. Mais il est fréquent que la loi comporte des « dispositions
transitoires » qui reportent la date d’entrée en vigueur de la loi (ex : l’ordonnance du 10 fév 2016
a réformé ds son ensemble le droit fr des contrats, et a reporté l’application de la loi à octobre
2016).
Après l’identification de la date de l’entrée en vigueur de la loi, on n’a pas résolu la question de
l’application de la loi ds le tps qui est de savoir si la loi nouv, une fois entrée en vigueur,
s’applique aux situations juridiques qui sont en cours et qui se déroulent à proximité de la loi en
vigueur.

Principes :
Principe de non rétroactivité posé en matière civile par l’art 2 du CC qui signifie que la
règle nouv ne s’applique pas à des faits passés cad que si les faits qui correspondent aux
conditions d’application de la règle sont antérieurs à la date d’entrée en vigueur de la loi
nouvelle, celle-ci ne s’applique pas (ex : nouv droit des contrats modifient les conditions de
validité du contrat (cad conditions de formation) : si un contrat a été formé avt le 1er oct
2016, ses conditions de validité s’apprécient uniquement avec la règle ancienne et la règle
nouvelle issue de l’ordonnance du 10 fév. 2016, entrée en vigueur le 1er oct 2016, ne peut
pas, conformément au principe de non rétroactivité, venir invalider un contrat qui a été
valablement formé avant sa date d’entrée en vigueur).
Ce principe n’a pas de valeur supra-législative, mais il est ds le code civil et a une valeur
légale, donc la loi, comme les ordonnances peuvent faire exception à ce principe de non
rétroactivité
Il y 3 types de lois qui sont rétroactives :
- Les lois expressément rétroactives : lois qui viennent s’appliquer à des faits antérieurs à sa
date d’entrée en vigueur (le 5 juil. 1985, le lé vote une loi sur les accidents de la
circulation et sur le régime d’indemnisation des victimes. La loi dispose alors que les
dispositions issues de cette loi s’appliqueront dès la publication de la loi même aux
accident ayant donnés lieu à une action en justice introduite avt cette publication. Si la
loi nouv s’applique aux actions de justice déjà engagées, alors la loi va s’appliquer à des
accidents qui ont eu lieu avt l’entrée en vigueur de la loi nouv et est donc rétroactive).
Deux expressions permettent de repérer ce type de loi : « la loi s’applique même aux
actions de justice introduites avt sa publication » et « la loi nouvelle s’applique aux
instances en cours » (instance = situation procédurale qui se forme à partir du jour de
l’entrée en justice et qui se termine au jugement) si la loi s’applique à des instances en
cours c’est donc qu’elle s’applique à des faits antérieurs à l’instance et donc à la date
d’entrée en vigueur de la loi nouvelle.

- Les lois interprétatives sont des lois qui sont prises par le lé à la suite de l’entrée en
vigueur d’une précédente loi lorsque l’une des règles issues de cette précédente loi
donne lieu à des interprétations divergentes en jurisprudence. On considère que cette
loi est nécessairement rétroactive car elle vient compléter la loi initiale de telle sorte
qu’elle doit s’appliquer comme s’applique la loi interprétée.

- Les lois de validation qui sont des lois ayant pr objet de rendre rétroactivement valable
une pratique qui a été jugée irrégulière en jurisprudence : le lé empiète sur le judiciaire
et dc qu’il n’est plus indépendant. Depuis la décision de l’arrêt du 14 fév. 2006 de la
CEDH, le pouvoir du lé de déroger au principe de non rétroactivité est cantonné par la
démonstration d’un motif impérieux d’î gé car, par essence, la loi rétroactive empiète sur
les pouvoirs de l’autorité judiciaire et que, par nature, la loi rétroactive remet en cause
des droits, des créances qui était acquise par tel ou tel sujet de droit.

Prq la loi rétroactive empiète sur les pouvoirs de l’autorité du juge : la règle est abstraite et est
dc en principe générale et permanente : c’est dc la règle pr laquelle, au moment de son entrée
en vigueur, on est en incapacité de dire à qui elle s’appliquera concrètement. Or, lorsque la règle
est rétroactive, on peut identifier tous les individus auxquels elle s’appliquera car les faits ont
déjà eu lieu. La règle devient alors une norme collective, à défaut d’être générale.

