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Darling : Vice et Provocation

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ESPARBEC

DARLING S’EXHIBE

Couverture par
KARLA

COLLECTION DARLING, POUPÉE DU VICE

MÉDIA 1000
B.P. 138-16 75763 PARIS CÉDEX 16
CHAPITRE I
« LE COCA DE DARLING… »

Les yeux baissés, rougissante, Darling attira le haut tabouret et entreprit de se hisser dessus.
Lentement, sa robe remonta, sans qu’elle paraisse s’en apercevoir. Quand l’ourlet lui arriva à mi-
cuisses, elle pivota sur ses fesses et sépara ses jambes… laissant le regard du camionneur, qui
l’observait dans le miroir du bar, remonter entre ses genoux.
Quand elle fut bien certaine, à son visage figé, qu’il avait vu la tache sombre de ses poils, elle fit
semblant de perdre momentanément l’équilibre et… pour le rétablir… elle se cambra, en écartant
largement les cuisses. A l’instant où le regard s’enfonçait en elle, elle sentit se décoller les lèvres
humides de son sexe et les poils se hérisser sur les bords de la fente ; ses joues devinrent brûlantes,
elle crut qu’elle allait s’évanouir. Dans sa tête, la « voix » se mit à chuchoter :
« Voilà… Tu as réussi ton coup, sale petite pute! Ce type a vu ton con! Il le regarde! Il peut tout
voir : la fente, les poils, le trou… et que c’est tout baveux! Il n’arrive plus à en détacher les
yeux… Tu es une sale fille, Darling Gombrowsky! »
Son cœur battait à coups redoublés ; entre ses poils la mouille commençait à sourdre… Gardant les
cuisses bien ouvertes, elle se pencha vers le comptoir où Sam venait de poser un verre d’eau glacée.
— Quelle chaleur, soupira-t-elle, c’est fou… Je me sens toute moite…
Le barman approuva d’un maigre sourire ; dans le miroir, elle vit le camionneur enfoncer son coude
dans les côtes de son copain. Les deux types se mirent à chuchoter, hilares.
Elle imagina ce qu’ils pouvaient se dire : « Mais regarde donc, cette fille, là-bas, celle qui est au
bar… La blonde au visage d’ange… elle est nue sous sa robe. Regarde, cette pute-est en train de nous
montrer sa chatte… Une fille si jeune… déjà le vice dans la peau… »
Les doigts tremblants, elle saisit le verre d’eau et le porta à ses lèvres. Elle attendit que les yeux du
second camionneur la trouvent à leur tour dans le miroir et se posent sur la fente velue de son sexe.
Quand ils le firent, elle éprouva à nouveau ce picotement électrique qui lui retirait toute sa volonté.
Elle laissa à l’homme tout le temps de bien voir ce qu’il regardait, puis elle releva les paupières. Un
instant, son regard croisa celui du voyeur. Aussitôt, elle devint cramoisie et elle referma les cuisses ;
puis achevant de tourner sur son tabouret, elle lui tourna le dos.
— Qu’est-ce qui se passe, ma douce chérie, lui demanda Sam. Tu n’arrêtes pas de te tortiller ? Tu
as le trou qui te démange ? C’est l’orage qui t’excite comme ça ? Fais gaffe, si tu continues, ces deux
mecs vont t’enculer à sec… Ce ne sont pas des petits merdeux de collégiens, eux…
Il s’était accoudé en face d’elle. Une de ses maigres mains poilues jouait avec un briquet en or.
L’autre était cachée par le comptoir…
— Je parie que tu t’es arrangée pour leur montrer ton cul en t’asseyant… Ne me dis pas le
contraire, quand tu fais cette tête-là, c’est que tu as fait une connerie. Un de ces jours, tu vas te faire
violer à jouer les allumeuses comme ça… Mais c’est probablement ce que tu cherches, hein, sale
petite gouine ? Jouer à touche pipi avec tes copines du collège ne te suffit plus… Tu deviens grande
maintenant, tu as envie de goûter à la bite…
Les lèvres de Darling se pincèrent ; un éclair de rage étincela dans ses yeux bleus.
— Si vous n’arrêtez pas de dire vos conneries, je m’en vais immédiatement. Et je ne remets plus
les pieds dans votre bar pourri…
Le barman gloussa.
— Tu dis ça chaque fois, et tu reviens toujours. Veux-tu que je te dise ma douce chérie ? Tu as beau
prendre tes airs effarouchés, tu ne me la fais pas. Je les connais, les filles dans ton genre. Salopes et
compagnie… Tu peux raconter des histoires, ça te plaît que je te parle comme ça, ça t’émoustille!
Il se tut un instant puis reprit, en chuchotant, d’une voix _ crapuleuse qui donna la chair de poule à
Darling :
« Tu sais ce que j’aimerais faire en ce moment chérie ? J’aimerais te sucer le bonbon à t’en faire
mourir. En même temps, je t’enfoncerai un pouce dans le cul. Tu adorerais ça : ma langue dans ton
con et mon pouce dans ton cul… »
*
**
Est-ce qu’elle adorerait ça ? Sans doute… N’est-ce pas le genre de truc qu’elle imaginait quand
elle se tripotait dans sa chambre ? Comme quelques instants plus tôt quand, vautrée dans son vieux
fauteuil, près de la fenêtre, elle avait joué à s’enfoncer dans le cul cette bougie tiède qui ramollissait,
devenait presque vivante, en écoutant approcher l’orage…
Mais elle avait eu beau se masturber, elle était trop énervée, par ce temps lourd, elle n’était pas
arrivée à se faire jouir… Malgré les photos dégueulasses du journal de cul qu’elle avait fauché à une
copine, malgré les images sales et les mots grossiers qui emplissaient sa tête… Alors, quand elle
avait vu, de l’autre côté de la rue, le camion s’arrêter devant le bar et les deux hommes en descendre,
d’un seul coup, elle avait pensé :
— Et si j’allais me montrer à eux ?
Il lui venait souvent ce genre d’idées quand elle était excitée. Elle se voyait, entrant dans un lieu
public, et, avant de s’asseoir, écartant largement les cuisses pour montrer son con aux hommes qui se
trouvaient là. Ensuite, bien sûr, elle les refermait hypocritement, comme si elle ne l’avait pas fait
exprès.
Elle imaginait les types, avec l’image de sa fente rose imprimée dans la tête… Il lui suffisait alors
d’effleurer son clitoris pour jouir immédiatement. Sauf que tout à l’heure, ça n’avait pas marché…
Elle avait eu beau se le pincer, rien n’était venu. Elle n’arrivait qu’à s’énerver davantage… Sans
réfléchir, elle avait enfilé sa robe de coton directement sur la peau, glissé ses pieds dans ses
escarpins noirs aux talons effilés qui lui donnaient l’allure d’une pute et traversé le jardin où le vent
qui apportait la pluie soulevait des tourbillons de poussière rouge.
De l’autre côté de la grille, l’énorme camion luisait d’un éclat sombre, baignant dans la lueur livide
des néons. Les premières gouttes de pluie s’écrasaient sur le trottoir, soulevant un âcre parfum.
L’orage avait éclaté à l’instant où elle poussait la porte du bar.
— Ce n’est pas trop tôt, avait grogné une voix, du côté des flippers. On va pouvoir respirer un
peu…
Elle s’était arrêtée sur le seuil. La frappant dans le dos, la lumière blanche de l’éclair avait
traversé la mince cotonnade. Les contours de son corps s’imprimèrent sur la rétine des trois hommes,
leur révélant qu’elle était nue sous sa robe…
Un des camionneurs siffla entre ses dents. Derrière le bar, Sam sentit sa bite grossir. Il reposa le
verre qu’il était en train d’essuyer et déboutonna sa braguette. Son ingrat visage grêlé impassible
derrière ses lunettes noires, il extirpa son sexe et ses couilles, à l’abri du comptoir. Puis il laissa
retomber son tablier devant lui et prit un autre verre dans le bac de zinc.
A ce moment, la pluie s’était mise à tomber à grand fracas et le ciel s’était empli de ténèbres. Dans
l’obscurité qui avait envahi la salle, l’adolescente discernait à peine les taches pâles des trois
visages. En voyant que l’une d’elle se déplaçait elle comprit que Sam allait allumer les néons et
replia un bras devant ses yeux pour les protéger. Quand les appliques s’allumèrent en crachotant, elle
cligna longuement des paupières, éblouie par leur éclat trop cru. Aveuglée, elle sentait peser sur elle
les regards des trois hommes. La mollesse familière s’empara de son corps. Oppressée, elle émit un
petit rire tremblé et laissa retomber son bras. Dans son dos, la porte se rabattit ; le vacarme de
l’averse s’atténuant, elle put entendre la musique du jukebox. La voix se remit à parler, dans sa tête.
« Ils te regardent tous… Ils savent… ça se voit sur ton visage, tu ne peux pas le cacher… Peut-
être même qu’ils peuvent sentir ton odeur… peut-être qu’on leur a parlée de toi… »
Elle s’avança dans la tiédeur du bar en se dandinant d’un air emprunté. Elle marchait à pas raides
sur ses talons trop hauts, et baissait les paupières pour ne pas rencontrer leurs regards. Elle n’avait
pas besoin de les voir pour savoir qu’ils la dévoraient des yeux, pour deviner ce qu’ils pensaient
d’elle.
« Tout ce qui les intéresse, c’est tes nichons et ton cul… tes gros nichons et ton gros cul de
pute… une sale petite vicieuse, voilà ce que tu es… et ils le sentent… comme les chiens, dans la
rue, quand passe une femelle… ils vont tous la flairer, entre les fesses… toi, c’est pareil… »
Elle marqua une pause au milieu de la salle pour bien leur laisser le temps de la reluquer. Son cœur
tapait très fort et ses genoux tremblaient.
De la salle de billard, tout au fond, parvenaient les chocs clairs des billes et les voix des joueurs.
Darling fit mine d’hésiter entre le flipper et le jukebox.. Comme sans y penser, elle se gratta la raie
des fesses. Les trois types retinrent leur souffle. « Est-ce que je vais le faire ? se demanda Darling.
Est-ce que je vais oser… » Elle était là, devant eux, sans force, vidée de toute sa volonté, et chacun
pouvait voir par transparence sous la cotonnade rose qui les moulait, ses gros seins en forme d’obus
aux larges aréoles, aux pointes raides…
« Salope, disait la voix dans sa tête, tu n’es qu’une salope… une sale petite pute… les autres
filles ont bien raison de te mépriser… »
Ces pensées l’emplissaient d’un bonheur infâme. Derrière le comptoir, les yeux de Sam
s’aiguisèrent. La petite garce n’était pas comme d’habitude, ce soir… Elle mijotait quelque chose.
Ses joues étaient roses et elle avait cet air traqué qu’elle prenait souvent quand il lui murmurait des
invites obscènes. Excité, le serveur laissa sa main descendre et il tira doucement sur la peau de sa
verge pour dégager le gland. Il bandait maintenant comme un âne. « Pourquoi est-elle si rouge ? se
demanda-t-il en se caressant le gland. Qu’est-ce qui se passe dans cette petite tête stupide ? »
Ce qui se passait, c’est que Darling venait soudain de s’aviser qu’elle était partie de chez elle sans
argent. Oh, cela n’avait rien de nouveau! Elle était si étourdie. Mais, horreur! Voilà qu’au lieu de
penser comme d’habitude : « Je lui demanderai de me faire crédit », Darling avait entendu la voix lui
dire « Si tu n’as pas d’argent, tu n’as qu’à le laisser te toucher un peu. »
Elle en était restée interdite. C’était la première fois en effet que la voix lui donnait un conseil aussi
cynique. « Si tu laissais ce sale type te tripoter le con, tu pourrais avoir sans payer tous les cocas
et toutes les glaces que tu voudrais… » A cette pensée, les bouts de ses seins se mirent à durcir et
quelque chose bougea à l’intérieur de sa fente, se déplia, doucement… Quand cela lui arrivait, elle
avait l’impression que son con était une fleur en train d’éclore, ça se dépliait, ça remuait, ça suintait
un peu ; c’était dégoûtant, mais si doux, en même temps…
« Si tu étais une salope, poursuivit la voix, il te suffirait de le branler un peu et tu en ferais ce
que tu voudrais. Peut-être même qu’il te paierait très cher pour te la mettre dans le trou… »
Est-ce à cause de l’orage que lui venaient de telles pensées ? Jamais encore elle ne s’était sentie si
excitée en venant chez Sam. Toute rouge, elle se mit à rire d’un air un peu confus et minauda : « Oh
Sam… figurez-vous! Quelle tête de linotte je suis! J’ai encore oublié mon porte-monnaie… vraiment,
je suis confuse! Cela devient une habitude! »
« Minaude, minaude, lui répondit le sourire sardonique de Sam. Un jour, je te planterai ma bite
dans le cul, on verra si tu minaudes toujours… »
— Ce n’est pas grave, ma poulette, qu’est-ce que je te sers… Une grosse montagne de vanille
fraise avec de la Chantilly ?
— Oh, vous n’y pensez pas, je suis déjà énorme… Je veux juste prendre un coca… un coca sans
sucre… est-ce que vous accepterez de me faire crédit jusqu’à demain ?
— Mais bien sûr, ma petite chérie… tout est à toi, ici…
— C’est ce fichu temps qui me mets les nerfs à fleur de peau, expliqua coquettement Darling en se
dirigeant enfin vers le comptoir.
Derrière son rempart, le serveur semblait la guetter. Il portait ses lunettes noires. Il les portait nuit
et jour, pour se donner un genre, comme les junkies dans les feuilletons de la télé. Et c’est à ce
moment, alors qu’elle marchait vers lui, qu’en cherchant un tabouret des yeux, elle avait décidé de se
montrer aux deux camionneurs. Elle n’avait pas réfléchi.
« Maintenant, lui avait dit la voix. Tu vas le faire maintenant. Il faut que tu le fasses… »
Et voilà. Elle l’avait fait. Cela ne s’était pas passé seulement dans sa tête, elle l’avait fait pour de
bon. Elle s’était montrée à des inconnus. Elle leur avait montré son con. Et pas qu’un instant : un long
moment. Elle les avait laissé regarder sa fente ouverte, bien à loisir. Peut-être même avaient-ils pu
voir qu’elle mouillait. Elle avait tellement mouillé qu’elle sentait ses fesses nues coller au skaï du
tabouret.
Et maintenant, elle leur tournait le dos et Sam était en face d’elle en train de lui chuchoter ses
saloperies.
— A propos de coca, ma chérie, est-ce que tu as déjà pensé à t’en enfiler une bouteille dans le
con ? Juste le goulot, pour commencer… ensuite, tu forces doucement… tu as dû remarquer la forme
du goulot, ça ne te donne pas des idées ? Moi, je le fais souvent à mes copines, c’est marrant… Tu
mets de l’eau chaude dans la bouteille, pour qu’elle soit brûlante, c’est meilleur… et de la vaseline,
bien sûr, beaucoup de vaseline… pour ne pas faire bobo à ta petite chatte de pute… si tu veux, je
t’apprendrai à bien la mettre… j’en connais, des trucs…
Rose et moite, Darling suçotait la paille de son coca.
Elle serrait les cuisses, sous sa robe. C’était comme un sortilège. Les mots de Sam entraient dans sa
tête avec leur cortège d’images précises.
Il s’excitait, la voix tremblante, devenant de plus en plus ordurier et, elle pouvait se voir, la nuit,
très tard, dans la cuisine de son grand-père, pendant que tout le monde dormait, à cheval au-dessus
d’une cuvette, en train de s’enfoncer une bouteille de coca dans le derrière. Devant, elle n’avait pas
osé… Quand elle l’avait fait, elle n’avait éprouvé aucun plaisir, juste une gêne bizarre, une étrange
oppression. Mais maintenant, quand Sam lui en parlait, elle se sentait devenir toute moite, et la
mouille perlait entre ses poils…
— Je sais très bien branler les petites garces dans ton genre… je les fais miauler comme des
chattes en chaleur… pourquoi ne veux-tu pas qu’on essaye ? Rien qu’une fois, ma chérie… une seule
fois…
Comme chaque fois que son délire l’emportait, les yeux du barman avaient pris une fixité maniaque.
Un pli méchant déformait sa bouche. Fascinée, Darling ne bougeait plus. Deux taches rouges
coloraient ses joues poupines et elle écarquillait ses grands yeux bleus. Soudain, elle s’indigna.
— Moi ? S’offusqua-t-elle. C’est à moi que vous parlez ? Non, mais vous voulez que j’appelle
votre femme, espèce de malade ?
Un tic crispa la joue du barman. Il se rejeta en arrière, ramena son tablier devant sa bite, tourna un
peu la tête par-dessus son épaule. Derrière le comptoir, la porte qui communiquait avec la cuisine
était bien fermée. Rassuré, il se repencha vers Darling…
— Faut pas t’énerver comme ça, ma chérie. Est-ce-que je m’énerve, moi, quand tu viens boire un
coca à l’œil ? Non ? Alors, sois raisonnable… (Il prit une voix mielleuse… une voix horrible…) Et
puis, pourquoi jouer la comédie, nous le savons tous les deux que ça te plaît que je te parle comme
ça… que tu le veuilles ou non, tu es comme moi, ma chérie, une sale vicieuse…
Darling le fusilla du regard.
— Est-ce que vous pouvez me donner un beignet, Sam ? Avec de la confiture ?
Elle avait parlé d’une voix froide et polie, très haut. Cela avait tranché sur leurs chuchotements et
là-bas, un des camionneurs leva la tête. Est-ce qu’il pensait encore à ce qu’elle lui avait montré ?
Sam avait blêmi. « Cette petite salope ne perd rien pour attendre, se dit-il, en arrosant
généreusement le beignet avec du jus d’érable. Elle va me payer tout ça… Elle a beau prendre ses
grands airs, elle en a envie, elle aussi, je le sens… ça la démange trop… Patience, Sam, patience.
Bientôt tu vas lui défoncer le cul, elle rampera à tes pieds… »
— Tiens, ma chérie, dit-il, avec un sourire faux. Aux frais de la maison… régale-toi…
Avec une moue de mépris, Darling fourra une serviette en papier dans le haut de sa robe, entre les
seins ; elle mordit dans la pâte chaude et craquante. Le beignet était fourré avec de la confiture de
groseille. Un peu de cette confiture coula sur la lèvre de Darling. En la voyant passer le bout rose de
sa langue sur sa bouche charnue Sam fut traversé d’un frisson. « La sale petite allumeuse… elle le
fait exprès! » A l’abri du comptoir sa main se crispa autour de sa bite et il tira très fort sur la peau
pour décalotter son gland. Le sperme s’échappa de lui avec violence, frappant le tiroir de la caisse.
La jouissance le traversa comme une longue aiguille.
En le voyant grimacer, Darling, effrayée, comprit ce qu’il venait de faire. La honte lui consuma le
visage. Elle posa son beignet entamé sur l’assiette de carton et descendit du tabouret. En la regardant
fuir, Sam, que les ultimes saccades du plaisir secouaient comme un pantin sentit une joie féroce lui
enfler le cœur.
« Tu peux courir, petite conne. Tu sais que je vais te baiser. Que tu le veuilles ou non, je l’aurai, ton
gros cul! Qu’est-ce que ça va être bon… »
— N’oublie pas que tu me dois un coca, chérie, cria-t-il. Et un beignet… Il faudra venir me
rembourser, hein ? Tu ne voudrais pas que j’aille me plaindre à ton grand-père…
Puis il ajouta quelque chose que Darling ne comprit pas et les deux camionneurs éclatèrent de rire.
Elle claqua la porte du bar derrière elle. Dehors, pour courir plus vite, comme si elle avait peur
d’être poursuivie, elle retira ses souliers. Pieds nus, elle traversa la rue déserte. La pluie avait cessé.
L’asphalte était tiède sous l’humidité. Il régnait à nouveau une chaleur étouffante, ça vous coupait le
souffle.
CHAPITRE II
« CAROLYN FAIT PRENDRE UN BAIN DE SOLEIL À
DARLING… »

Le lendemain, en se rendant au collège, Darling se sentait encore toute honteuse. Que diraient ses
copines, et notamment la snob Carolyn Simmons, si elles apprenaient jamais qu’elle allait
s’encanailler dans le bar de Sam Parson… Elle croyait les entendre. « Quelle honte! Mais c’est une
vraie putain… Elle est pire qu’lsobel Rosemblaum! »(1)
Elle ralentit le pas en franchissant le portail du collège.
Carolyn n’était pas encore arrivée. Mais là-bas, sur leur banc habituel, en face de la rivière, elle
aperçut Martha Mac Manus et Mary Prentiss. Cette dernière la regardait venir avec un sourire en
coin. Darling remarqua qu’elle poussait Martha du coude…
— Ta Carolyn chérie ne viendra pas aujourd’hui, ricana Mary. Elle te fait dire qu’elle est
souffrante, la pauvre choute!
Martha pouffa.
— Oui… et elle aimerait beaucoup que tu passes la distraire cet après-midi, chez elle… elle m’a
bien précisé que vous serez toutes seules, toutes les deux… ses parents ne sont pas là.
Mary s’esclaffa comme si Martha venait de dire quelque chose de particulièrement spirituel et
Darling s’empourpra.
Les deux filles la dévisageaient ouvertement, ravies de son embarras. Est-ce que Carolyn leur avait
fait des confidences ?
— Mais il y a classe, cet aprèm, balbutia-t-elle.
— Tu n’auras qu’à te faire porter pâle, lui dit Mary, avec son plus suave sourire.
— Tu ne voudrais tout de même pas laisser ta pauvre Carolyn se morfondre toute seule dans sa
chambre! ajouta Martha.
Riant méchamment, les deux amies s’éloignèrent, la laissant en plan. Darling était furieuse contre
Carolyn. Elle avait certainement eu la langue trop longue. Et puis, de quel droit disposait-elle de
Darling ainsi ? « Mademoiselle était souffrante. Mademoiselle voulait qu’on vienne la distraire… »
« Tu parles, ricana la voix dans la tête de Darling. On sait de quelle façon elle souhaite être
distraite… » « Je n’irai pas, dit Darling, ça lui apprendra… »
Mais sa colère ne dura pas. Et l’après-midi, au lieu de retourner en classe, Darling remonta donc
Main Street et se mit à gravir la colline où s’étageaient les grandes maisons à pilastres et à
clochetons de la vieille bourgeoisie de Flesh City. Le père de Carolyn le juge Simmons, habitait tout
au sommet de la colline ; son imposante demeure surplombait toute la ville et des fenêtres du premier
on découvrait même la campagne, jusqu’au fleuve, et les montagnes lointaines… C’était
indéniablement la plus ancienne et la plus belle maison d’Oak Lodge et chaque fois que Darling
pénétrait dans le parc centenaire pour remonter l’allée de gravier qui courait entre les bosquets
jusqu’à l’imposant péristyle, elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver un léger pincement d’orgueil…
Elle, Darling était reçue chez l’homme le plus respecté et le plus craint de la ville…
En la voyant remonter l’allée, Marie, la bonne française, qui époussetait une fenêtre du salon,
n’interrompit pas son travail. Elle ne se déplaçait plus pour l’accueillir depuis longtemps, mettant un
point d’honneur à montrer à cette petite pute qu’elle n’était pas une visiteuse comme les autres…
Darling aimait autant ça, d’ailleurs. Entre Marie et elle, dès sa première visite ici, s’était déclarée la
plus franche aversion…
Elle monta donc toute seule au premier étage, jusqu’à la chambre de Carolyn, et trouva son amie au
lit, occupée à lire. Dès son entrée dans la chambre, elle sentit que « Mademoiselle » était dans un de
ses mauvais jours.
— Tiens, c’est toi ? fit Carolyn, d’un ton maussade. C’est gentil tout plein de venir voir une pauvre
malade…
Son ton était si hostile que Darling balbutia :
— Mais… je croyais… Martha… C’est elle qui m’a dit que tu voulais me voir.
Carolyn renifla avec mépris.
— Martha est une idiote… Elle ne sait pas ce qu’elle raconte! J’ai dû lui dire ce matin que j’avais
envie de compagnie… Mais c’était des mots en l’air…
— Je peux m’en aller, si je te dérange, répondit aigrement Darling, à qui la moutarde montait au
nez.
Carolyn souleva un sourcil.
— Mais ma parole, Darling se rebiffe! On aura tout vu!
Un sourire amusé sur les lèvres elle tendit la main pour caresser la joue de sa visiteuse. Le cœur de
celle-ci trembla. Elle venait de reconnaître sur les doigts de son amie cet acide parfum d’urine qui lui
révélait qu’elle avait dû passer la matinée à se masturber en lisant des cochonneries… Ainsi, c’était
bien pour cela que Carolyn l’avait fait venir. Un mélange de honte et d’excitation s’empara de
Darling. Immobile, le souffle court, elle laissa la main de Carolyn lui caresser la joue.
— Tu ressembles de plus en plus à Marylin Monroe, quand elle était jeune, dit Carolyn. Tu as le
même visage de poupée… le même sourire un peu idiot… et le même gros cul… fais voir, retourne-
toi…
Une chaleur familière envahit Darling… Cette fois, ça n’allait pas traîner… Carolyn était trop
excitée elle-même pour perdre le temps en préliminaires très longs… jouer au chat et à la souris,
comme elle aimait le faire quand elle avait la tête froide…
Darling se retourna donc et creusa les reins pour faire saillir sa croupe. Elle sentit la main de
Carolyn se poser sur son cul et lui pincer le gras de la fesse à travers l’étoffe. Elle ferma les yeux.
Rien ne la troublait autant qu’être palpée ainsi, « Elle aussi, elle sait, murmura la voix dans sa tête…
elle te tâte comme de la viande… elle sait qu’on peut tout se permettre avec toi… que tu es une
pute… »
— Quel gros cul tu as Darling… Je parie que tu as encore grossi… Mais je suppose que ça plaît
aux garçons, ils ont de quoi toucher…
En disant ces mots, Carolyn lui empauma les fesses et les lui écarta. Darling eut un frisson abject.
Son amie la lâcha et se mit à rire tout bas.
— Tu es vraiment une drôle de fille…
Coquettement, Carolyn se renversa sur son oreiller et bâilla. Elle se cambra longuement, gracieuse
comme une chatte, en observant Darling qui attendait, indécise. Une lueur cruelle étincela dans les
yeux clairs de Carolyn en voyant la rougeur qui montait aux joues de sa visiteuse. « Elle ne sait pas
sur quel pied danser, se dit-elle. Elle se demande ce que je vais lui faire… » Intérieurement, Carolyn
gloussa. « Comme cette Darling est docile, pensa-t-elle. Comme c’est amusant de jouer avec elle…
de l’avoir à sa disposition! »
— Tu veux qu’on révise un peu d’anglais ? proposa timidement Darling, en montrant les livres
qu’elle avait posés sur la table de nuit.
Carolyn arqua les sourcils, scandalisée. Réviser de l’anglais! Quelle idée stupide… alors qu’il y
avait tant de choses à faire… tant de choses beaucoup plus agréables… Comme, par exemple,
inventer un prétexte pour que Darling se mette toute nue devant elle… et ensuite, la regarder
s’empourprer de honte en l’obligeant, sous un prétexte quelconque, à prendre des attitudes de plus en
plus impudiques…
— Tu veux qu’on fasse des essayages, alors ? dit Darling, d’une voix mourante, en glissant un
regard sournois vers la porte, pour vérifier qu’elle était bien fermée à clef.
Carolyn eut un rire sec, un peu méprisant. « Des essayages ». Cette petite pute était pressée de
s’exhiber… La fille du juge se redressa d’un coup, passa une main désinvolte dans ses cheveux.
— J’ai une autre idée, dit-elle…
Darling la dévisagea, un peu inquiète. Elle se méfiait des « idées » de Carolyn.
Carolyn bâilla derrière sa main et sortit du lit ses longues cuisses pâles. Quand elle les écarta,
Darling entrevit sous la nuisette bleue la touffe de poils blonds du pubis. Et quand Carolyn se pencha,
pour chercher du pied une de ses mules à pompon, la nuisette acheva de se retrousser et la fente rose
du con s’écarquilla… Cela ne dura qu’un instant très bref, mais Darling eut le temps de voir que les
chairs étaient humides, luisantes de bave… Elle ne s’était pas trompée. Avant qu’elle arrive, Carolyn
avait dû se masturber en lisant son livre…
— Nous ferons des essayages une autre fois, ma chérie, poursuivit Carolyn. Un jour où il pleuvra…
Aujourd’hui, il fait trop beau! Regarde ce soleil… ça ne te tente pas ? Que dirais-tu d’un bain de
soleil au bord de la piscine… rien que toi et moi…
Darling crut que son cœur s’arrêtait. Elle jeta un regard affolé vers le bassin d’eau bleue, qu’on
apercevait à travers les rideaux de la fenêtre. Voilà donc ce que Carolyn avait en tête… La donner en
spectacle à son frère! En effet, quand la fille du juge lui faisait les honneurs de la piscine, ce n’était
jamais innocent. Elle ne la faisait se bronzer là que pour avoir un prétexte pour la mettre toute nue…
sous les fenêtres de la bibliothèque.
Ces fenêtres surplombaient directement la piscine! Et comme par un fait exprès, chaque fois que
Carolyn lui faisait prendre un bain de soleil là… les persiennes étaient fermées. Darling en était
certaine, il y avait quelqu’un, là derrière, qui la regardait. A qui Carolyn la montrait. Et ce ne pouvait
être que Rupert… ce sale gamin au regard sournois qui ricanait chaque fois qu’il la rencontrait…
La chose était d’autant plus flagrante que dès que Darling était nue, Carolyn l’obligeait à prendre
les poses les plus impudiques…
— Je te le dirai, si quelqu’un arrive, disait-elle à Darling, en l’obligeant à écarter les cuisses face
à la fenêtre…
Ainsi, voici comment « Mademoiselle» comptait s’amuser cet après-midi! Elle allait la montrer nue
à son petit frère! A l’avance, Darling en était malade de honte… et d’excitation. Dans sa tête, la
« voix » la raillait impitoyablement. « Avoue que ça t’excite, petite hypocrite, de montrer ton cul à
ce sale garnement… et pas seulement ton cul… la garce de Carolyn t’obligera à tout lui montrer…
Et ce sale gosse, Carolyn te l’a dit, dispose d’une paire de jumelles… Celles qui sont dans la
bibliothèque et que le Juge emploie pour observer les oiseaux… Pense un peu à ce qu’il va voir,
avec ces jumelles, quand Carolyn va te faire écarter les cuisses… Si encore, elle se contente de
ça… Si elle ne s’amuse pas à te "passer de la crème"… »
Rien qu’à cette idée, Darling se sentit défaillir. Carolyn en était bien capable!
— Un bain de soleil ? protesta-t-elle mollement. Mais je croyais que tu étais malade…
— Malade ? C’est bien possible… mais toi tu ne l’es pas, ma chérie… C’est toi qui vas prendre un
bain de soleil… moi, je me contenterai de te regarder… Avoue que je suis une amie du tonnerre, pour
toi ? Tu en connais beaucoup qui se sacrifieraient ainsi…
— Mais… le soleil va te fatiguer….
— Ne crains rien, ma chérie. Je resterai sous le parasol.
C’est toi qui te mettras au soleil…
Darling fit une dernière tentative.
— Mais… c’est que je n’ai pas emmené mon maillot…
— Aucune importance. Mes parents ne sont pas là… Tu n’auras qu’à te mettre en culotte et soutien-
gorge!
— Voyons, Carolyn, tu n’y songes pas! Ma culotte est indécente! Je ne peux pas me montrer avec
ça… C’est une de celles que tu m’as données… elle est transparente devant et comme elle est trop
petite, elle me rentre entre les fesses… on me voit tout…
— On te voit tout ? gloussa Carolyn, qui semblait au bord du fou rire. Eh bien, mais c’est parfait,
mon ange! Comme ça tu pourras faire bronzer tes grosses fesses! (Elle éclata d’un rire acide.) Et
j’aurais le plaisir de voir la lune… en plein soleil! D’ailleurs, ajouta perfidement Carolyn, personne
ne t’empêche de te mettre toute nue, si tu as honte de ta culotte… nous sommes seules à la maison!
*
**
Cela faisait une dizaine de minutes que les deux jeunes filles étaient au bord de la piscine. Carolyn,
à l’abri du parasol, aussi fraîche qu’une rose, et Darling, suant en plein soleil, sur un transat que
Carolyn lui avait indiqué et qui se trouvait, par le plus grand des hasards, juste en face de la fenêtre
de la bibliothèque… Darling, commençait à s’alanguir sérieusement. Des gouttelettes de sueur
brillaient sur sa peau encore pâle… et cette même sueur ruisselant sur ses seins et sur son ventre, que
protégeaient des regards un léger soutien-gorge et une culotte de soie beaucoup trop exiguë, imbibait
l’étoffe fine de ces sous-vêtements et les rendait, peu à peu, transparents. Déjà, à travers le soutien-
gorge humide qui collait à la peau des seins on pouvait voir les larges taches sombres des aréoles et
les pointes cramoisies des mamelons. De même qu’entre les cuisses légèrement écartées de la jeune
fille, on pouvait discerner la tache sombre des poils et le pli vertical de la fente du con…
Plus le temps passait et plus l’étoffe qui cachait encore les parties honteuses de Darling allait
devenir indiscrète. Celle-ci en était très consciente et jetait des regards alarmés vers les persiennes
de la bibliothèque. Pourquoi le nier ? L’idée qu’on pouvait la voir de là-bas ne la laissait pas
insensible… En vain s’efforçait-elle de la chasser de son esprit… l’idée revenait. Et, dans sa tête, la
« voix » chuchotait… « S’il y a quelqu’un là derrière, il doit drôlement se rincer l’œil… C’est
comme si tu avais les seins nus… et on voit la fente de ton con à travers le slip mouillé… Cette
garce de Carolyn l’a fait exprès… » Honteuse… et excitée, la jeune fille ne cessait de changer de
position… Tantôt elle resserrait pudiquement les cuisses, mais alors la sueur ruisselait entre elles, et
elle les écartait pour se rafraîchir… exposant ainsi son con face à la fenêtre de la bibliothèque…
Chaque fois, elle sentait sa chair s’entrouvrir un peu plus, sous la soie humide du slip…
— Qu’as-tu à te tortiller ainsi ? lui demanda Carolyn. Je te trouve bien nerveuse!
— Il fait si chaud.
— Tu as chaud ? Eh bien retire ton soutien-gorge, ma chérie… Tu pourras faire rafraîchir tes gros
nénés…
Darling haussa les épaules, boudeuse. Comme elle s’apprêtait à répondre, un grincement s’éleva
dans la bibliothèque. Quelqu’un, elle en était certaine, venait d’ouvrir la fenêtre derrière les
persiennes. Elle se redressa, alarmée, refermant les cuisses et croisa ses bras sur sa poitrine pour
dissimuler en partie ses seins généreux.
— Tu as entendu ? Il y a quelqu’un dans la biblio, Caro! On nous regarde…
— Mais non! Tu te fais des idées. C’est le bois qui travaille…
— Je suis sûre qu’on a ouvert la fenêtre… on nous regarde…
— Tu prends tes désirs pour des réalités, ma chérie, se moqua Carolyn. Mon frère est dans sa
chambre. Cesse de te monter la tête et profite du soleil… et pour commencer, retire ce soutien-gorge
ridicule… il est trempé de sueur…
— Mais… (une rougeur violente était montée aux joues de Darling) s’il y a quelqu’un…
— Il n’y a personne, retire-le. C’est très mauvais de garder un linge humide, retire-le et fais-le
sécher…
Cramoisie, la bouche entrouverte, Darling considérait les fentes des persiennes, à peine à deux
mètres d’elle. Il lui sembla qu’une ombre remuait, derrière. Sous ses bras qui les cachaient toujours,
les pointes de ses seins étaient devenues énormes. Elle les sentit durcir.
— Enlève ça… ordonna Carolyn. Je n’aime pas répéter les choses deux fois… tu ne voudrais pas
que je me fâche, non ?
Darling referma la bouche… et passa sa main dans son dos pour dégrafer son soutien-gorge. Elle
cessa de respirer et le retira, en gardant toujours un bras replié devant ses seins. Carolyn la
récompensa d’un maigre sourire et se pencha ; elle lui prit le soutien-gorge des doigts et l’accrocha à
son parasol, comme un trophée.
— Fais les bronzer, chuchota-t-elle… ne sois pas ridicule.
Un long frisson fit se cambrer Darling. Elle ferma les yeux et se laissa aller en arrière. Lentement,
très lentement, comme à regret, comme si quelqu’un le lui tirait, son bras s’écarta de son corps et se
posa sur l’accoudoir du transat… dévoilant ses lourds seins pâles, humides de sueur, dont les larges
couronnes roses pointèrent, au soleil, dans la direction de la fenêtre. Folle d’humiliation, elle sentit
ses mamelons s’étirer, s’étirer… devenir énormes. Carolyn les observait, elle le savait, et devait
savourer cruellement le trouble qu’elle lui infligeait…
— Les bouts de tes nichons sont drôlement raides, dis-donc, chuchota moqueusement Carolyn.
— C’est le soleil, dit Darling, toute honteuse, en observant entre ses cils les fentes de la fenêtre…
En disant ça, très lentement, elle sépara ses cuisses moites qui collaient entre elles. Sous le slip
humide, la fente de son con s’entrebâilla doucement. Elle sentit la soie mouillée pénétrer entre ses
grandes lèvres et la sueur lui picota la muqueuse… Elle se mordit la lèvre. Son clito sortait de sa
chair, entrait en contact avec l’étoffe du slip…
— Le soleil a bon dos, se moqua Carolyn. Est-ce à cause du soleil que tu rougis comme ça ? Tu
devrais te voir… tu es rouge comme une pivoine…
Darling haussa les épaules… ce qui fit se balancer les lourdes cloches pâles de sa poitrine. Elle
passa une main nerveuse sur ses gros mamelons rougeâtres.
— Pourquoi es-tu rouge comme ça ? Insista sadiquement Carolyn, qui se penchait vers elle pour
mieux la dévisager. A quoi penses-tu ?
Darling ne répondit pas. Elle semblait dormir. Les yeux de Carolyn caressèrent la poitrine alanguie
de son esclave et descendirent vers la culotte à travers laquelle on voyait béer la fente rose entre les
poils.
— Ecarte les cuisses, ordonna Carolyn, d’une voix changée.
Darling frémit de révolte.
— Mais pourquoi ? protesta-t-elle.
— Parce que je le veux… et estime-toi heureuse que je ne te fasse pas retirer ta culotte… écarte les
cuisses…
Les yeux toujours fermés, les bras posés sur les accoudoirs, Darling, après une hésitation, écarta
lentement les genoux. Elle sentit l’étoffe humide du slip adhérer à sa fente, qui s’ouvrit davantage.
D’en face, on devait tout lui voir… presque aussi nettement que si elle n’avait rien sur elle. Cette
pensée l’affola… une bave tiède commença à suinter de son con… et son clitoris s’érigea
entièrement.
— C’est bien, dit Carolyn… tu es une bonne fille… bien obéissante…
CHAPITRE III
« COMMENT MARIE-LA-FRANÇAISE SURPRIT RUPERT EN
TRAIN DE JOUER LES VOYEURS… ET CE QUI S’ENSUIVIT »

