0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues52 pages

Palmarès des Distributeurs Européens

Transféré par

handassabet
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues52 pages

Palmarès des Distributeurs Européens

Transféré par

handassabet
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

°

N 57
[Link] Mai - Juin 2007

SOMMAIRE
ECONOMIE : LA GRANDE DISTRIBUTION
5
5. Le Palmarès Financier des distributeurs Européens
7. Les MDD : Quelles perspectives à l’horizon 2010 ?
10. Le développement des enseignes à l’international
16. Marjane : La grande distribution au Maroc

LES INVITÉS DU MOIS


18. Regoverning markets :
Interview de M. Aziz SBAI / M. Rachid HAMIMAZ 18
QUIZ
21. IMAJE, leader dans les systèmes de codage et de marquage

DOSSIER DU MOIS : LES PRODUITS BIO


22. La complémentarité de deux circuits de distribution en question :

22
La Grande Distribution et les Magasins Spécialisés
24. Les produits bio s’installent dans les habitudes
de consommation des français

NEWS ENTREPRISES
25. Algérie - Auchan bientôt en Algérie
26. Tunisie - Lesieur prépare l’introduction de ses marques propres
27. France - Bongrain et Sodiaal s’associent

35
FORMATION
28. SUP’AGRO Casablanca 10ème anniversaire
30. Les perspectives des MDD alimentaires en France et en Europe

OU SE RENCONTRENT-ILS ?
31. 21ème SPACE : le 1er Salon mondial pour l’élevage en 2007

TRANSACTIONS
33. Algérie - Aide à l’exportation pour les PME algériennes :
Ubifrance fait don de 2,5 millions de dollars
34. Maroc - Commerce extérieur : Faire de l’exportation une priorité
+ Hors-série

INNOVATION
35. Une nouvelle innovation pour TOTO VINO !
36. Avec le LISIX 700 d’Agrotronix, la régulation
de la distribution des tonnes à lisier devient facile

BIEN-ÊTRE
37. La ruche, une grande pharmacie naturelle...
Maroc : le process du couscous
Belgique : le process des frites surgelées
Italie : le process de transformation des œufs
Liban : le process des falafels
France / Suisse / UK : le triage optique
[Link]
Siége social : L ’ info en continue...
27, place d’Aguesseau
34000 Montpellier
info@[Link]

Editeur : Editorial
TNS Communication

Directeur de la publication :
Elias Cherif

La distribution moderne
Coordination internationale :
Nabila Cherif

Information-Promotion :
Emmanuel Cau

Information-Rédaction :
tisse sa toile !!
E. Cau, N. Shaffer
E. Anguy, Farah B

Montage-Maquette :
Yohann Cuenot / Emmanuel CAU Durant la dernière décennie, les groupes de distribution ont tous adopté une
Agroligne Europe : stratégie d’internationalisation qui s’est imposée à eux, l’Europe centrale
Contact : Mme Shaffer étant saturée, les distributeurs vont de plus en plus loin, la Chine étant une
Tél. : 33 4 67 65 03 39
Fax. : 33 4 67 65 22 12 destination privilégiée.
27, place d’Aguesseau
34000 Montpellier
Les prochains terrains de jeux seront sans doute la Russie, l’Ukraine, l’Inde,
e-mail : info@[Link] le Vietnam ou la Colombie.
Agroligne Algérie :
Contact : Rostom C, Farah B. Les distributeurs alimentaires qui dominent la scène mondiale sont tous
Tél. / Fax. : 213 21 21 02 32
4, impasse de Biarritz originaires d’Europe du nord, de France et des États-Unis, c’est-à-dire de
Pin Maritimes, Mohammadia
16130 Alger
marchés arrivés à maturité.
e-mail : info@[Link]

Agroligne Maroc : Sur le Maghreb les groupes de distribution locaux se développent via l’im-
Contact : F. Diagne plantation de supermarchés ; quant à l’introduction d’hypermarchés dans
7 rue d’aquitaine, 2ème étage
Appart n°6 - Quartier Gauthier ces nouveaux pays elle ne pourra se faire que par l’implantation directe
20000 Casablanca
Tél. / Fax. : 00 212 22 48 62 68 des grands groupes, puisqu’en général aucun point de vente n’ayant la
e-mail : info@[Link] taille suffisante pour y permettre le développement de ce format n’existait.
Agroligne Tunisie :
Contact : Tarek Mamy
Dans ce tissage, Quelle place pour les petits producteurs ?
e-mail : info@[Link]
En effet, malgré l’abondance des circuits traditionnels, la grande distribu-
Agroligne Canada :
Contact : Ida Jader tion n’hésite pas à s’implanter et à s’imposer en tant que leader avec des
Tél. : 00 1 514 577 92 55 exigences nouvelles pour ses fournisseurs. Il faut donc prendre conscien-
e-mail : info@[Link]
ce de phénomène et se préparer pour éviter l’exclusion de tous les petits
Abonement-Promotion-Publicité :
Tarif abonnement : France 74 euros HT
producteurs.
Prix / numéro : 9,25 euros HT Innover, pour se démarquer, coûte cher !
Impression : L’organisation en coopératives et regroupements professionnels soit en
Imprimerie Champagne groupes de pression reste une étape prioritaire incontournable et urgente !
[Link]

ISSN : 0249 - 020 X


Elias Chérif
Dépot légal : à parution
Commision paritaire n° 0212T79437
Economie La Grande Distribution

Le Palmarès Financier
des distributeurs Européens

Eurostaf a publié en décembre 2006 une étude consacrée aux stratégies de


croissance à l’international des GSA européennes basé sur un échantillon de 10 distributeurs
européens ainsi que Wal-Mart. Voici un résumé des performances financières des acteurs
du secteur.

D’ une manière générale, notre échantillon des princi-


paux distributeurs est constitué :
• de trois poids moyens européens avec des chiffres d’af-
faires compris entre quarante et soixante milliards d’euros :
Tesco, Metro et Ahold, mais ce dernier devrait rapidement
• d’un poids lourd de la grande distribution : Wal-Mart qui céder de nombreuses filiales (les magasins polonais ra-
se positionne comme leader mondial incontesté, avec un chetés par Carrefour (500 MEUR de chiffre d’affaires), les
chiffre d’affaires supérieur à 250 milliards d’euros. Sa fai- magasins slovaques (chiffre d’affaires de 100 MEUR), les
ble évolution en 2004 est surtout le fruit de la baisse du magasins Tops aux États-Unis (chiffre d’affaires de l’ordre
dollar par rapport à l’euro, car en monnaie locale la crois- de 1 000 MEUR) et, surtout, la vente de US Foodservice).
sance dépassait les 11 %. En fait, la croissance de l’entre- Au total, Ahold pourrait voir son chiffre d’affaires se réduire
prise s’appuie sur l’ouverture, en moyenne, de 270 points d’au moins un tiers dans les deux ans à venir ;
de vente supplémentaires par an ;

• d’un challenger mondial, Carrefour, présent sur presque


tous les continents mais absent de quelques zones de
consommation de masse comme l’Amérique du Nord ou
l’Europe du Nord ;

• de huit distributeurs essentielle-


ment régionaux, disposant d’un chif-
fre d’affaires se situant entre quatre
et quarante milliard d’euros : Edeka,
Rewe, Auchan, Casino, Tengelmann,
Delhaize Le lion, Colruyt et Jeronimo
Martins. Parmi ceux ci, Delhaize Le
lion (grâce à sa forte implantation
américaine), Tengelmann (du fait de
sa présence en Autriche, en Europe
centrale et aux États-Unis) et Au-
chan (Europe du Sud) sont les plus
internationalisés.


5
Economie

En fonction de leur structure financière et de leur profita- (avec de nombreuses cessions) permet de maintenir une
bilité opérationnelle, les distributeurs de notre échantillon situation financière encore saine.
forment les groupes suivants : Toutefois, une modération de la politique expansive per-
mettrait de revenir à des niveaux de cash-flow opération-
• le performant qui dispose de ressources en provenance nels plus conformes aux possibilités de l’entreprise.
de ses opérations courantes assez abondantes et d’une
bonne santé financière. Colruyt a un potentiel de crois-
sance externe relativement élevé ; La capacité d’acquisition des
distributeurs (en MEUR)
• les résistants qui dégagent des niveaux de cash-flow
opérationnels suffisants mais peu abondants, notamment
pour Wal-Mart, et qui possèdent une structure d’endette- Groupe 2003 2004 2005
ment assez confortable. Ces sociétés peuvent encore réa-
liser des opérations de croissance externe ciblées mais
pour des montants relativement limités. Toutefois, compte Wal-Mart 22 462 21 683 19 889
tenu de la taille de Wal-Mart, une opération représentant
une faible proportion de son chiffre d’affaires concerne Tesco 6 349 7 813 8 760
tout de suite le rachat d’un opérateur d’une certaine en-
vergure ; Tengelmann 22 8 1 240
• les situations à redresser. Ces groupes avaient un ni-
veau d’endettement net très élevé qui le reste encore, Auchan 434 – 238 1 224
pour certains groupes. En revanche, la trésorerie générée
par leurs opérations courantes devrait leur permettre de Colruyt 970 1 261 1 202
retrouver rapidement une structure financière plus conve-
nable. Ces entreprises doivent renoncer aux opérations
Delhaize Le Lion – 363 141 528
de croissance externe d’envergure tant que leur structure
financière n’est pas encore assainie. Toutefois, cette situa-
tion devrait se réaliser bientôt, compte tenu des ressour- Ahold – 2 196 – 1 531 527
ces générées par l’exploitation servant au désendettement
(et les produits de cession pour Ahold) ; Jeronimo Martins – 445 – 23 160

• le problématique qui ne parvient pas à équilibrer ses


Casino 114 – 2 087 – 377
dépenses opérationnelles avec ses ressources opéra-
tionnelles en 2005, du fait d’une conjoncture morose sur
ses principales activités et d’évènements exceptionnels. Metro – 2 706 – 955 – 591
Ainsi, Metro a effectué en 2005 un effort d’investissement
particulièrement élevé avec la transformation de nom- Carrefour 88 – 1 757 – 867
breux supermarchés en hypermarchés Real et l’ouverture
de plusieurs points de vente dans les pays de l’Europe
de l’Est et d’Asie. Comme ses réserves financières sont Total des trésors 30 439 30 906 33 530
à peine suffisantes pour absorber ces opérations, cette de guerre positifs
entreprise doit veiller à rétablir ses cash-flow opération-
nels pour réussir ses projets d’expansion géographique.
De plus, une mauvaise gestion des BFR se rajoute aux Les stratégies de croissance
médiocres performances opérationnelles de 2005. De ce à l’international des GSA
fait, le spécialiste allemand du cash & carry devra retrou- européennes
ver des marges de manœuvre financières pour pouvoir
à nouveau dégager une capacité d’acquisition. En fait, il Décembre 2006
semble que le groupe veuille, malgré tout, continuer sa Analyse des stratégies et des
politique de croissance externe comme le montre en 2006 modèles de développement à
la reprise de Wertkauf à Wal-Mart ; l’international des enseignes
de la grande distribution
• l’accidenté qui ne parvient pas à dégager des cash-flow
opérationnels depuis deux années du fait d’une politique Plus d’information :
expansionniste démesurée. Le taux d’investissement [Link]
de Tesco est en effet de près du double de celui de ses [Link].10
concurrents. Pour cette société, le redéploiement des activités


La Grande Distribution

Les MDD : Quelles perspectives à l’horizon 2010 ?


Eurostaf, cabinet d’études, de conseil et de formation indépendant, a distingué dans l’étude
« Marques De Distributeurs (MDD) alimentaires : les stratégies comparées des enseignes
françaises » (Juin 2006) trois grandes étapes dans le développement des marques.

Fin des années 1990 à 2002 2003-2004


Le contexte réglementaire de la loi Galland et la dérive tarifai- Désormais bien implantées dans le paysage français de la
re qui lui était associée ont amené les fabricants – marques distribution, les enseignes de hard-discount ont progres-
nationales et enseignes productrices de MDD – à jouer sivement amélioré la qualité de leur offre. Les prises de
la carte de la valeur ajoutée. Ce fût notamment la voie parts de marché ne se font plus uniquement sur les pro-
privilégiée par Intermarché et Carrefour qui ont multiplié duits basiques mais sur les segments plus élaborés (trai-
les MDD thématiques (bio, ethnique, tradition/terroir) en teur LS, charcuterie LS, Fromages LS, etc.). Face à cette
jouant la carte de la différenciation par le haut. Ce déra- nouvelle pression concurrentielle, les grandes enseignes
page a fait le lit du hard-discount. Face à la sophistication ripostent depuis 2004 par une offensive sur les prix (déve-
croissante des marchés alimentaires, les enseignes dis- loppement massif des gammes premier prix, communica-
count avaient fait des prix bas l’élément de différenciation tion recentrée sur la baisse des prix).
majeur de leur offre et ont su gagner rapidement des parts Une stratégie qui a été favorisée par l’évolution du cadre
de marché. législatif (réforme de la loi Galland). De leurs côtés, les
marques nationales ont été contraintes de réagir en ra-
tionalisant leur portefeuille de marques, les linéaires des
GSA n’étant pas extensibles à l’infini.

