: Aperçu général surla conciliation
Section 1: champs d’applicationSection 2: La conciliation : distinction desautres modes de règlement
de litigeSection 3: les types de conciliation au Maroc
2
Introduction
La conciliation est un mode alternatif de règlement des conflits qui permet de trancher rapidement, à
l’amiable, un différend entre deux personnes physiques ou morales ; cette dernière résulte de la
volonté des parties en conflit de discuter du problème qui les oppose. Elle se fait en présence d’un
tiers, le conciliateur de justice, et peut aboutir à un arrangement
LA CONCILIATION
Pour un particulier ou une personne morale (entreprise, association), la conciliation est le moyen de
faire valoir ses droits sans passer par le tribunal et sans s’engager dans un procès Son avantage est
d'être simple, rapide et gratuite. Le but n'est pas de régler le litige selon les règles de droit, il est
d'aboutir à un accord entre les parties. La présence d'un avocat est évidemment facultative.
À travers l’histoire, le Maroc a utilisé de nombreuses formes alternatives derèglement de différends.
Par exemple, la conciliation traditionnelle desdifférends par les chefs de tribus, différentes formes
d’arbitrage de litigescivils par des arbitres (amghar ou anacham) désignés par les parties et
laconciliation de conflits civils et familiaux par les chefs religieux musulmans(imams).Une autre forme
de MARC (mode alternatif de règlement de conflit)traditionnel, davantage associée aux différends
commerciaux, constitue lamédiation de ces différends par des marchands compétents désignés
dansles marchés (prévôt des marchands ou amine en arabe). Toutes ces formesde MARC précèdent
le système judiciaire et le cadre juridique actuels,lesquels ont subi l’influence du système français.
Bien que le recours auxtribunaux soit de plus en plus fréquent au Maroc, les réseaux officieux etles
coutumes commerciales locales continuent de jouer un très grand rôledans la résolution des
différends. L’arbitrage et la médiation sont deuxconcepts bien connus des gens d’affaires ainsi que
des [Link] système judiciaire marocain a intégré plusieurs formes de MARC qui sontactuellement
très répandues, parfois même obligatoires. Les exemplescomprennent la médiation dans les cas de
divorce (à titre d’exemple, lesconflits concernant la garde des enfants) par des juges spécialisés dans
ledroit de la famille, l’arbitrage de certains types de différends relatifs auximpôts et impliquant l’État,
et même certaines formes de conciliation danscertaines affaires pénales. Dans certains cas de faillite,
un juge-commissaire peut servir de médiateur (redressement judiciaire – procédureà l’amiable).
4
Les traditions et les normes culturelles, la familiarité des formes demédiation et d’arbitrage, et
l’intégration de plusieurs formes de MARC ausystème judiciaire laissent croire que l’environnement
marocain estfavorable aux [Link] conciliation, comme mode de règlement des différends
n’apparaîtsur la scène internationale qu’au lendemain de la première Guerre mondialedans les
Accords de Locarno de 1925 et dans l’Acte général d’arbitrage de1928 .Même si elle s’apparente au
premier abord aux bons offices et à la médiationelle vise à rapprocher le point de vue des Parties et
proposer une solution dépourvue de caractère contraignant) « Elle a été en effet très largement
conçue dans un esprit de réaction contre les bons offices et la médiation considérés au XIX e siècle (à
la suite des pratiques du concert européen) comme permettant de trop facilement déguiser des
manœuvres de pression des grandes puissances sur les petits et moyens États ».Cette procédure
était perçue comme ayant un caractère juridique et formelplus accusé puisque l’organe de
conciliation possède un plus grandcaractère d’[Link] renouveau d’intérêt pour ce mode de
règlement des différends semanifesta à partir des années [Link] le retrouve par exemple dans le
Protocole de 1962 instituant unecommission de conciliation et de bons offices chargée de rechercher
lasolution aux différends qui naîtraient entre États parties àla Convention de l’UNESCO contre la
discrimination dans le domainede l’enseignement. Tous les deux ans, à l’occasion de la Conférence
générale de l’UNESCO, le Conseil exécutif transmet à cette dernière la liste des personnes
présentéespar les Parties à ce Protocole en vue de leur élection ou leurréélection à titre de membres
de la commission . À ce jour, toutefois, il appert qu’aucun différend n’a encore fait l’objet d’un
règlement en vertu du Protocole en question. Il est fait mention également
pub
Téléchargez pour lire sans publicité
LA CONCILIATION
de la conciliation aux articles 12 et 13 de la Convention internationale surl’élimination de toutes les
formes de discrimination raciale de 1965(entrée en vigueur en 1969). Là encore, il ne semble pas que
laprocédure en question ait été utilisée jusqu’à pré[Link] exemple un peu plus récent est celui de la
Convention des Nations Uniessur le droit de la mer de 1982 qui prescrit que les délimitations
maritimes doivent être effectuées par voie d’accord et, à défaut, par la conciliation internationale ou
le règlementjuridictionnel. Constatant le faible recours aurèglement juridictionnel, Richard
Meesesuggérait, dans un article publié en1998, que les États auraient avantage à utiliser plus
souvent la conciliationinternationale pour certaines des délimitations restant à effectuer. À partir des
années 1990, plusieurs instruments internationauxportant sur des domaines nouveaux du droit ont
adopté la conciliationcomme mode de règlement des différends . C’est le cas entre autres dela
Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (1992), duRèglement type de conciliation
des Nations Unies applicable aux différends entre États (1996), de la Convention de Rotterdam sur la
procédure deconsentent en connaissance descause applicable à certains produits chimiques et
pesticides dangereux(1998), du Règlement facultatif de conciliation de la Cour permanente
d’arbitrage pour les différends relatifs aux ressources naturelleset/ou à l’environnement (2002) ou
encore de la Loi type de la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international
(CNUDCI) sur la conciliation commerciale internationale (2002). Mais nonobstant cet
intérêtmanifeste pour la procédure de conciliation dans les accords internationaux,les cas concrets
de recours à cette procédure demeurent plutôt rares.L’ouverture économique et commerciale a
imposé au Maroc d’adopter laconciliation comme mode de règlement des différends. A ce niveau
plusieursquestions se posent
En quoi consiste le concept de la conciliation ?Quels sont les différents types de la conciliation ?
