Palmarès des Distributeurs Européens
Palmarès des Distributeurs Européens
N 57
[Link] Mai - Juin 2007
SOMMAIRE
ECONOMIE : LA GRANDE DISTRIBUTION
5
5. Le Palmarès Financier des distributeurs Européens
7. Les MDD : Quelles perspectives à l’horizon 2010 ?
10. Le développement des enseignes à l’international
16. Marjane : La grande distribution au Maroc
22
La Grande Distribution et les Magasins Spécialisés
24. Les produits bio s’installent dans les habitudes
de consommation des français
NEWS ENTREPRISES
25. Algérie - Auchan bientôt en Algérie
26. Tunisie - Lesieur prépare l’introduction de ses marques propres
27. France - Bongrain et Sodiaal s’associent
35
FORMATION
28. SUP’AGRO Casablanca 10ème anniversaire
30. Les perspectives des MDD alimentaires en France et en Europe
OU SE RENCONTRENT-ILS ?
31. 21ème SPACE : le 1er Salon mondial pour l’élevage en 2007
TRANSACTIONS
33. Algérie - Aide à l’exportation pour les PME algériennes :
Ubifrance fait don de 2,5 millions de dollars
34. Maroc - Commerce extérieur : Faire de l’exportation une priorité
+ Hors-série
INNOVATION
35. Une nouvelle innovation pour TOTO VINO !
36. Avec le LISIX 700 d’Agrotronix, la régulation
de la distribution des tonnes à lisier devient facile
BIEN-ÊTRE
37. La ruche, une grande pharmacie naturelle...
Maroc : le process du couscous
Belgique : le process des frites surgelées
Italie : le process de transformation des œufs
Liban : le process des falafels
France / Suisse / UK : le triage optique
[Link]
Siége social : L ’ info en continue...
27, place d’Aguesseau
34000 Montpellier
info@[Link]
Editeur : Editorial
TNS Communication
Directeur de la publication :
Elias Cherif
La distribution moderne
Coordination internationale :
Nabila Cherif
Information-Promotion :
Emmanuel Cau
Information-Rédaction :
tisse sa toile !!
E. Cau, N. Shaffer
E. Anguy, Farah B
Montage-Maquette :
Yohann Cuenot / Emmanuel CAU Durant la dernière décennie, les groupes de distribution ont tous adopté une
Agroligne Europe : stratégie d’internationalisation qui s’est imposée à eux, l’Europe centrale
Contact : Mme Shaffer étant saturée, les distributeurs vont de plus en plus loin, la Chine étant une
Tél. : 33 4 67 65 03 39
Fax. : 33 4 67 65 22 12 destination privilégiée.
27, place d’Aguesseau
34000 Montpellier
Les prochains terrains de jeux seront sans doute la Russie, l’Ukraine, l’Inde,
e-mail : info@[Link] le Vietnam ou la Colombie.
Agroligne Algérie :
Contact : Rostom C, Farah B. Les distributeurs alimentaires qui dominent la scène mondiale sont tous
Tél. / Fax. : 213 21 21 02 32
4, impasse de Biarritz originaires d’Europe du nord, de France et des États-Unis, c’est-à-dire de
Pin Maritimes, Mohammadia
16130 Alger
marchés arrivés à maturité.
e-mail : info@[Link]
Agroligne Maroc : Sur le Maghreb les groupes de distribution locaux se développent via l’im-
Contact : F. Diagne plantation de supermarchés ; quant à l’introduction d’hypermarchés dans
7 rue d’aquitaine, 2ème étage
Appart n°6 - Quartier Gauthier ces nouveaux pays elle ne pourra se faire que par l’implantation directe
20000 Casablanca
Tél. / Fax. : 00 212 22 48 62 68 des grands groupes, puisqu’en général aucun point de vente n’ayant la
e-mail : info@[Link] taille suffisante pour y permettre le développement de ce format n’existait.
Agroligne Tunisie :
Contact : Tarek Mamy
Dans ce tissage, Quelle place pour les petits producteurs ?
e-mail : info@[Link]
En effet, malgré l’abondance des circuits traditionnels, la grande distribu-
Agroligne Canada :
Contact : Ida Jader tion n’hésite pas à s’implanter et à s’imposer en tant que leader avec des
Tél. : 00 1 514 577 92 55 exigences nouvelles pour ses fournisseurs. Il faut donc prendre conscien-
e-mail : info@[Link]
ce de phénomène et se préparer pour éviter l’exclusion de tous les petits
Abonement-Promotion-Publicité :
Tarif abonnement : France 74 euros HT
producteurs.
Prix / numéro : 9,25 euros HT Innover, pour se démarquer, coûte cher !
Impression : L’organisation en coopératives et regroupements professionnels soit en
Imprimerie Champagne groupes de pression reste une étape prioritaire incontournable et urgente !
[Link]
Le Palmarès Financier
des distributeurs Européens
5
Economie
En fonction de leur structure financière et de leur profita- (avec de nombreuses cessions) permet de maintenir une
bilité opérationnelle, les distributeurs de notre échantillon situation financière encore saine.
forment les groupes suivants : Toutefois, une modération de la politique expansive per-
mettrait de revenir à des niveaux de cash-flow opération-
• le performant qui dispose de ressources en provenance nels plus conformes aux possibilités de l’entreprise.
de ses opérations courantes assez abondantes et d’une
bonne santé financière. Colruyt a un potentiel de crois-
sance externe relativement élevé ; La capacité d’acquisition des
distributeurs (en MEUR)
• les résistants qui dégagent des niveaux de cash-flow
opérationnels suffisants mais peu abondants, notamment
pour Wal-Mart, et qui possèdent une structure d’endette- Groupe 2003 2004 2005
ment assez confortable. Ces sociétés peuvent encore réa-
liser des opérations de croissance externe ciblées mais
pour des montants relativement limités. Toutefois, compte Wal-Mart 22 462 21 683 19 889
tenu de la taille de Wal-Mart, une opération représentant
une faible proportion de son chiffre d’affaires concerne Tesco 6 349 7 813 8 760
tout de suite le rachat d’un opérateur d’une certaine en-
vergure ; Tengelmann 22 8 1 240
• les situations à redresser. Ces groupes avaient un ni-
veau d’endettement net très élevé qui le reste encore, Auchan 434 – 238 1 224
pour certains groupes. En revanche, la trésorerie générée
par leurs opérations courantes devrait leur permettre de Colruyt 970 1 261 1 202
retrouver rapidement une structure financière plus conve-
nable. Ces entreprises doivent renoncer aux opérations
Delhaize Le Lion – 363 141 528
de croissance externe d’envergure tant que leur structure
financière n’est pas encore assainie. Toutefois, cette situa-
tion devrait se réaliser bientôt, compte tenu des ressour- Ahold – 2 196 – 1 531 527
ces générées par l’exploitation servant au désendettement
(et les produits de cession pour Ahold) ; Jeronimo Martins – 445 – 23 160
La Grande Distribution
2005-2006
Face aux offensives
des GSA sur le ter-
rain des prix, les
discounters poursui-
vent leur stratégie
de sophistication de
leur offre. Certaines
enseignes, comme
Netto ou Leader Pri-
ce, procèdent à une
segmentation de leur
offre en distinguant le
cœur de gamme des
produits premiums.
Parallèlement au renfor-
cement des premiers prix,
les GSA sont contraintes de
rationaliser leur portefeuille
MDD. Il s’agit de donner plus
de cohérence à l’assortiment et
de trouver le bon équilibre en-
tre gammes premiers prix, MDD
cœur de gamme et marques na-
tionales. Dans ce contexte concurrentiel de plus en plus
rude, les marques nationales revoient leurs positions. Cer-
taines poursuivent sur la voie de la différenciation par le
haut (comme l’association Carte d’Or et Lenôtre). D’autres
s’interrogent sur l’opportunité de ressortir des marques
Economie La Grande Distribution
régionales dotées d’un positionnement prix plus aborda- Quelles perspectives pour les MDD à l’horizon
ble que pour leurs marques premiums. C’est le cas chez 2010 ?
