Syllabus TP Final
Syllabus TP Final
médicaments organiques
Travaux pratiques
Jean NEVE
Professeur
François DUFRASNE
Pierre VAN ANTWERPEN
D/2008/0098/081
4e édition – Tirage 2011-12/5-S
PHAR-J-305_B
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Conformément à la loi du 30 juin 1994, modifiée par la loi du 22 mai 2005, sur le droit d'auteur, toute reproduction
partielle ou totale du contenu de cet ouvrage –par quelque moyen que ce soit– est formellement interdite.
Toute citation ne peut être autorisée que par l'auteur et l’éditeur. La demande doit être adressée exclusivement
aux Presses Universitaires de Bruxelles a.s.b.l., avenue Paul Héger 42, 1000 Bruxelles,
Tél. : 02-649 97 80 – Fax : 02-647 79 62 – Http//:[Link]/pub – E-mail : mpardoen@[Link]
« L’Université libre de Bruxelles fonde l’enseignement et la recherche sur le
principe du libre examen. Celui-ci postule, en toute matière, le rejet de
l’argument d’autorité et l’indépendance du jugement. »
Article 1 des statuts de l’U.L.B.
Le label FSC : la garantie d’une gestion responsable des forêts
Les Presses Universitaires de Bruxelles s’engagent !
Les P.U.B. impriment depuis de nombreuses années les syllabus sur du papier recyclé. Les différences de qualité
constatées au niveau des papiers recyclés ont cependant poussé les P.U.B. à se tourner vers un papier de meilleure
qualité et surtout porteur du label FSC.
Sensibles aux objectifs du FSC et soucieuses d’adopter une démarche responsable, les P.U.B. se sont conformé aux
exigences du FSC et ont obtenu en avril 2010 la certification FSC (n° de certificat COC spécifique aux P.U.B. : CU-COC-
809718-HA).
Seule l’obtention de ce certificat autorise les P.U.B. à utiliser le label FSC selon des règles strictes. Fortes de leur
engagement en faveur de la gestion durable des forêts, les P.U.B. souhaitent dorénavant imprimer tous les syllabus
sur du papier certifié FSC. Le label FSC repris sur les syllabus vous en donnera la garantie.
Qu’est-ce que le FSC ? Quelles garanties ?
FSC signifie “Forest Stewardship Council” ou Le système FSC repose également sur la traçabilité du
“Conseil de bonne gestion forestière”. Il s’agit d’une produit depuis la forêt certifiée dont il est issu jusqu’au
organisation internationale, non gouvernementale, consommateur final. Cette traçabilité est assurée
à but non lucratif qui a pour mission de promouvoir par le contrôle de chaque maillon de la chaîne de
dans le monde une gestion responsable et durable commercialisation/transformation du produit (Chaîne
des forêts. de Contrôle : Chain of Custody – COC). Dans le cas du
Se basant sur dix principes et critères généraux, papier et afin de garantir cette traçabilité, aussi bien le
le FSC veille à travers la certification des forêts au producteur de pâte à papier que le fabricant de papier,
respect des exigences sociales, écologiques et le grossiste et l’imprimeur doivent être contrôlés.
économiques très poussées sur le plan de la gestion Ces contrôles sont effectués par des organismes de
forestière. certification indépendants.
Plus d’informations ?
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A la recherche de produits FSC ?
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2. Méthodes instrumentales..................................................................................................... 5
2.1. Détermination du point de fusion................................................................................. 5
2.2. Spectrophotométrie d'absorption dans l'infrarouge...................................................... 5
2.3. Spectrophotométrie d'absorption dans l'ultraviolet et le visible .................................. 6
2.4. Détermination du pouvoir rotatoire.............................................................................. 7
2.5. Détermination de l'indice de réfraction........................................................................ 9
2.6. Détermination du point d’ébullition........................................................................... 10
2.7. Résonance magnétique nucléaire ............................................................................... 11
2.8. Méthodes chromatographiques .................................................................................. 12
4. Pharmacopées ..................................................................................................................... 23
4.1. Prescriptions générales............................................................................................... 23
4.1.1. Identifications, essais et dosages. ................................................................................................23
4.1.2. Solubilité et solvants ...................................................................................................................24
4.1.3. Expression des concentrations.....................................................................................................25
4.2. Extraits de monographies........................................................................................... 25
4.2.1. Acide glutamique ........................................................................................................................25
4.2.2. Sulfamérazine..............................................................................................................................27
4.2.3. Méthénamine = Urotropine .........................................................................................................29
4.2.4. Chloramphénicol .........................................................................................................................31
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11. Contrôle quantitatif d’un principe actif de préparation magistrale ......................... 118
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Proposer un guide de travaux pratiques qui rencontre fidèlement les exigences de la chimie
thérapeutique moderne n'est dès lors pas une entreprise aisée. Ce fascicule comprendra en fait à la
fois des manipulations où l'intérêt pédagogique prime sur la modernité et d'autres qui tentent de
coller plus fidèlement à la complexité de l'actualité pharmaceutique. Tout en s'inspirant dans leur
conception des manuels précédents, plusieurs parties de la présente édition ont néanmoins été très
largement revues et adaptées en fonction des évolutions les plus récentes de la matière; par ailleurs
des monographies tirées des dernières éditions des pharmacopées modernes ont été sélectionnées pour
leur valeur exemplative. A cet égard, il est primordial de souligner que l'unique vocation de cet
ouvrage est d'illustrer quelques aspects importants de la matière vue en cours et relatifs plus
particulièrement à la pratique de l’analyse des médicaments en laboratoire. Ce n'est qu'au prix d'une
consultation fréquente et approfondie d'ouvrages de référence (dont les pharmacopées) que
l'étudiant pourra acquérir une maîtrise satisfaisante de la matière. Plus que jamais, le travail
personnel sera un excellent moyen de compléter les notions enseignées en chaire ou abordées au cours
des travaux pratiques. Enfin, un esprit critique poussé au cours de la réalisation de ces
manipulations constituera une des meilleures garanties d'un travail de qualité.
NOTE IMPORTANTE
L’utilisation de ce manuel ne dispense en rien de la consultation
de la Pharmacopée Européenne !
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2. Méthodes instrumentales
● Mode opératoire:
Sauf indication contraire, desséchez sous vide et sur gel de silice anhydre pendant 24 h, la
substance finement pulvérisée. Dans un tube capillaire, introduisez-en une quantité suffisante
pour former une colonne compacte d'une hauteur de 4 à 6 mm. Chauffez jusqu'à obtention
d'une température d'environ 10 °C inférieure au point de fusion présumé et réglez ensuite la
vitesse de chauffage à environ 1 °C par minute. Dès qu'une température de 5 °C inférieure au
point de fusion présumé est atteinte, introduisez correctement le tube capillaire dans l'appareil.
Dans le cas du dispositif décrit ci-dessus, placez le tube capillaire de façon que son extrémité
scellée se trouve à mi-hauteur du réservoir à mercure et que le repère d'immersion du
thermomètre soit au niveau de la surface du liquide. Notez la température à laquelle la
dernière particule passe à l'état liquide.
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● Préparation de l'échantillon:
Préparez la substance en utilisant l'une des méthodes suivantes:
Liquides ou solides préparés sous forme de solution. Préparez une solution dans un
solvant approprié; choisissez une concentration de solution et une longueur de
parcours de cuve qui donnent un spectre satisfaisant. Généralement, de bons résultats
sont obtenus avec des concentrations de 10 g/l à 100 g/l pour une longueur de
parcours de 0,5 mm à 0,1 mm. L'absorption due au solvant doit être compensée par
l'introduction dans le faisceau de référence d'une cuve semblable contenant le solvant
utilisé.
Solides. Examinez un solide dispersé soit dans un liquide convenable (pâte), soit
dans un solide (pastille d'halogénure). Lorsque la monographie l'indique, utilisez une
pellicule de substance fondue entre 2 plaques transparentes aux rayons infrarouges.
► Pâte. Triturez une petite quantité de la substance à examiner avec un minimum de
paraffine liquide ou d'un autre liquide approprié; 5 mg à 10 mg de substance à
examiner suffisent généralement pour préparer une pâte adéquate. Comprimez la
pâte entre 2 plaques transparentes aux rayons infrarouges.
► Pastille. Triturez 1 mg à 2 mg de la substance à examiner avec 300 mg à 400 mg
( en pratique courante, on utilisera 1 mg de substance/100 mg de KBr ou 2 mg
de substance/200 mg de KBr), sauf indication contraire, de bromure de potassium
ou de chlorure de potassium finement pulvérisé et desséché. Ces quantités
suffisent généralement pour préparer une pastille d'un diamètre de 13 mm et
obtenir un spectre d'intensité satisfaisante. Broyez soigneusement le mélange,
étendez-le uniformément dans une matrice spéciale et soumettez-le sous vide à
une pression de 800 mPa environ (8 [Link]-2).
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A = log10(1/T) = log10(I0/I)
T = I/I0 avec I0 = intensité du rayonnement monochromatique incident et I = intensité du
rayonnement monochromatique transmis
Sauf indication contraire, mesurez l'absorbance à la longueur d'onde prescrite sous une
épaisseur de 1 cm à 20 ± 1 °C. Sauf indication contraire, effectuez les mesures par rapport au
même solvant ou au même mélange de solvants. L'absorbance du solvant mesurée par rapport
à l'air et à la longueur d'onde prescrite, ne doit dépasser en aucun cas 0,4 et doit être de
préférence inférieure à 0,2. Tracez le spectre d'absorption en portant en ordonnée les valeurs
d'absorbance ou toute fonction de celle-ci et en abscisse la longueur d'onde ou toute fonction
de celle-ci.
● Lorsque la monographie donne une seule valeur pour la position d'un maximum
d'absorption, il est admis que la valeur obtenue peut s'en écarter de 2 nm.
● Sur les appareils de laboratoire d’analyse quantitative, il est généralement admis que
la lecture doit se faire entre des transmissions comprises entre 30 et 70 %, afin de rester dans
la zone de linéarité de la loi de Beer-Lambert. Cependant, il existe des appareils dont la
technologie permet de lire bien au-delà ou en deça de ces valeurs.
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● La Pharmacopée adopte les définitions conventionnelles suivantes qui sont plus faciles à
utiliser:
- L'angle de rotation optique d'un liquide est l'angle de rotation α, exprimé en degré (°),
du plan de polarisation à la longueur d'onde de la raie D du sodium (λ = 589,3 nm)
mesuré à 20 °C sous une épaisseur de 1 décimètre. Dans le cas d'une solution, la
méthode de préparation est prescrite dans la monographie.
- Le pouvoir rotatoire spécifique [α]20D d'un liquide est défini par l'angle de rotation α,
exprimé en degrés (°), du plan de polarisation à la longueur d'onde de la raie D du
sodium (λ = 589,3 nm) mesuré à 20 °C dans la substance liquide à examiner, rapporté
à une épaisseur de couche de 1 décimètre et divisé par la masse volumique exprimée
en grammes par centimètre cube.
- Le pouvoir rotatoire spécifique [α]20D d'une substance en solution est défini par l'angle
de rotation α, exprimé en degrés (°), du plan de polarisation à la longueur d'onde de la
raie D du sodium (λ = 589,3 nm) mesuré à 20 °C dans une solution de la substance
liquide à examiner, rapporté à une épaisseur de couche de 1 décimètre et à une
concentration de 1 gramme de substance par millilitre. Le pouvoir rotatoire spécifique
d'une substance solide est toujours défini par rapport à un solvant déterminé et à une
concentration donnée.
● Dans certains cas précisés dans la monographie, l'angle de rotation peut être mesuré à
d'autres températures que 20 °C et à d'autres longueurs d'onde.
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● Mode opératoire:
- Déterminez le zéro de l'appareil avec un tube fermé, vide dans le cas des substances
liquides, et rempli du solvant prescrit dans le cas des substances solides. Effectuez un
minimum de 5 lectures et calculez la moyenne. Cette étape n’est plus
systématiquement nécessaire avec les appareils modernes. Toutefois, il est toujours
conseillé de le faire afin de tenir compte de la déviation de lecture due à l’œil de
chaque utilisateur.
1000 α 100 α α
20
α] D = ─────── ou ─────── ou ───────
[α
l⋅c l ⋅ c* l ⋅ c**
- Calculez d'après les formules suivantes la teneur c en pour g/l ou la teneur c' en pour
cent m/m d'une substance dissoute.
1000 α 100 α
c = ──────── c’ = ────────
α]20D
l [α α]20D ρ20
l [α
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● L'indice de réfraction nλt d'un milieu rapporté à l'air est égal au rapport du sinus de
l'angle d'incidence d'un rayon lumineux dans l'air au sinus de l'angle de réfraction du rayon
réfracté dans le milieu considéré. Sauf indication contraire, l'indice de réfraction est déterminé
à 20 ± 0,5 °C et rapporté à la raie D du sodium (λ = 589,3 nm); le symbole est alors nD20,
● Les réfractomètres courants déterminent l'angle limite. Dans ces appareils, la partie
essentielle est un prisme d'indice de réfraction connu, en contact avec le liquide à examiner.
Pour l'étalonnage de l'appareil, utilisez les liquides de référence mentionnés dans les
pharmacopées.
t1 = t2 +(k(101,3 – b)
t1 = température corrigée,
t2 = température lue à la pression barométrique b,
k = facteur de correction (voir tableau 2.2.11.-1),
b = pression barométrique, exprimée en kilopascals, lors de la distillation.
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Thermomètre
Réfrigérant
Le liquide, dans lequel on aura ajouté au préalable 2-3 grains de pierre ponce, est chauffé
progressivement au bunsen électrique. Dès que le reflux est atteint au niveau du réfrigérant,
on attend que la température maximale soit obtenue au thermomètre. Cette température est la
température d’ébullition. La méthode est moins précise que celle de la pharmacopée car la
température peut fluctuer de quelques degrés par rapport à la température d’ébullition réelle.
C’est surtout le cas pour les liquides dont le point d’ébullition est très élevé ( > 200 °C).
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Les signaux sont fréquemment subdivisés en une série de pics, appelés doublets, triplets,…
multiplets, multiplicité due à la présence de champs magnétiques permanents émanant des
noyaux voisins en particulier d’autres protons distants de 2 à 5 liaisons de valence. L’intensité
de chaque signal, mesurée par la surface sous le signal, est proportionnelle au nombre de
protons équivalents.
