MPSI A DS 4 15 décembre 2023
Chaque exercice doit commencer en haut d’une page.
Chaque réponse ou résultat doit être souligné.
La notation tiendra compte du soin et de la rigueur apportés dans la rédaction.
Il est conseillé de poser les calculs numériques.
Exercice 1 : Pont de Sauty
On considère le pont de Sauty représenté sur le schéma suivant dans lequel les résistances 𝑅1 et 𝑅2 sont fixées.
La résistance 𝑅0 et la capacité 𝐶0 sont variables. On va montrer que ce pont permet de déterminer les valeurs
des grandeurs 𝑅 et 𝐶.
Le pont est alimenté par une tension sinusoïdale de pulsation 𝜔 : 𝑒(𝑡) = 𝐸𝑚 cos(𝜔𝑡). On note 𝑢(𝑡) la tension
entre les points 𝐴 et 𝐵. On associe à 𝑒(𝑡) et à 𝑢(𝑡) les tensions complexes 𝑒(𝑡) et 𝑢(𝑡). On note 𝑍0 l’impédance
équivalente à l’association parallèle de 𝑅0 et 𝐶0 entre les points 𝑀 et 𝐵 et 𝑍 l’impédance équivalente à
l’association parallèle de 𝑅 et 𝐶 entre les points 𝐵et 𝑁.
1- Exprimer en fonction de 𝑒 et des différentes impédances les tensions 𝑢𝐴𝑁 et 𝑢𝐵𝑁 . En déduire que :
𝑅2 𝑍0 − 𝑅1 𝑍
𝑢= 𝑒
(𝑅1 + 𝑅2 ) (𝑍 + 𝑍0 )
2- Le pont de Sauty est dit équilibré lorsque 𝑢 = 0, quelle que soit la tension 𝑒. Montrer que l’équilibre du point
permet de déterminer 𝑅 et 𝐶. On donnera leurs expressions en fonction de 𝑅1 , 𝑅2 , 𝑅0 et 𝐶0 .
3- On utilise le condensateur 𝐶 en tant que capteur d’humidité ; on donne ci-dessous la courbe d’étalonnage.
Déterminer le degré hygrométrique de la pièce dans laquelle est plongé le condensateur, sachant que le pont de
Sauty est équilibré pour 𝐶0 = 1,44 nF avec 𝑅1 /𝑅2 = 0,10.
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Exercice 2 : Détermination expérimentale des caractéristiques d’une bobine
Une bobine réelle présente une inductance 𝐿et une résistance 𝑟 ; on veut déterminer les valeurs de 𝐿 et 𝑟. Pour
cela, on réalise un circuit RLC série avec la bobine, une résistance 𝑅 et un condensateur de capacité 𝐶 ; ce circuit
est alimenté par un générateur basse fréquence, de résistance interne 𝑅𝑔 = 50 Ω, de fem 𝑒(𝑡) en créneau, de
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fréquence 𝑓𝑔 = telle que :
𝑇𝑔
𝑇𝑔
𝑒(𝑡) = 𝐸 pour 0 < 𝑡 <
2
𝑇𝑔
𝑒(𝑡) = 0 pour <𝑡<𝑇
2
On pose 𝑅𝑡 = 𝑅 + 𝑅𝑔 + 𝑟 la résistance totale du circuit. On s’intéresse à la tension 𝑢𝐶 (𝑡) aux bornes du
condensateur.
Pour les questions 1, 2, 3 et 4), on choisit 𝐶 = 10 nF.
1- Montrer que les tensions 𝑢𝐶 (𝑡) et 𝑒(𝑡) sont liées par l’équation différentielle :
𝑑²𝑢𝐶 𝜔0 𝑑𝑢𝐶
+ + 𝜔02 𝑢𝐶 = 𝜔02 𝑒
𝑑𝑡² 𝑄 𝑑𝑡
Exprimer les paramètres 𝜔0 et 𝑄 en fonction de 𝐿, 𝐶 et 𝑅𝑡 = 𝑅 + 𝑟 + 𝑅𝑔
Pour la suite (questions 2, 3, 4), on suppose que le régime est pseudo-périodique.
2- Quelle condition doit vérifier 𝑄 ? Déterminer l’expression de la pseudo-pulsation 𝜔 et de la pseudo-période
𝑇. Exprimer la solution générale 𝑢𝐶 (𝑡)en fonction de deux constantes d’intégration qu’on ne cherchera pas à
déterminer.
