Différence public/privé : Privé exposé à la faillite et pas de sécurité
d’emploi/licenciement (faute, rupture conventionnelle)
Fonctionnaire : représente l’état au niveau national, régional,
départemental et communal // autorité fixe : intervienne dans chaque
département (préfet)
Juridiction : Pénale, administrative, civile et constitutionnel
Introduction du droit :
Organisation juridictionnelle
Depuis la révolution française, l’état dispose des pouvoirs exécutif,
législatif (AN et Sénat = Congrès) et de l’autorité judiciaire.
Système « common law » : que de la jurisprudence
Pouvoir judiciaire n’est pas remis à des juges (différence pouvoir et
autorité)
Autorité judiciaire : sous l’autorité de la loi
Dans le cadre de cette autorité judiciaire, on distingue 3 pôles :
- Juridiction civile (litige entre particuliers ou dans certains cas dans
l’administration (ex-sécurité sociale, Pôle emploi…))
Représentation Obligatoire Sans Représentation
(RO) Obligatoire (SRO)
Assemblée plénière
(statu en droit)
Cour d’appel (statu
en fait et en droit)
Cour de cassation
(statu en droit)
Cour d’appel (statu
en fait et en droit)
TGI (> 10 000€) Tribunal judiciaire Tribunal d’instance JCP
comprend : (statu en fait et Tribunal de proximité
- pôle social, en droit) pénal (<10 000€)
- commerce,
- contentieux général
- Juridiction pénale (tout ce qui est relatif aux infractions pénales y
compris celle de l’administration et de ses agents) =>
contraventions, délits ou crimes
Représentation Obligatoire (RO)
Assemblée plénière (statu en droit)
Cour d’appel (statu en fait et en droit)
Chambre criminelle (statu en droit)
Cour d’appel (statu en fait et en droit)
Tribunal judiciaire (statu en fait et en droit)
2 règles :
- La juridiction pénale traite les contraventions, les délits ou les crimes
- Le ministère public propose une peine, le juge statu sur la peine
Contravention : tribunal de police
Délits : tribunal correctionnel
Crimes : assise
Sauf domaine particulier (mœurs, mineur…), les procès sont publics.
- Juridiction administrative (vise les conflits entre administration et
administrés)
Représentation Obligatoire (RO) Sans Représentation Obligatoire (SRO)
Conseil d’état(statu en droit)
Cour d’appel administrative (statu en fait et en droit)
Tribunal administratif (statu en fait et en droit)
Recours préalable (statu en fait et en droit)
Recours préalable : administré conteste une décision de l’administration qui lui
cause un grief (préjudice) doit avant toute saisine du tribunal écrire à
l’administration pour contester la décision en fait et en droit. L’administration a
alors un délai de 2 mois pour répondre. Si l’administration n’est pas d’accord
l’administré a un délai de 2 mois pour saisir le TA.
2 types de refus :
- décision explicite (« non » de l’entreprise)
- décision implicite (pas de réponse de l’entreprise)
Responsabilité administrative :
Immunité de l’administration pendant longtemps car elle représentait
l’état. Par le jeu de la séparation des pouvoirs, a été mis en place, le juge
administratif avec pour fonction :
- Statuer sur la légalité des actes administratifs
- Sur la responsabilité de l’administration et de ses agents dans le
cadre de l’exécution ou de l’application d’une loi ou d’un règlement.
De cette responsabilité, est issu un régime de responsabilité pour faute ou
sans faute de l’administration. Ces régimes permettent l’indemnisation
des victimes.
Certains actes qui ont une portée générale et qui touchent à la sureté
(défense) de l’état ou aux fonctions brigadienne (police, armée…) peuvent
demeurer inattaquable. Par ailleurs, les lois sont soumises au contrôle du
conseil constitutionnel à postériori ou pour avis devant le conseil d’état
antérieurement à leur promulgation.
Création du service public
Droit administratif est par nature jurisprudentiel. Contrairement au droit
civil et au droit pénal, il s’est construit par des textes postérieurement aux
décisions rendues par les tribunaux.
Code civil : 1804
Code administratif : 2000 les juges ont contraint le législateur à prendre
des dispositions tant vis-à-vis de l’administration que de ses agents.
