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Impact de la culture sur l'aide-soignant en EHPAD

Convention de vienne sur les RD

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Thème : l’Impact de la culture dans la prise en soin des personnes âgées dépendantes en

EHPAD

Question de départ : En quoi la culture d’un professionnel influence-t-elle sur ses


représentations et sur la pratique professionnelle ainsi que sur les résidents en EHPAD, en
exemple le métier d’aide-soignant ?

Plan

Introduction

Introduction

Situations d’appels
Première situation d’appel
Deuxième situation d’appel

Questionnements et question de départ

Partie 1. Cadre contextuel : l’aide-soignant des EHPAD

1.1. Généralités sur le métier et la formation de l’aide-soignant


1.1.1. Métier d’aide-soignant
1.1.2. Formation d’aide-soignant

1.2. Etats des lieux sur les EHPAD, les résidents et les aides-soignants dans ces institutions
1.2.1. Les EHPAD et leurs résidents
1.2.2. Les aides-soignants dans les EHPAD

1.3. Enjeux autour de la fonction d’aide-soignant dans les EHPAD


1.3.1. Fonctions et rôles de l’aide-soignant dans les EHPAD
1.3.2. Conditions de travail et prestations de l’aide-soignant dans les EHPAD

Partie 2. Cadre conceptuel : implication de la culture sur la représentation de l’aide-soignant

2.1. Culture des professionnels et représentations professionnelles


2.1.1. Quels enjeux de la culture pour les soignants ?
2.1.2. L’impact de la culture sur le soin
2.2. Culture, représentations professionnelles et pratiques professionnelles des soignants
2.2.1. Culture et représentations professionnelles des soignants
2.2.2. Représentations professionnelles et pratiques du métier d’aide-soignant

2.3. Identité et transition culturelle


2.3.1. Culture, identité et pratiques de l’aide-soignant
2.3.2. Représentations, identité et pratiques de l’aide-soignant

2.4. Problématique et hypothèses de recherche

Partie 3. Cadre empirique

3.1. Méthodologie
3.1.1. Cadre méthodologique
3.1.2. Limites méthodologiques

3.2. Analyse des résultats


3.2.1. Présentation des résultats
3.2.2. Culture et représentations
3.2.3. Culture et identité
3.2.4. Culture face aux normes et règles et/ou au collectif de travail
3.2.5. Culture et pratiques professionnelles

3.3. Discussion
3.3.1. Synthèse
3.3.2. Recommandations

Conclusion

Bibliographie

ANNEXES

INTRODUCTION

Introduction
Situations d’appels

Une fois arrivé en France en septembre 2019, j’ai voulu valoriser mon diplôme de Licence en
Sciences infirmières obtenu en Tunisie en exerçant comme infirmier. Néanmoins, étant un
ressortissant étranger, surtout issu de pays en dehors de l’Union Européenne, cela n’a pas été
possible, compte tenu de la réglementation française. Ainsi, comme c’est le cas de la plupart
des personnes dans la même situation, mon choix a été vite orienté vers le métier d’aide-
soignant, un métier connexe et présentant tout de même une perspective d’évolution vers celui
d’infirmier. J’ai alors le privilège d’avoir intégré un EHPAD (Etablissement d’hébergement
pour personnes âgées dépendantes) de la ville de Caen, une expérience professionnelle qui
m’a également conféré un nouveau monde à découvrir puisque l’encadrement des personnes
âgées en France est complètement différent de celui que j’ai connu au Maghreb.

En fait, la culture dans les pays nord-africains conçoit une fin de vie « en famille », c’est-à-
dire dans le foyer familial (d’un des enfants, notamment) pour les personnes âgées. En
revanche, dans de nombreux pays occidentaux (cela n’est pourtant pas à généraliser, en
considérant par exemple le cas de l’Italie où les familles préfèrent payer des « aides-
soignants » pour s’occuper de leurs parents âgés dans leurs propres domiciles plutôt
qu’ailleurs 1), les seniors sont plutôt internés dans des maisons de retraite. Ce choix est
probablement dû à une volonté d’optimiser entre, d’une part, le devoir familial et les
contraintes professionnelles qui limites la disponibilité des enfants à prendre totalement en
charge leurs parents âgés et, d’autre part, le devoir familial (au sens plus large) envers les
ascendants qui se manifeste surtout dans le financement de la prise en charge de ces derniers
en institution.