Unilver pour les surgelés dont l’offre s’organise autour des
marques premiums (Carte d’Or, Knorr ou Magnum) et des L’enjeu des prochaines années sera pour les distributeurs de
secondaires moins médiatisées (Iglo ou Miko). D’autres relancer la grande consommation avec les MDD en créant de
firmes commencent à commercialiser leurs produits chez la valeur sur les marchés, en construisant une offre lisible et at-
les discounters, un canal de distribution désormais incon- tractive, en animant les catégories de produits, tout en cohabi-
tournable. tant avec les marques de fabricants. Les distributeurs devront
mettre en place une véritable stratégie marketing pour attein-
Y a t-il une limite au développement des MDD ? dre leurs objectifs. A l’horizon 2010, nous distinguons quatre
scénarii d’évolution des politiques MDD et quatre dérives pos-
Malgré l’opportunité que représente les MDD, certains sibles. Afin de réussir le challenges des années à venir, les dis-
lancements se sont traduits par des échecs. En effet, les tributeurs devront aider le magasin et l’enseigne à personna-
distributeurs sont confrontés à des problématiques de liser l’offre produit, surprendre et émouvoir le consommateur,
marges, d’image et de fidélisation du client, ainsi que de apporter une dimension humaine, développer un état d’esprit
légitimité. Et qui se souvient aujourd’hui des MDD Esca- « service », assumer ses responsabilités citoyennes
pades Gourmandes et J’aime, développées par Carrefour
sans succès ? Sources Eurostaf
Séminaires « Les perspectives des MDD alimentaires en
Le succès des MDD reposent en grande partie sur la ca- France et en Europe », 13 septembre 2007.
pacité du distributeur à gérer son portefeuille de marque, Etude « MDD alimentaires : les stratégies comparées des
à communiquer et à repositionner son offre. enseignes françaises », juin 2006.
4. Services 5. Marketing
Facteurs clés
de Succés des
MDD
2. Production 3. Qualité
1. Finances
Facteurs clés de Succés des mdd
Sophistication
Segmentation Massification
Standardisation
Quatre scénarios d’évolution des politiques MDD et quatre dérives possibles à l’horizon 2010
Economie
Le développement
des enseignes à l’international
Extrait de l’étude Eurostaf Les stratégies de croissance à l’international des GSA européennes Décembre 2006.
J e r o n i m o R o y a u m e - Brésil _
Martins Uni
Rewe France, _ _
Suisse
Tengelmann _ Canada _
Tesco _ _ Taïwan
10
La Grande Distribution
Notons que dans tous les cas, la sortie de ces pays ne pays, avant qu’il ne soit trop tard, mais sans nécessai-
s’est pas soldée par la fermeture des magasins et des rement y mettre assez de moyens pour décourager les
réseaux mais par une cession des actifs à des distri- nouveaux entrants ;
buteurs concurrents. Les actifs en question ont généra-
lement été repris par des opérateurs étrangers au pays. • la difficulté à trouver le bon format. Le désengage-
Par exemple, Metro a repris les actifs de Wal-Mart en ment de Corée du Sud de la part de Carrefour illustre ce
Allemagne et les hypermarchés de Casino en Pologne. problème.
Wal-Mart a repris les actifs de Ahold en Amérique centrale.
Tesco et Carrefour ont même réalisé un échange inédit : Néanmoins, la réduction du nombre de pays dans lequel les
le britannique reprenant les actifs en République tchèque distributeurs sont présents pèse peu sur la contribution au
et en Slovaquie du français, alors que Carrefour a repris la chiffre d’affaires des activités internationales. Les arbitra-
filiale taiwanaise de Tesco. Dans quelques cas, comme en ges réalisés dans les portefeuilles d’actifs affectent, en effet
Corée du Sud, les actifs ont été repris par des opérateurs en priorité, les positions faibles, jugées non stratégiques.
locaux. On assiste également à des rationalisations au sein
de certains pays. Ainsi Carrefour a cessé l’exploitation de
son enseigne de supermarché Champion en Espagne, au La part du chiffre d’affaires réalisé
Brésil et en Chine. De même, Tengelmann a stoppé son à l’international des principaux
expansion en Europe centrale via les supermarchés pour distributeurs
se concentrer sur son enseigne Discount Plus.
Ahold 84 85 82 80 78
Carrefour 51 51 49 49 52
Casino 25 23 20 20 25
Delhaize 85 84 81 80 78
Ce mouvement de rationalisation est principalement le lion
la conséquence des phénomènes suivants :
Metro 44 46 47 49 53
• l’exacerbation de la concurrence dans certains pays,
cibles privilégiées par de très nombreux opérateurs. C’est Rewe 21 22 24 26 28
le cas de plusieurs pays d’Europe centrale et de certains
pays d’Asie, comme la Thaïlande ; Tesco 15 18 20 20 24
Wal-Mart 18 18 19 19 20
11
Economie
12
La Grande Distribution
28
2002 17
32
31
2003 19
40
34
2004 20
56
37
2005 23
70
46
2006 23
Clairement l’introduction de l’hypermarché dans de nou- 82
veaux pays n’a pu se faire que par implantation directe,
Sources : Carrefour
puisque, en général, aucun point de vente n’ayant la taille
suffisante pour y permettre le développement de ce format
ne s’y trouvait.
Ce graphique illustre le rythme de développement de Car-
refour. Á Taïwan, où le groupe est leader sur le segment de
l’hypermarché et en Thaïlande, où Carrefour est le quatrième
opérateur, le rythme de croissance depuis la date de la pre-
mière implantation de Carrefour est de deux à quatre ouver-
tures de magasins par an en moyenne. En Thaïlande, Carre-
four est sensiblement distancé par Tesco et Casino qui ont,
eux, réalisé des opérations de croissance externe importan-
tes dans ce pays. L’accélération à Taïwan en 2006 est due à
l’acquisition des hypermarchés Tesco (acquisition tactique).
Ces deux pays sont représentatifs du rythme de dévelop-
pement traditionnel de Carrefour. Ce rythme est également
adopté dans les autres pays d’Asie et en Amérique du Sud.
La Chine fait exception. Le rythme des ouvertures y est plus
rapide en raison du potentiel du marché et de la course aux
parts de marché à laquelle se livrent les compétiteurs.
13
Economie La Grande Distribution
De même, le développement du hard discount se fait gé- Eurostaf, filiale du groupe Les Echos, est une société
néralement par création de surface, puisque le format alle- d’études, de conseil et de formation. Notre vocation
mand (par opposition au format initialement développé par est d’accompagner les entreprises dans leur réflexion
Promodès-Dia en Espagne) nécessite un parking, que les stratégique.
magasins de proximité traditionnels ne possèdent pas.
À l’inverse, le développement international sur le segment LES ETUDES MULTI-CLIENTS
du supermarché s’est traditionnellement fait via des acqui- Nos études multi-clients fournissent des analyses opéra-
sitions, parce que des points de vente étaient disponibles, tionnelles et stratégiques des grands secteurs d’activité et
que la prise de part de marché est moins rapide avec ce de leurs acteurs.
format qu’elle ne l’est avec l’hypermarché (chiffre d’affai-
Quelques exemples d’études sur le secteur Agroalimentaire :
res par magasin sensiblement inférieur) et qu’il faut un ré-
seau d’une certaine taille pour rentabiliser l’outil logistique - MDD alimentaires : les stratégies comparées des enseignes
nécessaire à l’exploitation d’un tel réseau. françaises
Aujourd’hui, dans les marchés émergents, la course aux - Les stratégies de croissance à l’international des GSA
parts de marché est telle que même les opérateurs privilé- européennes
giant la croissance interne s’appuient sur des acquisitions - Le marché français du snacking et ses perspectives
de petite ou moyenne taille (acquisitions tactiques), afin - Les perspectives des circuits de distribution alternatifs
de s’y développer plus rapidement. dans l’alimentaire
- L’industrie agroalimentaire en France et ses perspectives
Trois profils ressortent de l’analyse des stratégies de
croissance à l’international des distributeurs : LES FORMATIONS
Nous proposons aussi un catalogue de formations profes-
les leaders mondiaux. Cinq groupes peuvent être sionnelles de compétences et sectorielles.
qualifiés de leaders mondiaux : Nos formations de compétences sont de véritables outils
Wal-Mart, Carrefour, Ahold, Metro et Lidl. Ils réalisent tous d’accompagnement dans l’acquisition et le développe-
un chiffre d’affaires supérieur à 20 milliards d’euros (TTC ment de compétences immédiatement transposables en
pour Lidl) et sont présents dans un grand nombre de pays, situation professionnelle.
voire de continents pour Wal-Mart, Carrefour et Metro. À
l’exception de Wal-Mart, ils génèrent tous plus de 50 % de Quelques exemples de séminaires de compétences :
leur chiffre d’affaires à l’international. - Bâtir un business plan
- Innovation : quels outils pour réussir ?
les challengers internationaux. Auchan, Delhaize - Initiation à la lecture des comptes
Le Lion, Tesco, Rewe, Aldi, Tengelmann et Casino font - Réaliser une analyse financière
partie de ce groupe. Ils se caractérisent par un chiffre
d’affaires compris entre 5 et 15 milliards d’euros. L’inter- Nos formations sectorielles fournissent une vision claire et
national contribue pour une part importante à leur chiffre objective des enjeux stratégiques et des perspectives d’un
d’affaires, mais sans atteindre les niveaux des leaders secteur d’activité.
