Open Water Diver
Manuel de l'élève
French
© SSI International GmbH, 03.10.2023
OWD
Table des matières
Introduction
Votre certification SSI 6
Le processus de formation SSI 7
Ce que l'on attend de vous 8
Attentes à l'égard de l'instructeur et du Centre de formation 9
Le Diver Diamond SSI 9
Le matériel de plongée en scaphandre 10
Votre compte MySSI 13
L'Application MySSI 13
Naviguer dans les supports pédagogiques numériques 15
Aller plonger - Devenir une icône 18
Chapitre 1
Votre corps et le monde subaquatique 21
The Ultimate Dive Experience 21
Un bref historique de comment l'homme a tenté de pénétrer le paradis aquatique 22
Effets de la pression à la surface et sous l’eau 24
Le Squeeze : Premier effet de l’augmentation de la pression à la descente 28
Manœuvres d'équilibrage 32
Barotraumatismes liés à la diminution de pression (squeezes inversés) 33
L’équipement de plongée libre 33
Adaptation à l’environnement aquatique 39
La communication sous l’eau 41
Résumé 43
Révisions du chapitre 43
Chapitre 2
L’utilisation de votre matériel de plongée 46
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La perte de chaleur dans l'eau 46
La protection thermique 47
Acquérir un rythme respiratoire approprié 50
Le système d’alimentation en air 53
Le système d’informations 58
Le concept de flottabilité 64
Le système de contrôle de la flottabilité 65
Le programme d’entretien du matériel SSI 69
Gréer le scaphandre de plongée 69
Les accessoires 71
Les règles de base de la plongée en scaphandre 72
Résumé 74
Révisions du chapitre 74
Chapitre 3
Le mélange respiratoire et ses effets sur le corps humain 77
Présentation des accidents dus à la pression 77
Anatomie de base de la respiration et de la circulation 78
Les effets de la diminution de pression à la remontée 80
Accidents dus à une surpression pulmonaire 81
Prendre l’avion après une plongée 92
La narcose à l’azote 93
L’intoxication au dioxyde de carbone (hypercapnie) 96
Résumé 98
Révisions du chapitre 98
Chapitre 4
Avantages du système de binôme et réalisation des 102
plongées
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Avantages du système de binôme 102
Procédures adaptées pour la plongée depuis le rivage 107
Effectuer une plongée 110
Calcul de la consommation en gaz et du temps de plongée en profondeur 115
Résumé 119
Révisions du chapitre 119
Chapitre 5
L'océan et vos opportunités de plongée 122
L'Océan 122
Les dangers potentiels de la vie marine 132
Opportunités de plongée 137
Résumé 139
Révisions du chapitre 139
Chapitre 6
Vos expériences en plongée et au-delà 142
Prendre soin de soi-même 142
Eviter la panique 143
Réponses appropriées aux situations difficiles 146
Aide à la prise de décision 147
Résumé 155
Révisions du chapitre 155
Annexes
Planifier une plongée avec les tables de plongée SSI 158
Table 1: Table de plongée à l’air sans décompression 160
Table 2: Table des intervalles de surface 162
Table 3: Temps d’A zote Résiduel ; Table des Majorations 163
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Plongées successives et profil de plongée 164
Félicitations ! 168
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Introduction
L'expérience de plongée ultime
Vous êtes sur le point de vous lancer dans l'une des plus grandes aventures de
votre vie.
Devenir un plongeur est la première étape d'un parcours qui va changer pour
toujours votre façon de vivre et de voir le monde, et cela vous donne la
possibilité d'explorer la dernière véritable frontière sur Terre: les océans.
Vivre l'apesanteur dans l'espace est une expérience limitée à quelques Soixante et onze pour cent de notre
astronautes très entraînés. planète est recouverte d'eau - et avec
SSI, vous pouvez explorer la dernière
En tant que plongeur, vous explorerez les merveilles du monde sous-marin tout en étant comme en
frontière.
apesanteur. Vous pourrez interagir avec une vie marine incroyable et découvrirez des épaves et des
écosystèmes cachés sous la surface.
Votre certification SSI
Que signifie l'obtention d'une certification SSI ?
La certification que vous obtenez en effectuant votre formation en plongée satisfait et dépasse les
Standards de formation reconnus mondialement en matière de sécurité et de qualité.
Ces Standards sont établies par l'Organisation internationale de normalisation (ISO), le Recreational
Scuba Training Council (RSTC) et l'American National Standards Institute (ANSI).
Votre Centre de formation SSI fait partie de la famille internationale SSI qui se consacre aux Standards
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les plus élevés en matière de sécurité et de formation.
Cette famille comprend les Professionnels SSI, les Centres de formation ( Training Center) SSI et les
plongeurs comme vous.
SSI est un leader de l'industrie depuis sa fondation en 1970, et améliore constamment les supports de
formation et les techniques de formation afin d'améliorer votre sécurité et votre expérience.
Vous pouvez vous rendre dans n'importe quel Centre de formation ( Training Center) SSI dans le monde
et être sûr de bénéficier d'une expérience de formation en plongée de haute qualité, axée sur
l'acquisition et l'amélioration de votre confort et de votre confiance en vous.
Le processus de formation SSI
Votre parcours vers la certification comporte trois étapes:
1. Effectuez votre formation avec les supports pédagogiques numériques qui composent ce kit. Ces
supports vous permettent d'étudier à votre rythme, et vous pouvez les utiliser n'importe où,
n'importe quand, après les avoir téléchargés dans votre application MySSI.
2. Effectuez les séances théoriques et les séances en Piscine/Milieu protégé avec votre Dive
Professional SSI.
3. Effectuez vos plongées de formation en milieu naturel
Options de certification
Pour répondre aux besoins des plongeurs d'aujourd'hui, SSI a créé trois parcours pour devenir un
plongeur certifié.
Open Water Diver
• Six séances de théorie
• Six séances en Piscine/Milieu protégé
• Quatre plongées de formation en Milieu naturel
Il s'agit du programme de formation le plus connu et le plus populaire de SSI.
Après avoir obtenu votre certification Open Water Diver, vous pourrez plonger avec un équipier dans
des environnements et à des profondeurs équivalents à ceux rencontrés lors de votre formation.
Votre Instructeur peut ajuster le nombre de séances de formation pour répondre à vos besoins ou aux
planning de formation dans le Dive Center.
Ils vous démontreront également - et vous aideront à maîtriser - les compétences nécessaires pour
devenir un plongeur sûr et compétent lors de votre formation dans l'eau.
Puisque SSI croit fermement à la création de plongeurs compétents, et pas seulement à la délivrance de
cartes de certification, vous pouvez participer à des séances de formation supplémentaires dans l'eau
pour être totalement certain d'avoir les compétences et le niveau de confort nécessaires pour être un
plongeur performant.
Scuba Diver
• Trois séances de théorie Trois séances en Piscine/Milieu protégé Trois plongées de formation en
Milieu naturel
Ce programme correspond sensiblement à la moitié du programme Open Water Diver, et est conçu
pour les personnes qui ne peuvent pas suivre immédiatement l'ensemble du programme Open Water
Diver.
Obtenez votre certification Scuba Diver et ainsi la possibilité de plonger sous la supervision directe d'un
Dive Professional à des profondeurs limitées.
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Vous pouvez poursuivre votre processus de certification Open Water Diver à tout moment en
poursuivant votre formation à partir des supports pédagogiques numériques et en terminant les
séances théoriques et dans l'eau avec votre Instructeur SSI.
Basic Diver
• Une séance de théorie
• Une séance en Piscine/Milieu protégé
• Une plongée de formation en Milieu naturel
Le programme Basic Diver est un moyen rapide et facile de découvrir le monde de la plongée sous-
marine avant de devenir Open Water Diver.
Ce programme est conçu pour les personnes qui n'ont pas le temps de suivre l'ensemble du
programme Open Water Diver, ou qui souhaitent vivre une première expérience de la plongée en milieu
naturel avant de s'engager pour un programme de formation plus long.
La certification Basic Diver vous qualifie pour plonger sous la supervision directe d'un Open Water
Instructeur pendant six mois après l'obtention de votre certification.
Si vous décidez de valider l'Open Water Diver dans les six mois qui suivent, vous pouvez créditer votre
certification Basic Diver pour votre formation Open Water Diver.
Ce que l'on attend de vous
Test physique dans l'eau
La plongée sous-marine moderne est une activité pratiquée en sécurité et calme, appréciée par des
personnes ayant des capacités physiques différentes et de tous âges.
Votre Instructeur vous demandera de démontrer un niveau minimum de capacité physique et de
condition physique avant de commencer votre formation en Milieu naturel.
Cette évaluation de la condition physique dans l'eau permet d'être certain que vous êtes prêt pour
l'environnement en milieu naturel et que vous pourrez profiter pleinement de votre formation en toute
sécurité.
Vous ne devez pas être un nageur d'un niveau exceptionnel, mais vous devez être à l'aise dans l'eau
lorsque vous n'avez pas pied.
Apprentissage numérique
Ces supports pédagogiques constituent la base de votre expérience de formation.
Ils comprennent les éléments de théorie et les connaissances nécessaires pour être un plongeur sûr et à
l'aise, et relient directement ces informations à vos objectifs pour devenir un plongeur certifié.
Des questions de révision vous permettent de tester votre compréhension du contenu et de mettre en
évidence les informations clés dont vous aurez besoin plus tard dans la formation.
À la fin de chaque chapitre, vous trouverez des vidéos qui présentent les compétences à acquérir lors
de la séance en Piscine/Milieu protégé.
Vous devez lire le plus de chapitres possible, voir le plus de vidéos possible et
répondre aux plus de questions de révision possible avant le début des séances
théoriques.
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Notez toutes les questions que vous vous posez concernant ce document et posez-les à votre
instructeur dès le début du programme.
Cela permet à votre instructeur de se concentrer sur l'amélioration de vos connaissances, plutôt que de
simplement passer en revue le contenu du programme.
Attentes à l'égard de l'instructeur et du Centre de formation
Les programmes de formation SSI sont un moyen efficace, divertissant et sûr d'apprendre à plonger et
de découvrir l'environnement sous-marin.
Ceci est dû aux Instructeurs et Centres de formation SSI impliqués et passionnés, ainsi qu'à la
philosophie de formation de SSI, qui privilégie votre confort, votre sécurité et votre expérience en
plongée.
Dans le cadre de cette philosophie de formation, SSI estime qu'il existe quatre éléments distincts pour
créer des plongeurs compétents.
Ces quatre composants forment le Diver Diamond SSI et garantissent que chaque Dive Professional SSI
vous offre une expérience de formation exceptionnelle.
Le Diver Diamond SSI
Connaissances
L'océan est un endroit vaste et mystérieux, rempli de créatures qui
semblent totalement étrangères à nos cerveaux terrestres.
Les connaissances appropriées, que vous obtiendrez en parcourant vos
supports d'apprentissage numériques et les séances théoriques avec
votre instructeur, remplacent les craintes ou les incompréhensions par
l'enthousiasme et l'envie de partir à l'aventure.
Par exemple, vous pouvez penser que les requins sont des prédateurs
stupides qui attaquent sans raison.
Votre Instructeur vous apprendra alors que les requins sont en fait un
indicateur de la santé des océans, et que voir un requin sous l'eau est
un privilège rare pour tout plongeur.
Compétences
Les plongeurs compétents sont immédiatement reconnaissables
lorsqu'ils se déplacent sans effort sous l'eau, ou lorsqu'ils modifient
leur flottabilité sans toucher à leur matériel.
Votre objectif pendant la formation est de devenir si à l'aise que vous pouvez répéter chaque
compétence sans y penser ou sans faire d'effort conscient.
Votre Instructeur utilisera la philosophie du «Confort par la répétition» de SSI pour présenter les
principes de base de chaque compétence.
Vous répéterez ensuite la compétence, en augmentant progressivement votre confort et votre capacité
sous la supervision de votre instructeur, jusqu'à ce qu'elle devienne une seconde nature.
Matériel
Ton instructeur et le centre de formation SSI veulent que tu sois à l'aise à chaque étape de ta formation.
Ils croient fermement que les meilleurs plongeurs sont ceux qui comprennent que l'équipement qui
leur appartient personnellement et qui est bien ajusté est plus confortable et plus sûr que
l'équipement de location qui ne leur est pas familier.
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Vous serez également plus à l'aise avec du matériel adapté à vos besoins et à vos types de plongée.
Votre Instructeur et l'équipe de votre Dive Center SSI vous expliqueront les avantages et les
caractéristiques de chaque élément du matériel de plongée et répondront à toutes vos questions
concernant l'acquisition de votre propre matériel.
Si vous choisissez finalement de louer du matériel, ils vous donneront des éléments pour bien choisir et
inspecter le matériel de location, et vous recommanderont le niveau minimum de matériel personnel
nécessaire pour devenir un plongeur expérimenté.
Expérience
La seule façon d'acquérir de l'expérience en plongée, c'est d'aller plonger !
Votre Instructeur peut programmer des plongées de formation supplémentaires pour s'assurer que
vous êtes totalement prêt pour votre certification.
Chaque plongée est l'occasion de revoir et de perfectionner vos compétences, de voir de nouveaux
animaux ou créatures sous-marines, ou de rencontrer de nouveaux amis qui partagent la même passion
que vous.
Alors, allez-y, explorez de nouveaux mondes, rencontrez de nouvelles personnes et découvrez
pourquoi plonger avec un Dive Center SSI et des Dive Professionals est “The Ultimate Dive Experience !”
Le matériel de plongée en scaphandre
Image © Subgear
Le matériel de plongée comprend tout l'équipement nécessaire pour explorer le spectaculaire monde
sous-marin.
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Aperçu du matériel de plongée
Le matériel de plongée se compose de six sous-ensembles :
1. L’équipement de plongée libre
2. La protection isothermique
3. Le système d'alimentation en air
4. Le système d’informations
5. Le système de contrôle de la flottabilité
6. Les accessoires
L'équipement de plongée libre
L’équipement de plongée libre permet de se déplacer, de respirer et de voir sous l’eau lorsque vous êtes
en surface, et comprend le masque, le tuba, les bottillons, les palmes et le sac filet. Puisque votre
masque est votre fenêtre sur le monde sous-marin, le réglage et le confort sont primordiaux pour
choisir le masque qui vous convient. Votre tuba vous permet de respirer visage dans l’eau, et vous
permet de passer du stade du mammifère terrestre au stade du mammifère marin. Vos bottillons sont
conçus pour utiliser des palmes bien ajustées avec confort. Ils servent également à protéger vos pieds
des ampoules et permettent de marcher sans se blesser. Vos palmes permettent de vous déplacer dans
l'eau en réalisant le moins d'efforts possibles. Pour finir, votre sac filet rend plus facile le transport de
votre équipement pour aller plonger, et revenir tout en lui permettant de s'égoutter.
La protection isothermique
Comme vous l’apprendrez dans le chapitre 3, pour plonger, vous devez vous maintenir au chaud tout au
long de l’immersion. La protection isothermique se compose des éléments qui vous permettent de
vous réchauffer et d’être à l’aise sous l'eau. Cette protection se compose d'une combinaison, d’une
cagoule pour les eaux plus froides et de gants fins ou épais. Un vêtement d’après plongée peut être très
utile lorsque la température de l'air est fraiche ou après une plongée en eau froide.
L'alimentation en air
Le système d’alimentation en air est indiscutablement l’élément le plus important de votre matériel de
plongée. Il s’agit de l’élément primordial de votre sécurité sous l’eau. Il est spécifiquement conçu pour
vous fournir «une quantité suffisante de mélange respirable» (par exemple de l’air ou du Nitrox) sous
l'eau en toutes circonstances. Vous apprendrez tout ce que vous devez savoir à son sujet dans le
chapitre 2.
Le système d'informations
Le système d'informations fait partie intégrante de votre système d’alimentation en air. L’instrument le
plus commun est l’ordinateur de plongée qui, grâce à son affichage, permet facilement de gérer la
quantité d’air, la profondeur, le temps, la température, les vitesses de descente et de remontée, et les
plongées successives. Le carnet de plongée SSI (DiveLog) permet de noter le nombre et le type de
plongées que vous avez réalisées en reprenant simplement les informations à partir de votre ordinateur
et en les enregistrant dans votre DiveLog. Celui-ci deviendra rapidement le journal intime de vos
aventures.
Le système de contrôle de la flottabilité
Le système de contrôle de la flottabilité est également un élément important de votre sécurité sous
l’eau. Il permet de maîtriser votre flottabilité tout au long de la plongée, même en surface, de contrôler
vos vitesses de descente et de remontée, et de rester à la profondeur souhaitée en immersion. En cas
improbable d'urgence, votre gilet doit être équipé d'un dispositif réfléchissant, d’un système sonore de
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signalisation, ainsi que d’un couteau ou de ciseaux. De nombreux gilets proposent un système de
lestage intégré, ainsi vous n’avez pas à utiliser une ceinture de plombs inconfortable; les plombs sont
répartis dans les différentes poches à largage rapide de votre gilet.
Les accessoires
Les accessoires permettent de rendre vos plongées plus agréables, de compléter votre équipement, et
sont nécessaires pour des plongées bien spécifiques lors des cours de spécialités. Ces accessoires se
composent d'outils, de pièces de rechange, de lubrifiants et produits de nettoyage, et de tout autre
élément permettant d’agrémenter votre plongée. Les accessoires que vous choisirez d’ajouter à votre
équipement dépendent de vos centres d’intérêts en plongée et des programmes de spécialités que
vous choisirez de suivre. Au fur et à mesure que vous découvrirez les différents types de plongée, vous
choisirez de suivre les programmes de spécialités SSI qui vous attirent et vous aurez besoin de
nouveaux accessoires : une lampe pour la plongée de nuit, un appareil photo pour le cours de
photographie sous-marine, des moyens d'aide à l’orientation et le matériel de récupération pour le
cours recherche et récupération, etc. Vous pouvez ainsi créer votre propre identité dans le monde sous-
marin.
L'importance d'acheter votre matériel auprès des revendeurs agréés
SSI recommande d'acheter votre équipement auprès de votre Dive Center SSI. Pourquoi ? À la
différence d’autres matériels de sport, le matériel de plongée est un matériel de sécurité. Pour
qu’il fonctionne de façon optimum et qu’il permette ainsi de rendre les plongées agréables à
chaque fois, il doit vous correspondre et être choisi pour le type de plongées que vous réaliserez.
Non, tous les matériels ne sont pas identiques et une taille ne s'adapte pas à tous les plongeurs.
La plupart des marques de plongée vendent et entretiennent leurs produits par un réseau de
revendeurs agréés. Ces revendeurs ne vous indiquent pas seulement quelles sont les caractéristiques
des produits et leurs avantages, ils sont également agréés pour assembler, entretenir et assurer la
garantie de votre matériel.
Investir dans votre propre matériel est la meilleure façon de débuter «The Ultimate Dive Experience.» La
confiance en votre équipement acquise lors de votre formation vous aidera à atteindre votre objectif,
pas simplement à apprendre à plonger, mais à réellement devenir un plongeur sûr et compétent
destiné à apprécier pleinement le monde sous-marin.
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Image © Mares
Votre compte MySSI
Si vous lisez ces documents sous forme numérique, vous avez déjà un compte MySSI !
Si ce n'est pas le cas, ou pour consulter les fonctionnalités de MySSI, visitez le site [Link] et
inscrivez-vous ou connectez-vous.
Vous pouvez également télécharger l'application gratuite MySSI sur votre smartphone ou votre
tablette.
Vérifiez vos e-mails pour obtenir vos identifiants de connexion.
Elles sont valables aussi bien pour la version en ligne que pour la version applicative de MySSI.
Rendez-vous dans votre Centre de formation SSI pour planifier votre formation et accéder à d'autres
formations numériques SSI.
L'Application MySSI
SSI a conçu l'application MySSI pour être un outil «tout-en-un» pour vos aventures avec SSI.
Il existe diverses fonctions gratuites, telles que les news de l'industrie de la plongée et des Centres de
formation ( Training Center), des vidéo en immersion à 360 ° et tout un ensemble complet de posters et
les signes de communication à revoir avant votre prochaine plongée.
Apprentissage numérique
• Tous vos documents numériques sont disponibles avec un accès hors connexion après les avoir
téléchargés dans l'application.
13 © SSI International GmbH, 2023
• Votre progression dans la lecture des supports pédagogiques sera automatiquement
synchronisée avec votre compte MySSI dès que vous serez à nouveau connecté à Internet et que
vous ouvrirez l'application.
Cartes de certification et de reconnaissance
• Après que votre Instructeur ait vérifié que vous avez suivi un programme de formation SSI, votre
carte de certification ou de reconnaissance numérique est directement visible dans l'application.
• Vous pouvez toujours commander une carte imprimée auprès de votre Centre de formation SSI.
Le carnet de plongée MySSI
• Choisissez un site de plongée dans la base de données de SSI ou utilisez le GPS pour créer un
nouveau site.
• Choisissez parmi les activités de plongée telles que l'Extended Range, le CCR et Freediving.
• Gagnez des récompenses et des niveaux de reconnaissance lorsque vous atteignez des niveaux
d'expérience et lorsque vous avez validé suffisamment de plongées.
• Partagez numériquement vos plongées et validez vos plongées avec un QR Code, ou demandez à
votre équipier, à un Professionnel SSI ou à un Centre de formation SSI de valider vos plongées avec
leur propre QR Code.
• Téléchargez vos plongées directement depuis votre ordinateur de plongée (disponible
uniquement pour certains ordinateurs).
• Partagez vos expériences avec votre famille et vos amis sur Facebook.
Réseau SSI
• Restez en contact avec votre communauté de plongeurs et découvrez de nouveaux sites
intéressants.
• Consultez les actualités de l'industrie et trouvez les Centres de formation SSI les plus proches.
• Découvrez les événements à venir dans votre région grâce au calendrier des événements SSI.
Assurance numérique
• Présentez une preuve de votre assurance pour les incidents/accidents et pour les voyages
(disponible auprès de certains assureurs).
14 © SSI International GmbH, 2023
Naviguer dans les supports pédagogiques numériques
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15 © SSI International GmbH, 2023
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16 © SSI International GmbH, 2023
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Vue Pro/élève
En tant que Professionnel SSI, vous avez accès aux supports pédagogiques numériques destinés
aux élèves et aux professionnels.
Cliquer sur cette icône pour passer du contenu du manuel élève à celui de l'Instructeur.
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Aller plonger - Devenir une icône
En tant que plongeur, vous êtes déjà impliqué dans
l'une des plus grandes aventures de votre vie : un
monde en apesanteur au cœur d'une vie sous-
marine incroyable. Vous faites partie d'un groupe
d'explorateurs sous-marins que la plupart des gens
rêvent de rejoindre.
Continuer à plonger
Gagnez le respect de vos amis plongeurs et
devenez un ambassadeur de la plongée. Les
programmes de perfectionnement et de formation
aux Spécialités de SSI sont conçus, non seulement
pour vous permettre d'améliorer vos compétences
actuelles, mais aussi pour vous former à tous les Image © iStock/f9photos
types de plongée, pour vous préparer à prendre
soin des autres au-dessus et sous la surface. Quel
que soit votre objectif final, le meilleur moyen d'atteindre cette formation c'est via le pack Divemaster;
celui-ci comprend les programmes Enriched Air Nitrox, Deep Diving, Navigation, Night and Limited
Visibility, Science of Diving, Diver Stress & Rescue, React Right et Dive Guide.
Que votre intérêt soit de guider des plongeurs, d'assister des Instructeurs ou de faire carrière en
plongée, la première étape c'est de devenir Divemaster. Si votre intérêt va au-delà de la plongée
récréative, SSI offre diverses options de formation professionnelle telles que l'Extended Range ou la
plongée en apnée. Votre seule limite, c'est votre ambition.
Guider des plongées
71% de la surface de la Terre est recouverte d'eau, et cela pourrait être votre "bureau" ! Il y a des milliers
de possibilités d'emploi dans le monde entier pour la prochaine génération de professionnels
hautement qualifiés SSI et prêts à permettre à tout le monde de prendre goût à la plongée. N'attendez
plus pour transformer votre passion en carrière, commencez à vivre votre rêve !
Utilisez le localisateur de centre de plongée dans l'application MySSI ou en ligne sur [Link]
pour prendre rendez-vous avec votre Dive Center SSI local ou le Dive resort de votre choix dès
aujourd'hui !
18 © SSI International GmbH, 2023
Assurance plongée
Image © Subgear
Objectif
La plupart des gens ont au moins une forme de police d'assurance qui couvre un aspect spécifique de
leur vie. Les polices d'assurance automobile couvrent leurs voitures et camions s'ils sont victimes d'un
accident. L'assurance habitation ou locataire rembourse le propriétaire de la police si quelque chose est
volé ou si ses biens sont endommagés lors d'une inondation, d'un incendie ou d'une autre catastrophe.
Les polices d'assurance doivent être souscrites avant que le sinistre ne se produise, et elles ne
remboursent le titulaire de la police que pour les éléments couverts par les conditions de la police. Par
exemple, une police d'assurance automobile de base peut rembourser le propriétaire de la voiture s'il
est victime d'un accident, mais ne le protégera pas contre le vol, et ne couvrira pas ce qui a trait à son
domicile.
Polices d'assurance plongée
Les polices d'assurance plongée couvrent les scénarios spécifiques au sport de la plongée. Il existe deux
types de polices d'assurance plongée :
Assurance accidents de plongée
Ces polices couvrent principalement les frais médicaux d'un plongeur s'il a un accident pendant la
plongée. Ces dépenses peuvent inclure des séjours à l'hôpital, l'évacuation d'un site de plongée et le
traitement dans un caisson hyperbare. Ces coûts sont rarement couverts par d'autres formes
d'assurance, et sont souvent très élevés, car de nombreux sites de plongée se trouvent dans des
destinations éloignées où les services médicaux sont minimes.
19 © SSI International GmbH, 2023
Assurance voyage plongée
Ces politiques sont conçues spécifiquement pour les plongeurs et les activités de plongée. Ils
combinent une police d'assurance contre les accidents de plongée avec une police d'assurance voyage.
L'assurance voyage couvre les scénarios liés au voyage, comme un voyage de plongée annulé, un vol ou
un bateau de plongée manqué, le fait de devoir mettre fin à des vacances de plongée avant la date
prévue, et certains accidents ou situations médicales non liés à la plongée. Les polices d'assurance
voyage ont différents niveaux de couverture, c'est pourquoi l'acheteur de la police doit examiner
attentivement ses besoins, l'importance et la durée de son voyage, ainsi que le fournisseur de la police
avant de faire son achat.
Fournisseurs d'assurance
L'assurance plongée est un sous-ensemble unique de l'industrie mondiale de l'assurance. Tous les
fournisseurs d'assurance ne proposent pas d'assurance plongée, car cela nécessite une compréhension
détaillée du secteur, des risques et des besoins du client.
Parmi les fournisseurs, il y a :
• Réseau d'alerte des plongeurs (DAN)
• DiveAssure
• Maître de plongée
• Médecin de plongée
SSI recommande DiveAssure et DAN, car ils sont bien connus dans l'industrie et ont une longue histoire
de soins de qualité pour leurs clients. Tu peux en savoir plus sur DiveAssure dans ton compte MySSI
sous "Équipes et partenaires".
Les professionnels SSI sont tenus d'avoir une assurance plongée dans la plupart
des pays. Demande à ton instructeur ou à ton centre de formation SSI des conseils
sur l'évaluation et l'achat d'une police d'assurance.
20 © SSI International GmbH, 2023
Chapitre 1
Votre corps et le monde
subaquatique
Objectifs
A la fin du chapitre 1, vous serez capable de:
1 Citer les événements historiques ayant mené à l'utilisation de l'acronyme SCUBA pour parler de la plongée.
2 Expliquer pourquoi la pression augmente à la descente sous l’eau et donner des exemples des effets de cette
pression croissante.
3 Expliquer pourquoi le volume d'air dans un récipient souple diminue à la descente sous l’eau et donner des
exemples des effets de ce changement de volume.
4 Comparer les différents effets de l’eau salée et de l'eau douce sur votre lestage et la pression ambiante.
5 Calculer la pression exercée en bar sur le corps d'un plongeur à une profondeur donnée.
6 Citer cinq cavités d’air dans le corps humain pouvant être affectées par l’augmentation de la pression et décrire
les effets sur ces cavités.
7 Énoncer la procédure utilisée pour égaliser la pression dans l'oreille interne pendant la descente.
8 Citer les différents éléments du matériel de plongée libre.
9 Décrire les effets de la profondeur sur la pénétration de la lumière et la perte de chaleur du corps humain.
The Ultimate Dive Experience
Vous commencez la première étape pour devenir un plongeur pour la vie ! Vous êtes sur le chemin qui
vous permettra d’explorer un monde magique, mystérieux et captivant resté intact et inchangé depuis
des siècles ou même des millénaires. Les connaissances et compétences que vous allez acquérir
maintenant vous seront très utiles lorsque vous réaliserez votre première «Ultimate Dive Experience», et
pour bien d’autres encore.
Avant de plonger vos palmes dans l'eau, vous devez vous préparer à suivre un véritable parcours de
formation pour devenir un plongeur pour la vie et acquérir quelques informations importantes sur la
plongée. Combinées aux séances en piscine de votre cours Open Water Diver SSI, les connaissances que
vous étudierez vous permettront d’explorer la dernière grande frontière de la planète pour le reste de
votre vie !
SSI offre les meilleurs programmes de formation de l'industrie de la plongée, ce qui signifie qu'en
réalisant votre cours Open Water Diver, vous serez prêt pour vivre les plus belles expériences de plongée
à chaque fois que vous sauterez à l’eau. En tant que leader de la formation en plongée, il est de notre
responsabilité de s'assurer véritablement que ces merveilleux paysages sous-marins restent intacts
pour les générations à venir.
SSI, votre Dive Center et les professionnels de la plongée soutiennent les efforts actuels pour protéger
nos océans, les récifs coralliens et tous les milieux aquatiques pour les générations futures. Aux débuts
de la pratique de ce sport, les océans étaient vus par beaucoup comme une ressource indestructible
capable de s’auto-renouveler. Nous savons maintenant qu'elle peut être fragile dans les mains de
21 © SSI International GmbH, 2023
l’homme. Nous savons également qu'elle a une capacité impressionnante de régénération si nous lui en
donnons l'opportunité. Plongez toujours comme étant un invité de ce nouvel environnement. Tant que
vous agirez avec respect, vous serez le bienvenu et aurez de nombreuses occasions d’y retourner.
En tant que plongeur SSI, nous vous encourageons et invitons à partager la responsabilité de protéger
ces précieuses ressources. Un moyen simple est de s’engager personnellement à laisser la nature telle
que vous la découvrez. De nombreux bateaux de plongée et hôtels appliquent déjà cette politique,
nous espérons donc que vous adopterez ce modèle et le soutiendrez. Votre comportement peut aider à
ce que les futurs plongeurs puissent toujours éprouver et apprécier la beauté de notre monde sous-
marin. Maintenant, c’est parti !
Un bref historique de comment l'homme a tenté de pénétrer le paradis aquatique
Notre fascination pour le monde sous-marin remonte au début de l'histoire. Les humains ont toujours
eu, au plus profond d'eux-mêmes, l’envie d'explorer l'inconnu, et les océans font encore partie de
l’inconnu de notre planète. Découvrons comment la plongée a évolué et ainsi vous saurez comment la
plongée à l'air est devenue l’activité passionnante, provocante et excitante qu’elle est aujourd'hui.
Les plongeurs de l’antiquité
Les premiers plongeurs retenaient leur souffle pour accomplir leurs tâches. Quelles que soient leurs
capacités, ces premiers plongeurs étaient limités, dans la durée et la profondeur de leurs plongées, par
leur capacité pulmonaire. L’histoire de la Grèce antique est remplie d’une multitude de preuves de
personnes retenant leur souffle pour plonger sous l'eau. Cela va des plongeurs Spartiates partant
discrètement à la poursuite en mer des guerriers Athéniens, aux Grecs plongeant pour récolter les
mousses, les éponges et les huîtres.
Les besoins de nourriture, la nécessité de travailler, la nécessité de conquérir, mais surtout, la nécessité
d'explorer l'inconnu, autant de motivations pour l'homme de poursuivre ses recherches pour aller, et
rester, sous l’eau.
Les débuts de la plongée libre (Snorkeling)
Pour rester sous l'eau plus longtemps, l'homme a commencé par utiliser des roseaux creux pour respirer
tout en étant immergé. Ces tubes de respiration de fortune ont permis au plongeur de rester sous la
surface indéfiniment, mais en restant proche de la surface. À plus de 30 cm de profondeur, la pression
de l’eau rendait la respiration du plongeur difficile, même avec un roseau ouvert. Les tubes de
respiration droits obligeaient aussi les plongeurs à nager sur le dos sans pouvoir voir le fond. Nager sur
le dos juste sous la surface limitait fortement les possibilités d’utilisation, ce n'était donc pas la bonne
solution pour explorer le monde sous-marin.
En plus des tubes de respiration, des œuvres antiques montrent des plongeurs utilisant de grands sacs
en peaux de mouton ou de chèvre pour respirer. Le volume de ces sacs exigeait que le plongeur
transporte un poids considérable pour descendre, alors que la pression d'eau compressait le sac, le
rendant presque inutile.
La cloche de plongée
L’une des principales avancées permettant à l’homme de plonger, fut la cloche de plongée. Vers 330
avant Jésus Christ, Alexandre le Grand observa ses plongeurs détruire les défenses sous-marines des
Phéniciens en utilisant des cloches de plongée conçues par Aristote.
En forme de seau retourné avec l'ouverture vers le bas, la cloche de plongée, lestée pour couler, était
fixée à la surface par des câbles. Lorsque la cloche descendait, l'air à l’intérieur était comprimé. Les
plongeurs nageaient pour rejoindre la cloche et l'utilisaient comme base pour leurs opérations,
retournant respirer à l’intérieur à chaque fois qu'ils avaient besoin d’air. Mais après quelques temps
d’utilisation très limités, l'air de la cloche devenait chargé en dioxyde de carbone, avec peu d'oxygène
disponible. A ce stade, les plongeurs encouraient de graves dangers, la cloche devait alors être
remontée à la surface pour renouveler l'air.
22 © SSI International GmbH, 2023
Des siècles plus tard, les premières combinaisons de
plongée furent conçues. Ces combinaisons et
casques rudimentaires étaient de véritables cloches
de plongées rendues étanches avec des ouvertures
pour les bras. La principale avancée technologique
est arrivée vers la fin du 18ème siècle et au début du
19ème. Des pompes capables de délivrer de l'air
sous pression, en profondeur, furent créées. Les
combinaisons et les casques pouvaient alors être
efficaces puisqu’alimentés en air à partir de la
surface.
Le premier casque de plongée a été opérationnel
vers 1800. Il a été conçu telle une cloche de plongée
miniature, avec une large ouverture permettant de
le poser sur les épaules du plongeur. Ce n'était
toujours pas la solution idéale pour permettre
l’exploration sous-marine. Suffisamment d'air devait
être pompé depuis la surface pour empêcher l'eau
d'entrer dans le casque, de plus les plongeurs
devaient veiller à ne pas tomber et ne pas trop
s’incliner avec ce dispositif très lourd.
Conséquences de l’avènement de la plongée
Au milieu des années 1800, les premières
plateformes de plongée entièrement étanches ont
été développées et une nouvelle industrie de la
plongée est née en Grande-Bretagne, appelée
récupération sous-marine. Les plongeurs sauveteurs
allongèrent alors peu à peu leurs durées Image © Mk V
d’immersion, et de plus en plus de cas, de ce qui
était incorrectement appelé «rhumatisme»,
apparurent. Puisque ce type de plongée était relativement nouveau, les problèmes physiologiques des
plongeurs semblaient seulement provenir de maladies extérieures. Les sciences médicales ne
comprenaient pas les effets de la pression de l'eau sur le corps humain.
Le problème fut plus important encore lorsque les pompes furent développées pour maintenir la
pression en air d’espaces relativement grands sous l’eau. De grandes chambres sèches appelées caissons
permirent aux plongeurs de construire des piles de pont et percer des tunnels sous l'eau.
Les ouvriers entraient dans les caissons depuis la surface par des sas, mais après des périodes
prolongées en profondeur, ils montraient des troubles physiologiques graves en revenant à la surface,
et beaucoup en sont morts. Cette maladie due à la pression fut appelée maladie des caissons, ou
«bends» en raison de la posture tordue que les victimes prenaient en raison des troubles. Vers la fin des
années 1870, le physiologiste français Paul Bert étudia les effets de la décompression progressive et ses
résultats menèrent au développement des caissons de décompression.
La nouvelle industrie des «travaux sous-marins», avec de plus grandes périodes en immersion à de plus
grandes profondeurs, eu également sa part de nouvelles maladies inconnues des scientifiques. En
réponse à la demande du comité de plongée profonde de la Royale Navy d'étudier les causes possibles
des «Bends», le physiologiste britannique J.S. Haldane publia un ensemble de tables de plongée basées
sur la décompression par étapes. Les tables étaient basées sur le temps passé par un plongeur à une
certaine profondeur. Plus la profondeur est importante et plus le temps passé sous l’eau est important,
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plus le plongeur devra remonter lentement pour éviter les «Bends.» Haldane a découvert que si les
plongeurs contrôlaient leur vitesse de remontée conformément aux tables, le risque de problèmes liés
au mal des caissons diminuait.
La technologie de la plongée a connu de grandes avancées pendant les 19ème et 20ème siècles, mais
d'autres maladies touchent toujours les plongeurs, comme la narcose à l'azote. L'accumulation d'azote
dans le corps en grande profondeur, provoque un état narcotique comme les stupéfiants. La narcose à
l'azote altère les capacités à réfléchir et à prendre des décisions rationnelles en profondeur.
Jacques Cousteau et le scaphandre autonome
Ce n'est qu'en 1943 que Jacques Cousteau, un jeune officier de la marine française, et son associé, Emile
Gagnan, ont développé le détendeur "à la demande". Le détendeur "à la demande" a permis aux
plongeurs de respirer de l'air à la pression appropriée en fonction de la profondeur et en quantité
nécessaire. Pour la première fois, un plongeur pouvait descendre librement dans le monde sous-marin
avec un système d'assistance en air de façon totalement autonome.
Cette innovation, avec les compresseurs à haute pression et les bouteilles de plongée, a donné
naissance au scaphandre autonome plus connu sous l’acronyme SCUBA (Self-Contained Underwater
Breathing Apparatus : Appareil respiratoire sous-marin autonome). Après des millénaires de travail sous
l'eau avec l’obligation de retenir son souffle ou les contraintes liées aux tuyaux et au matériel lourd,
l'homme pouvait, pour la première fois, pénétrer sous l’eau librement. Les bases du développement
d’un sport passionnant étaient posées, et le monde a prolongé son histoire d’amour avec la mer,
toujours si mystérieuse, mais désormais accessible.
Au milieu des années 1900, un premier scaphandre autonome très primitif, est apparu sur le marché
pour les consommateurs avisés, mais aucune formation n’existait pour les plongeurs de loisirs. C’était la
période du «Far West» de la plongée, durant laquelle la plupart des plongeurs étaient des sportifs
aguerris dont la force et la détermination compensaient le manque de sécurité de leur scaphandre. Le
risque d’accident, et même de mort, était perçu comme faisant parti du défi au regard de l'excitation
d’aller plonger. Heureusement, cette naïveté a vite été remplacée par des connaissances, des
compétences et du matériel de plongée plus sûre et appropriés.
Vers 1955, l’absence de moyen pour mesurer la pression d’air était le principal danger pour les
plongeurs en scaphandre. Lorsque leur réserve d’air était épuisée, ils étaient contraints de remonter
rapidement à la surface. De plus les détendeurs, à cette époque, nécessitaient des efforts inspiratoires
de plus en plus importants avec l’augmentation de la profondeur ou la diminution de la pression d’air
de leur bouteille.
Contexte de la plongée
Mais pourquoi parlons-nous des errements de l’histoire de la plongée, alors que vous êtes ici pour
apprendre à plonger ? La plongée à l'air telle que nous la connaissons aujourd'hui est un sport
relativement jeune. Les principales avancées technologiques et la modernisation de la formation sont
seulement apparues durant les 25 dernières années. Les tentatives de plongées profondes ont réussi
grâce aux progrès du matériel de plongée et sa fiabilité. Pourquoi ? Dans le monde sous-marin, nous
dépendons totalement de notre formation et de notre matériel.
Comme vous allez le découvrir au cours de votre formation Scuba Diver SSI, les règles d’or du plongeur
(Diver Diamond) que sont connaissances, compétences, matériel et expérience sont les quatre
ingrédients indissociables pour vivre la meilleure expérience de plongée qu’il soit à chaque immersion.
Effets de la pression à la surface et sous l’eau
Pour débuter votre nouvelle aventure, vous devez tout d'abord comprendre les effets de la pression sur
votre corps dans l'air et sous l'eau. A l’instant où vous lisez ces lignes, vous n’êtes pas conscient de la
pression de l’air qui entoure votre corps au niveau de la mer car elle s’applique dans toutes les
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directions. Lorsque vous montez en altitude, il vous arrive de sentir vos oreilles se «déboucher». C’est la
conséquence d’une légère variation de pression. Ce phénomène représente l'adaptation de votre corps
à une variation de pression relativement douce.
