TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 1
BETON ARME
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I- GENERALITE
Une construction comporte des éléments porteurs :
Horizontaux : planchers, poutres, linteaux ….
Verticaux : murs porteurs, poteaux ….
On les appelle ‘’éléments porteurs’’ car ils servent à transporter les charges de la
construction jusqu’au sol de fondation.
Les charges que reçoivent les éléments porteurs sont décomposées en plusieurs
catégories :
Charges permanentes : essentiellement le poids propre du bâtiment ;
Charges d’exploitations : poids des occupants, des équipements….
Charges climatiques : neige, vent.
Charges accidentelles : séisme ….
1.1- Définition
Le béton armé est une association hétérogène du béton et de l’acier.
1.2- Raisons de l’association béton acier
Les raisons qui favorisent l’association du béton et de l’acier dépendent
essentiellement des caractéristiques des matériaux
Caractéristiques des matériaux
BETON ACIER
Le béton résiste bien à la compression L’acier résiste bien en compression :
: 20 à 50 Mpa à 28 jours environ 240à 500Mpa suivant le type d’acier
Le béton résiste très mal à la traction L’acier résiste très bien en traction (
(environ 10 fois moins qu’en résistance identique à celle de la
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compression)2 à 5 Mpa à 28 jours. compression) 240 à 500 Mpa
Le béton ne s’allonge quasiment pas L’acier s’étire fortement avant rupture :
avant de fissurer : 1/10° de mm/m au environ 140 à 250mm/m suivant la nature
plus de l’acier.
Le béton se dilate sous l’effet de la L’acier se dilate sous l’effet de la
chaleur : = 0.012mm par m et par °C chaleur=0.012 mm par m et par °C
Le béton se met facilement en place. L’acier permet l’adhérence du béton
Il se moule facilement.
Il enrobe les aciers
Le béton est protecteur. Il n’est pas L’acier est protégé par le béton
détérioré par l’eau (lorsqu’il est
convenablement réalisé).
Il protège les aciers de la rouille.
1.3- Les étapes de construction d’un ouvrage en B.A.
On distingue principalement quatre étapes :
Le Ferraillage (façonnage, assemblage et la pose)
La Réalisation du moule (coffrage)
Le Bétonnage (la mise en œuvre)
Le Décoffrage
1.4- Domaines d’Emploi du B.A : les éléments et ouvrages
Le béton armé s’emploi pour :
Tous les ouvrages de bâtiments et de Génie-civil
Fondations :
Tous les éléments de structures (éléments porteurs) poteau poutres,
escaliers ; planchers etc.
Les ouvrage d’art : barrages ; ouvrages maritimes
Travaux routiers : chaussées
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II- COMPOSANTS DU BETON ARME
Le béton armé est un matériau composite constitué de béton et de barres d'acier
qui allient les résistances à la compression du béton et à la traction de l'acier.
2.1- béton
Le béton est un mélange en proportion convenable de ciment, de granulats
(sable ; gravier), de l’eau et éventuellement un adjuvant (en faible quantité).
2.1.1 –Ciment
a) Définition :
Le ciment est une poudre fine obtenue à partir du mélange de calcaire et argile
porté à haute température puis broyé et mélangé à d’autre produits. C’est un liant
hydraulique.
b) Constituants de base du ciment
Les ciments usuels sont fabriqués à partir d'un mélange d’environ 80 % de
calcaire (CaCO3) et de 20 % d'argile (SiO2–Al2O3). Selon l'origine des matières
premières, ce mélange peut être corrigé par apport de bauxite, oxyde de fer ou
autres matériaux fournissant le complément d'alumine et de silice requis.
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c) Quelques types de ciments usuels d’après la norme NF 15.301
Ciment Portland ; CPA : Ciment contenant au moins 95 % de clinker,
caractérisé par une excellente résistance mécanique ; utilisé pour les
parties non enterrées des ouvrages en béton armé ou précontraint mais
inadapté pour les travaux massifs à cause du retrait
CPJ : Ciment obtenu en ajoutant au clinker (entre 65 et 94 %), avant
broyage, d'autres composants tels que du laitier, des pouzzolanes, des
schistes calcinés, des cendres volantes, etc. D'un coût moindre que le
ciment Portland, il convient bien pour tous les travaux courants de
maçonnerie et de béton armé ou précontraint et pour les travaux massifs
exigeant une élévation de température modérée mais craint les eaux
agressives.
CHF : Ciment de Haut Fourneau (ciments contenant entre 40 et 80% de
laitier)
CLK : Ciment de haut fourneau contenant entre 81 et 95% de laitier,
appelés précédemment ciments de laitier au clinker
CLC : Ciment contenant entre 20 et 64 % de clinker, entre 18 et 50 % de
laitier, le reste étant des pouzzolanes naturelles ou des cendres volantes
siliceuses. Ses propriétés sont proches de celles du ciment de haut
fourneau mais il est plutôt utilisé dans les milieux moyennement agressifs
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Ciment prompt : Ciment naturel, obtenu avec une température de
cuisson modérée (1 000 à 1 200 °C), caractérisé par une prise rapide
(quelques minutes) à demi-lente (30 mn maximum), une résistance
mécanique élevée à très court terme mais dont la progression est ensuite
limitée, et un retrait faible ; utilisé pour les scellements, les réparations,
les bétons projetés,
Alumineux ou fondu
d) Les classes de résistance des ciments
La mise au point de la résistance d’un ciment n’est pas seulement déterminée par
sa composition mais également par sa finesse de broyage. On distingue quatre
classes 35 – 45 – 55 et HP (hautes performances)
Cette division repose sur un essai de résistance à la compression après 28 jours.
e) Caractéristiques du ciment
Masse volumique : 300 12500kg/m2
Masse spécifique : 3100kg/m2 densité absolue 3,1
Finesse de mouture du ciment 2800 cm2/g
2.1.2 Les granulats
a) Définition :
On appelle granulats des matériaux pierreux de petites dimensions, produits par
l’érosion ou le broyage mécanique (concassage) des roches. Ce sont des matériaux
inertes entrant dans la composition des bétons et mortiers. Ils constituent le
squelette du béton et ils représentent, environ 80 % du poids total du béton. Ils
sont constitués de sables (Gros et Fin) et de gravier. Cependant, les granulats
doivent satisfaire à certaines exigences de qualité pour qu’ils soient utilisés dans le
béton. Il y a deux Intérêts d’utiliser des granulats dans le béton :
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Le 1er économique : Diminution de la quantité de liant (ciment et addition) ; et
le2eme technique : Limitent les variations dimensionnelles dans le béton (les
granulats sont plus rigides que la pâte de ciment)
b) Classification des granulats selon la provenance :
Granulats naturels :
Granulats roulés : ils sont les résultats de la désagrégation des roches par
l’eau, le vent ou le gel.
Ainsi se sont formés des dépôts sédimentaires de grains de grosseur allant du
sable fin aux gros blocs, de natures minéralogiques différentes.
Trois catégories de granulats roulés existent dans la nature :
- Les granulats de rivière.
- Les granulats de mer.
- Les granulats de dunes.
N.B. : Les granulats roulés se caractérisent par leur aspect de grains arrondis et
polis.
Granulats concassés (de carrières) : ils proviennent du concassage de
roches dures (granits, porphyres, basaltes, calcaires durs…etc.). Ils sont
caractérisés par un aspect anguleux à arêtes vives.
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Granulats artificiels :
Ils proviennent de la transformation thermique des roches (exemple : laitier du
haut fourneau) ou de démolition d’ouvrages.
c) Classification des granulats selon la grosseur :
Selon leurs dimensions on distingue : les sables, les graviers, les cailloux, les galets
et les moellons. Les dimensions soulignées sont celles de la série de base
préconisée par la norme européenne (NF EN 933-2).
On distingue les familles de granulats suivantes :
— fillers 0/D où D < 2 mm avec au moins 70 % de passant à 0,063 mm
— sablons 0/D où D < 1 mm avec moins de 70 % de passant à 0,063 mm
— sables 0/D où 1< D< 6,3 mm ;
— graves 0/D où D> 6,3 mm ;
— gravillons d/D où d > let D< 125 mm ;
— ballasts d/D où d > 25 mm et D < 50 mm.
d) Désignation des granulats :
Les granulats sont souvent désignés en fonction de leur plus petite et leur plus
grande dimension comme suit :
Granulat d/D : sable ou gravier
d : dimension minimale des grains
D : dimension maximale des grains
Exemples : granulats rencontrés en pratique : sable 0/3, gravier 3/8, gravier 8/15,
gravier 15/25.
On doit procéder au lavage du granulat avant utilisation, si sont connues les
quantités d’impureté (Par ES de sable 70 < ES< 80)
e) Caractéristiques des granulats
Masse volumique des granulats traditionnels 2600kg/m2
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Masse spécifique des granulats traditionnels 1700kg/m2
Compacité
La compacité est le rapport du volume des pleins au volume total. Ou volume des
pleins par unité de volume apparent.
Porosité
En général la porosité est le rapport du volume des vides au volume total.