mondiaux (sauf pour Delhaize Le Lion) Quelques exemples de séminaires sectoriels :
- 2007-2010 : Les défis de la grande distribution en France
- Les perspectives des MDD alimentaires en France et en
Europe
- Transport et Logistique : Enjeux, mutations, perspectives
en France et en Europe
- Le secteur du luxe : panorama mondial et nouvelles
problématiques stratégiques
LE CONSEIL
Vous souhaitez prospecter un nouveau marché ? Vous
recherchez une étude comparative de la stratégie de vos
concurrents, fournisseurs, clients… ? Eurostaf vous ac-
les outsiders régionaux. Cora, Intermarché, Edeka,
compagne dans votre projet en réalisant des prestations
Jeronimo Martins, Leclerc et Colruyt sont nettement décro-
ad-hoc à partir de votre cahier des charges.
chés sur la scène internationale par rapport aux distribu-
teurs des deux autres catégories. Ils sont présents dans
peu de pays et la contribution de l’international au chiffre PLUS D’INFORMATION
d’affaires est faible (sauf pour Cora et Jeronimo Martins). [Link]
L’international n’est pas forcément une priorité pour ces so- [Link].10
ciétés à capitaux familiaux ou organisées en groupements. commercial@[Link]
15
Economie
Marjane :
La grande distribution
Agroligne : Pouvez nous présenter l’enseigne Marjane ?
16
La Grande Distribution
au Maroc
- à accompagner le monde agricole et contribuer au dévelop-
pement des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs du royaume ;
- à inciter ces derniers à se regrouper en coopératives ou en
associations pour faciliter le montage des filières et la com-
munication avec Marjane ;
- à s’assurer de l’origine et des bonnes pratiques de produc-
tion pour garantir qualité, traçabilité et sécurité alimentaire à
nos clients.
Agroligne : En 2005 vous vous êtes lancé dans les MDD,
quel bilan faites vous aujourd’hui ?
Au cours de l’année 2005, Marjane a lancé une gamme de
« Produits économiques », avec pour objectif d’offrir pour
chaque besoin client le produit le moins cher du marché
tout en garantissant la qualité.
Ce lancement est une réponse à la volonté de l’ensei-
gne d’améliorer le pouvoir d’achat et la qualité de vie des
ménages marocains, à commencer par ceux dont le pou-
voir d’achat est limité. En leur proposant des produits de
consommation courante à des prix extrêmement compéti-
tifs, la première enseigne de grande distribution au Maroc
leur permet, à budget égal, de consommer plus et mieux.
En avril 2007, 77 références « Produits Economiques »
sont en vente dans les rayons de Marjane. Fabriqués à
95% au Maroc, ces produits de grande consommation
(épicerie, biscuiterie, liquide et entretien) sont proposés
En fruits et légumes, la mise en place d’une plate-forme de
entre 10% et 15% moins chers que les produits d’entrée
centralisation des achats a facilité l’établissement de filières
de gamme du marché. Cette gamme s’enrichira au cours
agricoles. À fin mars 2007, 90% des approvisionnements en
de l’année 2007 de nouveaux produits, essentiellement
fruits de la plate-forme et 50% en légumes sont réalisés auprès
des produits frais (charcuterie, crémerie,…).
d’agriculteurs et de stations de conditionnement. Cette démar-
che a permis de diversifier la gamme en offrant aux clients Les Produits Economiques ont été regroupés sous une
des références conditionnées, des variétés spécifiques et des marque générique avec un packaging simplifié, à la fois
produits qualitativement supérieurs, à des prix compétitifs. facilement reconnaissable par le client et permettant de
réduire les coûts non générateurs de valeur.
Dans la filière viandes rouges, des contacts ont été éta-
blis avec des éleveurs et associations d’éleveurs dans les Ces produits, de qualité loyale et marchande, sont dispo-
différentes zones de production du Royaume. Des tests nibles dans tout le réseau des hypermarchés Marjane.
en magasin ont permis de définir les caractéristiques des
La réussite du projet « Produits Economiques » est le ré-
viandes bovines et ovines (race, âge, état d’engraisse-
sultat de la qualité des relations « gagnant-gagnant » éta-
ment, conformation des carcasses, prix…), afin de répon-
blies entre Marjane et ses partenaires agro-industriels, no-
dre aux exigences de qualité et de santé du client. L’ob-
tamment les PME-PMI. À ses fournisseurs engagés dans
jectif pour 2007 est de réaliser en filières au moins 50%
la démarche « Produits Economiques », Marjane garantit
des approvisionnements des rayons boucherie Marjane.
des volumes réguliers, d’importantes économies d’échelle
Au niveau du projet poissonnerie, l’étude est faite et le
et une prise de risque minimale.
démarrage est prévu au cours du 2ème semestre 2007.
Des contrats spécifiques sont établis avec exonération de
En résumé, le projet filières a pour principaux objectifs : droits d’entrée par une cellule achat dédiée aux Produits
Economiques. Cette cellule réalise des contrôles régu-
- à éliminer les intermédiaires et avoir des produits frais au liers et assure la bonne commercialisation de la gamme
moindre prix ; économique.
17
L es invités du mois
Regoverning markets :
« Comment permettre aux petits producteurs d’intégrer
Interview de :
Responsables du programme
« Regoverning Markets » au Maroc
Agroligne : Bonjour, Pouvez-vous nous présenter Agroligne : Quelles ont été les premières actions de
regoverning markets ? regoverning markets au Maroc ?
M. Aziz SBAI : Le programme international multi-bailleurs M. Aziz SBAI : Nous avons commencé le travail il y a un
appelé « Regoverning Markets » travaille dans 9 régions an et demi au Maroc, avec un peu de retard, mais nous
du monde (Amérique du sud, Europe du sud, Europe de avons mis les bouchés doubles et nous avons réussi à
l’est, Asie du sud-est, Afrique sub-saharienne… et puis nous atteler à l’ensemble des groupes de recherches.
avec une petite année de retard en Afrique du nord et Afri- Nous avons fait une première évaluation, un état des lieux
que de l’ouest). de la grande distribution, de l’industrie agroalimentaire,
des marchés de gros et des structures locales (distribu-
Son objectif est de comprendre les facteurs pouvant faci- tion de quartier). On s’est alors aperçu que sur les quinze
liter l’intégration des petits et moyens producteurs dans le dernières années, les grandes surfaces se sont démulti-
commerce moderne structuré, ce dernier connaissant un pliées, en commençant par les grandes agglomérations
développement rapide dans les pays en développement (Casablanca, Rabat…) pour s’étendre en suite dans les
et à revenu intermédiaire. Il s’agit également de voir com- villes de 100 000 habitants.
ment les acteurs leaders du système agroalimentaire tels
que les industries agroalimentaires ou les chaînes de dis- La répartition spatiale se confirme, mais on s’aperçoit aussi
tribution peuvent être des partenaires de développement que les petits producteurs s’organisent en groupe de pres-
sion pour arrêter cet élan, ou du moins pour défendre leurs
Pour simplifier, regoverning markets est une plate-forme intérêts. Il essayent ainsi de mobiliser les institutionnels, l’état
sur laquelle différents groupes et régions du monde tra- pour trouver une issue notamment par leur modernisation.
vaillent ensemble, en partant du constat très simple que Le Ministère du Commerce au Maroc vient de lancer à
la libéralisation des échanges est là, et qu’elle s’accompa- cet effet un programme assez ambitieux de modernisation
gne d’une très forte concentration amenant la marginalisa- sous forme de supérettes pour les épiciers du coin. Il y a
tion des petits producteurs. des facteurs liés également à l’amélioration des revenus,
En effet, malgré l’abondance des circuits traditionnels, la à la variable de préférence de consommateurs. Bref il y
grande distribution n’hésite pas à s’implanter et à s’impo- a un mode de vie qui change rapidement et auquel il faut
ser en tant que leader avec des exigences nouvelles pour faire face.
ses fournisseurs. Il faut donc prendre conscience de ce
phénomène et se préparer pour éviter l’exclusion de tous D’autre part, pour être convaincant, nous avons procédé à une
ces petits producteurs. étude de cas du secteur laitier, auprès d’une coopérative de
18
les marchés émergents et dynamiques au Maroc ? »
19
L es invités du mois
Agroligne : Quels ont été les résultats de ce séminaire ? Les forces contre le changement identifiées par les distri-
buteurs sont :
M. Aziz SBAI : Les producteurs ont exprimé les raisons
essentielles pour lesquelles ils n’accèdent pas au marché 1. la résistance des marchés informels.
moderne, et nous avons ainsi pu recenser les principales Il est vrai que les marchés informels sont très importants et
contraintes : en plus ils se structurent en introduisant des innovations :
réfrigération, achalandage, crédit au consommateur. Tout
1. Une organisation professionnelle insuffisante. ceci à petite échelle mais ils se défendent véritablement.
En effet le cheval de bataille de la grande distribution est 2. les changements climatiques.
d’affirmer qu’elle est obligée de s’attacher au coût, aux 3. la désorganisation des producteurs, aussi paradoxal
délais, à la quantité et à la qualité. De ce fait il est très que cela puisse paraître, ne permettra pas d’accompagner
difficile de travailler avec des petits producteurs isolés, qui le développement de la grande distribution.
ne sont pas organisés.
