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Rapport sur le Flambage des Poutres

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Rapport du Tp : Flambage

ENCADRE PAR : PREPARE PAR :

HAITHAM CHOUYEKH
Mme HMINA Khadija OTHMANE MOULOUDI
DINA ENNOURA
MAROUAN ZAZZA
M’HAMMED SALMANE
ANASS BAALLAOUI
MOUNSIF ELMASKAOUI
ABDESSAMAD BEN-AMAR
YOUNES AIT KHADJOU
SG-42

1|Page
IntroductIon
Le flambage ou flambement est un phénomène d'instabilité d'une
structure élastique qui pour échapper à une charge importante exploite
un mode de déformation non sollicité, opposant moins de raideur à la
charge. La notion de flambement s'applique généralement à des poutres
élancées qui lorsqu'elles sont soumises à un effort normal de
compression, ont tendance à fléchir et se déformer dans une direction
perpendiculaire à l'axe de compression (passage d'un état de
compression à un état de flexion) ; mais elle peut aussi s'appliquer par
exemple à des lames de ressort sollicitées en flexion qui se déversent en
torsion pour échapper à la charge.

Le flambage étudié est une sollicitation composée de compression et


flexion, lorsqu’une poutre rectiligne suffisamment longue subit un effort axial
croissant, on observe successivement deux types de sollicitation:
• Pour une charge axiale F inferieure à une limite noté Fc (charge critique) la
poutre est comprimée elle reste rectiligne et se raccourcit.
• Lorsque la charge axiale atteint la charge critique Fc la poutre fléchit
brusquement (flambage).

2|Page
L’objectif du TP
• Déterminer expérimentalement les charges critiques d’Euler pour
différentes conditions de flambement sur 3 poutres de même matière, meme
section et des longueurs différentes:
- Barre bi-articulée.
- Barre articulée et encastrée.
- Barre doublement encastrée.

Les hypothéses
• Les poutres ont des sections constantes et une ligne moyenne
rigoureusement droite avant déformation
• Le poids propre des poutres est négligeable
• Le matériau est homogène
• Le raccourcissement de la barre est négligeable vis-à-vis de la déformation à
la flexion

3|Page
EtudEs théorIquEs
• La charge critique d’euler :
La charge critique d’Euler 𝐹𝑐𝑟𝑖𝑡 représente une limite qui ne doit être
atteinte en aucun cas.

2
𝜋 𝐸𝐼
𝐹𝑐 =
𝑙𝑓2
Où :
𝐼(𝐺𝑧) : Moment quadratique de la section 𝑚𝑚4
𝐸 : Module d’Young (𝑁. 𝑚𝑚−2 ) (E= 210G𝑃𝑎 pour l’acier)
𝑙f : Longueur libre de flambement donnée par : 𝑙f= 𝐾f × 𝑙
Avec 𝐾f: le coefficient de réduction de la longueur.

4|Page
• Calcule theorique de la charge d’euler critique
On a effectué l’étude en utilisant trois poutre de même section
s=20*3 𝑚𝑚−2
𝑏∗ℎ3 20∗33
Alors le moment quadratique suivant z est : 𝐼𝐺𝑧 = = =
12 12
45𝑚𝑚4

La charge critique théorique (Bi-articulation) :


Pour la 𝟏𝒆𝒓 poutre de longueur 623 mm :
𝜋2 𝐸𝐼 𝜋2 ∗210∗103 ∗45
𝐹𝑐 = = = 240.30 N
𝑙𝑓2 6232

Pour la 𝟐𝒆𝒎𝒆 poutre de longueur 701 mm :


𝜋2 𝐸𝐼 𝜋2 ∗210∗103 ∗45
𝐹𝑐 = = = 189.79 N
𝑙𝑓2 7012

Pour la 𝟑𝒆𝒎𝒆 poutre de longueur 752 mm :


𝜋2 𝐸𝐼 𝜋2 ∗210∗103 ∗45
𝐹𝑐 = = = 164.92 N
𝑙𝑓2 7522

La charge critique théorique (Encastrement-


Articulation) :
Pour la 𝟏𝒆𝒓 poutre de longueur 623 mm :
𝜋2 𝐸𝐼 𝜋2 ∗210∗103 ∗45
𝐹𝑐 = = = 490.41 N
𝑙𝑓2 (0.7∗623)2

Pour la 𝟐𝒆𝒎𝒆 poutre de longueur 701 mm :