« … une bonne fille, bien obéissante… »


Rupert et la bonne entendirent ces mots en même temps.
Ils se trouvaient tous les deux dans la bibliothèque ; c’est-à-dire que Rupert s’y trouvait déjà depuis
un bon moment – et il avait eu tout le loisir de se rincer l’œil abondamment, derrière les persiennes –
quand la bonne était arrivée, son plumeau sous le bras. L’entendant dans le couloir, il n’avait fait
qu’un bond jusqu’à la table et avait feint de se plonger dans un énorme bouquin de droit que son père
avait laissé là, entrouvert.
En le voyant, Marie-la-Française s’arrêta sur le seuil.
— Que faites-vous là, Monsieur Rupert ? s’étonna-t-elle. A lire dans l’obscurité ? Pourquoi
n’ouvrez-vous pas les persiennes… vous allez vous abîmer les yeux…
Il y avait un indéniable accent de raillerie dans la voix de la bonne, et Rupert sentit ses joues
s’enflammer. Il détestait rougir comme ça… comme une fille. Il lança un regard venimeux à
l’arrivante.
— Ce n’est pas votre affaire, rétorqua-t-il. Laissez-moi…
— Mais, fit la bonne, en s’avançant, je dois faire la poussière… Madame me l’a demandé…
Monsieur le juge s’est plaint.
— Vous la ferez plus tard, allez-vous en…
La bonne fronça les sourcils. C’était une grande brune, bien en chair, au visage assez beau mais un
peu bestial. Elle impressionnait terriblement le jeune Rupert… « Une française… » Des idées toutes
faites traînaient dans sa tête, au sujet des françaises. Ce sont des baiseuses, disait-on au collège…
« elles ont du poil au cul… elles en veulent… Si elles crachent dessus c’est pour que ça entre
mieux… »
— Pourquoi n’allez-vous pas étudier dans votre chambre ? demanda-t-elle.
Ses yeux marrons pétillaient de malice.
Rupert, décontenancé, n’eut pas le temps de répondre. A travers les persiennes, la voix de sa sœur
leur parvint. « C’est bien, tu es une bonne fille… bien obéissante. » L’adolescent sentit son visage
s’embraser. La bonne se mit à rire.
— C’est donc ça… j’en étais sûre… et que dirait votre maman, si elle savait ça, Monsieur Rupert ?
Marie-la-Française traversa la bibliothèque et s’arrêta derrière les persiennes. A travers les fentes
elle vit le corps dénudé de Darling. La petite garce était vautrée dans son transat, les seins nus. Elle
ne portait qu’une culotte minuscule… si humide de sueur, si collée à son con, qu’on pouvait tout lui
voir. Et elle écartait largement les cuisses, face à la fenêtre, à croire qu’elle le faisait exprès… Une
trouble émotion s’empara de la Française. Elle jeta un bref regard de côté à l’adolescent. Il était venu
la rejoindre et lui aussi regardait le corps nu de cette petite putain. Une odeur de sexe arriva aux
narines de la bonne… le petit salaud était certainement en train de se masturber quand elle était
arrivée… Elle sentit son ventre devenir moite.
— Cette fille n’a aucune pudeur, laissa-t-elle tomber avec mépris… Elle doit bien se douter qu’on
la voit, d’ici…
— C’est ma sœur qui l’oblige, dit Rupert.
Il se mordit la lèvre, comme s’il craignait d’en avoir trop dit. La bonne lui jeta un regard surpris et
fronça les sourcils.
— Elle l’oblige ? Et pourquoi donc ? Vous avez l’air bien renseigné…
— Elle fait toujours ça avec ses copines… ça l’amuse…
— Et vous, vous les reluquez ?
— Pas du tout… j’étais descendu pour chercher un mot dans l’encyclopédie…
Après un dernier regard plein de regret sur l’entre-cuisse béant de Darling (on voyait nettement les
grosses lèvres mauves du con, comme un grosse figue trop mûre fendue en deux, se séparer sous le
slip rose…) il se détourna et se dirigea vers la sortie.
— Mais non, Monsieur Rupert… restez donc, lui dit Marie-la-Française… je ne voudrais pas vous
déranger pendant que vous étudiez si bien…
Avec un rire de gorge elle le rattrapa et le tira à l’intérieur de la pièce.
— Je reviendrai faire la poussière plus tard… étudiez bien… instruisez-vous! C’est de votre âge!
Cramoisi, Rupert la regarda sortir et refermer la porte.
Il écouta décroître le martèlement de ses talons pointus. Quelle garce, cette française… Il se sentait
complètement désarmé devant son regard impudent de femelle avertie. Et elle en profitait. Une
bouffée de rage s’empara de lui. Elle avait tort d’en prendre à son aise. S’il le voulait… Il referma le
poing.
— Comme ça… je la tiendrai comme ça… il suffirait que je dise à ma mère…
Il se tut. Une idée venait de germer dans son esprit… un pâle sourire se forma sur ses lèvres. Et
pourquoi pas ? Il haussa les épaules… Mais non… il était trop timide, trop timoré… Il n’oserait
jamais. Et pourtant… avec ce qu’il savait sur elle, il avait de quoi la faire renvoyer.
— Si tu avais des couilles, se dit-il. Tu en profiterais. Tu irais lui mettre le marché en main… Mais
tu es bien trop lâche…
Alors qu’il se tançait ainsi, la voix de sa sœur s’éleva à nouveau.
— Pourquoi n’enlèves-tu pas ta culotte ? disait Carolyn. Il entendit Darling hoqueter de surprise.
— Tu es folle, Caro… pas la culotte, quand même… Tu exagères!
— Et pourquoi pas ? Enlève-là…
Une boule se forma dans la gorge de Rupert. En chaussettes (il avait retiré ses souliers en entrant
dans la biblio) il courut à la fenêtre… Juste à temps pour voir Darling, rouge d’humiliation, qui
faisait rouler sa culotte le long de ses cuisses en jetant des regards outragés vers les persiennes…
— Il n’y a personne dans la bibliothèque, idiote, entendit Rupert… tu ne vois pas que les volets
sont fermés ? Donne-moi ce slip…
Quand elle se pencha pour tendre le slip qu’elle venait de retirer à Carolyn, Darling dut séparer les
genoux dans son transat, et de la fenêtre, Rupert eut le temps de voir la chair rose du con
s’entrebâiller dans le buisson de poils blonds. La jeune fille referma les cuisses, pudiquement, et se
laissa aller en arrière, offrant toute sa nudité au regard de Carolyn… et de Rupert.
Retenant son souffle, il colla son front à la persienne et par l’une des fentes, plus larges que les
autres, il regarda le corps nu de Darling. Un peu grasse, blanche et rose, avec ses seins lourds de
femme adulte accrochés sur son buste gracile d’adolescente… avec ses cuisses un peu fortes… avec
la touffe de poils au bas du ventre, le triangle velu… elle était la chose la plus excitante que Rupert
avait jamais vue de sa vie… Il était fou du corps de cette fille… Elle avait quelque chose de
placidement bestial qui le bouleversait… Les doigts tremblants, il ouvrit son pantalon et sortit sa
bite. Il tira sur la peau du pénis pour découvrir son gland rose et fragile. Au plaisir se mêla une vague
souffrance. Il cracha dans la paume de sa main et enduisit son gland de salive. Il rabattit alors la peau
du prépuce, puis la tira à nouveau… Sous le gland, le filet du frein se tendit, lui faisant mal, mais
cette douleur était délicieuse… Il rabattit la peau, la tira à nouveau. Il se masturbait d’une façon
régulière, dévorant des yeux la tache de poils au bas du ventre de la fille nue. Les mamelons roses de
ses gros seins s’étaient élargis. Il avait l’impression que c’étaient des yeux qui le regardaient… Une
délicieuse démangeaison monta de ses couilles, se répandit le long du canal interne de sa bite… Le
sperme commençait à monter… Il ralentit les mouvements de sa main…
— Oh, Caro, je t’en prie, pria-t-il mentalement, fais-lui ouvrir les cuisses à cette pute… fais-lui
montrer son con…
Comme si sa sœur avait perçu sa prière, il l’entendit éclater d’un rire féroce.
— Mais pourquoi serres-tu les cuisses comme ça, idiote ? fit Carolyn. Comment veux-tu te bronzer
l’intérieur…
Le cœur de Rupert bondit de joie. Cette peste de Caro allait obliger l’autre idiote à le lui
montrer… il freina le mouvement de sa main… et attendit…
— Mais… bêla Darling… Mais…
— Ecarte les cuisses, dit Carolyn. (Elle avait pris un timbre de voix impératif.)
Avec un sanglot de désespoir, Darling rejeta la tête en arrière et regarda autour d’elle d’un air
égaré. Puis, se mordant les lèvres, elle sépara ses genoux… Les yeux de Rupert s’enfoncèrent avec
délice dans l’entaille de chair rose qui s’ouvrait dans les poils de l’entre-cuisse. Il pouvait tout lui
voir, maintenant… tout le con… jusqu’en bas… là où les poils se rejoignaient, formant une petite
barbiche et où s’ouvrait la raie des fesses… Le con de la jeune fille ressemblait à un énorme fruit
poilu qu’on aurait ouvert avec un couteau… La pulpe rose et baveuse des muqueuses s’échappaient
de la fente… Cela formait des replis, tout un grouillement obscène… Il discerna deux lamelles de
chair dentelée, deux languettes chauves, d’un rouge plus soutenu que les autres replis… et au-
dessous, comme une bouche de bébé, arrondie, l’orifice dilaté du vagin… « le trou du con » ainsi
qu’il l’appelait dans sa tête. L’endroit où on enfonce la bite dans ces chiennes… pour les faire
crier… Il était tout baveux, son trou du con, à Darling! De grosses larmes en suintaient qui
scintillaient au soleil…
— Tu as vraiment un clito énorme, dit Carolyn… énorme!
Rupert vit sa sœur se pencher et ses doigts se saisir, comme d’un pistil dans le calice d’une grosse
fleur obscène, de la petite tige pourpre qui pointait au sommet du con, au-dessus des deux lamelles.
Retenant son souffle, il regarda cette languette baveuse s’étirer… Carolyn la tirait sans ménagement.
C’était élastique… Il vit frémir les cuisses de la fille. Elle les agita spasmodiquement et griffa de ses
ongles vernis l’accoudoir. Comme si elle avait senti que sa victime était sur le point de se révolter,
Carolyn changea de ton, se fit alléchante…
— Si tu es bien gentille, dit-elle… je t’emmènerais jouer au tennis chez Ted Chamarra… Tu te
souviens ? Je te l’avais promis!
Rupert vit Darling s’immobiliser. Les cuisses qu’elle avait commencé à refermer, se rouvrirent
impudiquement. Les doigts de Carolyn massaient doucement le gros clito rouge qui ressemblait à la
pointe d’un petit piment. Des frissons couraient sur la peau de la jeune fille qui était couverte de
chair de poule. Elle épousait la caresse monotone de Carolyn d’un petit mouvement du bassin d’avant
en arrière. Dans la bibliothèque, Rupert avançait et reculait son bassin à lui au même rythme, faisant
coulisser sa pine dans ses doigts serrés. Il regarda les doigts de sa sœur lâcher un moment le petit
organe durci et descendre pour fouiller dans les chairs baveuses de la grande fissure verticale.
L’index se replia et pénétra dans le trou qui bâillait au bas du con. Carolyn vissa lentement son doigt
en Darling qui avait ouvert la bouche et qui regardait le ciel, fixement, comme paralysée par une
immense stupeur.
Quand Carolyn retira son doigt, cela fit un bruit de ventouse, le doigt était tout mouillé. Elle eut un
petit sourire satisfait et le replanta dans le vagin de son amie, bien au fond. Elle s’amusa ainsi un
moment, sans parler. Darling se taisait, elle aussi. Se trémoussant nerveusement, elle laissait Carolyn
lui enfoncer le doigt dans le vagin et l’en ressortir, de plus en plus vite. Un clapotis mouillé arriva
jusqu’à la fenêtre de la bibliothèque. Rupert vit que sa sœur se servait des deux mains, maintenant.
De l’une, elle pinçait le clito de Darling, et de l’autre, elle continuait à lui fouiller le vagin. Darling,
elle, avait replié un bras devant son visage pour cacher ses yeux. D’une main, elle étreignait un de
ses gros seins pâles. A chaque mouvement des doigts de Carolyn autour de son clito et dans son
vagin, sa main se crispait autour du nichon dont l’aréole rose se dilatait comme un œil qui
s’écarquille… Carolyn s’était remise à parler. Tout en masturbant son amie, elle faisait des projets
d’avenir… Elle rêvait à voix haute.
— Plus tard, tu te marieras peut être avec Ted Chamarra! Si tu es gentille avec moi, je t’apprendrai
à te comporter comme une vraie jeune fille du monde… et Ted acceptera peut-être de t’épouser…
Surtout, ma chérie, ne couche pas avec lui avant les fiançailles officielles…
— Non… dit Darling…
Sa voix était rauque, méconnaissable. A quoi disait-elle non ? à ce que venait de dire Carolyn, ou
au plaisir qui montait dans sa chair ?
— Quand nous serons mariées, toutes les deux, poursuivit Carolyn d’une voix un peu pointue, nous
resterons amies, bien sûr, ma chérie… nous aurons chacune nos enfants. Tu habiteras chez les
Chamarra… juste à côté… et nous nous rendrons visite, l’après-midi, comme maintenant ; nous nous
distrairons ensemble pendant que nos maris travailleront… ce sera bien, non ?
— Oui, dit Darling…
Elle avait rabattu ses cheveux devant son visage, ce qui la faisait ressembler à une bête. Et elle
serrait ses deux seins à pleines mains. Carolyn lui enfilait deux doigts dans le con maintenant, et de
l’autre, elle tirait si fort sur le gros clito qu’il s’étirait comme un pénis de petit garçon. Une bave
épaisse et translucide coulait entre les poils du con sur le transat…
— Tu seras toujours aussi obéissante… comme maintenant. Pendant que nos enfants s’amuseront, un
peu plus loin ; on continuera, toi et moi, à nous distraire ensemble comme maintenant… en cachette
de tout le monde… tu seras toujours aussi obéissante, hein ? Ce sera bien, hein ? Hein que ce sera
bien, sale petite putain… dis-le… Mais dis-le! Qu’est-ce que tu attends ?
— Oui, cria Darling, dans un sanglot de honte, avouant son plaisir qui fusait sous les doigts de son
amie et lui empoissait le cul. Oui… oui…
Au moment où ces « oui » retentissaient dans la bibliothèque, Rupert se laissa aller. Son sperme
gicla de la bite et alla éclabousser les carreaux de la fenêtre ouverte…
— Bravo, fit Marie-la-Française. Je vous y prends… c’est du joli, Monsieur Rupert! Et c’est moi
qui nettoierai, bien sûr…
Terrifié, Rupert se retourna. La bonne se tenait derrière lui, un sourire mauvais sur les lèvres. Elle
avait ses souliers à la main.
— Vous n’avez pas honte, lui reprocha-t-elle, de faire des saletés pareilles, à votre âge… un grand
garçon comme vous ?
Sa peur refluant, Rupert sentit un flot de haine remonter dans son cœur. Mais pour qui se prenait-
elle, à la fin, cette boniche ? Il allait lui faire voir de quel bois il se chauffait!
CHAPITRE IV
« MARIE-LA-FRANÇAISE SE SOUMET À RUPERT! »

Pointant le plumeau sur la fenêtre, la bonne montra le sperme qui souillait la vitre ; sa bouche
épaisse se plissa dans une moue dégoûtée.
— Vous allez essuyer ça, vous entendez ? Je ne suis pas là pour nettoyer vos saletés… Que dirait
Madame votre mère si je lui disais ce que vous faites… au lieu d’étudier!
— Et que dirait-elle, cria Rupert, hors de lui, si je lui disais ce que vous faites-vous… au lieu de
faire le ménage!
Se retournant, la bonne le toisa d’un air plein de dédain.
— Quoi! s’indigna-t-elle. Vous osez me menacer… moi! Vous! Et que pourriez-vous lui dire,
d’ailleurs ? Madame elle-même reconnaît que je suis la meilleure bonne qu’elle n’a jamais eue!
— Si elle vous voyait dans la cuisine, pendant que Beau-Gars vous…
Rupert se tut ; comme s’il regrettait ce qui venait de lui échapper. Deux taches rouges ornaient les
joues de la bonne.
— Qu’est-ce que vous voulez dire… allez! Continuez!
— Je vous ai vus, hier… devant l’évier…
L’image était imprimée dans sa mémoire… La bonne devant l’évier, les mains plongées dans la
bassine, et le chauffeur s’approchant d’elle par derrière. Il sifflotait en cinglant ses bottes avec une
baguette. Rupert avait vu la bonne se raidir, ses mains s’étaient immobilisées dans l’eau savonneuse.
Beau-Gars avait tendu sa baguette devant lui, il l’avait glissé entre les jambes de la Française, et il
avait commencé à soulever la robe noire. La radio était allumée. On entendait une symphonie de
Mozart. Lentement, la robe noire était remontée le long des jambes un peu fortes, gainées de bas
noirs. Puis la chair des cuisses avait paru, si pâle, si vulnérable, au-dessus des bas. Beau-Gars s’était
un peu reculé, comme pour mieux savourer le tableau. Et il avait soulevé davantage la robe… l’ourlet
noir s’était arrêté au ras des fesses, sous le gros cul charnu. L’étoffe ne pouvait remonter davantage,
car la jupe était trop serrée sur les hanches, elle épousait les fesses comme une seconde peau.
Posément, le chauffeur avait retiré la cigarette qu’il avait entre les dents… et il l’avait avancée vers
la chair pâle de la cuisse. La pointe rouge s’était arrêtée à quelques millimètres de la peau…
Rupert avait entendu la bonne pousser un cri sourd. Elle avait retiré ses mains de la bassine d’eau,
et, sans se retourner, elle les avait porté derrière elle… Mais ce n’était pas comme Rupert l’avait cru
tout d’abord dans un geste de défense contre la brûlure… au contraire. Elle avait saisi l’ourlet de sa
jupe, et l’avait retroussée d’un coup, au-dessus de ses reins, épluchant son cul pâle. Rupert, qui épiait
la scène par l’imposte, s’était mordu les lèvres en voyant surgir les fesses nues de la bonne. Elle ne
portait pas de culotte… Il avait vu le bras de Beau-Gars s’élever, la baguette qu’il tenait était restée
immobile, en l’air, brandie. La bonne ne bougeait plus, attendait. Un sourire pensif se jouait sur les
lèvres du chauffeur ; il avait mordu doucement sa moustache, et son bras s’était abaissé. La baguette
avait sifflé dans l’air, puis elle avait mordu cruellement les deux mappemondes de chair pâle, et la
bonne s’était cambrée, avec un râle sourd. A plusieurs reprises le bras s’était levé et abaissé. La
baguette mordait de plus en plus cruellement les grosses joues du derrière épanoui. Des traces rouges
étaient apparues, le zébrant. Au bout d’un moment, Rupert, effrayé par la cruauté qu’il lisait sur le
visage blême du chauffeur, s’était éloigné sans bruit de la porte… Beau-Gars le terrorisait. Il ne
comprenait pas pourquoi son père employait un repris de justice… Un homme qui avait fait de la
prison pour meurtre… Rupert était remonté dans sa chambre, avec l’image du gros cul rouge de la
bonne, lacéré par la baguette, imprimée sur la rétine.
— Pourquoi vous fouettait-il ? demanda-t-il.
La Française eut un regard sournois vers la porte.
— Pour me punir… parce que j’avais désobéi…
Les yeux de Rupert s’agrandirent de surprise.
— Vous punir ? répéta-t-il… désobéi ? Mais vous n’êtes pas une petite fille…
La bonne baissa la tête ; il put voir qu’elle était horriblement gênée. Une joie féroce fit trembler son
cœur. Cette garce arrogante filait doux, maintenant…
— Vous vous laissiez faire, triompha-t-il. Vous avez relevé votre robe vous-même… vous lui avez
montré votre cul nu! (Une noire jubilation fit déraper sa voix dans les aigus.) Pourquoi ? jappa-t-il.
Vous pleuriez, mais ça vous plaisait… ce n’était pas une punition!
— C’est nos affaires, dit la bonne, d’une voix presque inaudible. Ce sont des affaires de grandes
personnes… ça ne vous regarde pas ; ça ne regarde pas les petits garçons…
Rupert eut une lueur mauvaise dans le regard.
— Et si les petits garçons avaient envie de s’amuser comme les grands, eux aussi ? Qu’est-ce que
vous diriez ?
Comme la bonne se taisait, il poussa son avantage.
— Le petit garçon a vu votre cul, Marie! Il a vu que vous ne portiez pas de culotte sous votre jupe!
Il fut heureux de constater que la bonne s’empourprait à nouveau.
— Il aimerait bien le voir encore, votre cul, chuchotat-il.
La bonne sursauta.
— Et pourquoi pas ? s’indigna Rupert. Si vous le montrez au chauffeur, vous pouvez bien le
montrer à moi aussi!
— Vous n’avez pas honte, Monsieur Rupert, de dire des choses pareilles, bredouilla la bonne. Que
dirait votre mère si elle vous entendait ? Et si elle savait que vous regardez les filles nues, à travers
les persiennes ?
Pris de court, Rupert resta muet. La bonne avait marqué un point. Elle eut le tort de se croire tirée
d’affaire.
— Quant à ce que je fais avec Beau-Gars, c’est ma vie privée! Madame ne serait peut-être pas très
contente, mais elle serait encore moins contente de savoir ce que vous faites, vous, son fils!
— Votre vie privée, vraiment ? ricana Rupert. (Il n’avait plus rien à perdre.) Et ce que vous faites
avec le boucher, c’est votre vie privée, ça aussi ?
Il eut le plaisir de voir Marie-la-Française devenir livide.
— Mais, s’écria-t-elle. Vous passez donc votre vie à m’épier, Monsieur Rupert ?
— J’ai vu le boucher vous mettre la main entre les cuisses, dit Rupert, qui avait perdu toute
prudence. Et vous, vous laissiez faire en riant… Beau-Gars vous fouetterait jusqu’au sang, j’en suis
sûr, s’il savait ça.
— C’était une plaisanterie, balbutia la bonne…
— Et l’argent qu’il vous a donné, c’était une plaisanterie, aussi ? Vous vous arrangez avec lui sur le
prix de la viande, en cachette de mes parents, vous croyez que je ne le sais pas ? Je sais tout ce qui se
passe dans cette maison… j’aime savoir des choses sur les gens. J’aime les regarder sans qu’ils
sachent qu’on les voie. C’est très instructif. Et j’ai entendu ce que le boucher vous a dit, en vous
touchant entre les cuisses. Il vous a dit : «nbsp;à la prochaine commande, je te donnerai dix dollars
de plus… » Ce n’est pas vrai, peut-être ?
En l’écoutant, la bonne avait regagné un peu de son sang-froid.
— Tous les domestiques s’arrangent avec les commerçants… on appelle ça faire danser l’anse du
panier… les patrons le savent, Monsieur Rupert… et pourvu que les choses n’aillent pas trop loin, ils
ferment les yeux. Votre mère ne serait pas contente, si vous lui disiez ça, c’est vrai. Mais vous avez
plus à perdre que moi… je trouverais une autre place. Mais vous, votre mère ne pourrait jamais plus
vous regarder de la même façon…
— Tant pis, dit-il d’une voix sourde… Après tout, je ne suis plus un enfant. Il faudra qu’elle se
fasse une raison… C’est vous qui avez plus à perdre que moi, Marie-la-Française. Je suis son fils,
elle me pardonnera… vous, vous n’êtes qu’une domestique… Elle vous renverra!
Une lueur de rage brilla dans les yeux de la bonne.
— Qu’est-ce que vous voulez, à la fin, Monsieur Rupert ? Dites-le… Si vous osez!
Il hésita. Puis se jeta à l’eau.
— Si vous me montrez vos seins, je ne dirais rien à ma mère… et à Beau-Gars…
— Vous êtes un triste petit saligaud, Monsieur Rupert! Pourquoi n’allez-vous pas demander ça à
cette putain blonde, là dehors ? Elle serait ravie de vous les montrer, elle…
Rupert eut une grimace de dépit.
— C’est la poupée de ma sœur, pas la mienne, dit-il.
La bonne profita de cet aveu, se rua dans la brèche.
— Et votre sœur chérie, à propos, Monsieur Rupert, chuchota-t-elle (tout ce dialogue avait lieu à
voix basse, car ils craignaient, l’un comme l’autre, d’être entendus par les deux filles, au bord de la
piscine) que dirait-elle… si elle savait que vous la reluquez pendant qu’elle prend ses bains de
soleil ? Votre propre sœur!
— Je m’en fiche, de ce qu’elle dirait!
— Elle le dirait à vos parents, en tout cas…
— Et moi, il y a d’autres choses qu’elle fait, et que je pourrais dire… Carolyn le sait…
— Quelles choses ? demanda la bonne, soudain intéressée.
Rupert lui rit au nez.
— Vous aimeriez le savoir, hein ? Mais ça ne vous regarde pas, ma chère Marie… Alors, vous me
les montrez ?
Rupert s’étonnait lui-même. Il n’aurait jamais cru qu’il oserait mettre le marché en main à la bonne.
Et le plus sidérant (le cœur lui en tremblait d’un immonde bonheur…) c’était de voir à quel point
cette fille si impudente, si orgueilleuse, paraissait prise au dépourvu.
— Vous êtes vraiment un sale garnement, dit la bonne. Je n’en crois pas mes oreilles… vous avez
l’air d’un garçon bien élevé… et vous me demandez une chose pareille… Savez-vous que c’est très
mal, ce que vous faites, de profiter d’une femme… en la menaçant ?
Ravi de la voir soudain si désemparée, Rupert perdit toute prudence. Dans un geste de bravade, il
ouvrit son pantalon et sortit sa bite. Elle était encore humide de sperme. Mais déjà, elle bandait à
nouveau. Il tira sur la peau pour découvrir le gland rose… et se montra à la bonne. Quand elle baissa
les yeux sur sa bite, un frisson délicieux lécha les reins de Rupert.
— Vous avez vu ? Elle est toute dure…
— Rangez ça, petit saligaud. Si votre mère arrivait…
— Alors, montrez-moi vos seins… rien qu’une fois… et je vous laisserai tranquille…
Rupert n’y croyait pas vraiment. Il ouvrit la bouche de stupeur quand il vit que la bonne portait une
main derrière son cou. Dans un geste vif, évitant de le regarder, elle dénoua son tablier et le retira.
Elle le posa sur la table, près des livres de droit du juge. Puis elle commença à déboutonner sa stricte
chemise amidonnée, à col Claudine. La main de Rupert se referma sur sa bite. Il tremblait d’angoisse,
les yeux lui sortaient de la tête.
— Rien que les seins, hein ? fit la bonne. Et une seule fois, c’est promis ?
— Promis…
Il aurait promis n’importe quoi. Les mots ne comptaient plus. Et la bonne le savait très bien. C’était
du bruit qu’ils faisaient avec la bouche, pour meubler le silence. Parce que c’était trop
impressionnant, ce qui se passait : cet adolescent pétrifié… et, en face de lui, cette femme adulte au
visage enflammé par la honte qui se déshabillait, qui allait lui montrer sa chair nue. (Comme à son
amant! pensa Rupert.) Quand les doigts de la bonne arrivèrent en bas du corsage, ils s’arrêtèrent un
instant. Puis, d’un seul coup, Marie écarta les pans de l’étoffe amidonnée.
Dessous, elle portait un soutien-gorge noir, avec des fanfreluches. Un vrai soutien-gorge de pute.
Beau-Gars lui faisait porter des dessous noirs, ça l’excitait… Ce soutien-gorge se dégrafait par
devant. Ses doigts aux ongles rouges s’affairèrent donc. Et bientôt, les deux bonnets noirs glissèrent
sur la chair blanche des gros seins en poire. Et les mamelons bruns apparurent aux yeux médusés de
Rupert. Jusqu’à ce moment, il n’avait pas été certain qu’elle les lui montrerait pour de bon. Il n’en
croyait pas ses yeux. Les beaux seins en poires de la Française le dévisageaient, impudents. De
larges aréoles brunes, presque violettes, les couronnaient. Les bouts étaient sortis. Ils pointaient vers
lui. Des petits poils noirs, frisés, très rares, entouraient les mamelons. Marie était très velue. Un
duvet bleu ombrait sa poitrine, entre les seins. Elle devait avoir le cul très poilu, une véritable forêt
devait lui cacher le con. Il rêva qu’il fouillait dans cette toison… souvent il l’avait vue s’épiler à la
cuisine, avec de la cire, des rouleaux qu’elle collait à ses jambes… Velue comme une bête, pensa-t-
il, en regardant stupidement les seins que la Française lui montrait.
— Ils ne sont pas aussi gros que ceux de cette pute, dit-elle, en les contemplant elle-même, non sans
coquetterie… mais il n’y a pas beaucoup de femmes de trente ans qui en ont qui se tiennent aussi
bien… (Elle lui décocha un bref regard, tout chargé de curiosité.) On dirait que ça vous plaît, de les
regarder.
— C’est vrai, dit Rupert.
Il avait rentré sa bite dans son pantalon. Il se contentait de regarder les seins de la française, au-
dessus des poches noires vides du soutien-gorge…
— Je peux les toucher ? demanda-t-il.
— Bien sûr que non! Vous deviez seulement les regarder. Bon… vous les avez vus ? Je peux les
rentrer ?
— Encore un instant…
— Mais j’ai autre chose à faire, moi, j’ai du travail qui m’attend. Si ça vous intéresse tant que ça,
les seins des femmes, vous n’avez qu’à regarder ceux de cette petite putain, là dehors…
— Ce n’est pas pareil! Elle ne sait pas que je la regarde…
Il vit que la bonne comprenait très bien ce qu’il voulait dire. Et cela parut agir sur elle… Les bouts
bruns de ses mamelons se ridèrent… et les pointes brunes se dressèrent. C’était parce qu’elle se
savait regardée, que cela lui faisait cet effet… La femme et l’adolescent échangèrent un regard
trouble. Rupert sentit sa bite durcir, elle aussi, comme les pointes des nichons de Marie. Peut-être se
serait-il passé quelque chose, entre eux, mais à ce moment précis les filles, dehors, se rappelèrent à
leur mémoire. Carolyn venait de glapir, d’une voix furieuse.
— Pourquoi ? Tu n’as pas à demander pourquoi! Tu fais ce que je dis, un point c’est tout! Et si tu
n’es pas contente, tu n’as qu’à te rhabiller et rentrer chez toi. Si tu veux rester, il faut m’obéir…
Un sanglot étranglé fut la réponse de Darling. Rupert et la bonne, qui oubliait de refermer son
corsage, se tournèrent vers la croisée. Darling, toute nue, se trouvait à deux mètres de Carolyn qui
souriait méchamment et lui montrait un point précis, devant elle, par terre, comme quand on ordonne à
un chien de venir au pied.
Sournoisement, Rupert se rapprocha de la Française. Il sentit son odeur de sueur et de parfum bon
marché. Son odeur de pute. Fascinée, elle dévorait du regard la scène qui se déroulait au bord de la
piscine. Rupert avança la main et soupesa le sein le plus proche. La chair lourde et chaude ploya
dans sa paume, céda sous ses doigts.
Il resta ainsi, ne respirant plus, tenant le sein de la Française…
Domptée, Darling se rapprochait de sa sœur. Elle soutenait ses gros seins pâles qui se balançaient
devant elle quand elle marchait. A chacun de ses pas la fente rose du con, grimaçait entre les poils
blonds. Elle s’arrêta devant Carolyn et se tint immobile. Carolyn lui donna un ordre bref, qu’ils
n’entendirent pas. Darling aussitôt lâcha ses seins et mit ses mains derrière son dos. Alors, posément,
Carolyn la gifla à deux reprises, très fort. Ses doigts s’imprimèrent, laissant des traces livides, sur
les joues rouges de Darling.
— Ça alors… dit Marie-la-Française.
Agacée, elle repoussa la main qui lui tâtait un sein.
— Vous avez vu comme elle la frappe… et l’autre salope qui se laisse faire!
— J’aime beaucoup quand elle la punit, dit Rupert…
— Elle est méchante… mademoiselle… votre sœur… très méchante…
Darling sanglotait, debout devant Carolyn ; les larmes inondaient, son visage. Ses sanglots faisaient
sautiller ses seins lourds. Carolyn paraissait folle de joie. Elle se versa de la crème solaire, très
abondamment dans les mains, et se mit à pétrir les seins de Darling, les oignant de crème. Elle
pétrissait les seins dans ses deux mains, comme si elle trayait une vache, et quand ses doigts
arrivaient au bout, elle pinçait méchamment les mamelons et les tordait. Chaque fois, Darling se
mordait la lèvre et écarquillait les yeux.
— Mais pourquoi se laisse-t-elle faire, s’indigna à voix sourde la bonne. Elle n’a donc aucun
respect d’elle-même ?
— Attendez, dit Rupert… vous n’avez encore rien vu… elle va lui passer de la crème sur le cul,
maintenant…
Outrée, la bonne jeta un regard à Rupert. « Vous avez l’air au courant, dites donc… »
— C’est toujours pareil, dit Rupert… Darling l’énerve… alors ma sœur la punit… et puis elle lui
passe de la crème, pour qu’elle n’attrape pas un coup de soleil… elle a la peau si fragile, cette
Darling…
Renonçant à suivre l’étrange logique de ce raisonnement, Marie colla son front à la persienne pour
mieux voir ce qui se passait dehors. Elle sentait près de la sienne la joue de Rupert. Une chaleur
émanait de cette joue… La Française était très excitée. Elle n’en revenait pas elle-même… encore
plus excitée que lorsque Beau-Gars la fouettait… quand elle sentit la main de l’adolescent se
refermer à nouveau sur son sein nu, elle ne le repoussa pas. Là-bas, la Darling se livrait à un étrange
exercice… Elle grimpait sur la table, ses seins se balançant devant elle, et se mettait à quatre pattes
dessus.
— Alors, idiote, on devient raisonnable, disait Carolyn. Tourne ton cul vers la fenêtre… il n’y a
personne, dedans. Il faut bronzer ça aussi, ma chérie… ouvre bien les fesses…
Stupéfaite, Marie-la-Française vit Darling tourner le cul dans leur direction et écarter les cuisses.
Son anus se montra, et, dessous, le sexe s’ovalisa dans la poche de chair couverte de poils blonds.
L’entaille rose révéla aux deux voyeurs tous les secrets de la vulve. Comme une moule qu’on aurait
ouverte avec un couteau… et qui palpiterait encore… Carolyn jeta un regard vers la fenêtre et eut un
sourire ironique.
— Elle sait que vous êtes là, Monsieur Rupert ? demanda la bonne…
Rupert garda le silence. Sa sœur pressait le tube de crème solaire. La crème gicla dans sa paume.
Elle appliqua cette main sur le con ouvert de Darling, et y enfonça la crème. Puis elle se mit à masser
l’organe déchiré, luisant de mouille, y introduisant la crème solaire. Le calice du con se mit à briller,
à rougir. On aurait dit que la chair était à vif, c’était comme une blessure incarnate entre les poils…
— Il faut protéger tes trous contre le soleil, ma chérie, disait Carolyn, ouvre bien les fesses mon
gros bébé…
Darling émit une protestation mouillée « non… Caro… pas ça… après j’en ai partout… ça coule
quand je marche dans la rue, ça coule le long de mes jambes… »
— Il faut ce qu’il faut! répondit Carolyn, en éclatant de rire.
Elle se tenait sur le côté du cul de son amie. Elle arrondit son bras et le passa par-dessus. La bonne
et Rupert la virent saisir le bord poilu d’une grosse lèvre et la tirer de côté, pour ouvrir largement le
calice rose du vagin. De grosses traînées de bave blanchâtre coulaient de l’orifice… De l’autre main,
Carolyn approcha le tube de l’ouverture du con. Et, très lentement, elle commença à le visser dans le
vagin… Stupéfaite, Marie regarda le tube s’engloutir entre les lèvres velues et roses de la vulve.
Bientôt, il n’en dépassa plus que la moitié, au dehors. Carolyn, alors, eut un sourire machiavélique et
lorgna à nouveau dans la direction de la fenêtre. Simultanément elle appuyait sur les flancs du tube,
expédiant la crème solaire à l’intérieur du vagin de Darling…. Elle appuya longtemps, gorgeant le
con de sa victime avec le contenu du tube… Elle vida le tube presque entièrement. Quand elle le
retira enfin, il était tout aplati.
— Elle lui a tout mis dedans, dit la bonne, abasourdie, se parlant à elle-même… mais pourquoi
fait-elle des choses pareilles…
— C’est Caro tout craché, dit Rupert.
La bonne le regarda furieusement. Elle repoussa sa main et referma sa chemise.
— C’est des jeux d’enfants riches avec les enfants pauvres. Elle profite de l’autre fille en échange
de son argent. Vous êtes dégoûtants, tous les deux, votre sœur et vous. Vous mériteriez qu’on vous en
fasse autant…
Là-bas, Darling pleurait d’énervement. Elle s’était redressée et se tenait face à la fenêtre, les
genoux séparés, accroupies, comme une fille en train de pisser. Et la crème fondue dégoulinait de son
vagin sur la table, en grosses gouttes huileuses… ce qui excitait l’hilarité moqueuse de Carolyn.
— Tu pisses de l’huile, ma chérie… se moquait-elle… oh la dégoûtante…
— Je te déteste, cria Darling, en s’essuyant le con avec la serviette…
L’huile continuait à dégorger de son vagin. Elle se frotta l’entre-cuisse, furieuse. Dans la
bibliothèque, écœurée par le spectacle auquel elle venait d’assister, la bonne remettait son soutien-
gorge. Elle reboutonna son chemisier amidonné, et remit son tablier. Puis elle saisit son plumeau et en
menaça Rupert, étonné par ce soudain revirement.
— Des jeux d’enfants riches! De sales gosses de riches! bredouilla-t-elle furieusement… Ne
comptez pas sur moi pour me prêter à ça, Monsieur Rupert! Je ne suis pas comme cette idiote, une
poupée avec laquelle vous pourrez jouer! Vous ne vous amuserez pas avec moi comme votre sœur
avec sa putain, vous m’entendez ? N’y comptez pas… racontez tout ce que vous voulez à qui vous
voulez, je m’en fiche!
Avant que Rupert ne soit revenu de sa surprise, elle le frappa avec le plumeau. Elle avait utilisé la
partie emplumée, et ne lui fit pas mal. Il n’en revenait pas, néanmoins. Stupide, il contempla la porte
qu’elle venait de claquer. Derrière lui, au bord de la piscine, le scénario habituel se déroulait. Sa
sœur, maintenant, se faisait pardonner. Elle avait pris Darling dans ses bras et la cajolait.
— Allons, idiote, ne pleure pas comme ça… c’était pour jouer… Un jeu idiot, je suis d’accord…
mais quand j’ai mes nerfs, tu me connais… je fais toujours des bêtises… tiens, prends cet argent…
mais si, mais si, j’y tiens… trente dollars, ma chérie, tu t’achèteras un beau maillot… et nous irons
peut-être ensemble chez les Chamarra, ils ont une piscine, eux aussi. Je te ferai inviter… Qu’est-ce
qu’on dit à la vilaine Carolyn ? On lui dit… allez, dis-le…
— Merci… dit Darling, d’une voix étouffée.
Elle ne pleurait plus. Un rire nerveux, qu’elle contenait à grand-peine, faisait sauter ses gros seins
pâles.
— On est vraiment idiotes, toi et moi, non ? fit-elle. On s’amuse comme des petites filles… à notre
âge…
— Il n’y a pas d’âge pour s’amuser, dit Carolyn. Le tout est de s’amuser…
Toute rouge, Darling fourra les trente dollars dans son sac. Cette Carolyn était vraiment une fille
déconcertante. Tantôt elle la détestait, Darling, tantôt elle en était folle… amoureuse folle, comme on
pourrait l’être d’un garçon. Comme c’était bizarre, tout ça…
CHAPITRE V
« DE LA CONFITURE… POUR LES COCHONS! »