2
𝑢𝐶 (𝑡)
Dans le cas du régime libre (𝑒(𝑡) = 0), on définit le décrément logarithmique par la relation : 𝛿 = 𝑙𝑛 [ ].
𝑢𝐶 (𝑡+𝑇)
𝜋
3- Montrer que si le facteur de qualité est assez grand, on a 𝛿 ≈ . Que peut-on dire de 𝑇 si 𝑄 est grand ?
𝑄
On a réalisé une série de mesures pour 𝑅 = 0 Ω ; on a obtenu : 𝑇 = 0,13 ms et 𝛿 = 0,10.
4- En supposant que 𝑄 est assez grand, déterminer les valeurs de 𝐿 et 𝑟. Vérifier la validité de l’hypothèse.
Une seconde expérience est réalisée en régime sinusoïdal forcé : le circuit est alors alimenté par un GBF qui
délivre la tension 𝑒(𝑡) = 𝐸𝑚 cos(𝜔𝑡). On choisit de nouvelles valeurs pour 𝑅 et 𝐶 : 𝑅 = 40 Ω et 𝐶 = 2,0 µF.
On mesure l’amplitude de l’intensité dans le circuit pour différentes fréquences : on obtient la courbe suivante
Amplitude de l’intensité (en mA) en fonction de la fréquence (en Hz)
5- En détaillant le raisonnement et les calculs, déterminer grâce à cette courbe les valeurs de 𝑳 et 𝒓. Commenter
les résultats obtenus.
Attention : tous les résultats utilisés doivent être démontrés.
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Exercice 3 : Détection synchrone
On indique ci-dessous le principe de fonctionnement d’un spectrophotomètre d’absorption UV-visible ou IR.
Cette partie s’intéresse spécifiquement au dispositif de détection des spectres, noté « détecteur » sur le schéma
ci-dessus et qui permet par analyse du rayonnement électromagnétique transmis par l’échantillon analysé
d’obtenir un spectre UV-visible ou IR. Il est composé d’un photodétecteur qui délivre une tension électrique
proportionnelle à l’intensité du signal optique reçu et d’un système dit de détection synchrone qui permet
d’extraire des signaux électriques faibles qui sont noyés dans le bruit de la mesure.
On s’intéresse par la suite au principe de la détection synchrone. Le montage électrique est donné ci-dessous. La
tension d’entrée 𝑣𝑒 (𝑡) délivrée par le photodétecteur est multipliée par un signal de référence 𝑣𝑟𝑒𝑓 (𝑡) et est
ensuite filtrée.
𝑣𝑒 (𝑡)
𝑢𝑒 (𝑡) = 𝑣𝑟𝑒𝑓 (𝑡) ∗ 𝑣𝑒 (𝑡) 𝑢𝑠 (𝑡)
𝑣𝑟𝑒𝑓 (𝑡)
On étudie tout d’abord le filtre RC. On se place en régime sinusoïdal forcé. On associe à la grandeur
𝑢(𝑡) = 𝑈𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑), la grandeur complexe, 𝑢 = 𝑈𝑒 𝑗(𝜔𝑡+𝜑) avec 𝑗 2 = −1.
1- A partir d’un raisonnement qualitatif basé sur le comportement à haute et basse fréquence d’un
condensateur, prévoir la nature du filtre étudié.
𝑢𝑠 𝐻0
2- Déterminer la fonction de transfert en notation complexe 𝐻 = . Mettre le résultat sous la forme 𝐻 = 𝑓 .
𝑢𝑒 1+𝑗
𝑓0
Exprimer 𝐻0 et 𝑓0 en fonction des données.
On note 𝐻 = |𝐻|𝑒 𝑗𝜑 où |𝐻| et 𝜑 désignent respectivement le module et l’argument de 𝐻.
On pose 𝐺𝑑𝐵 = 20𝑙𝑜𝑔𝐺, avec 𝐺 = |𝐻|.
3- Tracer soigneusement le digramme de Bode asymptotique du filtre (𝐺𝑑𝐵 et 𝜑 en fonction d’une abscisse à
choisir). On justifiera les tracés.