𝜋2 𝐸𝐼 𝜋2 ∗210∗103 ∗45
𝐹𝑐 = = = 387.34 N
𝑙𝑓2 (0.7∗701)2
5|Page
Pour la 𝟑𝒆𝒎𝒆 poutre de longueur 752 mm :

𝜋2 𝐸𝐼 𝜋2 ∗210∗103 ∗45
𝐹𝑐 = = = 336.58 N
𝑙𝑓2 (0.7∗752)2

La charge critique théorique (Bi-Encastrement) :


Pour la 𝟏𝒆𝒓 poutre de longueur 623 mm :
𝜋2 𝐸𝐼 𝜋2 ∗210∗103 ∗45
𝐹𝑐 = = = 961.2 N
𝑙𝑓2 (0.5∗623)2

Pour la 𝟐𝒆𝒎𝒆 poutre de longueur 701 mm :


𝜋2 𝐸𝐼 𝜋2 ∗210∗103 ∗45
𝐹𝑐 = = = 759.19 N
𝑙𝑓2 (0.5∗701)2

Pour la 𝟑𝒆𝒎𝒆 poutre de longueur 752 mm :


𝜋2 𝐸𝐼 𝜋2 ∗210∗103 ∗45
𝐹𝑐 = = = 659.71 N
𝑙𝑓2 (0.5∗752)2

EtudEs ExpérImEntalEs
• Travail demandé :
Dans cette partie on cherche d’étudier l’influence des liaisons sur la charge
critique d’Euler.
Pour cela on a positionné chaque poutre pour les 3 types de liaison, et on a
ajusté les efforts de liaison en les augmentant à chaque fois, en assurant la
perpendicularité de comparateur avec la barre sans oublier de remettre le
cadran à zéro chaque fois.
Les graphes et les tableaux suivants décrivent les résultats obtenus

6|Page
➢ La 𝟏𝒆𝒓 poutre :

Bi-articulation
Force [N] Déformation [mm]
0 0
50 0.8
100 1.8
150 3.6
200 9.2
220 10
Articulation/Encastrement
Force [N] Déformation [mm]
0 0
100 0.1
200 0.5
300 1
400 3.2
440 10.6
Bi-Encastrement
Force [N] Déformation [mm]
0 0
200 0.1
300 0.5
600 1
650 1.8
700 3.2
800 5.9

12.00
Barre 1

10.00
DÉFORMATION [MM]

8.00

6.00

4.00

2.00

0.00
0.00 100.00 200.00 300.00 400.00 500.00 600.00 700.00 800.00 900.00
FORCE[N]

Bi-articulation Articulation/Encastrement Bi-Encastrement

7|Page
➢ La 𝟐𝒆𝒎𝒆 poutre :
Bi-articulation
Force [N] Déformation [mm]
0 0
40 0.6
120 3.5
150 10.5
Articulation/Encastrement
Force [N] Déformation [mm]
0 0
100 0.1
200 0.4
300 1.4
350 4.7
360 6.9
Bi-Encastrement
Force [N] Déformation [mm]
0 0
200 0.5
400 2
600 4.9
700 12.1

Barre 2

14.00

12.00
DÉFORMATION [MM]

10.00

8.00

6.00

4.00

2.00

0.00
0.00 100.00 200.00 300.00 400.00 500.00 600.00 700.00 800.00
FORCE[N]

Bi-articulation Articulation/Encastrement Bi-Encastrement

8|Page
➢ La 𝟑𝒆𝒎𝒆 poutre :
Bi-articulation
Force [N] Deformation [mm]
0 0
40 4.5
90 4.9
120 11.5
130 16.2
Articulation/Encastrement
Force [N] Deformation [mm]
0 0
100 0.8
200 2.3
250 4.5
290 16
Bi-Encastrement
Force [N] Deformation [mm]
0 0
100 0.3
200 0.8
300 1.7
400 3
500 5.8
600 16.2

Barre 3
18.00
16.00
14.00
DÉFORMATION [MM]

12.00
10.00
8.00
6.00
4.00
2.00
0.00
0.00 100.00 200.00 300.00 400.00 500.00 600.00 700.00
FORCE[N]

Bi-articulation Articulation/Encastrement Bi-Encastrement

9|Page
L’interprétation des résultats :
Pour bien interpréter les résultats on doit expliquer comment la longueur et les
types de liaisons influence le phénomène de flambage.
L’effet de la longueur :
D’après la relation de la charge critique d’Euler :
Comme on peut voir que si on augment la langueur l’effort critique diminue c.-
à-d. l’effort nécessaire pour la déformation diminue donc le flambage devient
plus facile.