Module de finesse (Mf) : sont les pourcentages ramenés à l’unité des
refus cumulés sur tamis de module 23 suivant de 3 en 3jusqu’à 38. Le
sable bon, régulier entre les tamis 23 à 38 doit avoir pour Mf=2.5
2.1.3 Eau de gâchage
Pour convenir à la confection de béton, les eaux ne doivent contenir ni composés
risquant d'attaquer chimiquement le ciment, les granulats ou les armatures, ni
particules en suspension dont la quantité pourrait modifier ses qualités originelles.
La norme P 18-303 limite à cet effet le pourcentage de matières en suspension à 2
ou 5 g/l et la teneur en sels dissous à 15 ou 30 g/ l suivant la nature du béton.
Dans la catégorie des eaux susceptibles de convenir à la confection de béton, on
trouve :
Les eaux potables
Les eaux de recyclage provenant du rinçage des bétonnières ou des
camions malaxeurs à condition de vérifier leur aptitude dans le cas de
changement de ciment ou d'adjuvant d'une gâchée à l'autre.
Lorsque ces eaux comportent des éléments fins provenant des matériaux entrant
dans la confection des bétons (ciments. Fines des sables...). Il est possible de les
utiliser après passage dans des bassins de décantation :
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Les eaux de pluie et de ruissellement, les eaux pompées, tant qu'elles
restent conformes aux prescriptions de la norme, conviennent
également.
À côté, les catégories d'eaux ne devant pas être utilisées comprennent :
Les eaux usées :
Les eaux vannes ou contenant des détergents :
Les eaux industrielles susceptibles de contenir des rejets organiques ou
chimiques.
Ces différentes eaux doivent obligatoirement subir des analyses concluant à leur
non - nocivité avant tout emploi.
2.1.4 les adjuvants
Les adjuvants désignent les produits chimiques incorporés en petite quantité aux
mortiers ou aux bétons lors de leur fabrication ou ultérieurement, afin
d’améliorer leurs propriétés.
NB : la quantité d'adjuvants incorporée est inférieure à 5 % de la masse de ciment
Les adjuvants contribuent donc à la maîtrise :
Des caractéristiques finales d'un béton durable en influençant :
Sa résistance mécanique,
Sa résistance aux chocs,
Sa résistance à l'abrasion,
Sa résistance au gel,
Sa résistance chimique,
Sa couleur et son esthétique,
Son imperméabilité.
Des contraintes de mise en œuvre :
En optimisant les coûts de production,
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En optimisant les cadences de rotation des coffrages, les cadences de
manutention des pièces,
En optimisant les délais et difficultés d'exécution et de remise en service,
En optimisant les conditions d'application : température, humidité,
immersion,
En améliorant les conditions de travail,
En respectant de l'environnement.
2.2 - Acier
2.2.1- Mode de sollicitation des aciers dans le béton armé
Les barres d’acier sont toujours enrobées de béton et n’ont entre elles que peu de
contacts. Les charges sont appliquées au béton et c’est le béton qui transmet ces
charges aux aciers.
2.2.2- Rôle et qualité des aciers en B A
Les aciers ont essentiellement pour rôle de :
Adhérer au béton
Absorber les efforts de traction
Demeurer solidaire du béton pour limiter ses déformations.
NB : les aciers ont un comportement identique en traction et en compression
Pour calcul des ouvrages en BA, les Aciers sont définis par les règles
BAEL, l’euro code, et quelques fois par des spéciations propres à certains pays
2.2.3- Obtention des aciers
Les Aciers pour BA sont obtenus par laminage (on obtient des barres) ou par
tréfilage (procédé pour obtenir les fils en acier : on fait passer la barre dans une
filière.)
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Laminage : passage dans le laminoir de lingot d’acier pour obtenir les barres lisses
ou croutées (barre à haute adhérence HA)
Tréfilage : passage dans une filiaire d’un acier pâteux.
Les barres laminées, peuvent être écrouies par traction ou torsion plus traction
pour augmenter la limite élastique par rapport à la limite initiale apparente.
2.2.4- Désignation suite au calcul
L’acier se désigne par sa forme : barre ou fil lisse ou acier haute adhérence HA
exemple tore)
Nuance entre les barres d’aciers : doux, mi- doux, durs correspondant au % du
carbone. Plus le taux de carbone est élevé, plus la barre est dure
2.2.5- Classification suivant la norme française
A35-015 barres lisses en acier naturel qui sont :
FeE215
FeE235
A 35-016
A35-019 définissent les barres et fils HA et les treillis soudés.
A35-022
On distingue donc pour cela quatre types d’acier
Chaux de nuance dure pour type 1 : barre HA obtenu par laminage
. Type 2 : HA obtenu par laminage à chaud de nuance dure plus écrouissage.
. Type 3 : fils
. Type 4 : Treillis soudés (à fil lisse HA).
2.2.6- Caractéristique des aciers
Les aciers destinés au béton armé sont caractérisés par les éléments suivants :
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Diamètre normal : c’est la dimension transversale noté ø à partir de laquelle
on nomme les barres.
Ronds lisses et barre HA (6-8-10-12-14-16-20-25-32-40)
Les fils HA (6-7,8-9-10-12)
TS (3 à12) à ½ dimension
Dimensions commerciales :
La longueur des barres et fils varies en fonction des fabriquant mais elle est
comprise entre 6 et 18m
Les treillis soudés (TS) se présentent soit :
En Roulans de dimensions commerciales l=2.40m ; L=50m ;
En Panneau de dimension l=2.40m ; L =3 à 5m à écrouis
Espacement de fils : on a des fils porteurs espacés de : 75-100-125-150-
200mm et les fils de répartition espacés de : 100-150-250-300mm
Caractéristiques mécaniques
Limite élastique notée Fe
Type Nuance Fe en Mpa
Ronds lisses ou FeE215 215
Aciers doux ([Link]) FeE235 235
Barre et fils HA FeE400 400
FeE500 500
T.S TSL 500 500
Fils lisses vu HA ISHA 500
Module d’électricité de l’acier E =2.105 Mpa
Diagramme contrainte déformation Pour acier de type 1, 3, 4 et A. dx.
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Fiche d’homologation
C’est un document qui reprend toutes les caractéristiques à savoir :
Désignation commerciale ; HA, Adx, TS
Désignation sur dessin : HA ou TS
Provenance
Classe
Nature
Caractéristiques mécanique garanties (Fe, résistance)
Caractéristiques géographiques garanties (section, forme)
Caractéristique d’adhérence (coef de fissuration, de scellement)
Diamètre minimal du mandrin de ceintrage (appareil de façonnages
Longueur commercial
Recommandation divers (façonnage, sondage)
NB : Soudage : méthode de souder
Soudure : Résultat obtenu
2.2.7- Type et forme des armatures
On distingue :
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Barres de traction ou barre porteuses
Barre droites avec ou sans crochets
Barre relevées appelées barres bateau
Barre droite ayant un seul crochet à une extrémité appelées équerres
Barre de compression ou barres droites
Entre ces deux types (traction et compression) il y a des barres de liaisons qui sont
des armatures transversales (Épingle, étriers, cadres)
Autres barre (barres d’attente, de réparation, de montage ou de construction,
de couture ou de peau.)
Les fers ronds lisses Les fers haute adhérence
Treillis soudé en fer HA Treillis soudé en fer lisse
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Aptitude au façonnage et au soudage
L’aptitude au façonnage est déterminée par les essais de pliage ou de pliage suivi
de dépliage. Ces essais permettent de déterminer le rayon minimal du mandrin
(de cintrage) sur lequel les barres peuvent être cintrées si nécessaire.
Tous les aciers pourraient être soudés à condition d’y mettre le temps, les moyens
et le prix.
III- PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT DU BETON ARME
3.1- ressemblance et différence entre les matériaux béton et l’acier.
a- Point communs :
Le béton et l’acier ont un même coefficient de dilatation d’où leur
adhérence (liaison) est possible.
L’acier est protégé par le béton (béton adhérent) d’où l’association béton
acier.
b- Différences :
Pour un effort égal supporté en compression :
Le béton protège l’acier,
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Il résiste 12 à 15 fois en compression qu’en traction.
Il se rompt sans s’allonger
Le béton est plus économique
L’acier exige une protectrice
Il résiste en compression et en traction
Il s’allonge beaucoup avant rupture
Il est plus couteux que le béton.
IV- FONCTIONNEMENT DU BETON ARME
4.1- Principes :
Les principes du béton armé sont appliqués aux éléments de construction
tels que : fondation, poutre, planchers balcon.
Ces principes résultent :
Des caractéristiques du béton et de l’acier ;
Des caractéristiques du bon fonctionnement des ouvrages ;
Des critères économiques et de sécurité.
Critères économiques et de fonctionnement :
Le béton équilibre surtout les efforts de compression dans les zones
comprimées des ouvrages en B.A
L’acier équilibre surtout les efforts de traction, il sera placé dans la zone
tendue.
Condition de bon fonctionnement des ouvrages : le béton et l’acier sont
associés grâce à l’adhérence mutuelle des matériaux.
Critère de sécurité
La résistance à la traction du béton n’est pas prise en charge dans les
calculs.
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Les coefficients de sécurité sont appliqués aux résistances possibles du
béton et de l’acier.
