0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
259 vues4 pages

Injection réseau photovoltaïque au Maroc

injection au réseau

Transféré par

contactlazaaramina
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
259 vues4 pages

Injection réseau photovoltaïque au Maroc

injection au réseau

Transféré par

contactlazaaramina
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Principe de fonctionnement de la production photovoltaïque en injection réseau :

L’installation photovoltaïque prévue pour un raccordement réseau se compose des éléments


suivants :

 Un champ de panneaux,

 Un onduleur,

 Des boîtiers de protection en amont et en aval de l’onduleur.

Les panneaux solaires produisent de l’électricité en courant continu. Pour pouvoir être
injectée sur le réseau, cette électricité doit être transformée en courant alternatif. Cette
fonction est assurée par l’onduleur : il convertit le courant continu des modules en courant
alternatif correspondant parfaitement au courant du réseau. Les boîtiers placés de part et
d’autre de l’onduleur assurent la protection de l’installation : le coffret DC côté courant
continu, le boîtier AC côté courant alternatif.

L’onduleur est une microcentrale de production. Il vérifie que le réseau est aux normes (50 Hz
+- 0.2 Hz, et 230 V +- 10% selon la norme française) et injecte dès que c’est le cas. Il aligne
alors son courant sur le courant du réseau (la tension du courant alternatif varie en suivant une
courbe sinusoïdale, l’onduleur aligne la courbe de son courant sur cette courbe), et il
augmente la tension de production jusqu’à ce que la totalité de ce qu’il produit s’écoule dans
le réseau.

Il y a trois types d’injection au réseau :


1. Autoconsommation avec injection
 Une installation photovoltaïque permettant à l’énergie produite par les
panneaux solaires d’alimenter directement les appareils électriques du
locale sans passer par le compteur électrique.
 Selon la règle du "chemin le plus court", les appareils sont
prioritairement alimentés par l’électricité produite localement, car elle
est plus proche que celle provenant du réseau. Si la production dépasse
la consommation, le surplus est automatiquement dirigé vers le réseau
et mesuré par le compteur de production, qui comptabilise uniquement
l’énergie excédentaire injectée. En cas d’insuffisance de production
solaire, le complément d’énergie est fourni par le réseau via un
compteur de consommation.
 Ce système optimise l’autoconsommation, réduit les factures
d’électricité, et permet de générer un revenu en vendant l’excédent
d’électricité, tout en fonctionnant de manière entièrement automatique.
2. Injection totale :
 L'injection d'énergie totale dans le réseau consiste à envoyer toute
l’énergie générée par le champ photovoltaïques directement dans le
réseau électrique. L’électricité produite, initialement en courant
continu (DC), est convertie en courant alternatif (AC) par un onduleur,
qui s’assure que la fréquence, la tension et la phase sont parfaitement
synchronisées avec celles du réseau. Une fois synchronisée, l’énergie
est injectée via un point de couplage commun (PCC), et un compteur
bidirectionnel mesure la quantité d’énergie envoyée, permettant au
producteur d’être rémunéré.
 Ce modèle simplifie l’installation, réduit les coûts initiaux et maximise
l’utilisation de l’énergie produite, tout en s’appuyant sur des dispositifs
de sécurité pour protéger le réseau en cas d’instabilité

3. Autoconsommation sans injection de surplus


 On parle d’autoconsommation totale sans injection ou
d’autoconsommation sans revente de surplus, lorsque l’installation
solaire photovoltaïque est dimensionnée et raccordée de manière à ne
pas pouvoir injecter d’électricité sur le réseau. Cela signifie que :
o Soit l’ensemble de la production électrique est consommée
directement par l’autoproducteur
o Soit l’installation est bridée de manière à ne pas injecter le
surplus lorsqu’elle produit davantage d’énergie que ce qui est
nécessaire pour la consommation de locale.
o L’énergie peut être prélevée du réseau pour compléter la
consommation lorsque la production solaire est insuffisante.
Problème d’injection au réseau au Maroc
Au Maroc, l’injection de l’électricité solaire excédentaire dans le réseau reste limitée et mal
encadrée, freinant le développement des projets d’autoconsommation solaire. Bien que la loi
82.21 permette de vendre jusqu’à 20 % de l’excédent, l’absence de tarifs d’achat clairement
définis empêche les entreprises de rentabiliser leur surplus, qui est soit perdu, soit injecté
gratuitement dans le réseau. Cette situation est aggravée par des infrastructures de réseau,
notamment en moyenne et basse tensions, insuffisamment modernisées pour gérer les
fluctuations causées par l’énergie solaire intermittente, ce qui pourrait menacer la stabilité du
réseau électrique. Par ailleurs, les opérateurs historiques, comme l’ONEE, pourraient voir leur
modèle économique fragilisé, car ils produisent souvent de l’électricité à des coûts plus élevés
que ceux du solaire, ce qui pose un problème de compétitivité et de fixation des prix de vente.
En conséquence, sans cadre réglementaire clair et équilibré, les investisseurs hésitent à
développer des projets, faute de pouvoir en évaluer précisément la rentabilité.

Solution proposée :
Au Maroc, pour garantir un réseau électrique fiable et conforme aux lois, l’injection d’énergie
excédentaire produite par les systèmes photovoltaïques dans le réseau est strictement interdite.
Cela vise à éviter la génération d’harmoniques indésirables qui pourraient perturber le réseau.
De plus, l’ouverture du réseau basse tension à l’autoproduction soulève des défis pour
l’ONEE et les autres distributeurs, comme Lydec et Redal, en raison des pertes financières
liées à la baisse de leur production. La loi 13-19 impose donc aux auto-producteurs de ne pas
injecter leur surplus d’énergie dans le réseau, en exigeant notamment l’installation de
dispositifs de "zéro feed-in" pour bloquer tout excédent
Concrètement le Zéro export implique :
 Aucune partie de l’énergie solaire produite par le système n’est autorisée à entrer dans
le réseau.
 Par défaut, toute l’énergie solaire produite qui dépasse la demande dans votre site est
écrêtée (perdue) par un limiteur d’injection.
 Une approche plus économique, dans laquelle un système de gestion de l’énergie
intelligent comme PowerControl ZE est déployé, permettrait d’optimiser la quantité
d’énergie perdue en écrêtant la juste quantité d’énergie produite solaire, c’est-à-dire
réduire la production d’électricité des onduleurs solaires pour garantir l’absence
d’exportation de la production solaire vers le réseau.

Vous aimerez peut-être aussi