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Normalisation Comptable Internationale

Normalisation comptable

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Introduction

NORMALISATION COMPTABLE INTERNATIONALE

Bibliographie
- Barneto P, 2006, Normes IFRS : Application aux états financiers. Paris Dunod
- Dick W, Missonier Piera F, 2018 : Comptabilité en IFRS. Paris Pearson (exercices corrigés)
- Walton P, 2008 : La comptabilité anglo-saxonne. Paris, La découverte
➞ Possibilité d’inspirations sur les exercices d’application

Examen
- 5 pts calcul de juste valeur
- 5 pts question d’argumentation
- 5pts de lecture d’un élément comptable
- 5 pts sur les normes IAS-IFRS

Code cursus : normcomptainter2019

Comptabilité en coûts historiques : établir une comptabilité par rapport à la valeur de la facture, coûts d’achat
TTC. Il faut donc rentrer la valeur de la machine de laquelle on va retirer le coût de démantèlement, on va donc
donner la valeur loyale de tous les composants.
En comptabilité internationale, c’est donc le coût loyal qui nous intéresse.

Objectifs et modalités du cours


- Contextualiser et comprendre le processus d’harmonisation des comptabilités d’entreprises dans un monde
de plus en plus internationalisé.
- Etre en mesure d’appréhender les informations financières issues des documents comptables pour
comprendre les stratégies et les enjeux entrepreneuriaux.
- La normalisation est une arme redoutable au service de la mondialisation économique et de la globalisation
financière. Mieux la comprendre pour mieux la maîtriser (de façon constructive).

Introduction : Comprendre les fondements historiques d’une évolution internationale en cours.


Partie 1 : Comprendre les normes comptables IAS-IFRS.
Partie 2 : A la recherche de la « juste valeur » (Fair or True Value) : vers une harmonisation ou bien une
normalisation comptable ?
Partie 3 : Appropriation des documents comptables issus de la comptabilité anglo-saxonne.
Conclusion : Une évolution internationale qui concerne aujourd’hui les économies en transition et en émergence.

Historique et motifs d’une évolution internationale en cours


- Science et Art, la comptabilité peut également être envisagée comme « un langage, un produit historique et
social » (Colasse, 2001)
- Sombart (1928): « Le capitalisme et la comptabilité sont inséparables ». Capitalisme managérial qui nous inscrit
dans les services et marchés financiers à destination des investisseurs
- Faut-il en conclure que nous soyons dans un mouvement d’acculturation vers « la » comptabilité anglo-
saxonne à l’échelle internationale ? (GAFAs)
- Ou bien, Le modèle continental présente-t-il encore des caractéristiques de différenciation qui maintiendront,
malgré la convergence des systèmes, une certaine biodiversité des systèmes comptables internationaux ?

1 / 18
Une question centrale …
Les évolutions de ce début de 21ème siècle répondent-elles des mêmes préoccupations que celles qui avaient
fait évoluer l’American Institute of Accountants (1916), après la crise de 1929, vers la Securities and Exchange
Commission (SEC) en 1933 pour élaborer les règles comptables et les imposer aux sociétés cotées ?

Processus de NCI : processus long et non linéaire et on n’est pas à l’abri si les anticipations ne sont pas
établies

… qui nous amène à étudier les évolutions en la matière


- En 1973, la création de l’International Accounting Standards Committee (IASC) :
➞ Déréglementation : accentuation des risques de change, et des risques financiers
- En 1990, ce mouvement se renforce avec l’International Accounting Standards (IAC) : mettre en place un droit
comptable international
- En 2005, la mise en application des normes IASIFRS.
- L’IAS, c’est le Droit, L’IFRS (International Financing Reporting Standards), c’est l’application du Droit, et la
normalisation de l’information financière. (IAS = loi, IFRS = décret d’application)

Les modèles de comptabilité dans le Monde (⚠ )

- Dans le modèle anglo-saxon, on va d’abord regarder la valeur réelle économique de l’entreprise.


= Comptabilité finance
- Dans le modèle européen, on va d’abord regarder l’état juridique de l’entreprise. Il y a obligation d’appliquer le
mode comptable général.
= Comptabilité économique

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1. Comprendre les normes IAS-IFRS
NORMALISATION COMPTABLE INTERNATIONALE

Nous reprenons dans le cours les normes IAS ayant une interprétation ou une valorisation qui diffère par rapport
au référentiel français.
Qu’est-ce qui distingue le modèle continental du modèle anglo-saxon ?

I - IAS : Présentation des états financiers


= Bilan, structure financière, compte de résultat (indique le modèle économique)
Les normes IFRS (International financial reporting standards). sont les normes internationales d'informations
financières destinées à standardiser la présentation des données comptables échangées au niveau
international. Les normes comptables IFRS sont éditées par le bureau des standards comptables
internationaux, désigné sous ses initiales anglaises IASB. Elles remplacent depuis 2005 les normes labellisées
IAS (International Accounting Standards).
1) Principes clé
Principe Clé Objectif
True and Fair View / Fair presentation Rendre compte le plus fidèlement possible de la situation
patrimoniale de l’entreprise (*)

Substance over form Faire que la réalité économique prenne le pas sur
L’apparence ou la situation juridique

True or Fair Value Montant auquel un actif pourrait “vraiment” être changé,
un passif « vraiment » comblé, dans un régime de
concurrence à information parfaite et complète
Vraie valeur à un moment t du temps
(*) Elle ne rend pas compte de la situation financière de l’entreprise, car on doit l’établir au 31 décembre de l’année civile à
cause des salaires car l’entreprise doit payer les charges sociales 15 jours après le versement des salaires. Ainsi la
comptabilité est erronée, l’année devrait être patrimoniale (13 mois).