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● Chauffage: sauf mention contraire, tout chauffage se fait dans un récipient rôdé muni
d’un réfrigérant, en présence de 2-3 grains de pierre ponce.
● Filtration: les méthodes de filtration sous vide sont toujours préférées. Elles se font soit
au moyen d’un filtre en verre fritté, soit d’un Büchner muni d’un filtre circulaire. Le liquide
est recueilli dans une fiole Büchner. Lorsque la filtration sur filtre en papier est utilisé, il vaut
toujours mieux plisser le filtre pour accélérer le phénomène. N’oubliez pas de laver le
précipité recueilli sur le filtre avec le solvant de filtration ou, le cas échéant, tout autre réactif
de lavage adéquat.
● Extraction: toute extraction se fait dans une ampoule à décanter et, de préférence, en
deux fois au moyen de volumes de solvants organiques appropriés.
- solvants: généralement à faible point d’ébullition comme l’éther diéthylique ou le
dichlorométhane.
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F. Dufrasne, P. Van Antwerpen et J. Nève T.P. Etude des Médicaments Organiques
- procédure: extraire une première fois la phase aqueuse par un demi-volume équivalent
de solvant puis, une deuxième fois, par un volume égal à celui de l’eau. Agiter
énergiquement une cinquantaine de fois en s’arrêtant régulièrement pour enlever la
surpression dans l’ampoule au moyen du robinet et en vérifiant s’il n’y a pas
d’émulsion.
- lavage: lorsque l’on extrait un produit à partir d’une solution fortement acidifiée ou
basifiée, il convient de laver les phases organiques réunies au moyen d’un peu d’eau
(par agitation dans une ampoule à décanter) afin d’éliminer toute trace résiduelle
d’acide ou de base.
- séchage: avant évaporation le solvant décanté et récupéré est séché par agitation avec
2-3 cuillerées à café de Na2SO4 ou MgSO4.
● Chromatographie sur couche mince (CCM): La chromatographie sur couche mince est
une technique de séparation dans laquelle une phase stationnaire, constituée d’un matériau
approprié, est répandue en une couche mince et uniforme sur un support (plaque) de verre, de
métal ou de plastique. Des solutions d’analytes sont appliquées sur la plaque avant le
développement. La séparation repose sur les mécanismes d’adsorption, de partage ou
d’échange d’ions ou sur des combinaisons de ces mécanismes et elle s’effectue par migration
(développement) de solutés (solutions d’analytes) dans un solvant ou un mélange de solvants
approprié (phase mobile) à travers la couche mince (phase stationnaire).
En chimie pharmaceutique, on se sert de la CCM pour procéder au contrôle de la substance
synthétisée à deux niveaux:
- qualitatif: vérifier que la substance obtenue est différente du produit de départ ou de
certains réactifs (à condition qu’ils soient visibles sur la plaque)
- semi-quantitatif: absence d’autre tache autre que la tache principale
On pratique l’analyse en utilisant le matériel suivant:
- plaque: généralement 3-4 cm de largeur de base sur 5-6 cm de hauteur (1 spot tous les
cm)
- phase mobile: son choix est déterminé par le pouvoir de séparation des différents
spots, c’est-à-dire la résolution du système. On prépare généralement un maximum de
20 mL de phase mobile.
- cuve: un pèse filtre ou un petit bécher, recouvert d’un verre de montre, sans saturation
préalable.
- dépôts: au moyen de capillaire. On déposera la quantité suffisante pour avoir un spot
analysable sous UV. Une solution de 10-20 mg/10 mL est généralement suffisamment
concentrée. On dépose des spots ronds par portion de 1 µL et on observe en UV pour
vérifier que la tache est nettement visible.
● La recristallisation est une technique de purification très simple. Elle se base sur les
différences de solubilité que l’on peut observer entre le produit à isoler après une réaction et
les impuretés qui sont présentes en quantités variables. Elle se différentie du simple lavage
par un solvant, une base ou un acide, qui n’élimine que les impuretés superficielles, certaines
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d’entre elles restant insérées dans la structure cristalline du solide1. La recristallisation passe,
en effet, par la solubilisation totale du produit à purifier dans un solvant, suivie par la
reformation des cristaux. Ce procédé permet donc de n’isoler idéalement que le solide
cristallin pur.
A + B C + D (+ x autres)
SOLVANT
DE
FILTRAGE A FROID RECRISTALLISATION
1 Pour être efficace, un lavage doit se faire impérativement sur une solution du mélange de produits dans un
solvant organique. On procède généralement à un lavage lorsque le produit ou les impuretés ont des propriétés
acido-basiques qui permettent de les différencier.
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Ac2O
R OH R O
H
R NH2 R N
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R
O N
H R NH2 H
O R
N
Dans un ballon de 100 mL muni d'un réfrigérant, introduisez 5 mmol d'aniline et 5 mmol
d'aldéhyde ou de cétone. Agitez: le mélange se trouble et s'échauffe. Chauffez doucement
durant 10 minutes (flamme éclairante avec légère ébullition). Extrayez l’imine par le
dichlorométhane au moyen d'une ampoule à décanter.
OH
O N
H [Link] H
O OH
N
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O2N
O
O
O2N ou Cl
Cl O2N (NO2)x
R OH R O
Cette réaction peut être effectuée également dans un tube à essai. A 0,5 mL d'alcool,
ajoutez 5 mL de pyridine et 2 g de chlorure de 3,5-dinitro- ou p-nitrobenzoyle. Chauffez ce
mélange prudemment pendant 5 min et versez-le lentement dans 15 mL d'eau distillée, en
agitant. Recueillez le précipité ainsi obtenu sur un filtre Büchner et lavez-le par petites
portions avec une solution de Na2CO3 à 20 % (en tout 20 mL) puis avec de l'eau.
Recristallisez le précipité dans l'éthanol à 80 % de préférence, ou dans un autre solvant le cas
échéant, puis essorez et séchez le précipité ainsi formé.
O O
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NO2
O2 N OH NO2
R' R'
+
R N NO2 R NH O2 N O
R'' R''
NO2
O2N
H
N NO2
O N
O2N N NH2
H
H H
NO2
O O2N
H
N NO2
N
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● Aldéhyde et cétone non hydrosoluble: faites la réaction décrite ci-dessus mais dans
l’éthanol. Si aucun précipité n’apparaît après refroidissement, ajoutez de l’eau
goutte-à-goutte jusqu’à apparition d’un trouble et laisser reposer. Refroidissez au
besoin dans la glace si le précipité est absent ou peu abondant. Filtrez et recristallisez
dans le solvant approprié.
O
HO O
R CH2
R CH2X R CH
O
R CHX2
R CX3
O
R O
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H2N
O O O
R O R R N
H
+ RCOOH
R R R R
Br2 Br Br Br Br
Br Br
Le nombre de Br additionnés dépend
des autres substituants placés sur le cycles
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Au cours de cet exercice, des synthèses simples de médicaments sont proposées. Le but
est de comparer différentes méthodes de synthèse au niveau des rendements et de la pureté
des produits obtenus. Les paramètres tels que le temps de réaction, le type de réactif ou de
catalyseur, la méthode de chauffage (par plaque chauffante ou par microondes), la
température de chauffage et la technique de purification sont étudiés et comparés en fin de
travail.
● Nombres d’étudiants: 5
● Organisation:
1) Synthèse et isolation: lisez la procédure, faites les calculs éventuels et venez en
discuter avec l’assistant avant de débuter.
2) Purification et vérification de pureté par CCM: si le produit n’est pas pur,
recommencez l’opération.
3) Analyse par IR, UV et point de fusion: comparez avec les données spectrales de la
littérature.
4) Dosage par une méthode au choix (UV, titrage acide-base ou rédox).
► un rapport commun avec ceux qui auront fait la même synthèse mais dans des
conditions différentes: comparaisons des différentes méthodes de synthèse pratiquées
au laboratoire (influence de la température, du mode de chauffage, du solvant, du
catalyseur utilisé).
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4. Pharmacopées
- Prise d'essais. Dans les essais comportant des limites numériques et dans les dosages, la
quantité des substances à mettre en oeuvre est approximative. La quantité réellement utilisée,
exactement mesurée ou pesée, ne s'écarte pas de plus de 10 pour cent de la masse ou du
volume prescrit et le résultat est calculé à partir de cette quantité exacte. Dans les essais où la
limite n'est pas numérique, mais dépend habituellement de la comparaison avec une substance
de référence dans les mêmes conditions, la quantité prescrite est respectée pour l'essai. Les
quantités de réactif sont utilisées avec la précision indiquée.
Les quantités sont pesées ou mesurées avec l'exactitude correspondant au degré de
précision indiqué. Dans le cas de pesées, la précision correspond à plus ou moins 5 unités
après le dernier chiffre indiqué (par exemple 0,25 g doit être interprété comme étant de
0,245 g à 0,255 g). Pour la mesure des volumes, si la partie décimale est un zéro ou se termine
par un zéro (par exemple 10,0 mL ou 0,50 mL), le volume est mesuré en utilisant une pipette,
un ballon jaugé ou une burette selon le cas; sinon, une éprouvette ou une pipette graduée
peuvent être utilisées. Les volumes exprimés en microlitres sont mesurés à l'aide d'une
micropipette ou d'une microseringue.
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- Limites. Les limites prescrites sont basées sur les données obtenues dans la pratique
analytique normale; elles tiennent compte des erreurs analytiques normales, des variations
acceptables inhérentes à la fabrication et à la préparation ainsi que d'un certain degré
d'altération jugé acceptable. Aucune autre tolérance ne doit être appliquée aux limites
prescrites pour déterminer si l'article examiné satisfait aux exigences de la monographie. Pour
déterminer la conformité à une limite numérique, la valeur calculée du résultat d'un essai ou
d'un dosage est tout d'abord arrondie au nombre de chiffres significatifs indiqué, sauf
indication contraire. Le dernier chiffre est augmenté de un lorsque la partie rejetée est égale à
ou dépasse une demi-unité; si la partie rejetée est inférieure à une demi-unité, le nombre n'est
pas modifié. Dans les essais comparatifs, l'acceptation ou le rejet est fonction de la conformité
ou de la non-conformité à l'essai prescrit. Quelquefois, la concentration approximative de
l'impureté tolérée est donnée entre parenthèses à titre purement indicatif.
Lorsque des limites de teneur sont prescrites dans une monographie, ce sont celles
déterminées par la méthode décrite sous « DOSAGE ». Lorsque le résultat d'un essai ou d'un
dosage est exprimé par rapport à la substance « desséchée », « anhydre », « exempte de
solvant » ou « calcinée », la détermination de la perte à la dessiccation, de la teneur en eau, de
la teneur en solvant ou de la perte à la calcination est effectuée selon la méthode prescrite sous
la rubrique « PERTE A LA DESSICCATION », « TENEUR EN EAU », « SOLVANT »,
« PERTE A LA CALCINATION ».
Le terme « partiellement soluble », est utilisé dans le cas d'un mélange dont seuls certains
constituants se dissolvent.
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- Solvants. Lorsque le solvant n'est pas mentionné, le terme « solution » implique une
solution dans l'eau. Lorsque l'eau est prescrite ou sous-entendue dans les identifications, les
essais, les dosages et pour la préparation des réactifs, elle est conforme à la monographie
« Aqua purificata ». L'expression « eau distillée », désigne l'eau purifiée préparée par
distillation.
Le terme « éthanol », sans autre précision, désigne l'alcool absolu; le terme « alcool »,
sans autre précision, désigne l'alcool contenant environ 96 pour cent V/ V d'éthanol (C2H6O).
D'autres dilutions d'éthanol sont indiquées par le terme « alcool » suivi de l'indication du titre
en éthanol (C2H6O) exprimé en pourcentage V/V.
Pour définir les concentrations, l'expression « pour cent » est employée, selon les
circonstances, avec 4 significations:
- pour cent m/m (pourcentage masse pour masse) exprime le nombre de grammes de
substance dans 100 grammes de produit final,
- pour cent m/V (pourcentage masse dans volume) exprime le nombre de grammes de
substance dans 100 millilitres de produit final,
- pour cent V/V (pourcentage volume dans volume) exprime le nombre de millilitres de
substance dans 100 millilitres de produit final,
- pour cent V/m (pourcentage volume pour masse) exprime le nombre de millilitres de
substance dans 100 grammes de produit final.
L'expression « parties par million » (ppm), sans autre précision, est exprimée masse pour
masse.
C5H9NO4
Mr 147,1
● DÉFINITION
L’acide glutamique contient au minimum 98,5 pour cent et au maximum l’équivalent de
100,5 pour cent d’acide (2S)-2-aminopentanedioïque, calculé par rapport à la substance
desséchée.
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● CARACTÈRES
Poudre cristalline blanche ou cristaux incolores, facilement solubles dans l’eau bouillante, peu
solubles dans l’eau froide, pratiquement insolubles dans l’acide acétique, dans l’acétone et
dans l’alcool.
● IDENTIFICATION
A. L’acide glutamique satisfait à l’essai du pouvoir rotatoire spécifique (voir Essai).
C. Examinez les chromatogrammes obtenus dans l’essai des substances décelables par la
ninhydrine. La tache principale du chromatogramme obtenu avec la solution à examiner
(b) est semblable quant à sa position, sa coloration et ses dimensions à la tache
principale du chromatogramme obtenu avec la solution témoin (a).
D. A 2,0 mL de solution S (voir Essai), ajoutez 0,1 mL de solution de phénolphtaléine R et
3,0 mL à 3,5 mL d’hydroxyde de sodium 1 M pour obtenir le virage de l’indicateur au
rouge. Ajoutez un mélange de 3 mL de solution de formaldéhyde R, de 3 mL d’eau
exempte de dioxyde de carbone R et de 0,1 mL de solution de phénolphtaléine R,
auquel de l’hydroxyde de sodium 1 M a été ajouté jusqu’à virage au rose. La solution
est décolorée. Ajoutez de l’hydroxyde de sodium 1 M jusqu’à coloration rouge. Le
volume total d’hydroxyde de sodium 1 M consommé est de 4,0 mL à 4,7 mL.
● ESSAIS
- Solution S. Dissolvez en chauffant légèrement 5,00 g d’acide glutamique dans de l’acide
chlorhydrique 1 M et complétez à 50,0 mL avec le même acide.
- Aspect de la solution. La solution S est limpide (2.2.1) et incolore (Procédé II, 2.2.2).