4.2- Applications
Effet de compression sur le poteau
1er cas h ≤ 15 a, 2e cas h > 15a le poteau peut céder par :
Expansion latérale du béton (traction)
Cisaillement à 45° environ
Le poteau élancé peut céder par flexion d’où la nécessité d’insérer dans le poteau
les cadres et les aciers longitudinaux.
La poutre fléchie est soumise à la fois à :
L’effort de compression (en haut)
Effort de traction (en bas) dû à la flexion
Un cisaillement oblique dû aux actions verticales de sens contraire.
Action des appuis dirigés vers le haut
Action des charges dirigées vers le bas (effort tranchant)
Conclusion :
1- aciers principaux
Il faut 2- cadres
3- les barres de montage
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Position des aciers principaux dans les zones tendues
En haut sur les appuis (chapeaux)
En bas prolonger obligatoirement jusqu’aux appuis
V- QUALITES ESSENTIELLES DU BETON ARME.
5.1- Adhérence : Acier – béton :
La résistance d’une pièce en béton armé suppose que ses armatures ne
puissent pas glisser suivant leur axe par rapport à la pièce. C’est l’adhérence au
béton qui empêche ou limite ces glissements.
Phénomène d’adhérence :
Etude expérimentale d’arrachement.
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Soit une éprouvette prismatique en béton au milieu de laquelle a été placée avant
coulage une barre ronde rectiligne dépassant l’éprouvette aux extrémités (cf.
figure).
Après durcissement du béton, on place l’éprouvette sur une machine de traction
et on exerce un effort de traction N sur la barre. On mesure en fonction en de
l’effort N le déplacement de la barre au droit point A soit (UA) et au droit du point
B soit (UB).
Conclusion et intérêt de l’essai d’arrachement.
La résistance offerte à l’arrachement de la barre sous l’effet de la force N :
elle varie avec les états de surface de la barre
Des forces de liaison empêchent la barre de glisser dans la gaine du béton
qui l’entoure.
Ces forces de contact assurent la transmission des forces de l’acier au béton
et réciproquement, il s’agit d’une adhérence.
L’adhérence tangentielle est due à des forces tangentielles de frottement grâce aux
irrégularités de la surface de la barre et à la formation d’une ferrite de chaux.
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Il est à noter que l’adhérence n’est pas comparable à un simple collage car elle
subsiste quand le glissement généralisé de la barre est amorcé.
5.2- facteurs influents sur l’adhérence.
Acier :
- forme des surfaces latérales des barres :
L’adhérence est améliorée lorsqu’une barre possède des nervures en saillies :
L’effort qu’il faut appliquer à une barre polie pour obtenir l’arrachement est
inférieur à celui d’une barre brute de laminage de même diamètre.
Béton :
L’adhérence est une fonction croissante de la résistance à la compression
du béton (fcj) en conséquence, elle augmente avec l’âge du béton.
Condition de moulage : la vibration du béton améliore l’adhérence : une
barre en position verticale à une meilleur adhérence qu’une barre en
position horizontale
NB. Sur les ronds lisses, il se forme une série de tronc de cône emboîtée qui
viennent serrer la barre et les empêchent de glisser.
L’adhérence par entraînement oblige le béton à suivre l’armature.
VI- MOYEN DE MISE EN ŒUVRE DU BETON
6.1- LES COFFRAGES
6.1.1- le rôle et qualités des coffrages :
Le rôle capital d’un coffrage est d’imposer sa forme définitive au béton coulé :
c’est le moule qui doit alors être :
Stable (indéformabilité)
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Etanche (fuite de laitance limitée) en serrant efficacement les panneaux.
Manutention able pour servir les travaux exécutés.
Rentable au moment de la fabrication et de l’utilisation sur le chantier.
Un élément de productivité de chantier en devenant coffrage – outil.
Le coffrage doit présenter une sécurité.
6.1.2 Conception du coffrage :
Les principes à suivre pour concevoir un coffrage rationnel sont :
Le plus grand nombre de réemploi possible. A cet effet, le coffrage doit
être considérer comme outil, et matériel,
Les dimensions et le nombre de moules à réaliser dépendent de la
méthode d’exécution des éléments d’ouvrage à exécuter.
La réalisation du coffrage exige un calcul en fonction des charges, des
poussées, des chocs qu’il peut avoir à subir.
Le choix judicieux des matériaux constitutifs doit se faire en tenant compte
de l’économie des moyens de manutention et des qualités que doit avoir un
coffrage.
La résistance des coffrages.
6.1.3- Les charges à prendre en compte dans la réalisation du coffrage :
Le poids propre du béton, poids des ouvriers, poids du matériel,
incidence des surcharges pour le coffrage horizontal.
Effort sur les coffrages verticaux :
La pression exercée contre les parois de coffrage par le béton frais dépend de :
La consistance du béton employé,
La rapidité de mise en œuvre,
Le temps nécessaire à la prise du béton comme hydrostatique, cette valeur
ne dépend pas de la masse, mais uniquement de la hauteur du béton frais.
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P=ρxgxh
Remarque : On note que la pression n’est pas maximale à la base du coffrage ce
qui veut dire qu’il faut placer des étais ou les entretoises aux endroits où la
pression à la base est minimale grâce au frottement des granulats sur le sol.
6.1.4 – Terminologie du coffrage courant, choix de matériaux constitutifs :
[Link]- Coffrage traditionnel : en planches non rabotées :
Coffrage traditionnel en bois
Avantages :
- Coffrage à la demande selon les dimensions de l’ouvrage.
- La mise en œuvre facile ne nécessitant aucun outillage particulièrement coûteux.
- Les planches isolent le béton du froid et de la chaleur, ce qui assure une prise
plus régulière.
- Le parement rugueux obtenu sans bullage facilite l’accrochage de l’enduit
éventuel.
- Le coût du bois est moins cher par rapport au contre – plaqué, tôle et matière
plastiques.
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Inconvénients :
- Une main d’œuvre qualifiée, les coffreurs expérimentés possédant le minimum
de connaissance des matériaux qu’ils emploient, sachant lire un croquis de
coffrage et ayant le souci de l’économie du bois : ceci pour éviter le gaspillage des
matériaux et du temps, la malfaçon dans l’exécution de l’ouvrage.
Même pour les ouvriers compétant, ce procédé se solde par :
Un nombre de réemploi de planches très limité (2 à 5 fois) du fait du
manque d’homogénéité et de la médiocrité du bois dans le temps et sous
les intempéries ;
Des coupes intempestives entrainant des pertes de bois ;
Un stockage et un entretien plus difficile à réaliser.
Conditions d’emploi
Ce procédé est destiné :
Au béton enterré
Aux parements du béton assigné à recevoir soit un enduit soit un habillage
des pierres pelliculaires soit des plaquettes diverses de revêtement
extérieur.
Aux travaux dont la surface à coffrer n’est pas importante.
[Link]- Coffrage en contre- plaqué
Il est utilisé pour les travaux non répétitifs ou pour des murs à faible
hauteur.
Les deux parois sont coffrées par des panneaux de contre- plaqué
maintenus pars des raidisseurs verticaux.
On distingue :
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Le coffrage C.T.B.O (Centre Technique de Bois Ordinaire)
Les feuilles du contre- plaqué sont assemblées par une colle qui se dissout dans
l’eau. L’utilisation de ce contre- plaqué varie de 12 à 15 réemplois.
Le coffrage C.T.B.X (Centre Technique de Bois de qualité)
C’est du bois de qualité de réemplois élevé (40 à 50 fois avec entretiens exigés) et
permet un grand nombre de réemplois.
Coffrages en contreplaqué
Inconvénients
- Il est 3 fois plus cher que la planche ordinaire (au m2).
Le contre – plaqué supporte mal les manutentions trop répétées.
Réduction du nombre de réemploi due aux griffures des armatures, aux
actions de clouage et de déclouage.
Avantages
- Economie de matériaux du fait de sa présentation en grande plaque directement
utilisable.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
- Economie de main d’œuvre d’exécution : confection de panneaux standards et
leur nettoyage plus aisé.
- bonne qualité du parement. Les contreplaqués en feuille mince permettent de
réaliser des coffrages courbes
[Link] : Coffrages métalliques :
Il s’agit de panneaux standards métalliques réalisés généralement à l’usine
destinés :
Soit à usage multiple (conteneurs, baraque) container
Soit à des usages bien particuliers tels que des banches, des caissons,
coffrage de planchers nervurés.
Coffrage métallique tôle nervuré pour coffrage perdu
Avantages
De par sa nature, la tôle peut résister sans déformation de manière
irréversible à la vibration en place du béton.
La surface libre permet d’avoir un parement fini et un aspect satisfaisant
lorsque le bullage n’est pas très important.
Sa parfaite étanchéité est une garantie appréciable.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Le nombre de réemploi est théoriquement illimité.
Inconvénients :
- Manque de souplesse : difficulté de réaliser de coffrage courbe.
- Perte de conductivité thermique (n’isole pas le béton par temps froid).
- Effet de bullage plus accusé du fait de sa surface très lisse.
- Prix d’achat élevé.