Dans la culture africaine en général et maghrébine en particulier, les personnes âgées ont une
place assez importante, voire la plus importante au sein de la famille : elles sont considérées
comme des véritables « sages ». Ces personnes sont vénérées comme des bibliothèques
ambulantes et constituant des ressources d’idées et de sagesse ayant été accumulées tout au
long de leur vie. C’est presque toujours un privilège d’avoir à consulter des personnes âgées
avant de prendre des décisions majeures (mariage, carrière professionnelle, construction de

1
DEBERT, Guita Grin. Les migrations et le marché de soins aux personnes âgées. Vibrant: Virtual Brazilian
Anthropology [en ligne]. Juin 2016, Vol. 13, n° 1, p. 89-101. DOI 10.1590/1809-43412016v13n1p089.
maison, etc.). Du coup, avoir un parent en âge avancé à prendre en charge n’est nullement
perçu comme un fardeau pour la famille de cette culture, mais plutôt une récompense divine.

Deux situations vécues et/ou observées dans l’EHPAD que j’ai intégré ont le mérite d’être
rapportées dans ce mémoire, car portant surtout vers des enjeux culturels de la prise en charge
des personnes âgées en institution. Il y a lieu de noter que l’EHPAD dans lequel j’ai exercé en
tant qu’aide-soignant comporte deux étages et soixante-dix-huit chambres dans lesquels sont
repartis les résidents. L’équipe d’aides-soignants dont je faisais partie prenait en charge des
résidents atteints de la maladie d’Alzheimer, des personnes qui sont installées au rez-de-
chaussée et au premier étage du bâtiment.

Première situation d’appel

La prise en soin de chaque personne âgée est effectuée de manière assez continue dans
l’EHPAD, impliquant alors à l’équipe d’aides-soignants de jour d’être ponctuelle pour
prendre le relai à exactement 6h45 du matin avant le départ de l’équipe de nuit, de sorte à
assurer le bon fonctionnement de l’établissement. La réalisation de toutes les tâches doit alors
suivre un ordre et un emploi du temps assez stricts, et exige une certaine efficacité. Il arrive
parfois qu’on charge un aide-soignant à s’occuper de dix résidents pendant une même
matinée, en commençant par la toilette jusqu’à la prise des repas, un ensemble de tâches qui
doit être achevé avant 10h du matin.

Tout observateur s’interroge certainement comment un aide-soignant est-il à même de prendre


en charge une dizaine de résidents en un si peu de temps, sachant que la prise en charge de
chacune de ces personnes âgées doit se faire suivant ses conditions physiques ? Selon la
DREES, « les conditions de travail des soignants d’EHPAD changent sous l’effet de
l’évolution récente des profils de résidents : amplification des tâches sanitaires au détriment
du relationnel, renforcement des exigences de qualification des professionnels et du contrôle
qualité, exigence accrue des résidents » 2. Ainsi, le métier d’aide-soignant est en constante
évolution dans le sens où les praticiens doivent toujours s’adapter (c’est-à-dire, adapter leurs
prestations) aux conditions physiques et psychologiques de chaque résident. Cela implique
2
MARQUIER, Rémy, VROYLANDT, Thomas, CHENAL, Marie, et al. Des conditions de travail en EHPAD
vécues comme difficiles par des personnels très engagés [en ligne]. Rapport n°5. Direction de la Recherche, des
Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), septembre 2016, p. 2. Disponible à : <URL :
[Link]
vecues-comme-difficiles>.
donc des charges de travail qui s’intensifient forcément pour les aides-soignants et, par
conséquent, un affaiblissement des interactions relationnelles de ces professionnels avec les
personnes âgées bénéficiaires de leurs services. Il y a aussi à douter les incidences de cette
intensification des charges qui pèsent sur les aides-soignants sur la qualité globale des soins
prodigués pour les usagers.