- Pouvoir rotatoire spécifique (2.2.7). Déterminé avec la solution S et calculé par rapport
à la substance desséchée, le pouvoir rotatoire spécifique est de + 30,5 à + 32,5.
- Substances décelables par la ninhydrine. Opérez par chromatographie sur couche
mince (2.2.27) en utilisant une plaque au gel de silice pour CCM R.
Solution à examiner (a). Dissolvez 0,10 g d’acide glutamique dans 5 mL d’ammoniaque
diluée R2 et complétez à 10 mL avec de l’eau R.
Solution à examiner (b). Prélevez 1 mL de solution à examiner (a) et complétez à 50 mL
avec de l’eau R.
Solution témoin (a). Dissolvez 10 mg d’acide glutamique SCR dans de l’eau R et
complétez à 50 mL avec le même solvant.
Solution témoin (b). Prélevez 5 mL de solution à examiner (b) et complétez à 20 mL avec
de l’eau R.
Solution témoin (c). Dissolvez 10 mg d’acide glutamique SCR et 10 mg d’acide
aspartique SCR dans de l’eau R et complétez à 25 mL avec le même solvant.
Déposez sur la plaque 5 µl de chaque solution. Séchez la plaque dans un courant d’air
pendant 15 min. Développez sur un parcours de 15 cm avec un mélange de 20 volumes
d’acide acétique glacial R, de 20 volumes d’eau R et de 60 volumes de butanol R. Laissez
sécher la plaque à l’air. Pulvérisez de la solution de ninhydrine R. Chauffez la plaque à
100-105 °C pendant 15 min. S’il apparaît d’autres taches que la tache principale dans le
chromatogramme obtenu avec la solution à examiner (a), aucune d’entre elles n’est plus
intense que la tache du chromatogramme obtenu avec la solution témoin (b) (0,5 pour
cent). L’essai n’est valable que si le chromatogramme obtenu avec la solution témoin (c)
présente 2 taches nettement séparées.
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- Chlorures (2.4.4). Dissolvez 0,25 g d’acide glutamique dans 3 mL d’acide nitrique dilué
R et complétez à 15 mL avec de l’eau R. La solution, additionnée de 1 mL d’eau R au
lieu de l’acide nitrique dilué R, satisfait à l’essai limite des chlorures (200 ppm).
- Sulfates (2.4.13). Prélevez 5 mL de solution S et complétez à 15 mL avec de l’eau
distillée R. La solution satisfait à l’essai limite des sulfates (300 ppm).
- Ammonium (2.4.1). 50 mg d’acide glutamique satisfont à l’essai limite B de
l’ammonium (200 ppm). Préparez le témoin avec 0,1 mL de solution à 100 ppm
d’ammonium (NH4) R.
- Fer (2.4.9). Dans une ampoule à décantation, dissolvez 1,0 g d’acide glutamique dans 10
mL d’acide chlorhydrique dilué R. Agitez avec 3 fois 10 mL de méthylisobutylcétone R1
pendant 3 min chaque fois. Agitez les couches organiques réunies avec 10 mL d’eau R
pendant 3 min. La couche aqueuse satisfait à l’essai limite du fer (10 ppm).
- Métaux lourds (2.4.8). 2,0 g d’acide glutamique satisfont à l’essai limite D des métaux
lourds (10 ppm). Préparez le témoin avec 2 mL de solution à 10 ppm de plomb (Pb) R.
- Perte à la dessiccation (2.2.32). Déterminée à l’étuve à 100-105 °C sur 1,000 g d’acide
glutamique, la perte à la dessiccation n’est pas supérieure à 0,5 pour cent.
- Cendres sulfuriques (2.4.14). Déterminé sur 1,0 g d’acide glutamique, le taux des
cendres sulfuriques n’est pas supérieur à 0,1 pour cent.
● DOSAGE
Dissolvez en chauffant légèrement 0,130 g d’acide glutamique dans 50 mL d’eau exempte de
dioxyde de carbone R. Refroidissez. Titrez par l’hydroxyde de sodium 0,1 M en présence de
0,1 mL de solution de bleu de bromothymol R1 jusqu’à virage du jaune au bleu.
1 mL d’hydroxyde de sodium 0,1 M correspond à 14,71 mg d’acide glutamique.
4.2.2. Sulfamérazine
H2N
H
N N
S
O O N
C11H12 N4O2S
Mr 264,3
● DÉFINITION
La sulfamérazine contient au minimum 99,0 pour cent et au maximum l’équivalent de 101,0
pour cent de 4-amino- N-(4-méthyl-2-pyrimidinyl)benzènesulfonamide, calculé par rapport à
la substance desséchée.
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● CARACTÈRES
Poudre cristalline ou cristaux blancs, blanc-jaune ou blanc-rose, très peu solubles dans l’eau,
assez solubles dans l’acétone, peu solubles dans l’alcool, très peu solubles dans le chlorure de
méthylène. La sulfamérazine se dissout dans les solutions d’hydroxydes alcalins et dans les
acides minéraux dilués.
La sulfamérazine fond en se décomposant vers 235 °C.
● IDENTIFICATION
B. Examinez les chromatogrammes obtenus dans l’essai des substances apparentées. La
tache principale du chromatogramme obtenu avec la solution à examiner (b) est
semblable quant à sa position, sa coloration et ses dimensions à la tache principale du
chromatogramme obtenu avec la solution témoin (a).
C. Dans un tube sec, introduisez 3 g de sulfamérazine. Plongez le fond du tube incliné à
45° environ, dans un bain d’huile de silicone et chauffez à 270 °C environ. La substance
se décompose en formant par sublimation un dépôt blanc ou blanc-jaune qui, après
cristallisation dans le toluène R et dessiccation à 100 °C, présente un point de fusion
(2.2.14) de 157 °C à 161 °C.
D. Dissolvez 20 mg environ de sulfamérazine dans 0,5 mL d’ acide chlorhydrique dilué R
et ajoutez 1 mL d’eau R. La solution donne, sans autre addition d’acide, la réaction des
amines primaires aromatiques (2.3.1).
● ESSAIS
- Aspect de la solution. Dissolvez 0,8 g de sulfamérazine dans un mélange de 5 mL de
solution diluée d’hydroxyde de sodium R et de 5 mL d’eau R. La solution n’est pas plus
fortement colorée que la solution témoin J4, JB4 ou JV4 (2.2.2, Procédé II).
- Acidité. Chauffez à 70 °C environ pendant 5 min, 1,25 g de sulfamérazine finement
pulvérisée dans 40 mL d’ eau exempte de dioxyde de carbone R. Refroidissez dans un
bain d’eau glacée pendant 15 min environ, puis filtrez. A 20 mL du filtrat, ajoutez 0,1 mL
de solution de bleu de bromothymol R1. Le virage de l’indicateur ne nécessite pas plus de
0,2 mL d’hydroxyde de sodium 0,1 M.
- Substances apparentées. Opérez par chromatographie sur couche mince (2.2.27) en
utilisant une plaque recouverte de gel de silice GF254 R.
Solution à examiner (a). Dissolvez 0,10 g de sulfamérazine dans 3 mL d’un mélange de 2
volumes d’ammoniaque concentrée R et de 48 volumes de méthanol R, puis complétez à
5 mL avec le même mélange de solvants.
Solution à examiner (b). Prélevez 1 mL de solution à examiner (a) et complétez à 10 mL
avec un mélange de 2 volumes d’ammoniaque concentrée R et de 48 volumes de
méthanol R.
Solution témoin (a). Dissolvez 10 mg de sulfamérazine SCR dans 3 mL d’un mélange de
2 volumes d’ammoniaque concentrée R et de 48 volumes de méthanol R, puis complétez
à 5 mL avec le même mélange de solvants.
Solution témoin (b). Prélevez 2,5 mL de solution à examiner (b) et complétez à 50 mL
avec un mélange de 2 volumes d’ammoniaque concentrée R et de 48 volumes de
méthanol R.
Déposez sur la plaque 5 µl de chaque solution. Développez sur un parcours de 15 cm
avec un mélange de 3 volumes d’ammoniaque diluée R1, de 5 volumes d’eau R, de 40
volumes de nitrométhane R et de 50 volumes de dioxane R. Desséchez la plaque à 100-
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105 °C. Examinez en lumière ultraviolette à 254 nm. S’il apparaît d’autres taches que la
tache principale dans le chromatogramme obtenu avec la solution à examiner (a), aucune
d’entre elles n’est plus intense que la tache du chromatogramme obtenu avec la solution
témoin (b) (0,5 pour cent).
- Métaux lourds (2.4.8). 1,0 g de sulfamérazine satisfait à l’essai limite C des métaux
lourds (20 ppm). Préparez le témoin avec 2 mL de solution témoin à 10 ppm de plomb
(Pb) R.
- Perte à la dessiccation (2.2.32). Déterminée à l’étuve à 105 °C sur 1,000 g de
sulfamérazine, la perte à la dessiccation n’est pas supérieure à 0,5 pour cent.
- Cendres sulfuriques (2.4.14). Déterminé sur 1,0 g de sulfamérazine, le taux des cendres
sulfuriques n’est pas supérieur à 0,1 pour cent.
● DOSAGE
Dissolvez 0,2500 g de sulfamérazine dans un mélange de 20 mL d’ acide chlorhydrique dilué
R et de 50 mL d’eau R, puis refroidissez la solution dans de l’eau glacée. Effectuez le dosage
de l’azote aminé primaire aromatique (2.5.8) en déterminant le terme de la réaction par
électrométrie.
1 mL de nitrite de sodium 0,1 M correspond à 26,43 mg de sulfamérazine.
N
N N
C6H12 N4
Mr 140,2
● DÉFINITION
1,3,5,7-Tétraazotricyclo[[Link],7]décane.
Teneur: 99,0 pour cent à 100,5 pour cent (substance desséchée).
● CARACTÈRES
Aspect: poudre cristalline blanche ou sensiblement blanche ou cristaux incolores.
Solubilité: facilement soluble dans l’eau, soluble dans l’éthanol à 96 % et dans le chlorure de
méthylène.
● IDENTIFICATION
B. A 1 mL de solution S (voir Essai), ajoutez 1 mL d’acide sulfurique R et portez
immédiatement à ébullition. Laissez refroidir. A 1 mL de solution ajoutez 4 mL d’eau R
et 5 mL de réactif à l’acétylacétone R1. Chauffez au bain-marie pendant 5 min. Il se
développe une intense coloration jaune.
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● ESSAIS
- Solution S. Dissolvez 10,0 g de méthénamine dans de l’ eau exempte de dioxyde de
carbone R préparée à partir d’eau distillée R et complétez à 100 mL avec le même
solvant.
- Aspect de la solution. La solution S est limpide (2.2.1) et incolore (2.2.2, Procédé II).
- Acidité ou alcalinité. A 5 mL de solution S, ajoutez 0,1 mL de solution de
phénolphtaléine R. Le virage de l’indicateur ne nécessite pas plus de 0,2 mL d’acide
chlorhydrique 0,1 M ou d’hydroxyde de sodium 0,1 M.
- Formaldéhyde libre: au maximum 50 ppm.
Dissolvez 0,8 g de méthénamine dans de l’ eau R et complétez à 8 mL avec le même
solvant. Ajoutez 2 mL de solution ammoniacale de nitrate d’argent R. Si après 5 min, la
solution présente une coloration grise, celle-ci n’est pas plus intense que celle d’une
solution témoin préparée simultanément et dans les mêmes conditions avec un mélange
de 8 mL d’une solution à 5 ppm de formaldéhyde (CH2O) R récemment préparée et de 2
mL de solution ammoniacale de nitrate d’argent R.
- Chlorures (2.4.4): au maximum 100 ppm.
Prélevez 5 mL de solution S et complétez à 15 mL avec de l’eau R.
- Sulfates (2.4.13): au maximum 100 ppm, déterminé avec la solution S.
- Ammonium (2.4.1): au maximum 50 ppm.
Prélevez 2 mL de solution S préparée extemporanément et complétez à 13 mL avec de
l’eau R. Ajoutez 2 mL de solution diluée d’hydroxyde de sodium R.
- Métaux lourds (2.4.8): au maximum 20 ppm.
12 mL de solution S satisfont à l’essai A. Préparez la solution témoin avec la solution à 2
ppm de plomb (Pb) R.
- Perte à la dessiccation (2.2.32): au maximum 2,0 pour cent, déterminé dans un
dessiccateur sur 1,000 g de méthénamine.
● DOSAGE
Dissolvez 0,100 g de méthénamine dans 30 mL de méthanol R. Titrez par l’acide perchlorique
0,1 M. Déterminez le point de fin de titrage par potentiométrie (2.2.20).
1 mL d’acide perchlorique 0,1 M correspond à 14,02 mg de méthénamine.
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4.2.4. Chloramphénicol
O
O2 N
HN CHCl2
OH
OH
C11H12Cl2 N2O5
Mr 323,1
● DÉFINITION
Le chloramphénicol, 2,2-dichloro- N-[(1R,2R)-2-hydroxy-1-(hydroxyméthyl)-2-(4-
nitrophényl)éthyl]acétamide, est une substance élaborée par certaines souches de
Streptomyces Venezuelae dans un milieu approprié. Le chloramphénicol est généralement
préparé par synthèse. Il contient au minimum 98,0 pour cent et au maximum l’équivalent de
102,0 pour cent de C11H12Cl2 N2O5, calculé par rapport à la substance desséchée.
● CARACTÈRES
Poudre fine, cristalline, blanche à blanc grisâtre ou blanc jaunâtre ou cristaux fins, aiguilles ou
cristaux plats allongés, peu solubles dans l’eau, facilement solubles dans l’alcool et dans le
propylèneglycol.
La solution dans l’éthanol est dextrogyre et la solution dans l’acétate d’éthyle est lévogyre.
● IDENTIFICATION
A. Le point de fusion (2.2.14) du chloramphénicol est de 149 °C à 153 °C.
C. Examinez les chromatogrammes obtenus dans l’essai des substances apparentées. La
tache principale du chromatogramme obtenu avec 1 µl de la solution à examiner est
semblable, quant à sa position et ses dimensions à la tache principale du
chromatogramme obtenu avec la solution témoin (a).
