Introduction à la probabilité avec R
Introduction à la probabilité avec R
de données sous R
E. Erraitab
Pré-requis nécessaires
Ce cours est destiné à toute personne intéressée par une introduction aux calculs des
probabilité et à l’analyse de données.
Ce cours se veut accessible à tout public et ne nécessite pas de connaissances
préalables en statistique.
A travers les multiples exercices et labs, vous apprendrez à utiliser les packages de
R ainsi que la façon de mener des analyses de données de manière reproductible.
Ensemble : Définition
Definition
Un ensemble est une collection d’objets/éléments. Par convention, un ensemble est noté
avec des majuscules tandis qu’un élément est noté avec des minuscules.
Ensemble : Définition
A⊆B
A est un sous-ensemble de B
Si chaque élément de l’ensemble A est également un élément de l’ensemble B
A est contenu dans B
A⊂B
A est un sous-ensemble propre de B
S’il existe au moins un élément dans B qui n’existe pas dans A
L’ensemble vide n’a aucun élément, il est appelé ∅ (ensemble vide) = {}.
∅ est un sous-ensemble de tous les autres ensembles
Égalité et différence
A = B si A ⊆ B et B ⊆ A
C = A − B = {c | c ∈ A et c ∈
/ B}
Exemple : A = {0.6 < a ≤ 1.6}, B = {1.0 ≤ b ≤ 2.5}
C = A − B = {0.6 < c < 1.0}
D = B − A = {1.6 < d ≤ 2.5}
Complément
A = B = S − B = {a | a ∈ S et a ∈
/ B}
S=∅
A∪A=S
A∩A=∅
Loi commutative
A∪B=B∪A
A∩B=B∩A
Loi distributive
A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C)
A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C)
Loi associative
(A ∩ B) ∩ C = A ∩ (B ∩ C) = A ∩ B ∩ C
(A ∪ B) ∪ C = A ∪ (B ∪ C) = A ∪ B ∪ C
Loi de De Morgan
A∪B=A∩B
A∩B=A∪B
S = {2 < s ≤ 24}
A = {2 < a ≤ 16}
B = {5 < b ≤ 22}
C=A∩B
A
B
C
S = {2 < s ≤ 24}
C = A ∩ B = {5 < c ≤ 16}
A = {16 < a ≤ 24}
B = {2 < b ≤ 5, 22 < b ≤ 24}
C = A ∩ B = A ∪ B = {2 < b ≤ 5, 16 < b ≤ 24}
Introduction à la probabilité
Introduction à la probabilité
Par exemple, supposons que vous lanciez un dé à six faces. L’espace des échantillons
Ω pour ce lancer de dé serait {1, 2, 3, 4, 5, 6}, représentant tous les résultats
possibles : obtenir 1, 2, 3, 4, 5 ou 6.
Maintenant, considérons deux événements :
Événement A : Obtenir un nombre pair.
A = {2, 4, 6} - C’est un sous-ensemble de Ω qui contient les résultats du lancer
de dé qui sont pairs.
Événement B : Obtenir un nombre supérieur à 4.
B = {5, 6} - C’est un autre sous-ensemble de Ω qui contient les résultats du
lancer de dé qui sont supérieurs à 4.
Dans ce cas, si le dé est lancé et que vous obtenez un résultat qui appartient à
l’ensemble A (un nombre pair), alors l’événement A se produit. De même, si le
résultat appartient à l’ensemble B (nombre supérieur à 4), alors l’événement B
se produit.
Événements
Un événement A est un sous-ensemble de l’espace d’échantillonnage S ou bien
Ω.
Pour un S donné avec N éléments, le nombre d’événements possibles est 2N .
Définition de la probabilité
La probabilité est un nombre non négatif attribué à chaque événement ⊂ S.
La probabilité est une fonction ou une correspondance mapping des événements
vers R+ ∪ {0}. P : F → R+ ∪ {0}, où la tribu F représente P(Ω) = 2Ω quand
Ω est discret.
Si A est un événement, P(A) est sa probabilité.
Introduction à la probabilité
Axiomes de probabilité
Soit A un événement défini sur S.