Peut-être avez-vous déjà vécu cette expérience de l’adaptation de votre corps aux variations de
pression de l'eau ? N’avez-vous jamais ressenti une gêne au niveau de vos oreilles en descendant au
fond d'une piscine ? Cette gêne est provoquée par l’augmentation de la pression de l'eau sur vos
tympans lors de la descente. Maintenant, imaginez ce qui pourrait arriver si vous descendiez plus
profond, à dix ou même quinze mètres sous la surface, l’augmentation de pression provoquerait
rapidement une vive douleur et abîmerait votre tympan. Pour prévenir cela, les plongeurs doivent être
conscients des changements rapides de pression lors de la descente et comprendre les effets de la
pression sur le corps humain.
Le poids de l'air et le poids de l'eau
Nous savons que l'air pèse approximativement 1,29 grammes par litre. Un atmosphère, soit le poids
d'une colonne d'air de un centimètre carré allant du niveau de la mer jusqu'à la limite supérieure de
l'atmosphère terrestre (environ 400kms), est égal à environ 1 bar de pression. Généralement nous ne
nous rendons pas compte de cette pression atmosphérique parce qu'elle s’applique uniformément sur
nos corps.
La pression se définit comme une force par unité de surface et elle s’exprime
généralement en bar dans le système métrique, en PSI (livres par pouce carré) ou
en atmosphère dans le système impérial. Il est commun de parler du nombre
d’atmosphères au sujet de la pression.
Ainsi, nous devons prendre conscience de ces changements de pression lorsque nous évoluons dans
l'environnement aquatique. L'eau douce et l'eau salée pèsent considérablement plus que l'air. L'eau
douce pèse 1,0 kilogramme par litre, et l'eau salée pèse 1,025 kilogrammes par litre. Ce qui signifie
qu'un litre d'eau est environ 800 fois plus lourd qu'un litre d'air, c’est assez significatif ! Une
augmentation de un bar de pression sous l'eau se fait donc rapidement sur une distance relativement
courte : seulement 10 mètres d’eau de mer ou 10,2 mètres d’eau douce.
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Tous les 10 mètres de descente en eau salée ou tous les 10,2 mètres en eau douce,
un nouveau bar de pression vient s'ajouter à la pression déjà exercée sur notre
corps.
Pression absolue et pression relative
La pression absolue, aussi appelée pression ambiante, correspond à la pression totale exercée sur un
objet. La pression absolue inclut la pression atmosphérique (1 bar) exercée par l'air au-dessus de la
surface, à laquelle vient s’ajouter la pression de l’eau exercée en profondeur. La pression absolue est
exprimée en bar.
La pression relative se rapporte à la lecture de la pression sur les instruments de mesures. Ainsi, lorsque
la pression lue indique zéro à un bar de pression atmosphérique, la pression relative peut être calculée
en soustrayant un bar de pression absolue. La pression relative est exprimée en bar.
Si la pression absolue au niveau de la mer est d’une atmosphère, ou 1 bar, alors la pression relative est
égale à zéro.
Ce graphique illustre les évolutions de la pression, en bar, en eau salée et en eau douce. Comme vous
pouvez le constater, en raison des densités respectives de l'eau salée et de l'eau douce, les évolutions de
pression varient légèrement. Pour faciliter la compréhension, nous considérerons seulement l'eau salée
dans ce manuel.
L'augmentation de pression par mètre de descente, en eau salée, est 0,1 bar (1 bar/10m).
Accidents liés aux variations de pression en plongée
Les accidents liés à la pression en plongée se produisent lorsqu’il existe une réelle différence de pression
entre la pression ambiante et la pression des cavités aériennes de notre corps, ou dans les espaces
gazeux en contact avec notre corps (ex: dans le masque).
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Notre corps est composé aux trois-quarts de liquide. Les parties liquides de notre corps n'ont aucune
problématique avec les variations de pression. En plongée de loisirs, les parties liquides du corps sont
incompressibles. Ceci signifie qu'elles ne changeront pas au fur et à mesure que la pression
augmentera ou diminuera. Cependant, les gaz, sont eux compressibles. La pression exercée sur les
cavités aériennes de notre corps, comme les poumons ou les micro-espaces des dents, augmentera ou
diminuera proportionnellement aux variations de la pression ambiante.
La loi de Boyle
La loi de Boyle indique qu’à température constante, le volume d'un gaz, dans un récipient souple, est
inversement proportionnel à la pression qu’il subit et que sa densité variera également. Plus
simplement, en plongée, au fur et à mesure que la pression d'eau augmente, le volume d'air contenu
dans les cavités aériennes diminue, et lorsque la pression diminue, le volume augmente.
En d'autres termes, lorsque la pression augmente, les volumes diminuent, et
lorsque la pression diminue, les volumes augmentent.
Loi de Boyle:
P1 × V1 = P2 × V2
• P1 = Pression initiale
• V1 = Volume initial
• P2 = Pression finale
• V2 = Volume final
En utilisant cette formule, il est possible de calculer le volume d'un récipient souple rempli d'air car il est
soumis à l’augmentation de pression en profondeur.
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Pression Ambiante en Volume du récipient
Profondeur en mètres bar Densité du gaz
bar fermé
0 1 1 1 1x
10 2 2 0.5 2x
20 3 3 0.333 3x
30 4 4 0.25 4x
Notez sur le graphique que la plus grande variation de volume a lieu entre 0 et 10 mètres. Cela signifie
que vous devrez réagir immédiatement aux variations de pression dès le début de votre immersion
sous la surface. Les cavités aériennes de votre corps subissent une compression (diminution du volume)
lors de la descente (augmentation de la pression) sauf si vous leur injectez de l'air pour équilibrer la
pression interne avec la pression ambiante.
Maintenant que vous comprenez les phénomènes induits par les variations de pression sur votre corps,
nous allons aborder les différents types d’accidents dus à la pression que vous pourriez rencontrer en
plongée, et comment les prévenir.
Le Squeeze : Premier effet de l’augmentation de la pression à la descente
Equilibrer la pression à la descente permet de se protéger contre un phénomène appelé «Squeeze» (ou
coup de ventouse). Cette sensation est toujours gênante et, à moins d’y remédier rapidement, peut
entraîner certaines lésions tissulaires. Vous apprendrez les techniques d'équilibration appropriées pour
chaque cavité aérienne du corps pouvant être soumise à ce phénomène: les oreilles, les sinus, les
poumons, les dents et les intestins.
Les oreilles
Votre oreille se compose de l'oreille externe, du conduit auditif externe, de la membrane tympanique,
de l'oreille moyenne, de l’oreille interne et de la trompe d'Eustache. La membrane tympanique, ou
tympan, est une membrane relativement fine qui isole l'oreille moyenne de l'environnement extérieur
(de l'air ou, dans notre cas, de l’eau). Cette membrane et son tissu conjonctif sont les zones les plus
sensibles à l’augmentation de pression.
28 © SSI International GmbH, 2023
L'oreille interne et l'oreille moyenne sont le siège des mécanismes de l'audition et de l’équilibre. Deux
membranes, les plus fines du corps humain, séparent l'oreille moyenne de l'oreille interne, ce sont la
fenêtre ronde et la fenêtre ovale. Ces membranes sont l’une des raisons pour lesquelles il vous a été
demandé de souffler doucement pour équilibrer vos oreilles. Si vous endommagez les fenêtres rondes
ou les fenêtres ovales, il peut y avoir une fuite de liquide de l'oreille interne vers l'oreille moyenne. Cela
peut provoquer des bourdonnements ou des sifflements dans les oreilles, et même faire perdre
l'audition. La rupture de l’une des fenêtres peut également causer des vertiges graves et des
vomissements, une combinaison dangereuse sous l'eau.
La trompe d'Eustache relie l'oreille moyenne à l’arrière gorge, elle permet à l'air de passer de la gorge
vers l'oreille moyenne. La trompe d'Eustache est très importante pour le processus d'équilibration.
1. Oreille externe 2. Canal auditif externe 3. Tympan 4. Trompe d'Eustache Image © iStock
Lorsqu'un plongeur descend, la pression extérieure (pression de l'eau) augmente sur le tympan et
pousse celui-ci vers l'intérieur de l’oreille. Si le plongeur n’injecte pas d'air supplémentaire dans l'oreille
moyenne par la trompe d'Eustache, le tympan peut s’abimer.
Il est facile de reconnaître et d’éviter un coup de ventouse de l'oreille (appelé barotraumatisme de
l’oreille moyenne). Il s’agit de la même sensation que celle ressentie lorsque vous plongez dans une
piscine, même peu profonde. Cette gêne, ou douleur, est le premier symptôme indiquant que le
tympan et son tissu conjonctif sont sous pression. La douleur se produit généralement avant la rupture
du tympan, et indique que des lésions tissulaires peuvent déjà avoir eu lieu. Par conséquent, vous ne
devez jamais attendre la douleur pour commencer à équilibrer (technique que vous apprendrez
prochainement).
Des lésions peuvent se produire avec un différentiel de pression égal à 0,1 bar de profondeur soit
seulement 1 mètre. 30 cm de profondeur supplémentaire peuvent entraîner la perforation du tympan.
29 © SSI International GmbH, 2023
La résultante immédiate d’un barotraumatisme de l'oreille est la perte d'audition et, si de l'eau froide
entre dans l'oreille moyenne, le plongeur peut ressentir des vertiges.
Le barotraumatisme de l'oreille se produit généralement lors de la descente, mais il
est extrêmement rare à la remontée. Si vous sentez une douleur lors de la
remontée, arrêtez-vous immédiatement puis poursuivez lentement votre
remontée. Si la douleur persiste après une plongée, ou si un filet de sang coule du
conduit auditif (indiquant que le tympan est perforé), ne mettez rien dans votre
oreille et consultez un médecin.
Les sinus
Nous avons quatre paires de sinus : les frontaux, les
maxillaires, les ethmoïdaux et les sphénoïdaux. Les
sinus sont des espaces creux dans la boîte
crânienne. Ils allègent le crâne, humidifient et
réchauffent l'air que nous respirons. Ils font aussi
résonner nos voix. Les sinus sont tapissés d’une
muqueuse et sont reliés aux fosses nasales par des
évacuations étroites qui peuvent se boucher en cas
de congestion ou d’irritation.
Le barotraumatisme des sinus se produit lorsque les
sinus sont encombrés et que l’air y est emprisonné.
Lorsque le plongeur descend, l'augmentation de
pression peut faire rompre la muqueuse des sinus.
Si cela se produit, l’air normalement envoyé dans les
sinus lors du processus d’équilibration sera
remplacé par du sang.
Le premier signe d’un barotraumatisme des sinus
est généralement une vive douleur ou une
sensation de blocage juste au-dessus des yeux. Si
vous ignorez la douleur et que vous continuez de
descendre, des lésions tissulaires mineures se
produisent, entraînant un léger saignement de nez
à la fin de la plongée. La plupart des plongeurs ont
vécu un barotraumatisme des sinus sans que cela
n'exige un traitement médical. Cependant, si la
douleur ou la congestion persiste, consultez votre
médecin. Image © iStock
Pour prévenir un
barotraumatisme des
sinus ne plongez pas si
vous êtes enrhumé ou
congestionné. N'utilisez
pas de produit décongestionnant sauf si
vous avez consulté votre médecin et que
vous lui avez expliqué vouloir utiliser ce
produit pour plonger.
30 © SSI International GmbH, 2023
Les poumons
Le squeeze des poumons, œdème pulmonaire, n’est
pas un accident de la plongée à l'air, il se produit en
plongée libre ou en apnée. Même si vous ne
descendez qu’à 1 ou 2 mètres sous la surface, sans
avoir rempli vos poumons avec de l'air, la pression
de l'eau peut comprimer le petit volume résiduel
d'air dans vos poumons. Vos poumons peuvent ainsi
se collapser et, à plus grandes profondeurs, les
parois peuvent se rompre, laissant entrer du sang et
du liquide dans vos poumons pour équilibrer la
pression.
En apnée, vous pouvez facilement prévenir cet
accident en remplissant complètement vos
poumons avec de l'air à pression atmosphérique
avant de descendre, en ne descendant pas à plus de
20 mètres et en ne soufflant pas votre air avant de
rejoindre la surface.
La prévention de l’œdème
pulmonaire est assez
simple, il suffit d’inspirer
normalement avant de
descendre en apnée.
Squeezes dus à l'équipement
Il existe deux types de squeezes liés à l’équipement Image © iStock
du plongeur: le placage de masque et le squeeze de
la combinaison.
Le placage de masque
Votre masque forme une poche d'air presque indéformable autour de votre nez et de vos yeux.
Conformément à tous les squeezes, la pression augmente et le volume d’air dans le masque diminue
avec un effet de ventouse sur votre visage. Un afflux de sang arrive alors dans vos yeux et les tissus
environnants, la différence de pression entre la circulation sanguine et l'air dans votre masque peut
ainsi faire rompre les capillaires sanguins autour de vos yeux. Ce n’est pas douloureux, mais ce n’est pas
d’un aspect très esthétique. Dans les cas les plus graves, le nerf optique peut être endommagé et la
cécité peut se produire. Si vous avez une distorsion visuelle après un placage de masque, consultez
immédiatement un médecin.
Il est très facile d’éviter le placage de masque ! Demandez à votre Dive Professional
SSI de régler correctement votre masque et souffler régulièrement par le nez dans
votre masque en descendant.
Le squeeze de la combinaison
31 © SSI International GmbH, 2023
Le squeeze de la combinaison est potentiellement un problème pour les utilisateurs de combinaison
étanche ou ceux utilisant une combinaison humide trop ample. Si vous utilisez une combinaison
étanche, un volume d'air sera toujours emprisonné entre votre corps et la combinaison. A la descente,
la pression ambiante augmente et le volume d’air à l’intérieur de la combinaison diminue. Des rides et
des plis se forment dans la combinaison et pincent votre peau causant ainsi des marques rouges ou des
bleus. Si cela vous arrive lors d’une plongée, avec une combinaison étanche, ne vous inquiétez pas, les
marques disparaîtront en quelques jours sans traitement.
Demandez conseils auprès de votre Dive Professional SSI pour choisir une combinaison correctement adaptée qu’elle soit étanche ou
humide. Si vous utilisez une combinaison étanche, ajoutez simplement de l'air dans la combinaison en descendant.
Manœuvres d'équilibrage
La prévention des barotraumatismes des oreilles est simple. Les
manœuvres suivantes d’équilibrage permettent de commander les
muscles impliqués pour l'ouverture de la trompe d'Eustache et
permettre ainsi à l'air de pénétrer dans l'oreille moyenne à la pression
ambiante :
• La déglutition
• Mouvements de la mâchoire
• Manœuvre de Valsalva
Pour effectuer la manœuvre de Valsalva,
pincez-vous simplement le nez et soufflez
doucement jusqu'à ce que la pression soit
équilibrée. NE SOUFFLEZ PAS TROP FORT et
ne forcez pas l’air à entrer dans votre oreille
moyenne. La manœuvre de Valsalva doit être utilisée avec
précaution et seulement si les techniques de déglutition ou Technique de Valsalva
de mouvement de la mâchoire ne fonctionnent pas.
Règles pour l'équilibrage des oreilles:
• Respirez sans interruption et ne retenez jamais votre souffle ! Cela garantit un équilibrage
approprié de la pression dans vos poumons à la descente et à la remontée.
• N'attendez jamais de ressentir une douleur pour commencer à équilibrer ! Commencez à
équilibrer dès le début de la descente, soyez détendu et renouvelez la manœuvre d’équilibrage
aussi souvent que nécessaire en descendant. Si possible, descendez les pieds en premier, en
position verticale ou à l'aide d'une ligne de descente.
• Ne plongez jamais enrhumé ou congestionné. Le mucus bloque la trompe d'Eustache, rendant
l'équilibrage très difficile.
• Ne plongez jamais avec des bouchons d’oreilles !
Si vous ressentez une douleur, stoppez votre descente en utilisant vos palmes ou la ligne de
descente; remontez jusqu'à ce que la douleur disparaisse. Essayez d’équilibrer à nouveau. Si la
douleur persiste stoppez la plongée. Si vous sentez une douleur à la remontée, arrêtez
immédiatement puis reprendre votre remontée lentement.
32 © SSI International GmbH, 2023
Barotraumatismes liés à la diminution de pression (squeezes inversés)
À la différence des autres, les barotraumatismes liés à la diminution de pression (squeezes inversés) se
produisent seulement à la remontée, alors que la pression ambiante diminue, les volumes d’air des
cavités aériennes de votre corps augmentent. Les barotraumatismes liés à la diminution de la pression
sont rares et sont généralement résolus en remontant très lentement ou en s’arrêtant de temps en
temps pour permettre à l’air emprisonné de s'échapper.
Exemple: lorsque les sinus sont congestionnés, que le plongeur remonte, et que la pression ambiante
diminue, le volume d'air emprisonné dans les sinus augmente. Il en résulte une vive douleur ou une
sensation de blocage juste au-dessus des yeux. Si cela se produit, remontez lentement ou arrêtez-vous
pour permettre à l'air emprisonné de s'échapper.
Un autre exemple, concerne les dents (barodontalgie), précédemment connue sous le nom
d'aérodontalgie. Il s’agit d’une douleur dans une dent provoquée par un changement de pression
atmosphérique.
Personne ne sait véritablement pourquoi le barotraumatisme d’une dent se produit mais certaines
explications ont été proposées. Très rarement dans une dent soignée, il est possible qu'une petite
poche d'air soit présente entre le remplissage et les terminaisons nerveuses de la dent. Puisque la dent
est dure et que le tissu est mou, à la descente, la pression augmente et le volume d’air diminue. Le
volume d’air diminue en conséquence causant un vide contre les terminaisons nerveuses et produisant
la douleur. Si cela se produit, remontez lentement et revenez au bateau ou au rivage. Consultez votre
dentiste dès que possible. Votre dent exigera, très probablement, quelques soins supplémentaires.
Le barotraumatisme d’une dent est susceptible de se produire chez les plongeurs
ayant des caries ou des infections dentaires, ayant subi l’extraction récente d’une
dent ou dont une dent vient d’être soignée.
Une autre forme de barotraumatisme lié à la diminution de pression concerne les intestins. Il est
provoqué par des aliments ingérés produisant des gaz avant la plongée dans l'estomac. Tout en
plongeant, ces aliments commencent à produire du gaz sous pression en profondeur. A la remontée, la
pression ambiante diminue et le volume du gaz augmente dans le ventre du plongeur, provoquant une
forte douleur abdominale et un possible malaise. Si cela vous arrive, remontez lentement et laissez les
gaz s'échapper.
Eviter de manger, avant la plongée, des aliments susceptibles de produire des gaz.
L’équipement de plongée libre
Comme nous l’avons déjà évoqué, il existe une véritable corrélation entre posséder son propre
équipement et le confort dans l'eau. L'équipement est ainsi personnellement adapté. Il s’agit de votre
matériel.
Votre matériel de plongée se compose de six sous-ensembles. Dans ce chapitre, nous aborderons
seulement l’équipement de plongée libre.
Votre masque
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Votre masque de plongée est le premier composant de votre équipement de plongée libre, il vous
permet de voir sous l’eau, vous protège le visage et les yeux des irritants dans l'eau, garde votre nez hors
de l'eau et vous protège un peu de l'eau froide.
À la différence de nos ancêtres amphibiens, nos yeux sont adaptés pour voir dans l'air, pas dans l'eau.
C'est pourquoi votre vision est trouble, lorsque vous ouvrez les yeux sous l'eau. Le masque de plongée
place une couche d'air entre vos yeux et l'eau, permettant de voir sous l'eau.
N’utilisez jamais de lunettes de natation pour descendre sous la surface. En effet,
les lunettes ne recouvrent pas le nez, il n'y a donc aucune possibilité d'équilibrer la
pression autour de vos yeux en descendant, au risque de créer des lésions.
1. Boucle de réglage 2. Cerclage 3. Verre 4. Emplacement pour le nez 5. Sangle
Image © Cressi
Choisir le bon masque nécessite d’être accompagné d’un professionnel SSI. Le masque doit être adapté
aux contours de votre visage. La jupe du masque doit être très efficace pour empêcher l’eau d'entrer. Les
sangles permettent de positionner le masque confortablement sur votre visage grâce aux dispositifs de
réglage des sangles.
Les verres de votre masque doivent être en verre trempé pour résister aux rayures et ne pas se casser. La
plupart des masques de haute qualité sont aujourd'hui faits en silicone non-allergène. Ces matériaux
sont les plus doux et les plus durables. Quelques masques utilisent deux types de silicone : un composé
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plus dur pour la structure du masque, et un plus doux près de votre visage pour le confort et une
étanchéité parfaite. Autre élément important, votre masque doit vous permettre une bonne vision
périphérique.
Pour tester le réglage de votre masque, placez simplement le masque sur votre visage sans positionner
la sangle et inspirez doucement. Si votre masque reste en place, c’est que tout est bon. C’est facile !
Image © Mares
Si vous portez des lunettes de vue, un masque de haute qualité permet d’y adjoindre des verres
correcteurs. Plonger avec un masque à verres correcteurs procure une vision améliorée, pour bon
nombre de plongeurs, que les lentilles de contact en raison des variations de pression. Questionnez
votre professionnel SSI à ce sujet pour plus d’informations.
Pour préparer votre masque, nettoyez-le avec un spray pour masque. Avant chaque plongée, appliquez
simplement une solution antibuée disponible auprès de votre centre de plongée et ainsi maintenir une
vision claire pour toute la plongée. Nettoyez-le à nouveau pour enlever les graisses et contaminants à
chaque fois que l’antibuée ne fonctionne pas.
Vider l'eau de votre masque sous l'eau est une compétence que vous apprendrez et pratiquerez à
plusieurs reprises, mais c'est une technique relativement simple. En plongée, si l'eau vient à pénétrer
dans votre masque, incliner simplement la tête en arrière, maintenez la partie supérieure de votre
masque en appliquant une légère pression et souffler doucement par le nez. C’est vraiment très facile.
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Image © Aqualung
Votre tuba
Les tubas permettent de nager en surface et d’observer le monde sous-marin. Le plongeur est ainsi libre
de ses mouvements et respire sans lever la tête hors de l'eau. En tant qu'élément de l’équipement du
plongeur, le tuba permet aussi d’économiser l’air de votre bouteille lorsque vous nagez en surface vers
un site de plongée.
Pour une respiration sans difficulté et un vidage facilité, un tuba doit être conçu dans un matériau assez
souple, avec des parois internes totalement lisses, un tube de grosse section, une soupape de purge, et
un embout buccal confortable. Votre professionnel SSI vous aidera à choisir le tuba le plus confortable
pour vous.
Avant de vous immerger, prenez tout simplement une inspiration profonde par votre tuba. Lors de la
descente, le tuba se remplit d'eau. Une fois de retour en surface, la majeure partie de l'eau se videra par
la soupape de purge intégrée. Pour vider le reste de l'eau du tuba, expirez brusquement et l'eau
restante sera expulsée par la soupape. Votre Dive Professional SSI vous enseignera comment respirer de
façon appropriée sur un tuba et comment le vider correctement.
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1. Embout 2. Purge 3. Tube flexible 4. Extrémité étanche ou semi-étanche
Image © Scubapro
Vos palmes
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À la différence des nageurs, les pratiquants de la
plongée libre (snorkelers) et les plongeurs en
scaphandre n'utilisent pas leurs bras pour la
propulsion. Les palmes fournissent 100% de leur
propulsion. Les palmes ne sont pas conçues pour la
vitesse, mais pour propulser le plongeur sans effort,
à vitesse modérée et parcourir de grandes distances
avec peu d’énergie. Les bonnes palmes permettent
de faire la différence entre une plongée facile et
plaisante, ou une plongée difficile et éreintante.
Lors de votre formation, vous apprendrez que pour
une meilleure efficacité, vous devrez palmer jambes
tendues, en donnant un coup de pied partant des
hanches et non pas des genoux.
Les palmes d'aujourd'hui sont légères et élégantes
comparées aux palmes du passé. Vous pouvez aussi
choisir parmi différents types et combinaisons de
matériaux, y compris des technopolymères et le
caoutchouc. Les palmes en technopolymères sont
généralement des palmes plus fines et plus légères
qu'en caoutchouc, elles offrent plus de poussée et,
grâce à leurs couleurs, permettent d’être mieux vu
de votre binôme.
Il existe deux types de palmes : les palmes
chaussantes, conçues pour être portées sans
bottillon de plongée, et les palmes réglables
conçues pour être portées avec des bottillons. Les
palmes doivent avoir une sangle de talon réglable
avec un système de verrouillage, sauf en cas de 1. Voilure 2. Système d'évacuation de l'eau 3. Chausson 4. Boucle 5. Sangle
Image © Mares
sangle élastique ou à ressort en acier inoxydable.
Les sangles doivent être remplaçables en cas
d'usure ou de casse (et c’est toujours une bonne idée d’avoir une paire de sangles de rechange !). Les
palmes doivent aussi être larges et assez rigides pour faciliter le palmage et être efficaces. Pour être
correctement équilibré, les palmes doivent avoir une flottabilité presque nulle en eaux douce et salée.
Vos bottillons de plongée
Les bottillons de plongée sont utilisés avec des palmes réglables. Ils protègent le pied contre les
échauffements et les ampoules, contre le froid et permettent de marcher sans se blesser. Laissez-vous
guider par votre professionnel SSI dans le choix de palmes et de bottillons appropriés.
Vos gants
Lorsque vous plongez, il est important de protéger vos mains. En eau froide, les gants conservent vos
mains au chaud tout en étant suffisamment souples pour utiliser votre matériel de plongée. Ils
protègent également vos mains contre l'abrasion et les irritants dans l'eau. Il existe différents types et
épaisseurs de gants conçus pour tous les types de plongée. Les gants ne sont, cependant, pas une
invitation à toucher la faune et la flore marine. Il est même interdit de porter des gants sur certains sites
de plongée. Votre professionnel SSI vous indiquera quand et où vous pouvez porter des gants.
Votre combinaison isothermique
Pour plonger, vous avez besoin d’une protection thermique pour rester au chaud et dans le confort.
Tout comme vous avez besoin de vêtements appropriés aux différentes températures, et activités sur
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terre, vous avez aussi besoin d’une protection appropriée pour les différentes conditions de plongée.
Les combinaisons isothermiques (aussi connues sous le nom de combinaisons humides, vêtements
secs, lycra ou autres) sont faites à partir d'un grand choix de matériaux et sont conçues pour vous
protéger dans différents environnements. Votre professionnel SSI vous orientera sur le type de
combinaison adapté à vos plongées. Nous aborderons plus précisément les combinaisons
isothermiques dans le chapitre 2.
Votre sac filet
Votre sac filet contient tout votre matériel et permet
un rinçage plus facile dans l'eau douce après une
plongée en eau salée. L'entretien est une part
importante de la durée de vie et du bon
fonctionnement de votre matériel de plongée.
Entretien de votre matériel
Voici quelques précieux conseils pour conserver
votre équipement de plongée libre en très bon état:
• Marquez votre équipement avec votre nom ou
vos initiales.
• Enregistrez tout votre matériel dans votre Image © Aqualung
Logbook MySSI.
• Après chaque plongée, rincez complètement votre équipement avec de l'eau douce et faites le
sécher dans un endroit frais et bien-aéré, sans exposition directe au soleil.
• Portez une attention particulière à votre masque.
Si vous souhaitez en apprendre plus au sujet de l’entretien de
votre équipement, interrogez votre professionnel SSI sur le
cours de spécialité Techniques du matériel SSI. Vous serez
heureux de savoir le faire !
Adaptation à l’environnement aquatique
Lors de vos séances de plongée vous découvrirez les compétences de base nécessaire pour la plongée
libre (Snorkeling) et l’apnée. Il peut vous sembler inopportun d’apprendre ces techniques si votre
objectif est de devenir un plongeur avec scaphandre, pourtant ces compétences peuvent vous être
utiles. Si, par exemple, vous vous retrouvez en surface à distance de la rive ou du bateau de plongée,
gonflez simplement votre gilet stabilisateur, mettez votre tuba en bouche, et nagez – c’est simple!
L’environnement sous-marin est un endroit magnifique et passionnant, mais vous pouvez vous sentir
fragilisé par les nombreuses nouvelles sensations qu’offre l'eau. Etudions certains éléments que vous
pourriez ressentir lorsque vous débuterez l’apnée, le Snorkeling ou la plongée.
Vagues constantes
Lorsque vous vous déplacez sur tuba, ou en apnée, dans l'océan, l’une des premières choses que vous
ressentez, c’est le mouvement perpétuel de l'eau. Vous pouvez avoir envie de lutter contre cela, mais si
vous apprenez à vous détendre et à utiliser l'eau à votre avantage, alors chaque sortie sera des plus
agréables.
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La vision sous l’eau
Sous l'eau, la vision change de manière unique et vous vivrez une illusion d’optique intéressante
appelée la réfraction. Les rayons lumineux se cassent lorsqu'ils passent de l'eau dans l’espace aérien de
votre masque. Ainsi, les objets paraissent 33% plus grands et 25% plus proches. Cela signifie qu'un
poisson de 1 mètre de long que vous regardez à une distance de 1,25 mètre, vous semblera mesurer
1,33 mètres et être à 1 mètre de vous.
L'éclairage, ou la quantité de lumière dans l'eau, varie selon la position du soleil, des nuages, et des
vagues en surface. Les mouvements d’eau importants diminuent la pénétration de la lumière. De plus,
la lumière se propage lorsqu’elle rencontre des molécules d'eau, elle devient plus douce, moins
agressive, et son intensité diminue. Cela s'appelle la diffusion.
Plus nous plongeons profond, plus les couleurs chaudes, telles que le rouge, le
orange, le jaune, diminuent en intensité et disparaissent pratiquement jusqu'à ce
que seuls soient visibles les bleus et les pourpres. Cela s'appelle l'absorption.
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Les particules dans l'eau (turbidité) peuvent également limiter la vision. Les rayons lumineux éclatent
de manière fantastique alors que l'eau bouge et répand la lumière. Ces variables que sont la réfraction,
l’éclairage, l’absorption, la diffusion et la turbidité, affectent la visibilité au fond et peuvent même
rendre une plongée très différente au cours de la journée.
La température de l'eau
Selon les lieux de plongée, la température de l'eau peut varier d'environ 0 degré Celsius à plus de 26
degrés de Celsius. Vous pouvez même trouver un écart de température de 10 à 20 degrés entre la
surface et le fond.
L'eau froide est dense, elle descend donc sous l'eau chaude. Ceci se manifeste par des couches des
diverses températures en descendant. La différence de température peut être brutale. Ces couches de
différentes températures sont appelées thermoclines.
Les thermoclines se produisent dans toutes les types d’eaux. Certaines sont plus importantes que
d'autres, c’est pourquoi vous devez porter une protection isothermique à chaque plongée.
Théoriquement votre déperdition calorifique sous l'eau peut être 25 à 30 fois plus
rapide que dans l’air par le contact direct avec l'eau (conduction) et par la
circulation de l'eau sur votre peau (convection). Une protection thermique
appropriée augmente donc votre plaisir sous l'eau.
La communication sous l’eau
Puisque nous ne pouvons pas parler sous l'eau, nous devons communiquer à l'aide des signes faits avec
les mains. Les images présentées correspondent aux signes les plus utilisés. Révisez ces signes avant de
suivre vos cours en piscine. Vous pouvez aussi les réviser avant la plongée grâce à l’application MySSI.
Les sons se comportent très différemment sous l'eau que dans l’air. Les sons voyagent quatre fois
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plus vite sous l'eau et semblent venir de toutes les directions. C'est parce que nos oreilles ne se
sont pas adaptées pour des vitesses rapides. Le bruit est très mal transmis de l'air
vers l’eau ou de l'eau vers l'air, mais les sons parcourent de grandes distances sous
l’eau.
Palier de Quelle Mi-bouteille Equilibre Direction Fin Vient Je suis sur Je n'ai plus Partageons
sécurité quantité d'air réserve d'air l'air
?
Ok?/Ok Ok?/Ok (une Ok?/Ok (en Moi/Regarde Reste à ce Mes oreilles Monter Descendre Stop/Reste Tu as une
main surface à moi niveau ne passent ici question
occupée) distance) pas
Détresse/à Ça ne va pas J'ai froid Bateau Restez en Se tenir la Danger Ok (avec des Ralentir ou se Faire demi-
l'aide binôme main gants) relaxer tour
Quelle Qui dirige,
direction ? qui suit ?
Si vous ne pouvez pas vous faire comprendre avec des signes de main, il existe d'autres dispositifs sous-
marins qui peuvent être utilisés pour la communication, comme les ardoises d'écriture ou les carnets
waterproof.
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D'autres dispositifs existent pour attirer l'attention
de votre binôme, ou l'attention du groupe, telle que
le shaker sous-marin ou autres avertisseurs sonores.
Vous pouvez également utiliser un objet métallique
en frappant sur votre bouteille et un shaker pour
créer un bruit retentissant. Chacun des deux
peuvent être entendus à distance.
Une communication claire
est un élément clé. Par
conséquent les
techniques de
communication doivent
être revues avec votre binôme avant
chaque plongée.
Résumé
Nous avons visité de nombreux sujets dans ce
chapitre pour vous permettre de plonger sans
risque et en toute confiance. Votre engagement à
votre bien-être vous motivera pour lire ce manuel,
visionner la vidéo ou pour étudier en ligne jusqu'à
ce que vos connaissances deviennent comme une
seconde nature. Rappelez-vous, la connaissance
remplace les peurs et les fantasmes par la bonne
information.
Soyez prêt à prendre du plaisir en piscine ! Image © Subgear
Image © SSI
Révisions du chapitre
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1. Quel événement a conduit à l'utilisation de l'acronyme SCUBA pour décrire la plongée:
A. L'amélioration du matériel dans l'après-guerre
B. L'invention du casque de plongée vers 1800
C. Le développement du détendeur à la demande en 1943
D. Le développement des pompes à air au 19ème siècle
2. La pression absolue est:
A. Le poids de l'eau qui entoure le plongeur
B. La pression à la surface plus 1 bar
C. Toutes les réponses sont justes
D. La pression totale exercée sur un objet
3. La pression relative est:
A. La pression hydrostatique moins 1 bar
B. La pression à la surface
C. La pression absolue moins 1 bar
D. La profondeur lue sur un instrument
4. Un bar de pression atmosphérique correspond à:
A. Toutes les réponses sont justes
B. Tous les 10 mètres de profondeur en eau de mer
C. Tous les 10,2 mètres de profondeur en eau douce.
D. 1 bar
5. L'eau salée pèse ___ kg par litre et l'eau douce pèse ___ kg par litre
A. 14.7/14.3
B. 1.0/1.025
C. Ils ont tous les deux le même poids
D. 1.025/1.0
6. La pression absolue en bars à 30 mètres, en eau de mer, est égale à:
A. 4 bars
B. 3,5 bars
C. 2,5 bars
D. 3 bars
7. La pression absolue en bars à 10 mètres, en eau de mer, est égale à:
A. 2 bars
B. 1 bar
C. 3 bars
D. 4 bars
8. Soit un récipient souple rempli d'air et d'un volume de 100 litres à la surface, quel sera son volume à 20 mètres en eau de mer ? (arrondi)
A. 33 litres
B. 20 litres
C. 50 litres
D. 25 litres
9. Les plus grandes variations de pression relative en eau de mer ont lieu entre ____ et ____ mètres.
A. 10/20
B. 30/60
C. 0/10
D. 20/40
10. L'objectif des manœuvres d'équilibrage est de:
A. Introduire de l'air supplémentaire dans les cavités aériennes du corps en réponse à l'augmentation de la pression ambiante
B. Veiller à une application inégale de la pression entre l'eau et les cavités aériennes du corps
C. Empêcher l'eau de pénétrer dans les cavités aériennes du corps
D. Retirer tous les fluides des cavités aériennes du corps
11. Les bonnes manœuvres d'équilibrage doivent être apprises pour:
A. Toutes les réponses sont justes
B. Prévenir les barotraumatismes des sinus
C. Prévenir les accidents dus à l'augmentation de pression
D. Prévenir les douleurs dans l'oreille
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12. Les barotraumatismes de l'oreille peuvent être évités en:
A. Toutes les réponses sont justes
B. Bougeant la mâchoire, déglutir faire la manœuvre de Valsalva
C. Ne plongeant jamais avec un rhume
D. Se relaxant
13. Si vous ressentez une douleur dans l'oreille lors de la descente:
A. Abandonnez la plongée
B. Arrêtez la descente et remontez jusqu'à ce que la douleur cesse
C. Placez un doigt dans le conduit auditif et massez doucement l'oreille jusqu'à ce que la douleur cesse
D. Continuez la descente en expirant doucement dans le masque
14. Le premier symptôme d'un barotraumatisme des sinus est souvent:
A. Une vive douleur à la base du cou
B. Une douleur sourde dans la tête
C. Une forte douleur dans la poitrine.
D. Une vive douleur ou sensation de blocage juste au-dessus des yeux
15. Les barotraumatismes des sinus peuvent être évités en:
A. Réalisant la manœuvre de Valsalva
B. Basculant la tête des plongeurs de l'avant vers l'arrière
C. Ne plongeant jamais avec un rhume
D. Portant des bouchons d'oreilles
16. Les bouchons d'oreilles:
A. Protègent les oreilles de la pression
B. Protègent contre le froid
C. Ne doivent jamais être utilisés en plongée
D. Aident à l'équilibration de l'oreille moyenne
17. Sous l'eau, lorsque les rayons du soleil se cassent, les objets paraissent:
A. Plus loin
B. Pareil qu'à la surface
C. A un angle équivalent à celui de la lumière
D. Plus proches
18. Le phénomène selon lequel certaines couleurs diminuent lorsque la profondeur augmente s'appelle:
A. La turbidité
B. La réfraction
C. La diffusion
D. L'absorption
19. La déperdition calorifique du corps humain sous l'eau est ___ que dans l'air.
A. 50 fois plus rapide
B. La même
C. 25 à 30 fois plus rapide
D. 10 fois plus lente
20. Lequel des énoncés suivant concernant la transmission du son sous l'eau est vrai ?
A. Le son voyage plus loin sous l'eau que dans l'air
B. Le son se propage quatre fois plus vite sous l'eau que dans l'air
C. Les plongeurs trouvent qu'il est difficile de localiser la direction de laquelle provient un son
D. Toutes les réponses sont justes
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Chapitre 2
L’utilisation de votre matériel de
plongée
Objectifs
A la fin du chapitre 2, vous serez capable de:
1 Comparer les différences de perte de chaleur entre l'air et l'eau et de décrire l'effet de la perte de chaleur sur le
corps en plongée.
2 Décrire le mode de respiration le plus adapté et le plus efficace en plongée avec scaphandre.
3 Expliquer pourquoi la consommation en gaz d'un plongeur augmente au fur et à mesure que la profondeur
augmente, et d’identifier au moins quatre facteurs pouvant influer sur la consommation de gaz en plongée.
4 Énumérer les différents composants du système d’alimentation en air et de décrire les fonctions de base de
chaque composant.
5 Énumérer les différents composants du système de flottabilité et de décrire les fonctions de base de chaque
composant.
6 Énumérer les trois types de flottabilité et de donner des exemples pour chaque type en relation avec des objets
immergés dans un liquide.
7 Énumérer les différents composants du système d'information et de décrire les fonctions de base de chaque
composant.
8 Expliquer l'importance d'un entretien approprié de l’ensemble du matériel de plongée et de donner des
exemples de procédures d'entretien appropriées pour les éléments principaux.
9 Citer trois règles de base de la plongée en scaphandre.
10 La perte de chaleur dans l'eau
Comme vous le savez, vous avez besoin d’une protection thermique lorsque vous plongez pour rester
au chaud et dans le confort. Tout comme vous avez besoin de vêtements appropriés aux différentes
températures, et activités sur terre, vous avez aussi besoin d’une protection appropriée pour les
différentes conditions de plongée.
Il est plus rapide d’être en hypothermie que ce que vous le pensez, toute température d'eau inférieure à
37°C peut faire chuter votre température corporelle, entraînant diverses problématiques. Le corps est
une machine extraordinaire, mais il est conçu pour réguler votre température corporelle dans l’air, pas
dans l’eau, ainsi préserver sa température corporelle dans l'eau est quelque chose à prendre très au
sérieux.
Tandis que l'air est un excellent isolant et bloque la transmission de chaleur, l'eau est un excellent
conducteur. En d'autres termes, l'eau absorbe la chaleur de votre corps beaucoup plus rapidement que
l'air. Par exemple, vous êtes probablement très bien dans une salle de classe à 21°C, mais vous
deviendriez rapidement frigorifié dans une piscine à 21°C.
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La perte de chaleur du corps humain
Notre corps perd de la chaleur de trois façons en
plongée : par conduction interne, par conduction
externe et par convection. La plupart des pertes de
chaleur pour les plongeurs se produisent par
conduction externe, il s’agit du transfert direct
d'énergie calorifique d’une molécule à une autre. La
conduction externe, c’est-à-dire le dégagement de
chaleur par le corps, est normale, elle se produit que
vous soyez en plongée ou pas.