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4- Déterminer l’expression de la fréquence de coupure 𝑓𝑐 . Ajouter le point correspondant sur le digramme de
Bode et tracer l’allure des tracés réels. Préciser la bande passante en fréquence et retrouver la nature du filtre.
Le signal d’entrée 𝑣𝑒 (𝑡) est la somme d’un signal sinusoïdal de fréquence 𝑓 et d’un terme de bruit que l’on notera
𝑏(𝑡) et que l’on supposera sinusoïdal de fréquence 𝑓𝑏 , 𝑏(𝑡) = 𝑏0 𝑐𝑜𝑠(2𝜋𝑓𝑏 𝑡), soit 𝑣𝑒 (𝑡) = 𝑉𝑒 𝑐𝑜𝑠(2𝜋𝑓𝑡) + 𝑏(𝑡).
Le principe de la détection synchrone est alors d’accéder expérimentalement à une mesure du signal 𝑣𝑒 tout en
s’affranchissant du bruit.
Le signal de référence a la même fréquence 𝑓 et s’écrit : 𝑣𝑟𝑒𝑓 (𝑡) = 𝑉𝑟𝑒𝑓 𝑐𝑜𝑠(2𝜋𝑓𝑡).
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5- En utilisant la relation : cos(𝑎) cos(𝑏) = [cos(𝑎 + 𝑏) + cos(𝑎 − 𝑏)], montrer que le produit 𝑣𝑟𝑒𝑓 (𝑡)𝑣𝑒 (𝑡)
2
s’écrit sous la forme d’une somme :
𝑣𝑟𝑒𝑓 (𝑡)𝑣𝑒 (𝑡) = 𝐴 + 𝐵𝑐𝑜𝑠(4𝜋𝑓𝑡) + 𝐶𝑐𝑜𝑠(2𝜋(𝑓𝑏 − 𝑓)𝑡) + 𝐶𝑐𝑜𝑠(2𝜋(𝑓𝑏 + 𝑓)𝑡).
On explicitera les constantes 𝐴, 𝐵 et 𝐶 en fonction de 𝑉𝑒 , 𝑉𝑟𝑒𝑓 et 𝑏0 . On remarquera en particulier que certaines
de ces constantes ne s’expriment qu’en fonction de 𝑉𝑒 et 𝑉𝑟𝑒𝑓 , ce qui, connaissant 𝑉𝑟𝑒𝑓 , permettrait de mesurer
𝑉𝑒 en s’affranchissant du bruit.
6- On suppose que le signal parasite a une fréquence 𝑓𝑏 =600 Hz et que la fréquence 𝑓 du signal de référence
est 𝑓 = 500 Hz. Quelles sont les fréquences des deux composantes sinusoïdales du signal parasite que l’on obtient
à la sortir du multiplicateur ?
Le circuit 𝑅𝐶 étant composé d’éléments linéaires, on peut appliquer le principe de superposition.
On pose 𝑒1 = 𝐴, 𝑒2 = 𝐵𝑐𝑜𝑠(4𝜋𝑓𝑡), 𝑒3 = 𝐶𝑐𝑜𝑠(2𝜋(𝑓𝑏 − 𝑓)𝑡) et 𝑒4 = 𝐶𝑐𝑜𝑠(2𝜋(𝑓𝑏 + 𝑓)𝑡) et on remarque que
l’entrée du filtre RC s’écrit 𝑢𝑒 = 𝑒1 + 𝑒2 + 𝑒3 + 𝑒4 .
7- En utilisant les résultats de la question 2, préciser l’expression de l’amplitude des sorties 𝑠1 , 𝑠2 , 𝑠3 et 𝑠4
associées respectivement à 𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 et 𝑒4 . Comment s’écrit alors la sortie 𝑢𝑠 (𝑡) ?
8- Le signal parasite a une amplitude 𝑏0 qui est 10 fois plus importante que l’amplitude 𝑉𝑒 du signal que l’on
cherche à mesurer. Si on souhaite, grâce au filtre RC, atténuer l’amplitude de la composante de 𝑢𝑠 (𝑡) associée
au bruit parasite de plus basse fréquence d’un facteur 1000 par rapport à l’amplitude de 𝑠1 , quelle valeur
numérique doit-on choisir pour 𝑓𝑐 ? Quel est alors l’intérêt d’un tel filtre (réponse en 3 lignes maximum) ?