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Commandement des Interventions FDF3

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NIVEAU OFFICIERS

ANNEE 2004
SOMMAIRE

I -LE COMMANDEMENT DU GROUPE

1 - LA CAPACITE OPERATIONNELLE D’UN GROUPE FEUX DE FORETS……01

1-1 DEFINITION ET MISSION DU GROUPE……………………………………..

……..01

1-2 LES POSSIBILITES D’ACTION DU GROUPE…………………….………..……. 01

1-3 LE COMMANDEMENT DU GROUPE D’INTEVENTION………….………..

…...02

1-3.1 INTRODUCTION AU COMMANDEMENT….………………….……..…………

02

1-3.2 L’ORDRE PREPARATOIRE : P.A.T..R.A..C..D..R………….…… ………… 03 ..04

1-3.3 L’ORDRE DE MOUVEMENT : D.P.I .F ……………………..………..…….……

05

1-4 INTEGRATION DU GROUPE D’INTERVENTION FEUX DE……..……………..06

FORETS (G.I.F.F) DANS LE DISPOSITIF OPERATIONNEL

1-4 LA SECURITE COLLECTIVE DU GROUPE D’INTERVENTION…….…..……..07

1-5.1 AVANT LE DEPART……………………………………………………….………..07

1-5.2 SECURITE DANS LA LUTTE……………………………………..…………… 07..08

1-5.3 RETOURS D’INTERVENTION ……………….……………….……..………….. 09


1 – LA CAPACITE OPERATIONNELLE D’UN GROUPE

FEUX DE FORETS

1-1- DEFINITION ET MISION DU GROUPE

Le groupe d’intervention constitue l’unité élémentaire, théoriquement indivisible, de lutte


contre les feux de forets.

IL est compose des personnels et matériels suivant :


 Une V.L.R.T.T (1 chef de groupe + 1 conducteur),
 Quatre C.C.F ( 1 chef d’agrès + 1 conducteur + 2 équipiers par véhicule),
Soit 5 engins et 18 personnes.
Du départ au retour, ces éléments doivent rester sous le commandement de leur chef de
groupe et agir dans le cadre d’une mission commune. Les chefs de groupe sont responsables de
la cohésion de leur unité.

1-2 LES POSSIBILITES D’ETABLISSEMENT DU GROUPE

Mission Offensive Défensive Transit Alimentaire

Etablissements Attaque directe Ligne d’appui Routier Sur P.I , B.I

Etablissement Etablissement 50 m. entre


maxi :200 m maxi :20 a 40 m chaque engin

Etablissement Défense de Tactique En aspiration


De grande longueur point sensible

200 a 500 ou Interne ou 20m. entre


700m. selon le externe chaque engin
département

Autoprotection Retournement Au moyen de


Du groupe l’hydroejecteur

Arrêt en ligne

Départ dans les


quinze minutes

Arrêt en
colonne

Départ
immédiat

-1-
1-3 LE COMMANDEMENT DU GROUPE D’INTEVENTION

1-3-1 INTRODUCTION AU COMMANDEMENT

Commander en intervention ou en opération, c’est :


 Lutter = action directe sur le sinistre,
 Soutenir = action indirecte sur le sinistre,
 Communiquer = donner des ordres / rendre compte.
Le commandement opérationnel en système hiérarchique pyramidal répond aux trois
grands principes :
 On ne peut commander à plu de quatre subordonnés directs (trois et idéal),
D’ou la sectorisation ou la sous-sectorisation en trois (sectorisation
géographique, sectorisation d’activité).
 IL faut toujours s’adresser SEULEMENT aux subordonnés directs, et il
faut toujours rendre compte SEULEMENT au supérieur immédiat.
« De A/C X à Lt X … »
« De A/C à Compagnie…, (=à chef Compagnie) »
« De chef G.I Y à C.O.D.I.S… , (=Officier de permanence) »
 Donner un ordre, c’est exprimer une volonté et non un souhait.
Un ordre désigne : UN CHEF, UNE MISSION et DES MOYENS.
L’emploi de moyens commandés par un subordonné immédiat relève DIRECTEMNT
de son autorité.
L’expression des ordres est réalisée à l’aide du cadre d’ordre adéquat
(P.A.T.R.A.C.D.R- D.P.I.F- S.O.I.E.C..) et selon les principes suivants :
Toujours s’exprimer avec clarté, concision en utilisant un vocabulaire simple, le
tout en phrases courtes.
Ne commander à un subordonné qu’une action à la fois, même si la réalisation de
votre objectif consiste en une suite d’actions.
Attendez le compte rendu (C.R.) consécutif à une action avant d’ordonner la
suivante.
Toujours s’adresser nominalement aux subordonné : dire « S/C X faites … » et
non « chef d’agrès C.C.F. Y faites … ».

-2-
L’engagement du groupe d’intervention se fera, dans la
majorités des cas, selon le déroulement séquentiel suivant :

Evènement Actions du chef de groupe


Avant le départ en renfort Il donne un ordre préparatoire aux chefs d’agrès
Au moment du départ Il donne un ordre de mouvement aux chefs d’agrès
En cour de déplacement Il s’assure de la marche du groupe
A l’arrivée au point de transit Il prend contact avec l’officier point de transit qui lui
donne sa mission
A l’arrivée sur la Z.I impartie Il effectue une reconnaissance
A l’issue de la reconnaissance Il donne un ordre initial aux chefs d’agrès
Dès l’ordre initial donné Il rend compte au P.C ou au Chef de Colonne
En cour d’action Il donne des ordres de conduite, veille à ce que les
chefs d’agrès aient le souci de la sécurité des
personnels, fait régulièrement des comptes rendus
Dès l’arrivée d’un supérieur hiérarchique Il passe soigneusement les consignes et remet son
ou à l’occasion de la relève commandement

1-3.2 L’ordre préparatoire : P.A.T..R.A..C..D..R.

Comme toute activité, l’opération se doit d’être préparée avec soins. Cette préparation
débute avec ce qu’il est d’usage d’appeler : « la prise de garde journalière », et va
jusqu’à la réalisation de plan de secours complexes.
Au niveau du chef de groupe « feux de forêts », celui-ci doit, dès la prise de garde,
s’assurer des contraintes occasionnelles du secteur d’intervention et de la condition des
moyens du groupe.
Les contraintes occasionnelles :
 Itinéraires indisponibles,
 Points d’eau indisponible,
 Météorologie feu de forêt, indice de propagation feu de forêt,
 Manifestations publiques…
La condition de moyens du groupe :
 Personnels de garde,
 Equipement,
 Matériels
 Transmission
Pour cette dernière partie, on va utiliser un ordre préparatoire (à l’intervention) :
 Liste nominative des personnels de garde : appel verbal et affectation des
hommes par agrès et fonction,
 Vérification de matériels et équipements,
 Vérification des appareils de transmission.
Le chef de groupe traduira cet ordre préparatoire, selon le schéma suivant et en fonction
du moment et de la localisation de moyens :
 En caserne, à la prise de fonction,
 Au point de rassemblement,
 Au point de stationnement.

-3-
P : PERSONNELS DU GROUPE
Off/ S off/ Caporaux et agents ex :
Le chef de groupe relève la liste nominative de personnels en mentionnant leurs
qualifications, leur expérience et éventuellement leur âge.
A : ARMEMENT
Véhicules ( type, origine, corps d’appartenance) et matériels du groupe :
Vérifications : coffres, carburants, citernes,
Inventaire rapide : matériel spécifique (tronçonneuse, treuil..).
T : TENUE
Vérification de la tenue de feu complète et des tenues spéciales.
R : RADIO
Vérification des potes mobiles, recensement de postes portatifs, rappel de canaux et de la
discipline radio, essai interne au G.I.F.F.
A : ALIMENTATION
Rations alimentaires boissons, carburants et ingrédients supplémentaires éventuels.
C : COMMANDEMENT
Désignation et identification : adjoint au chef de groupe, chef d’agrès, serre-file et,
éventuellement chef d’équipe.
Le chef de groupe a l’initiative du choix de son adjoint qui répondra, malgré tout, aux
critères suivants :
Grade,
Qualification, formation,
Expérience,
Disponibilité au sein du groupe.
D : DEROULEMENT PREVU
Phases essentielles et durée prévisible de la mission : (OÙ ? Quand ? Comment ?
Pourquoi ?).
R : HEURE ET POINT DE RENDEZ-VOUS
Si les véhicules constituant le groupe viennent d’unités différentes, définir l’heure et le
point de rendez-vous.

-4-
1-3.3 L’ORDRE DE MOUVEMENT : D.P.I .F
Au moment du départ du groupe en intervention, t à chaque déplacement conséquent du
groupe ( changement de secteur ), le chef de groupe formulera un ordre de mouvement
traduit de la manière suivante :

D : DIRECTION
Indiquer la direction générale à suivre.
Ex : direction sud, direction de la ville de X ….
P : POINT A ATTEINDRE
Désigner le point précis ou le groupe devra s’arrêter.
Ex : Unité secondaire x...Point côté…
I : ITINERAIRE A SUIVRE
Préciser l’itinéraire à suivre par le groupe, ou les itinéraires si les véhicules du groupe
Doivent suivre des itinéraires différents.

