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Rimbaud : Poésie et Rébellion

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une transition entre le II et le III

Un critique écrit : “être poète, c’est être rebelle, refuser le langage banal que Mallarmé qualifiait
d’ “universel reportage”.
En quoi cette citation éclaire-t-elle votre lecture des Cahiers de Douai?

“Tu as bien fait de partir Arthur Rimbaud”, écrit le poète René Char dans l’hommage posthume
qu’il rend à l’auteur des Cahiers de Douai. C’est en effet une expérience de fugue et de libération
que le jeune Rimbaud consigne en vingt-deux poèmes et qu’il remet sous la forme de deux cahiers
à l’éditeur de Douai, Paul Demeny.
Or, un critique écrit: “être poète, c’est être rebelle, refuser le langage banal que Mallarmé qualifiait
d’ “universel reportage”. En quoi cette citation éclaire-t-elle la lecture des Cahiers de Douai? En
d’autres termes, comment la citation associe-t-elle la création poétique et la révolte? Comment la
poésie devient-elle un refus du langage ordinaire, une rébellion contre le “langage banal” , pour
inventer un nouveau “langage” ?
C’est pourquoi, nous pourrons tout d’abord voir en quoi Rimbaud est un poète rebelle, puis nous
nous pencherons sur sa rébellion poétique contre “le langage banal”.

En premier lieu, cette citation éclaire les Cahiers de Douai, car elle associe la poésie
et la révolte: “être poète, c’est être rebelle”. Rimbaud s’inspire dans ses vingt-deux poèmes
de sa rébellion contre les pouvoirs injustes qui lui imposent une autorité qu’il refuse, la
famille, la société, la tyrannie politique.
Tout d’abord, pour Rimbaud, être poète, c’est bien être “rebelle”, c’est bien se
révolter contre l’ordre social: le poète est un anticonformiste qui tourne en dérision le mode de
vie bourgeois. Ainsi, Rimbaud se rebelle et s’attaque à la mesquinerie de la bourgeoisie dans «
À la musique. Il y brosse un tableau sans pitié des « bourgeois poussifs ». Le “gandin”, le
“notaire”, les “rentiers”, les employés de bureau, leur femme, les “épiciers”, nul n’échappe au
regard méprisant du poète. Ils sont méprisables dans leur aspect physique qui montre leur
suffisance, et dans la petitesse de leurs préoccupations liées à l’argent et à l’apparence. À
l’inverse, l’autoportrait de Rimbaud, au rythme plus vif, le montre en étudiant débraillé. Le désordre
de ses vêtements montre son refus de l’ordre bourgeois, sa rébellion. Nul besoin, comme les
pioupious, de caresser les bébés ou de parler pour enjôler les bonnes, le jeu des regards suffit
pour exprimer le désir, synonyme de liberté. Le poète se tient à l’écart de ces bourgeois et de
leurs serviteurs, qui ignorent la musique et le désir. Il caricature même leur aspect physique, ce
sont de “gros bureaux bouffis”, accompagnés de “grosses dames”. Le poète suggère donc leur
égoïsme de bourgeois dévoreurs de nourriture, pendant que dans “Les Effarés”, de “pauvres
petits” n’ont pas l’argent pour se payer le “bon pain”, et grelottent en “haillons” dans le froid de
l’hiver. C’est pourquoi, le poète se révolte contre le conformisme bourgeois, pour se donner à la
liberté, au désir, et à la musique, donc à la poésie.
En outre, le poète se rebelle par ses attaques contre Napoléon III, le politique, la
religion : sa rébellion est aussi politique. Il refuse toutes les formes de tyrannie. En 1870,

