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Électronique analogique : Composants et systèmes

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Sous la direction de Bernard Latorre

Corinne Berland, François de Dieuleveult, Christophe Delabie,


Sylvain Dupont-Legendre, Olivier Français, Patrick Poulichet,
Jordan Roy

ÉLECTRONIQUE
ANALOGIQUE
Composants et systèmes complexes

2e ÉDITION

9782100859078_FM.indd 1 8/21/23 4:55 PM


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© Dunod, 2018, 2023


11 rue Paul Bert, 92240 Malakoff
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ISBN 978-2-10-085907-8

9782100859078_FM.indd 2 8/21/23 4:55 PM


Table des matières

Présentation des auteurs VII

Avant-proposIX

1 Grandeurs physiques et électriques 1


1.1 Lois fondamentales et définitions 1
1.2 Notions de mathématiques 8

2 Matériaux et composants passifs 21


2.1 Électron et matériaux. Milieu conducteur et semi-conducteur 21
2.2 Fiabilité des composants. Généralités 25
2.3 Résistances linéaires 27
2.4 Potentiomètres 32
2.5 Condensateurs fixes et variables 33
2.6 Bobines 37
2.7 Le quartz 43

3 Réseaux électriques 47
3.1 Réseaux élémentaires 47
3.2 Analyse d’un réseau 49
3.3 Quadripôles passifs 55
© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.

3.4 Réseaux à résistances 60


3.5 Circuits couplés 62

4 Semi-conducteurs et diodes 67
4.1 Introduction 67
4.2 Le silicium comme semi-conducteur 68
4.3 É
 lectrons et trous soumis à un champ électrique E 74
4.4 Jonction PN 76

III

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Table des matières

4.5 Photodiode ou cellule photovoltaïque 81


4.6 Diode électroluminescente LED  82
4.7 Laser à diode semi-conductrice 83

5 Capteurs 85
5.1 Capteurs de température 85
5.2 Capteurs de pression de fluides 89
5.3 Capteurs d’humidité 90
5.4 Capteurs d’éclairement 91
5.5 Capteurs de force ou de pression piézoélectrique 93
5.6 Capteurs d’accélération 94
5.7 Capteurs magnétiques 96
5.8 Capteurs de courant 101
5.9 Capteurs acoustiques 111

6 Circuits à diode 115


6.1 Redressement et détection d’amplitude 115
6.2 Dispositifs à seuil 118
6.3 Montages stabilisateurs 121

7 Amplificateur à transistors bipolaires 123


7.1 Généralités sur les transistors bipolaires 123
7.2 Modèle statique et point de fonctionnement 125
7.3 Modèle dynamique « petits signaux » 129
7.4 Les amplificateurs à transistors bipolaires 132
7.5 Sources de courants à transistors bipolaires 139

8 Transistors à effet de champ (TEC) 141


8.1 D
 escription, symboles, fonctionnement et caractéristiques 141
8.2 P
 olarisation du transistor à effet de champ
(exemple du JFET à canal n) 149
8.3 L ’amplification par transistor à effet de champ 152
8.4 Le transistor FET utilisé comme source de courant 154
8.5 L e transistor FET utilisé comme résistance
variable commandée en tension 154

IV

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Table des matières

9 Amplificateurs de puissance 157


9.1 Introduction – notion de rendement 157
9.2 Configuration collecteur-commun 158
9.3 Classe B ou push-pull 159
9.4 Amplificateur classe AB 161
9.5 Utilisation d’un pilote (« driver ») : linéarisation 163
9.6 Bilan des puissances et rendement 164
9.7 Loi d’Ohm thermique 165
9.8 Amplificateurs classe D 166

10 A
 mplificateurs hyperfréquences et théorie des lignes 173
10.1 Lignes de transmission et matrice de distribution 173
10.2 Transistors à arséniure de gallium 178

11 Amplificateurs à contre-réaction 185


11.1 L es systèmes bouclés à contre-réaction (réaction négative) 185
11.2 P
 ropriétés des systèmes bouclés à c­ ontre-réaction 186
11.3 Stabilité des systèmes bouclés 189
11.4 Identification de quelques contre-réactions classiques 191

12 Amplificateur opérationnel (AO) 197


12.1 Description et comportement 197
12.2 L’AO en boucle fermée – Les autres montages
linéaires en contre-réaction 213
12.3 Montages non linéaires 226
12.4 Fonctions arithmétiques analogiques à base d’AO 233
12.5 Compensation de l’offset d’entrée et des courants
© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.