F : FORMATION
Indiquer :
L’ordre de marche des engins,
L’intervalle à respecter,
La vitesse à observer,
Les signaux à mettre en œuvre,
Le canal à veiller pour la durée du déplacement.

En conséquence, le chef de groupe d’intervention :


 Veille la radio :
-canal wilaya avec le C.C.O
-Canal tactique (simplexe) avec engins².
 Informe régulièrement les chefs d’agrès de l’itinéraire emprunté (changement de
direction, obstacles, poids, largeur, hauteur) de la nature de la mission confiée dès qu’il
en a pris connaissance.
 Rappelle les consignes de sécurité particulières à observer.
En Formation de transit :
 Assure la sécurité du déplacement et la cohésion de Son unité :
- En contrôlant le respect des règles du code de la route (feux de croisement, feux à
éclat, sirène deux tons),
- En réglant la vitesse du groupe en fonction du véhicule le plus lent,
- En faisant observer une distance de 50m entre chaque véhicule sur route ; cette
distance sera réduite lors de la traversée de zones d’agglomération.
En cas de panne d’un véhicule du groupe, le chef de groupe signale la panne au C.C.O en lui
caractérisant le type de l’engin, la cause supposée et les éléments défectueux.
Après avoir demandé le remplacement du véhicule, il poursuit sa route jusqu’au sinistre ou au
point de transit.
En Formation Tactique :
-En plaçant le véhicule le moins manœuvrant et / ou le plus lent, en queue de groupe.

-5-
1-4 INTEGRATION DU GROUPE D’INTERVENTION FEUX DE
FORETS (G.I.F.F) DANS LE DISPOSITIF OPERATIONNEL
L’intégration Du G.I.F.F dans le dispositif opérationnel est caractérisée par une chronologie
d’actions :
 Réagir rapidement face à un sinistre,
 Analyser et anticiper en tant qu’élément d’une structure hiérarchique, mais aussi en tant
que C.O.S.,
 Faire un choix,
 Exprimer clairement les ordres cohérents avec le choix qui a été fait,
 Vérifier l’exécution des ordres en temps voulu,
 Veille à la sécurité de se personnels,
 Rendre compte et ne pas attendre pour demander l’intervention de renforts,
 Se mettre à la disposition d’un cadre de rang supérieur, donc perdre la fonction de C.O.S
et / ou passer les consignes à un chef de groupe qui vient vous relever.

Plusieurs cas de figure doivent être distingués :


Sinistre sans moyens engagés :
IL s’agit généralement d’un départ de feu naissant.
Le chef de groupe informe le C.C.O de son arrivée sur les lieux et le renseigne le plus
rapidement possible sur les traits généraux et oit exprime une première demande de renfort, oit
indique si les secours sont suffisants.

Sinistre avec point de transit :


Le chef de groupe se dirige vers le point de transit désigné par le C.C.O arrivé à ce point, le
chef se met à la disposition de l’officier de transit qui lui indique :
 Le secteur dans lequel il est affecté,
 Le nom du chef de colonne et / ou son indicatif,
 Les canaux radio du secteur.
 Le chef de groupe remet à l’officier point de transit la fiche organique de composition
de son groupe (P.A.T.R.A.C.D.R)

Nota : si le groupe arrive incomplet au point de transit, le chef de groupe informera l’officier
point de transit.
Deux possibilités sont alors offertes, en fonction du contexte opérationnel :
 Le groupe est laissé en stand-by jusqu’à l’arrivée du 4ème véhicule,
 Le groupe est affecté à un chef de colonne, le sinistre nécessitant un engagement
rapide de moyens.
Dans ce dernier cas, il appartient à l’officier point de transit de compléter au plu vite le
groupe d’intervention :
 Soit avec un engin isolé du secteur de l’UPPC en liaison avec le P.C.
 Soit avec le 4ème engin (initial ou remplacé dès on arrivée, en liaison avec le chef de
colonne pour lequel le groupe a été engagé.
Guidé de manière préférentielle par une moto tout terrain ou un agrès affecté à cet usage, le
chef de groupe e dirige vers le secteur indiqué, en formation tactique (le véhicule le moins
manoeuvrant à l’arrière) .
Il informe ses chefs d’agrès des consignes opérationnelles qu’il a reçues et rappelle le
règles de sécurité.
IL prend contact avec le chef de colonne, soit physiquement, soit par radio, afin de connaître
de manière précise, l’idée de manœuvre.
-6-
Colonne en cours de formation :
Le chef de groupe se présente au chef de colonne dès son arrivée sur les lieux de
regroupement, et lui indique la composition du groupe (personnel, encadrement, matériel) en
lui remettan,t la fiche organique P.A.T.R.A.C.D.R.
IL informe ses chef d’agrès des consigne opérationnelles qu’il a reçues (destination,
itinéraire, missions, canaux radio, consignes particulières).

1-5 LA SECURITE COLLECTIVE DU GROUPE D’INTERVENTION

En opération, t particulièrement dans le domaine de la lutte contre les feux de forêts, la


sécurité individuelle et collective de personnels doit être omniprésente. Elle se conçoit à
touts les niveaux de l’équipier au chef de site.
Le chef de groupe intégrera la sécurité collective du groupe d’intervention dans toute les
phases de l’opération :
 Avant le départ,
 Pendant la lutte,
 Au retour de l’intervention.

1-5.1 AVANT LE DEPART


La sécurité ne s’improvise pas. C’est pourquoi, le chef de groupe devra bien connaître les
mesures de sécurité préventives et réglementaires appliquées aussi bien au matériel qu’au
personnel.
IL prendra en compte au minimum les éléments ci-dessous :

Au Plan matériel
Les véhicules qui répondent aux nouvelles normes possèdent les équipements suivants :
 Arceaux intérieurs,
 Double cabine
Selon les départements, les véhicules peuvent comporter de dispositifs complémentaires :
 Arceaux extérieurs,
 Arrosage de la cabine,
 Arrosage des pneumatiques,
 Réserve d’eau,
 Film de blindage sur les vitres.
Le contrôle journalier des véhicules doit inclure la vérification des dispositifs de sécurité.
Cependant, lors de la prise en compte du groupe (cf fiche P.A.T.R.A.C.D.R ) le chef de
groupe aura le souci de contrôler auprès de ses chefs d’agrès, la conformité des
véhicules et de leurs équipements.

1-5.2 Sécurité dans la lutte

a) En transit
En matière de déplacement, la notion de groupe prend sa dimension. En effet, le choix de
l’itinéraire et la vitesse de déplacement sont conditionnés par le nombre et les caractéristiques
des véhicules. Pour chaque déplacement, le chef de groupe devra établir un ordre de mouvement
(cf D.P.I.F) Dans lequel devront apparaître toutes la consigne de sécurité. Il devra tenir compte
entre autre des critères suivants :
 Les caractéristiques des véhicules (poids, encombrement, nature du châssis),
 Les distances à respecter,
-7-
 la vitesse de déplacement (à titre indicatif, la vitesse moyenne est de 70 km/h. sur
autoroute, 50 km/h sur route et 10 à 30 km/h sur piste),
 Les avertisseurs sonore et lumineux,
 Le rappel sur la notion de priorité des véhicules de secours.
En cas d’arrêt du groupe, le chef de groupe s’assurera que :
 L’aire de stationnement peut accueillir l’ensemble des véhicules du groupe,
 Le groupe ne fait pas obstacle aux autres usagers.
Dans les passages difficiles,, l’ordre sera donné au personnel de descendre des véhicules.
Enfin, le chef de groupe s’assurera que chaque conducteur et chef d’agrès connaissent les
différentes manœuvres de déplacement du groupe ( arrêt en ligne, n colonne, demi-tour, etc...)
b) Pendant l’attaque
Le chef de groupe doit retenir, appliquer et faire applique, tout au long de la lutte trois
grands principes :
 La permanence de l’eau,
 La permanence de liaisons,
 La permanence de l’observation.
La permanence de l’eau est destinée à assurer l’autoprotection du groupe à tout moment.
La permanence des liaisons s’effectue au sein du groupe, avec les groupes voisins, entre le chef
de groupe et le chef de colonne ou de sous-secteur. De plus, tous les personnels, sans exception,
doivent connaître la fréquence « urgence/ accueil ».
La permanence de l’observation permet de surveiller l’évolution du feu, mais également de
déceler le zones à éviter telle que le col et le endroits ventés ( accélération du feu ), les pentes
positives, les culs-de-sac, les chemins sinueux ( le feu se déplace plu vite que le groupe, les
mamelons ( le groupe risque l’encerclement).
La permanence de l’observation permet aussi de déceler les zones favorables telles que les
sorties de cols et les pentes sous le vent ( la progression du feu ralentie), les secteurs
dégagés ou déjà brûlés ( mise en sécurité du groupe).
Le chef de groupe aura le souci de rappeler au personnel les impératifs ci dessous :
 Démarrer les moteurs principaux et auxiliaires avant l’arrivée du feu,
 Circuler toutes vitres fermées,
 Toujours garder une réserve d’eau,
 Etablir des lances sur engins pour leur protection,
 Prévoir un chemin de Repli.

