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Performance de l'irrigation goutte à goutte

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Daoudi Mohamed
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‫اﻟﺠﻤﮭﻮرﯾﺔ اﻟﺠﺰاﺋﺮﯾﺔ اﻟﺪﯾﻤﻘﺮاطﯿﺔ اﻟﺸﻌﺒﯿﺔ‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة اﻟﺘﻌﻠﯿﻢ اﻟﻌﺎﻟﻲ واﻟﺒﺤﺚ اﻟﻌﻠﻤﻲ‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
‫ﺟـﺎﻣﻌﺔ ﻣﺤﻤﺪ اﻟﺒﺸﯿﺮ اﻹﺑﺮاھﯿﻤﻲ ﺑﺮج ﺑﻮﻋﺮﯾﺮﯾﺞ‬
Université Mohamed El Bachir El Ibrahimi- B.B.A.
‫ﻛﻠﯿﺔ ﻋﻠﻮم اﻟﻄﺒﯿﻌﺔ واﻟﺤﯿﺎة وﻋﻠﻮم اﻻرض واﻟﻜﻮن‬
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et des Sciences de la Terre et de l’Univers
‫ﻗﺴﻢ اﻟﻌﻠﻮم اﻟﻔﻼﺣﯿﺔ‬
Département des Sciences Agronomiques

Mémoire
En vue de l’obtention du Diplôme de Master

Domaine : Sciences de la Nature et de la Vie


Filière : Sciences Agronomiques
Spécialité :Amélioration des plantes

Intitulé

Analyse des performances d’irrigation par la technique de


goutte à goutte

Présenté par : BELAKHDAR Dahmane


GHODBANE Chawki

Soutenu le : 13 Octobre 2019 ;


Devant le jury :
Président : Mm SAID Lamria
Encadrant : Mr NAOURI Mohamed
Examinateur : Mr OULD KIAR Redha

Année universitaire : 2018/2019


« Analyse des performances d’irrigation par la technique de goutte à goutte »
Résumé
La raréfaction des ressources en eau et le souci de les valoriser au mieux a poussé les
agriculteurs à mener une gestion plus rationnelle de l’eau en utilisant des techniques
d’irrigation économes en eau. La région du Loued Lakhdar a connu l’introduction de la
technique d’irrigation localisée dès ces dernières années, accompagné des pratiques de
différentes cultures maraichères. Le présent travail s’est fixé pour objectif l’analyse des
performances d’irrigation par la technique de goutte à goutte. Ce travail consiste à évaluer les
performances des installations d’irrigation localisée. Pour atteindre les objectifs de ce travail,
une enquête a été menée sur un échantillon de 16 exploitations cette enquête a permis de
dégager 2 classes d’exploitations qui utilisent ce système d’irrigation, la première contient
trois sous classes. Nos résultats montrent que ce système d’irrigation présente un bon niveau
de performance vue le potentiel hydrique important, la nouveauté des équipements
d’irrigation utilisés.
Mots clé : irrigation localisée, performance de l’irrigation, coefficient d’uniformité
d’irrigation, économie de l’eau.

" ‫" ﺗﺤﻠﯿــــﻞ أداء اﻟﺮي ﺑﺎﺳﺘﺨـــــﺪام ﺗﻘﻨﯿــــﺔ اﻟﺮي ﺑﺎﻟﺘﻘﻄـــــﯿﺮ‬


‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫دﻓﻌت اﻟﻧدرة اﻟﻣﺗزاﯾدة ﻟﻣوارد اﻟﻣﯾﺎه واﻟرﻏﺑﺔ ﻓﻲ اﻻﺳﺗﻔﺎدة ﻣﻧﮭﺎ ﻋﻠﻰ أﻓﺿل وﺟﮫ اﻟﻣزارﻋﯾن إﻟﻰ إدارة أﻛﺛر ﻋﻘﻼﻧﯾﺔ ﻟﻠﻣﯾﺎه‬
‫ ﻣﺻﺣوﺑﺔ‬،‫ﺣﯾث ﺷﮭدت ﻣﻧطﻘﺔ اﻟواد ﻟﺧﺿر ﻓﻲ اﻟﺳﻧوات اﻷﺧﯾرة إدﺧﺎل ﺗﻘﻧﯾﺔ اﻟري اﻟﻣوﺿﻌﻲ‬. ‫ﺑﺎﺳﺗﺧدام ﺗﻘﻧﯾﺎت اﻟري اﻟﻣﻘﺗﺻدة ﻟﻠﻣﯾﺎه‬
‫ﯾﻘوم ھذا اﻟﻌﻣل‬. ‫اﻟﮭدف ﻣن ھذا اﻟﻌﻣل ھو ﺗﺣﻠﯾل أداء اﻟري ﺑﺎﺳﺗﺧدام ﺗﻘﻧﯾﺔ اﻟري ﺑﺎﻟﺗﻘطﯾر‬. ‫ﺑﻣﻣﺎرﺳﺔ زراﻋﺔ ﻣﺧﺗﻠف أﻧواع اﻟﺧﺿروات‬
‫ وﻗد أﺗﺎح ﻟﻧﺎ ھذا‬،‫ ﻣزرﻋﺔ‬16 ‫ ﺗم إﺟراء ﺗﺣﻘﯾﻖ ﻣﯾداﻧﻲ ﻋﻠﻰ ﻣﺳﺗوى‬،‫ﻟﺗﺣﻘﯾﻖ أھداف ھذا اﻟﻌﻣل‬. ‫ﻋﻠﻰ ﺗﻘﯾﯾم أداء أﺟﮭزة اﻟري اﻟﻣوﺿﻌﻲ‬
‫ﺗظﮭر ﻧﺗﺎﺋﺟﻧﺎ أن ﻧظﺎم‬. ‫ ﯾﺣﺗوي اﻷول ﻋﻠﻰ ﺛﻼﺛﺔ أﺻﻧﺎف ﻓرﻋﯾﺔ‬،‫اﻟﺗﺣﻘﯾﻖ ﺗﺣدﯾد ﺻﻧﻔﯾن ﻣن اﻟﻣزارع اﻟﺗﻲ ﺗﺳﺗﺧدم ﻧظﺎم اﻟري ﺑﺎﻟﺗﻘطﯾر‬
.‫ وﺣداﺛﺔ ﻣﻌدات اﻟري اﻟﻣﺳﺗﺧدﻣﺔ‬،‫اﻟري ھذا ﯾﺗﻣﺗﻊ ﺑﻣﺳﺗوى ﺟﯾد ﻣن اﻷداء ﻧﺿرا إﻟﻰ اﻹﻣﻛﺎﻧﺎت اﻟﻣﺎﺋﯾﺔ اﻟﻛﺑﯾرة‬

.‫ اﻗﺗﺻﺎد اﻟﻣﯾﺎه‬،‫ ﻣﻌﺎﻣل اﻧﺗظﺎم اﻟري‬،‫ أداء اﻟري‬،‫ اﻟري اﻟﻣوﺿﻌﻲ‬:‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎح‬

« Analysis of irrigation performance using the drip technique »

Summary
The growing scarcity of water resources and the desire to make the best use of them
has prompted farmers to conduct more rational water management by using water-saving
irrigation techniques. The Loued Lakhdar region has seen the introduction of the localized
irrigation technique in recent years, accompanied by the practices of different vegetable crops.
The objective of this work is to analyze the performance of irrigation using the drip technique.
This work consists of evaluating the performance of localized irrigation installations. To
achieve the objectives of this work, a survey was carried out on a sample of 16 farms. This
survey allowed us to identify 2 classes of farms that use this irrigation system, the first
contains three subclasses. Our results show that this irrigation system has a good level of
performance given the significant water potential and the novelty of the irrigation equipment
used.
Keywords: localized irrigation, irrigation performance, irrigation uniformity coefficient,
water saving.
REMERCIEMENTS

A l’issue de cette fin de travail nous adressons nos remerciements premièrement à dieu
tout puissant pour la volonté, la santé et la patience qu’il nous a donné durant toutes ces
longues années d’études.

Que celui ne remercie pas les gens ne remercie donc pas le bon dieu.

Au terme de ce travail, on tient à remercier cordialement :

Monsieur NAOURI Mohamed qui a dirigé ce travail.

Tous les agriculteurs des exploitations qui ont accepté de travailler et de nous accueillir dans
leurs propriétés.

Tous les membres de jury d’avoir accepté de juger notre travail qui sont :

Mme SAID Lamria, présidente du jury.

Mr OULD KIAR Redha, examinateur.


Dédicace

Je dédie ce modeste travail

- Ames parents,

- Mes frères Krimou et Walid,

- Ma sœur,

- Ma femme pour sa patience et pour son aide,

- Mes enfants Sohaib et Maria pour ces sourires,

- Mes merveilleux amis Kader, Nabil, Samir, Youcef, Hocine et Mouloud.

DAHMANE
Dédicace

Je dédie ce modeste travail

- Ames très chers parents pour les sacrifices qu’ils ont fait, leurs amours, leurs
encouragements et leurs confiances en moi.

- A mes beaux-frères.

- A mes amis Khaled, Amine, Kadour, Anouar, Mohamed et Haitham.

- Atousmes oncles et mes tantes et ses enfants, chacun avec son nom.

CHA W K I
Table des matières
Page
Introduction............................................................................................................................................................... 1
Partie bibliographique 3
Chapitre 1 : Systèmes d’irrigations 3
1. Différents systèmes d’irrigation …................................................................................................................. 3
1.1. Irrigation de surface......................................................................................................................................... 3
1.1.1. Irrigation par bassins.................................................................................................................................... 3
1.1.2. Irrigation par sillons / à la raie................................................................................................................. 4
1.1.3 Irrigation par planches................................................................................................................................... 5
1.2. Irrigation par aspersion.................................................................................................................................... 5
1.3. Irrigation localisé (goutte à goutte).............................................................................................................. 6
1.4. Exploitation des réseaux d’irrigation.......................................................................................................... 6
Chapitre 2 : Concepts de performance des systèmes d’irrigation 7
1. Performance hydraulique.................................................................................................................................... 7
1.1. Efficience des réseaux d’adduction et de distribution........................................................................... 7
1.2. Efficience d’irrigation à la parcelle............................................................................................................. 8
1.2.1. Efficience d’application............................................................................................................................... 8
1.2.2. Efficience de stockage.................................................................................................................................. 9
1.2.3. Efficience du transport................................................................................................................................. 9
1.2.4. Efficience de la distribution........................................................................................................................ 9
1.2.5. Efficience d’uniformité................................................................................................................................ 10
2. Performances énergétiques................................................................................................................................. 13
2.1. Energie pour la mobilisation de la ressource............................................................................................ 13
2.2. Energie pour le matériel à la parcelle.......................................................................................................... 14
3. Performance agronomique................................................................................................................................. 14
3.1. Rendement (t/ha)................................................................................................................................................ 14
3.2. Productivité de l’eau et efficience d’utilisation de l’eau ...................................................................... 15
4. Performance économique................................................................................................................................... 16
4.1. Productivité.......................................................................................................................................................... 16
4.2. Notion d’efficience............................................................................................................................................ 18
4.2.1. Efficience technique...................................................................................................................................... 18
4.2.2. Efficience allocative...................................................................................................................................... 19
4.2.3. Efficience économique................................................................................................................................. 19
Chapitre 3 : Situation de l’agriculture de la zone d’El Hamadia 20
1. Infrastructure hydraulique et gestion de l’eau............................................................................................. 20
2. Occupation du sol.................................................................................................................................................. 20
Partie expérimentale 21
Chapitre 1 : Matériel et méthodes 21
1. Présentation de la région d’étude..................................................................................................................... 21
2. Protocole expérimental et mesure.................................................................................................................... 22
2.1. Calcul de la réserve facilement utilisable ……………............................................................................. 22
2.2. Matériel utilisé.................................................................................................................................................... 23
2.3. Mesure et résultats du coefficient d’uniformité pour le système d’irrigation goutte à goutte.. 26
Chapitre 2 : Résultats et discussion 26
1. Enquête de structure et typologie des exploitations................................................................................... 26
1.1 Regroupement des exploitations selon des différents paramètres et interprétation...................... 26
2. Typologie des exploitations............................................................................................................................... 31
3. Mesure et résultats du coefficient d’uniformité d’irrigation pour le système d’irrigation
goutte à goutte dans les différentes exploitations............................................................................................
35
Chapitre 3 : Discussion 45
Conclusion................................................................................................................................................................... 47
Liste des abréviations