Axiome 1 : P(A) ≥ 0
Axiome 2 : P(S) = 1
Axiome
Sn 3 : pour A1 , A2 , . . . , An définis sur S et pour tous m ̸= n, Am ∩ An = ∅
A =S
i=1 i
Sn
P A = P(S) = 1
Pn i=1 i
i=1
P(Ai ) = 1
Exemple 1.3-2
Lancer de deux dés ; observation de la 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6
somme des 2 nombres obtenus. 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6
1 Identifier l’espace 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 3,6
d’échantillonnage S 4,1 4,2 4,3 4,4 4,5 4,6
2 Nous sommes intéressé par les 5,1 5,2 5,3 5,4 5,5 5,6
trois événements : A = {somme = 6,1 6,2 6,3 6,4 6,5 6,6
7}, B = {8 < somme ≤
Table 1 – Espace d’échantillonnage Ω
11}, C = {10 < somme}
appliqué à l’exemple 1.3-2
3 Calculer les probabilités de A, B et
C.
Chaque issue a la même
probabilité d’occurrence et sa
1
probabilité est 36
Exemple 1.3-2
Lancer de deux dés ; observation de la 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6
somme des 2 nombres obtenus. 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6
1 S = {1, 1}, {1, 2}, . . . , {6, 6} 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 3,6
N = |S| = 6 × 6 = 36 4,1 4,2 4,3 4,4 4,5 4,6
2 Intéressé par trois événements : 5,1 5,2 5,3 5,4 5,5 5,6
A = {somme = 7}, B = {8 < 6,1 6,2 6,3 6,4 6,5 6,6
somme ≤ 11}, C = {10 <
Table 2 – Espace d’échantillonnage Ω
somme}
appliqué à l’exemple 1.3-2
3 Probabilités de A, B et C
Chaque issue a la même
probabilité d’occurrence et sa
1
probabilité est 36 P(A) =
6 9 3
36
, P(B) = 36
, P(C ) = 36
A ∪ B = A ∪ (B − A)
P(A ∪ B) = P(A) + P(B − A) (1)
B = (A ∩ B) ∪ (B − A)
P(B) = P(A ∩ B) + P(B − A) (2)
Probabilité conditionnelle
Pour un événement B, si P(B) > 0, alors
P(A∩B)
P(A|B) ≜ P(B)
Si A ∩ B = ∅, alors P(A|B) = 0
P(A|B) est la probabilité de l’événement A sachant que l’événement B s’est déjà produit.
P(A|B) doit satisfaire trois axiomes :
Axiome #3 :
Soient A1 et A2 deux événements tels que A1 ∩ A2 = ∅.
Objectif : Nous voulons montrer que : P(A1 ∪ A2 | B) = P(A1 | B) + P(A2 | B)
Maintenant,
P((A1 ∪A2 )∩B) P((A1 ∩B)∪(A2 ∩B))
P(A1 ∪ A2 | B) = P(B)
= P(B)
D’où :
P(A1 ∩B) P(A2 ∩B)
P(A1 ∪ A2 | B) = P(B)
+ P(B)
Figure 5 – Diagramme de
Venn d’illustration de
P((A ∪ B)|C
Événements composés :
S = {(22, 5%, 1), . . . , (22, 5%, 10), . . . , (47, 5%, 1), . . . , . . . , (100, 10%, 8)}
Événements élémentaires :
Chaque événement a une probabilité de
1
100
.
