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Avis Technique 3+5/14-804 : Ossature INTERTEC

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Annulé

Avis Technique 3+5/14-804

de
Annule et remplace l’Avis Technique 3+5/04-430 et additif 3+5/04-430*01 Add

ali
nv
INTERTEC

no
Ossature

Titulaire : GA-sa
8 chemin de la Terrasse. BP 95809.
31505 TOULOUSE CEDEX 5
ue
Téléphone : 05 61 14 40 00
Télécopie : 05 61 14 40 99
Site Internet : [Link]
Usine : PRELAB
1773 route de Baziège-la-Lauragaise.
niq

F-31670 LABEGE.

PREAL
ZI de Sainte-Croix-en-Plaine.
F-68007 COLMAR CEDEX.

PRENORM
CD 921 Criqueboeuf-sur-Seine.
ch

27340 PONT DE L’ARCHE


Te

Commission chargée de formuler des Avis Techniques


(arrêté du 21 mars 2012)
Groupe Spécialisé n°3
is

Structures, planchers et autres composants structuraux

Groupe Spécialisé n° 5
Av

Toitures, couvertures, étanchéités

Vu pour enregistrement le 8 décembre 2015

Secrétariat de la commission des Avis Techniques


CSTB, 84 avenue Jean Jaurès, Champs sur Marne, FR-77447 Marne la Vallée Cedex 2
Tél. : 01 64 68 82 82 - Fax : 01 60 05 70 37 - Internet : [Link]

Les Avis Techniques sont publiés par le Secrétariat des Avis Techniques, assuré par le CSTB. Les versions authentifiées sont disponibles gratuitement sur le site internet du CSTB ([Link]
 CSTB 2015
Les Groupes Spécialisés n° 3 "STRUCTURES, PLANCHERS ET AUTRES COMPOSANTS
STRUCTURAUX" et n° 5 « Toitures, couvertures, étanchéité » de la Commission
chargée de formuler les Avis Techniques, ont examiné respectivement le 16
septembre 2014 et le 10 février 2015 et le 7 juillet 2014, le procédé d’ossature
industrielle INTERTEC, présenté par la Société G.A. Divisions Industrie. Il a formulé
sur ce procédé l'Avis Technique ci-après, qui se substitue à l’Avis Technique
3+5/04-430 et à son additif 3+5/04-430*01 Add .
 En zone sismique, la résistance est normalement assurée dans le
1. Définition succincte cas où les prescriptions des règles NF EN 1998 sont respectées.
 Dans le cas d’une TAN structurale, une ou plusieurs pancartes bien
Gros-œuvre intégralement préfabriqué constitué de fermes et/ou de
visibles mentionnant ce caractère doivent être disposées en perma-
pannes en béton précontraint, supportées par des poteaux en béton
nence dans l’ouvrage. Ces pancartes mentionneront que la toiture
armé. La liaison entre éléments est assurée par un dispositif breveté
présente un risque pouvant entraîner un effondrement de la struc-
assurant la continuité.
ture si un percement, démontage partiel, ouverture quelconque,
Les portées peuvent atteindre 32 m pour les fermes et 25 m pour les etc…, était entrepris sans précautions particulières.
pannes. La hauteur des poteaux peut atteindre 25 m. La toiture est
réalisée en TAN (tôle d’acier nervurée). Les façades sont généralement 2.212 Sécurité au feu
réalisées en TAN, mais peuvent l’être aussi en panneaux en béton Les matériaux utilisés sont incombustibles et l’emploi de ce procédé,
armé. Les principes des différents cas de pente de toiture A, B ou C au regard des exigences formulées dans le règlement pour les établis-
possibles, sont repris sur les schémas du chapitre 8 du Dossier Tech- sements recevant du public ou qui peuvent l’être en application du
nique. Code du Travail, est à apprécier en fonction de son degré de stabilité
au feu. Ce degré peut être déterminé dans chaque cas particulier selon
2. AVIS les prescriptions de l’EC2 Partie 1-2 à condition que les organes métal-
liques d’assemblage soient correctement protégés.
L’Avis porte uniquement sur le procédé tel qu’il est décrit dans le La stabilité au feu doit être vérifiée avec l’hypothèse que la TAN ne
Dossier Technique joint, dans les conditions fixées au Cahier des Pres- participe pas à la stabilité structurelle en situation d’incendie.
criptions Techniques Particulières (§ 2.3).
2.213 Prévention des accidents lors de la mise en
2.1 Domaine d'emploi accepté œuvre ou de l’entretien
Charpentes de toiture et de façade de bâtiments de type industriel Le procédé n’induit pas de risques particuliers et ne s’oppose pas à
(supermarchés, entrepôts, halles, etc...) situés en zone sismique ou l’application des règles de sécurité, à condition que soient respectées
non. les obligations prévues dans le Cahier des Prescriptions Techniques.
L’Avis est émis pour l’usage en France Européenne (Métropole+Corse).
L’emploi est permis en zone sismique, moyennant le respect des dis-
2.214 Capacité de supporter les façades
positions décrites dans le Cahier des Prescriptions Techniques du La structure peut recevoir les ouvrages non porteurs et notamment les
présent Avis. façades dans des conditions usuelles.

Utilisation de bétons à hautes performances (BHP) 2.22 Durabilité - Entretien


L’Avis ne vaut que pour les classes de béton jusqu’à C80/95 et pour Par rapport à une structure traditionnelle en béton précontraint, la
autant que leur composition est conforme aux prescriptions de la seule particularité est la présence d’organes d’assemblages métalliques
norme NF EN 206-1/CN. Il conviendra de prendre en compte les carac- apparents. Il convient d’entretenir leur protection en fonction de
téristiques de comportement de ce matériau telles qu’elles sont défi- l’agressivité de l’ambiance, de la même manière que pour une cons-
nies dans l’EC2, Partie1-2. truction métallique.

Utilisation de bétons "autoplaçants" 2.23 Fabrication et contrôle


L’Avis s’applique à l’ensemble des bétons, qu’ils soient mis en place La fabrication des éléments est effectuée dans des usines équipées
par vibration ou non. pour la production de composants en béton armé et/ou en béton
Les bétons autoplaçants sont des bétons ayant bénéficié d’une étude précontraint.
de formulation et de convenance ayant conduit à établir la preuve de Cet Avis ne vaut que pour les fabrications pour lesquelles les autocon-
l’atteinte d’une homogénéité satisfaisante, malgré l’absence de recours trôles et les modes de vérifications décrits dans le dossier technique
à la vibration lors du bétonnage, cette qualité étant attestée par la établi par le demandeur sont effectifs.
procédure de certification.
Les bétons dans lesquels la proportion en granulats est inférieure à
66% (cas fréquent des bétons autoplaçants) disposent d’un retour 2.24 Mise en œuvre
d’expérience très faible, notamment en cas d’étuvage. Ils sont actuel-
La mise en œuvre est effectuée par le tenant de système, conformé-
lement en cours d’étude, notamment pour ce qui concerne les défor-
ment aux procédures décrites dans le Dossier Technique et aux pres-
mations différées et les modules d’élasticité. Toutefois, les résultats
criptions figurant dans le Cahier des Prescriptions Techniques
obtenus à ce jour et les constats effectués sur les utilisations qui en
Particulières.
ont déjà été faites permettent d’envisager l’emploi de tels bétons
moyennant la prise en compte des déformations et des modules modi-
fiés, soit par exploitation de résultats d’essais, soit par référence à des
2.3 Cahier des Prescriptions Techniques
modèles d’homogénéisation tels que décrits dans l’annexe C du DTU Particulières
23.3.
2.31 Conception des ouvrages
2.2 Appréciations sur le procédé
2.311 TAN structurale de toiture
2.21 Aptitude à l’emploi  Sont admis comme TAN structurale, les TAN pleines dont les carac-
téristiques mécaniques sont définies par les Recommandations
2.211 Stabilité C.E.C.M. et décrites dans le Dossier Technique établi par le Deman-
 La résistance de l’ossature INTERTEC est normalement assurée si sa deur. Ces caractéristiques devront être garanties par le fabricant au
conception et son utilisation sont conformes aux conditions définies moyen d’une attestation qui devra être présentée par le tenant de
dans la description et au Cahier des Prescriptions Techniques. système à la demande éventuelle des divers intervenants.
 L’utilisateur doit être formellement informé par le tenant de système  En l’état actuel des connaissances, les TAN perforées sont exclues
dans le cas où la toiture en TAN participe au contreventement de de toute participation structurale au contreventement, dans le cadre
toiture. Dans ce cas, c’est le plan de toiture (vue en plan) de la toi- du présent Avis. Il convient de distinguer les perforations (issues de
ture qui doit mentionner par un nota le caractère structural duTAN. la fabrication), des réservations ponctuelles (ménagées spécifique-
ment pour passage de tuyaux ou autres) pour lesquelles la mé-
 Lorsque des modifications sont prévues, conduisant à des modifica-
thode de calcul développée dans l’Annexe est applicable.
tions dans la TAN structurale, la structure doit être entièrement re-
calculée par un Bureau d’Études de Structures.

