Thermodynamique des transformations chimiques
Thermodynamique des transformations chimiques
CHIMIQUES
APPROCHE THERMODYNAMIQUE
PLAN DU COURS
Chapitre 1 : Systèmes physico-chimiques
I Description physique d’un système : paramètres et fonctions
d’état
1) Principaux paramètres physiques
2) Relations entre paramètres d’état : fonctions d’état
Équation d’état du gaz parfait
3) Paramètres intensifs et extensifs
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II Composition d’un système : corps purs et mélanges
1) Définition d’une phase ; état physique
2) Corps purs : corps constitués d’une unique espèce chimique
3) Mélanges : corps constitués de plusieurs espèces chimiques
Cas des solutions
4) Espèces physico-chimiques
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Déterminer une constante d’équilibre et tester l’influence de différents paramètres sur l’état
d’équilibre d’un système
Déterminer la composition chimique du système dans l’état final, en distinguant les cas
d’équilibre chimique et de transformation totale, pour une transformation modélisée par
une réaction chimique unique.
Déterminer, à l’aide d’un langage de programmation, l’état final d’un système, siège d’une
transformation modélisée par une ou deux réactions à partir des conditions initiales et
valeur(s) de la(es) constante(s) thermodynamique(s) d’équilibre
Identifier les paramètres d’influence d’un état d’équilibre et leur contrôle pour optimiser une
synthèse ou minimiser la formation d’un produit secondaire indésirable
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DOCUMENTS DE COURS
Document 1 : Vocabulaire des changements d’état physique
atome Fe
Morceaux de fer
notation de l’espèce : Fe
Non-métaux simples
atome C
Un diamant
notation de l’espèce : C
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b) espèces chimiques moléculaires
Échelle microscopique
Échelle macroscopique
(entités constitutives)
Eau
molécule H! O
Glaçons
notation de l’espèce : H𝟐 O
ion Cl"
Chlorure de sodium
notation de l’espèce : Na
"
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Document 3 : Aspect microscopique de la vaporisation de l’eau
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Document 4 : Équation d’une réaction chimique et nombres
stœchiométriques algébriques
Une réaction chimique est un phénomène où des espèces physico-chimiques sont consommées et
produites dans des proportions définies. Cette réaction chimique est symbolisée par une équation de
réaction, qui traduit la conservation de chaque élément chimique ainsi que la conservation de la
charge électrique au travers des nombres stœchiométriques ajustés.
Les différents nombres figurant devant les constituants s’appellent les nombres stœchiométriques.
On peut les noter 𝑠) . Ce sont des nombres non algébriques.
Ainsi, pour l’exemple ci-dessus : 𝑠Hg%& = 2 ; 𝑠Fe%& = 2 ; 𝑠Hg%& = 1 ; 𝑠Fe'& = 2.
(aq) (aq) % (aq) (aq)
Orientation :
• A priori, une réaction chimique écrite avec le signe = n’est pas orientée, ce qui veut dire qu’a priori,
les deux processus peuvent avoir lieu : 2Hg !# !# !# (#
(aq) + 2Fe(aq) devenant Hg ! (aq) + 2Fe(aq) , ou bien le
contraire.
Autrement dit, une même réaction chimique peut donner lieu à une transformation chimique dans
un sens ou dans l’autre ou à un équilibre, selon les conditions opératoires.
• Cependant, on convient d’orienter conventionnellement les réactions chimiques selon le sens choisi
pour écrire l’équation, en distinguant les espèces de gauche et les espèces de droite.
2Hg !# !# !# (#
(aq) + 2Fe(aq) = Hg ! (aq) + 2Fe(aq)
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Ainsi, l’écriture générale d’une équation chimique quelconque peut se faire sous la forme :
0 = 5 𝜈) A)
)
avec 𝜈) ∈ ℚ les nombres stœchiométriques algébriques
et A) les espèces physico-chimiques
• Les espèces sont a priori écrites à droite ou à gauche selon un choix arbitraire : la simple écriture de
l’équation de réaction ne permet pas de savoir dans quel sens une transformation chimique
éventuelle aurait lieu si on mettait en présence les quatre ions en question en solution aqueuse, car
tout dépend des conditions opératoires (voir le critère d’évolution thermodynamique dans ce cours).