En plongée, vous pouvez aussi perdre de la chaleur
par conduction interne. Lorsque le gaz est
comprimé dans une bouteille de plongée, il se
réchauffe lors de la compression des molécules. De
même lorsque le gaz est détendu, il se refroidit.
Ainsi, quand nous respirons un gaz comprimé en
profondeur, nous utilisons la chaleur de notre corps
pour réchauffer le gaz inhalé.
La troisième façon de perdre de la chaleur en
plongée est par convection, ou le mouvement
constant de l'eau sur notre corps. Alors que notre
corps réchauffe les molécules d'eau plus fraîches
qui nous entourent, ces mêmes molécules s'en vont
et sont remplacées par d’autres plus froides, c’est un
processus sans fin.
La première responsabilité de notre organisme est
de maintenir le cerveau et le torse au chaud. Si ce
n’est plus possible, un phénomène appelé shunt Image © iStock
sanguin se met en place, ralentissant la circulation
du sang aux extrémités du corps de façon à
préserver la chaleur du sang pour le cerveau et plus spécifiquement pour les organes internes. Ce
phénomène peut être sans conséquence sur terre, mais bien plus problématique sous l’eau.
Maintenant, cet exemple en plongée. Comme vous l’avez appris au chapitre 1, lorsque la profondeur
augmente, la pression augmente. Cette augmentation de pression fait augmenter la quantité d'azote
(composant inerte du gaz que vous respirez) dans la circulation sanguine et les tissus. L'azote est
transporté des poumons, par l'appareil circulatoire, vers les tissus. L'accumulation de l'azote dans les
tissus limite le temps passé au fond, et les plongeurs doivent le contrôler en gérant leur temps, leur
profondeur et leur vitesse de remontée. Pour gérer au mieux ce processus et avoir une absorption et
une élimination de cet azote appropriées, il est important de rester au chaud tout au long de vos
plongées. Nous reviendrons sur les effets de l'azote dans votre organisme dans le chapitre 3.
La protection thermique
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Pour maintenir votre corps au chaud à tout
moment, il est nécessaire de porter une protection
isothermique intégrale, d’une épaisseur appropriée,
et bien ajustée. L'épaisseur limite la perte de chaleur
par conduction externe et interne, et le fait qu’elle
recouvre entièrement votre corps limite la perte de
chaleur par convection. Ensuite, vous pouvez
superposer différentes couches. Vous pouvez utiliser
un lycra, un shorty, une combinaison humide de
différentes épaisseurs, voir même une combinaison
étanche. Tout dépendra, en grande partie, du type
de plongée que vous réaliserez.
Combinaison humide
Il existe de nombreux nouveaux designs et modes
de conception pour les combinaisons humides,
mais toutes ne sont pas de qualités égales. Comme
vous l’avez appris, ce qui est important, c’est de
rester au chaud. Les meilleures combinaisons
humides sont faites de néoprène uniformément
composé de bulles d'air ou d'azote. Ces minuscules
bulles de gaz d'air ou d'azote vous isolent et vous
gardent au chaud, mais pas le caoutchouc. L'azote
est plus dense et moins sujet à la compression, il
permet donc à la bulle de maintenir ses propriétés
isolantes avec plus d'intégrité et de meilleures
performances. Ainsi, plus le matériau contient
d’azote, plus vous resterez au chaud sous l’eau. Votre
professionnel SSI vous orientera vers un choix de
combinaisons qui vous conviennent. 1. Fermeture de cou 2.–3. Fermeture de chevilles/poignets 4. Renforts de
genoux
Image © Mares
Souvenez-vous, la plupart
de votre chaleur
corporelle s’échappe par
la tête, les pieds et les
mains, car ces parties du
corps sont généralement exposées aux
conditions environnantes. Les cagoules,
gants et bottillons représentent 30% à
40% de votre protection thermique.
Ce tableau vous propose quelques repères. Rappelez-vous que les besoins thermiques de chacun sont
différents. Les plongeurs expérimentés diront qu'il n'y a rien de pire que de gâcher une magnifique
plongée en ayant froid.
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Vêtement sec
Les combinaisons étanches, ou vêtement sec, sont
utilisées en eau froide. De l'air est injecté dans la
combinaison par un inflateur relié par un tuyau au
premier étage de votre détendeur. De l'air est
introduit dans la combinaison pour constituer la
protection thermique et pour empêcher le squeeze
de la combinaison. A la montée, il est nécessaire de
permettre à l'air de s'échapper de la combinaison
par une soupape.
Image © Subgear
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Plonger avec un vêtement sec diffère beaucoup de la plongée
en combinaison humide. Si vous souhaitez essayer la plongée
en vêtement sec, interrogez votre Dive Professional SSI sur le
cours de spécialité Vêtement sec.
Entretien des combinaisons de plongée
Si vous prenez soin de votre combinaison humide, son espérance de vie est d’environ 5 ans. Après
chaque plongée, rincez votre combinaison avec une lessive spécifique, et suspendez-la pour qu’elle
sèche. Ne stockez jamais votre combinaison pliée ou écrasée. Elle pourrait rester plissée en permanence
et s’abîmer là où les bulles du néoprène auraient éclatées. Suspendez la combinaison sur un cintre
spécifique et entreposez-la dans un endroit sec frais.
Acquérir un rythme respiratoire approprié
Lors de votre parcours pour devenir un plongeur, vous pouvez vous sentir un peu anxieux quand il
s'agit de respirer sous l'eau. Mais relaxez-vous, c’est assez simple de respirer sous l'eau et ce n'est pas
différent de la respiration en surface. L’une des choses qui rend la plongée tellement incroyable et
permet de se sentir libre, c’est le fait d’emporter avec soi son propre ensemble d'assistance vitale. Cela
nous permet d'évoluer sans «attache» à la surface, nous pouvons littéralement «voler» dans l'espace
aquatique. Cependant, l'excitation de la première respiration sous l'eau peut augmenter votre rythme
respiratoire. Mais une fois arrivé confortablement au fond, vous reprendrez le contrôle de votre
respiration et atteindrez un rythme respiratoire détendu et lent.
Votre système d’alimentation en air est votre assistance vitale sous l’eau. L'air que vous respirez est
fourni par un détendeur, qui délivre automatiquement l’air de votre bouteille à la pression ambiante,
vous permettant ainsi de respirer sans effort sous l'eau. En tant que plongeur récréatif, le scaphandre le
plus commun avec lequel vous plongerez s'appelle un circuit ouvert à la demande. La «demande»
signifie que le détendeur vous fournira de l'air uniquement lorsque vous le souhaiterez. Cela signifie
également que lorsque vous prenez une inspiration puis que vous soufflez, tout cet air est perdu, d’où le
terme «circuit ouvert.»
Les plongeurs récréatifs peuvent également profiter de la
dernière technologie en plongée. Le circuit fermé, les
recycleurs électroniques sont semblables aux premiers
systèmes d'alimentation en air utilisés par les astronautes. Ils
réutilisent et reconditionnent le gaz expiré par le plongeur et
permettent ainsi d’augmenter le temps de plongée. Puisqu'il
n'y a aucune bulle, les plongeurs peuvent aisément approcher
de plus près les espèces marines qu’ils souhaitent observer ou photographier. Si vous êtes
intéressé par la plongée avec un recycleur, interrogez votre Dive Professional SSI au sujet du
programme Recycleur.
Le détendeur fournit au plongeur «une quantité suffisante de gaz à la pression ambiante.» La quantité
suffisante de gaz en profondeur est déterminée par les conditions environnementales, l’effort fourni
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sous l’eau et la condition physique du plongeur.
Le rythme de respiration le plus efficace pour la plongée en scaphandre est une
inhalation profonde suivie d'une expiration profonde et équilibrée. La clé est de se
détendre dans l'eau et de prendre conscience que sa respiration redevient
automatiquement normale avec l'expérience.
Alors qu'au repos, nous respirons normalement environ 6 à 12 litres d’air par
minute. Un plongeur adulte au chaud et en situation de confort, respirera, avec
une expérience minime 12 à 15 litres par minute. Il est utile de le savoir car les
capacités de nos bouteilles de plongée dépendent de la quantité de gaz qu'elles
contiennent en litres. Par exemple, une bouteille de 12 litres remplie à 200 bars
(bouteille la plus commune) permettra à un plongeur ayant une consommation en surface de 15
litres par minute, de respirer au total 160 minutes. Nous aborderons cela plus tard, mais une
formule simple peut être utilisée pour déterminer l'autonomie d'une bouteille à n'importe quelle
profondeur.
La quantité de gaz que nous utilisons en plongée, également connue sous le nom de consommation en
air, peut être multipliée par 3 ou 4 si nous produisons un effort sous l’eau, si nous avons froid en raison
d’une protection thermique insuffisante, si nous sommes en mauvaise condition physique ou si nous
réagissons mal en situation de stress.
Une consommation excessive d'air en surface n'est pas un problème, mais lorsque vous partez avec une
quantité limitée d’air en profondeur, cela devient un facteur important. Les bouteilles de plongée en
acier, ou en aluminium, sont normalement gonflées en mélange respiratoire comprimé entre 150 et 300
bars. Assez pour le plongeur moyen, mais c’est tout de même une quantité limitée.
La consommation d'air augmente également proportionnellement à la profondeur à laquelle vous
plongez. Plus vous allez profond, plus vous utilisez de gaz, conformément à la loi de Boyle. Par exemple,
un plongeur soumis à deux bars de pression absolue (10m) utilise deux fois plus d’air qu'un plongeur à
la surface à un bar de pression absolue. Un plongeur soumis à cinq bars (40 m) utilise cinq fois plus d’air
qu'une personne en surface. De plus, un plongeur partageant son air avec un autre plongeur peut
multiplier sa consommation en air par deux ou plus.
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Comme vous pouvez le voir, les attentes placées dans votre détendeur peuvent être considérables. Il
doit fournir une quantité suffisante de gaz pour vos besoins en profondeur indépendamment de la
pression dans la bouteille. Quelques détendeurs bas de gamme peinent à fournir suffisamment d'air en
situation de forte demande, et respirer dessus devient difficile lorsque la pression chute dans la
bouteille.
Pour être certain que le détendeur rend la respiration plus facile, vous devrez plonger avec votre corps
positionné avec un certain angle. En plongée, la position appropriée pour nager, aussi appelée attitude,
est de 15 à 20 degrés au-dessus de l'horizontal. Cette attitude permet à votre bouche et vos poumons
d'être horizontaux soit en position optimale de nage pour respirer facilement en profondeur. Dans le
chapitre 4, nous étudierons comment réaliser cela avec votre gilet stabilisateur.
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Le choix de votre détendeur, celui qui vous servira pour toutes les conditions de plongée, est une
décision des plus importantes que vous aurez à prendre dans l'achat de votre système d’alimentation
en air. Votre Dive Professional SSI vous aidera dans cette décision importante.
Le système d’alimentation en air
Comme vous le savez, SCUBA est l’acronyme de "Self Contained Underwater Breathing Apparatus". Le
terme SCUBA (scaphandre) représente le système d’alimentation en air. Celui-ci comprend un
détendeur, une source d'air de secours et une bouteille de plongée à haute pression.
Le détendeur
Le détendeur est composé d’un premier étage et d’un deuxième étage. Le premier étage du détendeur
peut être non compensé, compensé, à double compensation ou surcompensé. Les meilleurs
détendeurs possèdent un premier étage compensé. Ce premier étage abaisse la pression du mélange
respiratoire de la bouteille, à une pression d’environ 10 bars au-dessus de la pression ambiante. Le
deuxième étage prend alors le mélange respiratoire provenant du premier étage à une pression de 10
bars au-dessus de la pression ambiante, et le détend à la pression ambiante, ce qui correspond à vos
besoins en profondeur.
En plus du deuxième étage principal, un second deuxième étage de secours compose votre système
d’alimentation en air, celui-ci est de couleur vive et muni d’un tuyau plus long pour partager l’air en cas
d'urgence. Un accroche détendeur est utilisée pour fixer correctement le deuxième étage de secours à
votre gilet. Il existe un autre type de source d'air de secours qui combine l’inflateur de votre gilet et un
deuxième étage de secours évitant ainsi un tuyau supplémentaire sur votre premier étage.
Dans l'eau froide, la source d'air de secours doit être composée d'un détendeur complet (premier et
deuxième étages) séparé, il doit être fixé soit sur un deuxième robinet, soit sur une seconde bouteille
séparée.
Il existe deux moyens pour fixer un détendeur à la bouteille: avec étrier ou DIN (Deutsches Institut für
Normung). Un premier étage en DIN se visse dans la robinetterie, alors que l’étrier se fixe par-dessus la
robinetterie. Votre Dive Professional SSI vous montrera comment assembler et démonter le détendeur.
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1. Premier étage 2. Deuxième étage 3. Embout buccal 4. Réglage de l'effort inspiratoire 5. Bouton de surpression
Les bouteilles de plongée
L’élément suivant du système d’alimentation en air est la bouteille de plongée. La bouteille de plongée
est conçue pour contenir votre air. Selon sa taille et sa construction, le mélange respiratoire sera
comprimé à l'intérieur approximativement 150 fois, ainsi il peut être contenu dans un espace
relativement petit.
L'air que nous respirons est composé d’environ 21% d'oxygène (O2), dont nous
avons tous besoin pour vivre, 78% d’azote (N2) et 1% de gaz à l'état de traces (qui
peuvent être ignorés dans nos propos). Vous apprendrez dans le chapitre 3, que
nous ne pouvons pas respirer de l'oxygène pur sous l'eau. L'azote nous limite
également et peut produire un effet narcotique à des profondeurs supérieures à 30
mètres (narcose à l'azote). De plus, l’azote limite notre temps en profondeur en raison de
l’accident de décompression.
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Tout comme pour le matériel, il y a eu des gros progrès pour
les mélanges respiratoires. Pour diminuer la quantité d'azote
absorbée en plongée, il est ainsi possible d’utiliser un mélange
enrichi en oxygène (Nitrox). Interrogez votre Professionnel SSI
au sujet de la spécialité Nitrox (Enriched Air Nitrox) SSI.
Robinetteries des bouteilles
Désormais vous savez comment votre bouteille de plongée contient l'air que vous respirez, mais ce
n'est qu’une partie de l'histoire. Faire entrer et sortir l'air de vos poumons est une autre partie, et c’est
grâce à la robinetterie. De la même façon qu’il y a deux moyens de fixer le détendeur, il existe deux types
de robinetteries: International (INT/Yoke) et DIN. Les robinetteries International (INT/Yoke) et DIN
possèdent un robinet. Lorsque le robinet est ouvert, il libère le gaz jusqu'à ce que la bouteille soit vide.
Il n'y a aucun signal (sur la bouteille elle-même) pour prévenir d’un manque d’air. Puisqu'il n'y a aucun
dispositif d'avertissement, vous devez fréquemment vérifier la pression sur votre ordinateur (ou votre
manomètre) pour retourner au bateau, ou au rivage, avec au moins 50 bars de pression.
Dans certains pays, un disque de rupture est exigé sur les robinetteries des
bouteilles de plongée comme élément de sécurité. Il est conçu pour rompre à
environ 1,5 fois la pression d'utilisation de la bouteille. Le disque de rupture
protège la bouteille en cas de gonflage trop élevé ou d’une augmentation de
pression due au soleil dans le coffre d’une voiture. Réchauffer l'air d’un récipient
rigide fermé augmente la pression de l’air. Les températures dans un coffre de voiture peuvent
atteindre 90°C, soit une augmentation de pression suffisante pour faire exploser une bouteille en
acier, si elle n'est pas équipée d'un disque de rupture.
Volumes des bouteilles
Les bouteilles de plongée sont disponibles dans de nombreux volumes et sont faites en acier ou en
aluminium. Généralement, les pressions de service varient de 150 à 300 bars et les volumes varient de 1
litre à 18 litres. La bouteille de plongée la plus couramment utilisée est en aluminium, contient 12 litres
de gaz à 200 bars, et pèse approximativement 18 kilogrammes. Votre Dive Professional SSI vous aidera à
choisir le volume de votre bouteille le plus approprié selon votre taille, votre force et votre
consommation.
Marquage des bouteilles
Toutes les bouteilles de plongée possèdent des inscriptions sur leur col. Sont inscrits le matériau utilisé,
la date de fabrication, son volume et la pression de service.
Exemple d’inscriptions gravées sur une bouteille en aluminium commune aux Etats-Unis :
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• DOT fait référence au Département des Transports des États-Unis, qui réglemente la fabrication et
les tests des bouteilles à haute pression. Le CTC se rapporte à la Commission des Transports
Canadienne pour les mêmes raisons.
• 3AL indique l'alliage d'aluminium à partir duquel la bouteille a été fabriquée. 3AA indique que la
bouteille est en acier.
• 3000 indique la pression de service de la bouteille en PSI.
• P264001 est son numéro de série.
• MFG correspond au fabricant de la bouteille (il existe plusieurs fabricants)
• 10/12 est la date de fabrication de la bouteille.
• S 80 indique que la bouteille contient 80 pieds cubes d'air à 3000 PSI.
Il est important de comprendre ces codes sur les bouteilles pour connaître la pression et la capacité de
votre bouteille de plongée. Les inscriptions sur des bouteilles plus anciennes, ou sur des bouteilles
spécifiques, peuvent varier suivant les pays.
Entretien et révision de votre système d’alimentation en air
Vous venez de plonger, vous sortez d’une immersion dans le merveilleux monde sous-marin, et
maintenant vous êtes de retour à terre, de nouveau dans la réalité ! Après chaque plongée, et tout
particulièrement après une plongée en eau salée, vous devrez rincer votre système d’alimentation en
air, comme tout votre matériel, dans de l'eau douce.
Obturez le premier étage du détendeur avec un bouchon et n'appuyez pas sur le
bouton de surpression du deuxième étage en le rinçant. L'eau pourrait y pénétrer
et le corroder.
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Le sel peut altérer le fonctionnement de votre détendeur. Ne stockez pas un détendeur non rincé dans
un sac de plongée après qu'il ait été en eau salée. Il est nécessaire de bien le rincer et le stocker dans un
endroit frais et sec, à l’abri du soleil. En outre, ne créez pas de torsion anormale sur les tuyaux, tout
particulièrement au niveau de la connexion sur le premier étage.
Correctement nettoyé et entretenu, votre système
d’alimentation en air restera en bon état de marche pendant
de nombreuses années. Si vous souhaitez en apprendre plus
sur l’entretien de votre matériel de plongée, questionnez votre
Dive Professional SSI au sujet du programme de spécialité
Techniques du matériel.
SSI a développé un programme d’entretien du matériel. Le manchon d’entretien positionné sur votre
détendeur prouve qu'il a été entretenu et fait figurer la date de son dernier entretien. Ceci est votre
carnet d’entretien et vous rappelle, à chaque utilisation, le calendrier d’entretien à respecter.
Peu importe la fréquence de vos plongées, votre système d’alimentation en air doit
être entretenu annuellement. Les joints demeurent serrés, à l’intérieur, contre du
métal et ils se détériorent même lorsque le matériel ne sert pas. Les inspections et
remplacements annuels des joints toriques, des sièges et clapets évitent des
pannes de votre matériel sous l’eau.
Entretien des bouteilles de plongée
Si de l'humidité s’introduit dans la bouteille, de la corrosion peut apparaître sur les parois, mais il ne
vous est pas possible de déterminer l’état intérieur de votre bouteille.
Selon les pays, les lois exigent que les bouteilles de plongée soient testées sous pression régulièrement
pour s'assurer qu’elles ne sont pas corrodées. Ce test hydrostatique mesure l'élasticité des parois de la
bouteille et prévient toute faiblesse. Si la bouteille satisfait au test hydrostatique, la date du test et le
poinçon de l’organisme de contrôle sont frappés sur le col de la bouteille. Si elle ne satisfait pas au test,
elle ne peut plus être utilisée et doit être détruite.
Votre Dive Professional SSI peut vous expliquer toutes les inscriptions et vous
informer de la périodicité des tests hydrostatiques applicables dans votre pays.
En 1970, SSI a ouvert la voie à la mise en œuvre de nouvelles exigences pour que toutes les bouteilles
de plongée soient inspectées visuellement, à l’intérieur comme à l’extérieur, au minimum une fois par an
dans le cadre du programme d'inspection visuelle ( Visual Inspection Program ( VIP)). Si les bouteilles ne
satisfont pas à l’inspection visuelle, elles doivent être soumises au test hydrostatique quelque soit la
dernière date du test. Un centre de plongée SSI ne remplira pas une bouteille sur laquelle ne figurent
pas les dates du test hydrostatique et de l’inspection visuelle.
Sous l’impulsion de SSI, les principales agences de certification en plongée recommandent désormais
une inspection visuelle annuelle des bouteilles de plongée. Cette inspection est aussi une bonne
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occasion de faire entretenir votre robinetterie. C’est pourquoi SSI propose le VIP+. Ce programme
d'inspection visuelle «plus» s'assure que votre robinetterie fonctionne correctement et que votre
bouteille, ainsi que les filetages, sont débarrassés de tout contaminant ou traces d’usure.
Le plus important dans l’entretien de votre bouteille est d’empêcher l'humidité d’y
pénétrer. Pour cela, conservez toujours une pression minimum de 30 à 50 bars
dans la bouteille. Stockez la bouteille dans un endroit frais et sec, en sécurité pour
qu’elle ne puisse pas tomber. Pour transporter une bouteille, placez-la avec le fond
en avant, et fixez-la pour qu’elle ne puisse pas rouler.
Image © Scubapro
Le système d’informations
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Le système d’informations est un autre composant de votre matériel de
plongée. Il est conçu pour vous aider à préparer la plongée et suivre
une planification de la plongée. Il se compose de votre ordinateur de
plongée, d’instruments analogiques et de votre DiveLog SSI.
Votre ordinateur de plongée
Nous vivons dans un monde informatisé et automatisé, et la plongée
récréative n'y échappe pas. Les ordinateurs de plongée s’activent
automatiquement dans l'eau et commencent plus ou moins
immédiatement à enregistrer des informations: la profondeur, le temps
et la température, et, pour certains modèles plus développés, affichent
le temps possible au fond en fonction de la pression de la bouteille et
votre consommation. De retour en surface, l'ordinateur de plongée
assure également le suivi du temps passé hors de l'eau, ainsi vous
pouvez mesurer votre intervalle en surface avant votre prochaine
plongée.
Il existe différents types d'ordinateurs : des modèles à bracelet, des
ordinateurs à gestion d’air intégrée, des ordinateurs à gestion d’air par
sonde, et des ordinateurs type montre. La plupart des ordinateurs
1. Profondeur de plongée 2. Temps restant sans
comprennent un kit de téléchargement pour que votre PC, ou votre
décompression 3. Pression d'air 4. Type de
Mac, visualise votre profil de plongée. mélange respiré
Image © Aeris
Quelques caractéristiques les plus communes des ordinateurs de plongée:
1. Mode plan : Cette fonction permet à l’utilisateur d’examiner la courbe de sécurité correspondant à
la profondeur et à l’intervalle de surface, planifiés. L’utilisateur peut faire défiler diverses
profondeurs et durées en fonction du type de plongée qu’il veut effectuer. Quelques modèles
permettent même de définir un intervalle de surface supplémentaire pour planifier une nouvelle
plongée.
2. Mode Plongée : Quand l’ordinateur pénètre dans l’eau, il passe automatiquement en mode
plongée. En mode plongée, l’ordinateur enregistre la profondeur, le temps de la plongée en cours
et le temps restant sans palier pour cette plongée. Pendant la remontée, votre ordinateur vous
avertira en cas de vitesse de remontée rapide. En surface, l'ordinateur continue à calculer la
libération d'azote, de façon à intégrer dans ses calculs de la plongée suivante, l'azote résiduel de la
plongée précédente. Les ordinateurs à gestion d’air intégrée donnent aussi le temps de plongée
restant en fonction de la quantité d’air restant dans la bouteille de plongée, du débit respiratoire
du plongeur et de la profondeur.
3. Mode carnet de plongée : La plupart des ordinateurs stockent automatiquement vos statistiques
de plongée (profondeur, temps de plongée effectif, température, alarmes, altitude, etc.) des
dernières (5 à 100) plongées que vous avez effectuées. Quelques modèles montrent même un
graphique détaillé du profil de plongée. Utilisez cette fonction quand vous entrez des paramètres
de plongée dans votre carnet de plongée (DiveLog SSI).
4. Alarmes : La plupart des ordinateurs, sinon tous, comportent des alarmes sonores et visuelles. Ces
alarmes peuvent être réglées par l’utilisateur pour se déclencher quand : une profondeur
maximum a été atteinte, l’utilisateur remonte trop vite, l’utilisateur se rapproche de la courbe de
sécurité ou la pile est faible. En outre, les ordinateurs à gestion d’air intégrée comportent une
alarme indiquant que la réserve d’air est basse.
5. Interdiction de vol et plongée en altitude : La plupart des ordinateurs de plongées comportent
une fonction de temps d’interdiction de vol. Dans ce mode, l’ordinateur indique combien de temps
le plongeur doit attendre après une plongée avant de pouvoir prendre un avion. Certains
ordinateurs incluent également les fonctions permettant de plonger en altitude, la pression
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atmosphérique étant plus faible, de nouvelles limites de plongée sans décompression doivent être
calculées.
6. Connexion à un ordinateur personnel: Bon nombre d’ordinateurs de plongée peuvent se connecter
à un micro-ordinateur pour transférer et stocker les paramètres de plongée. Il est ainsi possible
d’accéder à tout moment aux paramètres et d’analyser les plongées, la consommation d’air (pour
les modèles à gestion d’air intégrée) et les profils de plongée. Ces éléments peuvent même être
téléchargés dans votre espace mySSI de MySSI.
Les ordinateurs de plongée sont les outils les plus efficients pour gérer une
plongée. Par conséquent, nous vous recommandons vivement d'étudier en détail
le manuel d'utilisation de votre ordinateur avant de plonger.
De nombreux ordinateurs sont disponibles pour différents
types de plongée. Si vous prévoyez de suivre le cours de
spécialité de Nitrox SSI, vous devez envisager d’acquérir un
ordinateur programmable pour le Nitrox. De même, si vous
prévoyez de suivre le cours de spécialité Orientation SSI, vous
devrez considérer l’acquisition d’un ordinateur avec un
compas intégré.
Consultez votre Professionnel SSI pour plus d'informations sur les ordinateurs. Il peut vous aider à
choisir l’ordinateur qui vous convienne en fonction du type de plongées que vous pensez faire et des
fonctions dont vous aurez besoin.
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Instruments analogiques
Autres éléments important de votre système
d'informations : les instruments analogiques (non
électroniques).
Les manomètres immergeables
Le manomètre immergeable est la jauge de
carburant du plongeur. C'est l'instrument qui
indique au plongeur combien il reste de mélange
respiratoire dans la bouteille. Le manomètre est
connecté sur la sortie haute pression du premier
étage du détendeur. Recherchez un manomètre
avec des inscriptions de grande taille et avec un
verre résistant aux rayures. Les manomètres sont
disponibles avec des unités de mesures impériales
et/ou métriques. Ils peuvent également être
analogiques ou numériques. Vous devez contrôler
régulièrement votre manomètre tout au long de la
plongée.
Les profondimètres
Connaître la profondeur est importante pour
respecter votre planification de la plongée. Vous
devez savoir quand la profondeur planifiée est
atteinte, et vous devez surveiller continuellement
votre profondeur pour vous assurer que la limite
prévue n’est pas dépassée. La plupart des mesures
profondimètres analogiques sont calibrées en eau
de mer. Certains sont équipés d'un indicateur de la
profondeur maximum atteinte pendant la plongée. Quelques-uns mesurent aussi la profondeur en
tenant compte de l'altitude. Les profondimètres digitaux sont plus précis que les profondimètres
analogiques et sont intégrés de série dans tous les ordinateurs de plongée.
Les instruments de mesure du temps
Le plus répandu des dispositifs de chronométrage est l'ordinateur de plongée, mais la montre de
plongée est également une option. La montre, naturellement, indique l’heure, mais elle aide aussi le
plongeur à mesurer le temps écoulé lors d’une plongée. Une lunette, tournant à sens unique autour du
cadran de la montre, est positionnée sur l’heure du début de la plongée, ce qui permet d’indiquer
ensuite le nombre de minutes écoulées en plongée. Les montres digitales indiquent l’heure et le temps
qui s’écoule en lecture continue.
Le timer est un autre instrument de mesure du temps en plongée. Cet instrument est
automatiquement activé par la pression dès l’immersion du plongeur, et il s'arrête lorsque le plongeur
revient à la surface, donnant ainsi la durée totale d’immersion du plongeur. Les timers mesurent
également le temps passé en surface entre les plongées. Les montres doivent être certifiées étanches à
une profondeur d’au moins 100 mètres, ou 20 bars. Le dispositif de chronométrage digital est une
fonction standard des ordinateurs de plongée et enregistrent automatiquement le temps total des
plongées.
Les compas
Le compas vous aide dans votre orientation lorsque l’orientation naturelle n'est pas possible en raison
d’un manque de caractéristiques sous-marines distinctes ou d’une mauvaise visibilité. Il indique
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également la direction à prendre pour retourner au point de départ de la plongée. Il existe différents
styles de compas :
• Compas à lecture latérale: Ce compas s’attache au poignet ou se fixe dans la console d’instruments
et peut se lire soit par-dessus, soit sur le côté.
• Compas d’orientation à lecture frontale: Ce compas est conçu pour relever précisément les repères
du trajet et faciliter l’orientation pour le retour. Il se fixe soit au poignet, soit dans une console.
• Compas digital: Les compas digitaux fournissent des informations plus détaillées que les compas
standards: cependant, ils nécessitent une source d’énergie telle qu’une pile. Les compas
numériques ont de nombreuses fonctions pratiques pour divers types de plongées. Consultez
votre Dive Professional SSI pour plus d'informations.
1. Ligne de foi 2. Couronne mobile 3. Rose des vents
Certains métaux peuvent modifier la direction indiquée par le
compas. Faites attention quand vous utilisez un compas près
d’une épave ou de dépôts métalliques importants. Ce cours ne
comporte qu’une introduction à l’orientation. Cependant, votre
revendeur SSI peut vous proposer un cours de spécialité
Orientation SSI avec des informations détaillées sur l’utilisation
du compas et sur les techniques d’orientation.
Les thermomètres
Le thermomètre est un autre élément précieux pour l’enregistrement de vos plongées. Vous pouvez
enregistrer les températures des sites particuliers sur lesquels vous plongez, et ainsi voir les incidences
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de la température sur certains paramètres (algues, visibilité). Vous pouvez également ainsi prévoir le
type de protection isothermique nécessaire. De nombreux instruments numériques et ordinateurs de
plongée intègrent un thermomètre.
Configurations du système d'informations
Les systèmes d'informations existent dans différentes configurations avec un grand choix de styles et
de couleurs; cependant, trois principaux types de configurations prédominent :
• Configuration de type 1 : Celle-ci comprend un ordinateur à gestion d’air intégrée et un compas
numérique ou standard. Cette configuration vous fournit le meilleur niveau d’information et c’est
le choix idéal pour les plongeurs qui veulent disposer d’un coup d’œil de toutes les informations
sur la plongée.
• Configuration de type 2 : Celle-ci comprend un ordinateur sans gestion d’air intégrée, d’un
manomètre immergeable et d’un compas numérique ou standard. Il s’agit de la configuration la
plus répandue. Elle ne propose pas la possibilité des calculs de gestion d’air mais elle offre tous les
autres avantages de la plongée avec ordinateur.
• Configuration de type 3 : C’est la configuration la plus traditionnelle. Elle se compose
d’instruments analogiques, avec ou sans compas. Très peu de plongeurs utilisent encore ce type de
configuration à cause de la facilité d’utilisation et du coût relativement bas des ordinateurs de
plongée.
1. Ordinateur à gestion d'air intégré et Compas numérique ou standard 2. Ordinateur sans gestion d'air intégré, manomètre analogique, et Compas
numérique ou standard 3. Instruments tous analogiques, avec ou sans Compas
Image © Oceanic, Image © Aqualung, Image © Cressi
Votre Logbook MySSI
Avec l’APPRENTISSAGE NUMÉRIQUE, le dernier élément de votre système d'informations, c’est votre
carnet de plongée (DiveLog) SSI Numérique. Il permet l’enregistrement permanent des informations
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concernant votre certification, depuis vos séances théoriques à vos plongées de formation en piscine et
en milieu naturel. Votre DiveLog Numérique SSI n’est pas seulement important pour valider votre
expérience, il est aussi un outil d’évaluation de vos plongées et d’ajustements pour vos prochaines
plongées.
Si vous préférez avoir quelque chose que vous pouvez physiquement tenir et sur lequel vous pouvez
écrire ces informations, demandez un DiveLog SSI à votre Dive Center ou votre professionnel SSI. Le
DiveLog SSI est disponible en deux versions: en papier ou dans un classeur luxe en cordura. Vous
pouvez adjoindre à votre DiveLog en version cordura des porte-cartes de certification et des tables de
plongée. Les deux versions disposent d’onglets pour le suivi de votre matériel, et pour les informations
médicales vous concernant.
Le concept de flottabilité
La maîtrise de sa flottabilité fait la différence, en milieu naturel, entre une plongée agréable et sans
effort et une plongée inconfortable et potentiellement dangereuse. Nombreux sont les problèmes
sérieux en plongée engendrés par un contrôle insuffisant de la flottabilité.
La flottabilité est la résultante de la poussée d’un fluide sur un objet, lorsque ce
dernier est immergé dans le fluide. Principe d'Archimède : «Tout objet, flottant ou
immergé, dans un fluide subit une poussée verticale dirigée vers le haut, égale au
poids du volume de liquide déplacé ».
Le principe d'Archimède place le poids et le volume en relation. La densité est alors utilisée comme
poids par unité de volume. Un objet est ainsi dit très dense, s'il pèse une grande quantité, tout en
n'occupant qu’un petit volume.
Les densités à considérer sont la densité du liquide et la densité de l'objet immergé dans le liquide.
Selon le principe d'Archimède, nous savons que plus le liquide est dense, plus un objet flottera, et plus
le liquide est lourd, plus la flottabilité est importante. C'est pourquoi vous flottez en eau salée plus
facilement qu’en eau douce : l'eau salée pèse 1.025kg par litre et l'eau douce pèse 1 kg par litre.
En termes de flottabilité, un objet léger occupant un volume relativement important flottera si le
volume de l'eau qu'il occupe est plus lourd que l'objet lui-même. Un objet lourd, occupant un volume
relativement petit, coulera tant qu’il est plus lourd que l'eau qu'il déplace.
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1. Flottabilité positive 2. Flottabilité négative 3. Flottabilité neutre
Trois types de flottabilité peuvent décrire l’état d’un objet immergé dans un liquide : positive,
négative et neutre.
• Flottabilité positive : Un objet flotte s’il pèse moins que le poids du liquide qu’il déplace.
• Flottabilité négative : Un objet coule s’il pèse plus que le poids du liquide qu’il déplace.
• Flottabilité neutre : Un objet est en équilibre s’il pèse le même poids que le liquide qu’il déplace. Il
ne coule pas et ne flotte pas.
Le système de contrôle de la flottabilité
Pour «voler» dans l'eau sans devoir lutter contre votre flottabilité naturelle, vous utiliserez un système
de contrôle de la flottabilité. Il vous aidera à descendre sans effort au début de votre plongée, à rester
équilibré lorsque vous atteindrez la profondeur recherchée, et à remonter lorsque vous souhaiterez
regagner la surface. Votre système de contrôle de la flottabilité se compose du gilet stabilisateur et du
système de lestage.
Votre gilet stabilisateur
Votre gilet stabilisateur est l’élément principal de votre système de contrôle de la flottabilité. Votre gilet
stabilisateur vous permet de flotter en surface, de descendre et de remonter. Vous pouvez facilement
contrôler votre descente lentement en purgeant l'air de votre gilet. En descendant votre combinaison
se comprime, vous devez donc ajouter un peu d'air dans votre gilet stabilisateur pour retrouver une
flottabilité neutre en plongée. De retour en surface, gonflez votre gilet pour être en flottabilité positive.
Le plus important dans le choix d’un gilet stabilisateur, c’est qu’il puisse maintenir
en flottabilité positive un plongeur entièrement équipé à la surface.
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Choisir le bon gilet stabilisateur nécessite l'aide de votre Dive Professional SSI. Il doit être adapté à votre
morphologie et aux types de plongées que vous souhaitez faire. Les gilets sont généralement conçus
en nylon enduit, cordura, soudé. Les gilets modernes existent de divers styles, comme par exemple un
dispositif de flottaison à simple ou double-vessies, ou hybride. En outre, les gilets sont équipés de
purges rapides et de soupape de sécurité sur l'épaule, et dans le dos pour libérer l’air du gilet en
position de tête en bas.
1. Gilet réglable devant 2. Gilet à volume dorsal ( Wing ) 3. Gilet enveloppant
Les gilets stabilisateurs sont équipés d'un inflateur pour gonfler oralement et dégonfler le gilet. Vous
pouvez également gonfler mécaniquement votre gilet avec l’inflateur connecté au premier étage de
votre détendeur en appuyant sur un bouton. De même, vous pouvez le dégonfler en tirant sur la purge
rapide.
Pour dégonfler votre gilet stabilisateur, souvenez-vous que l’air se dirige toujours vers le point le plus
élevé du gilet. Ainsi, il sera plus aisé de dégonfler votre gilet si vous êtes en position verticale, en levant
votre inflateur tout en appuyant sur le bouton de purge lente ou en tirant sur la purge rapide.
Quelques fabricants ont même développé un mécanisme, ou des systèmes pneumatiques
d'inflation/déflation, qui permet au plongeur de purger son gilet, tout en restant en position de nage,
en activant simplement le mécanisme pneumatique.
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1. Sangle réglable 2. Tuyau annelé et Inflateur 3. Soupape de
surpression/Purge 4. Boucle 5. Système de lestage largable
Image © Scubapro
La flottabilité neutre vous permet d’évoluer sans effort et de consommer moins
d'air. Vous ne descendez pas et ne montez pas, comme suspendu dans l'espace
liquide. Vous êtes en total contrôle.
Si vous souhaitez en apprendre plus sur comment économiser
son énergie et améliorer sa consommation en air, inscrivez-
vous au cours de spécialité Perfectionnement de la flottabilité.
Le système de lestage
Pour compenser la flottabilité positive de votre corps et de votre combinaison, vous aurez besoin de
poids supplémentaires pour descendre. Des ceintures de plomb et des poches à lests sont conçues
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pour être larguées facilement en cas d'urgence.
Les poids peuvent être fixés et répartis sur une
ceinture de plomb traditionnelle à largage de la
main droite. Si nécessaire, la ceinture peut être
facilement dégrafée, tenue le long du corps et
lâchée.
Avec le lestage intégré au gilet stabilisateur, les
plombs sont placés dans des poches spécifiques et
donc «intégrés» au gilet, la ceinture de plomb est
supprimée. Le lestage intégré au gilet est un
système à largage rapide, il suffit de tirer sur les
poches et les plombs sont immédiatement libérés.
De part sa conception, un gilet stabilisateur à
lestage intégré maintien le plongeur en bonne
Image © Mares
position pour respirer et nager sans effort.
Il est important pour votre
confort, et pour
l'environnement, que vous
ne soyez pas sur lesté. Un
contrôle approprié de la flottabilité est la
meilleure protection de l'environnement
que chaque plongeur puisse faire. Ainsi
vous prenez garde de ne pas toucher
l'environnement sous-marin si sensible
et très fragile. Votre Dive Professional SSI
vous enseignera comment trouver le
bon lestage et comment contrôler votre
flottabilité.
Entretien de votre système de contrôle de la flottabilité
Comme toute autre partie de votre matériel de plongée, votre système de contrôle de la flottabilité
nécessite un entretien régulier pour que vous puissiez toujours plonger en sécurité.
Après une plongée, ouvrez votre gilet stabilisateur par une soupape et faites couler de l’eau dans la
vessie. De temps en temps, nettoyer votre gilet avec un nettoyant spécifique qui élimine les cristaux de
sel qui peuvent s'accumuler. Retournez le gilet pour être certain que l’eau circule partout. Puis, tenez le
gilet à l'envers, appuyer sur le bouton d’inflation oral et laissez l'eau de rinçage s’écouler. Séchez et
stockez votre gilet sur un cintre, dans un endroit frais et sec, en le gonflant d’un tiers d'air.
Si vous possédez un gilet stabilisateur avec lest intégré, ôtez le lest avant le rinçage.
Tout comme votre système d’alimentation en air, vous devez entretenir votre gilet stabilisateur une fois
par an pour être certain que l’inflateur, la vessie et les purges fonctionnent correctement.
Peu importe la fréquence et le nombre de vos plongées, votre gilet stabilisateur
doit être entretenu annuellement.
68 © SSI International GmbH, 2023
Le programme d’entretien du matériel SSI
Vous comprenez désormais probablement à quel point votre système d’alimentation en air est
primordial pour votre sécurité au fond, et combien il est important de maintenir votre matériel en très
bon état de marche. Le programme SSI d’entretien du matériel (SSI Equipment Service Program) est un
programme d'entretien complet développé pour maintenir les différents composants de votre matériel
de plongée au plus haut niveau de performances. Détaillons chacun des services composant le
programme SSI d’entretien du matériel.