2 Annulé 3+5/14-804
 L’épaisseur prise en compte dans les calculs sera affectée d’un  Le déversement des poutres doit être vérifié dans les conditions
coefficient minorateur de 0,9 afin d’envelopper la tolérance basse indiquées dans les Annales de l’ITBTP de septembre 1959 : « Stabi-
autorisée par la norme NF P 34-401. lité élastique des poutres en béton précontraint à l’égard du déver-
 Généralement, le report des charges horizontales se fait par sement latéral », avec une sécurité de 3 en service et 2 au levage.
l’intermédiaire des TAN de toiture sur les structures de contreven-  La toiture en TAN peut jouer un rôle dans la stabilité au déverse-
tement. Ces structures sont constituées, dans les deux directions, ment des pannes, même en cas de TAN non structurale, sous les
soit par des palées, soit par des portiques dont la rigidité est obte- trois conditions suivantes :
nue dans tous les cas par encastrement des pannes et/ou fermes - Les fixations de la TAN se font en fond d’onde et sans rondelle
aux poteaux grâce aux organes d’assemblage, les poteaux pouvant élastique.
être encastrés ou articulés en pied. Il est admis d’utiliser un système
de contreventement dans une direction et un autre dans la direction - Il existe sur les pannes une fixation à chaque deuxième fond
perpendiculaire. d’onde.
 Si la déformabilité du diaphragme horizontal est trop importante, - Il existe au moins deux coutures de TAN adjacentes entre deux
conduisant à ce que les inégalités de justification préconisées par appuis consécutifs.
l’Annexe du présent Avis ne soient pas satisfaites, il est possible de  Dans le cas d’un TAN structurale, les justifications suivantes, venant
décharger le diaphragme sur les poteaux de façades, rendus en sus des justifications habituelles des éléments, sont à effectuer,
autostables par encastrement en pied, en respectant les compatibili- notamment pour le cas du vent agissant dans la direction des
tés de déformations. pannes (perpendiculairement aux nervures de la TAN) :
 Dans tous les cas, les compatibilités de déformations entre la TAN et - A l’E.L.S., la vérification consiste à s’assurer sous vent ELS que le
les poteaux, et les efforts locaux qui en résultent, doivent faire déplacement maximal en tête des poteaux de structure n’excède
l’objet de justifications de résistance des éléments. pas 1/200 de la hauteur sous acrotère. Cette vérification est me-
 Si la prise en compte des TAN de toiture n’est pas envisagée et si née conformément à la méthode décrite par l’Annexe de la partie
elles ne sont pas reprises par des poteaux de façades encastrés en Avis, en prenant en compte la déformabilité de la TAN de base de
pied, les charges horizontales devront être reportées sur les struc- la toiture calculée selon les Recommandations de la CECM.
tures de contreventement par une poutre au vent traditionnelle. - Aux E.L.U. (fondamental et accidentel), la vérification consiste à
 La prise en compte des TAN pour le report des charges horizontales vérifier que l’effort tranchant dans le plan de la TAN n’excède pas
ne peut être envisagée que pour des locaux à faible ou moyenne l’effort tranchant résistant ultime que peut reprendre la TAN . Cet
hygrométrie, à l’exclusion des milieux à atmosphère agressive. effort tranchant résistant ultime est déduit des essais effectués
sur des TAN élémentaires de 3.33 m x 6.00 m et correspond à
 Les ponts roulants utilisés dans les bâtiments INTERTEC comportant l’effort au-delà duquel, après déchargement, la déformation rési-
une TAN structurale sont limités aux engins des Groupes III et IV, duelle atteint au plus 20 % de la déformation totale, sans qu’il ait
au sens de l’EC3 Partie 6. été observé de zone de ruine ou d’instabilité. Compte tenu des
essais effectués à ce jour pour différents types de TAN, cet effort
2.312 Disposition des noues de toiture.
est pris égal à 333 daN/ml. Le processus de vérification, avec
Se reporter aux dispositions définies au §4.4 du Dossier Technique. prise en compte des effets de second ordre et des trémies éven-
tuelles dans la TAN, est développé à l’Annexe de la partie Avis.
2.32 Calcul et dimensionnement
Dans les deux vérifications ci-dessus, on peut tenir compte de la
2.321 Documents techniques de référence contribution des poteaux de façade encastrés en pied à la reprise
d’une partie de la charge horizontale, en respectant les compatibi-
Les documents techniques de référence pour les justifications de résis- lités de déformations.
tance et de stabilité des ossatures INTERTEC sont :
 NF EN 1991 pour la définition des charges permanentes et 2.324 Prescriptions pour l’utilisation en zones
d’exploitation sismiques
 NF EN 1991 pour les charges de vent et de neige Les éléments intervenant dans le cheminement des efforts, indispen-
 NF EN 1992 pour les éléments en béton armé et en béton précon- sables à la stabilité en situation accidentelle sismique, doivent être
traint. justifiés vis-à-vis de leur rôle dans ce cheminement. Le modèle de
référence utilisé pour l’estimation des efforts est établi conformément
 NF EN 1998 pour les ouvrages situés en zone sismique. aux prescriptions des règles NF EN 1998 et leur Annexe Nationale ainsi
 Recommandations de la C.E.C.M. (N°88, 1995). qu’aux prescriptions du DTU 23.3 Partie 3.
Tous les plans d’exécution doivent faire référence au présent Avis Dérogations par rapport aux dispositions des Règles NF
Technique ainsi qu’au certificat CSTBat associé.
EN 1998
2.322 Précontrainte Les produits bénéficiant d’une certification CSTBat peuvent à ce titre
Les pertes de précontrainte ne doivent pas être évaluées forfaitaire- donner lieu aux dérogations suivantes :
ment, mais calculées en fonction des conditions particulières à chaque
Matériaux
cas, en tenant compte notamment du mode de fabrication.
Clause 5.2.4 (3) Note 2, Annexe Nationale de l’EC8, Partie 1
La valeur maximale de la tension à l’origine des fils de précontrainte
devra être strictement conforme aux prescriptions des règles NF EN Le facteur partiel de sécurité sur le béton est réduit à c = 1,1 (la
1992-1-1. valeur de l’EC8 est 1.3). Il est inchangé pour les armatures, s = 1,0.

2.323 Prescriptions particulières à l’ELU et à l’ELS Dimensions minimales


 Lors de la justification des nœuds de portiques à l’ELU, sous l’effet Des dimensions minimales sont indiquées dans le paragraphe [Link].2
des moments positifs, les trois conditions suivantes sont à respec- de l’amendement A1 de l’EC8-1. Toutefois, il est possible de retenir
ter: des dimensions inférieures en majorant alors chacune des sollicitations
agissantes affectant l’élément considéré par un coefficient pris égal au
- Les armatures de précontrainte des fermes et pannes doivent être
cube du plus grand des rapports de la dimension limite autorisée à la
des fils crantés, dans le cas où des moments positifs risquent de
dimension réelle.
se produire dans les zones d’assemblage.
Ainsi, par exemple, pour un poteau 22,5cm x 20 cm, les dimensions
- La compression dans les appareils d’assemblage est limitée, suite
limites sont 25 x 25 cm, l’ensemble des sollicitations de calcul sont à
aux résultats d’essais, à 206/1.15 kN.
majorer par [Max (25/22,5 ; 25/20)]3 soit 1,953.
- La contrainte de compression dans le béton, derrière la plaque
d’ancrage, est limitée à la valeur 2/3 fcj majorée de 30 % pour te- Ossatures
nir compte de l’effet des frettes, étant rappelé que l’effet « pré- Les charpentes INTERTEC peuvent être considérées comme des sys-
contrainte » est affecté d’un coefficient p = 1.35 pour cette tèmes à ossature au sens du §5-1-2 de l’EC8.
vérification.
 La contrainte dans les appareils d’assemblage, dont l’importance Dispositions constructives complémentaires
pour la stabilité de l’ouvrage est fondamentale, doit, pour les justifi- Indépendamment du dimensionnement des aciers tel qu’issu du calcul
cations à l’ELS quasi-permanent, rester inférieure à 300 MPa afin de sismique d’ensemble de la construction et du cheminement des efforts
prendre en compte le risque de corrosion sous tension. qui en résulte, des dispositions constructives complémentaires visant
 Dans le cas de pannes formant avec les poteaux des portiques de des effets locaux de l’action sismique sont à observer:
contreventement, les diamètres des armatures d’ancrage des pla-
tines d’appui (assemblées par soudures aux poteaux) ne devront Flexion au droit des liaisons
pas être supérieurs à 20 mm pour les pannes de 43 cm et à 25 mm Tous les éléments de plus de 15 cm de hauteur au niveau de leurs
pour les pannes de 65 cm. assemblages, sollicités en flexion déviée sous les effets de l’action
sismique doivent présenter au droit de leurs assemblages avec les

3+5/14-804 Annulé 3
éléments qui les supportent des armatures de liaison susceptibles de
prévenir toute forme de rupture fragile liée à une flexion déviée. Conclusions
Ce principe conduit, pour les poutres et les pannes, subissant une
flexion latérale sismique venant en combinaison avec la flexion princi- Appréciation globale
pale, à disposer un acier (Ø8 mm au moins) dans chaque angle.
A condition que chaque fabrication de composants en béton précon-
De plus, les organes de liaisons doivent être justifiés successivement traint bénéficie d’une certification CSTBat délivrée par le CSTB,
dans le plan vertical et dans le plan horizontal pour un moment fléchis- l’utilisation du procédé dans le domaine d’emploi accepté est appré-
sant au moins égal à 15% du moment sismique M0 local sollicitant ciée favorablement.
l’élément considéré.
Pour les fermes, le moment local est à considérer : Validité
 pour le plan vertical, en appui entre les poteaux 7 ans, jusqu’au 30 septembre 2021
 pour le plan horizontal, en appui entre les pannes successives.
Pour les pannes, le moment local est à considérer seulement pour le Pour le Groupe Spécialisé n° 3
plan vertical, en appui entre les fermes. Dans le plan horizontal, la TAN Le Président
assure la stabilité latérale des pannes.