Toutefois, la plupart du temps, on se place dans des conditions initiales telles que la transformation
chimique se déroule dans un sens bien déterminé. Par exemple, si on mélange une solution contenant
des ions Hg !# !# !#
(aq) avec une autre contenant des ions Fe(aq) , sans aucune présence initiale de Hg ! (aq) ni
Fe(# !# !#
(aq) , alors on observera nécessairement la diminution des quantités de Hg (aq) et Fe(aq) et
(#
l’augmentation des quantités de Hg !# ! (aq) et Fe(aq) : les premiers sont alors appelés les réactifs et les
seconds, les produits.
Dans ce cas, lorsqu’on connaît le sens d’évolution de la transformation, on préférera écrire les
réactifs à gauche, les produits à droite.
Quand une espèce physicochimique n’apparaît pas dans une équation, on convient de lui attribuer le
nombre stœchiométrique 𝜈) = 0.
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EXERCICES
Chapitre 1
1 GAZ PARFAITS
1) On rappelle que les « Conditions Normales de Température et de Pression » (CNTP) sont définies
comme des conditions où la température est fixée à 0℃ et la pression à 𝑝 = 1 atm = 101325 Pa.
Déterminer la valeur du volume molaire d’un gaz parfait dans les CNTP.
Au laboratoire de chimie, on se trouve plus couramment les « Conditions Ambiantes de
Température et de pression » (CATP), pour lesquelles la température vaut 𝑇 = 298 K et la
pression est la pression standard, notée 𝑝° = 1 bar. Déterminer la valeur du volume molaire
d’un gaz parfait dans les CATP.
Le volume molaire est-il un paramètre intensif ou extensif ?
2) L’air est un mélange de gaz, principalement du diazote et du dioxygène. On considérera, pour
simplifier, qu’il est constitué de 80% de N! et de 20% de O! (proportions en quantité de
matière). Estimer la quantité de matière puis la masse de diazote et de dioxygène contenues
dans l’air d’une pièce, puis dans un ballon de volume 𝑉 = 100 mL situé dans cette pièce.
La quantité de matière et la masse sont-elles des paramètres intensifs ou extensifs ?
Déterminer la proportion en masse de N! et O! dans l’air de la pièce et dans le ballon.
La proportion en masse est-elle un paramètre intensif ou extensif ?
3) Déterminer la valeur de la masse volumique de l’hélium gazeux dans les CATP. Même question
pour la vapeur d’eau.
La densité d’un gaz est définie comme le rapport de sa masse volumique à celle de l’air, dans les
mêmes conditions de température et de pression. Montrer que la densité d’un gaz est
directement proportionnelle à sa masse molaire, à température et pression données. On
donnera la valeur du coefficient de proportionnalité.
On gonfle trois ballons, chacun avec l’un des gaz suivants : hélium, dioxygène, diazote. Ces
ballons sont lâchés dans l’air : lesquels vont s’élever spontanément et lesquels vont descendre ?
Quelles forces sont responsables de ces mouvements ?
La masse volumique et la densité sont-elles des paramètres intensifs ou extensifs ?
4) Un ballon rempli d’hélium, de volume 𝑉/ = 2,00 L, est lâché au niveau du sol, où la pression vaut
𝑝/ = 1 atm et la température 𝜃 = 20℃.
Le ballon s’élève dans le ciel… Lorsqu’il atteint l’altitude de 6000 m, il éclate. Calculer le volume
du ballon au moment de son éclatement, sachant qu’à cette altitude, la pression vaut 𝑝* =
47,1 kPa et la température 𝜃* = −24℃.
5) Une éprouvette de volume 𝑉 = 500 mL, hermétiquement fermée, munie d’un thermomètre et
d’un manomètre, contient uniquement de la vapeur d’eau. Le thermomètre indique 𝜃 = 50℃ et
le manomètre 𝑝 = 0,060 bar.
L’éprouvette est progressivement refroidie, jusqu’à ce que le thermomètre indique 𝜃 0 = 10℃.