2005-2006
Face aux offensives
des GSA sur le ter-
rain des prix, les
discounters poursui-
vent leur stratégie
de sophistication de
leur offre. Certaines
enseignes, comme
Netto ou Leader Pri-
ce, procèdent à une
segmentation de leur
offre en distinguant le
cœur de gamme des
produits premiums.
Parallèlement au renfor-
cement des premiers prix,
les GSA sont contraintes de
rationaliser leur portefeuille
MDD. Il s’agit de donner plus
de cohérence à l’assortiment et
de trouver le bon équilibre en-
tre gammes premiers prix, MDD
cœur de gamme et marques na-
tionales. Dans ce contexte concurrentiel de plus en plus
rude, les marques nationales revoient leurs positions. Cer-
taines poursuivent sur la voie de la différenciation par le
haut (comme l’association Carte d’Or et Lenôtre). D’autres
s’interrogent sur l’opportunité de ressortir des marques


Economie La Grande Distribution

régionales dotées d’un positionnement prix plus aborda- Quelles perspectives pour les MDD à l’horizon
ble que pour leurs marques premiums. C’est le cas chez 2010 ?
Unilver pour les surgelés dont l’offre s’organise autour des
marques premiums (Carte d’Or, Knorr ou Magnum) et des L’enjeu des prochaines années sera pour les distributeurs de
secondaires moins médiatisées (Iglo ou Miko). D’autres relancer la grande consommation avec les MDD en créant de
firmes commencent à commercialiser leurs produits chez la valeur sur les marchés, en construisant une offre lisible et at-
les discounters, un canal de distribution désormais incon- tractive, en animant les catégories de produits, tout en cohabi-
tournable. tant avec les marques de fabricants. Les distributeurs devront
mettre en place une véritable stratégie marketing pour attein-
Y a t-il une limite au développement des MDD ? dre leurs objectifs. A l’horizon 2010, nous distinguons quatre
scénarii d’évolution des politiques MDD et quatre dérives pos-
Malgré l’opportunité que représente les MDD, certains sibles. Afin de réussir le challenges des années à venir, les dis-
lancements se sont traduits par des échecs. En effet, les tributeurs devront aider le magasin et l’enseigne à personna-
distributeurs sont confrontés à des problématiques de liser l’offre produit, surprendre et émouvoir le consommateur,
marges, d’image et de fidélisation du client, ainsi que de apporter une dimension humaine, développer un état d’esprit
légitimité. Et qui se souvient aujourd’hui des MDD Esca- « service », assumer ses responsabilités citoyennes
pades Gourmandes et J’aime, développées par Carrefour
sans succès ? Sources Eurostaf
Séminaires « Les perspectives des MDD alimentaires en
Le succès des MDD reposent en grande partie sur la ca- France et en Europe », 13 septembre 2007.
pacité du distributeur à gérer son portefeuille de marque, Etude « MDD alimentaires : les stratégies comparées des
à communiquer et à repositionner son offre. enseignes françaises », juin 2006.

4. Services 5. Marketing
Facteurs clés
de Succés des
MDD
2. Production 3. Qualité

1. Finances
Facteurs clés de Succés des mdd

Sophistication

Marginalisation Différenciation Valorisation Élitisme

Segmentation Massification

Braderie Promotion Discount Banalisation

Standardisation

Quatre scénarios d’évolution des politiques MDD et quatre dérives possibles à l’horizon 2010


Economie

Le développement
des enseignes à l’international
Extrait de l’étude Eurostaf Les stratégies de croissance à l’international des GSA européennes Décembre 2006.

1990-2000 : une internationalisation tous azimuts 2000-2006 : la rationalisation des positions


Même si la création de nombreux distributeurs européens Une rationalisation des portefeuilles d’actifs…
remonte à avant la deuxième guerre mondiale, l’essor véri- Depuis le début de la décennie, le rythme de l’internatio-
table des distributeurs qui dominent aujourd’hui la distribu- nalisation des distributeurs les plus actifs à l’international,
tion alimentaire européenne ne date que des années 1960 mesuré par l’implantation dans de nouveaux pays, s’est
et 1970. Les années 1980 furent celles de la consolidation considérablement ralenti et on assiste même à une dimi-
nationale, le nombre d’acteurs sur les marchés les plus nution nette du nombre de pays pour beaucoup d’entre
matures d’Europe de l’Ouest (à l’exception de l’Europe du eux depuis trois à quatre ans.
Sud) se réduisant alors considérablement pour, en géné-
ral, ne plus compter qu’une demi-douzaine de sociétés. Les pays quittés par les principaux
Certes au début des années 1990, certains distributeurs opérateurs depuis 2003
exploitaient déjà des magasins en dehors de leur pays
d’origine. Ainsi, Delhaize Le Lion et Ahold étaient implan- Groupe Europe Amériques Asie
tés aux États-Unis depuis les années 1970, de même que
Promodès était depuis la même époque actif en Espagne. Espagne, Argentine, Chine,
Mais il a fallu attendre l’arrivée des années 1990 pour voir Pologne (2) Brésil, Chili Indonésie,
Ahold
ces premiers pas devenir une véritable stratégie chez de Malaisie
nombreux groupes et non plus seulement chez les pion- Slovaquie, Pérou, Singapour,
niers, Carrefour et Makro. Portugal (2) Amérique Thaïlande
Centrale (1)
Auchan Argentine, Thaïlande
_ Mexique,
Etats Unis
Carrefour République Chili, Corée du
Tchèque, Mexique Sud, Japon
Slovaquie
Casino Pologne _ Taïwan (2)

Delhaize Slovaquie _ Singapour,


Thaïlande
Edeka République _ _
Tchèque
Intermarché Allemagne _ _

J e r o n i m o R o y a u m e - Brésil _
Martins Uni
Rewe France, _ _
Suisse
Tengelmann _ Canada _

Tesco _ _ Taïwan

Wal-Mart Allemagne _ Corée du


Sud
(1) Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Salvador.
(2) Retrait annoncé fin 2006, mais non encore finalisé au 1er
novembre 2006 - Sources : sociétés Eurostaf

10
La Grande Distribution

Notons que dans tous les cas, la sortie de ces pays ne pays, avant qu’il ne soit trop tard, mais sans nécessai-
s’est pas soldée par la fermeture des magasins et des rement y mettre assez de moyens pour décourager les
réseaux mais par une cession des actifs à des distri- nouveaux entrants ;
buteurs concurrents. Les actifs en question ont généra-
lement été repris par des opérateurs étrangers au pays. • la difficulté à trouver le bon format. Le désengage-
Par exemple, Metro a repris les actifs de Wal-Mart en ment de Corée du Sud de la part de Carrefour illustre ce
Allemagne et les hypermarchés de Casino en Pologne. problème.
Wal-Mart a repris les actifs de Ahold en Amérique centrale.
Tesco et Carrefour ont même réalisé un échange inédit : Néanmoins, la réduction du nombre de pays dans lequel les
le britannique reprenant les actifs en République tchèque distributeurs sont présents pèse peu sur la contribution au
et en Slovaquie du français, alors que Carrefour a repris la chiffre d’affaires des activités internationales. Les arbitra-
filiale taiwanaise de Tesco. Dans quelques cas, comme en ges réalisés dans les portefeuilles d’actifs affectent, en effet
Corée du Sud, les actifs ont été repris par des opérateurs en priorité, les positions faibles, jugées non stratégiques.
locaux. On assiste également à des rationalisations au sein
de certains pays. Ainsi Carrefour a cessé l’exploitation de
son enseigne de supermarché Champion en Espagne, au La part du chiffre d’affaires réalisé
Brésil et en Chine. De même, Tengelmann a stoppé son à l’international des principaux
expansion en Europe centrale via les supermarchés pour distributeurs
se concentrer sur son enseigne Discount Plus.

En % 2001 2002 2003 2004 2005

Ahold 84 85 82 80 78

Aldi n.d. n.d. 24 26 28

Carrefour 51 51 49 49 52

Casino 25 23 20 20 25

Delhaize 85 84 81 80 78
Ce mouvement de rationalisation est principalement le lion
la conséquence des phénomènes suivants :
Metro 44 46 47 49 53
• l’exacerbation de la concurrence dans certains pays,
cibles privilégiées par de très nombreux opérateurs. C’est Rewe 21 22 24 26 28
le cas de plusieurs pays d’Europe centrale et de certains
pays d’Asie, comme la Thaïlande ; Tesco 15 18 20 20 24

Wal-Mart 18 18 19 19 20

Sources : sociétés Eurostaf

La période d’accalmie actuelle sur le front de l’internatio-


nalisation qui touche bon nombre de groupes, mais pas
tous, correspond à une phase de rationalisation après une
activité parfois frénétique, qui a notamment entraîné des
situations concurrentielles intenables. Il ne s’agit donc pas
d’une remise en cause généralisée des stratégies d’inter-
nationalisation. Les motivations et fondements de ces stra-
• l’arrivée tardive de certains distributeurs (cas de Ca- tégies sont, en effet, pour la plupart encore d’actualité.
sino et Tesco à Taiwan) ou avec de moyens insuffisants
(cas de Carrefour au Mexique et Auchan en Thailande), Il n’en demeure pas moins que cette phase va accentuer
conséquence d’un saupoudrage des investissements. les différences entre les distributeurs : la dichotomie entre
Cette pratique du saupoudrage s’explique, souvent, par les opérateurs mondiaux et les opérateurs multinationaux
le fait que les opérateurs voulaient investir dans certains va très sensiblement s’accroître.

11
Economie

Les enjeux de l’internationalisation


Trouver des relais de croissance face à la
maturité des marchés domestiques

Les distributeurs alimentaires qui dominent la scène mon-


diale sont tous originaires d’Europe du Nord, de France et
des États-Unis, c’est à dire de marchés arrivés à maturité.

La maturité des marchés européens résulte de plusieurs


facteurs :
• une conjoncture morose,
• une vive concurrence par les prix,
• un cadre réglementaire contraignant,
• un équipement commercial proche de la saturation.

Utiliser les cash-flow générés sur les marchés


matures
La progression des marges et leur stabilisation a des ni-
veaux relativement élevé sur les marchés domestiques
permet de dégager des capacités d’investissement qui
peuvent être consacrées à l’international. Ainsi, les prin-
cipaux distributeurs européens pour lesquels les comptes
sont disponibles affichent presque tous un excédent de
trésorerie d’exploitation supérieur à 5 %, certains dépas-
sant même nettement le niveau de 7 % (un niveau élevé
pour ce type de secteur). Les distributeurs ont donc la ca-
pacité de financer leurs investissements d’exploitation. Diversifier les risques et accroître le pouvoir
de négociation
Développement économique (Europe du Sud, Amérique
Le taux d’excédent de trésorerie latine), évolution politique (Europe centrale et de l’Est,
d’exploitation des distributeurs Asie) ont ouvert, tout au long des années 1990 et 2000,
(en %) (1) de nouveaux marchés qui ne connaissaient pas ou peu la
distribution moderne. Outre leur qualité de relais de crois-
sance potentiel, ces nouveaux marchés sont une diversi-
Rang Groupe Nationalité 2003 2004 2005
fication géographique qui peut permettre de répartir les
risques. Outre la diversification des risques, l’international
1 Colruyt Belge 10.3 8.8 9.7 permet également de massifier les achats et, éventuelle-
ment, d’augmenter le pouvoir de négociations face aux
2 Jeronimo Portugaise 10.6 7.7 8.5
grands fournisseurs mondiaux. L’exemple de Aldi et Lidl
Martins
est assez significatif. Une part importante de leur assorti-
3 Wal Mart Américaine 8.5 7.4 7.8 ment est commun à tous leurs points de vente en Europe,
ce qui maximise les volumes par article et très probable-
4 Delhaize Belge 7.7 8.1 7.7 ment leur rentabilité, via les conditions d’achats.
Le Lion
5 Casino Française 7.8 7.6 7.3 Et demain …
L’Europe centrale étant saturée (ou proche de l’être), les
6 Carrefour Française 7.4 8.3 6.9 distributeurs vont de plus en plus loin. La Chine est une
destination privilégiée. Les prochains terrains de jeux
7 Tesco Britannique 9.7 6.8 6.8 majeurs seront sans doute la Russie, l’Ukraine, l’Inde, le
8 Metro Allemande 5.4 6.5 5.4 Vietnam ou encore la Colombie notamment. Notons
cependant que certains pays, la Chine en premier lieu,
9 Auchan Française 6.0 7.1 5.0 abrite une concurrence locale dynamique, susceptible de
capter des parts importantes. Enfin, un pays comme l’Inde
10 Ahold Néerlandaise 5.2 4.8 4.3
n’est pas encore totalement ouvert. Pour le moment, seule
(1) Excédent de trésorerie d’exploitation/chiffre d’affaires. Ce ratio la distribution de gros est abordable, encore que Metro
mesure la capacité d’investissement des groupes par financement semble y rencontrer un certain nombre de problèmes ad-
interne. ministratifs qui freinent considérablement son expansion.

12
La Grande Distribution

Les stratégies d’implantation des Le développement des hypermarchés


distributeurs en Chine, en Thaïlande et à Taïwan

Il y a trois modes d’implantation des distributeurs à l’inter-


national : 1 Nombre d’hypermarchés Taïwan
1990
Nombre d’hypermarchés Thaïlande
• l’implantation directe ou croissance interne, c’est-à-dire
Nombre d’hypermarchés Chine
la création ex-nihilo de points de vente ;
11
1995 L’exemple du développement
• l’implantation par l’acquisition de quelques points de
de Carrefour en Asie :
vente, quitte à modifier leur concept. Il s’agit alors d’une
La croissance organique
base de départ pour construire un réseau par la suite ou
24 complétée par des
d’un accélérateur de croissance pour une implantation
2000 11 acquisitions
déjà établie ;
24
• l’implantation par une acquisition importante (croissance
externe) qui permet d’entrée de jeu d’acquérir une taille 26
significative. 2001 15
29

28
2002 17
32

31
2003 19
40

34
2004 20
56

37
2005 23
70

46
2006 23
Clairement l’introduction de l’hypermarché dans de nou- 82
veaux pays n’a pu se faire que par implantation directe,
Sources : Carrefour
puisque, en général, aucun point de vente n’ayant la taille
suffisante pour y permettre le développement de ce format
ne s’y trouvait.
Ce graphique illustre le rythme de développement de Car-
refour. Á Taïwan, où le groupe est leader sur le segment de
l’hypermarché et en Thaïlande, où Carrefour est le quatrième
opérateur, le rythme de croissance depuis la date de la pre-
mière implantation de Carrefour est de deux à quatre ouver-
tures de magasins par an en moyenne. En Thaïlande, Carre-
four est sensiblement distancé par Tesco et Casino qui ont,
eux, réalisé des opérations de croissance externe importan-
tes dans ce pays. L’accélération à Taïwan en 2006 est due à
l’acquisition des hypermarchés Tesco (acquisition tactique).
Ces deux pays sont représentatifs du rythme de dévelop-
pement traditionnel de Carrefour. Ce rythme est également
adopté dans les autres pays d’Asie et en Amérique du Sud.
La Chine fait exception. Le rythme des ouvertures y est plus
rapide en raison du potentiel du marché et de la course aux
parts de marché à laquelle se livrent les compétiteurs.