𝜋2 ∗𝐸𝐼
L’effet des types des liaisons : 𝐹𝑐 = .
𝑙𝑓2
Les types de liaison peut influencer le phénomène de flambage a cause de leurs
réactions.
Les liaisons encastrement offrent généralement la meilleure résistance au
flambage. Lorsque les deux extrémités d'une poutre sont encastrées, elles sont
efficacement verrouillées en place, ce qui limite leur capacité à fléchir En
conséquence, la charge critique de flambage est plus élevée pour les poutres
encastrées.
Les poutres articulées sont plus susceptibles de flamber par rapport aux
poutres encastrées. Les articulations permettent une certaine rotation, ce qui
rend la structure moins résistante au flambage. La charge critique de flambage
est donc généralement plus basse pour les poutres articulées.
Donc plus on augment le degré d hyperstatisme la résistance au flambage
augmente.
C’est pour cela dans le pratique on utilise avec la relation d’Euler un facteur de
correction k pour introduit l effet des types de liaison : 𝑙𝑓 𝑘 𝐿.

10 | P a g e
conclusIon

Dans ce TP, on a pu mesurer la charge critique de flambement pour des


barres de longueur déférentes. Cette manipulation est très intéressante car elle
donne une idée sur le phénomène de flambement ainsi que quelques techniques
pour l’éviter. En effet on peut constater que pour augmenter la charge critique de
flambement on pourra introduire à l’élément des appuis intermédiaires qui
réduiront la longueur de flambement. Donc la connaissance du phénomène ainsi
que ses causes et ses effets s’avère très importantes dans la mesure où la ruine
des structures élancées peut se produire à cause de cette instabilité (sans même
que la limite élastique du matériau ne soit atteinte).

11 | P a g e
1|Page
I. INTRODUCTION & OBJECTIFS :
La flexion se produit lorsqu'un objet se déforme et se courbe. Elle engendre à la fois des
contraintes et des déformations dans la poutre. Il est crucial d'étudier ces contraintes et
déformations, ainsi que leur répartition, afin de dimensionner de manière optimale les poutres
soumises à des sollicitations de flexion.

Objectifs :
 Déterminer l’évolution de la déformation dans une section de la poutre en fonction du
moment fléchissant appliqué ;
 Déterminer l’évolution de la déformation dans la une section en fonction de la position
verticale « y » ;
 Identifier la position verticale de la fibre neutre (centroïde) ;
 Déterminer le niveau de déformation maximal (traction maximale) et déformation
minimale (compression maximale) ;

II. ETUDE THEORIQUE :


1) Les hypothèses générales de la flexion pure :
 La section droite de la poutre est constante ;
 La ligne moyenne de la poutre est rectiligne ;
 La poutre admet un plan de symétrie longitudinal
 Les forces extérieures sont appliquées perpendiculairement à la ligne moyenne et elles
sont situées dans le plan de symétrie longitudinale ou réparties symétriquement par
rapport à celui-ci
 L’application des hypothèses de la théorie des poutres de Bernoulli (cas de petites
déformations, loi de Hooke, les sections droites restent planes et perpendiculaires à la
ligne moyenne) ;

2|Page
3|Page
4|Page
Etude expérimentale :
Avant de commencer la manipulation :
On vérifie tout d’abord que l’affichage numérique de déformation est à la position «ON» et
qu’il est fixé à la configuration « 1 » des jauges ; puis on Fait tourner le bouton de réglage de la
cellule de charge pour fixer la lecture à la valeur initiale zéro.
Et on prélève les valeurs de déformations à chaque jauge pour des charges différentes.

On prend les valeurs de déformation pour chaque jauge en variant la charge de 0 à 500N :

Charge en
Jauges N
0 100 200 300 400 500
1 498 376 301 216 147 67
2 444 392 330 274 244 176
3 0 -42 -78 -154 -198 -249
4 -25 -44 -57 -70 -77 -86
5 -14 -30 -41 -54 -61 -70
6 -19 -10 7 13 24 37
7 159 177 193 209 227 246
8 -296 -267 -241 -205 -171 -137
9 -340 -304 -289 -244 -202 -162

Moment fléchissant en
Jauges 𝑵𝒎
0 17,5 35 52,5 70 87,5
1 0 -62 -137 -222 -291 -371
2 0 -52 -114 -170 -200 -262
3 0 -42 -78 -154 -198 -249
4 0 -19 -32 -45 -52 -61
5 0 -16 -27 -40 -47 -56
6 0 9 26 32 43 56
7 0 18 34 50 68 87
8 0 29 55 91 125 159
9 0 36 51 96 138 178