De la même manière et indépendamment de la question de responsabilité,
l’état à instaurer un principe de service public également contrôlé par le
juge administratif.
C’est au regard d’une décision du conseil constitutionnel du 26 juin 1986
qu’est apparu la nécessité de distinguer les services publics
constitutionnels des services publics nationaux.
Ces 2 services sont importants mais leur objet est différent et leur création
ne dépend pas des mêmes fondements.
La notion de service public constitutionnel
Il constitue des services dont l’origine dépend de principes ou de règles à
valeur constitutionnel. On ne parle pas de services publics constitutionnels
mais de services publics exigés par la constitution. Il faut donc qu’il y ait
un intérêt républicain reconnu par les dispositions constitutionnelles.
Toutes les valeurs qui sont inscrites dans la constitution (ou le bloc de
constitutionnalité). En conséquence, la notion de service public
constitutionnel n’est pas figée et le juge dispose d’un large choix
d’appréciation.
Sera reconnu comme service constitutionnel :
- Service de la défense nationale
- Service de la justice
- Service de l’éducation nationale
- Service de santé
- Service de l’aide sociale
Le juge s’intéresse au caractère obligatoire et indispensable du service.
Le service public correspond à l’exécution d’une obligation de l’état et
d’une souveraineté de l’état sur le territoire.
Leur création dépend du Président de la République sur proposition du 1 er
Ministre et membres du Parlement. La création de ce service public doit
être voté par les 2 assemblées.
Le juge administratif doit :
- Viser la disposition constitutionnelle dont dépend le service
- Vérifier que la nécessité de se service découle de principe ou de
règles à valeur constitutionnelle
Une fois créer, c’est le Parlement qui organisera ces règles de
fonctionnement par la mise en place de lois et ensuite le gouvernement
pour les décrets d’application.
Les services publics nationaux
Ces services ont pour objet de répondre à un besoin national sans pour
autant viser les dispositions constitutionnelles mais simplement les
dispositions législatives.
De fait, la gestion de service public n’étant pas à valeur constitutionnelle
mais répondant à un besoin national, sa gestion peut être transférée à la
sphère privée.
Il peut également y avoir des services privés qui peuvent être nationalisés
pour les besoins de la population et au regard d’un intérêt général.
Les services publics locaux
Ces services sont justifiés au regard de leur caractère indispensable à la
vie sociale locale. C’est à dire que d’une commune à l’autre sa peut ne pas
exister. Il permet de lutter contre le recul et une désertification de certains
secteurs d’activités. Ils sont gérés par le département ou la région.
Ces services peuvent être temporaires pour répondre à une situation
d’urgence ou limiter leurs champs d’actions à la seule mission de service
public qu’elle dessert.
Le législateur peut intervenir pour créer des services publics locaux. Il le
fait par le moyen d’une loi spéciale en adaptant une loi spécifique sur la
création d’un service public. Il peut créer 2 types de services publics qui
entrent dans le cadre d’une mission locale :
- Soit un service public facultatif et donc temporaire
- Soit un service public
Il s’agit de services publics nationaux ou locaux et ne peuvent disparaitre
si le législateur venait à abroger la loi qui les a créés.
Quelques exemples locaux :
- Voirie départementale
- Service d’action sociale ou d’insertion
- Transports
Conséquences juridiques quant à la saisie d’une juridiction :
Pour connaitre de la compétence judiciaire et de la nature du tribunal qui
devra être saisi, il faut déterminer 2 critères :
- Un critère organique : le juge vérifie si le litige est dirigé à l’encontre
d’une personne publique (Mairie, Préfecture…) auquel cas c’est le
juge administratif qui est compétent. De manière générale, dès
l’instant où une personne publique est engagée, le juge administratif
doit connaitre le litige.
- Une compétence d’attribution : On ne va pas s’intéresser à la seule
qualité de la personne mise en cause mais à l’activité et la mission
qui lui est confiée. Soit cette mission est à un caractère d’intérêt
général et auquel cas elle relève du juge administratif soit elle vise
des intérêts particuliers et ne relève donc pas de l’intérêt général et
le juge judiciaire sera compétent.