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September
R 20, 2024 32 / 125
Théorie de probabilité
Exemple 1.4-1
1 Définir trois événements :
A : Choix d’un résistor de 47 Ω Table 4 – Résistance et tolérance de 100
B : Choix d’un résistor avec une résistors. bis
tolérance de 5%
C : Choix d’un résistor de 100 Ω Tolérance
2 Probabilités des événements : Résistance (Ω) 5% 10% Total
22 10 14 24
P(A) = 0.44, P(B) = 0.62, 47 28 16 44
P(C ) = 0.32 100 24 8 32
P(A ∩ B) = 0.28, P(A ∩ C ) = 0, Total 62 38 100
P(B ∩ C ) = 0.24
P(A|B) = 2862
, P(A|C ) = 0,
P(B|C ) = 24
32
Probabilité totale
Preuve :
N
! N
[ [
Soit A = A ∩ S = A ∩ B1 = (A ∩ Bn )
n=1 n=1
"N # N
[ X
P(A) = P (A ∩ Bn ) = P(A ∩ Bn )
1 n=1
N
X
P(A) = P(A | Bn ) · P(Bn )
n=1
P(A|Bn ) · P(Bn )
P(Bn |A) =
P(A)
P(A|Bn ) · P(Bn )
P(Bn |A) =
P(A|B1 ) · P(B1 ) + · · · + P(A|BN ) · P(BN )
Pour n = 1, 2, . . . , N.
Exemple 1.4-2.
Un système élémentaire de communication binaire se compose d’un émetteur qui envoie
l’un des deux symboles possibles (un 1 ou un 0) sur un canal à un récepteur. Le canal
provoque parfois des erreurs de sorte qu’un 1 apparaît chez le récepteur comme un 0, et
vice versa. L’espace d’échantillonnage comporte deux éléments (0 ou 1), nous désignons
par Bi , i = 1, 2, les événements “Le symbole avant le canal est 1” et “le symbole avant le
canal est 0”, respectivement. Les probabilités que les symboles 1 et 0 sélectionnés pour la
transmission sont supposées être P(B1 ) = 0.6 et P(B2 ) = 0.4.
Exemple 1.4-2
Calculez les probabilités suivantes :
P(A1 )
P(A2 )
P(B1 | A1 )
P(B2 | A2 )
P(B1 | A2 )
P(B2 | A1 )
Exemple 1.4-2
Exemple 1.4-4
Une boîte contient 6 balles vertes, 4 balles noires et 10 balles jaunes. Toutes les balles
ont la même probabilité d’être tirées. Quelle est la probabilité de tirer 2 balles vertes
de la boîte si la balle lors du premier tir n’est pas remplacée (n’est pas remise) ?
Soit G l’événement "tirer une balle verte".
6
P(G) = 20
= 0.3
5
P(G|G) = 19
≈ 0.2631
5
P(G ∩ G) = 0.3 × 19
≈ 0.0789
Événements Indépendants
B =B∩S
= B ∩ (A ∪ Ā)
= (B ∩ A) ∪ (B ∩ Ā)
P(B) = P(B ∩ A) + P(B ∩ Ā)
P(B ∩ Ā) = P(B) − P(B ∩ A)
= P(B) − P(B) × P(A)
= P(B)[1 − P(A)]
P(B ∩ A) = P(B)P(Ā)
Partie 3
Expériences combinées
Expériences combinées
Probabilité des expériences combinées
3 expériences indépendantes (Si , Ωi , Pi ), i = 1, 2, 3, peuvent définir un espace de
probabilité combiné (S, Ω, P) :
S = S1 × S2 × S3
Ω = Ω1 × Ω2 × Ω3
P (A1 × A2 × A3 ) = P (A1 ) P (A2 ) P (A3 ) , A i ∈ Ωi
Expériences combinées
Expériences combinées
Formant une seule expérience en combinant des expériences individuelles
Deux expériences individuelles avec S1 et S2 :
S = S1 × S2 = {toutes les paires possibles ordonnées (s1 , s2 ) : s1 ∈ S1 et s2 ∈ S2 }
Si |S1 | = M et |S2 | = N, alors |S| = M × N
Exemple :
S1 : lancer d’une pièce → S1 = {H, T }
S2 : lancer d’un dé → S2 = {1, 2, 3, 4, 5, 6}
S = S1 × S2 = {(H, 1), (H, 2), (H, 3), (H, 4), (H, 5), (H, 6),
(T , 1), (T , 2), (T , 3), (T , 4), (T , 5), (T , 6)}
Expériences combinées
Expériences combinées
Événements :
Pour A ⊂ S1 , B ⊂ S2
C = A × B = {Tous les pairs possibles ordonnées a, b : a ∈ A et b ∈ B}
Probabilités :
Nous nous intéressons aux expériences indépendantes
P(A × B) = P(A) × P(B)
P(S1 × B) = P(S1 ) × P(B) = P(B)
P(A) × S2 = P(A) × P(S2 ) = P(A)
Application : Soit A l’événement qui représente l’apparition H sur la pièce et l’événement
B qui représente l’apparition du 1 ou 2 sur le dé.