Contrôle des soudures


Les soudures doivent être contrôlées à 100 %. Leur dimensionnement
sera conforme aux prescriptions des règles NF EN 1998 en affectant,
pour les calculs, un coefficient minorateur de 0,8 aux longueurs utiles
des cordons. L’épaisseur des cordons ne sera pas inférieure à 5 mm.
Pour le Groupe Spécialisé n° 5
2.33 Fabrication Le Président
La résistance à la compression du béton au moment de la détension
des armatures de précontrainte doit être d’au moins 25 MPa. La mise
en place de la protection contre la corrosion des boutons doit avoir lieu
aussitôt après la mise en stockage des éléments préfabriqués.

2.34 Mise en œuvre


Les opérations d’assemblage des nœuds de portiques de contrevente-
ment poteaux-pannes doivent être effectuées dans l’ordre suivant : 3. Remarques complémentaires
 pose de la panne sur les poteaux et exécution des cordons inférieurs du Groupe Spécialisé n° 3
de soudure entre les platines d’appui;
Compte tenu de la particularité du procédé, utilisant la TAN de toiture
 mise en place des appareils d’assemblage et exécution du serrage comme élément structural, le Groupe a jugé nécessaire d’assujettir
avec le couple prévu sur les plans d’exécution; son Avis à l’obligation que la mise en œuvre de la TAN soit réalisée
 bourrage au mortier à haute résistance des joints verticaux entre les sous la responsabilité contractualisée du tenant de système. C’est là
pannes et les poteaux. l’origine de la prescription visant à ne pas séparer les lots « gros-
œuvre » et « étanchéité » des marchés pour lesquels le procédé est
Dans le cas d’une TAN structurale, la stabilité au montage doit être utilisé avec TAN structurale.
assurée par un étaiement des poteaux ou leur encastrement en pied.
L’encastrement des pieds de poteaux dans les fondations est réalisé de
La toiture en TAN, lorsqu’elle est prévue pour la transmission des façon traditionnelle. Le Groupe attire l’attention sur le dimensionne-
efforts horizontaux, doit être considérée comme élément de structure ment de ces zones en tenant compte des efforts induits par le dimen-
et, donc, être exécutée par ou sous la responsabilité de l’entreprise de sionnement en surcapacité décrit au §3 du Dossier Technique établi
gros-œuvre. A ce titre, pour les marchés de bâtiments présentant par le Demandeur.
cette particularité structurale, le lot « étanchéité » ne devra pas être
séparé du lot « gros-ouvre », le tenant de système devant assurer la
stabilité de la construction à toutes les phases de l’exécution, jusqu’à
Le Rapporteur du Groupe Spécialisé n° 3
l’achèvement des travaux de structure, y compris la TAN. De plus,
dans le cas où la mise en œuvre de la TAN structurale est assurée par
une entreprise autre que le tenant de système, ce dernier devra établir
un monitorat précis décrivant les matériaux (type de TAN, de vis,
etc...), procédures (nombre de vis, ordre de mise en œuvre, modes de
réglage, etc...) et contrôles. Ce monitorat sera formalisé par un docu-
ment spécifique devant être joint aux plans d’exécution.
Le serrage des organes d’assemblage doit être effectué à l’aide d’une
clé dynamométrique étalonnée, avec établissement de fiches de ser-
rage. Le contrôle du serrage devra être systématique. Ces fiches 4. Remarques complémentaires
devront identifier les organes concernés et mentionneront les couples
de serrage appliqués à la pose. Ces fiches étant des documents du Groupe Spécialisé n° 5
d’exécution, elles devront pouvoir être fournies aux divers acteurs, à Les TAN utilisées pour la toiture sont, dans tous les cas, conformes à la
leur demande. norme NF DTU 43.3.
Les soudeurs doivent être qualifiés. Les soudures reliant les armatures L’acceptation d’une largeur d’appuis de 40 mm pour les TAN par déro-
pour béton armé aux tiges filetées doivent être exécutées conformé- gation à la norme NF - DTU 43.3 (chapitre C.[Link] Charpente en
ment aux recommandations du producteur des armatures et faire béton armé ou précontraint), découle de l’antériorité de l’application de
l’objet d’un contrôle systématique. cette largeur dans le cadre de ce procédé INTERTEC et de la confirma-
Les soudures doivent recevoir une protection contre la corrosion sem- tion du caractère adapté de cette largeur, par les références de ce
blable à celle appliquée à la fabrication des platines. procédé. Ce choix de 40 mm d’appuis est soumis à la condition sui-
Une attention particulière devra être accordée à l’opération de bour- vante : l’axe réel des appuis ne s’écarte en aucun point de plus de 10
rage du mortier dans les joints verticaux des jonctions poteaux-fermes mm de l’axe théorique.
et poteaux-pannes. Un matage strict de ce mortier devra être effectué.
Le Rapporteur du Groupe Spécialisé n°5
La réception des différents éléments sera réalisée par la société GA
conformément au DTU 23.3.

4 Annulé 3+5/14-804
Dossier Technique
établi par le demandeur

A. Description Des formulations spécialement étudiées et des essais de convenance


permettent la confection en usine de bétons d’une homogénéité satis-
faisante dits « auto-plaçants » permettant d’éviter la vibration lors du
bétonnage. Pour ces bétons, les déformations sont déterminées soit
1. Principe par exploitation de résultats d’essais, soit par référence à des modèles
L’ossature d’un bâtiment utilisant le procédé INTERTEC est réalisée par d’homogénéisation tels que décrits dans l’annexe C du DTU 23.3.
des éléments préfabriqués assemblés sur site pour former des por-  Parties coulées en place sur le chantier : Béton à Propriétés Spéci-
tiques simples ou multiples. Les éléments sont en béton précontraint fiées (NF EN 206-1, §6.2)
pour les fermes et les pannes, et en béton armé pour les poteaux. Les
jonctions entre poteaux, fermes et pannes se font à l’aide d’organes 2.2 Acier pour armatures de béton armé
d’assemblage boulonnés, grâce à des inserts spéciaux que comportent
les abouts ou têtes d’éléments. Ces jonctions assurent la continuité Utilisation d’armatures certifiées AFCAB :
des armatures aux appuis et permettent l’obtention de portiques  Aciers à haute adhérence : B450, B500, B600 (Classe A, B ou C)
hyperstatiques.  Ronds lisses : B235
Les portées des fermes peuvent atteindre 32m, celles des pannes  Treillis soudés, selon norme NF A35-080-2
25m. Dans un même bâtiment, les poteaux de rive et centraux ont des
longueurs variables pour suivre la pente de la toiture.  Dans le cas d’une utilisation en zone sismique, les aciers des élé-
ments primaires doivent être au minimum de classe B.
Les façades sont généralement réalisées au moyen de TAN portant de
poteau à poteau (ondes horizontales) ou de lisse à lisse (ondes verti- 2.3 Acier de précontrainte
cales). Elles peuvent également être réalisées par des panneaux en
béton armé ou isolant. Les aciers de précontrainte doivent être conformes aux spécificités de
l’ASQPE, à l’EN 10138 ou bénéficier d’un ETE.
La toiture est réalisée au moyen de TAN fixées par vis auto perceuses
et auto taraudeuses sur un profilé métallique galvanisé filant sur toute Les aciers utilisés sont notamment :
la longueur de la panne et ancré. On réalise ensuite l’isolation et  Des fils tréfilés à empreintes, classe 1670 TBR, diamètre 5 à 8mm
l’étanchéité. après validation par essai de convenance à la déviation et d’aptitude
Ces produits préfabriqués sont assemblés sur site par des liaisons de au boutonnage (XP A35-045-2)
type traditionnel (chaînages, jonctions coulées, boulonnages, sou-  Des torons lisses classe 1860 TBR : T9.3 ; T12.5 ; T12.9 ; T15.2 ;
dures, jonctions mécaniques,…) ou par celles objet du présent dossier T15.7 (XP A35-045-3)
technique pour constituer des ossatures de toitures (portiques simples
ou multiples), 2.4 Acier pour les pièces d’ancrage usinées
Concernant le contreventement :  C40 Pb Et (NF EN 10083-1) ou 18 MF6 Bk+S (NF A 49310), pour
 Dans le sens parallèle aux portiques poteaux/fermes, le contreven- les douilles et les écrous cylindriques des appareils de liaison
tement est assuré par ces portiques (Re>550 MPa, Rm>700 MPa),