13
Economie La Grande Distribution

De même, le développement du hard discount se fait gé- Eurostaf, filiale du groupe Les Echos, est une société
néralement par création de surface, puisque le format alle- d’études, de conseil et de formation. Notre vocation
mand (par opposition au format initialement développé par est d’accompagner les entreprises dans leur réflexion
Promodès-Dia en Espagne) nécessite un parking, que les stratégique.
magasins de proximité traditionnels ne possèdent pas.
À l’inverse, le développement international sur le segment LES ETUDES MULTI-CLIENTS
du supermarché s’est traditionnellement fait via des acqui- Nos études multi-clients fournissent des analyses opéra-
sitions, parce que des points de vente étaient disponibles, tionnelles et stratégiques des grands secteurs d’activité et
que la prise de part de marché est moins rapide avec ce de leurs acteurs.
format qu’elle ne l’est avec l’hypermarché (chiffre d’affai-
Quelques exemples d’études sur le secteur Agroalimentaire :
res par magasin sensiblement inférieur) et qu’il faut un ré-
seau d’une certaine taille pour rentabiliser l’outil logistique - MDD alimentaires : les stratégies comparées des enseignes
nécessaire à l’exploitation d’un tel réseau. françaises
Aujourd’hui, dans les marchés émergents, la course aux - Les stratégies de croissance à l’international des GSA
parts de marché est telle que même les opérateurs privilé- européennes
giant la croissance interne s’appuient sur des acquisitions - Le marché français du snacking et ses perspectives
de petite ou moyenne taille (acquisitions tactiques), afin - Les perspectives des circuits de distribution alternatifs
de s’y développer plus rapidement. dans l’alimentaire
- L’industrie agroalimentaire en France et ses perspectives
Trois profils ressortent de l’analyse des stratégies de
croissance à l’international des distributeurs : LES FORMATIONS
Nous proposons aussi un catalogue de formations profes-
les leaders mondiaux. Cinq groupes peuvent être sionnelles de compétences et sectorielles.
qualifiés de leaders mondiaux : Nos formations de compétences sont de véritables outils
Wal-Mart, Carrefour, Ahold, Metro et Lidl. Ils réalisent tous d’accompagnement dans l’acquisition et le développe-
un chiffre d’affaires supérieur à 20 milliards d’euros (TTC ment de compétences immédiatement transposables en
pour Lidl) et sont présents dans un grand nombre de pays, situation professionnelle.
voire de continents pour Wal-Mart, Carrefour et Metro. À
l’exception de Wal-Mart, ils génèrent tous plus de 50 % de Quelques exemples de séminaires de compétences :
leur chiffre d’affaires à l’international. - Bâtir un business plan
- Innovation : quels outils pour réussir ?
les challengers internationaux. Auchan, Delhaize - Initiation à la lecture des comptes
Le Lion, Tesco, Rewe, Aldi, Tengelmann et Casino font - Réaliser une analyse financière
partie de ce groupe. Ils se caractérisent par un chiffre
d’affaires compris entre 5 et 15 milliards d’euros. L’inter- Nos formations sectorielles fournissent une vision claire et
national contribue pour une part importante à leur chiffre objective des enjeux stratégiques et des perspectives d’un
d’affaires, mais sans atteindre les niveaux des leaders secteur d’activité.
mondiaux (sauf pour Delhaize Le Lion) Quelques exemples de séminaires sectoriels :
- 2007-2010 : Les défis de la grande distribution en France
- Les perspectives des MDD alimentaires en France et en
Europe
- Transport et Logistique : Enjeux, mutations, perspectives
en France et en Europe
- Le secteur du luxe : panorama mondial et nouvelles
problématiques stratégiques

LE CONSEIL
Vous souhaitez prospecter un nouveau marché ? Vous
recherchez une étude comparative de la stratégie de vos
concurrents, fournisseurs, clients… ? Eurostaf vous ac-
les outsiders régionaux. Cora, Intermarché, Edeka,
compagne dans votre projet en réalisant des prestations
Jeronimo Martins, Leclerc et Colruyt sont nettement décro-
ad-hoc à partir de votre cahier des charges.
chés sur la scène internationale par rapport aux distribu-
teurs des deux autres catégories. Ils sont présents dans
peu de pays et la contribution de l’international au chiffre PLUS D’INFORMATION
d’affaires est faible (sauf pour Cora et Jeronimo Martins). [Link]
L’international n’est pas forcément une priorité pour ces so- [Link].10
ciétés à capitaux familiaux ou organisées en groupements. commercial@[Link]

15
Economie

Marjane :
La grande distribution
Agroligne : Pouvez nous présenter l’enseigne Marjane ?

Pionnier de la distribution moderne, Marjane est devenu un


des acteurs majeurs du Maroc actuel. En 1990 Marjane a
ouvert son Premier magasin à Rabat. Aujourd’hui, Marjane
Holding, filiale grande distribution du groupe ONA, en
charge du développement des hypermarchés, est à la tête
de 14 hypermarchés à Casablanca, Rabat, Mohammédia,
Marrakech, Tanger, Fès, Agadir, Tétouan et Meknes.
Avec plus de 21 millions de clients (tickets de caisse) et
près de 95 000 m² de surface de vente en 2006, Marjane a
su s’imposer auprès du grand public, ainsi qu’auprès des
marques qui y trouvent un bon support de valorisation et
de promotion de leurs produits.
L’expansion du réseau se poursuivra avec l’ouverture de 3 ma-
gasins courant 2007, dans les villes de Safi, Kenitra et Oujda.
L’enseigne représentera à travers le royaume un réseau de 17
hypermarchés, animés par plus de 5000 collaborateurs.
En s’installant notamment, au cœur de Derb Sultan Casa-
blanca et Massira-saada Marrakech, zones fortement urba-
nisées et à pouvoir d’achat limité et en structurant de vérita-
bles filières en produits frais avec des producteurs et PME
marocaines, Marjane répond à sa double mission économi-
que et sociale et assure la réussite de son développement.

soit en sous-traitant le transport à des sociétés spécialisées


en transport de marchandise, solution qui est de plus en plus
employée par les fournisseurs qui y trouvent leur compte.
Les fruits et légumes sont gérés par un entrepôt appartenant
à Marjane qui se charge de dispatcher la marchandise aux
différents points de vente.
Pour les produits importés par marjane, leur stockage est
géré en entrepôt centralisé et la distribution aux différents
points de vente est sous-traitée. Les produits d’artisanat
transitent par ce même entrepôt.
Agroligne : Vous avez lancé les filières d’approvision-
nement en produits agricoles et produits de la pêche.
Pour quelles raisons et quels objectifs ?
Depuis maintenant trois ans, Marjane travaille à la
Agroligne : Comment sont organisés vos réseaux de construction de filières d’approvisionnement et permet de
distribution ? structurer l’activité des agriculteurs et éleveurs afin qu’ils
La distribution des produits vendus à Marjane est diffé- puissent répondre aux attentes des consommateurs.
rente selon qu’il s’agisse de produits achetés à des four- Une cellule spécifique établit des relations directes avec
nisseurs locaux ou importés par Marjane en direct. ces derniers et les accompagne pour respecter les stan-
dards des cahiers des charges élaborés par l’enseigne.
Pour les produits achetés en local, la distribution est assurée Ces relations permettent ainsi de supprimer les nombreux
par le fournisseur soit par ses propres moyens logistiques, intermédiaires et de mieux valoriser les produits à l’amont.

16
La Grande Distribution

au Maroc
- à accompagner le monde agricole et contribuer au dévelop-
pement des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs du royaume ;
- à inciter ces derniers à se regrouper en coopératives ou en
associations pour faciliter le montage des filières et la com-
munication avec Marjane ;
- à s’assurer de l’origine et des bonnes pratiques de produc-
tion pour garantir qualité, traçabilité et sécurité alimentaire à
nos clients.
Agroligne : En 2005 vous vous êtes lancé dans les MDD,
quel bilan faites vous aujourd’hui ?
Au cours de l’année 2005, Marjane a lancé une gamme de
« Produits économiques », avec pour objectif d’offrir pour
chaque besoin client le produit le moins cher du marché
tout en garantissant la qualité.
Ce lancement est une réponse à la volonté de l’ensei-
gne d’améliorer le pouvoir d’achat et la qualité de vie des
ménages marocains, à commencer par ceux dont le pou-
voir d’achat est limité. En leur proposant des produits de
consommation courante à des prix extrêmement compéti-
tifs, la première enseigne de grande distribution au Maroc
leur permet, à budget égal, de consommer plus et mieux.
En avril 2007, 77 références « Produits Economiques »
sont en vente dans les rayons de Marjane. Fabriqués à
95% au Maroc, ces produits de grande consommation
(épicerie, biscuiterie, liquide et entretien) sont proposés
En fruits et légumes, la mise en place d’une plate-forme de
entre 10% et 15% moins chers que les produits d’entrée
centralisation des achats a facilité l’établissement de filières
de gamme du marché. Cette gamme s’enrichira au cours
agricoles. À fin mars 2007, 90% des approvisionnements en
de l’année 2007 de nouveaux produits, essentiellement
fruits de la plate-forme et 50% en légumes sont réalisés auprès
des produits frais (charcuterie, crémerie,…).
d’agriculteurs et de stations de conditionnement. Cette démar-
che a permis de diversifier la gamme en offrant aux clients Les Produits Economiques ont été regroupés sous une
des références conditionnées, des variétés spécifiques et des marque générique avec un packaging simplifié, à la fois
produits qualitativement supérieurs, à des prix compétitifs. facilement reconnaissable par le client et permettant de
réduire les coûts non générateurs de valeur.
Dans la filière viandes rouges, des contacts ont été éta-
blis avec des éleveurs et associations d’éleveurs dans les Ces produits, de qualité loyale et marchande, sont dispo-
différentes zones de production du Royaume. Des tests nibles dans tout le réseau des hypermarchés Marjane.
en magasin ont permis de définir les caractéristiques des
La réussite du projet « Produits Economiques » est le ré-
viandes bovines et ovines (race, âge, état d’engraisse-
sultat de la qualité des relations « gagnant-gagnant » éta-
ment, conformation des carcasses, prix…), afin de répon-
blies entre Marjane et ses partenaires agro-industriels, no-
dre aux exigences de qualité et de santé du client. L’ob-
tamment les PME-PMI. À ses fournisseurs engagés dans
jectif pour 2007 est de réaliser en filières au moins 50%
la démarche « Produits Economiques », Marjane garantit
des approvisionnements des rayons boucherie Marjane.
des volumes réguliers, d’importantes économies d’échelle
Au niveau du projet poissonnerie, l’étude est faite et le
et une prise de risque minimale.
démarrage est prévu au cours du 2ème semestre 2007.
Des contrats spécifiques sont établis avec exonération de
En résumé, le projet filières a pour principaux objectifs : droits d’entrée par une cellule achat dédiée aux Produits
Economiques. Cette cellule réalise des contrôles régu-
- à éliminer les intermédiaires et avoir des produits frais au liers et assure la bonne commercialisation de la gamme
moindre prix ; économique.

17
L es invités du mois

Regoverning markets :
« Comment permettre aux petits producteurs d’intégrer

Interview de :

M. Aziz SBAI (photo de gauche)


M. Rachid HAMIMAZ (photo de droite)

Responsables du programme
« Regoverning Markets » au Maroc

Agroligne : Bonjour, Pouvez-vous nous présenter Agroligne : Quelles ont été les premières actions de
regoverning markets ? regoverning markets au Maroc ?

M. Aziz SBAI : Le programme international multi-bailleurs M. Aziz SBAI : Nous avons commencé le travail il y a un
appelé « Regoverning Markets » travaille dans 9 régions an et demi au Maroc, avec un peu de retard, mais nous
du monde (Amérique du sud, Europe du sud, Europe de avons mis les bouchés doubles et nous avons réussi à
l’est, Asie du sud-est, Afrique sub-saharienne… et puis nous atteler à l’ensemble des groupes de recherches.
avec une petite année de retard en Afrique du nord et Afri- Nous avons fait une première évaluation, un état des lieux
que de l’ouest). de la grande distribution, de l’industrie agroalimentaire,
des marchés de gros et des structures locales (distribu-
Son objectif est de comprendre les facteurs pouvant faci- tion de quartier). On s’est alors aperçu que sur les quinze
liter l’intégration des petits et moyens producteurs dans le dernières années, les grandes surfaces se sont démulti-
commerce moderne structuré, ce dernier connaissant un pliées, en commençant par les grandes agglomérations
développement rapide dans les pays en développement (Casablanca, Rabat…) pour s’étendre en suite dans les
et à revenu intermédiaire. Il s’agit également de voir com- villes de 100 000 habitants.
ment les acteurs leaders du système agroalimentaire tels
que les industries agroalimentaires ou les chaînes de dis- La répartition spatiale se confirme, mais on s’aperçoit aussi
tribution peuvent être des partenaires de développement que les petits producteurs s’organisent en groupe de pres-
sion pour arrêter cet élan, ou du moins pour défendre leurs
Pour simplifier, regoverning markets est une plate-forme intérêts. Il essayent ainsi de mobiliser les institutionnels, l’état
sur laquelle différents groupes et régions du monde tra- pour trouver une issue notamment par leur modernisation.
vaillent ensemble, en partant du constat très simple que Le Ministère du Commerce au Maroc vient de lancer à
la libéralisation des échanges est là, et qu’elle s’accompa- cet effet un programme assez ambitieux de modernisation
gne d’une très forte concentration amenant la marginalisa- sous forme de supérettes pour les épiciers du coin. Il y a
tion des petits producteurs. des facteurs liés également à l’amélioration des revenus,
En effet, malgré l’abondance des circuits traditionnels, la à la variable de préférence de consommateurs. Bref il y
grande distribution n’hésite pas à s’implanter et à s’impo- a un mode de vie qui change rapidement et auquel il faut
ser en tant que leader avec des exigences nouvelles pour faire face.
ses fournisseurs. Il faut donc prendre conscience de ce
phénomène et se préparer pour éviter l’exclusion de tous D’autre part, pour être convaincant, nous avons procédé à une
ces petits producteurs. étude de cas du secteur laitier, auprès d’une coopérative de

18
les marchés émergents et dynamiques au Maroc ? »

production de lait et ses dérivés (regroupement de 13 000


producteurs de différentes tailles) dans le sud du Maroc.
Cette coopérative a réussi à intégrer la grande distribu-
tion avec une gamme de produits assez diversifiée et qui
concurrence aujourd’hui la filiale de Danone, qui par le
passé avait le monopole dans les réseaux de distribution.
Cette coopérative est un cas de réussite pour les petits
producteurs, prouvant ainsi qu’il n’ y a pas de fatalisme et
de raisons à leurs exclusions, et qu’ils sont au contraire
capables d’introduire des innovations afin de s’aligner
avec les plus grands.