6
Quelle est la différence entre: Arbitrage ; conciliation,médiation ?
Quelle est la procédure de la conciliation ?
L’étude de ce mode se fera en deux temps. En premier nous étudierons etprésenterons la
Conciliation en tant que Modes Alternatifs de Règlement desConflits (chapitre 1). Puis nous allons
traiter la procédure de la conciliation(chapitre 2).
LA CONCILIATION
Chapitre 1 : Aperçu général sur la conciliation
La conciliation peut être définie comme un mode de règlement des litigespar lequel les parties font
appel à un tiers pour rapprocher leur point de vueafin d’éteindre le litige.
Section I : champs d’application
La procédure de conciliation peut être demandée par une seule personne ou par l’ensemble des
parties concernées. Même si elle ne présente pas decaractère contraignant, elle suppose la présence
de chacun aux réunions deconciliation proposées par le conciliateur de [Link] est indispensable
que l’organe de conciliation possèdee la confiance des Parties. Sans cette confiance, son intervention
serait vaine. De plus, puisqu’il estchargé d’examiner tous les aspects du litige, il doit élucider les faits
de la [Link] peut tenir compte non seulement des règles de droit applicables à l’espèce mais aussi
considérer tous les éléments non juridiques du conflit.
Quels sont les litiges concernés ?
Entrent dans le champ de la conciliation:
Les litiges en matière de location, comme, par exemple, un locatairequi ne paye plus ou n’entretient
pas le bien loué ou encore unbailleur qui refuse d’effectuer des réparations. Cela s’applique à
lalocation d’habitations, de fonds de commerces, de résidencessecondaires, de garages, etc.
Auparavant, en matière de location de logements, les demandes principales concernant l’adaptation
du loyer, le recouvrement des arriérésde loyers ou l’expulsion devaient obligatoirement être
soumises au préalable au juge en vue d’une conciliation.Désormais, le juge tente, de sa propre
initiative, de concilier les partiesdans ces domaines et ce, quelque soit la demande principale. Le juge
n’a pas d’obligation en la matière mais la tentative de conciliation constituenéanmoins l’une des
spécificités de la justice de paix.
Les litiges en matière de copropriété (immeubles à appartements).
Les litiges en matière de voisinage par exemple, nuisances sonores,distance de plantations,
servitudes, murs, bornages, etc.
Les litiges concernant l’occupation sans droit ou titre d’un immeuble(squatters, famille, ex-ami(e)
que vous voulez voir partir).
Les litiges en matière de crédits à la consommation (prêts personnels, etc.).
Les litiges résultant de difficultés conjugales (pensions alimentaires,etc.).
difficultés à faire exécuter un contrat Le juge de paix est encorecompétent pour d’autres matières
dans lesquelles il est toutefoisrarement introduit des demandes de [Link] règle générale, la
conciliation est facultative ; elle n’est donc pasobligatoire.
Avantages et inconvénients d’une procédure de conciliation
Avant d’entamer une procédure classique, vous pouvez faire appelgratuitement et sans formalités à
un tribunal pour parvenir à une conciliation.S’il y a conciliation, vous évitez une procédure qui peut
dans certains cas êtrelongue et très onéreuse. Il importe que la conciliation ait lieu entre les
partiesconcerné[Link] juge peut conduire les discussions et faire office de médiateur, mais il ne peut
pas imposer de solution.
Lorsque la partie adverse ne comparaît pas à l’audience de conciliation, le juge ne peut donc
prononcer aucune [Link] délai est imposé pour certains actes, ce qui peut avoir de
l’importance pour votre décision de demander une conciliation.
Section 2:
La conciliation :distinction des autres modes de règlement de litige
§1-la conciliation et notion voisine.
L’arbitrage la conciliation et la médiation ne sont pas de simples procédures juridiques au règlement
des conflits, mais plutôt une solution amiable permettant aux deux parties de chercher un terrain
d’entente loin descircuits judiciaires. La médiation et l’arbitrage s’appuient sur des bases
encourageantes comme le secret professionnel et le gain du temps, notant que ces éléments sont de
nature à faciliter le règlement des litiges commerciaux d’une manière consensuelle.
A-Conciliation et méditation.
Il s’agit de deux modes conventionnels et pacifiques de règlement des litiges. La médiation est un
genre de conciliation. Mais contrairement à la conciliation, la médiation implique obligatoirement
l’intervention d’un tiers. Ce tiers, appelé médiateur, est chargé d’une mission plus active que le
conciliateur dans la recherche des éléments d’une entente. Qu’il propose aux parties, sans pouvoir la
leur imposer .Il est vrai que la différence est plus de degré que de nature Concrètement, le législateur
Marocain a défini la médiation tel un moyen de prévenir ou de régler un différend. Les parties
peuvent convenir de la désignation d’un médiateur chargé de faciliter la conclusion d’une transaction
mettant ainsi fin au différend. Ainsi, la procédure est soumise à un ensemble de règles qui
garantissent son bon déroulement. L’important de mettre les deux parties en confiance pour les
amener à discuter.