 Dans le sens perpendiculaire aux portiques poteaux/fermes, le  C40 Pb Et ou C45E (NF EN 10083-1), pour les goujons des appareils
contreventement peut être assuré par : des portiques po- de liaison (Re>550 MPa, Rm>700 MPa),
teaux/pannes, des poteaux autostables ou des palées de stabilité  12MnS5.30 Pb Et (NF A 35.561) ou S100 Bk+S (NF A 49310), pour
(Voir schémas en Annexe) les écrous hexagonaux des appareils de liaison (Re>300 MPa,
 Dans les deux cas, les efforts horizontaux sont transmis aux élé- Rm>410 MPa),
ments verticaux de contreventement via les assemblages  S235JR (NF EN 10025) pour les plaquettes frein des appareils de
fermes/poteaux ou pannes/poteaux en compression ou en traction. liaison,
Les assemblages ne travaillent pas en cisaillement.  C40 Pb Et (NF EN 10083-1) ou aciers à dispersoïdes, classe D1,
L’encastrement des pieds de poteaux est réalisé de façon tradition- série q (NF A 33-111), pour les goujons insérés dans les produits
nelle : encuvement, brochage, scellement d’acier en fondations… préfabriqués (Re>550 MPa, Rm>700 MPa),
Les caractéristiques techniques non traditionnelles propres à ce procé-  C40 Pb Et ou C45 Pb Et (NF EN 10083-1), pour les blocs recevant les
dé sont : aciers de précontrainte (Re>550 MPa, Rm>700 MPa),
 Le mode de précontrainte en usine (boutonnage, blocs, plaques  C40 Pb Et ou C45 Pb Et (NF EN 10083-1) ou S100 Bk+S (NF
d’appuis…), 49310), pour les blocs recevant les goujons (Re>300 MPa,
 La liaison de continuité des armatures entre élément (appareil de Rm>400MPa),
liaison, continuité et couple de serrage…),  C35E/S (NF EN 10083-1) ou S355JO (NF EN 10025), pour les
 Les dispositions complémentaires vis-à-vis du comportement au plaques de répartition (Re>270 MPa, Rm>400 MPa),
séisme,
2.5 Mortier et résines
 La prise en compte des TAN de toiture comme diaphragme pour la
transmission des efforts de contreventement hors situation sis-  Mortier à retrait compensé et à haute résistance (résistances mini-
mique, males garanties : 20 MPa à 14 heures et 40 MPa à 28 jours), à liant
aqueux : SELTEX, Sikagrount 217, EMACO S55, COMBEXTRA D,
 Les dispositions complémentaires au NF DTU 43.3 pour les pentes BETEC Série 200 ou 240
de noues de toiture,
 Mortier de pose des éléments préfabriqués en béton (résistance
Ces techniques peuvent être utilisées entre elles et/ou avec d’autres minimale garantie à 28 jours : 40MPa), à liant aqueux : EMACO T
techniques traditionnelles ou non traditionnelles sous Avis Technique, 905Selpose, Mortier-colle GA2
dans le respect des exigences de la réglementation en vigueur et des
Avis Techniques concernés.  Résine Epoxy, bi-composante (résistances garanties : 20 MPa à 14H,
50 MPa à 7 jours) : S3 de SRS, ROX TP
Le domaine d’emploi proposé couvre les charpentes de toiture et de
façade de bâtiments de type industriel ou tertiaire (supermarchés, 2.6 Divers
entrepôts, halles, etc...) situés en zone sismique ou non.
Graisse Omniplex verte EP 2 : lubrification des organes de liaison pour
le serrage contrôlé
2. Définition des matériaux
2.7 Éléments constituant la toiture
2.1 Béton Tous les éléments et matériaux constituant la toiture sont conformes
Béton de sable et gravillons, résistance caractéristique à la compres- aux prescriptions de la norme NF DTU 43.3, en particulier :
sion:  TAN obtenues par profilage à froid définies – dans la norme XP P
 éléments en béton précontraint : C40/50 34 301 d'épaisseur nominale minimale 0,75 mm
 éléments en béton armé : C30/37  Fixations par vis ETANCO de 6,3 x 22 avec collerette incorporée.
 Coutures entre TAN par vis ETANCO de 4,2 x 17.

3+5/14-804 Annulé 5
directement la précontrainte. Il n’y a pas de zone d’ancrage de la
3. Dimensionnement et calcul précontrainte.
Les sections et armatures des éléments sont déterminées par applica- Des dispositifs de déviation (guide-fils, déviateurs…), solidaires du
tion des règles, normes et recommandations en vigueur (Eurocodes, moule ou des accessoires de mises en tension, permettent de réaliser
DTU, Normes, …) et en particulier : des tracés de fils de précontraintes adaptés aux sollicitations.
 CPT Structures Titre 1, Pour une sécurité d’ancrage, les fils de précontrainte sont à empreintes
 DTU 23-3 : Ossature en éléments industrialisés en béton, (appelés également crantage).
 Les Recommandations de la C.E.C.M. (N"88, 1995). L'angle de déviation des fils derrière la plaque de répartition est infé-
rieur ou égal à 10 degrés.
La vérification aux E.L.U. peut être faite en admettant une redistribu-
tion des sollicitations. 4.2 Liaison de continuité des aciers de
Aux ELS, les moments sur appuis sont ajustés par application d'un précontrainte ou de béton armé entre
couple de serrage sur les tiges d'ancrage afin d'optimiser les sollicita-
tions en phase élastique. Le fluage sous précontrainte est pris en produits béton
compte en opérant une redistribution des sollicitations correspon- La liaison de continuité est réalisée sur chantier, par un ou plusieurs
dantes. appareils de liaison. Ces appareils de liaison sont vissés sur les blocs
cylindriques en acier (voir description au § 4.1) de chacun des deux
Non-déversement des pannes : produits béton à assembler. Le bloc fileté reçoit :
La toiture en TAN peut jouer un rôle dans la stabilité au déversement  les fils de précontrainte boutonnés (cas d’un produit en béton pré-
des pannes, même en cas de TAN non structurelle, sous les trois contraint),
conditions suivantes :
 un acier HA fileté ou un goujon fileté avec aciers HA soudés (cas
 Les fixations de la TAN sont faites en fond d'onde et sans rondelle d’un produit béton armé).
d’étanchéité,
La continuité des efforts de traction ou de compression est ainsi assu-
 Il existe sur les pannes une fixation à chaque deuxième fond d'onde, rée de façon mécanique entre les produits béton assemblés. Les appa-
 Il existe au moins deux coutures de TAN adjacentes entre deux reils de liaison ne reprennent pas d’efforts de cisaillement.
appuis consécutifs. En complément des efforts de traction repris, la mise en place de
Sinon, le déversement des poutres est vérifié dans les conditions contre-écrous permet d’admettre des efforts de compression.
indiquées dans les Annales de I'ITBTP de septembre 1959 : « Stabilité Cette liaison permet également de relier les aciers d’un élément béton
élastique des poutres en béton précontraint à l'égard du déversement préfabriqué à ceux d’un élément coulé en place (fondations, jonc-
latéral », avec une sécurité de 3 en service et 2 au levage. tions…).

Armatures transversales et de peau pour les poutres et les La position de la liaison de continuité dans la section assemblée per-
met d’équilibrer les moments fléchissants.
pannes :
Lors du montage sur site et blocage des produits béton (mortier sans
Conformément aux règles NF EN 1992-1-1 §6.2 ; le ferraillage minimal
retrait et soudures), un serrage contrôlé à la clé dynamométrique de
peut être omis dans les éléments secondaires ne contribuant pas à la
l’appareil de liaison, permet d’introduire un couple supplémentaire. Ce
stabilité d’ensemble.
couple est pris en compte dans les calculs. Ces serrages contrôlés
Dispositions complémentaires pour les ouvrages pour lesquels permettent l’optimisation de la distribution des moments sur appui et
en travée.
l’arrêté du 22 octobre 2010 demande des dispositions
parasismiques : L’incidence de l’allongement des connecteurs est prise en compte dans
les calculs. Les efforts dus aux serrages contrôlés sont considérés
Lorsque la stabilité est assurée par des portiques avec appareils de comme des charges permanentes.
liaison, les dispositions particulières sont les suivantes :
La relation couple de serrage (C) par rapport à l’effort dans le connec-
 Les assemblages sont dimensionnés en surcapacité au sens des teur (F), est :
règles NF EN 1998-1 ; §5.11.
F = 145xC (F en daN, C en daN.m)
 Le principe « poteau fort, poutre faible » n’est pas à respecter dans
le cas d’un portique de toiture d’un seul niveau conformément aux Cette relation a été établie expérimentalement pour des appareils
règles NF EN 1998-1 ; §[Link]. équipés de douilles filetées M50x3 lubrifiées avec de la graisse Omni-
plex Verte EP 2.
Pour la transmission des efforts d’origine sismique, la TAN de toiture
ne peut pas être utilisée en tant que diaphragme, mais en toiture Les connecteurs de liaison actuels (K1 et K3bis) ont une charge limite
souple (selon le DTU 23.3) Les portiques de stabilité devront être élastique en traction de 397 kN et une charge maximale à rupture en
conçus d’un seul niveau autostable. traction de 505 kN.
Muni de contre écrou, l’appareil K1 admet une charge limite élastique
en compression de 206 kN et une charge maximale à rupture de 262
4. Description des techniques non kN.
traditionnelles Sous l'effet des moments positifs, la justification des nœuds de por-
Les produits béton préfabriqués, concernés par les techniques non tiques aux ELU, doit respecter les trois conditions suivantes :
traditionnelles, sont principalement des fermes et des pannes. Ils sont  Les armatures de précontrainte des fermes et pannes doivent être
conçus et réalisés en fonction des sollicitations, des exigences régle- des fils crantés,
mentaires et de l’Avis Technique, selon les équipements des usines et
 La compression dans les appareils de liaison est limitée à la charge
les moyens de manutention et de transport.
maximale élastique, qu’ils reprennent en compression, divisée par
Les techniques non traditionnelles, objets du présent Dossier Tech- 1,15.
nique, sont :
 La contrainte de compression dans le béton derrière la plaque d'an-
crage est limitée à 2/3 fck majorée de 30 % pour l'effet des frettes,
4.1 Mode d’ancrage de précontrainte par fils
étant rappelé que l'effet «précontrainte» est affecté d'un coefficient
boutonnés p = 1,35 pour cette vérification.
Les fils de précontrainte, regroupés en faisceaux (habituellement 3 à 5 Pour les justifications aux ELS sous charges permanentes ou quasi-
fils par faisceau), sont boutonnés à leur extrémité, permettant de les permanentes, la contrainte dans les appareils de liaison non enrobés
solidariser à des blocs cylindriques en acier, dans un logement adéquat de béton et dont l'importance pour la stabilité de l'ouvrage est fonda-
(lamage). mentale (portique de charpente Intertec), doit rester inférieure à 300
Les blocs cylindriques sont filetés extérieurement, afin d’y fixer : MPa pour prendre en compte le risque de corrosion sous tension.
 les accessoires de mise en tension pour la précontrainte lors de la Dans le cas de pannes formant des portiques de contreventement, les
fabrication, diamètres des armatures d'ancrage des platines d'appui (assemblées
par soudures aux poteaux) ne devront pas être supérieurs à :
 les appareils de liaison sur site, pour assurer la continuité des ef-
forts.  20 mm pour les pannes de 43 cm de hauteur,
Ces blocs sont eux-mêmes solidaires d’une plaque de répartition ados-  25 mm pour les pannes de 65 cm de hauteur.
sée au produit béton à précontraindre. En cas de redistribution des moments pour vérification à rupture, la
La précontrainte est mise en œuvre en usine par des vérins avant le règle suivante doit être respectée :
coulage du béton. Lors de la détention (après la prise du béton), M appui + M travée > 1,10 M0
l’effort de précontrainte est alors transmis directement en compression
Si une exigence au feu est visée, les appareils de liaison doivent être
par la plaque de répartition sur l’about du produit béton. Les aciers de
protégés par du béton armé coulé en place.
précontrainte sont ancrés dès l’about de l’élément béton transmettant

