Banque Centrale des Etats de
l’Afrique de l’Ouest (BCEAO)
GUIDE DE L’INSPECTEUR
DES SYSTEMES
FINANCIERS
DECENTRALISES (SFD)
Avril 2013
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 1
TABLE DE MATIERES
INTRODUCTION ...............................................................Erreur ! Signet non défini.
I. LES OBJECTIFS DE LA SUPERVISION ...................Erreur ! Signet non défini.
1.2.1 Evaluer le respect de la loi et des réglementations en vigueur ...... 7
1.2.1 Evaluer le respect des règles de gestion ....................................... 8
II. L’ORGANISATION DE LA SUPERVISION DES SFD DANS L’UMOA .........Erreur !
Signet non défini.
2.1. Les structures impliquées dans la supervision ........................................ 10
2.1.1. – Le Ministère chargé des Finances .................................................... 10
2.1.2. – La BCEAO ........................................................................................ 11
2.1.3. La Commission Bancaire ..................................................................... 11
2.2. Les modalités de supervision .................................................................. 11
2.2.1. La surveillance à distance ou le contrôle sur pièces. ........................... 12
2.2.2. L’inspection ou le contrôle sur place .................................................... 14
2.2.3. Les inspecteurs .................................................................................... 16
2.2.4. Les équipes d’inspection ...................................................................... 19
III. LA PROGRAMMATION DES MISSIONS ....................Erreur ! Signet non défini.
IV. LE DEROULEMENT DE LA MISSION ........................Erreur ! Signet non défini.
4.1. La préparation de la mission .................................................................. 30
4.6. Le contrôle des SFD en difficulté .......................................................... 114
4.7. L’évaluation de la conformité aux lois et décrets ................................. 117
4.8. Le contrôle des ratios prudentiels ......................................................... 124
4.9. Le rapport annuel ................................................................................. 132
4.10. Contrôle des indicateurs ..................................................................... 137
V. LES OUTILS ET TECHNIQUES DE CONTROLE .................................. 141
VI. LA REVUE QUALITE ............................................................................. 146
VII. COMMUNICATION DES RESULTATS ................................................. 149
VIII. PLAN D’ACTIONS ................................................................................ 152
ANNEXES .............................................................................................................. 153
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 2
INTRODUCTION
Le secteur de la microfinance dans l'Union Economique et Monétaire Ouest
Africaine (UEMOA) a connu une forte expansion au cours des dernières décennies.
Depuis 1993, date de l'adoption de la première réglementation spécifique à ce
secteur et de la mise en œuvre de mesures d'accompagnement, le nombre
d'Institutions a considérablement augmenté, entraînant un accroissement de l'offre
de services financiers de proximité et, subséquemment, de l'accès des populations à
ces services financiers.
Mais cette importante croissance s’est accompagnée d’une montée des risques et
des dysfonctionnements. Cela s’est traduit par l’augmentation du nombre
d’institutions en grande difficulté et placées sous administration provisoire.
Cette situation est susceptible de fragiliser les progrès accomplis et de compromettre
l’accès élargi des populations aux services financiers.
Or l'enjeu majeur pour le secteur de la microfinance dans la zone UEMOA est de
pouvoir étendre sa portée auprès des populations exclues et mal desservies de
manière durable et en particulier dans le milieu rural grâce à une offre adaptée et
diversifiée de services financiers.
Pour ce faire, les principaux défis qui se posent actuellement aux SFD concernent la
qualité de l’information, les systèmes de contrôle interne et externe, la gouvernance
et la gestion opérationnelle des crédits.