La dernière étape de la médiation est la rédaction de la transaction qui représente l’accord entre les
deux parties. Après avoir vérifier les implications juridiques, fiscales, financières et autres, le
médiateur propose un projet de transaction ou un compte rendu de ses activités. Et le flou de la
terminologie-y compris dans la loi n°95-125 du 8 février1995-montre que la frontière entre
conciliation et médiation n’est pas clairement définie. Le code de conduite européen pour la
médiation,d’origine privée, définit la médiation comme « une procédure au cours de laquelle deux
parties conviennent de désigner un tiers- dénommé médiateur- afin de les aider à résoudre leur
différend en parvenant à un accord sans qu’une décision judiciaire ne soit rendue »La conciliation et
la médiation sont dites conventionnelles lorsque leur mise en œuvre ne nécessite aucune forme
particulière. Elles sont dites institutionnelles lorsqu’elles sont soumises à une réglementation
particulière alors que les parties conservent l’initiative de leur déclenchement.
Enfin la conciliation et la médiation judiciaires supposent l’existence du juge à un moment ou à un
autre de la tentative de conciliation ou de médiation.
B-Conciliation et transaction
La conciliation peut recouvrir une renonciation pure et simple d’une partie à ses prétentions ou être
le résultât de concessions réciproques de la part de chacune des parties.
Comment distinguer conciliation et transaction ? Certains auteurs assimilent parfois ces deux
notions .Dans le langage du commerce, «transaction» est un mot souvent utilisé comme équivalent à
"négociation". En droit civil, le mot à un sens plus étroit. Il désigne la convention par laquelle chacune
des parties, décide d'abandonner, tout ou partie de ses prétentions pour mettre fin au différend qui
l’oppose à l'autre. C’est cette définition que retient le Dahir des Obligations et Contrats dans son
article 1098 en disposant que : « Latransaction est un contrat par lequel les parties terminent ou
préviennentune contestation moyennent la renonciation de chacune d’elles à une partiede ses
prétentions réciproques, ou la cession qu’elle fait d’une valeur oud’un droit à l’autre partie ». En
droit marocain, la transaction est classée dans la rubrique des modesextra-juridictionnels de
règlements des conflits. Elle est réglementée par letitre neuvième (de l’article 1098 à 1116) du dahir
du 12 Août 1913 (9ramadan 1331) formant Dahir des Obligations et des [Link] transaction doit
être entendue strictement (on ne peut transiger sur unequestion d’Etat, d’ordre public, sur les droits
personnels qui ne font pasobjet de commerce et tout ce qui ne peut-être l’objet d’un contrat
commutatifentre musulmans), et, quel qu’en soient les termes, elle ne s’applique
qu’auxcontestations ou aux droits qui en ont été l’[Link] transaction est une pratique précieuse et
on la retrouve assezfréquemment sur le terrain du droit des affaires ; mais seules les grandesfirmes y
ont recours car les particuliers craignent, par ignorance, la perte deleurs droits et/ou un avantage
[Link] le code civil Français (art. 2044 , al 1) La transaction est un contratnommé par
lequel les parties « terminent une contestation née oupréviennent une contestation à naître » au
moyen, selon la doctrine, qui aété retenue par la jurisprudence et permet de distinguer la transaction
de laconciliation, car la conciliation n’est pas obligatoirement le résultât deconciliations réciproques.
La transaction obéit au droit commun descontrats. Elle est un acte de disposition. Elle doit porter sur
un objet dontles parties ont la libre disposition. Selon la formule maladroite de l’article
2052 du code civil la transaction , entre les parties, autorité de la chose jugée en dernier [Link]
signifie qu’une partie qui a transigé renonce du même coup àintroduire une action en justice ayant le
même objet que la transaction souspeine de se heurter à une fin de non recevoir. Mais la
transaction, comme laconciliation, implique pour la solution du litige un accord de
volonté[Link] et transaction ne sont donc pas des actes [Link] le
président du tribunal de grande instance, saisi sur requêtepar une des parties, pourra conférer force
exécutoire à la transaction([Link] art 1441-4)
C-Conciliation et arbitrage.
Si le recours à l’arbitrage suppose, comme la conciliation, l’accord des parties, la comparaison avec la
conciliation s’arrête là, en effet l’arbitrage est un mode juridictionnel de règlement des conflits.
L’arbitre tranche le litige et sa décision s’impose aux parties En effet, l’arbitrage est l’autre mode de
résolution de conflits réglementé parla loi 08-05.L’arbitre peut résoudre les litiges relevant de la
compétence des tribunaux de commerce, les contestations pécuniaires résultant d’une relation avec
l’Etat et les collectivités locales .contrairement à la médiation ,et la conciliation ,en arbitre il est
question d’une sentence et non pas d’un accord. Dans ce cas il n’ya pas de possibilité de recours en
cas de non-satisfaction de l’une des parties de l’arbitrage. Alors que la médiation peu têtre annulée à
n’importe quel moment.L’arbitrage consiste à confier la solution d’un conflit à une ou plusieurs
personnes privées choisit par les parties à la place d’un juge public. Le concept offre de ce fait un
avantage certain de rapidité, de simplicité, de compétence (arbitre spécialisé) et enfin de discrétion,
parfois essentiel aux litiges commerciaux. Le développement de ce mode de règlement de litige
connaît au Maroc unléger retard par rapport aux pays développés. Les raisons tiennent sans doteau
cout de l’arbitrage jugé encore élevé par les opérateurs, mais aussi et
surtout à l’absence du cadre législatif et réglementaire qui en détermine
lesconditions et attribue la crédibilité nécessaire aux arbitres spécialisés.
D-Conciliation et amiable composition.
L’amiable composition est le mode de règlement des litiges par lesquelsles parties conviennent
de conférer au juge ou à l’arbitre la mission destatuer en équité ([Link], art 12 et 1474). L’amiable
composition, comme laconciliation, suppose l’accord des parties et privilégiés l’équité.