2
Ainsi, C = {(H, 1), (H, 2)} et P(C ) = 12 = 16 , de même, on a : P(A) = 21 et P(B) = 13 .
1 1 1
P(A) × P(B) = 2 × 3 = 6
Permutations
Nombre de manières différentes de choisir r éléments parmi n éléments et de les
arranger dans une séquence.
Nombre de séquences possibles (permutations) de r éléments pris parmi n éléments
lorsque l’ordre d’apparition est important.
Prn = n!
(n−r )!
= n · (n − 1) · (n − 2) · . . . · (n − r + 1)
Exemple : Combien de mots se composent de 4 lettres distinctes dans la langue
anglaise ?
n = 26, r = 4
P426 = 26 × 25 × 24 × 23 = 26!
(26−4)!
Combinaisons
Lorsque l’ordre des éléments dans une séquence n’est PAS important.
Nombre de séquences possibles (combinaisons) de r éléments pris parmi n éléments.
Prn
n
n!
r
= Prr
= (n−r )!·r !
P(AA . . . A} |ĀĀ{z
| {z . . . Ā
})
k termes (N-k) termes
Essais de Bernoulli
Application
On sait que la probabilité de pluie en une journée donnée en avril est de 70%. La
probabilité pour chaque jour est indépendante du jour précédent. Notez qu’avril
comporte 30 jours.
Quelle est la probabilité qu’il ne pleuve pas en avril ?
Quelle est la probabilité qu’il pleuve pendant trois jours consécutifs en avril ?
Sur une durée d’un mois de 30 jours, il existe 28 séquences possibles de trois jours
consécutifs. En supposant que la probabilité de pluie un jour donné est indépendante des
autres, la probabilité qu’il pleuve pendant trois jours consécutifs est :
Fonction de densité
La Fonction de Densité
Une variable aléatoire discrète a une fonction de masse de probabilité associée (pmf).
La pmf donne la probabilité de chaque x ∈ RX .
La pmf est représentée par pX (x ) telle que pX (x ) ≜ P(X = x ).
Propriétés :
1 p
P X (x ) ≥ 0
2 p (x ) = 1
tous x X
Px2
De plus, P(x1 < X ≤ x2 ) = x1 +1
pX (x ),
où x1 + 1 est la valeur suivante après x1 , PAS (x1+1 ).
Fonction de densité
Exercice : Soit S = {−2, −1, 0, 1, 2, 3}. Soit X (s) = s 2 + 1.
1 Trouver RX .
2 Calculer PX (x = 5).
3 Calculer P(0 < x ≤ 5).
4 Calculer P(X > 2)
Solution :
1 RX = {1, 2, 5, 10}.
2 Calculer la pmf à la valeur 5.
1 1
P(X = 5) ≜ pX (x ) = 5 = P(s = −2) + P(s = 2) = 6
+ 6
= 31 .
P5 1 2 2
3 P(0 < x ≤ 5) = i=Next value 0
PX (i) = PX (1) + PX (2) + PX (5) = 6
+ 6
+ 6
= 56 .
P∞ 3
4 P(X > 2) = x =5
= px (5) + px (10) = 6
Fonction de densité
La Fonction de Densité
Une variable aléatoire continue a une fonction de densité de probabilité associée
(pdf ).
R x2
La (pdf ) est représentée par fX (x ) telle que P(x1 ≤ X ≤ x2 ) ≜ x1
fX (x ) dx .
Propriétés :
1 fRX (x ) ≥ 0 ∀ x.