En cas de danger le chef de groupe s’assurera que le personnel respecte les consignes
suivantes
 Se regrouper,
 Gagner les espaces brûlés,
 Se protéger à l’aide des équipements des engins et ne jamais abandonner une lance
alimentée,
 Utiliser les équipements de survie.

-8-
1-5.3 RETOURS D’INTERVENTION

a) Le reconditionnement :
Le chef de groupe s’assurera avant de disloquer son groupe, que les personnels et les
matériels ont bien été reconditionnés.

b) Le débriefing

Il est important enfin de rassembler les personnels « à chaud » afin de faire le point sur
le déroulement de l’opération, ceci à pour objectif :
 D’informer le personnels du cadre tactique de l’opération ( meilleure
compréhension du travail demandé).
 De vérifier s’ils ont bien intégré le règles et consignes de sécurité et au besoin de
les recadrer,

-9-
SOMMAIRE

2- LE RAIONNEMENT TACTIQUE …………………………………………………10


2-1 Les réactions immédiates ………………………………………………………10
Renseignements…………………………………………………………………10
Information………………………………………………………………………10
Actions ………………………………………………………….………………10
2-2 Introduction au raisonnement tactique…………..………………………………11
2-3 l’analyse de la zone d’intervention : ou ? par où ?………………………………11
2-3.1 l’analyse de la topographie …………………………………………….11..12
2-3.2 population………………………………………………………………….12
2-3.3 conditions météorologiques………………………………………………..12
2-4 L’analyse du sinistre : Contre quoi ?…………………………………………….13
2-5 Elaboration d’une idée de manœuvre : comment ?………………………………13
2-6 L’analyse des moyens : avec quoi ? …………………………………………..13
2-7 l’ordre initial : S.O.I.E.C…………………………………………………………14
2-8 Le compte rendu ……………………………………..………………………….15
2. LE RAISONNEMENT TACTIQUE

La méthode de raisonnement tactique utilisée par le chef de groupe est avant tout une méthode
d’auto questionnement, ayant pour objet de systématiser l’ensemble de questions qu’il est amené
à se poser lorsqu’il est confronté à une situation qui exige des réponses adaptées et rapides.
Si les réponses sont apportées a chacune des questions, le chef de groupe pourra formuler
clairement les ordres à ses subordonnés et rendre compte à ses supérieurs.

2-1 LES REACTIONS IMMEDIATES

Les réactions immédiates sont les actions que le premier C.O.S doit mener dès son
arrivée sur les lieux. Les prises « à chaud » précèdent le raisonnement tactique. C’est la période
pendant laquelle le C.O.S subit l’événement.
Ces différentes phases peuvent être du domaine :
 Du renseignement,
 De l’information,
 De l’action ( dont sauvetage et mise en sécurité ).

RENSEIGNEMENTS

Les renseignements adressés au C.C.O dans le cadre des réactions immédiates sont
destinés à :
 Informer les autorités de tutelle de l’arrivée des secours sur les lieux,
 Décrire une situation à un instant « T »,
 Quantifier et qualifier une demande de renfort,
 Ou solliciter les différents échelons de renforts prévus dans l’ordre d’opération
de wilaya ou dans les plans de secours,
 Communiquer tout renseignement favorisant la réussite de l’opération
( coupure d’une ligne H.T ) .

INFORMATION

L’information recueille dans le cadre des réactions immédiates est axée essentiellement
sur la collecte des éléments nécessaires au traitement du sinistre. Elle est souvent délivrée
par les service connexes ou institutionnels ( élu, comités communaux feux de forêts,
forestiers, autochtone…).
Toutefois, elle est également descendante. Le chef de groupe informe es chef d’agrès de
la posture à adopter ( attente, sécurité ou actions).

ACTIONS
Bien que le traitement du sinistre nécessite une réflexion approfondie, pour sa réussite, le chef de
groupe peut, dans certains cas, engager des actions immédiates qui s’imposent à lui .
Ces actions peuvent être les suivantes :
 Sauvetage et mise en sécurité des personnes,
 Défense d’un point sensible,
 Traitement de tout ou partie du sinistre.

-10-
2-2 INTRODUCTION AU RAISONNEMENT TACTIQUE

Le raisonnement tactique est une démarche intellectuelle qui permet au chef de groupe feux de
forêt, face à une situation donnée :
 D’analyser rapidement la zone d’intervention et le sinistre,
 De lister les actions nécessaires à l’élaboration d’une idée de manœuvre,
 De définir les moyens à mettre en œuvre.
La finalité de cette réflexion conduit à l’expression d’un cadre ordre : l’ordre initial.
Pour mener à bien son raisonnement tactique, le chef de groupe d’intervention répondra aux
questions suivantes :
 Où ?
 Par où ?
 Contre quoi ?
 Comment ?
 Avec quoi ?

2-3 L’ANALYSE DE LA ZONE D’INTERVENTION : Ou ? PAR Ou ?

L’étude de la zone d’intervention permet de mettre en évidence les caractéristiques qui influent
directement sur l’évolution du sinistre et sur l’emploi des moyens.
Elle comportera l’analyse de trois composantes principales :
 La topographie,
 Les conditions météorologiques et astronomiques,
 L’habitat et la population.

2-3.1 L’ANALYSE DE LA TOPOGRAPHIE

a)Dimension et position de la zone

La superficie étudiée est délimitée à la foi par les grandes caractéristiques du milieu et par le
niveau d’intervention dan lequel se situe le chef de groupe (1er C.O.S , sinistre sectorisé,
fonction renseignements…).
Elle représente la zone sinistrée et/ou sinistrable dont on peut utiliser les ressources.

b) Nivellement

L’ossature est la combinaison des lignes de crête et de talweg permettant de définir les
caractéristiques essentielles du relief (vallées, cols, coupures, etc…).
La pente
Il est souvent utile de faire apparaître le sens de la pente et d’en déterminer le point haut et
le point bas.

c) Planimétrie
Voies de communication :
 Les accès permettent d’accéder à la zone sinistrée,
 Les rocades permettent de contourner la zone sinistrée,
 Le pénétrantes sont des voies de communication permettant de circuler à l’intérieur
de la zone sinistrée,
 Les diverses voies ferrées et les autres voies de communication, les zones
dégagées.
-11-
d) Couvert végétal
 Type de végétation,
 Densité,
 Continuité, organisation de la forêt.

e) Divers
 Ligne haute tension,
 Carrefours,
 Points de circulation difficile,
 Autres points particuliers.

f) Points d’eau
l’examen des ressources en eau permettra de déterminer :
 Les possibilités des cours d’eau :
-débits,
-point d’aspiration,
-conditions d’accès.
 Les capacités et les situations des réserves en eau,
 Le caractéristiques des réseaux.

g) Habitats
 Implantation,
 Points sensibles.

2-3.2 POPULATION
Pour compléter l’étude de la zone d’intervention, il est nécessaire de procéder à une analyse
de la population concernée.

Sinistrés / Sinistrables
 Déterminer leur nature (impotents, personnes âgées, enfants, etc…),
 Le lieu où ils se situent dans la Z.I et leur effectif,
 Leur comportement.

2-3.3 CONDITIONS METEOROLOGIQUES

La météorologie consiste à prendre en compte les caractéristiques du vent (direction, vitesse), de


l’hygrométrie et de la sécheresse au moment de l’arrivée sur le sinistre.
Cette étude doit être constamment réactualisée.
Les conditions astronomiques seront également analysées. L’heure, le jour, le mois et la saison
sont autant de facteurs qui influent sur le développement et la propagation d’un incendie de forêt.

-12-

2-4 L’ANALYSE DU SINISTRE : CONTRE QUOI ?


L’analyse du sinistre consiste à délimiter l’intervention dan l’espace et dans le temps.
Pour faire, le chef de groupe se doit de répondre à la question « contre quoi doit-on lutter ? »
 Pour la protection des personnes,
 Pour la protection de biens,
 Contre la propagation de l’incendie.
Deux situations doivent être étudiées.
 La situation initiale :
-A l’arrivée sur le sinistre, la vision du panache de fumée, et la reconnaissance de
proximité permettent de déterminer l’importance du sinistre et de le positionner,
 Une situation envisageable :
-L’étude d’une situation envisageable permet de prévoir la propagation du sinistre et ses
conséquences,
Cette étude, associée à celle de la zone d’intervention donnera au chef de groupe toutes
les indications sur l’évolution prévisible du sinistre.
2-5 ELABORATION D’UNE IDEE DE MANŒUVRE : COMMENT ?
Les connaissances acquises dans les domaines suivants :
 Potentiel opérationnel du groupe d’intervention,
 Prise en compte de l’analyse de la zone d’intervention et du sinistre,
Permettront au chef de groupe d’énumérer et de hiérarchiser les différentes tâches à
accomplir.
La somme de ces actions constitue l’idée de manœuvre du chef de groupe.

