Électronique analogique : Composants et systèmes
Électronique analogique : Composants et systèmes
ÉLECTRONIQUE
ANALOGIQUE
Composants et systèmes complexes
2e ÉDITION
Avant-proposIX
3 Réseaux électriques 47
3.1 Réseaux élémentaires 47
3.2 Analyse d’un réseau 49
3.3 Quadripôles passifs 55
© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.
4 Semi-conducteurs et diodes 67
4.1 Introduction 67
4.2 Le silicium comme semi-conducteur 68
4.3 É
lectrons et trous soumis à un champ électrique E 74
4.4 Jonction PN 76
III
5 Capteurs 85
5.1 Capteurs de température 85
5.2 Capteurs de pression de fluides 89
5.3 Capteurs d’humidité 90
5.4 Capteurs d’éclairement 91
5.5 Capteurs de force ou de pression piézoélectrique 93
5.6 Capteurs d’accélération 94
5.7 Capteurs magnétiques 96
5.8 Capteurs de courant 101
5.9 Capteurs acoustiques 111
IV
10 A
mplificateurs hyperfréquences et théorie des lignes 173
10.1 Lignes de transmission et matrice de distribution 173
10.2 Transistors à arséniure de gallium 178
de polarisation 238
12.6 Brochages et boîtiers 240
14 Oscillateurs 283
14.1 Contre-réaction et réaction 283
14.2 Oscillateurs en basse fréquence 286
14.3 Oscillateurs en haute fréquence 291
14.4 Conclusion 303
16 A
limentation à découpage et régulateur de tension 319
16.1 Régulateur de tension 319
16.2 Régulateur intégré 322
16.3 Alimentation à découpage ou convertisseur DC-DC 323
Index381
VI
Bernard Latorre
Diplômé de l’INSA Toulouse, ancien ingénieur de recherche Philips puis d’étude à
Thomson-CSF. Enseignant chercheur à ESIEE-Paris de 1991 à 2023. Domaines d’acti-
vité : systèmes embarqués, électronique analogique, modélisation de systèmes mixtes.
Christophe Delabie
Docteur de l’université des Sciences et Technologies de Lille. Enseignant chercheur à
ESIEE-Paris depuis 1995. Domaines d’activité : électronique analogique, micro-ondes
et antennes, algorithmes évolutionnaires.
Corinne Berland
Ingénieur ESIEE et docteur HDR en électronique et traitement du signal. Enseignant
chercheur à ESIEE-Paris depuis 1998. Domaines d’activité : électronique analogique
basse fréquence et RF, architecture de systèmes de radiocommunication.
François de Dieuleveult
Était ingénieur au sein du département des technologies des capteurs et du signal du
CEA à Saclay. Enseignait les transmissions à l’Université d’Evry, à ESIEE Paris, à l’INT
et à l’Université Pierre et Marie Curie. Auteur de Principes et pratique de l’électronique
(tomes 1 & 2) paru chez Dunod.
Jordan Roy
Ingénieur ESIEE Paris et actuellement doctorant sur le thème de l’instrumentation bio-
médicale au laboratoire ESYCOM en électronique, optronique et systèmes de l’Univer-
sité Gustave Eiffel.
VII
Olivier Français
Agrégé de génie électrique et docteur de l’ENS Cachan en Physique appliquée. Enseig
nant chercheur à ESIEE-Paris. Domaines d’activité : instrumentation et microtechno-
logies appliquées à la biologie.
Patrick Poulichet
Ingénieur CNAM et docteur de l’ENS Cachan en électronique. Enseignant chercheur
à ESIEE-Paris depuis 1993. Domaines d’activité : intégrité des signaux, compatibilité
électromagnétique (CEM), les alimentations à découpage faibles puissances, la RMN
portable et les microsystèmes intégrés en salle blanche.
Sylvain Dupont-Legendre
Diplômé d’ESIEE Paris, ingénieur spécialisé dans le domaine de l’optronique et de
l’infrarouge. Actuellement en poste dans la société IRnova. Enseigne l’électronique et
le traitement du signal à ESIEE-Paris depuis 2013.
VIII
À la fois livre de référence, outil de travail et de réflexion, cet ouvrage se destine autant
aux ingénieurs et techniciens du domaine qu’aux étudiants ou amateurs éclairés en
électronique.
L’ensemble du domaine de l’électronique analogique est présenté ici avec la plus grande
clarté afin d’analyser ou de concevoir les différents éléments constitutifs de tout équi-
pement électronique actuel.
Il rassemble aussi bien de nombreuses découvertes techniques récentes (comme la
Magnéto Résistance Géante qui a valu le prix Nobel au Professeur Albert Fert) que les
normes UTE nécessaires à la conception de tout système électronique performant.
Puisse-t-il inspirer et contribuer à créer les nouveaux systèmes électroniques intelli-
gents qui seront utilisés demain dans notre quotidien.