En effet :
l’information financière produite manque de fiabilité dans bon nombre de SFD en
raison d’une qualité insuffisante des SIG ;
le contrôle externe (cas des SMS), en plus de l’insuffisance des moyens humains
et matériels, ne dispose pas d’outils de contrôle adaptés à tous les SFD;
le contrôle interne est souvent inadéquat notamment parce qu’il n’a pas toujours
suivi la croissance ;
les dérives de gouvernance constatées dans un contexte de forte croissance ont
joué un rôle clé dans beaucoup des cas de dysfonctionnement ou de faillites de
SFD;
la gestion opérationnelle des crédits doit être améliorée. Les insuffisances dans
l’analyse préalable des dossiers et le suivi ont pour conséquence une faible
maîtrise du portefeuille de crédits.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 3
Pour faire face à ces défis, le champ de la supervision dans la nouvelle
réglementation est maintenant partagé entre le Ministère des Finances des pays
membres de l’UEMOA, la Banque Centrale et la Commission Bancaire. Ces
dispositions visent à permettre une surveillance accrue des institutions de grande
taille et contribuer à améliorer la crédibilité du secteur.
C’est en vue de permettre à ces Autorités de contrôle d’exercer une supervision de
meilleure qualité de ces SFD que la BCEAO a décidé de la mise à jour du guide et
du programme type de travail de l’inspecteur, sur la base des nouveaux
développements intervenus en matière de réglementation et dans les pratiques du
secteur de la microfinance.
Le guide actualisé doit aider les Autorités de contrôle à disposer d’outils standards et
de procédés techniques de référence dans les différentes phases des missions
d’inspection, à savoir la préparation de la mission, la conduite des travaux de
vérification, la restitution des conclusions des travaux aux dirigeants de l’institution
contrôlée, ainsi que l’élaboration du rapport d’inspection.
Le présent guide qui s’inspire des résultats de l’évaluation de celui de 2003 et des
divers enseignements tirés des missions d’inspection passées, est réservé aux
seules Autorités de contrôle (Structures Ministérielles de Suivi, BCEAO et
Commission Bancaire).
Ce guide fait référence aux procédés et normes standard de contrôle généralement
admis et s’applique à tous les SFD, quelles que soient leur taille et leur forme
juridique.
Il traite des différents aspects et procédures de surveillance et de contrôle sur pièces
et sur place des SFD par les autorités de contrôle et inclut l’organisation et le
fonctionnement de l’unité d’inspection, les responsabilités des autorités de contrôle,
les principes et les procédés à appliquer lors des missions d’inspection.
Il présente notamment les points suivants :Les généralités sur l’inspection ;
L’organisation de l’inspection ;
La programmation des missions reposant sur l’approche par les risques ;
Le contrôle interne ;
Le contrôle des opérations par cycles ;
Les modèles de rapport d’inspection ;
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La validation des rapports ;
Le suivi des lettres de suite et des plans d’action concernés élaborés par les SFD
contrôlés ;
Les dossiers de travail.
Il prend en compte les exigences en matière de réglementation sur les SFD,
notamment la loi cadre régissant les SFD, son décret d’application et les différentes
instructions émises par la BCEAO. Il intègre également les dispositions de divers
textes de l’OHADA applicables aux SFD.
Le guide reste accessible à tous les nouveaux inspecteurs et est destiné à contribuer
à leur formation professionnelle.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 5
I.
LES OBJECTIFS DE LA SUPERVISION
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 6
I. LES OBJECTIFS DE LA SUPERVISION
La supervision des SFD s’effectue à travers un ensemble d’activités que sont
l’enregistrement et la délivrance de l’autorisation d’exercice, les contrôles sur pièces
et sur place de ces structures.
Ces contrôles visent les principaux objectifs ci- après :
I.1. Les objectifs généraux
La supervision des SFD concoure fondamentalement à l’atteinte de l’objectif global
recherché à travers la surveillance du secteur financier, à savoir le contrôle
prudentiel, la préservation de la stabilité du système financier et la protection de
l’épargne publique.
La supervision du secteur permet de :
veiller au respect par les SFD, des textes en vigueur et des règles de gestion
prudentielle;
veiller à la santé financière et au fonctionnement harmonieux de ces structures
afin de garantir la sécurité des dépôts des membres et la protection des
utilisateurs de leurs services;
contribuer à un financement sain de l'économie et conforter la crédibilité du
secteur, garante de la viabilité à long terme de ce système.