2-6 L’ANALYSE DES MOYENS : AVEC QUOI ?


La réponse à la question « avec quoi ? » conduit le chef de groupe à évaluer les moyens
nécessaires à la réalisation de l’idée de manœuvre élaborée.
Le chef de groupe intègre dan sa réflexion les moyens dont il dispose à priori(groupe
d’intervention, camion-citerne, engins du génie civil…)et ceux en transit, prévus par
l’ordre d’opération, en demande de renfort, en tenant compte de leur délai de transit.

13
2-7 L’ORDRE INITIAL : S.O.I.E.C.
La réponse à l’ensemble des quatre questions favorise la réflexion du chef de groupe qui
peut alors concevoir le dispositif selon l’idée de manœuvre choisie, et exprimer l’ordre
d’exécution.
L’ordre et un résumé de l’expression des ordres que doit donner le chef de groupe.
L’ordre initial est un ordre donné aux chefs d’agrès qui n’ont pas été engagés dans le
cadre des réactions immédiates. Cet ordre doit traduire en termes concrets les actions
qu’il a choisi de mener pour réaliser son idée de manœuvre.

S : SITUATION Décrire rapidement, en u ne phrase courte, la situation à laquelle le


groupe est confronté, en précisant les actions menées dans le cadre des réactions
immédiates pour les chefs d’agrès arrivés postérieurement à celles-ci.

O : OBJECTIF Préciser l’objectif ( le but à atteindre) du groupe : « nous devons


éteindre l’incendie au plus vite tout en protégeant le biens. »

I : IDEE DE MANOEUVRE Exprimer clairement et brièvement votre idée pour


atteindre l’objectif.
« je veux attaquer le feu en procédant à un jalonnement sur l flanc droit à partir des
voies de communication existantes .»

E : EXECUTION Répartir les différentes tâches à accomplir pour remplir la mission,


de façon cohérente avec votre idée de manœuvre.
Donnez si possible une mission à la fois à chaque chef d’agrès.
« Sgt A, avec votre C.C.F .2000, vous attaquez le feu au début de la piste N° ….. à partir
de la citerne …………….
Caporal B, avec le C.C.G.C vous alimentez le C.C.F 4000. »
Point d’eau : P.I N°4.
Sgt B, avec votre C.C.F 4000 vous assurez la protection de l’habitation isolée au point
côté 418.
Point d’eau : puit de l’habitation.

C : COMMANDEMENT Préciser :
L’ordre complémentaire des transmissions du groupe (canaux tactiques),
Les mesures de sécurité particulières,
Le nom de votre adjoint,
Votre position géographique,
Le début de l’action : immédiat ou différé.

-14-
2-8 LE COMPTE RENDU
Le message de compte rendu doit être systématique. Il ne doit pas apparaître aux yeux
des subordonnés comme un manque de confiance. Il s’agit simplement de permettre au
supérieur hiérarchique d’actualiser les renseignements relatifs à l’intervention afin, d’un
part, d’adapter si nécessaire sa manœuvre, et d’autre part, de renseigner son supérieur.

En ce qui concerne le compte-rendu, cela va du renseignement purement opérationnel


adressé verbalement ou par radio au chef de secteur.

« Ne rendre compte qu’au supérieur direct. »

Dans tous les cas, le compte –rendu doit comporter les rubriques indiquées ci-dessous :

DE ADJ X A…,
GROUPE HORAIRE.
« JE SUIS… » Précisez à l’autorité votre situation dan votre zone d’intervention.
« JE VOIS… » Décrivez à l’autorité votre situation instantanée du sinistre.
« JE FAIS… » Informez des actions engagées pour remplir votre mission ; vous devez
systématiquement préciser l’état d’engagement des moyens du groupe.
« JE DEMANDE… » Dans la mesure où vous estimez que des renforts sont
nécessaires, vous devez les demander en fonction de l’évolution du sinistre.

-15-
SOMMAIRE

3-LE COMMANDEMENT D’UNE OPERATION DE SECOURS ………………..16

3.1 la prise de fonction C.O.S……………………………………………………….16

3.2 Expression d’un demande de renfort…………………………………………….16

3.3 La passation du commandement …………………………………………………16


3- LE COMMANDEMENTT D’UNE OPERATION DE SECOURS

3-1 LA PRISE DE FONCTION C.O.S


Dès l’arrivée sur les lieux du chef de groupe, et selon son rang hiérarchique, le chef de
groupe peut être amené à prendre la fonction C.O.S IL devient alors le seul responsable de
l’intervention. Le chef de groupe aura alors à prendre de commandement de l’opération selon
les modalités suivantes :

Signale au C.C.O son arrivée sur les lieux,

Prend contact avec le premier C.O.S cette prise de contacte sera dans la mesure du possible
physique ; elle favorisera un échange d’informations et une passation de consignes,

S’identifie et annonce sa prise de commandement en amont (C.C.O) et en aval ( autres chefs


de groupe, adjoints chefs d’agrès).

3-2 EXPRESSION D’UNE DEMANDE DE RENFORT

La demande de renfort se fait au moyen d’un message formaté selon le modèle du compte
rendu (cf chapitre 2). Cette demande est adressée au C.C.O les quatre points qui précédent la
demande proprement dite sont extrêmement importants pour renseigner le C.C.O et motiver la
demande surtout lorsque le C.C.O est saisie de plusieurs demandes simultanées.

3-3 LA PASSATION DU COMMANDEMENT

Il s’agit de passer le commandement à un supérieur hiérarchique. des l’arrivée sur les lieux du
chef de colonne, chef de groupe n’est plus responsable de l’intervention. l’aptitude a ce
changement de « statut » doit être acquise rapidement par les chefs de groupe .
Cette aptitude pourra être favorisée par la réalisation de manœuvres sur le terrain dont la
difficulté sera croissante et ira jusqu’au « point de rupture » de possibilités du groupe. par
ailleurs, ce vécu, même simulé, sera un des moyens qui induiront le développement de
l’esprit de corps . la passation de commandement et formalité par le message de prie de
commandement Du nouveau C.O.S

Compte rendu de la situation actuelle au chef de colonne ou au C.O.S par le chef de groupe :
 Conséquences du sinistre : victimes ; dégâts, superficie brûlées, difficulté …
 Objectif que vous aviez initialement retenu.
 Idée de manœuvre initiale.
 Actions en cours (misions données a vos chefs d’agrès ) .
 Action que vous n’avez pu mener
 Localisation des moyens de votre groupe.
 Evolution de la situation telle que vous la prévoyez ( apprendre à utiliser des échelles de
temps réalistes par rapport aux caractéristiques du sinistre )
 Mise à disposition du chef de colonne ou du C.O.S

-16-
SOMMAIRE

4- LE CHEF DE GROUPE DANS UN PC………………………………………17


4.1 Chef de groupe……………………………………………………………….17
4.2 Définition………………………………………………………………………17
4.3 Le PC 2 fonctions………………………………………………………………17
4.3.1 Fonction renseignement…………………………………………….………..17
4.4 Fonction moyens …………………………………………………….……….18
4.5 Le PC de site ………………………………………………………….……….19
4-LE CHEF DE GROUPE DANS UN P.C.

P.C du 1er C.O.


P.C d’un chef de colonne.
L’emploi de chef de groupe tel que le défini le schéma de formation est le premier niveau
de commandement opérationnel qui demande une approche tactique en plu des
connaissances liées aux techniques opérationnelles et aux techniques de commandement.

4-1 CHEF DE GROUPE


Activités principales :
 Organier et maintenir la capacité opérationnelle de son groupe
 Faire mouvement avec son groupe
 Commander moins de trois groupes en tant que C.O.S
 Commander un groupe de renfort
 Commander un groupe intégré dan une colonne de renfort
Activités complémentaires :
 Remplir la fonction renseignements dans un P.C (P.C du 1er C.O.S ou P.C de secteur )
 Remplir la fonction moyen dans un P.C ( P.C du 1er C.O.S ou P.C de secteur )
 Remplir la fonction point de transit.
4-2 DEFINITION
En opération feux de forêt, il existe un véhicule de commandement V.L.T.T du chef de
groupe et deux types de P.C :
 P.C du 1er C.O.S ou P.C de secteur.
 Le P.C de site.