On observe alors que la paroi interne de l’éprouvette est couverte de buée (gouttelettes d’eau
liquide). Sachant que le manomètre indique alors une pression 𝑝0 = 0,012 bar, déterminer la
masse totale d’eau liquide constituant cette buée.
Données :
Constante des gaz parfaits : 𝑅 = 8,31 J⋅mol"* K "*
Masses molaires en g⋅mol"* : H : 1,0 ; He : 4,0 ; N : 14,0 ; O : 16,0
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2 SOLIDES IONIQUES
Les solides ioniques sont constitués au niveau microscopique par un empilement d’ions.
Ainsi, le chlorure de sodium (sel de table), est constitué d’un empilement de cations Na# et d’anions
Cl" selon un réseau cristallin, donc la maille est dessinée ci-dessous.
anion Cl"
cation Na#
Comme tous les corps, le chlorure de sodium est électriquement neutre : il y a autant d’ions Na# que
d’ions Cl" . On désigne cette espèce chimique par la formule NaCl, qui signifie Na* Cl* (1 ion Na# pour 1
ion Cl" ).
Dans le cas du chlorure de calcium, les entités constitutives sont les ions Ca!# et Cl" . La formule de ce
solide ionique est donc CaCl! (2 ions Cl" pour 1 ion Ca!# ) afin d’assurer la neutralité du cristal.
Les entiers choisis pour exprimer la formule de l’espèce chimique sont les plus petits entiers possibles
exprimant les proportions des différents ions.
1) Compléter le tableau suivant, comportant dans chaque case la formule représentant le solide
ionique constitué des cations de la première ligne associés aux anions de la première colonne :
cations
Na# Cu!# Fe(#
anions
Cl" NaCl KCl
Cu(SO1 ) Zn(SO1 )
CO!"
(
2) Pour chaque ion du tableau, préciser s’il s’agit d’un ion monoatomique ou d’un ion moléculaire.
3) Écrire l’équation de la réaction de dissolution de ces solides ioniques dans l’eau.
3 COMPOSITION DE PHASES
Mélange gazeux
On considère une enceinte hermétique indilatable de volume 𝑉 = 12,0 L, contenant initialement de
l’air sous pression 𝑝/ = 1,00 bar à 𝑇/ = 298 K.
L’air sera modélisé par un mélange de composition molaire 20% en O! et 80% en N! .
On injecte dans cette enceinte une masse 𝑚* = 3,6 g d’eau, puis on porte la température à 𝑇 = 400 K.
Dans ces conditions, l’eau est intégralement vaporisée. On obtient donc un mélange gazeux homogène.
Déterminer la pression qui règne alors dans l’enceinte, ainsi que les fractions molaires et les pressions
partielles des différents constituants du mélange.
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Les gaz seront modélisés comme des gaz parfaits.
Constante des gaz parfaits : 𝑅 = 8,31 J⋅mol"* ⋅K "* ; masse molaire de l’eau : 𝑀234 = 18,0 g⋅mol"*
Degré alcoolique
On souhaite préparer un mélange d’eau et d’éthanol, de degré alcoolique 14,0°. Pour ce faire, on
introduit 14,0 mL d’éthanol dans une fiole jaugée de 100,0 mL, et on complète au trait de jauge avec de
l’eau distillée, tout en agitant régulièrement.
On mesure une masse volumique de 0,976 g⋅cm"( pour cette solution à 20℃.
Déterminer la fraction molaire en éthanol de cette solution, sa fraction massique et sa concentration.
Masses volumiques à 20℃ en g⋅cm"( : éthanol pur : 0,789 ; eau pure : 0,998
Masses molaires : éthanol : 𝑀é67 = 46,1 g⋅mol"* ; eau : 𝑀234 = 18,0 g⋅mol"*
Mélange de solutions
On mélange 𝑉* = 40,0 mL d’une solution aqueuse de chlorure mercureux Hg ! Cl! de concentration
𝐶* = 1,0 ⋅ 10"( mol⋅L"* avec 𝑉! = 10,0 mL d’une solution aqueuse de chlorure mercurique HgCl! de
concentration 𝐶! = 2,0 ⋅ 10"( mol⋅L"* .