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date des Cahiers de Douai, Napoléon III est Empereur des Français et déclare la guerre aux
Prussiens. Rimbaud suit les traces de Victor Hugo et de son pamphlet Napoléon le Petit. Il montre
son opposition à Napoléon III et à la guerre franco-prussienne. Il utilise la structure du sonnet pour
dénoncer les prétentions bonapartistes. Dans «Morts de Quatre-vingt-douze… », il exalte
l’héroïsme et le sacrifice des soldats morts, nouveaux “Christs”, pour les idéaux de la Révolution
française. Il s’attaque ainsi aux “Messieurs de Cassagnac”. Paul de Cassagnac est un journaliste
bonapartiste. Dans un article, Cassagnac demande aux Français d’oublier leurs différences
politiques pour soutenir l’Empereur dans la guerre. Rimbaud s’indigne de cette manipulation
politique: Napoléon III est un tyran, et Cassagnac le soutient au nom des “pères” de 1792, des
soldats qui ont sauvé la Révolution à Valmy. Rimbaud se rebelle contre cette utilisation de la
Révolution Française pour justifier la tyrannie et la guerre. C’est aussi sous la forme du
sonnet qu’il s’attaque à l’Empereur de manière indirecte , dans « Le Mal », dans lequel sont mis
en accusation et le Dieu qui se rit de la guerre et l’Empereur qui l’a déclarée. Rimbaud refuse donc
un régime politique tyrannique, qui a remis le “joug” sur “l’âme et le front” des Français et qui
provoque la mort de tant de jeunes soldats, comme dans “Le Dormeur du Val”, ou la faim des
enfants, dans “Les Effarés”.
Enfin, le poète est un rebelle à la recherche de La « liberté libre ». Cette révolte contre
toutes les autorités et les injustices va de pair avec la revendication d’une liberté totale, d’une “
liberté libre”, comme Rimbaud l’écrit à Georges Izambard. Cette liberté vraiment libre, Rimbaud la
trouve dans la fugue et le vagabondage. Rimbaud s’enfuit de la maison maternelle, sans argent.
Cette émancipation donne une structure aux vingt-deux poèmes: le premier cahier s’ouvre sur
“Première soirée”, où le poète relate un souvenir amoureux et érotique, un passage à l’âge adulte.
Puis, le poème “Sensation” annonce au futur le projet de la fugue “Par les soirs bleux d’été, j’irai
par les sentiers”. Le dernier vers fait écho à “Première soirée”: “heureux comme avec une femme”.
La fugue est une rebellion contre l’autorité familiale imposée à celui que la mère considère comme
un enfant, que le lycée considère comme un adulte. En fuguant, Rimbaud se rebelle contre ces
deux autorités, la fugue est donc une rebellion qui permet un passage à l’âge adulte. Le
rebelle entre alors dans le monde de l’ ’amour. mais aussi dans une relation totalement
personnelle au cosmos, à la nature par l’écoute des sensations. Dans “Sensation”, la liberté
offerte par la nature loin du monde des humains, comble d’abord les sens du poète, sa vue, son
toucher, “picoté par les blés”. Puis, le poète accède par “l’âme”, opposée à la pensée et à la
parole, à une liberté supérieure, à l’”amour infini”, et au bonheur. L’émancipation par la fugue , la
rebellion, permet d’accéder à une liberté supérieure, et à une parole supérieure, celle de la
poésie. D’ailleurs, le deuxième cahier se referme sur “Ma bohême”, qui conclut ,à l’imparfait,la
fugue. C’est à une autre figure féminine que s’est bien offert le poète: “j’allais sous le ciel, Muse, et
j’étais ton féal”. La rime entre “idéal” et “féal” répond bien à l’”amour infini” de “Sensation”. La fugue
est une émancipation personnelle, loin de l’autorité familiale, une entrée dans la liberté de l’âge
adulte, mais la fugue marque surtout l’entrée dans la Poésie.. D’ailleurs, la fugue, la promenade se
retrouve aussi dans Alcools d’Apollinaire: le poète ouvre le recueil par une promenade dans Paris,
sous le “charme de cette rue industrielle”. La promenade permet de s’ouvrir à la Beauté et de la
retranscrire dans la poésie.
Nous avons donc vu qu’ “être poète, c’est être rebelle”. Le poète s’inspire de son
expérience de la révolte pour écrire ses poèmes. Mais la rébellion de Rimbaud n’est pas que la
rébellion contre des autorités qu’il juge injustes, c’est aussi une rébellion poétique.