Parfois, les 2 juges (judiciaires et administratifs) peuvent se déclarés
compétents. Dans ce cas, l’affaire est renvoyée devant le tribunal des
conflits qui statut sur la compétence.
Dans les 2 cas on parle d’établissements publics qui sont soit
administratifs (SPA) ou alors qui produisent une richesse (SPIC (Service
Public Industriel et Commercial))
Le juge administratif peut ou non décliner sa compétence.
Un même établissement public peut faire du social et du commercial. Si
mission de service public : juge administratif sinon : juge judiciaire.
Responsabilité civile, pénale et
administrative des agents publics
Dans la responsabilité civile : 2 types de responsabilité :
Délictuelle
Contractuelle
Dans la responsabilité pénale
Dans la responsabilité administrative
Ce sont les 3 responsabilité auxquelles un agent est concerné.
Dans certains cas de figure, l’administration ne peut rien faire. Par
exemple pour une centrale nucléaire une personne n’a pas son mot à dire
vis-à-vis de l’administration car elle bénéficie de l’électricité toutefois, s’il
y a un accident, l’administration sera en tort.
L’administration est amenée à faire des contrats (responsabilité
contractuelle).
Contrat particulier :
Ne peut pas être changer sauf pour l’administration (peut créer un
litige juge adm)
Infraction pénale : agent être humain peut être amené à faire délit,
contravention ou crime. Qui doit être sanctionnée : administration ou
agent (sûr de ne pas être payer). L’adm ne peut pas être retenue pour les
actes délictueux de l’agent.
Si délit hors fonction : ne peut pas être retenu pour l’administration.
Lorsque celle-ci est condamnée, le juge adm donne à l’adm un pouvoir
récursoire (se retourne vers l’agent).
Responsabilité administrative pour faute
La responsabilité pour faute est une responsabilité pécuniaire encourue
par les personnes publiques à raison d’une faute prouvée ou présumée
née d’une décision, d’un agissement, d’un retard à agir voire d’une
abstention de l’administration.
Qualification de faute administrative
La faute tient à l’édiction d’un acte juridique normatif ou non mais il n’en
résulte pas que toute inégalité engage la responsabilité de l’administration
en cause.
Les agissements matériels peuvent constitués des fautes :
Erreur technique
Maladresse de l’agent
Retard ou carence
Issu d’une décision du conseil d’état du 03/03/2004, ministre de l’emploi
et de la solidarité contre les consorts, Thomas et Botella.
La faute commise par l’administration recouvre 2 hypothèses :
La faute est individualisable (possible d’identifié le/les agents qui
l’ont commises) ;
Elle est anonyme et elle est alors qualifié de faute de service public.
Dans les deux hypothèse l’état est systématiquement poursuivie et
seulement dans le 1er cas, l’agent sera aussi poursuivi.
Ces distinctions n’ont donc aucune incidence sur l’engagement de la
responsabilité administrative qui est donc envisageable dans les 2 cas. En
revanche , elle conditionne évidemment la possibilité pour l’administration
qui aurait dans un premier temps indemnisé la victime de faire supporter
la charge finale de la réparation à l’agent responsable des faits (action
récursoire).
Preuve de la faute administrative
La responsabilité pour faute est en principe une responsabilité pour faute
prouvée. C’est donc à l’administré de rapporter la preuve de la faute de
l’agent (vrai problème de la faute adm).
Il arrive que des présomptions de fautes soient instituées par la
jurisprudence, dans ce cas, la charge de la preuve est renversée. Ce n’est
plus au demandeur de prouver la faute mais c’est au défendeur de
prouver qu’il n’a pas commis de faute. Le mécanisme de la présomption
fautive est ainsi utilisé dans le cas de dommage causé aux usagers des
ouvrages publics ainsi qu’à ceux des services publics hospitalier. Dans ce
dernier cas l’art 842-1 alinéa 2 du code de la santé publique prévoit que le
responsable des dommages résultant d’une infection nosocomiale sauf s’il
rapporte la preuve d’une cause étrangère. De fait, il est très difficile pour
l’établissement de rapporter une telle preuve.