CU : Coefficient d’uniformité
Cult. : Culture
da : Densité apparente
DSA : Direction des services agricoles
EAC : Exploitation agricole collectif
EAI : Exploitation agricole individuel
éch : Echantillon
GPI : Grand périmètre d’irrigation
ha : Hectare
Hcc : Humidité à la capacité au champ
Hpf : Humidité au point de flétrissement
ITGC : Institut technique des grandes cultures
ITMAS : Institut de technologie moyen agricole spécialisé
L : Longueur
Mech : Masse d’échantillon
Ms : Matière sèche
Nbr : Nombre
OPI : Office des périmètres irrigués
PMH : Petite et moyenne hydraulique
PRCHAT : Programme de renforcement des capacités humaines et de l’assistance technique
r : Rayon
RFU : Réserve facilement utilisable
RU : Réserve utile
SAT : Superficie agricole utile
SAU : superficie agricole utile
Vech : Volume d’échantillon

Liste des tableaux

Tableau 01 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle N°1)


Tableau 02 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle N°1)
Tableau 03 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle N°2)
Tableau 04 : Débits moyens des goutteurs (l/h) Tableau (parcelle N°2)
Tableau 05 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle N°3)
Tableau 06 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle N°3)
Tableau 07 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle N°4)
Tableau 08 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle N°4)
Tableau 09 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle N°5)
Tableau 10 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle N°5)
Tableau 11 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle N°6)
Tableau 12 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle N°6)
Liste des figures

Figure 1 : Irrigation par bassins


Figure 2 : Irrigation par sillons
Figure 3 : Alimentation des planches par siphons
Figure 4 : Irrigation par aspersion
Figure 5 : Irrigation à la goutte à goutte
Figure 6 : Circuit de distribution de l’eau agricole
Figure 7 : Processus impliqués dans la détermination de l’efficience d’utilisation de l’eau par
la plante
Figure 8 : Prélèvement d’échantillon
Figure 9 : Représentation graphique d l'âge des agriculteurs
Figure 10 : Regroupement des exploitations selon le type de statut
Figure 11 : Représentation graphique montrant la relation entre la SAT et la SAU
Figure 12 : Représentation graphique des superficies irriguées
Figure 13 : Interaction entre la SAU et la sup irrigué
Figure 14 : Présentation graphique qui montre la superficie destinée à la céréaliculture par
rapport la culture maraichère
Figure 15 : Technique d’irrigation pratiquée par exploitation
Figure 16 : Présentation graphique des ressources hydrique et ses profondeurs
Figure 17 : Représentation graphique des ressources hydriques
Figure 18 : Représentation graphique des profondeurs des forages
Figure 19 : Protocole expérimental (parcelle n°1)
Figure 20 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs (parcelle n°1)
Figure 21 : Variation des débits dans la parcelle en l/h (parcelle n°1)
Figure 22 : Protocole expérimental (parcelle n°2)
Figure 23 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs (parcelle n°2)
Figure 24 : Variation des débits dans la parcelle en l/h (parcelle n°2)
Figure 25 : Protocole expérimental (parcelle n° 03)
Figure 26 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs (parcelle n° 03)
Figure 27 : Variation des débits dans la parcelle en l/h (parcelle n° 03)
Figure 28 : Protocole expérimental (parcelle n°4)
Figure 29 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs (parcelle n°4)
Figure 30 : Variation des débits dans la parcelle en l/h (parcelle n°4)
Figure 31 : Protocole expérimental (parcelle n°5)
Figure 32 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs (parcelle n°5)
Figure 33 : Variation des débits dans la parcelle en l/h (parcelle n°5)
Figure 34 : Protocole expérimental (parcelle n°6)
Figure 35 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs (parcelle n°6)
Figure 36 : Variation des débits dans la parcelle en l/h (parcelle n°6)
Introduction
Introduction

La plupart des pays à climat aride et semi-aride sont en situation de stress hydrique
important en raison d’une forte demande en eau agricole d’une part et de la rareté des
ressources en eau disponibles d’autre part. Ces pays sont confrontés, et seront encore plus
dans les années à venir, à l’enjeu majeur d’améliorer la gestion de leurs ressources en eau.
Face à la nécessité de préserver les ressources en eau et le besoin d’augmenter la production
agricole en raison d’une population toujours en croissance, il devient impératif de se focaliser
sur l’efficience d’utilisation de l’eau en agriculture irriguée (Bhouriet al., 2015).

Dans notre pays, la superficie irriguée actuellement est de l’ordre de 712.000 ha dont
200.000 ha dans les régions sahariennes et ce, sur une superficie agricole utile de 8.265.259
ha soit près de 8.6% de la surface agricole utile (SAU). Les 520.000 ha irrigués dans le Nord
du pays (soit 6,3% de la SAU) se répartissent en deux ensembles nettement différenciés à la
fois par la taille des aménagements et par le mode de gestion : Les grands périmètres
d’irrigation (GPI) gérés par les offices régionaux ou de wilaya (OPI) et les irrigations de petite
et moyenne hydraulique (PMH) gérées directement par les agriculteurs. Ces superficies sont
classées en deux grandes catégories, le GPI et le PMH (Bhouriet al., 2015).

L’eau constitue à la fois un élément essentiel et un facteur stratégique à


l’aménagement du territoire ; sa disponibilité conditionne de manière déterminante la
répartition des populations, de l’urbanisation et des activités économiques. L’accroissement
rapide de la démographie ainsi que l’amélioration du niveau de vie des populations engendre
un développement économique et social et nécessitent proportionnellement un accroissement
des besoins en eau. Toutefois, la sécheresse des années successives accompagnant la rareté et
l’irrégularité des apports annuels aussi bien en eaux superficielles qu’en eaux souterraines
retardent le développement et posent un sérieux problème de gestion de ces ressources. Cela
se traduit clairement en Algérie où le développement économique est basé essentiellement sur
l’agriculture nécessitant une mobilisation importante des ressources en eau, qui coïncide en
revanche avec l’effet de sécheresse persistante depuis le début des années 1980 (Boulahia,
2016).

La situation de l’agriculture algérienne est très difficile ; la production agricole n’a que
peu augmente et son poids sur l’économie a diminué considérablement. Les ressources en eau
sont relativement limitées et se réduisent progressivement, une portion importante de la
superficie irrigable n’est pas actuellement suffisamment approvisionnée en eau pour permettre

1
des cultures riches ou délicates ; c’est ainsi qu’on ne pratique qu’une culture de légumes par
an sur la même terre qui devrait parfois en porter plusieurs (Boulahia, 2016).

Dans un pays ou l’eau est rare et trop souvent de qualité médiocre, très peu fut fait
depuis L’indépendance en matière d’irrigation, il faut remarquer la faiblesse des superficies
irriguées par apport a une superficie agricole utile de 8.265.259 ha soit près de 8,6%.

La superficie agricole totale (SAT) de la wilaya de Bordj Bou Arreridj est de 245 754
ha dont 186 600 ha est une superficie agricole utile (SAU), la superficie irrigué a connu un
peu d’évolution de l’année 1992 jusqu’à l’année 2017 qui étaient 4750 ha et 8092 ha
respectivement avec un taux d’évolution de 58 % (Boulahia, 2016).

Face à l’augmentation prévisible de la superficie des terres irriguées dans cette région,
le problème de la disponibilité en eau d’irrigation devient de plus en plus crucial. Le problème
se pose sous les deux aspects, quantitatifs et qualitatifs, souvent interdépendants en zones
arides et semi-arides. Quelles sont les ressources en eau dont on peut disposer à l’agriculture ?
Quelles sont les potentialités des ressources en eau et quelle sont leur répartitions spatiales ?
Quelles sont les problèmes relatifs à la qualité et la quantité de ces ressources ? Comment
peut-on améliorer l’efficience des systèmes d’irrigation ?

2
Partie

Bibliographique
Partie bibliographique
CHAPITRE 1 : SYSTEMES D’IRRIGATION

La desserte adéquate en eau est essentielle pour la croissance ou le développement


végétatif des cultures. Lorsque les précipitations sont insuffisantes, l’irrigation serait
nécessaire pour couvrir les besoins en eau des cultures. Il existe actuellement plusieurs
méthodes d’irrigation pour la desserte en eau des cultures. Chaque méthode présente en même
temps des avantages et des inconvénients, qui doivent être pris en considération lors de la
sélection de la méthode qui s’adapte le mieux aux conditions locales.

La méthode d’irrigation la plus élémentaire consiste à transporter l’eau à partir de la


source d’alimentation jusqu’à notre culture avec un minimum possible des pertes d’eau.

1. Différents systèmes d’irrigation

1.1. Irrigation de surface

L’irrigation de surface consiste à amener l’eau au point le plus haut du terrain et à la


laisser s’écouler par gravité. L’eau est ensuite distribuée au champ, soit par submersion
(irrigation par bassins), soit dans des sillons en terre (irrigation par sillons) ou bien par
ruissellement à la surface d’une planche d’arrosage (irrigation par planches) (Booher, 1974).

1.1.1 Irrigation par bassins

Les bassins sont constitués de cuvettes en terre, à fond à peu près plat, entourées de
diguettes de faible hauteur ou levées. Ces levées sont conçues pour empêcher le passage de
l’eau aux champs adjacents. Cette technique est utilisée, d’une façon générale, pour
l’irrigation des rizières sur terrain plat, ou des terrasses à flanc de coteau. La méthode par
bassins est aussi utilisée pour l’irrigation des arbres fruitiers ; dans ce cas une petite cuvette
(bassin) est aménagée autour de chaque arbre. En général, cette technique d’irrigation
s’applique à toutes les cultures qui peuvent tolérer la submersion par les eaux pour une longue
durée (12 à 24 heures) (Booher, 1974).

3
Partie bibliographique

a) Irrigation par bassins à flanc de coteau b) Irrigation par bassins pour les arbres fruitiers(BooherL , 1974).

Figure 1 : Irrigation par bassins (Booher, 1974).

1.1.2. Irrigation par sillons / à la raie

Les sillons sont des petites rigoles en terre, aménagées dans le sens de la pente du
terrain, pour transporter l’eau entre les rangées de cultures. L’eau s’infiltre dans le sol,
principalement par les côtés du sillon, tout le long de son trajet dans le sens de la pente du
terrain. Généralement, les plantes sont cultivées sur les billons séparant les sillons. Cette
technique est valable pour l’irrigation de toutes les cultures en lignes et pour toutes les
cultures qui ne tolèrent pas la submersion par les eaux de leur feuillage ou de leur collet pour
une longue durée. Les sillons sont alimentés par des prises d’eau aménagées sur les berges du
canal d’amenée. Ces ouvrages de prise peuvent être soit de simples ouvertures aménagées sur
les berges du canal d’amenée, soit des siphons, ou bien des tuyaux d’alimentation passant à
travers la berge du canal d’amenée (Booher, 1974).