2. La transparence du marché. Enfin pour le troisième atelier, nous avons pris les résultats
Les petits producteurs sont déconnectés des informations des 1er et 2ème ateliers et nous avons demandé aux institu-
qui sont très utiles pour eux sur le marché : les prix, la tionnels de les commenter. Cela a été surtout pour eux, l’oc-
demande… Ils naviguent sans « radars », ils produisent et casion de préciser les textes en préparation au niveau insti-
écoulent immédiatement. tutionnel concernant par exemple la réglementation sur l’eau,
A cette étape, les petits producteurs sont donc sans pres- la qualité et la normalisation des produits de traitement…
sion, puisqu’ils affirment que l’industrie agroalimentaire et la
grande distribution ne veulent pas de leurs produits. Mais vu Suite à ces trois ateliers, nous avons effectué une synthèse
l’évolution, s’ils n’avancent pas, ils seront obligés d’occuper débouchant sur des suggestions afin de suivre les réflexions
à l’avenir un tout petit créneau dans la grande distribution, et de les transformer en actions. On a ensuite élaboré un plan
et vont passer vraiment à côté d’un marché prometteur. d’action sur lequel les représentants des trois groupes d’ac-
3. L’incapacité à agir face aux demandes de la grande teurs étaient en accord, définissant «que faire et avec qui ».
distribution.
Les petits producteurs ne sont pas capables d’agir sur la Au mois de septembre, une rencontre est prévue au Mexi-
quantité et sur la qualité. Ils voudraient bien mais ils ne savent que avec l’ensemble des partenaires de regoverning Mar-
comment faire, d’ou l’importance de l’appui institutionnel. kets pour restituer ces résultats et essayer d’en faire un
4. Le financement guide de bonne pratique pour l’avenir.
S’engager dans l’innovation, c’est bien mais cela coûte
très cher. Les regroupements de producteurs n’ont pas les Agroligne : Suite au plan d’action mis en place à l’issu de
capacités d’investissement et de trésorerie pour se lancer ce séminaire, un suivi a-il été mis en place afin de contrô-
dans ces actions. ler les actions concrètes des producteurs, distributeurs ?
Nous avons fait pareil pour les distributeurs, et nous avons
alors identifié les forces pour et contre le changement sur les M. Rachid HAMIMAZ : Pour le suivi, nous prévoyons une
10 prochaines années. Les forces pour le changement sont : nouvelle rencontre pour restituer les résultats des ateliers et
pour réfléchir à une sorte de mécanisme qui permettrait l’in-
1. Les préférences du consommateur. tégration des petits producteurs dans la grande distribution.
Les gens vont au supermarché pour acheter et non plus
pour regarder comme quinze ans en arrière. Nous ne souhaitons pas imposer d’idées, au contraire il
2. Le pouvoir d’achat des consommateurs. faut que cela vienne des acteurs eux-mêmes. Toutefois, on
Il est vrai que le PIB/tête au Maroc est passé de 700 à peut imaginer une cellule d’interface, de coordination, qui
1300/1400 $, et nous attendons qu’il soit de 2000/2500 $, regrouperait les représentants des différents acteurs. Cette
si cela évolue bien. cellule jouerait un rôle d’information sur la demande de la
3. La libéralisation des circuits de distribution va s’am- grande distribution, sur les exigences des cahiers de charge
plifier et les marchés de gros vont devoir s’adapter à en terme de qualité, de prix… pour les petits producteurs.
la situation, et se positionner comme un passage obligé Elle aurait aussi pour but d’encourager le regroupement
de la production agricole de producteurs, pour qu’ils puissent devenir des partenai-
4. L’extension géographique des GMS, qu’elle soit au res réguliers de la grande distribution.
niveau de la périphérie, de la banlieue, des villes ou même
des grandes villes. Pour finir, il paraît très important de préciser que l’autre di-
5. Les accords commerciaux signés par les pays mension très importante est le cadre juridique de la grande
d’Afrique du Nord et notamment par le Maroc, avec les distribution, afin que le jeu de la concurrence se fasse dans
grands ensembles économiques (UE, USA…). la transparence. La grande distribution a aujourd’hui un
6. La mise à niveau de l’économie au Maroc. pouvoir important et il faut donc prévoir des «gardes fous»
Des textes nouveaux (certains sont en préparation) doivent pour garantir le libre jeu de la concurrence et protéger les
accompagner ce changement. plus faibles.
20
Maroc : le process du couscous
Belgique : le process des frites surgelées
Italie : le process de transformation des œufs
Liban : le process des falafels
France / Suisse / UK : le triage optique
Le made in Morocco
Intalia
Le couscous comme vous
La semoule reçue par voie pneumatique est pesée, tamisée sur une pile
de tamis de différentes mailles afin de séparer les impuretés.
Cuisson
Séchage
Refroidissement
Broyage
Conditionnement
TRIA
Km 11,5 ancienne route de Rabat
Aïn Sbaâ, Casablanca 20600
Tél. : 022 73 20 10 / Fax : 022 73 11 80
Email : tria@[Link] / [Link]
PHOTOS :
Plus Belge que Belge, l’entreprise familiale Lutosa, implantée à
Raphael Demaret
19, rue Louis Blanc Leuze-en-Hainaut et à Waregem, fabrique le produit d’exportation
94140 Alfortville - France
+33(0)1 43 75 80 72 le plus connu du pays – la frite – à la vitesse sidérante de 54 tonnes
+33(0)6 81 23 34 97 (portable)
par heure. Soit 900 kilos par minute.
Les tubercules
endommagés sont
impitoyablement éliminés
Les pommes de terre coupées sont plongées dans un bain d’eau chaude afin d’ho-
mogénéiser la couleur et d’inactiver les enzymes. Ensuite, les attend encore un bain
d’eau froide pour améliorer leur structure. Avant la cuisson, elles sont séchées à l’air
chaud. Ce séchage préalable limite l’absorption de graisse et améliore la croustillance.
Les pommes de terre coupées sont cuites pendant une minute trente dans de l’huile
végétale portée à une température de 160 à 170°C. Ensuite, elles sont dégraissées à
l’air chaud pour éliminer l’excédent d’huile.
Hors série n°1
Dernier contrôle, calibrage et pesage
Dernier contrôle approfondi pour vérifier si le résultat final est conforme au cahier des
charges du client. Lutosa produit en effet non seulement sous sa propre marque mais
aussi pour le compte de chaînes de distribution, de chaînes de fast-food, d’entreprises
de catering, etc. Et chaque client a son propre cahier des charges (longueur, épaisseur,
etc.). Ensuite, on pèse la quantité exacte de frites. Chacune des cinq lignes de production
peut conditionner toute l’échelle de poids, de 400 g à 5 kg.
Conditionner et stocker...
Les frites surgelées sont ensuite emballées de façon entièrement automatique dans des
sachets en polyéthylène qui sont à leur tour conditionnés de façon entièrement automatique
dans des boîtes en carton. Celles-ci sont palettisées, étiquetées et stockées à -20°C dans
l’une des 11 chambres froides qui peuvent accueillir 83.000 palettes. Les deux chambres
froides les plus récentes sont entièrement robotisées et ont requis un investissement de 25
millions d’euros : elles ont une capacité de 46.500 palettes, ce qui les range parmi les plus
grandes chambres froides automatisées du monde.
... jusqu’à ce que le contrôle de la qualité donne le feu vert
« Cet article a été publié dans Bizz Magazine, le premier mensuel économique belge
[Link] » - Kristof Simoens
Conditionnement de l’œuf
coquille, ovoproduits, pasteurisation
et production de poudre
Ovorider à développé pour les éleveurs un alvéole d’œufs en plastique fabriqué avec
un polypropylène copolymère spécialement conçu pour une utilisation alimentaire. La
qualité du matériel utilisé et la précision de la construction en garantissent la fiabilité et
la flexibilité. Adaptable a tous types de machines, cet alvéole est très facile et rapide
à empiler en évitant les casses d’œufs par accident et il peut être personnalisé à la
demande par la couleur ou le nom du client.