Après agitation, on obtient une solution uniforme, de volume 𝑉 = 𝑉* + 𝑉! = 50,0 mL.
Déterminer la concentration [X] de chacun des solutés ioniques présents dans cette solution.
Indications : l’ion chlorure est l’ion monoatomique Cl" ; l’ion mercureux est un cation moléculaire,
constitué de deux atomes de mercure liés par liaison covalente et ayant perdu deux électrons, noté
Hg !#
! .
Intensif ou extensif ?
Recenser tous les paramètres d’état apparaissant dans cet exercice et indiquer pour chacun d’eux s’il
est intensif ou extensif.
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Indiquer une façon raisonnable de préparer la solution diluée demandée.
Un dosage de la solution ainsi préparée indique que la concentration est en fait de 0,094 mol⋅L"* . Quel
pourrait être l’origine de cet écart ?
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Chapitre 2
7 BILANS DE MATIÈRE
Pour chacune des réactions suivantes, effectuer le bilan de matière à chacun des instants spécifiés, en
complétant les tableaux de quantités de matière ou de concentrations.
Dans les lignes « à 𝑡 quelconque », on demande d’exprimer la quantité de matière en fonction de
l’avancement 𝜉 de la réaction (en mol) ou la concentration en fonction de l’avancement volumique 𝑥
(en mol⋅L"* ).
Dans le 1), on demande aussi de calculer la pression dans l’enceinte, les gaz étant supposés parfaits. On
donne la constante des gaz parfaits : 𝑅 = 8,31 J⋅K "* ⋅mol"* .
Dans tous les cas, la quantité de matière des intermédiaires réactionnels éventuels est négligeable.
*
1) Réaction de décomposition du pentaoxyde de diazote : N! O, = 2NO! + O! en phase gazeuse,
!
dans une enceinte de volume 𝑉 = 5,00 L, à la température constante 𝜃 = 25℃.
NO O! NO!
𝑡=0 1,00 1,00 0
𝑡 = 𝑡* 0,70
𝑡 quelconque
pour 𝜉 = 𝜉93:
=⋯
Quantités de matière en mol
3) Réaction d’oxydation poussée de l’éthanol en solution aqueuse dans un tampon de pH = 1,0 :
5CH( CH! OH + 4MnO" #
1 + 12H( O = 5CH( COOH + 4Mn
!#
+ 23H! O
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CH( CH! OH MnO"
1 H( O# CH( COOH Mn!# H! O
𝑡=0 0,0100 ? 0 0 solvant
𝑡 = 𝑡* 0,0075
𝑡 quelconque
pour 𝑥 = 𝑥93:
=⋯
Concentrations en mol⋅L"*
Démontrer qu’un mélange de deux réactifs en proportions stœchiométriques le reste à chaque instant
ultérieur de la transformation chimique…
8 COMBUSTION DU FUSAIN
Le fusain est une variété de charbon de bois, obtenu par pyrolyse de branches de saule.
On peut considérer qu’il s’agit de carbone quasiment pur.
Sa masse volumique est d’environ 𝜌 = 2,0 ⋅ 10( kg⋅m"( .
On souhaite réaliser la combustion d’un morceau de fusain, assimilable à un cylindre de section 𝑆 =
0,2 cm! et le longueur ℓ = 2 cm.
On dispose pour cela d’un flacon contenant de l’air de volume 𝑉 = 2,0 L, initialement à pression 𝑝 =
1,0 bar et à température ambiante de 25℃.
On procède ainsi :
- le morceau de fusain est placé dans la flamme d’un bec bunsen, jusqu’à ce qu’il rougisse ;
- le fusain est alors placé dans le flacon de combustion, et celui-ci est fermé ;
- on observe une lente combustion du fusain… puis la lueur rouge disparaît : la combustion est
terminée ;
- quand le système a refroidi, on ouvre le flacon et on introduit un peu d’eau de chaux ; après
agitation, on constate que l’eau de chaux se trouble.