2) Construction d’un bilan anglo-saxon, état de la situation financière


Structure du Bilan en Liste
Actif non courant
(actifs immobilisés, outils, bâtiments, terrains, marques, brevets, licences, valeurs mobilières de
placement)
Actif courant
(créances, variations stocks, compte de caisse et compte de banque)
Capitaux Propres
(solde = valeur nette de l’entreprise : capital social et provisions)
Passif non courant
Passif courant


ACTIF PASSIF
Actif non courant Capitaux propres

Passif non courant

Actif courant Passif courant 3 / 18


Principes : L’information comptable doit être "pertinente, intelligible, fiable et d'une importance relative". Les
normes comptables IFRS posent des principes plutôt que des règles, ce qui laisse aux entreprises des marges
de manœuvre.
Ces principes sont les suivants : l'approche bilancielle (priorité du bilan sur le compte de résultat), la primauté
de la substance sur la forme, le principe de neutralité, la priorité accordée à la vision de l'investisseur, la place
importante accordée à l'interprétation, et le principe de prudence.

Dans le bilan Anglo-Saxon, le haut du tableau finance le bas du tableau et le rapport entre les deux créé la
trésorerie nette de l’entreprise. Le haut du tableau correspond à la capacité de financement, alors que le reste
est le besoin de financement.

BILAN FONCTIONNEL
RS - AI = FDR
ACTIF PASSIF Les ressources doivent financer l’actif
Le FDR finance l’actif circulant
Actif immobilisé (AI) Ressources stables (RS) La trésorerie nette = FDR - BFR
Seuil de rentabilité : trésorerie nette = 0,
Actif circulant (AC) Dettes à court terme (DCT d’où FDR = BFR et le FDR finance le BFR

L’avantage est que l’on résonne par bloc.

Attention : la notion de « passif » peut connaitre deux significations


- soit il correspond à l’ensemble des ressources financières disponibles
- soit il désigne les obligations vis-à-vis de tiers qu’elles soient courantes ou pas

3) Quelles conséquences de ces principes ?


- L’actif devient une ressource contrôlée par l’entreprise en fonction des états passés dont le coût et les
avantages économiques sont connus ;
- Le passif devient une obligation pour l’entreprise résultant d’évènements passés et qui suppose des
abandons de ressources ou d’avantages économiques ;
- Les capitaux propres ne sont plus seulement les apports mis à disposition par des porteurs, mais le résultat
de la différence entre les actifs et les passifs évalués à leur « juste valeur » (intérêt résiduel) ;
- Les produits (charges) : accroissements (réductions) des avantages économiques qui augmentent (baissent)
les fonds propres.

Exemple de bilan anglo-saxon

4) Comparaison des normes internationales

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IAS 2 - Stocks. Evalués à la plus faible valeur du coût réel des stocks ou de la valeur nette de
réalisation.
Valeur du coût réel des coûts
Valeur nette de réalisation
(First in First Out : FIFO)

Coûts d’acquisition = prix d’achat + droit de


douane + frais de transport et de manutention
Coût de transformation = main d’oeuvre + Valeurs des stockes après
amortissement de l’outil de production dépréciation

Autres coûts
Caractéristiques des normes IAS 27, IAS 28 et IAS 31

Déterminer le périmètre de consolidation


- % d’intérêt : part de capital détenu directement ou indirectement par une société mère dans les entités
- % de contrôle : nombre de droits de vote disponibles et potentiels
- Participation directe/indirecte
- Participation réciproque/circulaire

IAS 16 - Immobilisations corporelles


Le référentiel IFRS distingue :
- Le coût d’acquisition = prix d’achat + frais + coût de restauration
- Le coût à la juste valeur (production immobilisée) = actif produit par l’entreprise pour elle même

IAS 17 - Contrats de location


Tout outil de production relevant d’un contrat de location est assimilé à un actif, comme si l’entreprise en était la
propriétaire.
Nous introduisons ici la notion de finance lease (différent d’un contrat de location simple : operating lease). Le
bien est inscrit au bilan à sa juste valeur (montant de cession ou d’échange) (Leased Asset under Finance
Lease), et son financement (dette) est inscrit au passif (Obligation under Finance Lease).

Exercice d’application de la méthode comptable : Des lions et un parc animalier (Zoologique)

Contexte :
- De nombreux parcs animaliers présentent, en France, des lions en semi-liberté.
- Le lion est un animal dont la reproduction est aisée en captivité.
- Même si la mortalité infantile est forte à trois mois, nombre de parcs animaliers peuvent « mettre sur le
marché » plusieurs lionceaux.
- Les échanges s’effectuent à l’international (Europe et Monde) et l’entreprise « Parc Animalier » doit, selon le
modèle économique du capitalisme actionnarial, adopter une comptabilité internationale dans un contexte
commercial de libre-échange.