Le temps alloué à chaque usager étant si court qu’il est pratiquement impossible d’interagir
suffisamment avec celui-ci, même pour mieux appréhender ses besoins afin d’améliorer les
prestations dans le futur ; le dialogue avec les résidents est presque inexistant et se déroule le
plus souvent (lorsque cela existe) dans des conditions assez déplorables. Un jour, lorsque j’ai
fait la toilette d’un résident de quatre-vingt-sept ans, celui-ci m’a lancé que le corps des
personnes âgées n’est pas un objet ou un jouet que quiconque peut manipuler de n’importe
quelle façon. Mon regard d’aide-soignant venu d’ailleurs étant celui d’un novice qui ne cesse
de découvrir des choses nouvelles, je me réfère à mon entourage dans mon pays d’origine, là
où effectivement une personne âgée est considérée comme un petit dieu. Les réclamations de
cet usager sont donc conformes à cette perspective, malgré les conditions de travail qui m’a
empêchées à répondre positivement à ces sollicitations implicites de qualité de service
meilleure.

Force est d’admettre que la qualité d’un « bon » aide-soignant réside bien au-delà d’un simple
travailleur assimilé à une « machine » qui exécute des tâches programmées pour des
personnes âgées. Je suis persuadé que cette qualité passe également (voire surtout) par les
échanges humains entre le professionnel et les bénéficiaires de ses services.

Pendant le petit déjeuner, les résidents expriment parfois leur besoin de dialoguer et surtout
d’être écoutés, et nous, les aides-soignants, nous efforçons à répondre positivement à leur
demande dans la mesure du possible. En guise d’illustration, un senior de quatre-vingt-huit
ans m’a une fois demandé si je pouvais m’asseoir auprès de lui et écouter son histoire, ce qu’il
a à me raconter. Ce jour-là, il m’a été difficile de passer davantage de temps à écouter cet
usager, à cause de la programmation de tâches à réaliser (l’on m’a chargé plus précisément de
mettre de l’ordre dans l’office). Plus tard, lorsque je l’ai rencontré de nouveau, il m’a lancé :
« même au parc zoologique, on accorde du temps aux animaux, et à plus forte raison, nous
qui sommes des patriarches ».
En fait, en Tunisie, l’organisation du travail est routinière c'est-à-dire que l’on attribue des
tâches « fixes » aux aides-soignants. Ils ont alors des rôles bien déterminés dans leur emploi
du temps. Par exemple, les aides-soignants ne sont pas autorisés à donner les médicaments
aux résidents, tandis que les infirmiers sont habilités de le faire. Par contre, en France, ce
métier est marqué par « l’optimisation des soins ». Dès lors, nous sommes confrontés à un
changement quasi-régulier d’organisation et de planning de travail. En dépit de cela, les
problèmes (notamment d’intensification des charges de travail, d’altération de la qualité du
service offert, et du manque d’interactions avec les résidents) restent quasiment toujours les
mêmes à cause fort probablement d’un manque d’effectif. C’est un peu le serpent qui se mord
la queue. Qu’importe le sens dans lequel on aborde le problème, ce manque de personnel reste
récurrent.

Deuxième situation d’appel

Après avoir travaillé au rez-de-chaussée du bâtiment de l’EHPAD (de Caen) pendant une
certaine période, j’ai été affecté au premier étage, comprenant trente-deux résidents qui sont à
prendre en charge par trois aides-soignants.

Visiblement, en France, nous sommes confronté à une sérieuse difficulté liée au faible effectif
des aides-soignants, un problème à double tranchant qui impacte à la fois le côté physique du
travailleur et son bien-être au travail. En revanche, en Tunisie, cela ne se pose pas comme un
véritable problème en soi, car le recrutement d’aide-soignant n’est pas tellement exigeant
(qu’en France), faisant en sorte que la demande d’emploi à ce poste est relativement élevée.