Un critique contemporain écrit ““être poète, c’est être rebelle, refuser le langage banal que
Mallarmé qualifiait d’ “universel reportage”. Cette citation éclaire la lecture des Cahiers de Douai,
car elle définit ce qu’est la poésie. La poésie est un refus du langage “banal”, du langage utilisé par
tout le monde, “universel reportage”. La poésie est donc une rébellion contre les clichés du
langage, l’invention d’un langage nouveau et personnel, qui n’appartient pas aux autres.
D’emblée, le jeune poète se rebelle contre la tradition. Il refuse alors les sujets
devenus “banals” de la poésie traditionnelle . Il semble ,en effet,prendre ses distances avec les
grands auteurs qui l’ont précédé. Ainsi, le titre de « Vénus Anadyomène » contient un adjectif
savant “anadyomène”, qui signifie en grec, sortant des eaux. L’adjectif fait référence à une tradition
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en peinture et sculpture qui représente Vénus sortant de la mer, qui lui a donné naissance.
Rimbaud fait croire au lecteur qu’il va représenter Venus de la tradition, comme la “claire Vénus
qui par les cieux erre” de Louise Labé, ou “La Naissance de Vénus”, du peintre Botticelli. Mais, la
“clara Venus” de l’Antiquité et de la Renaissance n’est plus que le tatouage d’une vieille prostituée.
Le poète parodie donc le portrait de Botticelli: le peintre italien fait “émerger” sa déesse de la mer
et d’une coquille, celle de Rimbaud “émerge” d’une “vieille baignoire” en “fer blanc”. La Venus de
Botticelli incarne la beauté parfaite de la Renaissance avec ses cheveux blonds et son teint blanc,
la Venus de Rimbaud a les cheveux “bruns” et le teint “rouge”. Enfin, l’une est une déesse, l’autre
est une prostituée, peut-être atteinte de syphilis. Rimbaud s’émancipe donc de règles de beauté et
d’une culture classique qu’il connaît parfaitement, mais dont il ne veut plus, qu’il refuse, car
tout le monde les connaît, ils sont devenus un “universel reportage”. De même, dans «
Ophélie », poème à la césure régulière et au rythme lent, Rimbaud semble s’aligner sur les poètes
romantiques qui ont souvent repris la figure d’Ophélia, personnage de Hamlet de Shakespeare.
Mais il détruit cette figure poétique noble en la faisant éclater avec violence dans une vision
poétique: « Ciel! Amour! Liberté! Quel rêve, ô pauvre Folle !”. “Tartuffe” ou les “pendus” de
François Villon sont traités avec la même distance ironique. Le poète montre donc qu’il s’émancipe
de l’autorité des grands modèles littéraires. La même émancipation se retrouve dans “Zone”: le
poète en a assez du “monde ancien”, et cherche la beauté nouvelle, celle que les autres ne voient
pas, dans le Paris moderne.
Car, pour chercher à sortir du langage “banal”, les poètes doivent chercher des sujets
nouveaux. Rimbaud, et Apollinaire après lui, explorent les possibilités ouvertes par la Modernité
poétique. Rimbaud est un grand lecteur des poètes modernes de la seconde moitié du XIXe siècle.
Il envoie ainsi ses poèmes au parnassien Théodore de Banville, car il cherche à se faire publier
dans la revue “Le Parnasse contemporain”. Il doit donc faire allégeance à “l’art pour l’art” tout en
affirmant sa différence. Ainsi, le poète souligne qu’il s’inspire du Parnasse dans “Soleil et Chair”,
en multipliant les références mythologiques, ou par la peinture d’Ophélie, qui peut apparaître
comme une représentation d’une forme de poésie froide, sans émotion. Mais Les Cahiers de
Douai contiennent aussi de nombreux poèmes d’inspiration réaliste qui vont à l’encontre des
principes du Parnasse qui s'érigent contre la laideur du quotidien. Ainsi, “La Maline” dépeint
l’univers des restaurants populaires, avec leur vulgarité de couleur, la salle à manger “brune”, ou
leur vulgarité d’odeurs, “vernis et fruit” mélangés. Rimbaud chante la beauté simple et inattendue
des servantes, beauté populaire de la Maline, dont la joue évoque “un velours de pêche rose et
blanc”. Le poète s’amuse donc à aller chercher la beauté là où personne ne la voit, la beauté de la
laideur. Rimbaud admire peut-être plus Baudelaire et ses “fleurs du mal” que le Parnasse. Il
s’inspire de celui qu’il appelle “le vrai dieu”, et lui emprunte ses correspondances des sens: “le
velours de pêche rose et blanc” de la joue de la jeune fille mélange le toucher, le goût, la vue pour
transformer la servante négligée au “fichu à moitié défait” en une muse moderne, et peut-être
même en allégorie d’une nouvelle poésie. “La Maline” pourrait ressembler à un “reportage”,
une description réaliste d’une auberge et de sa servante, mais Rimbaud la transfigure avec
une utilisation sensuelle des mots. Comme Baudelaire, Rimbaud part donc chercher les fleurs,
la beauté, la poésie, dans le mal, la laideur, l’immoralité. Il suit les traces de la Modernité poétique
pour sortir des clichés et inventer sa poésie, son langage.
Enfin, l’ expérience de la liberté contribue à l’invention d’une poésie qui, sous des dehors
de légèreté comme “La Maline”, récit d’une rencontre sans lendemain avec une simple servante;
cherche une langue nouvelle . Le poète se rebelle pour inventer son propre langage. La
poésie reprend son sens grec d’origine, celui de création. En effet, Rimbaud prend des libertés
avec la langue, il crée des néologismes comme le verbe “aiser”, et emploie des expressions
triviales relevant d’un lexique familier, voire incorrect: le “met” perd son s , la servante a “pris ‘une’
froid”. C’est d’ailleurs la servante qui prononce les mots du dernier vers au discours direct, et non
pas le poète. Il fait entrer la langue vivante, fautive, populaire dans la langue poétique. De même,
il semble s’amuser à tordre la langue et la syntaxe. Les nombreux rejets perturbent la cohérence
syntaxique, et parfois même le sens, comme dans les deux premiers quatrains de “Vénus
anadyomène”. Mais ces rejets permettent au poète de donner vie par le rythme à ses vers: les
tercets de “La Maline” voient leur rythme perturbé par les rejets et les tirets: le récit devient alors
une petite scène de théâtre où le “tout bas” est une didascalie. Les tirets permettent de mieux
juxtaposer les impressions du poète “bien sûr”, et les actions comiquement séduisantes de la
servante. La poésie prend vie dans cette liberté nouvelle du sonnet. Rimbaud s’amuse donc,

