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Résumé du cours de macroéconomie S2

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Faculté des Sciences Juridiques Economiques

et Sociales-Tétouan

COURS DE LA MACROECONOMIE S2

Enseignant : Leila EL ASRI

Année universitaire 2021-2022


Objet de la macroéconomie
Transmettre les Avoir une vision plus
connaissances de base précise sur les principaux
permettant de champs d’action de la
comprendre le politique économique et
fonctionnement d’en souligner la portée,
économique de la nation les objectifs et les limites.
(échelle Macro).

La macro économie s’efforce ainsi d’expliquer le fonctionnement de


l’économie dans son ensemble et de concevoir des politiques susceptibles
d’améliorer les performances économiques.
Objectifs du cours
Le macroéconomiste
La détermination des agrégats

L’étude des relations entre ces


variables

L’analyse des principaux


déséquilibres qui peuvent apparaître
entre les agrégats

L’étude des moyens permettant de


corriger ces déséquilibre
Définition de la macroéconomie

Une branche de la science


économique qui raisonne à l’échelle
de groupes d’agents (ménages,
entreprises, administration …).
Cette analyse envisage des relations
économiques de manière globale,
c’est pour cela qu’elle se distingue
de la microéconomie qui étudie les
comportements des agents Ragnar Frisch en 1933
individuels. « prix nobel 1969 »
Questions macroéconomiques

Pourquoi la croissance
Comment réduire le
économique s’est-elle
chômage?
ralentie? Comment la
stimuler?

Comment les politiques


La place et le rôle du économiques peuvent-
budget de l’état? De la elles réduire les
politique monétaire? inégalités
Différences entre

Microéconomie Macroéconomie
La Microéconomie

La microéconomie étudie le comportement des agents


économiques individuels. Elle tend à comprendre comment les
ménages et les entreprises prennent leurs décisions et comment
ces décisions s’influencent mutuellement sur le marché.

La Macroéconomie

La macroéconomie étudie les déterminants des variables, les


raisons de leurs variations dans le temps et les relations entre
elles. Les économistes recourent à plusieurs variables
économiques pour expliquer et mesurer la manière dont se
comporte une économie.
Les principaux courants de pensée en
macroéconomie
L’approche L’approche
néoclassique keynésienne

la demande qui
fait confiance aux
détermine l’offre.
mécanismes du
L’intervention de
marché pour
l’Etat est nécessaire
réaliser l’équilibre
pour rétablir
automatique
l’équilibre.
(flexibilité des prix)
(Rigidité des prix)
La démarche macroéconomiques

Quatrième étape

Troisième étape
L’apport des solutions à
ces problèmes
Deuxième étape
L’analyse des causes et des origines
des principaux déséquilibres macro
Première étape

L’études des relations entre ces variables

La recherche des principales variables


déterminantes des agrégats macroéconomiques
Introduction

Chapitre 1: Mesure de l’activité économique

Chapitre 2: Théorie keynésienne et demande Globale

Chapitre 3: Notions de demande et d’offre agrégées

Chapitre 4: Modèle IS-LM

Conclusion et examen de fin de semestre


Chapitre 1: Mesure de l’activité économique

I. L’activité économique
II. Les principaux acteurs économiques
[Link] différentes opérations économiques
[Link] grands marchés
V. Représentation des opérations par le circuit
économique
[Link] agrégats de la comptabilité nationale
Chapitre 2: Théorie keynésienne et demande globale

I. La consommation
II. L’investissement
[Link] dépenses publiques

Chapitre 3: Notions de demande et d’offre agrégées

I. La demande agrégée
II. L’offre agrégée
Chapitre 4: Modèle IS-LM

I. La détermination de l’équilibre sur le marché des


biens et services et la relation IS
II. Le marché monétaire et la courbe LM (liquidity
Money)
Les fonctions économiques sont assurées par les agents économiques et
toutes les relations qui unissent ces agents à travers leurs opérations,
constituent le circuit économique.

La problématique de ce chapitre s’articule autour des points suivants:

1- Quels sont les principales fonctions économiques?

2- Quels sont les différents acteurs de l’économie nationale?

3- Quels sont les lieux de rencontre de agents économiques?

4- Quels sont les relations et les liens existants entre les différents agents
économiques?
I. Caractéristique de l’activité économique
L’activité économique est le processus qui conduit à la fabrication d’un
produit ou à la mise à disposition d’un service.

Une préoccupation
Une activité majeure des
Une activité Sociale
humaine gouvernements
modernes
II. Les fonctions économiques

- L’activité économique consiste à produire, échanger,


consommer, épargner, investir et répartir.

- Elle est donc formée par la totalité de ces actes organisés


selon quelques schémas simples.

- On peut décomposer l’activité économique en catégories


principales d’opérations, appelées fonctions économiques.
Les fonctions économiques
Production

Investissement Répartition

Epargne Consommation
II. Les fonctions économiques
La production
C’est l’activité à l’issue de laquelle on obtient la création de B&S et des
richesses réparties entre les agents économiques.

L’acte de production consiste à combiner des ressources économiques


pour obtenir des biens économiques (outputs ou B&S).

A tous les stades de la production, les entreprises ajoutent de la valeur


aux produits qu’elles fabriquent et commercialisent. C’est ce qu’on
appelle la Valeur Ajoutée (VA)

VA = (Production*Prix) – Consommations intermédiaires


II. Les fonctions économiques
La répartition
Les revenus issus de la production sont répartis avant d’être affectés à
des emplois (consommation, épargne et investissements).

La répartition des revenus et des richesses se traduit par des inégalités


ou disparités:
• Selon les catégories socio- professionnelles.
• Selon les qualifications, l’âge, le sexe et la nationalité.

L’Etat intervient donc pour redistribuer les ressources sous forme


d’allocations familiales, allocations de chômage, remboursements des
soins de santé, etc. afin d’atténuer ces inégalités.
II. Les fonctions économiques
La consommation

Elle désigne la destruction immédiate (biens et services :


papier de tirage, se faire couper les cheveux,…) ou
progressive (biens semi-durables ou durables : costume,
voiture,…) pour satisfaire directement (consommation
finale) ou indirectement (consommation productive ou
intermédiaire) un besoin.
II. Les fonctions économiques
La consommation

Consommation C’est l'usage d'un bien qui n'engendre pas d'autres


finale biens en vue de satisfaire directement un besoin.

Consommation C’est l'usage d'un bien pour produire d'autres biens


intermédiaire et services.

Consommation
Désigne la consommation de biens collectifs.
collective
II. Les fonctions économiques
La consommation

Consommation Consommation de biens marchands privés - Un bien


individuelle privé, par opposition au bien collectif

Consommation Il s’agit de celle faite par les administrations


publique publiques.
II. Les fonctions économiques
La consommation

Consommation C’est la consommation faite par un ménage, une


privée entreprise ou toute association privé

Auto- C’est la consommation finale de biens et services


consommation par leur producteur.
II. Les fonctions économiques
L’épargne
C'est la partie du revenu non consommée immédiatement. Elle permet
de financer les investissements. On distingue:

L’épargne L’épargne
L’épargne
des des
de l’Etat
ménages entreprises
II. Les fonctions économiques
L’investissement
Il est constitué par l’ensemble des biens non consommés au cours de la
période. On distingue différents types d’investissements:

Investissements matériel et immatériel

Investissement matériel ou physique : C'est l'ensemble des dépenses


engagées par un agent économique pour acheter un capital fixe destiné
à créer, à remplacer ou à développer un appareil de production.

Investissement immatériel : Achat de biens immatériels destinés à


augmenter le potentiel de production : investissements intellectuels et
incorporels.
II. Les fonctions économiques
L’investissement
Investissements commercial, intellectuel et financier
L’investissement commercial : Il vise l'augmentation des ventes d'une
entreprise.