1.1.1. Synthèse

Les aides-soignants interviewés préservent dans leur vision les représentations de leurs
cultures d’origine concernant la place et la position accordée aux parents âgés. Dès lors, ces
participants maintiennent vivant (du moins vis-à-vis de leurs propres parents et familles en
âge avancé) dans leur manière de voir une prise en charge conforme à cette vision, dont
principalement une prise en soin de proximité de ces personnes âgées caractérisée notamment
par une certainement active avec communication active avec celles-ci. Néanmoins, ces
interviewés reconnaissent que ces cultures et leurs composantes sont, dans leur essence,
relatives et d’autres impératifs et contextes limitent la traduction de celles-ci dans la société
française. Ainsi, ces aides-soignants étrangers « acceptent » et légitiment même
l’impossibilité d’application de leurs cultures d’origine dans la prise en charge des personnes
âgées en France, et plus particulièrement dans les EHPAD. De ce fait, l’on peut alors dire que
la première hypothèse de recherche (H1) est validée.

Quant aux identités (personnelle et professionnelle) des aides-soignants, celles-ci sont sous
l’influence de plusieurs éléments. D’une part, leur identité personnelle est visiblement
marquée notablement par leurs cultures d’origine, parfois intimement liées à des histoires de
vie personnelle. La trace de la culture de prise en charge des personnes âgées dans leurs pays
d’origine apparait assez nette : il y a un certain rapprochement entre leur identité personnelle
et leurs représentations concernant la place et les soins que devraient mériter ces personnes
âgées, les résidents des EHPAD plus particulièrement. D’autre part, leur identité
professionnelle semble être tiraillé entre ces cultures d’origines qui laissent encore une trace
mais de façon beaucoup plus nuancée (par rapport à ce qu’il en est avec leur identité
personnelle), la différence culturelle avec le pays d’accueil, et la culture d’organisation dont
plus spécifiquement le collectif de travail. En d’autres termes, bien que la culture d’origine
influence toujours l’identité de ces aides-soignants, cela se fait notablement dans leur sphère
personnelle que sur le plan personnel (où s’impose la culture d’entreprise). L’on peut donc
valider la deuxième hypothèse selon laquelle la culture de ces aides-soignants étrangers
marque leur identité professionnelle.

Face à la culture d’organisation qui se manifeste essentiellement à travers les normes et les
règles en vigueur dans les EHPAD, les aides-soignants admettent (même implicitement) que
celles-ci vont quelquefois à l’encontre de leurs valeurs propres. Parmi ces dernières, les
contraintes du temps, de suivre un emploi de temps stricte, limitent alors la possibilité pour
ces aides-soignants de combler suffisamment les besoins de communication et d’affection
émanant des résidents ; cela contraste avec ce qui est familier à ces professionnels étrangers
dans leurs cultures d’origine. La pression sociale venant du collectif du travail est encore plus
pesante et contraignante à ce propos : la solidarité et l’entraide dans l’équipe, c’est-à-dire les
valeurs collectives et professionnelles passent avant les valeurs propres individuelles, étant
donné que les aides-soignants accordent largement de l’estime à cette culture commune entre
collègues de travail. En fin de compte, ces professionnels se sentent contraints de mettre de
côté leurs cultures d’origine (dont concernant la prise en soin des personnes âgées) pour
laisser de la place à la culture d’organisation et la culture professionnelle. Cela dit, la
troisième hypothèse de recherche est également vérifiée, selon laquelle ces aides-soignants
étrangers sont quelque peu obliger de neutraliser leur culture pour se conformer aux règles et
normes de l’organisation ainsi qu’aux impératifs du collectif du travail.