On rappelle que le trouble de l’eau de chaux est un test caractéristique de la présence de dioxyde de
carbone CO! (g) .
1) Écrire l’équation de la réaction modélisant la combustion du fusain.
2) Sachant que la combustion du fusain est une réaction très favorable thermodynamiquement
(elle se poursuit jusqu’à épuisement d’un réactif), expliquer la raison pour laquelle la
combustion s’arrête dans l’expérience décrite.
3) Si on réalise la même expérience que précédemment, mais en utilisant un flacon de combustion
rempli de dioxygène pur, plutôt que d’air, on observe une combustion beaucoup plus vive.
Décrire la composition du flacon lorsque la combustion s’arrête.
4) L’eau de chaux est une solution aqueuse limpide d’hydroxyde de calcium (solide ionique de
formule Ca(HO)! ). Sachant que le trouble de l’eau de chaux est dû à l’apparition d’un précipité
de carbonate de calcium (solide ionique de formule Ca(CO( )), proposer un ensemble de
réactions successives permettant de rendre compte du trouble de l’eau de chaux en présence de
CO! (g) .
Données :
Constante des gaz parfaits : 𝑅 = 8,31 J⋅mol"* ⋅K "*
Fraction molaire du dioxygène dans l’air : 𝑥O% = 0,21
Masse molaire du carbone : 𝑀C = 12,0 g⋅mol"*
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Chapitre 3
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2) Par une journée ensoleillée, la température du laboratoire augmente jusqu’à 𝜃 = 28℃.
Déterminer la nouvelle position du piston.
3) Lors d’un épisode de canicule, la température atteint 𝜃 = 37℃ dans le laboratoire ! Déterminer
la nouvelle position du piston.
Données :
Masse molaire de l’éther : 𝑀 = 74,1 g⋅mol"*
Densité de l’éther à 20℃ : 𝑑 = 0,71
Constante des gaz parfaits : 𝑅 = 8,31 J⋅mol"* ⋅K "*
Pression de vapeur saturante de l’éther : 0,59 bar à 20℃ ; 0,81 bar à 28℃
Température d’ébullition de l’éther : 𝜃2> = 35℃
12 DISSOCIATION DU CALCAIRE
La chaux vive, solide blanc de formule CaO, est obtenue industriellement par dissociation thermique
du calcaire CaCO( , modélisée par la réaction d’équation :
CaCO( (s) = CaO(s) + CO! (g)
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13 OXYDATION DU CUIVRE PAR L’ACIDE NITRIQUE
Lorsqu’on introduit un morceau de cuivre métallique dans une solution d’acide nitrique, on observe un
dégagement de monoxyde d’azote NO gazeux, et l’apparition d’une coloration bleue caractéristique des
ions Cu!# en solution aqueuse. Cette réaction peut être représentée par l’équation suivante :
𝑠/ Cu(s) + 𝑠* H( O# " !#
(aq) + 𝑠! NO( (aq) = 𝑠( Cu(aq) + 𝑠1 NO(g) + 𝑠, H! O(liq) (R)
… où les constantes 𝑠) sont les nombres stœchiométriques, à déterminer dans la question 1).
La constante d’équilibre associée à cette équation (R) vaut, à 25°C : 𝐾° = 1. 10#8( .
À un instant donné, une solution aqueuse de volume 𝑉D = 500 mL contient 0,0150 mol d’ions Cu!#
dissous, une concentration en ions nitrate de [NO" "*
( ] = 20,0 mmol ⋅ L , et son pH est de 1,0.
Un morceau de cuivre de 12,0 grammes est immergé dans la solution (𝑀Cu = 63,5 g ⋅ mol"* ).
La solution est surmontée d’une atmosphère fermée de volume 𝑉F = 1,00 L, où la pression partielle en
monoxyde d’azote est de 𝑝NO = 15,0 kPa.
La température est maintenue à 25℃ dans tout le système par un thermostat.
La constante des gaz parfaits est : 𝑅 = 8,31 J⋅K "* ⋅mol"* .
&
HH' O(aq) J
On admettra valide l’expression du pH : pH = − log p K°
q, où 𝑐° = 1 mol⋅L"* .