Cette nuit-là, très tard, dans sa petite chambre du dernier étage de la Pension Gombrowsky, Darling
fut réveillée par des chants d’ivrognes. C’était son grand-père, Cornelius(2), qui rentrait d’une virée
en compagnie de quelques-uns des pensionnaires, tous aussi avinés que lui. Elle reconnut les voix du
professeur Mac Leod, celle de Paddy, l’ancien mineur irlandais, et le nasillement aigu de Monsieur
Lee, le chinois. Aux beuglements des hommes se mêlait, par intermittences le rire strident d’une
femme.
Darling dressa l’oreille. Ce n’était pas la voix de Mme Lydia, la gouvernante. Elle sourit dans
l’obscurité, soudain excitée… Sans doute avaient-ils ramassés une putain, devant chez Sam Parson, et
allaient-ils la partager dans la cuisine, sur la table, tout en continuant à boire, ainsi que cela leur
arrivait de temps en temps…
Cela troublait étrangement Darling, toute seule dans sa chambrette, d’imaginer que son vieux grand-
père irait, lui aussi, écarter les cuisses de la pute pour se soulager dans son « trou à poils ». Le « trou
à poils », c’est l’expression qu’employaient les vieux ivrognes pour parler de l’objet moite que
Darling tripotait rêveusement au bas de son ventre, vautrée sur son lit, son ours en peluche dans les
bras, en écoutant les paroles lubriques monter dans la nuit silencieuse.
De temps en temps, Cornelius, à travers les vapeurs de l’ivresse, se souvenait d’elle, là-haut, et
s’efforçait de ramener les autres à la décence, ou, tout au moins, à un peu de discrétion.
— Ne gueulez pas si fort, merde! La petite ne va pas arriver à dormir. Et vous allez lui mettre des
idées dans la tête!
Des chuchotements lui répondaient, dont Darling n’imaginait que trop bien la teneur, puis de gros
rires couvraient la voix de son grand-père et les chants s’élevaient de plus belle. Les mots crus des
chansons de corps de garde s’infiltraient dans les rêveries de l’adolescente. Elle avait glissé un doigt
entre les lèvres de son sexe et se massait doucement le clitoris en imaginant la « grosse pine »
qu’évoquait un des chanteurs, en train de s’enfoncer en elle.
Elle ferma les yeux pour mieux « voir dans sa tête » les choses dont parlaient les chansons
obscènes. Prenant une petite voix sucrée, elle murmura, pour accompagner la scène imaginaire :
« Non, Monsieur… pas dans le cul… ça fait trop mal… et puis, c’est défendu! »
Imitant la grosse voix à l’accent irlandais de Paddy, elle joua ensuite le rôle de son agresseur
imaginaire :
« Allez, poupée, ne fais donc pas tant de manières! Regarde plutôt ce morceau que je vais te mettre!
Viens me la sucer… ça glissera mieux après… »
Tout en parlant ainsi, elle se frottait le clitoris du bout de l’index, d’un mouvement circulaire, de
plus en plus vite. Et ça montait, cette affolante démangeaison, cette sensation acidulée, énervante,
cela montait dans son ventre… Elle ouvrit la bouche pour haleter et fit pénétrer, très lentement, son
index dans son vagin. A travers les rideaux de sa fenêtre, elle pouvait voir clignoter l’enseigne rouge
du bar d’en face, « Chez Sam ». Elle avait l’impression que l’enseigne l’appelait. De temps en temps,
une voiture ou un camion s’arrêtait devant le bar. Elle entendait rire les hommes qui traversaient le
trottoir pour aller s’en jeter un au comptoir… Elle imaginait leurs attitudes, leurs corpulences. De
grands malabars mal rasés, sentant la sueur… Comme ces deux camionneurs auxquels elle s’était
exhibée, l’autre fois.
Elle se dressa dans son lit pour mieux se souvenir. Elle avait pincé son clitoris et le tirait
doucement. Elle revoyait le moment où elle avait écarté les cuisses, sur le tabouret du bar, et où le
regard incrédule du camionneur avait découvert son con. Là, dans son lit, elle imaginait que l’homme
la regardait à nouveau et elle pinça très fort la petite crête de chair baveuse. Le plaisir la fit trembler,
longtemps, les cuisses raidies, le ventre dur. En soufflant très fort, elle se laissa retomber sur
l’oreiller… En reprenant son souffle, elle pensait à Sam Parson. Il était là, de l’autre côté de la rue,
et peut-être pensait-il à elle, lui aussi, en entendant les chants d’ivrognes.
— Je pense souvent à toi, tu sais, lui avait-il dit. Vers minuit, quand il n’y a personne… je
t’imagine dans ta chambrette. Je me dis que c’est idiot… Au lieu de s’emmerder chacun de son côté,
on pourrait s’amuser ensemble…
De sa place au comptoir, elle le savait, il pouvait voir, à travers la vitrine du bar, la façade de la
Pension Gombrowsky. A cette heure, il lisait son journal, car il n’y avait personne à part les joueurs
de billard, dans l’arrière-salle…
Darling se leva, descendit de son lit, s’approcha de la fenêtre. Elle vit, à travers le rideau,
l’intérieur du bar, en face, et Sam, solitaire, au comptoir. La chambre de Darling était obscure et s’il
levait les yeux, il ne pourrait rien voir. Mais si elle allumait, sa silhouette se découperait alors sur le
rideau. Certaines nuits, elle oubliait de fermer les persiennes et se promenait à demi-nue dans sa
chambre, passant et repassant devant la fenêtre, imaginant ses petits yeux noirs qui l’épiaient, de là-
bas… Petits yeux noirs et cruels d’italo-américain, (comme Beau-Gars, le chauffeur des Simmons…)
Il avait une petite croix en or au bout d’une chaînette, et deux médailles, le tout se balançant dans
l’échancrure de cette affreuse chemise hawaïenne qu’il portait souvent, parmi les poils de sa poitrine.
Il était velu comme un singe. Darling s’imaginait parfois en train de frotter sa chair à elle, si lisse, si
pâle, à ces poils sombres. C’était dégoûtant, mais si excitant…
Ce qui l’attirait le plus, en Sam, c’était sa laideur et sa méchanceté. Quand il posait sur elle ses
petits yeux couleur de charbon et s’apprêtait à l’insulter, elle se sentait défaillir d’un horrible
bonheur…
Certaines nuits, le besoin d’entendre le barman lui dire des choses sales s’emparait d’elle comme
une obsession. Elle luttait contre son envie d’aller le retrouver. En observant le va-et-vient des
clients, elle se répétait les dernières saletés qu’il lui avait susurrées. Parfois, elle n’y tenait plus. Elle
enfilait un imperméable par-dessus sa chemise de nuit, sortait sans bruit de sa chambre, ses souliers à
la main. Les ronflements du vieux Paddy ébranlaient toute la maison. Personne ne l’entendait donc
descendre l’escalier, malgré les marches qui grinçaient. Dans le jardin, elle enfilait ses chaussures
aux talons exagérément hauts qui la faisaient se dandiner comme une putain. L’enseigne du bar
brillait, en face d’elle. Elle traversait la rue déserte, à cette heure. Poussait la porte. Parfois, dans un
coin sombre, somnolait un poivrot solitaire. Le plus souvent Sam était seul, au comptoir. On voyait
dans le fond, les joueurs de billard penchés sur leurs tapis vert. Dès qu’il la voyait paraître, Sam
repliait son journal. Il vérifiait que la porte, derrière lui, qui donnait dans la cuisine, était bien
fermée. Puis il croisait les bras et attendait.
Les cuisses moites, le ventre serré, un sourire de commandes sur les lèvres (hâtivement rougies
pour se vieillir) Darling se dirigeait vers son bourreau. Son cœur tapait avec force, ses joues la
brûlaient… Il la regardait se jucher sur un des hauts tabourets qui cernaient le comptoir.
— Et pour Mademoiselle Darling, ce sera comme d’habitude ? Persiflait-il en se penchant vers
elle.
L’intérieur de la bouche de Darling était si sec qu’elle n’arrivait pas à lui répondre. Elle hochait
simplement la tête.
— Qu’est-ce que ce sera, ce soir ? Un coca bien frappé ou une glace ?
— Comme vous voulez, murmurait Darling, d’une voix étranglée.
Il la regardait longuement, les yeux durs, sans vie, pareils à deux boutons de bottines. Il savait
qu’elle attendait. Il prenait tout son temps… Et parfois, même il ne se passait rien. Sam se contentait
de jouer au barman. Courtois, il lui faisait la conversation, lui parlait du voisinage. Et pendant ce
temps son regard goguenard ne quittait pas le visage rose de Darling. Il la laissait repartir sans
l’avoir insultée.
D’autres fois, il attaquait d’emblée, dès qu’elle s’asseyait.
— Alors, chérie, tu as le trou du cul qui te démange ?
Darling ne savait jamais sur quel pied danser, avec lui. Il était encore pire que Carolyn!
Elle était là depuis un quart d’heure, en train de piocher lentement dans son énorme glace, et lui, au
bout du comptoir, lisait son journal, se désintéressant d’elle. Alors, elle se disait que c’était un de ces
jours où il la négligeait. Mais voilà qu’il revenait tout à coup, comme elle ne s’y attendait plus, et
qu’il expédiait sur les décombres de sa glace une grosse giclée de Chantilly. Le cœur de Darling
s’arrêtait de battre. Elle le savait, cela marquait le début des hostilités.
— Offert par la maison, nasillait-il. Mais je préférerais t’envoyer une giclée d’autre chose… et
ailleurs!
Darling battait des cils.
— Et quoi donc, Monsieur Sam ?
S’il n’y avait personne dans les parages, il se prenait la bite à travers le tablier.
— Un coup de ça, par exemple, qu’est-ce que tu en dis ? C’est meilleur que la Chantilly, tu peux me
faire confiance. Vraiment, ça ne te tente pas, tu es sûre ? Un coup de ma grosse bite dans ta jolie
chatte blonde… ou dans le cul, si tu préfères rester pucelle… Il est propre, ton trou du cul, au
moins ? Tu le laves tous les jours ?
Cramoisie, Darling plongeait son petit nez dans la Chantilly.
— Je parie que tu mouilles ta culotte, en ce moment, et que ce n’est pas la Chantilly qui te la fait
mouiller… Est-ce que je me trompe ? Tu sais que je bande pour toi, hein, et ça te plaît d’exciter les
hommes… Tu es bien comme ta mère…
Darling sursautait violemment. Chaque fois que Sam faisait allusion à sa mère, elle éprouvait la
même révolte… et le même ravissement scandalisé. Avant de partir pour New-York, Blondie, sa
mère, s’était bien envoyé la moitié des mâles de Flesh City. Et Sam Parson, entre autres. Etait-ce
cette idée qui excitait tant le barman ? Se taper la fille après avoir baisé la mère ?
Chaque fois qu’elle croisait en ville un des anciens amants de sa mère - et ils étaient nombreux -
Darling avait le même serrement de cœur angoissé. La même jubilation, mêlée de honte, montait en
elle, quand l’homme, la reconnaissant, se retournait pour la regarder par derrière. Elle sentait ses
yeux caresser son cul. La voix qui lui parlait dans sa tête ricanait alors. « Celui-là aussi, il aimerait
bien te la mettre! »
Elle pressait le pas, un peu effrayée, excitée aussi, et comme malgré elle, elle accentuait le
balancement de ses hanches. Cela lui faisait tout chaud, dans le corps… Elle se sentait lourde.
Elle éprouvait la même lourdeur dans les seins et le ventre quand Sam s’accoudait en face d’elle
pour lui parler de Blondie.
— Tu sais que tu lui ressembles de plus en plus, à ta pute de mère, ma jolie cochonne ? Le même
petit nez retroussé, le même air sournois et hypocrite… les gros nichons, le gros cul, et cette façon de
regarder en dessous en rougissant… c’est elle tout craché. Parfois, en te regardant, je crois la voir. Et
je me souviens de toutes les fois où elle venait se faire enfiler ici, pendant que ton père dormait…
Comme toi, elle n’avait que la rue à traverser. Souvent, elle était nue sous un manteau… elle avait
encore le sperme de ton père dans la chatte… Ah, c’était un sacré numéro… A l’époque, tu n’étais
pas plus haute que ça… tu devais avoir trois ans…
Sam se léchait les lèvres ; il ressemblait à un crapaud qui gobe une bouche : sa petite langue pâle,
très fine, glissait entre les lèvres minces pour cueillir un brin de tabac qu’il recrachait. Une lueur
nostalgique embuait ses yeux sombres.
— Et l’après-midi, quand elle venait faire la plonge pour se faire un peu d’argent de poche, soi-
disant… Tu veux que je te dise combien de fois je l’ai enculée, alors que son mari, ton père, était ici,
accoudé au comptoir, en train de boire aux frais de la maison, ne se doutant de rien… Mine de rien
après l’avoir servi, j’allais faire un tour à la cuisine, là derrière. Elle ne se retournait même pas,
Blondie. Elle savait ce qui l’attendait. Elle ne portait jamais de culotte sous sa robe. Je la lui relevai,
sans me presser. Elle adorait ça, cette salope, qu’on la lui mette en douce par derrière. Et je n’étais
pas le seul à en profiter, de son gros cul! Les clients étaient au courant. Tous ceux qui en avaient
envie pouvaient aller tirer leur coup. Elle ne se retournait même pas pour voir qui la lui enfonçait. Le
type posait un billet de cinq dollars, c’était le tarif, près d’elle, et il lui relevait sa vieille robe en
coton rose. Elle n’arrêtait même pas de chantonner. Elle fredonnait sans cesse. Mais ne crois pas que
c’était le fric, qui l’intéressait. Ce qui lui plaisait, c’était de se faire mettre par le plus grand nombre
de types, pendant que ton père était à côté. Qu’on se serve d’elle, qu’on utilise son cul… qu’on se
vide les couilles dans son cul… son gros cul pâle… si lisse, si doux… C’était une chienne
authentique, ta mère, on n’en rencontre pas souvent, des comme elles… Il y avait un tube de vaseline
à côté d’elle, sur l’évier, pour ceux qui préféraient l’enculer. Il y en avait plus qu’on ne pense. Un
tube lui faisait rarement plus d’une semaine. Jamais il n’y avait autant de monde, le soir, que quand
elle faisait la plonge. La nouvelle faisait le tour de la ville. On voyait rappliquer tous les obsédés
l’air excité. Les types s’attroupaient autour du comptoir. On se serait cru au buffet de la gare. On se
congratulait, on se poussait du coude en montrant le mari… Je m’approchais de chaque arrivant. « Et
pour monsieur, ça sera ? » « Une bière bien frappée… alors, elle est là, ce soir ? » « Affirmatif. Tu
veux prendre ton tour ? Il y en a déjà quatre qui attendent et elle est en main… aboule la monnaie… »
Le type me versait ma part. Cinq dollars pour la maison. Il payait les cinq autres directement à ta
mère… ça lui plaisait que les types lui passent de l’argent ; elle aimait bien ça, jouer à la putain.
Sam secouait la tête, l’œil perdu au loin.
— Elle aimait ça, qu’on la traite comme une pouffiasse.
Une fille si jolie, qui aurait pu épouser un homme riche… parfois, j’avais du mal à la comprendre.
Mais ça ne me gênait pas pour profiter d’elle, hein ? J’étais aussi malade que tous les types qui
venaient ici. Je n’arrêtais pas de l’enfiler. Dès que j’avais une minute, j’allais la retrouver, entre deux
clients, je soulevais sa robe, je lui tâtais la fente… Elle était trempée, le sperme dégoulinait le long
de ses cuisses, tombait entre ses chevilles… Je la lui plantais bien au fond, en lui écartant les fesses.
Elle portait des souliers à talons très hauts, ce qui fait que le trou de son cul était juste à la bonne
hauteur ça rentrait tout seul. Hop… direct au fond du cul. Et là-dedans, ça baignait dans le sperme de
ceux qui l’avaient déjà enculée… Moi, je m’économisais, je ne tirais pas mon coup, je me contentais
de limer un peu, pour le plaisir. Chlic, chloc! Une vraie soupe que c’était, dans ses boyaux. J’ai
jamais vu une chienne pareille… jamais… Maintenant, elle est à New-York, qu’on m’a dit. Elle y fait
probablement la pute…
Il se taisait soudain, son ingrat visage grêlé empreint d’une étrange mélancolie.
— Les cochons aiment la confiture, disait-il. Et toi, tu es comme ta mère, ma chérie, de la confiture
pour les cochons.
En ricanant, il se massait la bite à travers son tablier.
Darling paraissait sortir d’une transe.
— Cela suffit, piaillait-elle. Je vous interdis de me parler de cette façon…
— De la confiture pour les cochons! Gloussait le barman. Blondie numéro 2, c’est toi. Tu finiras
comme elle, pute et nymphomane. On te donnera cinq dollars pour t’enculer et tu ne te retourneras
même pas. Si le cœur t’en dit, tu peux commencer dès demain. La place de plongeur est à ta
disposition. Je me chargerais de te rabattre la clientèle. Tu n’auras rien à craindre, question
discrétion. Rien que des hommes mariés, des sournois, des craintifs. On partagera, cinq dollars pour
toi, cinq dollars pour moi. Mais avant, bien sûr, il faudra que je fasse un peu ton éducation… Qu’est-
ce que tu en dis ?
— Ce que j’en dis… (Les yeux de Darling lui sortaient de la tête.) Si vous continuez, je vais tout
raconter à votre femme.
— Tu ne raconteras rien du tout, petite. Si tu avais dû lui dire quelque chose, il y a longtemps que
ce serait fait… Tu es une putain dans l’âme, ça se voit au premier regard.
Elle s’enfuyait en courant, les joues rouges, pour ne plus l’entendre. Mais même une fois dehors,
elle continuait à entendre les mots qu’il lui avait dits. Ils étaient imprimés dans sa tête…
*
**
Soupirant, Darling laissa retomber le rideau et retourna se coucher. En bas, les amis de son grand-
père s’étaient tus. Sans doute cuvaient-ils leur cuite… Elle entra dans le lit, se tourna vers le mur
pour ne pas voir le reflet rouge de l’enseigne du bar. Et elle pensa à Rupert…
Depuis son retour de chez Carolyn, elle s’était refusé à penser à lui. Elle l’avait chassé de ses
pensées. Mais maintenant, ça revenait dans sa tête, et elle ne pouvait pas l’empêcher. Car cet après-
midi, chez Carolyn, elle avait eu la preuve que celle-ci l’exhibait à son jeune frère. Dans le noir,
Darling ouvrit les yeux ; son pouls s’accéléra… Elle se revit, au bord de la piscine, toute habillée…
Le soir tombait. Carolyn venait de la quitter, car le Juge, son père, n’allait pas tarder. Darling était
restée un moment encore, toute seule, pour profiter de la tranquillité, du silence. Puis elle s’était
levée pour partir, elle aussi, et c’est à ce moment qu’en levant les yeux, elle avait vu que la fenêtre de
la bibliothèque était grande ouverte. Le jeune Rupert, une paire de jumelles à la main, lui souriait
d’un air goguenard. Quand il rencontra son regard, il agita ses jumelles.
— Belle journée, hein, Darling… Un temps parfait pour observer les oiseaux…
Elle avait cru qu’elle allait s’évanouir. Elle avait senti tout son sang refluer de sa poitrine… Une
impression de vide atroce lui avait traversé la poitrine. Puis le sang avait reflué, et son visage était
devenu bouillant.
— Il y a… il y a longtemps que tu étais là… parvint-elle à bredouiller.
Malgré l’évidence, elle ne parvenait pas à admettre la trahison de Carolyn. L’idée qu’elle l’avait
délibérément exhibée à son jeune frère…
Tout lui revenait, leurs gestes, les attitudes qu’elle lui avait imposées. Elle en était malade de honte.
Rupert s’esclaffa. Quand il riait ainsi, de ce rire sans joie, un peu atone, sa ressemblance physique
avec sa sœur était sidérante.
— Voyons, Darling… tu penses bien que non! Ma sœur m’avait dit que tu prendrais un bain de
soleil toute nue. Tu penses bien que je n’aurais jamais osé regarder surtout avec ces jumelles… (Il
les agita à nouveau, joyeusement.) Elles grossissent tellement que je peux voir un ver dans le bec
d’un merle à l’autre bout du parc… Imagine un peu, si je t’avais regardé avec ça. Tu penses bien que
ça ne m’a pas même effleuré l’esprit.
Poursuivie par le rire atroce de l’adolescent, Darling s’était enfuie, les joues brûlantes de honte…
Cette garce de Carolyn! La sale garce…
*
**
Mais là, dans son lit, très tard, en se remémorant la scène, elle se sentit soudain tout alanguie…
Ainsi, Rupert avait vu son con… Elle compta sur ses doigts tous ceux qui l’avaient déjà vus : Il y
avait eu Ted Chamarra et ses deux copains, dans cette surprise partie ou Martha et Mary Prentiss
l’avaient enivrée pour se venger d’elle(2), puis le jeune Browning, le livreur de bière… Puis
Schmielke(1), l’autre livreur de chez Rosemblaum. Les deux camionneurs de l’autre soir… Carolyn,
et sa bonne(3)… Et maintenant, Rupert… Cela faisait déjà plus de dix personnes! Bien sûr, il n’y avait
eu que deux garçons, Browning et Schmielke, qui avaient vraiment joué avec son sexe. Et deux
femmes, Carolyn et la bonne française… Mais c’étaient deux femmes justement, ça ne comptait pas
vraiment. Jusqu’ici, Darling était parvenue à rester vierge. Elle soupira, les bouts des seins tout durs.
Cela ne pourrait pas durer, elle le sentait… Ce n’était plus qu’une affaire de jours, maintenant…
CHAPITRE VI
« RUPERT S’AMUSE AVEC SA SŒUR… PENDANT QU’ELLE
DORT »