de polarisation 238
12.6 Brochages et boîtiers 240

13 Filtres actifs et passifs 243


13.1 Fonctions de transfert 243
13.2 Filtres passifs 260
13.3 Filtres actifs 273

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Table des matières

14 Oscillateurs 283
14.1 Contre-réaction et réaction 283
14.2 Oscillateurs en basse fréquence 286
14.3 Oscillateurs en haute fréquence 291
14.4 Conclusion 303

15 Boucle à verrouillage de phase 305


15.1 Principe de fonctionnement 305
15.2 Caractéristiques de la PLL 306
15.3 Démodulation de fréquence ou de phase par PLL  313
15.4 Divers PLL 313

16 A
 limentation à découpage et régulateur de tension 319
16.1 Régulateur de tension 319
16.2 Régulateur intégré 322
16.3 Alimentation à découpage ou convertisseur DC-DC 323

17 Électronique à temps discret 331


17.1 Introduction 331
17.2 Principe des capacités commutées 333
17.3 Mise en application : cas de l’intégrateur 336
17.4 Électronique de fonctions à base de capacités commutées 342
17.5 Système intégré sur puce : « System-On-Chip » 350

18 Systèmes optroniques et capteurs d’images 355


18.1 Principe 355
18.2 Rayonnement électromagnétique 356
18.3 Rayonnement du corps noir et loi de Planck 357
18.4 Bandes spectrales exploitables en imagerie 359
18.5 P
 erception de la lumière et des couleurs par l’œil humain 360
18.6 Réflexions et émissions 360
18.7 Capteurs d’images CMOS et CCD pour caméra visible 362
18.8 Particularités de la vision infrarouge 369

Index381

VI

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Présentation des auteurs

Bernard Latorre
Diplômé de l’INSA Toulouse, ancien ingénieur de recherche Philips puis d’étude à
Thomson-CSF. Enseignant chercheur à ESIEE-Paris de 1991 à 2023. Domaines d’acti-
vité : systèmes embarqués, électronique analogique, modélisation de systèmes mixtes.

Christophe Delabie
Docteur de l’université des Sciences et Technologies de Lille. Enseignant chercheur à
ESIEE-Paris depuis 1995. Domaines d’activité : électronique analogique, micro-ondes
et antennes, algorithmes évolutionnaires.

Corinne Berland
Ingénieur ESIEE et docteur HDR en électronique et traitement du signal. Enseignant
chercheur à ESIEE-Paris depuis 1998. Domaines d’activité : électronique analogique
basse fréquence et RF, architecture de systèmes de radiocommunication.

François de Dieuleveult
Était ingénieur au sein du département des technologies des capteurs et du signal du
CEA à Saclay. Enseignait les transmissions à l’Université d’Evry, à ESIEE Paris, à l’INT
et à l’Université Pierre et Marie Curie. Auteur de Principes et pratique de l’électronique
(tomes 1 & 2) paru chez Dunod.

Jordan Roy
Ingénieur ESIEE Paris et actuellement doctorant sur le thème de l’instrumentation bio-
médicale au laboratoire ESYCOM en électronique, optronique et systèmes de l’Univer-
sité Gustave Eiffel.

VII

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Présentation des auteurs

Olivier Français
Agrégé de génie électrique et docteur de l’ENS Cachan en Physique appliquée. Enseig­
nant chercheur à ESIEE-Paris. Domaines d’activité : instrumentation et microtechno-
logies appliquées à la biologie.

Patrick Poulichet
Ingénieur CNAM et docteur de l’ENS Cachan en électronique. Enseignant chercheur
à ESIEE-Paris depuis 1993. Domaines d’activité : intégrité des signaux, compatibilité
électromagnétique (CEM), les alimentations à découpage faibles puissances, la RMN
portable et les microsystèmes intégrés en salle blanche.

Sylvain Dupont-Legendre
Diplômé d’ESIEE Paris, ingénieur spécialisé dans le domaine de l’optronique et de
l’infrarouge. Actuellement en poste dans la société IRnova. Enseigne l’électronique et
le traitement du signal à ESIEE-Paris depuis 2013.

VIII

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Avant-propos

À la fois livre de référence, outil de travail et de réflexion, cet ouvrage se destine autant
aux ingénieurs et techniciens du domaine qu’aux étudiants ou amateurs éclairés en
électronique.
L’ensemble du domaine de l’électronique analogique est présenté ici avec la plus grande
clarté afin d’analyser ou de concevoir les différents éléments constitutifs de tout équi-
pement électronique actuel.
Il rassemble aussi bien de nombreuses découvertes techniques récentes (comme la
­Magnéto Résistance Géante qui a valu le prix Nobel au Professeur Albert Fert) que les
normes UTE nécessaires à la conception de tout système électronique performant.
Puisse-t-il inspirer et contribuer à créer les nouveaux systèmes électroniques intelli-
gents qui seront utilisés demain dans notre quotidien.