1) Déterminer la valeur des nombres 𝑠) , sachant qu’il s’agit des plus petits entiers possibles pour
exprimer la stœchiométrie de la réaction.
2) Si on avait choisi d’affecter la valeur 1 au nombre stœchiométrique du cuivre, quelle aurait
l’équation (R’) représentant la réaction ? Que vaudrait la constante d’équilibre 𝐾°′ ?
3) Déterminer si le système décrit ci-dessus est à l’équilibre et, dans le cas contraire, décrire
complètement l’état final.
4) Quelle est la masse minimale que doit avoir le morceau de cuivre pour qu’il reste présent dans le
système à l’état final ?
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a) Déterminer la concentration apportée en acide acétique dans la solution (S1).
b) Écrire l’équation de la réaction de dissolution de l’acide acétique. Cette réaction est
rigoureusement totale, à quoi le voit-on ?
c) La solution ainsi préparée possède une très légère odeur de vinaigre. Expliquer pourquoi.
Montrer que ce phénomène peut avoir des conséquences sur la concentration de la
solution. On négligera ce phénomène dans la suite du problème.
d) Écrire l’équation de la réaction de constante d’équilibre 𝐾3 . On admettra qu’il s’agit de la
seule réaction significative à prendre en compte.
e) Montrer que le résultat fourni par le papier pH permet d’estimer un ordre de grandeur de
l’avancement de la réaction précédente à l’équilibre.
f) En déduire, par le calcul le plus simple possible, la concentration de toutes les espèces en
solution et donner la valeur du pH de la solution (S1) avec un chiffre après la virgule.
2) À la solution précédente est ajouté un volume 𝑉> = 100 mL d’une solution de soude (contient les
ions Na# et HO" ) de concentration 𝐶> = 1,00 mol⋅L"* . Après agitation, on obtient une solution (S2).
a) Écrire un mode opératoire pour indiquer à un apprenti technicien comment préparer le
volume 𝑉> = 100 mL de la solution de soude. On suppose qu’on dispose de pastilles
d’hydroxyde de sodium pur au laboratoire.
b) Quelle est la nouvelle concentration apportée d’acide acétique dans la solution ?
c) Quelle est la concentration apportée d’hydroxyde de sodium ?
d) Écrire l’équation de la réaction acido-basique (R) entre les ions HO" (aq) et l’acide acétique
CH( COOH(aq) .
e) Déterminer la valeur de la constante d’équilibre 𝐾° de cette réaction (R), sachant qu’elle
peut se calculer à partir de la constante 𝐾3 et du produit ionique de l’eau 𝐾2 .
On rappelle que le produit ionique de l’eau est la constante d’équilibre de la réaction
d’autoprotolyse 2H! O(ℓ) = H( O# "
(aq) + HO(aq) , et que sa valeur est : 𝐾2 = 1,0 ⋅ 10
"*1
.
f) Déterminer l’état final du système, la transformation chimique étant modélisée par
l’unique réaction (R).
15 SOLUBILITÉ DE L’HYDROXYAPATITE
L’hydroxyapatite phosphocalcique, plus couramment appelée hydroxyapatite, est l’espèce principale
constituant la partie minérale des os. Sa formule chimique est : Ca, (PO1 )( (OH).
1) Sachant que les anions constitutifs de l’hydroxyapatite sont l’ion phosphate PO("
1 et l’ion
"
hydroxyde HO , déterminer la charge du cation calcium, c’est-à-dire la valeur de 𝑧 dans la
notation CaO# .
En raison des propriétés basiques de l’ion phosphate, la dissolution de l’hydroxyapatite dans l’eau
jusqu’à saturation peut être modélisée par l’équation suivante :
O# "
Ca, (PO1 )( (OH)(s) + 3H! O(ℓ) = 5Ca(aq) + 3HPO!"