L'investissement intellectuel : vise l'augmentation de la productivité du


travail.

L'investissement financier ou de portefeuille : Il permet d'obtenir un


revenu dans le futur (dividende, intérêt).
II. Les fonctions économiques
L’investissement
Investissements privé et public
Investissement privé : Il est effectué par tous les agents économiques
autres que l'Etat. Il peut être réalisé soit par un résident (entreprise ou
autres) ou par un étranger.

Investissement public : Il est effectué par l'Etat (administration), les


collectivités locales et les entreprises publiques. L'Etat peut intervenir
dans les secteurs à caractère social, dans les secteurs qui présentent un
intérêt général ; il développe aussi l'infrastructure….
II. Les fonctions économiques
L’investissement
Investissements intérieur (ou national) et étranger
Investissement national ou intérieur : C’est celui réalisé par des agents
économiques résidents : entreprises, ménages, Administrations, etc.

Investissement étranger : C’est celui réalisé par des agents économiques


étrangers : entreprises multinationales, entreprises et agents normaux. Il
se réalise soit par la participation dans des entreprises existantes ou la
création de nouvelles unités de production.
III. Les principaux agents économiques
Pour comprendre comment s’organise l’activité économique, il est
nécessaire de bien définir quels sont les principaux acteurs qui
interviennent dans la vie économique, et il faut par la même préciser leur
rôle au sein de la sphère économique.

On définit comme agent économique « une catégorie homogène qui


regroupe les décideurs qui réalisent des opérations identiques et ont des
spécificités communes ».

Agent : Sujet économique en général ou regroupement d’unité économique


exerçant une activité identique.
III. Les principaux agents économiques
Le critère le plus important qui a
été retenu par la comptabilité
nationale est celui de la fonction
Sociétés
économique principale et de Non
l’origine des ressources. Financières

Le reste du Sociétés
Les unités institutionnelles monde Financières
résidentes qui constituent
l’économie nationale se les unités
répartissent en cinq grands institutionnelles
secteurs institutionnels (auxquels
Institutions Administrat
s’ajoute l’Extérieur). sans but ions
lucratif publiques

Ménages
III. Les principaux agents économiques
Les sociétés non financières (SNF)
Il s’agit de toutes les sociétés quelle que soit leur forme juridique, y compris les
sociétés publiques. Elles comprennent toutes les unités non financières qui retirent
au moins la moitié de leurs ressources de la vente de bien et services sur les
différents marchés.

Fonction principale : produire des biens et des services marchands non


financiers ;

Ressources principales : le produit des ventes de biens et services ;

Dépenses principales : paiement des salaires, achats de biens et services


intermédiaires nécessaires à leurs activités.
III. Les principaux agents économiques
Les sociétés financières (SF)
Il s’agit des institutions financières (banques et des organismes financiers) et des
sociétés d’assurance (collectent les primes d’assurances et indemnisent les assurés).

Bank Al Maghreb ;
Les autres institutions monétaires (intermédiaires financiers qui gèrent des
dépôts : banques et caisses d’épargne) ;
Les autres intermédiaires financiers (intermédiaires financiers qui ne gèrent
pas les dépôts et sont spécialisés dans les crédits) ;
Les auxiliaires financiers (activités financières autre que l’intermédiation,
gestion de portefeuille, gestion de fonds de placements, etc.) ;
Les sociétés d’assurances .
III. Les principaux agents économiques
Les sociétés financières (SF)

Les institutions financières

Fonction principale : collecter l’épargne disponible et redistribuer des


prêts aux agents ayant des besoins de financement;

Ressources principales : l’épargne collectée auprès des ménages, les


intérêts perçus sur les crédits accordés;

Dépenses principales : paiement des salaires des employés, intérêts versés.


III. Les principaux agents économiques
Les sociétés financières (SF)

Les sociétés d’assurance

Fonction principale : mutualiser les risques et payer les indemnisations en


cas de sinistres ;

Ressources principales : les primes d’assurance versées par les assurés ;

Dépenses principales : indemnisation des sinistres et paiement des salaires


des employés.
III. Les principaux agents économiques
Les administrations publiques
Il s’agit essentiellement de l’Etat (c'est-à-dire les différents ministères et services
publiques de l’Etat), des collectivités territoriales (régions, département,
communes) et des administrations de sécurité sociale.

Fonction principale : produire des services non marchands collectifs et


procéder à des opérations de distribution du revenu entre agents
économiques à travers l’imposition ;

Ressources principales : les ressources liées à la perception de l’impôt ou


de cotisations sociales ;

Dépenses principales : salaires versés aux fonctionnaires, financement de


l’Education nationale, de la police, de l’armée, de la justice, …
III. Les principaux agents économiques
Les ménages
Selon la comptabilité nationale un ménage est un individu ou un groupe
d’individus vivants sous le même toit ou ayant la même activité économique
principale : la consommation.

Fonction principale : consommer des biens et services produits par les


autres agents économiques ;

Ressources principales : revenus du travail, revenus de la propriété de


l’entreprise, revenus de transferts ou revenus sociaux ;

Dépenses principales : achats de biens et services, paiement des impôts et


cotisations sociales.
III. Les principaux agents économiques
Les Institutions Sans But Lucratif au service des ménages
Ce secteur regroupe l’essentiel des organismes privés sans but lucratif
(associations, syndicats de travailleurs et des partis politiques).

Fonction principale : produire les services non marchands destinés à


certaines catégories de ménages ;

Ressources principales : cotisations des adhérents, subventions publiques ;

Dépenses principales : gestion courantes, compagnes, …


III. Les principaux agents économiques
Le reste du monde
L’extérieur ne constitue pas un agent économique à proprement parler (c’est un
agent fictif, c'est-à-dire n’ayant pas d’existence physique ou réelle) ; il s’agit d’un
compte enregistrant toutes les relations économiques entre unités non résidentes et
unités résidentes.

Fonction principale : échanger avec les agents économiques


internationaux ;

Ressources principales : produits des exportations des biens et services ;

Dépenses principales : leurs importations de biens et services qui sont nos


exportations.
Agent économique Fonction principale Ressource principale Dépense principale
*Production B&S marchand non *Le produit des ventes de *Salaires
Sociétés ou quasi
financier B&S *Achat de B&S intermédiaires
sociétés non
*Augmentation du capital *Taxes et impôts
financières
*Collecter l’épargne disponible *Dépôts, *Commissions *Salaires
Institutions
*La redistribuer (prêt *Intérêts, agio *Achat de B&S intermédiaires
financières
*Impôts et taxes
*Mutualiser les risques *Primes contractées *Dédommagement des dommages
*Assurer le paiement en cas de auprès des assurés constatés par les assurés
Entreprises
sinistre *salaires et impôts
d’assurance
*Achat de B&S intermédiaires

*Production de B&S non *Impôts, taxes, timbre *Dépenses d’équipement *Dépenses de


marchand collectifs (parfois *Droits de douane fonctionnement *Subventions
Administrations marchand) *Cotisations sociales *Les charges de la dette
publics *Redistribution du revenu ou *Monopoles
richesses *Privatisation

*Fourniture des services non *Cotisations des *Achat de B&S


Institutions Privées marchands ou marchands membres, dons *Salaires, indemnités
*Subventions
*Consommation des B&S produits *Salaires et allocations, *Achat de B&S finis
par d’autres agents *Loyer, dividendes,
Ménages
intérêt

*Echanger avec les agents *Produit des exportations *Importation des B&S nationaux
Reste du monde économiques nationaux de B&S en devises
III. Les grands marchés
Définition

L’échange traduit le phénomène par lequel les individus ou les


agents économiques se fournissent mutuellement les biens et les
services destinés à satisfaire leurs besoins respectifs. Au départ, il
se faisait directement selon un système de troc, actuellement
indirectement par l’intermédiaire de la monnaie.
III. Les grands marchés
Les types de marchés

Les producteurs vendent des B&S contre monnaie


Marché des B&S aux acheteurs. Il sert à expliquer le volume de la
production nationale, le niveau général des prix et
donc le taux d’inflation.