Entretien du système d’alimentation en air
Les premiers et deuxièmes étages des détendeurs sont complètement démontés et nettoyés
dans une solution spéciale. Les sièges haute pression et basse pression sont remplacés ainsi que
les joints toriques dynamiques, les soupapes d’expiration et les filtres haute pression. Des tests de
performances correspondant aux spécifications des fabricants sont effectués.
Entretien des systèmes d'informations
Les ordinateurs de plongée, les manomètres immergeables, les profondimètres analogiques et
les profondimètres électroniques (timer) sont testés et les valeurs données sont vérifiées. Les
batteries sont également testées et remplacées si nécessaire.
Entretien du gilet stabilisateur
L’inspection des gilets stabilisateurs consiste à déceler les fuites, vérifier la tension des sangles et
les boucles, et l’intégrité des coutures de l’enveloppe. Les mécanismes des inflateurs sont
démontés, nettoyés et remontés, l’enveloppe intérieure est rincée avec un nettoyant approprié
au gilet stabilisateur, les soupapes sont nettoyées et leur fonctionnement vérifié, le tout selon les
spécifications du fabricant.
Inspection visuelle (et VIP+®)
Les bouteilles sont inspectées chaque année intérieurement et extérieurement pour rechercher
la rouille, la corrosion et fissures éventuelles, selon les normes officielles des pays. Nous
suggérons que les bouteilles soient examinées selon le protocole VIP+ pour contrôler l'intégrité
et la résistance du col de la bouteille et des filetages.
Entretien des combinaisons isothermiques
Un service de réparation des vêtements isothermiques est disponible. Les petites réparations des
combinaisons humides peuvent être faites sur place, tandis que les grosses réparations ou celles
des vêtements secs sont réalisées par des techniciens spécialisés agréés.
Lorsque vous faites entretenir ou réparer votre matériel de plongée, munissez-vous de votre carnet de
plongée SSI, ainsi le technicien pourra enregistrer ce qu’il a fait. Ce sera un plus si vous décidez de
compléter votre matériel de plongée un jour.
Gréer le scaphandre de plongée
Une configuration appropriée de votre système d’alimentation en air, de votre système de contrôle de
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la flottabilité et de votre système d'informations, détermine votre bien-être sous l’eau. Ainsi, vous
pratiquerez les exercices d’assemblage et de démontage de votre matériel jusqu'à ce que vous puissiez
pratiquement les faire les yeux fermés. Lorsque vous saurez gréer et dégréer votre matériel
correctement, vous pourrez plonger en toute confiance en sachant que votre matériel vous permettra
d’être en sécurité.
Voici les étapes pour assembler votre matériel dans le bon ordre :
1. Mouillez la sangle de votre gilet stabilisateur pour ne pas perdre votre bouteille sous l'eau.
2. Orientez la robinetterie de la bouteille en direction opposée de vous.
3. Positionnez votre gilet stabilisateur à bonne hauteur sur la bouteille à l'aide de la sangle de réglage
(si elle existe).
4. Fixez votre gilet à la bouteille.
5. Vérifiez le joint torique de la bouteille ou le joint torique du système DIN pour vous assurer qu’il ne
soit pas coupé.
6. En vous positionnant derrière la bouteille, présentez le deuxième étage principal du détendeur du
côté droit et le système d'informations du côté gauche puis vissez doucement votre premier étage
sur la robinetterie.
7. Avant d'ouvrir le robinet de la bouteille; vérifiez le bon fonctionnement du détendeur et du
deuxième étage de secours, en inspirant doucement, vous ne devez pas pouvoir respirer.
8. Fixez le tuyau de l’inflateur à votre gilet stabilisateur.
9. Positionnez votre système d'informations vers le bas, loin de vous et près de la bouteille.
10. Ouvrez lentement et complètement le robinet de la bouteille.
11. Gonflez votre gilet entièrement, vérifiez le fonctionnement des purges rapides et soupapes de
sécurité, laissez votre gilet gonflé entièrement et surveillez le pour détecter toute fuite éventuelle,
videz le une fois le test terminé.
12. Vérifiez le bon fonctionnement de vos détendeurs et la qualité du mélange respiratoire en
pressant le bouton de surpression. Un mélange respiratoire de qualité doit être incolore, inodore
et sans goût. Si le mélange respiratoire a une odeur ou un goût quelconque, NE PLONGEZ PAS AVEC
CET TE BOUTEILLE ! Après avoir vérifié la qualité du mélange respiratoire, respirez sur vos
détendeurs et assurez-vous qu'ils fonctionnent correctement.
13. Une fois terminé, placez vos systèmes d’alimentation en air et d'informations à l'intérieur de votre
gilet et fermez-le pour les protéger.
14. Pour dégréer, inversez tout simplement l'ordre des séquences. La seule différence est qu’avant
toute chose, il faut refermer le robinet de la bouteille. Une fois le robinet de la bouteille fermé, il est
nécessaire de purger l’air présent dans les tuyaux avant de pouvoir enlever la bouteille.
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1. Positionnez votre gilet sur la bouteille
2. Connectez votre détendeur à la bouteille
3. Connectez le flexible à l'inflateur du gilet
4. Ouvrez le robinet de la bouteille et testez le deuxième étage du détendeur
Nous vous détaillerons l’intoxication au monoxyde de carbone dans le chapitre 3.
Ne plongez jamais avec une bouteille contenant un gaz présentant une odeur ou
un goût. Si vous avez un doute, il est préférable de changer immédiatement de
bouteille.
Les accessoires
Selon vos intérêts particuliers en plongée, vous pouvez décider de suivre une formation
complémentaire. Lorsque vous suivrez ces cours, vous constaterez que certaines formations
demandent des outils spécifiques ou du matériel supplémentaire pour ce type de plongée. La photo
numérique est un bon exemple. Si vous aimez prendre des photos sur terre, vous aimerez prendre des
photos sous l'eau. Pour cela vous aurez besoin d'un appareil-photo numérique et d'un caisson étanche.
Votre Dive Professional SSI pourra vous conseiller sur les différents cours de spécialités SSI et sur les
accessoires nécessaires pour y participer. Il existe cependant un grand nombre de spécialités et
d'accessoires nécessaires pour y participer, voici seulement les plus courants.
Votre lampe de plongée
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La lampe de plongée est très utile quelque soit la
plongée. Comme vous l’avez appris au chapitre 1,
plus vous descendez plus les couleurs disparaissent
en raison de la perte de pénétration du soleil. Une
lumière artificielle vous permet de retrouver les
véritables couleurs des coraux, même en
profondeur. Ainsi, une lampe de plongée peut être
utilisée pour différents objectifs, y compris en
plongée de jour, en plongée de nuit ou par visibilité
limitée, ou pour explorer des épaves.
Les plongées de nuit ou par visibilité limitée, sur épave et sous
glace exigent toutes une formation spécifique non abordée
dans ce programme. Interrogez votre Dive Professional SSI au
sujet des nombreux cours de spécialité proposés par SSI.
Votre sac de plongée
Le sac de plongée regroupe et protège votre matériel de plongée lorsque vous voyagez. Différents
types de sacs de plongée sont disponibles sur le marché. Quelque soit celui que vous choisirez, il doit
être suffisamment robuste pour résister aux «tortures» des bagagistes des compagnies aériennes. De
toute évidence, la présence de roues est un plus. Il est souhaitable qu’il possède aussi des poches pour
ranger les petites choses. Faites aussi l’acquisition d’un sac à détendeur pour porter votre système
d’alimentation en air à bord de l'avion et d’un sac filet pour transporter votre matériel.
Vos pièces de rechange
Il est toujours souhaitable d’emporter ce que nous appelons un kit de «secours». Vous ne souhaitez pas
dépenser beaucoup d'argent pour vos vacances, et avoir un détail qui gâche vos plongées. Pensez à
vous munir de choses comme un masque supplémentaire, des joints toriques, une sangle de masque,
un spray antibuée, un nettoyant pour objectif photo, des embouts buccaux supplémentaires, des
aiguilles et du fil, des piles, des ampoules et peut-être même un outil universel. Ce sont simplement des
idées. Pour obtenir une liste plus complète, regardez dans votre DiveLog ou la check-list de l’application
mySSI.
Rappelez-vous que disposer d’un outil universel ne vous autorise pas à réparer
votre matériel de plongée. Les réparations non autorisées peuvent annuler votre
garantie et compromettre les performances de votre matériel. Seul un technicien
formé et qualifié de votre Dive Center SSI, peut intervenir sur votre matériel de
plongée.
Les règles de base de la plongée en scaphandre
Maintenant, avant d’aller dans l'eau, étudions les principales règles de base de la plongée en
scaphandre.
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Première règle: respirer en permanence !
En respirant en permanence, vous éviterez un accident appelé surpression pulmonaire. La surpression
pulmonaire se produirait si un plongeur inexpérimenté remontait du fond sans expirer. Selon la loi de
Boyle, vous pouvez comprendre que si un plongeur remplit ses poumons d'air comprimé en
profondeur et qu’il remonte en retenant son souffle, ses poumons augmenteraient de volume (puisque
la pression diminue, les volumes augmentent). Ceci causerait alors des blessures sérieuses.
Lorsque vous plongez en scaphandre, vous devez respirer en permanence selon un rythme constant. Si,
pour une raison quelconque, votre détenteur est hors de votre bouche en profondeur, vous devez
toujours souffler un petit filet de bulles.
Seconde règle: remonter lentement et garder le contrôle !
La meilleure façon de contrôler votre remontée, c’est d’observer votre ordinateur de plongée. Ne
dépassez jamais une vitesse de remontée égale à 9 mètres par minute. La plupart des ordinateurs de
plongée possèdent une alarme de remontée indiquant une vitesse de remontée trop rapide.
Troisième règle: ne jamais plonger seul ou au-delà de votre niveau de formation !
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1. Respirer en permanence 2. Remonter lentement et garder le contrôle 3. Ne jamais plonger seul ou au-delà de votre niveau de formation
En tant qu'Open Water Diver, votre profondeur maximum est limitée par votre niveau de formation. Ne
plongez jamais seul ou au-delà de vos compétences.
Résumé
La plongée est une question de confort et de
confiance. Comme vous le savez désormais, le
matériel joue un rôle important dans votre confort
sous l’eau. C'est pourquoi il y a une différence entre
«apprendre à plonger» et «devenir un plongeur.» Le
plongeur qui investi dans du matériel est un
plongeur engagé. Si c'est vous, SSI vous
recommande d’acheter personnellement du
matériel adapté, de grande qualité, et de l’utiliser
durant votre formation. Vous serez ainsi plus en
confiance lors de vos plongées en milieu naturel.
Votre Dive Center et votre Dive Professional SSI sont
des experts. N’hésitez pas à les consulter lorsque
vous avez des questions. Image © SSI
Maintenant c’est l’heure pour une nouvelle séance
en piscine. Allons-nous amuser !
Révisions du chapitre
1. Le mode de respiration le plus efficace en plongée est:
A. Des respirations courtes et peu profondes
B. Une inspiration lente et une expiration plus rapide
C. Des cycles d'inspiration et d'expirations rapides
D. Une inspiration profonde suivie d'une expiration équilibrée sans aucune pause entre l'inspiration et l'expiration
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2. Quels facteurs suivant influent sur la consommation en air du plongeur ?
A. Des efforts extrêmes dus à un travail important
B. Toutes les réponses sont justes.
C. Une faible condition physique
D. Un stress important provoqué par de mauvaises réactions à des situations anxiogènes
3. En supposant une consommation en air uniforme, plonger à une pression de 4 bars utilise __ plus d'air que pour une plongée à une profondeur
équivalente à 2 bars.
A. 5 fois
B. 4 fois
C. 8 fois
D. 2 fois
4. Quel élément du matériel de plongée décrit le mieux l'acronyme SCUBA ?
A. Le système de contrôle de la flottabilité
B. L'équipement de plongée libre
C. Le système d'alimentation en air
D. Le système d'informations
5. Une bouteille de plongée pour la plongée récréative doit être rempli de:
A. Un mélange d'hydrogène et d'oxygène
B. De l'air comprimé pur et filtrée ou du Nitrox
C. De l'oxygène pur
D. Un mélange d'hélium et d'oxygène
6. Au cours des activités de plongée courantes, les plongeurs ne doivent pas dépasser une vitesse de remontée de __ par minute.
A. 18
B. 20
C. 30
D. 9
7. Les éléments composant le système d'alimentation en air sont:
A. Un détendeur et une source d'air de secours
B. Un détendeur, une source d'air de secours et une bouteille de plongée à haute pression
C. Un détendeur et une bouteille de plongée à haute pression
D. Un détendeur, un gilet de stabilisation et une bouteille de plongée à haute pression
8. Dans le cadre du programme SSI d'entretien du matériel, votre système d'alimentation en air doit être vérifié et entretenu:
A. Tous les trois ans
B. Tous les mois
C. Chaque année
D. Tous les cinq ans
9. Une bouteille de plongée doit subir un test hydrostatique:
A. Au moins une fois pas an
B. Selon la périodicité fixée par la réglementation des pays
C. Jamais, pas de test nécessaire
D. Après 100 plongées
10. Une bouteille de plongée à haute pression doit être stockée:
A. En sécurité avec la robinetterie ouverte
B. Couchée à plat, sans air
C. En sécurité avec un minimum de 30 à 50 bars
D. Avec la robinetterie légèrement ouverte pour permettre la détente de l'air
11. L'un des principaux facteurs de la déperdition calorifique chez les plongeurs est:
A. La convection
B. La diffusion
C. La réfraction
D. L'absorption
12. Quelles sont les trois principales caractéristiques d'une combinaison isothermique:
A. Le coût, l'épaisseur et la qualité des coutures
B. La marque, la disponibilité et l'épaisseur
C. Le coût, la qualité et l'apparence
D. L'épaisseur, la coupe et la qualité des coutures
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13. Les éléments composant le système de contrôle de la flottabilité sont:
A. Le gilet stabilisateur, la combinaison isothermique et l'inflateur
B. Le gilet stabilisateur, l'inflateur et la ceinture de lest ou les poches à lest du gilet stabilisateur
C. Le gilet stabilisateur et l'inflateur
D. Le détendeur, l'inflateur et la ceinture de lest ou les poches à lest du gilet stabilisateur
14. Un objet immergé dans l'eau sera soumis à une force dirigée de bas vers le haut ______ poids du volume d'eau déplacé.
A. moins que le
B. 2 fois le
C. égale au
D. supérieur au
15. L'objectif du gilet stabilisateur est de:
A. Toutes les réponses sont justes
B. Maintenir une flottabilité neutre pendant la plongée
C. Flotter en surface
D. Contrôler les vitesses de descentes et de remontée
16. Les éléments composant le système d'informations sont:
A. Un ordinateur de plongée, des instruments analogiques si l'ordinateur de plongée ne donne pas toutes les informations nécessaires, et le
DiveLog SSI
B. Un ordinateur de plongée, le DiveLog SSI et une planification de plongée écrite
C. Un ordinateur de plongée et le DiveLog SSI
D. Les tables de plongée SSI et le DiveLog SSI
17. Les trois règles de base de la plongée en scaphandre, par ordre d'importance, sont:
A. Respirer en permanence, utiliser seulement de l'air comprimé, et la règle des 3 R
B. Respirer en permanence, remonter lentement et garder le contrôle, et ne jamais plonger seul ou au-delà de votre niveau de formation
C. Reprendre le contrôle, Répondre et Réagir
D. Maintenir une flottabilité neutre, respirer en permanence et remonter lentement
18. Le programme SSI d'entretien du matériel est conçu pour:
A. Protéger les éléments les plus importants du matériel
B. Vous informer qu'un test hydrostatique est nécessaire pour votre bouteille de plongée
C. Protéger les systèmes d'alimentation en air et de contrôle de la flottabilité
D. Conserver tous les éléments du matériel de plongée à un niveau de performances optimales
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Chapitre 3
Le mélange respiratoire et ses
effets sur le corps humain
Objectifs
A la fin du chapitre 3, vous serez capable de:
1 Décrire succinctement le mécanisme de respiration, et comment un gaz peut entrer dans la circulation
sanguine.
2 Lister quatre accidents barotraumatiques possibles, d’identifier la surpression pulmonaire qui est le plus
dangereux, et de décrire la cause, les symptômes, les traitements et la prévention pour chacun d’entre eux.
3 Définir le terme pression partielle.
4 Donner les valeurs, en pourcentage, de l'azote et de l'oxygène dans un gaz et de calculer la pression partielle
de chacun à 1 bar de pression absolue.
5 Définir le terme gradient, et mettre en relation cette définition avec les effets du mélange respiratoire en
profondeur.
6 Citer la cause, les symptômes, le traitement et la prévention de l’accident de décompression.
7 Citer la cause, les symptômes, le traitement et la prévention de la narcose à l'azote.
8 Citer la cause et la prévention de la toxicité de l'oxygène, de l'intoxication au monoxyde de carbone et de
l'excès de dioxyde de carbone.
9 Présentation des accidents dus à la pression
Les accidents dus à la pression (barotraumatismes) à la remontée font partis des plus graves en
plongée, mais ce sont aussi les plus faciles à éviter. Ces accidents se produisent généralement chez les
plongeurs inexpérimentés ou en raison d’un matériel défectueux ou inapproprié. Etudions comment les
quatre composants du Diver Diamond SSI (la connaissance, les compétences, le matériel et l'expérience
appropriés) interagissent pour prévenir ces accidents.
La prévention des accidents barotraumatiques se fait par:
• L’apprentissage d’un rythme respiratoire efficace.
• La connaissance de votre condition physique et de vos limites physiques.
• La compréhension du mécanisme de ces accidents et comment les éviter.
• La planification de la plongée et une bonne technique de plongée.
• Un entretien et une utilisation correcte du matériel de plongée.
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Image © Aqualung
Anatomie de base de la respiration et de la circulation
Comprendre comment prévenir les accidents barotraumatiques commence par connaître votre corps
et comment l'oxygène circule. Quelques révisions d'anatomie sont nécessaires pour comprendre le
mécanisme des accidents barotraumatiques et comment les prévenir en plongée.
Les poumons
Vos poumons sont composés approximativement de 300 millions d'alvéoles disposées en grappe à
l'extrémité des ramifications des bronchioles.
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1. Bronchioles 2. Alvéoles 3. Alvéoles (vue rapprochée) 4. Alvéoles et le réseau de capillaires Image © iStock
Le volume total de vos poumons est relativement petit, seulement 5 à 6 litres, alors que la superficie des
alvéoles est très importante. Pour contenir une si grande superficie dans un si petit volume, les parois
des alvéoles doivent être très fines, ce qui les rend plus sensibles aux variations brusques, ou
prolongées, de pression.
L’appareil circulatoire
Les alvéoles sont tapissées de capillaires pulmonaires. Les capillaires sont des vaisseaux sanguins très
petits, à parois très fines, qui relient les artères aux veines et offrent une grande surface de diffusion
pour le transfert des gaz. Lorsque vous respirez, le mélange respiré est riche en oxygène.
Le sang arrivant dans les capillaires pulmonaires provient de toutes les parties du
corps. Ce sang est donc pauvre en oxygène et riche en dioxyde de carbone.
L'oxygène que vous venez d’inhaler se déplace à l'intérieur des alvéoles, il traverse alors les parois pour
aller dans les capillaires pulmonaires et la circulation sanguine. Le dioxyde de carbone fait le chemin
inverse, du sang vers les alvéoles puis est expulsé lorsque vous expirez. Cet échange de gaz d'une zone
de concentration plus élevée vers une zone de concentration faible s'appelle la diffusion. L'oxygène et
le dioxyde de carbone diffusent toujours en directions opposées.
Le processus de diffusion
Les poumons et le cœur fonctionnent ensemble pour transporter l’oxygène vers l’ensemble de votre
79 © SSI International GmbH, 2023
corps, et pour ramener le dioxyde de carbone vers vos poumons et l’expulser.
Lorsque vous inspirez, le sang des capillaires pulmonaires, alors riche en oxygène et pauvre en dioxyde
de carbone, s’écoule par le côté gauche du cœur par les veines pulmonaires. Les veines pulmonaires
apportent le sang, provenant des poumons au cœur; ce sont les seules veines qui acheminent du sang
oxygéné.
Le sang est alors éjecté hors du cœur dans l'aorte (la plus grande artère du corps). Les artères
transportent le sang à partir du cœur aux capillaires des tissus dans l’ensemble du corps. Le sang riche
en oxygène est ainsi apporté aux tissus et le processus de diffusion peut à nouveau avoir lieu.
L'oxygène diffuse hors du sang dans les tissus, et le dioxyde de carbone qui s'était accumulé dans les
tissus diffuse dans le sang.
Le sang est transporté par les veines au côté droit du cœur, pompé par le cœur droit dans les artères
pulmonaires, puis dans les capillaires pulmonaires.
Si ces informations vous intéressent plus particulièrement,
renseignez-vous sur le cours de spécialité Science de la
plongée SSI auprès de votre Dive Professional SSI. Ce
programme développe tous les aspects de la physique de la
plongée, de la physiologie, de la théorie de la décompression,
du matériel de plongée et de l'environnement sous-marin.
Les effets de la diminution de pression à la remontée
80 © SSI International GmbH, 2023
Dans le chapitre 1, nous avons étudié la loi de Boyle
et l’augmentation de pression pour décrire les
accidents pouvant se produire à la descente, ceux
que nous avons appelés «squeeze». Comme le
démontre la loi de Boyle, lorsque la pression
augmente, les volumes diminuent, et inversement
lorsque la pression diminue, les volumes
augmentent. Ainsi, si la pression absolue exercée
sur un récipient souple rempli d'air, comme vos
poumons, diminue, le volume du récipient
augmente.
Si vous plongez à 30 mètres (4 bars), que vous
remplissez vos poumons (5 litres) et que vous
remontez à la surface (1 bar) sans expirer, l’air
contenu dans vos poumons augmentera alors pour
atteindre un volume de 20 litres, soit quatre fois le
volume normal de vos poumons. C'est énorme,
beaucoup plus que ce que votre corps peut
accepter !
Les poumons humains ne peuvent pas supporter
une telle augmentation et seraient
irrémédiablement abîmés. Si le tissu pulmonaire est
déjà étiré au maximum, et qu’il subit ne serait-ce
qu’1,2 mètres supplémentaires de diminution de
pression, cette variation est alors suffisante pour
provoquer une déchirure. Les poumons peuvent
seulement résister à une augmentation de pression
d’environ 0,12 bar. Comme vous l’avez appris dans le
chapitre 1, la pression change de 0,1 bar par mètre Image © Scubapro
en eau de mer (0,12 bar = 1,2 mètres).
Accidents dus à une surpression pulmonaire
Il existe différents accidents dus à une surpression pulmonaire, ou provoqués par l'augmentation du
volume d’air dans les poumons au delà de leur capacité. Vous devez en être conscient de sorte à les
éviter en plongée.
Il est important de noter qu'il est très peu probable que ces accidents se
produisent chez les plongeurs confirmés, cela s’est rarement vu. Les clés de la
prévention sont de solides connaissances, la planification des plongées, une
respiration rythmée et continue, un matériel adapté et des compétences
suffisantes.
Embolie gazeuse artérielle (EGA)
L'embolie gazeuse artérielle est l'un des accidents de plongée les plus graves.
Étudiez l’illustration ci-jointe de l'appareil respiratoire et de l’appareil circulatoire. Situez la veine
pulmonaire allant des poumons vers le cœur et l’artère aorte allant du cœur aux artères carotides pour
alimenter le cerveau en oxygène.
Un plongeur inexpérimenté retient son souffle et remonte. Les alvéoles vont rompre lorsque la
81 © SSI International GmbH, 2023
surpression dépassera 0,12 bar, des bulles de gaz vont être libérées dans les capillaires pulmonaires. Ces
bulles progressent par la veine pulmonaire vers le côté gauche du cœur, puis dans l'aorte et remontent
finalement vers le cerveau par les artères carotides. Les bulles suivent l'itinéraire d’oxygénation du
cerveau. Les artères menant au cerveau se ramifient en vaisseaux de plus en plus petits jusqu'à devenir
les plus petits vaisseaux sanguins: les capillaires.
Les bulles de gaz augmenteront de volume à la remontée, selon la loi de Boyle, alors qu’elles entrent
dans des vaisseaux sanguins de faible diamètre. Au final, la circulation sera bloquée, créant ainsi une
obstruction appelée embolie. Il peut y avoir plusieurs embolies simultanées obstruant la circulation
cérébrale. Tout blocage de la fonction circulatoire occasionne des dommages tissulaires importants. Le
cerveau est extrêmement vulnérable et sensible aux dommages dus à un manque d'oxygène (hypoxie).
Ces dommages peuvent être irréversibles si la circulation normale n'est pas rétablie dans un délai de 4 à
5 minutes.
Pneumothorax
Dans le cas du pneumothorax, deuxième cas le plus
grave d’une surpression pulmonaire, l'air s'échappe
des poumons et se déplace entre la membrane
pulmonaire (la plèvre) et la paroi thoracique.
L’augmentation du volume d’air entraîne
l’affaissement du poumon et peut aussi comprimer
le cœur et donc la circulation.
Emphysème sous-cutané
Dans le cas de l'emphysème sous-cutané, l'air
s'échappe des poumons dans l’espace situé entre le
cœur, les poumons et la trachée (médiastin), puis
remonte le long de la trachée jusque dans la région
de la clavicule et du cou.
Emphysème du médiastin
Dans le cas de l'emphysème du médiastin, l'air
s'échappe des poumons dans le secteur du cœur
(médiastin) puis comprime le cœur et les vaisseaux
sanguins environnants.
Chacun de ces trois
accidents est provoqué
par des bulles de gaz
s'échappant dans les
diverses couches de tissus
de la poitrine et du cou. Ils se produisent
presque toujours de la même manière : 1. Aéro embolie 2. Emphysème du médiastin 3. Emphysème sous-cutané 4.
Pneumothorax Image © iStock
le plongeur inexpérimenté retient son
souffle et remonte. L'air dans les
poumons augmente de volume
proportionnellement à la diminution de
pression et les alvéoles se rompent
lorsque la limite de leur élasticité est
atteinte (0,12 bar).
82 © SSI International GmbH, 2023
Ne laissez jamais les apnéistes ou les snorkeler respirer sur votre système d’alimentation en air,
même à une profondeur de 1 mètre.
Signes et symptômes de la surpression pulmonaire
Parfois un plongeur peut ne pas se rendre compte que ses poumons se rompent et qu’il est victime
d’un accident. Il peut très bien ne ressentir qu’une simple pression dans la poitrine. Et, tandis que le
tissu pulmonaire endommagé peut provoquer un léger écoulement de sang dans la bouche, les
surpressions pulmonaires se produisent généralement sans ce signe.
Il est important de noter que ces accidents se produisent rarement de façon isolée, mais sont
fréquemment cumulés lorsqu’une surpression pulmonaire se produit.
Dans le cas de l’embolie gazeuse artérielle, la zone touchée du cerveau détermine les symptômes d'une
embolie gazeuse artérielle. Le symptôme le plus évident est l’inconscience, qui se produit souvent
avant que le plongeur n’atteigne la surface ou dans un délai de quatre à six minutes après avoir fait
surface.
A chaque fois qu’un plongeur arrive inconscient en surface, ou s’il tombe inconscient dans un délai de
six minutes après avoir fait surface, l’embolie gazeuse doit être considérée. La victime doit être
recomprimée d’urgence. L'inconscience est souvent le seul signe d'un accident. D'autres signes
d'embolie gazeuse artérielle cérébrale peuvent faire penser à un accident vasculaire cérébral, comme
des troubles de l’élocution, de la confusion, un engourdissement dans un ou plusieurs membres (qui
peuvent être des deux côtés du corps, à la différence de l’accident classique), ou tout autre sensation,
trouble musculaire ou déficit de coordination.
Il est presque impossible, même pour un médecin hyperbare, de distinguer l’accident de
décompression neurologique d'une embolie gazeuse artérielle, excepté en étudiant le profil de la
plongée réalisée.
Rappelez-vous, l’apparition des symptômes est immédiate et l'état de la victime se détériore
rapidement :
1. Inconscience ou coma
2. Détresse et/ou arrêt respiratoire et circulatoire
3. Troubles moteurs ou musculaires et paralysies
4. Maux de tête
5. Vertiges
6. Troubles visuels, auditifs et de la parole
Le pneumothorax est essentiellement caractérisé par les mêmes symptômes que l'emphysème du
médiastin. Les difficultés respiratoires peuvent être plus prononcées, en particulier si les deux poumons
sont affaissés. Cela peut provoquer un arrêt cardiaque et donc être mortel.
L'emphysème sous-cutané est caractérisé par un gonflement dans le secteur du cou avec crépitation
(sensation de crépitement lors du toucher de la zone enflée), une modification de la voix en raison du
gonflement et des difficultés à respirer sont possibles.
L'emphysème du médiastin se caractérise par des douleurs thoraciques, des difficultés respiratoires, une
grande fatigue, un évanouissement dû à la pression exercée sur le cœur et les principaux vaisseaux
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sanguins, ainsi qu'une cyanose (bleuissement) des lèvres et du pourtour des ongles en raison des
difficultés circulatoires.
Si vous étudiez les figures annexées représentant chaque accident, vous pouvez visualiser la position
des bulles de gaz dans les couches de tissu.
Prévention de la surpression pulmonaire
Il est très facile d’éviter une surpression pulmonaire. Vous devez tout simplement réfléchir aux
conséquences de cet accident avant de commencer votre plongée.
1. Respirez sans interruption pendant toute la plongée et ne retenez jamais votre souffle ! Il est
absolument nécessaire d’avoir une respiration continue, équilibrée et rythmée. Ne respirez jamais
de façon saccadée ou irrégulière.
2. Ne plongez pas avec une bronchite ! Si vous avez eu des problèmes pulmonaires graves
(tuberculose, pneumonie, etc.) ayant pu avoir comme conséquence de laisser une cicatrice sur vos
poumons, faites vous prescrire une radiographie de la poitrine pour savoir si vous pouvez plonger.
3. Ne fumez pas ! Le tabagisme cause des maladies pulmonaires, détruit des alvéoles ou altère leur
élasticité et donc leur résistance en cas d’augmentation de la pression interne. Maintenez un bon
niveau d’endurance cardio-vasculaire.
4. Utilisez du matériel adapté et conservez le en bon état ! Assurez-vous d’avoir un équipement haut
de gamme, adapté, qui vous appartient, entretenez le régulièrement et utilisez le correctement en
plongée. Etre capable de se maintenir en position confortable et sans effort dans l'eau est
essentiel pour écarter toutes circonstances susceptibles d’entraîner une surpression pulmonaire.
5. Prenez votre temps ! Remontez lentement, gardez le contrôle et rappelez-vous que vous ne devez
jamais remonter à une vitesse supérieure à 9 mètres par minute. En remontant, regardez toujours
vers le haut, cela permet d’ouvrir vos voies aériennes supérieures, et vous protège de toute
collision avec des objets au-dessus de vous.
Toute personne ayant subi une chirurgie thoracique, ou ayant des antécédents de
cancer du poumon ou de maladie respiratoire ayant exigée une hospitalisation, ou
ayant un traitement médical, doit consulter un médecin spécialisé en médecine de
la plongée. Vous pouvez contacter l’organisation DAN (Divers Alert Network) pour
toute question si vous n'avez pas d’expert en médecine de la plongée localement.
Premiers secours et traitement de la surpression pulmonaire
Après une plongée, si vous ressentez des symptômes d’une surpression pulmonaire, ou si vous êtes en
présence d’un plongeur présentant ces symptômes, trouvez votre Dive Professional SSI
immédiatement. Le traitement implique quatre étapes principales :
84 © SSI International GmbH, 2023
1. Traitez l’état de choc
2. Administrez de l'oxygène, si vous êtes qualifié.
3. Soyez prêt à effectuer une réanimation cardio-pulmonaire, si vous
êtes qualifié.
4. Obtenez de l’aide auprès des services d’assistance médicale
d’urgence et d’un caisson hyperbare aussi rapidement que
possible.
Les plongeurs doivent toujours être
transférés au service médical d’urgence le
plus proche pour être pris en charge et puis
être transférés vers un caisson hyperbare si
nécessaire. Généralement, les caissons ne
sont pas ouverts 24 heures/24 et seuls quelques-uns sont
équipés pour recevoir des patients en situation critique.
Dans certains cas, une erreur de diagnostic peut amener à
traiter une urgence médicale courante, comme une crise
cardiaque, comme étant un accident de plongée. S’adresser Image © Fotolia
directement à un caisson hyperbare augmente la possibilité
de confusion entre accident de plongée ou non, au risque
d’issues défavorables.
L’application SSI et le DiveLog SSI contiennent les informations médicales permettant d’effectuer un
traitement médical approprié jusqu'à l’arrivée des secours. Vous trouverez également la liste des
personnes proches du plongeur à prévenir en cas d'urgence.
Si vous souhaitez pouvoir faire face à toute situation
d'urgence, inscrivez-vous pour le programme de secourisme
React Right SSI et le programme Diver Stress Rescue.
L’accident de décompression
Dans la première partie de ce chapitre, nous avons étudié la surpression pulmonaire, accident
provoqué par la diminution de pression à la remontée. Il existe également des accidents de plongée
provoqués par les divers gaz sous pression à la descente. Tout comme pour les surpressions, respectez
des règles simples et ces accidents seront faciles à éviter.
La maladie des caissons
La première description clinique de l’accident de décompression, ou maladie des caissons, a été faite
par le physiologiste français Paul Bert, après avoir découvert que suite à la respiration d'un mélange
sous pression, de grandes quantités d'azote étaient présentes dans le corps du plongeur. L'azote reste
dissous tant que la pression est maintenue. Mais si un plongeur remonte rapidement, entraînant une
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chute soudaine de la pression, alors l’azote dissous peut se transformer en bulles dans les tissus et la
circulation sanguine. Ces bulles, également connues sous le nom de bulles pathogènes, peuvent créer
un certain nombre de problèmes pour les plongeurs.
Les études de Paul Bert ont conduit au développement des chambres de recompression et servaient de
base aux tables de décompression par paliers du physiologiste J.S. Haldane. La décompression par
paliers est un processus par lequel un plongeur remonte, ou regagne la surface, par étapes à des
profondeurs de plus en plus faibles. Cette remontée contrôlée protège le plongeur contre la baisse
soudaine de pression. Ces mêmes calculs sont encore utilisés aujourd'hui et servent de base aux
algorithmes des ordinateurs et des tables de plongée.
Loi de Dalton (EAN21= Air, EAN32= Enriched Air Nitrox)
La loi de Dalton, peut être paraphrasée ainsi: «la pression totale d'un mélange
gazeux est égale à la somme des pressions partielles.»
La loi de Henry énonce que la quantité de gaz dissous dans un liquide est
directement proportionnelle à la pression partielle du gaz.
Mécanisme de l’accident de décompression
L’accident de décompression est complexe, mais avec une bonne compréhension du mécanisme, vous
pourrez le prévenir en plongée. Aussi, prenez une bonne inspiration (n'oubliez pas d’expirer !) et soyez
prêt à vous immerger dans la science de la décompression !
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Actuellement votre corps est saturé avec de l'oxygène et de l'azote (avec des traces d’autres éléments) à
une pression partielle égale à la pression partielle du gaz dans l’air alvéolaire. L'air alvéolaire est contenu
dans les alvéoles de nos poumons. Selon la loi de Henry, la quantité d'azote absorbée est directement
proportionnelle à la pression partielle du gaz. À une profondeur de 10 mètres, la pression absolue est 2
bars et la pression partielle d’azote (PpN2) aura doublé à 1,58 bar (2 x 0,79).
La pression partielle en surface était de 0,79 bar et la nouvelle pression partielle est de 1,58. Il existe
une différence de 0,79 bar, connue sous le nom de gradient, entre la pression d'azote dans le sang et la
pression d'azote dans l’air alvéolaire. Ce gradient conduit à la diffusion de l'azote à travers la membrane
pulmonaire et à son absorption par le sang. Il est alors transporté dans tout le corps par la circulation
sanguine. Un gradient semblable existe entre l'azote dissous dans le sang et l'azote dissous dans les
tissus. La quantité et la vitesse d’absorption de l'azote dans les tissus, dépendent cependant d'un
certain nombre de facteurs.
Quand le gaz se déplace d'une zone à concentration élevée vers une zone à
concentration plus faible dans le sang et les tissus, cela s'appelle la diffusion. La
vitesse peut être rapide ou lente selon le gaz respiré sous l'eau.
La perfusion joue un rôle important dans l'absorption d'azote. La perfusion est le processus de notre
organisme fournissant le sang aux tissus par les capillaires. Un tissu humain bien irrigué est un tissu très
approvisionné en sang par rapport à son propre volume. Une abondance en sang des poumons, avec
un gradient de pression élevé en azote, augmentera le taux d'absorption dans les tissus exposés à un
flux sanguin important. Ces tissus bien irrigués sont souvent appelés «tissus rapides», un terme qui fait
référence à la vitesse à laquelle ils absorbent et éliminent l'azote. Un tissu faiblement irrigué absorbera
et éliminera l'azote plus lentement.
La loi de Henry indique également que l'absorption dépend de la solubilité du gaz. Le tissu adipeux est
un tissu conjonctif spécifique qui fonctionne comme un site de stockage pour les graisses. La graisse a
une grande capacité d’absorption de l'azote, mais le tissu adipeux n'est pas très irrigué. Par conséquent,
il faut un certain temps pour que l'azote atteigne le point de saturation. Le tissu adipeux est un exemple
de « tissu lent». Si un plongeur reste à une profondeur constante assez longtemps, le corps se saturera
en azote à un niveau déterminé par la nouvelle pression partielle d'air alvéolaire. Le plongeur peut alors
rester indéfiniment et aucun azote supplémentaire ne sera absorbé. Le corps d'un plongeur saturé à
une profondeur de 10 mètres d’eau de mer, contiendrait près du double d’azote qu'en surface.
Lorsqu’un plongeur remonte, le processus de la désaturation commence. La pression partielle des gaz
dans l'air alvéolaire diminue, parallèlement à la diminution de pression, et le processus de saturation
s’inverse. Le gaz dissous diffuse des tissus vers la circulation sanguine, du sang vers l'air alvéolaire, puis
s’échappe du corps à chaque expiration. Le corps peut tolérer un gradient de saturation élevé, tel que
celui créé par une descente rapide. Il a cependant une faible tolérance pour un gradient de
désaturation élevé lors d’une remontée rapide.
L'azote reste dissous dans les liquides des tissus et dans la circulation sanguine tant
que le gradient externe n’est pas trop grand. Le corps humain peut tolérer un
certain niveau de sursaturation. Mais, si la différence de pression devient trop
grande, l'azote dissous se transformera en bulles de gaz dans les tissus et la
circulation sanguine, causant diverses formes de lésions tissulaires.
Les remontées rapides, ou incontrôlées, peuvent avoir des conséquences graves. En remontant, un
plongeur peut créer un gradient élevé de désaturation pour chacun des gaz qui ont été absorbés. La
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conséquence peut être une sursaturation des tissus et du sang. Les gaz peuvent s’échapper sous forme
de bulles créant alors un accident de décompression.
Notion de seuil critique selon Haldane
Le professeur J.S. Haldane a découvert que le corps humain peut
tolérer un certain niveau de sursaturation en azote. Il a théorisé cela
sous forme d’un seuil critique, acceptable par le corps, égal à un
rapport de différence de pression de 2/1. Selon cette première théorie,
un plongeur peut séjourner le temps qu’il souhaite à 10 mètres (2 bars),
alors entièrement saturé en azote il pourra revenir en surface (1 bar)
sans risque. Si un plongeur descend à plus de 10 mètres, il est possible
d'absorber une quantité d'azote supérieure au seuil 2/1 lors du retour Image © SSI
en surface. Plus un plongeur descend profond, plus le seuil 2/1 sera
atteint rapidement.
La différence critique selon Workman
Quelques années plus tard, en s’appuyant sur le travail de Haldane, le capitaine Robert Workman, de
l'unité de plongée expérimentale de la marine américaine (U.S. Navy Experimental Diving Unit, NEDU), a
fait une découverte fondamentale pour la science de la décompression. Il a identifié que le rapport de
pression atmosphérique 2/1 n'était pas le facteur déterminant des expériences de Haldane. C'était en
fait la quantité d'azote dissous dans le corps rapportée à la concentration d’azote gazeux en surface qui
était important. Le rapport de pression 2/1 de Haldane a été corrigé en un rapport d'azote de 1.58/1. Il a
été déterminé en multipliant la pression atmosphérique à 10 mètres par la pression partielle d'azote
dans l’air.
2 bars x 0.79 PpN2 = 1.58 bar PpN2
Workman a utilisé ce nouveau rapport pour calculer la quantité maximum d'azote que n'importe quel
tissu pouvait contenir en faisant surface. Il a appelé cette quantité maximum calculé la «M-value». Après
de nouvelles expérimentations, il s'est rendu compte que la M-value n'était pas identique selon les
profondeurs d’exposition. La différence réelle entre l'azote dissous dans le corps et la pression partielle
d'azote à la profondeur atteinte, ou en surface, est le facteur déterminant. Cette théorie, connue sous le
nom de méthode par différence critique, a remplacé le seuil critique de Haldane et est devenue la base
de calcul de nombreuses tables de plongée et d'ordinateurs actuellement utilisés.
