Une expérience de
Mobilisation sociale
formalisée par le
Budget Participatif à
Koutiala (Mali)
Présenté par Moussa DIABATE- Assistant Gestionnaire au PDSU
Plan
• Quelques caractéristiques de la Commune
Urbaine de Koutiala
• L’expérience de mobilisation sociale à Koutiala
• Quelques enseignements à partager
• Le Budget Participatif à Koutiala
• Les Difficultés rencontrées
• Les Attentes du futur réseau B
Quelques caractéristiques de
Koutiala
1. Commune urbaine située au nord de la région de
Sikasso (Sud du Mali)
2. 2ième ville industrielle du Mali et 3ième ville la plus
peuplée (plus de 120 000 Hbts)
3. Ville carrefour et cosmopolite, reliant le Burkina
Faso, la Côte-D’Ivoire, à haute potentialité de
commerce, d’agriculture et d’élevage
4. Circonscrite autour de 12 quartiers et 8 villages
rattachés
5. Dirigée par un conseil communal de 33 membres
dont 8 femmes. Le maire est secondé par 4
adjoints dont une femme
L’expérience de mobilisation sociale
• La Coopération Suisse fidèle à sa démarche d’accompagnement
des acteurs locaux a décidé depuis 2003, d’intervenir à Koutiala
sur la demande du gouvernement malien. Elle intervient à Koutiala
dans le cadre de l’appui au Programme de Développement Social
et Urbain (PDSU) afin d’y dérouler une démarche originale de
soutien aux initiatives de quartier
• Entre 2003 et 2007, la commune urbaine de Koutiala en partenariat
avec la Coopération Suisse ont opté pour l’accompagnement des
dynamiques locales et la valorisation des opportunités.
• L’implication des acteurs locaux dans la définition des enjeux et
des priorités du développement local a permis à nombre d’entre
eux de se positionner et de défendre des points de vue. La
Commune de Koutiala au premier chef, assure la maîtrise
d’ouvrage qui lui revient en matière de développement local. Elle a
revu son positionnement tant par rapport aux services
déconcentrés que par rapport aux comités de quartier.
Un ensemble d’objectifs interdépendants !
Améliorer le cadre de vie
des population à travers
des investissements
sociocollectifs Contribuer à la
relance du
développement
économique par
Réorganiser les services pour la promotion
une gestion organisationnelle d’investissements
et administrative saine productifs
Quelles finalités ?
Quelles priorités ?
Assainir la gestion
financière de la
commune
• Il s’est ainsi créé de nouveaux espaces de concertation et de
négociation que la commune urbaine s’est appropriée pour
asseoir un développement communal réellement participatif
avec les acteurs suivants:
- Populations à travers leurs comité de développement de quartier (CDQ);
- Les services déconcentrés de l’Etat;
- Les acteurs économiques (artisans, commerçants, transporteurs, GIE, promoteurs
d’unités industrielles, etc.);
- Les groupements de femmes et de jeunes;
- Les ONG et Associations locales;
- Les chefs coutumiers et les communicateurs traditionnels;
- Les radios locales, etc.
• Ces acteurs se sont mis autour de l’objectif suivant: Améliorer
le cadre de vie des populations et promouvoir une
citoyenneté basée sur la responsabilisation des acteurs
locaux.
• Mais avec quelle organisation? Quels outils?
La mise en place du comité restreint (CR)
• Avec cet élan de mobilisation avec l’ensemble des
acteurs précités, il y avait nécessité à créer un cadre
adéquat, efficace, souple (du point de vue du nombre
des membres), dit Comité Restreint
• Il est dirigé par le 2ième adjoint du Maire et est
composé des représentants des services techniques,
du personnel communal, des CDQ, des femmes, des
ONG et radios locales,…
• Le CR:
- Coordonne les activités d’animation de quartier autour des enjeux de
développement local;
- Appui les CDQ à l’identification des sous projets de quartiers, à leur
montage et au suivi de la mise en œuvre,
- Sert d’interface entre les autorités municipales et les acteurs locaux;
- Appui la municipalité dans l’élaboration de stratégies de mobilisation des
acteurs sur des sujets d’intérêt public (recouvrement des taxes et
impôts, entretien des ouvrages d’assainissements, etc.)
- Facilite la mise en lien des acteurs et la planification des animations;
- Conçoit, coordonne et met en œuvre la semaine Sigida Kura, qui est un
moment d’échanges, de capitalisation et de planification des actions de
développement entre les acteurs locaux et la municipalité
- Il appui les CDQ dans la mise en œuvre du BP
Quelques activités d’animation du CR
Sorties des élus dans les 12 quartiers
Des concertations élargies regroupant plusieurs
acteurs
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Un cadre de capitalisation et de planification
original: la semaine Sigida Kura
Initié depuis 2006, la semaine
Sigida Kura a servi de cadre
annuel d’échanges des
acteurs au sein duquel ils:
- Font le bilan des activités réalisées;
- Capitalisent les acquis et les diffusent ;
- Participent à des concours citoyens
(quartiers propres, mobilisation des
ressources, écoles propres, sport,
management municipal, …);
- Offrent des opportunités aux acteurs
culturels….
- Créent les conditions d’une bonne
adhésion des populations au
processus
Les prix Sigida Kura: des prétextes à
l’investissement communal !
Les prix qui récompensent les différents lauréats doivent servir
à la réalisation de projets qui bénéficient à l’ensemble de la
communauté.
Les bénéficiaires (CDQ, écoles, artisans) proposent à la
commune urbaine leurs idées de projets (après des
concertations locales), qui sont examinées par le comité
restreint et les services techniques compétents
S’il s’agit par exemple d’ouvrages d’assainissement, le service
local et l’urbanisme vérifie si le tracé s’adapte au schéma
directeur en vigueur avant de valider la proposition à
l’attention du maire et des bénéficiaires
Le maire intègre ces investissements dans sa planification et
sollicite l’appui de son partenaire technique et financier
Le financement n’est pas forcément tributaire du montant du
prix initial. Un quartier peut gagner un prix d’un million et
reçoit un ouvrage de plus de 30 millions
La clé de répartition des parts est définie par les acteurs
comme suit:
Commune: 15%, Bénéficiaires: 5% et Coopération Suisse 80%
La part des populations et de la commune peut être en nature
et/ou en espèce
Pour chaque projet, les populations appuyées par le comité
restreint mettent en place un comité de projets chargé du
suivi des travaux et de l’entretien de l’ouvrage à la fin
En guise d’exemple, je vous propose de voir ci-après
quelques réalisations issues de ces dynamiques de
quartiers:
Des caniveaux / collecteurs
adaptés aux besoins
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