Le système le plus fiable dans le monde pour l’estampillage des œufs. Pour marquer des
chiffres, des lettres ou des logos avec l’encre rouge alimentaire et - de façon simple et
économique - reconnaître la provenance des oeufs. Les systèmes de marquage proposés
peuvent être utilisés manuellement ou intégré dans une plate-forme de tapis roulant pour
mieux s’adapter à chaque exigence. Des systèmes automatiques pour marquages d’œufs
ou boites aussi sont aussi disponibles à la demande.
En dehors de l’aviculture
Ovorider vante aussi l’expérience pour offrir une gamme de produits complémentaires au monde de l’aviculture
qui vont des cages pour le transport de volatiles aux machines spéciales pour l’emballage ou aux ligne
d’abattage de poules, avec capacités et dimensions appropriées au résultat que le client veut atteindre. [Link]
Le Terme FALAFEL connu aussi sous le nom de Ta’amiyya est un plat Libanais traditionnel et populaire dont le nom dérive
de « Foul » qui signifie « Fèves ». Le plat de Falafel est un plat riche en éléments nutritifs come les fibres et les protéines. Les
ingrédients composant le mix en poudre sont des produits 100% naturels sans conservateurs.
Le mode de préparation des boulettes dorées de Falafel est très simple et facile et consiste à mélanger le mix en poudre avec
de l’eau, laisser reposer pour 2 heures, puis former des petites boulettes et les faire frire dans l’huile végétale bien chaude.
Pour assurer la sécurité et la salubrité des produits, une inspection des corps étrangers et des
matières indésirables précède l’étape de meulage, qui à son tour est soumise à un stricte mode
de préparation bien directif et contrôlé, dans le but d’atteindre un degré de meulage prédéfini.
Mixage...
Les ingrédients obtenus du meulage sont transférés au grand mélangeur. Les additifs naturels com-
me le sel et les épices spéciales du Falafel sont également ajoutées au mélange selon les quantités
autorisées et pré-definies dans les recettes et le mode opératoire par produit. Le temps du mixage
est un paramètre à bien respecter et contrôler pour obtenir la qualité organoleptique ciblée.
Contrôle de la Qualité
Conditionnement et emballage
IMAJE,
leader dans les systèmes de codage et de marquage
F
iliale à 100% du groupe new yorkais Dover (NYSE : Imaje, un savoir-faire technologique :
DOV), Imaje fait figure de leader parmi les fabricants
de systèmes de codage et de marquage. Fondée imprimantes à jet d’encre à petits et grands caractères
en 1982 à Bourg-lès-Valence, France, Imaje emploie plus codeurs à laser grande vitesse
de 1 730 personnes dans le monde entier et a réalisé en imprimantes à transfert thermique
2005 un chiffre d’affaires de $390 millions. systèmes d’impression-pose d’étiquettes
Imaje conçoit, fabrique et distribue à l’échelle mondiale
des équipements de codage et de marquage répondant Avec 32 filiales et plus de 60 distributeurs, Imaje est pré-
aux besoins de ses clients en matière d’identification de sent dans plus de 120 pays. En outre, ses clients peuvent
produits. En outre, pour les applications postales, gra- faire appel à 3 centres de R&D, 5 sites de production et
phiques et l’adressage, Imaje met au point des solutions 6 centres de réparation d’équipements répartis dans le
adaptées. monde entier.
21
Dossier
Une étude sur la distribution des produits biologiques en Bretagne a été réalisée par INTER
BIO BRETAGNE avec pour objectif d’apporter une meilleure connaissance de deux réseaux
de distribution : les Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) et les magasins spécialisés.
I
l s’agissait de réaliser un état des lieux des 2 princi-
paux circuits de distribution des produits biologiques,
de préciser les évolutions depuis la précédente étu-
de en 2001 («La distribution de produits biologiques
– Le guide des informations essentielles» – Edition 2001
– IBB) et de déterminer les stratégies adoptées par les
différentes enseignes présentes en Bretagne, en terme
de développement du référencement des produits biolo-
giques en général, et des produits biologiques régionaux
en particulier.
22
34
Les Produits Bio
de distribution en question
Quelle place pour les produits sous marque nationale tandis que 70% des maraîchers commercialisent plus de
et régionale ? Des possibilités de référencement hété- 75% de leurs légumes en vente directe : marchés, ventes
rogènes selon les enseignes de panier de légumes, magasins spécialisés.
Pour les magasins spécialisés, le référencement local re-
On observe une diminution du nombre de produits Bio présente actuellement autour de 20 – 30% des approvi-
sous marque nationale, au profit des MDD. Cette ten- sionnements, notamment en fruits et légumes. En effet,
dance est d’autant plus accentuée quand une enseigne certaines difficultés sont soulevées, dont le temps consa-
développe un produit sous marque de distributeur. L’étude cré au référencement local.
a cependant permis d’identifier certaines ouvertures en La question de la place de la GMS dans les circuits de distri-
fonction à la fois de l’enseigne et de la famille de produit bution a fait l’objet d’une controverse. Certains professionnels
concernée. de la filière agrobiologique considèrent la GMS non pas com-
me concurrente d’autres circuits de distribution, mais comme
Colloque de restitution : Quelles perspectives complémentaire : il a été observé en effet que la GMS «re-
pour les produits Bio régionaux dans les rayons ? crute les non consommateurs» qui – une fois convaincus de
la qualité des produits Bio – fréquentent de plus en plus les
Cinq intervenants* se sont exprimés lors du colloque de points de vente spécialisés. Ce circuit de distribution reste en
restitution et ont débattu avec une cinquantaine de profes- effet le plus emprunté par le consommateur (50% des achats
sionnels des questions qui concernent les trois circuits de de produits Bio y sont faits). D’autres affirment au contraire
distribution que sont la vente directe, les magasins spé- que la politique de référencement de la GMS n’est pas com-
cialisés et la GMS. L’exemple de la vente directe dans le patible avec le mode de production biologique.
Finistère a été présenté, où 46% des producteurs y ont
recours (soit 114 fermes). - *Jeannine MORVAN, gérante d’un magasin spécialisé
Elle porte avant tout dans indépendant (Brin d’Avoine à Quimper) ;
ce département sur les fi- - Ivan BEHAGHEL, Directeur de la plate-forme de distribution
lières animales : lait de chè- régional de Biocoop ;
vre, porc charcutier, viande - Sébastien BONDUAU, animateur «Filières» à la FRAB
bovine, agneaux et poulets (Fédération Régionale des Agrobiologistes de Bretagne)
de chair. Concernant les - et Philippe DELRAN, rédacteur en chef de la revue «Bio
filières végétales, 55% des Linéaires»)
producteurs de légumes en
plein champ commercialisent INTER BIO BRETAGNE, QU’EST-CE QUE C’EST ?
uniquement en circuit long
INTER BIO BRETAGNE, Interprofession de la filière agro-
biologique bretonne, a été créée en juin 1995 à l’initiative des
professionnels de l’Agriculture Biologique, avec le soutien de
l’Etat et du Conseil Régional de Bretagne. Elle est depuis
10 ans l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics sur le
dossier «Agriculture Biologique» en Bretagne.
Elle rassemble tous les maillons de la filière Bio bretonne :
organisations de producteurs, fournisseurs de biens (ali-
mentation animale, fertilisation, protection sanitaire, maté-
riel), préparateurs (entreprises de transformation, stockage
et conditionnement), distributeurs (grossistes et détaillants),
prestataires de services (formation, recherche, conseil tech-
nique), associations de consommateurs. Ses principales
missions sont de représenter et défendre les intérêts de ses
adhérents auprès de tout organisme public ou professionnel
; de connaître, analyser, élargir et mettre en adéquation l’of-
fre et la demande de produits Bio ; d’organiser la concertation
autour de la problématique des filières et mettre en place des
actions structurantes ; de mettre en oeuvre la communication
autour de l’Agriculture Biologique et promouvoir les produits
Bio bretons ; et enfin de coordonner les programmes de
développement régionaux de la filière agrobiologique.
35
23
Dossier
Les produits bio sont de plus en plus ancrés dans les habitudes de consommation des
Français : d’après le nouveau Baromètre Agence BIO / CSA, plus de 4 Français sur 10 consom-
ment des produits bio au moins une fois par mois, 23% au moins une fois par semaine et 7% tous
les jours.