Régime de la faute administrative
Recul du champ d’application de la faute lourde
Initialement, la responsabilité de l’état ne pouvait être engagée que pour
faute lourde. La faute lourde suppose un acte intentionnel avec une
volonté de nuire.
En droit social, c’est au-dessus de la faute grave (caractère pénal).
La substitution de la faute simple à la faute lourde à été longue mais c’est
manifesté principalement dans l’ensemble du corps administratif (hôpital,
institution…) en revanche, a été conservée dans les service public régalien
(police, le fisc et la prison). Dans ces 3 domaines, la faute lourde est
conservée et la faute simple est admise à titre exceptionnel. Cela
s’explique pour certains services en raison des difficultés d’exercices de
leur activité. Ce critère d’appréciation est laissé au juge administratif.
En ce qui concerne les services de la police, certaines opérations au
maintien de l’ordre sur le terrain présente un caractère de difficulté certain
l’exigence d’une faute lourde est justifiée aussi bien pour des
comportement actifs (conseil d’état, (arrêt Rebatel 12/02/1971)) que pour
les défauts d’intervention (conseil d’état (29/04/1987 Consœur Yener))
Dans ces deux affaires, nous avons présence de manifestions charge
avec arme (Rebatel) et se fait recevoir saisit le tribunal car faute de CRS
pour frappe Pas de faute lourde car travail.
2ème M.Y : pas d’intervention mise en retrait saisit le tribunal pas de
faute lourde car impossibilité d’intervention dû au monde.
Responsabilité sans faute de l’administration
La responsabilité sans faute est également une responsabilité pécuniaire
des personnes publiques dans laquelle les victimes ont seulement à
prouver le lien de causalité entre l’activité administrative et le dommage
qu’elles ont subi. Cette responsabilité administrative sans faute trouve son
domaine d’application dans :
Une responsabilité fondée sur le risque
Une responsabilité fondée sur une rupture d’égalité
La responsabilité fondée sur le risque
La responsabilité pour risque repose sur l’idée que la responsabilité de
l’administration est engagée lorsque le dommage est la concrétisation
d’un risque inhérent à l’activité administrative et aux moyens employés à
cette occasion.
Cette responsabilité pour risque a d’abord été appliqué aux choses
dangereuses et défectueuses avant d’être étendue aux activités
dangereuses.
S’agissant du risque inhérent aux choses dangereuses et défectueuses, le
risque exceptionnel est dans le cas des explosifs (CE 28/03/1919 arrêt
Regnault Desroziers). Les munitions et armes (CE 24/06/1949 Lecomte
Daramny) lié à la nature même de ces choses dont la probabilité de
réalisation du dommage est élevée.
C’est l’intervention d’élément extérieur qui ont rendu dommageable ou
défectueux le matériel puis le juge administratif a étendu la responsabilité
du risque aux activité dangereuse pour garantir au mieux le droit à
réparation des victimes le juge a décidé de retenir la responsabilité sans
faute de l’administration en ne se basant plus sur le matériel mais sur
l’activité de l’administration. Activité qui serait qualifiée de dangereuse.
Par exemple, les dommages causés aux voisins par des mineurs
délinquants évadés des institutions d’éducation surveillée (CE affaire
THEUZELLIER 03/02/1956). Le conseil d’état a ensuite élargi aux mineurs
placés pas nécessairement délinquant (CE 11/02/2005 GIE AXA). En
extrême limite, on retrouve les centres fermés.
Les situations potentiellement dangereuses permettent l’application d’un
régime de responsabilité sans faute fondée sur le risque. Il en est ainsi
pour les aléas thérapeutiques (accident médical), les dommages des
travaux publics avec pour précision que le dommage doit avoir un
caractère anormal. L’administré sera indemnisé au titre de la solidarité
nationale et l’état a mis en place des fonds destinés à leur administration.