Conditions d’utilisation :
Le choix du coffrage métallique est basé sur une étude de prix de
revient et d’amortissement sur le chantier.
L’utiliser un coffrage d’air et lieu étanche, même la nuit si la chaleur est
vraiment excessive.
Couvrir le béton coulé et aspergez le régulièrement.
Remarque :
Sur le chantier, un surveillant doit contrôler les points suivants :
1-Le coffrage : s’il est stable et jointif.
2-La hauteur séparant l’armature et la surface du béton
3-La distance des armatures au coffrage (enrobage)
4- Le diamètre des armatures ()
5- La distance entre les armatures(t)
6- La distance minimale entre armature qui doit être au moins égale à 3 fois au
minimum le diamètre de l’agrégat.
7- La longueur des recouvrements des armatures (distance entre les deux parties
du recouvrement doit être égale à 40 à pour les HA et 50 pour les rond lisses).
[Link] - Coffrages outils pour chantier
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Banche :
Les banches permettent de réaliser mes voiles et les murs en béton armé qui sont
des éléments verticaux généralement porteurs.
Exemple :
1) Murs de sous –sol (épaisseur > à 15cm)
Les voiles utilisés en refends longitudinaux ou transversaux (ép. =15cm)
2) Mur de soutènement destiné à maintenir les terres.
Les banches peuvent être en bois, en panneaux métallique ou mixte, destinées
aux coffrages de parois verticales, constitués de :
Offrande
Eléments raideurs ‘ossature)
Dispositifs d’étaiement de stabilisation
Elément de protection et de sécurité
Les banches
Les tables :
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Les tables coffantes sont les coffrages – outils destinés à servir à fond de masse
des travaux de coffrage. Elles permettent de réaliser à la fois :
L’étaiement horizontal.
Le raccordement des rives.
Les tables
Coffrage-outil pour voile et plancher (coffrage tunnel par demi-coquille)
Il est constitué de deux surfaces coffantes :
Un panneau vertical servant de banche.
Un panneau horizontal servant de table.
Les demi – coquilles permettent :
Le coffrage et le coulage des murs et planchers à la fois.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Un étaiement central au moment de coffrage et par suite d’une rotation plus
rapide en autorisant un cycle journalier.
Les coffrages outils
6.2- LE FERAILLAGE : FACONNAGE.
Le façonnage consiste à procéder à la coupe des aciers suivant les dimensions
développées et de passer au plillage suivant le plan d’armature et leur
nomenclature.
LETP-LOME. NIVEAU TERMINAL. OPTION GENIE CIVIL Page 30
TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Barres coupées façonnées et assemblées
6.2.1- COUPE DES BARRES
Coupe des barres se fait aux cisailles telles que :
Cisailles coupe – boulons dont la capacité de coupe est de ∅ ≤ à 25𝑚𝑚
Cisailles électriques de capacité de coupe, tous les diamètres.
La coupe se fait suivant les dimensions développées des barres.
Calcul des longueurs développées des barres :
Exemple 1 :
Un cadre de diamètre
∅8 en acier doux de 12x25 aura pour longueur dévélopées (Lon
gueur de coupe).
Exemple 2 :
Pour une barre HA de ∅ 16mm de longueur utile l= 320 cm.
6.2.2- RAYON DE CINTRAGE :
Le rayon de ceinture est égal à :
r =3∅ pour les cadres, étriers et épigles en aciers FeE22 ou HA de diamètre
≤ 12𝑚𝑚
r=3∅pour ancrages d’extrémité avec acier HA.
Confer tableau développée.
6.2.3- FACONNAGE DES BARRES
Le façonnage se fait à main ou à la machine pour les étriers, cadres, épingles et
pour les ancrages et les coudes. Les diamètres de barres sollicitées sont 6, 8, 10,
12 (se façonnent à la main) et pour les diamètres ˃ 12, c'est-à-dire (16, 20, 25, 32,
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
40), le façonnage se fait à la machine pour les ancrages et les coudes. Le matériel
utilisé est constitué de cintreuse qui peuvent être à simple, à deux, à quatre leviers,
à pédale ou électrique.
Façonnage des crochets et cadres :
Les dimensions des éléments en béton armé permettent très rarement le
scellement droit des barres et pour pallier ces inconvénients, on courbe leurs
extrémités.
On entend par longueur de scellement droit (ls) la longueur que doit avoir une
barre de diamètre ∅ pour équilibrer sa contrainte d’adhérence τs, l’effort Fs
provoquant dans la barre une contrainte atteignant sa limite d’élasticité fe.
Exemple :
Déterminer la longueur de scellement droit d’un acier HA FeE400 et d’un
rond lisse FE240 dans un béton fc28=25MPa.
fc28 20MPa 25MPa 30MPa
ft28 1,8MPa 2 ,1 MPa 2,4 MPa
(rond lisses) 1,1 MPa 1 ,3 MPa 1,4MPa
2,4 MPa 2,8MPa 3,2MPa
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Réponses :
Ancrage à double coude : retour d’équerre
Ls = 30∅ ou 50 ∅ (pour les ronds lisses)
Ls 20∅ou 40∅(pour les HA)
6.2.4- LONGUEUR DE RECOUVREMENT DES ACIERS
La longueur totale d’ancrage mesurée hors crochets d’une barre munie d’un
crochet normal est égale à :
Pour les ronds lisses 0,6 ls
Pour les HA 0,4 ls
Si les barres sont distantes d’une longueur « e » on ajoute cette valeur au ls
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Après mise en place, les barres doivent être ligaturées les unes aux autres de
manière à former une carcasse empêchant tous déplacements réciproqués des
armatures durant le bétonnage.
La ligature peut se faire par attache rapide ou par soudure pat point surtout pour
les treillis soudés.
6.2.5- MISE EN PLACE DES ARMATURES :
Procéder aux opérations suivantes :
Passer l’huile de moulage sur les parois coffrantes.
Assurer les cales ou distance selon l’enroulement prévu, à savoir :
C = 4cm pour ouvrage à la mer
C=3cm pour parement soumis à des actions agressives.
C= 2cm pour parement exposé aux intempéries, aux condensations.
Renforcer les jonctions des éléments dans les angles rentrants et sortants à
l’aide d’acier ou renforts complémentaires.
Assurer la continuité entre éléments rectilignes en effectuant le
recouvrement à l’aide d’acier complémentaire (chapeaux).
La jonction à l’aide d’acier en attente.
Ex : poteaux superposés.
Respecter les distances entre les barres
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Ex : entre barres horizontales
VII- PRECAUTIONS DE MISE EN ŒUVRE DE BETON ARME
7.1- AU NIVEAU DE COFFRAGE :
Le coffrage doit avoir les dimensions et formes appropriées il doit être implanté
aux côtés voulus, être stable et propre. Il est conseillé de :
Respecter impérativement les plans d’exécution,
Suivre toute précision sur l’opération de scillage et d’assemblage.
Respecter la rigidité à donner au coffrage et d’assemblage.
Respecter un échafaudage de soutien approprié qui facilitera le coulage de
béton en y associant une plateforme de travaux munie de garde de moulage
avant bétonnage pour éviter le phénomène de bullage.
7.2– AU NIVEAU DU FERRAILLAGE :
Les conditions à respecter sont :
Les armatures doivent être propre, sans écaille, rouille ni trace de terre, ni
peinture ou de graisse…
Les armatures finies doivent être stockées sur une aire appropriée.
Dans le cas d’armatures préfabriquées en usine ;
On doit vérifier lors de leur exécution qu’elles sont conformes au plan et en
particulier que l’on a respecté les sections voulues et la position relative aux divers
éléments de chaque armature.
LETP-LOME. NIVEAU TERMINAL. OPTION GENIE CIVIL Page 35
TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
La mise en place des armatures doit se faire selon les indications des
dessins tout en sachant en outre que l’armature une fois positionnée dans le
coffre ne doit ni se déplacer, ni se déformer pendant le bétonnage.
Pour cela diverses précautions sont à respecter :
Utiliser des supports divers appropriés à l’ouvrage en fonction de
l’enrobage.
Interdire à l’ouvrier de soulever ou de remuer l’armature pendant le
bétonnage de l’ouvrage.
Eviter la déformation de l’armature au cours de son levage à la grue en
utilisant un palonnier pendant la mise en place dans le coffrage.
Pendant le coffrage, les ligatures doivent être soignées afin d’éviter toute
rupture des armatures lors du pilonnage ou de la vibration du béton.
Les dernières précautions avant le coulage du béton :
S’assurer du respect des longueurs d’encrage des poutres aux extrémités et
à l’intérieur du béton de chaînage)
Vérifier l’espacement des longueurs d’encrage de poutres aux extrémités et
à l’intérieur du béton (de chaînage)
Vérifier l’espacement des étriers et la présence du 1er étrier au droit de
l’appui.
S’assurer sur le positionnement correct des barres de fort diamètre, le
recouvrement des chapeaux, des attentes, etc.
7.3– AU NIVEAU DU BETONNAGE :
Les buts poursuivis lors de la mise en place du béton dans le moule :
Que le béton soit serré, compact en éliminait le maximum d’air inclus,
Que le béton épouse les parois des moules,
Que le béton enrobe et colle aux aciers.