∞
2
−∞ X
f (x ) dx = 1 (Preuve : P(−∞ < X < ∞))
Rx
3 P(X = x1 ) = 0 (Preuve : P(x1 ≤ X ≤ x1 ) = x 1 fX (x ) dx )
1
4
RP(x 1 ≤ X ≤ x2 ) = P(x1 < X ≤ x2 ) = P(x1 ≤ X < x2 ) = P(x1 < X < x2 ) =
x2
x
fX (x ) dx
1
Notez que la pmf est une probabilité, alors que la pdf N’EST PAS une probabilité.
Fonction de densité
Exemple : la PMF d’une v.a discrète
Soit RX = {−1, −0.5, 0.7, 1.5, 3} l’ensemble des valeurs possibles de la variable aléatoire discrète
X.
On donne les probabilités suivantes :
P(X = −1) = pX (−1) = 0.1
pX (−0.5) = 0.2
pX (0.7) = 0.1
pX (1.5) = 0.4
Quelle est la valeur de pX (3) ?
La loi de probabilité d’une variable aléatoire discrète doit vérifier deux propriétés :
Positivité : pX (x ) ≥ 0 pour tout x ∈ RX .
P
Normalisation : x ∈RX
pX (x ) = 1.
Fonction de densité
Exemple : la PMF d’une v.a discrète (Suite)
Étant donné que toutes les probabilités sont positives, cette condition est vérifiée. - Normalisation :
X
pX (x ) = pX (−1) + pX (−0.5) + pX (0.7) + pX (1.5) + pX (3)
x ∈RX
Fonction de densité
Exercice : Si fX (x ) est une fonction de densité de probabilité pour une variable aléatoire
continue X définie comme suit :
α(1 + x ) −1 ≤ x ≤ 1
fX (x ) = .
0 ailleurs
Z +∞
fX (x ) = 1
−∞
Z 1
α(1 + x )dx = 1
−1
Z 1
(α + αx )dx = 1
−1
1
αx 2
αx + =1
2
−1
α α
α+ − −α + =1
2 2
2α = 1
1
α= .
2
E. Erraitab Introduction aux calculs des probabilité et analyse de données sous
September
R 20, 2024 68 / 125
Théorie de probabilité
8 ≤ x ≤ 13 (3)
Z x Z 8 Z x
τ 13
GX (x ) = gX (τ )dτ = gX (τ )dτ + − + dτ
−∞ −∞ 8
25 25
x
1 −τ 2 13τ
= + +
2 50 25
8
−x 2 + 26x − 119
=
50
13 ≤ x < ∞ (3)
Z x Z 13 Z x
GX (x ) = gX (τ )dτ = gX (τ )dτ + 0 · dτ = 1.0 + 0.0 = 1.0
−∞ −∞ 13
Z x Z x (τ −aX )2
1 −
2σ 2
FX (x ) = fX (τ )dτ = p e X dτ
−∞ 2πσX2 −∞
Ce qui donne :
Z (x −µX )/σX Z (x −µX )/σX
1 u2 1 u2
FX (x ) = √ e− 2 · σX du = √ e− 2 du
2πσX −∞ 2π −∞
Z (x −µX )/σX
1 u2
FX (x ) = √ e− 2 du
2πσX −∞
à
Z z
1 u2
GZ (z) = √ e− 2 du
2π −∞
Donc,
x − µX
FX (x ) = GZ
σX
Notons que GZ (−z) = 1 − GZ (z).
Preuve : Changement de variable dans GZ (z) avec u = −z.
Cas particulier :
µ0 = E [1] = 1.0 : correspond à l’aire sous la courbe de densité (ou la somme des probabilités
pour une variable discrète), donc vaut toujours 1.
µ1 = E [X − X̄ ] = 0.0 :
µ2 = E [(X − X̄ )2 ] = σX2 , la variance de X . Donc dorénavant, on note d’une manière
équivoque µ2 ou bien σX2
Une quantité très importante qui fournit une mesure de la dispersion de X autour de sa moyenne
est la variance.
R ∞
(x − µ)2 fX (x )dx si X est continue
σX2 = Var(X ) = E [(X − µ) ] = P2
−∞
∞ 2
x =−∞
(x − µ) pX (x ) si X est discrète
p
Avec σX = σX2 est l’écart type de X .