Agroligne : Pouvez-vous nous parler du séminaire


multi-acteurs qui s’est déroulé à rabat du 13 au 15
mars 2007, et qui s’est intitulé «Comment permettre
Le 2ème atelier était composé de distributeurs, des
aux petits producteurs d’intégrer les marchés émer-
marchés de gros et d’associations de consommateurs.
gents et dynamiques au Maroc ?».
Le 3ème atelier était appelé ; atelier institutionnel, auquel
M. Aziz SBAI : Nous avons en effet organisé un séminaire
on a convié les représentants de l’Etat car ils ont un rôle
du 13 au 15 mars 2007 à Rabat, afin de réunir et de créer
important à jouer dans l’organisation, l’environnement ju-
une synergie entre les différents partenaires (producteurs,
ridique et incitatif ; mais on y a aussi associé les repré-
distributeurs, institutionnels et chercheurs), mais aussi afin
sentants des producteurs et les représentants de la
de réfléchir ensemble à cette problématique et d’y trouver
distribution, pour qu’ils réfléchissent ensemble au déve-
des solutions qui ne seraient pas parachutées, mais qui
loppement de la grande distribution.
seraient l’expression de toutes les préoccupations.

Nous avons organisé ce séminaire en trois ateliers distincts,


et selon une méthode participative. Nous avons recruté
des animateurs qui n’avaient rien à voir avec le domaine et
qui ont essayé d’amener tous les participants à s’exprimer
librement et à débattre autour de questions clés.

Le 1er atelier était destiné aux petits producteurs et aux


paysans, et nous avons été étonné de la richesse de cette
rencontre, les langues se sont véritablement déliées.

Ceci était donc le point de départ, et suite à ses ateliers,


nous avons eu des réactions afin d’aller de l’avant. Réac-
tions de la presse, mais aussi des financiers comme la
caisse nationale du crédit agricole, qui a souhaité faire
connaître cette approche et organiser des restitutions pour
mettre en pratique certaines expériences. A savoir, mettre
face à face producteurs et distributeurs pour pouvoir dis-
cuter ensemble des cahiers de charge, des conditions de
production et d’écoulement. En somme, sécuriser les petits
producteurs et la grande distribution.

19
L es invités du mois

Agroligne : Quels ont été les résultats de ce séminaire ? Les forces contre le changement identifiées par les distri-
buteurs sont :
M. Aziz SBAI : Les producteurs ont exprimé les raisons
essentielles pour lesquelles ils n’accèdent pas au marché 1. la résistance des marchés informels.
moderne, et nous avons ainsi pu recenser les principales Il est vrai que les marchés informels sont très importants et
contraintes : en plus ils se structurent en introduisant des innovations :
réfrigération, achalandage, crédit au consommateur. Tout
1. Une organisation professionnelle insuffisante. ceci à petite échelle mais ils se défendent véritablement.
En effet le cheval de bataille de la grande distribution est 2. les changements climatiques.
d’affirmer qu’elle est obligée de s’attacher au coût, aux 3. la désorganisation des producteurs, aussi paradoxal
délais, à la quantité et à la qualité. De ce fait il est très que cela puisse paraître, ne permettra pas d’accompagner
difficile de travailler avec des petits producteurs isolés, qui le développement de la grande distribution.
ne sont pas organisés.
2. La transparence du marché. Enfin pour le troisième atelier, nous avons pris les résultats
Les petits producteurs sont déconnectés des informations des 1er et 2ème ateliers et nous avons demandé aux institu-
qui sont très utiles pour eux sur le marché : les prix, la tionnels de les commenter. Cela a été surtout pour eux, l’oc-
demande… Ils naviguent sans « radars », ils produisent et casion de préciser les textes en préparation au niveau insti-
écoulent immédiatement. tutionnel concernant par exemple la réglementation sur l’eau,
A cette étape, les petits producteurs sont donc sans pres- la qualité et la normalisation des produits de traitement…
sion, puisqu’ils affirment que l’industrie agroalimentaire et la
grande distribution ne veulent pas de leurs produits. Mais vu Suite à ces trois ateliers, nous avons effectué une synthèse
l’évolution, s’ils n’avancent pas, ils seront obligés d’occuper débouchant sur des suggestions afin de suivre les réflexions
à l’avenir un tout petit créneau dans la grande distribution, et de les transformer en actions. On a ensuite élaboré un plan
et vont passer vraiment à côté d’un marché prometteur. d’action sur lequel les représentants des trois groupes d’ac-
3. L’incapacité à agir face aux demandes de la grande teurs étaient en accord, définissant «que faire et avec qui ».
distribution.
Les petits producteurs ne sont pas capables d’agir sur la Au mois de septembre, une rencontre est prévue au Mexi-
quantité et sur la qualité. Ils voudraient bien mais ils ne savent que avec l’ensemble des partenaires de regoverning Mar-
comment faire, d’ou l’importance de l’appui institutionnel. kets pour restituer ces résultats et essayer d’en faire un
4. Le financement guide de bonne pratique pour l’avenir.
S’engager dans l’innovation, c’est bien mais cela coûte
très cher. Les regroupements de producteurs n’ont pas les Agroligne : Suite au plan d’action mis en place à l’issu de
capacités d’investissement et de trésorerie pour se lancer ce séminaire, un suivi a-il été mis en place afin de contrô-
dans ces actions. ler les actions concrètes des producteurs, distributeurs ?
Nous avons fait pareil pour les distributeurs, et nous avons
alors identifié les forces pour et contre le changement sur les M. Rachid HAMIMAZ : Pour le suivi, nous prévoyons une
10 prochaines années. Les forces pour le changement sont : nouvelle rencontre pour restituer les résultats des ateliers et
pour réfléchir à une sorte de mécanisme qui permettrait l’in-
1. Les préférences du consommateur. tégration des petits producteurs dans la grande distribution.
Les gens vont au supermarché pour acheter et non plus
pour regarder comme quinze ans en arrière. Nous ne souhaitons pas imposer d’idées, au contraire il
2. Le pouvoir d’achat des consommateurs. faut que cela vienne des acteurs eux-mêmes. Toutefois, on
Il est vrai que le PIB/tête au Maroc est passé de 700 à peut imaginer une cellule d’interface, de coordination, qui
1300/1400 $, et nous attendons qu’il soit de 2000/2500 $, regrouperait les représentants des différents acteurs. Cette
si cela évolue bien. cellule jouerait un rôle d’information sur la demande de la
3. La libéralisation des circuits de distribution va s’am- grande distribution, sur les exigences des cahiers de charge
plifier et les marchés de gros vont devoir s’adapter à en terme de qualité, de prix… pour les petits producteurs.
la situation, et se positionner comme un passage obligé Elle aurait aussi pour but d’encourager le regroupement
de la production agricole de producteurs, pour qu’ils puissent devenir des partenai-
4. L’extension géographique des GMS, qu’elle soit au res réguliers de la grande distribution.
niveau de la périphérie, de la banlieue, des villes ou même
des grandes villes. Pour finir, il paraît très important de préciser que l’autre di-
5. Les accords commerciaux signés par les pays mension très importante est le cadre juridique de la grande
d’Afrique du Nord et notamment par le Maroc, avec les distribution, afin que le jeu de la concurrence se fasse dans
grands ensembles économiques (UE, USA…). la transparence. La grande distribution a aujourd’hui un
6. La mise à niveau de l’économie au Maroc. pouvoir important et il faut donc prévoir des «gardes fous»
Des textes nouveaux (certains sont en préparation) doivent pour garantir le libre jeu de la concurrence et protéger les
accompagner ce changement. plus faibles.

20
Maroc : le process du couscous
Belgique : le process des frites surgelées
Italie : le process de transformation des œufs
Liban : le process des falafels
France / Suisse / UK : le triage optique
Le made in Morocco
Intalia
Le couscous comme vous

Créé en 1974, le groupe Agroalimentaire TRIA est


aujourd’hui le maillon fort de la HOLDING OJIPAR...
De par sa volonté constante d’innovation techno-
logique, TRIA s’est aujourd’hui dotée d’un outil de
production répondant aux plus fortes exigences du
marché national et international.

Réception de semoule et Contrôle

La semoule reçue par voie pneumatique est pesée, tamisée sur une pile
de tamis de différentes mailles afin de séparer les impuretés.

Dosage, Hydratation & Malaxage

La première étape du process de fabrication du couscous est le


malaxage qui consiste à hydrater la semoule de façon progressive
dans un mélangeur pétrisseur avec une eau chauffée à 40°C. Un
bon malaxage dure entre 10 et 15 minutes

Roulage & tamisage

L’aglomération eau/semoule tombe par gravité dans le rouleur où des


boulettes se forment. Un plateau vibreur permet une bonne répartition
des grains du couscous grâce à des peignes avant d’acheminer celles
ayant atteint la taille optimale vers le cuisseur.

Hors série n°1


ne l’avez jamais vu !

Cuisson

Le couscous est cuit pendant environ 11


minutes par vapeur d’eau d’une
température de 110°C

Séchage

Le séchage du couscous se fait à l’aide de rotantes.


Cette étape se déroule avec un réglage de température et
d’humidité spécifique.

Refroidissement

le couscous est refroidi à la température ambiante en passant


par le refroidisseur avant d’être logé dans un silo de stockage.

Hors série n°1


Tamisage

Le couscous est transféré par aspiration vers le tamiseur qui


permettra de faire un tri en fonction de la taille des grains.

Broyage

les grains n’étant pas inclus dans la plage


granulométrique désirée (couscous fin &
moyen) sont renvoyés vers le broyeur.

Conditionnement

Deux types de conditionnement pour le couscous :


en vrac ou en petit conditionnement.

TRIA
Km 11,5 ancienne route de Rabat
Aïn Sbaâ, Casablanca 20600
Tél. : 022 73 20 10 / Fax : 022 73 11 80
Email : tria@[Link] / [Link]

Hors série n°1


Le made in Belgium
comme vous ne l’avez jamais vu !

PHOTOS :
Plus Belge que Belge, l’entreprise familiale Lutosa, implantée à
Raphael Demaret
19, rue Louis Blanc Leuze-en-Hainaut et à Waregem, fabrique le produit d’exportation
94140 Alfortville - France
+33(0)1 43 75 80 72 le plus connu du pays – la frite – à la vitesse sidérante de 54 tonnes
+33(0)6 81 23 34 97 (portable)
par heure. Soit 900 kilos par minute.

Que les meilleures Bintjes

Lutosa transforme principalement


des Bintjes, dont 90 % sont
cultivées dans les riches terres
limoneuses de Wallonie et de
Flandre. La chair jaune et la teneur
optimale en matières sèches en
font la variété idéale pour la trans-
formation. Comme la qualité du
tubercule détermine la qualité du
produit fini, le service agronomique
de Lutosa accompagne les culti-
vateurs pendant toute la période
de croissance. Et même dès la
sélection des plants.

Epluchage dans un bain de vapeur

Après le triage selon la taille – de manière à ce que chaque ligne de


production (frites, flocons et spécialités) reçoive le calibre le mieux
adapté et que chaque pomme de terre soit utilisée de façon optimale
– les tubercules sont épluchés à la vapeur. A une température élevée,
la peau se détache, après quoi les pommes de terre sont entièrement
débarrassées de leur peau au moyen d’une série de brosses. Les
pelures sont récupérées et servent à l’alimentation du bétail.

Les tubercules
endommagés sont
impitoyablement éliminés

Un trieur optique, équipé de


caméras et d’un système de
laser, écarte non seulement
les éventuels corps étrangers
– morceaux de bois ou
petits cailloux – mais aussi
les pommes de terre qui ne
satisfont pas aux normes.
Les “indésirables” sont ex-
pulsés d’un puissant jet d’air
comprimé.

Hors série n°1


Embouteillage devant la machine à couper

Après avoir été soigneusement triées et épluchées,


les pommes de terre encore fumantes attendent
le moment d’être découpées en bâtonnets (frites),
en dés (rissolées), en tranches (sautées) ou en
quartiers. Les trois quarts des tubercules sont
transformés en frites.

Catapultées sur des grilles de coupe

La coupe en frites se fait au moyen


de “coupes-canon” : des pompes
puissantes qui projettent les tubercules
à très grande vitesse sur une grille
dont les mailles sont extrêmement
tranchantes. La dimension des mailles
varie selon le calibre de frite souhaité.

Blanchir et sécher avant la cuisson

Les pommes de terre coupées sont plongées dans un bain d’eau chaude afin d’ho-
mogénéiser la couleur et d’inactiver les enzymes. Ensuite, les attend encore un bain
d’eau froide pour améliorer leur structure. Avant la cuisson, elles sont séchées à l’air
chaud. Ce séchage préalable limite l’absorption de graisse et améliore la croustillance.
Les pommes de terre coupées sont cuites pendant une minute trente dans de l’huile
végétale portée à une température de 160 à 170°C. Ensuite, elles sont dégraissées à
l’air chaud pour éliminer l’excédent d’huile.
Hors série n°1
Dernier contrôle, calibrage et pesage

Dernier contrôle approfondi pour vérifier si le résultat final est conforme au cahier des
charges du client. Lutosa produit en effet non seulement sous sa propre marque mais
aussi pour le compte de chaînes de distribution, de chaînes de fast-food, d’entreprises
de catering, etc. Et chaque client a son propre cahier des charges (longueur, épaisseur,
etc.). Ensuite, on pèse la quantité exacte de frites. Chacune des cinq lignes de production
peut conditionner toute l’échelle de poids, de 400 g à 5 kg.

Conditionner et stocker...