IX

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9782100859078_FM.indd 10 8/21/23 4:55 PM
Grandeurs physiques
et électriques

1.1 Lois fondamentales et définitions


1.1.1 Bref historique
1
Nous utiliserons le système d’unités internationales (SI). Les unités de base sont les
suivantes :
▶▶ mètre : unité de longueur ;
▶▶ kilogramme : unité de masse ;
▶▶ seconde : unité de temps ;
▶▶ ampère : unité d’intensité de courant ;
▶▶ kelvin : unité de température ;
▶▶ candela : unité d’intensité lumineuse.

1.1.2 Unités géométriques, cinématiques et mécaniques


Voir tableaux 1.1 et 1.2.

Tableau 1.1 Unités géométriques, cinématiques et mécaniques

Grandeur Nature Symbole Unité Relation de définition

Longueur vectorielle l ou l mètre, m Unité de base

Temps scalaire t seconde, s Unité de base

Masse scalaire m kilogramme, kg Unité de base

Surface scalaire S mètre carré, m2 S = l2

Angle plan scalaire a radian, rad a = l/R2


(R : rayon du cercle)

Angle solide scalaire Ω stéradian, sr Ω = S/R2

Vitesse vectorielle v ou v m/s v = ∆l/∆t

Accélération vectorielle g m/s2 γ = ∆v/∆t

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1 Grandeurs physiques et électriques

Grandeur Nature Symbole Unité Relation de définition

Pulsation scalaire w rad/s w = ∆a/∆t

Fréquence scalaire f hertz, Hz f = ω/2π

Force vectorielle F ou F newton, N F=mγ

Travail et énergie scalaire W joule, J W=Fl


∆W = F ∆l

Puissance scalaire P watt, W P = ∆W/∆t

Pour s’adapter à la taille de la grandeur à mesurer, on est amené à utiliser des multiples
et sous-multiples des unités de base.

Tableau 1.2 Multiples, sous-multiples et unités différentes


couramment utilisées

Grandeur Unité de base Multiples et unités diverses

Longueur mètre, m micromètre, µm : 1 µm = 10 - 6 m (anciennement


micron, µ)
nanomètre, nm : 1 nm = 10 - 9 m
angstrom, Å : 1 Å = 10 - 10 m

Temps seconde, s picoseconde, ps : 1 ps = 10 - 12 s

Angle plan radian, rad tour, tr : 1 tr = 2 π rad

Angle solide stéradian, sr spat, spt : 1 spt = 4 π sr

Fréquence hertz, Hz kilohertz, kHz : 1 kHz = 103 Hz


mégahertz, MHz : 1 MHz = 106 Hz
gigahertz, GHz : 1 GHz = 109 Hz

Force newton, N kilogramme-force, kgf : 1 kgf = 9,81 N

Puissance watt, W cheval vapeur, ch : 1 ch = 735 W

Énergie ou travail joule, J watt-heure, Wh : 1 Wh = 3 600 J


kilowatt-heure, kWh : 1 kWh = 3,6 × 106 J

1.1.3 Unités électriques et électromagnétiques


La définition de l’unité d’intensité, l’ampère, est la suivante : « l’intensité d’un courant
électrique constant qui, maintenu dans deux conducteurs parallèles, rectilignes, de lon-
gueur infinie, de section circulaire négligeable et placés à 1 mètre l’un de l’autre dans le
vide, produit, entre ces conducteurs, une force de 2 × 10 -7 N/m de longueur ».

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1.1 Lois fondamentales et définitions

1.1.4 Lois fondamentales en électricité


Tableau 1.3 Grandeurs et unités électriques

Grandeur Nature Symbole Unité Relation de définition

Courant scalaire I ampère, A unité de base

Densité de courant vectorielle J A/m2 I=


∫∫S
J dS

Quantité d’électricité scalaire Q coulomb, C Q=It


ou ∆Q = I ∆t

Tension, différence de scalaire U ou V volt, V ∆U = E dl


potentiel

Champ électrique vectorielle E V/m U=EL

Charge volumique scalaire ρ C/m3 , C/m2 Q=ρV


ou ∆Q = ρ dv

Déplacement vectorielle D div D = ρ


(induction électrique)

Capacité scalaire C farad, F Q=CU

Permittivité scalaire ε F/m Condensateur plan :


C = ε S/e
S : surface
e : épaisseur

Permittivité relative scalaire εr (sans dim.) ε0 = 1/(36 π) × 10-9 F/m

Polarisation électrique vectorielle P C/m2 P = D – ε0 E

Résistance scalaire R Ω, ohm R = V/I

Conductance vectorielle G S, Siemens G = I/V

Résistivité scalaire ρ Ω⋅m ρJ=E

Conductivité scalaire γ S/m γ = 1/ρ


© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.