Les principes à observer pour atteindre les buts sont :
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Bien mouler le béton, le tasser au maximum en choisissant une granulométrie
continue, éviter l’emploi de tout venant pour réaliser le béton armé.
Vibrer le béton afin d’éliminer l’air inclus dans ce béton.
Réaliser le mariage étroit entre le béton et l’acier en évitant l’effort de voûte
entre les armatures et l’effet de parois sur la face interne du moule.
Confectionner un béton dont la plasticité est comparable avec les exigences du
cahier des charges.
Autres précautions à prendre :
Au bétonnage par temps froids agir sur :
Le ciment, en choisissant les ciments de très faible montures (CPA400 et
500) et riche en aluminate tricalcique fortement exothermique tout en
évitant l’emploi de ciments à base de laitier (sous-produit métallurgiques)
L’eau, en diminuant la petite quantité d’eau de gâchage sans nuire à
l’ouvrabilité. L’emploi des plastifiants permet de réduire cette eau.
La température initiale du béton , en chauffant l’eau par exemple ; si la
température de cette eau chauffant l’eau par exemple ; si la température de
cette eau chauffée dépasse 50℃.mélanger d’abord l’eau et les granulats
dans le bétonnière avant de joindre le ciment. On peut aussi courir le stok
de granulats de tâches calorifiques, équiper convenablement les ouvriers
contre le froid.
Au bétonnage par temps chaud, agir sur :
Le ciment en utilisant comme dosage minimal 300 à 350 kg/m3. Le ciment
à utiliser est de préférence à base de laitier et éviter le ciment alumineux.
Les granulats : éviter les granulats poreux, arroser les granulats si
nécessaires avant l’emploi.
L’eau de gâchage sera fraiche et si nécessaire incorporée à la glace.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 2
BETON PRECONTRAINT
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
I-GENERALITES
L'idée de soumettre le béton à un effort de compression permanent lui
permettant de travailler en flexion sans qu'il n'en résulte de traction avait été émise
dès la fin du XIXème siècle. Sa réalisation s'était cependant heurtée aux propriétés
mécaniques insuffisantes des aciers de l'époque, ainsi qu'aux conséquences mal
maîtrisées des déformations différées du béton soumis à des efforts permanents
importants.
C'est seulement à la fin des années 1920 que les progrès dans la fabrication des
aciers durs et une meilleure connaissance du comportement différé du béton ont
permis
Eugène Freyssinet de mettre au point le béton précontraint, dans lequel les efforts
de compression permanents sont obtenus à l'aide d'armatures en acier fortement
tendues.
Dans un élément en béton armé, l'armature en acier est destinée à se substituer
entièrement au béton dans les zones tendues, lorsque celui-ci se fissure par suite
d'allongement. Sous charge, les allongements communs des armatures du béton
deviennent trop grands, le béton se fissure (micro fissures), l'acier supporte alors
seul tout l'effort de traction. Dans un élément poutre en béton précontraint, l'acier
précontraint équilibre les efforts des charges extérieures et évite ainsi au béton de
se fissurer sous les charges d'exploitation. La compression initiale introduite grâce
à la précontrainte des poutres s'oppose aux tractions engendrées par les charges et
surcharges appliquées.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
II- INTRODUCTION
Le béton est un matériau hétérogène qui présente une très bonne résistance à la
compression, par contre, il a une très mauvaise résistance à la traction.
C’est ainsi qu’une poutre reposant sur deux appuis, soumise à l’effet de son poids
propre(G)et d’une charge d’exploitation(Q), subit des contraintes de flexion qui se
traduisent par une zone comprimée en partie supérieure et par une zone tendue
en partie inférieure
G, Q
La poutre subit également des contraintes de cisaillement dues aux efforts
tranchants qui se produisent vers les appuis. Ces contraintes occasionnent des
fissures à 45° que le béton ne peut reprendre seul.
Dans ce cas de figure, deux solutions sont possibles :
Solution N°1 : L’ajout d’une quantité d’armatures capable de reprendre les efforts
de traction dans le béton (Principe du béton armé).
Solution N°2 : L’application d’un effort de compression axial qui s’oppose aux
contraintes de traction dues aux chargements (Principe du béton précontraint).
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
III- PRINCIPE DE LA PRECONTRAINTE
La précontrainte a pour objectif, en imposant aux éléments un effort de
compression axial judicieusement appliqué, de supprimer (ou fortement limiter)
les sollicitations de traction dans le béton.
Cette précontrainte peut être :
Une précontrainte partielle : autorisation des contraintes de traction limitées.
Une précontrainte totale : élimination totale des contraintes de traction.
IV- MODE DE PRECONTRAINTE
Pour réaliser l’opération de précontrainte, il existe deux possibilités.
4.1. Précontrainte par pré-tension
Dans ce procédé, les câbles de précontrainte sont tendus entre deux massifs
solidement ancrés avant le coulage du béton Cette technique est surtout
employée sur les bancs de préfabrication, pour réaliser des éléments répétitifs.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Etapes générales de réalisation
Mise en tension des câbles.
Coulage du béton.
La libération des câbles après le durcissement du béton.
Par adhérence, la précontrainte de compression est transmise au béton.
D’une façon plus détaillée, la méthode de précontrainte par pré-tension suit les
cycles suivants :
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Nettoyage des moules ;
Mise en place d’huile de décoffrage sur les moules ;
Déroulement des armatures actives et blocage aux extrémités dans des
plaques ;
Mise en place des armatures passives ;
Mise en place des moules dans leur position finale ;
Mise en place des déviateurs éventuels ;
Mise en tension des armatures par des vérins ;
Mise en place du béton par pont- roulant ou grue ;
Lissage de la partie supérieure ;
Vibration du béton ;
Étuvage ou chauffage du béton ;
Décoffrage ;
Dé-tension des armatures actives ;
Découpage des fils situés entre deux éléments préfabriqués ;
Manutention et stockage.
4.2. Précontrainte par post-tension
Ce procédé consiste à tendre les câbles de précontrainte, après coulage et
durcissement du béton, en prenant appui sur la pièce à comprimer. Cette
technique est utilisée pour les ouvrages importants est, généralement, mise en
œuvre sur chantier.
La précontrainte par post tension se présente sous deux formes :
Une précontrainte par post-tension interne
Une précontrainte par post-tension externe
Etapes générales de réalisation
Placement des gaines dans le coffrage.
LETP-LOME. NIVEAU TERMINAL. OPTION GENIE CIVIL Page 44
TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Coulage du béton.
Après le durcissement du béton, la mise en tension des câbles.
Le blocage se fait par différents systèmes de cales sur une zone de béton
fretté.
L’injection d’un coulis de ciment.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Lamiseentensionpeutêtrefaiteentendantl’acierauxdeuxextrémitésdelapièce (actif
- actif) ou en tendant une seule extrémité uniquement (actif –passif) .
L’injection est une opération extrêmement importante, car elle assure un
double rôle :
- La protection des armatures de précontrainte contre la corrosion.
- L’amélioration de l’adhérence entre les armatures et les gaines.
L’opération de l’injection doit être réalisée dès que possible après la mise en
tension des armatures. Le produit d’injection doit répondre aux impératifs
suivants :
Avoir une assez faible viscosité pour couler facilement et pénétrer dans
toutes les ouvertures et entre fils des câbles de précontrainte ;
Conserver cette faible viscosité pendant un délai suffisant pour que
l’injection puisse s’effectuer dans de bonnes conditions avant le début de
prise ;
Après durcissement, avoir une résistance suffisante pour assurer
efficacement l’adhérence de l’armature au béton ;
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Présenter un retrait minimal ;
Ne pas être agressif vis-vis de l’acier de précontrainte.
Le produit d’injection était autrefois un mortier formé de ciment, de sable et de
l’eau ; aujourd’hui le sable est à peu près complètement abandonné, au profit
de coulis de ciment CPA, comportant un adjuvant.
L’ensemble d’un procédé de précontrainte comprend, généralement, les
éléments suivants :
a) - Dispositif d’ancrage : on distingue, principalement, deux types d’ancrage :
Ancrage actif, situé à l’extrémité de la mise en tension.
Ancrage passif (ancrage mort), situé à l’extrémité opposée à la mise en
Tension.
b) - Les coupleurs : dispositif permettant les prolongements des armatures.
c)- Matériels de mise en tension : vérins, pompes d’injection, pompe
d’alimentation, des vérins etc.
d)- Les accessoires : gaines, tubes d’injection etc.
4.4. Comparaison des deux procédés
Une comparaison entre les deux procédés (post-tension et pré-tension) permet
de constater les observations suivantes :
Pré-tension
1) L’économie des gaines, des dispositifs d’ancrage et de l’opération de
l’injection.
2) La nécessite des installations très lourdes ce qui limite, par voie de
conséquence, le choix des formes.
3) La simplicité de la réalisation du procédé.
LETP-LOME. NIVEAU TERMINAL. OPTION GENIE CIVIL Page 47
TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
4) Une bonne collaboration du béton et des armatures.
5) La difficulté de réalisation des tracés courbes d’armatures.