Questions :
Question 1: Dans ce cadre décrit, l’animal devient un « actif ». Mais, dans quelle catégorie d’actifs, la parc
animalier doit-il les enregistrer ?

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Question 2 : La valorisation « fair value » de la normalisation comptable internationale impose une définition du
prix à un moment donné du temps. Faut-il retenir la date de naissance ou bien une autre date pour
l’enregistrement comptable des naissances (nouveaux actifs) ?
Question 3 : En outre, pour quelle valeur convient-il d’enregistrer les naissances de lionceaux ?

A quelle catégorie d’actif ?


- Selon le Plan Comptable Général (PGC), une « immobilisation » c’est: « un bien destiné à servir de façon
durable à l’activité d’une entreprise ». Il en va de même pour les « fixed assets » de la comptabilité anglo-
saxonne.
- Le cheptel des Lions doit être enregistré à l’actif du bilan, car: ils peuvent être présentés durablement au public
(tout au long de leur vie).
-La vente de certains individus, par contre, n’est pas une « activité productive » du parc. Le parc animalier n’est
pas une ferme d’élevage mais une entreprise de spectacle. Le classement de ces individus en
« immobilisations » (Bilan/balance sheet) aboutira à un produit exceptionnel lors de leur vente (compte
exceptionnel du Compte de résultat/income statement)

A quelle date enregistrer les naissances ?


- Dans le contexte de « fair value » qui exige une « image fidèle et loyale » des actifs, les « nouveaux
actifs » (lionceaux) sont à enregister à la date exacte de leur naissance.
- Cet enregistrement dans le cadre de la normalisation comptable interroge car, le taux de mortalité infantile à
trois mois est élevé et de fait « ampute » la valeur réelle du cheptel donc des immobilisations.
- La prudence (comptabilité continentale) nous conduirait à les enregistrer à 3 mois révolus.
- « Fidélité à la réalité » et « prudence » s’opposent ici. La normalisation comptable n’est pas si « évidente » qu’il
n’y paraît !

Rappel de l’FRS13 - Fair value :


- « La juste valeur c’est le prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert d’un passif lors
d’une transaction normale entre intervenants de marché à la date d’évaluation »
- Méthode 1 : s’il existe un marché actif (avec transactions fréquentes et information continue sur le prix), alors
« juste valeur = prix du bien sur ce marché » (market to market)
- Méthode 2 : sans marché, il faut se référer à des données observables.
- Méthode 3 : sans marché, juste valeur = valeur d’usage (value in use) i.e. la valeur actualisée des cash flows
(present value) attendus de cet actif.

Quelle valeur enregistrer à la naissance des « nouveaux actifs » ?


- Le principe du « coût historique » (comptabilité continentale) indique que : tout bien qui entre dans le
patrimoine de l’entreprise en immobilisations doit être enregistré :
- À son prix d’acquisition s’il est acquis à titre onéreux,
- À son coût de production s’il est produit,
- A sa valeur vénale (valeur de marché) s’il est gratuit.

- Les lionceaux sont des biens produits mais comment calculer son coût de production ? Celui-ci est d’ailleurs
supposé très faible.
- Comme il existe un marché, il peut être considéré comme un « bien gratuit ».
- Il faut donc l’enregister à sa valeur vénale (coût à supporter pour l’acquérir). La normalisation comptable
internationale nous offre ici une solution acceptable.

Conclusion :
- Une question éthique se pose à nous : peut-on raisonnablement réduire le vivant à des chiffres et à le « gérer »
en fonction de ceux-là ?
- Le modèle du « management by numbers », souhaité par les investisseurs à l’international, et que semble
nous imposer la normalisation comptable internationale, est-il celui que souhaite l’Europe ?
- N’est-ce pas réduire l’étendue des possibles des dirigeants d’entreprise en les concentrant exclusivement sur
une vision exclusivement comptable et court-termiste du marché néo-classique ? (lire à ce sujet Capron 2005,
Colasse 2007)

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II - Actions et immobilisations

Actions immobilières fixes (fixed assets Immobilisations)


Terrain, immeuble (forme d’ateliers donc différenciation des unités d’oeuvre), construction, immeuble en toute
propriété, immeuble loué à bail, équipement industriel (dont commerce, pas de porte), machines/outils, mobilier,
installation (station essence au sein de l’entreprise), agencement (marché de l’open space), petit outillage,
équipement de bureau, équipement de magasin, matériel de livraison, matériel roulant (véhicules),
immobilisations en cours, matériel loué à des tiers…

Production immobilisée : unité d’oeuvre spécifique (unité de production internationalisée)


≠ production stockée

Fond de commerce (fichier clientèle, qui a une valeur, peut être vendu selon des règles)
≠ pas de porte (le lieu, espace de présentation des linéaires)

Autres immobilisations fixes (other fixed assets)


Participation dans des sociétés du groupe, participation dans des filiales, prime de remboursement des
obligations, prêt aux cadres, prêts aux salariés…

Immobilisations incorporelles (intangible assets)


Frais d’établissement, droit d’auteur (< 28 ans aux USA), concession, licences accordées (USA), fonds de
commerce, bail, améliorations apportées dans la location (valeur ajoutée), droit au bail, brevets (au bilan, coûts
d’achat), marques de fabrique, immobilisation incorporelles des filiales (si prix action > valeur réelle).
marché anglo-saxon : marché obligataire (moins risqué que des actions dont le cours varie quotidiennement).

