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Correction Devoir MPSI4 - Racines Unité

Un devoir libre

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MPSI4 (2024-2025)

Lycée Ibn Timiya - Marrakech Pr. Salma ALOUANI

Correction Devoir libre N°2

Exerice 1:
1. Soit n ∈ N, n ≥ 2. On note Un = {z ∈ C | z n = 1}.

(a) Il est clair que Un est non vide (contient 1), stable par multiplication (le produit de deux
solutions de z n = 1 vérifie encore cette équation), multiplication qui reste associative, com-
mutative, possède un élément neutre 1 qui est dans Un , et tout élément de Un possède un
inverse qui est encore une racine n-ième de l’unité. Ainsi

(Un , ×) est un groupe commutatif.


n 2ikπ o 2iπ
(b) Un = e n ; k ∈ [0, n − 1] . On pose ω = e n . La somme des racines n-ièmes de l’unité
vaut :
n−1
X 1 − ωn
ωk = = 0 : la somme des éléments de Un est nulle.
1−ω
k=0

2iπ
2. Soit u = e 11 . On pose S = u + u3 + u4 + u5 + u9 et T = u2 + u6 + u7 + u8 + u10 .

(a) Les conjugués de u, u3 , u4 , u5 et u9 sont respectivement u10 , u8 , u7 , u6 et u2 . Donc

S et T sont conjugués.

(b) La partie imaginaire de S est YS = sin 2π + sin 6π + sin 8π + sin 10π + sin 18π
    
11 11 11 11 11 .
6π 18π 12π 6π 12π 6π
    
Or sin 11 + sin 11 = 2 sin 11 cos 11 < 0 car sin 11 < 0 et 0 < 11 < π.
D’autre part sin 2π 8π 10π
  
11 , sin 11 et sin 11 sont positifs car les angles sont dans [0, π]. Ainsi YS >
0 : la partie imaginaire de S est positive.
(c) S + T = u + u2 + u3 + u4 + u5 + u6 + u7 + u8 + u9 + u10 est la somme de toutes les racines 11èmes
de l’unité sauf 1. Donc
S + T = −1.
En développant S × T , on trouve :
S × T = (u3 + u7 + u8 + u9 + u11 ) + (u5 + u9 + u10 + u11 + u13 ) + (u6 + u10 + u11 + u12 + u14 ) + (u7 +
u11 + u12 + u13 + u15 ) + (u11 + u15 + u16 + u17 + u19 ) = (u3 + u7 + u8 + u9 + u11 ) + (u5 + u9 + u10 +
u11 + u13 ) + (u6 + u10 + u11 + u12 + u14 ) + (u7 + u11 + u12 + u13 + u15 ) + (u11 + u15 + u16 + u17 + u19 ) =
5 + 2 × (u + u2 + u3 + u4 + u5 + u6 + u7 + u8 + u9 + u10 ) = 5 + 2 × (S + T ).
Donc
S × T = 3.

On en déduit que S et T sont les racines de l’équation :

z 2 + z + 3 = 0.
√ √
−1+i 11 −1−i 11
Les solutions de cette équation sont 2 et 2 . Comme on sait que la partie imaginaire
de S est positive, on en déduit :
√ √
−1 + i 11 −1 − i 11
S= et T = .
2 2
π
(d) Soit θ ∈ R tel que θ ̸≡ 2 (mod π). On a :

eiθ − e−iθ e2iθ − 1


i tan(θ) = = .
eiθ + e−iθ e2iθ + 1

En appliquant ce résultat à θ = 11 , on trouve bien :
 
3π 6iπ
i tan = + 1.
11 11

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MPSI4 (2024-2025)
Lycée Ibn Timiya - Marrakech Pr. Salma ALOUANI

D’autre part, en utilisant la formule donnant la somme des premiers termes d’une suite géométrique,
on a :
10
X 1 − (−u3 )10 u3 + u33 1 − u33
(u3 )k = −u3 = − = .
1 + u3 1 + u3 1 + u3
k=1
Ainsi, on a bien

10
u3 − 1
 
3π X
i tan = = − (−u3 )k .
11 u3 + 1
k=1

Par ailleurs : 2 u − u10 = 2 (u − u) = 4i Im(u)
donc  

= 2 u − u10 .

4i sin
11
3π 2π
 
(e) i tan 11 + 4i sin 11 = u3 − u6 + u9 − u12 + u15 − u18 + u21 − u24 + u27 − u30 + 2u − 2u10

Donc: i tan 3π 2π
  3 6 9 4 7 10
11 + 4i sin 11 = u − u + u − u − u − u + u − u2 + u5 − u8 + u − 2u10 =
3 4 5 9 2 6 7 8 10
(u + u + u + u + u ) − (u − u − u − u − u ) = S − T

Donc:

   
3π 2π
tan + 4 sin = i(T − S) = 11
11 11

Problème:
Soit (an )n∈N et (bn )n∈N vérifiant :
n  
X n
∀n ∈ N, an = bk .
k
k=0
Le but du problème est d’exprimer, pour tout n, bn en fonction des ak .
1. Soit (n, p, k) ∈ N3 avec 0 ≤ k ≤ p ≤ n. On a :
  
n+1 p (n + 1)! p! (n + 1)!
= × = .
p k p!(n + 1 − p)! k!(p − k)! k!(n + 1 − k)!
De même :
  
n+1 n+1−k (n + 1)! (n + 1 − k)! (n + 1)!
= × = .
k p−k k!(n + 1 − k)! (p − k)!(n + 1 − p)! k!(p − k)!(n + 1 − p)!
Ainsi :      
n+1 p n+1 n+1−k
∀(n, p, k) ∈ N3 |0 ≤ k ≤ p ≤ n, = .
p k k p−k
2. Soit (n, k) ∈ N2 avec 0 ≤ k ≤ n. On a
n+1−k  
X n+1−k
0 = (1 + (−1))n+1−k = (−1)j .
j=0
j

Ainsi
n−k  
X n+1−k
(−1)j = (−1)n−k .
j=0
j

3. On a :
n+1
X  n  
n+1 X n+1
an+1 = bk = bn+1 + bk .
k k
k=0 k=0
Donc
n  
X n+1
bn+1 = an+1 − bk .
k
k=0

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Lycée Ibn Timiya - Marrakech Pr. Salma ALOUANI

4.
m   m  p
 X   !
X m+1 X m+1 p
bm+1 = am+1 − bp = am+1 − (−1)p−k ak
p=0
p p=0
p k
k=0
 
m m   
X X
 (−1)p−k m + 1 p
= am+1 −  ak d’après la question 1. Ainsi :
p k
k=0 p=k
 
m   m−k   m  
X m+1 X
j m + 1 − k X m+1
bm+1 = am+1 −  (−1)  ak = am+1 − (−1)m−k ak d’après la question
k j=0
j k
k=0 k=0

Ainsi
m+1
X 
m+1
bm+1 = (−1)m+1−k ak .
k
k=0

5. La relation demandée est vraie pour n = 0 (car elle affirme b0 = a0 ce qui est vrai). De plus,
d’après la question 4, la propriété est “fortement” héréditaire. Ainsi, par théorème de récurrence
forte,
n  
X n
∀n ∈ N, bn = (−1)n−k ak .
k
k=0

6. On a :
n  
X n
∀n ∈ N, (1 + X)n = Xk.
k
k=0

Ainsi, d’après la formule d’inversion de Pascal, on a :


n  
X n
∀n ∈ N, Xn = (−1)n−k (1 + X)k .
k
k=0

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