Les tables de plongée standards et la plupart des algorithmes d'ordinateurs calculent des temps de
plongée basés pour un plongeur regagnant la surface au niveau de la mer soit avec une ppN2 = 0,79
bar. Pour les plongées réalisées à une altitude supérieure à 300 mètres, en lac de montagne par
exemple, la pression atmosphérique et la pression partielle d'azote sont plus faibles. Les temps de
plongée doivent donc être revus pour éviter que les plongeurs ne dépassent la différence critique lors
de leur retour en surface. Pour plonger en altitude, vous devez utiliser des tables spécifiques ou
l'algorithme de votre ordinateur doit s’étalonner pour l’altitude réelle.
Comme évoqué précédemment, la plupart des ordinateurs aujourd'hui possèdent
une fonction pour la plongée en altitude. Pour la même raison, prendre l’avion est
semblable à la plongée en altitude et les plongeurs raisonnables ne doivent pas
prendre l’avion au minimum 24 heures après avoir plongé plusieurs jours
consécutifs.
Azote et physiologie: résumé
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1. L’azote est chimiquement inerte et n'est pas utilisé dans le métabolisme humain.
2. L'azote entre dans le corps pendant la respiration puis est absorbé dans le sang et les tissus.
3. Les tissus fortement irrigués absorbent l'azote plus rapidement que ceux qui ne le sont pas.
4. Quelques tissus, comme la graisse, peuvent absorber plus d'azote que d'autres.
5. Les tissus absorbent l'azote proportionnellement à la profondeur de la plongée et à
l’augmentation de la ppN2 (loi de Henry).
6. Un plongeur remontant du fond vers la surface peut être sursaturé en azote. La vitesse de
remontée est un facteur critique important.
7. Si un plongeur fait surface avec une quantité d'azote dans les tissus supérieure à la M-value
(différence critique), des bulles d'azote peuvent se former et bloquer la circulation sanguine et
causer un accident de décompression.
8. L’accident de décompression peut toucher n'importe quelle partie du corps.
9. L'absorption et l'élimination de l'azote par les fœtus n'a pas été véritablement étudiée, c’est
pourquoi les femmes enceintes ne doivent pas plonger.
En d’autres termes, l’accident de décompression se produit lorsqu’un plongeur séjourne en profondeur
trop longtemps et remonte trop rapidement, et que la tolérance maximum des tissus est dépassée.
Lorsque cela se produit, l'azote excédentaire dégaze sous forme de bulles dans le sang et les tissus
pendant que le plongeur remonte.
Signes et symptômes de l’accident de décompression
Le principal symptôme de l’accident de décompression est une douleur décrite comme profonde et
persistante, surtout dans les articulations. Les articulations semblent être les plus sensibles à la
décompression, vraisemblablement en raison de la faible circulation naturelle et donc de l’incapacité à
évacuer l'azote gazeux pendant la décompression.
Les autres symptômes de l’accident de décompression sont : éruption cutanée irritante, principalement
là où la peau est mince, troubles visuels, paralysie cérébrale, fatigue intense, perte de dextérité
manuelle, vertiges, engourdissements, détresse respiratoire, maux de tête, inconscience, pertes de
mémoire et nausées.
Les facteurs qui rendent les plongeurs plus ou moins sujets à l’accident de
décompression ne sont toujours pas compris totalement, et il est possible, bien
que rare, qu'un plongeur respectant toutes les règles soit tout de même sujet à un
accident de décompression. Si vous présentez des symptômes parmi ceux
énumérés ci-dessus suite à une plongée en scaphandre, demandez rapidement à
être diagnostiqué par un expert et à être traité.
Prévention de l’accident de décompression
La prévention est la partie la plus importante de ce chapitre. Respectez les règles de sécurité suivantes,
et l’accident de décompression ne devrait jamais faire partie de votre expérience de plongeur :
1. Planifiez votre plongée et plongez selon votre plan. Ne plongez pas au delà de votre niveau de
formation.
2. Soyez réaliste. Surveillez constamment la profondeur, le temps et le gaz restants sur votre
ordinateur, respectez une vitesse de remontée lente et les paliers de sécurité (5 mètres pendant 3 à
5 minutes).
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3. Soyez prêt. Préparez-vous physiquement pour votre plongée, soyez bien reposé et bien hydraté.
Buvez régulièrement de l'eau tout au long de votre journée de plongée.
4. Soyez juste avec vous-même. Évaluez honnêtement votre condition physique.
5. Reposez-vous. Ne faites pas d’efforts 6 heures avant une plongée
6. Restez au chaud. Vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir froid pendant vos plongées. Portez
toujours une combinaison isothermique appropriée pour être dans le confort et favoriser la
circulation du sang.
Traitement de l’accident de décompression
Le traitement de l’accident de décompression ne peut être déterminé que par du personnel médical
compétent. Dans la plupart des cas, ce sera une recompression. Le risque de lésions tissulaires est
d’autant plus faible que le diagnostic et le traitement sont rapides.
Si l'assistance médicale d’urgence n'est pas immédiatement disponible, suivez ces
règles communes à toutes les surpressions pulmonaires et aux accidents de
décompression :
1. Contactez les services médicaux d’urgence et commencez les soins
conformément à ce qui vous est demandé. Transportez la victime vers un service médical.
2. Traitez l’état de choc et surveillez les signes vitaux ;
3. Si vous êtes qualifié, administrez de l'oxygène ;
4. Si vous êtes qualifié, effectuez une réanimation cardio-pulmonaire si besoin ;
Ne réimmergez JAMAIS un plongeur pour tenter une recompression. Définissez TOUJOURS un
plan d'urgence avant de plonger Notez les numéros de téléphone et les fréquences radio des
secours côtiers, des services d‘urgence, et toutes autres informations utiles dans votre DiveLog
SSI.
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D'autres facteurs influent sur l'absorption d'azote et l’accident de décompression
De nombreuses choses peuvent interférer avec l'absorption et la bonne élimination de l'azote.
• La maladie
• L'âge
• La consommation d'alcool ou de drogues
• La chaleur ou le froid intenses
• D’anciens accidents
• Une tendance à la coagulation du sang
• L’obésité
• Les médicaments
• Le manque de sommeil
• La fatigue excessive
• La déshydratation
Si l’un de ces facteurs vous concerne, consultez votre médecin avant de plonger.
Procédures de remontée
Effectuer une remontée appropriée est aussi facile que suivre une planification de plongée. Si vous
partez de la surface avec 210 bars, utilisez tout simplement la règle des tiers : 70 bars pour l’exploration,
70 bars pour revenir à votre point de remontée et 70 bars pour votre remontée et les paliers de sécurité.
Tant que vous surveillerez votre ordinateur de plongée et plongerez selon vos limites, il n’y a aucune
raison pour que vous veniez à manquer d'air.
SSI recommande une vitesse de remontée maximum de 9 mètres par minute et un palier de
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sécurité pour chaque plongée (de 3 à 5 minutes à 5 mètres).
1. Regardez vers la surface et conservez votre inflateur vers le haut pour contrôler votre vitesse de remontée. 2. Remontée d'urgence au gilet: surveillez votre
binôme et effectuez une remontée le plus contrôlée possible
La maîtrise de votre flottabilité est la compétence la plus importante que vous apprendrez en plongée
récréative. Apprendre à utiliser efficacement son gilet stabilisateur aide à prévenir les situations
d’urgence en plongée. Des compétences appropriées concernant la flottabilité permettent de garder le
contrôle à tout moment à chaque instant de la plongée: descente, stabilisation, remontée et flottabilité
en surface. Un plongeur compétent et sûr de lui est bien plus capable de réagir à n'importe quelle
situation d'urgence qu'un plongeur stressé et mal à l’aise. De plus, fatigue et inconfort diminuent nos
capacités de prise de décision, et nous placent donc en situation de risques.
Si vous souhaitez en apprendre plus à propos de la flottabilité,
inscrivez-vous au programme Perfectionnement de la
flottabilité de SSI - vous serez heureux de l’avoir fait !
Prendre l’avion après une plongée
92 © SSI International GmbH, 2023
Nous sommes toujours saturés en azote, mais
l'équilibre normal correspond à la pression
environnante. Prendre l’avion après une plongée
peut être dangereux pour un plongeur dont le
corps est sursaturé en azote parce que les cabines
d'avion ne sont pas pressurisées à une pression
égale à celle du niveau de la mer.
Pour éviter les problèmes
de décompression, SSI
recommande:
Vous devez toujours
attendre au moins 24 heures après une Image © Fotolia
plongée avant de prendre l’avion ou de
monter en altitude (au-dessus de 2500
mètres).
Si vous effectuez plus d’une plongée par
jour pendant plusieurs jours consécutifs
ou si vous effectuez des plongées avec
décompression, vous devez respecter un
intervalle de surface de plus de 24
heures avant de prendre l’avion ou de
monter en altitude.
Lorsque vous aurez atteint le niveau Advanced Open Water,
vous serez peut être intéressé par des plongées plus difficiles,
voir même des plongées avec décompression. SSI propose un
grand choix de programmes pour les plongées «techniques»
(Extended Range et Technical Extended Range). Discutez de
vos objectifs personnels avec votre Dive Professional SSI.
La narcose à l’azote
La narcose à l’azote a été décrite pour la première fois au début des années 1900 par des plongeurs qui,
après avoir travaillé longtemps à des profondeurs supérieures à 30 mètres, ont montré un
comportement inhabituel. Certains ont décrit cette sensation unique qu’est «l’ivresse des profondeurs».
Personne ne sait exactement comment l'azote, à une pression partielle élevée, produit un effet
narcotique. L’une des théories les plus plausibles explique l'effet de la narcose à l'azote comme étant le
ralentissement des impulsions nerveuses au niveau du cerveau lorsque l'azote, sous pression, est fixé
par la gaine grasse recouvrant certains nerfs.
93 © SSI International GmbH, 2023
Des synapses ne fonctionnent plus dans le tissu
nerveux et les impulsions voyageant dans le
cerveau doivent «sauter» ces synapses. Puisque
certains nerfs sont recouverts d’une gaine de
myéline riche en tissu lipidique, et que l'azote a une
affinité pour ce tissu gras, il est probable que l'azote,
à pression partielle élevée, cause cet effet
narcotique en saturant la gaine de myéline et en
ralentissant les impulsions nerveuses de la synapse.
L'effet narcotique de l'azote est plus anesthésique
qu’euphorisant.
Signes et symptômes de la narcose à l’azote
La pression partielle d'azote produisant cet effet
narcotique a généralement lieu à une profondeur
voisine des 30 mètres (4 bars de pression totale ou
3,2 bars de PpN2). Cela devient plus intense au fur
et à mesure que la profondeur augmente. Les
symptômes peuvent être ressentis, même par des
plongeurs expérimentés, à des profondeurs plus
faibles. Les études ont prouvé que la narcose à
l’azote ne peut pas être éliminée, même avec une
grande expérience en plongée. Tous les plongeurs
sont touchés par ce phénomène physiologique.
Les symptômes de la narcose à l'azote sont
énumérés ci-dessous selon des profondeurs
croissantes.
1. Etourdissements, engourdissement et
confiance en soi/euphorie croissante Image © iStock
2. Comportement inhabituel
3. Perte de dextérité
4. Vertiges
5. Troubles de la vision et de l’audition
6. Incapacité à raisonner ou à suivre la planification de la plongée
7. Inattention au sujet de son bien-être
8. Perte de mémoire à court terme et perte de la notion du temps
Le véritable danger de la narcose à l'azote est que l’apparition des symptômes est
subtile, et le plongeur peut ne pas réaliser le danger jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
Plusieurs facteurs altèrent la capacité d'un plongeur à résister aux effets de la narcose à l'azote :
1. La consommation d'alcool et/ou de drogues
2. La fatigue
94 © SSI International GmbH, 2023
3. L’accumulation de dioxyde de carbone
4. L’anxiété
5. L’inexpérience
Prévention de la narcose à l’azote
Les plongées en-dessous de 18 mètres doivent seulement être pratiquées après avoir acquis
suffisamment d'expérience en plongée et avec une formation complémentaire.
Traitement de la narcose à l’azote
Le traitement de la narcose à l'azote est très simple: remonter à une plus faible profondeur.
Pour votre confort, SSI vous suggère de suivre le programme
Plongée profonde. Lorsque vous aurez atteint le nombre de 4
spécialités validées et lorsque vous aurez réalisé 24 plongées,
vous obtiendrez la certification Advanced Open Water SSI.
Toxicité de l’oxygène
Nous avons tous besoin d’oxygène pour vivre. Mais l'oxygène respiré à une pression partielle trop
élevée peut être toxique. Cela est possible si la pression partielle de l'oxygène présente dans le
mélange respiratoire approche 1,6 bar. La limite théorique de profondeur avec de l'air est 65 mètres,
bien plus profonde que la limite de profondeur pour la plongée récréative. Théoriquement, la limite de
profondeur avec de l'oxygène pur serait de 6 mètres (1,6 bar). Pour votre propre sécurité, SSI vous
recommande de ne pas dépasser le seuil des 1,4 bar.
Toutes ces informations sont développées dans le programme
de spécialité Nitrox SSI. Si vous souhaitez en apprendre plus au
sujet du Nitrox, demandez à votre professionnel SSI.
Signes et symptômes relatifs à la toxicité de l’oxygène
Les symptômes de toxicité à l'oxygène peuvent être identifiés à l'aide de
l'acronyme, CTBNIE : Convulsions, Troubles visuels, Bourdonnements, Nausées,
Irritabilité et Etourdissements.
La majorité des symptômes de la toxicité à l'oxygène n'est pas exclusivement associée à ce désordre.
Les contractions musculaires (particulièrement les muscles faciaux) sont, peut-être, un indicateur
commun plus fiable. Malheureusement, les symptômes peuvent être absents jusqu’au début d'une
convulsion. Le plongeur peut ne pas avoir d’avertissement et aucune possibilité de réagir avant la crise.
Les plongeurs doivent gérer leur quantité d'oxygène absorbée pour gérer efficacement le risque.
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Prévention de la toxicité à l’oxygène
• Ne plongez jamais avec de l'oxygène pur en tant que gaz principal
• Analysez toujours le contenu de votre bouteille lorsque vous plongez avec un gaz autre que l'air
• Ne dépassez jamais une PpO2 maximum de 1,4 bars
Traitement de la toxicité à l’oxygène
Les symptômes s'arrêtent dès que la pression partielle d'oxygène diminue. Il n'y a généralement
aucune séquelle durable. Tous les dommages causés au plongeur résultent, non pas de la toxicité en
elle-même, mais des convulsions.
L’intoxication au dioxyde de carbone (hypercapnie)
L’intoxication au dioxyde de carbone a été liée à l'accroissement des accidents de décompression, de la
narcose à l'azote et de la toxicité de l'oxygène. L’intoxication au dioxyde de carbone (également connu
sous le nom d’hypercapnie) a été la cause de nombreux accidents de plongée.
Le dioxyde de carbone est produit par le corps humain en raison du métabolisme (oxydation) de
l’alimentation. La production de dioxyde de carbone augmente avec l'effort physique et une
consommation plus élevée d'oxygène. Le dioxyde de carbone est également le stimulant respiratoire
primaire du corps. Les hausses de concentration en dioxyde de carbone stimulent le centre respiratoire
situé à la base du cerveau, déclenchant alors une réponse (une inspiration) et augmentant le rythme
respiratoire.
Signes et symptômes dus à l’intoxication au dioxyde carbone et à l’hypercapnie
Chez les plongeurs en scaphandre, la présence
excessive de dioxyde de carbone a été associée à
quelques signes communs :
• Détresse et anxiété
• Maux de tête, provoqués par la dilatation des
capillaires dans le cerveau
• Confusion possible et comportement
irrationnel
• Somnolence et inconscience
Prévention de l’intoxication au dioxyde de carbone
et de l’hypercapnie
Il est très facile d'éviter la production de dioxyde de
carbone :
• Respirez en continu. N'essayez pas
d’économiser de l’air en réduisant votre rythme
respiratoire ou en retenant votre souffle.
• Plongez avec un matériel haut de gamme,
adapté, qui vous est propre, et régulièrement
entretenu.
• Restez dans les limites de plongée (30 mètres).
• Maintenez toujours une flottabilité neutre
pour minimiser les efforts pendant la plongée.
• Si vous vous sentez essoufflé pendant la
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plongée, arrêtez-vous. Remontez à la surface Image © iStock
prudemment si vous vous sentez incapable de
retrouver votre souffle. Sous l’eau, vous êtes
exposé à une pression partielle de dioxyde de carbone plus élevée, tout comme pour l'azote et
l'oxygène. Il est possible que vous ne puissiez pas récupérer d’un effort au fond alors que vous
auriez rapidement récupéré en surface.
Traitement de l'intoxication au dioxyde de carbonne
• Fournir un gaz non contaminé à la victime
• Administrer de l'oxygène, si vous êtes qualifié
• Réaliser une RCP si nécessaire et si vous êtes qualifié
• Contacter les services d'urgence si nécessaire
Intoxication au monoxyde de carbone
Le monoxyde de carbone est le contaminant le plus grave d'un mélange respiratoire. En respirer ne
serait ce qu’une petite quantité peut avoir une issue tragique. Les Dive Centers et les Dive Resorts ont
des procédures strictes pour s’assurer de la qualité de leur mélange respiratoire, et nombre d’entre eux
testent régulièrement la pureté des mélanges. Si vous avez un doute, demandez à voir leur analyse.
Comment une intoxication au monoxyde de carbone peut se produire
Le monoxyde de carbone se combine avec l'hémoglobine du sang 200 fois plus rapidement que
l'oxygène. L'hémoglobine du sang transporte normalement suffisamment d'oxygène aux tissus.
Cependant, si l'hémoglobine fixe du monoxyde de carbone, le sang ne peut plus transporter assez
d'oxygène pour répondre aux besoins des tissus. Le monoxyde de carbone se fixe très fortement à
l'hémoglobine et est très difficile à expulser du corps. Les effets peuvent perdurer pendant quelque
temps même après le retrait de la source du contaminant. Si le niveau de contamination se poursuit, les
tissus seront privés d'oxygène.
Les effets de l'intoxication au monoxyde de carbone peuvent être
retardés en profondeur parce que la pression partielle élevée
d'oxygène permet au sang de transporter plus d'oxygène dissous que
normalement. Ainsi, les effets de l'intoxication au monoxyde de
carbone provenant de la contamination du mélange respiratoire
seront ressentis à la remontée, et non pas lors de la plongée, lorsque la
pression partielle d'oxygène diminuera.
Signes et symptômes d'un intoxication au monoxyde de carbone
Vous pouvez reconnaître une intoxication au monoxyde de carbone à
travers divers symptômes:
• Lèvres et lit des ongles rougis
• Maux de tête
• Vertiges
• Nausées
• Fatigue
• Mouvements désordonnés
Image © iStock
• Confusion et incapacité à raisonner
• Inconscience
97 © SSI International GmbH, 2023
• Arrêt respiratoire
Causes et prévention de l’intoxication au monoxyde de carbone
La contamination du mélange respiratoire peut être due à la prise d’air du compresseur positionnée
trop près du collecteur d'échappement. La cause peut aussi être une surchauffe du compresseur, les
lubrifiants sont alors brûlés et polluent le gaz.
Pour éviter une intoxication au monoxyde de carbone pendant votre plongée, soyez certain d'avoir un
gaz pur provenant de votre centre de plongée SSI ou d’un opérateur de plongée réputé.
Traitement de l’intoxication au monoxyde de carbone
Le traitement doit être administré immédiatement :
1. Déplacez la victime dans un lieu non contaminé.
2. Administrez de l'oxygène, si vous êtes qualifié. L'oxygène pur accélère l'élimination du monoxyde
de carbone du sang.
3. Préparez-vous pour une réanimation cardio-pulmonaire si besoin et si vous êtes qualifié.
4. Contactez les services d’urgence locaux et/ou chargez-vous du transport immédiat vers un centre
de secours médicalisé.
Résumé
Comme vous pouvez le voir, presque toutes les
situations d’urgence en plongée font suite à une
erreur du plongeur. En plongeant avec un
équipement haut de gamme, adapté, et qui vous
est propre, il est extrêmement rare qu’un problème
survienne suite à un dysfonctionnement du
matériel.
Généralement, tous les accidents de plongée que
nous avons développé peuvent être facilement
évités par :
1. Faites-vous conseiller par votre Dive Center SSI
pour choisir un matériel de plongée haut de
gamme et demandez à recevoir la formation Image © Mares
complète pour l’utilisation de ce matériel de
façon à être certain de comprendre toutes les
caractéristiques conçues pour que vous soyez dans le confort et en sécurité.
2. Gardez un bon niveau de condition physique à court et à long terme.
3. Plongez toujours dans votre zone de confort, dans les limites de votre formation et de votre
expérience, à des profondeurs raisonnables, en respectant des remontées lentes et sans
décompression.
Rappelez-vous, la connaissance c’est le pouvoir ! Ce chapitre rassemble une multitude d’informations
techniques, de risques possibles et de conseils pour les premiers secours, mais ne vous laissez pas
submerger. La plongée est plaisante et facile si elle est correctement pratiquée et avec un bon matériel.
Les connaissances de base de votre physiologie et de la physique de la plongée vous aideront à
développer des comportements appropriés et à remplacer vos craintes et vos imaginations par la
bonne information. Être informé vous permettra, avec votre binôme, de rester hors de problème.
Révisions du chapitre
98 © SSI International GmbH, 2023
1. Le passage de l'oxygène et de l'azote dans la circulation sanguine s'effectue à travers les parois des:
A. Alvéoles
B. Artères
C. Vaisseaux sanguins
D. Ramifications des bronchioles
2. Les gaz peuvent entrer dans la circulation sanguine et causer de grave dommages aux poumons et même la mort en:
A. Retenant votre respiration pendant la plongée
B. Remontant trop vite
C. Plongeant avec une congestion des voies respiratoires
D. Toutes les réponses sont justes
3. Soit un récipient souple rempli d'air à 30 mètres de profondeur en eau de mer et ayant un volume de 6 litres, quel sera son volume une fois
remonté à la surface ?
A. 18 litres
B. 6 litres
C. 12 litres
D. 24 litres
4. Les accidents de surpression pulmonaire peuvent être évités en:
A. Plongeant avec un matériel de plongée haut de gamme et correctement entretenu
B. Toutes les réponses sont justes
C. Ne retenant jamais sa respiration en plongée
D. Apprenant les techniques de respiration appropriées lors des cours en salle, en piscine et en milieu naturel
5. La surpression pulmonaire la plus grave est:
A. L'embolie gazeuse artérielle
B. L'emphysème du médiastin
C. Le pneumothorax
D. L'emphysème sous-cutané
6. Quelle surpression pulmonaire se caractérise par un gonflement à la base du cou avec une sensation de crépitements lors du toucher de la zone
enflée?
A. L'emphysème du médiastin
B. L'emphysème sous-cutané
C. Le pneumothorax
D. L'embolie gazeuse artérielle
7. Quelle surpression pulmonaire se caractérise par une douleur thoracique, des difficultés à respirer, une grande fatigue, une cyanose (couleur
bleue) des lèvres et du lit des ongles des doigts:
A. L'emphysème du médiastin
B. Les Bends
C. L'emphysème du médiastin et le pneumothorax
D. L'emphysème sous-cutané
8. Les premiers secours appropriés pour une embolie gazeuse artérielle, un emphysème sous-cutané, un pneumothorax et un emphysème du
médiastin sont:
A. Vérifier les signes vitaux, traiter l'état de choc et se tenir prêt à effectuer une réanimation cardio-pulmonaire (par une personne qualifiée)
B. Demander une assistance médicale appropriée (caisson hyperbare) aussi rapidement que possible
C. Toutes les réponses sont justes
D. Administrer de l'oxygène (par une personne qualifiée)
9. Le seul traitement pour une embolie gazeuse artérielle est:
A. Stabiliser la victime dans le centre médical d'urgence le plus proche et l'évacuer vers un caisson hyperbare
B. Une recompression immédiate en mettant la victime sous l'eau pour soulager ses symptômes
C. Tous ces traitements sont possibles
D. Faire pratiquer une chirurgie pour réparer le poumon rompu
10. La loi de Dalton peut être paraphrasée ainsi:
A. La pression de l'eau plus 1 bar
B. Le pourcentage d'azote provoquant l'accident de décompression
C. La pression totale de l'eau autour du plongeur
D. La pression totale d'un mélange gazeux est égale à la somme des pressions partielles
99 © SSI International GmbH, 2023
11. Le terme gradient peut être défini ainsi:
A. La différence de pression partielle d'un gaz en interne et en externe
B. Comme étant toujours à zéro quand un plongeur est en sursaturation
C. La saturation totale d'un tissu
D. La pression totale de tous les gaz
12. La théorie de Haldane, indiquant que le corps humain peut accepter un rapport de pression de 2/1, a été corrigée par Workman en un rapport
d'azote de:
A. 1:1
B. 1.58:1
C. 5:1
D. 3:1
13. Dans l'air à 1 bar, la pression partielle d'azote est de ___, et celle d'oxygène de ___.
A. 0,8/0,4 bar
B. 0,79/0,21 bar
C. 0,21/0,79 bar
D. 1,5/0,8 bar
14. La vitesse à laquelle le corps devient saturé en azote:
A. Est toujours à la même vitesse
B. Est rapide au début du processus puis lent à la fin
C. Est lente au début du processus puis rapide à la fin
D. Varie en fonction de facteurs tels que la profondeur et la faible irrigation en sang de certaines parties du corps
15. L'accident de décompression se produit lorsque:
A. Toutes les réponses sont justes
B. L'excès d'azote provoque des bulles dans le sang et les tissus
C. Un plongeur reste longtemps au fond et remonte trop rapidement à la surface
D. Le gradient de tolérance des tissus à l'azote est dépassé
16. Le principal, et le plus courant, des symptômes de l'accident de décompression est:
A. Des douleurs articulaires
B. Un sentiment d'euphorie
C. Une respiration insuffisante
D. Des gonflements dans les régions du cou et des épaules
17. D'autres symptômes de l'accident de décompression sont:
A. Des engourdissements
B. Des paralysie et une perte de dextérité dans les mains
C. Des démangeaisons sous la peau
D. Toutes les réponses sont justes
18. Plonger en altitude ou prendre l'avion après la plongée:
A. Nécessite une fonction spécifique de l'ordinateur de plongée, des tables de plongé en altitude et/ou de ne pas prendre l'avion dans les 24
heures après une plongée
B. Permet au plongeur de passer plus de temps en profondeur sans dépasser les limites de non-décompression
C. Permet au plongeur d'ignorer les limites de non-décompression
D. Ne nécessite pas de considération particulière pour les plongeurs
19. Lequel des énoncés suivant serait un traitement inapproprié pour un plongeur présentant des symptômes d'accident de décompression ?
A. Administrer de l'oxygène (par une personne qualifiée)
B. Traiter l'état de choc
C. Pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire
D. Faire réimmerger la victime
20. La meilleure prévention de l'accident de décompression est de:
A. Ne jamais retenir sa respiration
B. Plonger avec un binôme ayant un ordinateur de plongée
C. Planifier sa plongée et plonger selon la planification
D. Ne jamais plonger à plus de 30 mètres
Félicitations !
Vous venez de terminer avec succès les trois premiers chapitres du programme numérique Open Water
Diver SSI.
Si vous êtes inscrit pour le programme Open Water Diver complet avec votre Dive Center, utilisez les
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flèches de navigation dans le programme et avancez au chapitre 4.
Si vous n'êtes pas inscrit pour le programme Open Water Diver dans sa totalité et que vous souhaitez
poursuivre votre formation, contactez votre Dive Center local dès aujourd'hui pour pouvoir accéder à la
suite du programme.
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Chapitre 4
Avantages du système de binôme
et réalisation des plongées
Objectifs
A la fin du chapitre 4, vous serez capable de:
1 Définir au moins trois raisons de toujours plonger avec un binôme.
2 Définir la principale raison de planifier les plongées et de les réaliser conformément à la planification.
3 Lister six consignes à suivre pour planifier et réaliser une plongée à l'aide d'un ordinateur.
4 Définir les termes intervalle de surface et plongée successive, et les relier aux effets de l'absorption d'azote.
5 Définir la notion de plongée sans décompression et donner un exemple de la façon de plonger dans la courbe
de sécurité.
6 Décrire comment utiliser un compas pour s’orienter vers et depuis un objet visé.
7 Expliquer l’objectif du DiveLog SSI et replacer son utilisation dans le processus de planification d’une plongée
et son enregistrement.
Avantages du système de binôme
Un binôme vous aide pour toutes les phases de la plongée et vous partagez ensemble le plaisir de
plonger. Un binôme aide à la planification de la plongée, à s’équiper, au contrôle du matériel avant la
plongée, à la mise à l'eau, pendant la plongée, à l'entretien du matériel de plongée et à l'enregistrement
des informations relatives à la plongée.
Plonger avec un binôme est la seule véritable façon de plonger, ne plongez jamais
seul ! Un binôme c’est: un deuxième équipement de plongée complet, un bien-être
psychologique et du réconfort en cas de problème ou s’il doit vous aider au fond.
Un binôme n'est pas seulement quelqu'un d’immergé avec vous, c’est un ami, quelqu'un qui est là pour
vous aider en cas d'urgence. En règle générale, ne laissez jamais votre binôme s’éloigner de plus de la
distance maximum pour laquelle vous êtes capable de nager en cas de manque d’air. En réalité, il s’agit
d’une ou deux longueurs du corps, tout au plus.
Être un binôme efficace
Être un binôme efficace demande de la pratique, de la communication et une planification. Pour
profiter d'une plongée agréable avec une autre personne, vous devez vous accorder au préalable sur les
objectifs et la réalisation de la plongée. Les procédures de briefing seront développées plus en détail
dans la rubrique «briefing préalable à la plongée».
102 © SSI International GmbH, 2023
Choisir un binôme
Votre binôme de plongée peut être votre conjoint,
un ami, ou quelqu'un qui vous sera attribué comme
binôme par le Divemaster sur le bateau. Vous avez
toujours le droit de refuser de plonger avec
quelqu'un avec lequel vous ne vous sentez pas en
confiance. Faites confiance à votre instinct,
indépendamment de qui est ce binôme. Rappelez-
vous, que le confort et la confiance en milieu
naturel sont les facteurs les plus importants pour
toutes les plongées.
Vous et votre binôme devez être capables de
communiquer en surface et sous l'eau. Les Image © Subgear
nouveaux plongeurs sont souvent désavantagés
parce qu'ils se reposent sur les plongeurs
«expérimentés». Écoutez vos intuitions et soyez assez fort pour les exprimer. Si votre binôme est certifié
SSI, vos niveaux de formation seront identiques et vos équipements seront haut de gamme à tous les
deux. Souvenez-vous qu’une planification efficace de la plongée est primordiale pour votre bien-être,
mais aussi que chaque phase de la planification et de la préparation de la plongée doivent être
partagées avec votre binôme.
Posséder du matériel supplémentaire, et être en meilleure condition physique et mentale qu’il puisse,
ne peuvent pas complètement palier aux risques liés à la plongée. La meilleure façon de plonger c’est
avec un binôme.
Procédures de planification appropriées pour plonger à l’aide d’un ordinateur de plongée
La prévention des accidents est facile tant que nous comprenons une règle simple : il est nécessaire de
connaître la quantité d'azote dissous dans notre circulation sanguine et les tissus tout au long de la
journée et de la semaine de plongée. Il n’y a qu’un seul outil pour cela: l’ordinateur de plongée.
De nombreuses raisons plaident pour la planification des plongées et le respect de
celle-ci. Mais la raison principale, c’est la prévention des accidents.
Les ordinateurs de plongées sont conçus pour répondre aux attentes actuelles des plongeurs en tenant
compte de la réalité des paramètres de la plongée: profils multi-niveaux, temps de plongée écoulé,
vitesse de remontée, intervalle de surface, enregistrement des plongées réalisées dans la journée ou la
semaine.
Les ordinateurs de plongée sont plaisants, faciles et pratiques à utiliser. Dans ce chapitre, nous nous
concentrerons sur l'utilisation des ordinateurs de plongée, mais n’oubliez pas de voir l’utilisation des
tables de plongée en annexe.
Terminologie appropriée pour la planification des plongées
Bien que la plongée avec un ordinateur soit la meilleure façon de plonger pour la plupart des
plongeurs aujourd'hui, il est important que vous compreniez les effets sur votre organisme d’une
plongée simple, ou de plongées multiples. Ainsi vous pourrez planifier une plongée. Avant de
commencer à planifier des plongées, nous devons tous parler le même langage, utiliser la même
terminologie. Vous trouverez ci-dessous les principaux termes que vous devez connaître afin de vous
aider à comprendre comment utiliser un ordinateur de plongée.
103 © SSI International GmbH, 2023
• Profondeur : point le plus profond atteint lors de la plongée, même si vous n’y avez séjourné que
quelques instants. Cela signifie que, même si vous aviez prévu de ne pas descendre au-delà de 10
mètres, mais que vous avez été attiré par un objet reposant à 15 mètres la profondeur retenue par
l’ordinateur sera 15 mètres.
• Temps de plongée : temps total écoulé depuis le début de la descente jusqu’au moment où vous
commencez la remontée.
• Temps total de plongée : temps total écoulé depuis le début de la descente jusqu’à ce que vous
fassiez surface, y compris le palier de sécurité ou de décompression.
• Intervalle de surface : durée pendant laquelle le plongeur reste hors de l’eau ou à la surface entre
deux plongées : l’intervalle commence dès que le plongeur fait surface et se termine au début de
la descente suivante.
• Plongée successive : toute plongée commencée plus de 10 minutes et moins de 12 heures après
une autre plongée en scaphandre.
• Limites de plongée sans décompression : temps maximum qu’il est possible de passer à une
profondeur donnée, sans avoir à faire de palier de décompression obligatoire lors de la remontée
(courbe de sécurité).
• Plongée sans décompression : toute plongée qu’il est possible d’effectuer à une profondeur
donnée pendant un temps maximum de manière à pouvoir remonter directement jusqu’à la
surface sans palier de décompression obligatoire.
• Azote résiduel : l’azote résiduel est la quantité d’azote qui reste dans les tissus et la circulation
sanguine du plongeur après chaque plongée. L’objectif étant de réaliser des plongées sans
décompression, l’azote résiduel est le principal indicateur à surveiller lors de votre journée ou
semaine de plongée. Un ordinateur de plongée fait cela automatiquement.
• Plongée avec décompression : toute plongée faite en dehors de la courbe de sécurité (limites de
plongée sans décompression), exigeant donc des paliers de décompression pour éliminer l’excès
d’azote accumulé pendant la plongée.
Plongée avec décompression
Pour plonger, vous devrez concevoir une planification de la plongée répondant aux questions suivantes
: quelle profondeur ? Quelle durée ? Combien de fois ? Nous avons deux outils pour répondre à ces
questions durant la plongée : les ordinateurs de plongée ou les tables de plongée SSI en cas de panne
de votre ordinateur. Tous deux sont basés sur divers modèles représentant des théories d'absorption, de
tolérance et de libération de l'azote par les tissus.
Comme vous l’avez vu dans le chapitre 3, les plongeurs respirant de l'air sous pression absorbent de
l'azote dans la circulation sanguine et les tissus. Plus nous descendons profond, plus nous séjournons
longtemps en profondeur, et plus nous effectuons de plongées dans la journée ou sur une semaine,
plus notre corps absorbe d’azote.
Si un plongeur descend trop profond et/ou reste trop longtemps, que ce soit lors d’une plongée simple
ou lors d’une série de plongées, la quantité d'azote peut augmenter dans le corps, ainsi le plongeur ne
pourra pas rejoindre la surface directement, il devra respecter un arrêt ou plusieurs arrêts lors de la
remontée. Cela s’appelle une plongée avec décompression, c’est-à-dire une plongée dépassant la
courbe de sécurité et obligeant à des paliers de décompression obligatoires pour éliminer l'azote
accumulé pendant la plongée.
La plongée avec décompression ne fait pas partie du programme Open Water Diver. A chaque
plongée, remontez toujours lentement, pas plus de 9 mètres par minute, et planifiez vos plongées
selon les limites de la courbe de sécurité (plongée sans décompression) de votre ordinateur de
104 © SSI International GmbH, 2023
plongée. De plus, effectuez un palier de sécurité de 3 à 5 minutes à 5 mètres pour chaque
plongée.
Avec un peu plus d'expérience et après avoir suivi les
programmes de spécialités Plongée profonde, Nitrox et Diver
Stress Rescue, questionnez votre Dive Professional SSI sur le
programme de plongée technique Extended Range. Ce
programme vous enseignera les techniques de décompression
appropriées, ce qui vous ouvrira les portes de nouvelles
aventures et une nouvelle gamme de plongées plus profondes
sur des épaves et/ou dans des grottes.
Profil de plongée
Le seul type de plongée que vous pouvez planifier à l’aide de tables de plongée, c’est la plongée simple,
c’est-à-dire descendre à une certaine profondeur et revenir. Cependant les plongées les plus
divertissantes se font à multi-niveaux. De ce fait les plongées à multi-niveaux, avec plusieurs
profondeurs, ne peuvent pas être planifiées avec des tables de plongée. Le principal avantage des
ordinateurs de plongée est qu’ils intègrent les variations de profondeurs et recalculent continuellement
pendant la plongée. Résultat, pour la plupart des plongées, vous pouvez passer plus de temps sous
l’eau sans avoir à effectuer un palier de décompression. Les ordinateurs de plongée sont donc conçus
pour les véritables plongeurs, comme vous, effectuant des plongées successives sur plusieurs jours
consécutifs.
1. Tables de plongée/Profil de plongée simple 2. Ordinateur de plongée/Profil de plongée multi-niveaux
105 © SSI International GmbH, 2023
Il existe de nombreux ordinateurs de plongée de qualité sur le marché. Ils peuvent être de base ou
perfectionnés avec une multitude de fonctions et diverses capacités. En plus de calculer la profondeur,
le temps de plongée, le temps restant avant décompression, ils gèrent votre vitesse de remontée, et
vous avertissent en cas de remontée trop rapide. Ils calculent également votre intervalle de surface,
ainsi que la durée possible de votre prochaine plongée successive. Les ordinateurs de plongée
planifient vos plongées et conservent les données de vos plongées tout au long de la journée ou de la
semaine de plongée. Utilisés correctement, les ordinateurs de plongée permettent d’augmenter la
durée de vos plongées tout en restant dans les limites de non décompression (courbe de sécurité). Ceci
est d’autant plus vrai en comparaison de l’exécution de ces mêmes plongées avec des tables.
Il est important de se rappeler qu’aucun ordinateur de plongée ne peut totalement
éliminer le risque d’accident de décompression. Lisez attentivement la notice
d’utilisation de votre ordinateur et suivez scrupuleusement les recommandations
des fabricants.
Les ordinateurs de plongée sont essentiels pour planifier et réaliser vos plongées. Ils enregistrent
l’ensemble des informations pertinentes et vous aident à rester dans les limites de plongée sans
décompression. Cependant, vous devez suivre certaines recommandations :
1. Ayez toujours votre propre ordinateur de plongée. Ne le partagez jamais avec votre binôme, ainsi,
si votre ordinateur tombe en panne, vous pourrez suivre celui de votre binôme pour rentrer au
bateau.
2. Vérifiez le niveau de la batterie de votre ordinateur avant la plongée.
3. Suivez les limites de votre ordinateur. Assurez-vous de respecter toutes les alarmes de sécurité.
4. Surveillez la vitesse de remontée affichée, ou l'alarme sonore, pour respecter la vitesse de
remontée préconisée de votre ordinateur.
5. Restez dans vos limites et soyez conservateur.
6. Planifiez et réalisez votre plongée avec attention et prévoyez un plan d'urgence si votre ordinateur
tombe en panne.
Si votre ordinateur tombe en panne, prévenez votre binôme et commencez votre
remontée. Surveillez la vitesse de remontée préconisée de l'ordinateur de plongée
de votre binôme. Effectuez un palier de sécurité plus long qu’à l’habitude.
Lorsqu’un ordinateur tombe en panne, il est fortement recommandé de ne pas
replonger avant au moins 24 heures.
Briefing préalable à la plongée
Quand vous plongez au départ d'un bateau, ou avec un groupe organisé, votre directeur de plongée
fera très probablement un briefing préalable à la plongée. Si vous plongez avec votre binôme par vos
propres moyens, vous devez réaliser ensemble ce briefing préalable à la plongée.
Le briefing préalable à la plongée est une étape importante qui permet de
s'assurer que chaque plongeur connaît tous les paramètres de la plongée. Quelque
soit votre expérience ou le nombre de plongées réalisées avec votre binôme,
effectuez un briefing approprié avant chaque plongée !