Les frites surgelées sont ensuite emballées de façon entièrement automatique dans des
sachets en polyéthylène qui sont à leur tour conditionnés de façon entièrement automatique
dans des boîtes en carton. Celles-ci sont palettisées, étiquetées et stockées à -20°C dans
l’une des 11 chambres froides qui peuvent accueillir 83.000 palettes. Les deux chambres
froides les plus récentes sont entièrement robotisées et ont requis un investissement de 25
millions d’euros : elles ont une capacité de 46.500 palettes, ce qui les range parmi les plus
grandes chambres froides automatisées du monde.
... jusqu’à ce que le contrôle de la qualité donne le feu vert

Le labo interne de contrôle


de la qualité, officiellement
accrédité, prélèvera des
échantillons du stock, les
fera cuire et les soumettra
ensuite à toute une batterie
de tests, notamment en
matière de température,
de longueur et de couleur.
C’est seulement après avoir
délivré un rapport positif
que les produits pourront
être distribués. 92 % de la
production sont destinés à
l’étranger.

« Cet article a été publié dans Bizz Magazine, le premier mensuel économique belge
[Link] » - Kristof Simoens

Hors série n°1


Le made in Italia
Intalia
Les œufs comme vous ne
La société Ovorider est spécialisée dans les solutions pour les
process avicoles et la valorisation des œufs et des ovoproduits.
Née en Italie, Ovorider est présent en France avec ses bureaux
commerciaux de Paris et en Algérie est représentée
par la société Matavial d’ Alger.
La mission de Ovorider est la conception et la réali-
sation de projets, parmi ses références Ovorider peut
compter des éleveurs des artisans et des industriels.

Conditionnement de l’œuf
coquille, ovoproduits, pasteurisation
et production de poudre

Ovorider offre une gamme complète pour le condi-


tionnement de l’œuf coquille avec ses emballeuses
de ferme - qui partent d’une capacité de 14.000 jusqu’à
72.000 œufs par heure - et les calibreuses de 9.000 jusqu’à
100.000 œufs par heure.
Outre ceci, Ovorider est spécialiste dans l’étude et l’ingénierie d’équipe-
ments pour l’élaboration de l’ovoproduit, en particulier pour le process
de pasteurisation de l’œuf liquide et les tours de séchage pour la
production de poudre d’œuf. Chaque projet est développé par
Ovorider à la mesure du client et, fait l’objet d’un cahier des
charges spécifique, les nombreuses années d’expérience
dans le secteur garantissent la qualité du matériel choisi
et la fiabilité des installations.

Produits élaborés, œufs durs, omelettes et mayonnaises

Ovorider pense aussi à la valorisation des produits élaborés en proposant


des lignes de production dédiées à la transformation des œufs durs et à
la production des omelettes ou de sauces comme la Mayonnaise. Ces
dernières lignes de production sont très compactes et d’un fonctionnement
simple, en dosant et en émulsionnant les ingrédients on peut obtenir de
800 à 1.000 kgs par heure de mayonnaise. En option on propose des
systèmes de remplissage automatiques ou manuels.

Hors série n°1


les avez jamais vus !

Les oeufs sont servis sur un plateau de plastique

Ovorider à développé pour les éleveurs un alvéole d’œufs en plastique fabriqué avec
un polypropylène copolymère spécialement conçu pour une utilisation alimentaire. La
qualité du matériel utilisé et la précision de la construction en garantissent la fiabilité et
la flexibilité. Adaptable a tous types de machines, cet alvéole est très facile et rapide
à empiler en évitant les casses d’œufs par accident et il peut être personnalisé à la
demande par la couleur ou le nom du client.

Le marquage n’a jamais été plus flexible

Le système le plus fiable dans le monde pour l’estampillage des œufs. Pour marquer des
chiffres, des lettres ou des logos avec l’encre rouge alimentaire et - de façon simple et
économique - reconnaître la provenance des oeufs. Les systèmes de marquage proposés
peuvent être utilisés manuellement ou intégré dans une plate-forme de tapis roulant pour
mieux s’adapter à chaque exigence. Des systèmes automatiques pour marquages d’œufs
ou boites aussi sont aussi disponibles à la demande.

En dehors de l’aviculture
Ovorider vante aussi l’expérience pour offrir une gamme de produits complémentaires au monde de l’aviculture
qui vont des cages pour le transport de volatiles aux machines spéciales pour l’emballage ou aux ligne
d’abattage de poules, avec capacités et dimensions appropriées au résultat que le client veut atteindre. [Link]

Hors série n°1


Le made in Liban
Intalia
La cuisine libanaise
Second House Products (SHP) est une entreprise
familiale fondée en 1986 par François Y. Rizk. Elle est
spécialisée dans la fabrication et l’exportation de gammes de specialités orientales. Le but de
l’entreprise est de promouvoir la finesse de la cuisine libanaise dans le monde, tout en l’adap-
tant aux critères de sécurité des aliments de chaque pays de déstination. L’objectif à court
terme (2007-2008)- en cours de réalisation- c’est d’être certifié ISO 22000:2005 “Food Safety
Management System “, une norme appliquée au système de management de la sécurité des
denrées alimentaires- Exigences pour tout organisme appartenant à la chaîne alimentaire.

→ FALAFEL... Un plats Libanais Traditionnel et Populaire... Approprié au Végétarien

Le Terme FALAFEL connu aussi sous le nom de Ta’amiyya est un plat Libanais traditionnel et populaire dont le nom dérive
de « Foul » qui signifie « Fèves ». Le plat de Falafel est un plat riche en éléments nutritifs come les fibres et les protéines. Les
ingrédients composant le mix en poudre sont des produits 100% naturels sans conservateurs.
Le mode de préparation des boulettes dorées de Falafel est très simple et facile et consiste à mélanger le mix en poudre avec
de l’eau, laisser reposer pour 2 heures, puis former des petites boulettes et les faire frire dans l’huile végétale bien chaude.

→ Le Processus de Falafel Mix en Poudre

Reception des matières premières

Les Fèves et les Pois Chiches qui sont les composants


de base, sont selectionnés sur des critères et mesures
de qualités bien definis des différentes régions du bassin
Meditérannéen en vue d’obtenir des produits finis de haute
gamme. Dès la réception, les ingrédients sont directement
transférés vers la zone de fumigation avant d’entrer dans la
chaîne de production.

Meulage des ingrédients

Pour assurer la sécurité et la salubrité des produits, une inspection des corps étrangers et des
matières indésirables précède l’étape de meulage, qui à son tour est soumise à un stricte mode
de préparation bien directif et contrôlé, dans le but d’atteindre un degré de meulage prédéfini.

Hors série n°1


comme vous ne l’avez jamais vue !

Mixage...

Les ingrédients obtenus du meulage sont transférés au grand mélangeur. Les additifs naturels com-
me le sel et les épices spéciales du Falafel sont également ajoutées au mélange selon les quantités
autorisées et pré-definies dans les recettes et le mode opératoire par produit. Le temps du mixage
est un paramètre à bien respecter et contrôler pour obtenir la qualité organoleptique ciblée.

Contrôle de la Qualité

Les responsables de contrôle de la qualité


prélèveront des échantillons du mélange obtenu,
avant l’étape de conditionnement. Après avoir
cuisiné les boulettes de Falafel seront soumit à
des tests : Sensoriel et organoleptique tout en
tenant compte d’un test microbiologique réalisé
auprès d’un laboratoire accrédité. Une étape de
fumigation pour le mix est exigée pour assurer
une durée de vie prolongée du mix et son accep-
tabilité en terme de sécurité de l’aliment obtenu.

Conditionnement et emballage

Après avoir obtenu le feu vert du contrôle de la qualité, le mélange sera


rempli dans des conteneurs appropriés spécialement conçus pour les
aliments par des opérateurs qualifiés. Un contrôle sur le calibrage et le
pesage est effectué lors du remplissage automatique tout en s’assurant
que les produits obtenus sont hermetiquement fermés. Avant le transfert à
la zone de stockage des produits finis, un dernier « check point » aura lieu
pour s’assurer que les produits sont conformes au exigences des clients.

Stockage des Produits Finis

Les produits sont stockés selon des [Link]


conditions bien définies pour préserver la
qualité des produits à livrer / exporter.

Hors série n°1


QUIZ...
Les entreprises
vous parlent d’elles

IMAJE,
leader dans les systèmes de codage et de marquage

Du simple produit aux palettes entières, Imaje répond à tous


les besoins de codage et d’identification et assure un service
de qualité, à l’écoute de ses clients, dans le monde entier.

F
iliale à 100% du groupe new yorkais Dover (NYSE : Imaje, un savoir-faire technologique :
DOV), Imaje fait figure de leader parmi les fabricants
de systèmes de codage et de marquage. Fondée imprimantes à jet d’encre à petits et grands caractères
en 1982 à Bourg-lès-Valence, France, Imaje emploie plus codeurs à laser grande vitesse
de 1 730 personnes dans le monde entier et a réalisé en imprimantes à transfert thermique
2005 un chiffre d’affaires de $390 millions. systèmes d’impression-pose d’étiquettes
Imaje conçoit, fabrique et distribue à l’échelle mondiale
des équipements de codage et de marquage répondant Avec 32 filiales et plus de 60 distributeurs, Imaje est pré-
aux besoins de ses clients en matière d’identification de sent dans plus de 120 pays. En outre, ses clients peuvent
produits. En outre, pour les applications postales, gra- faire appel à 3 centres de R&D, 5 sites de production et
phiques et l’adressage, Imaje met au point des solutions 6 centres de réparation d’équipements répartis dans le
adaptées. monde entier.

Imaje a choisi de fournir une gamme complète d’équipe- Contact :


ments et de services s’intégrant en toute discrétion au Imaje S.A. - 9, rue Gaspard Monge, BP 110
process de fabrication. En partenariat avec ses clients, 26501 Bourg-lès-Valence Cedex France
Imaje leur offre des solutions fiables et le meilleur rapport Tél. : +(33) 4 75 75 55 02 / Fax : +(33) 4 75 75 55 81
qualité-prix du marché. [Link]

21
Dossier

La complémentarité de deux circuits


La Grande Distribution et les Magasins Spécialisés

Une étude sur la distribution des produits biologiques en Bretagne a été réalisée par INTER
BIO BRETAGNE avec pour objectif d’apporter une meilleure connaissance de deux réseaux
de distribution : les Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) et les magasins spécialisés.

I
l s’agissait de réaliser un état des lieux des 2 princi-
paux circuits de distribution des produits biologiques,
de préciser les évolutions depuis la précédente étu-
de en 2001 («La distribution de produits biologiques
– Le guide des informations essentielles» – Edition 2001
– IBB) et de déterminer les stratégies adoptées par les
différentes enseignes présentes en Bretagne, en terme
de développement du référencement des produits biolo-
giques en général, et des produits biologiques régionaux
en particulier.

LES PRINCIPAUX RÉSULTATS

La perception des centrales d’achat (GMS) des produits


biologiques : Une question d’image !

Même si le référencement des produits biologiques est


avant tout une question «d’image» pour les centrales
d’achat des GMS, la stratégie est aussi de fidéliser de
nouveaux consommateurs de produits Bio.

De la perception à la réalité : Nombre de


références et prix des produits Bio dans
les rayons

Parmi les 4 familles de produits frais étudiés,


les enseignes Géant et Carrefour présentent
le plus de références dans leurs rayons avec
respectivement 52 et 45 références.
En terme de reconnaissance et de visualisation des pro-
duits, les enseignes ont toutes choisi le logo «AB», plus
Une analyse croisée permet d’identifier les
lisible que le logo européen et beaucoup mieux connu des
«GMS leader» pour chaque famille de pro-
consommateurs.
duit : Carrefour et Géant pour la Viande et les
On notera que toutes les enseignes ont un oeil fixé sur Fruits et légumes, Carrefour et Leclerc pour
l’évolution de la consommation Bio avec la consultation les produits laitiers et Hyper U pour les oeufs.
régulière de revues spécialisées et du Baromètre CSA /
Agence Bio, dédié à ce mode de production. Côté prix, on notera que certaines Marques de Distribu-
Pour la GMS enfin, les magasins spécialisés ne semblent teurs (MDD) Bio présentent des tarifs inférieurs ou égaux
pas présenter un risque réel de concurrence, leur position- aux prix les plus élevés pour les produits de Marque Natio-
nement étant vécu comme différent en termes de clien- nale non Bio (poulet PAC, viande de bœuf haché, lait UHT
tèle, de prix et d’assortiment. ½ écrémé, oeufs).