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comme Hugo, à “disloquer ce grand niais d’alexandrin”. Il annonce l’abandon du vers traditionnel
pour le vers libre qu’il expérimente plus tard dans le recueil Illuminations. Apollinaire invente aussi
sa propre langue poétique: il supprime ainsi la ponctuation, les rimes. Chaque vers suit son propre
rythme. La poésie est donc bien une invention, pas le respect de règles de versification.

Nous avons donc vu qu’être poète, chez Rimbaud, c’est bien “être rebelle”, c’est s’inspirer
de sa révolte contre les autorités injustes pour écrire de la poésie. Mais, être poète, c’est aussi
“refuser le langage banal” pour inventer sa propre langue poétique.
C’est pourquoi, la citation ““être poète, c’est être rebelle, refuser le langage banal que Mallarmé
qualifiait d’ “universel reportage” éclaire bien la lecture des Cahiers de Douai: elle montre que la
poésie de Rimbaud est une révolte totale, de l’individu et du poète contre l’oppression et la
tradition. La rébellion permet surtout à Rimbaud de devenir un poète, à la recherche de son propre
style: il devient un créateur.
Les Cahiers de Douai sont donc un acte de naissance du poète: ils annoncent la grande
émancipation des recueils qui vont suivre, celle du poème “Aube”, où Rimbaud abandonne la
versification pour libérer totalement le vers, et ouvrir la voie à la poésie libre du XXe siècle, comme
celle d’Apollinaire par exemple, ou d’Andrée Chédid, dans Rythmes: “Le poème (...) plus affranchi
que le vent”.

Intro

étape 1 “Tu as bien fait de partir Arthur Rimbaud”, écrit le poète René Char dans
l’hommage posthume qu’il rend à l’auteur des Cahiers de Douai. C’est
présentation auteur en effet une expérience de fugue et de libération que le jeune Rimbaud
et oeuvre
consigne en vingt-deux poèmes et qu’il remet sous la forme de deux
cahiers à l’éditeur de Douai, Paul Demeny.

Etape 2 Or, un critique écrit: “être poète, c’est être rebelle, refuser le langage
banal que Mallarmé qualifiait d’ “universel reportage”. En quoi cette
sujet avec les mots citation éclaire-t-elle la lecture des Cahiers de Douai? En d’autres
du sujet et de la
termes, comment la citation associe-t-elle la création poétique et la
citation s’il y en a
une révolte? Comment la poésie devient-elle un refus du langage ordinaire
problématique: pour inventer un nouveau “langage” ?
reformulation des
mots du sujets, mise
en liaison avec le
parcours et ses mots
clés.

Etape 3 C’est pourquoi, nous pourrons tout d’abord voir en quoi Rimbaud est un
poète rebelle, puis nous pencherons sur sa rébellion poétique contre “le
langage banal”.

Conclusion

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Etape 1 Nous avons donc vu qu’être poète, chez Rimbaud, c’est bien
Bilan “être rebelle”, c’est s’inspirer de sa révolte contre les autorités
injustes pour écrire de la poésie. Mais, être poète, c’est aussi
“refuser le langage banal” pour inventer sa propre langue
poétique.

Etape 2 C’est pourquoi, la citation ““être poète, c’est être rebelle, refuser
Réponse définitive à la le langage banal que Mallarmé qualifiait d’ “universel reportage”
question du sujet éclaire bien la lecture des Cahiers de Douai: elle montre que la
poésie de Rimbaud est une révolte totale, de l’individu et du
poète contre l’oppression et la tradition. La rébellion permet
surtout à Rimbaud de devenir un poète, à la recherche de son
propre style: il devient un créateur.

Etape 3 Les Cahiers de Douai sont donc un acte de naissance du poète:


ils annoncent la grande émancipation des recueils qui vont
ouverture suivre, celle du poème “Aube”, où Rimbaud abandonne la
versification pour libérer totalement le vers, et ouvrir la voie à la
poésie libre du XXe siècle, comme celle d’Apollinaire par
exemple, ou d’Andrée Chédid, dans Rythmes: “Le poème (...)
plus affranchi que le vent”.

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