I.2. Les objectifs spécifiques
Évaluer le respect de la loi et des réglementations en vigueur
Évaluer le respect des règles de gestion
1.2.1. Évaluer le respect de la loi et des réglementations en vigueur
Les principaux textes concernés sont :
La loi portant réglementation des SFD et son décret d’application ;
Les instructions de la BCEAO;
Le référentiel comptable spécifique des SFD;
Les statuts et règlement intérieur du SFD;
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Les manuels de politiques et procédures internes du SFD;
les autres textes applicables aux SFD parmi lesquels il convient de citer:
le Règlement n°15/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 relatif aux
systèmes de paiement dans les Etats membres de I’UEMOA ;
la Directive n°07/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 relative à la lutte
contre le blanchiment de capitaux dans les Etats membres de I’UEMOA ;
la Directive n°04/2007/CM/UEMOA du 4juillet 2007 relative à la lutte contre le
financement du terrorisme dans les Etats membres de I’UEMOA ;
l’Instruction n°01/2007/RB du 2 juillet 2007 relative à la lutte contre le
blanchiment de capitaux au sein des organismes financiers ;
l’instruction n°01I200S1SP du 31juillet 2006 relative à l’émission de monnaie
électronique et aux établissements de monnaie électronique ;
la Loi-cadre portant définition et répression de l’usure ;
le Décret-cadre relatif au calcul du taux effectif global ;
la Décision n°397/12/2010 portant règles, instruments et procédures de mise
en œuvre de la politique de la monnaie et du crédit de la BCEAO ;
la Décision n°61/03/2011 relative aux critères d’admissibilité des crédits
bancaires octroyés aux SFD en support des refinancements de la BCEAO.
1.2.2. Évaluer le respect des règles de gestion
Les principales règles de gestion à vérifier sont :
La gestion des biens et des valeurs du SFD ;
La gestion du crédit et de l’épargne ;
Les règles et normes de gestion prudentielle ;
La gestion administrative et comptable ;
Le dispositif de contrôle interne ;
La gestion des ressources humaines.
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II.
L’ORGANISATION ET LA SUPERVISION
DES SFD DANS L’UMOA
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II. L’ORGANISATION DE LA SUPERVISION DES SFD DANS
L’UMOA
La loi et les instructions de la BCEAO y afférentes, traitent de l’organisation et des
modalités de supervision des SFD, notamment des activités de contrôle sur pièces et
sur place.
2.1. Les structures impliquées dans la supervision
La surveillance et le contrôle du secteur de la microfinance de la zone UEMOA sont
conjointement assurés par le Ministère chargé des Finances de chaque pays
membre, la Banque Centrale et la Commission Bancaire.
2.1.1. Le Ministère chargé des Finances
Il existe au sein du Ministère chargé des Finances de chaque pays membre de
l’UEMOA, une Structure Ministérielle de Suivi (SMS) chargée d’assurer les fonctions
de supervision des SFD. Ces structures sont (selon les pays), soit au sein de la
Direction du Trésor, soit sous forme de Cellule de contrôle rattachée directement au
cabinet du Ministère chargé des Finances, soit sous forme d’une Direction Nationale
ou d’une Agence autonome, rattachée au Ministère des Finances.
Les attributions de ces structures portent sur :
l’enregistrement, l’examen et la délivrance des autorisations d’exercice ;
le suivi du secteur à travers les contrôles sur pièces et sur place ;
la collecte et la diffusion auprès des autorités de tutelle et du public, des
informations sur le secteur.
L’organisation de ces structures diffère d’un pays à l’autre mais comporte
généralement les trois unités suivantes : l’unité chargée des autorisations, l’unité
chargée du contrôle sur pièces et sur place et l’unité chargée des statistiques.
Le personnel inspecteur de ces structures relève généralement du statut de
fonctionnaire et les activités de supervision sont sous la tutelle hiérarchique du
Ministère.
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La caractéristique commune de toutes ces structures réside dans la faiblesse
quantitative et qualitative des ressources humaines et des moyens mis à leur
disposition au regard du travail qui leur est dévolu.
2.1.2. La BCEAO
Les fonctions de supervision des SFD relevant de la BCEAO, sont assurées par la
Direction de la Microfinance et des SFD. Cette Direction procède d’une part
aux contrôles sur pièces et sur place des SFD visés à l’article 44 et, d’autre
part, apporte son soutien aux SMS.