Figure 2 : Irrigation par sillons (Booher, 1974).

4
Partie bibliographique
1.1.3. Irrigation par planches

Les planches sont des bandes de terrain, aménagées en pente douce et séparées par des
diguettes. Elles sont aussi appelées calant ou planches d’arrosage. L’alimentation en eau des
planches est faite de plusieurs façons: soit à l’aide de prises d’eau aménagées sur le canal
d’amenée et équipées d’une vannette, soit par des siphons, ou bien par des tuyaux
d’alimentation passant à travers les berges du canal d’amenée. La lame d’eau introduite
ruisselle en descendant la pente de la planche, guidée par les diguettes des deux côtés de celle-
ci (Booher, 1974).

Figure 3 : Alimentation des planches par siphons (Booher, 1974).

1.2. Irrigation par aspersion

La technique d’irrigation par aspersion est conçue sur le modèle de la pluie naturelle.
L’eau est refoulée sous pression dans un réseau de conduites, ensuite elle est diffusée par des
asperseurs rotatifs sous la forme d’une pluie artificielle (Kay, 1983).

Figure 4 : Irrigation par aspersion (Kay, 1983).

5
Partie bibliographique
1.3. Irrigation localisée (goutte à goutte)

L’irrigation à la goutte à goutte consiste à amener l’eau sous pression dans un système
de canalisations, généralement en PVC ; cette eau est ensuite distribuée en gouttes au champ
par un grand nombre de goutteurs répartis tout le long des rangées des plantations. La zone
humidifiée du sol est celle située au voisinage immédiat des racines des plantes. Par
conséquent, cette méthode d’irrigation a un haut degré d’efficience de distribution d’eau.
L’irrigation à la goutte à goutte est aussi appelée micro-irrigation (Vermeiren et Jobling,
1980).

Figure 5 : Irrigation à la goutte à goutte (Vermeiren et Jobling, 1980).

1.4. Exploitation des réseaux d’irrigation

Quelle que soit la technique d’irrigation utilisée, le but final est d’avoir une récolte de
qualité supérieure et une productivité élevée. Pour cela la bonne conception du réseau, sa
bonne exécution et la pratique judicieuse des irrigations sont de première importance. Les
travaux d’entretien qui ont pour objet de garder l’infrastructure du réseau et les ouvrages en
bon état de fonctionnement sont souvent négligés. Ce fait a toujours amené la baisse du
rendement (efficience) de distribution d’eau et a conduit à la réduction du profit qu’on peut
tirer des techniques d’irrigation. Les canaux, les ouvrages et les réseaux de distribution
doivent faire l’objet d’un contrôle régulier. La réparation immédiate des ouvrages
endommagés et le remplacement des équipements défectueux doivent être les premiers
résultats de ce contrôle régulier, Les travaux d’entretien des réseaux d’irrigation par aspersion
et à la goutte à goutte sont généralement décrits dans les manuels fournis par les fabricants de
ce genre d’équipement (Brouwer, 1990).

6
Partie bibliographique
CHAPITRE 2 : CONCEPTS DE PERFORMANCE DES SYSTEMES D’IRRIGATION

L’utilisation de l’eau d’irrigation pour la production agricole suit une chaîne


séquentielle d’étapes interdépendantes (Hsiao et al., 2007). En effet, l’eau d’irrigation est
d’abord prélevée à partir d’une source (forage, barrage, …, etc.) puis transportée, à travers un
réseau de conduites ou de canaux, jusqu’aux exploitations agricoles. Lorsque l’eau arrive en
tête des exploitations agricoles, elle est stockée puis distribuée aux parcelles pour l’irrigation
des plantes par l’intermédiaire d’un réseau de conduites ou de canaux. Ensuite, une partie
seulement de l’eau stockée dans la zone racinaire est consommée par la plante sous forme de
transpiration tandis que l’autre partie est "perdue" par évaporation à partir du sol (Howell,
2003).

Enfin, l’eau consommée (transpirée) par la plante permet la production de biomasse


grâce à l’ouverture des stomates et l’assimilation du dioxyde de carbone. Des pertes d’eau
peuvent se produire aussi bien au niveau du réseau de distribution qu’au niveau de la parcelle.
A l’échelle de la parcelle, des pertes d’eau peuvent se produire au niveau du système
d’irrigation ainsi que lors de l’application de l’eau à la culture. Ces pertes induisent qu’une
partie seulement de l’eau disponible en tête de l’exploitation agricole est fournie aux plantes
(Hsiao, 2005).

Dans le secteur agricole, plusieurs approches ont été proposées pour l’analyse et
l’évaluation de la performance des systèmes d’irrigation. Ces approches traitent, séparément
ou à la fois, des aspects hydraulique, agronomique, économique, environnemental, social et
organisationnel (Clemmens et al., 2000). Nous allons analyser individuellement les aspects
hydrauliques, agronomiques et économiques de la performance.

1. Performance hydraulique

1.1. Efficience des réseaux d’adduction et distribution

L’efficience des réseaux d’adduction et de distribution permet d’estimer le rendement


hydraulique de ces réseaux (Hamdy, 2005). En fait, il se produit généralement des pertes au
niveau des réseaux d’adduction et de distribution de l’eau (Soutter et al., 2007), ce qui signifie
que l’eau fournie aux exploitations est généralement inférieure à l’eau prélevée à partir de la
source. Les pertes d’eau dépendent de l’état des canaux ou des conduites qui permettent le
transport de l’eau à partir de la source d’eau jusqu’aux exploitations agricoles.

7
Partie bibliographique
Les pertes d’eau dans le réseau proviennent généralement de l’évaporation de l’eau à
partir des canaux et des fuites dans les conduites (Bos et Nugteren, 1990).

Figure 6 : Circuit de distribution de l’eau agricole (Blinda, 2009).

L’efficience des réseaux de transport de l’eau a été définie pour la première fois par
Israelsen (1932). D’après Hamdy (2005), les efficiences du réseau d’adduction (Ea) et du
réseau de distribution (Ed) sont généralement définies comme suit :

Ea = Va / Vs (1)

Ed = Vf / Va (2)

Avec :

Va : volume d’eau mesuré à la sortie du réseau d’adduction

Vs : volume prélevé à partir de la source.

Vf : volume mesuré en tête des exploitations agricoles (Bhourikhila et al., 2015).

1.2. Efficience d’irrigation à la parcelle


L’efficience d’irrigation à l’échelle de la parcelle exprime le degré de pertes d’eau
pouvant se produire dans le système d’irrigation installé à la parcelle ainsi que lors de
l’application de l’eau à la culture. En fait, des pertes d’eau peuvent se produire à cause de
l’évaporation de l’eau à partir des rigoles d’irrigation (pour l’irrigation de surface), des fuites
dans les conduites (pour les systèmes d’irrigation sous pression) ainsi que des pertes par
ruissellement ou par percolation profonde lors de l’irrigation de la culture.

1.2.1. Efficience d’application

L’efficience d’application permet d’évaluer la technique avec laquelle l’eau est


appliquée à la culture dans l’objectif de la stocker dans la zone racinaire et satisfaire ainsi les
besoins en eau de la culture (Irmak et al., 2011). Elle dépend du système d’irrigation utilisé
ainsi que du degré de connaissances de l’agriculteur concernant les caractéristiques du sol

8
Partie bibliographique
(Howell, 2003). L’efficience d’application relie le volume d’eau stocké dans la zone racinaire
à celui appliqué lors de l’arrosage. Elle est définie généralement comme suit (Howell, 2003) :

Ea = Vs/ Va (3)

Avec :

Ea efficience d’application

Vs volume d’eau stocké dans la zone racinaire

Va volume d’eau appliqué lors de l’arrosage

1.2.2. Efficience de stockage

L’efficience de stockage dépend du pourcentage d’eau stockée dans la zone racinaire


par rapport à la capacité de stockage maximale du sol (Irmak et al., 2011). Elle est souvent
utilisée pour évaluer la performance des techniques d’irrigation de surface (Howell, 2003).
Elle est, généralement, définie comme suit (Irmak et al., 2011) :

Es = Vs / Vrz (4)

Avec :

Vs : volume stocké dans la zone racinaire

Vrz : volume maximal de stockage dans la zone racinaire

1.2.3. Efficience du transport

C’est le volume d’eau disponible au niveau de la parcelle par rapport au volume d’eau
prélevé dans la ressource. Ce terme peut être très important pour les réseaux collectifs : on en
a une première approche par le rendement primaire, qui est le rapport entre la somme des
volumes relevés sur les compteurs individuels et le volume mesuré à la station de pompage.
Ce rapport intègre non seulement les pertes réelles, mais aussi la qualité du suivi et de la
gestion du réseau. On peut évaluer les pertes réelles par des tests spécifiques (test réseau
fermé). Ces pertes réelles doivent être examinées en tenant compte de la longueur du réseau et
de sa durée de fonctionnement (Jacques, 2013).

1.2.4. Efficience de la distribution

C’est le volume d’eau fourni par le matériel d’irrigation (canon, asperseur, goutteur)
par rapport au volume d’eau disponible à l’entrée de la parcelle. Les fuites dans le réseau de
distribution à la parcelle sont responsables d’une plus ou moins bonne efficience de la
9
Partie bibliographique
distribution. Ces fuites sont souvent accidentelles, et dépendent de l’état de vétusté et de
l’entretien du matériel, mais elles peuvent concerner de gros volumes si le délai d’intervention
avant réparation est long : par exemple, en couverture intégrale où le linéaire de conduites est
important, les fuites de faible débit peuvent être nombreuses et difficiles à déceler (Jacques,
2013).

1.2.5. Efficience d’uniformité

L’efficience d’application ne permet pas d’évaluer l’uniformité de l’irrigation,


l’efficience d’uniformité décrit l’homogénéité spatiale de la dose d’irrigation par rapport à la
surface irriguée. Cette homogénéité dépend de nombreux facteurs liés à la technique
d’irrigation, la topographie, la perméabilité du sol, et les caractéristiques hydraulique
(pression, débit, …, etc) du système d’irrigation (Howell, 2003). La définition utilisée par
Christiansen (1942) pour évaluer l’uniformité de l’irrigation par aspersion demeure la plus
utilisée dans l’évaluation de l’uniformité d’irrigation :

Avec :

hi : hauteur d’eau apportée par irrigation mesurée en un point i de la surface irriguée (mm).

hm : la hauteur d’eau moyenne appliquée à la parcelle irriguée (mm).

n : le nombre de points de mesure.

[Link]. Calcul du coefficient d’uniformité

Des collecteurs sont disposés longitudinalement et des autres sont disposés


transversalement. Le coefficient d’uniformité longitudinale est noté (Cu1). Le coefficient
d’uniformité transversal est noté (Cu2).

Le coefficient d’uniformité se calcule par la formule de Christiansen (1942) :

Avec :
10
Partie bibliographique
Cu : Coefficient d’uniformité (%)

Vi : Volume d’eau récolté dans le récipient i (cm3)

Vm : Volume moyen de l’eau dans les n récipients (cm3)

Si : Section supérieure du récipient i (cm²) 10

1.3. Efficience d’utilisation de l’eau par la culture

L’efficience de l’utilisation de l’eau par la culture permet d’évaluer l’efficacité du


processus suivant lequel l’eau est consommée par la plante pour produire la biomasse
(Doorenbos et Pruitt, 1997).

Figure 7 : Processus impliqués dans la détermination de l’efficience d’utilisation


de l’eau par la plante (Doorenbos et Pruitt, 1997).

Depuis l’étude de Viets (1962), différentes définitions de l’efficience d’utilisation de


l’eau par la culture ont été proposées et discutées (Ritchie, 1983). En général, celle-ci est
définie soit par approche éco-physiologique soit par approche agronomique.