E
n 2006, l’Agence BIO a réalisé, en partenariat
avec les Offices Agricoles, une première en-
quête d’évaluation du marché alimentaire bio
en France. Ses résultats permettent d’évaluer
le marché des produits alimentaires issus de l’agriculture
biologique à 1,6 milliard d’euros en 2005. Ce marché est
en augmentation constante : chaque année depuis 1999,
une augmentation moyenne de + 9,5% a été enregistrée
dans un contexte où l’ensemble du marché alimentaire
progressait de 3,6% par an.
36
24
News entreprises
L’
ouverture économique de ses grandes surfaces en Algérie voire à l’Etranger avec
l’Algérie profite beaucoup aux des produits agricoles algériens. « Leurs prix seront pro-
multinationales qui s’y instal- bablement inférieurs et les denrées de bonne qualité »,
lent de plus en plus, notam- dira récemment M. Semkov responsable du secteur frais
ment dans le secteur de la grande distribution. C’est ainsi à Carrefour lors du Salon international des techniques de
qu’après Carrefour, Auchan envisage de s’installer en Algé- la filière fruits et légumes. A travers cette démarche, Car-
rie. Auchan est un groupe français de distribution et de finan- refour vise aussi à diversifier l’offre dans ses étals.
ce fondé par Gérard Mulliez et dirigé par lui jusqu’en 2006.
Il est vrai que l’Algérie et son vaste marché de 33 millions
Maroc
de consommateurs commence à intéresser les grandes
enseignes françaises qui l’ont longtemps boudée. Saisis-
sant l’importance de ce marché, de grandes enseignes
mondiales, comme la chaîne française Auchan, manifes-
tent un intérêt gran-
dissant à s’établir en
Marjane s’active…
M
Algérie dans le but
arjane lance une filialisation
de se soustraire à la
de ses approvisionnements en
forte concurrence en
produits agricoles et en pro-
Europe et à l’agres-
duits de la pêche. Ainsi, 50%
sivité commerciale
des légumes et 90% des fruits proposés sur ses étalages
du géant américain
seront désormais directement acquis auprès des produc-
Wal-Mart, leader mon-
teurs. Après les légumes et les fruits, l’enseigne s’attaque
dial du secteur.
aux viandes rouges et bientôt aux poissonneries.
De plus, l’enseigne de grande distribution Marjane, sort
Carrefour de son côté, voit grand en Algérie sa carte écologique. Des sacs biodégradables seront, dès
juillet prochain, à la disposition des clients. Toutefois l’opé-
Le groupe Carrefour prévoit d’ouvrir ration test « sachet vert »
18 hypermarchés en Algérie d’ici sera uniquement lan-
2012 avec son partenaire local cée aux supermarchés
Ardis, filiale du groupe Arcofina de Hay Riad à Rabat
d’Abdelouahab Rahim. et celui de Californie à
En effet, après l’ouverture de son Casablanca. Une cam-
premier magasin de 3 000 m² à pagne de sensibilisation
Lafarge de Hussein Dey, dans la banlieue d’Alger, le géant sera lancée auprès des
français de la grande distribution et son associé algérien clients.
Ardis s’apprête à ouvrir, d’ici peu, un hypermarché de
9 000 m² à l’est de la Capitale, du coté des Pins mariti-
mes, à proximité de Algerian Business Center et de l’hôtel Acima en force…
Hilton. Celui-ci ouvrira ses portes à la fin de l’année 2007,
apprend-on de source sûre. Acima, la société de distribu-
Cet hypermarché ne sera pas le dernier, il sera suivi dès tion appartenant à l’ONA et
2008 d’autres magasins à Alger, Oran et Constantine. Car- au groupe français Auchan
refour et Ardis sont en train de prospecter pour trouver des a déposé un projet de créa-
terrains à Oran, Sétif, Constantine, explique notre source. tion de 20 supermarchés à
Les deux partenaires comptent ouvrir des hypermarchés travers le pays. Le montant
dans toutes les grandes villes algériennes d’ici 2012. d’investissement s’élève
Au total, 18 hypermarchés d’ici cette échéance. Chaque à 720 millions de DH pour
magasin peut créer jusqu’à 1 200 emplois, précise-t-on. 1000 emplois directs et 200 indirects. Plusieurs villes sont
Encouragé par la réussite du premier magasin ouvert dé- visées comme notamment Kénitra, Tétouan, Berrechid,
but 2006 à Alger et face à l’absence d’hypermarchés en Tamesna, Tamansourt, Fquih Bensalah, Berkane, Oujda,
Algérie, Carrefour veut se développer rapidement. Marrakech et Tanger.
25
37
News entreprises
Par ailleurs, les travaux de cette 6éme édition du Congrès En décembre 2006, le groupe Boujbel avait cédé 49.99 %
arabe des huiles et graisses alimentaires se sont ache- des actions à Heineken, en vue d’investir près de 27 mil-
vés par l’adoption de plusieurs recommandations visant lions d’euros dans la création d’une nouvelle brasserie à
essentiellement le développement du secteur oléicole à Grombalia. Cette nouvelle unité aura une capacité de pro-
travers l’adoption d’un plan arabe de prévention des ca- duction initiale de 200 000 hectolitres et sera opération-
tastrophes agricoles et l’amélioration de la production. nelle début 2008.
P
Et propose comme remède une libé-
artenaire en Tunisie du groupe lo- ralisation immédiate et progressive
cal YKH (Yassine Khalifa Hamila), du secteur.
Lesieur veut profiter du développe-
ment du marché des huiles condi- Parce que le secteur agricole en Tunisie pénètre dans
tionnées pour lancer ses marques propres Lesieur Maïs de nouveaux territoires, avec des revenus plus élevés,
et Lesieur Tournesol d’ici le ramadan (septembre). Le vo- des nouveautés dans les goûts des consommateurs, des
lume des huiles conditionnées a atteint 20 000 tonnes l’an structures du marché et des accords commerciaux, les
dernier, dont 60 % pour le maïs et 40 % le tournesol. décideurs se heurtent à des défis qui n’existaient pas tout
simplement il y a dix ans.
Depuis septembre 2006, Carrefour,
Géant Casino ou Champion, qui sont im- La Banque mondiale suggère de mettre fin au contrôle
plantés en Tunisie, vendent des produits de fait des prix pour les produits agricoles, aux impor-
conditionnés aux marques Cristal Maïs tations gouvernementales ad hoc et à la régulation des
et Cristal Tournesol, du nom de la joint marges de détail, car ce serait un moyen d’encourager
venture Cristal Tunisie, constituée entre les produits de qualité et des circuits de commercialisa-
YKH et Lesieur Cristal, la filiale marocaine tion modernes.
26
38
France Avec ce rachat, le groupe Flo poursuit son renforcement
dans le secteur en enrichissant son portefeuille de mar-
Fromage : Bongrain et Sodiaal s’associent ques, déjà bien garni avec les enseignes Hippopotamus,
Bistro Romain et Tablapizza, rachetée l’an passé.
L
e groupe coopératif Sodiaal a
peut être trouvé une solution « Le groupe confirme ainsi sa stratégie de constitution
pour son activité «fromage», un d’un pôle de restauration unique en France multi-marques
domaine dans lequel il n’occupe et multi-concepts afin d’offrir des formules de restauration
qu’une petite taille avec un chiffre d’affaires qui stagne de- de qualité, adaptées à chaque occasion de consomma-
puis longtemps autour de 350 millions d’euros. tion, » précise le communiqué de presse.
27
39
Formation
SUP’AGRO Casablanca
10ème anniversaire
Historique et objectifs
A son ouverture en 1997, l’Ecole Supérieure de l’Agroalimentaire s’était fixée pour objectif
de contribuer à doter l’industrie agro-alimentaire marocaine de cadres techniques supérieurs
(type ingénieur) en technologie alimentaire.
Débouchés
D’ici la fin de l’année 2007, pas moins de 300 diplômes
auront été délivrés par SUP’AGRO, se répartissant ap-
proximativement de la façon suivante : 22% de diplômes Du côté des entreprises, SUP’AGRO compte parmi ses
Bac+2 en Techniques de Contrôle de Qualité des Ali- partenaires les groupes les plus importants du secteur
ments, 50% de Bac+4 en Technologie Alimentaire et 28% agro-alimentaire national, mais aussi de nombreuses so-
de Bac+5 en Management de la Qualité. ciétés agissant dans divers autres domaines. Non seule-
ment ces entreprises ouvrent leurs portes aux stagiaires de
Certes, les industries agricoles et alimentaires restent le SUP’AGRO, mais elles réservent leurs offres d’emplois aux
principal débouché pour les lauréats de SUP’AGRO mais, lauréats de l’école. De plus, elles font de plus en plus appel à
avec leurs bagages en matière de management de la qua- SUP’AGRO pour la formation continue de leur personnel.
lité, les diplômés Bac+5 sont sollicités par toutes sortes
d’entreprises ayant le souci de la qualité. Par ailleurs, SUP’AGRO accueille chaque année un cer-
tain nombre d’étudiants en provenance de l’Afrique subsa-
C’est ainsi que les fonctions remplies par les lauréats de harienne. Deux institutions sénégalaises, en particulier, lui
SUP’AGRO sont largement diversifiées. Ils sont, pour la envoient leurs lauréats Bac+2 ou Bac+3 dans le cadre de
plupart, responsables de laboratoire, responsables de conventions signées entre les deux parties.
fabrication, responsables qualité ou consultants qualité.