1) Dépréciation des actifs


3 termes en anglais :
- depreciation : actifs réels tangibles
- amortization : immobilisations incorporelles (intangibles)
- depletion : immobilisations défectives (wasting assets) ou coût de l’épuisement des ressources exploitées

unamortized cost (valeur nette après amortissement)


= plant + equipment + factures (outillage, équipement et agencement) - allowance for amortization

2) Méthodes de calculs
A - Amortissement linéaire (Straight Line Method)
Annual depreciation charge = (total cost - salvage value) / estimated life in years

B - Méthode dégressive (Declining Balance Method)


Fixed percentage DBM or Reducing balanced method : le taux fixe s’applique (% du coût d’acquisition) :
- la première année à la dépense initiale (cost)
- les autres années à la valeur comptable (written down value method) : coût initial diminué des provisions pour
dépréciations déjà constituées)
Sum of the year-digits-method (nombre d’années restant à courir) :
Nombre d’années restant à courir / somme des nombres d’années utiles

Ex : si durée d’utilisation = 4 ans, alors la première année on a : 4 / (1+2+3+4), soit 40% à rembourser.
La seconde année, on a : 3/10, puis 2/10 et enfin 1/10.

C - Méthode du coût horaire (Machine Hour Method)


Amortissement = (coût initial - valeur résiduelle) * (heures d’utilisation/an)
durée de vie active exprimée en heure

Ex : secteur du bâtiment aux USA

D - Méthode du rendement (The Output Method)


Amortissement = (coût initial - valeur résiduelle) * (nombre d’unités produites/an)
(nombre d’unités que le bien peut produire/an)

Ex : activité d’extraction
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Exemple de la méthode des rendements : une machine achetée 1000 USD, d’une durée de vie estimée à 5 ans,
capable de produire 50.000 unités sur la période.

Année Volume (en unité) Montant de l’amortissement (en USD)

1 5.000 100 (5.000/50.000)


2 2.500 50
3 7.500 150
4 20.000 400
5 15.000 300

5 ans 50.000 1000 (coût de la machine)

3) Les politiques d’amortissement en Grande Bretagne


- plutôt méthode linéaire (straight linear method)
- la législation fiscale tolère des reports de déductions des amortissements
- amortissements toujours calculés sur le coût initial malgré la dépréciation monétaire
- pour inciter à l’investissement, il existe une déduction initiale pratiquée lors de la première année d’utilisation
(initial allowance)

4) Les politiques d’amortissement aux USA


- straight linear method pour les biens intangibles
- cost depletion (timber land)
- trois méthodes possibles pour les biens réels (intangibles)
- crédit d’impôt : dette à terme dans la “twilight zone”
Les bilans (balance sheet) : et le compte des pertes et profits (profit and loss account), ont adopté une
présentation verticale.

Cas 1 : Dévoiler la composition des fonds propres

Current assets (actif de roulement) 20


Fixed assets (actif immobilisé) 10
Total assets 30
Current liabilities (dette à CT) 8
Fixed liabilities (dette à MLT) 2
Total liabilities 10
Difference 20
= ownership (fonds propres) 20

- capital 2
- retained earnings 16
(réserves + provisions stables + bénéfices reportés)
- net earning for the year 2
(bénéfice de l’exercice laissé dans l’affaire)

Cas 2 : dévoiler la part de financement des actifs nets par le capital, les réserves et les emprunts à MLT.

Current assets (actif de roulement) 20


Fixed assets (actif immobilisé) 10
Current liabilities (dette à CT) 8
Net current assets (fond de roulement net) 12
Total 1 22

+ capital 2
+ retained earnings 16
+ fixed liabilities 2
Total 2 20
• net earnings for the year 2
(balance entre Total 1 et Total 2)
= invested capital (capitaux permanents)
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Cas 3 : mix pour dévoiler le fond de roulement net

20 current assets
- current liabilities 8
= net current assets 12

fixed liabilities 2
+ 10 fixed assets
ownership 20
= 30 total 3

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2. La question de la valeur ultérieure : la
dépréciation d’actifs.
NORMALISATION COMPTABLE INTERNATIONALE

Rappel :
- La dynamique de la normalisation comptable internationale autorise des “marges créatives” (ligne
supplémentaires ou retraits de lignes jugées peu utiles).
- Ce qui est attendu c’est la “valeur économique” selon le principe de la “valeur loyale” (faire or true value).
- La décision d’investissement doit ainsi se prendre en toute connaissance de cause, donc le choix de la
méthode d’amortissement devient stratégique pour l’entreprise.
De la valeur ultérieure : approche normalisée de la dépréciation
La valorisation ultérieure des actifs a pour ambition de trouver une cohérence entre la valeur comptable au bilan
des actifs et leurs “juste valeur”.
Une surévaluation des actifs introduirait un biais de bila, et contrarierait le principe de prudence.
2 types de dépréciations dont considérées la dépréciation régulière (amortissement) et la dépréciation
ponctuelle non prévue à l’entrée de l’actif (perte de valeur).

