Introduction :
La phylogénie étudie les liens de parenté d’un groupe d’organismes et retrace leur
histoire évolutive.
À la fin du 19e siècle, les taxonomistes avaient deux objectifs :
o Créer un système de classification naturelle regroupant les organismes proches.
o Nommer les plantes en fonction de leurs liens phylogénétiques.
Objectifs de la systématique moderne :
o Comprendre chaque lignée évolutive.
o Utiliser une nomenclature reflétant les liens entre les lignées.
La phylogénie est un fait ; nos classifications sont des hypothèses évolutives basées
sur des connaissances imparfaites qui évoluent avec les progrès [Link]
Taxonomique :
La phylogénie étudie les liens de parenté d’un groupe d’organismes et retrace leur
histoire évolutive.
Ce diagramme montre la hiérarchie des rangs
taxonomiques, classée de manière décroissante du plus large au plus spécifique. Il
utilise l'acronyme RECOFGE pour rappeler l'ordre des rangs :
Règne (Kingdom)
Embranchement (Phylum)
Classe
Ordre
Famille
Genre
Espèce
Espèces : groupe d’individus étroitement liés, descendants d’un ancêtre commun. Niveau
de classification le plus fondamental.
Les membres d’une espèce peuvent se reproduire entre eux, mais pas avec d’autres
espèces.
Certaines espèces proches peuvent créer des hybrides viables.
Les espèces proches sont regroupées dans un genre.
Groupes monophylétiques : incluent tous les descendants d’un ancêtre commun dans un
même genre.
Groupes polyphylétiques : incluent des espèces issues d’ancêtres différents, avec des
ressemblances dues à l’évolution convergente.
Groupes paraphylétiques : incluent un ancêtre commun et certains de ses descendants,
mais pas tous.
Schéma 2 :
1. Bryophytes : Comprennent les hépatiques (liverworts), les mousses (mosses) et les
anthocérotes (hornworts).
o Caractéristiques évolutives :
Gamétophytes feuillus (leafy gametophyte) dans certains groupes.
Corps huileux (oil bodies) et stomates (pores permettant les échanges
gazeux).
Le sporophyte est multicellulaire, avec une cuticule pour la protection.
Date d'apparition estimée à plus de 450 millions d'années (MYBP).
2. Polysporangiophytes : Incluent des groupes comme Horneophyton, Aglaophyton
(Rhynia) et les trachéophytes (plantes vasculaires).
o Caractéristiques évolutives :
Croissance intercalaire du sporophyte (croissance entre les segments).
Sporophyte indépendant, parfois avec des branches.
Tissu vasculaire avec du xylème contenant des trachéides, assurant le
transport des nutriments.
Apparition estimée à plus de 425 millions d'années (MYBP).
La transition des bryophytes aux polysporangiophytes montre une complexification des
structures, avec une évolution vers des tissus spécialisés et un sporophyte de plus en plus
autonome.
Rangs taxonomiques :
Les noms de genres et espèces n'ont pas de terminaison fixe, ils suivent l'accord en
latin.
Le nom scientifique d’une espèce combine le genre et l’épithète spécifique, en italique
(ex. : Quercus alba pour le chêne blanc).
Famille : rang au-dessus du genre.
Les rangs supérieurs incluent ordre, classe, division, et règne.
Des suffixes spécifiques sont utilisés pour les noms des divisions, classes, ordres et
familles.
Cladistique :
La cladistique est un système de classification basé sur l'analyse des caractères
primitifs et évolués pour refléter les relations phylogénétiques.
Des plantes non apparentées peuvent évoluer sur des lignées distinctes pendant des
millions d’années, accumulant des mutations qui expliquent leurs différences.
Les plantes peuvent se ressembler pour deux raisons :
1. Ancêtre commun : caractéristiques similaires appelées synapomorphies.
2. Évolution convergente : caractéristiques similaires appelées homoplasies.
Il est parfois difficile de distinguer les similitudes dues à l’homologie (ancêtre
commun) ou à l’analogie (évolution convergente), surtout lorsque de petites mutations
génétiques entraînent des différences majeures.
Les systématiciens analysent un maximum de caractères pour compenser les
caractères trompeurs par des informations fiables.
Un cladogramme représente les liens évolutifs avec des branches ; chaque nœud
représente la divergence d'un taxon en deux, et les branches indiquent les descendants
d’un ancêtre commun.
Un caractère dérivé par rapport à un caractère ancestral est appelé apomorphie.
Les cladogrammes se construisent en utilisant des caractères dérivés et partagés
(synapomorphies).
Cladogrammes et rangs taxonomiques :
L'espèce est la seule unité taxonomique avec une définition relativement objective (les
individus peuvent se croiser).
Les noms des genres, familles, ordres, etc., doivent être ajustés s'ils sont
polyphylétiques ou paraphylétiques.
Autres systèmes :
Systèmes artificiels de classification : Basés sur des caractères clés faciles à observer
(ex. : guides d’identification des plantes urbaines, des arbres).
Ces systèmes sont artificiels car les plantes classées n'ont généralement pas d'ancêtre
commun récent.
Classification des fossiles :
La classification des fossiles combine les caractéristiques des systèmes artificiels et
naturels.
Les informations tirées des fossiles sont souvent limitées.
Les fossiles ayant une forme ou structure de base similaire sont regroupés dans des
catégories appelées genres de forme.
Études taxonomiques :
Le Code international de nomenclature pour les algues, champignons et plantes
définit les règles pour nommer une espèce.
Chaque espèce doit avoir un nom unique et être décrite avec un spécimen type.
Lignées évolutives :
Tous les organismes vivants sont répartis en trois domaines : Bactéries, Archées, et
Eucaryotes.
Un clade a donné naissance aux règnes des animaux et des champignons.
Un autre clade a évolué en algues vertes, dont certaines ont colonisé la terre ferme il y
a 400 millions d’années.
Ces algues vertes ont formé le clade des plantes terrestres, constituant le règne
végétal.