2 exemples :
Accident médical : Oniam qui indemnise
Pénale : équivalent de la CIVI ou Sarvi
Pour les agents et les fonctionnaires titulaires de l’état. Si eux-mêmes sont
victimes d’un dommage, bénéficient en principe d’un régime forfaitaire de
pension d’invalidité. Cependant, et de plus en plus, un certain nombre de
collaborateur permanent qui sont issus de la société privée et remplisse
une mission de service public n’y ont pas accès. C’est pour cette raison
que la jurisprudence administrative a reconnu à ces personnes le bénéfice
de la responsabilité sans faute (CE arrêt CAMES) pour les collaborateurs
permanents.
Pour ceux qui interviennent bénévolement ou de façon désintéressée à
l’exécution d’un service public, le collaborateur est dit occasionnel et doit
être indemnisé des dommages qu’il pourrait subir (CE commune de St-
Priest-la-Plaine, 22/11/1946). Cependant pour une personne publique soit
responsable sans faute les dommage subit par des collaborateurs
occasionnel, 3 conditions doivent être réunies :
La collaboration doit être réelle
Elle doit (sauf urgence) être sollicitée ou acceptée
Elle doit concerner un véritable service public.
Le fonctionnaire à le droit à une pension, le collaborateur peut être
indemnisé et le collaborateur occasionnel peut être indemnisé selon les 3
précédentes conditions.
La responsabilité fondée sur la rupture d’égalité
Contrairement à la responsabilité sans faute fondée sur le risque, la
responsabilité pour rupture de l’égalité devant la charge publique ne
cherche pas à protéger les personnes que l’intérêt général expose à un
danger particulier. Mais vise à indemniser celle auxquels ce même intérêt
général a imposé un sacrifice financier suffisamment important pour les
transformé en victime d’une inégalité devant les charges publiques.
Pendant longtemps, li était impossible de demander réparation des
dommages pouvant résulter de l’application de la loi ou de l’activité
administrative. En effet le statut même de la loi qui est l’expression de la
volonté générale placé la volonté du législateur au-dessus de toute
question de responsabilité. Le juge administratif à admis qu’une loi puisse
entrainer un préjudice pour les administrés même si cette dernière, ne
pouvait pas être remise en cause. La loi ne pouvant pas être attaquée
postérieurement à sa promulgation (sauf censure du conseil
constitutionnel) ou abrogation du parlement, elle entraine un préjudice,
une rupture d’égalité devant les charges publiques pour les administrés.
Le juge administratif est allé plus loin puisqu’au-delà de la loi, il a
considéré que l’état pouvait être tenu pour responsable (sans faute) des
dommages causés par des conventions internationales.
Au-delà de la rupture d’égalité devant la loi et les traités internationaux,
elle peut également s’entendre à l’égard des services publics aux niveaux
communal, départemental et national s’il y a carence de l’état.
Responsabilité des agents de la fonction publique
La responsabilité de la fonction publique est fondée sur une faute
personnelle de ces derniers engageant leur responsabilité devant les
tribunaux judiciaires. Les arrêts fondateurs sont les arrêts Pelletier, Longué
et Lemonié.
Distinction entre faute personnelle et faute de services
Les éléments de la distinction entre ces deux notions ont été précisé au fil
de la jurisprudence du tribunal des conflits. Pour la faute personnelle, elle
doit être considéré comme détachable des fonctions de l’agent. Se
détacher suffisamment du service pour que le juge la constate sans porté
l’appréciation sur le fonctionnement même de l’administration (arrêt
Pelletier).
Le juge administratif a ensuite étendu sa jurisprudence en considérant que
la faute même commise à l’occasion du service est considérée comme
détachable lorsqu’elle a été accomplie pour des mobiles personnels tel
que le désir de vengeance ou une volonté d’enrichissement personnel. Il
doit s’agir d’un comportement excessif se traduisant par des propos
injurieux ou un degré de violence inadmissible de la part du fonctionnaire.
On parle également de faute inexcusable tant par la gravité de leur
conséquence que par l’absence de toute conscience professionnelle ou
humaine qu’elle témoigne (CE 12/04/2002, affaire Papon). A l’inverse, la
notion de faute de service n'est pas nécessairement une faute anonyme.
Elle peut l’être (pas d’identification de l’auteur) mais elle peut également
résulter d’une mauvaise organisation du service dont le fonctionnaire est
directement à l’origine des faits ce qui va entrainer une faute collective.