Annales de Géographie
L'Oued R'ir
Robert Capot-Rey
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Capot-Rey Robert. L'Oued R'ir. In: Annales de Géographie, t. 34, n°187, 1925. pp. 53-59;
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ED RIR
Ce on voit abord dans oued ir est il existe pas du
moins en tant oued Pas eau naturellement pas même de vallée
aucune dépression continue limitée par des versants annonce que
eau est passée là et pourrait repasser pas de caiUoux roulés du
moins visibles rien que la croûte de gypse aux reflets de mer qui se
prolonge vers Est dans les chotis Si par endroits le sable et argile
sont découvert rien ne dit on ait affaire des dépôts fluviaux
récents ou des couches plus anciennes toutes les suppositions sont
permises puisque dans cette région le complexe des couches que on
attribue au Mio-pliocène est pas daté Ces caractères ne sont pas
si communs parmi les rivières du Sud ils puissent passer inaper us
Plus au Nord au pied même de Atlas oued Djedi oued Biskra
ont une vallée des berges coupées au couteau un lit de gros cailloux
roulés Et puis ils ont de eau souvent on dû même construire
pour le chemin de fer de Touggourt un pont sur oued Djedi grande
merveille un pont au désert Au Sud du département Alger les
rivières ont un autre aspect plus desséchées que celles du Sud Cons-
tant nois elles offrent des tracés de vallées indiscutables Sans doute
les versants sont empâtés les pentes adoucies parle sable ou par les
cailloux descellés des conglomérats le lit est encombré par endroits
de cailloux roulés toujours le modelé en creux est net oued Mzab
même sorti de la Chebkha offre de superbes exemples de méandres
encaissés Plus au Sud la basse vallée de oued Mya rappelle davan
tage oued ir comment reconnaître la trace une rivière dans ces
bandes de cailloux peine séparées par insensibles dos âne
Pourtant la présence Ouest fie ce lit douteux des abrupts qui
terminent la hammada Est de buttes-témoins tabulaires gours
permet de limiter sinon une vallée du moins une zone épandage
Rien de pareil pour oued ir Il est révélé que par les puits
artésiens trois nappes 4090 et 115 m. donnent des quantités eau
qui augmentent généralement avec la profondeur Au dernier forage
de raier mars 1924) qui dépassé 150 m. on obtenu 40000 litres-
minute débit surprenant et abord un peu gênant eau élantrépan-
due autour île oasis mena ait de couper la voie ferrée alors
le meilleur puits alleignaul la troisième nappe donnait seulement
9200 liti es-iuiitutc II semble au-dessous des petites nappes vite
taries on avait atteintes présent il existe une nappe très
abondant vmtable lac souterrain avec une faune de poissons et
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de crabes où viennent ces eaux Apparemment du Sud puisque
oued ir est que la zone épandage de oued Igharghar descendu
du Hoggar et de oued Mya qui vient du Tadmaït Mais apparence
est peut-être trompeuse Ces deux artères ont pas de eau une fois
par an et leurs rarissimes crues jamais atteignent le parallèle Ouar-
gla 150 km de Touggourt où commence oued ir Par contre
il au Nord un fleuve qui de eau parce il descend de Atlas
et ne en éloigne jamais beaucoup est oued Djedi Que les eaux
in ltrant entre les couches plissées de Aurès affluent la dépression
de oued Djedret remontent souterrainement le cours de oued ir
il aurait là remme deux vases communicants où les déplacements
de la nappe en surface dans une branche reflètent les variations de
niveau dans la branche alimentation Cependant il des dif cultes
cette explication simple La première est que dans oued ir les
nappes artésiennes ont une allure indépendante de la surface du sol
les eaux de la troisième nappe affluent pas au point le plus déprimé
raïer) mais plus au Sud Djamaa autre part la parenté de
leur faune avec la faune résiduelle de oued Igharghar semble indiquer
des liens de oued ir avec le Sud En somme origine de ces nappes
est pas encore connue On ignore de même si elles sont en voie de
dessèchement Les observations précises sur le débit des puits sont
de date trop récente pour on puisse se prononcer
Donc si expression oued ir un sens elle désigne un complexe