22
34
Les Produits Bio

de distribution en question
Quelle place pour les produits sous marque nationale tandis que 70% des maraîchers commercialisent plus de
et régionale ? Des possibilités de référencement hété- 75% de leurs légumes en vente directe : marchés, ventes
rogènes selon les enseignes de panier de légumes, magasins spécialisés.
Pour les magasins spécialisés, le référencement local re-
On observe une diminution du nombre de produits Bio présente actuellement autour de 20 – 30% des approvi-
sous marque nationale, au profit des MDD. Cette ten- sionnements, notamment en fruits et légumes. En effet,
dance est d’autant plus accentuée quand une enseigne certaines difficultés sont soulevées, dont le temps consa-
développe un produit sous marque de distributeur. L’étude cré au référencement local.
a cependant permis d’identifier certaines ouvertures en La question de la place de la GMS dans les circuits de distri-
fonction à la fois de l’enseigne et de la famille de produit bution a fait l’objet d’une controverse. Certains professionnels
concernée. de la filière agrobiologique considèrent la GMS non pas com-
me concurrente d’autres circuits de distribution, mais comme
Colloque de restitution : Quelles perspectives complémentaire : il a été observé en effet que la GMS «re-
pour les produits Bio régionaux dans les rayons ? crute les non consommateurs» qui – une fois convaincus de
la qualité des produits Bio – fréquentent de plus en plus les
Cinq intervenants* se sont exprimés lors du colloque de points de vente spécialisés. Ce circuit de distribution reste en
restitution et ont débattu avec une cinquantaine de profes- effet le plus emprunté par le consommateur (50% des achats
sionnels des questions qui concernent les trois circuits de de produits Bio y sont faits). D’autres affirment au contraire
distribution que sont la vente directe, les magasins spé- que la politique de référencement de la GMS n’est pas com-
cialisés et la GMS. L’exemple de la vente directe dans le patible avec le mode de production biologique.
Finistère a été présenté, où 46% des producteurs y ont
recours (soit 114 fermes). - *Jeannine MORVAN, gérante d’un magasin spécialisé
Elle porte avant tout dans indépendant (Brin d’Avoine à Quimper) ;
ce département sur les fi- - Ivan BEHAGHEL, Directeur de la plate-forme de distribution
lières animales : lait de chè- régional de Biocoop ;
vre, porc charcutier, viande - Sébastien BONDUAU, animateur «Filières» à la FRAB
bovine, agneaux et poulets (Fédération Régionale des Agrobiologistes de Bretagne)
de chair. Concernant les - et Philippe DELRAN, rédacteur en chef de la revue «Bio
filières végétales, 55% des Linéaires»)
producteurs de légumes en
plein champ commercialisent INTER BIO BRETAGNE, QU’EST-CE QUE C’EST ?
uniquement en circuit long
INTER BIO BRETAGNE, Interprofession de la filière agro-
biologique bretonne, a été créée en juin 1995 à l’initiative des
professionnels de l’Agriculture Biologique, avec le soutien de
l’Etat et du Conseil Régional de Bretagne. Elle est depuis
10 ans l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics sur le
dossier «Agriculture Biologique» en Bretagne.
Elle rassemble tous les maillons de la filière Bio bretonne :
organisations de producteurs, fournisseurs de biens (ali-
mentation animale, fertilisation, protection sanitaire, maté-
riel), préparateurs (entreprises de transformation, stockage
et conditionnement), distributeurs (grossistes et détaillants),
prestataires de services (formation, recherche, conseil tech-
nique), associations de consommateurs. Ses principales
missions sont de représenter et défendre les intérêts de ses
adhérents auprès de tout organisme public ou professionnel
; de connaître, analyser, élargir et mettre en adéquation l’of-
fre et la demande de produits Bio ; d’organiser la concertation
autour de la problématique des filières et mettre en place des
actions structurantes ; de mettre en oeuvre la communication
autour de l’Agriculture Biologique et promouvoir les produits
Bio bretons ; et enfin de coordonner les programmes de
développement régionaux de la filière agrobiologique.

35
23
Dossier

Les produits bio s’installent dans les


habitudes de consommation des français

Les produits bio sont de plus en plus ancrés dans les habitudes de consommation des
Français : d’après le nouveau Baromètre Agence BIO / CSA, plus de 4 Français sur 10 consom-
ment des produits bio au moins une fois par mois, 23% au moins une fois par semaine et 7% tous
les jours.

E
n 2006, l’Agence BIO a réalisé, en partenariat
avec les Offices Agricoles, une première en-
quête d’évaluation du marché alimentaire bio
en France. Ses résultats permettent d’évaluer
le marché des produits alimentaires issus de l’agriculture
biologique à 1,6 milliard d’euros en 2005. Ce marché est
en augmentation constante : chaque année depuis 1999,
une augmentation moyenne de + 9,5% a été enregistrée
dans un contexte où l’ensemble du marché alimentaire
progressait de 3,6% par an.

En 2006, 23% des Français consomment bio au moins


une fois par semaine, dont 7% tous les jours, alors qu’ils
n’étaient encore que 17% en 2003.
En 2003, 33% des Français déclaraient avoir acheté bio,
eux-mêmes ou une personne de leur foyer, au cours des
4 semaines précédent l’enquête, ils sont 37% en 2006.
En 2006, 44% des Français disent ne jamais acheter de
produits bio alors qu’ils étaient 51% en 2003.

L’évocation des produits bio inspire spontanément


des commentaires positifs à 81% de Français (93% de
consommateurs et 72% de non consommateurs). 69%
des commentaires émis sont en rapport avec le caractère
sain et naturel des produits bio. Parmi ceux-ci, 33% par-
lent d’aliments sans produits chimiques ; 30% de « pro- est soumise à des contrôles annuels spécifiques ». 72%
duits naturels » et « cultivés de façon naturelle » ; 32% les que « l’agriculture biologique suit un cahier des charges
qualifient de produits sains, plus sains, meilleurs pour la public précis »,
santé, bon pour la santé ».. 54% des Français se décla-
rent proches des valeurs portées par l’agriculture biologi- Les consommateurs de produits bio sont en moyenne près
que et 86% des consommateurs de produits bio. de 9 sur 10 à connaître chacun de ces principes. 41% des
Français s’estiment bien informés sur les produits issus de
Comme le montre le Baromètre CSA Agence BIO 2006, l’agriculture biologique, dont 7% « très bien informés ».
les Français ont une bonne connaissance des grands
principes régissant l’agriculture biologique. Cependant, Parmi les types d’informations attendus sur les produits
certains principes sont mieux connus que d’autres : 85% bio par les Français : 54% souhaiteraient être informés
des Français sont d’accord pour dire que « l’agriculture sur l’origine des produits ; 48% sur le mode de production,
biologique interdit l’utilisation des OGM », 78% que « les que ce soit dans un point de vente (73%) ou sur l’embal-
produits biologiques transformés ne contiennent ni colo- lage du produit (67%) ; 42% sur leurs qualités nutritionnel-
rants ni arômes artificiels de synthèse », 78% des Fran- les qu’ils souhaiteraient voir, à 69% figurer sur l’emballage
çais sont d’accord pour dire que « l’agriculture biologique du produit.
a des exigences spécifiques pour le bien-être animal et
l’alimentation des animaux », 75% que l’agriculture biologique Source : AM - Cyberagri

36
24
News entreprises

Algérie Présent en Egypte avec trois hypermarchés et en Tuni-


sie à travers un hypermarché et deux supermarchés, le
groupe Carrefour mise sur l’Algérie, un pays de 33 millions
d’habitants, où se développe une classe moyenne dispo-
Auchan bientôt en Algérie sant d’un pouvoir d’achat significatif.
Par ailleurs, Carrefour souhaite également approvisionner

L’
ouverture économique de ses grandes surfaces en Algérie voire à l’Etranger avec
l’Algérie profite beaucoup aux des produits agricoles algériens. « Leurs prix seront pro-
multinationales qui s’y instal- bablement inférieurs et les denrées de bonne qualité »,
lent de plus en plus, notam- dira récemment M. Semkov responsable du secteur frais
ment dans le secteur de la grande distribution. C’est ainsi à Carrefour lors du Salon international des techniques de
qu’après Carrefour, Auchan envisage de s’installer en Algé- la filière fruits et légumes. A travers cette démarche, Car-
rie. Auchan est un groupe français de distribution et de finan- refour vise aussi à diversifier l’offre dans ses étals.
ce fondé par Gérard Mulliez et dirigé par lui jusqu’en 2006.
Il est vrai que l’Algérie et son vaste marché de 33 millions

Maroc
de consommateurs commence à intéresser les grandes
enseignes françaises qui l’ont longtemps boudée. Saisis-
sant l’importance de ce marché, de grandes enseignes
mondiales, comme la chaîne française Auchan, manifes-
tent un intérêt gran-
dissant à s’établir en
Marjane s’active…

M
Algérie dans le but
arjane lance une filialisation
de se soustraire à la
de ses approvisionnements en
forte concurrence en
produits agricoles et en pro-
Europe et à l’agres-
duits de la pêche. Ainsi, 50%
sivité commerciale
des légumes et 90% des fruits proposés sur ses étalages
du géant américain
seront désormais directement acquis auprès des produc-
Wal-Mart, leader mon-
teurs. Après les légumes et les fruits, l’enseigne s’attaque
dial du secteur.
aux viandes rouges et bientôt aux poissonneries.
De plus, l’enseigne de grande distribution Marjane, sort
Carrefour de son côté, voit grand en Algérie sa carte écologique. Des sacs biodégradables seront, dès
juillet prochain, à la disposition des clients. Toutefois l’opé-
Le groupe Carrefour prévoit d’ouvrir ration test « sachet vert »
18 hypermarchés en Algérie d’ici sera uniquement lan-
2012 avec son partenaire local cée aux supermarchés
Ardis, filiale du groupe Arcofina de Hay Riad à Rabat
d’Abdelouahab Rahim. et celui de Californie à
En effet, après l’ouverture de son Casablanca. Une cam-
premier magasin de 3 000 m² à pagne de sensibilisation
Lafarge de Hussein Dey, dans la banlieue d’Alger, le géant sera lancée auprès des
français de la grande distribution et son associé algérien clients.
Ardis s’apprête à ouvrir, d’ici peu, un hypermarché de
9 000 m² à l’est de la Capitale, du coté des Pins mariti-
mes, à proximité de Algerian Business Center et de l’hôtel Acima en force…
Hilton. Celui-ci ouvrira ses portes à la fin de l’année 2007,
apprend-on de source sûre. Acima, la société de distribu-
Cet hypermarché ne sera pas le dernier, il sera suivi dès tion appartenant à l’ONA et
2008 d’autres magasins à Alger, Oran et Constantine. Car- au groupe français Auchan
refour et Ardis sont en train de prospecter pour trouver des a déposé un projet de créa-
terrains à Oran, Sétif, Constantine, explique notre source. tion de 20 supermarchés à
Les deux partenaires comptent ouvrir des hypermarchés travers le pays. Le montant
dans toutes les grandes villes algériennes d’ici 2012. d’investissement s’élève
Au total, 18 hypermarchés d’ici cette échéance. Chaque à 720 millions de DH pour
magasin peut créer jusqu’à 1 200 emplois, précise-t-on. 1000 emplois directs et 200 indirects. Plusieurs villes sont
Encouragé par la réussite du premier magasin ouvert dé- visées comme notamment Kénitra, Tétouan, Berrechid,
but 2006 à Alger et face à l’absence d’hypermarchés en Tamesna, Tamansourt, Fquih Bensalah, Berkane, Oujda,
Algérie, Carrefour veut se développer rapidement. Marrakech et Tanger.

25
37
News entreprises

Deux entreprises marocaines obtiennent de Lesieur. En mars der-


le certificat de mérite de l’UAIA nier, la maison mère Le-
sieur est également en-
L’Union arabe des indus- trée au capital de Cristal
tries agroalimentaires Tunisie.
(UAIA) a récemment
décerné un certificat Boujbel renforce son activité dans les
de mérite aux sociétés
marocaines « Olive In- boissons
vest » et « Star Olive »
en reconnaissance à Le groupe Saïd Bouj-
leurs efforts en matière bel, opérant principale-
de promotion du secteur oléicole et de la graisse alimen- ment dans l’hôtellerie
taire dans le monde arabe. et l’industrie agroali-
mentaire renforce sa
Elles ont reçu cette distinction lors de la cérémonie de branche boissons.
clôture du 6ème congrès arabe des huiles et graisses ali-
mentaires, organisée du 10 au 13 juin à Damas par l’Union En effet, ce groupe vient
arabe des industries agroalimentaires. Selon des informa- de créer une Société de
tions proches de l’organisation arabe, cette distinction vise Production de Boissons
à appuyer les créateurs arabes oeuvrant dans le secteur en Vrac, qui vient s’ajouter à la Société de Production et de
oléicole et des graisses alimentaires et qui continuent de Distribution des Boissons S.A. (SPDB), spécialisée dans la pro-
contribuer au développement de ce secteur. duction de bière.

Par ailleurs, les travaux de cette 6éme édition du Congrès En décembre 2006, le groupe Boujbel avait cédé 49.99 %
arabe des huiles et graisses alimentaires se sont ache- des actions à Heineken, en vue d’investir près de 27 mil-
vés par l’adoption de plusieurs recommandations visant lions d’euros dans la création d’une nouvelle brasserie à
essentiellement le développement du secteur oléicole à Grombalia. Cette nouvelle unité aura une capacité de pro-
travers l’adoption d’un plan arabe de prévention des ca- duction initiale de 200 000 hectolitres et sera opération-
tastrophes agricoles et l’amélioration de la production. nelle début 2008.

La Banque mondiale suggère une libéra-


lisation « immédiate mais progressive »
Tunisie Une étude menée par la Banque
mondiale et l’Agence Française de
Développement, à la demande du
Lesieur prépare l’introduction de ses
gouvernement tunisien, démontre les
marques propres faiblesses de l’agriculture tunisienne.

P
Et propose comme remède une libé-
artenaire en Tunisie du groupe lo- ralisation immédiate et progressive
cal YKH (Yassine Khalifa Hamila), du secteur.
Lesieur veut profiter du développe-
ment du marché des huiles condi- Parce que le secteur agricole en Tunisie pénètre dans
tionnées pour lancer ses marques propres Lesieur Maïs de nouveaux territoires, avec des revenus plus élevés,
et Lesieur Tournesol d’ici le ramadan (septembre). Le vo- des nouveautés dans les goûts des consommateurs, des
lume des huiles conditionnées a atteint 20 000 tonnes l’an structures du marché et des accords commerciaux, les
dernier, dont 60 % pour le maïs et 40 % le tournesol. décideurs se heurtent à des défis qui n’existaient pas tout
simplement il y a dix ans.
Depuis septembre 2006, Carrefour,
Géant Casino ou Champion, qui sont im- La Banque mondiale suggère de mettre fin au contrôle
plantés en Tunisie, vendent des produits de fait des prix pour les produits agricoles, aux impor-
conditionnés aux marques Cristal Maïs tations gouvernementales ad hoc et à la régulation des
et Cristal Tournesol, du nom de la joint marges de détail, car ce serait un moyen d’encourager
venture Cristal Tunisie, constituée entre les produits de qualité et des circuits de commercialisa-
YKH et Lesieur Cristal, la filiale marocaine tion modernes.

26
38
France Avec ce rachat, le groupe Flo poursuit son renforcement
dans le secteur en enrichissant son portefeuille de mar-
Fromage : Bongrain et Sodiaal s’associent ques, déjà bien garni avec les enseignes Hippopotamus,
Bistro Romain et Tablapizza, rachetée l’an passé.

L
e groupe coopératif Sodiaal a
peut être trouvé une solution « Le groupe confirme ainsi sa stratégie de constitution
pour son activité «fromage», un d’un pôle de restauration unique en France multi-marques
domaine dans lequel il n’occupe et multi-concepts afin d’offrir des formules de restauration
qu’une petite taille avec un chiffre d’affaires qui stagne de- de qualité, adaptées à chaque occasion de consomma-
puis longtemps autour de 350 millions d’euros. tion, » précise le communiqué de presse.