6 Annulé 3+5/14-804
4.3 Prise en compte des TAN de toiture comme De façon générale (même lorsque les TAN ne sont pas utilisées comme
diaphragme), de par la maîtrise de la précision lors de la préfabrica-
diaphragme pour la transmission des tion, vérifiée tout au long d’une grande expérience, lorsque les TAN
efforts de contreventement sont débordantes de leur support métallique (assurant ainsi un appui
Les efforts de cisaillement peuvent être transmis, par les TAN formant sur la totalité de la largeur du support) et que la portée des TAN est
diaphragme, à l’élément béton porteur qui les transmet à son tour à la inférieure à 3,50 m, la largeur du support métallique de la TAN, encas-
charpente. Cette charpente est contreventée de façon traditionnelle tré dans la poutre béton, peut être réduite à 40 mm.
(portiques, palées de stabilité, croix de Saint André, murs de contre- Le support métallique d’épaisseur nominale de 3 mm, est ancré dans
ventement, poteaux autostables…). les poutres en béton par des pointes de 140 x 4 x 4, en acier mi-dur
La participation de la toiture en TAN comme diaphragme pour la de capacité à l’arrachement supérieure à 500 DaN (validé par essais).
transmission des efforts de contreventement, peut être prise en
compte sous réserve de respecter les dispositions suivantes : 4.4 Dispositions complémentaires pour les
 En l'état actuel des connaissances, les TAN perforés sont exclus de pentes dans les noues de toiture
toute participation structurale au contreventement. Il convient de Les dispositions des pentes de noues de toiture, définies par la norme
distinguer les perforations (issues de la fabrication), des réserva- NF DTU 43.3, sont applicables aux charpentes de toitures (procédé
tions ponctuelles (ménagées spécifiquement pour passage de tuyaux INTERTEC). Cependant, certaines configurations de la structure de
ou autres) pour lesquelles la méthode de calcul, développée dans toiture Intertec nécessitent des dispositions complémentaires, non
l'Annexe ci-dessous, est applicable, spécifiquement décrites dans cette norme.
 La prise en compte de la TAN pour le report des charges horizon- Des schémas en fin de document montrent ces configurations, vis à vis
tales n’est envisagée que pour des locaux à faible ou moyenne hy- des noues et de l'implantation des dispositifs d'évacuation d'eaux
grométrie, à l'exclusion des milieux à ambiance agressive au sens pluviales.
du NF DTU 43.3,
En complément à ces configurations, les dispositions constructives du
 Les ponts roulants utilisés dans les bâtiments comportant une TAN NF DTU 43.3 (chevêtres sous les EEP, surface collectée par EEP infé-
structurale sont limités aux engins des Groupes Ill et IV, au sens de rieure à 700 m², diamètre des EEP, crapaudines, garde-grèves,...)
la NF EN 1993-6, sont applicables.
 L'épaisseur prise en compte dans les calculs est affectée d'un coeffi- De façon générale, les pentes indiquées sont les pentes théoriques sur
cient minorateur de 0,9 afin d'envelopper la tolérance basse autori- plan. Il est rappelé que conformément à l‘annexe C de la norme NF
sée par la norme NF P 34-301. En particulier, les justifications DTU 43.3, les noues de pente < ou = à 2 % peuvent présenter en
suivantes venant en sus des justifications habituelles des éléments, service des flashes et retenues d’eau.
sont à effectuer, notamment pour le cas du vent agissant dans la
Les configurations envisagées ont été classées selon les cas suivants :
direction des supports de TAN (perpendiculairement aux nervures de
la TAN) : 4.41 Cas A :
- Aux E.L.S., la vérification consiste à s'assurer sous vent ELS que  Panne en T (longueur maxi 15 m),
le déplacement maximal en tête des poteaux de structure n'ex-
cède pas 1/200 de la hauteur sous acrotère. Cette vérification est  TAN parallèles à la noue,
menée conformément à la méthode décrite par l'Annexe 1 de la  TAN , portée inf à 3,50 m,
partie Avis, en prenant en compte la déformabilité de la TAN de
 Pente de noue ≥ à 1% et pente versant ≥ à 5%.
base de la toiture calculée selon les Recommandations de la CECM
Les dispositions adoptées, en complément de la NF DTU 43.3, sont les
- Aux E.L.U. (fondamental et accidentel), la vérification consiste à
suivantes :
vérifier que l'effort tranchant dans le plan de la TAN n'excède pas
l'effort tranchant résistant ultime que peut reprendre la TAN. Cet  Pas de limitations de longueur de noue, du fait d'une justification
effort tranchant résistant ultime est déduit des essais effectués spécifique de l'ossature sous accumulation d'eau,
sur des TAN élémentaires de 3.33 rn x 6.00 rn et correspond à  Conformité au DTU 43.3 pour les surfaces collectées (annexe E, §
l'effort au-delà duquel, après déchargement, la déformation rési- E.2.2.1) et pour les EEP (annexe E, § E.[Link]) soit EEP doublées
duelle atteint au plus 20 % de la déformation totale (Redresse- (sections majorées) situées près des poteaux en point bas de noue,
ment de la TAN de 80%), sans qu'il ait été observé de zone de
 Vérification de l'ossature sous accumulation d'eau (annexe D).
ruine ou d'instabilité. Compte tenu des essais effectués à ce jour
pour différents types de TAN, cet effort est pris égal à 333
4.42 Cas B :
daN/ml. Le processus de vérification, avec prise en compte des
effets de second ordre et des trémies éventuelles dans la TAN, est  Panne en I (longueur maxi 25 m),
développé en Annexe 1 de la partie Avis.  TAN perpendiculaires à la noue,
- Dans les deux vérifications ci-dessus, on peut tenir compte de la  TAN, portée sup. à 3,50 m,
contribution des poteaux de façade encastrés en pied à la reprise
 Pente de noue nulle.
d'une partie de la charge horizontale, en respectant les compatibi-
lités de déformations. Ce cas est traité conformément à la NF DTU 43.3. Les dispositions
importantes à adopter sont les suivantes :
 Les éléments et matériaux constituant la toiture sont conformes aux
prescriptions de la norme NF DTU 43.3, à savoir :  Conformité au DTU 43.3 pour les surfaces collectées (annexe E, §
E.2.2.1) et pour les EEP (annexe E, § E.[Link]) soit:
- les TAN devront respecter les prescriptions de la norme NF DTU
43.3. Ces caractéristiques devront être garanties par le fabricant  Si une seule travée : 2 EEP (sections majorées) situées près de
au moyen d'une attestation qui devra être présentée par le tenant chaque appui des éléments supports de noue,
de système à la demande éventuelle des divers intervenants,  Si 2 travées et plus : 1 EEP (section normale) située près de chaque
- fixations rigides par vis ETANCO de 6,3 x 22 avec collerette incor- appui des éléments supports de noue,
porée, fixés à chaque fond d’onde,  Vérification de l'ossature sous accumulation d'eau (annexe D).
- coutures entre TAN par vis ETANCO de 4,2 x 17 espacées tous les
50 cm. 4.43 Cas C :
 Afin d’informer les acteurs de la construction et les utilisateurs du  Panne en I (longueur maxi 32 m),
bâtiment, un nota indique sur la vue en plan de la toiture, le carac-  TAN , parallèles à la noue,
tère structural des TAN ,
 TAN , portée sup. à 3,50 m.
 Une ou plusieurs pancartes bien visibles mentionnant le caractère
structurel des TAN , sont disposées en permanence dans l'ouvrage. 4.431 Cas C1 : 0,5% < Pente de noue < 1,5%
Ces pancartes mentionnent que la toiture présente un risque pou-
Les dispositions adoptées en complément de la NF DTU 43.3 sont les
vant entraîner un effondrement de la structure si un percement,
suivantes :
démontage partiel, ouverture quelconque, etc..., était entrepris sans
précautions particulières,  EEP doublées (sections majorées) situées près des appuis des TAN
en point bas de noue, Chaque EEP doublées reprend toute l’eau col-
 Lorsque des modifications sont prévues, conduisant à des modifica-
lectée dans la noue depuis le point haut de celle-ci.
tions dans le TAN structural, la structure doit être recalculée par un
BET Structures.  EEP complémentaires en milieu de chaque travée de noue, dimen-
sionnées en section normale pour reprendre l'eau de l'ensemble de
Dans cette utilisation des TAN structurales, la stabilité au feu ne peut
la surface collectée par la noue depuis le point haut de celle-ci et
être estimée que dans le cas où les poteaux prenant appui sur les TAN
l'EEP complémentaire elle-même,
sont conçus et réalisés avec un encastrement en pied. Si cette condi-
tion est respectée, la stabilité au feu est vérifiée avec l'hypothèse que  1 chevêtre pour chaque EEP,
la TAN n'assure plus sa fonction. Dans le cas où ces poteaux sont  Longueur de noue limitée à 15 m.
articulés en pied, aucune stabilité au feu ne peut être indiquée.