En fait, face à l’existence éventuelle de contradiction entre les valeurs propres des aides-
soignants étrangers (relatives à leurs cultures d’origine) et les impératifs de l’organisation et
du collectif de travail, ces professionnels adoptent généralement une démarche stratégique en
deux étapes. La première étape consiste à discuter de ce problème, qui semble générer une
tension intérieure plus ou moins forte chez ces aides-soignants : d’abord, avec les collègues de
travail qui partagent probablement en grande partie leurs points de vue et tendent à soutenir
toute solution susceptible d’améliorer cette situation ; ensuite, avec le responsable qui se
montre également assez compréhensif et « positif » pour la nécessité d’améliorer la situation,
mais qui n’ont pas assez de compétence pour apporter les changements qu’implique la
résolution radicale du problème (en effet, il apparait que le manque d’effectif d’aides-
soignants en France soit l’origine identifiée de ce problème). Désormais, comme cette
première étape n’a pas pu aboutir à quelque chose de concret dans la résolution du problème
(lié à la contradiction évoquée plus haut), ces aides-soignants étrangers s’engagent
nécessairement dans une deuxième étape. A ce titre, ils empruntent d’une ou l’autre des deux
voies ci-après :

– Certains cherchent à faire exprimer tout de même leurs valeurs propres qui ne sont pas
vraiment compatibles avec les impératifs de l’organisation et du collectif de travail,
mais de la manière la plus discrète possible : ils cherchent à le faire de façon à ne pas
trop bouleverser l’organisation de leur travail.

– D’autres, en revanche, ont vraisemblablement réussi à se convaincre que c’est une


question de différence culturelle. Ils limitent alors l’expression de leurs cultures
d’origine aux seules valeurs qui ne sont pas incompatibles avec les impératifs évoqués
dans le point précédent.

La quatrième hypothèse de recherche n’est alors vérifiée que seulement en partie : c’est
l’hypothèse selon laquelle ces aides-soignants étrangers préfèrent exprimer leur culture sous
silence et de manière informelle, plutôt que d’essayer d’influencer les représentations
professionnelles collectives.
Ici, l’on est confronté à une limite de la conceptualisation de Boutanquoi qui a établit une
certaine possibilité pour les soignants d’influencer et de faire changer les représentations
professionnelles et les pratiques professionnelles 3. Visiblement, les aides-soignants d’origine
étrangère ont quelque peu réussi à influencer la vision collective, voire celle de leurs premiers
responsables (d’équipe), concernant la nécessité d’améliorer l’interaction sociale des aides-
soignants avec les résidents, de sorte à répondre positivement au besoin de communication et
d’affection de la part de ces derniers. Néanmoins, ces professionnels n’ont pas parvenu à
influencer au-delà de ce qui est indispensable pour permettre ce changement, car il s’agit
surtout de problème structurel dont l’origine est hors de portée des acteurs opérationnels de
l’EHPAD.

L’on se demande alors si ce sont les réunions d’évaluation d’équipe qui n’ont pas induit une
remontée suffisante d’information vers les véritables décideurs qu’il convient de convaincre
de l’importance de ce changement, ou bien ce sont effectivement ces derniers qui ne sont pas
persuader de l’indispensabilité de tel changement. Peut-être qu’ils ne sont pas d’avis que les
interactions sociales avec les aides-soignants apportent réellement quelque chose de
positivement consistant pour les résidents ; peut-être que les aides-soignants n’ont pas réussi à
mobiliser les résidents et leurs familles (dans une dynamique relationnelle efficace 4) afin
qu’ils s’expriment ouvertement dans ce sens jusqu’à se faire entendre par ces décideurs.

En somme, il faut reconnaitre de toute manière que ces circonstances ne pourraient pas être
sans incidence sur la vie psycho-affective et sociale des aides-soignants, sur leur
environnement professionnel, et sur la qualité des prestations offertes aux résidents. Quelques
recommandations s’imposent alors pour tenter d’améliorer cette situation dans les EHPAD
français.

3
BOUTANQUOI, Michel. Les déterminants des pratiques professionnelles dans le champ des interventions
socio-éducatives : au-delà des représentations sociales. Les Sciences de l’éducation - Pour l’Ère nouvelle
[en ligne]. 2014, Vol. 47, n° 4, p. 11-27.
4
Ibid.

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