La démarche éco physiologique est fondée sur l’analyse de la relation entre la


photosynthèse et la transpiration de la culture par l’intermédiaire de ses feuilles (Chen et
Coughenour, 2004). En fait, via la photosynthèse, la plante absorbe le CO2 par l’intermédiaire
de ses stomates et rejette de l’eau sous forme de vapeur.

L’efficience de l’utilisation de l’eau par la culture dépend des caractéristiques


physiologiques de la plante à savoir sa conductance stomatique (Ashraf et Bashir, 2003) et sa
capacité photosynthétique (Condon et al., 2002). En effet, la transpiration de la plante dépend
de la conductivité des stomates et de la densité stomatique variable entre 300 et 800
stomates/mm2 en fonction des espèces (Woodward, 1993). En fait, la démarche éco-
physiologique permet de décrire les processus qui déterminent l’efficience de l’eau (Hsiao,
11
Partie bibliographique
1993) ainsi que d’évaluer les capacités de photosynthèse et de transpiration foliaires chez les
espèces cultivées dans des conditions hydriques contrastées (Katerji et Bethenod., 1997).
Toutefois, il n’est pas possible d’appréhender directement le rendement agronomique à partir
de la photosynthèse foliaire, car d’autres facteurs entrent en jeu tels que la croissance foliaire,
le transfert des assimilas et la mise en place des organes reproducteurs (Steduto et al., 1997).

De point de vue agronomique, on s’accorde généralement pour admettre que


l’efficience d’utilisation de l’eau par la culture est définie comme étant le rapport entre le
rendement (grains, biomasse totale, …, etc.) et la quantité d’eau consommée par la culture
pour aboutir à cette production, généralement l’eau utilisée est assimilée à
l’évapotranspiration de la culture cumulée lors de son cycle de développement (Steduto et
Hsiao, 2005). Ainsi, l’efficience d’utilisation de l’eau par la culture (WUEc) est définie
généralement comme suit :

WUEc = Y / ETC

Avec :

ETc : évapotranspiration de la culture

Y : Rendement de la culture (Bhourikhila et al., 2015).

L’analyse de WUEc permet d’étudier les effets des conditions environnementales et


des pratiques culturales sur la productivité de la plante, d’autres définitions ont été proposées
afin de prendre en compte l’influence du régime hydrique appliqué sur la productivité de la
culture. Ainsi, il est possible de définir l’efficience de l’utilisation de la pluie WUEp (Latiri,
2000) et l’efficience de l’utilisation de l’eau d’irrigation WUEir (Katerji et al., 2010) en
conditions pluviales et irriguées respectivement. En outre, en conditions irriguées, l’efficience
de l’utilisation de l’eau WUEir peut être calculée par rapport au volume d’eau total apporté à
la plante pendant son cycle cultural en tenant compte de la pluie (Perreira, 2005) :

Avec :

P : volume cumulé d’eau précipitée durant le cycle de culture

Vi = le volume d’irrigation total appliqué pendant sur la saison de culture

12
Partie bibliographique
Par ailleurs, il est possible d’évaluer une stratégie d’irrigation donnée par rapport à la
conduite de la culture en pluvial en se basant sur la définition suivante (Rinaldi et Ubaldo,
2007) :

2. Performances énergétiques

Pour irriguer de nouvelles surfaces agricoles, il a fallu souvent aller chercher l’eau
plus loin, et quelquefois plus profond : en premier lieu, c’est donc bien le pompage et le
transport de l’eau qui sont responsables des fortes consommations d’énergie pour l’irrigation.
Mais le développement de l’irrigation s’est fait avec l’apparition de nouvelles techniques
souvent gourmandes en énergie.

Les performances énergétiques des systèmes d’irrigation doivent donc être analysées
en distinguant deux aspects :

 l’énergie nécessaire pour mobiliser la ressource en eau, et l’amener au niveau de la parcelle


(la station de pompage et le réseau d’amenée) ;
 l’énergie nécessaire pour appliquer l’eau et la répartir sur l’ensemble de la culture (le
matériel d’irrigation à la parcelle).

2.1. L’énergie pour la mobilisation de la ressource

Pour amener jusqu’à la parcelle cultivée les volumes dont la plante a besoin, la
topographie impose des consommations d’énergie :

 la différence de niveau entre la ressource et la parcelle exige que l’on fournisse à l’eau de
l’énergie potentielle gravitationnelle : la quantité nécessaire correspond au produit du
volume d’eau par la dénivelée convertie en unités de pression : E = V x ? x g x h avec : E :
quantité d’énergie nécessaire en Joules V : volume d’eau en m3 ? : masse volumique de
l’eau en kg/m3g : accélération de la pesanteur en m/s2h : dénivelée en m Ainsi, par
exemple un pompage de 80 m3/h à 5 m de profondeur demandera 3,9 mégajoules pour
amener l’eau au niveau voulu.
 la distance à parcourir depuis la ressource en eau jusqu’à la parcelle occasionne des pertes
de charge. Bien entendu, c’est en unités de pression que les hydrauliciens expriment ces
pertes, mais il est intéressant de donner des ordres de grandeurs en unités d’énergie : par
13
Partie bibliographique
exemple, une conduite en acier de 120 mm de diamètre qui transporte un débit de 80 m 3/h,
occasionne une perte d’énergie de 340 joules par mètre pour chaque m3 d’eau transporté.
Ce sera une quantité négligeable si on irrigue à partir d’un forage à proximité de la
parcelle, mais qui pourra atteindre des valeurs importantes dans le cadre de réseaux
collectifs, où les linéaires de conduite se chiffrent en kilomètres (Christian, 2012).

2.2. L’énergie pour le matériel à la parcelle

Le rôle de l’équipement d’irrigation est de répartir l’eau uniformément sur la parcelle.


Pour chaque technique employée, on peut distinguer deux phases : une première qui conduit
l’eau sous pression, et une deuxième où elle se diffuse dans l’air et dans le sol. La première
phase est coûteuse en matériel, et peu en énergie ; la deuxième phase, au contraire, exige que
l’eau ait conservé suffisamment d’énergie cinétique pour pouvoir aller loin. La couverture
intégrale, et plus encore l’irrigation localisée, ont développé la première phase, et sont donc
plus coûteuses en matériel, et moins en énergie. Le canon-enrouleur, à l’inverse, est beaucoup
moins cher à l’hectare, mais exige des pressions plus élevées. Enfin, le système d’avancement
des appareils, comme dans le cas des enrouleurs, permet de réduire le matériel, mais
consomme de l’énergie.

Ces considérations suggèrent que pour une appréciation fine des performances
énergétiques, il faut faire un bilan d’énergie sur l’ensemble du système (Christian, 2012).

3. Performance agronomique

En agronomie, l’irrigation est considérée comme une des pratiques culturales que
l’agriculteur est amené à gérer (Sabatier et Ruf, 1991). L’agronome s’est concentré sur l’étude
de la productivité de l’eau et des relations eau-plante-climat (Sarma et Rao, 1997), surtout que
le secteur de l’agriculture fait face au défi de produire plus avec moins d’eau. Plusieurs études
ont focalisé sur les indicateurs agronomiques avec une tendance à étudier la productivité de
l’eau d’irrigation et la relation eau-plante (Doorenbos et Kassam, 1979).

3.1. Rendement (t/ha)

Le rendement est l’un des indicateurs de performance agronomique ; il doit être


calculé sur trois à quatre ans pour tenir compte des variabilités inter annuelles. Des études ont
montré que les performances individuelles pourraient être grandement améliorées, sans
augmentation des coûts de production. La qualité du suivi de la parcelle, la composition des

14
Partie bibliographique
intrants et leur mode d’application approprié, le respect du calendrier cultural, le contrôle
efficace des adventices et la maîtrise de l’eau à la parcelle sont autant de principes
d’amélioration des rendements (Doorenbos et Kassam, 1979).

3.2. Productivité de l’eau et efficience de l’utilisation de l’eau

L’efficience de l’utilisation de l’eau (WUE) est un terme utilisé par les agronomes
pour mettre en relation les rendements avec les quantités d’eau utilisées qui ne sont pas
spécifiques à une source bien déterminée, cet indicateur est étroitement lié au système de
production des cultures (Condon et al., 2004). Ce dernier a montré que l’amélioration de
WUE, en appliquant, dans certaines mesures, plus d’irrigation, n’était pas significative en
termes de rendement de culture.

La productivité de l’eau agricole (AWP) diffère de l’efficience de l’utilisation de l’eau


(WUE) ; elle indique la marge d’amélioration des rendements par rapport à l’eau allouée à la
transpiration ; la première intègre la deuxième. Pour améliorer la productivité de l’eau il faut
choisir des espèces de culture à haute efficience d’utilisation de l’eau. La productivité de l’eau
est définie comme la production des cultures par unité d’eau utilisée (Belder et al., 2004).
Dans d’autres cas, ce même indicateur est défini comme étant la valeur économique de la
production par unité d’eau utilisée (Sakthivadivel et al., 1999). D’après ces exemples,
l’efficience de l’utilisation de l’eau (WUE) et la productivité de l’eau (AWP) sont deux noms
différents pour désigner un même critère de performance. Pour éviter toutes confusions, le
terme efficience d’utilisation de l’eau (WUE) doit être utilisé seulement pour désigner la
performance d’utilisation de l’eau par la plante ou par les cultures, irriguées ou non irriguées,
pour produire de la biomasse et/ou un rendement. Le terme productivité de l’eau (WP) doit
être utilisé pour désigner la quantité de produit par une quantité d’eau utilisée, consommée ou
non consommée par les cultures (Pereira et al., 2011).

Dans la productivité de l’eau dans un sens plus large, une augmentation de quantité
d’eau utilisée doit engendrer un supplément pour chaque goutte d’eau. Mais la valeur de la
productivité de l’eau ne dépend pas que de l’approvisionnement en eau de la culture. D’autres
paramètres, tels que les divers intrants agricoles, le système de culture, etc. influencent
également cet indicateur. Dans une certaine mesure, l’approvisionnement relatif en eau est
inversement proportionnel à la productivité de l’eau. Il est possible d’économiser de l’eau en
diminuant légèrement l’offre par rapport à la demande en eau, sans occasionner de baisses

15
Partie bibliographique
significatives des rendements. La productivité de l’eau permet d’évaluer la performance
agronomique, tout en renseignant davantage sur l’efficacité des apports d’eau.

La notion d’efficience d’irrigation et de l’efficience de l’utilisation de l’eau (WUE)


sont des indicateurs importants à évaluer, à condition qu’ils soient appropriés à un agriculteur
ou à un périmètre irrigué, mais l’idée de "more crop per drop" est fastidieuse. Ce terme est
empreint du domaine de l’économie dans le sens "quel est le supplément d’output que peut
apporter un supplément d’input ?", où l’input et l’output sont exprimés en termes monétaires.
Mais s’il s’agit de la gestion de l’eau en agriculture, ces indicateurs peuvent conduire à des
erreurs dans la politique de gestion des systèmes et, par la suite, vers des actions inefficientes
et inappropriées. Kuper et al. (2009) ont présenté une approche qui mobilise des acteurs, des
expériences et des connaissances, et ce dont l’objectif de durabilité de l’agriculture,
l’intégration des contraintes environnementales et l’analyse de nouveaux modes de
coordination des filières agricoles et des territoires irrigués. Le blé et le maïs sont plus
efficients dans l’utilisation de l’eau quand ils sont stressés et pour avoir une productivité de
l’eau des cultures (CWP) optimale dans les zones arides, il vaut mieux irriguer le blé et le
maïs avec une quantité d’eau optimale recommandée pour maximiser les rendements.