I - Amortissement
- Valeur consommée ou utilisée par une organisation sur une période donnée de temps.
- En théorie, tout actif génère des avantages futurs qui se traduisent par des produits.
- Mais, il est nécessaire pour la bonne gestion de l’organisation d’identifier les charges (amortissements) à
rattacher à ces produits.
- Il convient donc de mesurer la charge d’amortissement annuelle.
- valeur nette comptable = valeur d’entrée de l’actif – amortissements cumulés

1) Établir un plan d’amortissement


- Déterminer la durée au cours de laquelle l’actif génèrera des avantages économiques.
- Déterminer le rythme d’obsolescence de l’actif (rythme selon lequel la valeur de l’actif se réduit d’une année à
l’autre).
- Déterminer la valeur résiduelle potentielle de l’actif à l’issue de sa période d’utilité lors de sa cession sur le
marché ou en démantèlement.

2) Durée d’amortissement
- Elle affecte les états financiers de toute organisation.
- Etaler la durée d’amortissement au-delà du raisonnable, c’est pour certaines organisations vouloir présenter
un résultat comptable plus « acceptable ».
- Les normes IFRS n’imposent rien en la matière. Il convient de définir la « durée la plus appropriée ».
- C’est la durée d’utilisation qui, en pratique, fait stratégie : utiliser une machine outil en « 3X8 » ou seulement 8
heures par jour, accroît son rythme d’usure (en théorie).

Compte de résultat : income statement

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3) Approche par composants
- L’approche dans l’espace des composants est de plus en plus développée selon l’approche « fair value ».
- Le composant est une partie identifiable d’un actif susceptible d’être considérée de façon distincte, et donc
amortie selon une durée qui lui est propre et distincte du reste des autres composants.
- Il peut en résulter une grande variabilité de la durée d’amortissements (souvent à la baisse)

4) Amortissement d’un actif libellé en devise (USD) : le cas de l’aéronautique.


- Le prix d’acquisition des composants aéronautiques est exprimé en dollar américain (USD).
- Ces composants selon le mode linéaire sont à amortir sur une période de 20 ans sans valeur résiduelle : les
moteurs sont plus ou moins sollicités et peuvent durer jusqu’à 25 ans. (Document de référence 2017, Air
France-KLM, note 4.14 p.218).
- Les pièces de rechanges peuvent elles atteindre une durée de vie maximale de 30 années.
- Attention : le coût d’entretien ne devient pas pour autant un actif à part enttière !

5) Durée d’amortissement des immobilisations corporelles : Groupe VINCI.


- Constructions gros œuvre : 20 à 50 ans.
- Installations générales techniques : 5 à 20 ans.
- Matériels de chantier : 3 à 12 ans.
- Matériels de transport : 3 à 5 ans.
- Agencements : 8 à 10 ans.
- Mobiliers et matériels de bureau : 3 à 10 ans.
(Extrait du document de référence 2017, Vinci, Note 16.1, p.266)

II - Méthode de calcul d’amortissement

1) Méthode linéaire
- Al = (valeur d’entrée – Valeur résiduelle)/Nombre d’années
- Soit l’entreprise BUFFON qui achète en ce mois de novembre 2018, un véhicule pour l’un de ses
commerciaux pour une valeur de 20000 EUR, et, une durée de vie estimée à 5 ans (à raison de 45000 kms par
année d’utlisation).
- La valeur résiduelle d’un tel actif est nulle ou qusi-nulle à l’arrivée justifiant l’amortissement linéaire. Il vient :

Plan d’amortissement linéaire :

20.000 / 5 = 4.000€ / an
à enregistrer dans les charges ordinaires

2) Amortissement dégressif / amortissement accéléré à doublement de taux


Ad = VNC n-1 x Td VNC : Valeur Nette Comptable
Avec VNC n-1 : valeur nette comptable de l’année dernière
Avec Td : taux de dépréciation en %.
La valeur nette comptable diminue chaque année donc la charge annuelle également (dégressivité)

Exemple :
Le chef comptable estime que la méthode linéaire n’est pas la plus appropriée. Selon ses calculs, un taux de
degressivité de 40 % pourrait être adopté.
En 2018, cela signifie que la dotation aux amortissements reflétant la consommation d’avantages économiques
liés à l’usage du véhicule par le commercial est égale à : 0,4 x 20000 = 8000 EUR.
Il vient le plan d’amortissement suivant :

Nouveau plan d’amortissement selon la méthode dégressive :

En 2021, on s’aperçoit que la métode linéaire est


moins coûteuse donc il est possible de passer
pour ces deux dernières années à la méthode
linéaire pour effet de trésorerie.

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3) Méthode [Link].T.Y (Sum Of The Year digits = nombre d’années de vie de l’actif)
- Asofty = [(valeur entrée – valeur résiduelle) x Nombre d’années restantes] / Somme du nombre d’années
- Cette méthode n’implique pas de passer à la méthode linéaire sur la période.
- Sur notre exemple, le nombre de « digits » est : 1+2+3+4+5 = 15 (2018, 2019, 2020, 2021 et 2022)
- La dotation aux amortissements pour un digit est donc :
20000 x (1/5) = 1330
- En 2018, il reste 5 années de vie théorique donc : 5 x1330 = 6660.