4-3 LE P.C 2 FONCTIONS


P.C du 1er C.O.S ou P.C de secteur.
Le P.C 2 fonctions.
Ce P.C et placé sous le commandement du 1er C.O.S ou d’un chef de colonne (fdf4) qui
assure lui-même la fonction action/ transmissions.
Moyens, renseignements : ces fonctions sont remplies par des cadres fdf3 ( chef de groupe)

4-3.1 FONCTION RENSEIGNEMENTS


Le chef de groupe en charge la fonction de renseignements dans le P.C. :
 Etudie la Z.I et particulièrement le secteur dont il a la charge
 Le relief
 La planimétrie
 Les voies de communications (accès , rocades ,pénétrantes)
 Le points sensibles
 Répertorie :
- les types de populations dans le secteur : sinistrés, sinistrables
- Les ressources en eau de la Z.I utilisables à court, moyen terme
- Les points d’appui
- Les coupe-feu

-17-
Se renseigne sur l’évolution de la météo :
 Vent : secteur, force
Il tient à jour la situation tactique (S.I.T.A.C) du secteur.
Il informe son homologue de la fonction moyen du P.C de l’engagement de moyens
(ordre graphique) :
 Actions des G.I.F.F
 Exécution de l’idée manœuvre du C.O.S
 Bilan des actions menées
En outre le cadre charge de la fonction renseignements veille sur ordre du 1er C.O.S ou
chef de colonne les liaisons radio du P.C
Liaisons hautes ou arrière :
Dans le cas de P.C du 1er C.O.S
P.C du 1ER C.O. S C.C.O
Dans le cas de P.C de secteur :
P.C. de secteur P.C de site
P.C de secteur autres chefs de secteur
Liaisons basses ou avant :
Dans le cas de P.C du 1er C.O.S
PC du 1er C.O. chefs de groupe, chef de secteur
Dans le cas de P.C de secteur
P.C de secteur G.I.F.F et moyens engagés sur le secteur

4-4 FONCTION MOYENS

Le chef de groupe en charge de la fonction moyen fixe avec l’accord du chef de P.C ( 1er C.O.S
ou chef de colonne) le lieu de stationnement du P.C .
Cet emplacement peut changer compte tenu de la mobilité des actions et de l’évolution du
sinistre. Il doit toutefois être au cœur du dispositif opérationnel. Il et donc indispensable
de choisir un emplacement :
 Qui ne pourra être mis en difficulté par l’évolution du sinistre
 Qui favorise les liaisons radio
 Qui dispose d’une DZ relativement proche
Cette liste n’est pas exhaustive.
La fonction moyens répertorie les moyens de toute nature dans le chantier :
 Moyens déjà engagés
 Moyens en transit vers le chantier t destinés à être engagés immédiatement
 Moyens au point de transit ( si pas de P.C de site )
 Moyens demandés par le 1er C.O.S ou le chef de colonne
 Moyens autorisés par le P.C de ite
Il précise les points d’engagement et les missions décidées par le 1er C.O.S ou le chef de colonne
en fonction de l’idée de manœuvre du C.O.S il évalue les besoins en logistique du secteur
(vivres, carburants, etc..). il veille la fréquence radio secours / accueil …. Et la liaison avec le
point de transit.

-18-
4-5 LE P.C DE SITE
Ce P.C est placé sous la responsabilité d’un chef de pc de site sous le commandement du C.O.S
chef de site. Le P.C de site est organisé autour de deux cellules qui comprennent cinq fonctions.
Deux cellules :
 Une cellule qui gère l’opération
 Une cellule qui gère la réflexion

Cellule opération :
 Fonction action / transmission
 Fonction renseignements
 Fonctions moyens / logistique
Ces fonctions ont issue du P.C du 1ER C.O.S

Cellule réflexion :
 Fonction renseignements / moyen
 Fonction anticipation
Avec deux fonctions rattachées : le point de transit, le renseignement terrain.

-19-
SOMMAIRE

5- LES SIGNES CONVENTIONNELS UTILISES POUR LA REDACTION


DES ORDRES GRAPHIQUES………………………………………………………….20

INTRODUCTION …………………………………………………………………………..20

5-1 LES SYMBOLES GRAPHIQUES ……………………………………………………..21

5-1.1 LES SYMBOLES REPRESENTANT LES EQUIPEMENTS ET


INSTALLATIONS FIXES SUR LE TERRAIN :………………………………………21

5-1.2 LES SYMBOLES REPRESENTATNT LES MOYENS MOBILES DE


SECOURS DEPLOYES :……………………………………………………………22..23

5-1.3 LES INFORMATIONS ECRITES ASSOCIEES AUX SYMBOLES ……….23…24

.5-2 LES SYMBOLES REPRESENTANT DES ACTIONS ET LES LIMITES


DES SECTEURS ET DES ZONES SINISTREES………………………………….25

5-2.1 LES SYMBOLES REPRESENTANT DES ACTIONS


EN COURS ET FUTURES ………………………………………………..25..26

5-3 LES SYMBOLES REPRESENTANT LES LIMITES DE SECTEURS


ET DES ZONES SINISTREES. ……………………………………………………..26
5- LES SIGNES CONVENTIONNELS UTILISES POUR LA
REDACTION DES ORDRES GRAPHIQUES

INTRODUCTION

Lorsque l’intervention prend une importance particulière en raison par exemple de surfaces
élevées, d’un grand nombre d’intervenants et de véhicules et de la juxtaposition de plusieurs
actions complémentaires, il est nécessaire de représenter sur les supports graphiques les ordres
et compte rendus.
Les officiers du PC de site et en particulier l’officier renseignement sont chargés de la
réalisation des ordres graphiques et situations tactiques.
L’ordre graphique transmis différents acteurs de la lutte visualise pour une meilleure
compréhension l’idée de manœuvre du COS.
L situation tactique quant à elle permet au C.O.S de vérifier la réelle application de l’idée de
manœuvre et donne tout au long de l’opération une idée précise du dispositif déployé.
L’emploi de symboles graphiques ou signes conventionnel normalisés et connus de tous permet
la mise en place des deux outils graphiques vecteurs d’information, que sont l’ordre graphique
et la situation tactique.
Le but de ce document consiste à normaliser les symboles graphiques utilisés, énoncer la
doctrine et les procédures d’utilisation des signes conventionnels destinés aux ordres graphiques
et situations tactiques.
La zone d’intervention (Z.I) est représentée sur une carte qui peut être numérisée si l’on utilise
un outil informatique, un plan, un croquis.
Les symboles de l’ordre graphique et de la situation tactique seront reportés sur la représentation
De la Z.I.
Ainsi les symboles graphiques sont utilisés pour représenter :

 Les équipements de terrain tels que rocades, pénétrantes, DZ, points sensibles,
ressources (hydrants, cabines téléphoniques, parking, installations logistiques..).
 Les actions en cours, combinées ou non.
 Les actions futures.
 Les moyens déployés (PC, colonnes, groupes, véhicules, isolé, point de transit..).
 Les données relatives au sinistre ( foyers, fronts de feu, surfaces inondée ou
polluées….)

Enfin, les symboles ont de couleur rouge pour identifier les moyens de secours engagés, bleu
pour matérialiser les ressources propres à la Z.I (points d’eau, stations services...) et vert pour
désigner les actions d’évacuation et de confinement réalisées.

-20-
5-1 LES SYMBOLES GRAPHIQUES

Les symboles graphiques des installations fixes faisant partie des ressources de la zone
d’intervention et n’appartenant pas aux moyens de la sécurité civile sont représentés par un
cercle de couleur bleu avec à l’intérieur un symbole ou une information écrite.

Les installations fixes spécifiquement dédiées aux moyens de secours sont représentées par de
symbole et des inscriptions de couleur bleue.

5-1.1 LES SYMBOLES REPRESENTANT LES EQUIPEMENTS ET


INSTALLATIONS FIXES SUR LE TERRAIN :

Point d’aspiration ASP

Point d’eau

Point d’eau inépuisable

Point d’eau épuisable

Centre hospitalier CH

Parking P

Heliport H

Station-service

-21-
5-1.2 LES SYMBOLES REPRESENTATNT LES MOYENS MOBILES DE
SECOURS DEPLOYES :

Ces symboles sont représentés par des rectangles de couleur rouge avec à l’intérieur un symbole
ou une information écrite.

Poste de commandement

Véhicule seul

Groupe

Colonne

Moyens du génie

Renseignement RENS
Terrain (feux de forêts

Logistique, maintenance,
réparation

Carburants

Service de santé

-22-
Point de transit

Centre de regroupement des CRM


moyens

Moyens aérien

Zone de poser DZ

5.1-3 LES INFORMATIONS ECRITES ASSOCIEES AUX SYMBOLES :

Les informations écrites associées aux symboles graphiques permettent d’identifier le matériel
ou l’ensemble de matériels représentés ainsi que les fréquences radio utilisées ( en cela la
situation tactique permet également de visualiser l’OCT).

Quelques exemples :
Le symbole d’un PC de site porte à l’intérieur le nom de la commune sur le territoire de laquelle
se développe et à l’extérieur à gauche le n° de la fréquence utilisée en amont, et du côté droit la
ou les fréquences utilisées en aval.