6) L’impossibilitéderéglerl’efortdanslesarmaturesaprèslamiseentension.
Post- tension
1) Ne demande aucune installation fixe puisque ; c’est sur la pièce elle-même
que s’appuie le vérin de précontrainte.
2) Elle permet le choix des différentes formes.
3) La possibilité de régler l’effort de précontrainte, ce qui permet d’adapter le
procédé à l’évolution de la masse de l’ouvrage.
4) Lafacilitéderéalisationdestracéscourbesd’armaturesdeprécontrainte.
A côté de ces procédés classiques, il existe des procédés spéciaux qui sont
réservés
à Certains ouvrages ou qui font appel à d’autres principes pour la mise en
tension :
Précontrainte par enroulement
Précontrainte par compression externe
Mise en tension par dilatation thermique
Mise en tension par expansion du béton
V- AVANTAGES ET INCONVENIENTS
5.1- Avantages
1) Une compensation partielle ou complète des actions des charges.
2) Une économie appréciable des matériaux.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
3) Augmentation des portés économiques.
4) Une réduction des risques de corrosion.
5.2. Inconvénients
1) La nécessité de matériaux spécifiques.
2) La nécessité de main d’œuvre qualifié.
3) La nécessité d’équipements particuliers.
4) Risque de rupture à vide par excès de compression.
5) Un calcul relativement complexe.
VI- . SYSTEMES DE PRECONTRAINTE
Les systèmes de précontrainte font l’objet de brevet et sont fabriqués par leurs
exploitants. Les principaux systèmes sont :
Système Freyssinet :
Ce système utilise des câbles composés de torons T 13, T 13 S, T 15 et T 15
S. La lettre T est remplacée par la lettre K (exemple 12 K 15)
Système PAC :
Ce système utilise des câbles composés de 1 à 37 T 13, T 13 S, T15 ou T 15 S.
Système CIPEC :
Ce système utilise des câbles 4 T 13 à 19 T 13, 4 T 15 à 27 T 15, normaux et
super.
Système VSL :
Ce système utilise des unités 3 T 12 à 55 T 13, 3 T 15 à 37 T 15, normales ou
super. Leur dénomination est de la forme 5-n pour n T 13 et 6-n pour n T
15. (Exemple :6-37 représente un câble ou un ancrage 37 T 15).
VII- . DOMAINED’APPLICATION
L’invention du béton précontraint est due à l’ingénieur français Eugène
Freyssinet. Les premières applications pratiques sont tentées en 1933. Dans
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
les années qui suivent, les performances exceptionnelles de ce nouveau
concept sont brillamment démontrées.
Grâce à ces avantages le béton précontraint est utilisé dans les ouvrages d’art
et les bâtiments de dimensions importantes :il est d’utilisation courante pour les
ponts et d’un emploi très répandu pour les poutre les préfabriquées des
planchers de bâtiments
On le retrouve dans de nombreux autres types d’ouvrages, parmi lesquels nous
citerons les réservoirs, les pieux de fondation et tirants d’ancrage, certains
ouvrages maritimes, les barrages, les enceintes de réacteurs nucléaires
Mise en place des torons et dispositifs d’encrage
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 3
GENERALITES SUR LES OUVRAGES D’ART
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
I – DEFINITIONS :
Les ouvrages d’art sont les ouvrages de maçonnerie de béton ou métallique
nécessite par la construction soit d’une voie de communication, soit d’un
dispositif de protection contre l’action de la terre ou de l’eau soit d’un dispositif
de retenu des eaux.
De tels ouvrages sont qualifiés d’art parce que leur conception et leur réalisation
font intervenir des connaissances ou l’expérience jouant un rôle aussi important
que la théorie. Cet ensemble de connaissances constituent ce que l’on a appelé
couramment l’art de l’intérieur.
II- LES DIFFERENTES CATEGORIES D’OUVRAGES D’ART :
CLASSIFICATION
2.1-Ouvrage nécessités par la construction d’une voie de communication :
Il s’agit du franchissement d’un obstacle naturel (brèche, cours d’eau) ou d’un
obstacle artificiel (ex autres voies de communication).
Les ponts de grande hauteur ou de grande longueur destinés au franchissement
d’une vallée ou d’une voie de communication prennent le nom de VIADUC
(grand pont sur une très grande longue et distance ou grande hauteur).
2.2- Ouvrages nécessités par la construction d’un dispositif de protection contre
l’action de terre ou contre l’eau.
S’il s’agit de protection contre l’action de terre on a les soutènements, s’il s’agit de
protection contre l’action de l’eau, on a les murs de quais et des digues.
2-3 Ouvrages constituant un dispositif de référence des eaux :
Dans ce cas, on a les murs de barrage.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 4
LES PONTS
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
I- ROLE ET DEFINITION :
Les ponts sont des ouvrages permettant de franchir un obstacle naturel ou
artificiel.
Il existe trois catégories de pont : les ponts à poutres, les ponts en arcs et les ponts
suspendus et à haubans.
1-1 Les ponts à poutre
Les ponts sont disposés généralement sous les chaussées mais au-dessus.
Les poutres porteuses sont isostatiques ou continues et travaillent essentiellement
en flexion, leur portée limité est de 250m.
Pont à poutre
1-2-– Les ponts en arcs :
Les ponts en arcs sont recommandés lorsque la flèche à franchir est profonde,
large et difficilement accessible. L’arc porteur du tablier travail en flexion
composé.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Pont en arc
1-3-Les ponts suspendus et à haubans :
Le pont est à haubans lorsque le tablier fléchi et comprimé est tenu par des
câbles inclinés, tous ancrés dans les têtes des pylônes.
C’est un type de pont comportant outre ses appuis élastiques réalisés par des
câbles ou haubans ancrés sur les tabliers et reportant les charges tête des pylônes.
Le pont suspendu est un pont dont les organes porteurs sont des câbles qui
reportent les charges et surcharges du tablier d’une part aux pylônes
intermédiaires et d’autres part à des massifs d’ancrage dans lequel ils sont
ancrés.
LETP-LOME. NIVEAU TERMINAL. OPTION GENIE CIVIL Page 55
TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Pont suspendu pont à haubans
1.5- Les ponts à câbles :
Le tablier n’est plus appuyé mais suspendu à une structure porteuse composée de
pylône et de câbles.
On distingue les ponts à haubans et les ponts suspendus.
II- LES ELEMENTS CONSTITUTIFS D’UN PONT :
Un pont est constitué par :
-Un tablier en superstructure.
- des appareils d’appuis, les piles et des fondations parmi lesquels on compte les
culés en infrastructure.
LETP-LOME. NIVEAU TERMINAL. OPTION GENIE CIVIL Page 56
TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
2.1- Le tablier :
Il comprend :
2. La dalle de chaussée
3. Les poutres principales et relativement des longerons et les entretoises.
Le tablier (ou dalle) peut être une dalle en métal, en béton armé, ou béton
précontraint.
2.2- Les appuis :
La construction d’un pont doit rassembler les informations précises sur les
conditions naturelles (hydrologie, nature des sols, etc.…)
LETP-LOME. NIVEAU TERMINAL. OPTION GENIE CIVIL Page 57
TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Procéder à l’établissement d’un projet des appuis comportant également les
indications relatives à leur implantation et à leur exécution. Les appuis sont
constitués de culées de piles (ou palliés)
2.3- Etude des sols de fondations :
Les moyens classiques de reconnaissance des sols sont les sondages et les
pressiomètres. Ces moyens permettent l’étude des sols de fondation qui
débouchera sur le choix du type de fondation.
Fondation superficielles :
Le recourt à des fondations superficielles ne doit être envisagés que si le sol
sur lequel on envisage l’exécution de l’ouvrage ne risque pas d’être emporté par
un affluent (cours d’eau qui se jettent dans d’autres).
Le béton de propreté doit être suffisamment dosé au niveau adopté. Le
dosage de la semelle strictement respecté.
Les fondations profondes :
Lorsque le sol dur est à une profondeur importante sous le terrain naturel
(TN) mais que la nappe phréatique est également à une grande profondeur ou
adoptera les fondations sur le puits (semi – profondes) par contre si le sol dur est
situé en dessous de la nappe phréatique ; le choix se portera sur les fondations sur
pieux.
Implantation des ponts :
Les opérations suivantes doivent être vérifiées :
4. Les opérations suivantes doivent être vérifiées :
5. Le trajet antérieurement suivi par l’eau
6. Les ponts doivent être placés là où coulent les rivières et stables.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
7. Dans le cas des rivières saigneuses, il faut éviter d’effectuer le franchissement
à la droite d’une courbe car les rives concaves sont soumises de la part de
l’eau à l’action d’érosion particulièrement forte.
8. On doit enfin au contraire rechercher les points d’inflexion.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 5
DIGUES, BARRAGES EN TERRE ET MURS DE
SOUTENEMENT
.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
I – DEFINITIONS :
Une digue est un ouvrage destiné à contenir les eaux, à protéger contre leur effet s
ou à guider leur cours.
Un barrage est un cours d’eau pour arrêter son écoulement, créer une retenue ou
élever le niveau de l’eau en amont.