La performance agronomique qui peut donc être exprimée par un rendement ou par la
productivité de l’eau ou encore par l’efficience de l’utilisation de l’eau, reste une notion
appropriée à un contexte physique donné (Pereira et al., 2011).

4. Performance économique

4.1. Productivité

La croissance économique dans les pays à vocation agricole exige une révolution au
niveau de la productivité des exploitations agricoles, la productivité est généralement définie
comme le rapport entre une production quelconque et l’ensemble des intrants nécessaires pour
la produire. Elle représente donc le degré d’efficacité avec laquelle une entreprise met à profit
les ressources dont elle dispose pour fabriquer un produit. L’augmentation de la productivité
implique une plus grande quantité de produits en utilisant les mêmes intrants. Pour autant, elle
présente des enjeux et des contraintes. C’est la fonction de production qui, au niveau d’une
exploitation agricole, met en relation la quantité maximale de l’output qui peut être obtenue
par une combinaison des différents facteurs de production. Cette fonction caractérise donc les

16
Partie bibliographique
relations entre les quantités produites et l’ensemble des facteurs utilisés avec les différentes
techniques (Brossier, 2007).

En agriculture, deux considérations ont donné naissance à la productivité : le


rendement et l’efficience. Au sens strict du terme, le rendement est la production par unité de
terre. Il mesure donc le rapport entre la quantité de produit agricole récoltée et la superficie de
terre qui a produit cette récolte. Dans ce sens, le rendement concerne la terre, alors que la
productivité concerne le travail et le capital.

Différents indicateurs ont été développés pour exprimer la productivité et son


évolution. Ces indicateurs peuvent être exprimés par des mesures uni factorielles, mettant en
relation la production avec un seul intrant (travail ou capital ou terre), ou multifactorielles qui
combinent simultanément les effets de plusieurs intrants. L’augmentation de la production
peut donc être comparée à l’augmentation d’un seul facteur de production ou à celle de tous
les intrants à la fois. En d’autres termes, l’augmentation de la production peut être comparée à
celle de tous les intrants à la fois ou juste à celle d’un seul facteur de production (Kaci, 2006).
La productivité uni-factorielle se mesure donc comme suit :

Productivité uni-factorielle = quantité produite/quantité de l’input

Productivité du travail=quantité produite/quantité de travail (nombre d’actifs agricoles)

Productivité de la terre = quantité produite/superficie de production

Productivité du capital = quantité produite/quantité de capital

La productivité globale des facteurs se définit donc comme le rapport des outputs à
l’ensemble des inputs effectifs (Blancard et Boussemart., 2006).

Ainsi, la forme générale d’une fonction de production pour une firme quelconque est :

y= f ( x1, x 2,... x j )

Avec y = quantité produite ou l’output par la firme considérée ; f désigne la fonction de


production et (x1, x2,... xj ) les facteurs (inputs) utilisés par cette firme. Dans le cas d’une
exploitation agricole, les inputs ou les facteurs de production peuvent être le capital, le travail
et la terre.

L’analyse de la productivité partielle des facteurs de production prend en compte la


contribution d’un facteur à la production. Cependant, cette analyse néglige les interactions

17
Partie bibliographique
entre les facteurs de production. L’analyse de l’efficience économique permet de surmonter
cette limite.

4.2. Notion d’efficience

Toute activité de production met en jeu des inputs (facteurs) qui constituent des
ressources productives à utiliser, et des outputs (production en quantité ou en valeur) qui sont
les résultats de l’activité de production. L’évaluation de la performance et des types
d’allocation des ressources à la production se fait en étudiant le lien entre les inputs et les
outputs. Ainsi, les économistes ont recours à la notion d’efficience pour tenir compte du
critère de maximalité du produit, d’une part, et de la possibilité d’une utilisation minimale des
moyens de production, d’autre part.

Les premiers à travailler sur le concept d’efficience sont Koopmans (1951), qui a
proposé une mesure du concept de l’efficience, et Debreu (1951), qui l’a mesuré
empiriquement. En 1957, c’est à Farrel à qui revient la primeur d’avoir défini clairement le
concept d’efficience économique et d’avoir distingué les concepts d’efficience technique et
d’efficience allocative. Il a également proposé une approche pour estimer les frontières
d’efficience ou "best practice envelope" pour une activité donnée. En agriculture, l’efficience
traduit le comportement non gaspillant des ressources disponibles en eau, terre et capital pour
obtenir les meilleurs résultats, en utilisant des technologies données. Piot Lepetit et Rainelli,
(1996) affirment que les écarts possibles entre le niveau maximum de production, sous les
contraintes subies par les agriculteurs, et la réalité, sont sensibles et montrent l’existence
d’importantes marges de manœuvre.

La notion d’efficience présente trois composantes qui sont : l’efficience technique,


l’efficience allocative et l’efficience économique (Piot Lepetit et Rainelli., 1996).

4.2.1 Efficience technique

Pour Farrell (1957), l’efficience technique mesure la manière avec laquelle une firme
utilise les quantités d’inputs qui entrent dans le processus de production. Une exploitation est
techniquement efficiente si, pour un niveau de facteurs et de produits utilisés, il est impossible
d’augmenter la quantité d’un produit sans augmenter la quantité d’un ou de plusieurs facteurs
ou sans réduire la quantité d’un autre produit. La mesure de l’efficience technique d’une
activité de production permet de voir si cette dernière peut augmenter sa production sans pour

18
Partie bibliographique
autant consommer plus d’intrants, ou diminuer un intrant au moins, tout en conservant le
même niveau de production (Amara et Robert, 2000).

4.2.2. Efficience allocative

L’efficience allocative exprime la manière avec laquelle une exploitation agricole, ou


toute autre unité de production, choisit les proportions des différents inputs par rapport aux
prix du marché. C’est la combinaison optimale, ou l’utilisation des facteurs dans les
meilleures proportions, étant donné leurs prix relatifs (Amara et Robert, 2000). Une
exploitation est donc déclarée allocativement efficiente si, à un niveau de production donné, le
coût des facteurs est minimal.

4.2.3. Efficience économique

L’efficience économique ou "efficience totale" est déterminée conjointement par


l’efficience technique et l’efficience allocative. Elle correspond aux produits de ces deux
types d’efficience. Une exploitation agricole est considérée économiquement efficiente si elle
est à la fois techniquement efficiente et alloue de manière efficiente ses ressources
productives. La figure 3 ci-dessous, proposée par Farrell (1957), présente une illustration des
types d’efficience. L’isoquant SS’ représente la frontière de production. La droite (AA’)
représente graphiquement le rapport des prix des inputs déterminés par le marché. Selon
Farrell (1957), l’efficience technique de l’exploitation au point P est donnée par le rapport
OQ/OP et l’efficience allocative par le rapport OR/OQ. Tous les points situés sur la frontière
de production sont techniquement efficients, et ont une efficience technique égale à 1.
Chacune des exploitations aux points P et E est techniquement efficiente, mais l’exploitation
au point E a une efficience allocative égale à 1. L’efficience économique correspond à
l’efficience technique et à l’efficience allocative réunies. La mesure de l’efficience, dans la
littérature économique, se limite généralement au calcul de l’efficience technique (Bravo
Ureta et Pinheiro, 1997).

19
Partie bibliographique
CHAPITRE 3 : SITUATION DE L’AGRICULTURE DE LA ZONE D’ELHAMADIA

1. Infrastructure hydraulique et gestion de l’eau

La commune d’El Hammadia est connu par ses activités brillantes dans le domaine de
l’agriculture vu ses potentialités hydriques souterraines et superficiel, grâce à sa superficie
agricole utile (SAU) importante qui est de 8074 ha répartie sur 18 exploitations agricoles
collective (EAC) de 1680 ha de superficie et 7 exploitations agricoles individuelle (EAI) de
120 ha de superficie et 6274 ha de superficie des terres privés et à la nature de sole qui se
caractérise par une bonne structure et un bon niveau de fertilité permettant le développement
de différente types de cultures (grandes cultures, cultures maraichères, fourragers et
arboricultures), la superficie irriguée dans cette commune est de 1683 ha.

Les ressources hydriques dominantes sont les puits avec 67 % couvrant 8% de la


superficie irriguée. Les forages avec 32 % couvrant 17 % de la superficie irriguée. Le
pompage au fil de l’eau avec 1 % couvrant 75 % de la superficie totale irriguée, ces superficie
sont irriguées sous deux modes d’irrigation : - gravitaire à raison de 96 % de la superficie
totale. - aspersion à raison de 4 % de la superficie totale irriguée, ce dernier s’effectue soit par
des kits d’aspersion soit par l’enrouleur. La grande majorité de ces activités se base dans le
village d’Oued Lakhdar.

2. Occupation du sol

Les cultures pratiquées dans cette commune sont : La céréaliculture essentiellement le


blé dur et l’orge en premier ordre avec un taux de 65 %. La jachère avec 16 %. L’oléiculture
avec 9 %. Les cultures fourragères essentiellement l’orge et l’avoine fourrager avec 6 %.
L’arboriculture fruitière essentiellement le pommier, le poirier, l’abricotier, le pécher, le
prunier, l’amandier, le figuier, le grenadier, le néflier et le cognassier avec 2 %. Et enfin les
cultures maraichères essentiellement la pomme de terre, la carotte, le navet, la tomate,
l’oignon vert et sec, l’ail, le fève vert, la carde, la laitue, le haricot vert, le melon, le pastèque,
la betterave, le concombre, le piment, le poivron et la courgette, même les condiments
essentiellement la coriandre, les céleris et le persil avec un taux de 2 %.

20
Partie

Expérimentale
Partie expérimentale
CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES

Les exploitations agricoles du village d’Oued Lakhdar qui appartient


administrativement à la commune d’El Hammadia constituent une zone d’étude. Cette zone,
reflète la relation typique entre les ressources disponibles pour produire et la réalisation des
objectifs économiques. De plus, ils n’offrent pas une grande diversité en aménagements
hydrauliques malgré la diversité des espèces végétales cultivées et le potentiel hydrique
important. Ces facteurs rendent l’étude de ce cas, pertinent pour l’évaluation de la
performance.

1. Présentation de la région d’étude

La commune d’El Hamadia situé au sud de la wilaya de Bordj Bou Arreridj, elle est
construite dans les années de 1885, elle s’est appelé Ouled Akla selon le colon français, elle
contient 15 villages de 30116 habitants selon la direction du programmation et suivi des
budgets pour l’année 2014, dominé par l’aspect agricole.

La commune d’El Hammadia est située sur la pente nord de la chaine montagneuse
d’El Hodna exactement dans la pente orientée vers Oued Lakhdar et Oued Bayata elle est
limitée comme suivant :

Au nord : commune de Bordj Bou Arreridj et El Anasser

A l’est : commune de Bordj El Ghdir et Belimore

Au sud : commune d’ElAache et Rabta

A l’ouest : commune de El K’sor et El Achir.

Pour atteindre nos objectifs nous avons opté pour deux phases d’études :

Première phase : Enquêtes avec les agriculteurs sur le terrain pour double objectif

- Comprendre les logiques des agriculteurs

- Établir une typologie des exploitations qui servira de moyen pour déterminer les
exploitations sujet du protocole des mesures hydrauliques en basant sur plusieurs paramètres
comme l’âge des agriculteurs, le statut administratifs des exploitations, la superficie, les
potentielles hydriques, …, etc.

21
Partie expérimentale
Deuxième phase : Etude des performances de l’irrigation à l’échelle parcellaire nous avons
adopté les étapes suivantes :

- Détermination de la RFU dans les parcelles objet de notre étude.

- Mesures à la parcelle pour déterminer de quelques indicateurs de performance pour le


système d’irrigation choisi qui est l’irrigation par le système goutte à goutte, à savoir :
coefficient d’uniformité, efficience d’irrigation.