Carolyn l’avait-elle exhibée à Rupert ? Les choses n’étaient pas aussi simples que Darling se les
imaginait. Ainsi, ce jour-là, après avoir regardé Darling s’enfuir, Rupert était resté un moment à la
fenêtre, plongé dans ses pensées. Son sourire narquois s’était effacé… Au bout d’une assez longue
réflexion, sa décision fut prise. Il sortit de la bibliothèque et monta dans la chambre de sa sœur, bien
décidé à lui mettre les points sur les i.
Elle était en train de se changer quand il entra. En petite culotte, elle venait d’agrafer son soutien-
gorge.
— Rupert! cria-t-elle. Je t’ai déjà dit mille fois de frapper avant d’entrer. J’aurais pu être toute
nue… tu n’es plus un enfant tout de même.
Rupert se contenta de ricaner et s’adossa à la porte qu’il venait de refermer. Ses yeux lorgnaient
sans vergogne le corps de sa sœur. Un peu gênée, Carolyn tira sa culotte pour bien l’ajuster, ce qui
moula son sexe. Rupert avait un drôle d’air, elle l’avait remarqué tout de suite. Quelque chose de
faux dans le regard… un sourire un peu crispé, de travers…
— D’où viens-tu ? Tu n’étais pas dans ta chambre. Je suis passée en remontant de la piscine…
— Dans la biblio, dit Rupert, avec un rictus.
Les joues de Carolyn se colorèrent. Elle enfila une jupe à la hâte… Puis glissa ses pieds dans des
sandales à talons hauts. Cela eut pour effet de lui faire cambrer la taille… et de faire pointer ses
petits seins de façon très coquine. Du coin de l’œil, elle remarqua comme son frère les reluquait…
une bouffée de tiédeur monta dans son ventre…
— Je t’avais pourtant bien dit que nous devions prendre un bain de soleil, Rupert, tu n’es pas
raisonnable. On voit tout, par la fenêtre… même quand les volets sont rabattus, ne dis pas le
contraire…
— Je ne dis pas le contraire…
Carolyn ouvrit une bouche faussement indignée. Son frère feignait de se dandiner gauchement… et
son pantalon s’entrebâilla ; il avait ouvert sa braguette… Le cœur de Carolyn sauta ; elle fit mine de
ne rien remarquer et s’évertua à choisir un collant.
— Mais alors, fit-elle, tu as tout vu…
— Tout, approuva Rupert, outrant son rictus… ses gros nichons, son cul… tout… Tout ce que tu
m’as montré…
Carolyn frappa du pied, ce qui fit sautiller ses petits seins. Rupert gloussa et ouvrit entièrement sa
braguette.
— Mais qu’est ce que tu fais ? Ferme ce pantalon!
— J’ai chaud, dit insolemment Rupert, je m’aère.
Carolyn le fusilla du regard.
— Je ne t’ai rien montré du tout, imbécile. J’ai fait prendre un bain de soleil à Darling… parce
qu’elle est trop pâle. Ne te fais surtout pas des idées… la preuve, c’est que je t’avais demandé… de
ne surtout pas aller dans la biblio.
— C’était la meilleure façon de m’y faire descendre, ma chère sœur… comment aurais-je pu
résister à la tentation en sachant que tu allais la faire mettre à poil ?
Carolyn ne put s’empêcher de rire ; elle reprit son sérieux aussitôt, se donna l’air d’une grande
personne.
— Imbécile… qu’ils sont bêtes les garçons à cet âge…
— Ose dire que tu n’as pas fait exprès de me dire que Darling allait se mettre toute nue… pour que
je descende la reluquer…
— Et pourquoi aurais-je fait ça ?
— Parce que ça te plaît… de me la montrer… De lui faire des choses pendant que je regarde…
Les joues de Carolyn s’enflammèrent. Elle s’assit au bord du lit et retira ses souliers, puis se
pencha pour enfiler son collant.
— Pas tout de suite, lui dit Rupert… ne le mets pas tout de suite… tu es fatiguée, non ? Le médecin
a dit qu’il fallait que tu fasses une petite sieste, avant de descendre manger.
Carolyn hésita ; puis elle eut une moue coquette et posa son collant près d’elle, sur le lit. Elle prit
une cigarette. Son frère se précipita pour lui donner du feu. Le devant de son pantalon était juste à la
hauteur du visage de Carolyn. Elle entrevit la tête chauve et rosâtre du gland qui pointait par la
braguette. Nerveuse elle tira une bouffée, souffla la fumée…
— J’ai bien aimé quand tu l’as obligée à montrer son cul en face de la fenêtre, dit Rupert, quand tu
lui as fait écarter les fesses… j’ai tout vu, son trou du cul, sa fente…
— Je ne savais pas que tu regardais, sans quoi, tu te doutes bien… que je n’aurais jamais forcée
cette pauvre idiote à s’exhiber comme ça…
Rupert gloussa ; Carolyn l’imita, malgré elle, et avala de la fumée, ce qui la fit tousser. Son frère
lui frappa dans le dos.
— Ce soutien-gorge ne te va pas, dit-il. Tu devrais mettre le noir…
Carolyn eut une moue mutine.
— Tu crois ? Peut-être, en effet… aide-moi à le dégrafer.
Il ne se fit pas prier, lui retira le soutien-gorge. Elle posa aussitôt ses mains en coquilles sur ses
seins.
— Fais les voir, dit Rupert… Fais voir comme ils sont jolis…
— Mais je suis ta sœur, Rupert!
— Et alors ? qu’est-ce que ça change… je les regarde, c’est tout…
Carolyn haussa les épaules… et retira ses mains. Ses seins étaient couverts de chair de poule et les
petites pointes violettes étaient toutes raides.
— Ne les regarde pas comme ça, ça me gêne…
— La prochaine fois, dit Rupert, j’aimerais que tu lui fasses écarter les cuisses encore plus… et
fais-la se mettre bien en face de la fenêtre…
Carolyn fit mine de ne pas avoir entendu ; elle inspectait ses seins d’un œil critique.
— Ils sont petits, non ? Ce n’est pas comme ceux de Darling.
— A propos de ses nichons… j’aimerais que tu les fasses bouger davantage quand tu lui passes de
la crème dessus… et tire lui sur les pointes, comme si c’était une vache… Ça me plaît bien quand ses
bouts sont gros…
Même jeu de scène ; Carolyn examinait toujours son torse, dans le miroir. Elle se cambra un peu,
effleura d’un doigt la pointe d’un mamelon.
— Pourquoi tu la gifles toujours, quand elle est toute nue ?
— Elle m’agace, cette fille… quand je vois toute cette chair, ça me donne envie de la mordre, de la
pincer… elle se laisse tout faire, c’est agaçant… on a envie d’aller plus loin… pour voir…
Carolyn avait parlé d’une voix absente, comme si elle pensait à voix haute. Elle parut remarquer
que son frère l’écoutait. Elle changea de voix…
— Mais tu me fais dire des bêtises! Vraiment, je t’interdis de descendre à la biblio, demain…
promets-le moi ? Comment pourrais-je la faire mettre toute nue si je sais que tu regardes ?
— J’ai bien aimé quand tu lui as passé la crème dans le con.
— Rupert! On ne dit pas des mots pareils… devant sa sœur!
—… dans le vagin, corrigea Rupert.
— C’est mieux, dit Carolyn, radoucie… mais ne te fais pas d’idées, surtout, je ne suis pas une de
ces filles, hein ? Je lui passe de la crème là pour la protéger du soleil… elle a une peau si fragile. Et
maintenant, assez dit de bêtises, passe-moi mon soutien-gorge…
— Encore un peu… dit Rupert. Regarde…
Il écarta son pantalon et sa bite sortit entièrement, blanche, longue et fine. Il tira sur la peau,
dégagea le gland vermeil en forme de cerise. Sa sœur se pencha, intéressée, pour mieux le voir.
— Ne tire pas tant… ça ne te fait pas mal ? On dirait que c’est à vif…
Voyant qu’il souriait, d’un air figé, elle avança un doigt tendu et du bout de l’index toucha le gland
tiède. Rupert tressaillit. Elle retira son doigt aussitôt, avec un petit rire idiot. Puis elle le renifla…
Son regard était trouble.
— Tu l’as fait, hein ? chuchota-t-elle. Pendant que tu la regardais… tu l’as fait, non ?
Rupert ouvrit la bouche, puis la referma. Il avait été sur le point de lui parler de Marie-la-
Française. Mais non… il valait mieux garder ça pour lui… Sa sœur était parfois imprévisible. On ne
savait jamais ce qui lui passait par la tête… Ainsi, maintenant, elle lui pinçait à nouveau le gland,
avec une moue dégoûtée. Un long frémissement ébranla Rupert. Elle retira ses doigts, à nouveau… et
bâilla nerveusement.
— Cela suffit, maintenant, Rupert… range-ça… et laisse-moi faire ma sieste…
Au lieu de refermer sa braguette, Rupert dégrafa sa ceinture… et laissa tomber son pantalon à ses
pieds. Il l’enjamba et resta devant sa sœur avec le bas du corps entièrement nu. Sa bite se dressait,
toute raide, le bout rouge découvert, au-dessus des grosses couilles lisses et mauves, presque
imberbes.
— Montre-moi encore tes seins, dit Rupert… je les ai pas bien vus… et parle-moi de Darling…
Il se cambra, les mains sur les hanches, heureux d’exhiber ses couilles et sa bite à sa sœur.
— Montre-moi comment tu faisais, dit Carolyn, d’une voix très sourde. Dans la biblio… en la
regardant…
— Comme ça, tu vois… je tire sur la peau pour découvrir le bout, et je la rabats ensuite… puis je
recommence…
Il joignit le geste à la parole, et se masturba lentement devant sa sœur. Celle-ci suivait d’un œil très
intéressé les disparitions et les réapparitions du gland gonflé de sang. Une odeur de pisse s’exhalait
de la muqueuse de Rupert.
— C’est dégoûtant, un garçon, dit Carolyn, le regard trouble.
Elle avait serré les cuisses et se dandinait sur place comme si elle avait envie de pisser.
— Dégoûtant ? Tu la touches bien à Fred Mac Manus, ne fais pas la mijaurée. Toutes les filles le
touchent au garçon avec qui elles sortent.
— C’est différent, imbécile. Nous allons nous fiancer… c’est normal. Et puis elle est plus grosse
que la tienne et son bout n’est pas comme le tien… le sien il est toujours sorti… il ne brille pas…
Nerveusement, Carolyn bâilla à nouveau.
— Comme j’ai sommeil, tout à coup… Va-t’en maintenant, il faut que je me repose un peu. Remets
ton pantalon, Rupert…
Soudain pudique, Carolyn enfila un chemisier et le boutonna jusqu’en haut. Puis, tournant le dos à
son frère, elle glissa une main sous sa jupe et se trémoussa. Il vit descendre le slip rose le long de ses
jambes. D’un coup de pied, Carolyn l’expédia sur le lit.
— Je le retire parce qu’il me serre… expliqua-t-elle. C’est malsain, quand on dort… va-t’en
maintenant, Rupert, laisse ta sœur dormir tranquille…
Elle grimpa sur le lit et se coucha sur le dos, puis souleva le couvre-lit et le rabattit sur elle. A
peine sa nuque eut-elle touché l’oreiller qu’elle ferma les yeux… Cela tenait du miracle. La vitesse
avec laquelle sa sœur s’endormait avait toujours sidéré Rupert. Immobile, il la contempla. Le souffle
de la jeune fille se fit régulier. Ses lèvres se séparèrent… Elle dormait toujours avec la bouche
ouverte. Indécis, Rupert contempla cette bouche ouverte, en se tripotant rêveusement le gland. Puis il
soupira et se baissa pour ramasser son pantalon. Comme il enfilait une jambe dedans, il eut
l’impression qu’on le regardait. Il se retourna. Sa sœur semblait pourtant dormir profondément. Mais
(et le cœur de Rupert sauta dans sa poitrine dès qu’il le constata), elle avait bougé dans son sommeil
et le couvre-lit s’était déplacé. Il aperçut un genou de la jeune fille et la moitié de sa cuisse. Sa robe
était retroussée… Pétrifié, il contempla la chair pâle de la cuisse. Carolyn soupira profondément et
replia un bras sur son visage. En même temps, sa cuisse s’ouvrit davantage… Le cœur de Rupert se
mit à cogner. Il posa son pantalon sur le dossier d’une chaise et s’approcha du lit. Il se pencha pour
regarder entre ses cuisses… aperçut la tache blonde des poils, dans la fourche… Il lui sembla que sa
sœur respirait d’une façon moins naturelle. Il hésita puis, très lentement, il acheva de déplacer le
couvre-lit et la découvrit.
— Tu dors ? chuchota-t-il. Caro… tu dors vraiment ?
Pas de réponse. Il prit alors le bas de la jupe et la retroussa au-dessus du ventre de sa sœur. A
nouveau, Carolyn soupira dans son sommeil, et s’agita. La cuisse qu’elle écartait se déplaça…
Maintenant, il pouvait voir le con en entier. Entre les poils blonds, les lèvres étaient ouvertes. Des
gouttes de mouille brillaient comme de la rosée sur la tranche interne des muqueuses lilas.
Il se pencha pour mieux scruter l’entre-cuisse de sa sœur.
Sa bouche était crispée, réduite. à une fente ; ses yeux, rétrécis, luisaient d’un éclat dur et maniaque.
Sur son ventre étroit, sa bite, décalottée, s’était redressée.
— Tu dors, Caro ? répéta-t-il. Réponds-moi…
Il s’agenouilla au pied du lit et très doucement, posa sa main sous la cuisse de Carolyn. Lentement,
très lentement, il la déplaça de côté… Le con s’ouvrit comme une grosse fleur velue toute emperlée
de gouttes de rosée et les nymphes se séparèrent, laissant surgir le gros clitoris pâle en forme d’olive,
tout luisant. Il regarda attentivement la bave épaisse sourdre des replis roses des muqueuses… Le
clitoris était maintenant entièrement sorti. Du bout des doigts, comme elle avait fait tout à l’heure,
pour toucher son gland, il l’effleura. Sa sœur cessa de respirer. Il appuya prudemment sur le bouton
de chair, puis retira son doigt. Le souffle s’éleva à nouveau, saccadé.
— Tu dors ? Tu as un gros clito, tu sais… je suis sûr que tu dois te branler sans arrêt, hypocrite!
C’est les filles qui se branlent sans arrêt qui ont de gros clitos, c’est Ted Chamarra qui me l’a
expliqué. Il en a déjà vu beaucoup, des cons de filles. Toutes les filles du collège lui montrent leur
con quand il les fait monter dans sa voiture japonaise. Il y en a même quelques-unes qui lui sucent la
bite… Martha Mac Manus, ta copine, elle la lui a sucée. Et il m’a dit qu’il ferait la même chose avec
Mary Prentiss bientôt… cette hypocrite de Mary, une fille dans ton genre…
Sa voix n’était qu’un souffle. Les mots mouraient entre ses lèvres. Tout en les susurrant, il laissait
ses doigts courir dans le con de sa sœur endormie. Il ouvrait les chairs humides, les fouillait, lissait
les nymphes avec la bave qui suintait du vagin. Des pensées erraient dans sa tête… Peut-être que sa
propre sœur l’avait sucé, elle aussi, Ted Chamarra! Ils étaient sortis ensemble, un certain temps.
Peut-être que Ted l’avait enculée, elle aussi, dans sa Subaru, comme il faisait avec les filles qui
voulaient rester vierges… au bord du fleuve Yellowstone le soir, en revenant du cinéma. Une odeur
fade montait du con baveux. Il enfila le bout de son index dans le vagin ; cela s’ouvrit, cela céda, ça
glissait, c’était chaud. Il poussa un peu plus… le doigt entra au fond. Il s’était relevé. Debout, un
doigt enfilé dans le vagin de sa sœur, il commença à se masturber de l’autre main. Une idée soudaine
germa en lui. Il retira son doigt du trou gluant et remonta vers le haut du lit. Tirant sur la peau de sa
pine, il dégagea son gland et le proposa à la bouche ouverte de sa sœur. Il s’avança, creusant les
reins, pointant le bout rouge de sa queue. Le gland entra entre les lèvres, toucha la langue qui
dépassait un peu. Il sentait le souffle chaud sur ses couilles. Il poussa encore… les mâchoires
s’ouvrirent. Il s’engloutit au fond de la bouche et ressortit… Le visage de Rupert était écarlate, des
gouttes de sueur zigzaguaient sur ses joues, son regard avait quelque chose de fou. Il se vit dans la
glace et ne se reconnut pas. A nouveau il enfila sa bite dans la bouche de la dormeuse puis l’en
ressortit. Un accès de peur s’abattit sur lui. Sa sœur était un peu folle, capable de se réveiller en
sursaut, de se mettre à hurler. Il recula, s’agenouilla à nouveau… se pencha sur le calice baveux du
con.
Le bout de sa langue toucha le clitoris dardé. Il avait un goût bizarre, poissonneux. Il pinça
délicatement les lèvres du sexe entre ses doigts et les ouvrit, puis, tirant la langue, il balaya tout
l’intérieur de la fente en remontant du vagin jusqu’au clito. Carolyn grogna dans son sommeil et se
raidit. Le cœur tapant avec violence, Rupert lui pourlécha le con pendant une longue minute. Il sentait
la bave tiède sourdre des replis, abondante, épaisse, de plus en plus gluante. Brusquement, Carolyn
se crispa et un jet de liquide s’échappa de son vagin. Ecœuré, Rupert se détacha du con qu’il
pourléchait et recracha ce jus sur le drap. Il posa un genou entre les cuisses de sa sœur et avança son
bassin, pour faire entrer sa pine et le con en contact. Mais comme le gland effleurait l’intérieur
baveux de la corolle, Carolyn se racla la gorge. Effrayé, Rupert se rejeta en arrière. Sa sœur toussait
toujours un peu, en se réveillant. Vite, il alla ramasser son pantalon, l’enfila, et revint vers le lit. Il
rabattit la jupe de sa sœur, remit le couvre-lit en place et quitta la chambre sans faire plus de bruit
qu’un fantôme.
*
**
A peine la porte se fut-elle refermée, Carolyn ouvrit les yeux et bâilla. Sa main descendit entre ses
cuisses et toucha son sexe chaud et mouillé. Les mots de son frère flottaient dans son esprit… Ainsi,
Ted se faisait sucer par Martha. Et il avait jeté son dévolu sur Mary… Est-ce que Martha se laissait
enculer par lui ? Souvent les garçons se vantent, quand ils parlent de leurs conquêtes, entre eux. Fred
Mac Manus aurait bien aimé l’enculer, elle. Il le lui avait laissé entendre à mots couverts… « Il y a
des façons de ruser, ma chérie… quand on ne put pas entrer par la porte principale, on prend l’entrée
de service… » L’entrée de service! Quel goujat… Elle ne peut s’empêcher de sourire, laissa son
doigt descendre, effleura la pastille ridée de son anus. Le déplissa doucement… Elle pensait à
Darling, maintenant, cette salope sans pudeur qui se laissait tout faire. Cela pourrait être amusant de
la faire enculer par Rupert… et de les regarder faire. Elle eut un petit rire, se pencha, ouvrit le tiroir
de la table de nuit. Elle souleva des paperasses, trouva la bougie… Une bougie un peu déformée…
Elle fit disparaître la bougie sous le couvre-lit, chercha l’ouverture de son vagin, vissa la partie
pointue de la bougie dans sa chair… força prudemment… Doucement, doucement, la bougie entra
dans son con.
— Cette putain de Darling, murmura Carolyn, elle ne perd rien pour attendre… elle ne sait pas ce
que je lui réserve
Elle enfonça la bougie d’un coup, tout au fond, et se mordit les lèvres. C’était maintenant que ça
allait venir… Ses yeux s’écarquillèrent. Elle pensa à Darling, à Ted Chamarra, à Martha, à Rupert…
les images sales s’assemblaient, composaient d’étranges tableaux Et cela venait, cela venait du fond
d’elle, ça remontait…
— Oh mon dieu, mon dieu…
CHAPITRE VII
« RUPERT S’AMUSE AVEC LE CUL DE LA BONNE… »

Pendant que sa sœur se distrayait ainsi avec sa bougie, Rupert, qui ne tenait plus en place depuis
que la bonne lui avait montré ses seins, décida de tenter sa chance avec elle et descendit à la cuisine.
Le moment était mal choisi, car son père se trouvait à la maison, ce qui impliquait que Beau-Gars, le
chauffeur, devait rôder dans les parages. Pour plus de prudence, il alla donc faire un tour au garage ;
ayant constaté que le chauffeur s’y trouvait, en train d’astiquer la Rolls, il revint hâtivement à la
cuisine. Dès qu’elle entendit la porte s’ouvrir, Marie, qui faisait la vaisselle, devant l’évier (le Juge
s’était toujours refusé à faire la dépense d’un lave-vaisselle) se retourna et lui adressa un regard peu
amène.
— Que voulez-vous encore, Monsieur Rupert ? lui demanda-t-elle sur un ton rogue.
Il ne se laissa pas démonter par cet accueil. Il n’avait d’yeux que pour les hanches rebondies de la
bonne et pour ses fesses charnues que moulait sa jupe noire. Penchée sur l’évier, les mains plongées
dans l’eau savonneuse, elle avait exactement la même pose que lorsqu’il l’avait surprise en train de
se faire fouetter à cul nu par Beau-Gars. A ce souvenir, il sentit sa gorge se serrer et sa pine durcir
sournoisement. Un sourire faux sur les lèvres, il referma la porte derrière lui, sans bruit, et se dirigea
vers l’évier.
— Je suis venu vous dire que ma sœur se repose dans sa chambre. Elle est souffrante, il ne faut pas
la déranger.
La bonne ricana.
— Vraiment ? Et vous vous êtes dérangé pour ça ? Vous ne pouviez pas me le dire par
l’interphone ?
— J’ai préféré venir, dis Rupert, eu se rapprochant subrepticement. (Il fit une moue d’enfant gâté.)
Je m’ennuyais tout seul, dans ma chambre…
— Vraiment ? Eh bien ne comptez pas sur moi pour vous distraire. J’ai autre chose en tête. Votre
papa a invité les Mac Manus au pied levé ; ils viennent dîner ce soir et bien sûr, c’est moi qui dois
tout préparer… Dans cette maison, c’est moi qui fait tout… L’une a la migraine, l’autre a ses règles…
Mais pourquoi s’en faire ? La bonne est là. La bonne est bonne à tout faire… Restez où vous êtes,
cria-t-elle brusquement.
Surpris, Rupert s’arrêta sur place. Il n’était plus qu’à un mètre d’elle.
— Si vous croyez que je ne vous vois pas venir… avec votre démarche de crabe. Si vous croyez
que je ne sais pas ce que vous avez en tête… Il ne faut pas trop rêver, mon petit Monsieur.
— Mais je ne vois pas à quoi vous faites allusion, Marie, dit Rupert, en prenant l’intonation snob
qu’affectait sa mère quand elle parlait aux domestiques. Tenez-vous un peu, ma fille…
Outrée, la bonne lui lança un regard furibond. Mais l’imitation avait été si parfaite que, quoiqu’elle
en eût, elle ne put s’empêcher de pouffer.
— Vous la connaissez bien, votre garce de mère, marmonna-t-elle, Mais vous ne savez pas la
dernière, mon petit Monsieur. Elle n’était pas d’accord avec votre papa pour cette invitation… alors,
soudain, ses douleurs de tête l’ont prise… et elle a décidé de garder la chambre. Ce qui fait que
j’aurais double service, ce soir. Il faudra que je serve les invités, en bas, et que je monte à la
douairière son plateau dans sa chambre…
— Je vous aiderai, si vous voulez, proposa Rupert. Dans l’escalier, je monterai… derrière vous…
Les narines de la bonne se pincèrent et elle lui lança un regard furieux.
Mais Rupert avait pris un visage absent. Il pensait à la belle Madame Mac Manus, leur voisine, la
mère de Martha, une femme qui l’avait toujours terriblement impressionné… Elle serait donc là ce
soir ? Porterait-elle une de ses robes si amples qui se retroussaient si facilement ? A cette idée, les
joues de Rupert tiédirent brusquement.
— A quoi rêvez-vous, tout à coup ? lui demanda la bonne.
Il sursauta, parut sortir d’un songe, et fit deux pas en avant. Maintenant, il était tout contre Marie. Il
pouvait respirer sa forte odeur de femelle. Elle sentait la sueur tiède, le sexe… Il se demanda si
Beau-Gars, avant de se rendre au garage, ne s’était pas un peu occupé de son cul.
— C’est à vous que je rêve, Marie… murmura-t-il… depuis ce qui s’est passé dans la
bibliothèque, je n’arrête pas de penser à vous…
— Oui ? Eh bien n’y rêvez pas trop… Ou alors, contentez-vous d’y rêver! Bas les pattes, Monsieur
Rupert… ôtez votre main de là ou je vous gifle.
— Vous ne feriez pas ça, dit Rupert, changeant soudain de ton (il venait de poser sa main sur la
hanche de la bonne et lui tâtait le haut de la fesse… tout en parlant, il laissa sa main descendre et
épouser l’arrondi de la fesse qu’il soupesa…) vous n’êtes pas idiote à ce point… Souvenez-vous…
je sais des choses que je pourrais raconter…
— Vous ne savez rien du tout l Otez vos sales mains de là et laissez-moi travailler!
— Mais travaillez, dit. Rupert, d’un ton doucereux, tout en continuant à palper des deux mains les
fesses de la bonne. (L’élasticité, l’abondance de cette chair qu’il devinait nue sous l’étoffe de la
robe, l’affolait. Il avait la gorge si serrée qu’il avait du mal à articuler.) Travaillez… ne vous
dérangez pas pour moi… Je vais juste retrousser un peu votre robe pour voir vos fesses… Je sais que
vous n’avez pas de culotte… J’ai tellement envie de voir votre cul… Vous m’avez déjà montré les
nichons, pourquoi ne pas…
— Mais vous n’êtes pas bien de la tête, mon petit monsieur ? Pour qui me prenez-vous ? Croyez-
vous que je vais me mettre nue devant vous à tout instant ?
— C’est de l’argent que vous voulez ? Je peux vous en donner!
— De l’argent ? Vous croyez tout avoir avec votre sale argent ? Je ne suis pas la putain de la
maison, mon petit monsieur. Allez plutôt proposer votre argent à cette pute de Darling. Elle vous
montrera tout ce que vous voudrez… et pour pas cher, j’en suis sûr!
Rupert soupira.
— Darling ? Vous plaisantez! C’est la propriété privée de Carolyn. Elle ne voudra jamais me la
prêter!
La bonne ne put s’empêcher de tressaillir ; et ce ne fut pas seulement par ce que les mains de
Rupert lui palpaient les fesses sans vergogne. Mais ce mot : « prêter… » avait fouetté son
imagination. Ainsi, cette Darling, c’était donc une fille qu’on pouvait se « prêter » ?
Rupert poursuivit, comme si de rien n’était.
— Je la connais, ma sœur. C’est toujours pareil avec ses copines. Tant qu’elle s’amusera avec sa
poupée, je n’aurais pas le droit d’y toucher. Et puis, de toute façon, corrigea-t-il… elle ne
m’intéresse pas, Darling. C’est vous qui me plaisez, Marie… Elle a de gros nichons, mais c’est une
gosse… Elle n’a rien dans la tête, Vous, vous avez vécu… vous avez eu des amants… Ce n’est pas
pareil. Vous êtes une vraie femme… Ça se sent…
Malgré sa mauvaise humeur, Marie parut flattée par ce compliment ambigu. Elle s’essuya le front
avec le dos de la main. Rupert était collé à elle, par derrière. Elle sentait son souffle sur sa nuque. Le
petit salaud était excité comme un chien en rut. Elle recula un peu, comme par mégarde, et ses fesses
touchèrent les cuisses de l’adolescent. Il appuya son bas ventre contre elle. Elle sentit la dureté de sa
bite…
— J’ai envie de le faire avec vous, Marie… je ne sais pas ce que je donnerais pour ça…
— Pas question, répondit la bonne, chuchotant, elle aussi. Je ne le fais jamais avec des enfants…
vous n’êtes qu’un gosse…
— Vous le faites avec tout le monde. Le boucher, Beau-Gars… avec d’autres, je suis sûr…
— Ce sont des hommes, mon petit monsieur… et puis je ne travaille pas pour eux…
La voix de la bonne dérailla. Le petit salaud se frottait sournoisement à ses fesses. Est-ce qu’il était
au courant pour elle et son père ? Pour les fois où le Juge la convoquait dans son bureau et l’obligeait
à épousseter les livres… entièrement nue. Cela faisait longtemps, au fait, que Monsieur n’avait pas eu
recours à ses services. Quelle famille! Quelle maison de fous. Ah, ils étaient beaux, les riches. La
mère, une vraie putain. La fille, une détraquée. Le père, un impuissant doublé d’un sadique… et voilà
que le fils s’en mêlait, à son tour…
— Montrez-moi vos seins… Marie… encore une fois…
— Mais qu’est-ce que vous verrez de plus que tout à l’heure ? Ils n’ont pas changé!
Elle le laissa pourtant glisser les mains sous ses aisselles.
Et même, elle écarta un peu les bras, en frottant une assiette. Les mains s’emparèrent de ses seins,
les soupesèrent. Elle sentit les doigts frémir d’impatience quand le petit salaud réalisa qu’elle ne
portait pas de soutien-gorge sous son corsage. (Beau-Gars le lui avait retiré, avant d’aller retrouver
Madame. Il s’était un peu amusé avec elle, dans la cuisine « pour se mettre en appétit »), Marie
soupira. Dans cette maison, tout le monde s’amusait avec elle… Tout le monde abusait d’elle. Le
juge, le chauffeur, et maintenant voici que le jeune saligaud s’y mettait… Les doigts de Rupert,
affolés par la placidité de la bonne, déboutonnaient le corsage. Il l’ouvrit largement et, collé aux
fesses rondes et fermes il saisit par derrière et à pleines mains les seins nus et chauds. Il les palpa,
enfonça ses doigts crispés dans la chair élastique. Puis il chercha les bouts. Ils étaient gros et durs.
Ted Chamarra lui avait expliqué que ça les rendait folles les femmes, quand on leur tripotait les
pointes des seins. Il fit rouler les mamelons entre le pouce et l’index, comme de grosses boules de
mie de pain. La bonne respirait très fort ; et ses mains s’agitaient dans l’eau de vaisselle.
— Cela suffit, maintenant, vous les avez assez touchés, laissez-moi finir mon travail…
Rupert pinça les extrémités des mamelons et les étira. La bonne se cambra, malgré elle, et colla ses
fesses à son bas ventre. Il se déplaça un peu de façon que sa bite soit dans la raie des fesses, et il se
frotta de bas en haut, comme un chien qui s’excite contre une femme.
— Laissez-moi les voir… et je m’en irai…
— Non… ça suffit, maintenant… filez. Il va falloir que je monte son plateau à Monsieur votre père,
dans son bureau. Il mange dans son bureau, aujourd’hui…
Mais, tout en parlant, elle s’était retournée et s’essuyait les mains sur son tablier. Les yeux de
Rupert se posèrent sur ses seins nus. Les pointes s’étaient assombries. Presque noires elles se
tendaient vers lui.
— Je vais me le faire tout seul, chuchota-t-il. En les regardant… je vais faire vite… restez comme
ça…
Les joues de la bonne rosirent. Elle le regarda ouvrir son pantalon et faire sortir sa bite. Une bite
blanche, couleur d’endive, avec un bout d’un rose très cru. Il commença à se masturber, debout en
face d’elle, les yeux fixés sur sa poitrine, comme il avait fait dans la chambre de sa sœur. Mais cette
fois, il se branlait très vite, pour arriver au plaisir. La bonne ouvrit un peu plus son chemisier pour
bien lui exposer ses seins. Elle vit l’adolescent pâlir et comprit qu’il allait jouir.
— Ça va sortir, dit Rupert…
Ses yeux, affolés, errèrent de droite à gauche. D’un geste vif, Marie ramassa un torchon sur l’évier
et le lui lança. Il l’attrapa au vol et entoura son gland avec le tissu. Elle vit le sperme frapper l’étoffe
et sourdre à travers. Rupert gémit en se tortillant. Il était livide, grimaçait.
— Oh putain, fit-il… en s’essuyant. J’en ai encore envie… je suis trop énervé…
Et le fait était que sa queue restait en érection, malgré l’éjaculation. Il la montra à la bonne… un
filet de sperme en pendait… le gland était d’un rouge très sombre, irrité par la friction du prépuce…
— Laissez-moi vous le faire, supplia Rupert… comme ça, ça ne me suffit pas…
— Me le faire ? Vous n’êtes pas bien de la tête! Il ne faut tout de même pas exagérer, Monsieur
Rupert. Je ne suis pas la putain de service!
Avec humeur, Marie referma son corsage et se détourna.
— Si vous ne voulez pas le faire avec moi, cria Rupert, je dirai tout à mon père! Et vous serez
renvoyée…
— Petit saligaud!
— Mais si vous me laissez vous le faire… je ne dirai rien… ni pour le boucher, ni pour Beau-
Gars…
— Allez au diable!
— C’est bon, vous l’aurez voulu. Tant pis pour vous!
Un peu inquiète, elle le regarda s’éloigner à pas décidés. Le petit salaud plissait les lèvres d’un air
hargneux.
— Où allez-vous comme ça ?
— Je monte voir mon père… je vais lui dire que Beau- Gars vous fouette à cul nu… et que le
boucher vous touche le con… et que vous êtes en affaire avec lui pour la viande…
— Attendez! cria la bonne.
Rupert qui avait la main sur la poignée de la porte se retourna.
— Je vous préviens, dit-il, ne cherchez pas à me rouler! Je suis décidé à tout… regardez dans quel
état je suis…
Son visage grimaçait, sa bite était toujours toute raide.
— Il y a peut-être moyen de s’arranger, dit la bonne, en baissant les yeux… mais vous me
promettez…
— D’accord, dit Rupert, en revenant… je promets tout ce que vous voulez… mais faisons-le…
— Pas ici, vous êtes fou!… N’importe qui peut entrer…
— Alors, faites la vaisselle… comme l’autre fois, quand Beau-Gars vous fouettait… je veux juste
le regarder… ne vous occupez pas de moi…
Deux taches rouges s’étalaient lentement sur les joues de la bonne. Elle haussa les épaules, et les
coins de sa bouche s’abaissèrent.
— C’est dégoûtant, ce que vous me forcez à faire, dit-elle, d’une voix qui tremblait.
— Je sais, dit Rupert, en revenant vers elle. Mais je m’en fiche…
Le visage brûlant, elle se pencha au-dessus de l’évier, les mains posées sur le bord de la bassine.
— Ne vous retournez pas, chuchota Rupert… je ne veux pas que vous me regardiez…
— Faites vite… et taisez-vous…
Rupert se glissa derrière elle. Elle sentit qu’il saisissait le bas de sa jupe derrière ses genoux. Il la
fit remonter sur ses cuisses. Elle le sentit tressaillir quand il s’aperçut qu’elle n’avait pas de culotte.
Beau-Gars exigeait qu’elle ait constamment le cul nu, pour pouvoir l’enfiler quand il en avait envie,
entre deux portes.
— Le cul nu, s’extasia Rupert. Je le savais! J’en étais sûr! Elle a le cul nu sous sa robe… la
sournoise!
— Faites vite imbécile, chuchota la bonne.
Il retroussait la jupe au-dessus de ses reins charnus, lui découvrant entièrement les fesses. Puis,
comme faisait Beau-Gars, il coinça la robe sous la ceinture du tablier. Les joues cramoisies elle
pensa au nombre de fois où il avait dû regarder Beau-Gars la baiser par derrière. Allait-il faire de
même ?
— Qu’est-ce que vous avez un gros cul!
Au son de sa voix, elle comprit qu’il s’était accroupi derrière elle et qu’il regardait son sexe par-
dessous. Elle se pencha sur l’évier, remua vaguement une assiette… Elle sentit son con s’ouvrir, tout
gluant, tout chaud, et son clito qui glissait dehors… De montrer son cul à un homme l’avait toujours
excitée… le souffle chaud du gamin lui apprit qu’il approchait sa tête… comme un chien qui flaire
une femme, il la passa entre ses cuisses pour tout lui regarder… Elle écarta les cuisses, fléchit
légèrement sur les genoux, ouvrit grand le cul et le con… Sa chair bâillait parmi les poils mouillés…
Tremblant de bonheur Rupert regarda s’ouvrir la grande blessure mauve de la vulve et les lamelles
de chair rose qui en surgissaient. C’était un spectacle fascinant… Marie possédait vraiment un con
énorme, noyé dans une profusion de poils très noirs et très frisés, une vraie fourrure de bête. Des
mèches de poils étaient collés par la bave comme des cils sur les paupières d’un œil chassieux, sur
les bords internes des lèvres violâtres. Juste dessous, le trou du cul, couleur bistre, cerné de marron
clair, puis d’une auréole jaunâtre, s’arrondissait. Le cou tordu, il approcha son visage et la chaleur du
con coula sur ses joues… Ses yeux, louchant un peu, voyaient le tunnel pourpre du vagin déployé…
C’était comme l’intérieur d’une gorge… A l’intérieur du trou, la chair d’un rouge vif était légèrement
granuleuse. L’orifice du vagin s’ouvrait et se resserrait, par crispations, et de grosses larmes
blanchâtres en sortaient… Il approcha ses narines. Cela sentait la pisse et le poisson… Il vit que la
bonne, contrairement à Carolyn, n’était pas très propre. Il y avait des traces blanchâtres sur les
pétales internes du con. Une nymphe s’était repliée sur elle-même et rentrait à l’intérieur de la fente,
comme un gros macaroni rose englué d’un liquide épais. Etait-ce du sperme ?
Après avoir longuement contemplé l’objet, Rupert se décida à le toucher. Il fouilla des deux mains
la grosse fleur visqueuse. La bonne respira plus fort. La bave dégoulinait, inondant les doigts de
Rupert. C’était chaud et mou, énorme, un peu monstrueux, par moment, cela lui faisait penser à des
viscères, sur l’étal d’un tripier, sauf que ça vivait… ça réagissait sous ses doigts. Il pinça, il tirailla
sur les bribes de chair roses qui dépassaient… qui pendaient… c’était élastique, un peu mou…
— Dedans… dit la bonne… dedans…
Il eut un rire méprisant et vissa deux doigts dans le vagin. La bouche tiède et gluante l’engloutit. Il
fit aller et venir ses doigts, très vite, très fort. La bonne se cambrait son con, s’ouvrait. L’odeur qui
s’en échappait, fauve, bestiale, écœurait Rupert.
N’y tenant plus, il se mit debout, saisit sa bite dans une main, la guida.
— Je vais vous la mettre, surtout ne bougez pas…
— Non, cria Marie.
Elle se retourna, le repoussa. Rupert se retrouva assis par terre. Furieux, il la regarda abaisser sa
jupe.
— Je vous ai dit pas ici, imbécile… et vous ne voyez pas que l’interphone clignote…
En effet, au-dessus de l’appareil, le petit voyant s’allumait et s’éteignait. Quand le Juge était à la
maison, il exigeait que la bonne débranche la sonnerie de l’interphone dont la sonnerie aigre et forte
le dérangeait dans son travail. Marie alla décrocher.
— Oui, Monsieur… Non, Monsieur… Parfaitement, Monsieur. Le chauffeur m’a mise au courant,
Monsieur… Les Mac Manus viendront dîner ce soir, je sais. Je vais faire le nécessaire. Monsieur le
Juge n’aura pas à se plaindre… J’ai toujours fait ce qu’il fallait pour le satisfaire. Monsieur sait que
je suis à sa disposition…
Perplexe, Rupert perçut comme une vague amertume dans la voix de la bonne.
— Je le sais, Monsieur. Madame m’a fait prévenir qu’elle ne pourrait pas m’aider… qu’elle a sa
migraine… Que monsieur ne craigne rien, je me charge de tout… Mme Mac Manus n’aura pas à se
plaindre…
Elle raccrocha et se retourna, le sang aux joues, le souffle court.
— Petit imbécile, siffla-t-elle, vous n’avez pas plus de cervelle qu’un chien en rut! Et si votre père
était entré dans la cuisine, au lieu de téléphoner ?
— J’ai touché votre con! lui rétorqua Rupert. Pas la peine de prendre vos grands airs avec moi.
J’ai touché votre con et votre cul, j’ai tripoté votre clito, il était tout dur et tout baveux… ça vous
plaisait, hein ?
— Imbécile… allez-vous laver les mains. Si votre mère sent cette odeur sur vous…
Ravi, Rupert renifla ses doigts baveux. Il ricana.
— Qu’est-ce que ça pue… faudra vous le laver un peu plus souvent, ma chère Marie… car j’ai
bien l’intention de vous le toucher encore…
— Ah! Oui ? Eh bien moi je n’ai pas l’intention de me laisser faire, figurez-vous!
— C’est ce que nous verrons! Je vous le toucherai chaque fois que j’en aurais envie, et vous le
savez très bien. Vous n’avez pas le choix. Et d’ailleurs je ne ferai pas que vous le toucher… Je vous
baiserai. Et même, si le cœur m’en dit je vous enculerai… on m’a dit que c’était marrant d’enculer
les femmes… j’essaierai avec vous… vous ne pouvez plus rien me refuser, maintenant. Je n’ai pas
fini de m’amuser avec votre gros cul…
Furieuse, les joues écarlates, la bonne s’était remise à sa vaisselle. Rupert la regardait faire, un
sourire en coin sur son fin museau vicieux. Quelque chose lui disait que la fureur de la bonne n’était
qu’un simulacre… Et qu’au fond d’elle-même, elle n’était pas mécontente de ce qui lui arrivait.
D’ailleurs, aurait-elle mouillé autant si ça ne lui avait pas plu. A nouveau il flaira ses doigts…
L’odeur forte, acre, envahit son cerveau. Il le savait, maintenant il n’arrêterait pas de penser au cul de
la bonne… aux moyens à employer pour s’en servir… Et elle aussi, elle le savait.
CHAPITRE VIII
« LE CON DE MADAME MAC MANUS »