IX
Pour s’adapter à la taille de la grandeur à mesurer, on est amené à utiliser des multiples
et sous-multiples des unités de base.
Champ (d’excitation)
magnétique
vectorielle H ou H A/m I=
∫
C
H dI
C = courbe fermée
Électrostatique
Le potentiel électrique U, dû à n charges ponctuelles, chacune d’elles de valeur Qi étant
placée à une distance ri du point considéré est donné par :
n
1 Qi
U=
4πε0 ∑ r (1.1)
i
i
We = Q (U1 - U2)(1.4)
L’énergie électrostatique We emmagasinée par un condensateur de capacité C, porté au
potentiel U est donnée par :
1 1
We = CU 2 = QU(1.5)
2 2
avec Q = CU.
4
On notera que le potentiel électrique est évalué à une constante près, et conformément à
l’usage, dans la plupart des formules précédentes, on a supposé que le potentiel dû à une
charge ponctuelle en un point infiniment éloigné de cette dernière est nul.
Courant électrique
La densité de courant total JT , est la somme de la densité du courant de conduction JC
et de la densité du courant de déplacement JD :
JT = JC + JD(1.6)
avec JC = γ E = ρv
ρ étant la charge volumique, v la vitesse de déplacement des charges, le étant la mobilité
de la charge, v est donné par :
v = le E
d’où :
γ = ρ le
I= ∫∫ J
S
C dS = ∫∫ γ E dS (1.7)
Champ et induction magnétique
C étant une courbe fermée entourant un conducteur parcouru par un courant I, le théo-
rème d’Ampère permet d’évaluer la circulation du champ magnétique le long de cette
courbe selon :
∫ H dI = NI ∀C (1.8)
C
A dB
distance r de A, due à dl : r
M
µ 1
dB = 0 gradM ∧ I dI (1.9)
4π r
Figure 1.1
ϕ= ∫∫ B dS
S
(1.10)
dW = FM dl = I dφ(1.15)
dφ est la variation de flux résultant du déplacement.
Chaleur
L’unité de quantité de chaleur SI est le joule. On utilise, hors système, comme unité
pratique, la calorie, appelée précédemment petite calorie.
1 cal (calorie) vaut 4,186 8 J (joules) (1.17)
Circuit thermique
La résistance traversée par un courant continu I, est une source de chaleur qui fournit,
pendant t secondes, une quantité de chaleur exprimée en joules égale à :
W = RI 2 t
Un corps chaud, plongé dans un milieu à température plus basse se refroidit en cédant
son énergie de trois façons :
6
Tj - TA = Rth Pth(1.18)
1.1.6 Photométrie
Figure 1.2
Longueurs d’onde. Spectre visible
Les longueurs d’onde des ondes électromagnétiques du domaine visible s’échelonnent
approximativement entre 0,4 µm et 0,75 µm. Le maximum d’efficacité pour l’œil hu-
main se situe au voisinage de 0,55 µm. Le domaine infrarouge couvre pratiquement le
domaine allant de 0,8 µm à 100 µm.
dΩ étant l’angle solide sous lequel est vu, de la source lumineuse, l’élément de sur-
face dS.
Tableau 1.6
z∈C
On a, d’autre part :
j = (0, 1) et j2 = (- 1, 0)
z* = z conjugué = x - jy.
8
r
OM = xi + yj j
z = x + jy = r e jθ
Formules principales
Tableau 1.7
(x, y) → (r, θ) r = z = x2 + y 2
tg θ = y/x, θ ∈ [0, π]
sgn θ = sgny
z = (r, θ) z m = r m, m θ( )
∀m∈R z m
= r cos (m θ ) + j ⋅ r m ⋅ sin(m θ )
m
z m = (r cos θ + jr sin θ )
m
U = U ejωt, I = I ej(ωt + ϕ)
La loi d’Ohm est applicable, en introduisant l’impédance complexe :
Z = U/I = R + jX
R est la résistance, X la réactance, qui peuvent être fonctions toutes deux de la pulsa-
tion ω.
On peut s’intéresser également à l’admittance complexe :
Y = 1/Z = I/U = G + jB
G est la conductance, B la susceptance.
On aura :
Z = Z ejψ
avec
Z = X 2 + R2 (1.21)
tg ψ = X/R
et
I = U/Z = U/ X 2 + R2 (1.22)
On constate que :
tg ϕ = tg (– ψ) = – X/R (1.23)
Figure 1.5
à x = X cos ωt, et y = Y cos (ωt + ϕ), on fait correspondre des grandeurs complexes :
X = X ejωt, Y = Y ej(ωt + ϕ)
10
Logarithmes et décibels
Logarithmes
Logarithme naturel (ou népérien)
x
du
lnx = ∫u
1
Logarithme à base 10
Log10 x = ln x/ln 10
Propriétés
ln e = 1, e : base des logarithmes népériens e = 2,718 28.
log10 10 = 1, log10 e = 0,434 29.
ln x = log10 x/log10 e = 2,302 6 Log10 x.
log10 xa = a log10 x, log10 x1 x2 = log10 x1 + log10 x2.
z = ρ ej(θ + 2kπ) ⇒ ln z = ln ρ + j(θ + 2 kπ).