de nappes souterraines pente indépendante de la surface du sol et
probablement indépendantes les unes des autres
Cette définition exclut le concept de vallée et avec lui on pourrait
le croire idée un habitat isolé des plateaux voisins mais privi
légié grâce ses sols et ses pentes et constituant un lieu de passage
de prédilection pour les hommes Or il se trouve que cet oued ir
qui aucun des caractères topographiques une vallée en peu
près tous les caractères humains
abord erg isole mieux que le relief le plus abrupt Entre le
Souf et oued ir les dunes allongent en couloirs parallèles évitées
même par les pistes caravanières qui passent plus au Sud piste de
Touggourt El Oued Vers Ouest au delà un chapelet anciens
chotts commence un plateau avant-coureur de la hammada Au Nord
et au Sud les contrastes ne sont pas moins nets Entre Biskra et
Oumache la voie ferrée traverse encore des champs orge irrigués
mais découvert plus bas rien ne vient que sous les palmiers
Finies également les possibilités élevage la dernière vache est
Biskra En ce sens comme bien autres points de vue Biskra est
une oasis bâtarde Les véritables oasis alignent sur 150 km.
dOumachc Biidet Amor 15 km au Sud de Touggourt Là dispa
raissent les puits artésiens les simples puits se font rares entre
LOUED IR
Touggourt et Ouarglat ISO km de dunes et de reg achèvent isoler
complètement oued ir Seulement dunes et reg même arides ne
sont pas des barrières infranchissables pour les nomades la cellule
ethnique est beaucoup moins individualisée que la cellule physique
Malgré les croisements multipliés et la confusion extrême des types
est pas arbitraire de voir dans les Rouara une population berbère
La grande invasion arabe qui avait réussi cerner le centre de résis
tance que constituait Aurès ne poussa pas plus loin vers le Sud que
Sidi-Okba Après Temacine on retrouve avec les nomades Sahia et
Chaamba des populations arabes Au ur même de oued ir il
existe un îlot de type arabe El Berd hommes grands fins race de
chefs Les Berbères se sont mal défendus leur type en admettant
il existe quelque part état pur ici disparu des croisements
entre nègres Berbères et Arabes est né un type commun lourd au
nez épaté ce qui semblerait indiquer une prédominance de sang nègre
Dansla même famille les différents types peuvent être représentés De
toutes fa ons celui que nous appelons berbère et qui est tout au plus
kabyle est le plus rare le caïd actuel de Touggourt un bel homme
triste aux yeux sans éclat en fournit pourtant un remarquable
exemple Les Berbères ont tout aussi mal défendu leur langue celle-ci
été refoulée dans le Sud de oued ir Moggar Moggarine et Tema
cine encore parle-t-on arabe Touggourt Bien entendu la population
est islamisée mais certaines pratiques superstitieuses se rapportent sans
doute la vieille religion berbère On danse encore autour des arbres
et on répand des libations devant eux comme sur un autel Somme
toute ce que les Rouara ont le mieux conservé de leurs ancêtres
berbères est le tempérament sédentaire et horreur du nomade
Tous les sédentaires ne sont pas origine berbère ou nègre mais tous
les nomades autour de oued ir sont arabes Le nomade fait au
sédentaire peu près le même effet que homme au couteau entre les
dents au bourgeois fran ais on le méprise parce il est pauvre
dépenaillé parce que ses femmes vont le visage découvert et il est
perdu dans un compte dès que la somme dépasse 20 douros Mais on
redoute ces nomades et les années de famine quand le sédentaire sent
ces misérables rôder autour de ses jardins il est tout révérence
pour officier fran ais La peur de la razzia est le commencement de
amour
Dans les régions de climat humide ou de relief moyen la vallée
Reg variété de sol -formé de able et de cailloux roulés qui recouvre au
Sahara de grandes étendues horizontales
Les autochtones sont-ils les Nègres ou les Berbères en croire les habitants
eux-mêmes ce seraient les Herberes mais il faut faire la part de orgueil de race
et du mépris lans lequel le nègre considéré comme fils esclave est générale
ment tenu Dans tous les cas la colonisation berbère pas été 1res antérieure
invasion arabe Voir -F GAUTIKH Le Snham Collection Payot Paris 1923.