Mais certains réussissent aussi bien dans le technico- Enfin, pour garantir à ses lauréats la possibilité de poursui-
commercial, voire dans l’enseignement supérieur et la re- vre leurs études, SUP’AGRO a établi des conventions de
cherche scientifique. coopération avec des établissement prestigieux tels que
28
40
Il en est ainsi de la notoriété croissante de SUP’AGRO
auprès des entreprises qui reçoivent nos étudiants en
stage et qui les embauchent par la suite.
Atouts
SUP’AGRO constitue donc un excellent tremplin pour accé-
der aux écoles françaises publiques d’ingénieurs. Pour le cy-
cle ingénieur de l’ENSIA-SIARC, par exemple, SUP’AGRO
s’est rapidement imposée comme le principal pourvoyeur
d’étudiants ; le fait que les lauréats de SUP’AGRO se com-
portent brillamment dans cette grande école française y est
certainement pour quelque chose.
Par ailleurs, le souci de la qualité à SUP’AGRO a permis de
mettre en place une organisation rigoureuse qui a été couron-
née par l’obtention en 2004 du certificat ISO 9001 (version
2000) ; « nous enseignons les principes de la qualité, il est
normal de les appliquer dans notre école », voilà un slogan
que les responsables de SUP’AGRO aiment à répéter.
Perspectives
Maintenir et améliorer continuellement la qualité constitue
l’ambition majeure de la Direction de SUP’AGRO. C’est
sans rien céder sur ce terrain que certains objectifs seront
visés :
- la diversification des filières de formation ;
- la densification du réseau de coopération tant avec les
industries et organismes partenaires qu’avec les établis-
sements d’enseignement supérieur du Nord et du Sud ;
- l’acquisition de nouveaux locaux mieux adaptés.
Conclusion
Au-delà des statistiques établies habituellement à l’occa-
sion d’un anniversaire, il reste des acquis non chiffrables
qui font plus la fierté d’une institution d’enseignement que
n’importe quel nombre ou pourcentage.
29
41
Formation
Quelle place pour les MDD dans la stratégie des De plus, cette journée sera l’occasion d’échanger entre
enseignes et des industriels ? professionnels du secteur et de débattre avec l’interve-
nant des scenarii d’évolution à court-moyen terme. Cette
Une formation pour : dimension d’échanges confraternels, en petit comité de
- Connaître les performances des enseignes alimentaires 15 à 20 personnes, est l’un des aspects essentiels de ce
en matière de MDD séminaire.
- Comprendre les exigences des enseignes et les solu-
tions à leur apporter Les entreprises qui ont déjà fait confiance à Eurostaf :
- Anticiper les évolutions sur le marché des MDD : impact APACHE, AUCHAN, BNP PARIBAS, BONDUELLE SA
Loi Dutreil, Publicité télévisée... BRED, CARREFOUR, CCF, COLRUYT, FLEURY MI-
CHON, FROMAGERIES BEL, HSBC, KPMG AUDIT, LE-
L’expert : Philippe Breton CLERC, MAPA, NESTLE FRANCE, SAATCHI & SAATCHI,
Ingénieur MBA EM Lyon. Responsable marketing côté in- SC JOHNSON, UNIBEL…
dustriel et côté distributeur avec le lancement des produits
Carrefour alimentaires, puis fondateur d’une société de Renseignements : Khadija Azzaoui
conseil en marketing distribution & innovation. Auteur de Tél. : 01 49 53 63 77
“Les MDD ne sont pas que des copies !” paru chez Dunod Fax : 01 49 53 89 20
en 2004 et de multiples études de référence sur le secteur E-mail : kazzaoui@[Link]
de la grande consommation.
Le public concerné :
Ce séminaire s’adresse aux :
> Directeurs et responsables marketing
> Chefs de produit
> Directeurs commerciaux France et à l’international
> Logisticiens - Qualiticiens - Responsables d’agences de
design. Ainsi que toutes personnes désirant saisir les en-
jeux des MDD (analystes financiers, banquiers d’affaires,
consultants...).
30
42
Où se rencontrent-ils
21ème SPACE :
le 1er Salon mondial pour l’élevage en 2007
Du mardi 11 au vendredi 14 septembre 2007 au Parc-Expo de Rennes
En effet, il sera le seul cette année à présenter une configu- du SPACE 2007. Le SPACE a décidé, dans le prolonge-
ration aussi complète des équipementiers et fournisseurs ment de la Plate-Forme Recherche et Développement
de services à l’élevage, puisque tous les autres Salons 2006, consacrée à ces agro-énergies, de mettre en valeur
mondiaux de même envergure n’ont pas lieu cette année. les entreprises qui proposent aux éleveurs des solutions
d’avenir dans les domaines de la méthanisation, de l’éner-
Ce sera donc une occasion unique de rassembler à Ren- gie solaire, de l’utilisation du bois…
nes, du 11 au 14 Septembre, l’ensemble des acteurs fran-
çais et étrangers impliqués dans les productions animales Ce pôle Agro-Energies a attiré également plusieurs en-
dans toute leur diversité : aviculture, cuniculture, lait, pro- treprises étrangères qui participeront au SPACE pour la
ductions bovine, ovine et porcine. première fois. Elles contribueront à conforter l’audience
internationale du SPACE, tant au niveau des exposants
Les exposants ne s’y sont pas trompés, puisqu’à ce jour, que des visiteurs.
on peut déjà annoncer que plus de 1 600 marques seront De nombreuses et importantes délégations étrangères
présentes au 21ème SPACE. (notamment d’Amérique latine, de l’est de l’Europe et du
1 047 exposants et co-exposants directs se sont inscrits, Maghreb) sont attendues, résultat des actions importantes
dont 237 internationaux, en provenance de 27 pays. De de promotion de notre Salon réalisées dans plus de 50
plus, 76 entreprises (dont 47 étrangères) et 495 marques pays par notre chargé de développement international et
(dont 213 internationales) seront représentées. nos représentants à l’étranger.
Un Salon très attractif Après les énergies positives de l’élevage en 2006, la Plate-
forme Recherche et Développement sera consacrée cette
Ces inscriptions confirment l’attractivité du SPACE pour les année à l’odyssée Qualité. Cinq ateliers thématiques, pré-
entreprises du secteur de l’élevage qui veulent développer sentant des outils, des matériels ou des démonstrations,
leur activité et contacter de nouveaux clients. C’était déjà et illustrés par des témoignages d’éleveurs, montreront
le cas au SPACE 2006, où plus de 80 % des exposants les enjeux de la qualité en productions animales.
avaient rencontré des prospects ou des nouveaux clients
qu’ils n’avaient encore pas répertoriés avant de participer Un programme haut de gamme
au Salon (résultat de l’enquête réalisée par ADquation
auprès des exposants). De nombreuses conférences de haut niveau seront orga-
nisées dans le cadre du 21ème SPACE. Plusieurs d’entre
Les secteurs d’activité les plus représentés par l’ensemble elles seront consacrées aux thèmes de l’énergie et de la
des exposants et co-exposants directs seront encore une qualité, preuve de leur intérêt et de leur actualité pour les
fois, l’agro-nutrition-santé et l’alimentation animale, les éleveurs et les filières animales.
équipements bovins, avicoles, porcins et multi-espèces et
les bâtiments d’élevage. Les présentations animales et les concours feront égale-
ment du 21ème SPACE le salon de référence au niveau
La création d’un pôle Agro-Energies mondial pour la génétique bovine.
Parmi les nouveaux exposants directs, le secteur de Enfin, comme tous les ans, les nouveautés des expo-
l’énergie est le plus représenté. La création d’un pôle sants seront mises en valeur dans le cadre de l’opération
Agro-Energies est en effet l’une des grandes innovations INNOV’SPACE.