En effet, Sodiaal a annoncé qu’il allait apporter la totalité


de cette activité à une structure détenue à parts égales Canettes et fontaines à vin
avec Bongrain. Bongrain, qui réalise 60% de son chiffre
d’affaires dans les fromages, apporterait son portefeuille Selon l’enseigne de
de pâtes molles (marque Coeur de Lyon), et Sodiaal l’en- distribution Auchan, les
semble de son activité fromagère (marques Le Rustique, ventes de fontaines à
Révérend et raclettes Richemont). Du côté des modali- vin ont augmenté de
tés financières, et notamment les valorisations retenues 18% au cours des 12
pour l’opération, elles n’ont pas été dévoilées. derniers mois, soit 20%
du marché vinicole en
Sodiaal va apporter 6 usines et Bongrain 3 à ce nouvel en- GMS. La popularisation
semble dont les ven- de cet emballage s’ex-
tes devraient avoisi- plique par sa facilité à
ner les 500 millions servir et à stocker le vin,
d’euros de chiffre ainsi que par les prix rai-
d’affaires. sonnables proposés.

Dernière étape dans l’évolution des règles


d’étiquetage du fromage
Le Groupe Flo rachète les tavernes Maître
Kanter Le nouveau décret « fromage » est
entré en application le 1er juin 2007.
Le Groupe Flo, contrôlé par Al- Il officialise une évolution de l’étique-
bert Frère, a annoncé l’acquisi- tage des fromages pour une meilleu-
tion des tavernes Maître Kan- re information des consommateurs
ter. Propriété des Brasseries sur la teneur en matière grasse et
Kronenbourg, la chaîne compte sur la nature du lait utilisé. Une pé-
72 restaurants et a réalisé un riode transitoire de 3 ans leur avait
chiffre d’affaires de 154 millions déjà permis de se familiariser avec la nouvelle indication
d’euros l’an passé. Le montant de la teneur en matière grasse des fromages.
de l’opération n’a pas été dé-
voilé. « Après la restructuration et le repositionnement de Avec le nouveau décret, la teneur en matière grasse
nos marques, on s’attaque à une opération stratégique sera exprimée par rapport au poids total du fromage, eau
qui nous asseoit en leader incontesté de la restauration comprise donc par rapport au produit fini effectivement
commerciale à thème », s’est félicité Dominique Giraudier, consommé, comme c’est déjà le cas (avec l’étiquetage
président du directoire du groupe. nutritionnel) pour tous les autres produits.

27
39
Formation

SUP’AGRO Casablanca
10ème anniversaire
Historique et objectifs
A son ouverture en 1997, l’Ecole Supérieure de l’Agroalimentaire s’était fixée pour objectif
de contribuer à doter l’industrie agro-alimentaire marocaine de cadres techniques supérieurs
(type ingénieur) en technologie alimentaire.

Très vite, les responsables de SUP’AGRO se sont rendus Partenariats


compte que cette vision devait être élargie. D’une part, Tout au long de ses dix années d’existence, SUP’AGRO a
la formation conçue au départ pour aboutir à un diplôme su tisser un réseau de coopération, d’une part, avec des
Bac+4 en Technologie Alimentaire fut scindée en 1999 industries et autres organismes pour l’accueil des élèves
en un premier cycle diplômant Bac+2 en Techniques de en stage et des lauréats pour l’embauche et, d’autre part,
Contrôle de Qualité des Aliments et un second cycle dé- avec des institutions d’enseignement supérieur opérant
bouchant sur un diplôme Bac+4 en Technologie Alimen- dans les mêmes domaines tant au Nord qu’au Sud.
taire. D’autre part, un Cycle Supérieur (Bac+5) intitulé
Gestion de la Qualité dans les Industries Agroalimentaires
fut mis en place en 2000.

Par la suite, et pour se mettre en harmonie avec la réfor-


me du système universitaire, le cursus a de nouveau subi
des modifications, qui sont entrées en vigueur à la rentrée
2006. Désormais, SUP’AGRO propose :
- un diplôme Bac+2 en Sciences Alimentaires ;
- un diplôme Bac+3 en Sciences Alimentaires et Contrôle
de Qualité des Aliments ;
- un diplôme Bac+5 en Technologie Alimentaire ;
- un diplôme Bac+5 en Management de la Qualité.

Parallèlement, SUP’AGRO a étendu son champ cible à


l’ensemble de l’Afrique francophone, au lieu de se canton-
ner au seul Maroc pour recruter ses élèves.

Débouchés
D’ici la fin de l’année 2007, pas moins de 300 diplômes
auront été délivrés par SUP’AGRO, se répartissant ap-
proximativement de la façon suivante : 22% de diplômes Du côté des entreprises, SUP’AGRO compte parmi ses
Bac+2 en Techniques de Contrôle de Qualité des Ali- partenaires les groupes les plus importants du secteur
ments, 50% de Bac+4 en Technologie Alimentaire et 28% agro-alimentaire national, mais aussi de nombreuses so-
de Bac+5 en Management de la Qualité. ciétés agissant dans divers autres domaines. Non seule-
ment ces entreprises ouvrent leurs portes aux stagiaires de
Certes, les industries agricoles et alimentaires restent le SUP’AGRO, mais elles réservent leurs offres d’emplois aux
principal débouché pour les lauréats de SUP’AGRO mais, lauréats de l’école. De plus, elles font de plus en plus appel à
avec leurs bagages en matière de management de la qua- SUP’AGRO pour la formation continue de leur personnel.
lité, les diplômés Bac+5 sont sollicités par toutes sortes
d’entreprises ayant le souci de la qualité. Par ailleurs, SUP’AGRO accueille chaque année un cer-
tain nombre d’étudiants en provenance de l’Afrique subsa-
C’est ainsi que les fonctions remplies par les lauréats de harienne. Deux institutions sénégalaises, en particulier, lui
SUP’AGRO sont largement diversifiées. Ils sont, pour la envoient leurs lauréats Bac+2 ou Bac+3 dans le cadre de
plupart, responsables de laboratoire, responsables de conventions signées entre les deux parties.
fabrication, responsables qualité ou consultants qualité.
Mais certains réussissent aussi bien dans le technico- Enfin, pour garantir à ses lauréats la possibilité de poursui-
commercial, voire dans l’enseignement supérieur et la re- vre leurs études, SUP’AGRO a établi des conventions de
cherche scientifique. coopération avec des établissement prestigieux tels que

28
40
Il en est ainsi de la notoriété croissante de SUP’AGRO
auprès des entreprises qui reçoivent nos étudiants en
stage et qui les embauchent par la suite.

C’est aussi dans ce registre que s’inscrit l’excellente coo-


pération que nous avons instaurée avec diverses institu-
tions étrangères tant en Afrique qu’en Europe.
La nature des relations que nous avons développées avec
nos étudiants et leurs parents, basées sur la confiance et
le respect, vient renforcer ce sentiment de satisfaction.

Un autre aspect, et non des moindres, est l’esprit d’impli-


cation de nos enseignants dans la marche de l’école que
beaucoup d’entre eux considèrent comme la leur.

C’est grâce à tous ces éléments conjugués que SUP’AGRO


s’est forgé, au fil des années, une réputation qui a large-
ment dépassé les frontières nationales.

l’ENSIA-SIARC Montpellier (2001), l’ESCAIA Montpellier


et l’ISTAB Bordeaux (2006). D’autres institutions reçoivent
régulièrement ses lauréats : l’ESMISAB Brest, l’Unversité
Laval, Canada, etc.

Atouts
SUP’AGRO constitue donc un excellent tremplin pour accé-
der aux écoles françaises publiques d’ingénieurs. Pour le cy-
cle ingénieur de l’ENSIA-SIARC, par exemple, SUP’AGRO
s’est rapidement imposée comme le principal pourvoyeur
d’étudiants ; le fait que les lauréats de SUP’AGRO se com-
portent brillamment dans cette grande école française y est
certainement pour quelque chose.
Par ailleurs, le souci de la qualité à SUP’AGRO a permis de
mettre en place une organisation rigoureuse qui a été couron-
née par l’obtention en 2004 du certificat ISO 9001 (version
2000) ; « nous enseignons les principes de la qualité, il est
normal de les appliquer dans notre école », voilà un slogan
que les responsables de SUP’AGRO aiment à répéter.

Perspectives
Maintenir et améliorer continuellement la qualité constitue
l’ambition majeure de la Direction de SUP’AGRO. C’est
sans rien céder sur ce terrain que certains objectifs seront
visés :
- la diversification des filières de formation ;
- la densification du réseau de coopération tant avec les
industries et organismes partenaires qu’avec les établis-
sements d’enseignement supérieur du Nord et du Sud ;
- l’acquisition de nouveaux locaux mieux adaptés.

Conclusion
Au-delà des statistiques établies habituellement à l’occa-
sion d’un anniversaire, il reste des acquis non chiffrables
qui font plus la fierté d’une institution d’enseignement que
n’importe quel nombre ou pourcentage.

29
41
Formation

Les perspectives des MDD alimentaires


en France et en Europe

le jeudi 13 septembre 2007 à Paris

Quelle place pour les MDD dans la stratégie des De plus, cette journée sera l’occasion d’échanger entre
enseignes et des industriels ? professionnels du secteur et de débattre avec l’interve-
nant des scenarii d’évolution à court-moyen terme. Cette
Une formation pour : dimension d’échanges confraternels, en petit comité de
- Connaître les performances des enseignes alimentaires 15 à 20 personnes, est l’un des aspects essentiels de ce
en matière de MDD séminaire.
- Comprendre les exigences des enseignes et les solu-
tions à leur apporter Les entreprises qui ont déjà fait confiance à Eurostaf :
- Anticiper les évolutions sur le marché des MDD : impact APACHE, AUCHAN, BNP PARIBAS, BONDUELLE SA
Loi Dutreil, Publicité télévisée... BRED, CARREFOUR, CCF, COLRUYT, FLEURY MI-
CHON, FROMAGERIES BEL, HSBC, KPMG AUDIT, LE-
L’expert : Philippe Breton CLERC, MAPA, NESTLE FRANCE, SAATCHI & SAATCHI,
Ingénieur MBA EM Lyon. Responsable marketing côté in- SC JOHNSON, UNIBEL…
dustriel et côté distributeur avec le lancement des produits
Carrefour alimentaires, puis fondateur d’une société de Renseignements : Khadija Azzaoui
conseil en marketing distribution & innovation. Auteur de Tél. : 01 49 53 63 77
“Les MDD ne sont pas que des copies !” paru chez Dunod Fax : 01 49 53 89 20
en 2004 et de multiples études de référence sur le secteur E-mail : kazzaoui@[Link]
de la grande consommation.

Les objectifs de la formation :


> Pour les distributeurs : insérer les MDD dans une appro-
che globale du rôle des marques pour optimiser les perfor-
mances de l’enseigne
> Pour les industriels : identifier les opportunités des MDD
et les attentes des enseignes pour mettre en oeuvre une
stratégie profitable et durable et anticiper les évolutions de
la consommation
> Pour les prestataires de services : contribuer à l’optimi-
sation de la valeur des MDD (qualité - logistique - packa-
ging - communication...)
> Pour les financiers et collectivités territoriales : mesurer
les enjeux et les tendances des MDD.

Le public concerné :
Ce séminaire s’adresse aux :
> Directeurs et responsables marketing
> Chefs de produit
> Directeurs commerciaux France et à l’international
> Logisticiens - Qualiticiens - Responsables d’agences de
design. Ainsi que toutes personnes désirant saisir les en-
jeux des MDD (analystes financiers, banquiers d’affaires,
consultants...).

Ce séminaire s’appuie sur l’expérience opérationnelle de no-


tre intervenant, tant chez l’industriel que chez le distributeur.

30
42
Où se rencontrent-ils

21ème SPACE :
le 1er Salon mondial pour l’élevage en 2007
Du mardi 11 au vendredi 14 septembre 2007 au Parc-Expo de Rennes

Avec plus de 1 600 marques représentées, plus de 800


animaux, sur une surface nette d’exposition supérieure à
50 000 m², et plus de 100 000 visiteurs professionnels atten-
dus, le 21ème SPACE sera de loin le premier Salon mondial
dédié à l’élevage en 2007.

En effet, il sera le seul cette année à présenter une configu- du SPACE 2007. Le SPACE a décidé, dans le prolonge-
ration aussi complète des équipementiers et fournisseurs ment de la Plate-Forme Recherche et Développement
de services à l’élevage, puisque tous les autres Salons 2006, consacrée à ces agro-énergies, de mettre en valeur
mondiaux de même envergure n’ont pas lieu cette année. les entreprises qui proposent aux éleveurs des solutions
d’avenir dans les domaines de la méthanisation, de l’éner-
Ce sera donc une occasion unique de rassembler à Ren- gie solaire, de l’utilisation du bois…
nes, du 11 au 14 Septembre, l’ensemble des acteurs fran-
çais et étrangers impliqués dans les productions animales Ce pôle Agro-Energies a attiré également plusieurs en-
dans toute leur diversité : aviculture, cuniculture, lait, pro- treprises étrangères qui participeront au SPACE pour la
ductions bovine, ovine et porcine. première fois. Elles contribueront à conforter l’audience
internationale du SPACE, tant au niveau des exposants
Les exposants ne s’y sont pas trompés, puisqu’à ce jour, que des visiteurs.
on peut déjà annoncer que plus de 1 600 marques seront De nombreuses et importantes délégations étrangères
présentes au 21ème SPACE. (notamment d’Amérique latine, de l’est de l’Europe et du
1 047 exposants et co-exposants directs se sont inscrits, Maghreb) sont attendues, résultat des actions importantes
dont 237 internationaux, en provenance de 27 pays. De de promotion de notre Salon réalisées dans plus de 50
plus, 76 entreprises (dont 47 étrangères) et 495 marques pays par notre chargé de développement international et
(dont 213 internationales) seront représentées. nos représentants à l’étranger.