Plan d’amortissement SOFTY :

6660

4) Amortissement dégressif capacitaire


- Le chef comptable estime que le commercial n’effectuera pas le même nombre de kms par année.
- Selon ses estimations les 200000 kms parcourus se répartissent ainsi : 2018 (40000kms), 2019 (50000kms),
2020 (50000kms), 2021 (40000kms), 2022 (20000kms).
- La dotation aux amortissements reflétant la consommation d’avantages économiques liée à l’usage du
véhicule au nombre de kms faits est de :
(40000/20000) x 20000 = 4000 pour 2018. Il vient :

III - Test de dépréciation


Faire face au risque de dépréciation de l’actif (IAS 36)
A une date donnée, les flux de trésorerie futurs générés par un actif correspondent-ils à la VNC enregistrée à
cette date ?
Il faut déterminer les Unités Génératrices de Trésorerie (UGT) : entités opérationnelles générant des flux de
trésorerie indépendants (pôle hôtel service pour AccorHotels, pôle actifs hôtelier, ou, pôle nouvelles activités
(conciergerie, par exemple)).

IV - Exemple
L’imprimeur JAIDENCRE met en place une nouvelle machine pour un coût d’acquisition de 200000 EUR.
La durée de vie estimée est de 5 années.
La méthode linéaire semble la plus pertinente à la DAF.
La valeur de marché serait de 20000 EUR à horizon de 5 ans sur le marché de l’occasion.
La machine doit apporter un chiffre d’affaires additionnel chaque année comme suit :
La marge commerciale avant amortissement et
impôt est de 15 % (0,15). Donc la marge
supplémentaire estimée est de
(0,15 x 200000) = 36000 EUR.
Le taux d’actualisation qui intègre la probabilité de survenue d’un risque d’activité est de 10 % (0,10).

Calcul de l’amortissement et de la VNC


Amortissement 2018 = (200000 – 20000)/5 = 36000 EUR.
VNC = 200000 – 36000 = 164000 EUR.
Valeur d’utilité du matériel (VUM) = [ 240000 x 0,15 x (1/(1+ 0,10)] + [ 280000 x 0,15 x (1/(1,10²)] + [320000 x
0,15 x (1/(1,1)³)] + [360000 x 0,15 x (1/(1,1)⁴)] + [20000 x (1/(1,1)⁴] = 154 044 EUR (ou VNC corrigée).
VNC > VUM donc dépréciation de 164000 – 154044 = 9954.
A valeur résiduelle inchangée, la charge d’amortissement pour chacune des 4 années restantes sera de :
(154000 – 20000)/4 = 33511 EUR
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3. Concepts d’analyse financière en
comptabilité financière
NORMALISATION COMPTABLE INTERNATIONALE

I - Analyse des équilibres financiers fondamentaux


BFR = part à une date T donnée, des besoins ou emplois cycliques non financés par les ressources cycliques.
Ce qui est cyclique n’est pas stable.
FR = ressources stables disponibles pour couvrir le BFR.
Si ce dernier couver le premier, alors la trésorerie de l’entreprise est nulle. Sinon elle peut être excédentaire ou
déficitaire.
Trésorerie = FR - BFR = disponibilités (caisse + banque) - concours bancaires courants (CBC)

II - Approche simplifiée du Besoin en Fonds de Roulement (BFR)


Une entreprise de décoration intérieure achète au 01/01/N à son fournisseur un lot de quatre tables au prix
unitaire de 2000 EUR.
Selon les procédures en vigueur, l’entreprise doit régler sa facture à échéance de 30 jours après la livraison.
Au bout de deux semaines, les quatre tables sont vendues pour 4000 EUR l’unité.
Un table est payée au comptant. Les trois autres seront réglées au plus tôt dans les deux mois (relation
clientèle).
L’entreprise a-t-elle un besoin net de financement ?
L’entreprise reçoit 4000 EUR mais doit payer les 8000 EUR (4 tables * 2000€) à la fin du mois.
Ses créances (actif cyclique/circulant) sont de 12000 EUR (* 3 tables), mais sa dette fournisseurs (passif
cyclique) est de 8000 EUR.
Besoin net de Financement = 12000 – 8000 = 4000 EUR

III - Soit la SNAT, entreprise de transport, qui affiche le bilan comptable suivant en EUR.

Quels sont les montants du FR et du BFR ?


Quelle est la trésorerie de l’entreprise ?
Que remarquez-vous ?