Où s’échange les facteurs de production dont le


Marché des marché du travail où les individus vendent leur force
facteurs de de travail contre monnaie aux firmes et à l’Etat. Ce
production marché de travail permet de déterminer le niveau de
l’emploi, le taux de chômage et le taux de salaire.
III. Les grands marchés
Les types de marchés

les prêteurs prêtent de l’argent aux emprunteurs


contre promesse de remboursement et paiements
Marché financier
futurs d’intérêts. Dans ce marché, on trouve le marché
(des capitaux)
de la monnaie qui permet de déterminer le taux
d’intérêt, marché obligataire et le marché boursier.

où on échange la monnaie nationale contre des


Marché des monnaies étrangères ; cet échange reflète l’ensemble
changes (des des transactions entre un pays et ses partenaires
devises) commerciaux. Ce marché sert donc à déterminer le
taux de change de la monnaie nationale.
Remarques :

Puisqu’il est impossible d’analyser le fonctionnement de ces


différents marchés, on raisonne comme s’il existait un seul
marché de biens et services sur lequel tous les biens et services
étaient vendus et un seul marché sur le quel les services de
tous les facteurs de production étaient échangés.

Un même agent intervient sur plusieurs marchés à la fois. Ex:


un individu est à la fois consommateur, travailleur,
investisseur ou emprunteur;

Dans une économie ouverte sur le reste du monde, les agents


nationaux échangent avec le Reste du Monde (RM) sur
différents marchés.
IV. Les flux et le circuit économique
Les flux économiques

Un mouvement de bien, de monnaie ou de toute grandeur


économique entre deux pôles économiques au cours d’une
certaine période.

Les flux Les flux


réels monétaires
IV. Les flux et le circuit économique
Les flux économiques

Représentent les échanges permettant de


Flux réels
créer et d’acquérir le produit national ;

Représentent la contrepartie monétaire de


Flux monétaires la production (les revenus monétaires
distribués et les dépenses monétaires de
consommation).
IV. Les flux et le circuit économique
Le stock
Un stock est une grandeur économique possédée à un moment donné par
un agent économique. En d’autres termes, un flux est une variable
économique mesurée entre deux périodes alors que le stock est une variable
mesurée en une date précise.

Exemple 1 : Pour la banque centrale, la quantité de billets en circulation


constitue un stock alors que la quantité de billets retirée ou mise en
circulation constitue un flux.

Exemple 2 : Pour un pays, le nombre de chômeurs est un stock alors que le


nombre de diplômés ou de personnes qui ont trouvé un emploi est un flux.
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique

Le circuit économique décrit l’ensemble de toutes les opérations qui


s’établissent entre tous les acteurs de la vie économique.
L’équilibre du circuit économique exprime que tout ce qui a été produit sur
le territoire économique et importé du reste du monde au cours d’une année
a été :
✓Consommé par les ménages et les administrations ;
✓Consommé en achats de biens intermédiaires ;
✓Exporté vers le reste du monde.
Le circuit économique

Administrations

Marché des biens et


services

Entreprises Ménages
Marché des facteurs
de production

Institutions
financières

Reste du monde
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à deux agents

Économie fermée à deux agents :


On considère une économie simplifiée constituée uniquement de deux
agents économiques : Les ménages et les entreprises.

On traitera successivement deux hypothèses: —

➢Dans la première: les ménages consomment tout leur revenu ;


➢—
Dans la seconde: ils constituent une épargne.
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à deux agents

1- Première hypothèse: La totalité du revenu est consommé

Les ménages procurent aux entreprises les facteurs nécessaires à la


production et reçoivent en contrepartie un revenu qui est entièrement
dépensé pour acheter les biens de consommation.
Les entreprises utilisent les facteurs de production fournis par les
ménages pour produire les biens de consommation destinés à la
consommation finale des ménages.
Le circuit économique dans une économie fermée à deux agents
Facteurs de production

Revenus

Ménages Entreprises

Dépenses de consommation

Biens de consommation
Flux réel
Flux monétaire
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à deux agents

Dans cette économie les ménages dépensent tout ce qu’ils gagnent et les
entreprises versent sous forme de revenus la totalité de la valeur de
leur production. Les ménages achètent ces biens et services grâce aux
revenus versés par les entreprises. Ces achats sont appelés dépenses de
consommation ou demande de consommation.
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à deux agents
Dans cette économie simplifiée, l’équilibre économique est toujours réalisé
car les revenus versés aux entreprises correspondent à la valeur de la
production réalisée et les revenus perçus par les ménages sont entièrement
consommés.
Autrement dit, l’ensemble des flux entrants sont égaux à l’ensemble des
flux sortants. L’équilibre économique s’écrit :
C=Y
Y : le montant des revenus distribués
C : la consommation
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à deux agents
2- Deuxième hypothèse: Épargne des ménages et investissement des
entreprises

Dans ce cas, on considère que notre économie est toujours constituée de


deux agents : Ménages et entreprises.
Sauf que les ménages ne dépensent pas la totalité de leur revenu mais
gardent une partie sous forme d’épargne.
D’ailleurs en économie, la partie du revenu non consommée constitue
l’épargne.
Nous rappelons, à cet effet, que l’épargne n’est, en fait, qu’une
consommation différée dans le temps.
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à deux agents
Les ménages répartissent leur revenu Y en demande de biens de
consommation C et en épargne S.

On peut écrire donc :

Y=C+S

La demande globale D adressée aux entreprises est composée d’une


demande de biens de consommation C et d’une demande de biens de
production I. On peut écrire donc :

D=C+I
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à deux agents
L’équilibre économique sera réalisé lorsqu’il y a égalité entre l’offre et la
demande.

C’est-à-dire :

Y=D ou encore : S=I

C’est-à-dire :

Pour qu’il y ait équilibre entre l’offre et la demande, il faut que l’épargne
soit égale à l’investissement.
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à trois agents

Il est possible de faire une représentation d’une économie en


prenant en compte trois agents économiques :

✓les ménages,
✓les entreprises,
✓et les institutions financières.
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à trois agents

Elles jouent le rôle d’intermédiation financière entre


les agents à capacité de financement (les ménages) et
les agents à besoin de financement (les entreprises).

Les institutions Elles collectent une partie de l’épargne des ménages


financières et accordent des prêts aux entreprises.

En contrepartie, elles versent des intérêts aux


ménages et en reçoivent de la part des entreprises.
IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à trois agents
L’épargne
La partie non consommée des revenus des ménages (l’épargne) est
utilisée pour acquérir:

✓Des actifs réels (immeubles, or, pierres précieuses,…);

✓Des actifs financiers (titres émis sur le marché financier par les
entreprises);

✓Des actifs monétaires (dépôts à terme et à vue, billets, pièces).