Tableau 1.4 Grandeurs magnétiques et électromagnétiques

Grandeur Nature Symbole Unité Relation de définition

Inductance propre scalaire L henry, H U = L ∆I/∆t

Inductance mutuelle scalaire M henry, H U = M ∆I/∆t

Flux d’induction scalaire e weber, Wb ∆e = U ∆t


magnétique

Induction magnétique vectorielle B ou B tesla, T ϕ=


∫∫ B dS
S

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1 Grandeurs physiques et électriques

Grandeur Nature Symbole Unité Relation de définition

Champ (d’excitation)
magnétique
vectorielle H ou H A/m I=

C
H dI

C = courbe fermée

Perméabilité scalaire µ0 H/m µ0 = 4 π × 10-7

Perméabilité magnétique scalaire µ H/m B = µH


L = µN2S/l(*)

Perméabilité relative scalaire µr (sans dim.) µ = µ0 µr

Force magnétomotrice scalaire F ampère, A F=


∫ H dI
L

Réluctance scalaire R H-1 F=Rφ

Polarisation magnétique vectorielle J tesla, T Ji = J − µ0 ⋅ H

Densité de flux d’énergie vectorielle P W/m2 P=E∧H


du champ électro-
magnétique, vecteur
de Poynting
(*) Solénoïde de longueur  composée de N spires.

Électrostatique
Le potentiel électrique U, dû à n charges ponctuelles, chacune d’elles de valeur Qi étant
placée à une distance ri du point considéré est donné par :
n
1 Qi
U=
4πε0 ∑ r (1.1)
i
i

et le champ électrique E est évalué selon :


E = − grad U (1.2)
La force électrique Fe, s’exerçant sur une charge électrique ponctuelle de valeur Q, sou-
mise au champ électrique E, a pour expression :
Fe = Q E(1.3)
Si une charge électrique ponctuelle de valeur Q est portée respectivement aux potentiels
électriques U1 et U2, le travail électrique qui en résulte est :

We = Q (U1 - U2)(1.4)
L’énergie électrostatique We emmagasinée par un condensateur de capacité C, porté au
potentiel U est donnée par :
1 1
We = CU 2 = QU(1.5)
2 2
avec Q = CU.
4

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1.1 Lois fondamentales et définitions

On notera que le potentiel électrique est évalué à une constante près, et conformément à
l’usage, dans la plupart des formules précédentes, on a supposé que le potentiel dû à une
charge ponctuelle en un point infiniment éloigné de cette dernière est nul.

Courant électrique
La densité de courant total JT , est la somme de la densité du courant de conduction JC
et de la densité du courant de déplacement JD :

JT = JC + JD(1.6)
avec JC = γ E = ρv
ρ étant la charge volumique, v la vitesse de déplacement des charges, le étant la mobilité
de la charge, v est donné par :
v = le E
d’où :
γ = ρ le

Quand l’intensité I est constante, ou lorsque JD est négligeable devant JC , on écrit :

I= ∫∫ J
S
C dS = ∫∫ γ E dS (1.7)
Champ et induction magnétique
C étant une courbe fermée entourant un conducteur parcouru par un courant I, le théo-
rème d’Ampère permet d’évaluer la circulation du champ magnétique le long de cette
courbe selon :

∫ H dI = NI ∀C (1.8)
C

N étant le nombre de tours complets effectués.


dl étant un élément de circuit (fig. 1.1) par- I
couru par un courant I placé en A, la loi de
dl
Biot et Savart permet d’évaluer l’induction
magnétique dB, en un point M, placé à une
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A dB
distance r de A, due à dl : r
M
µ 1
dB = 0 gradM   ∧ I dI      (1.9)
4π r
Figure 1.1

Force et travail électromagnétique


Le flux magnétique à travers une surface S est égal à :

ϕ= ∫∫ B dS 
S
(1.10)

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1 Grandeurs physiques et électriques