2. Protocole expérimental et mesure

Pour étudier la performance de l’irrigation à l’échelle parcellaire nous avons adopté le


protocole expérimental suivant :

- Calcul de la RFU et la RU dans les parcelles objet de notre étude.


- Détermination de quelques indicateurs de performance pour le système d’irrigation
choisi qui est l’irrigation par le système goutte à goutte.

2.1. Calcul de la RFU et la RU

Pour le calcul de la RFU, nous avons prélevé des échantillons des parcelles
concernées, ces derniers ont été analysés au niveau du laboratoire du génie civil.

Pour effectuer ces mesures on a suivi les étapes suivantes :

- La saturation des échantillons prélevés,


- Le drainage pendant 24 heures et puis la détermination du poids humide,
- Le passage à l’étuve à 105 °C pendant 24 heures (pour la détermination du poids sec),
- Pour la détermination de l’humidité à la capacité de rétention nous avons calculés la
différence entre le poids humide et le poids sec,

- L’humidité au point de flétrissement est calculée par la relation empirique suivante :

Hpf = Hcc / 1.84,

Hpf : l’humidité au point de flétrissement,

Hcc : l’humidité à la capacité au champ,

- La RFU est calculé par la relation suivante :

RFU = (Hcc-Hpf) *Z*da*α

22
Partie expérimentale
RU = RFU / α

Z : la profondeur racinaire

da : la densité apparente

α : ½ pour sol argileux et 2/3 pour sol sableux.

Mesure de la densité apparente et teneur en eau (méthode des cylindres)

Les échantillons sont prélevés d’un volume connu de 188,4 cm3 à partir d’une fosse de
façon à ne pas les remanier.

Figure 8 : Prélèvement d’échantillon (Mekki et al., 2001)

 Pesée immédiate : Mech


 Séchage à l’étuve à 105° C (24 h)
 Nouvelle pesée : Ms

da = Ms/ Vech

Vech = r2 * 3.14 *L (L c’est la longueur du cylindre)

2.2. Matériel utilisé

- pour prélever les échantillons du sol nous avons utilisé le cylindre pour les échantillons de la
densité apparente et la tarière afin de prélever les échantillons objet des calculs de la Hcc et
la Hpf afin de calculer la RFU.
- on a utilisé une balance et étuve au niveau du laboratoire pour peser et sécher les
échantillons respectivement.

23
Partie expérimentale
2.3. Mesure et résultats du CU pour le système d’irrigation goutte à goutte

Pour le système d’irrigation goutte à goutte, nous avons utilisé comme critère de
performance le coefficient d’uniformité de distribution en % (Christiansen, 1942).

Avec : ∑X : est la somme des écarts des débits mesurés par rapport au débit moyen q

n : est le nombre de mesure.

D’après Mekkiet al. (2001), le CU doit dépasser 80 % pour que nous puissions dire
que le réseau goutte à goutte est considéré acceptable en matière d’uniformité.

Pour mesurer les débits au niveau des goutteurs nous avons utilisés un chronomètre et
un récipient sous le goutteur et nous avons établi la relation entre le temps (une minute) et les
volumes trouvés dans les récipients (l’unité de mesure est ml/min).
Interprétation du CU
Pour interpréter les valeurs du CU on retient la classification suivante :
- CU > 90 : excellente uniformité,
- 80 < CU < 90 : uniformité satisfaisante,
- 70 < CU < 80 : uniformité médiocre,
- CU < 70 : mauvaise uniformité.

La valeur du CU permet de décider de la nécessité de nettoyer le réseau d’irrigation, le


CEMAGREF (1992) propose la classification suivante :
- CU > 90 : pas d’intervention sur le réseau,
- 70 < CU < 90 : réseau à nettoyer,
- CU < 70 : rechercher les causes du colmatage et effectuer un traitement.

Une mauvaise uniformité peut être due à :


- des fuites dans le réseau : au niveau de la jonction entre rampes et porte rampes, en fin de
rampes lorsqu’elles sont mal fermées, au niveau des rampes lorsqu’elles sont percées ;
- une pression de fonctionnement insuffisante au niveau des goutteurs ce qui fait que les
débits des goutteurs sont inférieurs aux débits nominaux ;
- un colmatage des goutteurs.

24
Partie expérimentale
CHAPITRE II : RESULTATS ET DISCUSSION

1. Enquête de structure et typologie des exploitations

Une enquête exhaustive a été menée en 2018 pour identifier la structure des
exploitations familiales qui sont au nombre de 16. Cette enquête a porté sur les cultures
installées, leurs superficies et les techniques d’irrigations utilisées (de surface, par aspersion
ou localisée). Une typologie a été dressée par le biais d’une analyse en composantes
principales. Le choix des exploitations et des variables objet de cette typologie n’était pas
neutre. En effet, nous avons remarqués 3 exploitations de tailles disproportionnées (de 20 à 72
ha) par rapport à la superficie moyenne des exploitations familiales (2 ha). Dans ce travail, on
a considéré que le périmètre irrigué est représenté par l’ensemble des exploitations familiales.
Des simulations initiales ont été effectuées pour choisir les variables de regroupement des
exploitations qui sont le statut administratif de l’exploitation, la superficie agricole totale
(SAT), la superficie agricole utile (SAU), la superficie des cultures maraichère et celles
céréalière, la technique d’irrigation utilisé (de surface, par aspersion et localisé), les
ressources hydrique et sa profondeur, et les infrastructures hydrauliques disponibles. Ce
regroupement représente un modèle basé sur la mobilisation de connaissances issues du
terrain, intégrant la diversité des exploitations agricoles afin de bâtir un référentiel technique.

1.1. Regroupement des exploitations selon des différents paramètres et interprétation

1. Age

10
8
8
Nbre agriculteurs

6 5

4 3

0
30 - 45 Âge 46 - 60 61 - 75

Figure 9 : Représentation graphique d’âge des agriculteurs

Cette représentation montre que la majorité des propriétaires des exploitations sont
âgés plus de 45 ans ce qui traduit l’inaptitude des jeunes hommes d’avoir des terre agricole et
que ces terres agricoles sont hérités d’un à un autre.
25
Partie expérimentale
1.2. Statut administratif des exploitations

15 13

10

Nombre 5
2
1
0
EAC EAI Privé

Statut administratif

Figure 10 : Regroupement des exploitations selon le type de statut

Concernant ce critère, il est évident que près de la totalité des exploitations sont privé
d’où la modestie des superficies de ses terres, et il n’y a qu’un nombre infiniment petit des
exploitations qui ont retour à la propriété de l’état, une est une exploitation agricole collective
(EAC) et deux autres sont des exploitations agricoles individuelles (EAI).

1.3. Taux d’occupation des terres

Dans ce paramètre on va voir la relation entre la superficie agricole totale (SAT) et


celles des superficies agricoles utiles (SAU).

80
72
Superficie (ha)

60
47
40

20 24 20

0 1 2 1 2 1 3 3 1 1 1 1 1 1
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Exploitation

Figure 11 : Représentation graphique montrant la relation entre la SAT et la SAU

Toutes les terres sont exploitées en totalité sauf la première exploitation qui est de
grande superficie, cette occupation complète se traduit par la réduction importante des
superficies.

26
Partie expérimentale
1.4. Superficie irrigué

25

Superficie irriguée en ha
20
15
10 21
5 10 7 1 2 1 2 1 3 3 1 1 1 1 1 1
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Numéro d'exploitation

Figure 12 : Représentation graphique des superficies irriguées

Nous voyons que près de la totalité des superficies irrigués compris entre 1 et 3 ha sauf
pour quelques exception comme chez le cas de la première exploitation qui est une EAC avec
une superficie de 21 ha et la deuxième et la troisième exploitation qui sont des EAI avec 10 et
7 ha respectivement

1.5. Interaction entre la superficie agricole utile des exploitations et celle de la superficie
irriguée

50
47
superficie irriguée

40
30
24
20 21 20
10 10
7
1 2 1 2 1 3 3 1 1 1 1 1 1
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
numéro d'exploitation

Figure 13 : Interaction entre la SAU et la superficie irriguée

27
Partie expérimentale
1.6. Type de culture pratiqué en irrigué

20 19

Superficie cultivée
15
10
10
5
5 2 2
0,5 1 0,5 1,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Numéro d'exploitation

Figure 14 : Présentation graphique qui montre la superficie destiné à la céréaliculture


par rapport la culture maraichère

Il est évident que la majorité des agriculteurs consacrent une moitié du sol pour la
céréaliculture et l’autre moitié pour la culture maraîcher, sauf le cas des trois premières
exploitations car la superficie est importante et les agriculteurs basent sur la céréaliculture
beaucoup plus, parce que le maraichage demande beaucoup de travaux et par conséquent
beaucoup de main d’œuvre qualifié.

1.7. Technique d’irrigation pratiquée par exploitation

7 superficiel
Goutte à goutte

16 aspersion

Figure 15 : Représentation graphique de la technique d’irrigation pratiquée par


exploitation

On remarque que la technique la plus pratiqué est celle d’irrigation par technique
superficiel, comme il y a introduction de la technique d’irrigation par goutte à goutte qui est
une technique très économique et qui traduit par la conscience de certains agriculteurs, et la
technique d’irrigation par aspersion est pratiquée dans la première exploitation qui est de

28
Partie expérimentale
grande superficie parce que la technique superficiel ne peut pas couvrir cette énorme
superficie.

1.8. Ressources hydriques

200
175
180 165 160 155
160
Profondeur en m

140
140 130 130 125
120 120 120 120
120 100
100
80
60
40
20 10 12 10
0
Forage puits puits puits Forage Forage Forage Forage Forage Forage Forage Forage Forage Forage Forage Forage

Type d'oeuvrage

Figure 16 : Présentation graphique des ressources hydrique et ses profondeurs

On remarque que la profondeur des puits est de 10 à 12 m et la profondeur des puits


est comprise entre 100 et 175 m de profondeur.

1.9. Regroupement des ressources selon le type et la profondeur

15 13

10
Nombre

5 3

0
forage puits
Type d'oeuvrage

Figure 17 : Représentation graphique des ressources hydriques

Le nombre des puits est presque négligeable par rapport aux forages ce qui traduit
l’abaissement du niveau de la nappe superficiel dans cette zone.

29
Partie expérimentale
1.10. Classification des forages selon la profondeur

7 6
6

Nombre de forages
5 4
4 3
3
2
1
0
100 - 125 125 - 150 150 - 175
Profondeur en m

Figure 18 : Représentation graphique des profondeurs des forages

On peut dire qu’il y a trois zones où la profondeur des forages de ses zones se
rapproche et que les forages de 100 à 125 m sont situés dans la zone la plus basse, au
contraire les forages de 150 à 175 m sont situés au niveau de la zone à une altitude plus haut,
et les forages de profondeur de 125 à 150 sont situés dans la zone intermédiaire par rapport
aux deux autres zones.

1.11. Infrastructure hydraulique et énergie de pompage

Au niveau des exploitations objet de notre étude il n’y a que deux exploitations qui
contiennent des bassins et que la technique d’irrigation superficiel est gravitaire par contre les
autres exploitations pratiquent l’irrigation superficiel sous pression du forage aux parcelles
directement.

Le pompage d’eau des forages s’effectue par pompe immergé par énergie électrique
par contre le pompage d’eau des puits s’effectue par motopompe par énergie diesel.