D. Dissolvez 10 mg environ de chloramphénicol dans 1 mL d’ alcool à 50 pour cent V/V
R. Ajoutez 3 mL d’une solution de chlorure de calcium R à 10 g/l et 50 mg de poudre de
zinc R. Chauffez au bain-marie pendant 10 min, puis filtrez la solution chaude et laissez
refroidir. Ajoutez 0,1 mL de chlorure de benzoyle R et agitez pendant 1 min. Ajoutez
ensuite 0,5 mL de solution de chlorure ferrique R1 et 2 mL de chloroforme R, puis agitez.
La couche aqueuse est colorée en rouge-violet clair à pourpre.
E. Dans un creuset de porcelaine, introduisez 50 mg de chloramphénicol. Ajoutez 0,5 g de
carbonate de sodium anhydre R. Chauffez à feu nu pendant 10 min. Laissez refroidir et
reprenez le résidu par 5 mL d’acide nitrique dilué R. Filtrez. A 1 mL du filtrat, ajoutez 1
mL d’eau R. La solution donne la réaction (a) des chlorures (2.3.1).
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● ESSAIS
- Acidité ou alcalinité. Agitez 0,1 g de chloramphénicol dans 20 mL d’eau exempte de
dioxyde de carbone R, puis ajoutez 0,1 mL de solution de bleu de bromothymol R1. Le
virage de l’indicateur ne nécessite pas plus de 0,1 mL d’acide chlorhydrique 0,02 M ou
d’hydroxyde de sodium 0,02 M.
- Pouvoir rotatoire spécifique (2.2.7). Dissolvez 1,50 g de chloramphénicol dans de
l’éthanol R et complétez à 25,0 mL avec le même solvant. Le pouvoir rotatoire spécifique
est de + 18,5 à + 20,5.
- Substances apparentées. Opérez par chromatographie sur couche mince (2.2.27) en
utilisant une plaque recouverte de gel de silice GF254 R.
Solution à examiner. Dissolvez 0,10 g de chloramphénicol dans de l’acétone R et
complétez à 10 mL avec le même solvant.
Solution témoin (a) Dissolvez 0,10 g de chloramphénicol SCR dans de l’acétone R et
complétez à 10 mL avec le même solvant.
Solution témoin (b). Prélevez 0,5 mL de solution témoin (a) et complétez à 100 mL avec
de l’acétone R.
Déposez séparément sur la plaque 1 µl et 20 µl de solution à examiner, 1 µl de solution
témoin (a) et 20 µl de solution témoin (b). Développez sur un parcours de 15 cm avec un
mélange de 1 volume d’eau R, de 10 volumes de méthanol R et de 90 volumes de
chloroforme R. Laissez sécher la plaque à l’air. Examinez en lumière ultraviolette à 254
nm. S’il apparaît d’autres taches que la tache principale dans le chromatogramme obtenu
avec 20 µl de la solution à examiner, aucune d’entre elles n’est plus intense que la tache
du chromatogramme obtenu avec la solution témoin (b) (0,5 pour cent).
- Chlorures (2.4.4). Agitez 1,00 g de chloramphénicol avec un mélange de 20 mL d’ eau R
et de 10 mL d’acide nitrique R pendant 5 min. Filtrez sur un filtre préalablement lavé à
l’eau R, par fractions de 5 mL jusqu’à ce que 5 mL des eaux de lavage ne donnent aucune
opalescence par addition de 0,1 mL d’acide nitrique R et de 0,1 mL de solution de nitrate
d’argent R1. 15 mL du filtrat satisfont à l’essai limite des chlorures (100 ppm).
- Perte à la dessiccation (2.2.32). Déterminée à l’étuve à 105 °C sur 1,000 g de
chloramphénicol, la perte à la dessiccation n’est pas supérieure à 0,5 pour cent.
- Cendres sulfuriques (2.4.14). Déterminé sur 2,0 g de chloramphénicol, le taux des
cendres sulfuriques n’est pas supérieur à 0,1 pour cent.
● DOSAGE
Dissolvez 0,100 g de chloramphénicol dans de l’eau R et complétez à 500,0 mL avec le même
solvant. Prélevez 10,0 mL de cette solution et complétez à 100,0 mL avec de l’eau R.
Mesurez l’absorbance (2.2.25) au maximum à 278 nm. Calculez la teneur en chloramphénicol
en prenant 297 comme valeur de l’absorbance spécifique.
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5. Analyse fonctionnelle
On retrouve dans ce chapitre les fonctions chimiques les plus courantes ou les plus
représentatives que l’on peut retrouver dans les substances médicamenteuses.
● Phénols
N.B. Dans certains cas plus délicats, la réaction de Millon peut être également effectuée.
● Acides
- Si le produit se trouve sous forme de sel (Ca, Na, K, NH4), traitez une solution aqueuse
concentrée par quelques gouttes d’acide sulfurique dilué. Filtrez, lavez et séchez le
précipité éventuellement apparu. Si aucun précipité n'apparaît, extrayez cette solution
aqueuse acide par 3 x 10 mL d'éther dans une ampoule à décanter. Lavez à l’eau et séchez
la phase éthérée. Evaporez l'éther (au bain-marie, sous hotte) et travaillez sur le résidu.
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● Esters
● Aldéhydes et cétones
- Les cétones donnent en plus une des réactions suivantes (ou les deux):
► Réaction de Legal des cétone α-CH2 et α-CH3 MAIS dans certains cas les α-CH2 ne
réagissent pas bien: Ajoutez à 50 mg de substance 2 mL d'eau, 2 gouttes de
nitroprussiate à 10 % et 1 mL d’acide acétique dilué. Agitez le mélange puis laissez
couler prudemment à sa surface 1 mL d’ammoniaque concentrée → anneau violet à
la zone de contact.
● Amines
- primaires aliphatiques:
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- primaires aromatiques
- secondaires
- tertiaires
● Amides
- primaires
Dans une fiole conique surmontée d'un barboteur contenant un peu d'eau et 2 gouttes de
thymolphtaléine, introduisez 200 mg de substance et 3 mL de NaOH à 20 %. Chauffez à
l'ébullition douce durant 3 minutes → virage de la thymolphtaléine au bleu franc.
- Substituées à l'azote
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► Si ces essais sont négatifs, continuez à chauffer les 4 mL restants à reflux durant 2
heures. Après refroidissement, filtrez éventuellement et alcalinisez le filtrat par
NaOH; extrayez 3 fois la solution par 2-3 mL d'éther que l'on évapore (au bain-
marie, sous hotte). Sur le résidu, recherchez l'amine primaire aliphatique.
● Acides α-aminés
● Acides alcools.
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à ne pas mentionner dans les fonctions analysables, elle est juste un outil en cas de doute
entre deux molécules.
La réaction de nitration donne de bon résultats lorsque le cycle est substitué par des
groupements donneurs (OH, NH2, CH3, …).
Ajoutez 2-3 gouttes d’HNO3 concentré à quelques mg de produit et chauffez au bain-marie
durant 1 minute. Refroidissez et ajoutez 1 mL d’eau. La solution peut être incolore, jaunâtre
ou orangée. Alcaliniser par NaOH concentré: si la coloration s’intensifie dans les teintes
jaunes ou oranges, la présence d’un cycle aromatique peut être suspectée. L’absence de
changement de coloration ne signifie pas pour autant qu’aucun cycle aromatique ne soit
présent. Il se peut qu’il soit tout simplement désactivé par des groupements électrocapteurs.
On peut également ajouter 1-2 gouttes d’acétone: si une coloration rouge ou violette apparaît,
cela peut être signe d’une nitration à deux endroits du cycle (complexe de Meisenheimer-
Zimmermann).
R CH CH R'
► Réaction de Malaprade.
Dans un tube à essai, ajoutez à une solution de 50 mg de substance dans 2 mL d’eau, 50
mg de periodate de potassium et 2 gouttes d’acide sulfurique R. Chauffez au bain-marie
durant 1 minute. Après ce délai, chauffez la solution à la flamme et recueillez les
condensations sur la paroi froide d’une pipette pasteur traversant un bouchon de liège.
Recommencez cette opération 3 fois. Les fractions de liquide obtenues sont rassemblées
dans un tube à essai, additionnées de 1 mL d’eau et de 1 mL d’acide sulfurique R.
Ajoutez alors une pincée (environ 5 mg) d’acide chromotropique R et chauffez à
ébullition. Il se produit une coloration rouge vineuse à violette.
● Disulfure (ponts)
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● Doubles liaisons
● Ethoxy
● Guanidines
● Halogénés (dérivé)
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● Imidazoles
H
N
Réaction de Pauly.
Dissolvez 100 mg de produit dans un mélange de 7 mL d’eau et 3 mL de NaOH 4%. Ajoutez
cette solution à un mélange de 50 mg d’acide sulfanilique, 10 mL d’eau, 2 gouttes d’acide
chlorhydrique concentré et 2 gouttes de solution de nitrite de sodium 10 %: il apparaît une
coloration rouge.
● Indoles et pyrroles
Substances de type:
N N
H
H
Indole Pyrrole
● Méthoxy
● Nitroaromatiques
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● Pyridine
Substances de type:
► Réaction de König.
Dissolvez 10 mg de produit dans 10 mL d'eau. A 2 mL de cette solution ajoutez 2
mL de solution de bromure de cyanogène2 et 3 mL d'une solution d'aniline à 2,5 %
(m/V) puis agitez. Eliminez le Br2 restant par un courant d’air dans la solution; il se
développe une coloration jaune orangé à rouge orangé.
► Réaction de Zincke
Mélangez 50 mg de substance avec 100 mg de 2,4-dinitrochlorobenzène. Transférez
10 mg de ce mélange dans un tube et chauffez doucement à la flamme éclairante
jusqu’à fusion du mélange. Refroidissez et ajoutez 3 mL de solution alcoolique de
KOH: coloration orange-rouge. un blanc peut être nécessaire.
● Thiols
● Uréides
Substance de type:
H H
N N
R R
2 Le bromure de cyanogène se prépare de la manière suivante et sous hotte: à quelques mL de solution d’eau
de brome on ajoute une solution de KCN goutte-à-goutte jusqu’à décoloration totale.
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● La liste des liquides en fonction de leur densité, indice de réfraction et point d’ébullition est
disponible au laboratoire
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L'analyse des médicaments poursuit d'une façon générale un triple but qui comporte à la
fois son identification, la recherche des impuretés, parfois toxiques, et les déterminations se
rapportant au contrôle de son activité physiologique, ceci principalement dans le cas où il
existe des isomères (de position ou des stéréoisomères) dont l'activité physiologique est
différente. C'est le premier aspect de ces opérations, c'est-à-dire l'identification d'une
substance isolée et considérée comme pure, qui est principalement abordé, puisqu'il constitue
la première vérification essentielle du contrôle pharmaceutique. Le principe de la méthode
proposée repose sur l'observation de trois étapes successives, qui se rapportent à:
4. Il va de soi que c'est principalement cette troisième étape qui sera envisagée dans le cas
d'une VERIFICATION d'IDENTITE, lorsqu'on sait à peu près de quelle substance il
s'agit. Dans ce cas, la détermination chromatographique est très utile pour la recherche
d'impuretés ou de produits d'altération. Elle permet souvent aussi de discerner des
isomères de position, dont l'activité physiologique est différente. Pour des raisons
évidentes de place, il n'a été possible de donner ici, pour chaque substance, que
quelques réactions principales d'identification. Il est recommandé de les compléter par
d'autres réactions données dans les Pharmacopées ou des ouvrages de référence.
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B. Azote
1) Sels d'ammonium.
Vérifiez d'abord, sur la solution aqueuse, si l'azote ne se trouve pas sous forme de sel
ammonique, par addition de réactif de Nessler, à froid. Ce réactif donne un précipité brun en
cas de réaction positive et non blanc ou jaunâtre ou gris. si la couleur est grise ou noire,
voire brune, il y a réduction du réactif.
2) Azote organique
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Dissolvez 50 mg de produit dans 8 mL d'eau (si le produit est peu soluble, saturez à froid et
filtrez, travaillez sur la solution saturée). Il est souvent utile de faire un blanc. Recherchez
successivement sur 1 mL environ de solution les anions suivants:
- les halogénures: sur la solution acidifiée par HNO3 précipité blanc à jaune par AgNO3.
Pour conclure à la présence d’un halogénure, il faut parvenir à filtrer et à laver le
précipité sans qu’il disparaisse. Il faut pouvoir le caractériser par sa solubilité dans
NH4OH dilué et le reprécipiter par HNO3 . Substance type X- (C, N,...)+.
► On peut aussi mettre en évidence les I- par oxydation par l’hypochlorite de sodium
en milieu acide: formation de I2 extractible par le chloroforme avec une coloration
violette. Même chose pour le Br- qui donne une coloration jaune ou orange.
- les arséniates: sur la solution neutralisée, précipité rouge brique par AgNO3 (Le
pyramidon donne une coloration violette. Voir tableau 2).
- les sulfates: sur la solution acidifiée par HCl, par BaCl2, précipité blanc insoluble. à
caractériser. Substance type HSO4- (C, N,...)+. s’il y a un précipité, ajoutez un égal
volume d’eau: si le précipité se ressolubilise, il s’agissait de BaCl2 (trop d’acide
chlorhydrique ajouté).
- les phosphates: sur la solution, précipité cristallin jaune par le réactif nitromolybdique à
60°C. Substance type H2PO4- (C, N,...)+.
- les nitrates: sur 2mL de solution acidifiée par 1 goutte d’acide sulfurique conc.,
superposez 2 mL d’une solution saturée de FeSO4 dans l’acide sulfurique concentré. Si
aucune coloration n’apparaît à l’interface après 5 minutes, chauffez légèrement (bain-
marie), laissez refroidir, apparition d’un anneau noir ou brun (anneau nitroso-ferreux) à la
zone de contact entre les deux solutions. la coloration doit apparaître avant 10’.
Substance type NO3- (C, N,...)+.
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- Tartrate: réaction de Pesez (cf. Pharmacopée, partie générale identification des ions)
- Salicylate: coloration violette au FeCl3
- Citrate: réaction de Deniges (cf. Pharmacopée, partie générale identification des ions)
- Maléate: réaction de Pesez ! ! ! de l’acide maléique et pas de l’acide tartrique
(cf. Pharmacopée, monographie du maléate de trimipramine)
- Acétate: formation d’acide acétique, formation d’acétate d’éthyle, réaction de la
pharmacopée au nitrate de lanthane ( difficile)
Cette étape permet de détecter la présence d’hétéroatomes (X, S, P, As) inclus dans la
structure de la molécule. Avant de réaliser cette recherche il est indispensable de se
débarrasser des sels éventuels identifiés à l’étape précédente en libérant la base organique
(comme indiqué au point g). Deux problèmes peuvent survenir:
● Le résidu après évaporation est liquide et est impossible à traiter de la manière indiquée
au point suivant. On peut utiliser cette autre technique: refaites une extraction suivie
d’une évaporation DIRECTEMENT sur le mélange nitraté, afin de concentrer l’élément
à analyser au sein de celui-ci.