Toute variation de flux est accompagnée de la naissance d’une force électromotrice


induite e, donnée par la loi de Lenz ou la règle de Faraday :
e = – dφ/dt(1.11)
Un élément de circuit dl, parcouru par un courant I, plongé dans un milieu où règne
l’induction magnétique B, est soumis à une force magnétique dFM, donnée par la loi
de Laplace :
dFM = I dl ∧ B (1.12)
Le flux magnétique capté par un circuit parcouru par un courant I a pour expression :
φ = LI(1.13)
Si on considère deux circuits voisins, dont l’un est parcouru par un courant I, le flux
magnétique capté par l’autre est donné par :
φ = MI (1.14)
Sous l’action d’une force magnétique, un élément de circuit est soumis à une translation
dl. I étant le courant traversant l’élément de circuit, il en résulte le travail élémentaire :

dW = FM dl = I dφ(1.15)
dφ est la variation de flux résultant du déplacement.

1.1.5 Température. Chaleur. Circuit thermique


Température
La température (symbole θ) exprimée précédemment en degrés centigrades ou cen-
tésimaux (symbole °C), était à l’origine une grandeur repérable. L’échelle Celsius est
définie par référence à l’échelle Kelvin qui sert à exprimer la température thermody-
namique (grandeur mesurable, symbole T). Le kelvin (K) est la fraction 1/273,16 de la
température thermodynamique du point triple de l’eau. La relation (1.16) compare la
température en degré Celsius à celle en degré Kelvin :

θ (°C) = (T − 273,15) K (1.16)

Chaleur
L’unité de quantité de chaleur SI est le joule. On utilise, hors système, comme unité
pratique, la calorie, appelée précédemment petite calorie.
1 cal (calorie) vaut 4,186 8 J (joules) (1.17)

Circuit thermique
La résistance traversée par un courant continu I, est une source de chaleur qui fournit,
pendant t secondes, une quantité de chaleur exprimée en joules égale à :
W = RI 2 t
Un corps chaud, plongé dans un milieu à température plus basse se refroidit en cédant
son énergie de trois façons :
6

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1.1 Lois fondamentales et définitions

▶▶ par conduction (cheminement le long des conducteurs) ;


▶▶ par convection (échauffement et circulation du fluide environnant) ;
▶▶ par rayonnement (sans contact).
Considérons un dispositif dissipant une certaine puissance, émettant par conséquent
une puissance thermique Pth.
En régime établi, si Tj est la température de la source, et TA celle de la température
ambiante, on peut admettre qu’il y a proportionnalité entre l’élévation de la tempéra-
ture Tj - TA et la puissance thermique Pth, d’où l’écriture :

Tj - TA = Rth Pth(1.18)

Rth est la résistance thermique, qui s’exprime en de- Tj Rth TA


grés Celsius par watt.
Le réseau thermique équivalent de la figure 1.2 rend
compte de cette relation. Pth

1.1.6 Photométrie
Figure 1.2
Longueurs d’onde. Spectre visible
Les longueurs d’onde des ondes électromagnétiques du domaine visible s’échelonnent
approximativement entre 0,4 µm et 0,75 µm. Le maximum d’efficacité pour l’œil hu-
main se situe au voisinage de 0,55 µm. Le domaine infrarouge couvre pratiquement le
domaine allant de 0,8 µm à 100 µm.

Candela et grandeurs photométriques


La candela est l’unité d’intensité lumineuse.
L’intensité lumineuse est une grandeur vectorielle I. Posons |I| = I.
L’exitance ou émittance E désigne le flux lumineux qui rayonne. En un point à une
distance l de la source, on a :
E = I/l 2 (1.19)
Le flux lumineux dφ, capté à travers une surface dS, est donné par :
I dS2
dφ = E ⋅ dS = = I dΩ(1.20)
2
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dΩ étant l’angle solide sous lequel est vu, de la source lumineuse, l’élément de sur-
face dS.

Tableau 1.5 Grandeurs photométriques

Grandeurs Nature Symbole Unité Relation de définition


Intensité lumineuse vectorielle I ou I candela, cd unité de base

Flux lumineux scalaire dϕ lumen, lm dϕ = IdΩ(*)

Exitance (éclairement) vectorielle E ou E lux, lx dϕ = E dS(*)


(*) dΩ est exprimé en stéradian, dS en mètre carré.
7

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1 Grandeurs physiques et électriques

On voit donc que : 1cd = 1 lm/sr.


1 lx = 1 lm/m2.
I peut également être exprimé en watt/stéradian et E en watt/m2.