­ Un Salon très attractif Après les énergies positives de l’élevage en 2006, la Plate-
forme Recherche et Développement sera consacrée cette
Ces inscriptions confirment l’attractivité du SPACE pour les année à l’odyssée Qualité. Cinq ateliers thématiques, pré-
entreprises du secteur de l’élevage qui veulent développer sentant des outils, des matériels ou des démonstrations,
leur activité et contacter de nouveaux clients. C’était déjà et illustrés par des témoignages d’éleveurs, montreront
le cas au SPACE 2006, où plus de 80 % des exposants les enjeux de la qualité en productions animales.
avaient rencontré des prospects ou des nouveaux clients
qu’ils n’avaient encore pas répertoriés avant de participer ­Un programme haut de gamme
au Salon (résultat de l’enquête réalisée par ADquation
auprès des exposants). De nombreuses conférences de haut niveau seront orga-
nisées dans le cadre du 21ème SPACE. Plusieurs d’entre
Les secteurs d’activité les plus représentés par l’ensemble elles seront consacrées aux thèmes de l’énergie et de la
des exposants et co-exposants directs seront encore une qualité, preuve de leur intérêt et de leur actualité pour les
fois, l’agro-nutrition-santé et l’alimentation animale, les éleveurs et les filières animales.
équipements bovins, avicoles, porcins et multi-espèces et
les bâtiments d’élevage. Les présentations animales et les concours feront égale-
ment du 21ème SPACE le salon de référence au niveau
­ La création d’un pôle Agro-Energies mondial pour la génétique bovine.

Parmi les nouveaux exposants directs, le secteur de Enfin, comme tous les ans, les nouveautés des expo-
l’énergie est le plus représenté. La création d’un pôle sants seront mises en valeur dans le cadre de l’opération
Agro-Energies est en effet l’une des grandes innovations INNOV’SPACE.

31
43
Tr ansactions

Algérie
Aide à l’exportation pour les PME algériennes : Ubifrance
fait don de 2,5 millions de dollars
Le contrat a été signé entre le directeur de la promotion des exportations du ministère du
Commerce, M. Mohamed Aït Takarli, et le directeur général délégué de l’Agence française
pour le développement international (Ubifrance), M. Eric Elghozi.

D’un montant de 2,5 millions de dollars, le contrat permet les PME, et de rehausser le niveau de qualification et de
d’accompagner la politique de promotion, de renforcement performance des acteurs (entreprises, banques et inter-
et de diversification des exportations hors hydrocarbures médiaires) du secteur de l’exportation.
en Algérie, est-il précisé dans un communiqué du minis-
tère du Commerce. Ce projet entre dans le cadre de la coopération technique
bilatérale en faveur du renforcement des capacités com-
« Il s’agit plus exactement d’accompagner des PME par- merciales des pays en développement, instaurée et mise
tenaires de ce projet dans leurs activités à l’exportation », en place conjointement par l’Agence française de déve-
précise la même source qui ajoute que l’objectif du contrat loppement (AFD) et le ministère français de l’Economie.
vise également à améliorer à la fois le niveau d’informa-
tion pour l’ensemble du dispositif exportateur, notamment Source : jeune-independant

Tunisie
DHAMEN Finance, la solution pour financer vos exporta-
tions avant expédition
DHAMEN FINANCE est un fonds de garantie des exportations avant expédition, mis en
place dans le cadre du Programme de Développement des Exportations II, financé par l’Etat
Tunisien et la Banque Mondiale et dont l’agence d’exécution est la Compagnie Tunisienne
pour l’Assurance du Commerce Extérieur (COTUNACE).

DHAMEN Finance a pour mission, d’encourager les ins- • d’une lettre de crédit irrévocable et confirmée par une
titutions financières à octroyer des financements des ex- banque établie en Tunisie ou,
portations avant expédition aux petites et moyennes en- • d’une assurance crédit à l’export qui couvre les risques
treprises tunisiennes en possession d’un contrat viable non commerciaux, d’interruption de marché et de non
à l’exportation, mais qui ne disposent pas des garanties paiement.
réelles, généralement exigées par les banques.
Risques Couverts
Concrètement, le fonds de garantie accompagne les en- La garantie couvre la banque du risque de non performan-
treprises tunisiennes dans leurs démarches à l’export, en ce de l’exportateur. Ce risque se rapporte aux situations
leur fournissant sa garantie auprès des banques tunisien- suivantes : marchandises ou services non conformes
nes, dans le cadre du financement de leurs exportations (quantités, qualité et normes spécifications), non respect
avant expédition. du délai de livraison et documents non conformes.
Concrètement, DHAMEN Finance indemnise la banque,
Entreprises éligibles lorsque l’entreprise exportatrice s’est trouvée dans l’inca-
DHAMEN Finance concerne les petites et moyennes entre- pacité à réaliser l’opération conformément au contrat à
prises de biens et de services, qu’elles soient primo, par- l’exportation.
tiellement ou totalement exportatrices, en possession d’un
contrat ou d’un bon de commande à l’exportation assorti : Source : [Link]

33
45
Tr ansactions

Maroc
Commerce extérieur : Faire de l’exportation une priorité
La stratégie du commerce extérieur doit être placée au centre de l’économie marocaine, a
affirmé le ministre du Commerce extérieur Mustapha Mechahouri.

M. Mechahouri, qui était l’invité de l’émission ‘’Entrepren- et qui peuvent constituer une sorte de tremplin pour déve-
dre’’ diffusée par la première chaîne de télévision marocai- lopper les exportations.
ne ‘’TVM’’, a souligné dans ce sens la nécessité de «faire
de l’exportation une priorité». «Ce plan constitue une solution à la valorisation des pro-
duits marocains», a-t-il dit, estimant que «d’ici 2015 le dé-
Depuis son ouverture sur le marché international le Royau- ficit commercial du Maroc sera réduit de 50%».
me a adopté une politique de mise à niveau de son éco-
nomie et entrepris des mesures pour accompagner ses L’économie marocaine est constituée par les PME/PMI
entreprises (PME et PMI), a dit le ministre. et pour leur permettre d’aborder le marché international
le Maroc travaille, aujourd’hui pour améliorer leur com-
Le Maroc, a-t-il ajouté, a, longtemps, exporté un nombre pétitivité (avantages fiscaux, financement), diversifier les
limité de produits et aujourd’hui, il doit revoir sa stratégie exportations et les promouvoir à travers des organismes
du commerce extérieur pour l’adapter à la demande étran- publics, tout en privilégiant la promotion de proximité et
gère et orienter ses exportations vers des produits à valeur assurant des moyens financiers et humains capables
ajoutée. d’accompagner leur mise à niveau et former des consor-
tiums d’exportations.
M. Mechahouri, a noté que «le plan émergence entrepris
par le Maroc a permis d’identifier les secteurs qui ont une
valeur ajoutée (automobile, aéronautique, pêche, artisanat) Source : [Link]

34
46
Innovations

Une nouvelle innovation pour TOTO VINO !


Après le succulent TOTO VINO Raisin, le soda issu de la vigne, TOTO VINO
nous fait maintenant découvrir : TOTO VINO Olive, le soda issu de l’olivier

Boisson gazéifiée rafraîchissante


aux extraits d’olive

Sans alcool - canette 25 cl- A boire


très frais, idéal pour l’apéritif !

de communication et d’innovation. L’ensemble de


ces actions collectives est financé par la Région
Languedoc Roussillon.

Ce concept né « des boissons du Sud de la France »


devrait permettre à TOTO VINO d’inventer de nou-
velles recettes et de continuer à nous surprendre
TOTO VINO Olive est une boisson du sud de la France et nous enchanter par ses sodas avant les fêtes de
dont les goûts subtils de l’olive et de la feuille d’olivier por- fin d’année !!!
tent la marque de l’olivier. Elle est
naturellement riche en antioxy-
dants … Enfin un soda issu de
l’olivier sur le marché des « soft-
drinks ».

En vente dans les points de dis-


tribution : [Link]

La société TOTO VINO, entrepre-


neur de boissons, est membre de
l’Association Régionale des Indus-
tries Agroalimentaires du Langue-
doc-Roussillon /ARIA-LR).

L’ARIA met en place des actions


collectives pour les entreprises
agroalimentaires régionales. L’une
d’elle, l’action « marketing nutri-
tionnel » a consisté à mettre en
avant les valeurs nutritionnelles
des produits, notamment en terme

35
47
Innovations

Avec le LISIX 700 d’Agrotronix,


la régulation de la distribution
des tonnes à lisier devient facile.

AGROTRONIX, spécialiste français de solutions logicielles et d’élec-


tronique embarquée pour les engins du monde agricole, de travaux
publics et de manutention/levage annonce la disponibilité immédiate
de son nouveau produit de régulation pour l’épandage par DPA des
tonnes à lisier : LISIX 700.

Système électronique embarqué intelligent, le LISIX 700


est le dernier né du catalogue de produits de la société
AGROTRONIX. Ce boîtier est dédié au monde agricole
et sert à réguler l’épandage des tonnes à lisier par DPA
(débit proportionnel à l’avancement).

Entièrement paramétrable, le LISIX 700 s’adapte aux


besoins de l’utilisateur grâce à une application logicielle
spécifique qui lui permet de programmer la dose néces-
saire en m3 par hectare. Le boîtier garde en mémoire la
dernière dose utilisée.

De plus, il est équipé d’une alarme de débit et d’un affi-


chage partiel ou total des surfaces traitées et du volume
épandu, qui rendent son utilisation des plus pratiques par
l’agriculteur.

A propos d’Agrotronix

Agrotronix est un fournisseur français de solutions logiciel-


les et d’électronique embarquée pour les engins du monde
agricole, de travaux publics et de manutention/levage. LISIX 700 est d’ores et déjà
En proposant une offre étendue de produits performants, disponible chez les constructeurs
innovants et fiables, Agrotronix peut couvrir toute la plage
des besoins en systèmes d’électronique embarquée. et revendeurs agrées par Agrotronix
Avec une équipe de Recherche et Développement per-
formante, Agrotronix, conçoit, développe également à la
demande des systèmes électroniques personnalisés et
personnalisables pour le compte de société tierce.

Agrotronix est présent en Europe, au Japon et son siège Pour plus d’informations, veuillez visiter le site :
est basé en France. [Link]

36
48
Bien être

La ruche,
une grande pharmacie naturelle...

L’utilisation des produits de la ruche à des


fins thérapeutiques a donné naissance à une
médecine dite douce, appelée «Apithérapie»
(du nom scientifique de l’abeille du miel api
mellifica).

Selon le Dr Yves Donadieu, de la faculté de Médecine de L’association des deux ou trois produits permet également
Paris et grand spécialiste de cette médecine ancienne- de renforcer et d’augmenter l’efficacité de la thérapie (miel
nouvelle, « l’apithérapie est le traitement des maladies par + gelée royale + pollen par exemple).
les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l’abeille
et tout particulièrement pour leur pollen, la propolis, le miel,
la gelée royale et le venin ». Il élargit de ce fait le champ Propriétés et indications :
d’action de cette discipline qui était jusqu’alors confinée
au traitement de certaines maladies par le venin d’abeille - Gelée royale : il s’agit d’un composé produit par les
et le reste encore. abeilles nourricières qui sert d’aliment aux larves (futu-
res abeilles). La gelée royale est donnée à une quantité
Mieux encore, il la place dans ce que l’on appelle une nettement plus importante aux larves destinées à deve-
thérapeutique de terrain « c’est-à-dire agissant sur l’en- nir reines. Elle est, par ailleurs, l’aliment exclusif de la
semble de l’individu » en insistant sur son caractère éga- reine seul type d’abeille responsable de la reproduction.
lement préventif, essence même de toute médecine. Elle La gelée royale permet l’augmentation de la résistance
possède aussi l’avantage d’être exempte de problèmes de biologique avec action positive sur l’humeur et le stress
toxicité, de troubles secondaires et de contre-indications et possède des qualités revitalisantes avec stimulation
(sauf pour le venin qui nécessite un dosage sévère et une de l’appétit (dose : 500 mg/jour en cure de deux mois
surveillance médicale stricte). - Hiver et automne).

37
49
Bien être

Elle est, de ce fait, indiquée pour les états de fatigue physique - Venin : à doses étudiées, le venin d’abeille favorise la
et nerveuse ainsi que pour les troubles de l’estomac et lutte contre certaines maladies tissulaires et sert à soi-
des intestins. gner les affections rhumatismales en général. Certains
chercheurs ont pu isoler une enzyme peptidique à partir
- Miel : possède une action stimulante sur le coeur, calme du venin d’abeille dès les années 70 et ont pu démontrer
la toux, facilite le transit intestinal et la production d’urine que cette peptide est près de cent fois plus active que
(diurétique). Permet de lutter contre la fatigue et le vieillis- l’hydrocortisone. D’où l’efficacité du venin comme anti-in-
sement prématuré. Dose : une cuillère à soupe chaque flammatoire.
jour.

N
Le miel possède aussi des propriétés bactériostatiques otons enfin que les produits de la ruche cités
(arrête la prolifération de certains microbes) et cicatrisan-
sont avec la cire d’abeille considérés comme
tes. Le miel est contre-indiqué en cas de diabète à moins
que la dose consommée ne soit comptabilisée dans l’ap- cosmétiques ou entrant dans la composition
port quotidien permis en sucre. Dans tous les cas, il ne de plusieurs cosmétiques industriels.
doit pas être consommé seul.

- Pollen : riche en glucides et en protéines, contenant


une large gamme de vitamines, d’enzymes et de ferments
le pollen est considéré comme un tonifiant et un rééquili-
brant fonctionnel naturel (il ne doit pas contenir de résidus
de pesticides). Il est ainsi
indiqué en cas de fatigue
physique et nerveuse,
troubles de l’estomac
et des intestins et dans
les affections urogénita-
les (problèmes liés à la
prostate, infection par les
colibacilles ). Dose : une
cuillérée à soupe chaque
jour.

- Propolis : composé
d’un ensemble de subs-
tances résineuses, gom-
meuses et balsamiques
récoltées par l’abeille sur
des végétaux auxquelles
elle ajoute d’autres sé-
crétions en les modifiant
ainsi, la propolis pos-
sède des propriétés anti-
biotiques à large spectre
ainsi que des propriétés
fongicides (anti-cham-
pignons). Elle possède
également des proprié-
tés anesthésiques, anti-
inflammatoires et cica-
trisantes. Nombreuses
indications en ORL et en
dermatologie.

38
50

Vous aimerez peut-être aussi