Le FR se calcule au niveau du passif = ressources stables (4800 + 1000 + 4200 = 10000) – actifs immobilisés
(5500+1700 = 7200) = 2800
Le FR est positif, donc la SNAT dispose d’un excédent de ressources financières sur le long terme.
Le BFR se calcule ainsi = actif circulant (hors banque et caisse) (4600) – dettes à court terme (2400) = 2200
Le BFR est positif, ce qui signifie que l’entreprise a besoin de se financer.
La TN se calcule ainsi = FR – BFR = 2800 – 2200 = 600.
Comme le FR > BFR, cela signifie que FR finance le BFR, et donc que la TN est positive. La structure
financière de cette entreprise est saine. Sans donnée sur son Résultat Net (issu de son compte de résultat),
nous ne pouvons rien dire sur la qualité de sa structure économique.
La Trésorerie de la SNAT correspond à son compte de Caisse et de Banque qui équilibre son compte de Bilan.
FR = ressources stables - actifs immobilisés (si > 0, alors excédent de ressources financières)
BFR = actif circulant - dettes à court terme (si > 0, alors besoin de financement)
TN = FR- BFR (FR > BFR, alors FR finance le BFR et trésorerie positive)

➞ comptabilité anglo-saxonne : provisions regroupées (diverses), actifs corporels et incorporels regroupés,


stocks et créances regroupés (vision cyclique, regroupement par masse pour aider la prise de décision et
maximiser les profits)
⚠ une valeur comptable entre parenthèses est une valeur négative
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IV - Tableau de Flux de Trésorerie (TFF) ou Cash-flows

Le TFF complète l’information présentée dans le Bilan et le Compte de Résultat, en nous informant sur la
provenance des liquidités et leur utilisation pendant l’exercice.

La Capacité d’Autofinancement (CAF) nous indique, elle, le potentiel de trésorerie que pourrait générer l’activité
« habituelle » (ordinaire) de l’entreprise pour faire face à ses engagements courants ( < 1 an).

V - Soit la SNAT présentant les états comptables suivants

Quelle est la CAF de cette entreprise ?


Quel est son TFF ?

VI - Calcul de la CAF et du TFF (fonction activité ordinaire)


CAF = résultat net + amortissement + moins-value de cession de l’actif
CAF = (2000) + 5000 + 1000 = 4000. La situation est saine à court terme. Donc son modèle économique est
tenable en l’état.

TFF = CAF + augmentation créances + augmentation stock + diminution des dettes fournisseurs
TFF = 4000 + (9000 – 16000) + (3000 – 6000) + (11000 - 20000) = 4000 + (7000) + (3000) + (9000) = (15000)

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Exercice :
01/01/N 31/12/N
La société Bayou Ayad
Matériel et outillage 3520 3860

Amortissement 2140 2008,40

Valeur nette comptable (VNC) 1380 1851,6

1) Présenter dans des comptes en T, l’enregistrement (paiement comptant).

215 - installations techniques,


matériels et outillage industriel 512 - banque

3520
1540 1540

La différence entre les soldes de début et de fin de période du compte 215 est due à l’acquisition et à la
cession. Le prix de l’équipement = solde final (3860) + coût d’acquisition de l’équipement cédé (1200) - solde
initial (3520) = 1540

2) Dresser le tableau d’amortissement de l’équipement cédé jusqu’à la date de sa cession (coefficient 2 pour
une durée de vie de 5 ans).

Cumul des
Dotation aux VNC en fin de
Période amortissements en fin
amortissements période
de période

1200 * 0,4 * (1/4)


Du 10/10 au 31/12 (N - 2) 120 1000
= 120

1060 * 0,4
N-1 432 648
= 432

648 * 0,4
Du 01/01 au 30/06 (N) 129,6 518,4
=432

3) Chiffrer l’incidence de l’acquisition et de la cession sur le résultat net.

Prix d’acquisition * taux linéaire * réduction proportionnelle au temps (en jours) = montant des nouveaux
amortissements
1540 * 0,2 * (197/365) = 166,23

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Sujet type :

Questions de cours
En quoi la normalisation comptable internationale vous semble-t-elle pertinente ?
(intro - développement - conclusion, 15 lignes)
Pertinent :
- rend compte de la réalité économique d’une entreprise (≠ comptabilité continentale)
- l’internationalisation croissante des économies et des entreprises imposent la convergence des informations
comptables avec des outils de lecture que l’on peut comparer les uns aux autres, d’un état à un autre
- le processus de mondialisation s’accompagne d’une dynamique de financiérisation des économies et
entreprises (les administrations publiques ne sont plus concernées)
- le principe de “fair value” permet d’avoir une valeur honnête et transparente d’un bien à un moment T, il
comprend les investissements, le démantèlement mais pas les valeurs résiduelles. La valeur est plus près de la
valeur réelle

Discutable :
La comptabilité anglo-saxonne a deux défauts :
- chaque entreprise à le choix d’utiliser des lignes comptables ou non (architecture propre à chacune) donc
l’information est similaire mais pas identique
- pas d’obligation de détailler les actifs immobilisés car ils réfléchissent par masses, de manière agrégée
- tous les pays ne l’ont pas adopté donc ce n’est pas un système idéal
- elle est plus adaptée aux pays anglo-saxons ou à la culture proche
- si les USA se retirent du processus, la normalisation comptable internationale, fondée sur le USD$ sera mise à
mal, beaucoup pourraient suivre et quitter ce système

Exercice d’application 1
Au 01/01/N, la société Industri A fait l’acquisition d’une machine-outil numérique pour une valeur de 60.000
EUR. La valeur résiduelle est de 5.000 EUR.
Élaborer les tableaux d’amortissement de celle-ci, en utilisant les méthodes ci-après.