3+5/14-804 Annulé 7
4.432 Cas C2 : Pente de noue ≥ 1,5% L’enrobage éventuel des appareils de liaison est réalisé avec du béton
de consistance S2 ou S3 dont la granulométrie maximale est de
Ce cas est traité conformément au NF DTU 43.3, avec comme déroga-
20mm.
tion possible le sens de pose des TAN qui sont parallèles à la noue.

7. Assistance technique, durabilité et


5. Fabrication des éléments entretien
Les unités de fabrication sont certifiées ISO 9001-V2008 « Manage- Par rapport à une structure traditionnelle en béton précontraint, la
ment par la qualité ». seule particularité est la présence d'organes d'assemblages métalliques
pouvant rester apparents. Il convient d'entretenir leur protection en
5.1 Fabrication fonction de l'agressivité de l'ambiance, de la même manière que pour
une construction métallique.
La préfabrication est réalisée dans des usines maîtrisées par le tenant
des procédés, spécialement équipées pour la production des éléments Les assemblages des éléments entre eux s'effectuent par des mé-
en béton armé et précontraint (centrales à béton, moules métalliques, thodes (soudage, bétonnage, boulonnage) et au moyen de maté-
bâtis reprenant les efforts de précontrainte, traitements thermiques, riaux qui, même pour ceux qui sont d'usage peu fréquent dans
vibrations externes…) les procédés de gros œuvre (mortier de résine, mortier sans re-
trait), leurs assurent une durabilité convenable.
Les équipements spécifiques (moules, coffrages…) d’une grande préci-
sion permettent de garantir la dimension des produits coulés et la La durabilité des ouvrages de structure est celle d'ouvrages tradition-
tenue des inserts. nels en béton armé ou précontraint.
La quasi-totalité de la fabrication (armatures, coulages, finitions…) est Dans ces conditions, la durabilité d'ensemble des bâtiments est équi-
faite dans des ateliers couverts. valente à celle de gros œuvres traditionnels en béton, moyennant
l'exécution des travaux normaux d'entretien des bâtiments en béton.
Le béton est mis en œuvre avec une plasticité adaptée. Sa prise est
assistée, si nécessaire, par un cycle de traitement thermique. Dans le cas particulier des bâtiments situés dans les milieux agressifs
(bord de mer) et dont la conception est telle que des liaisons métal-
Les soudeurs sont qualifiés pour les soudures exécutées sur le
liques soient situées à l'extérieur (exemple : rez-de-chaussée ouvert
chantier et en atelier.
constituant un passage), ces dernières doivent recevoir une protection
Les soudures sont exécutées selon les recommandations des produc- (peintures…) qu'il convient d'entretenir de la même façon que pour
teurs d’armatures et de tiges filetées et les réglementations en vi- une construction métallique.
gueur. Elles reçoivent une protection contre la corrosion.
Dans le cas où la TAN est structurelle :
5.2 Contrôle de la fabrication et certification  Les pancartes signalétiques mises en place le constructeur doivent
être maintenues en place de façon bien visible dans l’ouvrage,
Les composants en béton armé ou en béton précontraint INTERTEC
font l’objet d’une certification CSTBat, avec apposition du logo et  L’hygrométrie dans les locaux est limitée à faible ou moyenne hy-
numéro de marquage. grométrie, à l'exclusion des milieux à atmosphère agressive,
La fabrication des éléments fait l'objet de contrôles réalisés par le  Lorsque des modifications sont prévues, conduisant à des modifica-
fabricant, conformes aux exigences du référentiel RT02.02/03 de tions dans la TAN structurelle, la structure doit être recalculée par
certification du CSTBat. Le plan de contrôle des produits certifiés un BET Structures.
CSTBat est décrit dans les dossiers d’instruction approuvés par le
CSTB, notamment :
 Les vérifications du matériel de fabrication, B. Résultats expérimentaux
 Les contrôles sur les matériaux utilisés,
 Les contrôles lors de la fabrication, 1. Essais effectués en 1973
 Les contrôles sur les bétons et leurs résistances,
 Les contrôles géométriques des produits.
1.1 Essai d’un angle isolé sollicité à l’aide d’un
tirant
Nota concernant les produits précontraints par boutonnage :
La tension des aciers de précontrainte est vérifiée par la mesure de Aucun couple de serrage n’a été appliqué.
l’effort appliqué (pression des vérins) et par la mesure de leur allon- La rupture s’est produite par écrasement du béton dans le poteau (à la
gement. La longueur de coupe des fils de précontrainte à boutonner hauteur située sous corbeau) pour un moment négatif de 42,5 t.m
est contrôlée pour chaque nouvelle fabrication. dans l’assemblage, valeur supérieure à celle du moment à rupture
Les fils boutonnés n’ayant pas de rentrée de fils à la détension, la calculé pour la limite de rupture des fils (38,4 t.m).
mesure des déformées (flèches, contreflèches) permet de s’assurer de Au moment de la rupture, l’effort de traction dans les appareils de
l’application effective de la précontrainte. liaison (30.8 t) reste inférieur à l’effort moyen de rupture en traction
La protection anticorrosion des boutons des aciers de précontrainte et simple de ces appareils, déterminé par d’autre essais (33.0 t)
des blocs de liaison, est mise en place dès le stockage. L’apparition de la première fissure correspond à un moment négatif
appliqué de 37,1 t.m.
6. Mise en œuvre
1.2 Essai d’un portique soumis à des charges
La mise en œuvre sur site est effectuée par le titulaire de l'Avis, ou verticales descendantes
sous son entière autorité et responsabilité. Le personnel est spéciale-
ment formé. Le portique est encastré en pied. Le moment d’appui dû au couple de
serrage est de 5,5 t.m.
Le phasage de pose est étudié et fourni au chantier.
On constate que l’apparition des premières fissures survient pour une
Les dispositions sont prises pour assurer la stabilité lors des diffé- charge de 6 t par vérin. A cette charge correspond un moment négatif
rentes phases de construction. au raccordement poteau-ferme de 23,4 + 5,5 = 28,9 t.m.
La mise en contact des éléments préfabriqués est réalisée par des La flèche en milieu de portée qui correspond à la charge de fissuration
mortiers adéquats, pour la pose et le calage. est de 71 mm. Les fissures se sont ouvertes dans le poteau, à une
Le montage des éléments préfabriqués et les assemblages coulés en hauteur située au-dessus du corbeau, et dans la poutre en milieu de
place sont réalisés de façon traditionnelle. portée.
Les soudures sont réalisées sur chantier par des soudeurs qualifiés, La rupture s’est produite pour une charge par vérin de 15 tonnes, soit
conformément aux plans du bureau d’études techniques et aux re- pour un moment négatif sur appui de 41,0 + 5,5 = 46,5 t.m et un
commandations des producteurs d’armatures, selon le mode opératoire moment positif en milieu de portée de 38,8 t.m. Le calcul élastique
qualifié par l’institut de soudure (QMOS). Les soudures sont systémati- donne des moments sous charges de service de 25,0 t.m sur appui, et
quement contrôlées et reçoivent une protection contre la corrosion. de 21,8 t.m en milieu de portée.
Le couple de serrage sur les appareils de liaison est appliqué selon un La rupture a eu lieu sur appui par rupture des tiges filetées, simulta-
phasage déterminé par le BET, assurant la distribution des efforts dans nément avec écrasement du béton.
les différents composants de la structure. Il est fait à la clé dynamo- La flèche observée avant la rupture était de 368 mm.
métrique, jusqu’à la valeur mentionné sur les plans pour chaque appa-
reil de liaison. Le serrage est contrôlé par le chef de chantier qui établit 1.3 Essai d’une panne courante en hypothèse
une attestation conservée par l'entreprise.
isostatique
Les moyens de manutention, de levage et d’étaiement sont tradition-
nels. Cet essai montre le comportement en service en cas de défaillance de
liaisons d’appui.