Mais ladécision de l’amiable compositeur est un jugement qui bénéficie de
l’autoritéde la chose jugée. Certains auteurs contestent à cette décision laqualification d’acte
juridictionnel u motif que le juge ou l’arbitre ne dit pas ledroit pour trancher le litige
. Il est vrai que ce jugement est particulierpuisque les motifs de la décision échappent
au contrôle de la Courcassation.
§2 : Intervenants en matière de conciliation.
Qu’est-ce qu’un conciliateur de Justice ?Le
conciliateur institué par un décret du 20 mars 1978 mais
qui n’a véritablement pris son essor qu’après la loi du 8 février 1995 ce sont despersonnes bénévoles
nommées pour un an renouvelables pour deux ans, ilssont nommés par le premier président
de la cour d’appel avec avis duprocureur général et sur proposition du juge d’instance
A-Son rôle
Le conciliateur de Justice est un collaborateur occasionnel de la Justice. II prête serment devant le
premier président de la cour d’appel avant d’exercerses fonctions avec exactitude et probité. Il est
tenu à l'obligation de réserve et de secret : les constatations et les informations qu'il recueille ne
peuvent être divulguées.
Le conciliateur de justice est chargé de faciliter le règlement amiable des
différends relatifs à certains litiges civils : entre propriétaire et
locataire,entre voisins, en matière de consommation, etc. Il ne peut pas intervenir
dans les affaires concernant l’état des personnes, le droit de la famille(divorce,
pensions alimentaires, résidence des enfants, etc.), ou des litiges avec l’administration.
Lorsqu'un accord est intervenu, le conciliateur rédige un constat d’[Link] des
parties reçoit un exemplaire du document. Un huissier ne peut obliger l'une ou l'autre
partie à respecter cet accord, que si celui-ci porte la formule exécutoire .Celle-ci est
apposée par le tribunal d’instance du ressort, après que le constat a été transmis par le
conciliateur et que demande lui en a été faite Le conciliateur présente un rapport annuel d’activité
au premier président etau procureur général de la cour ainsi qu’au juge d’instance.
B- Les modalités d’exercice de sa mission Leur
mission a évolué, leur mission initiale était de faciliter en dehors detout
processus judiciaire le règlement des conflits sur des droits dont lespersonnes avaient
l’entière disposition mais le décret de 1998 leur
a aussiconféré la mission de procéder aux tentatives préalables de conciliationprescrites
par la loi sauf en matiére de divorce et de séparation de [Link]
concilier les personnes
il proposera une, parfois plusieurs réunions,pour écouter les arguments des parties (à la mairie ou a
u tribunald'instance, à la maison de Justice et du Droit, etc.). Il pourra se rendre sur les
lieux du désaccord. Dans des circonstances précises, il peut également entendre des [Link]
conciliateur de Justice peut être saisi directement :
par les personnes en conflit (plus de 90% des cas), sans forme et
sans l'assistance d'un avocat
par le juge d’instance ou de proximité dans le cadre d’une délégationde conciliation. En ce cas, le
conciliateur de Justice lui rend compte.
par le Tribunal de commerce ou le tribunal paritaire des [Link] les deux cas, les parties
peuvent se faire accompagner d’une personnede leur choix. Vis a vis de la procédure :La Procédure
de conciliation – Préalables à la procédure- tout d’abord, plusqu’en matière d’arbitrage, le
conciliateur et les parties sont tenus au respect du caractère confidentiel de la procédure. Cette
obligation s’entend même
àl’accord de transaction, sauf si sa mise en œuvre et son application enexigent la divulgation. De
même, les parties s’engagent à ne pas invoquer niproposer comme éléments de preuve dans une
procédure de conciliation
2
.Pourtant, une telle interdiction n’est suivie d’aucune contrainte, et
toutdépendra de l’attitude morale ou éthique que doivent observer
les partiesentre elles et à l’égard du conciliateur, sans préjudice d’un comportementsemblable de
ce dernier. Ceci vaut également lorsqu’il est recommandé auxparties de n’engager,
au cours de la procédure de conciliation,
aucuneprocédure arbitrale ou judiciaire relative à leur litige soumis à cetteprocédure. Il est entendu,
toutefois, qu’une partie peut entamer uneprocédure arbitrale ou judiciaire lorsque, à son avis, une
telle démarche estnécessaire pour préserver ses droits. Le problème n’est pas pour
autantaplani s’il s’avère qu’elle est de mauvaise foi. Ce sont là les avatars d’unetentative de
conciliation engagée par des personnes peu scrupuleuses…Cette procédure débute, en tout cas, par
la demande écrite de la partie laplus diligente, par laquelle elle invite l’autre
partie à la conciliation et décrit brièvement l’objet du litige. Mais la procédure ne commence vraimen
t quelorsque l’autre partie accepte l’invitation à la conciliation
car en cas derefus de celle-ci, il n’y aura pas de procédure de conciliation, De même, le
défaut de réponse de cette partie, dans les trente jours à dater de
l’envoi del’invitation, équivaut à un refus de la [Link] son côté, dès sa désignation, le
conciliateur demande à chaque partie delui soumettre une brève note écrite exposant la nature
générale du différendet les points litigieux. Il peut également requérir de chaque partie unmémoire
ampliatif écrit, exposant sa position ainsi que les faits et les motifsinvoqués. Ce mémoire est, le cas
échéant, accompagné des documents etautres moyens de preuve que chaque partie juge utile pour
sa défense. Cesnotes, mémoires et documents sont échangés entre les parties elles –
mêmeset non transmis par le conciliateur à chacune d’elles. Des renseignementscomplémentaires
peuvent encore être demandés par le [Link] ailleurs, les parties peuvent
se faire représenter ou assister par despersonnes de leur choix, à condition que la partie
intéressée en forme l’autreen lui précisant les noms et adresses de ces personnes et leur
qualité dereprésentant ou d’[Link]fin, tant le conciliateur que les parties peuvent solliciter
une aideadministrative d’une institution ou d’une personne qualifiée, notammentd’un centre spéciali
sé ou d’un magistrat. Concernant le lieu de laconciliation, si les parties ne l’ont pas fixé, ce lieu est
déterminé par leconciliateur, après consultation des parties, compte tenu des circonstancesde
la procédure de
conciliation. Déroulement de la procédure- On ne peut valablement parlerd’instruction de litige en ca
s de conciliation. C’est ce qui explique que les autres dispositions du règlement
de la CNUDCI se contentent de prévoir seulement les modalités
de communication et d’échanges, écrits et oraux,entre les parties et le conciliateur et
vice versa, en mettant l’accent surl’importance d’une coopération de bonne foi entre eux, Les parties
doiventdonc s’efforcer de satisfaire aux demandes de leur conciliateur, enparticulier de produire des
documents écrits , de rapporter des preuves
etde particulier à des réunions, afin de parvenir à une solution transactionnelle.