31
43
Tr ansactions
Algérie
Aide à l’exportation pour les PME algériennes : Ubifrance
fait don de 2,5 millions de dollars
Le contrat a été signé entre le directeur de la promotion des exportations du ministère du
Commerce, M. Mohamed Aït Takarli, et le directeur général délégué de l’Agence française
pour le développement international (Ubifrance), M. Eric Elghozi.
D’un montant de 2,5 millions de dollars, le contrat permet les PME, et de rehausser le niveau de qualification et de
d’accompagner la politique de promotion, de renforcement performance des acteurs (entreprises, banques et inter-
et de diversification des exportations hors hydrocarbures médiaires) du secteur de l’exportation.
en Algérie, est-il précisé dans un communiqué du minis-
tère du Commerce. Ce projet entre dans le cadre de la coopération technique
bilatérale en faveur du renforcement des capacités com-
« Il s’agit plus exactement d’accompagner des PME par- merciales des pays en développement, instaurée et mise
tenaires de ce projet dans leurs activités à l’exportation », en place conjointement par l’Agence française de déve-
précise la même source qui ajoute que l’objectif du contrat loppement (AFD) et le ministère français de l’Economie.
vise également à améliorer à la fois le niveau d’informa-
tion pour l’ensemble du dispositif exportateur, notamment Source : jeune-independant
Tunisie
DHAMEN Finance, la solution pour financer vos exporta-
tions avant expédition
DHAMEN FINANCE est un fonds de garantie des exportations avant expédition, mis en
place dans le cadre du Programme de Développement des Exportations II, financé par l’Etat
Tunisien et la Banque Mondiale et dont l’agence d’exécution est la Compagnie Tunisienne
pour l’Assurance du Commerce Extérieur (COTUNACE).
DHAMEN Finance a pour mission, d’encourager les ins- • d’une lettre de crédit irrévocable et confirmée par une
titutions financières à octroyer des financements des ex- banque établie en Tunisie ou,
portations avant expédition aux petites et moyennes en- • d’une assurance crédit à l’export qui couvre les risques
treprises tunisiennes en possession d’un contrat viable non commerciaux, d’interruption de marché et de non
à l’exportation, mais qui ne disposent pas des garanties paiement.
réelles, généralement exigées par les banques.
Risques Couverts
Concrètement, le fonds de garantie accompagne les en- La garantie couvre la banque du risque de non performan-
treprises tunisiennes dans leurs démarches à l’export, en ce de l’exportateur. Ce risque se rapporte aux situations
leur fournissant sa garantie auprès des banques tunisien- suivantes : marchandises ou services non conformes
nes, dans le cadre du financement de leurs exportations (quantités, qualité et normes spécifications), non respect
avant expédition. du délai de livraison et documents non conformes.
Concrètement, DHAMEN Finance indemnise la banque,
Entreprises éligibles lorsque l’entreprise exportatrice s’est trouvée dans l’inca-
DHAMEN Finance concerne les petites et moyennes entre- pacité à réaliser l’opération conformément au contrat à
prises de biens et de services, qu’elles soient primo, par- l’exportation.
tiellement ou totalement exportatrices, en possession d’un
contrat ou d’un bon de commande à l’exportation assorti : Source : [Link]
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Tr ansactions
Maroc
Commerce extérieur : Faire de l’exportation une priorité
La stratégie du commerce extérieur doit être placée au centre de l’économie marocaine, a
affirmé le ministre du Commerce extérieur Mustapha Mechahouri.
M. Mechahouri, qui était l’invité de l’émission ‘’Entrepren- et qui peuvent constituer une sorte de tremplin pour déve-
dre’’ diffusée par la première chaîne de télévision marocai- lopper les exportations.
ne ‘’TVM’’, a souligné dans ce sens la nécessité de «faire
de l’exportation une priorité». «Ce plan constitue une solution à la valorisation des pro-
duits marocains», a-t-il dit, estimant que «d’ici 2015 le dé-
Depuis son ouverture sur le marché international le Royau- ficit commercial du Maroc sera réduit de 50%».
me a adopté une politique de mise à niveau de son éco-
nomie et entrepris des mesures pour accompagner ses L’économie marocaine est constituée par les PME/PMI
entreprises (PME et PMI), a dit le ministre. et pour leur permettre d’aborder le marché international
le Maroc travaille, aujourd’hui pour améliorer leur com-
Le Maroc, a-t-il ajouté, a, longtemps, exporté un nombre pétitivité (avantages fiscaux, financement), diversifier les
limité de produits et aujourd’hui, il doit revoir sa stratégie exportations et les promouvoir à travers des organismes
du commerce extérieur pour l’adapter à la demande étran- publics, tout en privilégiant la promotion de proximité et
gère et orienter ses exportations vers des produits à valeur assurant des moyens financiers et humains capables
ajoutée. d’accompagner leur mise à niveau et former des consor-
tiums d’exportations.
M. Mechahouri, a noté que «le plan émergence entrepris
par le Maroc a permis d’identifier les secteurs qui ont une
valeur ajoutée (automobile, aéronautique, pêche, artisanat) Source : [Link]
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Innovations
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Innovations
A propos d’Agrotronix
Agrotronix est présent en Europe, au Japon et son siège Pour plus d’informations, veuillez visiter le site :
est basé en France. [Link]
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Bien être
La ruche,
une grande pharmacie naturelle...
Selon le Dr Yves Donadieu, de la faculté de Médecine de L’association des deux ou trois produits permet également
Paris et grand spécialiste de cette médecine ancienne- de renforcer et d’augmenter l’efficacité de la thérapie (miel
nouvelle, « l’apithérapie est le traitement des maladies par + gelée royale + pollen par exemple).
les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l’abeille
et tout particulièrement pour leur pollen, la propolis, le miel,
la gelée royale et le venin ». Il élargit de ce fait le champ Propriétés et indications :
d’action de cette discipline qui était jusqu’alors confinée
au traitement de certaines maladies par le venin d’abeille - Gelée royale : il s’agit d’un composé produit par les
et le reste encore. abeilles nourricières qui sert d’aliment aux larves (futu-
res abeilles). La gelée royale est donnée à une quantité
Mieux encore, il la place dans ce que l’on appelle une nettement plus importante aux larves destinées à deve-
thérapeutique de terrain « c’est-à-dire agissant sur l’en- nir reines. Elle est, par ailleurs, l’aliment exclusif de la
semble de l’individu » en insistant sur son caractère éga- reine seul type d’abeille responsable de la reproduction.
lement préventif, essence même de toute médecine. Elle La gelée royale permet l’augmentation de la résistance
possède aussi l’avantage d’être exempte de problèmes de biologique avec action positive sur l’humeur et le stress
toxicité, de troubles secondaires et de contre-indications et possède des qualités revitalisantes avec stimulation
(sauf pour le venin qui nécessite un dosage sévère et une de l’appétit (dose : 500 mg/jour en cure de deux mois
surveillance médicale stricte). - Hiver et automne).
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Bien être
Elle est, de ce fait, indiquée pour les états de fatigue physique - Venin : à doses étudiées, le venin d’abeille favorise la
et nerveuse ainsi que pour les troubles de l’estomac et lutte contre certaines maladies tissulaires et sert à soi-
des intestins. gner les affections rhumatismales en général. Certains
chercheurs ont pu isoler une enzyme peptidique à partir
- Miel : possède une action stimulante sur le coeur, calme du venin d’abeille dès les années 70 et ont pu démontrer
la toux, facilite le transit intestinal et la production d’urine que cette peptide est près de cent fois plus active que
(diurétique). Permet de lutter contre la fatigue et le vieillis- l’hydrocortisone. D’où l’efficacité du venin comme anti-in-
sement prématuré. Dose : une cuillère à soupe chaque flammatoire.
jour.
N
Le miel possède aussi des propriétés bactériostatiques otons enfin que les produits de la ruche cités
(arrête la prolifération de certains microbes) et cicatrisan-
sont avec la cire d’abeille considérés comme
tes. Le miel est contre-indiqué en cas de diabète à moins
que la dose consommée ne soit comptabilisée dans l’ap- cosmétiques ou entrant dans la composition
port quotidien permis en sucre. Dans tous les cas, il ne de plusieurs cosmétiques industriels.
doit pas être consommé seul.
- Propolis : composé
d’un ensemble de subs-
tances résineuses, gom-
meuses et balsamiques
récoltées par l’abeille sur
des végétaux auxquelles
elle ajoute d’autres sé-
crétions en les modifiant
ainsi, la propolis pos-
sède des propriétés anti-
biotiques à large spectre
ainsi que des propriétés
fongicides (anti-cham-
pignons). Elle possède
également des proprié-
tés anesthésiques, anti-
inflammatoires et cica-
trisantes. Nombreuses
indications en ORL et en
dermatologie.
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