8 Annulé 3+5/14-804
La rupture s’est produite par ouverture d’une fissure importante au
quart de la portée (zone de relevage des aciers de précontrainte) pour 3. Essais réalisés après 1980.
un effort total appliqué de 1600 kgf.
L’effort total qui produirait, au quart de la portée, un moment équiva-
3.1 Essais d’aptitude au boutonnage des fils de
lent à celui produit par les charges de service est de 1440 kgf. précontrainte à grand angle de déviation
Essais réalisés par le Centre d’Essais Aéronautiques de Toulouse (P.V.
2. Essais effectués en 1976 et 1977 601.500/1981) sur des fils  8-C3-NDI, ayant une déviation de 15°.
Pas de rupture à 2x106 cycles.
2.1 Essai de jonction ferme-poteau sous 3.2 Essais de traction statique sur fils de
moment positif, avec pièce d’appui ancrée précontrainte sous divers angles de
par 214 déviation
Une amorce de rupture a eu lieu dans le poteau pour un moment Essais réalisés par le Centre d’Essais Aéronautiques de Toulouse (P.V.
positif de 12,4 t.m, le moment calculé à partir de la résistance admis- 613.800/1981). La charge de rupture minimale obtenue lors des essais
sible dans les barres d’ancrage étant de 4,95 t,m. avec 4 fils  8-C3-NDI ayant des angles de déviation de 5°, 10°, 15° et
20° était de 300 kN.
2.2 Même essai avec pièce d’appui ancrée par
320 3.3 Essais de traction statique sur les appareils
La rupture a eu lieu pour un moment de 27.0 tm. Le coefficient de de liaison
sécurité par rapport au moment admissible calculé était dans ce cas de Essais réalisés par le Centre d’Essais Aéronautiques de Toulouse
1.78. (P.V.533.836/1981). La valeur minimale de rupture obtenue sur 3
essais était de 375 kN.
2.3 Essai de jonction de deux pannes sous
moment positif 3.4 Essais de traction statique sur trois
ensembles goujons-bague d’ancrage-
Le moment positif à l’about des pannes a été réalisé par
abaissement du corbeau d’appui sous la force appliquée F. La poteau
rupture a eu lieu pour un moment total de 2.5 tm. Essais réalisés par le Centre d’Essais Aéronautiques de Toulouse
(P.V.533.837/1981). Sur 3 essais, la valeur minimale de rupture était
2.4 Essai d’aptitude au boutonnage des fils de de 384 kN.
précontrainte
3.5 Essais de traction statique sur quatre
Essais réalisés par le Centre d’Études Techniques de l’Équipement de
ancrages HA 20
Bordeaux (PV du 10/01/1977)
Essais réalisés par le Centre d'Essais Aéronautique de Toulouse (PV
Les résultats obtenus lors des essais de fatigue sur des éprouvettes
M2-643200 de février 1982).
ayant 8 mm de diamètre, 1.0 m de longueur, et un bouton forgé à
froid à une extrémité, sont les suivants: Les quatre éprouvettes soumises à l'essai ont péri soit par rupture en
traction de la tige filetée, soit par cisaillement des filets de la tige, sous
 sur fils 8-11-TBR-L-CG (2 essais) : pas de rupture à 2.012 x106
des efforts de 466 kN, soit 468 kN et 471 kN.
cycles et 2.206x106 cycles,
 sur fils 8-III-TBR-NDI (2 essais) : pas de rupture à 2.06 x106 3.6 Essais de fatigue et de traction et
cycles et 2.3x106 cycles, compression statique sur des tiges
 sur fils 8-C3-NDI (2 essais) : pas de rupture à 2.123 x106 cycles d’ancrage
et 2.562x106 cycles,
Essais réalisés par le Centre d’Essais Aéronautiques de Toulouse
Les essais ci-dessus étant réalisés avec des blocs d’ancrage en acier (P.V.419.000/1983).
doux, un essai complémentaire a été effectué avec un bloc d’ancrage
en acier mi-dur. L’essai de fatigue a montré qu’il n’y avait pas de rupture avant 2x106
cycles.
La rupture s’est produite à la base du bouton après 4.24x106
Pour les trois essais de traction statique, la charge minimale de rup-
2.5 Essais de fatigue et de traction statique sur ture était de 566.4 kN. Lors de l’essai de compression, la rupture s’est
produite pour 302.4 kN.
éprouvettes en fils de précontrainte à
grand angle de déviation 3.7 Essais de comportement d’une TAN de
Essais réalisés par le Centre d'Essais Aéronautique de Toulouse (PV toiture (6.00m x 3.33m) sous l’effet d’une
Mg-490.900 d'Avril1979). charge horizontale
Une éprouvette présentant une déviation des fils de 16° a été soumise Essai réalisé à l’entreprise GA s.a. sous contrôle SOCOTEC (compte-
à des cycles de traction ondulée. rendu SOCOTEC de Toulouse du 20 janvier 1984).
Aucune rupture n'est intervenue pour un nombre de cycles supérieurs,
à 2 x 106. Trois autres éprouvettes, avec la même déviation des fils, 3.8 Essais sur la transmission des charges par
soumises à un essai mécanique de traction statique, ont abouti à des la TAN de toiture
charges de rupture supérieures à 16 000 da.N, donc supérieures aux
valeurs garanties pour le type d'acier utilisé. Justification du remplacement du NERVOBAC 44 par des TAN simi-
laires. Essais et étude théorique GA s.a. à Toulouse, 1991 (en pré-
2.6 Essais de fatigue de traction statique sur sence d’un représentant de SOCOTEC Toulouse).
fils de précontrainte déviés par des guide- 3.9 Essais de comportement des pièces J30M01
fils sous sollicitations parallèles à la façade
Essais réalisés par le Centre d'Essais Aéronautique de Toulouse (PV Essais GA s.a. à Toulouse, 1991 (en présence d’un représentant de
475800/11 de mars 1979). SOCOTEC Toulouse).
Sur huit éprouvettes comportant chacune 2 x 5 diamètre 8, trois ont
été soumises à des cycles de traction ondulée et cinq à des essais de 3.10 Essais de comportement des soudures
traction statique. L'angle de déviation des fils de 7,8° et 16,8°. Les panne-poteau sous un effort de traction
essais de fatigue ont montré que, malgré l'angle de 16,8°, les trois
éprouvettes ont supporté 2 x 106 cycles sans rupture. Essais réalisés par GA s.a à Toulouse, 1992 (en présence d’un repré-
sentant de SOCOTEC Toulouse).
Les résultats des essais statiques étaient également satisfaisants et
très peu dispersés, en fonction de l'angle de déviation. 3.11 Essais comparatifs de comportement entre
TAN pleine et TAN perforée sous l’effet
d’une charge horizontale
Essais réalisés par l’entreprise GA s.a. sur une TAN de 6.00m x 3.33m,
juin 1995 (en présence d’un représentant de SOCOTEC Toulouse).

3.12 Couple de serrage


Détermination de la correspondance du couple appliqué sur la clé
dynamométrique avec l’effort de traction transmis par les appareils de

3+5/14-804 Annulé 9
liaison, juin 1995 (en présence d’un représentant de SOCOTEC Tou-
louse).

3.13 Transmission des efforts par la TAN de


toiture
Comportement de TAN pleines et perforées de 6,00 x 3,33 m, sous
l’effet d’efforts alternés, à 75 et 100 % de l’effort tranchant résistant
ultime, décembre 1996 (en présence d’un représentant de SOCOTEC
Toulouse et, partiellement, d’un représentant du CSTB, dans le cadre
de la révision de l’Avis Technique).

3.14 Essais mécaniques sur les appareils de


liaison et fils boutonnés
Essais réalisés par le Centre d'Essais Aéronautiques de Toulouse
(P.V : S-96/684400) en octobre 1996.
Ils ont vérifié les forces limites élastiques et à rupture en traction des
appareils actuellement utilisés K1 et K3bis, soit respectivement 420
MPA et 530 MPa, ainsi que les forces limites en compression du K1
avec contre écrou soit respectivement 250KN et 290 KN.
Les essais de fatigue sur des montages avec des fils boutonnés et
déviation et sur des montages avec appareil de liaison n’ont fait appa-
raître aucune rupture ni dommage à 2 x 106 cycles.

4. Essais réalisés après 2000.


4.1 Chargement du becquet d’appui d’une
panne isostatique de 420H sous charge
verticale et horizontale
L’essai a consisté à appliquer sur un becquet d’extrémité de panne
isostatique une charge verticale par paliers successifs jusqu’à la ruine,
simultanément à un effort de traction horizontal constant (correspon-
dant aux sollicitations dues aux actions maximales du vent).