Section 3 : les types de conciliation au Maroc
Au Maroc, il existe deux types de conciliation a savoir judiciaire et extra judiciaire
§1 : la conciliation judiciaire
La conciliation judiciaire se fait au cours d’un procès devant
le système judiciaire Elle est considérée comme une phase notable, indépendante dusystème
judiciaire, mais non isolé de celui-ci. Ceci se traduit par l’adage desamants terribles : « pas avec toi-
mais pas son toi ». Au Maroc le recours à ce type de conciliation est fréquent en matière dudivorce
et de traitement des entreprises en difficulté. Cette procédure conférant au juge une vocation de
concilier à tout momentn'est qu'exceptionnelle et subsidiaire Si une tentative préalable de
conciliation n'a pas eu lieu, la procédure normale devant le tribunald'instance implique que le
juge s'efforce de concilier
les parties. Cette tentative de conciliation peut également être conduite par unconciliateur
de justice désigné sans formalité particulière par le juge avecl'accord des parties. La tentative de
conciliation est ici une obligation pour le
juge d'instance. En vertu des articles 840 et 847 du Nouveau Code de Procédure Civile, le jugedoit
s'efforcer de concilier les parties. Cette tentative de conciliation peutavoir lieu dans le
cabinet. Le juge conserve ici une place essentielle C'est lui qui, sans se dessaisir,peut décider
de recourir à un conciliateur. Il conserve la maîtrise de laprocédure. En effet, s'il
désigne un conciliateur, il fixe la durée de samission. Elle est en principe de un mois, le juge
pouvant renouveler sa mission ou ymettre fin prématurément, soit d'office, soit à la demande des
parties, soit àla demande du conciliateur, Il doit être tenu informé par le conciliateur desdifficultés
qu'il rencontre dans l'exercice de
sa [Link] n'empêche le juge d'instance en application du droit
commun de laconciliation, au cours de la procédure, de constater un accord entre lesparties.
§ 2 : la conciliation extrajudiciaire
C’est le cas où les parties prévoient une clause de conciliation dans leurcontrat
afin de régler les conflits ultérieurs éventuels. La conciliation seréalise, ici, en dehors de tout procès.
Les parties peuvent se concilier d'elles-mêmes. Elles sont libres. Elles peuvent agir
sans intermédiaires ou par l'intermédiaire de leursconseils : le plus souvent, cette conciliation se
traduira par une [Link] terme « conciliateur » désigne un conciliateur
unique, deux conciliateursou plusieurs conciliateurs, selon le [Link] parties s’efforcent
de choisir le ou les conciliateurs d’un communaccord, à moins qu’elles ne conviennent d’une
procédure différente pour leurnomination. En l’absence de convention des parties sur la manière
dont laconciliation doit être conduite, le conciliateur peut mener la procédure deconciliation comme
il le juge approprié, compte tenu des circonstances del’affaire, des souhaits que peuvent exprimer
les parties et de la nécessité deparvenir rapidement à un règlement du litige. Le conciliateur
peut, à tout stade de la procédure de conciliation, faire despropositions en vue
du règlement du litige. La mission du conciliateur dans ce cadre n'est plus de remplacer le juge,mais
comme dans le cas d'une conciliation judiciaire, il tente de rapprocherles [Link] saisine
du conciliateur ne nécessite aucune procédure particulière,* La conciliation, qu'elle soit judiciaire
ou extrajudiciaire, partielle ou totale,suppose bien un accord de volonté.
Chapitre II - Le cadre judiciaire de laconciliation
La procédure de conciliation a pour objet de
rechercher un accord amiableentre le débiteur et ses principaux afin de résoudre les difficultésrenco
ntrées par l’[Link] procédure, issue de la loi de sauvegarde des entreprises, remplacecelle
du règlement amiable.
S1- La mise en œuvre de la procédure
La procédure commence par une demande qui doit contenir
desinformations concernant l’objet du différend, l’identité des parties, et leursconsentements à la
conciliation conformément au règlement de procédurerelatif à l’introduction des instances de
conciliation.
§1- l’ouverture de la procédure
La procédure de conciliation portant sur un litige déjà né débute le jour oùles
parties à ce litige conviennent d’engager une telle
procé[Link] la partie qui a invité une autre partie à la conciliation n’a pas reçud’acceptation de son i
nvitation dans les trente jours de la date d’envoi del’invitation, ou à l’expiration de tout autre
délai qui y est spécifié, elle peutchoisir de considérer l’absence de réponse comme un rejet de
l’invitation à laconciliation.