E. Erraitab Introduction aux calculs des probabilité et analyse de données sous
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R 20, 2024 87 / 125
Théorie de probabilité
σ 2 = E [(X − µ)2 ]
= E [X 2 − 2µX + µ2 ]
= E [X 2 ] − 2µE [X ] + µ2
= E [X 2 ] − µ2
= m2 − m12
La variance est toujours non-négative. Une façon de calculer Var(X ) est d’utiliser la PMF de
(X − E [X ])2 .
1 2 3 4 5 6
1 1 2 3 4 5 6
2 2 2 3 4 5 6
3 3 3 3 4 5 6
4 4 4 4 4 5 6
5 5 5 5 5 5 6
6 6 6 6 6 6 6
x P(X = x ) FX (x )
1 1
1 36 36
3 4
2 36 36
5 9
3 36 36
7 16
4 36 36
9 25
5 36 36
11
6 36
1
E. Erraitab Introduction aux calculs des probabilité et analyse de données sous
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R 20, 2024 90 / 125
Théorie de probabilité
Z +∞ Z +∞
E(X ) = tf (t) dt = tλe −λt dt
0 0
Utilison l’intégrale par partie :
Posons u(t) = t u ′ (t) = 1
v ′ (t) = λe −λt v (t) = −e −λt
Z +∞
+∞
E(X ) = −te −λt − −e −λt dt
0
0
t
Remarquons que lim te −λt = lim =0
t→+∞ t→+∞ e λt
- car l’exponentielle décroît plus rapidement que la fonction linéaire
V (X ) = E(X 2 ) − E(X )2
Z +∞ Z +∞
E(X 2 ) = t 2 f (t)dt = t 2 λe −λt dt
0 0
Posons u(t) = t 2
et v ′ (t) = λe −λt
Rappels
Une variable aléatoire est une variable dont la valeur dépend du hasard, sa valeur est
donc associée à une probabilité.
Une variable aléatoire discrète est une variable aléatoire dont les valeurs possibles
peuvent être énumérées.
Une distribution de probabilité est une liste des valeurs possibles et des probabilités
correspondantes d’une variable aléatoire discrète, souvent représentée par une
formule.
La somme des probabilités d’une variable aléatoire discrète pour toute variable
aléatoire discrète X s’écrit comme suit :
N
X
P (X = xi ) = 1 (1)
i=1
Exemple
Supposons que notre population étudiée soit constituée de tous les étudiants, de tous
les professeurs et de tous les membres du personnel administratif de la faculté.
Nous choisissons au hasard un de ces individus et lui demandons le nombre de ses
frères et sœurs. Par conséquent, la réponse, à savoir le nombre de frères et sœurs
d’un individu choisi au hasard, est une variable aléatoire discrète, désignée par X .
La valeur réelle (nombre de frères et sœurs) de X dépend du hasard, mais nous
pouvons toujours énumérer toutes les valeurs de X , par exemple 0 frère ou soeur, 1
frère ou sœur, 2 frères ou sœurs, etc.
Pour des raisons de simplification, nous limitons le nombre de frères et sœurs dans
cet exercice à 5.
Nous choisissons cent individus et leur demandons s’ils ont des frères et sœurs.