Un peu plus tard, alors qu’il descendait l’allée du parc à la rencontre des invités, ce n’était plus au
cul de la bonne que pensait Rupert, mais à celui de Mme Mac Manus. Il venait d’apercevoir la mère
de Martha, dans une de ces robes vaporeuses, très ample de jupe, qu’elle affectionnait ; et dès qu’il
voyait Mme Mac Manus, et surtout quand elle portait une de ces robes très amples (sous lesquelles, il
le savait par expérience, elle ne mettait jamais de culotte) Rupert ne pouvait plus penser qu’à une
chose : le con de Mme Mac Manus. Cette pensée l’obsédait littéralement. Est-ce que cette fois encore
elle le laisserait regarder sous sa robe, est-ce que, cette fois encore, elle allait le lui montrer ? La
raison de cette obsession était très simple :
Rupert n’était encore qu’un petit garçon quand il avait vu pour la première fois le con de leur belle
voisine. C’était le premier con de femme qu’il voyait. Cette vision s’était imprimée à jamais dans son
cerveau.
Il se souvenait, comme si ça datait d’hier, de la première fois où ça s’était produit ; tout de suite il
avait su que ce n’était pas par inadvertance qu’elle le lui avait montré.
Cela s’était passé dans le salon ; Rupert était en train de jouer sur le tapis, accroupi, il poussait une
petite locomotive au pied de Mme Mac Manus qui papotait avec sa mère. On entendait au loin le
jardinier noir jouer du violon. C’était une soirée très paisible. Et soudain, sans raison précise, le
petit garçon avait frissonné. Levant la tête de son jouet, il avait vu les grands yeux noirs, toujours un
peu humides, de Mme Mac Manus fixés sur lui. Il avait rougi, sans savoir pourquoi, gêné par
l’insistance de ce regard. Et c’est alors, en baissant timidement les yeux, qu’il avait vu, entre les
cuisses écartées de la mère de Martha, la grande fente verticale du con, d’un rose étrange, au milieu
d’une touffe de poils noirs.
Il faisait très chaud ce soir-là, (un orage couvait), et Mme Mac Manus avait remonté sur ses genoux
son ample robe de mousseline blanche qui faisait ressortir sa peau brune ; assise dans un petit
fauteuil crapaud très bas, elle tenait un verre de liqueur entre ses doigts élégants. Un peu plus loin, la
mère de Rupert s’était à demi étendue sur le sofa encombré de coussins. Les deux femmes écoutaient
les miaulements du violon qui montaient dans l’air du soir. De l’endroit où elle était, Dora Simmons
(qu’on n’appelait pas encore « Madame » à cette époque) ne pouvait voir que les genoux de sa belle
voisine. Quant aux autres enfants (Carolyn, Martha et Fred), ils étaient dehors, sous la véranda. Les
messieurs, eux, se trouvaient dans la bibliothèque adjacente où le juge montrait ses dernières
acquisitions à l’avocat. (Tous les deux étaient amateurs d’éditions rares… de ces livres qu’on ne
vend pas en librairie et que les messieurs regardent entre eux, quand les dames ne sont pas là.)
Bref, Rupert était le seul à pouvoir plonger son regard entre les cuisses écartées de l’indolente
visiteuse. Dès qu’il eut vu le con de la dame - il ne savait que depuis très peu de temps que cet objet
poilu s’appelait ainsi, un de ses camarades de classe s’était chargé de le renseigner - le petit garçon
se senti blêmir. Une terreur soudaine lui serra le cœur. Vite, il leva les yeux sur Mme Mac Manus…
et rencontra son regard. Elle ne paraissait pas fâchée. Elle lui souriait d’un air placide, les joues
légèrement roses. Perplexe, il contempla ce beau visage olivâtre (elle avait du sang espagnol), cette
bouche très rouge, soulignée d’un léger duvet sombre, et ces grands yeux noirs en amandes.
Sous le regard effaré du petit garçon, la rougeur des joues s’accentua et le coin des lèvres charnues
se mit à frémir d’une façon presque imperceptible, comme si Mme Mac Manus retenait une
irrépressible envie de rire. A un moment même, comme il la fixait d’un air de plus en plus perplexe,
elle dut se mordre la lèvre inférieure.
Fasciné, Rupert ne parvenait pas à détacher ses yeux de ce superbe visage ; il y avait là un mystère
qu’il ne parvenait pas à percer. A la longue, pourtant, la curiosité du petit garçon commençait à
devenir gênante, et même la mère de Rupert finit par la remarquer.
— Rupert… mon chéri… on ne regarde pas les dames comme ça… c’est inconvenant… Pourquoi
regardes-tu Mme Mac Manus de cette façon ?
— Parce qu’elle est jolie, dit Rupert… (Il répétait ce qu’on disait autour de lui : Mme Mac Manus
avait la réputation d’être la plus belle femme d’Oak Lodge).
Les deux femmes se mirent à rire. Le rire de Mme Mac Manus, pourtant, était un peu enroué.
— Votre enfant est adorable, murmura-t-elle. Et elle se pencha pour caresser les cheveux de Rupert.
Il frémit longuement sous cette caresse et baissa les yeux.
Entre les cuisses de la dame, le con s’était entrebâillé. On voyait les chairs roses du dedans qui
débordaient, comme deux gencives édentées. Rupert cessa de respirer. Mme Mac Manus s’était laissé
retomber dans son siège. Rupert remarqua qu’elle avait détourné le visage… comme pour laisser le
champ libre à sa curiosité. Il concentra donc toute son attention sur le con de la dame, et c’est ainsi
qu’il vit poindre entre les poils, une sorte de petite langue rose qui sortait lentement de la fente
ouverte.
Dévoré par une innommable curiosité, il se pencha pour mieux voir. Il ne rêvait pas : entre les
lèvres verticales, le con lui tirait la langue. Et au bout de cette langue, qui était double, faite en
somme de deux languettes accolées entre elles, pendait une grosse goutte de bave. Sous les yeux du
petit garçon, cette goutte de bave se détacha et tomba sur une mèche de poils. Elle glissa dessus
comme une larme le long d’un cil et disparut dans la touffe épaisse qui jaillissait entre les fesses.
Déjà, une autre goutte se formait à l’extrémité de la langue… A ce moment, Rupert sentit que la dame
le regardait à nouveau ; elle referma soudain les cuisses. Pris en faute, il baissa les yeux sur la petite
locomotive et, pour se donner une contenance, se remit à la pousser stupidement devant lui, en faisant
« tchu tchu tchu ».
Ses mains tremblaient. Cette fois, il était allé trop loin!
La tête rentrée dans les épaules, il attendait le cri furieux qu’allait pousser la visiteuse outragée. Il
entendait déjà les plaintes scandalisées qu’elle formulerait auprès de sa mère : « Oh le petit
cochon… Vous ne devinerez jamais, Dora, ce qu’il était en train de faire! J’en suffoque… : figurez-
vous que je viens de le surprendre en train de regarder sous ma robe… » Au bout d’une minute à peu
près, comme rien ne venait, il releva les yeux, prudemment. Mme Mac Manus le contemplait, avec le
même sourire placide sur les lèvres. Et ses genoux étaient à nouveau largement séparés. Il ne fit
qu’entrevoir la tache noire des poils, et la grande fente rouge du con. Les yeux rivés à son jouet il se
traîna sur les genoux… et, après avoir opéré un long détour pour contourner une chaise, il revint vers
le fauteuil de la visiteuse. C’était plus fort que lui ; le con l’attirait, l’aspirait. Il arriva ainsi entre les
pieds de Mme Mac Manus. Il entendit qu’elle se remettait à parler avec sa mère, à propos du
jardinier noir. Le parfum qui imprégnait son corps, chaud et sucré, tomba sur Rupert, accablant. Il
pouvait voir les chevilles de l’invitée. Elle portait des souliers à lanières, à talons très hauts, et des
bas sombres. Le regard de Rupert remonta le long des jambes, entra à nouveau sous la robe. Les bas
noirs s’arrêtaient à mi-cuisses, serrés par des élastiques. La chair des cuisses étaient très blanche,
très lisse, fascinante. Maintenant, comme son front touchait presque les genoux de la femme assise, il
put enfin voir de près tous les détails du con. L’objet lui parut étrangement compliqué, le fit penser à
une grosse moule qu’on vient d’ouvrir.
Il n’en revenait pas qu’une personne aussi distinguée ; aussi évanescente, qui paraissait toujours
accablée de fatigue, qui ne finissait jamais ses phrases parce que soutenir une discussion l’épuisait,
qu’une telle personne pût cacher sous sa robe (et derrière ses belles manières) un secret aussi
obscène. Il laissa ses yeux s’enfoncer dans cette chose baveuse… et sentit sa petite queue qui
durcissait, au bas de son ventre. Ce fut sa première émotion sexuelle. Les narines du petit garçon se
dilatèrent, elles aspirèrent le parfum un peu pisseux du con de la visiteuse. Entre les poils, les deux
lamelles de chair se séparaient ; il vit s’arrondir une sorte de bouche toute baveuse, et tout en haut,
une petite crête rouge se mit à sortir. Il devina que Mme Mac Manus s’inclinait vers la petite table
pour y déposer son verre. Son mollet effleura le bras du petit garçon.
— Tu ne vois pas que tu gênes Madame Mac Manus, dit alors la mère de Rupert. Va jouer plus loin,
chéri… cet enfant est toujours dans les jambes…
— Mais non, surtout pas, dit la belle voix à l’accent sudiste de Mme Mac Manus… laissez-le
donc…
Elle avait posé sa belle main tiède sur le cou de Rupert, pour le retenir. Pour cela, elle dut se
pencher en écartant largement les cuisses ; il put alors voir le con se déployer entièrement entre les
poils, comme le calice fripé d’une grosse fleur mauve et baveuse. Il y avait même un pistil, qui
pointait, assez dru entre deux pétales d’un rouge de viande crue. Et sous le calice, dans la raie velue
qui partageait les fesses aplaties par la position assise, l’enfant vit le trou du cul de la Dame : un petit
bouton violacé et fripé, cerné de poils très fins, lisses, contrairement à ceux du con qui étaient
bouclés.
— Il ne fait rien de mal, dit Mme Mac Manus en lui caressant la nuque. Il se contente de regarder…
A ce moment, les messieurs revinrent de la bibliothèque, et Mme Mac Manus, très naturelle,
referma les cuisses et croisa les genoux. Ce fut tout pour cette fois-là. Mais par la suite, et au cours
des années qui suivirent, à chacune de ses visites, elle s’arrangea pour montrer son sexe à l’enfant.
Cela ne fut jamais exprimé, entre eux ; c’était une complicité muette. Dès que c’était possible sans
que les autres personnes s’en aperçoivent, Rupert s’approchait et Mme Mac Manus lui montrait son
con. Elle agissait avec le plus grand naturel et jamais on n’aurait pu la soupçonner (l’aurait-on prise
sur le fait, ce qui n’advint jamais, car elle était très prudente) qu’elle s’exhibait intentionnellement.
Tout simplement, elle décroisait les jambes, en prenant tout son temps, et restait ainsi un moment,
brusquement songeuse (comme si une idée soudaine venait de lui traverser l’esprit), les genoux bien
séparés, ce qui fait que, comme elle ne portait jamais de culottes sous ses robes élégantes, la
personne qui se trouvait en face d’elle (Rupert, en l’occurrence) pouvait lui reluquer le con tout à
loisir. Dès que quelqu’un approchait, avec le même naturel, elle reprenait une attitude plus décente.
Et rien sur son beau visage paisible ne trahissait jamais la moindre émotion.
Pourtant, quand on parlait de Rupert devant elle, il arrivait à Mme Mac Manus d’avoir un petit rire
indulgent et de laisser tomber :
— Ah oui… ce petit garçon déluré qui aime tant regarder sous les robes des dames…
— Voyons, Mummy, pourquoi dis-tu des choses pareilles, s’offusquait sa fille.
— Mais parce que c’est vrai, Martha chérie. Je t’assure. Parfois j’en suis toute gênée. Il n’arrête
pas de regarder mes jambes chaque fois que nous allons chez les Simmons!
— Tous les petits garçons sont pareils, disait alors Martha.
— On dirait un chat à l’affût… qui guette un oiseau, riait doucement Mme Mac Manus.
Est-il besoin de le dire ? Rupert n’était pas le seul petit garçon à qui Mme Mac Manus montrait son
con. Exhiber son con aux petits garçons, et même à certains garçons assez grands, était un des sports
favoris de la belle sudiste.
Se montrer à des yeux encore innocents, les pervertir peu à peu, introduire les germes du vice dans
le cerveau d’un petit garçon, Mme Mac Manus goûtait à cela des plaisirs exquis.
Rien ne la faisait autant mouiller que de sentir les yeux stupéfaits d’un petit garçon, ou ceux déjà
avertis d’un adolescent, fouiller sa chair intime. Mais refermons cette parenthèse, nous aurons
l’occasion de reparler à loisir des habitudes sexuelles de Mme Mac Manus… Revenons à ce qui se
passa le soir de ce jour où la bonne surprit Rupert en train de regarder Darling…
*
**
Cela faisait très longtemps que Mme Mac Manus n’avait plus montré son sexe à Rupert. Et il en
avait conclu que maintenant qu’il était grand, elle ne le ferait jamais plus. En effet, quand une dame
montre son sexe à un petit garçon, cela n’est qu’une sorte de jeu sournois avec lequel elle
s’émoustille, mais si elle le montre à un homme, cela devient une invite. Un homme, lui, ne se
contentera pas de regarder ce qu’on lui montre, il voudra le toucher, cet objet, il voudra s’en servir.
Est-ce parce qu’elle craignait qu’il devienne trop entreprenant qu’elle avait renoncé à s’exhiber à
lui ? Une fois, elle lui avait dit :
— Mon Dieu, Rupert, comme tu as grandi… c’est fou comme le temps passe… en quelques mois te
voilà devenu presque un homme…
Et ce jour-là, elle avait gardé les genoux hermétiquement soudés. Depuis, Rupert n’avait plus
jamais eu l’occasion de revoir son con.
En s’asseyant à table, ce soir-là, il ne pouvait cependant s’empêcher de se souvenir. Et sans doute
quelque chose se passait-il sur son visage, car à plusieurs reprises son regard croisa celui de Mme
Mac Manus, et il devina dans les yeux sombres de la mère de Martha comme une vague curiosité,
comme une question muette. Ils en étaient encore aux hors-d’œuvre quand il vit le coin des lèvres de
l’invitée se crisper. Il le connaissait bien, ce tic. Aux aguets, il la surveilla. Autour d’eux, la
conversation roulait, personne ne s’intéressait à leur manège. L’avocat et le juge parlaient d’un
procès qui défrayait la chronique. Fred Mac Manus roucoulait avec Carolyn. Martha chuchotait avec
sa cousine Phyllis, une fille très snob, au rire pointu, une vraie dinde qui affectait de traiter Rupert en
petit garçon. Quant à Dora Simmons, en froid avec Tiphaine Mac Manus, qui était son amant, on sait
déjà qu’elle avait prétexté une migraine, comme cela lui arrivait périodiquement, et qu’elle gardait la
chambre. Bref, au milieu du brouhaha des conversations, Rupert et Mme Mac Manus se trouvaient
être les seuls à ne rien dire, et cela les isolait, en quelque sorte, leur ménageait une façon de tête à
tête.
« Comment va-t-elle s’y prendre, cette fois ? » se demanda Rupert. Car il la connaissait, à la
crispation de sa bouche il avait compris qu’elle avait envie de se montrer. Cela ne traîna pas. Rupert
venait de piquer une crevette baignée de sauce piquante avec sa fourchette quand elle se pencha vers
lui et lui chuchota :
— Rupert, mon lapin… j’ai oublié de prendre mes gouttes pour la sinusite… pouvez-vous me
passer mon sac, il est derrière vous… sur la desserte…
Rupert se leva aussitôt et alla chercher le sac. Comme il revenait vers la table, il vit les yeux de
Mme Mac Manus fixés sur les siens. Elle était blême et ses narines étaient pincées. Il ralentit le pas,
perplexe. Les yeux sombres paraissaient lui fouiller le cerveau. Tout en le regardant, Madame Mac
Manus tenait un petit morceau de pain entre deux doigts. Ses doigts s’ouvrirent, le morceau de pain
tomba sur la nappe. Ce fut comme une inspiration soudaine pour Rupert. Il ouvrit les doigts, lui aussi,
et le sac tomba à ses pieds. A table, personne ne remarqua rien, sauf Mme Mac Manus qui eut un
sourire un peu crispé et se laissa aller en arrière, contre le dossier de sa chaise. Prenant tout son
temps, Rupert se baissa pour ramasser le sac… et regarda sous la table. Il était juste en face de Mme
Mac Manus. C’est ainsi qu’il put voir son con. Mme Mac Manus était assise tout au bord de sa
chaise, elle avait remonté sa robe en haut des cuisses, qu’elle écartait largement. A son habitude, elle
ne portait pas de culotte.
Rupert ne put rester trop longtemps accroupi, mais il eut le temps de voir que le con de la dame
était tout mouillé et de comprendre que cela l’excitait de s’exhiber ainsi, pendant que tous les autres,
autour d’eux, ne se doutaient de rien. Ramassant le sac, il se releva et revint vers la table.
Chose curieuse, maintenant qu’il avait à nouveau vu le con de Mme Mac Manus, il cessa d’y
penser. Il venait de se faire un raisonnement très simple : « le con de Mme Mac Manus, c’est un con
qu’on ne fait que regarder, et maintenant, j’ai à ma disposition un con qu’on peut toucher, celui de
Marie-la-Française ». Ce fut donc à nouveau ce con qui occupa son esprit. Le spectacle de celui de
Mme Mac Manus l’avait énormément excité, et il ne tenait plus d’impatience. Il fallait absolument
qu’il regarde et touche à nouveau le con de la Française. Mais comment s’y prendre ? Pour ce soir,
cela semblait compromis. Les invités s’éterniseraient probablement. Et ensuite, la bonne irait se
coucher dans sa chambre, au dernier étage, et il était hors de question qu’il la rejoigne chez elle : elle
dormait juste au-dessus de la chambre de sa mère, qui avait le sommeil fragile et le parquet grinçait
abominablement. Entre la bonne et lui, il le savait, les choses ne pourraient se faire qu’entre deux
portes, car on pourrait les surprendre à tout moment, et elle ne ferait rien pour favoriser leurs
rencontres.
— Vous ne dites rien, Rupert ? lui demanda Mme Mac Manus. Vous avez l’air songeur…
— Je suis songeur, en effet, murmura Rupert.
— Et à quoi pensez-vous, donc ? A quoi pense un garçon de votre âge ?
« A votre cul, chère Madame. » Bien sûr, Rupert ne prononça pas ces mots. Mais sa pensée fut
assez transparente pour que Mme Mac Manus pique un fard et baisse son nez sur son assiette. Au
même moment, Rupert entendit la bonne qui parlait avec son père.
— Si Monsieur le Juge le permet… je vais monter un instant dans la chambre de Madame… pour
lui porter son bouillon…
— Mais bien sûr, Marie, fit le Juge. Allez donc… nous nous servirons nous-même… Carolyn
jouera à la maîtresse de maison…
Maussade, Carolyn se leva donc, et prit le grand plat des hors-d’œuvre pour le faire passer à
nouveau, pendant que Tiphaine Mac Manus ronronnait de sa belle voix d’orateur.
— Cette chère Dora… elle souffre toujours de ses migraines ?
— Toujours, dît le juge Simmons, en pinçant les lèvres.
La décision de Rupert fut prise en un instant. Alors que sa sœur lui présentait le plat, il refusa d’un
signe de tête et se leva. Discrètement, il quitta la salle à manger, comme quelqu’un qui va au petit
coin. Une fois dehors, il tourna à gauche et se cacha derrière le porte-manteau. Il n’eut guère à
attendre. La porte de l’office s’ouvrit et Marie parut, portant un plateau sur lequel trônait une
soupière qu’accompagnaient une bouteille d’eau minérale et un paquet de biscottes. Comme chaque
fois qu’elle boudait, Dora Simmons s’était mise au maigre. En apercevant l’adolescent adossé au
mur, la bonne s’immobilisa au pied de l’escalier.
— Que faîtes-vous là ? demanda-t-elle.
Rupert posa son doigt sur ses lèvres et lui fit signe de monter. Il arborait ce sourire faux qu’il avait
eu dans la cuisine, avant de l’obliger à se laisser toucher. Elle comprit ce qu’il méditait de faire et le
sang monta à son visage.
— Ne faites pas l’imbécile, surtout… Ce n’est pas le moment, hein! il faut que je monte ça à
Madame votre mère…
— Montez… dit Rupert, avec ce même sourire crispé… je monterai derrière vous…
Elle le fusilla du regard.
— Qu’est-ce que vous allez faire ?
— Le bouillon va refroidir, éluda Rupert. Montez…
Marie-la-Française hésita. Puis, haussant les épaules dédaigneusement et commença à gravir
l’escalier… Elle se déhanchait, tortillant ses fesses rebondies dans sa jupe noire. L’étoffe, très
serrée, moulait indiscrètement son cul opulent, révélant la raie des fesses… Elle se mordit doucement
les lèvres quand les marches grincèrent derrière elle. Elle s’y attendait, mais néanmoins son cœur
battît un peu plus vite et ses narines se mirent à frémir… Le petit saligaud avait une idée en tête, il la
suivait dans l’escalier, bien décidé à profiter du fait qu’elle avait les mains prises… Sûr de lui, il
prenait tout son temps, sifflotant entre ses dents.
Ils arrivèrent l’un derrière l’autre sur le premier palier.
Le buste aussi raide que celui d’une statue, la bonne attaqua la seconde volée de marche. C’était là,
elle le devinait, qu’il allait la toucher… Les voix des invités n’étaient plus qu’un murmure lointain.
— J’aime bien regarder votre cul quand vous montez l’escalier, dit Rupert.
Elle lui décocha un regard sournois par-dessus son épaule. Les pointes de ses seins durcirent
aussitôt. Le petit fumier avait sorti sa pine de son pantalon. Le gland découvert, d’un rose très vif,
luisait comme un fruit confit. Il se masturbait en montant les marches.
— Elle ne vous serre pas trop, votre jupe, Marie, souffla-t-il. Vous devriez la retrousser… vous
seriez plus à l’aise…
Elle se garda bien de répondre. Encouragé par son mutisme, il porta la main sur elle, lui toucha le
cul. Il soupesa la fesse, la palpa à travers l’étoffe. Il pouvait sentir que Marie n’avait pas de culotte.
— Laissez-moi, petit imbécile… vous allez me faire renverser le bouillon… Madame sera
furieuse…
— Mais non, dit Rupert, en repliant ses doigts entre les fesses de la bonne pour lui toucher l’anus à
travers l’étoffe. Il sentit distinctement le petit renflement circulaire et enfonça le bout de l’index, avec
l’étoffe, dans le trou qui s’ouvrait du fait que la bonne levait une jambe pour monter sur la marche
suivante. Il força, lui enfonçant l’étoffe dans le cul. La bonne s’arrêta, resta ainsi, immobile.
— Sortez-moi ça de là, imbécile…
— Alors, laissez-moi vous toucher un peu… et je serai gentil, c’est promis, dit Rupert.
Sans attendre sa réponse, il glissa sa main sous la jupe et toucha les cuisses chaudes, au-dessus des
bas. Il sentit la peau de la bonne se crisper, puis elle se relâcha et un long frémissement la parcourut
tout entière, comme une vague. Elle vacilla et dut appuyer son coude sur la rampe, pour ne pas
renverser la soupière. La main de Rupert épousa la forme de la cuisse et remonta vers la fourche, en
caressant la peau moite.
— Non, dit la bonne d’une voix sourde… arrêtez, imbécile… Je n’ai pas de culotte…
Rupert eut un petit rire ravi et sa main se referma sur les poils de l’entre-cuisse.
— Tant mieux, dit-il… je vais pouvoir vous le toucher comme j’en ai envie…
En disant ces mots, il pensa au con de Mme Mac Manus. Un instant, il imagina que c’était ce con-là
qu’il touchait. Son excitation devint prodigieuse. Il referma la main et pétrit le sexe chaud de la
bonne. Il sentit les lèvres visqueuses s’ouvrir, l’intérieur du con adhéra à la paume de sa main. Il
soupesa toute la masse de chair gluante, la comprimant, l’ouvrant de plus en plus. Puis il frotta sa
main d’avant en arrière, pour patiner sur les muqueuses baveuses, écrasant bien les lèvres, le clito,
toute la pulpe interne. Cela se mit à couler aussitôt, chaud et gras, dans sa main. La salope jutait.
— Osez dire que vous n’aimez pas ça, chuchota Rupert. Toutes les femmes sont des putes…
— Même votre mère ? demanda la bonne en se penchant en avant pour mieux s’offrir.
Les doigts de Rupert fouillèrent son vagin avec un bruit visqueux. Il ne répondit pas, se mit à la
triturer méchamment.
— Laissez-moi, maintenant, haleta-t-elle. Il faut que je monte. Madame va s’impatienter…
— Mais avant, dit Rupert, en lui pinçant le clito, vous allez me le montrer. Je veux le voir, votre
gros cul blanc… et les poils… et tout…
— Faites vite, alors, imbécile…
Rupert gloussa: Il lâcha le con de la bonne, saisit la jupe par en bas, et la retroussa d’un coup au-
dessus du cul.
Comme la jupe était très serrée, elle resta coincée au-dessus des hanches, et le cul tout entier, mis
en valeur par les bas noirs et par le bord de la jupe, au-dessus des reins, s’épanouit sous les yeux de
Rupert, deux marches en contre-bas. Il se baissa un peu et vit la fente rose et mauve du con, largement
écarquillée du fait que la bonne avait un pied plus haut que l’autre.
— Je vois votre gros cul blanc, chuchota-t-il… et les poils noirs… et votre grosse cramouille
rose… elle est toute baveuse… je vois votre trou du cul…
— Taisez-vous, imbécile… Madame va entendre… vous savez comme elle a l’ouïe fine…
Ricanant, Rupert lui mit le doigt dans le trou du cul et força. Le doigt entra dans l’anus de la bonne.
L’intérieur du cul était brûlant, et serré au début, puis très large ensuite, et le doigt se retrouvait
presque dans le vide. Il fit tourner curieusement son index, le vissant et le dévissant, dans le
sphincter.
— Arrêtez de faire ça, c’est sale, dit la bonne d’une voix toute tremblante.
Son anus se crispait sur le doigt de l’adolescent.
— Je regarde votre con, alors… montrez-le bien… et je vous laisse tranquille.
La bonne eut une sorte de rire étranglé.
— Et comment pourrais-je le montrer mieux que ça ?
— Penchez-vous… écartez les jambes.
— Non… je ne suis pas votre poupée.
Furieux, Rupert lui pinça le gras de la cuisse. Elle poussa un cri strident… et leva une jambe pour
poser le pied qui se trouvait devant sur la marche supérieure. Ainsi, elle s’ouvrait entièrement.
Rupert s’assit aussitôt sur la marche qui se trouvait sous le cul de la bonne et leva les yeux pour bien
regarder ce qu’elle lui montrait. Les cuisses de la bonne formaient une arche au-dessus de lui, et dans
le plafond de cet arche bâillait largement la fissure du sexe. L’intérieur du con, imbibé de mouille,
ressemblait à une omelette baveuse. Les deux lamelles des nymphes étaient collées entre elles et
formaient comme une guenille gluante. Il les prit délicatement entre ses doigts et les sépara. Une
grosse goutte de mouille tiède tomba sur son visage. Du doigt, il parcourut tout le sillon de la fente,
puis il s’enfonça dans le vagin. Le trou l’engloutit voracement. Cela lui donna une idée. Il se remit sur
ses pieds, et, se dressant sur la pointe des pieds, il posa son gland entre les poils, à l’arrière du con.
— Que faites-vous… arrêtez, idiot…
— Je le rentre et je le ressors, dit Rupert… je l’ai jamais fait… ne bougez pas… je veux sentir
comment c’est…
La bonne resta immobile. Il se souleva sur la pointe des pieds et sa pine entra dans le con comme
une lettre à la poste. Il ne sentit même pas les bords tant l’ouverture était dilatée. Il s’enfonça donc un
peu plus et cette fois son gland toucha les parois interne du vagin. Il était entièrement planté dans le
sexe de la Française. Cette fois, je ne suis plus puceau, pensa-t-il, en se retirant lentement pour bien
sentir la douceur suave des muqueuses autour de son gland. La sensation le fit presque s’évanouir.
Tout avide, il s’enfilait à nouveau quand, à l’étage supérieur, le parquet grinça. Puis une porte
s’ouvrit et la voix de Dora Simmons retentit, énervée.
— Vous êtes là, Marie ? Cela fait une heure que je sonne à l’office… et mon bouillon, vous y
pensez ? Marie ?
La bonne se tint coite. La bite était au fond de son vagin. Pour mieux la sentir, elle abaissa
sournoisement le pied qu’elle avait posé sur la marche supérieure. Le vagin se referma sur la pine et
Rupert glissa ses mains sous les aisselles pour s’accrocher aux nichons. Là-haut, après un moment, la
porte se referma.
— Vous avez vu, avec vos bêtises, chuchota Marie… si elle nous avait surpris, j’étais bonne pour
le renvoi. Sortez-vous de là et laissez-moi lui porter son bouillon.
— D’abord il faut que je le fasse, dit Rupert… ne bougez pas… restez bien comme ça… que je
sente bien votre cul…
Tenant la bonne par les seins, il s’agita debout, derrière elle, avec le mouvement frénétique d’un
chien qui possède une chienne. Sa bite entrait et sortait, à toute vitesse. Il entendait le bruit mouillé
que ça produisait. La bonne se mit à respirer très fort. L’odeur de son sexe était devenue un peu âcre.
Quand cela vint, il pinça très fort les bouts des seins de Marie à travers le corsage et se dressa sur la
pointe des pieds, envoyant une interminable giclée de sperme tout au fond du con. Un éblouissement
passa devant ses yeux ; s’il ne s’était pas accroché aux seins de la Française, il serait tombé en
arrière. Au bout d’un moment, il retrouva ses esprits et se retira d’elle.
— Baissez-moi ma jupe, imbécile… il faut que j’y aille… qu’est-ce qu’elle va être furieuse…
vous savez qu’elle n’aime pas attendre…
Le souffle court, Rupert se pencha pour regarder le con une dernière fois. Il s’était entièrement
révulsé : entre les bourrelets velus des grandes lèvres la chair interne, d’un rouge cru, se boursouflait
comme l’intérieur d’une bouche édentée ; d’épais filaments de sperme en dégorgeaient qui se
détachaient du vagin, goutte à goutte ; la mouille, une mouille épaisse et grasse, presque aussi blanche
que le sperme, maculait la face interne des cuisses et imprégnait le haut des bas. Ravi à l’idée qu’elle
servirait sa mère avec le con dans cet état, toute enspermée, il consentit à rabaisser la jupe sous les
fesses, puis tira dessus vers le bas pour bien la lui ajuster. Quand ce fut fait, il s’accouda à la rampe
et la regarda reprendre son ascension.
— Je vous l’ai mise, hein ? Lui jeta-t-il. Je vous l’avais dit que je vous la mettrai… et je vous la
mettrai encore…
Elle haussa les épaules, et tourna au coin de l’escalier. Il l’écouta gravir les marches, au-dessus de
lui, puis frapper à la porte de la chambre. Alors, il se retourna pour redescendre et aperçut Mme Mac
Manus au bas de l’escalier. Elle le regardait, son éternel sourire placide sur les lèvres, et tenait une
cigarette entre deux doigts.
CHAPITRE IX
« JEUX DE DAMES ENTRE ELLES… »