La nomination du conciliateur
Il y a un conciliateur, à moins que les parties ne conviennent qu’il y en auradeux ou [Link] parties
s’efforcent de choisir le ou les conciliateurs d’un communaccord, à moins qu’elles ne
conviennent d’une procédure différente pourleur [Link] parties peuvent demander
l’assistance d’une institution ou d’unepersonne pour la nomination des
conciliateurs. En particulier:Une partie peut demander à l’institution ou à la personne
en question derecommander des personnes ayant les qualités requises pour servir
deconciliateur; ou Les parties peuvent convenir que l’institution ou lapersonne en question nommera
directement un ou plusieurs [Link]’elle recommande ou nomme des
conciliateurs, l’institution ou lapersonne en question a égard aux considérations propres à garantir la
nomination d’une personne indépendante et impartiale et, le cas échéant,tient compte
du fait qu’il peut être souhaitable de nommer une personne denationalité différente de celle
des [Link]’une personne est pressentie en vue de sa
nomination éventuelle enqualité de conciliateur, elle signale toutes circonstances de nature àsouleve
r des doutes légitimes sur son impartialité ou son indépendance. Àpartir
de la date de sa nomination et durant toute la procédure deconciliation, le conciliateur
signale sans tarder de telles circonstances auxparties, à moins qu’il ne l’ait déjà [Link] parties sont
libres de convenir, par référence à un règlement deconciliation ou sur
une autre base, de la manière dont la conciliation doitêtre [Link] l’absence de convention des
parties sur la manière dont la conciliationdoit être conduite, le conciliateur peut mener
la procédure de conciliationcomme il le juge approprié, compte tenu des circonstances de
l’affaire, dessouhaits que peuvent exprimer
les parties et de la nécessité de parvenirrapidement à un règlement du [Link] tous les cas,
le conciliateur s’efforce, dans la conduite de laprocédure, d’accorder
aux parties un traitement équitable et, ce faisant, ilprend en compte les circonstances de
l’aff[Link] conciliateur peut, à tout stade de la procédure de conciliation, faire despropositions
en vue du règlement du [Link] conciliateur peut
rencontrer les parties ou communiquer avec ellesensemble ou séparé[Link] le conciliateur
reçoit d’une partie des informations concernant lelitige, il peut en révéler la teneur à toute autre
partie à la conciliation. Toutefois, lorsqu’une partie donne au conciliateur une information sous lacon
dition expresse qu’elle demeure confidentielle, celle-ci ne doit être révéléeà aucune autre partie
à la conciliation.
Sauf convention contraire des parties, toutes les informations relatives à laprocédure de
conciliation doivent demeurer confidentielles, sauf lorsque ladivulgation est exigée par
la loi ou est rendue nécessaire pour la mise enœuvre ou l’exécution de l’accord issu de la conciliation
La preuve
Une partie à la procédure de conciliation, le conciliateur
et toute tiercepersonne, y compris celles qui ont
été associées à l’administration de laprocédure de conciliation, ne peuvent,
dans une procédure arbitrale ou judiciaire ou dans une procédure analogue, invoquer ou présenter l’
un deséléments de preuve ni témoigner à leur sujet:Une invitation à la conciliation adressée par une
partie ou le fait qu’unepartie était disposée à participer à une procédure de conciliation; Les
vuesexprimées ou les suggestions faites par une partie au cours de laconciliation concernant une
solution éventuelle du litige; Les déclarationsfaites ou les faits admis par
une partie au cours de la procédure deconciliation; Les propositions faites par le conciliateur; Le fait
qu’une partiea indiqué être disposée à accepter une proposition de règlement présentéepar le
conciliateur; Un document établi aux seules fins de la procédure
[Link] règles s’appliquent quelle que soit la forme des informations ou deséléments de
preuve qui s’y trouvent visé[Link] divulgation des informations ne peut
être ordonnée par un tribunalarbitral, une juridiction étatique ou une autre autorité publique
compétenteet, si de telles informations sont présentées comme éléments de preuve,ceux-ci sont
irrecevables. Néanmoins, ces informations peuvent êtredivulguées ou reçues comme
éléments de preuve dans la mesure exigée parla loi ou nécessaire à la mise en œuvre
ou à l’exécution de l’accord issu dela [Link] l’article 280 du code de procédure civile, Le
tribunal peut mettre lesparties en demeure par une ordonnance non susceptible de recours, de
produire sans un délai qu’il détermine, toutes pièces, tous documents,conclusion ou justification de
nature à lui fournir des é[Link] peut convoquer et entendre tous témoins. Il peut
également prescriretoutes mesures d’instruction et notamment des
[Link] dispositions s’appliquent, que la procédure arbitrale ou judiciaire ou laprocédure
analogue se rapporte ou non au litige qui fait ou a fait l’objet dela procédure de conciliation.
§2- Fin de la procédure
La procédure de conciliation prend fin:* Par la conclusion par les parties d’un accord issu de
la conciliation, à ladate de l’accord;* Par une déclaration du conciliateur indiquant,
après consultation desparties, que de nouveaux efforts de conciliation ne se justifient
plus, à ladate de la déclaration;* Par une déclaration des parties adressée
au conciliateur indiquant qu’ilest mis fin à la procédure de conciliation, à la date de
la déclaration; ou* Par une déclaration d’une partie adressée à l’autre partie ou aux autresparties
et, si un conciliateur a été nommé, au conciliateur, indiquant qu’ilest mis fin à la procédure de
conciliation, à la date de la déclaration.