Suite
Les réponses sont : 2, 0, 1, 2, 2, 0, 0, 0, 1, 3, 1, 2, 1, 0, 2, 0, 0, 2, 1, 1, 1, 1, 2, 2, 1,
2, 2, 0, 1, 1, 2, 4, 0, 3, 2, 0, 1, 2, 2, 2, 1, 2, 1, 1, 2, 1, 2, 2, 2, 1, 1, 1, 1, 1, 1, 2, 1,
1, 2, 2, 1, 1, 0, 2, 0, 1, 0, 1, 2, 1, 2, 1, 2, 2, 2, 1, 0, 2, 2, 4, 1, 2, 1, 1, 1, 1, 1, 0, 2, 1,
0, 1, 0, 1, 1, 2, 0, 2, 0, 0
Suite
40
30
count
20
10
0 1 2 3 4
[Link](nb_fs)
400
300
f
200
100
0 1 2 3 4 5
siblings
N
X
E(X ) = xi P (X = xi ) (2)
i=1
N
X
E (X ) = xi P (X = xi )
i=1
(3)
= 0 · P(X = 0) + 1 · P(X = 1) + 2 · P(X = 2) + 3 · P(X = 3) + 4 · P(X = 4) + 5 · P(X ≥ 5)
= 0 · 0.205 + 1 · 0.419 + 2 · 0.28 + 3 · 0.065 + 4 · 0.029 + 5 · 0.002
= 1.3
0.4
0.3
probility
0.2
0.1
0.0
0 1 2 3 4 5
siblings
Exercice
Soit un dé équilibré à six faces. Nous pouvons facilement calculer la valeur espérée
E(X ) en utilisant R. Le terme équilibré signifie que chaque variable aléatoire
X = xi , x ∈ 1, 2, 3, 4, 5, 6 a la même probabilité d’occurrence. Par conséquent,
P(X = xi ) = 16 .
6
X 1 1 1 1 1 1
E (X ) = xi P (X = xi ) = 1 · + 2 · + 3 · + 4 · + 5 · + 6 · = 3.5
6 6 6 6 6 6
i=1
- En R, nous écrivons le code suivant :
## [1] 3.5
Exercice - (Suite)
Cependant, que se passe-t-il si nous ne sommes pas sûrs que le dé est équilibré ?
Comment savoir que nous ne sommes pas trompés ? Ou pour le dire en d’autres
termes : Combien de fois devons-nous lancer un dé avant d’être plus confiants qu’il
est équilibré ?
Faisons une expérience de calcul : Nous savons, grâce au raisonnement précédent, que
la valeur espérée d’un dé équilibré à 6 faces est de 3,5. Nous réalisons une expérience
en lançant un dé encore autant de fois. Nous enregistrons le résultat et, avant de
relancer le dé, nous calculons la moyenne de tous les lancers de dés effectués jusqu’à
présent. Afin de réaliser cette petite expérience, nous écrivons une boucle for en R.
#for-loop
for (roll in 1:n){
values <- c(values, sample(x = eyes, size = 1, prob = probs)) #sample method, type help(sample()) for further information
averages <- c(averages, mean(values))
}
Exercice - (Suite)
6
4
3
2
1
number of trials
Exercice
x <- seq(1,6)
p.x <- [Link](table(values))
sqrt(sum((x-mean(values))ˆ2 * p.x))
## [1] 1.674967
La distribution binomiale
De nombreuses applications des probabilités et des statistiques concernent la
répétition d’une expérience. Nous appelons chaque répétition un essai ou une épreuve,
et nous sommes particulièrement intéressés par les cas où l’expérience (chaque essai)
n’a que deux résultats possibles : Succès ou échec vrai ou faux, 0 ou 1.
Pour analyser les essais répétés d’une expérience qui a deux résultats possibles, nous
devons connaître les factorielles, les coefficients binomiaux et les épreuves de
Bernoulli.
Sur la base de ces conditions préalables, nous apprenons la distribution binomiale, qui
est une distribution de probabilité pour le nombre de succès dans une séquence
d’épreuves de Bernoulli.
La distribution de Bernoulli
Avant d’introduire la loi binomiale, il est essentiel de comprendre la loi de Bernoulli,
qui en est le fondement. En effet, la loi binomiale modélise la répétition d’expériences
de Bernoulli indépendantes et identiquement distribuées.
Dans toute la suite de ce cours, nous considérerons une variable aléatoire de
Bernoulli, notée (X ), avec le paramètre (p), qui représente la probabilité de succès,
comme suit :
1 avec probabilité p
X =
0 avec probabilité 1 − p
En notation abrégée, nous disons que X ∼ Ber(p).