— Vous étiez là, Rupert, mon petit ? fit Madame Mac Manus, d’une voix vaguement voilée de
mélancolie. Figurez-vous que j’ai oublié mes gouttes pour la sinusite chez moi… Le flacon n’était
pas dans le sac que vous m’avez si obligeamment donné, tout à l’heure…
Le sourire de Mme Mac Manus devint songeur et ses paupières se baissèrent, masquant son regard
pénétrant.
— Quand vous avez laissé tomber mon sac, dit-elle d’une voix soudain assourdie, j’ai eu peur que
le flacon ne se soit brisé…
Elle releva les paupières et commença à gravir l’escalier, ses grands yeux noirs et liquides fixés
sur ceux de Rupert.
— A quelque chose, malheur est bon, ajouta-t-elle… le flacon n’était pas dans le sac…
Sa voix n’était plus qu’un chuchotement. Rupert ne savait plus où se mettre. Cette femme superbe,
impressionnante, en âge d’être sa mère, lui avait montré délibérément son con quelques instants
auparavant. Et maintenant, elle agissait comme si de rien n’était… Faisait toutes ces allusions
détournées au flacon qui avait été le prétexte de son exhibition. Et Rupert, paralysé de timidité, ne
savait comment se comporter. Quand Mme Mac Manus arriva près de lui, il était toujours pétrifié.
— Ouf, fit Mme Mac Manus, en s’arrêtant.
Une entêtante bouffée de son parfum, un parfum sucré qui évoquait les magnolias en fleurs,
enveloppa Rupert.
— Ces escaliers me tueront… pourquoi votre père ne fait-il pas installer un ascenseur ? Je fume
trop, mon cher Rupert… cela me coupe le souffle… et me donne ces abominables crises de
sinusite… Que faisiez-vous, avec la bonne, Rupert ?
Il tressaillit violemment. Mme Mac Manus avait dit cette dernière phrase du même ton un peu
éthéré, évaporé, évanescent que tout le reste et il fallut un moment au jeune garçon pour comprendre
ce qu’elle venait de dire. Souvent, quand Mme Mac Manus lui parlait, il était plus sensible à l’accent
de sa voix langoureuse, à la « musique » de sa parole, qu’au sens de ce qu’elle disait.
— Je vous ai vu, Rupert, dit Mme Mac Manus, en baissant la voix et en prenant un accent de
reproche. Ce n’est pas bien de taquiner ainsi les domestiques… Ces gens travaillent chez nous,
Rupert, parce qu’ils ont besoin de gagner leur vie, savez-vous ? C’est mal de profiter de leur
sujétion…
Rupert n’en croyait pas ses oreilles, non seulement elle lui ait avouait qu’elle avait assisté à la
scène, mais encore, elle se permettait de lui faire la morale… cette femme perverse qui ne manquait
pas une occasion, depuis qu’il était un petit garçon, de s’amuser cyniquement avec lui.
— Mais, dit-il, médusé par cette mauvaise foi… je ne l’ai pas forcée… elle était d’accord.
— Taratata, fit Mme Mac Manus, comme si elle s’adressait à un tout petit enfant qu’elle aurait
réprimandé pour une peccadille… j’étais là, vous dis-je, dès le début, Rupert! J’ai tout vu.
Il écarquilla les yeux. Qu’entendait-elle par là… Il était bien certain qu’il n’y avait eu personne
pendant qu’il s’était servi du cul de la bonne. Il avait bien pris la précaution de regarder derrière lui.
Le vestibule, en bas ; était vide.
— J’ai tout vu, répéta Mme Mac Manus, comme si elle lisait dans son esprit. Je vous ai même vu
vous retourner pour voir s’il y avait quelqu’un… alors, me souvenant de mes jeux de cache-cache,
quand j’étais petite fille, je me suis dissimulée derrière le grand manteau de fourrure de votre mère…
qu’elle a laissé imprudemment accroché au portemanteau… à la merci des mites…
Rupert baissa les yeux, atrocement gêné. Le parfum de Mme Mac Manus, la tiédeur que dégageait la
proximité de son corps, agissaient sur ses nerfs. Il sentit son cœur se mettre à battre très fort. Cette
femme l’accablait de sa supériorité, jouait avec lui, jouait de lui, se jouait de lui…
— Je l’ai juste un peu embêté, dit Rupert… parce que j’étais énervé…
Elle ne le laissa pas poursuivre, dire pourquoi il était « énervé »… Elle savait très bien pourquoi.
— Ce n’est pas une raison pour traiter une domestique de cette façon… Elle avait les mains
embarrassées par son plateau, votre mère s’impatientait… Vous avez odieusement profité de la
situation.
Mme Mac Manus parlait maintenant avec une étrange passion. Rupert vit qu’elle avait baissé les
paupières… Elle semblait contempler à nouveau les faits qu’elle lui décrivait.
— Méchant garnement que vous êtes… vous lui avez touché… je n’ose dire quoi… à travers sa
robe… et non content d’avoir ainsi mis à mal sa pudeur féminine… en dépit de ses protestations,
vous l’avez obligée à monter devant vous… et vous lui avez…
Mme Mac Manus marqua une pause. Elle regarda gravement Rupert dans les yeux. Ses joues étaient
roses, ses yeux noirs baignaient dans une étrange lumière… Elle se lécha la lèvre inférieure et posa
sa main moite sur celle du jeune garçon, qu’il avait laissée sur la rampe. Rupert frissonna.
— Vous lui avez relevé sa jupe, dit Mme Mac Manus en baissant encore la voix mais en précipitant
son débit. Parlant maintenant comme une mitrailleuse elle ajouta : elle ne voulait pas, mais vous,
vous vouliez. Alors, sans souci pour la pudeur de cette malheureuse domestique sur laquelle vous
avez sans doute un moyen de pression - ces malheureuses filles ont toujours quelque chose à se
reprocher! - vous, méchant garnement, vous l’avez obligée à vous montrer son gros derrière blanc.
Vous avez écartez ses fesses pour regarder par en dessous… le siège de la pudeur féminine. D’en
bas, j’ai vu les poils de cette malheureuse fille… et j’ai pu assister à sa défaite. Avec quelle cruauté,
quel mépris, vous lui avez palpé le sexe, Rupert. J’ai vu que vous lui tripotiez son petit bouton, j’ai
vu que vous enfiliez vos doigts dans son vagin… et même, chose horrible, dans le trou de son cul…
N’avez-vous pas honte, vilain garnement ? Que dirait votre mère si j’allais lui répéter ça…
Rupert frémit d’épouvante. Soudain, il avait l’impression que Mme Mac Manus devenait folle.
Qu’elle était parfaitement capable de tout aller raconter à sa mère…
— Quand j’y pense, soupira Mme Mac Manus… je revois la scène devant mes yeux… vous aviez
sorti votre truc de votre pantalon… vous avez contraint cette malheureuse fille à se pencher sur la
rampe… vous lui avez ouvert les fesses et vous avez enfilé votre truc dans son trou, entre les poils…
ensuite, quel spectacle écœurant vous m’avez offert. Votre visage angélique s’est mis à grimacer,
vous êtes devenu horrible, Rupert, comme le sont souvent les hommes quand ils font ça… Et moi,
j’étais là, plantée dans le vestibule, et je voyais tout…
Elle secoua la tête, l’œil luisant, et de la main, elle caressa doucement l’arrondi velouté de la joue
de Rupert. Il frémit, mais ne se recula pas. Elle le traitait comme une enfant… malgré tout ce qui
s’était passé, elle faisait toujours comme s’il était cet innocent bambin qui s’amusait avec une
locomotive sur le tapis… et à qui elle avait montré son gros con poilu. Son gros con de sale pute,
pensa Rupert avec une étrange colère. Et il sentit son sexe raidir…
— Il ne faut plus faire de choses aussi laides, Rupert, mon petit. C’est mal. Vous me le promettez ?
Promettez-le moi… je pourrais être votre mère… promettez…
— D’accord… fit Rupert, d’une voix assourdie.
— Dites… je promets… je promets de ne plus enfiler ma bite dans le cul de la bonne…
Elle avait récité ces derniers mots comme une sorte d’incantation. Une brève révolte souleva
Rupert, mais il sentait qu’il ne fallait rien faire pour contrarier cette femme bizarre… « Elle est folle,
se dit-il, ne la contrarions pas. » En même temps, accablé par le parfum dont elle s’inondait, par la
tiédeur, la sensualité affolante que dégageait son corps, il tremblait d’excitation. Son sexe s’était tout
à fait durci, et il sentait le gland, irrité par la récente pénétration de la bonne, qui surgissait du
prépuce et se frottait sous l’envers de sa chemise.
— Je promets de ne plus enfoncer ma bite dans le cul de la bonne, récita Rupert…
— C’est bien, mon cher enfant, je vois que vous vous repentissez sincèrement… et je vous
pardonne de tout cœur.
Pour bien lui témoigner son pardon, Mme Mac Manus prit Rupert dans ses bras et l’embrassa sur
les deux joues ; comme par inadvertance, au moment où ses lèvres se posaient délicatement sur les
joues de Rupert, les effleurant à peine pour ne pas y laisser de traces de rouge, elle appuya la partie
inférieure de son corps contre la partie correspondante du corps de Rupert. Ils étaient a peu près de
la même taille, Mme Mac Manus peut-être un peu plus grande, mais à peine… Si bien que la pression
tiède et élastique du bas ventre de la femme s’exerça sur la pine raidie de Rupert, et le fit tressaillir.
Ce fut un contact appuyé mais furtif. Mme Mac Manus se retira aussitôt… On aurait pu croire qu’elle
avait simplement voulut s’assurer de l’excitation du jeune garçon. Déjà, passant son bras sous le sien,
elle était redevenue elle-même…
— Venez, mon cher Rupert… allons rendre visite à notre chère malade… Je ne vous cache pas que
ma visite est intéressée… Votre maman souffre de la sinusite, elle aussi, elle en souffrait déjà quand
nous étions pensionnaires ensemble, au collège… Savez-vous que certaines nuits nous dormions dans
le même lit, en dépit de l’interdiction de le faire ? Mais oui, j’ai déjà dû vous le dire… nous étions
inséparables, votre maman et moi…
Etourdissant Rupert sous le débit de ses paroles, l’entraînant par le bras, elle le conduisit en
quelques secondes sur le palier supérieur. Ils arrivèrent devant la chambre au moment où la bonne en
sortait. En voyant Mme Mac Manus et Rupert, la Française s’empourpra.
— Ne craignez rien, ma chère Marie, lui susurra Mme Mac Manus… J’ai sérieusement grondé ce
chenapan pour ce qu’il vous a fait dans l’escalier…
D’écarlate la bonne devint livide et jeta un coup d’œil alarmé derrière elle, dans la chambre au
fond de laquelle, couchée dans son lit, on apercevait « Madame », Dora Simmons, la belle maman de
Rupert.
— Je ne dirai rien, Marie, ne craignez rien. Vous pouvez compter sur ma discrétion… Mais je n’ai
pas mâché mes mots à ce jeune voyou et il m’a promis de ne plus vous ennuyer.
Balbutiant une phrase incompréhensible, la bonne se détourna et s’éloigna à pas rapides.
— Pauvre fille, dit en aparté Mme Mac Manus, elle est encore toute bouleversée… Il est vrai qu’il
y a de quoi et qu’à sa place je le serais tout autant. Venez, allons embrasser notre chère Dora…
Pendant que Rupert refermait la porte elle se dirigea d’une façon un peu théâtrale vers le lit où
reposait Dora Simmons.
— Chère, chère Dora… on me dit que vous souffrez…
— Ne m’en parlez pas, ma chère Héléna… il ne fallait pas vous déranger pour ça…
— A vrai dire, ma visite est un peu égoïste, j’ai oublié mes gouttes…
— Les miennes sont à votre disposition, ma chérie… Pendant que les deux femmes s’embrassaient,
Rupert se tenait indécis, planté au milieu de la chambre.
— Votre Rupert chéri a tenu à m’accompagner… savez-vous que ça devient un grand garçon,
maintenant ? Quand je pense que je le prenais sur mes genoux… Il me semble que c’était hier… Mais
vous, ma chérie, je parle, je parle, et je sais que vous souffrez…
— Ce n’est rien, dit Dora Simmons, en jetant un regard un peu agacé vers son fils.
Visiblement, elle ne comprenait pas ce qu’il venait faire là.
— Ne vous inquiétez pas, ma chérie, intervint Mme Mac Manus… Nous ne restons qu’un instant. Le
temps de mettre quelques gouttes et je vous laisse vous reposer… Continuez donc à manger… Je vois
que la bonne vous a monté une petite collation.
Dora Simmons eut une petite moue coquette et repoussa avec dédain le plateau que la bonne avait
posé devant elle, sur le lit.
— Je n’ai plus faim, dit-elle d’une voix mourante. Quand j’ai mes migraines, j’ai un appétit
d’oiseau… soyez gentille, posez ça sur la table de nuit, Héléna…
Héléna Mac Manus s’empressa de déplacer le plateau.
Dora Simmons se laissa aller sur ses oreillers et ferma les yeux en se pinçant la racine du nez. Elle
était vêtue d’une chemise de nuit transparente, ornée de dentelles roses ; on voyait ses seins à travers.
La ressemblance de sa mère avec sa sœur mettait souvent Rupert mal à l’aise. Dans la pénombre de
la chambre qui adoucissait les traits de sa mère, on aurait pu croire qu’elle était encore une
adolescente. Ce qui était accentuée par les mines boudeuses qu’elle affectait souvent… comme en ce
moment.
— Vous avez donc bien mal, lui demanda avec sollicitude Héléna Mac Manus en s’asseyant au bord
du lit. Laissez-moi faire, mon ange… vous savez que j’ai un don. Je vais vous faire quelques
impositions de mains… fermez les yeux… détendez-vous tenez, mettez ce masque pour vous protéger
de la lumière. Il n’y a rien qui blesse autant les nerfs que l’éclat d’une lumière trop vive.
— Vous croyez ? fit Dora, avec une moue mutine… Je ne voudrais pas être une gêne pour vous…
on vous attend, en bas…
— Je n’ai plus faim. Comment pourrais-je avaler une bouchée en vous sachant dans cet état ?
Détendez-vous, chérie… laissez-moi vous dorloter un peu…
Dora Simmons céda de bonne grâce. Elle paraissait avoir oublié la présence de son fils. Elle se
renversa dans son lit et abaissa sur ses yeux le masque noir qui les mettrait à l’abri de la lumière.
— Montrez-moi exactement où vous avez mal, chérie.
— Ici… murmura Dora Simmons, en posant un doigt au centre de son front.
— Ici seulement, vous êtes sûre ? Réfléchissez…
S’approchant, Rupert vit Mme Mac Manus poser les mains sur le front de sa mère. Celle-ci soupira
de bien être…
— Vous savez ce que c’est, se plaignit-elle… c’est une douleur qui se promène… J’ai un peu mal
ici aussi, par moment…
Alors que Mme Mac Manus lui massait délicatement les tempes, Dora, dont les joues avaient
légèrement rosi, lui indiqua d’un geste vague ses épaules et le haut de sa poitrine…
— C’est comme une angoisse, chuchota-t-elle…
— Nous allons vous dénouer, ma chérie… Vous êtes toute crispée… détendez-vous, pensez à des
choses agréables… Souvenez-vous de nos jeux, quand nous étions pensionnaires…
Dora eut un petit rire étranglé et ses joues rougirent encore un peu plus.
— Voyons, dit-elle, coquettement… vous n’y songez pas. Et Rupert… Rupert, mon chéri, tu es
encore là ? Descends donc finir ton repas… Laisse les dames jouer entre elles…
— Laissez-le donc, dit Héléna Mac Manus. Il ne fait pas de mal… il regarde.
— Mais justement, balbutia Dora, d’une voix ensommeillée…
Les mains de Mme Mac Manus enveloppaient ses épaules et descendaient le long de ses bras, puis
elles remontaient. En remontant, les pouces de la « masseuse » effleuraient insidieusement les seins
de la malade. Chaque fois, elle frémissait de façon imperceptible. Les pointes mauves des mamelons
durcis se dressaient sous la dentelle.
—… j’ai le cœur serré, fit soudain Dora. Il faudrait…
— Dégager la poitrine, ma chérie ? J’y songeais…
— Mais Rupert…
— Voyons, c’est un enfant. Et il a déjà vu les seins de sa mère… vous l’avez allaité, je crois ?
— C’est différent… c’était un nourrisson…
— A la piscine, ma chérie, vous n’hésitez pas à les montrer à tout le monde…
— Mais nous sommes dans une chambre… vous êtes habillés, tous les deux et moi…
— Allons, allons… Un esprit mal tourné pourrait croire que vous cherchez à nous donner des
pensées… déplacées… alors que nous n’y songeons pas… Laissez-moi faire, et laissez-vous faire…
Tout en parlant ainsi, Héléna Mac Manus tirait sur la rosette qui maintenait les fronces de la
chemise de nuit sur la poitrine de la malade. Le décolleté bâilla. Héléna y glissa ses deux mains et
s’empara des seins moites. Elle se mit à les caresser d’un mouvement tournant. Rupert constata que
sa mère se mordait les lèvres, sous son masque. Puis sa bouche s’ouvrit doucement, rose de salive, et
elle resta ainsi… absolument passive, même quand Héléna lui ouvrit entièrement sa chemise, révélant
entièrement ses seins nus aux yeux éblouis de Rupert. Il se pencha, malgré lui, pour mieux les dévorer
du regard. Ils étaient encore très beaux, plus gros que ceux de sa sœur, avec des aréoles boursouflées
d’un mauve très clair. Les pointes en étaient toutes raides. Des poils blonds, minuscules, entouraient
les aréoles.
— Elle dort, gloussa Héléna Mac Manus qui avait pris les deux seins dans ses mains et les
serrait… en laissant dépasser la partie supérieure avec les mamelons dilatés. Quand on lui masse la
poitrine, elle s’endort comme une masse… Au pensionnat c’était pareil…
Rupert pensa aux étranges sommeils de sa sœur et sentit sa verge durcir. Mme Mac Manus jouait
nonchalamment avec les seins de sa mère. Elle les palpait, les déplaçait de droite à gauche, de haut
en bas. A plusieurs reprises, elle passa ses paumes dessus, les aplatissant. Au bout d’un moment, elle
les pinça par l’extrémité des mamelons et les tira vers le haut. Tenus par les pointes, ils se
balancèrent sur le torse de la dormeuse comme deux lourds fruits pâles.
— Ce sont de beaux seins, ne trouvez-vous pas, Rupert ? dit Héléna. Les hommes les aiment
beaucoup, les seins de votre maman. Tous ses amants en raffolent… Elle a d’ailleurs un corps
admirable… pas seulement les seins…
Elle faisait tourner les mamelons entre son pouce et son index.
— J’ai l’impression que la poitrine est dégagée, murmura-t-elle, pensivement. La douleur a dû
descendre… Elle doit être dans le ventre… maintenant… peut-être plus bas… Aidez-moi donc,
Rupert…
— Que voulez-vous que je fasse ?
— Il faut que je garde mes mains sur son corps… si je les enlève une seule fois, la douleur va en
profiter pour revenir d’un coup et votre mère se réveillera. Soulevez donc les draps et les
couvertures pour dégager le bas de son corps…
Rupert obéit. Il déborda les draps et les couvertures sur le côté du matelas et les retourna,
découvrant le corps de la dormeuse. Elle gisait sur le dos, les jambes pudiquement jointes, la
chemise tirée jusqu’aux mollets. A travers l’étoffe transparente il vit la tache triangulaire des poils,
au bas du ventre. Surprenant alors sur lui le regard de Mme Mac Manus, il se hâta de détourner les
yeux. Le sourire qu’il connaissait bien crispa alors la bouche de sa belle voisine et Rupert sentit son
cœur s’emballer. Sa propre mère… Etait-il possible qu’elle eût en tête…
— Remontez-lui sa chemise, Rupert… et surtout que cela ne vous donne pas de vilaines pensées,
hein ? C’est votre maman… votre jolie maman… votre délicieuse maman…
Un flot de sang brûla les joues de l’adolescent. Il prit le bas de la chemise de nuit et la retroussa
avec prudence.
— Elle ne va pas se réveiller ?
— Tant que je la toucherai, elle restera immobile, assura Héléna Mac Manus qui ne quittait pas des
yeux les mains du garçon.
Elles remontaient très lentement, retroussant la chemise rose le long des jambes. Les genoux
apparurent, puis les cuisses un peu lourdes… Arrivé à mi-cuisse, Rupert s’arrêta et consulta Mme
Mac Manus d’un regard oblique. Il vit qu’elle se mordait la lèvre inférieure ; ses paupières baissées
dissimulaient ses yeux ; elle aussi, comme la dormeuse, et comme Rupert, avait les joues
empourprées.
— Découvrez-la plus haut… dit-elle, d’une voix un peu rauque. Jusqu’en haut… avec douceur,
pour ne pas la réveiller…
Les narines de Rupert se pincèrent et il fit remonter la chemise à la hauteur du nombril, découvrant
le ventre pâle, légèrement bombé, et le triangle de poils fauves. Ce fut le premier endroit où se
posèrent ses yeux.
— Vous aimez bien regarder ça, hein, crapule, persifla alors Mme Mac Manus d’une voix
méconnaissable. Ne craignez rien, elle dort… Vous n’avez donc aucune pudeur, Rupert ? La bonne!
Votre propre mère! Vous n’avez donc aucun sens moral ?
— Mais… c’est vous qui m’avez demandé…
— De la découvrir, Rupert, pas de lui regarder son…
Le mot mourut sur les lèvres de Mme Mac Manus. « con… » acheva en pensée Rupert. « C’est son
con que je regarde… » Il frissonna longuement, un goût de métal envahit sa bouche.
— Vous mériteriez que je vous chasse de cette chambre, dit Mme Mac Manus… Fils indigne! et que
je finisse de soigner votre mère toute seule…
— Non… implora Rupert…
— C’est très mal, d’avoir de telles pensées, Rupert…
— Je sais, dit Rupert…
Mme Mac Manus eut un frémissement des lèvres.
— Eh bien, puisqu’il le faut… soupira-t-elle, nous allons vous le montrer cet objet qui vous fait
tant rêver… Vous le montrer en détail! Et vous verrez que vraiment, il n’y a pas de quoi fouetter un
chat… écartez-lui les pieds, petit imbécile. En la prenant par les chevilles.
Rupert se hâta d’obéir. Il prit les chevilles de sa mère et les sépara. La dormeuse n’opposa aucune
résistance à la traction qu’il exerça. Les jambes suivirent mollement le mouvement. Il laissa son
regard remonter entre elles au fur et à mesure que se décollait la chair des cuisses… Il écarta encore.
Le sexe apparut enfin entièrement, puis la raie obscure des fesses. Dora Simmons avait maintenant le
corps en Y, les cuisses largement ouvertes. Pourtant, les lèvres de son sexe étaient encore soudées
l’une à l’autre et les poils emmêlés du pubis les masquaient presque hermétiquement. C’était comme
si elle avait porté une minuscule culotte de fourrure.
— C’est donc ça que vous regardez ? demanda Mme Mac Manus. Eh bien, regardez donc… voyez ?
il n’y a rien à voir, imbécile…
Elle s’était déplacée, descendant vers le bas du corps de la dormeuse, et ses mains étaient
maintenant posées en haut des cuisses, à l’intérieur, de chaque côté du con velu. Elle tira vers le haut,
déformant l’objet poilu qui se fendit dans le sens de la longueur, révélant deux lèvres de chair rose,
très mouillées. Rupert se pencha pour mieux scruter la blessure baveuse. Héléna tira un peu plus vers
le haut, et quelque chose s’avança entre les lèvres, une sorte de guenille de chair glabre et mauve, un
peu fripée, de gousse évoquant vaguement la corolle recroquevillée d’un gros glaïeul fané.
— Puisque cela vous intéresse tant, mon petit Rupert, je vais vous faire un cours d’anatomie. Ceci,
ce sont les grandes lèvres… vous voyez, elles sont poilues sur les côtés et chauves à l’intérieur…
Héléna avait pincé entre deux doigts une des babines du con ; elle la retourna un peu sur elle-même,
comme elle aurait fait de celle d’un cheval dont elle aurait voulu vérifier la denture… La chair rouge
s’ouvrit… Rupert distingua une anfractuosité d’un rouge plus foncé. Le doigt effilé d’Héléna désigna
alors l’intérieur de cette grotte charnelle.
— C’est de ce trou que vous êtes sorti, petit imbécile. Et où vous aimeriez bien retourner, hein ?
C’est un trou profond… et qui peut s’élargir bien plus que ça… Voyez!…
Repliant un doigt, elle l’introduisit avec douceur dans le vagin. Un peu de bave coula entre les
poils fauves. A plusieurs reprises, Héléna fit coulisser son doigt dans le vagin. Le sortant presque
entièrement, elle le renfonçait chaque fois bien au fond. Comme malgré elle, pour mieux s’offrir à
cette pénétration, Dora Simmons avait replié latéralement les genoux et soulevé ses cuisses du drap.
Rupert entrevit alors son anus pâle, absolument imberbe, entre les fesses où les plis des draps
avaient imprimés des marbrures roses.
— Mais l’objet, mon cher Rupert, fit alors Mme Mac Manus, n’est pas aussi rudimentaire que ça. Il
est un peu plus compliqué qu’il n’y paraît au prime abord. Ce n’est pas seulement un trou entouré de
poils. Voyez donc ceci… en haut…
Des deux mains, laissant glisser ses ongles sur les flancs de la gousse interne, Héléna acheva de
dépiauter le renflement des nymphes. Elle écarta alors les grandes lèvres et les petites suivirent le
mouvement, s’épanouissant comme deux pétales roses et gluants au centre du con.
— C’est la partie la plus sensible de l’organe, expliqua Mme Mac Manus. Plus tard, quand vous
serez en âge de vous amuser avec des jeunes filles… à des jeux que la morale réprouve… c’est à
cette partie de leur sexe qu’il conviendra que vous réserviez tous vos soins. Aucune d’elle ne s’en
plaindra… vous ne vous occuperez du trou de la dame de vos pensées qu’après avoir longuement
fourni en sensations la partie la plus sensible de son anatomie… qui se cache ici, vous voyez, tout en
haut. Ce petit bouton rose, mon cher Rupert, ce petit malotru est le siège des voluptés féminines…
Au sommet des nymphes, Héléna Mac Manus avait saisi un petit bout de chair d’un rouge plus
soutenu que celui de la zone de muqueuses qui le cernait. Elle pressa dessus et du repli de chair
saillit aussitôt une crête dardée. Elle ne fit qu’y poser le doigt, comme si elle appuyait sur le bouton
d’une sonnette, et la dormeuse se cambra sur le lit… avec un gémissement sourd.
— Vous avez vu ? Elle réagit aussitôt… votre maman n’est pas faites autrement que nous toutes…
Comme nous toutes, elle adore qu’on s’occupe de son petit bouton… et de son gros trou…
La voix de Mme Mac Manus s’était durcie. Ses doigts fouillaient sans ménagement la fleur rose et
velue du con. Ceux d’une main trituraient le clitoris et les nymphes, ceux de l’autre exploraient les
replis baveux du bas de la chatte et s’évertuaient à élargir l’orifice du vagin. Jamais Rupert n’aurait
pu penser qu’une femme aussi indolente pouvait se servir de ses mains avec une telle vélocité. Il ne
pouvait pas distinguer ce qu’elle faisait exactement. Mais c’était certainement efficace car Dora
Simmons se mit à haleter dans son sommeil et à pousser de brefs gémissements séparés par de
profonds soupirs.
— Mais que faites-vous, cria-t-elle soudain, en se redressant. Héléna ? C’est vous… où est mon
fils, espèce de folle…
— Il est sorti, vous pensez bien, chérie!
La voix d’Héléna Mac Manus était devenue stridente.
Elle lança un regard d’avertissement à Rupert. Il vit que sa mère élevait la main vers son masque.
Avant qu’elle ne l’ait retiré, il se jeta à plat ventre et se faufila sous le lit.
CHAPITRE X
« L’ANUS DE MADAME MAC MANUS »