4.2 Essai de flexion d'une panne droite


isostatique 420 Ht sous charges réparties
descendantes
L'essai a consisté à appliquer, sur une panne isostatique de 420 mm
de hauteur et de 12,50 m de portée, une charge verticale croissante
par paliers successifs jusqu'à la ruine.

4.3 Essais mécaniques sur les appareils de


liaison
Essais réalisés par le Centre d'Essais Aéronautiques de Toulouse
([Link]-08/8325000/F1/A) en décembre 2008. Ils ont confirmé les
forces limites élastiques et à rupture en traction des appareils K1 et
K3bis, soit respectivement 420 MPa et 530 MPa , ainsi que les forces
limites en compression du K1 avec contre-écrou soit respectivement
250 kN et 290 kN.
Les essais de fatigue sur des montages avec des fils boulonnés et
déviateurs et sur des montages avec appareil de liaison n’ont fait
apparaître aucune rupture ni dommage à 2x106 cycles.

C Références
Jusqu’à ce jour, 3.900.000 m² ont été réalisés avec ce procédé pour
des bâtiments de destinations diverses.

10 Annulé 3+5/14-804
ANNEXE 1 : Valeurs d’utilisation des TAN en tant que
diaphragme
La présente annexe fait partie de l’Avis Technique : le respect des valeurs indiquées est une condition impérative de la validité de l’Avis Tech-
nique.

A. Vérification sous charges de service


Calcul de la toiture en TAN pour assurer la stabilité d'ensemble de l'ossature sous l'effet du vent agissant parallèlement aux portiques. (Ces for-
mules ne prennent pas en compte l'effet d'encastrement en pied des poteaux).
Les formules ci-dessous ont été établies en référence à une TAN de toiture de 6.66m par 12m.

a.1 Diaphragme sans ouvertures


Le déplacement en tête des poteaux de structure doit être limité par la relation ci-dessous :

H
n . V se rv . K 1 
200 (1)
où :
 n + 1
K 1 = K serv. + S
2t (en mm/daN)
représente la déformabilité totale de la toiture et des structures de stabilité transversales,
avec :
Vserv. : charge horizontale due au vent ELS appliquée à une bande de toiture de 6,66 m de largeur (en daN).
Kserv. : (en mm/daN), représente la déformabilité du TAN de toiture de 6,66 x 12,00 m sous ventELS, calculée selon les Recommandations
C.E.C.M.
n : nombre tel que (2 n + 1).6,66 soit égal à la longueur du bloc (distance entre structures transversales de stabilité).
t : dimension du bâtiment, parallèle aux portiques, exprimée en mètres, divisée par 12.
S : déformabilité des structures transversales de stabilité
H : hauteur sous acrotère du bâtiment (en mm).

a.2 Diaphragme avec ouvertures


Dans le cas où la toiture comporte des ouvertures, le coefficient K1 de la relation (1) ci-dessus prend la valeur suivante :

K serv.
 C 1 + 2C 2 + 3C 3 + ... + nC n   S
K1= n. t
où C1, C2, C3,..., Cn sont des coefficients majorateurs de la déformabilité des bandes de toiture de 6,66 m de largeur comportant des trémies ; si
on note par xi la dimension, parallèle aux portiques, de la trémie « i », majorée de la largeur d'une onde de TAN, par rapport à la dimension totale
de la toiture, dans la même direction il résulte pour les coefficients Ci la valeur suivante:

1
Ci =
1 - xi

B. Vérification sous charges ultimes


b.1 Diaphragme sans ouvertures
L'effort tranchant unitaire dans la TAN doit satisfaire à la relation ci-dessous :

n.V ult. 1 333


 
t.L  m.K 2  a
1  
 H  (2)
où le facteur :
1
 m .K 2 
1  
 H 
représente l'accroissement de l'effort tranchant dû à l'effet du second ordre, et
n  n + 1
K 2 = K ult.  n.S
2t représente la déformabilité totale sous vent ELU (toiture + structures transversales de stabilité).
Avec, en plus des notations indiquées au paragraphe ci-dessus :
Kult. : (en mm/daN), représente la déformabilité de la TAN de toiture de 6,66 x 12,00 à l’ELU.
Vult. : charge horizontale de vent à l’ELU. appliquée à une bande de toiture de 6,66 m de largeur (en daN).
L : portée des pannes (en mètre).
a : coefficient qui tient compte de la répartition des contraintes de cisaillement dans la bande de rive de la toiture (adjacente au
pignon) ; sa valeur dépend du nombre, de la position et des raideurs des structures de stabilité et doit être justifiée par le calcul dans
chaque cas particulier.
a=1 si contreventement par portique ; 1.08 pour une palée de stabilité par croix de St André
m : poids propre + charge de neige d'une bande de toiture de 6,66 m de largeur sur la dimension du bâtiment mesurée dans le sens des
portiques (en daN).

3+5/14-804 Annulé 11
b.2 Diaphragme avec ouvertures
Dans le cas d'existence de trémies dans la toiture l'expression du coefficient K2 contenu dans la relation (2) devient :

K u lt.
K2 =  C 1 + 2 C 2 + 3 C 3 + . . .+ n C n   n . S
t
Les coefficients Ci étant définis au paragraphe a.2. ci-dessus.
Nota important :
Les valeurs de Kserv, Kult et de l'effort tranchant unitaire à utiliser dans les vérifications ci-dessus, sont valables uniquement dans le cas d'utili-
sation de TAN testées ayant une épaisseur nominale minimale de 0,75 mm, fixées sur les pannes par une vis autoforeuse du type ETANCO de 6,3
x 22 avec plaquette 30 x 15 x 1,5 à chaque fond d'onde et comportant des coutures entre TAN adjacentes réalisée par des vis ETANCO 4.2 x 17
situées tous les 50 cm. Le système vis 6,3 x 22 avec plaquette 30 x 15 x 1,5 peut être remplacé par des vis avec rondelle incorporée.
Toutefois, sans faire d’essais complémentaires, il est possible d'utiliser un autre type de TAN ayant la même épaisseur avec les mêmes fixations, à
condition de montrer que :
 son effort tranchant résistant ultime Fult calculé suivant les recommandations de la CECM est supérieur à 333 daN/ml (valeur obtenue par
essai)
 sa déformabilité Kser calculée suivant les recommandations de la CECM est inférieure à 10.7 x 10-3 mm/daN (valeur calculée suivant les re-
commandations de la CECM pour la TAN testée la plus souple)
Ces conditions respectées, les valeurs limites admissibles sont :
Kser = valeur obtenue par le calcul CECM pour la TAN considérée
Kult = valeur obtenue par le calcul CECM pour la TAN considérée
Fult = 333 daN/m
Il est rappelé que les caractéristiques mécaniques des TAN utilisées doivent être conformes à celles préconisées par les Recommandations
C.E.C.M.
Les justifications sont faites sur la résistance pour l’ELU et sur les déformations à l’ELS.

Déformabilité selon le sens de portée de la TAN :

On a : K(b,a) = (b/a)². K(a,b)


K(a,b) = a/b . K(1,1)

Tableau récapitulatif des déformabilités :

Dim TAN (m) 3,33 x 6,00 3,33 x 6,00 6,66 x 12,00 1,00 x 1,00
Essai 1984 Essai 1995 Annexe AT TAN unitaire
K ser : Nervobac 44 4,30 10-3 mm/daN 4,30 10-3 mm/daN 7,74 10-3 mm/daN
Kser : Pr. 3.280.153 10,7 10-3 mm/daN 10,7 10-3 mm/daN 19,3 10-3 mm/daN

12 Annulé 3+5/14-804
ANNEXE 2 : Schémas de principe
Principes de contreventement (vent perpendiculaire aux portiques ferme)

Portiques Panne
Portiques Ferme
Pannes

Pannes de contre‐
ventement

Poteaux T3 de contre‐
ventement
Poteaux T4 de contre‐
ventement Potelets de façade

Portiques fermes et portiques pannes

Portiques Panne Portiques Ferme


Pannes
Croix de contreven‐
tement

Pannes de contre‐
ventement

Poteaux T3 de contre‐
ventement
Poteaux T4 de contre‐
ventement Potelets de façade

Portiques fermes et portiques pannes + croix de contreventement

3+5/14-804 Annulé 13
Portiques Ferme
Pannes

Poutres de rive support


panne

Poteaux T3 de contre‐
ventement
Poteaux autostables
Potelets de façade

Portiques fermes et poteaux autostables

14 Annulé 3+5/14-804
3+5/14-804 Annulé 15
16 Annulé 3+5/14-804
Chaque EEP reprend toute l’eau collectée dans la noue depuis le point haut de cette noue.

3+5/14-804 Annulé 17
18 Annulé 3+5/14-804
Les EEP ne sont pas illustrées sur le schéma.

3+5/14-804 Annulé 19
20 Annulé 3+5/14-804
3+5/14-804 Annulé 21
22 Annulé 3+5/14-804
3+5/14-804 Annulé 23
24 Annulé 3+5/14-804
3+5/14-804 Annulé 25
26 Annulé 3+5/14-804
3+5/14-804 Annulé 27
28 Annulé 3+5/14-804
Béton d’enrobage des appareils de liaison :
-Consistance S2 ou S3
-Granulats de diamètre maximum 20mm

3+5/14-804 Annulé 29

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