32.
Contraintes – Définitions – Conventions
F2 Autour du point M
facette d’aire dS*
F3 F1
de normale n
M
Fi
n
y fn
x Fn f
M
f est la force exercée sur la facette dS ft
f
est la contrainte sur la facette
dS
f n est la contrainte ft est la contrainte de
normale à la cisaillement ou
dS facette dS dS tangentielle à la
facette dS
32. Contraintes – Définitions – Conventions
n
Une force ou contrainte normale
de compression est positive ( > 0 )
M
dS
Une force ou contrainte tangentielle
ou contrainte de cisaillement
qui entraîne un couple dans le sens
horaire par rapport à un point
extérieur à l’élément de sol est
positive ( > 0 ).
Conventions opposées à celles généralement
utilisées en calcul de structure
Question : comment varie f/dS et donc σθ et τθ lorsque
la facette dS pivote de qautour du point M.
33. État plan de contraintes
331. Équilibre d’un prisme autour du point M :
A'
Le prisme est choisi
A de telle manière que :
x 1
AA’ = 1 et AC = 1
B'
M 1 C'
B
C
y les facettes AA’B’B
et BB’C’C ne subissent
Figure avec des contraintes pas de cisaillement.
Les contraintes principales Ce sont, par définition,
agissent des plans principaux et
sur des plans où τ = 0. σx et σy sont des
contraintes principales.
331. Équilibre d’un prisme autour du point M :
La figure précédente devient : L’équilibre du
prisme s’écrit :
[Link]() Fh 0
M
[Link]() Fv 0
Figure avec des forces
Soit : x . cos() .sin() . cos() 0
y .sin() . cos() .sin() 0
θ : angle de la normale à la facette avec la direction principale horizontale
331. Équilibre d’un prisme autour du point M :
Les deux 2 équations permettent d’exprimer σα et τα
x y x y
. cos(2)
2 2
x y
.sin( 2)
2
La contrainte principale maximale s’appelle la
contrainte principale majeure et est notée σ1
La contrainte principale minimale s’appelle la
contrainte principale mineure et est notée σ3
3 1 3
1 . cos(2)
2 2
1 3
.sin( 2)
2
332. Cercle des contraintes de Mohr
Rappels…: y
x = R . cos(α) O x
y = R . sin(α)
R
x = d + R . cos(α)
x
O
y = R . sin(α)
R
d
La représentation des équations de σθ et τθ dans un
système d’axes σ – τ s’appelle
le cercle des contraintes de Mohr.
332. Cercle des contraintes de Mohr
3 1 3
1 . cos(2)
2 2 1
q
3
1 .sin( 2)
2
3
cercle
1 3
sq 2
angle θ
t
q
1 3
2
333. Exemple
52 kPa τ
20
35° 32
12 kPa
sq=38,8 σ
35° 12 35° 70° 52
t
q=18,8
3
1
3.4. Contrainte totale,
contrainte effective (sol saturé)
341. Contrainte totale
z=0 La contrainte
totale verticale
z à la profondeur
σ = σ1 = γsat.z z correspond au
poids des terres
d’un cylindre,
situés au-dessus
du point de calcul,
σ3 < σ1 ayant une base
de 1 m2.
342. Contrainte dans l’eau
ou pression interstitielle
z=0 La contrainte
dans l’eau ou
pression interstitielle
z à la profondeur
uw = γw.z z correspond au
uw = γw.z poids de l’eau
d’un cylindre,
situés au-dessus
uw = γw.z du point de calcul,
ayant une base
de 1 m2.
Cette pression est la même quelle que soit
l’orientation de la facette considérée (cf ET °A)
343. Contrainte intergranulaire
ou contrainte effective
La répartition des contraintes entre le squelette
solide (grains) et l’eau est représentée par le postulat
de Karl TERZAGHI (proposée en 1925)
1883-1963
z
σ = σ’ + uw
'1 + uw
' + uw
σ’ = σ - uw
'2 + uw
τ’ = τ
346. Exemple 1
γs = 2,65.104 N/m3
1
sable
sec L1=4 m
γw = 1.104 N/m3
e = 0,75
1. s e. w
sat 1,94.104 N.m 3
sable 2 e 1 e
saturé
σ1 et σ’1 ?