106 © SSI International GmbH, 2023
Le briefing préalable à la plongée doit comprendre
les éléments suivants et vos paramètres de plongée
:
• Objectif de la plongée
• Conditions de la plongée
• Planification de la plongée
• Communication
• Check-list de contrôle du binôme
• Familiarisation avec le matériel
• Procédures de mise à l’eau et de sortie de l’eau
Image © SSI
• Procédure en cas de perte de son binôme
• Procédures d’urgence
• Décision finale de plonger ou non
Chaque plongeur a le droit, à tout moment et pour quelque raison que ce soit,
d'annuler une plongée, même s’il est équipé et prêt à se mettre à l’eau.
Procédures adaptées pour la plongée depuis le rivage
Quand vient le moment de se mettre à l’eau, il y a certaines choses relatives aux mouvements de l'eau
que vous devrez surveiller pour que la plongée reste un amusement.
Observez les vagues
Avant de plonger vos palmes dans l’eau, observez l'océan pour voir comment il se comporte. Sur le site,
recherchez le ressac le moins important possible, avec des vagues à faible énergie, avec un intervalle
relativement long entre les séries de vagues et un léger courant.
107 © SSI International GmbH, 2023
1. Energie due au déferlement 2. Courant sortant 3. Echappez-vous du courant en nageant vers la rive en diagonal
Le ressac: lorsque la partie inférieure de la vague «sent» le fond, elle commence à se déplacer plus
lentement que la partie proche de la surface. La partie supérieure de la vague s’accumule alors jusqu’à
se briser. En cas de ressac, la partie supérieure de la vague se cisaille et fait avancer un mur d'eau. Un
canyon profond près du rivage fait diminuer la hauteur des vagues et fait place ainsi à un léger ressac.
Un récif situé près du rivage provoque une augmentation de la hauteur du ressac. En observant l'action
des vagues depuis la surface, vous pourrez en apprendre beaucoup sur les conditions de plongée au
fond.
Les vagues à faible énergie : ce sont des vagues instables qui consomment constamment leur force en
se brisant. La plupart du temps, le ressac est composé de vagues à faible énergie. Si vous observez de
près l'avant d'une vague à faible énergie, vous pourrez souvent voir la lumière passer à travers. La
majeure partie de l'énergie de ces vagues est à leur sommet. Pour vous déplacer dans un ressac de
vagues à faible énergie, baissez-vous légèrement dans la vague.
Les courants sortants : ceux-ci font que les vagues se cassent sur la plage et créent un contre-courant
entraînant l'eau de surface vers le large. Ce mouvement d’eau se déplace alors par la surface plutôt
qu'en profondeur.
La meilleure source d’informations sur une plongée, située dans un secteur particulier, est le Dive
Center SSI local. Le personnel des services de secours et de sauvetage peuvent également vous donner
des informations spécifiques concernant un site de plongée particulier. Les services de secours et les
gardes côtes peuvent vous communiquer les coordonnées du caisson hyperbare le plus proche.
108 © SSI International GmbH, 2023
Le réseau DAN (Divers Alert Network) est une
organisation à but non lucratif dont le but est
d’apporter aux plongeurs tous les conseils d’experts
et informations qui leur sont nécessaires. La
fonction principale de DAN est d’apporter des
conseils médicaux d’urgence et d’assistance en cas
d’accidents de plongée. Pour toute question non
relative à une urgence, consultez les sites
[Link] ou [Link]
Pour les urgences en plongée : Assurez-vous d’avoir
noter les numéros de téléphone utiles, à l’encre
indélébile, dans votre DiveLog SSI.
Si vous plongez du rivage, vérifiez préalablement Image © Mares
les informations suivantes :
1. L’état du ressac
2. Les courants
3. La distance du lieu de plongée depuis la plage
4. La profondeur de la zone de plongée et la nature du fond
5. La température de l'eau: en surface et au fond
6. La visibilité
7. L’accessibilité de la plage
8. Les alignements pour une orientation au compas
9. Les dangers particuliers (présence de bateau, de surfer, d’espèces marines, etc.)
10. La réglementation concernant la faune marine et toute autre problématique possible
Techniques de mise à l’eau dans le ressac
Lorsque vous décidez que les conditions sont correctes pour votre sécurité, alors c’est le moment d’aller
plonger ! Suivez les étapes ci-dessous pour entrer dans le ressac correctement.
1. Tenez-vous par la main avec votre équipier. Chacun d’entre vous doit protéger son masque avec la
main libre, et préparez-vous à entrer dans l’eau.
2. Puis, commencez à entrer dans l’eau en marche arrière tout en regardant tous les deux derrière
vous, par-dessus votre épaule «intérieure», gardez le contact entre vous.
3. Votre timing de mise à l’eau doit correspondre à l’accalmie entre deux cycles de vagues.
Négocier le ressac
Pour vous mettre à l’eau avec votre binôme, progressez à travers le ressac. Lorsque les vagues viennent
vous heurter, figez votre position en assurant vos appuis et penchez-vous dans la vague. Fléchissez la
jambe avant et tendez la jambe arrière, ce qui lui permettra de s’enfoncer dans le sable. Plus vous vous
abaisserez dans la vague, plus vous lui résisterez car la majorité de sa puissance se situe dans sa partie
supérieure.
Déplacez-vous rapidement et franchement entre les vagues. Ne vous arrêtez pas, allez le plus loin et le
plus vite que vous le pouvez. Si nécessaire, reposez-vous dans la zone d’eau calme située au delà du
ressac. Si vous tombez, restez dans l’eau mais n'essayez pas de vous agripper au fond. Palmez
énergiquement et votre binôme sera là pour vous aider.
109 © SSI International GmbH, 2023
Lorsque l'eau vous arrive à la poitrine, mettez vous sur le ventre et palmez jusqu’à vous trouver au delà
du ressac. Après la ligne de ressac, ôter votre détendeur et passer sur tuba pour économiser l’air de
votre bouteille.
Procédures pour la plongée depuis un bateau
Lors d’une plongée au départ d’un bateau, planifiez votre plongée, gréez votre matériel, puis enfilez
votre combinaison, de sorte à être prêt à vous mettre à l'eau dès l’arrivée du bateau sur le site de
plongée. Si vous participez à une sortie organisée par un professionnel, la plupart des décisions
peuvent être prises pour vous, mais il peut être judicieux de questionner le capitaine, ou le Divemaster,
pour savoir à quel moment vous équiper.
La plongée depuis un bateau est la meilleure façon de plonger.
Si vous souhaitez en savoir plus sur comment profiter au
maximum d’une journée en bateau ou d’une croisière plongée,
interrogez votre professionnel SSI à propos de la spécialité
Plongée depuis un bateau.
Prévention du mal de mer
Si vous êtes sujet au mal de mer, demandez des médicaments appropriés à un médecin spécialiste de la
plongée, et informez également votre responsable de groupe de sorte qu’il vous permette de vous
mettre à l’eau dès votre arrivée à destination. En confirmant votre planification, en montant votre
matériel et en prévoyant de vous équiper avant d’arriver sur le site de plongée, vous minimiserez le
temps passé sur le pont une fois le bateau ancré.
Mises à l’eau et sorties de l’eau depuis un bateau
La plupart des capitaines de bateau s’efforcent de
trouver une zone où l’eau est relativement calme.
Néanmoins, l’état de la mer varie en fonction des
régions, assortie des préférences personnelles des
capitaines de bateau, son état déterminera les
techniques à utiliser pour se mettre à l’eau et sortir
de l’eau. Soyez vigilant lors du briefing préalable la
plongée puisque les différentes possibilités seront
évoquées.
Indépendamment des autres facteurs, il existe
quelques règles à respecter dans tous les cas
lorsque vous plongez depuis un bateau. Les Image © iStock
bateaux montent et descendent avec le
mouvement des vagues et de la houle. Lorsque
vous vous mettez à l’eau, ou que vous en sortez, au moyen d’une échelle ou d’une plate-forme de
plongée, montez ou descendez lorsque le bateau s’enfonce dans le creux de la vague.
Effectuer une plongée
Voici toutes les étapes d’une plongée de la mise à l’eau à la sortie de l’eau.
Mises à l'eau
La mise à l’eau la plus commune, depuis n'importe quel quai ou bateau de plongée, est le pas en avant
(ou pas de géant). Pour un pas en avant, avec un gilet stabilisateur légèrement gonflé, le plongeur doit
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simplement faire un long pas en regardant loin devant, pas en bas. Le plongeur maintient son masque
sur le visage et le deuxième étage de son détendeur avec une main, et son système d’informations avec
la seconde.
Image © Scubapro
Avant de vous mettre à l’eau, assurez-vous que la zone de mise à l’eau est dégagée,
sans plongeur ou tout autre obstacle, indépendamment de la technique choisie.
Votre Dive Professional SSI vous enseignera les différentes techniques de mise à
l’eau lors de vos séances en piscine.
Lestage correct
Maintenant que vous comprenez comment la loi de Boyle et le principe d'Archimède agissent sur vous
et votre équipement, vous devez également comprendre comment la consommation d’air pendant la
plongée modifiera le poids de votre bouteille de plongée et comment compenser ce changement.
Rappelez-vous que l’air que nous respirons pèse approximativement 0,0013 kg par litre. L'aluminium
d’une bouteille standard de 12 litres contient donc, environ 3 kg d’air à 200 bars. Ainsi, si vous êtes
correctement lesté, lorsque vous utilisez une bouteille en aluminium de 12 litres, vous êtes en
flottabilité négative d’environ 3 kg en début de plongée et proche de la flottabilité neutre à votre
arrivée au palier de sécurité.
Les plongeurs expérimentés savent que la recherche d’une flottabilité neutre et s’y maintenir sont
la façon la plus confortable et la plus efficace de plonger.
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Descente contrôlée
A la surface, en position verticale, purgez juste assez d'air de votre gilet stabilisateur pour que l'eau
recouvre le dessus de votre tête. Arrêtez alors de purger, puis souffler profondément tout en roulant
vers l’avant pour vous retrouver en «position de plongée», le corps allongé, parallèle à la surface.
Lorsque vous reprendrez votre premier souffle, vous serez à une profondeur d'environ 1 mètre, en
flottabilité neutre. La profondeur de 1 mètre correspond aussi à la nécessité de commencer à équilibrer
vos oreilles, et le point de départ de la descente. Au cours de la descente, vous devrez cesser de palmer,
ajuster votre flottabilité, équilibrer, recommencer à descendre, vous arrêtez à nouveau, ajuster votre
flottabilité, et ainsi de suite.
Souvenez-vous, si vous ressentez une gêne dans une oreille due à l’augmentation de pression,
remontez à une profondeur permettant de soulager votre oreille, stabilisez-vous, puis essayer à
nouveau d’équilibrer votre oreille.
En milieu naturel, les descentes doivent ressembler à un avion en approche finale. Vous ne pourrez
utiliser les procédures de descente contrôlées que lorsque vous maîtriserez votre flottabilité neutre en
pleine eau et votre remontée dans peu d'eau.
L'expiration permet d’alourdir votre corps, mais cela semble contre nature notamment si vous avez
tendance à respirer profondément juste avant de descendre. Vous devez donc apprendre à expirer pour
débuter chaque descente. L’expiration à la descente deviendra ainsi un automatisme.
Orientation
L’orientation sous l'eau n'est pas très différente de l’orientation sur terre. Vous devez être en mesure de
suivre un ensemble de directions prévues, d'utiliser un compas pour déterminer les directions à
prendre, ou d’utiliser des points de repère naturels autour de vous telles que des têtes coralliennes,
pour vous orienter sous l'eau. L’objectif de ces techniques est d'éviter de longs trajets en surface pour
rejoindre votre point de mise à l’eau.
Nous vous avons présenté, au chapitre 2, le compas sous-marin comme élément de votre système
d'informations. Etudions, désormais, comment fonctionne votre compas.
L'aiguille pointant le nord est une aiguille aimantée qui s’oriente automatiquement vers le Nord
magnétique. L'aiguille donnant le nord doit toujours être votre ligne de référence. L’orientation sous-
marine simple s’effectue au sens du nord magnétique. La ligne de foi, ou ligne de cap, placée sur la vitre
du compas, indique la direction (azimut) que vous suivez. Elle permet de positionner le corps du
plongeur dans la direction à suivre. Avec un compas possédant une ligne de cap sur la vitre, faites
simplement tourner la couronne mobile pour positionner le cap à suivre (direction) dans la ligne. Cela
vous permettra aussi de connaître le cap de retour (azimut) pour revenir au bateau ou au rivage.
Sur la couronne mobile, figurent des index de repérage gradués sur 360 degrés : 0 ou 360 degrés
correspondent au Nord magnétique, 90 degrés correspond à l’Est, 180 degrés au Sud et 270 degrés à
l’Ouest. La plupart des couronnes sont graduées de 5 en 5 degrés et indiquent des index de repérage
tous les 30 degrés.
La couronne mobile permet de faire correspondre les index de repérage gradués avec l'aiguille dirigée
vers le Nord. Cela permet de définir la direction.
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1. Ligne de foi 2. Couronne mobile 3. Rose des vents
Il existe 2 types de couronnes mobiles (type 1 et type 2) :
1. Le type 1 possède des index de repérage (en degrés) gravés sur la couronne. La couronne mobile
tourne dans le sens des aiguilles d'une montre et les index augmentent dans le même sens.
2. Dans le cas du type 2, la couronne graduée est fixe dans le corps du compas et ne tourne pas. La
graduation des index augmente dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Ce compas
dispose d’une fenêtre latérale de visée qui permet de trouver le cap pour vous diriger facilement.
Prendre un cap vers un point de référence :
1. Dirigez votre compas dans la direction que vous souhaitez prendre.
2. Tournez la couronne jusqu'à ce que les index (degrés) soient alignés avec l'aiguille indiquant le
Nord.
3. Suivez la ligne de foi (le cap) dans la direction définie.
La direction de retour (azimut) correspond à l’azimut opposé à celui pris à l’aller. La différence angulaire
est de 180 degrés soit la direction opposée à celle suivie à l’origine. Planifiez toujours votre plongée
pour effectuer l’aller face au courant, ainsi le retour sera plus aisé avec le courant.
Si l’index de la direction initiale est compris entre 0 et 180 degrés, ajoutez 180 degrés pour obtenir
l’index de votre direction de retour. Si l’index de la direction est supérieur à 180, soustrayez tout
simplement 180 degrés pour obtenir celui du retour.
Exemples:
Cap initial 5° Cap retour 185°
Cap initial 190° Cap retour 10°
Cap initial 310° Cap retour 130°
Cap initial 160° Cap retour 340°
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Comprendre comment s’orienter dans des situations simples
ne fait pas de vous un spécialiste confirmé de l’orientation,
mais vous donne les principes de base. Si vous souhaitez en
apprendre plus et devenir spécialiste de l’orientation,
interrogez votre Dive Professional SSI à propos de la spécialité
Orientation.
Réussir sa remontée
Les remontées doivent toujours être planifiées. Vous pouvez décomposer votre plongée ainsi avec votre
binôme: un tiers de votre air (70 bars) pour l’aller, un tiers pour retourner au bateau (70 bars), 30 bars
sous le bateau plus votre palier de sécurité (3 à 5 minutes à 5 mètres), et vous êtes tous deux de retour
sur le bateau avec 30 bars minimum. Pour réaliser votre plongée conformément à la planification,
chacun d’entre vous doit régulièrement vérifier son ordinateur de plongée.
Lorsqu’il est temps de remonter vers votre palier de sécurité et que vous êtes en flottabilité neutre,
souvenez-vous que votre bouteille est plus légère en raison de l’air consommé. N'oubliez pas : lorsque la
pression diminue, le volume augmente. Pour purger votre gilet, tenez le tuyau de purge de votre gilet
stabilisateur dans la main gauche, ou tout autre dispositif de purge de votre équipement, et tenez votre
ordinateur de plongée dans la main droite pour contrôler votre remontée lente (pas plus de 9 mètres
par minute).
Lors de votre remontée, gardez à vue le bateau, la ligne de mouillage, la ligne de descente ou la bouée,
lors de votre remontée, et restez près de votre binôme.
Les plus grandes variations de pression ont lieu entre 0 et 10 mètres. Plus votre
vitesse de remontée, de 10 mètres vers le palier de sécurité, est lente mieux c’est. A
la surface, gonflez votre gilet stabilisateur pour être en flottabilité positive. SSI vous
recommande un palier de sécurité de 3 à 5 minutes à 5 mètres, à chaque plongée.
Sorties de l’eau
Conservez votre équipement jusqu'à ce que vous soyez sur le pont du bateau. Les seules exceptions
peuvent être d’enlever vos palmes pour monter à l’échelle, d’enlever votre lest pour vous mettre en
flottabilité positive, mais aussi d’enlever et remettre votre équipement si le capitaine du bateau vous y
invite.
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Choisissez toujours les
procédures les plus
appropriées aux
conditions de plongée
pour vous mettre à l’eau et
sortir de l’eau. Prenez quelques
précautions en cas de chute accidentelle
dans l'eau : conservez votre masque en
place pour voir, votre détendeur ou votre
tuba en place pour respirer, et votre gilet
de stabilisation gonflé pour flotter.
Image © Subgear
Plan d’urgence
Quand vous irez plonger il sera important de vous
assurer qu'un plan d'urgence est prévu, que ce soit en sortie organisée ou par vos propres moyens. Que
ce soit à bord d’un bateau de plongée ou une plongée du rivage, assurez-vous qu'un téléphone
portable, ou une radio marine, un kit de premiers secours et un kit d’oxygénothérapie soient présents.
Calcul de la consommation en gaz et du temps de plongée en profondeur
Il est essentiel de connaître votre consommation en gaz et le temps que vous pouvez passer au fond en
fonction de votre quantité de gaz disponible. Pour cela, vous devez connaître combien vous
consommez, ainsi vous pourrez calculer l’autonomie de votre bouteille.
Calculer sa consommation en gaz
La consommation en gaz dépend de quatre facteurs:
1. Votre profondeur
2. Votre consommation en gaz en fonction de votre expérience
3. Votre respiration
4. Des efforts effectués
Comme vous l’avez appris au chapitre 3, plus vous descendez profond, plus vous consommez de gaz.
Ainsi vous consommez deux fois plus de gaz à 10 mètres (2 bars) qu’à la surface (1 bar), ou trois fois plus
à 20 mètres (3 bars) et quatre fois plus à 30 mètres (4 bars).
La planification en gaz vous permet de déterminer si la quantité de gaz dans votre bouteille est
suffisante pour la plongée que vous avez prévue.
La méthode traditionnelle pour la planification en gaz commence par calculer votre consommation en
litres par minute au repos, à la surface (C.S.: Consommation à la Surface). Ainsi, quelque soit l’endroit où
vous êtes dans le monde, et si vous connaissez le volume de votre bouteille, il vous sera facile, pour le
briefing préalable à la plongée, de connaître votre autonomie avec cette bouteille.
Voici un exemple simple de consommation en gaz: considérons une bouteille de 12 litres, gonflée à 200
bars, une plongée de 40 minutes à 20 mètres et que 150 bars seront utilisés pour cette plongée.
NOTE: Cette plongée comprend la descente, le temps passé au fond, la remontée avec un palier de 3 à 5 minutes à 5 mètres. En
d'autres termes, il s'agit du temps total sous l'eau.
Il reste une seule interrogation, quelle est la pression absolue en bars à 20 mètres ?
Si la pression en surface est de un(1) bar, et qu’un(1) bar s’ajoute tous les 10 mètres à la descente, quelle
sera la pression exercée sur nos corps à 20 mètres ? Elle sera de 3 bars.
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Une fois la pression en bar connue, vous pouvez calculer le nombre de litres consommés par minute à la
surface en utilisant la formule de la C.S. :
C.S. = C x V : (t x P)
• C = consommation en gaz en bars
• V = Volume de la bouteille
• t = temps
• P = pression absolue à la profondeur donnée
C.S. = 150 bar utilisés x 12 litre Volume de la bouteille : (40 minutes x
3 bar) = 15 litres/min
Votre Consommation en Surface (C.S.) sera donc de 15l/min à 1 bar.
Maintenant que vous savez quelle est votre consommation par minute en mélange respiratoire à la
surface, à 1 bar, vous pouvez calculer votre autonomie pour une plongée donnée.
Pour des raisons de sécurité, la réserve ne sera pas considérée dans le calcul, vous devez donc soustraire
les 50 bars de la réserve des 200 bars de votre bouteille.
200 bars – 50 bars Réserve = 150 bars
Multipliez maintenant la pression de gaz disponible (sans la réserve) par le volume de la bouteille :
(200 bars – 50 bars Réserve) x 12 litres = 150 bars x 12 litres = 1800
litres
Divisez le volume de gaz disponible en litres à 1 bar par la C.S. (litres/minute à 1 bar) :
1800 litres : 15l/min = 120 minutes
Si vous consommez 15l/min à la surface (1 bar), votre autonomie avec cette bouteille sera de 120
minutes à 1 bar.
Vous pouvez donc prévoir votre autonomie sous l’eau avec cette bouteille en divisant l’autonomie
calculée en surface par la pression ambiante (en bars) correspondante à la profondeur de votre
plongée. Par exemple, vous souhaitez faire une plongée à 30 mètres (4 bars).
120 minutes / 4 bars = 30 minutes possible sous l’eau, palier de
sécurité compris
Désormais, vous connaissez votre autonomie avec votre bouteille pour une plongée donnée.
En savoir plus sur sa consommation
Vous découvrirez bientôt que votre consommation est évolutive. Plus vous plongerez, plus vous serez à
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l’aise et plus vous serez expérimenté, moins vous consommerez.
A l’inverse, votre consommation augmentera si vous avez froid, si vous êtes sur lesté ou en cas de stress.
Un plongeur avec une combinaison humide dans une eau à 28 degrés consommera moins de gaz que
le même plongeur dans une eau à 10 degrés, palmant dans le courant et muni d’une combinaison
épaisse.
La consommation est également liée au genre, à la taille et au volume pulmonaire du plongeur.
Généralement les femmes ont un léger avantage et auront souvent une consommation plus faible.
Notez les informations relatives à votre consommation dans votre DiveLog SSI et suivez son évolution
de temps en temps.
Suivre l’évolution de sa consommation
Découvrons comment le suivi de votre consommation peut, à l’avenir, vous aider. Partons du postulat
que sur une période de deux ans votre consommation est en moyenne de 15 litres par minute et que
vous partez effectuer un fabuleux voyage en eau chaude. Après avoir contrôlé votre DiveLog SSI et vos
cartes de certifications, le Divemaster se tourne vers vous et indique, «Bien, je vois que vous avez un
ordinateur. Ici la profondeur maximum est de 30 mètres et nos temps de plongée sont au maximum de
30 à 40 minutes. Toutes les plongées se font à multi-niveaux et nous restons toujours dans les limites de
non décompression. Etes-vous à l’aise avec ce type de plongée ?»
Il est temps pour vous de faire quelques calculs pour connaître vos limites et répondre à cette question
! A chaque plongée, vous devez évaluer votre niveau de confort. Il n'est jamais bon de tenter plusieurs
expériences en même temps. Il est préférable de découvrir de nouvelles choses peu à peu sur plusieurs
jours. Puis, tout ce qui vous reste à faire, c’est de calculer si vous pouvez effectuer la plongée avec la
quantité de gaz disponible dans votre bouteille. Calculez simplement votre consommation à la
profondeur maximum prévue de votre plongée pour vous donner une marge de sécurité.
Tout d'abord, convertissez la profondeur en bars de pression absolue pour faciliter les calculs :
Profondeur bar
0 mètre 1
10 mètres 2
20 mètres 3
30 mètres 4
40 mètres 5
Votre Consommation en Surface (C.S.) est désormais de 15 litres par minute à 1 bar.
Votre consommation en profondeur sera : C.S. x nombre de bars = litres par minute de gaz consommé à
la profondeur maximum.
4 bars X 15 litres par minute = 60 litres par minute à 4 bars de
pression absolue
Le Divemaster a déterminé les paramètres suivant pour la plongée: 30 mètres maximum pendant 40
minutes.
40 minutes x 60 litres par minute à 4 bars = 2400 litres à 4 bars
Vous disposez seulement d’une bouteille de 12 litres gonflée à 200 bars. Souvenez-vous de ne pas
prendre en considération votre réserve (50 bars) dans vos calculs. Pouvez-vous aisément faire cette
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plongée ou devrez-vous réduire votre temps passé au fond ? Vous devrez diminuer votre durée
d’immersion pour vous laisser une marge de sécurité.
Après avoir déterminé votre propre C.S., vous pouvez calculer votre consommation en gaz avec
n'importe quelle bouteille en utilisant simplement la formule suivante :
C.S. x nb de bars en profondeur x nb de minutes = quantité de gaz
nécessaire en litres pour cette plongée
Connaître votre consommation et les règles de physiques appliquées à la plongée vous permettent de
savoir exactement quelles sont vos limites et de vous donner confiance. Vos connaissances, les
informations données, votre matériel et vos compétences se combinent pour faire de vous un plongeur
intelligent, confiant et sûr, prêt à explorer les profondeurs de l'océan.
Le cours de spécialité Plongée profonde permet de se
perfectionner dans la planification des plongées. Les
informations permettant de prévoir votre plongée, la gestion
du gaz et de calculer le temps de plongée, en fonction de
divers paramètres de plongée et diverses configurations
d'équipement, sont développées plus en profondeur.
Interrogez votre professionnel SSI sur le cours de spécialité
Plongée profonde.
Entretien du matériel et enregistrement des plongées
Après votre plongée, et après avoir rincé et rangé votre matériel pour la prochaine plongée, il est temps
de compléter votre DiveLog SSI.
Il est essentiel de tenir un registre précis de vos informations personnelles et de vos plongées. Votre
ordinateur de plongée le fait également, mais l'ordinateur de plongée n’enregistre que certains
paramètres. Vous avez besoin de bien plus d’informations que celles contenues dans votre ordinateur
de plongée pour vous aider à rendre votre prochaine plongée pleine d'amusement et plus confortable.
Ce qui rend une plongée agréable, ou pas, c’est de savoir quelle combinaison isothermique porter et
quel est le bon lestage en fonction des plongées. La prochaine fois que vous irez plonger, vous ne vous
souviendrez pas nécessairement combien de plombs vous aviez avec cette combinaison, sauf si vous
l’avez noté.
De plus, votre DiveLog SSI contient non seulement
toutes les informations pertinentes concernant vos
plongées, mais vous pouvez aussi noter tout ce qui
vous a véritablement intéressé lors de la plongée:
les récifs coralliens, la vie marine, les épaves ou
peut-être même les grottes. Vous pouvez ainsi
enregistrer une plongée faite sur l’épave du
Fujikawa Maru qui a été coulé en 1944 avec une
partie de la flotte impériale japonaise qui entrait
dans le lagon de Truk en Micronésie. Tel que vous
pouvez l’imaginer, aujourd'hui cette épave est
recouverte de coraux mous de couleurs vives et sert
de maison à une multitude de poissons du
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Pacifique. La plongée est un sport de découvertes Image © Subgear
sans fin, de nouvelles plongées, et votre DiveLog
deviendra la mémoire permanente de tous les
souvenirs merveilleux que vous aurez eu en plongée. C'est inestimable!
Votre Dive Professional SSI vous accompagnera dans la découverte de votre
DiveLog SSI et pour utiliser, compléter chaque page. Votre DiveLog deviendra aussi
le lieu d’enregistrement de vos plongées de certification pour l’Open Water et de
tous les autres cours que vous déciderez de suivre.
Même si la consommation en gaz est une donnée gérée par votre ordinateur de plongée, vous devez
également la noter dans votre DiveLog SSI. Vous verrez ainsi avec quelle rapidité votre consommation
en gaz s'améliore parallèlement à votre confort et votre confiance en plongée. De plus, c'est assez
plaisant de voir l’évolution de sa consommation. Vous pourrez même remarquer que voir votre premier
requin, a augmenté votre consommation !
Normalement, vous devez commencer à
comprendre que le DiveLog SSI est un outil
pratique avec de nombreux atouts. En plus d’assurer
le suivi du nombre de vos plongées, votre DiveLog
SSI est une source importante d'informations pour
les plongées suivantes. C'est aussi la mémoire de
tous les cours SSI que vous avez suivi. Plus vous en
faites avec SSI, plus vous recevrez de
reconnaissance. Par exemple, après avoir suivi
quatre cours différents de spécialité de votre choix,
et après avoir été certifié, et si vous avez plus de 24
plongées validées, SSI vous délivrera la carte
Advanced Open Water gratuitement. Poursuivez un
peu, obtenez la certification Stress and Rescue, avec plus de 50 plongées validées au total, SSI vous
délivrera la certification Master Diver. C'est la façon pour SSI de vous dire Merci !
Résumé
Un grand nombre d'informations vous ont été
présentées dans ce chapitre concernant les
conditions environnementales, le travail en binôme,
la planification des plongées et leur réalisation. Un
tel volume d’informations peut paraître lourd, mais
en maîtrisant toutes ces informations, vous
deviendrez rapidement un plongeur sûr et
compétent, prêt à vivre pleinement de nombreuses
années de merveilleuses aventures sous-marines.
Les véritables sensations de la plongée ne peuvent
être ressenties que dans un contexte réel. La lecture
de ce chapitre donne le point de départ; la plongée
en scaphandre est une passerelle vers un monde à
découvrir. Si vous avez rêvé de vous déplacer en apesanteur au-dessus d’un récif corallien aux couleurs
captivantes, vous serez émerveillé la première fois que vous vivrez véritablement cette expérience.
Révisions du chapitre
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1. Le terme Intervalle de Surface peut être défini ainsi:
A. Le temps passé à la surface de l'eau entre les plongées (en excluant le temps passé hors de l'eau)
B. Le temps de trajet vers et depuis le site de plongée
C. Le temps passé par le plongeur hors de l'eau ou en surface entre les plongées
D. La quantité d'azote évacuée depuis l'arrivée en surface
2. Si vous perdez le contact avec votre binôme, vous devez:
A. Continuer dans la direction initiale pendant une minute puis faire surface
B. Faire surface immédiatement
C. Rechercher sur place pas plus d'une minute en effectuant des tours complets sur 360 degrés et en regardant de bas en haut, puis effectuer
une remontée normale à la surface
D. Sortir de l'eau à un endroit prédéterminé
3. Un bon binôme de plongée:
A. Est aussi familier avec le matériel de plongée de son binôme qu'avec son propre matériel
B. Rend la plongée encore plus agréable
C. Est en mesure d'aider durant toutes les phases de la plongée et dans la planification de la plongée
D. Toutes les réponses sont justes
4. Laquelle des mesures suivantes doit être prise en compte dans le choix d'un site de plongée:
A. En considérant les difficultés présentes sur le site
B. Toutes les réponses sont justes
C. L'objectif de la plongée
D. En évaluant en toute honnêteté vos capacités en plongée et votre niveau de formation, ainsi que ceux de votre binôme
5. L'élément le plus important pour la planification de vos plongées et leur réalisation selon leur planification est:
A. Vérifier que la bonne quantité de gaz a été utilisé
B. Prévenir les accidents
C. Avoir le bon intervalle de surface
D. S'assurer que la plongée est agréable
6. Le terme limite de plongée sans décompression peut être défini ainsi:
A. Le temps maximum autorisé en plongée sans avoir à faire de palier de décompression à la remontée
B. La profondeur maximale enregistrée au cours de la plongée
C. Le temps passé au fond lors d'une plongée
D. L'intervalle de surface maximum autorisé pour une journée de plongée
7. Pour entrer dans l'eau dans le ressac, les membres d'un binôme doivent:
A. Se mettre à l'eau l'un après l'autre
B. Se mettre à l'eau lorsque les vagues déferlantes sont les plus grosses
C. Garder un contact physique et se mettre à l'eau à l'occasion d'une accalmie entre deux cycles de vagues
D. Eviter tout contact physique
8. Les courants sortants sont formés par:
A. Les vagues qui se brisent sur les hauts fonds de sable ou les récifs près de la plage et repartent par des canaux ou dans ces sillons creusés
dans les hauts fonds et les récifs
B. Les vagues qui se brisent sur les rochers loin du rivage et les piscines formées à marée basse
C. Le vent
D. La marée haute à de la pleine lune
9. Les ordinateurs de plongée sont essentiels pour la planification et la réalisation des plongées car:
A. Ils aident les plongeurs à rester dans les limites de plongée sans décompression
B. Ils remplacent le carnet de plongée
C. Toutes les réponses sont justes
D. Ils enregistrent toutes les informations pertinentes
10. Il est possible de partager un ordinateur de plongée avec votre binôme.
A. Faux
B. Vrai
11. Le terme Plongée successive peut être défini ainsi:
A. Toute plongée commencée plus de 10 minutes et moins de 12 heures après une plongée précédente
B. Une deuxième ou troisième plongée au même endroit
C. Toute plongée commencée moins de 10 minutes après une plongée précédente
D. Toute plongée commencée plus de 10 minutes après une plongée précédente
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12. L'azote résiduel peut être défini ainsi:
A. La quantité excessive d'azote dissous dans notre sang et nos tissus au début de la remontée vers la surface
B. 80% du gaz que nous respirons
C. La quantité excessive d'azote dissous dans notre sang et nos tissus après une plongée
D. La quantité d'azote dissous dans notre sang et nos tissus au début de la première plongée de la journée
13. Un ordinateur de plongée conserve la trace du niveau d'absorption d'azote d'un plongeur pour que celui-ci puisse:
A. Plonger à plus de 30 mètres
B. Rester dans les limites de plongée sans décompression à chaque plongée
C. Faire des plongées avec décompression
D. Eviter une embolie gazeuse artérielle
14. Pour utiliser un compas et se diriger vers un point de référence:
A. Orientez la ligne de foi vers l'objet et nagez
B. Pointez l'aiguille aimantée du Nord magnétique vers l'objet et nagez
C. Orientez le compas vers l'objet, faites pivoter la couronne pour faire correspondre les index de repérage avec l'aiguille du Nord magnétique,
et suivez la ligne de foi
D. Orientez les index de repérage vers l'objet et nagez
15. L'azimut réciproque d'un azimut initial de 60° est de:
A. 90°
B. 240°
C. 180°
D. 120°
16. Vous devez effectuer un palier de sécurité de 3 à 5 minutes à 5 mètres à chaque plongée.
A. Vrai
B. Faux
17. La vitesse de remontée recommandée est au maximum de:
A. 18 mètres par minute
B. 12 mètres par minute
C. 7,5 mètres par minute
D. 9 mètres par minute
18. L'utilisation du DiveLog SSI est important parce que:
A. Il contient vos antécédents médicaux et fournit des informations importantes en cas d'urgence
B. C'est une source importante d'informations pour vos prochaines plongées
C. Toutes les réponses sont justes
D. Il tient un registre précis de vos informations personnelles et de vos plongées
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Chapitre 5
L'océan et vos opportunités de
plongée
Objectifs
A la fin du chapitre 5, vous serez capable de:
1 Citer au moins trois raisons pour lesquelles les eaux des océans de la planète sont d’une importance capitale
pour la vie sur terre.
2 Décrire le processus par lequel les récifs coralliens se créent, et citer deux raisons pour lesquelles les plongeurs
doivent éviter tout contact avec le corail.
3 Citer au moins deux types de coraux durs et mous.
4 Citer trois blessures fréquentes chez les plongeurs causées par des espèces marines potentiellement
dangereuses.
5 Décrire trois actions que les plongeurs peuvent mettre en œuvre pour protéger l’environnement marin en
plongée.
6 Donner deux exemples d'espèces marines vivant uniquement en eau douce.
7 L'Océan
L'océan renferme une multitude d'organismes. Mais dans le même temps, il peut aussi être considéré
comme un organisme en tant que tel. Bien qu'il n'y ait pas de moyen de savoir exactement ce qui s'est
passé, il est possible de spéculer sur la «naissance» des océans et de leur évolution.
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Spots de plongée réputés 1. Océan Pacifique 2. Caraïbes 3. Scapa Flow 4. Mer Méditerranée 5. Afrique du Sud 6. Mer Rouge 7. Océan Indien 8. Indo-Pacifique
9. Micronésie 10. Australie
Il existe diverses théories sur la manière dont les océans se sont formés, mais il est généralement
reconnu qu’ils sont le produit de la condensation des vapeurs résiduelles, conséquences des explosions
liées au Big Bang, lui-même à l’origine de la formation de la Terre et de l'activité volcanique qui a perduré
pendant le début de l'histoire de notre planète. Lorsque la terre s’est refroidie, ces vapeurs se sont
condensées et sont retombées sous forme de pluies torrentielles, s’accumulant dans les zones les plus
basses de cette jeune planète.
La surface de notre planète est en réalité constituée de très peu de terres
émergées. 71% de cette surface sont de l’eau. Selon l'institut géologique des États-
Unis, il y a plus de 1,38 milliard de kilomètres cube d'eau sur la planète.
Lorsque les pluies torrentielles sont tombées, elles ont entraîné les sels minéraux vers les profondeurs.
L’activité volcanique s’est également poursuivie sous l’eau comme dans l’air et nous savons maintenant
que les océans sont devenus d’énormes réservoirs de sels minéraux. Le degré de salinité élevé qui
caractérise l’eau salée des océans en découle directement.
Bien que l’eau de mer paraisse très salée, sa salinité n’est en fait que d’environ 3,5%. Mais cette salinité
n’est due qu’à une importante concentration en nutriments, qui constituent la base de l’alimentation
d’une multitude de plantes et d’animaux marins.
Les océans restent aujourd’hui une source de vie extrêmement importante, car ils hébergent une
grande partie des premiers maillons de la chaîne alimentaire terrestre. Dans les océans, la
photosynthèse des plantes génère de l’oxygène de la même manière que dans l’air: c’est le début du
processus de création d’organismes vivants qui servent de nourriture à des organismes plus complexes
qui, à leur tour, servent d’aliments à de plus grands organismes, et ainsi de suite. Les déchets animaux et
la décomposition des plantes et des animaux achèvent le cycle alimentaire en reconstituant les
substances nutritives de base de la mer et en recommençant la chaîne de la vie.
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Plus de 85% de l’oxygène est produit par les plantes marines. On estime que la
production végétale d’oxygène des océans est dix fois supérieure à la production
terrestre.
En fait, les eaux de l’intérieur des terres proviennent tout simplement de l’eau de mer qui s’est évaporée,
puis est retombée sous forme de pluie ou a fondu à partir des neiges éternelles et des glaciers. Pourquoi
donc les eaux de l’intérieur des terres ne contiennent-elles pas le sel de la mer ? Deux raisons à cela:
d’abord, lorsque l’eau s’évapore, elle abandonne ses minéraux derrière elle: quand l’eau salée s’évapore,
la majorité du sel reste dans la mer et l’eau douce se maintient dans l’air jusqu’à ce qu’elle retombe sous
forme de pluie ou de neige. Ensuite, toute salinité résiduelle s’élimine par l’intermédiaire du processus
de gel qui intervient dans les régions polaires et montagneuses. Lorsque la glace fond, des rivières et
des lacs d’eau douce se forment. De grandes étendues intérieures d’eau douce se sont formées, comme
les Grands Lacs aux États-Unis, pendant les milliers d’années de réchauffement des températures qui
ont provoqué une fonte progressive des glaciers. Finalement, toute cette eau douce retourne aux
océans pour achever le cycle de l’eau.
Nous sommes tous liés aux océans. Ils sont les grands gardiens du monde. Nous devons tous faire tout
notre possible pour que les océans restent propres et exempts de toute pollution ; nous devons les
laisser dans leur état originel si nous souhaitons pouvoir continuer à apprécier leur beauté naturelle.
Pour nous, plongeurs, les océans peuvent être de fantastiques terrains de jeux, mais les terrains de jeux
sont divertissants et excitants seulement si nous les conservons propres et bien entretenus.
La vie subaquatique
La petite partie de la planète sur laquelle vivent les êtres humains est aussi habitée par de nombreux
animaux. Mais parce que nous dominons notre environnement, les autres habitants de la terre ont, pour
la plupart, appris à se cacher de nous et à éviter tout contact avec nous. L’un des aspects les plus
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passionnants de l’exploration subaquatique est le fait que, dans les environnements aquatiques, de
nombreuses formes de vie n’ont pas encore appris à nous craindre (et, espérons-le, n’auront jamais à le
faire).
Cela signifie que le plongeur voit souvent ce qu’il est venu voir. La quantité et la diversité de la vie dans
les mers et les espaces aquatiques garantissent tout simplement la vision de beautés spectaculaires,
l’accumulation de souvenirs et d’expériences inoubliables.
Les espèces aquatiques sauvages peuvent être de grande taille, comme les barracudas et les raies;
d’autres peuvent être à peine visibles. D’autres enfin ne montrent aucune activité apparente, comme les
animaux qui vivent dans les structures coralliennes. La plus grande diversité se rencontre près des récifs
coralliens, dans les eaux équatoriales et tropicales. C’est là que commence la chaîne alimentaire.