Le constat
Le tribunal au début de l’audience tente de concilier les [Link] cas de
conciliation, il constate les conditions de l’accord dans les formessuivantes :En matière de conflits de
travail, ou de différents entre employeur et salarié,l’accord est constaté par une
ordonnance. En revanche, si la conciliation n’a pu avoir lieu soit en raison de désaccord des
parties, ou en absence de l’uned’elle ou de son représentant, le
tribunal peut statuer immédiatement. Tout différend de travail susceptible d'entraîner un conflit coll
ectif fait l'objetd'une tentative de conciliation devant le délégué chargé du travail auprès
dela préfecture ou de la province, de l'agent
chargé de l'inspection du travail,de la commission provinciale d'enquête et de conciliation ou devant
lacommission nationale d'enquête et de conciliation, selon la nature
du conflitcollectif, conformément aux articles 552, 556 et 565 [Link] le conflit
collectif concerne plus d'une entreprise, la tentative deconciliation a lieu devant le délégué chargé du
travail auprès de lapréfecture ou [Link] le conflit
collectif ne concerne qu'une seule entreprise, la tentative deconciliation a lieu devant l'agent chargé
de l'inspection du [Link] est
procédé immédiatement à la tentative de conciliation, soit à l'initiativede la partie la plus diligente
qui présente une requête où elle fixe les pointsdu différend, soit
à l'initiative du délégué chargé du travail auprès de lapréfecture ou province ou à celle de
l'agent chargé de l'inspection du travailau sein de l'[Link] est fait application de la procédure
prévue aux articles 558, 559 et 560 ci-dessous, devant
le délégué chargé du travail auprès de la préfecture ouprovince et devant l'agent chargé de
l'inspection du travail.L’agent chargé de l'inspection du travail, selon le cas, dresse
immédiatementun procès-verbal où sont consignés l'accord total ou partiel, la nonconciliation et, le
cas échéant, la non comparution des [Link] procès-verbal est signé, selon le cas,
par le délégué chargé du travailauprès de la préfecture ou province ou par l'agent chargé de
l'inspection dutravail ainsi que par les parties. Copie en est remise aux parties intéresséesou leur
est notifiée le cas éché[Link] la tentative de conciliation n'aboutit à aucun accord, le délégué
provincialchargé du travail auprès de la préfecture ou province
ou l'agent chargé del'inspection du travail ou encore l'une des parties prend l'initiative, dans un
délai de trois jours, de soumettre le conflit collectif du travail à lacommission provinciale d'enquête
et de [Link] matière d’accident
de travail et de maladies professionnelles, l’accord estconstaté par une ordonnance qui indique
la date de l’accident, le point dedépart de l’indemnité ou la rente et tous les éléments
qui ont servi au calculde l’indemnité ou de la rente dans les conditions prévues par la législationen vi
gueur et, en cas de révision de la rente, la mention de l’aggravation oude l’atténuation de
l’incapacité.En cas de non conciliation, soit en raison de désaccord des parties, ou enabsence de l’une
d’elle ou de son représentant, le juge en matière d’accidentde travail et
de maladies professionnelles, établit
un procès verbal de nonconciliation et statut immédiatement ou renvoie l’affaire à une
prochaineaudience , le cas échéantEn matière de sécurité sociale, l’accord est constaté suivant
le cas parprocès verbal ou, lorsque le litige porte sur les indemnités ou pensions, parordonnance
qui indique tous les éléments qui ont servi au calcul des
ditesindemnités ou pensions, dans les conditions prévues par la législationrelative à la sécurité
[Link] c’est le demandeur qui ne s’est pas présenté, et qu’il n’a formulé aucuneexcuse
valable, l’affaire est purement et simplement radié[Link] c’est le défendeur, le juge ou la formation de
jugement statue par défautou par jugement contradictoire selon le [Link] matière de statut
personnel, lorsque le tribunal est saisi d’uneprocédure, il convoque immédiatement les parties à une
audience. A cette première audience, les parties doivent comparaître en personne oupar leur
représentant légal et il est toujours procédé à une tentative deconciliation.
Si cette conciliation intervient, le
tribunal rend immédiatement un jugementconstatant l’accord, qui met fin au litige, à force exécutoir
e n’est susceptibled’aucun [Link] constat de l’accord, soit procès verbal, soit par ordonnance
met fin aulitige. Il a la force exécutoire et non susceptible d’aucun [Link]édure de
conciliation de la chambre d’arbitrage maritime au Maroc :Compte tenu des insuffisances
du droit marocain de l’arbitrage, notammenten ce qui concerne le recours à des procédures
préalables au règlement deslitiges par voie d’arbitrage, la chambre d’arbitrage maritime au Maroc a
prisl’initiative d’en prévoir une afférente
à la conciliation. Ainsi, les parties en litige peuvent décider, avant de recourir à l’arbitrage demettre e
n œuvre la procédure de conciliation en adressant une demandeécrite au secrétariat général de la ch
ambre d’arbitrage, mentionnant lesnoms qualités raisons sociales et adresses des parties, en y joigna
nt lespièces et documents
rapportant au différend, et la provision correspondanteselon le barème de cet organisme. Ensuite, le
secrétariat du conseild’arbitrage communique la demande à l’autre
partie, lui accordant un délaide 30 jours pour donner son accord à la tentative de
conciliation ou larejeter et en cas d’accord, fixera à 90 jours dudit accord le
délai pourexposer son point de vue et communiquer les pièces correspondantes, ainsique la part de
la provision à sa chargeEn cas de refus ou non réponse, dans le délai de
30 jours, la provision versée par le demandeur lui est restituée, après déduction des frais et laconcilia
tion est considérée comme rejetée. Dans ce cas, La CAMM établit unprocès-verbal de
non [Link] contre, après accord sur la conciliation par le défendeur, le conseild’arbitrage
désigne un conciliateur, ou un collège de conciliateurs, à moinsque les parties ne s’entendent elles-
mêmes sur le nom du conciliateur quidans ce cas devra être agréé par cet organe.