1+e
1. s
L1=6 m 1 d 1,51.10 4 N.m 3
1 e
1 1.L1 2 .L 2
1 1,51.104.4 1,94.104.6 177 kPa
u w w .h eau 1.104.6 60 kPa '1 1 u w
'1 1 u w (17,7 6).104 117 kPa
346. Exemple 1
σ’1 est la contrainte effective principale majeure
La contrainte effective principale mineure σ’3 est
obtenue à partir de : ' '
3
h
K0
'1 ' v
où K0 est le coefficient des terres au repos
Par exemple, si K0 = 0,5 alors s’3= 117.0,5 = 58,5 kPa
t
58,5 117 Cercle de
Mohr des
s contraintes
effectives
346. Exemple 2
(γsat – γw) = γ’
est le poids
volumique déjaugé
L
Sachant que (ex1) :
1. s e. w
sat
z γw.L γ’.L 1 e
γsat.L on retrouvera :
s w
'
L
'
sat .L w .L ( sat w ).L '.L
1 e
Voir §231 des
écoulements
346. Exemple 2
' sat .L w .(L h )
h
h
' L.( sat w .(1 ))
L
L
h/L est le gradient hydrau-
lique « i ».
zγw.(L+h) Si, par augmentation de h,
σ’ vient à s’annuler, les
γsat.L
grains ne sont plus en
contact et peuvent se
' 0 sat w .(1 i) 0 mouvoir…
sat w Voir §231 des écoulements
ic
w « Renard par soulèvement »
35. État de contraintes sous chargement
Principe : chargement
M M
σz = σz0 σz = σz0 + ∆ zσ
L’accroissement de contrainte ∆ zσdû au chargement
se détermine, le plus souvent, à partir d’abaques.
Contrainte réelle – principe de superposition
Principe de superposition
dans le domaine élastique linéaire, l'effet produit par l'action
simultanée de plusieurs forces est égal à la somme de ceux
produits par chacune des forces agissant séparément
σz =σv 0 +Δσz
contrainte à la contraintes dues
profondeur z contrainte due au aux surcharges
poids des terres
sol : milieu semi-infini élastique
35. État de contrainte sous chargement
Exemple d’une charge ponctuelle (Boussinesq 1885).
P 3.P
A v cos 5
2..z 2
3.P
AM = r h cos 5
. sin 2
v 2..z 2
M
z h
Abaques
Même principe pour des charges linéaires, uniformément
réparties, réparties sur une surface circulaire,
rectangulaire, chargement de type trapézoïdal…
Charge répartie : q
Principe de calcul
- Intégration de d(Δσz )
- formule de Boussinesq
- principe de superposition
- différentes distributions de charges
- milieux semi-infinis et non pesants
- Cas usuels de chargement
(fondations, remblais…)
- formules pour les cas simples
- abaques
Δσz contrainte sur une facette horizontale
- Principe de calcul
q charge verticale uniformément répartie
Δσz = I ⋅ q I coefficient d'influence (<1), qui dépend de
-z
- écartement par rapport à la zone chargée
- forme et dimension de la surcharge
Charge uniforme circulaire
Charge uniforme
rectangulaire
Abaque de Steinbrenner
- calcul sous un angle de
l'aire chargée
- I en fonction de
L/z et B/z
- L et B
interchangeables
uniforme rectangulaire
Exemples
1 2
A
1 2
4 3
4 3
IA = I1 + I2 + I3 + I4 B
IB = I1 + I2 - I3 - I4
Charge uniforme répartie sur une surface quelconque
Abaque de Newmark 1 carreau = 0,005
longueur ab
profondeur z du point sous lequel on cherche la contrainte
• ouvrage dessiné à partir de cette échelle
ab
• centre de l'abaque : point sous lequel on
cherche la contrainte
• contrainte proportionnelle au nombre de
carreaux dans la surface chargée
Δσz = I ⋅ q = 0,005 ⋅ n ⋅ q
AB = 1,5 x OQ
environ 8 carreaux
Δσz = I ⋅ q = 0,02 ⋅ n ⋅ q
Δσz = 0,02 × 8 × 250 kPa
Δσz = 40 kPa
Pour une autre profondeur,
nouveau dessin avec nouvelle échelle
Charge trapézoïdale de longueur infinie (demi-remblai)
Abaque d'Österberg
Charge triangulaire de longueur b (talus)
Abaque de Fadum
Distribution simplifiée
- méthode la plus simple
- valeur approximative des contraintes
• diffusion uniforme des contraintes avec la profondeur
• limitée par des droites faisant une pente 2:1 (vertical:horizontal)
même charge totale
mais sur une surface plus
grande
Fin du thème
« État de contraintes »