îi6 ANNALES DE OGRAPHIE
relient la roule commele berceau enfant la route suit les détours
de la vallée principale pour éviter avoir traverser la série des vallées
affluentes Ici où le relief est insignifiant ce qui détermine une route
ce sont les points eau oued ir est pas une vallée mais est
un chapelet de puits aussi sera-1 il dans le Sahara fran ais une
grande voie de communication une des deux grandes avenues du Sud
La piste carovanière était devenue déjà avant la guerre une route sur
laquelle les automobiles pouvaient circuler entre Biskra et Touggourt
une voiture assurait le service de poste mettant deux jours pour faire
ces 200 km deux longues étapes une de vingt autre de vingt-
cinq heures éreintantes Encore fallait-il compter avec les tempêtes de
sable et même tout est possible dans un oued qui déborde au
tant plus facilement il pas de bords avec les inondations
On jugera des progrès réalisés par le chemin de fer Biskra-Touggourt en
pensant que les voyageurs partis de Biskra sept heures sont
Touggourt quatorze heures et cela dans des conditions de confort
que Beaucoup de lignes de la métropole pourraient envier
Le plus surprenant est il des voyageurs non seulement des
touristes la saison ne dure que six mois) mais des indigènes qui circu
lent pour leurs affaires ou simplement pour le plaisir de se déplacer
est le nomadisme du sédentaire que ce goût des voyages ennuyeux et
coûteux Quant au trafic des marchandises il comprend importation
des céréales des farines de la pierre bâtir exportation des dattes
la gare de Djamaa celles-ci représentaient 92 100 du tonnage
exporté en 1923 Le commerce par caravane se meurt celles qui ont
subsisté ont reculé leur point de départ au terminus du chemin
<ie fer où elles chargent avec les dattes le sucre et le thé destinés aux
indigènes les colis destinés aux postes de Extrême-Sud Seules par
tent encore de Biskra quelques caravanes de sel destination du Mzab
Au total ce petit chemin de fer voie étroite en plein désert fait
ses frais Seulement bien imprudent serait celui qui en tirerait argu
ment en faveur du Transsaharien Une voie ferrée ne crée un trafic que
lorsque il des éléments de trafic Trouvera-t-on ailleurs des dattes
quantité suffisante pour exportation ou ce qui revient au même
<le eau en abondance ;> rail est pas une baguette magique
Celte réserve faite il faut reconnaître que le riche développement
de oued ir date du jour où les habitants ont eu grâce au chemin de
fer des débouchés rémunérateurs pour leurs dattes Il en est résulté
toute une transformation dans les procédés de culture les modes de vie
jusque dans les urs des Rouara
Lagrosse difficulté qui oppose dans oued ir extension illi
mitée des palmeraies ce est pas le manque eau est excès de sel
lya des seguias destinées irrigation mais ce sont les moins nom
breuses La plupart du temps eau douce qui circule pour but
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abaisser la concentration du sel dans les eaux stagnantes concentra
tion qui serait mortelle toutes les plantes que la richesse en sel de leurs
tissus ne protège pas contre la sécheresse physiologique Européen
le colon algérien le Mozabite même arrosent leur terre le cultivateur
de oued ir la lave du moins Est de la voie ferrée du côté des
chotts Vers Ouest on retombe dans les conditions ordinaires de irri
gation en pays désertique La quantité eau ainsi consommée est
énorme le puits du bach-agha Tigdidine qui donne actuellement
9200 litres-minute arrose 10000 palmiers un peu moins un litre
par minute et par palmier Beaucoup de jardins vrai dire ne re oivent
pas eau si généreusement Tout le monde pas autorisation de
pousser le trépan la troisième nappe quelques chefs seulement