L’application de la loi nouvelle aux situations en cours ? : il faut choisir entre l’application
immédiate de la loi nouvelle et la survie de la loi ancienne :
- Application de la loi nouvelle a 2 justifications : l’exigence d’égalité qui conduit à appliquer
uniformément la loi nouv à tous ceux qui entrent ds ses conditions d’application.
Lorsqu’on considère le principe d’égalité on estime qu’il y a des critères qui ne sont pas
pertinents pour faires des ≠ entre les individus car ce principe repose que le fait que le
critère temporel n’est pas pertinent.
Les règles qui correspondent à des promesses électorales ont généralement vocation à
s’appliquer immédiatement. La seconde justification est celle de la sécurité juridique
pour les tiers à la situation concernée par l’application immédiate de la loi nouvelle :
l’application immédiate de la nouv dispense ts ceux qui ont à connaître une situation
juridique d’une vérification de la date de cette situation et sur le droit qui pouvait être
applicable.
- Survie de la loi ancienne justifiée par une exigence de sécurité juridique des parties au
contrat : la survie de la loi ancienne permettra de respecter les attentes/espérances
légitimes des parties qui ont constitué la situation juridique.
2. Mise en œuvre
Il s’agit de voir comment, en droit positif, on met en œuvre ces principes concrètement. La
loi nouvelle peut contenir une disposition ds laquelle elle indique son choix entre les ≠
principes. Lorsqu’on dit qu’une loi nouvelle comporte des dispositions transitoires cela peut
fixer la date d’entrée en vigueur mais aussi indiquer la solution choisit pr la question de
l’application de la loi ds le tps.
Que faire lorsque le lé ne dit rien sur la solution d’application de la loi :
Doctrine de Roubier : lorsque deux lois se succèdent, il faut déterminer laquelle s’applique
aux situations juridiques en cours. Il dit que les situations juridiques se constituent,
produisent des effets, et s’éteignent. Aussi, ou bien la situation juridique s’est constituée, a
produit des effets, ou s’est éteinte avant l’entrée en vigueur de la loi nouvelle, alors le
principe de non rétroactivité commande : la loi nouvelle ne doit pas remettre en cause ce
qui s’est constitué au moment où la loi ancienne était encore en vigueur ; ou bien la
constitution, les effets, ou l’extinction de la situation juridique est en cours au moment de
l’entrée en vigueur de la loi nouvelle et ds ce cas, le principe est celui de l’application
immédiate SAUF pour les contrats qui , s’ils ont été conclus sous l’empire de la loi
ancienne, resteront pour ce qui est de leurs effets futurs, pour les conditions de
l’extinction, soumis aux conditions de la loi ancienne.

Notion de situation juridique : situation à laquelle le droit s’intéresse et dont la


constitution, les effets, et l’extinction, sont appréhendées par une ou plusieurs règles de
droit. Mais notion de situation ne s’applique pas ac ce triptyque à ttes les situations
juridiques (ex : le sexe). De plus, une même règle peut être appliquée à l’extinction comme
à la constitution d’une nouvelle situation.

Méthode de mise en œuvre pr être en conformité ac les solutions proposées par Roubier et
retenues par la jurisprudence : on regarde d’abord la règle nouvelle et on identifie la
situation juridique qu’elle appréhende et on identifie si la règles porte sur la constitution, les
effets, ou l’extinction de la situation juridique (ex : un contrat est valable à la condition que
les parties aient donné un consentement libre et éclairé : cette règle porte sur la
constitution d’une situation juridique).
On envisage ensuite la situation concrète et il faut essentiellement dater les éléments auxquels
on va appliquer la règle ancienne ou la règle nouvelle.
Ensuite on applique les solutions de Roubier qui sont celle de la jurisprudence : si la date ou la
période de la constitution, les effets, ou l’extinction est définitivement achevée au moment de
l’entrée en vigueur de la loi nouvelle, alors cette dernière ne s’applique pas. Lorsque cette
période est en cours au moment où la règle nouvelle, qu’elle porte sur la constit, les effets, ou
l’extinction de la situation, entre en vigueur, le principe est celui de l’application immédiate de la
loi nouvelle. Une loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets à venir des situations
juridiques non contractuelles en cours au moment où elle entre en vigueur. Gé, ce principe
d’application immédiate de la loi nouv concerne principalement les effets des situations
juridiques car ils se déroulent svt sur une période assez longue au cours de laquelle il est
fréquent qu’une loi nouv intervienne, Mais il est plus rare qu’il s’applique à la constitution ou à
l’extinction d’une situation juridique. Enfin, ds le cas où la situation juridique est une situation
contractuelle et le contrat a une date de formation antérieur à la date d’entrée en vigueur de la
loi nouvelle, le principe est celui de la survie de la loi ancienne : le contrat, s’il a été conclu avant
l’entrée en vigueur de la loi nouvelle, restera soumis ds ses effets et jusqu’à son extinction, à la
loi ancienne. MAIS lorsque la loi nouvelle est dite d’ordre public, elle s’applique
immédiatement aux effets futurs du contrat.
La loi nouvelle régissant les effets légaux ayant pris une essence avt son entrée en vigueur et
non définitivement réalisée s’applique immédiatement aux effets futurs. Donc ce que nous dit la
Ccass c’est qu’il existe des contrats qui font l’objet d’une réglementation impérative, lorsque ces
contrats sont conclus, non seulement ils produisent les effets voulus par les parties mais ils
produisent ds effets définis par la loi. Ce sont des effets du contrat qui se produisent malgré la
volonté des parties. Il n’y a alors aucune raison de faire survivre la loi ancienne.

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