1.1.7 Unités anglo-saxonnes et américaines courantes

Tableau 1.6

Nature de la grandeur Unité Équivalence

Longueur inch (pouce) 1 in = 25,4 mm


foot (pied) 1 ft = 12 in = 30,4 cm

Masse ounce pound 1 oz = 28,352 g


1 lb = 0,453 592 kg

Force pound-weight 1 lb = 4,448 2 N

Énergie Puissance 1 HP (British) 1 HP = 745,7 W

Température Température Fahrenheit θ (°F) = 32 + 1,8 θ (°C)

1.2 Notions de mathématiques


1.2.1 Grandeurs complexes
Définitions générales et écritures
R est le corps des nombres réels.
Étant donné Z = (x, y), x, y ∈ R, l’ensemble R × R muni des deux lois :
(x1, y1) + (x2, y 2) = (x1 + x2, y1 + y 2)
(x1, y1) (x2, y 2) = (x1x2 – y1 y 2, x1 y 2 + x2 y1)

est un corps des complexes noté C :

z∈C
On a, d’autre part :
j = (0, 1) et j2 = (- 1, 0)

et on peut utiliser l’écriture :


z = x + jy

x est la partie réelle de z et y est la partie imaginaire de z.


Soit :

z* = z conjugué = x - jy.
8

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1.2 Notions de mathématiques

On peut représenter z par un vecteur OM dans y


un repère orthonormé (O, i, j), de telle manière
que : y M

r
OM = xi + yj j

On peut faire intervenir les coordonnées 


x
polaires (fig. 1.3). i
0 x
Dans ce cas :
Figure 1.3
x = r cos θ, y = r sin θ, r = z = x 2 + y 2
tg θ = y/x

et on pourra adopter une autre écriture :

z = x + jy = r e jθ

Formules principales
Tableau 1.7

z = (x, y) = (r, θ) z = x + jy = r ejθ

(x, y) → (r, θ) r = z = x2 + y 2
tg θ = y/x, θ ∈ [0, π]
sgn θ = sgny

z1 = ( x1, y1) = (r1, θ1) z1 + z2 = ( x1 + x2 , y1 + y 2 )


z2 = ( x2 , y 2 ) = (r2 , θ2 ) z1z2 = (r1r2 , θ1 + θ2 )

z = (r, θ) z m = r m, m θ( )
∀m∈R z m
= r cos (m θ ) + j ⋅ r m ⋅ sin(m θ )
m

z m = (r cos θ + jr sin θ )
m

ejθ = cos θ + jsin θ cos θ = (ejθ + e-jθ)/2


© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.

sin θ = (ejθ - e-jθ)2j

Grandeurs électriques complexes


Si le régime considéré est sinusoïdal ou harmo-
i(t)
nique, il est commode d’utiliser des grandeurs
électriques complexes.
Une différence de potentiel u étant appliquée
aux bornes d’un dipôle présentant un compor-
tement linéaire, un courant i le traverse (fig. 1.4), u(t)
et en régime établi, si u = U cos ωt, on aura :
Figure 1.4
i = I cos (ωt + φ).
9

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1 Grandeurs physiques et électriques

Utilisons les grandeurs complexes (dont les symboles seront soulignés) :

U = U ejωt,   I = I ej(ωt + ϕ)
La loi d’Ohm est applicable, en introduisant l’impédance complexe :
Z = U/I = R + jX
R est la résistance, X la réactance, qui peuvent être fonctions toutes deux de la pulsa-
tion ω.
On peut s’intéresser également à l’admittance complexe :

Y = 1/Z = I/U = G + jB
G est la conductance, B la susceptance.
On aura :
Z = Z ejψ
avec

Z = X 2 + R2 (1.21)
tg ψ = X/R
et

I = U/Z = U/ X 2 + R2  (1.22)
On constate que :
tg ϕ = tg (– ψ) = – X/R (1.23)

La puissance complexe P se calcule selon :


1
P= UI* = Pa + jPr
2
Pa étant la puissance active et Pr la puissance réactive.
On trouve, en l’occurrence :
1 1
Pa = UI cosϕ, Pr = UI sin(– ϕ)(1.24)
2 2
Considérons cette fois un sous-ensemble électronique (fig. 1.5), captant ou recevant une
grandeur électrique x(t), sous forme de courant ou tension, et délivrant une grandeur
électrique y(t), également sous forme de courant ou tension.
x(t) y(t)
x(t) y(t) ou

Figure 1.5

à x = X cos ωt, et y = Y cos (ωt + ϕ), on fait correspondre des grandeurs complexes :
X = X ejωt, Y = Y ej(ωt + ϕ)
10

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1.2 Notions de mathématiques

Le sous-ensemble présentant un comportement linéaire, on aura en régime établi :


Y=TX
T est la transmittance du sous-ensemble considéré.
Soit
T = T(ω) ejψ(ω)
On obtient :
Y = T (ω )X
 (1.25)
ϕ = ψ ( ω )
ce qui permet d’analyser le comportement en amplitude et en phase du sous-ensemble
en fonction de la pulsation ω ou de la fréquence f = ω/2 π.