IV. Les flux et le circuit économique
Le circuit économique dans une économie fermée à trois agents
Les entreprises
Elles financent leurs investissements en recourant à trois sources de
financement :
✓l’autofinancement (amortissements + bénéfices non distribués) ;
✓l’émission des titres (actions et obligations) sur le marché financier ;
✓le crédit auprès des banques et des organismes spécialisés.
Travail

Ménages Salaire Entreprises


Payement des biens et services

Biens et services
Remboursements,

Prêts,
placement

intérêts
Prêts,
Remboursements,
intérêts
placement

Sociétés
Financières

Le circuit économique dans une économie fermée à trois agents


IV. Les flux et le circuit économique
L’intervention de l’Etat dans le circuit économique

L’État a un rôle de décideur de la politique économique et intervient


dans le circuit économique par l’intermédiaire des dépenses et des
recettes effectuées.
Les dépenses publiques G sont constituées :
✓de la consommation finale : les dépenses de fonctionnement de l’État
(les salaires des fonctionnaires) ;
✓des investissements publics : les grands travaux publics (construction
de routes, lignes TGV, etc.) ;
✓des transferts versés par l’État au secteur privé (exemple :
subventions d’exploitation).
IV. Les flux et le circuit économique
L’intervention de l’Etat dans le circuit économique

Les recettes publiques T sont composées essentiellement:


des impôts directs et indirects ainsi que des autres taxes prélevées auprès des
autres secteurs (ménages et entreprises).

L’offre globale Y s’écrit :


Y=C+I+G

C = la consommation des ménages


I = les dépenses d’investissement
G = les dépenses publiques
IV. Les flux et le circuit économique
L’intervention de l’Etat dans le circuit économique

D’autre part le revenu disponible R s’écrit :

R=C+S+T

L’équilibre est atteint lorsqu’il y a égalité entre l’ensemble des ressources


et l’ensemble des emplois.

C’est-à-dire : Y = R ou encore : S+T=I+G

L’équilibre comptable est réalisé lorsque la somme de l’épargne et des


impôts est égale à la somme de l’investissement et des dépenses publiques.
Travail

Ménages Salaire Entreprises


Payement des biens et services

Biens et services
Prélèvements obligatoires

Rembourseme
nts, placement

Prélèvements obligatoires,

Subventions, services
Prêts,

non marchands
intérêts
Prêts,

impôts
Remboursements,
intérêts
placement

Sociétés
Financières
Remboursements

Prêts
Administrations
publiques

Prestations sociales, services non marchands


Travail

Ménages Salaire Entreprises


Payement des biens et services

Biens et services
Prélèvements obligatoires

Rembourseme
nts, placement

Prélèvements obligatoires,

Subventions, services
Prêts,

non marchands
intérêts
Prêts,

impôts
Remboursements,
intérêts
placement

Sociétés
Financières
Remboursements

Prêts Administrations
publiques

Prestations sociales, services non marchands


Importations exportations

Reste du monde
V. Les agrégats économiques et d’autres
indicateurs économiques
Définition

Les agrégats économiques désignent des grandeurs économiques,


globales, synthétiques et mesurables résultant de l’activité
économique exercée par l’ensemble des agents économiques (ou
des secteurs institutionnels) sur le territoire national.
V. Les agrégats économiques et d’autres
indicateurs économiques
Définition
Le calcul des agrégats par le système de la comptabilité nationale permet
d’obtenir des indicateurs de comparaison dans le temps et dans l’espace pour
juger l’évolution de l’économie nationale en comparaison avec les autres
économies.

le Produit le Revenu la Dépense


V. Les agrégats économiques et d’autres
indicateurs économiques

Les agrégats de produits

Les agrégats de produits sont liés à la fonction de production des


secteurs institutionnels. Ils représentent la valeur des biens et services
produits pendant l’année et destinés aux utilisations finales.

PIB
Agrégats de produits
PNB

NB: Ces deux agrégats peuvent être saisis en termes nominal ou en termes réel
Les agrégats de produits

Le Produit Intérieur Brut (PIB)

C’est l’agrégat qui représente la richesse créée au cours de l’année. Il


mesure la production des unités institutionnelles résidentes, quelques
soit la nationalité de l’agent qui l’a réalisée, à laquelle on retranche la
consommation intermédiaire.
Les agrégats de produits

Le Produit Intérieur Brut (PIB)


Le PIB peut être défini à travers 3 approches :

La 1ère : à partir des valeurs ajoutées des branches

PIB = ∑ VA+TVA+DT

DT : Droits de douane et assimilés


Les agrégats de produits

Le Produit Intérieur Brut (PIB)


Le PIB peut être défini à travers 3 approches :

La 2ème : à partir des revenus distribués

PIB = R+IPI+EBE

R : ∑des Revenus versés par les producteurs résidents;


IPI : Impôts liés à la production (y compris la TVA) et à l’importation, nets des
subventions d’exploitation ;
EBE : Excédents Brut d’Exploitation.
Les agrégats de produits

Le Produit Intérieur Brut (PIB)


Le PIB peut être défini à travers 3 approches :

La 3ème : à partir des dépenses nationales

PIB = DN-M

DN : Demande Finale+FBCF+Variation des Stocks+Exportations ;


M : Importations.
Les agrégats de produits

Le Produit National Brut (PNB)

Le PNB est un agrégat qui regroupe l’ensemble des productions


réalisées par les nationaux (marocains), quelque soit le lieu de
réalisation de la production, pendant une durée déterminée. (On se
réfère à la nationalité pour le mesurer).
Il peut être calculé en brut, au prix du marché et au coût des facteurs
ou en net.
Les agrégats de produits

Le Produit National Brut (PNB)

Le Produit National Brut au prix du marché (PNBpm)

PNBpm = PIB + RTPE reçus du RM – RTPE versés au RM

RTPE : Revenu du travail, de la propriété et de l’entreprise ;


RM : reste du monde.
Les agrégats de produits

Le Produit National Brut (PNB)

Le Produit National Brut au coût des facteurs (PNBcf)

PNBcf = PNBpm – Ii + SE

Il est obtenu en retranchant du PNB au prix du marché les impôts indirects et en


ajoutant les subventions d’exploitation. .
Les agrégats de produits

Le Produit National Brut (PNB)

Le Produit National Net au coût des facteurs (PNNcf)

PNNcf = PNBcf – Amortissements

Est obtenu en retranchant du PNBcf la consommation de capital


Les agrégats de produits

Le taux d’inflation

Il existe une relation entre les prix et la production : Plus les prix
augmentent, plus la demande baisse et par conséquent la production
baisse. L’inflation décourage la production, fausse les calculs du
producteur et encourage la spéculation. Les responsables cherchent à
modérer ce taux.
Les agrégats de produits

Le taux d’inflation
Calcule de l’inflation

N N+1 N+2 On considère une économie où le


panier de ménagère est composé de
A 3 3,5 3,9 trois produits : A, B et C. Le tableau à
gauche donne les prix des produits
B 5 5,3 6,0 réalisés durant trois ans (N, N+1 et
N+2) pour ces produits.
C 10 10,7 11,0

Total 18 19,5 20,9


Les agrégats de produits

Le taux d’inflation
1ère étape : Calcul du coefficient de pondération de l’année de base

Pd N C.P

A 3 3/18 = 0,16
C.P = (Prix du bien)/ Total
B 5 5/18 = 0,27

C 10 10/18 = 0,57

Total 18 1
Les agrégats de produits

Le taux d’inflation
2ème étape : Pondération des prix par rapport au coefficient de pondération de
l’année N

Pd N N+1 N+2
A 3*0,16 =0,48 3,5*0,16 =0,56 3,9*0,16 =0,63
Pondération des prix =
Prix*Coefficient de
pondération B 5*0,27 =1,35 5,3*0,27 =1,43 6,0*0,27 =1,62

C 10*0,57 =5,7 10,7*0,57 11,0*0,57


=6,09 =6,27
Total 7,53 8,09 8,52
Les agrégats de produits

Le taux d’inflation
3ème étape : Calcul des indices numériques des prix :

Indice numérique des prix = (total de pondération de l’année A/Total de


pondération de l’année de base)*100

IndN = 7,53/7,53*100 = 100% ;


IndN+1 = 8,09/7,53*100 = 107,43 % ;
IndN+2 = 8,52/7,53*100 = 113,15%.
Les agrégats de produits

Le taux d’inflation
4ème étape : Calcul du taux d’inflation:

Le taux d’inflation = (Indice des prix (N) – Indice des prix


(N-1))/Indice des prix (N-1) * 100

Tx d’infN+1= (107,43- 100)/100*100 = 7,4%;


Tx d’infN+2= (113,15- 107,43)/ 107,43*100 = 5,34%.
Les agrégats de produits

Le taux de croissance
L’évolution du PIB représente le taux de croissance.