Le récif corallien
Les coraux sont des colonies animales qui construisent des structures de calcaire, formant souvent des
récifs étendus dans les eaux tropicales peu profondes, où dominent la lumière du soleil et les eaux
chaudes. Les animaux du corail, ou polypes, se fixent de manière permanente à une surface telle qu’un
rocher et construisent lentement autour d’eux des structures et des réseaux protecteurs que nous
percevons comme des récifs coralliens. Bien qu'il existe des coraux bâtissant des récifs jusqu’à 2000
mètres de profondeur, les récifs coralliens que les plongeurs connaissent et apprécient, ce situent dans
les 100 premiers mètres des océans. Les coraux bâtisseurs de récifs dépendent d’algues, appelées
zooxanthelles, qui vivent en leur sein et les utilisent comme source de nourriture. Les algues fournissent
l'oxygène nécessaire au corail, et le corail dégage du dioxyde de carbone dont les algues ont besoin à
leur tour. La plupart des algues ont besoin que la lumière du soleil soit abondante pour prospérer,
cependant, quelques coraux d'eau profonde peuvent être trouvés à des profondeurs supérieures à 1830
mètres. Heureusement pour les plongeurs, les récifs coralliens les plus étendus et les plus colorés sont
généralement situés près de la surface, proche de la lumière (zone photique) des mers tropicales.
Outre sa beauté, le récif a de multiples fonctions. Il offre un gîte et une protection à de nombreuses
espèces animales. C’est aussi, pour certains, une source de nourriture. Lorsque ces animaux mangent le
corail, les résidus deviennent du sable.
Certains coraux sont fragiles et d’autres sont coupants ou urticants. Ces coraux peuvent être facilement
endommagés par les plongeurs négligents qui heurtent les coraux avec leurs palmes ou se cognent
dans les récifs avec leurs bouteilles. Pour éviter de vous blesser sur le corail, conservez toujours une
flottabilité nulle et maîtrisez votre stabilisation sur les récifs. Il est aussi recommandé de rester à une
certaine distance du récif pour éviter de l’endommager. Il vaut mieux apprécier les récifs avec les yeux
plutôt qu’avec les mains. Le simple fait de toucher les coraux peut leur enlever une couche de mucus
protecteur, les rendant plus sensibles à des lésions ou à des infections.
La plupart des récifs de coraux vivant dans les océans se sont probablement formés il y a quelque 200 à
300 millions d’années et ils ont survécu à travers les âges parce que l’équilibre délicat de la nature a
laissé les eaux des océans claires et non polluées. En tant que visiteurs, il est de notre responsabilité de
laisser ces endroits intacts et dans leur état naturel, juste comme nous les avons trouvés.
Parmi toutes les variétés de coraux, nous allons uniquement aborder les espèces les plus communes,
que vous avez le plus de chance de rencontrer dans les mers chaudes. Il en existe deux catégories: les
coraux durs et les coraux mous. Après avoir passé en revue quelques exemples de coraux, nous allons
aborder les autres espèces marines qui habitent le récif corallien.
Coraux durs
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L’un des coraux durs les plus esthétiques est le corail corne d’élan. Il constitue
une partie importante des récifs et on le voit notamment en grandes quantités
dans les Caraïbes. Il est très tranchant et vous pouvez facilement vous couper en
le touchant.
Le corail corne de cerf pousse de manière semblable au
corail corne d’élan mais il est plus cylindrique.
Le corail-cerveau est l’une des visions les plus intrigantes
Branche de corail du récif corallien.
Corail-cerveau
Le corail étoilé s’ouvre sous forme d’explosions florales qui s’accrochent
fortement aux rochers et à d’autres surfaces dures.
Le corail de feu est appelé ainsi à cause de ses plumes en
forme de flammes et parce qu’il inflige une piqûre
brûlante si l'on touche ses nématocystes. En fait, ce n’est
pas un corail mais un hydraire. Restez à distance du corail
de feu.
Corail étoilé Un corail dur qui peut donner l’illusion d’être mou est le
corail-laitue.
Corail de feu
Corail-laitue
Coraux mous
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Les coraux mous ou gorgones sont flexibles. Parmi les plus beaux coraux mous
on trouve l’éventail de mer ou gorgone géante, qui peut prendre différentes
formes selon les profondeurs. Dans les eaux les moins profondes, sa hauteur
varie de 30 à 60 cm. La gorgone géante vivant en profondeur peut devenir
énorme, atteignant parfois 3 mètres d’envergure. Le corail noir et le corail rouge
sont d’autres exemples de coraux mous.
Corail mou
Vers
Les vers que vous voyez sous l’eau ne ressemblent pas à l’image que vous vous
en faites habituellement. Les plus visibles et les plus appréciés des
photographes subaquatiques sont peut-être les vers segmentés, qui
construisent des tubes de sable ou de calcaire. Parmi ceux-ci, on trouve le ver en
plumeau et les vers arbre de Noël, qu’on appelle vers tubicoles. Comme ils vivent
dans des tubes, le plongeur ne voit normalement que les extrémités filtrantes et
nourricières du ver. Cette extrémité se présente sous la forme de plusieurs
anneaux concentriques, comportant parfois des couleurs vives ou des motifs
décorés. Vus de côté, ils ressemblent à un sapin en miniature.
Ver en plumeau
Mollusques
La forme la plus archaïque de mollusque est le
gastéropode. Il y en a plus de 35.000 espèces connues,
dont les escargots, les ormeaux et les conques. Les
bivalves ou mollusques à deux coquilles comprennent la
palourde, l’huître, la moule et la coquille Saint-Jacques. Il
y a presque autant d’espèces de bivalves que de
gastéropodes.
Bénitier
Limace
Céphalopodes
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Les céphalopodes, dont les plus connus sont la seiche, le calmar et le
poulpe sont les plus grands des invertébrés connus. Ils sont très évolués,
possèdent plusieurs bras et ont la possibilité de se déplacer en éjectant de
l’eau par une cavité profonde du manteau.
Calmar
Poulpe
Crustacés
Le groupe des arthropodes comprend les insectes mais
aussi une classe d’animaux plus intéressants pour le
plongeur, les crustacés: langoustes, crabes et crevettes.
Ils se caractérisent par des segments accolés et un
squelette externe (exosquelette). Là où la réglementation
permet la récolte de ces animaux, le plongeur doit se
tenir au courant des tailles minimum, du nombre de
captures autorisées, des heures et des saisons de pêche
autorisées et il doit respecter les réglementations locales. Crabe
Homard
Échinodermes
Holothurie
Oursin
Etoile de mer
Les étoiles de mer, les ophiures, les oursins, les oursins de sable et les holothuries appartiennent tous au
groupe d’animaux connus sous le nom d’échinodermes. Il s’agit d’un groupe exclusivement marin, sans
exemple connu en eau douce. Ils ont une symétrie radiale en cinq avec un squelette interne constitué
de petites plaques. Les oursins et les holothuries sont des sources de nourriture appréciées dans
certaines cultures.
Vertébrés
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Les vertébrés (poissons et mammifères), sont bien
connus et constituent la forme de vie la plus visible en
milieu naturel. Pour l’intérêt du plongeur, nous allons
aborder des exemples classés par type d’environnement.
Les récifs des océans du monde entier, en passant par
l’Atlantique, le Pacifique, l’Océan Indien et l’Arctique, sont Poisson-clown
étonnants de richesses et de vie. Tant que les coraux eux-
Anémone de mer mêmes sont vivants, ils sont habités par de très
nombreuses formes de vie, depuis les micro-organismes jusqu’aux grands
poissons pélagiques (ou poissons de grandes profondeurs). Ceux qu’on voit le
plus souvent sont les petits poissons de récifs, qui élisent domicile dans les grottes, crevasses et
anfractuosités du récif afin d’y trouver un abri. Un aspect intéressant de la vie du récif est que ses
habitants sont territoriaux: tandis que les poissons les plus gros revendiquent et contrôlent une zone
du récif qui s’étend sur plusieurs mètres, les poissons les plus petits contrôlent des zones qui peuvent se
limiter à une dizaine de centimètres.
Il n’y a pas assez de place dans ce manuel pour vous montrer la totalité des
40.000 espèces de poissons de la planète, mais vous trouverez dans ce chapitre
quelques-unes des espèces que vous avez le plus de chance de rencontrer en
plongée.
Poisson-perroquet bicolore
Fish Identification
Pour identifier et décrire des poissons, il est important de connaître les différentes parties des poissons.
Le schéma ci-dessous illustre les parties de base d'un poisson à des fins d'identification.
1. Nageoire dorsale 2. Nageoire caudale 3. Nageoire anale 4. Nageoire ventrale 5. Nageoire pectorale 6. Ligne latérale
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L’un des groupes les plus communs concerne les variétés
de poissons-anges. Ils font partie des plus beaux
poissons mais il faut avant tout les apprécier avec les
yeux; en effet, ils ne sont pas considérés comme
comestibles.
Il existe 87 espèces de poissons anges, dans sept genres.
Poisson Ange Empereur juvénile
De couleurs généralement vives, et avec un corps Poisson Ange Empereur adulte
véritablement comprimé latéralement, les poissons-
anges sont les plus beaux poissons que vous puissiez
probablement voir sur le récif. La plupart des espèces de poissons-anges
subissent un changement spectaculaire de coloration à l’âge adulte. Ainsi le
jeune pourra être totalement différent lorsqu’il sera adulte. Très commun dans les
caraïbes le poisson-ange gris se distingue par ses marques grises tachetées. Dans
les eaux tropicales, le poisson-ange empereur, avec ses bandes jaunes et bleues,
attire souvent l'attention des plongeurs. Les grands poissons-anges sont
naturellement sans crainte et approchent très souvent les plongeurs. Poisson ange royal
Poisson-papillon masqué Poisson-papillon à tache dorsale
Poisson cocher
Le poisson-papillon, également connu sous le nom de «poisson-papillon masqué», est souvent
confondu avec la famille des poissons-anges. Les poissons-papillons sont très dociles et n'ont aucun
ennemi apparent. Une autre variété est le poisson-papillon à tache dorsale.
D'autres représentants colorés de la population du récif
incluent les poissons-soldats, les poissons-écureuils, les
poissons-chirurgiens et les balistes.
Baliste Picasso Baliste clown
D'autres habitants du récif sont la grande famille des
mérous et des vivaneaux. Certains d’entre eux peuvent
atteindre des tailles spectaculaires (3 m) et d’autres
restent minuscules comme les anthias colorés.
Mérou Serran nain royal
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Dans tous les océans, il y a une multitude d’habitants du récif comme dans
des hameaux: des anthias, des gobies, des blennies et de minuscules
demoiselles. Il y a même des poissons aux allures étranges comme les
poissons-crapauds, les poissons-ballons, les poissons-vaches, les poissons
chauves-souris et aussi, oui, des hippocampes. Et puis juste devant vos
Poisson-ballon yeux, un poisson plat comme le carrelet à points bleus, ou les raies
pastenagues, ou même le passage d’un banc de carangues, de lutjans et
de vivaneaux.
Hippocampe
Chirurgien bleu Napoléon
Tortue de mer
Espèces marines d’eau froide
Alors que le récif corallien offre protection et nourriture aux habitants des mers
chaudes, les zones plus profondes d’eau froide ont la même fonction pour leurs
habitants. Le fond des eaux froides se compose principalement de rochers et,
sur certaines côtes, d’algues. Même si elles ne sont pas aussi colorées que les
récifs coralliens, les eaux froides présentent souvent une plus grande quantité
de vie marine et permettent de rencontrer quelques-unes des créatures marines
Dauphin Tursiops les plus passionnantes, telles que des mammifères marins comme les lions de
mer, les phoques, les dauphins ou les baleines.
Baleine bleue
Baleine à bosse Marlin
Orque
Chaque année, le Pacifique Nord-Ouest accueille des milliers de plongeurs
venus du monde entier. Ils viennent pour découvrir les forêts de kelps, les
épaves, les îles et les secs, pour rencontrer le plus grand poulpe du monde, les
anguilles-loups, les otaries et les lions de mer. Les forêts de kelps offrent des
expériences uniques en plongée. Les kelps abritent une vie abondante et
constituent le domicile de nombreuses espèces de poissons océaniques qu’on
rencontre le plus souvent dans son assiette: flétan, sole et turbot. D’autres
poissons fréquemment rencontrés dans les forêts de kelps sont le garibaldi,
orange vif, ainsi qu’une grande variété de poissons de roches.
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Garibaldi dans les kelps
Il n’est pas difficile de se déplacer parmi les kelps pour le plongeur confirmé, à condition de le faire
lentement et prudemment, sans se débattre. Cependant, une bonne introduction à la plongée parmi
les kelps doit précéder toute tentative d’exploration de ce milieu magique. Consultez les Dive Center SSI
dans les régions où les kelps abondent. Dans les régions où ils poussent jusqu’à la surface, les kelps
forment un «tapis» qu’on peut traverser en adoptant une nage adaptée.
Si vous êtes empêtré dans les laminaires, restez calme et bougez lentement: vous
vous dégagerez tout seul. Votre binôme peut aussi vous aider.
Des structures artificielles, comme les plates-formes pétrolières ou les épaves de
navires peuvent servir de «récifs» dans les eaux froides. Ils offrent une protection
aux petits poissons et attirent donc les grands poissons pélagiques, qui viennent
s’en nourrir. Il n'est pas rare de voir des carangues, différentes espèces de thons,
des bonites, des maquereaux, de petits barracudas et éventuellement des
Thon
requins.
Si vous êtes particulièrement intéressé par la vie marine ou
pour prendre des photos, interrogez votre professionnel SSI au
sujet des cours de spécialité Photographie numérique ou
Identification de la vie marine.
Les dangers potentiels de la vie marine
Vous serez probablement rassuré d’apprendre qu’un plongeur n’est jamais une proie naturelle pour les
organismes vivants dans la mer. Cependant, comme pour toute activité ou aventure humaine, il existe
des risques et l’un d’entre eux est le risque de se faire blesser par un animal marin. Mais dans presque
tous les cas, ces blessures peuvent être évitées.
Les créatures capables d’infliger des blessures ne le font que pour se défendre. Elles
réagissent lorsqu’elles sont surprises si on les touche, lorsqu’on envahit leur
territoire ou lorsqu’on les dérange.
De taille trop importante pour être considérés comme de la nourriture par les animaux marins, les êtres
humains se font blesser par négligence, ignorance ou à cause de leur propre attitude agressive, que ce
soit intentionnel ou pas.
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Les blessures les plus communes sont celles qui se produisent lorsque l’animal est surpris et se protège
instinctivement. Cela se produit lorsqu’un plongeur frôle, s’accroche ou se pose accidentellement sur
quelque chose qu’il n’a pas vu ou qu’il n’a pas identifié comme dangereux.
Le poisson-scorpion, le poisson-pierre et le poisson-lion
Parmi les créatures que vous aurez du mal à voir, il y a le poisson-scorpion et le
poisson-pierre. Le poisson-scorpion se rencontre dans les eaux côtières des
zones tropicales; il se camoufle sur le fond. En fait, son apparence est celle d’un
rocher ou d’un coquillage lorsqu’il est immobile sur le fond. Sa piqûre n’est pas
mortelle mais douloureuse. On la traite en versant de l’eau chaude directement
Poisson-scorpion
sur la blessure.
Le poisson-pierre ressemble beaucoup au poisson-scorpion mais il est plus
dangereux. On le trouve surtout dans le Pacifique et il est très difficile à repérer:
son camouflage le rend presque indiscernable des rochers et des coraux où il habite. Puisqu'il est très
difficile de voir ces animaux, il est très important de rester à bonne distance des récifs, pour vous
protéger mais aussi pour protéger les animaux !
Autre petite mais formidable espèce, le poisson-lion: il est agréable à regarder
mais sa piqûre est très puissante.
Le traitement pour une piqûre de poisson-scorpion, de poisson-pierre ou de
poisson-lion comprend, bien évidemment l'élimination des épines visibles, mais
aussi de verser de l'eau aussi chaude que la victime puisse supporter, pour éviter
la brûlure. La victime devra également être immédiatement conduite vers un
service médical d'urgence.
Poisson-lion
Les murènes
Les murènes sont des animaux qui se cachent dans les rochers, les crevasses et
les formations coralliennes. La murène javanaise est l’une des plus communes.
Ce sont des animaux qui nagent surtout la nuit. Il y a donc peu de risque de
rentrer en contact avec elles. Cependant, si on la dérange lorsqu’elle se repose
dans une anfractuosité sombre où elle vit, la murène peut réagir en mordant.
D’habitude, les murènes sont très timides et évitent la confrontation.
Murène
Les Cœlentérés
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Parmi les créatures qui ne semblent pas dangereuses au premier abord, on
trouve plusieurs représentants du phylum des cœlentérés, en particulier les
méduses et le vaisseau de guerre portugais. Les nématocystes des cœlentérés
injectent du poison dans la victime qui les touche.
Si vous êtes piqué par les méduses et le vaisseau de guerre portugais, il faut
immédiatement soigner la piqûre: sortez de l’eau, ne touchez pas aux dards,
arrosez la blessure avec du vinaigre ou de l’ammoniaque ou appliquez une
solution anti-piqûres et demandez des soins médicaux. Les nouvelles recherches
montrent également que plusieurs de ces toxines sont labiles à la chaleur et
peuvent être inactivées avec une immersion dans de l’eau à 42 / 44° C.
Le cœlentéré le plus dangereux est la guêpe de mer. Les tentacules de la guêpe
de mer peuvent atteindre 10 mètres de longueur. Un morceau de tentacule de
15 cm de long contient assez de poison pour tuer un adulte. Lorsqu’on est piqué
par ces tentacules, on ressent une douleur intense autour de la zone touchée. 90
minutes après la piqûre, la victime devient inconsciente et arrête de respirer. Le
Méduse
traitement d’une piqûre de guêpe de mer consiste à appliquer des quantités
importantes de vinaigre ou de glace sur la zone touchée et à enlever très
soigneusement les tentacules. Mettez un bandage serré de vinaigre ou de glace, contrôlez les
paramètres vitaux et transportez la victime jusqu’au service médical d’urgence le plus proche.
Les cônes et les oursins
Le cône dispose d'un dard venimeux caché dans sa coquille. Bien que les cônes
n’attaquent pas, des piqûres peuvent provenir d’une manipulation négligente et
parce que les plongeurs les prennent pour des coquillages inoffensifs. Si vous
ne pouvez pas identifier un coquillage de manière certaine, ne le ramassez pas.
Traitez les piqûres de cône en les aspergeant d’eau chaude et en demandant
immédiatement un traitement médical. Les piqûres de cônes peuvent être
mortelles.
Cône
Les épines acérées des oursins sont une cause commune de piqûres. Il faut
éviter de casser les épines en les retirant de la peau. Traitez les piqûres en
plaçant la zone atteinte dans l’eau la plus chaude que le blessé puisse supporter
afin de calmer la douleur. Retirez délicatement les parties visibles des épines
puis frottez la blessure avec du savon et de l’eau. Si une épine se trouve près
d’une articulation ou que la blessure montre des signes d’infection, il faut
demander des soins médicaux appropriés.
Oursin
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Les raies
En se déplaçant sur le fond, les plongeurs doivent
faire attention aux raies, qui sont peu visibles.
Plusieurs espèces de raies à aiguillon, dont la raie-
papillon, les raies-aigles, la raie ronde et les raies
pastenagues sont capables de blesser un plongeur
agressif ou un plongeur qui se pose
accidentellement dessus quand elles sont cachées
Raie pastenague
Raie aigle de manière discrète sur un fond de sable. Quand
elles sont dérangées ou provoquées, elles s’enfuient;
mais si on les attaque, elles frappent avec leur
queue et peuvent frapper l’intrus avec un aiguillon venimeux situé sur la queue. La piqûre peut faire
saigner et gonfler la zone concernée. Le poison ainsi injecté peut avoir de sérieux effets secondaires,
tels que des vomissements ou un état de faiblesse. Si vous êtes blessé par une raie, sortez de l’eau,
plongez la blessure dans l’eau chaude et demandez des soins médicaux.
Les requins
Les requins sont rapides et puissants et deviennent très excités quand ils
sentent du sang dans l’eau. La connaissance de ces deux facteurs (savoir qu’on
peut les provoquer et qu’ils sont excités par le sang) a été utilisée par les
producteurs de films et de documentaires pour fabriquer le mythe du requin
Requin nourrice
féroce. Même le plus familier des requins peut réagir violemment à des appâts
placés dans l’eau, agitant violemment des brassées de viande, d’intestin et de
sang. Mais en réalité, les requins sont très élégants et peuvent même être peureux, s’enfuyant au
moindre mouvement brusque. Pour un plongeur, c'est un rare privilège de passer du temps en
présence de requins.
Les requins rencontrés le plus souvent sont les moins agressifs. Parmi ceux-ci, citons le requin-nourrice
et le requin de sable. Les requins les plus agressifs sont le requin-tigre, le grand blanc, le mako et le
requin-marteau.
Requin-tigre Requin de récif
Grand requin blanc
Requin-marteau
Il n’y a aucun doute que quelques requins sont imprévisibles et peuvent être
dangereux, mais uniquement si on les provoque.
Un autre grand poisson qui ne mérite pas sa réputation de prédateur hostile est
le barracuda. Alors qu’il a une apparence effrayante et qu’il tend à rester à l’affût,
c’est en fait un animal très agréable et intelligent, qui peut suivre un plongeur
Barracuda par simple curiosité. En réalité, les barracudas sont connus pour être très
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amicaux.
Nous avons juste évoqué un certain nombre de dangers potentiels de la vie marine. Mais en tant que
plongeur, il est plus important de connaître ceux que vous risquez de rencontrer lorsque vous plongez
dans telle ou telle région. De nombreux animaux dangereux sont spécifiques d’une seule région.
Demandez à votre professionnel SSI quelles espèces il convient de surveiller dans
les eaux de sa région, comment les reconnaître, comment les éviter et ce qu’il faut
faire si on est blessé.
Nous sommes tous émerveillés par l’incroyable beauté du monde sous-marin. Comme vous l’avez
appris, c'est un écosystème subtilement équilibré et nous espérons seulement que vous ferez tout votre
possible pour protéger cette surprenante ressource. Notre souhait est que vous puissiez le visiter
souvent pour profiter de son éclatante beauté. Mais SVP rappelez-vous, «regardez et ne touchez pas.
Prenez seulement des photos, laissez seulement vos bulles et appréciez !»
Il y a 3 choses que vous pouvez faire pour protéger cette étonnante ressource :
1) Evoluez en flottabilité neutre à tout moment.
2) Gardez votre matériel collé à vous, aucun équipement ne
doit traîner au risque d’endommager le récif.
3) Soyez toujours un plongeur responsable.
Les environnements d’eau douce
Bien que les plongées en mer sur les côtes soient très prisées, il existe de nombreuses possibilités
intéressantes de plongée à l’intérieur des terres, en eau douce. De nombreux plongeurs vivent à
l’intérieur des terres, trop loin de la mer pour pouvoir y plonger exclusivement: ils trouvent donc des
sites de plongée variés et intéressants près de chez eux. Les sites de plongée de l’intérieur des terres
peuvent, par exemple, être les lacs, les rivières ou les carrières.
Interrogez votre Dive Center et votre professionnel SSI sur les
possibilités de plonger localement. Puisque ces sites d'eau
douce peuvent ne pas offrir la même condition de visibilité
que la plongée en mer, vous pouvez aussi vous intéresser à un
cours de spécialité Plongée de nuit ou par Visibilité limitée.
La vie en eau douce
Selon la région du monde où vous plongez, vous êtes
susceptible de rencontrer un certain nombre de poissons
appartenant à des familles de poissons d’eau douce
comme les anguilles, les perches, les brochets, les
poissons-chats, les truites, les carpes, les chevaines et les
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sandres. Perche
Anguille
Brochet
Truite
Poisson-chat
Carpe
Les eaux douces contiennent aussi les cousins des plus délicieux habitants de la mer: les langoustes et
les palourdes. Les écrevisses se trouvent dans presque tous les types d’eau douce. Elles sont plus petites
que la langouste, mais très intéressantes à observer.
La chaîne alimentaire se forme habituellement autour de plantes flottantes ou enracinées, mais elle est
également abondante autour des épaves de navires d’eau douce. Il y a de nombreuses épaves réputées
dans des zones comme les Grands Lacs des États-Unis. La plongée en eau douce peut être l’occasion
d’effectuer de superbes plongées.
Sandre
Néon bleu
Discus
Scalaire
Parcs marins: dans le monde entier, de nombreux sites de plongée sont considérés
comme des parcs marins et sont protégés par les lois. Cette protection aide à
conserver intacts ces sites de plongée en protégeant le corail et le reste de la vie
marine des chasseurs et collectionneurs. Cependant, cette protection s’accompagne
de réglementations et de responsabilités. Il appartient à tous les plongeurs de respecter les lois
nationales et de protéger les coraux et la vie marine dans ces parcs.
Opportunités de plongée
Pour terminer, parce que vous prenez de l’expérience et que vous avez quelques
plongées à votre actif, vous serez de plus en plus intéressé par des destinations
exotiques avec d’incroyables espèces marines. Vous pouvez même décider un
jour d’aller plonger avec les grands requins blancs au large des côtes de l'Afrique.
Requin-baleine Ou plus probable, d’aller faire des plongées avec des requins peau bleu dans
l'Atlantique Nord. Mais pour attendre, il existe des plongées pour observer
d’étranges poissons en Indonésie. Et que diriez-vous de faire du Snorkeling avec
des requins-baleines ou des espadons voiliers au Mexique ? Mais non, finalement votre liste de souhaits
indique que vous voulez nager avec les otaries de Basse-Californie et évoluer au beau milieu d’un banc
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de requins-marteaux dans les îles Galápagos.
Et après avoir fait tout cela, il y aura toujours les
coraux mous géants et les bénitiers des Fidji à aller
voir, plus les mérous géants, ou loches géantes, de
la grande barrière de corail. Il se pourrait même que
Baleine à bosse vous soyez très intéressé par les majestueuses raies
Manta noires et blanches de Yap ou Hawaï. Et si vous
êtes mordus de naufrages, peut-être avez-vous
Raie manta placé le lagon de Truk sur votre liste, la Mecque de la plongée sur épaves, là où
la majorité de la flotte impériale japonaise a sombré en 1944. Et puis il y a
toujours le rêve, nager avec les baleines à bosse en République Dominicaine ou
les lamantins de Floride. La plongée a beaucoup à offrir, à tous, peu importe nos objectifs ou nos
intérêts !
Comme vous pouvez le voir, il est un grand océan là-bas et aujourd'hui commence pour vous de
nouvelles expériences en plongée. Votre Dive Center, votre professionnel et SSI ont un défi pour vous:
établir la liste des 40 000 espèces de poissons, prévoir de les rencontrer toutes et les cocher une à une
sur votre liste visible de tous dans votre profil sur mySSI de MySSI. Si cette liste de poissons n’est pas au
centre de vos intérêts, établissez une liste des plus beaux endroits que vous voudriez voir, où vous
souhaitez plonger, et faites de même. Quelque soit le défi, ce sont deux incroyables buts avec une
extraordinaire finalité: plonger dans tous les océans du monde, voir tout ce qu’ils peuvent offrir et
rendre envieux vos amis.
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Résumé
Nous vivons sur une planète faite d'eau, toute la vie est faite d'eau, la vie ne peut exister sans l’eau et
c'est toujours l'eau qui permet que notre planète soit habitable pour la vie terrestre et marine. Il existe
un cycle de l’eau sur la planète et nous sommes tous liés par ce cycle. La pluie, ou la neige, qui tombe
sur votre maison est en réalité de l’eau de mer, évaporée par le soleil, portée par le vent puis déversée
sous forme de pluies d’eau douce pure.
Les océans abritent une incroyable diversité d’écosystèmes des fonds sableux aux récifs coralliens en
passant par les forêts de Kelps et l’immensité de l’eau. Tous ces écosystèmes abritent une diversité très
importante de vie, végétale et animale. Tous ces organismes sont reliés et forment la grande chaîne de
la vie.
Mais, souvent, cette chaîne est trop facilement perturbée par l’activité humaine. Nous nuisons aux
océans par la surpêche. Nous perturbons le paysage et libérons des sédiments pouvant étouffer les
coraux, nous détruisons les éléments nutritifs qui enrichissent les eaux côtières et dérangeons
l'équilibre écologique avec des pollutions de toutes sortes qui souillent la vie marine et nous reviennent
à travers les fruits de mer que nous mangeons.
Nous contribuons aux changements climatiques par l’utilisation des combustibles fossiles et les rejets
de dioxyde de carbone. Le CO2 engendre l'effet de serre qui réchauffe les océans et stresse les coraux.
Lorsque cela se produit les coraux blanchissent et peuvent mourir. Le dioxyde de carbone modifie
également le pH des océans et perturbe les coraux dans la construction de leurs squelettes.
Les récifs coralliens sont de véritables sentinelles de santé des océans. Comme les canaris dans les
mines utilisés pour détecter la toxicité de l’air, les coraux sont sensibles à la dégradation de leur
environnement. Aujourd'hui, les coraux nous indiquent que les océans sont fortement perturbés.
Nous devons prendre conscience de la valeur des océans et de leurs résidents, et faire tout notre
possible pour protéger la santé des océans. Comme le dit Jean-Michel Cousteau, «protéger les océans,
c’est se protéger soi-même !»
Révisions du chapitre
Récif malsain / Récif sain
Image © Fotolia.
1. L'eau constitue environ ___ de la surface de la terre.
A. 50%
B. 71%
C. 85%
D. 66%
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2. Plus de ___ de l'oxygène de la terre est produit par les plantes marines.
A. 72%
B. 66%
C. 50%
D. 85%
3. Les océans sont une source importante de vie parce que:
A. Ils couvrent une grande partie de la surface de la terre
B. Ils fournissent de l'eau de pluie aux être humains pour boire
C. Ils fournissent une quantité infinie de fruits de mer
D. Ils hébergent une grande partie des premiers maillons de la chaîne alimentaire terrestre
4. Lorsque vous plongez dans des aires marines protégées comme les parcs marins, les plongeurs doivent:
A. Suivre et respecter les règlements des parcs marins
B. Pratiquer la plongée de la même façon qu'à l'extérieur des parcs
C. Seulement participer à des plongées guidées
D. Ne récolter que les espèces marines non protégées par les lois fédérales
5. Les plongeurs peuvent aider à la protection de l'environnement marin en:
A. Toutes les réponses sont justes
B. Maintenant une flottabilité neutre à chaque instant
C. Etant toujours un plongeur responsable
D. Gardant leur matériel bien en place pour qu'il ne traîne pas
6. Les récifs coralliens sont créés par:
A. Les gisements de calcaire qui se forment au cours de millions d'années
B. Des colonies animales appelées polypes qui forment des structures squelettiques
C. Les vers tubicoles arbres de Noël qui forment un socle calcaire pour que le corail grandisse
D. Un groupe d'animaux appelés échinodermes
7. Quels sont les deux exemples de coraux durs ?
A. Les gorgones et le corail-cerveau
B. Le corail bois d'élan et le corail bois-de-cerf
C. Toutes les réponses sont justes
D. Le corail de feu et le corail étoilé
8. Quels sont les deux exemples de coraux mous ?
A. Le corail noir et le corail rouge
B. Le corail bois d'élan et le corail bois-de-cerf
C. Toutes les réponses sont justes
D. Les gorgones et le corail-cerveau
9. Les plongeurs doivent éviter tout contact avec les coraux parce que:
A. Toutes les réponses sont justes
B. Les contacts peuvent blesser le plongeur
C. Toucher le corail peut endommager votre matériel
D. Les contacts peuvent endommager le corail
10. Si un plongeur est blessé par un animal marin dangereux, c'est généralement parce que:
A. L'ignorance des plongeurs
B. Le comportement agressif des plongeurs
C. Toutes les réponses sont justes
D. La négligence des plongeurs
11. Les blessures les plus fréquentes se produisent généralement lorsque:
A. Un plongeur est blessé par une raie pastenague
B. Un animal est surpris par un plongeur et se protège instinctivement
C. Un requin est rencontré
D. Un plongeur entre ou sort de l'eau
12. Les requins réagissent agressivement à:
A. Des plongeurs dans l'eau
B. L'odeur du sang dans l'eau
C. Les gros poissons autour d'un plongeur
D. Les plongeurs qui descendent et qui montent
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13. Quels sont les exemples de vie marine en eau douce ?
A. Les perches
B. Les anguilles
C. Toutes les réponses sont justes
D. Les écrevisses
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Chapitre 6
Vos expériences en plongée et
au-delà
Objectifs
A la fin du chapitre 6, vous serez capable de:
1 Identifier quatre facteurs pouvant mener à une panique.
2 Décrire la réaction appropriée qu'un plongeur doit avoir face à un plongeur paniqué à la surface et au fond.
3 Citer quatre actions qu'un plongeur peut mettre en œuvre pour éviter une situation de panique.
4 Citer trois réponses possibles face à une panne d’air et décrire dans quelles situations chaque réponse doit être
considérée comme la meilleure.
5 Citer le code du plongeur responsable SSI.
6 Citer les trois niveaux de formation continue SSI et donner le nombre de plongées exigées pour obtenir chaque
niveau.
Prendre soin de soi-même
Votre bien-être physique est un élément très important, mais souvent négligé en plongée.
Plus vous serez affûté physiquement, plus vous profiterez de votre vie, y compris
de la plongée. Plus vous êtes en forme, plus vous serez capable de vous adapter au
monde sous-marin.
Il y a certaines choses très importantes que les plongeurs doivent faire ou ne pas faire. Par exemple, les
boissons alcoolisées, ou les drogues, et la plongée ne font pas bon ménage. Pendant les vacances, une
soirée au bar peut paraître très tentante mais à ne pas faire si vous prévoyez de plonger le lendemain !
Souvenez-vous que les Dive Professionals, les Divemasters et le personnel du centre de plongée sont
responsables de votre bien-être sous l’eau et peuvent vous interdire de plonger s'ils sentent que vous
n'êtes pas dans de bonnes conditions pour cela. Boire et se droguer sont des raisons plus que
suffisantes pour que le personnel du centre de plongée vous interdise de vous mettre à l'eau.
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Lorsque vous plongez, assurez-vous de consommer
des boissons appropriés, sans alcool, pour éviter la
déshydratation. L'eau est ce qu’il y a de mieux.
Démarrez votre journée de plongée avec un bon
petit déjeuner, avec des aliments non féculents, puis
mangez raisonnablement tout au long de la journée
de plongée.
Portez une protection isothermique qui convienne.
Après plusieurs jours de plongée et plusieurs
plongées par jour, votre température corporelle
peut baisser. L'eau dans laquelle vous plongez
depuis le début de votre séjour, vous semblera plus
fraîche vers la fin de vos vacances. C'est pourquoi la
Image © iStock
plupart des Divemasters travaillant dans les mers
tropicales portent toujours une protection
isothermique.
Les plongeurs doivent s'abstenir de fumer. De plus, les pneumologues constatent que le tabagisme est
contradictoire avec la plongée. Ainsi, si vous fumez, nous vous recommandons d’entreprendre les
démarches pour arrêter. L’arrêt du tabac améliorera votre condition physique générale, votre santé
respiratoire et la qualité de vos plongées.
Pour devenir un plongeur aujourd'hui, il n’est pas nécessaire
d’être un surhomme. Mais il y a certaines dispositions pleines
de bon sens que vous devez prendre pour augmenter votre
confort et votre confiance dans ce sport merveilleux. L’une de
ces dispositions est de participer au cours de spécialité Stress
Rescue durant lequel vous apprendrez, non seulement
comment prendre soin de vous-même, mais aussi comment
détecter et traiter le stress, et comment aider votre binôme en cas d'urgence.
Eviter la panique
La panique sous l'eau est non seulement un traumatisme émotionnel, mais elle peut aussi conduire à
des accidents dans l'eau. Pour éviter les situations de panique, il faut en comprendre les causes.
Détresses respiratoires
Il y a deux causes générales de détresse respiratoire : soit une baisse de votre réserve d’air ou une
panne d'air, soit par la sensation de ne pas avoir suffisamment d’air en raison d’une respiration
inefficace. Pour éviter la baisse de la réserve d’air et la panne d'air, contrôlez régulièrement votre réserve
d’air et planifiez votre retour à la surface avec au moins 50 bars dans votre bouteille. Nous avons abordé
précédemment les notions de consommation en gaz et de temps possible au fond, mais pensez
toujours à respirer régulièrement et calmement, cela vous aidera à économiser votre air pendant que
vous vous reprenez mentalement en sachant que vous êtes en mesure de très bien respirer.
Conditions environnementales
Les mouvements d’eau, une visibilité limitée, les tombants sous-marins, le risque de s’emmêler, les
dangers de la vie marine, le froid, la claustrophobie et la perte du partenaire sont autant d’éléments
modifiant l’environnement. En analysant et en commentant ces questions avant la plongée avec votre
guide de plongée et votre binôme, vous réduirez les risques de les voir se transformer en problèmes
lorsque vous serez dans l’eau.
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Matériel
L’utilisation d’un matériel inhabituel, inadapté ou qui fonctionne mal peut être la cause d’un état de
stress et ainsi provoquer une panique. C’est pourquoi nous vous recommandons autant que possible de
choisir et d’acquérir votre propre matériel et de le faire entretenir par votre Dive Center SSI. Utiliser
votre check-list de préparation de la plongée et vérifiez chaque élément avant chaque plongée. Vous
pouvez éliminer la quasi-totalité des problèmes possibles avec de l'autodiscipline et l'entretien de votre
matériel.
Confort et capacités
Plonger doit toujours être un plaisir. Pour vraiment en profiter, plongez toujours dans les limites de vos
compétences et de votre aisance. Plonger en dehors de ses limites peut être cause de stress et conduire
à une panique. Profitez de votre plongée en restant dans le cadre de vos limites et rappelez-vous que
vous seul décidez quand et comment vous voulez plonger. Une bonne formation, une bonne technique
de plongée et un bon binôme de plongée vous aideront à prévenir les situations de panique.
Restez toujours dans vos limites et vos capacités ! Vous avez toujours le droit de
refuser de plonger si vous ne vous sentez pas à l'aise ou si vous avez le sentiment
que les conditions de plongée sont au-dessus de vos capacités.
Identifier les réactions de panique
Même si vous êtes devenu maître dans l'art d'éviter
la panique, il est possible que les plongeurs autour
de vous ne le soient pas. Vous devez être attentif
aux plongeurs susceptibles de paniquer, qu'ils
soient vos équipiers officiels ou pas. Voici quelques
signes permettant d'identifier les réactions de
panique d’un plongeur proche de vous :
• Mouvements étranges et désordonnés.
• Yeux écarquillés et hagards.
• Respiration irrégulière avec des bulles qui
semblent exploser depuis l’embout du
deuxième étage.
Image © SSI
• Position verticale dans l’eau, palmage
inefficace.
• Bras qui s’agitent, tentative de « grimper » pour sortir de l’eau.
• Difficultés à obtenir une flottabilité positive à la surface.
Si vous observez des signes de panique chez votre binôme, sous l'eau :
• Localisez votre source d’air de secours au cas où elle serait nécessaire.
• Approchez-vous de votre binôme et recherchez l’origine du problème.
• Mettez-vous face à votre binôme et attirez son attention. Dans de nombreux cas, savoir que vous
êtes là suffit au plongeur paniqué pour se maîtriser.
• Si le comportement de votre binôme est agité de sorte qu’il menace votre sécurité, reculez jusqu’à
ce qu’il se calme. Vous n’êtes pas formé pour aider un plongeur en situation avancée de panique.
Faites tout ce que vous pouvez sans vous mettre vous-même en danger.
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Vous êtes capable d'aider votre binôme en cas d'enchevêtrement ou pour partager
de l'air. Vous n'êtes pas capable d'aider un plongeur dans une situation avancée de
panique, si vous n'êtes pas formé pour cela. Faites tout ce que vous pouvez sans
vous mettre vous-même en danger !
Si vous observez des signes de panique chez votre binôme, en surface :
• Gonflez complètement votre gilet stabilisateur.
• Parlez calmement à votre binôme et conseillez-le, à distance, pour qu’il se mettre en flottabilité
positive.
• Si nécessaire, approchez-vous de votre binôme puis larguez ses lests et gonflez son gilet.
• Aidez votre binôme à trouver la position dans laquelle sa respiration est la plus facile.
• Si, dans la panique, votre binôme vous saisit, descendez sous la surface ainsi il, ou elle, vous
lâchera très probablement.
• Ne vous mettez jamais en danger inutilement ! Si nécessaire, demandez de l’aide.
Prévention de la panique
Voici quelques techniques que vous pouvez utiliser
pour éviter toutes situations de panique vous
concernant.
1. Réagissez correctement. Les réactions adaptées
doivent être comme une seconde nature en
cas de situations difficiles. Rappelez-vous «la
règle des 3 R» : Reprendre le contrôle,
Répondre, et Réagir.
2. Suivez le cours de spécialité correspondant au
type de plongée que vous effectuez. La plupart
des plongeurs qui se trouvent en situation
difficile admettent que cela a été provoqué par
le non respect des règles de base de la plongée Image © SSI
en scaphandre ou en pratiquant un type de
plongée pour lequel ils ne sont pas formés.
3. Évaluez honnêtement vos limites en plongée. La nécessité de réussir ou de faire plaisir à quelqu'un
d’autre entraîne souvent les personnes au delà de leurs limites. Soyez honnête avec vous-même.