5|Page
- La courbe de la déformation de chaque jauge :

6|Page
Moment fléchissant en
Jauges 𝑵𝒎
0 17,5 35 52,5 70 87,5
1 0 -62 -137 -222 -291 -371
2,3 0 -47 -96 -162 -199 -258.5
4,5 0 -17.5 -29.5 -42.5 -49.5 -58.5
6,7 0 13.5 30 41 55.5 71.5
8,9 0 32.5 53 73.5 131.5 168.5
- La courbe de la déformation moyenne :

Calcul théorique du moment quadratique et de la position de la fibre neutre centroïde de la section :

7|Page
i 𝑍𝐺𝑖 𝑌𝐺𝑖 𝐼𝐺𝑖𝑍 (𝑚𝑚4) 𝐼𝐺𝑖𝑌 𝑆𝑖
(𝑚𝑚4) (𝑚𝑚2)

1 19,05 3,2 38,1 × 6.43 6,4 × 243,84


12 38,13
12

2 19,05 22,25 6,4 × 31.73 31,7 × 202,88


12 6.43
12

8|Page
On sait que et la position de la fibre neutre est caractérisé par la contrainte σ=0, on
résout l’équation :

Et on trouve que la fibre neutre se trouve sur l’axe Y=0, alors la fibre neutre passe par le
centre de gravité de la section {𝑍𝐺 = 19,05 𝑚𝑚 ; 𝑌𝐺 = 11,85 𝑚𝑚

La déformation théorique sur la fibre neutre centroïde :


La fibre neutre ne subit pas de déformation donc elle représentée sur le graphe des
déformations par la courbe d’équation ε=0, C’est la courbe la plus proche d’axe des
abscisses.
La valeur pratique de la déformation sur le centroïde :
On remarque que la courbe la plus proche de la courbe d’équation ε=0 est celle de la
paire
(4,5), c’est la plus proche de l’axe neutre centroïde. La valeur pratique trouvé est
différente
de 0, à cause de différentes facteurs extérieurs perturbant la manipulation en plus du
décalage de la paire de jauge (4,5) par rapport à l’axe neutre.

9|Page
Calcul de la contrainte maximale de la section :

10 | P a g e
Précision de l’équation de flexion :
L'équation de la flexion ne donne pas une estimation précise de la contrainte dans une
poutre. Cela est dû à plusieurs facteurs, dont les suivants :
 Les poutres réelles ne sont pas parfaitement géométriques. Elles présentent des
tolérances de fabrication, qui peuvent entraîner des variations de la section droite
et de la ligne moyenne.
 La section droite d'une poutre est supposée constante, alors qu'elle peut varier en
fonction des charges appliquées.
 Les moments quadratiques sont calculés en supposant que la section droite est
parfaitement rectangulaire ou circulaire. En réalité, les sections droites sont
souvent plus complexes.
 Le matériau d'une poutre est supposé homogène et isotrope. En réalité, les
propriétés mécaniques du matériau peuvent varier en fonction de la direction.
 Pour obtenir une estimation plus précise de la contrainte, il est nécessaire de
tenir compte de ces facteurs. Cela peut être fait en utilisant des méthodes plus
complexes, telles que la mécanique des milieux continus ou la mécanique des
matériaux.
Voici quelques détails supplémentaires sur ces facteurs :
 Les tolérances de fabrication peuvent entraîner des variations de la section droite
d'une poutre, qui peuvent affecter la distribution des contraintes. Par exemple,
une poutre avec une section droite plus petite aura des contraintes plus élevées.
 Les variations de la section droite peuvent être causées par des charges
appliquées, comme le poids propre de la poutre ou des charges externes. Par
exemple, une poutre soumise à une charge concentrée aura une section droite
plus petite en dessous de la charge.
 Les sections droites non rectangulaires ou circulaires peuvent entraîner des
moments quadratiques plus complexes. Par exemple, une poutre avec une section
droite en forme de T aura des moments quadratiques différents de ceux d'une
poutre avec une section droite rectangulaire.
 Les matériaux non homogènes ou anisotropes peuvent entraîner des
distributions de contraintes non uniformes. Par exemple, un matériau avec une
résistance à la traction plus faible dans une direction aura des contraintes plus
élevées dans cette direction.
En conclusion, l'équation de la flexion est un outil utile pour estimer la contrainte dans
une poutre, mais elle ne donne pas une estimation précise dans tous les cas. Pour
obtenir une estimation plus précise, il est nécessaire de tenir compte des facteurs qui
peuvent affecter la distribution des contraintes.

11 | P a g e

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