● Pas de résidu, ni liquide, ni solide: faites la fusion pour rechercher les autres éléments
que celui utilisé pour salifier la molécule. Pour ce qui est de l’élément commun, on ne
sait donc pas s’il est seulement extramoléculaire ou extra- et intramoléculaire à la fois.
On recherchera donc les produits les possédant en intramoléculaire en priorité lors des
tests d’orientation afin de les éliminer le plus tôt possible en cours d’analyse.
- Fusion alcaline oxydante: mélangez intimement au mortier 0,05 g de substance avec 0,20 g
de Na2CO3 et 0,50 g de KNO3 (soit 0,70 g du mélange nitraté). Chauffez prudemment jusqu’à
fusion de la masse et oxydation du carbone ( coloration blanche, grisâtre ou jaune). Laissez
refroidir, dissolvez le résidu dans 10 mL d'eau distillée et filtrez:
● 1 mL de la solution neutralisée par l'acide acétique + AgNO3: précipité rouge brique: As
● 1 mL + HNO3 + AgNO3 (vérifier que le pH < 2): précipité d'halogénures à caractériser:
Cl, Br, I. On procéde également à deux autres types de réaction, si nécessaire:
■ réaction des différents halogénures de la pharmacopée
■ réaction au NaOCl en milieu acide et extraction par le dichlorométhane: pour I et
Br
● 1 mL + 1 à 3 gouttes d’acide chlorhydrique + BaCl2 (vérifier que le pH < 2): précipité
blanc insoluble par ajout de 1-2 mL d’eau: S
● 1 mL + réactif nitromolybdique à 60 °C: précipité cristallin jaune: P ( faites un
témoin)
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- En règle générale, les sels de calcium sont les plus insolubles dans l’eau, suivi des sels
potassiques et des sels sodiques (ces deux derniers étant, à de rares exceptions, tous solubles).
- Vérifiez si l’élément métallique salifie bien un acide, essayez de libérez la forme acide en
procédant comme indiqué ou point g). Substance du type ([Link])-. Métal+ ou (R)-. Métal+.
- Les bases organiques peuvent être salifiées par des acides minéraux (recherchés au point c)
mais aussi par des acides organiques (voir point d).
- Les acides organiques peuvent être salifiés par des bases minérales (NaOH, KOH, Ca(OH)2,
etc.) et se trouver sous forme de sels Na, K, Ca (recherchés au point e).
- Dans les deux cas, il est important de pouvoir séparer le produit initial de son sel afin
d’effectuer certaines réactions d’identification qui ne fonctionnent pas sur le sel. Pour
effectuer une séparation correcte, effectuez les opérations suivantes (résumées dans le schéma
de la page suivante):
* Faites une solution aqueuse concentrée du produit.
* Dans le cas d’une base salifiée, alcalinisez la solution par NaOH ou NH4OH dilué
jusqu’à réaction alcaline au papier indicateur.
* Dans le cas d’un acide salifié, acidifiez la solution par HCl dilué jusqu’à réaction acide
au papier indicateur.
* Ces opérations libèrent respectivement la base ou l’acide organique de son sel.
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Mettez en solution et
ajoutez une base / un acide dilué
Résidu solide ou Ø
liquide
goutte-à-goutte
Evaporez au bain-marie
Précipité Pas de Précipité
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7.1.2. Identification
En tenant compte de ces premières observations et des éléments caractérisés dans les
opérations précédentes, on recherchera successivement:
a) Produits azotés
2) Substance azotée et halogénée type (C, N,X) (éventuellement sous forme de sel).
-Tableau 1: Hydroxyzine, chlordiazépoxide, bromazépam, miconazole,
métoclopramide, dompéridone et chlorcyclizine.
- Tableau 2: Diazépam.
- Tableau 4: Bromisoval, carbromal et méprobamate (Br); niclosamide, indométhacine
et lorazépam (Cl)
- Tableau 12: Chloramphénicol et palmitate de chloramphénicol.
N’oubliez pas le tableau 12 !.
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7.2.1. Tableau 1
En plus des réactions de précipitation citées plus haut, il faut qu'au moins l'un des essais
suivants, effectué dans l’ordre, soit positif (voir ci-après pour la caractérisation finale):
certains sels des alcaloïdes de l’ergot donnent des réactions colorées avec HNO3 et H2SO4
concentrés
Les résultats de ces essais préalables permettront de se reporter à l'un des six groupes
repris dans les pages suivantes.
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Cette réaction doit se faire directement sur la poudre dans une capsule plate.
Autre
Coloration caractéristiques
- Apomorphine - rouge.
- Morphine - orange. - Coloration violette avec H2SO4 formolé
(réactif de Marquis) (cf. Point 2).
- Emétine - orange. - Coloration verte par H2SO4 avec addition
- Colchicine - violette. d'une goutte HNO3.
- Brucine - rouge. - Coloration rose par H2SO4 avec des traînées
- codéine - Coloration jaune orangé oranges par une trace de K2Cr2O7 en poudre.
POSSIBLE en fonction du lorsque la poudre est mal conservée, la
sel et de l’état de coloration est plutôt brune avec HNO3
conservation concentré,
b) Substances hétérocycliques
- Coloration bleue très foncée: imipramine: Tf. 172 °C (chlorhydrate); par H2SO4
négatif. Désimipramine: Idem (Tf HCl: 214 °C).
- Coloration rouge violacé: chlorprothixène: Tf. HCl 221 °C; par H2SO4, orangé, avec
fluorescence orangée.
- Coloration violacée très fugace puis jaune; par H2SO4, coloration rouge (jaune foncé
pour le bromazépam) et ensuite addition d'une goutte d'HNO3:
Coloration verte: prométhazine: Tf. 219 °C (chlorhydrate).
Coloration vert brun: chlorpromazine: Tf. 194 °C (chlorhydrate).
Coloration jaune: bromazépam: Tf. 230 °C; sol. hydrométhanolique +
sulfate ferroso-ammonique à 1 %: coloration violette.
- jaunâtre à orangée (variable selon les conditions de réactions et l’état de conservation):
cinnarizine (cf. plus loin 3.b.)
c) Antihistaminiques
- Antazoline: rouge foncé; pour la caractérisation, voyez aussi les réactions de
cristallisation, principalement le reineckate.
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e) Autres
- Vincamine: jaune intense. H2SO4 concentré: orange à froid et à chaud.
- Métoclopramide: jaune. Amine primaire aromatique
2) Groupe des dérivés de la morphine (certains alcaloïdes sont sous forme de tartrate)
a) Coloration à froid
Coloration jaune d'or: oxycodone: avec le réactif de Marquis: coloration violette sur
la base mais pas de coloration sur les sels.
Autre coloration: voir le point 3
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3) Substances donnant des colorations à froid ou après chauffage au B.M. avec H2SO4
H2SO4 H2SO4
Autres caractéristiques ou réactions
à froid à chaud
- Hydrastine vert violet fluorescence jaune vert.
- Papavérine incolore4 violet pâle à sec, présente une forte fluorescence blanc
bleuté; non fluorescente en solution.
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c) Autres
Traitez l'alcaloïde par H2SO4 dans une capsule, ajoutez quelques cristaux de bichromate de
potassium, créez une traînée par écrasement d'un cristal de bichromate:
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Réaction de Vitali: Traitez environ 1 mg de produit dans une capsule à fond rond par HNO3
fumant, évaporez au B.M. à siccité. Dissolvez le résidu dans 2 mL d’acétone puis ajoutez 0,1
mL de solution alcoolique de KOH méthanolique molaire. Il se développe une coloration
violette. Celle-ci s’intensifie en présence d’acétone.
- Atropine: libération de benzaldéhyde par H2SO4 et bichromate à chaud. La base précipite
par NH4OH; pas de précipité par HgCl2.
- Hyosciamine: mêmes réactions, substance lévogyre.
- Homatropine: la réaction de Vitali ( ne marche pas toujours bien) donne une coloration
rouge ( une coloration rouge intense peut être donnée dans certaines conditions par la
N-méthylacétanilide à la fin du tableau 2) avec de l’acétone mais est négative sans
acétone. Il est possible d’obtenir une coloration violette typique des autres alcaloïdes de
type atropine sans ajout d’acétone en faisant d’abord réagir l’homatropine avec de
l’anhydride acétique.
- Scopolamine: la base ne précipite pas par NH4OH; la solution précipite par HgCl2,
précipité blanc.
- Mébévérine: Tf 131 °C (chlorhydrate); Liebermann: noir.
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7.2.2. Tableau 2
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Techniques de cristallisation
Les cristallisations au KMnO4 et au K2Cr2O7 s'effectuent directement sur lame en
dissolvant quelques mg du produit dans une goutte d'eau et en ajoutant une goutte de KMnO4
à 1 % ou une goutte de K2Cr2O7 à 10 %. Avec le K2Cr2O7, les cristaux peuvent être observés
immédiatement; avec le KMnO4, après avoir recouvert la préparation d'une lamelle, il faut
attendre une dizaine de minutes avant d'observer la cristallisation.
a) dérivés de la pipéridine
- Lobéline (HCl): Marquis rouge; Tf. 180 °C; par NaOH à l'ébullition, odeur
d'acétophénone.
- Péthidine: réaction de Marquis jaune orangé avec fluorescence orangée; Tf. picrate
186-193 °C.
b) analgésiques centraux non pipéridiniques
- Méthadone: Tf. HCl 233-236 °C; Tf. base: 78 °C; formation d’un thiocyanate Tf. 144
°C.
- Lévorphanol: Tf. 198-199 °C
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Tuyau en caoutchouc
Tube en verre
Na2S 3g 1); ajoutez acide sulfurique dilué (10 ml)dans la fiole conique
2); chauffez PRUDEMMENT à la flamme
- Phénazone:
● coloration rouge violacé par HNO3 à chaud; coloration verte par HCl dilué et NaNO2;
● chauffé en solution chlorhydrique + formol, donne par refroidissement et
neutralisation par NH4OH, un précipité blanc de diantipyrine-méthane.
- Diméthylaminophénazone (pyramidon): coloration violette par les oxydants: FeCl3 dilué,
iode, HNO2.
- Hexaméthylènetétramine (urotropine):
● caractère alcalin;
● par le thiocol sulfurique, donne une coloration violacée si rien à froid, placez 10
minutes au bain-marie;
● par H2SO4 dilué et à chaud, un dégagement de formol détectable par la réaction à
l’acide chromotropique;
● par quelques gouttes de phénol fondu sur une solution aqueuse, un précipité blanc se
forme.
- N-Méthylacétanilide: Tf. 101 °C; libération de méthylaniline (amine substituée à
caractériser) par hydrolyse acide.
- Cimétidine: Tf. 142 °C; ajoutez du réactif de Nessler et chauffer au bain marie quelques
minutes: coloration noire.
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7.2.3. Tableau 3.
Dans une capsule, traitez 5 mg de substance par quelques gouttes d'eau de brome; évaporez au
B.M. Traitez le résidu de la même manière par quelques gouttes d'HNO3 et à nouveau par
l'eau de brome. Insistez (pour rendre l'oxydation complète) jusqu'à obtention d'un résidu
jaune. Celui-ci vire au rouge pourpre par exposition aux vapeurs d'ammoniac
- Théobromine:
● très peu soluble dans l'alcool et dans NH4OH à froid.
● La solution dans HCl dilué donne un précipité brun verdâtre par la solution d'iode
ioduré.
● Sublimation vers 290 °C.
- Théophylline:
● soluble dans l'alcool et dans NH4OH à froid.
● En solution dans HCl dilué, donne un précipité brun rouge par l'iode ioduré.
● La solution alcoolique additionnée de quelques gouttes de solution de nitrate de Co
dans l'alcool et d'une goutte de NH4OH donne une coloration violette;
● Tf. 270-274°C ( peut être confondue avec l’aminophylline).
- Caféine:
● donne également un précipité brun rouge avec l'iode ioduré.
● Se caractérise par sa grande solubilité dans le chloroforme, et sa faible solubilité dans
NH4OH à froid;
● Tf. 230 °C.
- Aminophylline (théophylline - éthylènediamine):
● soluble dans l'eau (caractériser l'éthylène diamine).
● Sublimation vers 178 °C.
● Précipiter la théophylline par addition lente d’acide chlorhydrique dilué car la
théophylline est soluble en milieu acide.
● pH alcalin.
- Diprophylline: Tf 160-165 °C. Dérivé acétylé (cf. Pharmacopée).
- Etofylline: Tf 161-166 °C. Dérivé acétylé (cf. Pharmacopée).
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a) β-phényléthylamines :
- Ephédrine ( ne pas oublier la pseudoephédrine dont les Tf et α sont différents):
● Tf. base DL 79 °C (L ou D: 34 °C); Tf. DL HCl 187-8 °C ( L ou D: 216-220 °C).
● réaction de Chen-Kao: à 0,1 mL de solution aqueuse à 10%, ajoutez 1 mL eau, 0,2
mL de solution de CuSO4 à 12.5 % et 1 mL NaOH concentré. Il se développe une
coloration violette ( peut varier au bleu ou au pourpre; dans certains cas, elle ne
fonctionne pas très bien). Ajoutez 2mL d’éther ou d’alcool amylique, la couche
organique est pourpre et la phase aqueuse est bleue. ( dans certains cas,
l’extraction peut être très difficile: l’absence de précipité d’hydroxyde de cuivre
peut indiquer sa complexation par une fonction diamine, diol, aminoalcool, …).
- Amphétamine:
● coloration orange (qui vire rapidement au brun) avec réactif de Marquis;
● 10 mg d'amphétamine + 2 mL d'eau + 2 mL HCl dilué + 2 mL de solution à 2 % de
NaNO2, chauffez légèrement. Refroidissez, alcalinisez par NaOH et chauffez: on
perçoit l'odeur phénylisopropylique;
● précipitation avec le chlorure de benzoyle et Tf. du résidu 131-135 °C (faire la
réaction telle que décrite dans la pharmacopée, utiliser un agitateur magnétique
avec une puce afin de bien agiter).