Taux de croissance = (PIB1–PIB0)/PIB0 * 100

Le PIB par habitant

Lorsque le PIB est rapporté à la population du pays, il est appelé PIB par
habitant, par tête. Il désigne une mesure de la performance et du niveau de la
richesse d’un pays.
V. Les agrégats économiques et d’autres
indicateurs économiques
Les agrégats de revenu

Ils représentent les revenus reçus par les unités institutionnelles


résidentes, pour leur participation à la fonction de production, ainsi
que les transferts sans contrepartie.

Le Revenu National (RN) est l’agrégat le plus important de cette


catégorie. Il représente la somme des rémunérations versées aux
agents économiques pour leur participation à la production de biens
et de services au cours d’une période donnée, généralement une
année. Il est obtenu en opérant selon trois approches :
Les agrégats de revenu
1ère approche : Revenu National au prix du marché (RNpm)

RNpm = PIB – CCF – IRM + RNTPERM

CCF : Consommation du capital fixe ;


IRM : impôts liés à la production et à l’importation versés au reste du monde
nets des subventions d’exploitation reçues du reste du monde ;
RNTPERN : Revenu Net du travail, de la propriété et de l’entreprise en
provenance du reste du monde.
2ème approche : Revenu National des facteurs (RNf)

RNf = RNpm – IPI

IPI : Impôts liés à la production et à l’importation, nets des subventions


d’exploitation.
Les agrégats de revenu
3ère approche : Revenu National Brut Disponible au prix du marché (RNBDpm)

Le RNBDpm est constitué par la somme des revenus disponibles


des différents secteurs institutionnels résidents, c.à.d. des revenus
après prélèvements et paiements de transfert.

1ère méthode: A partir du solde des comptes de revenus

RNBD = ∑ RDB

RDB : Revenus disponibles bruts des divers secteurs résidents


Les agrégats de la dépense

2ème méthode : A partir de la consommation finale et de l’épargne

RNBD = CF + EBN
EBN : Epargne Brut Nationale

3ème méthode : A partir du PIB et des revenus nets reçus du reste


du monde

RNBD = PIB + RCNRM

RCNRM : revenus courants reçus du reste du monde nets des revenus de


même nature versés au reste du monde.
V. Les agrégats économiques et d’autres
indicateurs économiques

Les agrégats de la dépense

Ils constituent les contreparties des autres agrégats. Ils représentent


les emplois finaux des biens et services effectués par les secteurs
institutionnels résidents.
La dépense nationale est un agrégat qui regroupe toutes les
dépenses effectuées au titre des consommations des ménages, des
administrations et de la formation brute de capitale fixe (FBCF).
Les agrégats de la dépense
La Dépense Intérieure Brute (DIB)

Elle permet de recenser tous les emplois des secteurs institutionnels résidents, y
compris les emplois en B&S acquis à l’étranger dans la mesure où ils excèdent
ceux qui ont été vendus à l’extérieur. La DIB peut faire l’objet soit d’un calcul
direct à partir des emplois, soit indirect à partir du PIB

Calcul direct : à partir des emplois DIB

CF+FBCF+▲S
(CF: Consommation finale, ▲S : Variation des Stocks)
Calcul indirect : à partir du PIB

DIB: PIB + X – M
(X: Exportations, M: Importations)
Les agrégats de la dépense
La Dépense Nationale Brute (DNB)

Est calculée à partir de la Dépense Intérieure Brute (DIB) :

DNB = DIB + CFRRM

CFRRM : Consommation Finale des Résidents dans le Reste du Monde


VI. L’utilisation des agrégats

Ces agrégats sont mis en relation dans le cadre d’un circuit économique
qui constitue une représentation des mouvements de flux des produits, de
revenus, de monnaie dans l’économie. Au niveau d’un pays, il y a un circuit
économique global qui lie les différents secteurs institutionnels et qui est
constitué de trois circuits : de production, du revenu et financier.
VI. L’utilisation des agrégats
Le circuit de production

Le marché d’un pays est approvisionné en biens et services, d’une part,


par la production intérieure (PIB = ∑VA+TVA+DT) et, d’autre part, par
les importations de biens et services étrangers.

Les biens et services ainsi disponibles sur le marché intérieur constituent


les ressources du pays. L’usage qui est fait de ces biens et services
constitue ses emplois (la consommation finale, l’investissement, la
variation des stocks, les exportations).

Au niveau national, il y a nécessairement un équilibre entre les ressources


ou l’offre globale (PIB+Importations) et les emplois ou la demande
globale de biens et services.
VI. L’utilisation des agrégats
Le circuit de production

Ressources (Offre globale) Emplois (Demande globale)

Consommation finale
PIB Marché Investissement
des biens et
Importations
services ▲Stocks

Exportations

Le circuit de production
VI. L’utilisation des agrégats
L’interprétation de l’équilibre

PIB + M = Cf + FBCF + ▲S + X PIB = Cf + FBCF + ▲S + X - M

Ressources = Emplois Demande Intérieure + Demande extérieure

Balance commerciale

Si X > M Les échanges extérieurs sont excédentaires et se soldent par une sortie nette
de biens et services vers l’extérieur. On dit, la balance commerciale est excédentaire.

Si X < M Les échanges extérieurs sont déficitaires et se soldent par une entrée nette de
biens et services vers l’intérieur. On dit, la balance commerciale est déficitaire.
VI. L’utilisation des agrégats
Le circuit de revenu
Il concerne d’une part la création du revenu, d’autre part, l’utilisation de ce revenu
(l’emplois).

Toute production crée nécessairement des revenus et tous les revenus viennent de la
production. La valeur des B&S offerts sur les marchés est répartie entre les agents
économiques.

Dans une économie fermée, le revenu national RN serait parfaitement identique au PIB :

RN=PIB.

Dans une économie ouverte, RN= PIB+RRRM-RVRM

(RRRM : revenus reçus du reste du monde ; RVRM : revenus versés au reste du monde)
VI. L’utilisation des agrégats
Le circuit de revenu

A l’issu de la répartition des revenus, certains agents disposent


d’une capacité de financement (investissement ≤ épargne).

D’autres agents ont, au contraire, un besoin de financement


(investissement ≥ épargne).
VI. L’utilisation des agrégats
Le circuit financier
Il assure le financement de l’économie par le biais de l’intervention des
institutions financières.

Plusieurs types d’instruments financiers permettent aux agents de détenir ou de


placer leur capacité de financement, ou, au contraire, de combler leur besoin de
financement.

Les agents qui disposent d’une capacité de financement alimentent l’offre de


fonds prêtables qui est drainée par les institutions financières. Au contraire, les
agents qui ont un besoin de financement constituent la demande de fonds
prêtables.
Conclusion

Un fonctionnement harmonieux de l’économie d’un


pays suppose que les offres et les demandes se
rencontrent et s’équilibrent sur les différents marchés,
dans le cadre d’un circuit économique global.
Chapitre 2: Théorie keynésienne
et demande Globale
La théorie Keynésienne

cette théorie se concentre sur le


rôle des secteurs privé et
publique dans l’économie c’est
à dire une économie mixte où
Keynes est pas d’accord avec le
marché libre mais il pense que
l’intervention de l’Etat dans tel
domaine est efficace. l’économiste britannique
John Maynard Keynes
La théorie Keynésienne

Accélération de la modernisation des économies au 20ème siècle


L’inadéquation de la pensée classique par rapport à son
environnement économique se précise et s’accentue .