Décibels
Les gains en tension ou courant et les gains en puissance sont souvent exprimés en
décibels. Le décibel est défini comme suit :
© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.
P V I 1
G(dB) = 10 log10 2 = 10 log10 2 2 = Av + Ai dB
P
1 V1 I1 2
11
T
1
A0 =
T ∫ f (t ) ⋅ dt
0
T T
2 2
An =
T ∫
0
f (t ) ⋅ cos nωt dt et Bn =
T ∫ f (t ) ⋅ sinnωt dt
0
t
T T 3T
0,5V 2 2
T T /2 T
1 1 1 1 T T
A0 =
T ∫
0
f (t ) dt =
T ∫ (1) ⋅ dt + T
0
∫ ( −0,5) ⋅dt = T 2 + ( −0,5) 2 = 0,25 V
T /2
2
T T /2 T
2
An =
T ∫
0
f (t ) ⋅ cos nω t dt =
T
∫
0
cos nω t ⋅ dt + ∫ ( −0,5)cosnω t ⋅ dt
T /2
2 1 T /2 1 T 2 1 2π T 1 2π 2π T
An = sin nωt 0 − sin nωt T /2 = sin n − sin n T − sin n =0
T nω 2nω T nω T 2 2nω T T 2
T /2 1 T 2 1 2π T 1 2π 2π T
n nωt 0 − sin nωt T /2 = sin n − sin n T − sin n =0
2nω T nω T 2 2nω T T 2
12
Les coefficients An sont nuls car la fonction f (t), débarrassée de sa composante conti-
nue, est impaire. Comme elle est impaire, elle ne peut être représentée par des cosinus
qui eux sont pairs.
2
T T /2 T
2
Bn =
T ∫
0
f (t ) ⋅ sin nωt dt =
T
∫
0
sin nωt ⋅ dt + ∫ ( −0,5)sinnωt ⋅ dt
T /2
2 1 1 T 2 1 2π T 1 2π T 2π
− cos n T
T /2
Bn = − cos nωt 0 − − cos nωt T /2 = 1 − cos n − cos n
T nω 2nω T nω T 2 2nω T 2 T
1 T 2 1 2π T 1 2π T 2π
− cos n T
T /2
ωt 0 − − cos nωt T /2 = 1 − cos n − cos n
2nω T n ω T 2 2n ω T 2 T
1 1 1 1 1 1 1 3 3
Bn = 2
n 2π
(1 − cos nπ ) − 2 n2π ( cos nπ − cos n2π ) = nπ 1 − (−1)n − 2 (−1)n + 2 = nπ 2 − 2 (−1)n
1 1 1 1 1 1 3 3
−
2 n 2π
( cos nπ − cos n2π ) = nπ 1 − (−1)n − 2 (−1)n + 2 = nπ 2 − 2 (−1)n
Bn =
3 1
2 nπ (
1 − (−1)n )
31 3
B1 = 2= B2 = 0
2π π
31 1
B3 = 2= B4 = 0
6π π
3 1 3
B5 = 2= B6 = 0
2 5π 5π
3
B7 = B8 = 0
7π
3 1 3 3 1
f (t ) = 0,25 + ⋅ sin ( ωt ) + ⋅ sin ( 3ωt ) + ⋅ sin (5ωt ) + ⋅ sin ( 7ωt ) + ⋅ sin ( 9ωt ) ...
π π 5π 7π 3π
Voyons maintenant ce que cela donne quand on compare le signal de la figure 1.6 et son
équivalent calculé à partir de la relation précédente.
13
Tension en volt
2
–1
–2
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
Tension en volt Temps en seconde × 10–3
2
–1
–2
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
Temps en seconde × 10–3
Figure 1.7
14
Le signal r θ(t)/θ limite une aire égale à l’unité. La limite de r θ(t)/θ lorsque θ → 0 est
l’impulsion de Dirac δ(t).
r(t)
γ (t)
+1
+1 t
0
t – +
0 2 2
Transformées de Laplace
Dans ce qui suit, on considérera les transformées de Laplace, dites unilatérales, éva-
luées selon la formule (1.27). Il revient alors au même de considérer les transformées
bilatérales, les fonctions étant multipliées par γ(t). On écrit généralement :
p = σ + jω
Les trois tableaux 1.8, 1.9 et 1.10 présentent respectivement :
▶▶ les transformées des fonctions essentielles, à partir desquelles on peut obtenir les
fonctions usuelles ;
▶▶ les formules les plus utiles à connaître dans la pratique courante ;
▶▶ et enfin une liste de fonctions usuelles.
Fonction Transformée
δ(t) 1
γ(t) 1/p σ > 0
γ(− t) − 1/p σ < 0
Opération Relation