peuvent risquer cinquante mille francs dans un forage encore que les
capitaux ne fassent pas défaut aux indigènes ni la hardiesse nécessaire
pour les engager Touggourt raier ces derniers temps
les oasis manquaient eau et autour des jardins encore entretenus se
resserrait le cercle des palmiers desséchés rabougris déjà moitié
enfouis dans le sable Au contraire depuis quelques années les progrès
avaient été rapides Djamaa où eau affluait Autour de cette gare et
des sept petits villages qui constituent la mahakma de Djamaa on
compte 300 000 palmiers dont le plus grand nombre appartenant
espèce deglat nour qui donne les fruits les plus appréciés les seuls
achète Européen )5 000 palmiers sont la propriété des sociétés
européennes Ce développement des plantations européennes pas
entraîné de colonisation car il suffit un ou deux Européens pour sur
veiller une vaste palmeraie La culture demeure toujours affaire du
Nègre le khammès métayer qui droit au cinquième de la récolle La
main uvre est abondante car aux nombreuses familles des Nègres
se joignent les gens de Touggourt où les palmeraies manquent eau
Dès lors la culture du palmier dattier ne peut être extrêmement
avantageuse pour le propriétaire Les chiffres de bénéiïces dont on
entend parler paraîtront si extraordinaires dans une région désertique
ils valent la peine on les établisse une fa on incontestable
au moins pour une oasis
Pendant la dernière campagne 1923-1924) la gare de Djamaa
expédié 900 qx de dattes en boîtes deglat nour et 14 100 qx de
dattes en sacs ghars)l Le prix de vente étail cet époque Biskra
de 500 fr par quintal pour les deglat nour Tablons pour éviter
avoir déduire les frais de transport su un chiffre certainement trop
faible de 400 fr le quintal Soit pour les deglat nour un produit de
760000 fr Le ghars qui ne se vendent .iux indigènes ont pas
dépassé 100 fr le quintal Produit 1410000 fr. au total 170000 fr.
Chiffres communiques par la Direction des .hernias de fer de tat
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sans compter les dattes consommées sur place et celles exportées par
caravanes Or la population des sept villages groupés autour de Djamaa
atteint pas 8000 âmes Ainsi la seule vente des dattes assure
oasis un revenu de 1000 fr par tête habitant Sans doute il faut
corriger tout de suite le résultat de ce calcul trop simple plus un
cinquième des palmiers appartiennent des sociétés européennes
donc ne rapportent rien oasis autre part la propriété est très iné
galement répartie chez les indigènes côté des khammès il existe des
aghas et des caïds dont la rt ae balance celle des éleveursde moutons
sur les plateaux algériens Il en reste pas moins un jardin de
60 palmiers dont les cinq sixièmes en rapport est considéré comme une
fortune moyenne 500 fr par palmier deglat nour honnête petit
propriétaire Rouara est assuré une rente une vingtaine de mille
francs sur laquelle les impôts ne lui prennent que 120 fr. eau ou
amortissement des dépenses de forage et les frais de culture 000 fr
Encore ne faisons-nous pas entrer en lignede compte les légumes fruits
et céréales qui suf sent toujours au moins la consommation familiale
La Mitidja avec ses vignes le Sersou avec ses blés les plateaux avec
leurs pâturages moutons ne donnent jamais des revenus aussi élevés
ni aussi assurés Car rien ne fait prévoir une crise possible dans la
vente des dattes La demande du Tell ne fait que accroître Europe
elle-mfme avec Marseille comme marché achète de plus en plus Les
dattes expédient en Angleterre et en Turquie Et comme
il aucune concurrence possible sauf celle du Sud-Tunisien il
autre limite extension des planlalions que le débit des puits
artésiens lesquels continueront de couler il plaît Dieu
On peut supposer il des millionnaires cette oasis de Djamaa