La crise économique de 1929. Le modèle classique est incapable de


livrer une clé d’explication du phénomène.

Apparition de la théorie keynésienne en 1935 par la publication du


livre de John Maynard Keynes (1813-1946) intitulé ‘’Théorie
général de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie’’.
La théorie Keynésienne

elle a été développée essentiellement pour comprendre, en général,


les mouvements conjoncturels que connaissent les économies
fondées sur l’entreprise privée.

elle avait pour objectif de donner une explication aux crises des
années trente aux USA et en Grande Bretagne.
Surproduction: Déséquilibre financier :
agricole et industrielle (textile, crédits incontrôlés +
voiture …) spéculation

Krach boursier de Wall street


29 octobre 1929

Crise financière et bancaire

Exportation de la crise Crise de la production : Crise sociale


par la dette et le surproduction + sous- (Chômage et misère)
commerce extérieur consommation

Crise politique

Schéma de la crise économique


La théorie Keynésienne

Un nouveau départ : le new deal :


La résolution de la crise est venue de là où elle était apparue : les USA. Dès 1932, le
nouveau président Franklin D. Roosevelt applique une nouvelle politique
économique : le new deal.
⇒ l’Etat intervient et ne laisse plus l’économie se gérer seule; il impose des lois visant
à réduire la production agricole et industrielle;
⇒ La solution vient d’une reprise de la consommation donc une hausse de la
demande donc il faut que la population ait de l’argent : l’Etat aide les plus démunis;
une véritable assistance sociale est mise sur pieds.
⇒ Afin de lutter contre le chômage, l’Etat commande toute une série de grands
travaux qui nécessitent une main-d’œuvre nombreuse.
La théorie Keynésienne

Né dans un milieu bourgeois, JMK fit


des études mathématiques avant de se
tourner vers la science Économique
qu’il étudia à Cambridge (Ecole
néoclassique de Pigou et Marshall), Il
devient professeur d’économie à
Cambridge à 26 ans.

l’économiste britannique
John Maynard Keynes
La théorie Keynésienne

Esprit anticonformiste, il démissionna de


ses responsabilités à la conférence de la
Paix de 1919.
En 1934 il conseilla le Président
Roosevelt.
En 1941 il fut nommé président de la
Banque d’Angleterre.
En 1944 il fut un acteur des accords de
Bretton Woods . l’économiste britannique
John Maynard Keynes
La théorie Keynésienne
Son œuvre
1913 - La Monnaie et les finances de l’Inde.
1919 - Les Conséquences économiques de la paix ;
1921 - Traité des probabilités ;
1923 - Essai sur la réforme monétaire
Jusqu’à cette date JMK est un économiste néoclassique.
1925 - Les Conséquences économiques de M. Churchill .
1930 - Traité sur la monnaie (idée importante : le
chômage est lié à un excès d’épargne) .
« La révolution keynésienne » 1936 - Théorie générale l’économiste britannique
de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. John Maynard Keynes
Logique du modèle keynésien par rapport au
modèle classique

Keynes remet en cause l’idée classique, selon laquelle les marchés privés
sont supposés être capable de réaliser seuls les ajustements entre l’offre et la
demande pour arriver à l’équilibre:

« Il existe, dans les économies de marché, des équilibres de sous-emploi


durables, même si ces économies ne connaissent aucune entrave aux
forces qui animent le marché » .
Logique du modèle keynésien par rapport au
modèle classique

Keynes affirme que certains marchés ne s’ajustent pas spontanément, restent


en « déséquilibre ». Ce déséquilibre est du essentiellement au manque de
flexibilité des prix sur ces marchés. L’existence de tels marchés empêche
l’ajustement général de l’économie, provoquant de la sorte le sous emploi.

La théorie keynésienne est, donc, une analyse économique de CT,


cherchant à déterminer le niveau de l’activité économique par la
connaissance des niveaux de production, de revenu et de l’emploi.
I. La fonction de consommation

Keynes est le premier économiste à étudier la notion de consommation


globale. La consommation devient la composante essentielle de la demande,
elle est stable et prévisible.

La fonction de consommation est basé sur « la loi psychologique »


fondamentale, d’ordre micro-économique.

Selon cette loi, l’homme a tendance à accroître sa consommation quand son


revenu augmente, mais il ne l’augmente pas dans les mêmes proportions
que le revenu lui-même.
I. La fonction de consommation

Les facteurs déterminants de la consommation:

Le niveau Le taux
Le revenu
général des d’intérêt sur
disponible
prix les dépôts
I. La fonction de consommation

Le revenu disponible Yd

Le revenu disponible Yd est utilisé principalement dans consommation


et la partie non consommée se transforme en épargne(Sm).

On écrit : Yd = Cm + Sm

Le revenu disponible Yd est l’ensemble des revenus perçus par les


ménages auxquels on déduit l’impôt sur le revenu.
I. La fonction de consommation
Le revenu disponible Yd
La consommation des ménages représente une partie du Yd et donc il existe
une relation positive et directe entre la Cm et le Yd :

+ Yd ↑ + Cm ↑ ▲Yd ▲Cm
▲Yd /▲Cm = PmC (propension marginale à consommer)

La part de la consommation dans le revenu disponible est appelée


propension moyenne à consommer (PMC).

On écrit :
PMC = Cm/Yd
I. La fonction de consommation
Le niveau général des prix (taux d’inflation)

Il existe une relation négative entre la Cm et le niveau général des prix :

+Px↑ + Cm↓

NB: Si les prix augmente, le revenu restant constant, le pouvoir d’achat


baisse et par conséquent la consommation baisse.
I. La fonction de consommation
Le taux d’intérêt sur les dépôts

Lorsque le taux d’intérêt augmente, on renonce à la consommation au


profit de l’épargne.

Donc: +i ↑ +Cm ↓

NB: relation négative entre les deux variables


I. La fonction de consommation
On écrit :
Cm = f (Yd, Px, i)
mais puisque le revenu disponible est l’élément le plus important dans la
consommation, on note :
Cm = f (Yd)
Les habitudes de consommation ne changent jamais du jour au lendemain,
ainsi on note :

Cm=C0+c Yd
C0 : est la consommation autonome ou la consommation incompressible
c : c’est la propension marginale à consommer (PmC)
I. La fonction de consommation
Selon la loi psychologique de Keynes, les hommes tendent à accroître leur
consommation à mesure que le revenu croît, mais non d’une quantité aussi
grande que l’accroissement du revenu.
Ainsi, quand le revenu augmente, la consommation et l’épargne augmentent.
Toutefois, l’augmentation de la consommation est moins importante que celle
de l’épargne.
Les individus pensent beaucoup plus à leur avenir qu’à leur présent et donc
ceux qui désirent assurer une consommation future épargnent plus qu’ils n’en
consomment.
Aussi, la propension marginale à consommer est inférieure à la propension
moyenne à consommer. On note :
PmC < PMC
Représentation graphique
II. La fonction d’épargne
L’épargne est la partie non consommée du revenu disponible. On écrit :

Sm = Yd - Cm

Les facteurs déterminants de l’épargne

Le revenu disponible (Yd) :


il existe une relation positive entre Sm et le Yd :

+Yd↑ + Sm↑
La consommation :
il existe une relation négative entre Sm et la Cm toute chose étant égale par
ailleurs « Yd =constant » :

+ Cm↑ + Sm↓
II. La fonction d’épargne
Les facteurs déterminants de l’épargne

Le taux d’intérêt :

Lorsque le taux d’intérêt augmente, on opte pour l’épargne au détriment de la


consommation.