Cette enquête nous a permis de faire ressortir quatre types d’exploitation organisée
comme suite :

2. Typologie des exploitations

D’après la description bien détaillée de différentes exploitations objet de cette étude et


à travers la combinaison de plusieurs critères de classification qui sont ; la situation des zones
d’exploitations par rapport à l’oued, la superficie utile, des exploitations, l’accès à l’eau, les

30
Partie expérimentale
différentes types de cultures pratiqué, le statut juridique des exploitations et les techniques
d’irrigation les plus utilisées, on a pu faire ressortir deux grands classes d’exploitation comme
suit :

Classe 1 : Cette classe elle-même contient trois types d’exploitation.

Sous classe 1 : Ces exploitations appartiennes aux privés. Elles se situent à côté de l’oued,
l’une devant l’autre avec des petites superficies d’1 ha pour chacune, elles se caractérisent par
un bon accès à l’eau bien qu’elles possèdent tous des forages avec un bon débit et une
profondeur moyenne. Les propriétaires de ces exploitations pratiques la céréaliculture en
moitié et l’autre moitié pour les cultures maraichères avec un système intensif d’où
l’application de différentes techniques culturales de fertilisation, du désherbage, …, etc.
L’irrigation superficielle est la plus utilisée. Cette catégorie regroupe les exploitations 11, 12,
13, 14, 15 et 16.

Sous classe 2 : Cette catégorie diffère de la catégorie précédente par sa superficie importante.
Ces exploitations se situent près de l’oued mais loin des exploitations de la première sous
classe. Leurs statuts juridiques sous forme d’EAC, d’où l’importance des superficies agricoles
utiles à raison de 47 ha (tableau 5). Le personnel de ces exploitations pratique la céréaliculture
en premier ordre (Ce sont des multiplicateurs de semences) comme ils pratiquent des cultures
maraichères intensives avec de petite superficie par rapport à la superficie agricole utile
(tableau 8). Les techniques d’irrigation pratiquée sont basé sur la technique superficiel,
l’aspersion et localisé avec un bon accès à l’eau. Cette catégorie renferme seulement
l’exploitation numéro 1.

Sous classe 3 : Cette catégorie présente deux exploitations individuelles EAI (numéro 2 et 3),
avec une superficie importantes à l’ordre de 24 et 20 ha respectivement. L’accès à l’eau est
très limité et par conséquent les types de cultures pratiqués sont principalement les céréales et
les cultures maraichères (comme ces exploitations disposent deux puits chacune avec un débit
d’eau très faible). Les cultures pratiquées sont l’oignon et l’ail. La technique d’irrigation
superficielle a été utilisée.

Classe 2 : Cette catégorie d’exploitation diffère des précédentes par la situation géographique
qui sont loin de l’oued et à des superficies allant jusqu’à 3 ha. Ce sont des exploitations
privées caractérisées par un bon accès à l’eau, elles contiennent tous des forages, elles
pratiquent la céréaliculture et les cultures maraichères, la technique d’irrigation la plus utilisée

31
Partie expérimentale
est celle de la technique superficiel. Cette catégorie regroupe les exploitations numéros 4, 5,
6, 7, 8, 9 et 10.

3. Mesure et résultats du coefficient d’uniformité d’irrigation pour le système


d’irrigation goutte à goutte dans les différentes exploitations

3.1. Parcelle n°1 (Piment, irrigation par goutte à goutte)

Cette parcelle se trouve près d’oued, elle est de 50 m sur 50 m. Cette parcelle est
irriguée par goutte à goutte, l’agriculteur l’irrigue pendant 1 heures chaque 3 jours avec un
débit de 1,6 l/h. Les valeurs sont données sur le tableau ci-après :

Tableau 01 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle n°1)


Profondeur racinaire (m) RU (mm) RFU (mm)
0,1 22 11

La figure suivante montre le protocole de mesure pour la parcelle n°1 :


Rampe

50 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 1
1/4 1/4 1/4 1/4
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 2
50 m

1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 3
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 4
1/4

Figure 19 : Protocole expérimental (parcelle n°1)

Nous avons effectué les mesures des débits en eau, aux points mentionnés dans la
figure ci-dessus. Le tableau suivant donne les débits moyens des goutteurs pour les différentes
rampes en (l/h) :

Tableau 02 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle n°1)


Goutteur 1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4
Rampe 1 1,92 1,8 1,62 1,56
Rampe 2 1,86 1,74 1,56 1,56
Rampe 3 1,8 1,68 1,5 1,44
Rampe 4 1,74 1,56 1,44 1,02

32
Partie expérimentale
Les débits aux niveaux des goutteurs varient entre 1,02 l/h et 1,92 l/h, avec une
moyenne totale de 1,61 l/h, avec 330 goutteurs par rampe de 50m et 40 rampes en total dans
la parcelle. Nous avons un débit total de 21,25 m3/h, c’est-à-dire il apporte 8,50 mm/h
représentant 38,64 % de la RU.

Après les calculs préliminaires du coefficient d’uniformité (CU) (annexe), nous avons
trouvé un CU de 90,31 %, ce dernier se trouve dans la case (CU) excellente uniformité.

2,5

2
Débit en l/h

1,5

0,5

0
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 20 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs

La figure ci-dessus montre une chute de pression en s’éloignant de la source d’eau


avec une chute remarquable de pression le long de la dernière rampe (la plus éloignée de la
source).

rampe4

rampe3 1,5-2
1-1,5
0,5-1
rampe2
0-0,5

rampe1
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 21 : Variation des débits dans la parcelle en (l/h)

33
Partie expérimentale
La figure n°21 confirme notre interprétation de la figure précédente qui est la
diminution de débit du début de la première rampe jusqu’à la fin de la dernière rampe.

3.2. Parcelle n°2 (Piment, irrigation par goutte à goutte)

Cette parcelle se trouve près de l’oued, en même situation que la parcelle précédente,
elle mesure 60 m sur 40 m et elle est irriguée par le système goutte à goutte. L’agriculteur
l’irrigue pendant 1 heure chaque 3 jour avec un débit de 1,69 l/h. Les valeurs sont données sur
le tableau ci-après :

Tableau 03 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle n°2)


Profondeur racinaire (m) RU (mm) RFU (mm)
0,12 29.6 14.8

La figure suivante montre le protocole de mesure pour la parcelle n°2 :


Rampe

40 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 1
1/4 1/4 1/4 1/4
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 2
60 m

1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 3
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 4
1/4

Figure 22 : Protocole expérimental (parcelle n°2)

Nous avons effectué les mesures des débits en eau aux points mentionnés dans la
figure ci-dessus. Le tableau suivant donne les débits moyens des goutteurs pour les différentes
rampes en (l/h).

Tableau 04 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle n°2)


Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4
rampe1 1,92 1,92 1,8 1,74
rampe2 1,86 1,8 1,68 1,56
rampe3 1,8 1,74 1,62 1,5
rampe4 1,74 1,62 1,5 1,38

34
Partie expérimentale
Les débits aux niveaux des goutteurs varie entre 1,38 l/h et 1,92 l/h, avec une
moyenne totale de 1,69 l/h, avec 270 goutteurs par rampe de 40m et 60 rampes en total dans
la parcelle, nous avons un débit total de 27,37 m3/h c’est-à-dire il apporte 11,40 mm/h, qui
représente 38.53 % de la RU.

Après les calculs préliminaires du Coefficient d’Uniformité (annexe), nous avons


trouvé un CU de 92,38 % ce dernier se trouve dans la case des CU excellente uniformité.

2,5

2
Débit en l/h

1,5

0,5

0
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 23 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs

La figure ci-dessus montre qu’il n’y a pas une chute de pression très importante en
s’éloignant de la source d’eau.

rampe4

1,5-2
rampe3
1-1,5
0,5-1
rampe2
0-0,5

rampe1
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 24 : Variation des débits dans la parcelle en (l/h)

La figure n°24 confirme notre interprétation de la figure précédente qui est la


diminution moins importante de débit du début de la première rampe jusqu’à la fin de la
dernière rampe.

35
Partie expérimentale
3.3. Parcelle n°3 (EAC, Piment, irrigation par goutte à goutte)

Cette parcelle est une EAC qui est de 200 m sur 50 m, cette parcelle est irriguée par le
goutte à goutte, l’agriculteur l’irrigue pendant 1 heures chaque 3 jours avec un débit de 1,74
l/h. Les valeurs sont données par le tableau ci-après :

Tableau 05 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle n°3)


Profondeur racinaire (m) RU (mm) RFU (mm)
0,09 20 10

La figure suivante montre le protocole de mesure pour la parcelle n°3 :


Rampe

50 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 1
1/4 1/4 1/4 1/4
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 2
1/4
200 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 3
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 4
1/4

Figure 25 : Protocole expérimental (parcelle n°03)

Nous avons effectué les mesures des débits en eau aux points mentionnés dans la
figure ci-dessus. Le tableau suivant donne les débits moyens des goutteurs pour les différentes
rampes en (l/h) :

Tableau 06 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle n°3)


Goutteur 1 Goutteur 2 Goutteur 3 Goutteur 4
Rampe 1 2,28 2.28 2,22 2,1
Rampe 2 1,92 1,8 1,74 1,68
Rampe 3 1,68 1,62 1,56 1,5
Rampe 4 1,5 1,44 1,38 1,2

Les débits aux niveaux des goutteurs varie entre 1,2 l/h et 2,28l/h, avec une
moyenne totale de 1,74 l/h, avec 330 goutteurs par rampe de 50m et 140 rampes en total dans

36
Partie expérimentale
la parcelle, nous avons un débit total de 80,38 m3/h c’est-à-dire il apporte 8,04 mm/h, qui
représente 40,2 % de la RU.

Après les calculs préliminaires du Coefficient d’Uniformité (annexe), nous avons


trouvé un CU de 84,76 % ce dernier se trouve dans la case des CU uniformité satisfaisante.

2,5

1,5
Débit l/h

0,5

0
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 26 : La variation du débit le long de la rampe porte goutteurs

La figure ci-dessus montre une chute de pression en s’éloignant de la source d’eau


avec une chute remarquable de pression le long de la dernière rampe (la plus éloignée de la
source).

rampe4

2-2,5
rampe3
1,5-2
1-1,5
rampe2 0,5-1
0-0,5

rampe1
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 27 : Variation des débits dans la parcelle en (l/h)

La figure n°33 confirme notre interprétation de la figure précédente qui est la


diminution de débit du début de la première rampe jusqu’à la fin de la dernière rampe.

37
Partie expérimentale
3.4. Parcelle n°4 (EAI, Piment, irrigation par goutte à goutte)

Cette parcelle est une EAI qui est de 70 m sur 40 m, cette parcelle est irriguée par le
goutte à goutte, l’agriculteur l’irrigue pendant 1 heures chaque 3 jours avec un débit de 1,76
l/h. Les valeurs sont données par le tableau ci-après :

Tableau 07 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle n° 4)


Profondeur racinaire (m) RU (mm) RFU (mm)
0,07 16 8

La figure suivante montre le protocole de mesure pour la parcelle n°4.


Rampe

40 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 1
1/4 1/4 1/4 1/4
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 2
1/4
70 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 3
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 4
1/4

Figure 28 : Le protocole expérimental (parcelle n°4)

Nous avons effectué les mesures des débits en eau aux points mentionnés dans la
figure ci-dessus. Le tableau suivant donne les débits moyens des goutteurs pour les différentes
rampes en (l/h) :

Tableau 08 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle n° 4)

Goutteur 1 Goutteur 2 Goutteur 3 Goutteur 4


Rampe 1 2,22 2,1 1,98 1,92
Rampe 2 1,92 1,86 1,74 1,68
Rampe 3 1,8 1,74 1,68 1,5
Rampe 4 1,62 1,56 1,5 1,44

38
Partie expérimentale
Les débits aux niveaux des goutteurs varie entre 1, 44 l/h et 2,22 l/h, avec une
moyenne totale de 1,76 l/h, avec 260 goutteurs par rampe de 40m et 56 rampes en total dans
la parcelle, nous avons un débit total de 25,62 m3/h c’est-à-dire il apporte 9,15 mm/h, qui
représente 57,28 % la RU.