ZITOUNA

De même un PC de secteur ( en feux de forêts ) sera représenté de la façon suivante :

FLANC
DROIT

-23-
Pour un groupe :
Skikda ville

Pour un véhicule isolé :

Pour un poste médicale avancé :

PMA U.P.P.C SKIKDA

Pour une zone de ravitaillement en carburant SP :

-24-

5-2. LES SYMBOLES REPRESENTANT DES ACTIONS ET LES


LIMITES DES SECTEURS ET DES ZONES SINISTREES.
5-2.1 LES SYMBOLES REPRESENTANT DES ACTIONS EN COURS ET FUTURES

Ces symboles représentent le principales actions menées par les moyens de lutte et représentent
ainsi la tactique adoptée par l’idée de manœuvre.

Les actions en cours sont représentées par des traits pleins et les actions futures par des traits en
pointillés tous de couleur noire.

Cependant, les actions de sauvetage et mise en sécurité, telles que le confinement et l’évacuation
seront représentés par des symboles de couleur verte.

Accès principale

Rocade

Pénétrante

Attaque

Ligne d’appui

Ligne d’appui envisagée

Attaque de jalonnement

Attaque de jalonnement envisagé

Attaque de percée de flanc

Attaque de percée de flanc


envisagée

Protection d’un point sensible


-25-

Protection envisagée d’un point


sensible
reconnaissance

Evacuation médicalisée

Confinement médicalisé

5-3 LES SYMBOLES REPRESENTANT LES LIMITES DE ECTEURS ET DES ZONES


SINISTREES.

Ils correspondent à un trait plein de couleur noire pour les limites de secteurs et de couleur
rouge pour matérialiser le zones touchées par le sinistre ou les fronts de feu.

Pour le cas d’un incendie, des flèches de couleur rouge peuvent servir à matérialiser les axes de
propagation.

Enfin des informations écrites sont ajoutées pour identifier les secteurs, positionner les points
cardinaux donner des informations sur les distances et les échelles.

Exemple d’ordre graphique (incendie de forêt) :

-26-
SOMMAIRE
I - SECURITE ET AUTODEFENSE………………………………………………………………..27
1-MESURES DE SECURITE……………………………………………………………………….27
1.1 EQUIPIER ET CHEF D’EQUIPE…………………………………………………………….27
1.2 CONDUCTEUR………………………………………………………………………………..27
1-3 CHEF D’AGRES…………………………………………………………………………27…28
1-4 CHEF D GROUPE FEUX DE FORETS………………………………………………………28
1-5 CHEF DE COLONNE FEUX DE FORETS……………………………………………….28
1-6 CHEF DE SITE FEUX DE FORETS :…………………………………………………………28
2- MESURE D’AUTODEFENSE……………………………………………………………………..28
2-1 DEFINITION :………………………………………………………………………………….28
2-2 AUTODEFENSE DU CCF……………………………………………………………………..29
2-3 AUTODEFENSE DU GROUPE D’INTERVENTION FDF…………………………….29..30
2-4-AUTODEFENSE DE L’UNITE FEUX DE FORETS………………………………………….30

II- MANŒUVRES DU GROUPE D’INTERVENTIONFEUX DE FORETS…………..…………31


1-DEPLACEMENT DU GROUPE D’INTERVENTION…………………………………………….31
1-1 REGLES PARTIQUES…………………………………………………………………………..31
1-1.1 Vitesse :…………………………………………………………………………………….31
1-1.2 Signalisation :………………………………………………………………………………31
1-2 DEPLACEMENT DU GROUPE………………………………………………………………..31
1-2.1 – Formations……………………………………………………………………………….31
1-2-1.1 – Formation de transit……………………………………………………………………31
1-2-1.2 Formation tactique……………………………………………………………………….31
1-2-2 Manœuvre de retournement ( ou ½ tour) du groupe…………………………………31…32
1-2.3 ARRET……………………………………………………………………………………32
1-2-3.1 Arrêt en parallèle………………………………………………………………….32
1-2-3.2 Arrêt en colonne…………………………………………………………………..32
2-MANŒUVRES OFFENSIVE DU GROUPE D’INTERVENTION FDF…………………………33
2-1 ETABLISSEMENT DE 4 LANCES 250 L/MN JUSQU'A 120 M………………………….33
2-2 ETABLISSEMENT DE 2 LANCES 250 L/MN Jusqu'à 240 M…………………………….33
2-3 ETABLISSEMENT D’1 LANCE 250L/MN OU DE 2 LANCES 60 L/MN……………….34
JUSQU'A 480 M
2-4 ETABLISSEMENT SUPERIEUR A 480 M (GRANDE LONGUEUR )………………35

3- MANŒUVRE DEFENIVES DU GROUPE………………………………………………………..35


3.1 Protection des points sensibles……………………………………………………………….35
3.2 Etablissement d’une ligne d’appui………………………………………………………….35
3.2.1 Ligne d’appui statique……………………………………………………………………..35
3-2-2 Ligne d’appui dynamique :…………………………………………………………….………….36

4- MANŒUVRES D’ALIMENTATION DU GROUPE D’INTERVENTION FEUX DE FORETS………...37


4-1 ALIMENTATION SIMULTANEE DE 2 CCF…………………………………………………37
4-2 ALIMENTATION SIMULTANEE DE 4 CCF SUR HYDRANT…………………………….37
4-3 ALIMENTATION SIMULTANEE DE 4 CCF SUR POINT D’EAU…………………………..37
NATUREL OU ARTIFICIEL
I – SECURITE ET AUTODEFENSE

1-MESURES DE SECURITE

Les mesures de sécurité sont individuelles et collectives. Leur respect doit être le souci constant
du commandement des opérations de secours.

1-1 EQUIPIER ET CHEF D’EQUIPE

L’équipier et le chef d’équipe doivent :

 Contrôler la présence et le fonctionnement de leurs équipements de sécurité.


 Fermer les vitres et les portiers du véhicule :
 S’équiper réglementairement sur ordre du chef d’agrès.
 Garder le contact avec le chef d’agrès.

1.2 CONDUCTEUR

Le conducteur doit :
 S’équiper réglementairement sur ordre du chef d’agrès ;
 Contrôler le fonctionnement des équipements de sécurités ;
 Veiller à la fermeture de vitres et de portière du véhicule ;
 Veiller au fonctionnement des équipements de sécurité du véhicule ;
 Contrôler le niveau d’eau de la tonne ;
 Se faire guider lors des déplacements présentant un risque particulier et lors des
manœuvres ;
 Positionner son véhicule dans le sens du départ et moteur tournant ( repli rapide ou
demande en renfort) ;
 Ranger on véhicule sur le bord de la piste de façon à ne pas gêner la progression des
autres véhicules ;
 Caler son véhicule ;
 Veiller la radio ;
 Assurer la protection du CCF au moyen de la LDT ;
 Rendre compte au chef d’agrès.

1-3 CHEF D’AGRES

Le chef d’agrès doit :


 Faire appliquer et contrôler l’exécution des mesures de sécurité individuelle et
collective ;
 Veiller à la fermeture de vitres et de portière du véhicule ;
 Faire revêtir la tenue vestimentaire adaptée à la situation ;
 Assurer la liaison radio avec la CCO, le chef de secteur ou le COS ou le PC.
 Guider ou faire guider le conducteur lorsque le véhicule manœuvre.
 Cas du CCF isolé :
 Adapter on idée de manœuvre en fonction de l’importance du feu ;
 Prévoir un itinéraire ou une zone de repli.

-27-
Cas du CCF en groupe :
 Connaître l’idée de manœuvre du chef de groupe ;
 Attendre l’ordre du chef de groupe avant de faire établir ;
 Assurer la liaison radio avec le chef de groupe.

1-4 CHEF DE GROUPE FEUX DE FORETS

Le chef de groupe feux de forêts doit :


 Prévoir un itinéraire ou une zone de repli ;
 Appliquer et faire appliquer les consignes de sécurité individuelles et collectives ;
 Assurer les liaisons radio ;
 Connaître l’idée de manœuvre du chef de colonne.

1-5 CHEF DE COLONNE FEUX DE FORETS

Le chef de colonne feux de forêts doit :

 Faire appliquer les consignes de sécurité individuelles et collectives ;


 Définir, si nécessaire, des mesures de sécurité particulières.
 Connaître l’idée de manœuvre du chef de site ;
 Faire assurer les liaisons radio avant et arrière.

1-6 CHEF DE SITE FEUX DE FORETS :

Le chef de site feux de forêts doit :

 Faire appliquer le consignes de sécurité individuelles et collectives ;


 Définir, i nécessaire, des mesures de sécurité particulières.
 Faire assurer les liaisons radio avant et arrière.

Le commandant des opérations de secours peut ponctuellement, en fonction de risques liés


aux sites ou aux activités, compléter les présentes mesures de sécurité afin de préserver
l’intégrité des intervenants.