Logarithmes et décibels
Logarithmes
Logarithme naturel (ou népérien)
x
du
lnx = ∫u
1
Logarithme à base 10
Log10 x = ln x/ln 10
Propriétés
ln e = 1, e : base des logarithmes népériens e = 2,718 28.
log10 10 = 1, log10 e = 0,434 29.
ln x = log10 x/log10 e = 2,302 6 Log10 x.
log10 xa = a log10 x, log10 x1 x2 = log10 x1 + log10 x2.
z = ρ ej(θ + 2kπ) ⇒ ln z = ln ρ + j(θ + 2 kπ).

Décibels
Les gains en tension ou courant et les gains en puissance sont souvent exprimés en
décibels. Le décibel est défini comme suit :
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V1 et V2 étant les tensions d’entrée et de sortie :


Av en décibels = Av(dB) = 20 log10 (V2/V1)
I1 et I2 étant les courants d’entrée et de sortie :
Ai en décibels = Ai(dB) = 20 log10 (I2/I1)
P1 et P2 étant la puissance d’entrée et la puissance de sortie délivrées :
G en décibels = G(dB) = 10 log10 (P2/P1)

P  V I  1
G(dB) = 10 log10  2  = 10 log10  2 2  =  Av + Ai dB
P
 1  V1 I1  2
11

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1 Grandeurs physiques et électriques

1.2.2 Signal périodique. Série de Fourier


Une fonction périodique x(t) est caractérisée par :
x(t + kT) = x(t) ∀ k entier, T étant la période.
Un signal périodique est parfaitement décrit par la superposition de signaux sinusoï-
daux purs de même fréquence 1/T, ou de fréquences n/T = n ⋅ ω/(2П). On montre que :

x (t ) = A0 + ∑( A cosnωt + B sinnωt )
n n
n=0

T
1
A0 =
T ∫ f (t ) ⋅ dt
0

T T
2 2
An =
T ∫
0
f (t ) ⋅ cos nωt dt et Bn =
T ∫ f (t ) ⋅ sinnωt dt
0

À titre d’exemple, considérons le signal rec- f(t)


tangulaire et périodique (fig. 1.6) à décom-
poser en série de Fourier. 1V

t
T T 3T
0,5V 2 2

Calcul de A0 Figure 1.6

T T /2 T
1 1 1 1 T T
A0 =
T ∫
0
f (t ) dt =
T ∫ (1) ⋅ dt + T
0
∫ ( −0,5) ⋅dt = T  2 + ( −0,5) 2  = 0,25 V
T /2

La valeur moyenne est de 0,25 volt.

Calcul des coefficients An

2 
T T /2 T
2
An =
T ∫
0
f (t ) ⋅ cos nω t dt = 
T


0
cos nω t ⋅ dt + ∫ ( −0,5)cosnω t ⋅ dt 
T /2


2 1 T /2 1 T  2 1  2π T  1  2π 2π T  
An =   sin nωt  0 −  sin nωt T /2 =   sin n  −  sin n T − sin n  =0
T  nω 2nω  T  nω T 2 2nω T T 2  

T /2 1 T  2 1  2π T  1  2π 2π T  
n nωt  0 −  sin nωt T /2  =   sin n −  sin n T − sin n  =0
2nω   T  nω  T 2  2nω  T T 2  

12

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1.2 Notions de mathématiques

Les coefficients An sont nuls car la fonction f (t), débarrassée de sa composante conti-
nue, est impaire. Comme elle est impaire, elle ne peut être représentée par des cosinus
qui eux sont pairs.