+i ↑ + Sm↑
II. La fonction d’épargne
La propension moyenne à épargner (PMS) :
PMS = S/Y
La propension marginale à épargner (Pms) :
Pms = ▲S/▲Y
La fonction d’épargne peut être déduite à partir de celle de la
consommation. On écrit :
S = Y - C = Y – (c0 + c Y) = - c0 + (1- c) Yd = s0+ s Yd
On appelle “- c0” ou « s0 » l’épargne autonome ou la désépargne
L’épargne peut être négative pour les ménages et l’Etat mais pas pour les
entreprises. Lorsque la consommation excède le revenu disponible, on
parle de désépargne.
PMS+PMC = 1 et PmC+PmS = 1
II. La fonction d’épargne
Si la consommation correspond au montant du revenu disponible que les
ménages décident de dépenser, l’épargne sera représentée par la fonction
du revenu non consommée:
S=Y–C
L’épargne S se calcule en remplaçant C par sa valeur:

S = Y – (C0 + CY)

S = – C0 + (1+c) Y

Y = s0 + s Yd
II. La fonction d’épargne
C

A B C = C0 + c Y
C0 D

45°

Y
Y1 Y2
II. La fonction d’épargne
S

S = - C0 + (1 – c) Y

S>0
0 Y
Y2
S<0

C0
Application

On donne Cm= 25+0,8Yd.


Remplissez le tableau suivant :

Yd 100 200 300


Cm
Sm
PMC
PMS
Pmc
Pms

Tracez la courbe de correspondance entre le Yd, Cm et Sm.


Solution

Rappel: Cm= 25+0,8Yd


Y=C+S →S=Y–C
PMC = Cm/Yd PMS = S/Y Pms = ▲S/▲Y PmC= ▲Cm /▲Yd

Yd 100 200 300


Cm 105 185 265
Sm -5 15 35
PMC 1,05 0,92 0,88
PMS -0,05 0,075 0,11
Pmc - 0,8 0,8
Pms - 0,2 0,2
La fonction de consommation

Cm = 25+0,8Yd
PMC2
185
▲C
PMC1
105
PmC1

C0 = 25

Y
100 200

▲Y
La fonction d’épargne

S S = – C0 + (1+c) Y

S = – 25 + 1,8 Y

S>0

Y
S<0

- 25
C
S Le graphique

Cm = 25+0,8Yd
PMC2
185
▲C
PMC1
105
PmC1

S = – 25 + 1,8 Y

C0 = 25
S>0

100 200 Y

S<0
▲Y
- 25
Exercice :
Les responsables économiques d’un pays ont mené des travaux
macroéconomiques visant à comprendre le comportement de consommation
des ménages (Cm) et sa relation avec le revenu national (Y).
Ces travaux ont abouti à établir les fonctions macroéconomiques suivantes :

Yd = 0,2 Y + 100
Cm = 70% Yd -10

Sachant que le revenu national (Y) a été successivement durant les huit
dernières années de : 1000, 2000, 2400, 3200, 4200, 5600, 6800 et 8800 ;
On vous demande :

1. Calculer pour les différentes années :


a) La consommation des ménages (Cm)
b) L’Epargne des ménages (Sm)
2. Déterminer l’expression de l’épargne des ménages (Sm)
3. Tracer les courbes de correspondance suivantes :
a) Cm et Yd
b) Sm et Yd
La fonction d’investissement et le modèle
Keynésien
Nous allons à présent ajouter une autre composante à la demande globale qui
est l’investissement. L’investissement peut prendre plusieurs formes:

Investissement Ce sont les stocks prévus par les entreprises pour faire
en stocks face aux fluctuations subites des ventes

Investissement Il s’agit de construire des immeubles destinés à


en logement l’habitation
La fonction d’investissement et le modèle
Keynésien

Investissement Ce sont les achats d’équipements de production neufs


par les entreprises. Nous nous limitons au trois types
en capital
d’investissement

On va se focaliser sur 4 point:

➢ L’actualisation;

➢ La décision d’investir;

➢ L’accélérateur d’investissement;

➢Le multiplicateur d’investissement.


L’actualisation
L’actualisation va nous servir pour la décision d’investir. Si un individu
prête une somme de 100 DH avec un taux d’intérêt de 5%, à la fin de
l’année il reçoit: 100 (1+0,05) = 105 DH
Si on considère une somme P0 et un taux d’intérêt i, on aura :
➢À la fin de la première année : P1 = P0 (1+i)
➢À la fin de la deuxième année : P2 = P1 (1+i)
Ou P2 = P0 (1+i) (1+i)
P2 = Po(1+i)2
P3 = Po(1+i)3
•À la fin de la nième année:
Pt = P0 (1+i)t
L’actualisation
Inversement s’il emprunte une somme P, la valeur de sa créance (c’est-à-
dire sa valeur aujourd’hui) sera:
S’il est exigible au bout d’une année:
P0 = P1/1+i = 105/1,05 = 100 DH
Si elle est exigible au bout de t années:
P0 = Pt / (1+i)t
On appelle actualisation, l’opération qui consiste à calculer la valeur
actuelle d’une créance, sachant que sa valeur au bout de t années est
connue. Ici nous avons considéré que le taux d’intérêt est le taux
d’actualisation.
La décision d’investir

Consiste à transformer des encaisses monétaires en actifs physiques


productif: machines, usines, bâtiments, outils …

Les entrepreneurs en général empruntent des fonds pour financer


leurs investissement en capital nouveau.

Ils le font tant que le taux du profit escompté ou prévu, est au moins
égal au taux d’intérêt appliqué au font empruntés.

Dans le cas ou le taux de rendement du capital physique est


inférieur au taux d’intérêt, il aura d’autant plus intérêt à le faire
que le rendement attendu de l’obligation est certain et fixe de
période en période.
La décision d’investir

Le taux de rendement de l’investissement nouveau est appelé efficacité


marginale du capital ( ou efficacité marginale de l’investissement).
Il est noté e il sera considéré comme le taux interne de rendement du capital
correspondant à ce qui est obtenu par l’entrepreneur en investissant dans sa
propre entreprise.
Représentons par C: le coût d’achat d’un équipement dont la durée de vie
est de n période; Ri : le rendement attendu pour la période i; i= 1,2,3…n; D=
valeur d’équipement au bout des n périodes;
L’efficacité marginale e est donnée par la formule suivante:

C = R1 /(1+e) + R2 / (1+e)2 +…+ Ri / (1+e)i + …+ Rn / (1+e)n + D/(1+e)n


La décision d’investir

Dans la mesure ou C, Ri et D sont connus, on peut calculer e.


Exemple
➢Le coût C = 100
➢La durée de vie n = 1
➢Le rendement attendu R1 = 120
➢La valeur finale de l’équipement au bout de la période D = 0
On aura :

100 = 120 / 1+e e = 20%


La décision d’investir

À partir de là, il faut comparer les valeurs de e et de i.


Si e > i cela signifie que la valeur actuelle des revenus attendus de
l’équipement est supérieure à celle d’un actif financier de même valeur.
Dans ce cas la décision d’investissement est rationnelle même s’il faut
emprunter.