— Vous voyez ? entendit-il. Vous vous inquiétiez pour rien…


— J’ai eu si peur… soupira Dora Simmons. Il y a longtemps qu’il est parti ?
— Voyons, ma chérie… pour qui me prenez-vous ? Bien sûr que cela fait longtemps… Dès que j’ai
commencé à… vous soigner, il est redescendu dîner. Et cette douleur ? Que devient-elle ?
Rupert entendit sa mère soupirer.
— J’ai l’impression… qu’elle est descendue…
— Ici ? demanda Héléna.
Il y eut un long silence, puis Rupert entendit sa mère soupirer à nouveau.
— Pourquoi l’avez-vous faite descendre juste à cet endroit, Héléna ? Nous ne sommes plus des
gamines qui jouent à touche pipi…
— Etes-vous sotte, ma chérie ? Mais pour la faire sortir par les pieds, il fallait bien, d’abord, que
je passe par le ventre… et le bas-ventre…
— C’est vrai, dit rêveusement Dora. Excusez-moi, je dis des sottises… vous pouvez continuer, si
vous voulez, j’ai l’impression qu’elle revient depuis que vous vous êtes arrêtée…
Rupert vit s’affaisser le sommier au-dessus de lui ; sans doute Héléna s’était-elle rassise, il tourna
la tête, ses pieds avaient disparu. Il comprit qu’elle s’était agenouillée sur le lit, au pied de sa mère.
— Si cela vous gêne que je vous touche cet endroit, dit hypocritement Mme Mac Manus… nous
pouvons essayer de faire sauter la douleur par-dessus…
— Croyez-vous pouvoir y arriver ?
— Ce sera difficile, mais on peut tenter le coup…
— Non, non, ne vous occupez pas de ma sotte pudeur… faites ce qu’il faut faire et faites-le comme
vous pensez qu’il faut le faire…
— C’est que… quand vous me regardez, ça me gêne, ma chérie. Nous avons passé l’âge, vous et
moi, des jeux de pensionnaires.
— Vous voulez que je remette mon masque ? chuchota Dora Simmons, d’une voix qui tremblait un
peu.
Rupert n’entendit aucune réponse. Sans doute Héléna avait elle acquiescé d’un geste. Peu après, il
entendit sa mère soupirer.
— Ici ? demanda Mme Mac Manus… La douleur est ici ?
— J’en ai peur… juste ici, en effet…
— C’est parce que vous vous êtes réveillée en sursaut, elle s’est fixée, fit Mme Mac Manus d’un
ton contrarié. Maintenant, cela va être difficile de l’en déloger… A moins… mais je n’ose…
— Quoi ? demanda faiblement Dora Simmons…
Rupert se trompait-il, ou décela-t-il vraiment comme un frémissement d’impatience dans la voix de
sa mère ? Se pouvait-il qu’elle eût envie de subir les attouchements indiscrets de leur voisine… pour
d’autres raisons que cette douleur à chasser ?
— Pour combattre la douleur, quand elle s’est réfugiée ici, il n’y a qu’une solution… Cela paraît
bête, comme ça, pourtant c’est vrai, ma chérie… Rien ne combat mieux la douleur que… le plaisir.
— Vous croyez ? murmura Dora. Dans ce cas, j’ai bien peur…
— Votre mari ? Si nous le faisions monter… vous lui expliqueriez mieux que moi ce qu’il faut qu’il
vous fasse…
— Voyons, chérie, je n’oserais jamais demander ça à mon mari. Il y a des choses qu’on ne se
demande pas entre mari et femme… Que faudrait-il qu’il me fasse, selon vous ?
— Mais, fit Héléna, avec une fausse désinvolture qui excita étrangement Rupert… (il avait sorti
son sexe de son pantalon et le caressait doucement en écoutant les deux femmes…) il faudrait que
votre mari vous masturbe… ou qu’il aspire la douleur avec sa bouche…
Il y eut un long silence, accompagné de nouveaux soupirs.
— Vous voyez, ma chérie… je frotte les bords du sexe… c’est à l’intérieur qu’il faudrait opérer…
du dehors, ça ne suffit pas…
— Je comprends… fit Dora, d’une voix un peu déçue. Quel dommage… et cette douleur qui ne veut
pas partir…
— Voulez-vous que je vous masturbe, ma chère ? Oh, sans arrière-pensée, croyez-le bien…
simplement pour vous rendre service…
— Mais vous ? ça ne vous dégoûtera pas trop ?
— Mais qu’allez-vous penser… Je ferai comme si je me le faisais à moi-même, voilà tout…
Dora eut un petit hoquet de stupeur.
— A vous-même ? Vous vous le faites donc encore, à votre âge ? Mais votre mari à quoi vous sert-
il ?
— Tiphaine ? Ah ma chérie… ouvrez un peu plus cuisses que je vous le pince… là, comme ça…
vous vous souvenez comme nous nous branlions bien, au collège ? Pendant ces mortelles leçons
d’histoire-géo, sous le pupitre…
— Vous me rendez confuse… J’espère que nos filles ne s’amusent pas de cette façon… Mais vous
disiez ? Tiphaine ?
— Tiphaine, ma chérie, est un mari très paresseux. Et je crois que vous n’êtes guère mieux lotie que
moi sur ce plan. Le Juge ne me paraît pas avoir une sexualité bien épanouie…
— A qui le dites-vous…
— Sans doute est-ce la raison de vos migraines, ma chérie, ne cherchez pas plus loin. Vous sentez
comme je vous branle bien… je n’ai pas oublié, hein, coquine…
— Taisez-vous vous me rendez confuse…
— Mon Dieu, comme elle mouille… L’hypocrite qui prétend qu’elle n’aime pas ça… Voulez-vous
que je vous le lèche un peu, comme quand nous étions en pension.
— Je vous l’interdis, Héléna! J’aurais trop honte.
— Pourtant, cela vous ferait du bien… surtout pour votre douleur…
— Mais vous ? Cela ne vous dégoûte pas… de lécher une autre femme à cet endroit ?
— Quand nous étions adolescentes, ne nous léchions nous pas toutes les nuits ?
— C’est différent… Nous sommes adultes maintenant…
— Assez discuté, ma chère voisine. Glissez plutôt cet oreiller sous vos reins… Ce sera plus
commode pour moi…
Il y eut un remue-ménage silencieux sur le lit et le sommier dansa de façon irrégulière au-dessus de
Rupert. Il aurait donné cher pour voir ce qui se passait…
— Mon Dieu, soupira sa mère d’une voix scandalisée quelle pose obscène vous m’obligez à
prendre, Héléna. J’ai l’impression d’être chez le gynéco. Heureusement que j’ai remis mon masque,
je ne supporterais pas de me voir dans une attitude aussi impudique… et aussi humiliante…
Le masque! Ce fut une illumination dans l’esprit de Rupert. Sa mère avait remis son masque… Si
elle ne voyait pas ce que lui faisait Héléna, elle ne pourrait pas le voir non plus, lui, s’il ressortait de
sa cachette… Il ne tergiversa pas longtemps. Dès qu’un bruit mouillé lui eut fait comprendre que
Mme Mac Manus léchait le con de sa mère - et, d’après les bruits qu’il entendait et les soupirs que
poussait cette dernière, elle devait le lécher avec ardeur - il se mit à ramper sur le dos et émergea
lentement de sa cachette…
Le hasard voulut qu’il sorte par le pied du lit… ce qui fit qu’il reparut à l’air libre entre les
souliers de Mme Mac Manus, qui dépassaient au-dehors. En effet, pour lécher sa mère, Héléna Mac
Manus s’était agenouillée entre les cuisses de celle-là. Elle lui avait glissé non pas un, mais une pile
de trois coussins sous le cul… Ce qui fait que le sexe béant de Dora se trouvait à la hauteur de son
visage… car Mme Mac Manus avait saisi les jambes de sa patiente par les mollets et les lui soulevait
en les écartant le plus possible. Elle se maintenait ainsi elle-même, en appui sur les jambes de Dora,
et n’avait qu’à avancer le cou pour lui lécher la fente du haut en bas… Comme Héléna avait les mains
prises, Dora ouvrait elle-même les lèvres de son con qu’elle avait saisi par les bords, de chaque
côté. Rupert vit, malgré le masque qui le dissimulait en partie que le visage de sa mère grimaçait
d’extase. Sa bouche était grande ouverte, ses narines s’écarquillaient… Une râle léger s’échappait de
sa gorge et elle donnait des petits coups de rein impatients pour venir au-devant de la langue qui lui
léchait le clitoris. Quant à Mme Mac Manus, ses joues étaient rouges, elle était en sueur et elle
fermait les yeux, comme pour mieux se concentrer à ce qu’elle faisait. Dans la fente de chair rouge et
lisse du con Rupert vit la langue pâle qui frétillait à toute vitesse, comme une aile d’oiseau. A chaque
va-et-vient le clitoris gonflé de sa mère (qui ressemblait étrangement à celui de sa sœur) rentrait au
sein des chairs humides pour en pointer aussitôt. Parfois, Mme Mac Manus se mettait le visage un peu
de profil et gobait le petit organe entre ses lèvres, l’aspirant avec un bruit vulgaire, comme si elle
vidait un coquillage cru. Dora Simmons gémissait alors d’une voix sourde….
Pendant près d’une minute, Rupert, qui se tenait au bord du lit, maintenant, debout, la verge à la
main, observa la caresse qu’on faisait à sa mère… en se masturbant. C’est alors qu’il faisait ça que
l’œil de Mme Mac Manus s’ouvrit… et qu’elle l’aperçut… Elle se redressa, cessant de lécher le con
de Dora et regarda pensivement Rupert. Celui-ci était paralysé par la peur… Mme Mac Manus parut
réfléchir. Puis elle eut un demi-sourire hideux et fit pivoter légèrement le cul de Dora pour mieux
exposer toute la raie de ses fesses et les chairs ouvertes du con au regard de Rupert.
— Vous m’excuserez, ma chérie, je reprends un peu mon souffle… surtout, ne bougez pas… restez
bien ouverte comme vous l’êtes… Vous sentez-vous mieux ?
Il y avait une sorte de jouissance haineuse sur le visage empourpré de Mme Mac Manus, comme si
elle se réjouissait d’imposer aux yeux de Rupert le spectacle de la dégradation et de l’hypocrisie de
sa mère. Celle-ci tirait si fort pour bien l’ouvrir sur les bords de son sexe qu’il put laisser pénétrer
son regard au fond du vagin… Tunnel pourpre, aux parois hérissées de petites granules, d’où se
déversait une épaisse bave blanchâtre qui dégoulinait au-dehors…
— Voulez-vous que je vous lèche l’anus, ma chérie ? demanda Mme Mac Manus, d’une voix
impersonnelle, en toisant Rupert avec mépris (comme si elle le rendait solidaire de l’attitude abjecte
de sa mère).
— Vous croyez ? demanda plaintivement (mais aussi, avec une avidité qui ne trompait pas), la belle
Dora Simmons…
— Je vais vous le toucher, d’abord, dit Héléna Mac Manus… pour vérifier s’il est sensible…
Pouvez-vous lâcher votre sexe d’une main et vous tenir vous-même la jambe en l’air, j’ai besoin de
ma main droite…
— Bien sûr, fit Dora Simmons, obéissant aussitôt. Mais dès qu’elle eut son propre mollet dans sa
main l’impudeur scandaleuse de son attitude s’imprima sans doute à nouveau dans son esprit, car elle
murmura…
— Mon Dieu, Héléna, quelle pose me faites-vous prendre ? J’en meurs de honte…
— Taisez-vous, maintenant, chérie… sauf si je vous interroge, j’ai besoin de me concentrer, dit
Héléna, d’une voix autoritaire.
Rupert vit se pincer les narines de sa mère. La main de Mme Mac Manus se tendit vers lui, et elle
replia son index pour lui faire signe d’approcher. Il fit deux pas en avant, le cœur battant. La main de
Mme Mac Manus prit la sienne et l’attira… vers le sexe de sa mère… Il voulut résister, mais elle
fronça les sourcils, et il céda… avec un lâche soulagement, car, malgré la terreur presque religieuse
qu’il éprouvait, le sentiment de commettre un sacrilège monstrueux, il était abominablement excité
par le spectacle qu’offrait Dora Simmons. En ce moment, elle n’était pas sa mère, mais une femme, et
la plus putain d’entre toutes, pire encore que la bonne française, que Darling, que sa sœur.
Mme Mac Manus avait pris sa main dans la sienne, elle lui ouvrit les doigts, elle prit son index
entre son index à elle et son pouce, comme un outil qu’elle aurait saisi par le manche, et à l’aide de
cet index, elle suivit le tracé interne des lèvres du sexe de Dora… elle remonta ainsi jusqu’au
clitoris. Quand le doigt de Rupert s’y posa, Dora eut un frémissement avide. Alors, Mme Mac Manus
comprit qu’elle n’avait plus besoin de diriger la manœuvre. Les joues brûlantes, Rupert tripota le
petit organe, le pressant et l’étirant, le tiraillant… Il avait tant de fois vu sa sœur s’amuser ainsi avec
Darling qu’il savait ce qu’il fallait faire. Les narines de sa mère se mirent à frémir et un râle léger
sortit à nouveau de sa bouche.
— Oh… faites ce que vous avez dit, ma chérie… faites-le… implora-t-elle.
Un sourire affreux crispa la bouche de Mme Mac Manus. De son index, elle montra l’anus de Dora
Simmons à son fils. L’anus était largement ouvert, on voyait la pulpe rose de la muqueuse interne qui
débordait un peu au-dehors, comme une pâte visqueuse, un peu boursouflée… Mme Mac Manus eut
un geste d’invite. Rupert n’osait pas comprendre ce qu’elle lui proposait. Alors, pour que cela soit
bien clair dans son esprit… Elle fit le geste : elle tira la langue et la fit frétiller tout en indiquant le
trou du cul de Dora. Pourquoi le nier ? Malgré l’horreur de ce qu’elle proposait à Rupert, il fut tenté.
Mais il se reprit à temps… Il avait déjà touché le sexe de sa mère… C’était déjà une chose assez
abominable en soi. Il refusa de la tête et s’éloigna du lit, effrayé.
— A quoi pensez-vous ? demanda d’une voix dolente et veule Dora Simmons… pourquoi ne me
faites-vous pas… ce que vous m’avez dit…
— Je vous regarde, dit Mme Mac Manus d’une voix sourde, vaguement hostile. Je regarde comme
vous ouvrez bien le cul et le con, ma chère Dora… vous qui couchez avec mon mari…
— Vous le saviez ? demanda Dora, d’une voix changée. Il m’a dit que vous l’ignoriez…
— Sans quoi vous ne l’auriez jamais fait, hein ? Petite salope d’hypocrite… Non. Ne retirez pas
votre masque. Je vous l’interdis… Si vous voulez continuer à coucher avec Tiphaine, il faut être très
obéissante, maintenant, quand nous serons ensemble…
— Oh Héléna… vous me faites peur… vous n’allez pas me battre comme vous faisiez au
pensionnat… vous n’arrêtiez pas de me donner des fessées…
— Et vous aimiez ça, petite perverse. Mais non… je me réserve ce plaisir pour un autre jour… Je
vous fesserai à cul nu la prochaine fois que je viendrai vous rendre visite. vous le saurez à
l’avance… ce sera meilleur pour nous deux… j’ai envie de corriger un peu votre gros cul, puisque on
mari s’amuse avec…
— Héléna…
— Et vous accepterez tout ce que je vous imposerai, ma chère, sans quoi je révèle votre inconduite
à votre mari. Le juge verrait d’un très mauvais œil, ma chérie, que vous le fassiez cocu avec un
membre du barreau… Il vous fait coucher avec votre chauffeur, parce que ça ne tire pas à
conséquence… Mais un homme de son monde… Il ne vous pardonnerait jamais…
- Qu’allez-vous faire ?
— Maintenant ? Je vais vous lécher le cul, ma chérie… chose promise chose due… Je suis toujours
de parole. Pour reste, nous aviserons.
— Ce n’est peut-être plus nécessaire, Héléna. Je n’ai plus mal. Ma douleur est partie…
— Est-elle sotte. Vous n’avez pas changée depuis que nous étions petites. Toujours aussi stupide et
vaniteuse. Votre trou du cul, ma chérie, je vais le lécher parce que j’aime ça. Vous comprenez ? Ce
n’est pas pour votre plaisir à vous, que je le fais, mais pour le mien. Je suis une femme étrange, ma
chère, cela me ravit positivement de lécher un trou du cul dans lequel mon mari a enfoncé sa bite pas
plus tard qu’hier. Vous voyez ? Je suis au courant. Il me raconte tout… Arrondissez bien votre
rondelle. Et préparez-vous… Vous mouillez, rien qu’à cette idée. Vous êtes encore plus perverse que
moi, ma chère… Sentez bien… j’approche…
— Oh, fit Dora Simmons, en s’offrant d’un mouvement du bassin.
Et, chose curieuse, son anus parut prononcer « Oh », lui aussi, car à l’instar de sa bouche, il
s’arrondit.
Rupert était bouleversé. Sa mère en train de se faire lécher le cul par Mme Mac Manus. Sa mère,
maîtresse de leur voisin. L’univers des grandes personnes lui parut soudain d’une absurde
complication… Mais il n’était pas moins excité pour autant. Une idée germa soudain dans son
esprit… Germa-t-elle où Mme Mac Manus la lui inspira-t-elle volontairement ? Pour lécher l’anus
de Dora, elle devait se pencher un peu plus que pour lui sucer le clitoris, aussi se recula-t-elle un
peu… et comme ses jambes étaient écartées, cela fit remonter sa robe à mi-cuisse… L’œil noir de
Mme Mac Manus parut glisser un message à Rupert. Il entendit ce message à demi-mot… Pendant
qu’elle enfilait sa langue dans l’anus de sa mère, il fit le tour du lit et se plaça derrière Héléna Mac
Manus. Son cœur cognait avec une force terrible. C’était la première fois qu’il allait porter la main
sur elle… Les doigts tremblants saisirent l’ourlet de la robe et la firent remonter. Mme Mac Manus ne
parut pas remarquer qu’il lui découvrait entièrement le cul, qu’il rabattait la robe sur ses reins, qu’il
s’agenouillait par terre, qu’il s’accoudait sur le lit pour lui regarder le sexe et l’anus par en-dessous,
comme il avait fait dans l’escalier quand il avait lorgné de cette façon dans l’entre-cuisse de la bonne
qui le chevauchait alors. Ce con qui avait empoisonné toute son enfance de rêves obscènes, jamais
encore il ne l’avait vu de si près. Rouge et cerné de poils noirs, grosse grenade éclatée, il laissait
gicler ses chairs obscènes comme la pulpe grasse d’un fruit un peu blet… De lourdes larmes de
mouille en coulaient. L’une d’elle se détacha et tomba sur le visage de Rupert. Il la cueillit du bout du
doigt et la flaira. La même odeur que celle de sa sœur, que celle de la bonne… probablement que
celle de sa mère. Comme un somnambule, il étendit la main et la posa entre les lèvres du con brûlant.
Il appuya sa paume pour bien épouser les muqueuses épanouies. C’était baveux et ça remuait
doucement… Toucher un con était la chose la plus intense qu’il eut jamais accomplie et ressentie.
C’était encore plus excitant que de le regarder. Il replia ses doigts, les enfonça dans la corolle du
vagin, força. Mme Mac Manus força de son côté, se reculant pour qu’il s’introduise mieux en elle. Et
pendant tout ce temps, elle léchait toujours l’anus de sa mère. Rupert entendait le bruit mouillé de sa
langue et les petits cris affolés de Dora qui jouissait sans retenue…
— Tiphaine me l’avait bien dit que vous jouissiez surtout par le cul, ma chérie… je vais vous
enfiler les doigts, maintenant, j’ai assez goûté votre caca… je les enfonce bien au fond, vous sentez ?
… et cela me permet de parler…
Rupert avait eu la même idée. L’anus de Mme Mac manus s’arrondissait au-dessus de son con
béant. Il avait enfourné trois doigts dans le vagin… il posa l’autre main entre les fesses superbes, un
peu trop grosses, peut-être, à peine enrobée de cellulite… et il vissa son index dans la corolle de
l’anus. Mme Mac Manus poussa un gémissement rauque. Les miaulements qui échappaient de Dora
couvrirent sa voix. Mais elle aussi, comme sa mère, c’était visiblement sa caresse favorite…
— Ah qu’est-ce que je ne donnerai pas pour qu’on m’encule, dit-elle… en ce moment… et vous,
ma chérie ?
— Moi aussi… mais pas Tiphaine… Mon chauffeur s’y prend beaucoup mieux que lui… enfoncez-
moi trois doigts, n’ayez pas peur… Mon cul en a vu d’autres… Beau-Gars me fait parfois du fist
fucking…
— Taisez-vous, sale garce. Je vous interdis de me faire vos ignobles confidences! Je vous veux
honteuse, et soumise, comprenez-vous ?
Dora se le tint pour dit. Mais Rupert avait compris ce qu’on attendait de lui. Quand il vit Mme Mac
Manus poser les pieds à terre et, toujours troussée, mais debout maintenant devant lui, s’incliner à
nouveau pour lécher le sexe de sa mère, il se dressa lui-même sur la pointe des pieds, derrière elle,
et prenant sa pine dans sa main il la guida entre les fesses de la dame. Elle fléchit les genoux pour
être à la bonne hauteur… et poussa comme pour faire caca… un pet lui échappa d’ailleurs, mais il
n’avait aucun parfum… Rupert visa l’ouverture rose de l’anus. Son gland se posa sur la muqueuse
retroussée. Il continua à maintenir sa bite d’une main et posa l’autre sur la fesse droite de la dame
pour mieux lui ouvrir le cul. Alors, il n’eut plus qu’à avancer le bassin et à pousser de l’avant. Sa
bite glissa sans effort dans le cul dilaté de Mme Mac Manus.
— C’est bon, dit-elle… oh c’est si bon… savez-vous ma chérie… je vais vous faire un aveu…
pendant toutes ces années… si je vous avouais que j’ai perverti votre fils…
Rupert sentit son cœur trembler. Il était tout entier dans le cul de la belle voisine. La chaleur
brûlante du boyau l’enveloppait. Quelque chose de mou et d’épais appuyait sur le bout de son gland.
Il força. Le gland s’enfonça dans cette matière innommable.
— Rupert… mon ange ?… que voulez-vous dire…
— Oh ne craignez rien, ma chérie… je suis restée dans les bornes… simplement, souvent, en
m’asseyant, je lui montrais mes cuisses… et même davantage…
— Il regardait ?
— Il était passionnément intéressé, ma chère… vous l’avouerais-je. J’ai pris un plaisir pervers à
cet amusement anodin. Au point que je ne mettais jamais de culotte quand je venais chez vous…
— Vous… lui… montriez… tout ?
— Tout, ma chérie. Il ne vous en a jamais parlé ?…
— Jamais… oh l’hypocrite…
— Telle mère, tel fils… et telle fille…
— Ma fille aussi ? s’écria Dora…
— Mais non… je n’ai rien montré à votre fille… je crois qu’elle n’a pas besoin qu’on lui donne
des idées. Elle est d’une nature assez perverse pour en avoir toute seule… Oui, enfilez-le bien au
fond et ressortez-le…
— Qu’est-ce que vous dites ?
— Je me parle à moi-même, ma chérie. En jouant avec votre anus j’imagine qu’un monsieur est en
train de me mettre par derrière.
— Moi aussi, avoua Dora Simmons en haletant, car Mme Mac Manus la branlait à nouveau, par le
cul et par le con en même temps… moi aussi, avoua-t-elle… j’imagine souvent des choses
dégoûtantes… quand je m’amuse toute seule… Mais vous parliez de ma fille… Que pensez-vous de
son attitude avec cette petite Darling qu’elle fait venir ici ? Croyez-vous qu’elle fasse des choses
avec elle…
— C’est probable. Cette fille a tout d’une victime née… Mais rassurez-vous. Les filles qui
s’amusent entre elles à cet âge ne deviennent pas forcément des gouines… Regardez-nous, vous et
moi, ma chérie. Deux irréprochables mères de familles…
Dora eut un hoquet de stupeur. Mais elle ne rajouta rien. Elle gémissait à nouveau. Rupert ne
pouvait voir ce que Mme Mac Manus faisait à sa mère. Il était trop occupé à regarder son beau cul
blanc dans lequel il plantait de plus en plus vite sa bite rougie par la friction. L’anus s’était retroussé
au-dehors, il formait un bourrelet cramoisi autour de sa pine ; ce spectacle, sans qu’il comprenne
pourquoi, l’emplissait d’un sale ravissement. Enfin, il ne put se retenir davantage et il se planta une
dernière fois dans le cul charnu en chaud de cette femme surprenante. Le plaisir l’obligea à se mordre
les lèvres, car il avait failli crier, oubliant sa mère…
A peine eut-il joui qu’il réalisa l’étrangeté de la situation.
Un affolement subit s’empara de lui. Il rentra sa bite dans son pantalon et sortit de la chambre sur la
pointe des pieds. Il referma la porte sans bruit. Il avait du mal à croire qu’il avait vraiment participé
à la scène qu’il venait de vivre. Les jambes faibles, il tituba jusqu’à l’escalier, puis il s’assit sur la
plus haute marche… et se mit à pleurer. Une amertume affreuse lui empoisonnait le cœur. Sa mère…
sa propre mère… Il se mit à sangloter. Ce n’était pas tant le fait de l’avoir vue nue, d’avoir été
excitée par elle, même de l’avoir touchée, lui, chose interdite, qui le bouleversait à ce point. Mais
qu’elle fût une femme comme toutes les autres… Une chienne comme les autres… et qu’elle eût parlé
de lui si légèrement. Qu’elle ne se fût pas armée de colère en entendant Mme Mac Manus lui avouer
qu’elle avait, pendant des années, montrer son con â un petit garçon sans défense.
Les sanglots secouaient Rupert… les larmes inondaient son visage…
Dans la chambre, il entendit les deux femmes qui riaient.
Les garces… Elles osaient rire! Elles n’avaient donc aucune pudeur… elles n’avaient donc pas
d’âme… Il se releva. Se mit à descendre, pensif, la tête penchée, accablé par un chagrin innommable.
— Tout ça, se dit-il soudain… c’est la faute de cette putain de Darling… depuis qu’elle vient chez
nous, tout le monde ne pense plus qu’à ça…
En se cherchant un bouc émissaire, Rupert était d’une mauvaise foi absolue. Il oubliait que pendant
des années il s’était glissé dans la chambre de sa sœur pour la tripoter pendant son sommeil. Il
oubliait que sa mère était une putain née, qu’elle couchait avec le chauffeur. Que la bonne ne valait
guère mieux. Que tous, dans cette maison, et dans le voisinage immédiat, notamment chez les Mac
Manus, ne pensaient qu’à une chose : le cul. Non. Il préférait croire que c’était la faute de Darling…
cette grosse poupée hypocrite de qui sa sœur faisait tout ce qu’elle voulait.
— C’est elle… qui nous a détraqué l’esprit… elle le paiera. Oh, je le lui ferai payer très cher… Je
vais m’entendre avec Carolyn. Puisqu’elle aime qu’on la domine, qu’on la punisse… et bien, elle va
être servie… Je vais lui en faire voir à cette putain. Je vais la traiter comme une vraie bête…
Se consolant ainsi, il retourna dans la salle à manger. On en était au dessert. La bonne française
avait fait un excellent moka. Cela tombait à point : Rupert adorait le moka. Il venait de s’en servir
une seconde portion quand Mme Mac Manus vint à son tour rejoindre les invités. En s’asseyant en
face de Rupert, elle avait l’air parfaitement naturel. On lui demanda des nouvelles de la malade.
— Elle va mieux… J’ai demandé à la bonne de lui monter un peu de moka. Elle descendra peut-
être au salon, tout à l’heure, quand nous prendrons le digestif.
En parlant ainsi, elle souriait avec grâce et son visage était parfaitement serein. Regardant bouger
ses lèvres Rupert ne put s’empêcher de penser à ce que cette bouche venait de faire à sa mère… Et à
ce que lui-même, Rupert, il avait fait dans le cul de cette personne si posée, si gracieuse. Il sentit sa
bite se réveiller lentement…
— Encore un peu de moka, Rupert ? lui demanda Mme Mac Manus. Allez, ne vous faites pas
prier… on aime les bonnes choses, à votre âge.
CHAPITRE XI
« A QUOI RÊVENT LES JEUNES FILLES »
« UNE VISITE NOCTURNE DE SCHMIELKE »