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c) Substances aliphatiques
- Ethambutol (sous forme de HCl): Tf 202 °C. Forme un complexe bleu avec le cuivre
en milieu alcalin.
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7.2.4. Tableau 4
X = O: barbiturique ou S: thiobarbiturique
R1 = H ou CH3: hexobarbital, méphobarbital = méthylphénobarbital
R2 et R3: substituants divers
Les barbituriques peuvent se trouver sous la forme de dérivés sodiques, solubles dans l'eau, ou
de dérivés calciques qui sont généralement insolubles. Avant l’analyse des dérivés sodique,
libérez la forme acide par HCl, filtrez, lavez et séchez. Pour les dérivés calciques insolubles
dans l’eau, deux méthodes peuvent être utilisées:
● agitez la poudre dans un mélange d’acide chlorhydrique dilué et d’éther le plus
longtemps possible, puis sécher filtrer et évaporer l’éther.
● ajoutez à une suspension du barbiturique dans 5 mL d’eau, 2 mL de solution d’EDTA
0,1. Agiter vigoureusement pendant 2-3 minutes. Acidifier prudemment ensuite avec
HCl dilué (goutte à goutte, pH 1). Si aun précipité ne se forme, mettre dans la glace. Si
il n’y a toujours rien, extraire par l’éther diéthylique.
Effectuez tout d'abord les réactions suivantes, la réaction de Parri et le complexe
pyridine-cuivre doivent être positives ( ces réactions fonctionnent bien avec les sels de Na
mais PAS avec les sels de Ca):
1. réaction de Parri: coloration violette lorsqu'on dissout la substance dans l'alcool, qu'on y
ajoute 3 gouttes de solution alcoolique de nitrate de Co et 1 goutte de NH4OH la
réaction est difficile pour les hydantoïnes.
2. précipitation par le réactif de Millon et de Denigès. Dans le cas de la diphényl-
hydantoïne, les réactifs de Millon et de Denigès ne précipitent qu'en solution saturée.
3. complexe pyridine-cuivre: dissolvez le produit dans 1 mL de pyridine et 4 mL d'eau,
ajoutez quelques gouttes de CuSO4, agitez ajoutez quelques mL de CHCl3, agitez de
nouveau, la couche chloroformique se colore ( réaction négative pour la
phényléthylhydantoïne):
- en vert: Thiobarbituriques
- en bleu violacé: sans précipité : Barbituriques
avec précipité mauve Phénobarbital
avec précipité bleu Hydantoïnes
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Passez alors à la caractérisation des différents uréides à chaîne fermée en effectuant une
réaction avec H2SO4:
a) Traitement par H2SO4 en chauffant très légèrement ( ± 60-70 °C): coloration rougeâtre
à brune:
Barbituriques cycléniques: allobarbital (Tf.: 170 °C), cyclobarbital; Tf. 173 °C et
hexobarbital: Tf. 143 °C. Quelques mg de ces composés traités par 2 mL de solution
sulfurique à 0,5 % d' α-naphtol donnent une forte fluorescence jaune après 5 minutes au
B.M. Par ailleurs, traitez quelques mg par 2 gouttes de solution à 0,1 g de
m-nitrobenzaldéhyde dans 10 mL d'acide sulfurique et chauffez doucement: coloration
rouge ( !cette réaction donne une coloration rouge orangée avec l’allobarbital).
b) Si le traitement par H2SO4 n'a pas donné de coloration rougeâtre, ajoutez à froid dans
une nouvelle solution sulfurique, un peu de nitrite solide:
1. Coloration rougeâtre: phényléthylhydantoïne Zwikker ne fonctionne pas et Parri
difficilement (par chauffage avec CaO, formation de phényléthylcétone: liquide
donnant la réaction des cétones) et diphénylhydantoïne (voir réaction
pyridine-cuivre, Tf. 292-299 °C avec décomposition).
2. Coloration jaune ( le butalbital donne une coloration jaune très pâle): traitez un
nouvel échantillon par l'eau de brome ajoutée goutte à goutte et comparez à un blanc
(si le barbiturique est trop peu soluble dans l’eau, faire la réaction dans un mélange
équivolume EtOH/eau ou dans l’éther):
a. Décoloration rapide: barbituriques aliphatiques non saturés (vérifiez la
précipitation par le HgCl2 au B.M.): allobarbital, Tf. 170 °C; butalbital, Tf.
138 °C; sécobarbital, Tf. 97 °C.
b. Pas de décoloration: barbituriques aromatiques (vérifiez la coloration rouge
violacé par H2SO4 formolé au B.M.: H2SO4/formol 4:1 (V/V) ):
Phénobarbital, Tf. 174-178 °C et méthylphénobarbital, Tf. 176-181
°C. Différenciation des deux produits par:
● la réaction de Pesez: A 10 mg environ de méthylphénobarbital,
ajoutez 0,2 mL d’ acide sulfurique R et 0,1 mL d’acide nitrique R.
Chauffez au bain-marie pendant 10 min, puis refroidissez dans l’eau
glacée. Ajoutez 5 mL d’eau R, puis 5 mL de solution concentrée
d’hydroxyde de sodium R et 5 mL d’acétone R. Agitez et laissez
reposer. Il se développe une coloration rouge foncé dans la couche
supérieure.
Le phénobarbital, dans les mêmes conditions, donne une coloration
jaune.
● la formation d’un dérivé p-nitrobenzylé
Heptobarbital, Tf. 226 °C.
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d) Les thiobarbituriques:
Thiopental sodique: par addition de 5 mL d'acide acétique dilué et quelques gouttes de
solution de ferrocyanure et léger chauffage: coloration rouge; par NaOH à 20 % et
l'acétate de Pb, à ébullition: précipité noir de PbS.
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5) Acides aminés:
A différencier par leurs réactions chimiques et leur Pouvoir rotatoire spécifique sachant
qu’il existe des formes racémiques et optiquement actives.
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6) Phénols:
8) Substances hétérocycliques:
- Phénylbutazone: Tf. 106 °C; par H2SO4 et quelques cristaux de KNO3, coloration rouge-
brun; diazotation après ouverture du cycle: chauffez 30 minutes au B.M. 0,1 g du produit
+ 1 mL d'acide acétique + 2 mL HCl. Ajoutez 10 mL d'eau et filtrez. Recherchez les
amines aromatiques primaires par diazotation et copulation.
- Allopurinol: 0,3 g + 2,5 mL NaOH dil + 50 mL d’eau + 5 mL AgNO3 R1: précipité blanc
insoluble dans l’ammoniaque concentrée; la poudre ne fusionne pas !
9) Autres produits:
- Acétanilide: Tf. 114 °C; l'hydrolyse alcaline donne de l'aniline.
- Phénacétine: Tf. 135 °C; coloration jaune par HNO3 dilué (pas toujours facile à obtenir,
chauffez si nécessaire); après chauffage à l'ébullition avec HCl dilué, ajout d'eau et
filtration, coloration violette devenant rouge par ajout de K2Cr2O7 sur le filtrat.
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7.2.5. Tableau 5
Ce groupe comprend les phénols et leurs dérivés. Ces substances se caractérisent par la
coloration intense qu'elles donnent avec le réactif de Liebermann ainsi que par FeCl3 en
solution aqueuse. Effectuez les réactions suivantes, notez les résultats et consultez le tableau:
4. Réaction au FeCl3: traitez quelques mg de produit dissous dans l’eau par une solution
aqueuse de FeCl3 à 10 %. Notez les colorations et les précipités éventuels résultant de
la formation de complexes avec le Fe3+. La coloration peut ne pas être persistante (le
changement de coloration peut signifier la présence de phénols très facilement
oxydables comme les ortho- et le para-diphénols) et certains phénols ne donnent aucune
coloration.
On peut classer ces réactions en ce qui concerne leur fiabilité, dans l’ordre décroissant
suivant:
4 > 3 >> 1 >>> 2.
La réaction à l’anhydride phtalique dépend fort des conditions utilisées qui peuvent être très
variables selon le manipulateur.
La réaction de Crump fonctionne rarement bien.
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7.2.6. Tableau 6
1) Décoloration du FeCl3
- Acide malonique:
● Tf. 132 °C ; chauffé à plus haute température la pyrolyse à 150 °C libère du CO2 et de
l'acide acétique reconnaissable à son odeur (mettre suffisamment de produit);
● par CaCl2, donne du malonate calcique, insoluble dans l'eau ( ne marche pas
toujours bien: faire une solution très concentrée de l’acide et gratter les parois en cas
d’absolue nécessité);
● par l'acétate de Pb, donne du malonate de Pb soluble dans l'acide acétique
(différenciation de l'oxalate insoluble);
● réaction de Fürth-Hermann (donnée par certains di- ou triacides; ne fonctionne
JAMAIS sur les sels mais est très sensible et peut donc donner un résultat positif
même sur une très faible quantité isolée avec succès): 5 mg d'acide sec sont traités par
3,5 mL de pyridine et 1,5 mL d'anhydride acétique; mettez au B.M. bouillant pendant
10 minutes, il se développe une coloration rouge brun avec forte fluorescence verte.
Faire toutes les réactions correctement: possibilité de confusion avec l’acide
maléique
- Acide ascorbique:
● à 2 mL de solution à 2% d’acide ascorbique, on ajoute 1 goutte de solution de NaOH
concentré et 2 gouttes de solution de nitroprussiate de sodium à10 %: on agite et on
acidifie progressivement par une solution d’acide acétique diluée: une coloration
bleue assez instable apparaît.
● réduction à froid du réactif de Fehling;
● dextrogyre;
● Tf. 190-192 °C.
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- Acide maléique:
● Tf. 130-135 °C.
● Réaction de Pesez: faire une solution à 1 g % (m/V) (solution A). a) A 0,3 mL de
solution A, ajoutez une solution de 10 mg de résorcinol dans 3 mL d’acide
sulfurique. Chauffez au B.M. pendant 15 min., il ne se développe pas de coloration.
B) A 3 mL de solution A ajoutez 1 mL d’eau de brome. Chauffez au B.M. jusqu’à
disparition du brome (15 min.). chauffez ensuite à ébullition et refroidissez. A 0,2
mL de cette solution, ajoutez une solution de 10 mg de résorcinol dans 3 mL d’acide
sulfurique. Chauffez au B.M. pendant 15 min., il se développe une coloration rose
violacée. (!!!utilisez H2SO4 ULTRA PUR exempt de fer).
Faites toutes les réactions correctement: possibilité de confusion avec l’acide
malonique.
- Acide tartrique:
● réaction de Möhler6: coloration rouge par H2SO4 et la résorcine;
● réaction de Fürth-Hermann7: coloration verte;
● réaction de Fenton6 ( peu fiable: ne fonctionne que rarement bien).
● Peut précipiter les sels de calcium et de plomb en solution concentrée.
- Acide citrique:
● 20 mg dans 5 mL d'eau + 2 gouttes d’acide sulfurique + 1 mL de réactif de Denigès
sont chauffés à ébullition; ajoutez quelques gouttes de KMnO4 à 2 %; on obtient un
précipité blanc.
● 20 mg de produit en solution dans 5 mL d'eau sont additionnés de 2 gouttes de H2SO4;
chauffez vers 50°C et ajoutez progressivement (en attendant la décoloration) 10
gouttes de KMnO4 à 2 %. Ajoutez alors de l'eau de Br2 qui provoque un précipité de
pentabromacétone. Ce précipité se dissout par agitation dans un volume égal d'éther.
● Réaction de Fürth-Hermann7: coloration violette.
● Faire également la réaction des citrates dans la pharmacopée.6
- Acide lactique:
● 50 mg + 10 mL de solution d'iode sont additionnés d'un excès de NaOH: il se dégage
l'odeur de CHI3 et la solution se colore en jaune;
● par le KMnO4 en solution sulfurique à chaud: dégagement d'acétaldéhyde (mise en
évidence par la réaction d’analyse fonctionnelle pour le groupement éthoxy).
● Voir aussi la réaction des lactates (pharmacopée)
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- Acide malique:
● il donne des réactions de l'acide citrique et notamment le Denigès, mais beaucoup
plus lentement;
● par l'acétate de plomb, il donne un précipité blanc très peu soluble dans l'ammoniaque
quelques gouttes (le citrate de plomb y est soluble);
● Ca(OH)2 ne le précipite ni à froid ni à chaud;
● réaction de Fürth-Hermann8: coloration rouge brun.
- Acide mandélique:
● réaction de Fürth-Hermann négative 8;
● complexe le Cu en milieu alcalin; Tf. 119-120 °C;
● odeur de benzaldéhyde par chauffage en milieu H2SO4 et ajout de quelques gouttes de
KMnO4.
- Acide oxalique: par le Ca++ et le Pb++, donne des précipités insolubles dans l'acide
acétique ( ne pas gratter les parois !).
- Acide gluconique:
● phénylhydrazide de Tf. 200-202 °C (cf. Pharmacopée, sel de K ou de Ca).
● La réaction de Fehling est négative sur la substance telle quelle mais positive après
son oxydation au KMnO4: à une solution de 100 mg d’acide gluconique dans 5 mL
d’eau, ajoutez 1 mL d’acide sulfurique 2 N et 0,1 mL de solution de permanganate
potassique à 1 %. Chauffer légèrement jusqu’à décoloration. Ajoutez 5 mL de réactif
de Fehling, porter à ébullition et mettre au bain-marie 10 minutes: précipité orange ou
rouge ( cette réaction peut être positive pour n’importe quel acide-alcool faire
l’analyse fonctionnelle et surtout le pouvoir rotatoire spécifique).
- Acide lévulinique:
● méthylcétone
● à 5 mL de solution à 10 %, ajoutez 2.5 mL d’eau et 2.5 mL de NaOH dilué R.
Mélangez (filtrez éventuellement) et ajoutez 5 mL d’iode 0,1 N: il se forme un
précipité jaune d’iodoforme.
● à 1 mL de solution à 10%, ajoutez 20 mL d’une solution de dinitrophénylhydrazine R
à 0,25 % (m/V) dans l’acide chlorhydrique dilué R. Laissez reposer 15 minutes.
Filtrez, lavez et faites sécher le précipité à 105 °C. La Tf est de 203 – 210 °C.