Si e < i l’investissement ne se justifie pas


Le principe d’accélération

Ce principe d’investissement exprime l’effet qu’exerce une variation du


revenu (ou du PNB) sur l’investissement. On le formule comme suit:

In = a ▲ Y

Avec
In: le volume d’investissement net d’une année;
a : le coefficient d’accélération.
L’expression peut aussi s’écrire:

a = In/ ▲ Y
Le principe d’accélération

Toute hausse de la demande de biens de consommation, provoque une


hausse de revenu, laquelle entraine un accroissement dans une
proportion égale à a.

a est en général supérieur à 1, ce qui signifie que les variations de la


demande d’investissement sont plus importantes que les variations du
revenu ou de la demande de biens en consommation.
L’équilibre macroéconomique
Kéynésien

➢En économie l’équilibre désigne une situation caractérisée par


l’égalité entre les volumes d’offre et de demande sur les
marchés économiques;

➢Dans la théorie Kéynésienne, l’équilibre économique est


caractérisé par l’égalité des revenus distribués par les
entreprises (le revenu national ou le revenu global) avec les
dépenses globales (dépense de consommation et
d'investissement).
L’équilibre macroéconomique
Kéynésien

Revenu global (offre globale) = dépense globale (demande globale

Keynes souligne que cet équilibre n’est pas automatiquement établi, en


raison des fuites et des injections dans le circuit économique
L’équilibre macroéconomique
Kéynésien
➢On appel fuite la partie du revenu que les consommateurs ne
consomment pas. En d’autre terme, c’est l’épargne. Cette
dernière n’est pas remise en circulation et donc elle n’est pas
récupérée par les entreprises.
➢On appel injection l’investissement autonome réalisé par les
entreprises indépendamment du revenu qu’ils distribuent.
➢L’équilibre est ainsi établi, lorsque les fuites sont compensés
par les injections. C’est à dire il y a égalité entre épargne des
ménages et investissement autonome des entreprises.
L’équilibre macroéconomique
Kéynésien
Mathématiquement, on peut démontrer cette condition
d’équilibre ainsi:
Puisque: Revenu global = Dépense globale
Or le revenu global (Y) est soit consommé (C) soit épargné (S)
de même la dépense globale (D) est constituée de la
consommation (dépense des ménages) et l’investissement
autonome (dépense des entreprises).
On peut écrire :
Y = C + S et D = C + Io
L’équilibre macroéconomique
Kéynésien

A l’équilibre on a: Y=D
Donc : C + S = C + Io
Donc la condition d’équilibre:

Io = S
Le multiplicateur d’investissement

Le multiplicateur d’investissement mesure l’effet exercé par la


variation de l’investissement sur le revenu global.

Le multiplicateur d’investissement est égal au rapport entre la


variation du revenu national et la variation de
l’investissement.

Pour comprendre le mécanisme du multiplicateur on donne


l’exemple suivant:
Le multiplicateur d’investissement

Dans une économie fermée, la consommation se fait suivant


une Pmc de 0,8.
On considère un investissement additionnel de ▲I= 10 millions
qui augmente la dépense globale.
Ce montant va se répartir entre les agents économiques sous
forme de revenus salariaux, de revenus du capital, et de
revenus de propriétés, qui vont alimenter d’avantage la
dépense globale.
Les premier bénéficiaires du montant initial vont consommer 8
millions (10.000.000 * 0,8). Ceux qui reçoivent ce second
montant vont consommer 6.400.000 (8millions * 0,8)
▲I ▲Y
1- 10.000.000 * 1 10.000.000
+ +
2- 10.000.000 * 0,8 8.000.000
+ +
3- 10.000.000 * (0,8)2 6.400.000
+ +
4- 10.000.000 * (0,8)3 5.120.000
+ +
5- 10.000.000 * (0,8)4 4.096.000
. .
. .
. .
. .
10.000.000 * 1/1-0,8 50.000.000
Le multiplicateur d’investissement

La première colonne se présente sous forme d’une progression


géométrique:
10.000.000 (1+c+c2+c3+c4 ………+cn) = 1/1-c * 10.000.000
1/1-c = 1/5
Ainsi on constate que lorsque l’investissement augment de ▲I
le revenu global augmente de 5 * ▲I
Ainsi le multiplicateur d’investissement k = 1/1-c
Avec c : la propension marginal à consommer
Le multiplicateur d’investissement

On peut démontrer autrement le multiplicateur est égal à 1/1-c.

Partons de la situation déjà définie par :

Y = Co + Io

On suppose qu’une perturbation intervient sous l’effet d’un


investissement additionnel de ▲I, cela entraine une variation du
revenu ▲Y et de la consommation ▲C pour parvenir à une
nouvelle situation d’équilibre.
Le multiplicateur d’investissement

Donc la nouvelle situation d’équilibre sera déterminée ainsi :


Y + ▲Y = C + ▲C + Io + ▲I
Avec ▲Y = ▲C + ▲I ou ▲I = ▲Y - ▲C
D’autre part on rappel que le multiplicateur (k)
d’investissement est égale au rapport entre la variation du
revenu national et la variation de l’investissement.
k = ▲Y / ▲I
k = ▲Y / ▲Y - ▲C
Le multiplicateur d’investissement
En divisant le dénominateur par ▲Y, on trouve que :
1 1 1
k= = =
1 - ▲C/▲Y 1 - c 1- Pmc
➢On constate que k > 1 car Pmc < 1
➢On conclut que la variation de l’investissement entraine une
variation plus importante du revenu national : c’est le
mécanisme du multiplicateur.
➢Plus la valeur de c est grande plus le multiplicateur est grand.
Le multiplicateur d’investissement

Application :
Soit une économie dont la fonction de consommation est la
suivante:
C = 100 + 0,6 Y
Calculer l’effet exercé par un investissement additionnel de 10
millions sur le revenu?
Le multiplicateur d’investissement

Réponse:
Le multiplicateur d’investissement est de :
k = 1 / 1-c = 1 / 1-0,6 = 2,5
Donc on conclut que l’augmentation de
l’investissement de 10 millions va engendrer un
accroissement du revenu national de :
10 millions * 2,5 = 25 millions
Le multiplicateur d’investissement

Questions :
Définissez la loi psychologique fondamentale de
Keynes.
Dans la fonction de consommation keynésienne :
C = c Y + Co, que représente c ?
Dans le modèle keynésien, quel est l’intervalle possible
de c?
Le multiplicateur d’investissement

Réponse:
La loi psychologique fondamentale stipule qu’en moyenne et au
cours du temps, les hommes ont tendance à augmenter leurs
dépenses de consommation à mesure que leur revenu croît mais
de manière moins que proportionnel.
Dans la fonction de consommation keynésienne C = c Y + Co, c
représente la propension marginale à consommer qui définit la
part de l’accroissement du revenu allouée à la consommation
des ménages. On a 0 < 𝑐 < 1.
Le multiplicateur d’investissement

Questions :

Qu’est-ce que le seuil de rupture ? Illustrez vos


propos par un graphique
Le multiplicateur d’investissement

Réponse:
Le seuil de rupture définit le niveau de revenu pour lequel
l’épargne des ménages est nulle. En dessous de ce niveau de
revenu, l’épargne des ménages est négative, les ménages
consomment donc plus qu’ils ne perçoivent de revenus ; au-
dessus du seuil de rupture, les ménages dégagent une épargne
positive.
C
S

Cm = Co+cYd

S = – Co + (1-c) Y
Co

45° S>0

S<0

- Co
Le multiplicateur d’investissement
Exercice :
Soit une économie fictive caractérisée par les équations suivantes :
𝐶 = 0,8.𝑌𝑑 + 150 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑌𝑑 = 𝑌 − 𝑇
𝐼 = 250
𝐺 = 500
𝑇 = 300
1) Exprimez sous forme structurelle le revenu d’équilibre de notre
économie puis calculez-le.
2) Donnez l’expression du multiplicateur d’investissement puis calculez-le.

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