La PMF de cette loi est donnée par la formule :
p si x = 1
pX (x ) =
1−p si x = 0
Solution :
1 X ∼ B(10, 0.5)
10
2 P(X = 6) = 6
× 0.56 × (1 − 0.5)10−6
3 P(X ≥ 8) = 1 − P(X < 8) = 1 − [P(X = 0) + P(X = 1) + ... + P(X = 7)]
La distribution multinomiale
Pour qu’une expérience puisse être modélisée par une loi multinomiale, les conditions
suivantes doivent être remplies :
1 Nombre fixe d’épreuves : On répète l’expérience n fois, tel que n > 1
2 Indépendance des épreuves : Les résultats de chaque épreuve sont indépendants les
uns des autres.
1 case
2 case
3 À chaque épreuve, il y a k issues possibles. Pour chaque essai on a :
...
last case
La distribution multinomiale
Application :
On considère un dé pipé à 4 faces, dont les probabilités d’obtenir chacune des faces
sont respectivement : P(1) = 0.4, P(2) = 0.25, P(3) = 0.2, P(4) = 0.15
Si l’on lance ce dé 10 fois, quelle est la probabilité d’obtenir exactement 4 fois la face
1, 2 fois la face 2, 2 fois la face 3 et 2 fois la face 4 ?
A titre d’exemple, parmi les combinaisons qu’on peut avoir est : {1111, 22, 33, 44},
pour cette combinaison particulière, on a :
P(X1 = 4, X2 = 2, X3 = 2, X4 = 2) = 0.44 · 0.252 · 0.22 · 0.152 . Cependant, il existe de
nombreuses séquences différentes qui correspondent à cette répartition (4 fois le 1, 2
fois le 2, etc.). Le nombre de ces séquences est donné par le coefficient multinomial :
10!
4!·2!·2!·2!
Ainsi, la probabilité totale est :
P(X1 = 4, X2 = 2, X3 = 2, X4 = 2) = 10!
4!·2!·2!·2!
· 0.44 · 0.252 · 0.22 · 0.152
La distribution Géométrique
Considérons une séquence d’essais de Bernoulli indépendants où la probabilité de
succès dans chaque essai est p. Soit Y le nombre d’essais jusqu’au premier succès, y
compris celui-ci. Y est une variable aléatoire géométrique de paramètre p.
Application :
Calculer la probabilité d’obtenir un 6 lors de lancer d’un dé en 3ème tentative ?
P(Y = 3) = (5/6)2 · (1/6)1
La distribution de Poisson
Une variable aléatoire X suivant une loi de Poisson avec le paramètre λ a la fonction
de masse de probabilité (PMF) suivante :
λk e −λ
pX (k) = , k = 0, 1, 2, . . .
k!
Cette distribution est utilisée dans de nombreux domaines, notamment en théorie des
files d’attente, en modélisation des événements rares, ainsi qu’en fiabilité des
systèmes, ainsi que dans l’analyse des réseaux de communication et des réseaux
informatiques, où les événements surviennent d’une manière totalement aléatoire et
indépendante.
Généralement utilisée pour une approximation de la loi binomiale. avec les conditions
suivantes :
1 n → ∞ et ,
2 p → 0. Dans la pratique, si n ≥ 30 et p ≤ 0.05 l’approximation est possible.
x
X e −b b k
FX (x ) =
k!
k=0
P(X ≥ 2) = 1 − P(X ≤ 1)
= 1 − [P(X = 0) + P(X = 1)]
10 e −1 11 e −1
=1− +
0! 1!
P(X ≥ 2) = 1 − 2e −1
1
pX (k) = pour k = a, a + 1, a + 2, . . . , b
b−a+1
λe −λx ,
x ≥0
fX (x ) = où λ > 0
0, x <0
Propriétés :
R∞
1
0
λe −λx dx = 1
1
2 µ = E (X ) = λ
1 1
3 V (X ) = λ2
⇒σ= λ
= (0 − e −4/3 ) = 0.264
E. Erraitab Introduction aux calculs des probabilité et analyse de données sous
September
R 20, 2024 123 / 125
Théorie de probabilité
Z 200
P(X < 200) = f (x )dx
0
h −x
i200
= −e 1500
0
−2
=− e 15 −1
= 0.125