- Ibuprofène:
● Tf 75-78 °C
● Liebermann: brun-orange
● Marquis: brun (orange au bain-marie)
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3) Coloration orangée
- Acide succinique:
● traitez la solution neutre par CaCl2 ou Ca(OH)2: précipité;
● en solution concentrée par l'acétate de Pb: précipité soluble dans l'acide acétique;
● transformé en sel d'NH4 par un excès d'NH4OH, puis concentré à 1 mL, additionné de
2 gouttes d'NH4OH et de 2 g de Zn, puis chauffé, il donne d'abord un dégagement
d'NH3, ensuite, en calcinant, un dégagement de vapeurs de pyrrole. On verse celles-ci
dans l'alcool, cette solution donne avec le réactif d'Erlich une coloration rouge;
● Fürth-Hermann9: négatif.;
● Tf. 185-187 °C.
- Acide fumarique:
● acide non saturé peu soluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool et l'éther;
● l'acide libre sublime vers 200 °C en donnant de l'anhydride maléique que l'on reprend
sur les parois et qui fond à 60 °C;
● le sel calcique est très peu soluble dans l'eau;
● réaction de Fürth-Hermann9: coloration rouge brun sans fluorescence;
● décoloration lente de l'eau de brome;
● Tf. 287 °C.
● Voir la réaction particulière du fumarate ferreux dans la pharmacopée européenne.
4) Coloration rouge
- Acide formique: liquide; réduit le AgNO3 ammoniacal après 1 minute à 100 °C;
formation de formaldéhyde par réduction au Mg (cf. Lebau-Janot).
- Acide acétique: liquide; ne réduit pas AgNO3 ammoniacal; odeur d'acide acétique par
chauffage avec l'acide oxalique.
5) Coloration violette
- Acide salicylique:
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- Acide valérianique: odeur caractéristique de valériane; précipité brun rouge avec FeCl3
en milieu NH4OH.
- Acide sorbique: décolore l'eau de brome; Tf. 132 à 136 °C. Voir la réaction à l’acide
thiobarbiturique dans la monographie de l’acide sorbique de la Pharmacopée.
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7.2.7. Tableau 7
Ce groupe comprend les glucides. La réaction générale des oses est le test de Molish. Ce
test est positif pour tous les glucides libres ou combinés. La réaction de Molish s'effectue de la
manière suivante: 3 mL de solution glucidique + 3 gouttes de solution alcoolique à 15%
d'α-naphtol. Agitez. Superposez, au moyen d'une pipette, 2 à 3 mL H2SO4 concentré en
laissant s'écouler lentement l'acide le long de la paroi du tubes: anneau violet intense a
l'interface des deux liquides.
La différenciation se poursuit en fonction de la solubilité dans l'eau:
b) Ils donnent aussi une réaction colorée avec l'iode, la teinte dépendant du polyoside; elle
doit être comparée à un témoin (3 mL d'eau + 8 gouttes de solution d'iode): versez dans
3 mL de solution de glucide 8 à 10 gouttes de solution d'iode. Les colorations obtenues
avec les polyosides sont les suivantes:
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a) Recherchez la présence d'une fonction réductrice par le test de Fehling: (réactif: solution
A: CuSO4.5 H2O à 4 %; solution B: tartrate de Na et de K, 16 g et NaOH, 13g pour 100
mL d'eau). Mélangez au moment de faire le test des volumes égaux (2 mL) de solution
A et de solution B. Portez à ébullition (vérifiez qu'il n'y a pas réduction du réactif).
Ajoutez 4 mL de solution de glucide. Portez à l'ébullition et cessez de chauffer dès que
l'ébullition est atteinte (attention à ne pas hydrolyser le saccharose). Apparition d'un
précipité d'oxyde cuivreux rouge.
Si la réaction de Fehling est négative, recherchez le saccharose: après hydrolyse,
Fehling, Sélivanoff et Foulger deviennent positifs..
Si la réaction de Fehling est positive, recherchez successivement:
► Les cétoses: Sélivanoff et Foulger sont positifs.
- Réaction de Sélivanoff: Mélangez 2 mL de solution de glucide avec 2 mL de
HCl conc. Ajoutez quelques cristaux de résorcinol. Mettez dans un bain-marie
bouillant pendant 30 à 60 secondes. Apparition d'un complexe rouge
(condensation du 5-hydroxyméthylfurfural et du résorcinol). Faites en même
temps un témoin dans les mêmes conditions et comparez l'intensité et la vitesse
d'apparition du complexe.
- Réaction de Foulger: (réactif: 40 g urée + 80 mL H2SO4 40 % + 2 g SnCl2:
dissoudre à ébullition et porter à 100 mL avec H2SO4 à 40%). Mélangez 1 mL
de solution glucidique avec 1 mL de réactif. Portez doucement à ébullition l
minute. Coloration bleue pour les cétohexoses.
► Les pentoses: Bial est positif.
- Réaction de Bial: (réactif: 50 mL HCl conc. + 0,1 g orcinol + 3 gouttes FeCl3 à
30%). Prélevez 5 mL de réactif. Portez à ébullition. Ajoutez immédiatement 5 à
10 gouttes de solution de glucide. Reportez à ébullition (sans insister): coloration
franchement verte.
b) Effectuez la formation des cristaux d'osazones: Dans un tube à essai: à 0,2 g de sucre, on
ajoute 0,4 g de chlorhydrate de phénylhydrazine, 0,6 g d’acétate de sodium et 4 mL
d’eau. Mettre au bain-marie 30 minutes. Si les cristaux sont déjà présents à chaud, on
peut conclure que ce sont des osazones de monosaccharides. Laissez refroidir le tube à
l'air ambiant, spontanément. Si les cristaux apparaissent lors du refroidissement, ce sont
des osazones de disaccharides ou des osazones de monosaccharides dont la
cristallisation a été retardée. Examinez les cristaux entre lame et lamelle au microscope
lorsque la cristallisation est complètement terminée. Prenez leur point de fusion.
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A l'aide de toutes ces informations identifiez votre glucide (voir tableau récapitulatif
ci-après).
Les points de fusion des sucres ne sont généralement pas très précis et peuvent être considérés
comme points de décomposition.
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7.2.8. Tableau 8
2) Substances azotées
a) Précipité blanc jaunâtre qui, porté à l'ébullition, se dissout avec dégagement de SO2.
- La solution aqueuse fraîche est neutre et décolore plusieurs gouttes de solution de bleu
de méthylène et donne par FeCl3 une coloration rouge: par acidification, formation
d'un trouble: néoarsphénamine.
- La solution aqueuse fraîche est acide, ne décolore pas le bleu de méthylène et donne
par FeCl3 une coloration rouge violacé; par acidification par HCl dilué + NaNO2
coloration rouge devenant violacée: sulfarsénamine.
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7.2.9. Tableau 9
Ce tableau comprend la famille des sulfamidés dont la formule générale est reprise ci-
dessous ainsi que quelques produits chimiquement apparentés (tolbutamide, acétazolamide,
dapsone):
O
H
N S N R'
R
O X
R' = H, acyle ou hétérocycle
R = H ou acyle X = H ou métal
O
R N S OX
H
O
R = alkyle X = H ou métal
Les sulfamidés sont généralement des acides peu solubles dans l’eau. Néanmoins, ils
peuvent se trouver sous forme de sels sodiques plus ou moins solubles dans l’eau. Dans ce
cas, pour les identifier, libérez la forme acide en acidifiant une solution aqueuse du produit
par HCl dilué, le sulfamidé reprécipite, filtrez, séchez et travaillez sur le résidu. Effectuez
l'ensemble des réactions suivantes:
1) Analyse élémentaire
Présence de N et S.
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11 Dans le seul cas de l’acétazolamide, il ne s’agit pas à proprement parler d’une amine primaire aromatique
acétylée car le cycle est un thiadiazole: la réaction de diazotation-copulation après hydrolyse est donc très peu
caractéristique.
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6) Réaction de pyrolyse
Introduisez un peu de substance dans un petit tube sec fermé à un bout. Chauffez prudemment
au-delà du point de fusion en évitant le charbonnement rapide. La substance se décompose et
il peut se former un dépôt caractéristique:
Solubilité produit
Produit de fusion Autres réactions
de fusion dans
Coloration d’identification
HCl dilué
Violette Soluble avec Sulfanilamide Dérivé acétylé, Tf. 218 °C
color. bleu violet
Violette Insoluble Sulfaguanidine Traitez à chaud par NaOH:
dégagement de NH3;
réaction de Sakaguchi
Rouge brun Sol. avec color. Sulfapyridine Complexe cuivrique vert
rouge
Brune Insoluble Sulfathiazol par HNO3 + 1 vol. d'eau:
(dégagement de color. jaune
H2S)
Bleu foncé (sans Insoluble Ac. sulfanilique Peu sol. dans l'eau; pH
fusion). acide
Jaune citron Insoluble Sulfaméthoxydiazine Tf. 209-213 °C
Bleu violet Soluble Dapsone Tf. 178 °C
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Traitez par H2SO4 et quelques gouttes de C2H5OH à chaud: formation d'acétate d'éthyle: une
réaction positive indique la présence de sulfacétamide. En cas de réaction négative,
recherchez la dapsone (sulfone): fluorescence bleue à sec et en solution acétonique.
Coloration du précipité
Sulfacétamide Bleu pâle
Sulfapyrimidine (sulfadiazine) Gris violet (vert gris rouge)
Sulfadimidine (diméthylsulfapyrimidine) Rouge brun
Sulfafurazol Bleu vert (si trop de poudre: brun-rouge)
Sulfamérazine (méthylsulfapyrimidine) Vert sale puis brun gris
Sulfméthoxydiazine Brun
Sulfanilamide Vert bleu
Sulfathiazol Gris violet OU bleu ciel
Sulfapyridine Vert
Sulfaméthoxazole Vert clair
Sulfaguanidine Bleu ciel
Sulfaméthoxypyridazine Vert gris
Dapsone Bleu turquoise
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7.2.10. Tableau 10
a) Monophénols
- sans fonction alcool: tyramine (Marquis brun vert)
- avec fonction alcool:
oxédrine HCl ou tartrate:
► Identifiez tout d'abord l'oxédrine en ajoutant à 2 mL de la solution aqueuse à 2
%, 2 gouttes d'acide acétique puis une goutte de solution à 10 % de FeSO4 et 3
gouttes de solution d'H2O2; il se produit une coloration verte qui vire au rouge
brun par addition de 4 mL de solution de NaOH N.
► Ajoutez à 20 mg d'oxédrine dissous dans 2 mL d'eau, 3 mL d’acide sulfurique
et une goutte de formol: coloration verte au B.M.
► Le tartrate donne une coloration violette après élimination de l'acide tartrique
de la manière suivante: 0,2 g de produit dissous dans 2 mL d'eau + 2 mL d'une
solution de CaCl2. Agitez fréquemment et filtrez après 1/4 d'heure puis traitez
le filtrat par FeCl3.
►Le tartrate donne également la réaction suivante: à 3 mL de H2SO4 conc., on
ajoute 6 gouttes de solution à 5 % de tartrate d'oxédrine. Par chauffage
progressif, il apparaît une coloration rouge.
Phényléphrine HCl: Marquis rouge
b) Diphénols: par FeCl3, coloration verte; oxydables à pH 6 par l'iode ou par le chlorure
mercurique: coloration rouge.
- sans fonction alcool: lévodopa ou méthyldopa
- avec fonction alcool: adrénaline ou isoprénaline.
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7.2.11. Tableau 11
Ce tableau comprend les terpènes et les stéroïdes. Leur réaction générale (qui n'est pas
spécifique, constitue uniquement une indication d'orientation) se fait avec l'acide
sulfovanillique directement sur la poudre: coloration orangée qui vire au violet intense par
addition d'un volume d'eau.
seuls les terpènes vrais (section 1) donnent toujours une coloration orange avec le réactif
sulfovanillique et violette par ajout d’eau (exceptions: acides camphocarbonique et
camphosulfonique + leurs sels).
Pour rappel:
● la réaction au réactif sulfovanillique peut être très lente voire négative dans
la très grande majorité des cas,
● les stéroïdes hormonaux n’ont pas d’odeur et sont pratiquement insolubles
dans l’eau;
● rechercher d’abord les terpènes, puis les stéroïdes NON-hormonaux par
leurs réactions générales
● rechercher ensuite les stéroïdes hormonaux (sexuels et corticostéroïdes):
faire les réactions de Salkowski, Nessler, formation d’hydrazone et pouvoir
rotatoire spécifique.
2) Stéroïdes
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Pour différencier ces produits, mesurez le point de fusion (peu indicatif car pouvant
dévier de la valeur réelle) et le pouvoir rotatoire spécifique.
c) Dérivés de la digitoxine:
Effectuez la réaction de Liebermann: quelques mg de produit, 5 mL de CHCl3, 2 mL
d'anhydride acétique et 5 gouttes de H2SO4:
► Réaction de Liebermann positive (coloration verte)
Effectuez la réaction de précipitation par la digitonine: 1 mL de solution alcoolique
du produit, 1 mL de solution à 1 % de digitonine dans l'alcool. Attendez la formation
d'un précipité (30 minutes).
Si la réaction à la digitonine est positive, effectuez la réaction de Salkowski en milieu
CHCl3: 2-3 mg de stérol, 5 mL CHCl3; versez-y lentement un égal volume de H2SO4
renfermant 10 % d'eau:
● si le CHCl3 se colore en rouge: cholestérol ou sitostérol;
● si l'H2SO4 se colore en rouge: ergostérol.