Plusieurs objectifs conduisent à la construction d’un barrage : concentrer la pente
naturelle d’une rivière dans un site donné, rendant ainsi possible la production
d’électricité à partir de l’énergie potentielle de l’eau (énergie hydroélectrique
) ,stocker, puis amener l’eau des rivières vers des canaux et des systèmes
d’irrigation, augmenter la profondeur des rivières pour la navigation, contrôler le
débit de l’eau pendant les périodes de sécheresse et de crue créer des lacs
artificiels destinés aux loisirs. De nombreux barrages cumulent plusieurs de ces
fonctions.
L’étude des ouvrages nécessités par la construction d’un dispositif de protection
contre l’action de l’eau et de retenue des eaux exige des connaissances des états
de l’eau dans le sol et des études stabilité de ces ouvrages.
II- LES DIFFERENTS ETATS D’EAU DANS LES SOLS :
On distingue :
a- L’eau de construction qui entre dans la composition chimique des feuillets
(roches)
b- L’eau lié ou absorbée
c- L’eau interstitielle (forme d’eau capillaire ou libre).
L’eau inertielle est sous forme d’eau capillaire au- dessus de la nappe.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
III- PRINCIPAUX TYPES DE BARRAGES EN TERRE
3-1- Barrages homogènes (constitués d’un seul matériau).
Protection du talus par enrochement.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
3.2- Barrage zoné.
Remarque :
Le choix entre ces types de barrages dépens des matériaux disponible localement
et de la hauteur (h<20m) sont généralement constitués par des digues homogènes
Principe de fonctionnement d’un barrage
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
IV – MURS DE SOUTENEMENT :
Lorsque les massifs de terre dans les conditions par des digues géométriques
données ne peuvent présenter une stabilité satisfaisante vis-à-vis du glissement,
ceux-ci doivent être retenus par des ouvrages dits ouvrages de soutènement.
Les murs de soutènement s’opposent alors à la poussée des terres, soit par leur
poids (murs poids), soit en utilisant comme contre poids les terres qui reposent
sur leur semelle.
Les murs poids : ils s’opposent par leur poids propre à la poussée latérale des
terres. Ils peuvent être réalises en moellons en briques ou en béton banché
étant donné que la maçonnerie qui les compose ne subisse aucune traction.
Les murs légers : ils offrent par la forme judicieusement étudiés de leur profil,
une possibilité d’économie des matériaux tout en étant d’une excellente
stabilité. Cette possibilité entraine l’emploi du béton armé, les armatures étant
disposées dans les zones tendues du profil.
La forme de la semelle est particulière. Son prolongement arrière est très
important pour profiter au maximum des réactions en combattant le glissement
par l’exécution d’une longrine en béton armé qui forme un talon ou bêche.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Remarque :
- Protection du talus naturel (revêtement végétal)
Protéger les surfaces par la culture de plantes dont les racines retiennent
les terres (Iris, genêt, gazon)
- Protection artificiellement est constituée d’ouvrages (les digues, quai
portuaire).
Murs de soutènements
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 6
LE CHATEAU D’EAU ET LE RESEVOIR
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
I- GENERALITES :
Le réservoir est un ouvrage en béton armé précontraint ou en métal destiné à
retenir et à redistribuer l’eau potable de canalisation.
La hauteur du château est en fonction des résultats des calculs sur la chute d’eau.
Le réservoir peut être de forme rectangulaire (parallélépipède) si la capacité varie
de 3000 à 6000 m3.
Le coût du réservoir varie en fonction de sa hauteur. Pour éviter les effets de
fissuration, il est souhaitable de réaliser les châteaux d’eau en béton précontraint
avec l’armature précontrainte.
II- HAUTEUR ECONOMIQUE.
Lorsque le volume du réservoir varie de 20 à 50 m3, la hauteur des appuis varie de
9 à27 m.
Les murs d’appui peuvent être réalisés en briques lorsque la hauteur excède 12m.
III- DOSAGE :
Le château d’eau est exécuté en béton lourd et aussi en béton cellulaire pour
l’étanchéité, dosage du béton de 350 à 400 kg/m3 et en béton précontraint avec
les armatures précontraintes.
IV- LES PARAMETRES A PRENDRE EN COMPTE LORS DE
L’EXECUTION :
- Le poids propre de l’ouvrage,
- La pression atmosphérique (pression du vent sur le château).
- La pression hydrostatique sur les parois internes du réservoir,
- La consistance du sol de fondation
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Schéma de distribution d’eau potable
Château d’eau réservoirs d’eau
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 7
ASSAINISSEMENT –EGOUTS
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
I- DEFINITIONS :
1.1. Assainissements :
C’est l’opération qui consiste à rassembler puis capter les eaux vaines et
ménagères à la sortie du pavillon ou de l’immeuble, les diriger ensuite vers la
fosse septique dite « toute eaux ». Puis canaliser enfin les effluant ainsi traités
jusqu’à un champ d’épandage.
L’assainissement englobe les systèmes de canalisation, d’égouts et de drainage.
2.2- Canalisations :
C’est le réseau des conduites qui, reliant la descente d’eaux usées et d’eaux
pluviales, guident les effluents hors du bâtiment.
1.3- Egouts :
Ils sont constitués par l’ensemble de systèmes qui raccordant les canalisations
privées et industrielles, collectant des eaux superficielles avec ou sans le cours
d’un drainage, les évacue dans un cours après traitement.
Les formes de la section et les dimensions à donner aux conduites dépendent des
débits à évacuer et de la pente réalisée.
Diamètre ‘’d’’ minimum des égouts circulaire 50cm.
Pour le diamètre supérieur à 50 cm, on a intérêt à employer des conduites de
sections ovoïdes (forme d’un œuf).
1.4- Systèmes d’égouts :
Un réseau d’égouts peut être conçu selon deux systèmes principaux :
- Le système unitaire (toute les eaux recueillies dans une même canalisant).
- Le système séparatif (une canalisant recueillies dans une même canalisation).
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
- Le système séparatif (une canalisation recueille les eaux pluviales ou
atmosphériques, une autre les eaux usées et industrielles).
1-5- Drainage :
Ils sont destinés à l’amélioration des sols. Leur principe consiste à évacuer soit
par des fossés, soit par des tuyaux en terre cuite dénommés drains, l’eau
superflue contenue dans le terrain.
II- ASSAINISSEMENT – EGOUTS :
2.1- Classement des eaux usées :
On peut classer les eaux résiduelles appelées à circuler dans les égouts en trois (3)
catégories distinctes.
1- Les eaux ménagères de nature régulière et de débit constant : elles sont peu
agressives.
2- Les eaux industrielles, l’agressivité dépend de la provenance, certaines peuvent
présenter un réel danger de contamination du voisinage : il est indispensable de
les traiter avant de les évacuer dans les égouts.
3- Les eaux de pluies ou eaux de surface de débit irrégulier, peuvent être sans
danger déversées dans la nature.
2.2- Pente et forme des égouts
La pente des égouts détermine la vitesse de l’eau au fond du radier, celle –ci doit
être suffisante pour permettre une auto nettoyage des conduites. La vitesse
d’écoulement des eaux résiduelles ne doit jamais excédée 3m/s ni être inférieur à
0.60m/s
- Au-dessus de 3m/s, il se produit une usure exagérée des canalisations.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
- en dessous de 0.60m/s, les matières solides en suspension ne sont pas
entrainées.
Il est possible d’effectuer le classement ci-après :
Grand collecteur : il est visitable et sa hauteur doit être suffisante, la pente varie
de 1 à 1.5. le profil adopté comporte généralement une partie plus profonde
dénommée cuvette servant à l’évacuation des eaux usées, et une ou deux
banquettes de circulation.
Collecteur principal, il peut être visitable et la pente varie de 0.5 à 1%. Il est de
forme ovoïde.
Égout, de diamètre n’excédant pas 0.20 et pente peut atteindre 6%.
Les égouts de section circulaire fonctionnent au maximum lorsqu’ils sont presque
pleins, en conséquence le diamètre doit être calculé, le grand diamètre n’est donc
pas favorable.
Le débit irrégulier d’un égout favorise le dépôt sur les parois, ce qui entrave
l’écoulement dans ce cas on place en tête de pente des chasses d’eau périodique
pour nettoyer les conduites.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 8
TRAITEMENT DES EAUX USEES
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
I- TRAITEMENT DES EAUX DOMESTIQUES
Dans les cadres urbains pourvus d’un système d’égouts ce problème fait partie du
cadre général et ces eaux sont traitées dans des stations d’épuration. S’il n’existe
pas de réseaux d’égout, on utilise un dispositif d’assainissement individuel qui
permet le traitement des excréments humains :
II- DISPOSITIF INDIVIDUEL D’ASSAINISSEMENT : LA FOSSE
SEPTIQUE :
Les eaux usées (vannes) sont évacuées au moyens de fosse septique (industrielle
de l’eau). Son fonctionnement est très réglementé, c’est ainsi que la capacité d’une
fosse septique est 250l par usager sans être d’un volume inférieur à 1m3(de 1 à 4
usagers).