1 (aq) + 4HO(aq)
4) Dans chacun des trois cas suivants, déterminer si on doit s’attendre à observer ou non une
précipitation d’hydroxyapatite et, si c’est le cas, évaluer la quantité de solide qui devrait se
former (par une méthode d’analyse numérique si nécessaire) : a) 𝐶/ = 1,0 ⋅ 10"8 mol⋅L"* ;
b) 𝐶/ = 1,0 ⋅ 10"1 mol⋅L"* ; c) 𝐶/ = 1,0 ⋅ 10", mol⋅L"*
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16 ÉQUILIBRE D’ESTÉRIFICATION-HYDROLYSE
Lorsqu’on mélange un acide carboxylique avec un alcool, on observe la formation d’un ester.
La réaction porte le nom d’estérification.
Par exemple, l’estérification de l’acide éthanoïque par le butan-1-ol s’écrit :
CH( COOH(ℓ) + C1 HQ OH(ℓ) = CH( COOC1 HQ (ℓ) + H! O(ℓ) (R)
Lorsqu’elle évolue dans le sens indirect, la réaction est appelée hydrolyse des esters.
Que l’on réalise la réaction à température ambiante ou bien en portant le mélange à ébullition, la
constante d’équilibre de (R) reste pratiquement constante. On considérera que sa valeur est égale à
𝐾° = 4 à toute température.
La réaction étant réalisée sans solvant et dans des conditions où le mélange liquide reste homogène, la
valeur de 𝐾° donnée précédemment est valable en convention mélange. Dans ce cas, on admettra que
l’activité de chaque espèce du mélange est approximativement égale à sa fraction molaire.
Dans un ballon, on introduit 𝑉* = 60,0 mL d’acide éthanoïque et 𝑉! = 80,0 mL de butan-1-ol.
1) Déterminer la composition du système attendue dans l’état final. Quel est le rendement de la
synthèse de l’ester par rapport au butan-1-ol ?
À température ambiante et en l’absence de catalyseur, on constate que la transformation est
extrêmement lente, puisqu’il faut plusieurs mois pour atteindre l’état d’équilibre.
Afin d’accélérer la réaction, on peut mettre en œuvre deux moyens très efficaces : ajouter un
catalyseur (acide organique) et porter le mélange à ébullition (en surmontant le ballon d’un
réfrigérant, afin de réaliser un montage à reflux). Dans ces conditions, l’équilibre peut alors être atteint
en quelques heures.
2) Dans ces nouvelles conditions expérimentales, doit-on s’attendre à une augmentation, une
diminution ou une invariance du rendement ?
Afin d’augmenter le rendement, on propose d’ajouter un grand excès d’acide éthanoïque au mélange
initial.
3) Montrer que cette méthode conduit effectivement à un déplacement d’équilibre favorable à
l’augmentation du rendement, mais qu’il est impossible que celui-ci atteigne exactement la
valeur 100%. À l’aide d’une simulation numérique, discuter de l’efficacité de cette méthode en
fonction de la quantité d’acide acétique ajoutée.
Une autre méthode pour augmenter le rendement serait d’éliminer de l’eau du milieu réactionnel, par
exemple en la piégeant par un agent desséchant.
4) Montrer que cette méthode conduit effectivement à un déplacement d’équilibre favorable à
l’augmentation du rendement. Comparer avec la méthode précédente.
Données :
CH( COOH(ℓ) C1 HQ OH(ℓ)
Masses molaires /g⋅mol"* 60,1 74,1
Masses volumiques /g⋅mL"* 1,05 0,810
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4HCl(g) + O! (g) = 2Cl! (g) + 2H! O(g)
À 𝑇 = 1400 K, les constantes des équilibres (1) et (2) valent respectivement : 𝐾°* = 0,950 et
𝐾°! = 400.
On donne la valeur de la constante des gaz parfaits : 𝑅 = 8,31 J⋅mol"* ⋅K "* .
On considère une enceinte de volume fixé 𝑉 = 10,0 L initialement vide, dans laquelle on introduit
1,00 mol de CaSO1 (s) et 1,00 mol de SiO! (s) . À la température fixée de 1400 K, on laisse le système
atteindre son état final.
Déterminer les valeurs des pressions partielles des trois gaz constituant le mélange gazeux qui se
forme à l’état final, ainsi que les quantités de matière de chacun des solides présents.
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