NE PLONGEZ PAS SI VOUS SENTEZ, POUR QUELCONQUE RAISON QUE CE SOIT, QUE VOUS NE
DEVRIEZ PAS. Ne laissez pas votre conjoint, votre famille, vos amis, vos collègues ou toute autre
personne, vous forcer à effectuer une plongée pour laquelle vous ne vous sentez pas en confiance.
Vous connaissez vos capacités mieux que quiconque. Souvenez-vous, la plongée est censée être
un sport de plaisir, et ce ne peut pas être du plaisir si vous êtes stressé au point de paniquer.
4. Entretenez correctement votre matériel de plongée. Suivez le programme d’entretien du matériel
de SSI.
5. Introduisez seulement une nouvelle variable à votre plongée. Par exemple, si vous n'avez jamais
effectué de plongée de nuit, plongée sur épave ou depuis un bateau, faire une plongée sur épave
de nuit au départ d'un bateau est une combinaison potentiellement stressante. Il est préférable de
recevoir la formation appropriée pour chacun de ces environnements très spécifiques et ainsi de
faire une plongée sur épave, puis une plongée de nuit dans un cadre familier et une plongée
145 © SSI International GmbH, 2023
depuis un bateau, avant de combiner les trois. Vous êtes censé profiter de chaque expérience, et
non pas être stressé. Aucun substitut à l'expérience n’a été trouvé à ce jour, et il n’existe aucun
raccourci connu !
Réponses appropriées aux situations difficiles
La planification est une partie très importante de la plongée à l'air. Un manque de planification
peut vous placer en situation difficile sous l’eau. Un plongeur correctement formé présente peu
de risque de panique et sera capable de réagir aux situations difficiles sous l'eau.
Dans le chapitre 2, nous avons étudié trois des règles de base de la plongée en scaphandre :
respirez en permanence, remontez lentement et gardez le contrôle, et ne plongez jamais seul ou
au-delà de vos limites. Maintenant, nous ajoutons une quatrième règle pour la plongée en
Je n'ai plus scaphandre : "Stopper, Respirer, Réfléchir et Agir". La situation de panne d’air est la plus critique et
d'air
exige une attention immédiate, mais dans la plupart des cas, "Stopper, Respirer, Réfléchir et Agir"
est la meilleure façon de reprendre le contrôle et de prendre une décision intelligente face à
cette situation compliquée.
1. S'arrêter 2. Respirer 3. Réfléchir 4. Agir
1. STOPPER- la première réaction face à une panne d’air en profondeur est une poussée d'adrénaline
provoquée par la réaction de «combat ou de fuite». Mais c'est là que votre formation prend son
sens. Lorsque vous vous arrêterez, vous vous rendrez immédiatement compte qu'une remontée
panique incontrôlée aurait de graves conséquences. Prenez un moment pour reprendre vos
esprits et refuser la réaction instinctive.
2. RESPIRER - si vous avez encore de l'air, la meilleure façon de reprendre le contrôle rapidement est
de s'arrêter immédiatement, se calmer, et de même de prendre plusieurs respirations profondes.
Ceci vous détendra et vous aidera à prendre une décision rationnelle, devançant ainsi un choix qui
pourrait être dangereux.
3. RÉFLÉCHIR – après avoir repris le contrôle, vous pouvez réfléchir à différentes options, étudiez les
146 © SSI International GmbH, 2023
différentes alternatives et choisissez la solution la plus appropriée. Après avoir réfléchi aux
différentes options face à une situation de panne d’air, vous choisirez une action "dépendante" ou
"autonome".
4. AGIR - maintenant que vous savez ce qu’il faut faire, faites-le de façon décisive. Faites confiance à
votre formation et agissez. Cela doit seulement prendre quelques secondes POUR STOPPER,
RESPIRER, RÉFLÉCHIR et AGIR.
La quatrième règle de la plongée en scaphandre : «Stopper, Respirer, Réfléchir et
Agir»
Aide à la prise de décision
Continuons à réfléchir à la situation délicate de la panne d’air pour étudier les options possibles après
vous être arrêté, avoir repris le contrôle et avoir réfléchi aux différentes alternatives.
Je suis en panne d'air et ...
Situation 1: mon binôme est suffisamment proche pour pouvoir m'aider.
Votre première option est une action "dépendante": le partage d'air.
Situation 2: la surface est plus proche que mon binôme.
Votre choix se portera sur une action "autonome" : la remontée contrôlée à la palme.
Situation 3: j'ai perdu mon binôme et je suis trop profond pour réaliser une remontée contrôlée.
Votre choix se portera sur une action "autonome" : la remontée d'urgence au gilet.
Situation 1: action "dépendante"; le partage d’air
Après avoir fait le choix d’une action "dépendante", le plongeur en panne d’air (demandeur) s’approche
du plongeur ayant de l'air (donneur) et lui fait le signe «je n’ai plus d’air». Le donneur fait face à son
équipier en panne d’air et lui donne sa source d’air principale. Le donneur saisit pour lui sa source d’air
de secours. Le donneur reste maître de la situation. Puis, le donneur place sa main droite sur la brettelle
droite du gilet de stabilisation du demandeur. Le demandeur place également sa main droite sur la
brettelle droite du gilet de stabilisation du donneur. Lorsque tout est sous contrôle, les deux plongeurs
débutent leur remontée en tenant l’inflateur de leur gilet de stabilisation dans leurs mains gauches.
L’objectif de cette technique de partage d'air est de permettre aux deux plongeurs de regagner la
surface dans les meilleures conditions possibles.
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1. Signe "Je n'ai plus d'air" 2. Le donneur passe son détendeur principal au receveur et prend son détendeur de secours; Chaque plongeur tient l'autre par la
sangle droite; Commencez une remontée avec partage d'air en maintenant l'inflateur dans la main gauche
Le partage de la source d’air principale est le moyen le plus efficace de partager de
l’air.
Situation 2: action "autonome" ; la remontée contrôlée à la palme
Dans le cas peu probable où vous réalisez que vous êtes en panne d'air et seul, ce ne peut être qu’action
"autonome". Si vous êtes à moins de 18 mètres de profondeur, la solution la plus adaptée est d’effectuer
une remontée contrôlée à la palme.
Avant de commencer la remontée contrôlée à la palme, vous pouvez ressentir la panique monter en
vous. Souvenez-vous alors de la quatrième règle de base de la plongée en scaphandre :
• STOPPER - surmontez votre réflexe de vouloir regagner la surface.
• RESPIRER – même si vous êtes en panne d’air, CONSERVEZ votre détendeur en bouche. Puisque
vous remontez, il vous sera très certainement possible de reprendre une inspiration
supplémentaire, la pression de l’eau diminuant sous l’effet de la loi de Boyle.
• REFLECHIR - retrouvez votre capacité à raisonner.
• AGIR- agissez immédiatement et conformément à ce que vous avez appris.
Tandis que vous remontez vers la surface en effectuant votre remontée contrôlée à la palme, pensez à
EXPIRER. Basculez la tête en arrière, levez la main, et commencez à expirer régulièrement sans blocage.
Le basculement de la tête en arrière permet d’être sûr que vos voies aériennes restent ouvertes.
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Rappelez-vous la loi de Boyle : l'air dans vos poumons augmente à la remontée en raison de la
diminution de la pression de l'eau. Il est essentiel que vous conserviez une expiration régulière et
contrôlée pendant toute votre remontée. Conservez votre détendeur en bouche jusqu'à la surface.
Puis, REMONTEZ vers la surface de façon aussi contrôlée que possible. Après avoir pris les conditions en
considération et après avoir réfléchi à votre situation, remontez vers la surface.
En arrivant à la surface, vous devrez larguer votre lestage et vous mettre en flottabilité positive.
Situation 3: action "autonome" ; la remontée d’urgence au gilet
1. Larguez le système de lestage 2. Remontez en contrôlant autant que possible votre vitesse; Expirez en continu et contrôlée; Allongez vous sur le dos entre
5 et 3 mètres pour ralentir votre remontée
Dans le cas peu probable où vous réalisez que vous êtes en panne d'air et seul, ce ne peut être qu’action
"autonome". Si vous êtes à plus de 18 mètres de profondeur, la solution la plus adaptée est la remontée
d’urgence au gilet.
Avant de commencer la remontée d’urgence au gilet, vous pouvez ressentir la panique monter en vous.
Souvenez-vous alors de la quatrième règle de base de la plongée en scaphandre :
• STOPPER - surmontez votre réflexe de vouloir regagner la surface.
• RESPIRER – même si vous êtes en panne d’air, CONSERVEZ votre détendeur en bouche. Puisque
vous remontez, il vous sera très certainement possible de reprendre une inspiration
supplémentaire, la pression de l’eau diminuant sous l’effet de la loi de Boyle.
• REFLECHIR - retrouvez votre capacité à raisonner.
• AGIR- agissez immédiatement et conformément à ce que vous avez appris.
Tandis que vous remontez vers la surface en effectuant votre remontée d’urgence au gilet, LARGUEZ
votre lestage. Si vous êtes équipé d’une ceinture de lests, tenez-la à bout de bras avant de la larguer. Le
lest ne doit pas rester accrocher à une partie de votre matériel.
De plus, pensez à EXPIRER. Basculez la tête en arrière, levez la main, et commencez à expirer
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régulièrement sans blocage. Le basculement de la tête en arrière permet d’être sûr que vos voies
aériennes restent ouvertes. Rappelez-vous la loi de Boyle : l'air dans vos poumons augmente à la
remontée en raison de la diminution de la pression de l'eau. Il est essentiel que vous conserviez une
expiration régulière et contrôlée pendant toute votre remontée. Conservez votre détendeur en bouche
jusqu'à la surface.
Puis, REMONTEZ vers la surface de façon aussi contrôlée que possible. Puisque le temps pour effectuer
votre remontée est compté, c'est le seul cas pour lequel la vitesse de remontée peut excéder les 9
mètres par minutes. Cependant, ne tentez pas de regagner la surface sans réfléchir ou pris de panique.
Vous avez suffisamment de temps, si vous respectez la procédure appropriée. Après avoir pris les
conditions en considération et après avoir réfléchi à votre situation, remontez vers la surface.
Lors de la remontée, allongez-vous de tout votre corps dans la zone des 5 à 3 mètres pour ralentir votre
remontée à l’approche de la surface. La meilleure façon d’estimer la zone des 5 à 3 mètres, dans cette
situation, est d'observer le changement de lumière, car l'eau semble soudainement plus claire à cette
profondeur.
Une fois arrivée à la surface, mettez-vous en flottabilité positive.
Réalisez une remontée d’urgence au gilet (1) seulement si vous êtes en panne d’air,
(2) que votre binôme est trop éloigné de vous pour intervenir et (3) que vous êtes
trop profond pour effectuer une remontée d’urgence à la palme ! Cette remontée
d’urgence doit être considérée comme votre dernière option possible pour
atteindre la surface sans assistance, puisqu'elle comporte certains risques. En
raison de ces risques, elle vous sera uniquement enseignée en piscine ou milieu protégé.
Vous devez vous engager à revoir les procédures relatives à la remontée d’urgence au gilet pour les
mémoriser jusqu'à ce qu'elles soient intégrées à votre comportement de plongeur.
Être un plongeur responsable
Ce sont quelques-unes des techniques de plongée les plus importantes que vous apprendrez. Gardez à
l’esprit que les procédures d’urgence ne devraient jamais être utilisées. La formation à la plongée en
scaphandre comprend la physique de la plongée, la physiologie, le matériel et les caractéristiques du
monde sous-marin.
Les qualités les plus importantes: maturité, discernement et engagement dans la
formation continue aux techniques de plongée appropriées et être respectueux de
ma propre sécurité.
Le Code du plongeur responsable SSI
Je m’engage à:
• Plonger dans les limites de mes aptitudes et de ma formation.
• Evaluer les conditions avant chaque plongée et à m’assurer de leur adaptation à mes possibilités
personnelles.
• Connaître et vérifier mon matériel avant et pendant chaque plongée.
• Respecter le système de binôme et ses avantages.
• Accepter la responsabilité de ma propre sécurité lors de chaque plongée
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• Respecter l’environnement lors de chaque plongée.
Être certifié et plongées de transfert
Félicitations ! Votre certification Open Water Diver vous attend !
Après avoir achevé votre formation, installez tout simplement l’application MySSI
sur votre Smartphone et téléchargez votre carte de certification SSI gratuitement !
Sous cette forme, vous aurez toujours votre certification à portée de main, dans un
endroit sécurisé. Vous pouvez aussi vérifier votre profil sur [Link].
Après avoir été certifié, vous êtes prêt pour une vie
d'aventures. La plongée offre d’infinies possibilités
d'exploration, de découverte, d’apprentissage et de
nouvelles expériences. Vous pouvez aller aussi loin
que votre passion et votre enthousiasme vous
portent. Pénétrer le monde sous-marin en tant que
plongeur autonome qualifié est une expérience
passionnante. La connaissance vous donne le
contrôle, ainsi la pratique de la plongée à l'air
devient plus agréable à chaque fois que vous entrez
dans l'eau.
Tandis que SSI vous encourage à commencer et finir
votre formation avec le même professionnel SSI,
nous comprenons aussi que ce n’est pas toujours
possible. Peut-être prévoyez-vous un voyage vers
une destination de mer chaude en plein cœur de
l'hiver et peut-être n’aurez-vous pas la possibilité
d’effectuer vos plongées en milieu naturel avant de
partir. Si tel est le cas, demandez simplement à votre
Dive Center ou professionnel SSI de mettre en place
la procédure de transfert pour que vous puissiez
réaliser vos plongées avec le Resort de votre choix.
Votre Professionnel SSI et votre Training Center
(Centre de formation) entreront en contact avec le
centre d’accueil sur votre lieu de vacances pour lui
faire parvenir tous les documents nécessaires pour
que vous puissiez réaliser vos plongées de
certification. Les deux premiers jours de votre
séjour seront alors consacrés à la réalisation de ces Image © Subgear
plongées. Après avoir effectué ces plongées, le
Professionnel de transfert signera le formulaire de
transfert que vous ramènerez à votre Training Center SSI d’origine, vous obtiendrez alors une carte de
certification provisoire ou votre carte de certification définitive selon l’accord passé entre votre Training
Center SSI et le centre de d’accueil.
La formation continue
La formation continue ajoute du plaisir à la pratique de ce sport qu’est la plongée et vous ouvre de
nouveaux horizons sous-marins. Votre Open Water Diver SSI n’est que le point d’entrée dans le système
éducatif SSI. Il est préférable de considérer cette certification comme un permis ouvrant les portes de
151 © SSI International GmbH, 2023
l’apprentissage de tous les types de plongée, plutôt qu'un permis autorisant la pratique de tous les
types de plongée. Les cours de spécialité de SSI vous enseignent comment pratiquer les différentes
activités de plongée bien spécifiques et il existe de nombreux cours de spécialité. En combinant des
spécialités et de l'expérience, vous pouvez obtenir les reconnaissances de niveaux de formation
continue SSI suivantes Specialty Diver, Advanced Open Water Diver et Master Diver.
Des cours de spécialités peuvent être combinés pour obtenir encore plus de possibilités d'aventures.
Ainsi, vous pouvez, par exemple, combiner la plongée au Nitrox et la photo numérique, l’orientation et
la plongée sur épave ou plongée en vêtement sec et plongée depuis un bateau.
SSI propose un large éventail de cours de spécialités. Ce choix vous permet d’entreprendre les aventures
de plongée que vous souhaitez.
Cartes des cours de spécialités et de reconnaissances
Des cartes sont disponibles pour chaque cours de spécialité SSI. De nombreux centres de plongée
demandent maintenant des preuves de formation spécialisée pour participer à des plongées
spécialisées telles que les plongées profondes, de nuit ou au Nitrox. Quand vous avez terminé un cours
de spécialité, votre Dive Center SSI éditera votre carte de certification de spécialité.
Souvenez-vous, lorsque vous réunissez des cours de spécialités SSI, vous gagnez des récompenses et de
la reconnaissance dans le système éducatif SSI. Après avoir finalisé 2 cours de spécialités et gagné vos
cartes de certification correspondantes, et avec plus de 12 plongées validées, SSI vous enverra
GRATUITEMENT une carte de Specialty Diver SSI. Allez encore plus loin en finalisant 2 cours de
spécialités supplémentaires et en atteignant le total de 24 plongées validées, et vous recevrez
GRATUITEMENT une carte Advanced Open Water Diver SSI. Enfin, suivez le cours de spécialité Stress and
Rescue SSI et validez un total de 50 plongées pour recevoir GRATUITEMENT une carte Master Diver SSI.
Devenir un professionnel de la plongée est une suite possible de votre parcours de formation. Si
guider des plongées vous intéresse, si vous souhaitez assister d'autres professionnels de la
plongée ou faire carrière dans la plongée à l'air, interrogez votre professionnel SSI et le personnel
de votre Dive Center concernant les nombreux niveaux de cadre, tels que le Dive Guide, le
Divemaster, le Dive Control Specialist et même Open Water Dive Professional SSI.
152 © SSI International GmbH, 2023
Niveaux d’expérience
Puisque vous avez acquis de l'expérience, il est
important de communiquer quel est votre niveau
de plongeur. Personne ne veut être un débutant
pour toujours ! SSI propose onze niveaux
d'expérience, représentant une progression du
plongeur débutant vers le professionnel. Chaque
niveau correspond à un nombre de plongées.
Il est facile d’obtenir un
nouveau niveau
d'expérience en vous
rendant dans un Dive
Center SSI. Un membre du
personnel vérifie tout simplement le
nombre de plongées validées dans votre
DiveLog SSI.
Les composants du programme d'expérience SSI
sont:
Le DiveLog SSI . Les pages sont divisées en sections
correspondant aux niveaux d'expérience, avec des
onglets séparant les sections.
Les stickers de niveaux d’expérience SSI. Ceux-ci
indiquent votre niveau d’expérience et sont appliqués sur les pages de vérification et les cartes de
certification.
Les pages de vérification SSI. Après avoir complété une section de votre DiveLog avec toutes les
plongées nécessaires, vous trouverez une page de vérification à la fin de la section. Un membre du
personnel du centre de formation complétera cette page.
Les cartes de certification SSI. Assurez-vous que vous ayez enregistré, ou votre Dive Center / Resort
SSI, toutes vos plongées dans votre profil de mySSI, parce que c'est le nombre de plongées qui sera
imprimé sur votre carte de certification. Au dos de chaque carte de certification SSI figure le nombre de
plongées que vous avez validé.
L'embosser SSI. Pour officialiser la validation de votre page de vérification, votre professionnel SSI
emboutira votre page avec un embosseur officiel SSI.
La meilleure façon de mettre en pratique vos nouvelles connaissances, vos compétences et votre
matériel, et d'améliorer vos compétences, est de rencontrer d'autres plongeurs avec de l'expérience.
Vous pouvez découvrir des sites de plongée locaux et des destinations de vacances. La seule façon de
progresser, c’est de plonger !
Niveaux de reconnaissance
Lorsque vous atteignez un niveau significatif d'expérience, vous méritez de la reconnaissance. C'est
pourquoi, en 1992, SSI a créé les premières cartes de l'industrie de la plongée reconnaissant l’expérience
des plongeurs. Aucune formation au-delà de l’Open Water Diver n'est requise et toute autre certification
est admissible.
Les niveaux de reconnaissance SSI peuvent être gagnés pour les étapes importantes du niveau 5 (100
plongées), niveau 7 (300 plongées), niveau 9 (500 plongées), niveau 10 (1000 plongées) et niveau Pro
153 © SSI International GmbH, 2023
(5000 plongées). Nous aimons penser que les plongeurs Century Divers, Silver Divers, Gold500 Divers,
Platinum1000 Divers et Platinum Pro5000 font
partie de «l’élite mondiale des explorateurs sous-
marins». Ils partagent tous les mêmes qualités :
dévouement, engagement, amour de l'aventure et
passion pour la plongée.
La liste des plongeurs Platinum Pro5000 correspond
au «who’s who» de la plongée, comprenant les
meilleurs photographes mondiaux, des
scientifiques, des revendeurs, des dirigeants de
Resort, des éducateurs et des fabricants. Des
notables tels que Jacques et Jean-Michel Cousteau,
Sylvia Earle, Eugene Clark, Steven Frink et Zale Perry
sont tous Platinum Pro. Si vous avez la passion, le
dynamisme et le savoir-faire, vous pourriez vous
aussi figurer parmi ces célébrités de la plongée en
scaphandre !
Le programme de reconnaissance SSI reflète les
valeurs fondamentales de notre organisation, de
notre croyance dans l'expérience en plongée et de
notre désir de reconnaître tous ceux qui
soutiennent notre sport.
154 © SSI International GmbH, 2023
Certification
1. A la fin du programme, l'élève doit avoir réalisé avec succès toutes les séances théoriques, en
Piscine/Milieu protégé ainsi que toutes les plongées de formation en Milieu naturel.
2. L'élève doit réussir l'examen final avec un score minimum de 80%.
3. Les parties concernées du dossier de suivi pédagogique et le DiveLog de l'élève doivent être
signés et datés par l'Instructeur et l'élève.
Pour plus d'informations, voir: Tenue des dossiers, Séances théoriques - Résumé du cours
1. Donner l'examen Corriger l'examen Revoir l'examen avec les élèves Signer et valider l'examen
Les élèves doivent réussir l'examen final pour être certifiés. Si un élève échoue, il doit travailler à nouveau ses contenus théoriques et
doit effectuer un nouvel examen avec une nouvelle version de l'examen final à une date ultérieure.
Examen final
Discutez de la performance globale de l'élève pendant le programme. Insistez à nouveau sur le fait que
la formation associée à la prise d'expérience est la seule façon de devenir un plongeur sûre et en
confiance.
Résumé
À ce jour, dans votre formation Open Water Diver SSI, vous avez appris les principes fondamentaux de la
plongée : des connaissances adaptées, des compétences adaptées, du matériel adapté et de
l’expérience rendent la plongée à l'air toujours agréable. Le reste vous incombe.
Travaillez avec votre Dive Professional SSI, posez lui des questions, et prenez plaisir à apprendre et à
acquérir l'expérience requise pour devenir un plongeur à l’aise et en confiance.
Image © Aqualung
155 © SSI International GmbH, 2023
Révisions du chapitre
1. Les causes de la panique sont:
A. Plonger sans respecter le confort et les capacités du plongeur
B. Toutes les réponses sont justes
C. L'utilisation d'un équipement que le plongeur ne connaît pas ou qui ne lui va pas correctement
D. Certaines conditions environnementales
2. Les signes d'un plongeur paniqué sont:
A. Les yeux écarquillés, le regard craintif et une respiration rapide et irrégulière
B. Un plongeur faisant le signe de panne d'air tout en venant vers vous
C. Des mouvements lents et irréguliers de l'eau
D. Un plongeur regagnant la surface avant la fin prévue de la plongée
3. Quelle est la première chose à faire si vous constatez qu'un plongeur est paniqué à la surface ?
A. Gonflez complètement votre gilet stabilisateur et demandez au plongeur paniqué de se mettre en flottabilité positive
B. Nagez vers le plongeur paniqué et tentez de lui larguer sa ceinture de lest
C. Larguez votre ceinture de lest
D. Appelez à l'aide
4. La règle la plus importante lors de l'assistance d'un plongeur paniqué est:
A. Toujours parler d'une voix calme
B. De faire ce qu'il faut pour aider le plongeur à survivre
C. Toujours maintenir une flottabilité positive
D. Ne jamais se mettre en danger inutilement
5. Quelle est la première chose à faire si vous constatez qu'un plongeur est paniqué sous l'eau ?
A. Faire surface et appeler à l'aide
B. Localiser votre source d'air de secours en cas de besoin
C. Reculer et évaluer la situation
D. Desserrer votre ceinture de lest dans le cas où vous auriez besoin de la larguer
6. La panique peut être évitée par:
A. Un entretien correct de votre matériel de plongée
B. Suivre un cours de spécialité
C. Toutes les réponses sont justes
D. Une évaluation honnête de vos limites en plongée
7. Quelle action "dépendante" réaliser pour réagir à une panne d'air ?
A. Effectuer une remontée contrôlée à la palme
B. Partager l'air en donnant votre deuxième étage principal et en prenant la source d'air de secours pour vous
C. Effectuer une remontée d'urgence au gilet
D. Toutes les réponses sont justes
8. Quelle action "autonome" réaliser pour réagir à une panne d'air ?
A. Un remontée contrôlée à la palme ou une remontée d'urgence au gilet
B. Partagez l'air en utilisant une source d'air de secours
C. Une remontée d'urgence au gilet
D. Une remontée contrôlée à la palme
9. En cas de panne d'air en eau profonde, avec votre binôme trop éloigné, la meilleure réponse à cette situation d'urgence est d'effectuer une
remontée contrôlée à la palme:
A. Vrai
B. Faux
10. En cas de panne d'air et si votre binôme est suffisamment proche, vous devez:
A. Réalisez une remontée contrôlée à la palme
B. Nagez vers votre binôme, faites le signe panne d'air et partagez l'air
C. Réalisez une remontée d'urgence au gilet
D. Toutes les réponses sont justes
11. Le code du plongeur responsable SSI stipule que vous devez:
A. Accepter la responsabilité de votre propre sécurité lors de chaque plongée
B. Plonger dans les limites de votre formation et de vos capacités
C. Respecter l'environnement lors de chaque plongée
D. Toutes les réponses sont justes
156 © SSI International GmbH, 2023
12. Pour obtenir la qualification Specialty Diver SSI, un plongeur doit:
A. Suivre 2 cours de spécialités ET valider 12 plongées
B. Suivre 2 cours de spécialités
C. Valider 15 plongées au total
D. Suivre 1 cours de spécialité et valider 6 plongées après l'Open Water
13. Pour obtenir la qualification Advanced Open Water Diver SSI, un plongeur doit:
A. Suivre 4 cours de spécialités et valider 24 plongées au total
B. Valider 5 plongées supplémentaires après la certification Open Water sous la supervision d'un Dive Professional SSI
C. Suivre 4 cours de spécialités
D. Toutes les réponses sont justes
14. Pour obtenir la qualification Master Diver SSI, un plongeur doit:
A. Etre certifié Advanced Open Water SSI, suivre le cours de spécialité Stress & Rescue, et valider 50 plongées au total
B. Etre certifié Advanced Open Water SSI, suivre 2 cours de spécialités supplémentaires, et valider 50 plongées au total
C. Etre certifié Advanced Open Water SSI et suivre 2 cours de spécialités supplémentaires
D. Etre certifié Advanced Open Water SSI et valider 50 plongées au total.
157 © SSI International GmbH, 2023
Annexes
Planifier une plongée avec les
tables de plongée SSI
Planifier une plongée avec les tables de plongée SSI
Tables de plongée et terminologie
158 © SSI International GmbH, 2023
Bien que la plongée avec ordinateur soit la
méthode la plus répandue aujourd’hui parmi les
plongeurs, il est important de comprendre
comment utiliser les tables de plongée SSI pour
planifier une plongée ou une série de plongées.
Avant de commencer l’explication des tables de
plongée SSI, il nous faut tous parler le même
langage et utiliser la même terminologie. Vous
trouverez ci-dessous quelques-uns des termes
essentiels que vous devez connaître pour mieux
comprendre l’utilisation des tables de plongée.
1. Temps de plongée réel ( T.P.R.). Le temps écoulé
depuis le début de la descente jusqu’au
moment où vous commencez votre remontée
directe vers la surface (seulement pour
l’utilisation des tables).
2. Plongée avec décompression. Plongée
effectuée en dehors de la courbe de sécurité,
exigeant donc des paliers de décompression
pour éliminer l’excès d’azote accumulé pendant
la plongée.
Note: La plongée avec décompression est en dehors du champ de
ce cours et ne fait pas partie de la plongée récréative.
3. Profondeur. C’est le point le plus profond
atteint au cours de la plongée, même si vous
n'y avez séjourné que quelques instants. Cela
signifie que, même si vous aviez prévu de ne
pas descendre au-delà de 9 mètres, mais que
vous avez été attiré par un objet reposant à 12 mètres et que vous êtes allé l’observer ne serait-ce
que quelques instants, la profondeur à utiliser dans le calcul de votre plongée est: 12 mètres.
4. Courbe de sécurité Doppler. Courbe de sécurité plus sévère que celle de la table U.S. Navy, basée
sur les recherches à ultrasons par effet Doppler.
5. Groupe de Pression Spécifique. Il est spécifié par une lettre qui indique, après chaque plongée, la
quantité d’azote résiduel dans les tissus du plongeur.
6. Plongée sans décompression. Toute plongée qu’il est possible effectuer à une profondeur donnée
pendant un temps maximum de manière à pouvoir remonter directement jusqu’à la surface: c’est
une plongée qui ne nécessite pas de palier de décompression destiné à réduire l’excès d’azote.
7. Plongée successive. Toute plongée commencée plus de 10 minutes et moins de 12 heures après
une autre plongée avec bouteille.
8. Majoration (MAJ ). Pression additionnelle d’azote résiduel en excès dans le corps du plongeur au
début d’une plongée successive, exprimée en minutes de temps passé à la profondeur prévue de
la plongée successive à venir. Lors de votre première plongée de la journée, vous avez une
majoration de zéro puisque vous n’avez pas encore effectué de plongée.
9. Intervalle de surface (I.S.). Durée pendant laquelle le plongeur reste hors de l’eau ou à la surface
entre deux plongées: l’intervalle commence dès que le plongeur fait surface et se termine au
début de la descente suivante.
10. Temps total de plongée ( T.T.P.). C’est le temps que les plongeurs doivent utiliser pour calculer leur
159 © SSI International GmbH, 2023
nouveau Groupe de Pression Spécifique à la fin d’une plongée successive. Il se calcule par la
formule: temps de plongée réel ( T.P.R.) + majoration (MAJ ) = temps total de plongée ( T.T.P.).
Table 1: Table de plongée à l’air sans décompression
La première fonction de la table 1, «Table de
plongée à l’air sans décompression» indique aux
plongeurs combien de temps ils peuvent rester à
une profondeur donnée de manière à limiter la
dissolution d’azote et pouvoir rejoindre directement
la surface. Les profondeurs sont données dans la
colonne de gauche de la table. Si vous ne trouvez
pas la profondeur exacte, arrondissez à la
profondeur immédiatement supérieure.
Les deux colonnes sur la gauche indiquent la
profondeur en pieds et en mètres. La colonne
suivante indique la courbe de sécurité Doppler en
minutes. Vous trouverez le temps maximum que
vous pouvez passer à ces profondeurs en croisant
ces chiffres. Par exemple, si vous plongez à 10
mètres, votre temps limite de plongée sans
décompression à cette profondeur est de 160
minutes. Si vous plongez à 15 mètres, votre temps
limite de plongée sans décompression est de 70
minutes, et ainsi de suite.
Bien sûr, il est peu vraisemblable d’effectuer une
plongée à une profondeur donnée en restant
exactement à cette profondeur pendant toute la
plongée. Donc, si le point le plus profond de votre
plongée dépasse la profondeur sans
décompression que vous avez planifiée dans la
table, prenez le chiffre immédiatement supérieur
dans la table. Par exemple, si vous aviez planifié
d’aller à 15 mètres et que le point le plus profond
atteint pendant la plongée est, en fait, 16 mètres,
prenez 18 dans la table.
L’étape suivante de l’utilisation des tables consiste à rechercher le temps maximum que vous pouvez
passer à cette profondeur. Toujours avec le même exemple, si vous plongez à 16 mètres, prenez 18 dans
la table et allez vers la droite pour trouver le temps maximum à cette profondeur. C’est 50 minutes.
Alors que la courbe de sécurité Doppler indique le temps maximum qu’il est possible de passer à
certaines profondeurs, les nombres à droite de ces colonnes correspondent au temps effectivement
passé en plongée. En d’autres termes, vous plongerez rarement le temps maximum de 205 minutes à 9
mètres. C’est juste la limite de plongée sans décompression. Vous plongerez, par exemple, plus
vraisemblablement pendant 35 minutes à 9 mètres.
160 © SSI International GmbH, 2023
Donc, pour une plongée à 16 mètres, votre temps de plongée maximum à cette profondeur est de 50
minutes. Rappelez-vous que votre temps de plongée commence quand vous descendez et se termine
quand vous amorcez votre remontée directe.
Les lettres que vous voyez en bas de la table 1 indiquent l’azote résiduel du plongeur après une
plongée. Chaque plongeur a une certaine quantité d’azote dissous dans son corps après chaque
plongée. Cette lettre ou Groupe de Pression Spécifique, est utilisée par le plongeur pour déterminer la
durée de l’intervalle de surface qu’il doit observer avant d’effectuer une autre plongée, c’est-à-dire
combien de temps le plongeur doit rester hors de l’eau avant de replonger.
Continuons avec notre exemple de départ d’une
plongée à 16 mètres pendant 36 minutes. Entrez
dans la table par la ligne des 18 mètres et
recherchez la valeur 36 minutes. Comme la valeur
36 minutes ne figure pas, prenez le temps
immédiatement supérieur qui est 40 minutes.
Maintenant continuez vers le bas. Le Groupe de
Pression Spécifique correspondant à cette colonne
est ‘G’. Si vous faites une plongée à 16 mètres
pendant 36 minutes, ce qui s’arrondit à une
plongée à 18 mètres pendant 40 minutes, vous être
un «plongeur G».
161 © SSI International GmbH, 2023
Table 2: Table des intervalles de surface
Pour la plupart des plongeurs, il paraît insuffisant de
ne plonger qu’une seule fois par jour. En fait, la
plongée avec bouteille peut être si captivante que
rejoindre la surface peut parfois ressembler à une
punition.
Il peut être dangereux de
dépasser certaines limites
sous l’eau; mais il est
réconfortant de savoir
qu’il est possible de
planifier des plongées successives en
toute sécurité.
Si l’intervalle de surface
est inférieur à dix minutes,
vous devez considérer les
deux plongées comme
une seule et même
plongée. Si vous êtes resté au sec
pendant plus de douze heures, vous
n’êtes plus sujet à des majorations dues à
l’azote résiduel. Les plongées effectuées
après des intervalles de surface
inférieurs à dix minutes ou supérieurs à
douze heures ne sont pas des plongées
successives.
162 © SSI International GmbH, 2023
Lorsque vous planifiez des plongées successives,
reportez-vous à la partie triangulaire des tables qui
s’intitule «Table 2: Votre azote résiduel en minutes
pour une autre plongée». Nous appellerons cette
table «Table des intervalles de surface». C’est ici que
le groupe de pression spécifique devient utile.
Notez que, dans la table 2, les lettres correspondant
aux groupes se suivent dans l’ordre dans la
diagonale de la table. À gauche de cette diagonale
de lettres, il y a plusieurs cases comportant des
temps, tels que 1 heure et 16 minutes à 1 heure et
59 minutes ou 1:16-1:59, situées trois cases à
gauche de la lettre ‘G’. Votre intervalle de surface,
c’est-à-dire le temps passé hors de l’eau entre les
plongées, va se placer dans l’une de ces cases de
temps.
Supposez que votre partenaire, et vous, décidiez de
rester hors de l’eau environ une heure et demie,
suffisamment pour déjeuner et faire regonfler vos
bouteilles. Votre intervalle de surface sera alors
1h30.
En utilisant la table 2, déplacez-vous vers la gauche dans le groupe G jusqu’aux temps qui encadrent
une heure et demie. Ce sera 1:16-1:59. Remarquez que cette case de temps fait partie d’une ligne
horizontale, mais elle fait aussi partie d’une colonne verticale qui descend jusqu’à un autre groupe de
lettres. Ces lettres sont alignées en bas de la table 2 et en haut de la table 3 qui se trouve au dos de
votre plaquette de plongée. Pour trouver votre majoration, descendez le long de la colonne depuis
votre intervalle de surface. Cela vous amènera à votre nouveau groupe de pression spécifique, dans
notre cas: le groupe ‘E’.
Table 3: Temps d’Azote Résiduel ; Table des Majorations
La table 3, que nous appellerons «Table des majorations», se justifie du fait qu’après un intervalle de
surface, le corps conserve, dans le sang et les tissus, une certaine quantité d’azote qui n’a pas été
éliminée. L’azote résiduel correspond à l’excédent d’azote stocké dans le corps: il doit être pris en compte
et impose un handicap de temps dans la planification de la plongée suivante.
Vous devez planifier la plongée suivante comme si vous aviez déjà été sous l’eau un certain temps
163 © SSI International GmbH, 2023
Vous devez planifier la plongée suivante comme si vous aviez déjà été sous l’eau un certain temps
et ainsi dissous de l’azote.
Supposons que vous souhaitiez faire votre plongée
suivante à 12 mètres pendant environ 40 minutes. Il
faut regarder dans la colonne de gauche de la Table
3, intitulée «Profondeur de la plongée successive»
et rechercher 12 mètres. Reportez-vous maintenant
à la colonne «plongeur E» de cette table. Deux
nombres figurent dans cette case: 49 et 81. Les 49
minutes représentent votre majoration, le temps
que vous êtes censé avoir passé à la profondeur de
votre deuxième plongée à dissoudre de l’azote. Les
81 minutes représentent la limite corrigée de
plongée sans palier, c’est-à-dire le temps total que
vous pouvez passer à 12 mètres dans les limites de
la courbe de sécurité Doppler. Votre plongée doit
durer moins de 81 minutes. Ce temps de plongée
corrigé a simplement été calculé pour les limites
Doppler.
Plongées successives et profil de plongée
164 © SSI International GmbH, 2023
Utilisez le profil pour noter la profondeur, le temps de plongée et le Groupe de Pression Spécifique de
votre première plongée. Après votre deuxième plongée à 12 mètres pendant 40 minutes, il y a de
bonnes chances que vous désiriez replonger. Dans ce cas, vous devez trouver un autre Groupe de
Pression Spécifique à partir duquel vous pouvez déterminer votre majoration et planifier votre
troisième plongée. Faites-le en ajoutant votre temps de plongée effectif de 40 minutes (temps de
plongée de votre deuxième plongée) à votre majoration de 49 minutes (calculée dans la table 3 après
votre première plongée) ce qui donne un temps de plongée total fictif de 89 minutes. Rappelez-vous le
calcul: temps de plongée réel ( T.P.R.) + majoration (MAJ ) = Temps total de plongée ( T.T.P.). Pour cette
plongée, votre temps de plongée est de 89 minutes.
En revenant à la table 1, table sans palier, partez horizontalement de la profondeur de 12 mètres
jusqu’au chiffre immédiatement supérieur à 89 minutes, c’est-à-dire 100 minutes. Cela vous donne le
Groupe de Pression Spécifique ‘I’.
Utilisation des tables
Si vous planifiez d’effectuer les plongées les plus profondes en premier, et les plongées les moins
profondes ensuite, et que les profondeurs de vos plongées successives restent raisonnables, vous
pourrez rester plus longtemps sous l’eau avec des intervalles de surface plus courts. Vous serez pénalisé
si vous utilisez les tables n’importe comment en étant imprudent. Les durées de vos différentes
plongées de la journée seront limitées.
165 © SSI International GmbH, 2023
Allez de nouveau à la table 2, «Table des intervalles
de surface», et suivez la procédure pour déterminer
votre intervalle de surface et votre nouveau groupe
de pression spécifique. Regardons ce qui se passera
si vous utilisez le même intervalle de surface que la
dernière fois: une heure et demie. Partez du Groupe
de Pression Spécifique ‘I’ jusqu’à la case de temps
1:30-2:02. Puis descendez jusqu’au nouveau groupe
qui est ‘F’.
Maintenant, allez à la table 3, table des majorations.
Si vous envisagez de descendre à 6 mètres pour une
troisième plongée, vous remarquerez que, dans la
table des majorations, il n’y a pas de limite corrigée
de plongée sans palier dans la case des 6 mètres.
Cela provient du fait qu’il n’y a pas de temps limite
de plongée sans palier pour les profondeurs de 3 et
6 mètres. Vous avez peut-être remarqué la même
chose dans la colonne «Courbe de sécurité» de la
table 1. Remarquez de nouveau qu’il n’y a pas de
temps limite pour 3, 4, 5 ou 6 mètres. Ces
profondeurs sont considérées comme
suffisamment faibles pour permettre un temps de
plongée quasiment illimité, même lors d’une
plongée successive. Cependant, vous avez tout de
même une majoration de 159 minutes lors d’une
plongée à 6 mètres en temps que plongeur ‘F’.
Deux éléments rendent possible ce plan de plongée. Tout d’abord, les profondeurs sont modérées.
Ensuite, la plongée la plus profonde a été effectuée en premier et des plongées moins profondes ont
été effectuées pendant le reste de la journée. En suivant ces deux règles de base dans la planification
des plongées successives, vous aurez plus de souplesse pour jongler avec les intervalles de surface et
les temps de plongée.
166 © SSI International GmbH, 2023
167 © SSI International GmbH, 2023
Félicitations !
Vous avez terminé la partie théorique de votre formation par l'étude à domicile. Vos prochaines étapes
comprennent la formation aux compétences techniques en piscine ou en milieu protégé avec un Dive
Professional SSI.
Pour continuer vers votre certification Scuba Diver ou Open Water Diver, vous devrez également remplir
une série de plongées d'évaluations de vos compétences en milieu naturel avec un Instructeur SSI.
168 © SSI International GmbH, 2023