2-MESURE D’AUTODEFENSE
2-1 DEFINITION :
 Autoprotection : déclenchement de dispositifs de protection propres au CCF ;
 Autodéfense : mise en œuvre de l’autoprotection du CCF et la mise en sécurité
 Du personnel.
L’autodéfense du CCF ou du groupe n’est pas une manœuvre. C’est un ensemble d’actions à
réaliser en situation d’urgence visant à protéger le équipages et le véhicule lorsque tout repli
est impossible.

-28-

2-2 AUTODEFENSE DU CCF

Lors de la phase préalable à l’autodéfense, le chef d’agrès doit :


 Anticiper les actions à réaliser ;
 Faire évacuer la zone dangereuse ;
 Choisir une zone d’attente la plu favorable pour la sécurité des personnels ;
 Alerter a hiérarchie de s situation ;
 Prévenir tout mouvement de panique.
Lorsque le personnel et directement menacé par le feu, le chef d’agrès doit en fonction de la
situation :
 Anticiper le actions à réaliser ;
 Faire fermer les vannes (aspiration et refoulement) si nécessaire ;
 Regrouper les personnels dans le CCF
 Faire mettre en œuvre l’autoprotection du CCF
 Alerter sa hiérarchie de sa situation ;
 Demander de renforts ;
 Prévenir tout mouvement de panique ;
 Maintenir le contact radio avec sa hiérarchie.

2-3 AUTODEFENSE DU GROUPE D’INTERVENTION FDF

La mise en place du dispositif est effectuée dan les plus brefs délais et par mesure de
sécurité, en une manœuvre pour les véhicules.
Les véhicules sont positionnés de façon à protéger les cabines du flux thermique. Le gros
porteur est utilisé comme écran.
Le chef de groupe doit adapter son dispositif de défense à la situation du moment.
Lors de la phase préalable à l’autodéfense, il doit :
 Anticiper sur l’évolution du feu manœuvrer ;
 Faire évacuer la zone dangereuse ;
 Alerter on chef de secteur ou le COS ou le CCO de sa situation ;
 Choisir la zone qui offre le plus de sécurité ;
 Resserrer on dispositif, la VLTT est placée de préférence entre les CCF ;
 Rassemble les équipages sur les points de défense qui paraissent offrir le meilleur
abri ( au centre du dispositif ou dans les cabines) ;
 Prévenir tout mouvement de panique ;
 Demander des renforts ;
 Maintenir le contact radio avec sa hiérarchie.

Lorsque le personnel est directement menacé par le feu, il doit en fonction de la situation :

 Anticiper les actions à réaliser ;


 Regrouper les personnels non employés dans les CCF ;
 Faire mettre en œuvre l’autoprotection des véhicules ;
 Faire mettre en œuvre le canon ou lance 500 l/mn et deux queues de paon ou 2
lances 250l/mm ;

-29-
 Commande au moment le plus judicieux la mise en eau des lances et de
l’autoprotection des véhicules ;
 En fonction de la situation, peut faire établir une 3ème lance 250 l/mn devant les
véhicules pour compléter la protection ;
 Prévient tout mouvement de panique ;
 Fait le bilan de la situation ;
 Rend compte.

Les chefs d’agrès doivent :


 Faire établir le lances sur ordre ;
 Veiller la radio ;
 Appliquer les consignes de sécurité établies pour les CCF isolés.
Schéma de principe : exemple d’autodéfense active du groupe d’intervention avec
établissement de lances de 250L/mn et du canon en fonction de la réserve hydraulique du
groupe d’intervention FDF.
Schéma de principe : exemple d’autodéfense passive du groupe d’intervention
Le groupe n’a plus suffisamment d’eau pour mettre ses moyens hydrauliques en œuvre.

2-4-AUTODEFENSE DE L’UNITE FEUX DE FORETS

Lors de l’autodéfense de l’unité feux de forêts, le chef d’agrès applique la même méthodologie
que pour l’autodéfense du groupe d’intervention FDF.

-30-
II- MANŒUVRES DU GROUPE D’INTERVENTION
FEUX DE FORETS.
1-DEPLACEMENT DU GROUPE D’INTERVENTION

1-1 REGLES PARTIQUES

1.1.1 Vitesse :
La vitesse maximale est fixée par le chef de groupe.
La distance de sécurité entre chaque véhicule lors du déplacement est :
 De 50 m sur route ;
 Dispositif resserré en agglomération.
1-1.2 Signalisation :
Les feux de croisement des véhicules sont allumés. Le chef de groupe fixe les
conditions d’utilisation de signaux sonores ( corne deux tons ) et lumineux
(gyrophares) des véhicules.

1-2 DEPLACEMENT DU GROUPE

1-2.1 – Formations
1-2-1.1 – Formation de transit
Pendant le déplacement sur la route, le véhicule le plus lent ou le moins manœuvrant
et placé immédiatement après la VLRTT.
Commandement du chef de groupe :
« prenez la formation de transit »
Schéma de principe.

1-2-1.2 Formation tactique

Pendant le déplacement sur la pite, le véhicule le moins manœuvrant et placé en dernière


position.

1-2-2 Manœuvre de retournement ( ou ½ tour) du groupe


situation :

Lorsque le chef de groupe doit faire effectuer un demi-tour à son groupe sur une piste, il
repère :
 Soit une aire de manœuvre sur le bord de la piste ;
 Soit une amorce de chemin.
Commandement du chef de groupe :
« retournement du groupe, emplacement du retournement balisé par la VLRTT »
déroulement :
 Le chef de groupe balise l’emplacement du retournement avec la VLRTT ;
 Les 4 véhicules dépassent cet emplacement et stoppent ;
 La VLRTT fait son ½ tour ;

-31-
 Les chefs d’agrès descendent une marche arrière de leur véhicule ;
 Le dernier véhicule effectuer une marche arrière dans l’emplacement puis repart ;
 Les autres véhicules effectuent à leur tour la même manœuvre ;
 Dès que possible, les véhicules reprennent leur formation initiale.
1-2.3 ARRET
1-2-3.1 Arrêt en parallèle

Situation :
Au point de transit ou pour un stationnement prolonge, le groupe peut être amené à
s‘immobiliser sur une aire de manœuvre pour être prêt à intervenir.
Commandement du chef de groupe :
« arrêt en parallèle »
Déroulement :
 La VLRTT se gare la première ;
 Les chefs d’agrès descendent et guident la marche arrière de leur véhicule ;
 Les véhicules se garent parallèlement à la VLRTT ;
 Les personnels descendent des véhicules sur ordre du chef de groupe.

1-2-3.2 Arrêt en colonne


Situation :
Pendant les déplacements, au point de transit ou sur le bord d’une route, le groupe peut
être amené à effectuer un stationnement de courte durée.
Commandement du chef de groupe :
« arrêt en colonne »
déroulement :
 Les véhicules se garent derrière la VLRTT ;
 Les personnels descendent des véhicules sur ordre du chef de groupe.

-32-
[Link]ŒUVRES OFFENSIVE DU GROUPE
D’INTERVENTION FDF

Les manœuvres offensives permettent d’aller chercher le feu.


Afin de le réaliser, il existe 4 types d’établissements :
 L’établissement de 4 lances 250 l/mn jusqu’à 120 m ;
 L’établissement de 2 lances 250 l/mn jusqu’à 240 m ;
 L’établissement d’1 lance 250 l/mn ou deux lances de 60 l/mn jusqu’à 480 m ;
 L’établissement supérieur à 480 m ( de grande longueur.).

2-1 ETABLISSEMENT DE 4 LANCES 250 L/MN JUSQU'A 120 M

Cette manœuvre est effectuée simultanément par les 4 véhicules. Chaque chef d’agrès fait
établir 1 lance 250 l/mn .
Commandement du chef de groupe :
« pour l’établissement de 4 lances 250 l/mn, établissez »
Nota : lorsque la manœuvre ne nécessite pas l’établissement de 4 lances, le chef de groupe
désigne les chefs d’agrès chargés de l’établissement et ceux chargés de l’alimentation.

2-2 ETABLISSEMENT DE 2 LANCES 250 L/MN Jusqu’à 240 M

Le chef de groupe désigne les CCF pour l’établissement de 2 lances 250 l/mn.
Les autres véhicules effectuent le ravitaillement en eau.
Commandement du chef de groupe :
« Pour l’établissement de 2 lances 250 l/mn par les CCF…à plus de 120m, établissez ».

PERSONNEL MATERIEL ET EXECUTION


Personnels des CCF 1 et 3  Etablissement chacun 1 lance 250 l/mn.
Chef d’agrès du CCF 1  commande les binômes des CCF 1 et 2
Chef d’agrès du CCF3  commande les binômes des CCF 3 et 4
Chef d’agrès du CCF2  met son binôme à la disposition du chef
d’agrès du CCF 1
 se met à la disposition du chef d groupe
Chef d’agrès du CCF4  Met son binôme à la Disposition du chef
d’agrès du CCF 3
 Organise et assure la permanence de l’eau.
Conducteurs CCF et 3  aident à l’établissement
 procèdent à l’alimentation des établissements
Conducteur CCF 2 et 4  alimentent les pompes des
CCF 1 et 3
 effectuent la noria si nécessaire.