Et Darling ? Cette Darling qu’avec une insigne mauvaise foi Rupert rendait responsable de tout, que
faisait-elle pendant que s’achevait ainsi le repas, chez les Simmons ? Ce qu’elle faisait, eh bien…
Elle rêvait, tout simplement. Ou, pour plus d’exactitude, elle rêvait qu’elle rêvait… Et dans ce rêve
qu’elle faisait à l’intérieur de son rêve, elle se masturbait en imaginant qu’elle allait s’offrir à Sam
Parson, le patron du bar qui se trouvait en face de la pension de famille, de l’autre côté de Bottom
Lane. Donc, elle était dans son lit, blottie douillettement, elle entendait les ronflements sonores de
Paddy l’Irlandais, le pensionnaire du rez-de-chaussée, qui ébranlaient toute la maison, et elle, un petit
bout de langue rose passant entre les lèvres, les yeux fermés, elle avait retroussé sa chemise de nuit
au-dessus de ses gros seins d’adolescente et, pendant qu’elle se tripotait les mamelons d’une main
(ils étaient durs et gonflés, si sensibles qu’ils en étaient douloureux), de l’autre main, entre ses
cuisses largement écartées, elle pianotait dans sa fente.
Le plaisir était sur le point de se répandre et elle ralentit le mouvement de ses doigts autour de ses
mamelons et de son clito, pour le faire durer le plus longtemps possible. Dès qu’il se fut un peu
calmé, elle évoqua à nouveau dans sa tête les sales pensées et les mots orduriers qui savaient si bien
la troubler. Elle écouta la « voix » lui parler. Et dans sa chair moite, les frissons délicieux se
rallumèrent, la firent panteler… Mon Dieu que c’était bon d’être cochonne, loin de tous, bien cachée
dans son lit… Elle pinça son gros clitoris et le pressa délicieusement ; sous ses paupières closes elle
se voyait entrer dans le bar de Sam Parson, toute rose, toute confuse, avec une robe de coton qui
moulait ses seins et ses fesses… Sam posait le verre qu’il essuyait pour mieux la dévorer des yeux.
Toute chaude à cause des regards des clients sur son anatomie, Darling s’approchait en se dandinant
sur ses talons trop hauts qui lui donnaient la démarche d’une pute. Elle se juchait sur le tabouret et
commandait une Montana, avec plein de glace chantilly.
— Pour toi, c’est gratuit, lui disait alors Sam. Et il y aura même dix dollars à la clef en
supplément… si tu me montres ta chatte…
Darling devint rouge comme une pivoine et battit des paupières.
— Voyons, minauda-t-elle, cessez de dire des bêtises…
— Ce serait facile, rétorqua Sam… Il y a un trou dans le comptoir, ma chérie, juste en face de toi.
Tu écartes bien les cuisses et tu poses ton cul au bord du tabouret. Moi, je regarde par le trou… je
serais juste en face de ton con. Dix dollars ? C’est une affaire, non, personne ne s’apercevra de
rien… Tu as parfaitement le droit d’écarter les cuisses face au comptoir…
Les joues brûlantes, Darling planta sa cuiller dans la montagne de Chantilly sur laquelle Sam avait
râpé du chocolat. Elle enfourna la crème sucrée dans sa bouche et battit à nouveau des cils avec
coquetterie.
— Que je vous le montre pour dix dollars ? Vous voulez rire! Ça vaut bien plus que ça!
— Alors, dis-moi seulement comment il est, poupée ? Tu as les poils blonds ? Ils sont comment,
frisés, lisses ? Beaucoup de poils ou un peu ?
— J’en ai pas mal, dit Darling avec un petit rire confus. Mais ils sont très clairs… (Elle baissa la
voix, surveillant Sam entre ses cils…) On voit ma fente à travers…
— Elle est comment, ta fente ? Rose clair ou rouge ?
— Elle est plutôt rose… mais le bouton lui, est tout rouge…
— Oh salope, qu’est-ce que tu me fais bander… avec ta voix sucrée! rien que de t’écouter, j’ai la
trique qui va se fendre en deux…
— C’est de votre faute… Vous me posez des questions, j’y réponds…
En se récitant ce dialogue imaginaire et en imaginant la scène, les yeux fermés, Darling avait enfilé
un doigt dans son anus. Elle le faisait tourner doucement, doucement, en l’enfonçant bien au fond…
Cela ne faisait pas longtemps qu’elle avait découvert cette caresse. Elle avait toujours un peu honte
quand elle se la faisait. Est-ce à cause de ce sentiment de honte, qui avait accompagné toutes leurs
entrevues (4) qu’elle pensa soudain à Schmielke, le livreur de bière de chez Rosemblaum, qui le
premier, s’était occupé de cette partie de son anatomie. C’est difficile à dire… Elle n’avait plus les
idées très claires quand Schmielke se dressa soudain devant elle, ricanant, son long museau de
blaireau crispé par une grimace menaçante. Darling crut que son cœur s’arrêtait. Elle poussa un cri
strident mais Schmielke lui posa la main sur la bouche. Sa main avait un goût âcre.
— Alors, petite putain hypocrite, souffla Schmielke (son haleine empestait le whisky… sans doute
s’était-il soûlé en face, chez Sam Parson…) On joue les vertueuses en ville… On m’ignore quand on
me rencontre. On ne descend plus à la cuisine, quand j’apporte la bière… on ne me prête plus son
trou du cul… et là, toute seule dans son lit, on se fait du bien…
Il retira sa main pour la laisser parler. Les yeux de Darling étaient dilatés. Il devait certainement
sentir battre son cœur avec force, car d’une main il lui palpait sans vergogne un nichon.
— Comment… comment es-tu entré dans ma chambre… bégaya Darling. Et où étais-tu caché ?…
— Comment je suis entré, c’est mon problème, chérie. Disons que lorsqu’un type comme moi s’est
mis en tête de se taper une petite pute dans son genre, rien ne l’arrête. Où j’étais, pendant que tu te
faisais des choses ? Dans ton armoire, ma chérie. Je respirais l’odeur de ta sueur sur tes robes, je
flairais l’intérieur de tes jeans à l’endroit où ils frottent sur ta chatte… ça sent un peu la pisse… je
les flairais en me branlant… J’attendais que tu t’endormes… Mais tu n’avais pas l’air décidée,
j’entendais grincer le sommier pendant que tu t’astiquais alors je me suis dit, allons-y. Darling me
connaît. Au lieu de nous branler chacun de notre côté, branlons-nous ensemble… l’un devant
l’autre… ce sera plus excitant… Qu’est-ce que tu en dis ?
— Je dis que si tu ne t’en vas pas immédiatement, je hurle, tu entends ? Et Cornelius te tuera…
— Sois pas conne, à quoi ça t’avancera. Raconte-moi plutôt à quoi tu penses… quand tu te
branles… ça m’intéresse…
— Je pense à rien! Va-t’en d’ici, Schmielke! File! Dégage!
— Si tu me dis à quoi tu penses… je m’en irai… pas avant…
Darling fit mine d’ouvrir la bouche pour crier. Elle espérait que le livreur l’en empêcherait, qu’il
lui mettrait sa main sur la bouche et qu’il l’obligerait à faire des choses de force… Mais il se
contenta de la dévisager en souriant. Debout devant le lit, il avait ouvert son pantalon de cuir noir ;
d’une main désinvolte il y puisa ses grosses couilles grisâtres et sa bite en forme de trompe… Il
déballa le tout devant Darling dont les yeux se posèrent immédiatement sur le gros gland allongé, en
forme de piment rouge, dont l’odeur pisseuse la fit grimacer.
— Tu vois, dit Schmielke. Je vais rien te faire. Tu vas me raconter tes trucs et je me branlerai
devant toi. Quand j’aurai envoyé la sauce, je m’en irai…
— C’est promis ? chuchota Darling, d’une voix presque inaudible. Tu me le jures ?
— Sur la tête de ma sœur Isobel… raconte…
Darling baissa les yeux sur la bite et se tortilla sous le drap ; elle était horriblement gênée… et
terriblement excitée par la situation. La voix, dans sa tête, lui chuchota « il te connaît bien, ce
salaud, il sait que tu es une pute… il sait que ça t’excite de lui raconter tout ça… »
— Alors, dit Schmielke, en prenant sa grosse pine grisâtre dans sa main et en tirant dessus pour
faire sortir entièrement le gland. Raconte… vite…
— J’imagine des choses… avoua Darling… Des choses que je fais… et qu’on me fait…
— Et toi, tu te laisses faire ?
— Non… je me défend… c’est horrible… mais ils sont toujours plus forts que moi… et souvent ils
sont plusieurs, les lâches… pendant qu’un me tient les mains, l’autre me retrousse ma robe…
m’enlève ma culotte…
— Et puis ? haleta Schmielke (il cracha dans sa main et mouilla son gland rouge, puis rabattit la
peau brune du prépuce par-dessus…)
— Ils se mettent à deux pour m’écarter les cuisses, c’est horrible… Je crie, mais personne ne
m’entend. Ou alors, ils me menacent de dire des choses que j’ai faites à mon grand-père… et je suis
obligée de les laisser me faire tout ce qu’ils veulent… Les sales types en profitent… C’est
horrible…
— Horrible ? Déconne pas… Pendant ce temps, tu te branles, non ?
— C’est vrai, concéda Darling, toute confuse… je sais pas ce qui me prend…
— Raconte ce que tu te fais ? Tu te mets les doigts dans le trou ? Tu te tripotes le clito ?
— C’est ça… Comment es-tu au courant ?
— J’ai vu faire ma sœur Isobel… on se branle souvent ensemble…
— Elle le fait devant toi ? Elle n’a pas honte ?
— Au contraire, ça l’excite… tu ne veux pas le faire, toi ?
— Oh non, moi j’aurais trop honte…
— Tu me l’as déjà montré, pourtant, ton con. Je te l’ai léché, je te l’ai touché…
— Tu me le faisais de force, objecta Darling en rougissant, c’était différent…
— Eh bien, maintenant, tu vas me le montrer gentiment… et après je file. Tu vas le faire devant
moi…
Darling réfléchit un long moment. Elle regardait les doigts de Schmielke jouer avec la grosse bite,
avec le gland rougeâtre. Elle le connaissait, il ne partirait pas sans avoir obtenu ce qu’il voulait…
— J’ai tellement honte, dit Darling… c’est bien parce que tu me forces, tu sais, et parce que j’ai
envie que tu t’en ailles. J’ai classe demain, il faut que je me lève tôt…
— Bien sûr, ricana Schmielke. On sait très bien, toi et moi, que tu as horreur de montrer ton con à
des garçons… Enlève le drap…
— Mais… ma chemise de nuit est retroussée…
— Raison de plus… Attends, je vais t’aider, laisse-moi faire…
Schmielke ouvrit les doigts de Darling et lui retira le drap qu’elle tirait sous son menton. Elle
frissonna éperdument et ferma les yeux quand l’air de la chambre lécha sa nudité. Elle se laissa
inspecter, les cuisses bien écartées. Au bout d’un moment, elle sentit le souffle chaud de Schmielke
sur les poils de son con… Elle souleva un peu le ventre pour mieux ouvrir sa fente et sentit son
clitoris sortir des petites lèvres. Une bave tiède coula dans la raie de ses fesses…
— Oh que j’ai honte, dit Darling… je me dégoûte…
— Raconte… et fais-le… fais-le en parlant…
Les narines de Darling se pincèrent et sa main se posa bien à plat sur sa fente. Elle s’ouvrit et, du
bout de l’index, fouilla dans sa fente pour trouver son clito.
— Je me touche ce petit truc, souffla-t-elle… ça me fait des sensations… j’essaie de ne pas le
faire, mais je ne peux pas m’en empêcher… tu vois, je le pince, je tire dessus… après, je me mets les
doigts dans le trou, un après l’autre… tu vois bien ? Tu vois, je suis vierge et pourtant j’arrive à les
enfiler, un à un…
— Dans le cul aussi, souffla Schmielke, qui se branlait en haletant. Dans le cul…
— Bien sûr… c’est si dégoûtant, si sale, regarde bien surtout… tu vois mon trou du cul ? Hop… tu
as vu… ça entre bien, hein…
— Je vais te le faire, ça sera encore meilleur…
— Tu crois ? Je ne sais pas si c’est bien prudent…
— Tais-toi… laisse-toi faire…
Elle sentit le matelas s’affaisser quand il s’agenouilla entre ses cuisses. Il la prit par les mollets et
lui replia les genoux sur les seins.
— Comme ça, tu as la moule bien ouverte… tu vois, je te passe le pinceau dans la fente… tu aimes
ça, hein, qu’on te badigeonne…
Cramoisie de honte, Darling ferma à demi les yeux.
Entre ses longs cils de poupée, sournoisement, elle regarda Schmielke qui introduisait son gland
entre les lèvres écartées de son con. Ensuite, il faisait remonter sa bite, comme un pinceau,
effectivement, et, à l’aide du gland, il lui parcourait toute la fente, de haut en bas, s’attardant
particulièrement sur la région clitoridienne, puis, tout en bas, dans l’ouverture dilatée du vagin d’où
pleuraient de lourdes gouttes de bave.
— Ne l’enfonce pas dedans, surtout, hein, Schmielke, le suppliait alors Darling d’une voix veule,
tout excitée de sentir son vagin absorber le gros morceau de chair dure… Contente-te toi de le frotter
dessus, hein ?
— Voyez-vous ça, la coquine! Elle veut qu’on le lui frotte! Ça te plaît, hein, qu’on te frotte
l’oignon ?
— Oh oui… pourtant, c’est dégoûtant…
— Qu’est-ce que tu préfères ? Raconte tout à papa Schmielke. Papa Schmielke va faire à la petite
Darling tout ce qu’elle veut!
— Eh bien (elle ferma complètement les yeux pour faire cet aveu) ce que je préfère… c’est quand
tu frottes ton gros truc sur mon petit bouton, en haut…
— Comme ça ?
Saisissant le haut du con à l’intérieur d’une lèvre, Schmielke le retourna à demi, ce qui fit sortir
toute la chair interne : entre les nymphes écartées, le clitoris pointa ; il y appuya le bout de son gland
et le frotta doucement dessus, en dansant sur ses hanches… Darling poussa un cri strident, le plaisir
montait, montait… Elle perdit toute pudeur…
— Oh, hoqueta-t-elle… Quand tu fais ça… si tu pouvais en même temps…
Elle n’alla pas plus loin, trop honteuse. Mais il devina ce qu’elle souhaitait ; cela le fit rire
grassement.
— Tu es bien une petite femelle! Vous êtes toutes pareilles, plus vous ressemblez à des anges et
plus vous êtes salopes… Ma sœur Isobel aussi, quand je lui frotte le bouton, elle veut que je lui
enfile un doigt dans le cul… C’est bien ça hein ?
Les yeux fermés, Darling hocha frénétiquement la tête. Le gland lui écrasait le dito, puis il
redescendait dans la fente… c’était démoniaque, ça la rendait folle…
— Pousse un peu comme si tu chiais, lui conseilla Schmielke
Elle obéit, son anus s’ouvrit, montra le rose du rectum. Vicieusement, Schmielke lui enfonça son
index dans le cul et le fit tourner sur lui-même. Darling se mit à miauler. Elle avait perdu
complètement la tête, ne savait plus ce qu’elle disait.
— Oh… oh la la… oh mon dieu… fais-le tourner autour du bouton, mon cher Schmielke… mon très
cher Schmielke… mets la pointe de ton truc sur mon petit morceau et écrase-le… oh la la… tu me
rends folle… encore…
— Tu aimes ça, hein, sale pute ?
— Oui, Schmielke… j’aime ça… c’est si bon…
— Un peu dans le cul, pour changer ?
— Oh non, tu n’y penses pas! C’est trop dégoûtant!
— Allez, allez, fais pas ta mijaurée.
Et le fait était que cette hypocrite de Darling ne protestait que pour la forme. En dépit de ses
simagrées elle laissa Schmielke faire descendre son gland dans sa fente et ajuster le centre de la
cible anale. Il poussa un peu, à peine, et ça entra dans son cul, tout d’un trait, ça glissa onctueusement
en elle, la comblant d’un infâme bonheur.
— Tu l’as dans le cul, maintenant, petite femelle, ose nier que c’est bon… Et tu vas voir, j’ai plus
d’un tour dans mon sac. On va te faire une grosse surprise, maintenant…
Tout en parlant ainsi, d’une voix haletante, déformée par le plaisir, Schmielke faisait coulisser sa
bite dans le cul de Darling. Le rectum était parfaitement dilaté, il naviguait en elle à son gré.
— Quelle surprise, Schmielke ? bégaya Darling qui se tripotait sournoisement le bouton. Quelle
surprise, hein ?
- Ouvre la bouche et ferme les yeux…
— Que j’ouvre la bouche… (elle pouffa) Imbécile… je la connais ta surprise… non, je ne veux
pas… elle est trop sale… je ne veux pas que tu la mettes dans ma bouche après l’avoir mise là…
pouah…
— Alors, si tu ne veux pas qu’on te la mette dans la bouche, on va te la mettre ailleurs, ma chérie…
Et Schmielke fit ce qu’il avait dit. Si rapidement et d’une façon si chirurgicale que Darling ne
réalisa pas tout de suite qu’il l’avait déflorée. L’excitation lui avait dilaté le vagin et elle était si
baveuse que la bite, sortant de son anus et rentrant à nouveau en elle, après un imperceptible
déplacement, tout d’abord elle crut qu’elle se renfilait dans son cul. Ce ne fut qu’en sentant les poils
du pubis de Schmielke se frotter contre les siens et son clitoris et ses petites lèvres s’écraser sous
l’os de son bassin qu’elle comprit, avec une terreur affreuse, qu’il venait de lui ravir son pucelage.
Sa révolte fut encore accrue par le fait qu’elle n’avait rien senti. Il était au fond d’elle et pour elle
rien n’était changé. Quand elle l’avait dans le cul, c’était pareil.
— Et hop, fit Schmielke ; en pouffant nerveusement, tu as vu comme c’est entré ? Comme une lettre
à la poste! Comme un suppositoire… ça, c’est du travail, non ? Un dépucelage d’artiste!
Schmielke s’était un peu reculé, pour lui laisser admirer l’ouvrage, mais il restait entièrement
planté dans son con. Incrédule, elle abaissa les yeux sur leurs sexes. La bite avait disparu en elle, elle
en voyait juste la racine, toute luisante de bave, qui dépassait de la corolle rouge de son vagin entre
les lèvres de son con, distendues par la pénétration. Elle eut un sanglot nerveux et se mit soudain à
marteler des deux points la poitrine de Schmielke. Cela le fit rire, et, chaque fois qu’il riait, la bite
remuait dans le con de Darling.
— Schmielke, hurlait-elle d’une voix stridente. Salaud, mais quel salaud tu es! Tu l’as fait…
Il riait de plus belle et s’était remis à limer, dévorant d’un regard avide le visage décomposé de la
jeune fille. La peur et la jouissance s’y reflétaient. Elle se mordait les lèvres chaque fois que la bite
lui frappait le fond du vagin, ce qui faisait se balancer brusquement ses gros seins aux larges pointes
roses démesurément allongées. « La chienne jouit comme une folle, se dit Schmielke, et elle a encore
le toupet de se plaindre… »
— Arrête, supplia Darling, ne le fais plus… sors-la de là, vite…
— Tu rêves, ou quoi, petite conne ? Qu’est-ce-que tu crois ? Que ça va se refermer ? C’est fini, ma
jolie, tu es baptisée, tu es passée de l’autre côté de la barrière maintenant. Fini de minauder… tu vas
pouvoir baiser à tire-larigot en bonne putain que tu es…
— Sors-la de là, Schmielke… je t’en supplie… ne le fais pas…
— Tu rigoles ? C’est en train de venir… sens bien tout ce que je vais t’envoyer dans la moule…
voilà, voilà, ça vient, ça vient… sens moi ça, salope… déguste…
Darling se tint coite, elle avait écarquillé les yeux. Au fond de son vagin, le sperme jaillissait, la
fouettant délicieusement. Alors, les larmes giclèrent de ses yeux et, tout en jouissant, elle se mit à
sangloter comme une folle.
— Tu iras en prison, pour ça, je te le jure. Je vais tout dire… dès que tu seras sorti d’ici. Je leur
dirai à tous que tu m’as violée…
Schmielke avait fermé les yeux en éjaculant. Il se mordit les lèvres, laissant le plaisir fuser de lui.
Puis sa grimace de jouissance s’effaça. Il dévisagea Darling.
— Je t’ai violée, moi ? Tu rêves, ou quoi ? Il y a deux minutes, tu me suppliait de te frotter le
bouton, de te mettre un doigt dans le cul. Ce n’est pas vrai, peut-être ?
- Mais je ne voulais pas que ça aille plus loin, salaud. Je voulais seulement jouer…
— C’est fini, le temps des jeux, ma douce chérie. Te voilà grande, maintenant. Tu devrais me
remercier…
Réunissant les deux poignets de la jeune fille dans une seule main, de l’autre il se mit à lui palper le
corps d’une façon insultante, lui pinçant les bouts des seins, les étirant comme des élastiques, lui
enfilant un doigt dans le vagin ou dans l’anus… tout en la dévisageant avec un sourire mauvais.
— Toujours en piste, ce brave Schmielke, murmura-t-il, quand il s’agit de faire l’éducation des
petites putes dans ton genre.
Il la lâcha, prit sa bite, la lui montra.
— Schmielke et son inséparable compagnon, Monsieur Popaul, la providence des dames seules…
Tu ne lui dis pas merci à Monsieur Popaul ?
— Salaud! Je te déteste… tu me paieras ça…
— Comment! Quelle ingratitude! Alors qu’on pleurnichait de bonheur comme une chienne en
chaleur, qu’on bavait du con, qu’on en mettait partout… Tu n’as pas la reconnaissance du cul, petite
Darling! Nous allons remédier à ça… t’inculquer les bonnes manières… (Son bras se détendit, il
saisit la pointe d’un mamelon entre deux doigts et la tordit méchamment)… Qu’est-ce qu’on dit à
papa Schmielke ? Qu’est-ce qu’on dit à Monsieur Popaul ? On leur dit : « Merci… » Allez. Dis
merci!…
Il pinçait si fort la pointe du sein que Darling crut qu’elle allait s’évanouir. Pourtant, elle ne se
débattait pas. Schmielke lui lâcha les poignets et son autre main descendit entre les cuisses toujours
impudiquement écartées de la jeune fille. Entre l’index et le pouce de cette main-là, il pinça le
clitoris baveux et lui fit subir le même traitement. Pendant une longue minute, le livreur et la jeune
fille s’affrontèrent, se défiant du regard. De grosses larmes transparentes formaient comme deux
loupes sur ceux de Darling. Ses cils et ses lèvres tremblaient.
— Dis merci, conne… chuchota Schmielke, en lui arrachant presque le clito qui s’étira comme un
petit pénis de bébé.
Darling se cambra et sa langue pâle caressa sa lèvre inférieure.
— Merci… murmura-t-elle.
Schmielke la lâcha aussitôt. Des deux mains, le visage couvert de larmes, Darling, qui ressemblait
tout-à-coup à une petite fille, se frotta le sexe en sanglotant.
— Tu m’as fait très mal, salopard… Je vais te dénoncer. Schmielke… ne crois pas t’en tirer comme
ça… tu m’as violée, tu m’entends ? C’est un viol! Je le dirai au shérif…
— Tu as beaucoup mouillé pour une fille violée, non ?
Folle de rage de ne pouvoir refermer ses cuisses (Schmielke l’en empêchait) elle se redressa
contre l’oreiller.
— Tu iras en prison, pour ça! menaça-t-elle à nouveau. J’irai voir ton oncle Rosemblaum et le
shérif… mon grand-père… je leur dirai…
— Qu’est-ce que tu leur diras petite conne ? Tu sais ce que je leur dirai moi ? Je leur dirai que tu
es une putain… je leur dirai que tu vas dans le bar de Sam Parson, la nuit… à poil sous ton imper…
pour exciter les hommes… C’est lui qui me l’a dit!
— C’est faux! hurla Darling… J’ai jamais fait ça… Je suis juste allée boire trois ou quatre fois
chez lui la nuit, parce que mon frigo était vide… les pensionnaires avaient bu tout le coca… et il n’y
a que la rue à traverser pour aller chez lui… c’est un voisin, il m’a connu toute petite!
— Les pensionnaires avaient bu tout le coca ? A qui te feras-tu gober ça… ce sont tous des
ivrognes, ils préféreraient crever que de boire du coca… si tu vas chez Sam c’est pour te montrer aux
hommes… Et tu sais comment ça s’appelle une fille qui fréquente un bar à putes, la nuit ? Une
pouffiasse…
— Personne ne te croira!
— Personne ? Tu veux rire… j’ai des témoins… J’en ai au moins un… un témoin d’une moralité
irréprochable… un homme d’honneur. Et d’ailleurs… il est ici… il a tout vu… Regarde donc, petite
ahurie.
Elle tourna la tête. Son cœur s’arrêta. Il y avait quelqu’un, en effet, Schmielke n’avait pas menti. Un
spectateur muet avait assisté à toute la scène… Silhouette sombre, immobile, assise sur une chaise
dans un coin d’ombre.
— Qui est-ce ? cria Darling. Qui êtes-vous ?
La peur la glaçait. Elle vit surgir de l’ombre la pointe d’un soulier vernis très étroit. A Flesh Town
il n’y avait qu’une personne pour porter des souliers pareils. Sam Parson… le patron de l’Académie
de billard. C’était bien lui. Il se leva avec lenteur et s’avança dans la clarté de la lampe. Il était vêtu
d’un smoking, portait un nœud papillon, ses souliers neufs craquaient comme ceux d’un danseur
mondain. Des gants de cuir noir couvraient ses mains. Il fit mine d’applaudir du bout des doigts, sans
bruit, en souriant d’une façon hideuse.
— Je suis venu en passant, annonça-t-il à Darling. Je sors d’une réunion politique, au Club des
Démocrates. Tu sais qu’on doit réélire le shérif, dans un mois. Le shérif Prentiss compte beaucoup
sur les voix que je pourrais lui amener. Il n’a rien à me refuser, en ce moment… Il ne sait quoi faire
pour m’être agréable…
— Qu’est-ce que vous me voulez ? demanda Darling, tremblante d’épouvante.
— Devine! gloussa Schmielke, en lui pinçant un sein. Sam se contenta de sourire et se tourna vers
le livreur.
- Tu m’avais dit qu’elle serait d’accord ? fit-il. Je croyais qu’on avait fait affaire…
Une vague menace traînait dans sa voix suave.
— Mais bien sûr, Monsieur Sam s’empressa le livreur, d’une voix pleutre… bien sûr qu’elle est
d’accord ; elle joue à l’idiote, comme ça, mais c’est son truc… ça veut rien dire… c’est parce
qu’elle aime qu’on la force un peu… c’est une malade!… Venez donc vous la payer, Monsieur Sam,
je l’ai ouverte pour vous… vous entrerez comme dans du beurre…
— Non! cria Darling… Allez-vous en ou j’appelle…
La main de Schmielke se referma. Il leva son poing, menaçant. Darling se rejeta en arrière,
terrorisée. Sam prit Schmielke par le coude, d’un geste vif.
— Pas de brutalités Schmielke! Tu perds la boule! fit-il. Je suis un honnête commerçant… j’ai
pignon sur rue. Je ne joue pas à ces jeux là…
CHAPITRE XII
« A QUOI RÊVENT LES JEUNES FILLES » (SUITE)
« VILAINS JEUX DE DEUX MESSIEURS AVEC UNE
DEMOISELLE »

— Vous voulez la baiser, oui ou merde ? aboya Schmielke. Si vous la voulez, je vous la donne…
— Je ne veux pas la prendre de force, imbécile. Elle est mineure! J’ai pas envie de finir en taule…
— Qui vous parle de ça, Monsieur Sam ? sourit fielleusement Schmielke. Pour qui me prenez-
vous ? Pour un enfant ?
Sam Parson ne répondit pas. Ses yeux méfiants allaient de Schmielke à Darling. Il y avait
visiblement quelque chose qu’il ne comprenait pas. Malgré les protestations qu’elle venait d’émettre,
la jeune fille conservait la même pose impudique. Les cuisses largement ouverte, elle exposait ses
seins et son con ouvert dont les poils étaient englués de sperme, sans chercher à les voiler de ses
mains. Ses mains, en effet, étaient posées bien à plat, sur le drap. En voyant les yeux de Sam se poser
sur son con ouvert, Darling frissonna, mais resta inerte.
— Es-tu d’accord, petite ? demanda Sam, en s’approchant.
Elle le dévisagea un long moment, les joues roses, l’œil embrumé. Elle paraissait dormir les yeux
ouverts.
— Tu veux que je te le fasse ? demanda Sam Parson. Ici ?
Pointant le doigt, il désigna le con ouvert de la jeune fille. Darling fronça pensivement les sourcils
et baissa les yeux sur la fente rose et mouillée que visait le doigt manucuré du patron de l’Académie
de billard. A nouveau, elle frissonna, et, comme si elle était mal assise, elle se déplaça légèrement
sur les fesses… ce qui eut pour effet qu’elle ouvrit encore un peu plus les cuisses et que l’intérieur du
con devint entièrement apparent… sous les poils, la raie fuyait entre les fesses, gluante de sperme et
de mouille, jusqu’à l’endroit obscur où se nichait l’anus…
Après un moment de silence, Sam avança son doigt et l’ongle effleura les poils mouillés, sur la
lèvre externe du con.
— Ne me touchez pas, chuchota Darling, (sans faire un geste) je vous l’interdis…
Perplexe, Sam retira son doigt et regarda Schmielke qui lui cligna de l’œil et se tapota la tempe
avec l’index replié. Voyant que Darling conservait la même pause, Sam avança à nouveau son doigt et
appuya sur la lèvre du con, à la lisière des poils. Il sentit la chair tendre du con céder sous sa
poussée et la fente s’entrebâilla sur la muqueuse rose. Les yeux largement ouverts, Darling le
dévisageait. Elle respirait à petites saccades, ce qui faisait bouger ses lourds seins laiteux dont les
mamelons roses étaient dilatés, mais aplatis.
— Je te donnerai tout ce que tu veux, petite, chuchota Sam, d’une voix implorante… si tu me laisses
te le toucher… et de la mettre… combien tu veux ? Dis ton prix…
Il tira une poignée de billets neufs de la poche de son smoking et les froissa sous le nez de Darling.
Elle haussa les épaules et prit une expression puérilement boudeuse.
- Je n’en veux pas, de votre sale argent…
— Tu pourras t’acheter plein de choses, ne sois pas idiote. Qu’est-ce que ça te coûte… puisqu’il te
l’a mise, lui, dans le trou… je peux te la mettre, moi aussi… et moi, je te paye, ma chérie… tu aimes
ça, non, que les messieurs te l’enfilent dans ton trou… ça se voit, que tu aimes ça… j’ai tout vu, de
ma chaise… tu criais, mais tu aimais ça.
Darling ne répondant pas, Sam fit claquer ses doigts d’énervement et se tourna vers Schmielke.
— Je ne la prendrai pas de force, tu m’entends ? Fais-lui entendre raison…
— Vous voyez pas qu’elle fait son intéressante, cette idiote ? Elle veut vous faire perdre votre
sang-froid…
— Je ne la prendrai pas de force, dit Sam, têtu. Tu m’as promis la fille, démerde-toi…
Schmielke gloussa. Une grimace sardonique étira son museau de rongeur.
— On est toujours d’accord, Monsieur Sam, vous et moi ? Si je vous donne son cul, vous me
laissez jouer au billard à l’œil pendant un mois… c’est bien promis ?
— Chose promise, chose due. Tu auras une table pour toi tout seul, et tu pourras inviter tes amis.
Aux frais de la maison. Mais je la veux consentante… Je ne te demande pas de lui tenir les mains et
les cuisses… Je ne suis pas un voyou! J’ai jamais violé une femme… enfin, jamais une mineure, en
tout cas…
— D’accord, Monsieur Sam. Vous faites pas de bile… la petite va se laisser faire. Et elle dira rien.
Vous savez pourquoi ? Parce qu’elle a trop peur que je raconte tout ce que je sais sur elle. Tout ce
qu’elle a fait avec mon copain Browning(4), le petit saligaud. Si elle se laisse pas faire par vous,
parole d’honneur, demain je vais tout raconter à sa copine, la snob Carolyn(3)…
— La fille du Juge ? Elles sont copines ?
— Comme cul et chemise, monsieur Sam… La petite Darling essaie de s’introduire dans le grand
monde… Vous pensez que jamais la fille du juge ne recevrait une petite pute qui prête son cul à des
livreurs de bière… pas vrai, Darling ?
Deux larmes roulèrent sur les joues de la jeune fille. Mais elle ne répondit pas.
— C’est vrai, ce qu’il dit ? demanda Sam, en se penchant sur elle, l’air intéressé :
— Bien sûr, que c’est vrai, fit Schmielke. Regardez donc… Regardez comme elle se laisse faire…
et elle me déteste. Pour quoi se laisse-t-elle faire ? Ou bien elle est vicieuse, ou bien elle n’ose pas
se défendre parce qu’elle a peur de moi… et peut-être même que c’est pour les deux raisons…
regardez donc, Monsieur Sam… mais regardez… et faites pareil que moi… servez-vous… je vous
garantis que vous pourrez tout lui faire et qu’elle dira jamais rien à personne… elle demande qu’une
chose… c’est qu’on la tripote et que personne le sache…
Tout en parlant ainsi, à voix basse, Schmielke tripotait le con de Darling des deux mains. Il le
saisissait par les lèvres et l’écartait, le déformait, dévoilant les chairs rouges et lisses toutes
luisantes de bave. Le clitoris se dressait alors comme un pistil, au-dessus des pétales cramoisis des
nymphes. Souriant Schmielke le saisit, et le flatta doucement entre le pouce et l’index sous les yeux
attentifs de Sam Parson. Puis il pinça les petites lèvres et tira dessus, comme s’il voulait effeuiller
les pétales d’une grosse rose de chair. Darling se laissait faire, n’esquissait pas un geste ; les larmes
continuaient à ruisseler sur ses joues roses et sa bouche s’était légèrement entrouverte. On voyait le
bout rose de sa langue entre les dents blanches, régulières comme deux rangées de perle.
— Qu’est-ce que vous en pensez, Monsieur Sam ? demanda Schmielke. Regardez ça…
Il tira une grosse lèvre de côté pour bien faire béer l’ouverture du vagin, et enfonça deux doigts
dans le con de la jeune fille. La bouche de Darling acheva de s’ouvrir et ses larmes cessèrent de
couler. Schmielke retira ses doigts du con et les montra à Sam. Ils étaient luisants de bave rosâtre.
— Je l’ai faite un peu saigner, en la dépucelant… expliqua-t-il en se rengorgeant… mais elle était
déjà naturellement très ouverte… vous entrerez très facilement… elle est pas serrée du tout… si vous
préférez qu’elle soit serrée, vous pouvez la prendre par le trou du cul… remonte tes genoux, toi, fais
voir ton trou du cul à Monsieur Sam…
Il tapota le dessous de la cuisse, et Darling lui obéit passivement. Elle ne regardait plus ses deux
tourmenteurs, mais la fenêtre qu’éclaboussaient les lueurs rouges de l’enseigne. On entendait des voix
de femmes dans la rue. Sans doute des putains qui racolaient les camionneurs.
— Regardez! dit Schmielke…
Il enfonçait doucement son index dans l’anus de la jeune fille. Il l’enfila à fond. Les cuisses
blanches de Darling étaient couvertes de chair de poule. Elle avait fermé les yeux. Deux taches roses
ornaient ses pommettes.
— Vous voyez, dit Schmielke, en baissant la voix, comme s’il feignait de croire qu’elle dormait…
on peut tout lui faire… elle dort…
— Elle dort pas vraiment, dit Sam… c’est de la comédie!
— C’est tout comme, dit Schmielke, en faisant tourner son doigt dans le cul de Darling. Vous voulez
vous la payer, ou pas ?
— Je veux qu’elle me dise qu’elle est d’accord…
— Tu entends, Darling ? Fais ce qu’il dit, aboya alors
Schmielke, d’une voix impatiente. Arrête de faire semblant de dormir! On va pas passer la nuit ici!
— Mais je fais pas semblant, dit Darling, d’une voix zozotante de petite fille… j’ai vraiment
sommeil… demain j’ai classe, je dois me lever très tôt… il faut que j’aie mon compte de sommeil…
si vous devez me faire des choses, faites-les pendant que je dors… j’ai trop sommeil…
Elle avait mis son pouce dans la bouche, et les regardait par en-dessous d’un air hypocrite. Elle
ressemblait à un petit animal.
— Fais-lui voir ton trou, dit Schmielke… montre-lui que tu es d’accord…
— Je ne suis pas d’accord… dit Darling, en remontant les genoux pour bien montrer son con à
Sam… mais tu me forces, alors je le fais…
— Et tu diras rien à personne, demain ?
— Bien sûr que non… je ne suis pas folle… j’ai pas envie qu’on me montre du doigt dans toute la
ville en disant que je suis une sale fille…
Comme par miracle, la lueur inquiète qui brillait dans les yeux de Sam Parson s’effaça et il se
campa sur ses hanches d’un air excité.
— Tu as bien raison, ma petite, approuva-t-il, ça prouve que tu es une fille qui sait où est son
intérêt… tu n’es pas une idiote… tu as du plomb dans la tête… tu iras loin… tu va voir, je vais bien
te baiser, tu vas aimer ça…
— Non, dit Darling, d’une voix encore plus puérile, pas devant, je veux rester vierge…
— Mais… bégaya Sam… Schmielke vient de… je l’ai vu…
— Ce n’est pas une raison… si on ne le fait pas souvent, ça se referme, c’est des copines qui me
l’ont dit… je veux pas qu’on me fasse des choses par devant…
— Et dans le cul ? demanda Schmielke. Il peut te la fourrer dans le cul ?
Darling haussa les épaules. Sans répondre, elle repoussa Schmielke des deux mains. Il se leva, et,
une fois debout près du lit, il se tourna vers Sam et fit un geste d’invite, montrant le corps nu de
Darling.
— La place est libre, Monsieur Sam… à vous l’honneur. Sam regarda Darling qui se recouchait
dans son lit, sur le côté, et leur tournait le dos. Sa nuisette était retroussée au-dessus de son beau cul
pâle.
—… derrière non plus, dit Darling, dont ils ne pouvaient plus voir le visage… ça fait trop mal!
— Mais non, dit Schmielke… Monsieur Sam sait vivre, il te fera pas mal. Mets-toi à plat ventre…
Sois gentille…
Darling soupira bruyamment… et se mit à plat ventre.
Schmielke la tira tout au bord du matelas. Puis il lui fit ouvrir les jambes. La raie de son cul
s’épanouit. Ils se penchèrent pour scruter l’anus de la jeune fille.
— On va d’abord te mettre le doigt, dit Schmielke, on va faire un jeu, tu veux ? Tu vas deviner qui
c’est qui te mets le doigt…
— Non, c’est sale, j’ai honte…
— Tiens, petite, sois gentille, joue avec nous… tu t’achèteras une belle culotte…
Darling entrouvrit paresseusement un œil pour regarder le billet neuf de vingt dollars que Monsieur
Sam venait de poser sur son oreiller. Quand un doigt se posa au centre de la corolle brune de son
anus, elle ne réagit pas. Ses doigts à elle se refermèrent sur le billet, comme ceux d’une petite fille
qui prend une belle image. Le doigt du livreur entra dans son cul et tourna.
— C’est Schmielke… chuchota Darling, avec un petit gloussement.
— Comment t’as reconnu ? demanda Sam.
Schmielke venait de retirer son doigt. L’anus restait ouvert, formant un cercle noir en forme de zéro
au centre de la corolle bistre, Sam reposa son index et l’introduisit à son tour d’une lente poussée
dans le rectum de la jeune fille.
— C’est Monsieur Sam… chuchota Darling.
— Tu as gagné… tu es vraiment très forte… comment fais-tu pour reconnaître… tiens, voici un
second billet… replie un peu tes genoux, maintenant, ça l’ouvrira davantage…
Darling, sans ouvrir les yeux, prit le second billet et le fourra sous l’oreiller, avec l’autre. Elle
ramena ses genoux en avant, puis les replia sous elle, soulevant et ouvrant son cul. Elle gardait la tête
tournée, cachant pudiquement son visage aux deux hommes.
— C’est un jeu très amusant, hein, petite Darling ? fit Sam, en fourrant son pouce dans le cul de la
jeune fille.
A cause de la position, le cul de Darling était très ouvert et il n’eut aucun mal à y visser son pouce.
Il le replia un peu, comme s’il voulait retourner l’intérieur d’un doigt de gant. Darling soupira.
— C’est vous, maintenant… Monsieur Sam…
— Elle est très forte, dit Sam à Schmielke. Vraiment très forte. Je me demande comment elle fait
pour deviner juste à tous les coups. On va corser le jeu, maintenant. Tu vas deviner de quel doigt il
s’agit, petite Darling.
— C’est le pouce… je le reconnais parce qu’il est plus gros que les autres, et plus court…
— Elle est vraiment très forte, dit Sam, en faisant tourner son pouce de droite à gauche, pour bien
ouvrir le rectum de la jeune fille.
Sa main, en même temps, ouverte, lui caressait les fesses, très doucement. Darling parut savourer
cette caresse qu’on ne lui avait encore jamais faite de cette façon. Quand Sam retira son pouce, l’anus
resta largement ouvert… son calibre avait doublé…
— Maintenant, dit Sam, je vais te mettre autre chose… ce sera un peu plus gros, mais il n’y a pas
d’ongle… et c’est plus doux… si tu devines ce que c’est, il y a un billet de cinquante dollars pour
toi…
— Cinquante dollars! s’exclama Darling…
Elle creusa les reins, impudique, et poussa un peu dans son ventre pour bien arrondir la corolle de
son anus. Le rose interne luisait, au bord du tunnel.
— C’est beaucoup, hein, veinarde ? fit Sam en posant le billet neuf dans la main de Darling. (Elle
referma avidement les doigts.) Sam l’embrassa sur la joue, gentiment, comme un papa qui embrasse
sa petite fille avant qu’elle s’endorme… en même temps, il guidait sa bite et posa le gland dans le
trou circulaire. Il sentit la jeune fille frémir et vit qu’elle se mordait les lèvres. Il appuya un peu. Le
gland franchit la barrière élastique de l’anus. Il était dans son cul. Il soupira d’aise et se releva pour
avoir le plaisir de voir sa bite plantée dans le cul rose de la jeune fille.
— C’est quelque chose, hein ? fit Schmielke.
Sam Parson opina du bonnet et avança d’un pas. Sa bite s’engloutit dans le cul de Darling et le
pantalon noir de son costume de cérémonie s’accola à ses cuisses bien ouvertes. Il posa ses deux
mains manucurées sur les fesses de Darling, juste sous les reins, et retira sa bite jusqu’au gland. Puis
il la renforça, très lentement, savourant chaque millimètre de l’intromission. Quand il arriva au fond,
son gland heurta le second sphincter. Il força, faisant céder sous sa poussée la chair élastique des
fesses qui s’aplatit sous lui. Son gland s’engagea, là au fond, et Darling grogna.
— C’est votre bite, dit-elle… j’ai deviné…
— Bravo, ma chérie… tu es vraiment très forte… si tu poussais un peu, maintenant, comme pour
faire caca… je pourrais entrer tout au fond…
— Mais vous y êtes déjà…
— Non… on peut entrer encore plus loin… c’est meilleur pour les messieurs… pousse… fais
comme si tu faisais caca… tiens voilà encore cinquante dollars…
Darling eut un petit rire gêné. Mais ses doigts ne refusèrent pas le billet. Elle poussa… un pet
s’échappa d’elle. Son rire retentit à nouveau…
— Oh la sale… fit-elle… qu’est-ce que vous me faites faire, Monsieur Sam…
Mais la bite du gérant était maintenant tout au fond.
Son gland entrait en contact avec une matière chaude et moelleuse.
— Je sens ta merde… dit-il… je suis dans ta merde…
— C’est dégoûtant, dit Darling… dégoûtant… (mais elle poussa un peu plus fort, expulsant les
matières qui alourdissaient son boyau, et la merde onctueuse enveloppa le gland du gérant…)
— La chienne, murmura-t-il… elle fait… elle me fait dessus…
— Non, chuchota Darling… c’est pas vrai!…
Par un étrange réflexe, elle aspira ses excréments, et la bite de Sam se retrouva dans le vide.
— Vous me la mettez bien au fond, hein, Monsieur Sam ?
Mon dieu, quand j’y pense… demain, je serais morte de honte, j’oserais plus vous regarder…
— Tu n’as qu’à penser que c’est un rêve, ma chère Darling. Quand on rêve, tout est permis…
En disant ces mots, le gérant s’était mis en branle. Il limait dans le cul de Darling, à petits coups
précipités.
— Je vais lui graisser les boyaux, annonça-t-il à Schmielke. Je peux plus me retenir… la petite
garce m’a trop excité.
— Qu’est-ce que je vous avais dit, Monsieur Sam ? C’est une affaire, non ? Et si vous voulez me
croire, la prochaine fois vous pourrez la lui mettre aussi par devant…
— Non, balbutia Darling, sombrant dans le sommeil.
Par devant c’est pour mon fiancé…
Les deux hommes éclatèrent de rire. Ce fut ce rire qui réveilla Darling. Elle s’assit dans son lit,
abasourdie. Mme Lydia se tenait devant elle, la lumière de la lampe de chevet lui éclairait le visage.
Darling cligna des yeux, éblouie.
— Que se passe-t-il, balbutia Darling, en tirant le drap pour cacher son corps nu.
— Je t’ai entendu te plaindre de ma chambre, dit la gouvernante avec un sourire équivoque. Je suis
venu voir si tu n’étais pas malade. Mais de toute évidence, il ne s’agissait que d’un rêve… On rêve
beaucoup, à ton âge, soupira-t-elle, en effleurant le front de Darling de sa paume… je m’en
souviens… Et ces rêves-là vous font parler en dormant… Parfois, il vaut mieux que les autres
n’entendent pas ce que tu dis, quand tu rêves ainsi… Ton grand-père Cornelius serait capable de te
donner une fessée, cet imbécile…
Elle se pencha, effleura le front de Darling d’un baiser.
- Comme si les jeunes filles étaient responsables de leurs rêves!
Dès que la gouvernante fut sortie, la première chose que fit Darling ce fut de vérifier sous son
oreiller si les billets que lui avait donnés Sam Parson s’y trouvaient toujours. Mais il n’y avait rien,
sous son oreiller. Une moue déçue abaissa le coin de ses lèvres ; elle tâta le bas de son ventre…
Certes, son sexe était mouillé, il était toujours mouillé quand elle rêvait… Mais il n’y avait pas de
sperme.
C’était donc bien un rêve, une fois de plus… Rien qu’un rêve.
« Tu aurais bien voulu que ce soit vrai, hein ? Ricana la « voix » dans sa tête. Avoue-le, petite
sournoise, à moi, tu peux tout me dire… »
Mais Darling se garda bien de répondre.
(1) Voir « Les cauchemars de Darling »
(2) Voir « Les punitions de Darling »
(3) Voir « Les essayages de Darling »
(4) Voir « Les punitions de Darling » et « Les cauchemars de Darling »

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