non pas après les déclarations des caïds qui sont suspectes) mais
simplement parce il est avéré que telle famille possède un nombre
respectable de palmiers et aussi parce que des transformations ac
complissent qui révèlent une aisance grandissante un goût de luxe
quia les moyens de se satisfaire Les villages dans tout oued ir se
multiplient par bouturage Une partie de la population sort du vieux
village en loub de type saharien dissimulé sous les palmiers et en
va élever un peu plus loin hors de la palmeraie et le plus près possible
de la gare des maisons neuves aux murs de pierre un grand village
sans enceinte demi laïque la coupole surbaissée de la mosquée
imerge peine des terrasses villase officiel que les nomades traver
sent aussi vite que le veulent bien leurs chameaux et où ceux-là même
qui ont fait construire ne demeurent pas pendant le jour Rien de
luxueux ailleurs dans ces maisons neuves sur le plan classique de
la maison cour intérieure ouvrent une série de pièces auxquelles
en absence de mobilier il est bien dif le de donner un nom est
ailleurs il faut chercher les signes de richesse dans le vestiaire par
LOUED IR 5ü
exemple où les burnous de prix accumulent comme les robes une
élégante et surtout en dehors de oasis où résident les propriétaires car
ils mènent pas sauf quand ils re oivent un genre de vie sensible
ment différent de celui des habitants du vieux village Mais ils vien
nent seulement Touggourt ou Biskra est là ils font gure de
millionnaires comme nos provinciaux dans la capitale ils dépensent
alors sans compter pour se faire une idée de la fortune de oued ir
on pèse les cercles or qui entre-choquent aux chevilles et aux
poignets des Ouled Naïl
Si au contraire on pénètre dans le vieux village on pas impres
sion que les conditions de vie anciennes aient été changées ni la
richesse de ceux qui travaillent accrue Le boucher mozabile impas
sible derrière son étal en plein air découpe une bosse de graisse jaune
comme un morceau de choix Le gargotier soufi attend la clientèle
en remuant petits pains tomates et piments Des nomades font bara
quer leurs chameaux en poussant de grands cris et dans la foule des
khammès se glissent la bêche sur épaule En quoi la vie de ceux-
ci a-t-elle été modifiée par le chemin de fer Ont-ils profité des nou
veaux forages et du trade intensifié Oui sans doute puisque les uns
ont conservé comme clients les propriétaires du nouveau village et que
les autres comme métayers ont eu leur part de bénéfice dans augmen
tation des récoltes et surtout dans élévation des prix de vente Mais
où le khammès fait un pas le propriétaire en fait dix et tout le pro
grès économique de oued ir ne fait accentuer le contraste entre
celui qui possède la terre et eau et ceux qui font produire Il ne faut
pas juger les indigènes avec nos yeux Européen? ni croire ils
oient aussi sensibles que nous inégalité des biens de fortune Mais
comme précisément on fait tout ce il faut pour leur donner ces yeux
Européens en construisant des écoles des entrepôts des chemins de
fer on est gagné idée un jour viendra où on prêchera la lutte
sociale au désert
Ce il de commode dans ce rêve est il fait abstraction
du temps Or nulle part peut-être le développement économique est
aussi limité dans le temps Combien dureront les nappes actuelles
surtout si les puits se multiplient En trouvera-t-on de plus pro
fondes Que deviennent au delà de Touggourt Est et Ouest de la
ligne des oasis actuelles les nappes que on connaît déjà
Dans celte région de oued ir où vie richesse progrès social
dépendent de eau douce aule une vallée ce repère banal dontnous
ne savons plus le prix quand la rivière coule découvert ce on
connaît le moins est la position des nappes eau douce
CAPOT-RET