Calcul des coefficients Bn

2 
T T /2 T
2
Bn =
T ∫
0
f (t ) ⋅ sin nωt dt = 
T


0
sin nωt ⋅ dt + ∫ ( −0,5)sinnωt ⋅ dt 
T /2


2 1 1 T  2 1  2π T  1  2π T 2π
− cos n T 
T /2
Bn =   − cos nωt  0 −  − cos nωt T /2  =   1 − cos n −  cos n
T  nω 2nω  T  nω  T 2  2nω  T 2 T 

1 T  2 1  2π T  1  2π T 2π 
− cos n T  
T /2
ωt  0 −  − cos nωt T /2  =   1 − cos n  −  cos n
2nω   T  n ω T 2 2n ω T 2 T 

1 1 1 1 1 1 1 3 3
Bn = 2 
 n 2π
(1 − cos nπ ) − 2 n2π ( cos nπ − cos n2π ) = nπ  1 − (−1)n − 2 (−1)n + 2  = nπ  2 − 2 (−1)n 

1 1 1 1 1 1 3 3

2 n 2π
( cos nπ − cos n2π ) = nπ  1 − (−1)n − 2 (−1)n + 2  = nπ  2 − 2 (−1)n 

Bn =
3 1
2 nπ (
1 − (−1)n )
31 3
B1 = 2= B2 = 0
2π π
31 1
B3 = 2= B4 = 0
6π π
3 1 3
B5 = 2= B6 = 0
2 5π 5π
3
B7 = B8 = 0

La fonction f(t) (fig. 1.6) peut donc s’écrire sous la forme :


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3 1 3 3 1
f (t ) = 0,25 + ⋅ sin ( ωt ) + ⋅ sin ( 3ωt ) + ⋅ sin (5ωt ) + ⋅ sin ( 7ωt ) + ⋅ sin ( 9ωt ) ...
π π 5π 7π 3π
Voyons maintenant ce que cela donne quand on compare le signal de la figure 1.6 et son
équivalent calculé à partir de la relation précédente.

Composition avec quelques harmoniques


Considérons le signal composé de quelques harmoniques : H1 à la fréquence de 1 kHz,
H3 à la fréquence de 3 kHz et H5 à la fréquence de 5 kHz… Plus le nombre d’harmo-
niques est grand et plus la similitude entre le signal original et la reconstruction est
grande.

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1 Grandeurs physiques et électriques

Tension en volt
2

–1

–2
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
Tension en volt Temps en seconde × 10–3
2

–1

–2
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
Temps en seconde × 10–3

Figure 1.7

1.2.3 Calcul opérationnel


Définitions
À la fonction f(t), on fait correspondre son image F(p), appelée transformée de Laplace
selon la transformation de Laplace :
+∞
F ( p) = ∫ f (t ) ⋅ e
− pt
dt (1.27)
0

On adopte les écritures suivantes pour indiquer la correspondance :

F ( p) ⊂ f (t ) : F(p) image de f(t)

f (t ) ⊃ F ( p ) : f(t) original de F(p).

L’original est évalué à partir de l’intégrale de Bromwich :


+∞
1
f (t ) = ∫ F ( p) ⋅ e
pt
dt  (1.28)
2πj
0

Les signaux échelon-unité et impulsion de Dirac souvent utilisés dans la transforma-


tion de Laplace sont illustrés dans les figures 1.8 et 1.9.

14

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1.2 Notions de mathématiques

Le signal r θ(t)/θ limite une aire égale à l’unité. La limite de r θ(t)/θ lorsque θ → 0 est
l’impulsion de Dirac δ(t).
r(t)
γ (t)

+1
+1 t
0
t – +
0     2 2

Figure 1.8 Figure 1.9

Transformées de Laplace
Dans ce qui suit, on considérera les transformées de Laplace, dites unilatérales, éva-
luées selon la formule (1.27). Il revient alors au même de considérer les transformées
bilatérales, les fonctions étant multipliées par γ(t). On écrit généralement :
p = σ + jω
Les trois tableaux 1.8, 1.9 et 1.10 présentent respectivement :
▶▶ les transformées des fonctions essentielles, à partir desquelles on peut obtenir les
fonctions usuelles ;
▶▶ les formules les plus utiles à connaître dans la pratique courante ;
▶▶ et enfin une liste de fonctions usuelles.

Tableau 1.8 Transformées des fonctions essentielles

Fonction Transformée

δ(t) 1
γ(t) 1/p   σ > 0
γ(− t) − 1/p   σ < 0

e-at, ∀a complexe a ∈ C 1/(p + a) σ > - Réel a

t n e-at, ∀n réel ≥ 0 n!/(p + a)n + 1 σ > - Réel a


© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.

Σδ(t – nT ) n entier, n ∈ N 1/(1 – e-pT ) σ>0

Tableau 1.9 Relations principales

f(t) ¶ F(p) g(t) ¶ G(p)

Opération Relation

Combinaison linéaire Σ ai fi (t) ⊃ Σ ai Fi (p)

Translation f(t – ta) ⊃ F(p) e-pta

Amortissement e-at f(t) ⊃ F(p + a)


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