Il existe deux modèles différents que sous l’action des anaérobies (micro –
organismes qui peuvent vivre sans oxygène) ; elle doit être complétée par un une
installation épuratrice (tranchée ou puits filtrant) qui permet aux aérobies de
terminer l’épuration.
Il existe deux fosses septiques de 2 ou 3 compartiments dans le rapport de
volume 6 ; 3 ; 1.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
III- FONCTIONNEMENT DE LA FOSSE SEPTIQUE
1er principe :
Les matières fécales au moment de leur introduction dans la fosse tombent au
fond puis remontent en surface puis forment de microbes anaérobies. Les
microbes participent à la transformation. Les matières azotées ou albuminoïde se
liquéfient (faire passer de l’état solide ou gazeux à l’état liquide) et se transforment
en peptones, en produits ammoniacaux et en acide. C’est ce qui produit de la
mauvaise odeur.
2e principe : transformation dans l’épurateur :
Les produits à base d’ammoniac qui, sous l’action bactérienne (aérobie) se
transforment en acide nitrique(NH4) et nitrate soluble.
IV- CONDITIONS POUR UN BON FONCTIONNEMENT DE LA
FOSSE SEPTIQUE :
- La chute traverse la croute et pénètre au sein de la masse.
- Ne pas ventiler la fosse septique
- Ventiler abondamment l’épurateur (2 tuyaux)
- Ne pas envoyer à la fosse des produits détersifs pour nettoyer.
- Pas d’eau de lessive
- Remplir d’eau au trois-quarts (3/4) la fosse septique avant la mise en Régine.
- On peut y envoyer de petites quantités d’eaux pluviales).
- Il faut un mouvement d’eau (travail perpétuel)
- Il ne faut pas utiliser autre papier que le papier hygiénique approprié et visiter
régulièrement l’épurateur.
Les effluents épurés sont rejetés dans des puisards, des puits perdus (puits
d’infiltration), au jardin, etc.…
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Assainissement individuel
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
TABLEAU DE DIMENSIONNEMENT D’UNE FOSSE SEPTIQUE
Nombre L/J V (m3) L1 L2 L3 M H
d’usagers
5 750 1.9 1.5 0.5 0.5 1.00 1.20
6&9 1200 1.9 1.5 0.5 0.5 1.00 1.20
10 1500 5.4 2.0 1.0 0.5 1.00 1.20
15 2250 5.59 2.0 1.0 1.0 1.50 1.20
20 3000 6.50 2.0 1.0 1.0 1.50 1.30
25 3750 7.1 2.4 1.2 1.1 1.50 1.30
30 4500 7.65 2.6 1.3 1.25 1.50 1.30
40 6000 8.75 2.6 1.3 1.45 1.50 1.50
50 7500 9.9 3.0 1.5 1.65 1.50 1.50
60 9000 11.0 2.7 1.35 1.55 1.80 1.50
70 10500 12.15 2.7 1.35 1.5 2.00 1.50
80 12000 13.30 3.0 1.5 1.65 2.00 150
90 13500 14.50 3.2 1.6 1.8 2.00 1.50
100 15000 15.50 3.4 1.7 1.95 2.00 1.50
125 18750 1830 4.0 2.0 2.3 2.00 1.50
150 22500 2115 4.7 2.35 2.6 2.00 1.50
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 9
GENERALITES SUR LA ROUTE
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
I- DIFFERENTS TYPES DE ROUTES
La route est une voie carrossable (permettant aux véhicules de rouler dans de
bonnes conditions) destinée à la liaison entre localités et les zones rurales.
Il existe plusieurs types de routes. Selon sa nature on rencontre les routes : à
revêtement de pierres, de pavés de gravillons route goudronnée.)
1-1-Route à revêtement de pierres :
Le revêtement se fait à l’aide de pierres soigneusement posées sur un sol bien
tassé. Les pierres sont reliées entre elles par une moitié de ciment dosé de 350 à
400 kg/ m3.
1.2 – Route à revêtement de pavée :
Le pavée est l’ensemble des blocs utilisés pour le revêtement d’une chaussée.
Sur un sol soigneusement compacté est répandue une couche de sable de faible
épaisseur après quoi vient la pose des blocs. Une seconde couche de sable sera
enfin répandue sur ce pavé et constituera de point entre des différents blocs.
La dernière opération et qui est la plus importante constitue la bordure pavée
(caniveaux) tout le long de cette route. Elle est dosée à 400 Kg/m3.
1-3 – Route à revêtement de gravillons (route goudronnée)
Il s’agit de routes de grande importance. Elles peuvent être construites à base de
géotextile, bitume, asphalte, goudron, etc.
Quel que soit le type de produit de liaison, le processus de construction est
similaire.
II- TERMINOLOGIE DE LA ROUTE :
Les points particuliers :
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Ce sont les sections de route dont les caractéristiques sont les plus contraint nant.
Ce sont les courbures, les dévers uniques.
Le terrain :
C’est l’emplacement où est affectée à la route et à ses dépendances.
L’assiette :
C’est la surface réellement occupée par la route et toutes les dépendances
indispensables à sa tenue, donc comprenait la plate-forme, les fossés et les talus.
La plate- forme :
Surface aménagée de la route qui comprend la ou les chaussées, les accotements,
et éventuellement les terres – pleins, mais non les arrondis de raccordements aux
fossés ou aux éventuels.
La chaussée :
C’est la surface aménagée de la route, sur la quelle circulent normalement les
véhicules.
La voie :
C’est la largeur réservée à la circulation d’une seule file de véhicules avec la
possibilité de petits déplacements latéraux.
La largeur rouable :
Elle comprend la largeur d’une chaussée augmentée de la largeur rouable et la
limite de la plate- forme.
Le séparateur :
C’est l’espace interdit aux véhicules entre ; les deux bords intérieurs et continus
de 2 largeurs rouables.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
L’isolateur ou berme :
C’est la bande comprise entre le bord de la largeur roulable et la limite de la
plate-forme
Terre-plein :
C’est la bande de terrain séparant la chaussés en deux couloirs à sens unique
chacun : il comprend les bandes dérasées éventuellement le séparateur.
Les accotements :
Ce sont les zones latérales de la plate-forme qui bordent extérieurement la
chaussée.
La Piste cyclable :
C’est la “voie “ aménagée pour la circulation de certains cycles.
La zone de stationnement :
C’est la zone aménagée sur les accotements pour permettre le stationnement
temporaire des véhicules de toutes natures.
Le trottoir :
C’est l’accotement aménagé pour la circulation permanente et fréquente
des piétons.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Route terminée
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
CHAPITRE 10
CONSTRUCTIONS INDUSTRIELLES :LA
CHARPENTE METALLIQUE ; LES
PRINCIPAUX NŒUDS.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
I-DEFINITION :
Une charpente par définition est un assemblage de pièces de bois ou de métal
servant à soutenir les constructions.
La charpente métallique peut se diviser en deux parties : L’ossature verticale et les
fermes.
II-CHARPENTE
2-1-Ossature verticale :
Elle constitue la charpente proprement dites, elle est reliée au sol par
l’intermédiaire de socle en béton (semelle) sur lesquels elle est fixée.
Les poteaux sont liés entre eux par poutres horizontales de manière à former un
ensemble indéformable quadrangulé.
2-2-Fermes :
Elles supportent la couverture, elles peuvent :
- repose sur l’ossature à laquelle elles sont fixées
- repose directement sur les socles en béton et former ainsi une partie de
l’ossature ; dans ce cas les pieds sont généralement articulés.
Les fermes sont triangulées et indéformables.
III-LES DIFFERENTS TYPES D’ASSEMBLAGE :
3-1-Pied du poteau
Il est généralement constitué :
- D’une platine d’ancrage en semelle, en tôle épaisse, solidaire au pied ; elle
assure la fixation sur le socle grâce à des tiges filetées.
- D’un assemble gousset et cornières qui permet d’augmenter la surface
d’appui de la semelle tout en assurant une parfaite stabilité à l’ensemble.
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
3-2-Poutres et poteaux
La liaison des éléments horizontaux, poutres de toute nature, avec les poteaux,
peut être variée elle dépend :
-Des différents profilés employés.
-De la forme du nœud.
Mais, d’une manière générale, les poutres sont toujours assemblées aux
poteaux sur le chantier, suivant la conception de l’ensemble, cette liaison est :
-soit permanente (soudure, rivure)
-soit démontable (assemblage par poulons).
IV- LES NŒUDS DE FERME :
4-1-Nœud de ferme 3 :
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
4-2-Nœud de ferme 4 :
Les assemblages utilisés pour la confection des fermes sont nombreux et variés
mais d’une manière générale ils se ressemblent et sont composés :
- D’un gousset en tôle plus ou moins épaisse de forme appropriée sur lequel
sont fixés (par rivetage ou soudure) les éléments concernés.
-De deux ou plusieurs barres suivant les nœuds dans le cas de plusieurs profils, il
faut les disposer de trusquinage (trusquin : outil de menuisier pour tracer des
ligues parallèles) épure, soient toutes concourantes (pour un assemblage rivé,
placer toujours un rivet au point de rencontre).
V- LES DIFFERENTES FORMES DE FERMES :
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
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TECHNOLOGIE DE CONSTRUCTION
Les constructions industrielles
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