Après les calculs préliminaires du Coefficient d’Uniformité (annexe), nous avons


trouvé un CU de 87,33 % ce dernier se trouve dans la case des CU uniformité satisfaisante.

2,5

1,5
Débit en l/h

0,5

0
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 29 : La variation du débit le long de la rampe porte goutteurs

La figure ci-dessus montre une chute de pression en s’éloignant de la source d’eau


avec une chute remarquable de pression le long de la dernière rampe (la plus éloignée de la
source).

rampe4

rampe3 1,5-2
1-1,5
0,5-1
rampe2
0-0,5

rampe1
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 30 : La variation des débits dans la parcelle en (l/h)


39
Partie expérimentale
La figure n° 30 confirme notre interprétation de la figure précédente qui est la
diminution de débit du début de la première rampe jusqu’à la fin de la dernière rampe.

3.5. La parcelle n° 5 (Piment, irrigation par goutte à goutte)

Cette parcelle se trouve loin de l’oued de 40 m sur 30 m, cette parcelle est irriguée par
le goutte à goutte, l’agriculteur l’irrigue pendant 1 heures chaque 2 jours avec un débit de
2,025 l/h. Les valeurs sont données par le tableau ci-après :

Tableau 09 : La réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle n° 5)


Profondeur racinaire (m) RU (mm) RFU (mm)
0,09 22.5 14.9

La figure suivante montre le protocole de mesure pour la parcelle n°5 :


Rampe

30 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 1
1/4 1/4 1/4 1/4
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 2
1/4
40 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 3
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 4
1/4

Figure 31 : Protocole expérimental (parcelle n°5)

Nous avons effectué les mesures des débits en eau aux points mentionnés dans la
figure ci-dessus. Le tableau suivant donne les débits moyens des goutteurs pour les différentes
rampes en (l/h) :

Tableau 10 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle n° 5)


Goutteur 1 Goutteur 2 Goutteur 3 Goutteur 4
Rampe 1 2,34 2,28 2,22 2,16
Rampe 2 2,28 2,1 1,98 1,92
Rampe 3 2,1 2,04 1,92 1,86
Rampe 4 1,92 1,86 1,74 1,68

(Calculs préliminaires, annexe)

40
Partie expérimentale
Les débits aux niveaux des goutteurs varie entre 2,34 l/h et 1,86 l/h, avec une
moyenne totale de 2,025 l/h, avec 200 goutteurs par rampe de 30m et 32 rampes en total dans
la parcelle, nous avons un débit total de 12.96 m3/h c’est-à-dire il apporte 10,8 mm/h, qui
représente 48% de la RU.

Après les calculs préliminaires du Coefficient d’Uniformité (annexe), nous avons


trouvé un CU de 91,76 % ce dernier se trouve dans la case des CU excellente uniformité.

2,5
2
Débit en l/h

1,5
1
0,5
0
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 32 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs

La figure ci-dessus montre une chute de pression en s’éloignant de la source d’eau


avec une chute remarquable de pression le long de la dernière rampe (la plus éloignée de la
source).

rampe4

2-2,5
rampe3
1,5-2
1-1,5
rampe2 0,5-1
0-0,5
rampe1
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 33 : Variation des débits dans la parcelle en (l/h)

La figure n° 33 confirme notre interprétation de la figure précédente qui est la


diminution de débit du début de la première rampe jusqu’à la fin de la dernière rampe.

41
Partie expérimentale
3.6. Parcelle n° 6 (Piment, irrigation par goutte à goutte)

Cette parcelle se trouve loin de l’oued de 30 m sur 20 m, cette parcelle est irriguée par
le goutte à goutte, l’agriculteur l’irrigue pendant 1 heures chaque 2 jours avec un débit de 1,72
l/h. Les valeurs sont données par le tableau ci-après :

Tableau 11 : Réserve utile et la réserve facilement utilisable (parcelle n° 6)


Profondeur racinaire (m) RU (mm) RFU (mm)
0,09 14.2 9.3

(Calculs préliminaires, annexe)


La figure suivante montre le protocole de mesure pour la parcelle n°6:
Rampe

20 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 1
1/4 1/4 1/4 1/4
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 2
1/4
30 m

g1 g2 g3 g4
Ligne 3
1/4

g1 g2 g3 g4
Ligne 4
1/4

Figure 34 : Protocole expérimental (parcelle n°6)

Nous avons effectué les mesures des débits en eau aux points mentionnés dans la
figure ci-dessus. Le tableau suivant donne les débits moyens des goutteurs pour les différentes
rampes en (l/h) :

Tableau 12 : Débits moyens des goutteurs (l/h) (parcelle n° 6)


Goutteur 1 Goutteur 2 Goutteur 3 Goutteur 4
Rampe 1 2,1 2,04 1,92 1,8
Rampe 2 1,92 1,86 1,74 1,68
Rampe 3 1,8 1,68 1,62 1,5
Rampe 4 1,62 1,56 1,38 1,26

42
Partie expérimentale
Les débits aux niveaux des goutteurs varie entre 2,1 l/h et 1,26 l/h, avec une
moyenne totale de 1,72 l/h, avec 135 goutteurs par rampe de 20m et 24 rampes en total dans
la parcelle, nous avons un débit total de 5.57 m3/h c’est-à-dire il apporte 9,28 mm/h, qui
représente 65.40 % de la RU.

Après les calculs préliminaires du Coefficient d’Uniformité (annexe), nous avons


trouvé un CU de 89,54 % ce dernier se trouve dans la case des CU satisfaisante.

2,5
2
Débit en l/h

1,5
1
0,5
0
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 35 : Variation du débit le long de la rampe porte goutteurs

La figure ci-dessus montre une chute de pression en s’éloignant de la source d’eau


avec une chute remarquable de pression le long de la dernière rampe (la plus éloignée de la
source).

rampe4

2-2,5
rampe3
1,5-2
1-1,5
rampe2 0,5-1
0-0,5
rampe1
Goutteur1 goutteur 2 goutteur 3 goutteur 4

Figure 36 : Variation des débits dans la parcelle (l/h)

La figure n° 36 confirme notre interprétation de la figure précédente qui est la


diminution de débit du début de la première rampe jusqu’à la fin de la dernière rampe.

43
Partie expérimentale
Discussion

L’objectif de notre travail est (1) d’élaborer une typologie des exploitations agricoles
de la région d’Elhamadia, (2) d’analyser les niveaux des performances des systèmes
d’irrigation dans une PMH dans la région de d’Elhamadia et (3) de comprendre les flux du
savoir-faire et les connaissances autour de la technique d’irrigation goutte à goutte et son
évolution.

- Typologie des exploitations agricoles

Une enquête exhaustive qui a été faite pour faire une distinction et une typologie entre
les exploitations. Malgré l’homogénéité de la plus part des paramètres (les exploitations ne
sont pas éloignées elles), nous avons les classé sous quatre catégories : Leurs superficies,
leurs situation géographique, l’éloignement par rapport à l’oued et le statut administratif. Ces
quatre catégories sont :

a. Exploitations à côté de l’oued : Elles sont petites avec un bon accès à l’eau souterraine,
b. Une EAC : Elle a une grande superficie et un bon accès à l’eau,
c. Une EAI : Elle est de grande superficie avec un faible accès à l’eau,
d. Exploitations loin de l’oued : Elles sont petites avec un bon accès à l’eau.

- Performances hydrauliques des systèmes d’irrigation (goutte à goutte)

Nous avons constaté selon le coefficient d’uniformité que la performance de la


technique d’irrigation goutte à goutte est satisfaisante voir excellente. Les simples agriculteurs
au voisinage, qui pratiquent généralement des cultures vivrières sur de petites superficies,
seront automatiquement attirés par ce niveau de maitrise de cette technique d’irrigation.
Surtout s’ils utilisent des gaines goutte à goutte neuves chaque saison, admettant que la quasi-
totalité des sources d’eau sont des forages avec un débit important et une bonne pression, ce
qui implique une bonne circulation d’eau dans le réseau d’irrigation donc un niveau élevé du
coefficient d’uniformité. Les faibles niveaux de ce coefficient sont dus généralement à des
problèmes de colmatage ou des pressions faibles en tête du réseau d’irrigation.

- Comparaison entre les doses d’irrigation des différents agriculteurs.

La dose d’irrigation apportée est presque semblable pour les parcelles 5 et 6. Elle
s’étale d’une heure par trois jours d’1 à 4 1itres par heure et par deux jours. Nous avons

44
Partie expérimentale
remarqué des différences entre l’uniformité des différentes types d’exploitation de tel sorte
que la parcelle numéro 1, 2 et 5 ont des coefficients d’uniformités excellents par rapport aux
autres parcelles, mais cette différence n’est pas assez importante. Nous constatons que la
superficie irriguée avec la pression jouent un rôle très important dans l’uniformité d’irrigation.
Plus la pression est importante et la superficie parcellaire est réduite, plus l’uniformité est
importante. La parcelle numéro 3 qui est une EAC et qui pratique des techniques modernes
tout en restant en contact permanant avec les institutions agricoles, nous trouvons que leur
coefficient d’uniformité est satisfaisant et le moins important malgré la grande superficie (1
ha) par rapport aux autres parcelles (0.06 et 0.28 ha).

- Le réseau des connaissances

La fiabilité de ce système d’irrigation moderne et économique se traduit par le bon


contact entre les agriculteurs à l’esprit de savoir-faire chez les agriculteurs de cette région.
Auparavant, l’agriculteur cherche lui-même l’information tout en enregistrant des échecs.
Actuellement, c’est l’administration elle-même qui se rapproche et qui cherche à trouver des
agriculteurs. Il y a une organisation permanente dans chaque opportunité des journées de
vulgarisation par les ingénieurs de la direction des services agricole (DSA), l’organisation des
journées de démonstration (techniques agricoles, l’irrigation, …, etc.) en présence du
personnel des institutions techniques (ITGC, DSA, ITMAS, fournisseurs des produits et des
équipements agricoles).

45
Conclusion
Conclusion

La rareté ou l’inexistence des ressources hydriques superficielles des oueds et des


sources à cause de la sécheresse des dernières années, a poussé nos agriculteurs de changer
leurs comportement vis-à-vis l’irrigation traditionnelle « Seguia », qui apporte une très grande
quantité d’eau tout en enregistrant un gaspillage d’eau pour irriguer de très petites parcelles,
vers des pratiques et des techniques d’irrigation moderne et économique fondés sur
l’irrigation d’un maximum de superficie avec le minimum de quantité d’eau.

Nous avons constaté sur le terrain des niveaux de performances élevés, allant de
84.76% à 92.38 % des paramètres techniques comme le coefficient d’uniformité. Ce niveau
de performance est justifié par le flux rapide des connaissances (réseau du savoir-faire) à
travers peut être les réseaux sociaux que nous avons senti à travers nos enquêtes avec les
agriculteurs.

Les agriculteurs d’aujourd’hui font plus de confiance aux ingénieurs des firmes privés.
Ces derniers proposent le conseil technique comme une stratégie de marketing et pour
généraliser la culture de pratiquer des techniques modernes d’irrigation chez les agriculteurs.
Leurs stratégie est basée sur la réunion de tous les établissements pour faire des essais de
démonstration (ITGC) et faire des expérimentations de fin d’études par les universitaires ;
lorsque l’agriculteur trouve des résultats positifs et concrètes, il sera par le temps convaincu et
confiant à la science et aux scientifiques.
Références

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