Nota : lorsque la manœuvre ne nécessite pas l’établissement de 2 lances, le chef de groupe


désigne les chefs d’agrès chargés de l’établissement et ceux chargés de l’alimentation.

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2-3 ETABLISSEMENT D’1 LANCE 250L/MN OU DE 2 LANCES 60 L/MN
JUSQU'A 480 M

La réalisation de cette manœuvre demande la totalité du personnel des véhicules.


L’acheminement du matériel et facilité par l’utilisation des claies de portage.
Le chef de groupe peut faire établir 1 lance 250 l/mn ou deux lances de 60 l/mn à partir d’un
des véhicules.
FONCTIONS PERSONNELS MATERIELS MISSION
Commandement Chef de groupe VLRTT -reconnaît sa zone d’action ;
-commande la manœuvre d’ensemble ;
Moyen radio portatif -désigne le responsable de
l’établissement, l responsable du point
Cartes jumelles de regroupement des matériels et le
responsable de l’alimentation ;
3. désigne le (s) pont(s)
d’attaque ;
- place i besoin la sonnette.
Sonnette Conducteur Jumelles -se place u point désigné :
VLRTT ou autre 3. guide la progression des
Moyen radio portatif équipes
- surveille attentivement l’évolution du
feu afin d’assurer la sécurité du
personnel engagé.
Alimentation Chef d’agrès Moyen radio -assure la permanence de l’eau ;
CCF 4 / -gère le point de regroupement de
matériels
Conducteurs CCF 3 CCF -assurent les norias ou l’alimentation.
Etablissement Personnels des Claies de portage 3. réalisent un parc à
CCF1 , 2 et 3 (si dotation ) matériels ;
3. déroulent ou établissent les
lances premier 120 m de tuyaux Ø
45 ;
Binôme ou pièces de jonction
3. placent une prise d’eau au
équipier du CCF4
début de l’établissement de
(selon type de
120 m ;
véhicule )
3. prolongent l’établissement ;
3. intercale une division tous
les 80 m ;
- s’assurent que l’eau monte
progressivement dans l’établissement
au fur et à mesure de sa réalisation.
Chef d’agrès -commande la manœuvre
désigné d’établissement en eau.

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2-4 ETABLISSEMENT SUPERIEUR A 480 M (GRANDE LONGUEUR )

L’établissement de grande longueur nécessite du matériel complémentaire tel que claies de


portage, moto pompe, tuyaux, etc.
Sa réalisation est spécifique aux contraintes rencontrées sur le terrain et aux matériels en
dotation dans chaque département.
Nota : la vanne d’arrêt permet les prolongements de l’établissement en eau ainsi que la mise
en œuvre d’une lance de 60 l/mn à l’approche du foyer en plu de la lance 250 l/mn. Elle peut
être remplacée par une division à clapet qui maintient en eau l’établissement sur les pentes
positives en cas de rupture accidentelle de tuyaux.
1 engins en « série » refoulent dan l’établissement, les autres effectuent des norias.

3-MANŒUVRE DEFENIVES DU GROUPE


Dans le cadre de manœuvres défensives, le groupe prend une position permettant d’attendre
le feu et de mener une attaque dès son approche.

Il existe 2 types de manœuvres défensives :


 La protection des points sensibles ;
 L’établissement d’une ligne d’appui ;

3.1 Protection des points sensibles

Les points sensibles peuvent être des habitations, des relais hertzien, des stations de
compression de gaz, des établissements industriels ou recevant du public, etc.
Le personnel porte la tenue de feu complète.
En fonction des risques et après les établissements des lances, les action à réaliser peuvent
être :
 Confinement de la population ;
 Evacuation partielle ou totale de la population ;
 Fermeture de portes et des volets ;
 Vérification de l’état de la toiture ;
 Recherche de locaux à risque et sources d’énergie ;
 Recherche des points d’eau éventuels.

3.2 Etablissement d’une ligne d’appui

3.2.1 Ligne d’appui statique

Les véhicules se placent sur de côtés de la piste en laissant le libre passage. Ils e garent
tous les 20 m minimum. Chaque CCF établit une lance 250 l/mn. L’ouverture des lances
se fait sur ordre du chef de groupe.
Le chef de groupe veille à laisser une zone de sécurité entre les engins et le front de feu.
Commandement du chef de groupe
« pour l’exécution d’une ligne d’appui stationnement des véhicules à droite
( à gauche) tous les X m, établissez » .

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-35-
PERSONNEL MATERIEL ET EXECUTION
Chef de groupe  Veille à la sécurité du dispositif ;
 Donne l’ordre d’ouverture des lances.
Chef d’agrès  Commande l’établissement d’une lance 50 l/mn ;
 Participe à l’établissement de la lance 250 l/mn ;
 Sur gros porteur équipé de canon, commande sa mise en œuvre
ou celle d’une lance 250 l/mn sur l’ordre du chef de groupe ;
 Commande l’établissement d’une LDT en attente et en
prévision de sautes de feu ;
 Veille la radio ;
 Veille à la sécurité de l’ensemble des personnels à l’attaque.
Chef  Etablit la lance 250 l/mn
Equipier  Etablit la LDT qu’il dispose en attente derrière l’engin.
conducteur  Se gare, position de départ, en fonction de la distance définie
par l chef de groupe ;
 Laisse libre le passage ;
 Veille la radio.

3-2-2 Ligne d’appui dynamique :

Lors de la réalisation d’une ligne d’appui dynamique, le groupe conserve sa mobilité tout
en effectuant une attaque en mouvement au moyen de lances ou canons actionnés depuis
les CCF.
Schéma de principe : établissement d’une ligne d’appui dynamique avec CCF équipé de
CANON.

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4- MANŒUVRES D’ALIMENTATION DU GROUPE
D’INTERVENTION FEUX DE FORETS

4-1 ALIMENTATION SIMULTANEE DE 2 CCF

Dans certains cas, 2 CCF doivent remplir simultanément leur tonne sur le même poteau.
Chaque conducteur déroule un tuyau 70/20 m et alimente son véhicule par l’entrée latérale
de la tonne.

4-2 ALIMENTATION SIMULTANEE DE 4 CCF SUR HYDRANT

Chaque conducteur déroule un tuyau de 45/20 m . Les 4 CCF sont alimentés en simultané
sur l’entrée latérale de leur tonne.
Commandement du chef de groupe :
« Alimentation des 4 CCF sur poteau incendie »

PERSONNEL MATERIEL ET EXECUTION


Equipier des CCF 2 et 3  Se portent à l’hydrant ;
 Le purge ;
 Placent les divisions 65/2x40. et/ou 65/65/2x40
Chefs d’agrès et chefs des  Déroulent les tuyaux de 45/20m ;
véhicules 1,2,3 et 4  Les raccordent aux divisions ;
 Mettent en place les raccords de réduction 65/40.
Conducteurs  Appliquent les mesures de sécurité ;
 Garent les véhicules ;
 Raccordent leur établissement à l’entrée latérale.
Chef de groupe  Commande l’ouverture de l’hydrant.

4-3 ALIMENTATION SIMULTANEE DE 4 CCF SUR POINT D’EAU


NATUREL OU ARTIFICIEL

L’alimentation sur point d’eau peut être réalisée soit par la mise en aspiration d’un CCF ou
par tout autre dispositif (MPR, motopompe flottant ou immergée, etc

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FICHE DE TRANSIT
MISSION DES G.I OU COLONNE

DATE : COMMUNE : COORDONNEES DU P.T : CHEF DU PT DE TRANSIT :

FICHE A DONNER A CHAQUE CHEF DE G.I OU DE COLONNE ENGAGE.

C.C.F ,G.I OU Colonne :

Secteur engagement :

Chef du secteur :

Canal à utiliser :………/……./……..

Point de rendez-vous : coordonnées :

Observations :

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FICHE DE TRANSIT
ENGAGEMENT DES G.I OU COLONNE

DATE : COMMUNE : COORDONNEES DU P.T : CHEF DU PT DE TRANSIT :

Fiche à utiliser pour l’engagement des G.I ou Colonne.

G.I ou Colonne Heure ArrivéeT0 Heure Engagement T 0 + Secteur Indicatif Canal chef du
Engagement secteur

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FICHE POINT DE TRANSIT
CONSTITUTION DES G.I OU COLONNE

DATE : COMMUNE : COORDONNEES DU P.T : CHEF DU PT DE TRANSIT :

Fiche à utiliser pour la constitution des G.I à partir de véhicules isolés

Véhicule ou G.I Heure ArrivéeT0 G.I ou Colonne de Chef G.I ou Canal du G.I de Observations
rattachement
Colonne la Colonne

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