Le conciliateur procède alors à l’examen de la demande, communiquedirectement avec les parties,
ou par l’entremise de leurs conseils et s’ilestime pouvoir parvenir à un accord, rédige un procès
verbal de conciliation,fixe le partage des frais entre les parties et transmet le dit procès verbalaux
parties, pour [Link] document doit, en principe intervenir dans un délai de 60 jours après
lasaisine du conciliateur et la constitution du dossier. Il est visé par lachambre d’arbitrage, qui
en délivre des copies aux parties pour leurpermettre d’en requérir l’exé[Link] ailleurs,
la tentative de conciliation échoue, le conciliateur rédige unprocès-
verbal de non conciliation et chaque partie retrouve sa liberté d’aieen arbitrage ou devant le tribunal
, si elle n’est pas liée par une conventiond’arbitrage.L’échec de la tentative de conciliation ne
peut, en aucun cas affecter lesdroits des parties et tous les documents et procès-
verbaux sont gardéssecrets par le conciliateur.
Section II- Effets de la sentence
Etant un acte juridictionnel, quoique libre ou émise par des jugesprivés, la sentence a les mêmes
effets qu’une décision judiciaire. Dés qu’ellea été rendue, elle dessaisit les conciliateurs car leur
mission se termineavec leur
signature et, partant, après l’exercice de leurs pouvoirs. Lesconciliateurs, comme les juges, ne
peuvent rendre une nouvelle décision surle même litige opposant les mêmes
parties, notamment lorsqu’il s’avère quela sentence précédente est entachée de nullité, à moins
qu’il ne soit saisi parun nouveau compromis. Mais dans ce cas, on serait devant une nouvelleaffaire
à régler.
§1- Autorité de la chose jugée.
Etant donné que les parties ont confié le litige au conciliateur pourqu’ils leur trouvent une
solution définitive appropriée, il va de soi que
lasentence ait l’autorité de la chose jugée. Une telle autorité reste cependantrelative. En outre,
l’une des parties à la conciliation peut contester cettedécision pour des motifs
[Link] peut également soutenir, que n’ayant pas de caractère exécutoire,la sentence n’acquiert
l’autorité de la chose jugée qu’après qu’elle soitrevêtue de la formule exécutoire et non dès
son prononcé, sachant que leconciliateur ne détiennent pas un pouvoir de coercition. Aussi le refus
parl’une des parties de consentir à cette exécution permet il de souligner laprécarité de l’autorité de
la chose jugée de la sentence et donc cette autoritén’est acquise que par l’ordonnance de
l’exequatur.
§2- l’exécution de la sentence
L’exécution d’une sentence ne peut d’abord avoir lieu qu’amiablement,par le simple
acquiescement par la partie succombante. Ce consentementn’a même pas besoin d’être établie par
un quelconque écrit (procès-verbal).Pourtant, même si les parties ont consentis au recours à la
conciliation etont débattu de leur litige. Ils arrivent souvent que l’une d’elle refused’exécuter
la décision rendue à son encontre. Aussi l’autre partie n’a- t elled’autre alternatif que de s’adresser
à la juridiction étatique compétente pourque celle-ci attribue à la sentence la formule exécutoire,
dont sonnormalement doté les décisions judiciaires. Cette partie demandel’exequatur de la sentence
en se conformant aux règles légales qui fixent à lafois les pouvoirs du juge de
l’exequatur et la notification de son [Link] son coté, la partie condamnée peut former
un recours contre cettedécision voir contre la sentence elle- mê[Link] l’obtention de l’exequatur
d’une sentence la partie la plus délégante n’aqu’a s’adresser
au président de tribunal compétent dans le ressort duquelelle a été prononcée. Si ce magistrat
ou son représentant qui rendra.
exécutoire la sentence par ordonnance. Sans qu’il soit précisé s’il s’agitd’une ordonnance sur requête
ou d’une ordonnance de réfé[Link] que cette ordonnance fait revêtir
à la sentence l’autorité de lachose jugée, quoique cette position puisse être discutable lorsqu’on adm
etque cette autorité existe dès le prononcé de la décision de conciliation, elleentraine d’autres effets
non négligeable. Ainsi, entant que décision judiciairepublique, même rendu en dehors de la présence
des parties, l’ordonnanced’exequatur est notifiée à la requête de la partie la plus
[Link] sentence prend désormais la forme d’une décision contraignante, àl’instar de tout acte
juridictionnel émis par une
juridiction étatique. Elleest alors susceptible d’exécution forcée à l’encontre de la partiesuccombante
, à moins que celle-ci n’ait requit elle-même
l’exéquatur pour « judiciariser » la sentence et la rendre définitive et empêcher l’autre partie des’y s
oustraire. Enfin, c’est généralement contre l’ordonnance d’exequatur que peuvent êtreformé
l’appel et les autres recours légalement permis.
CONCLUSION
L’intérêt de l’utilisation de la conciliation pour le règlement desdifférends est qu’elle permet de
prendre en compte des considérationsaussi
bien juridiques qu’économiques, politiques ou sociales etdébouche sur une solution tournée vers
l’avenir qui ne cherche pas àdéclarer un vainqueur mais plutôt à rapprocher
les Parties. Une telleapproche apparaît particulièrement appropriée dans le
champ cultureloù l’interaction nourrit le développement des [Link] plus, même si
le rapport de conciliation peut tendre vers laconformité des règles régissant les États membres, il
peut aussiprévoir une panoplie de solutions originales et réalistes et favoriser laparticipation des
États Parties dans leur mise en œuvre. Ainsi, dans lecadre d’une conciliation en vertu de
la Convention sur
la protection etla promotion de la diversité des expressions culturelles, on pourraittrès bien concevoi
r l’utilisation des outils que constituent sesdispositions relatives à la Coopération pour le développem
ent ,ouencore au Fonds international pour la diversité culturelle , pour neciter que ceux là.
Avec le temps, une jurisprudence concernant lesconflits de nature culturelle, élaborée
dans une perspective culturelleet par des experts culturels, pourraient se constituer et servir pour
lerèglement futur des conflits, à condition naturellement que lesrapports de
conciliation soient rendus pub