● si la réaction à la digitonine est négative: vitamine D2
►Réaction de Liebermann négative: Stéroïdes hormonaux
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Ethistérone 1) vert bleu à reflet rouge vert → jaune → orange - orangé 269/275
2) rouge à reflet vert orange
19-Noréthistérone 1) vert bleu à reflet rouge orange - orangé 201/204
2) brun violacé chamois
Testostérone 1) - verte - rouge orangé 155
2) rouge à reflet bleu rouge orange R°
Testostérone acétate 1) - verte - rouge orangé 130 ou 140
2) rouge à reflet bleu rouge orange R°
Testostérone propionate 1) - - à verdâtre - rouge orangé 118/122
2) rouge à reflet bleu rouge orange R°
Androstènediol dipropionate 1) rouge clair - - - 114
2) brune jaune vert
Méthylandrostène diol 1) jaune orange à orange verte à reflet jaune-brun - - 205/207
2) jaune brun à reflet vert chamois
Méthylandrostène diol 1) jaune orange à orange verte à reflet jaune brun - - 83
dipropionate 2) jaune brun à reflet vert chamois
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Prednisone acétate12 1) - -
2) brune ou lie de vin - à rouge-orange + orangé L° 226/232
Prednisolone 1) - -
2) brune ou lie de vin - ou orange + rouge orangé déc. 240/241
Méthylprednisolone12 1) - -
2) lie de vin orange + orangé L° 227/237
Pregnanediol 1) - -
2) jaune (trouble) chamois (lég.) - - 236/239
Pregnadienolone 1) violet → rouge brun -
acétate 2) orange brun lilas - jaune R° 149/150
1) - -
Méthylandrostanolone 2) jaune à reflet vert vert jaune - jaune 187
12 Confusion possible entre l’acétate de prednisone (α = +112° - +119°) et la méthylprednisolone (α = +82° à +85 °).
13 Confusion possible entre la dexaméthasone, la bétamé[Link] la prednisone (page suivante)
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1) La distinction entre oestradiol et oestrone est rendue difficile par l'oxydation de l'oestradiol
en oestrone, ce qui permet la formation de la dinitrophénylhydrazone. Pour achever
l'identification de ces substances, effectuez les réactions suivantes:
- Réaction de Kober: traitez quelques mg par 1 mL de réactif (2 % de β-naphtol dans H2SO4),
chauffez 1 minutes au B.M., ajoutez 1 mL d'eau et chauffez encore 1 min. au B.M. Refroidissez
et ajoutez 4 mL d'acétone: coloration rouge. La réaction est donnée par les deux produits.
- Quelques mg de produit + 0,5 mL d'alcool + 1 mL de solution de métadinitrobenzène + 1 mL de
KOH alcool: l'oestrone donne une coloration violette (fonction cétonique). L'oestradiol ne donne
qu'une faible coloration due à son produit d'oxydation.
NB : il est aussi possible de faire les des réactions des fluorures (cf. pharmacopée européenne,
monographies particulières comme, par exemple, celles des corticoïdes fluorés ou de l’halopéridol):
réaction au mélange sulfochromique et réaction à l’alizarine et au nitrate de zirconyle
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7.2.12 Tableau 12
Ce tableau comprend les antibiotiques. Afin de les différentier, notez tout d'abord la
solubilité dans l'eau, puis effectuez la réaction du Biuret en milieu aqueux. Dans le cas d'un
antibiotique soluble dans l'eau, recherchez la présence éventuelle d'anions Cl- ou SO4--.
Complétez éventuellement l’identification par la prise du spectre UV.
Les antibiotiques sont des susbtances naturelles produites par des systèmes
biologiques. Ils peuvent donc contenir des quantités variables de Na+.
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8.1. Principe
A partir des informations qui vous seront données, ainsi que des tests généraux (analyses
élémentaire et fonctionnelle), déterminer, si possible, la substance inconnue qui vous est
présentée.
Si plusieurs structures sont possibles, il faut tenter de s’approcher le plus près possible de
la structure correcte.
Toutes les substances données sont décrite dans au moins une pharmacopée.
Les étudiants travailleront par groupe de 3 ou 4 et feront une déclaration afin de vérifier si
ils ont trouvés la bonne substance. Ils remettront ensuite un rapport complet sur leur analyse
et leur démarche scientifique.
Le spectre UV n’étant pas utilisé pour l’identification de la structure mais essentiel pour
l’identification de la substance, par le A1%1cm et le λmax, il sera fait en dernier lieu lors de
l’analyse pratiquée au laboratoire.
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A partir des informations spectrales et chimiques, il est possible de trouver dans l’ordre:
1): le nombre d’hydrogène et de carbone grâce aux spectres RMN
2): la connectivité des différents hydrogènes grâce aux constantes de couplage
3): les éléments hétéroatomiques
4): les fonctions chimiques grâce à l’analyse fonctionnelle et l’infrarouge
A partir de ces données, une ou plusieurs formules peuvent être déterminées. Elles sont
tout d’abord confrontées avec les différentes données spectrales afin de vérifier laquelle est la
plus plausible. Ensuite, il conviendra de vérifier laquelle (ou lesquelles) correspond à un
médicament existant.
8.4.1. RMN 1H
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Couplage 1H-1H.
Constante de
Aspect Type de structure couplage typique (J
en Hz)
Singulet X
H3C C X
X
X X
X C CH2 C X
X X
X = tout autre atome que H
ou atome ne donnant pas lieu
à un couplage avec H
Doublet J H 6–8
H3C C X
X
X H 6–8
X C CH2 C X
X X
H
X X
0–1
Y Y
H
H
X H
6 – 10
Y X
Y
H
Y X 1–3
X H
Y
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Triplet J H 6-8
H3C C H
X
X H
X C CH2 C H
X X
Quadruplet J X H 6-8
X C CH2 C H
X H
Double doublet J1 H H
X C CH2 C Y Variables:
Y X 0 < J1 < 7
H 7 < J2 < 14
X H
J2 Y H
J1 z
H
X H
et/ou
Y z
H
J2
Double triplet
H
CH2
H
H CH3
X H
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Couplage 1H-19F.
1 F => doublet
3 F => quadruplet
si pas de couplages supplémentaires avec d’autres H (ce qui est rare !!!) donc généralement
ces systèmes sont très compliqués
F 57
C
H F
F 85
H
H F 52
H
Hb Ha: 65
Ha Hb: 10
Hc: 21
Hc
F
F ortho: 9
méta: 6
para: 0-1
CF3 ortho: -1 – 0
méta: 0-1
para: +/- 0
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Couplage 13C-1H.
Tous les spectres sont découplés par rapport au proton: tous les signaux sont donc des
singulets.
Couplage 13C-19F.
1 F => doublet
3 F => quadruplet
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8.4.2.c. BB et DEPT
Dans un spectre 13C BB (broad band) tous les carbones apparaissent à de très rares
exceptions près (mauvaise relaxation, caché par solvant).
Les carbones chimiquement et magnétiquement équivalents donnent les mêmes
signaux.
Dans le spectre 13C DEPT (Distortionless enhancement by transfert polarisation), les
carbones primaires et tertiaires donnent des signaux situés au-dessus de la ligne de base, les
secondaires en dessous de la ligne de base et la quaternaires sont absents.
8.4.3. Infrarouge
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8.4.4. Bibliographie
* Livres:
- Spectrometric identification of organic compounds, R.M. Silverstein (RMN 1H, 13C, IR)
(bibliothèque)
- Spectral data for structure determination of organic compounds, Pretsch (service de
C.P.O.)
- Traité de chimie organique, Volhardt, chapitre 10 (RMN) (bibliothèque)
- Introduction to NMR spectroscopy [2 Nd ed.], Abraham, Raymond John (C.P.O.)
- A guide to the complete interpretation of infrared spectra of organic structures, Roeges,
Noel P. G. (bibliothèque)
- Infrared absorption spectroscopy: practical, Nakanishi, Koji (bibliothèque)
- Spectroscopic methods in organic chemistry, Hesse-Meier-Zeeh (C.P.O.)
- Clarcke: spectres UV et IR sont données dans la plupart des cas. (C.P.O. et bibliothèque)
- Analytical profile of drug substances: spectre RMN (1H et 13C), IR et UV sont donnés
mais seulement pour un nombre limité de substances. (bibliothèque)
* Internet:
- banque de données de spectres ( !!! pas de médicaments !!!):
[Link]
- cours de RMN (assez poussé !):
[Link]
- cours de RMN (très bien conçu): [Link]
* Programmes:
- Spectool: programme d’apprentissage d’interprétation de spectres: disponible dans le
service de C.P.O.
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Les principales applications de dessin se trouvent sur la « palette » mobile que l’on trouve sur
la plage de travail.
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d’abord dessiner la structure sans H (en cliquant sur « H/AD » on peut supprimer ou
ajouter les H sur les carbones uniquement): ne vous étonnez pas du fait que l’on dessine
d’abord la structure comme si tous les atomes (sauf les H) étaient des C. On transforme
ensuite les C en hétéroatomes (O, N, O-, N+) selon la formule désirée
* cliquez sur « draw »: pour ajouter 1 ou plusieurs carbones en général si vous
voulez changer de position pour dessiner et continuer sur une autre partie de la
molécule, cliquez à nouveau sur « draw » sinon le C suivant est relié au précédent
automatiquement
* cliquez sur « rings »: pour ajouter un cycle saturé ou insaturé contenant uniquement
des carbones. On peut ajouter autant de cycle désiré et les relier ensuite.
conseil: il vaut mieux commencer par les cycles et poursuivre avec les chaînes
hydrocarbonnées
ajoutez les insaturations: en cliquant sur « Add_B » puis sur le milieu de la liaison que
l’on veut transformer (une croix X apparaît sur la liaison: il suffit alors de cliquez)
pour effacer: cliquez sur « del » puis sur l’atome ou le milieu de la liaison à effacer.
Dans le plan de l’écran: appuyez sur la touche « majuscule » et cliquez sur le bouton
droit de la souris en même temps.
Dans les trois dimensions: cliquez sur le bouton droit de la souris en le maintenant
enfoncé et déplacer la souris dans le sens dans lequel on veut tourner la molécule
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a. la molécule:
allez dans « edit » et cliquez sur « control panel »: un tableau de contrôle apparaît:
* scale: modifie l’échelle et permet de s’appocher ou de s’éloigner de la molécule
* translate: permet de déplacer la molécule selon l’axe des:
- X
- Y
- Z avant-arrière
* rotate: permet de faire une rotation selon l’axe des:
- X
- Y
- Z
N.B. Ces opérations peuvent être faites sur une molécule en présence d’autres non liées,
simplement en sélectionnant un seul atome de la molécule à déplacer. Pour cela cliquez sur
« sel-atm » et ensuite sur le ou les atomes à sélectionner. Pour désélectionner, cliquez sur
« sel-atm » à nouveau. Ceci est très utile pour déplacer puis relier des éléments créés
séparément !
Cliquez sur « sel-atm » puis commencez à sélectionner les atomes formant l’angle en
commençant par celui qui bougera lorsque l’on fera tourner la liaison et, dans l’ordre
les suivants, reliés les uns aux autres directement, jusqu’au dernier qui demeurera
immobile. Cliquez ensuite sur « Rot-B ». Une fenêtre apparaît et, en cliquant sur les
flèches, on fera tourner la liaison.
c. un atome:
cliquez sur « move » dans la palette; cliquez sur l’atome à déplacer puis cliquez à
l’endroit où on veut le placer.
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H H NH2 NH2
H H Ici, l'angle dièdre
est de 180 °
HO H H H
H OH
Projection de NEWMAN
NH2 H H
H H H H H H
H H H NH2 H2N H
OH OH OH
Attention, dans certains cas, des ponts H peuvent se former (lignes jaunes entre
hétéroatome et H placé sur un hétéroatome). Ils stabilisent souvent un conformères qui
seraient moins stable en son absence. Par exemple:
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En théorie:
forme la plus stable
car les substituants les plus volumineux
sont les plus éloignés
NH2 H H
H H H H H H
H H H NH2 H2N H
OH OH HO
On peut également signaler qu’il existe d’autres types d’isomérie que l’on peut analyser aussi
grâce au programme:
O O H
+
H N
N N H +
N
H
Isomérie amide Z-E Isomérie cyclohexane Isomérie pipéridinium
axial - équatorial axial - équatorial
H ou doublet non-liant de l'azote
Remarques importantes:
- pour déterminer la raison pour laquelle une structure est instable, principalement à cause
de la présence de groupements volumineux en position rapprochée, utilisez plutôt la
représentation « CPK » (cf. A.5.).
- refaites les manipulations jusqu’au moment où deux résultats concordants sont obtenus
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- pour voir les doublets non-liants, utilisez la représentation « ball and stick » (A.5.): ceux-
ci apparaissent comme des points bleus ou gris
allez dans « analyze » et cliquez sur « Rot_E »: un graphique apparaît et une fenêtre:
cliquez sur « OK »
commencez par sélectionner les 4 atomes de l’angle dièdre choisi dans l’ordre et
en commençant par celui que vous désirez faire tourner (le dernier restera immobile)
placez les atomes qui sont aux extrémités dans une conformation décalée, n’importe
laquelle
minimisez l’énergie
notez l’angle et l’énergie obtenus. Pour obtenir la valeur de l’angle, cliquez sur
« query », puis sur les 4 atomes sélectionnés précédemment et ensuite à l’extérieur de
la molécule là où l’on veut que les informations apparaissent.
appuyez sur « Rot-B » sur la pallette latérale et faites tourner l’angle de ~ 120°
(correspndant à un des 2 autres conformères décalés). Minimisez à nouveau.
Remarques importantes:
- pour déterminer la raison pour laquelle une structure est instable, principalement à
cause de la présence de groupements volumineux en position rapprochée, utilisez
plutôt la représentation « CPK » (cf. A.5.).
- refaites les manipulations jusqu’au moment où deux résultats concordants sont obtenus
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- pour voir les doublets non-liants, utilisez la représentation « ball and stick » (A.5.):
ceux-ci apparaissent comme des points bleus ou gris
C. SAUVER LA STRUCTURE
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A. INTRODUCTION
Ces paramètres sont mis en application dans l’essai des substances apparentées de la
monographie du Piroxicam.
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B. MONOGRAPHIE DU PIROXICAM
O O
S CH3
N
H
N
OH O N
Mr = 331,4
C15H13N3O4S
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- Limites :
► impuretés A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L : pour chaque impureté, au maximum la
surface du pic principal du chromatogramme obtenu avec la solution témoin (b)
(0,2 pour cent),
► total : au maximum 2 fois la surface du pic principal du chromatogramme obtenu
avec la solution témoin (b) (0,4 pour cent),
► limite d’exclusion : 0,1 fois la surface du pic principal du chromatogramme obtenu
avec la solution témoin (b) (0,02 pour cent).
A. pyridin-2-amine,
B. 1,1-dioxyde de 4-hydroxy-N-(pyridin-2-yl)-2H-1,2-benzothiazine-3-carboxamide,
C. 1,1-dioxyde de 4-hydroxy-2-méthyl-2H-1,2-benzothiazine-3-carboxamide,
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- Mode opératoire:
- Rapport:
Documentation:
• Le présent syllabus
• Annexes de la pharmacopée (classeur au laboratoire)
• Monographie du piroxicam
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