1 - Amortissement linéaire :
AL = (valeur d’entrée - valeur résiduelle) / Nb. années
Base amortissable = 60.000 - 5.000 = 55.000
Dotation annuelle = 55.000 / 5 = 11.000

Année Valeur comptable Dotation annuelle Nouvelle valeur comptable

N 60.000 11.000 49.000

N+1 49.000 11.000 38.000

N+2 38.000 11.000 27.000

N+3 27.000 11.000 16.000

N+4 16.000 11.000 5000

2 - Amortissement accéléré à doublement de taux / dégressif :


Ad = VNC N - 1 * Td (taux de dépréciation en %)
Doublement du taux = (0,2) * 2 = 0,40 (soit 40%)

Année Valeur comptable Dotation annuelle Nouvelle valeur comptable

N 60.000 0,4 * 60.000 = 24.000 36.000

N+1 36.000 0,4 * 36.000 = 14.400 21.600

N+2 21.600 0,4 * 21.600 = 8640 12.960

N+3 12.960 0,4 * 12.960 = 5184 7776

N+4 7776 0,4 * 7776 = 2776 5000


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3 - Amortissement dégressif à taux décroissant appliqué à la valeur constante :
C’est la méthode SOFTY
Base amortissable = 60.000 - 5.000 = 55.000
Somme des années = 1 + 2 + 3 + 4 + 5 = 15
NVC = valeur d’entrée - dotation
Dotation en N = 55.000 * (5/15) = 18.333 donc NVC = 41.667
Dotation en N + 1 = 55.000 * (4/15) = 14.667 donc NVC = 27.000
Dotation en N + 2 = 55.000 * (3/15) = 11.000 donc NVC = 16.000
Dotation en N + 3 = 55.000 * (2/15) = 7.333 donc NVC = 8.667
Dotation en N + 4= 55.000 * (1/15) = 3.667 donc NVC = 5.000

4 - Amortissement selon le programme d’utilisation prévisionnel de la machine-outil : 65.000, 60.000, 50.000,


420.000, 330.000, de N à N+4.
C’est la méthode des “modes des unités de production”.
65.000 + 60.000 + 50.000 + 42.000 + 33.000 = 250.000 (unités au total)
Base amortissable = 60.000 - 5.000 = 55.000
Dotation en N = 55.000 * (65.000 / 250.000) = 14.300
NVC en N = 65.000 - 14.300 = 45.700
Dotation en N + 1 = 55.000 * (60.000 / 250.000) = 13.200
NVC en N +1 = 45.700 - 13.200 = 32.500
Dotation en N + 2…

Année Quantités produites Dotation Nouvelle valeur comptable

N 65.000 14.300 45.700

N+1 60.000 13.200 32.500

N+2 50.000 11.000 21.500

N+3 42.000 9.240 12.260

N+4 33.000 7260 5000

250.000 55.000

5 - Quelle stratégie est la meilleure ?


Prenons l’année N, nous obtenons :

Mode
Différence par
d’amortissement Dotation en N
rapport au linéaire
année N

Linéaire 11.000

Doublement de taux 24.000 + 13.000

SOFTY 18.333 + 7.333

Unités de
14.300 + 3.300
production

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Exercice d’application 2
La société de transport internationale Runroad présente la structure de bilan suivante :

Actifs corporels et incorporels 5.500


Actifs financiers 1.700
Stocks, créances et autres actifs 4.600
Disponibilités 600

Total actif 12.400


Capitaux propres 4.800
Provisions diverses 1.000
Emprunts > 1 an 4.200
Dettes à court terme 2.400

Total passif 12.400

Quel enseignements en tirez-vous ?


Le résultat du bilan correspond au montant des disponibilités.
Fond de roulement : FR = (4.800 + 1.000 + 4.200) - (5.500 + 1.700) = 2.800
FR = ressources stables - actif immobilisé
FR = (capitaux propres + provisions + emprunts) - (actifs corporels et incorporels + actif financier)
Il est donc positif à long terme, l’entreprise devrait être en mesure de couvrir son BFR et donc atteindre au
moins le seuil de rentabilité.
On vérifie en calculant le BFR.
Besoin en fond de roulement : 4.600 - 2.400 = 2.200
BFR = (stocks, créances et autres actifs) - (dettes à court terme)
Le FR de 2.800 couvre le BFR de 2.200 et il génère même un excédent de trésorerie nette de 600 (soit le
montant des disponibilités). La situation financière de cette entreprise est donc saine.
Trésorerie nette = 2.800 - 2.200 = 600
TN = FR - BFR

Interprétation d’état comptable et financier

Produits des activités ordinaires 3.200.000


Autres produits 2.400
Achats consommés (65.000)
Charges de personnel (1.245.000)
Charges externes (66.000)
Dotations aux amortissements, provisions dépréciation (230.000)
Variation des stocks de produits finis en cours (350.000)
Résultat opérationnel 683.000

Charges financières (12.000)


Charges d’impôts sur le résultat (203.000)
Résultat après impôt des activités maintenues 468.000

Résultat après impôt des activités abandonnées 150.000

Résultat net comptable 618.000

L’entreprise est travaillistique (beaucoup de charges de personnel).


Le RNC est positif, la structure financière se consolide. Le FR finance largement le BFR (618.000 de plus que
l’année précédente).
L’amortissement vaut 230.000, ce qui veut dire que l’entreprise dispose d’un grand nombre de machines et elle
a beaucoup investi.
Situation saine : bon bilan

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