Le rôle de la Direction de la microfinance et des SFD est déterminant dans le
processus de supervision du secteur de la microfinance de la zone UEMOA. Elle
veille particulièrement au suivi à distance des SFD de la zone et assure la
coordination de la programmation annuelle et pluriannuelle et de l’exécution des
différentes missions de contrôle sur place.
2.1.3. La Commission Bancaire
La Commission Bancaire assure les fonctions de supervision des SFD notamment
des organes financiers mis en place par les réseaux de SFD (Art. 44).
2.2. Les modalités de supervision
La supervision des SFD par les Autorités de contrôle suscitées, s’effectue selon deux
modalités : soit le contrôle sur pièces à partir des informations collectées, soit le
contrôle sur place.
La loi sur les SFD et les instructions de la BCEAO permettent de définir le cadre de
collaboration entre les différents organismes chargés de la supervision des SFD, à
savoir les Structures Ministérielles de Suivi (SMS) relevant des Ministères des
Finances des pays membres de l’UEMOA, la Banque Centrale et la Commission
Bancaire.
Au sein de la Banque Centrale, c'est la Direction de la Micro finance et des SFD qui
a en charge de cette supervision.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 11
La Banque Centrale, à travers la Direction de la Microfinance et des SFD, apporte un
appui important (formation et assistance) aux Structures Ministérielles des Suivi des
Ministères des Finances dans l'accomplissement de leur mission de surveillance.
Les Structures Ministérielles de Suivi des Ministères chargés des Finances, la
Direction de la Micro finance et des SFD de la BCEAO et la Commission Bancaire se
réunissent périodiquement (réunions trimestrielles ou annuelles) pour, soit faire l’état
des lieux du secteur et les bilans des contrôles effectués, soit procéder à
l’identification, par pays, des SFD à risques et à l’établissement des programmes
annuels d’inspection (y compris les missions conjointes d’inspection).
La Direction de la Microfinance et des SFD et la Commission Bancaire veillent au
suivi à distance des SFD (contrôle sur pièces) notamment des SFD visés à l’article
44 et cela sur la base des rapports annuels et états financiers, des données
périodiques, des rapports d’inspection et toutes autres informations à caractère
obligatoire, transmis via les Structures Ministérielles de Suivi, ou directement par les
SFD eux-mêmes.
La réglementation met particulièrement l'accent sur l'importance du contrôle interne
des SFD mutualistes constitués en réseau. Pour ces derniers, ce sont les institutions
faitières de ces réseaux (confédérations, fédérations ou unions) qui ont la charge
d’assurer et de coordonner le contrôle interne des entités affiliées.
L’exploitation, par les Autorités de contrôle, des rapports de contrôle interne transmis
par les SFD, permet d’assurer leur contrôle à distance.
2.2.1. La surveillance à distance ou le contrôle sur pièces.
Le contrôle sur pièces s’effectue à différents niveaux :
Au niveau des Structures Ministérielles de Suivi des SFD :
Le Ministère des Finances est destinataire de tous les rapports et données
périodiques et autres documents, issus du système de contrôle interne, des SIG.
Il s’agit :
du rapport annuel et états financiers ;
des rapports internes de vérification et d’inspection ;
de l’état récapitulatif des ratios annuels, trimestriels et mensuels ;
des indicateurs périodiques (mensuels, trimestriels ou annuels) ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 12
de toutes autres informations utiles.
L’exploitation, de ces informations (contrôle sur pièces) permet à la SMS, de se
constituer une base de données sur le secteur de la microfinance du pays et d’en
suivre l’évolution.
Suite à l’appréciation par la SMS des résultats de ces contrôles sur pièces, les
actions suivantes peuvent être mises en œuvre :
Le déclenchement de missions de contrôle sur place en cas de détection
d’irrégularités ou d’anomalies graves ;
L’analyse ciblée des points soulevés dans les rapports de contrôle interne lors
des missions d’inspection courante ;
Le choix de SFD dans le programme annuel d’inspection ;
La prise de sanctions à caractère administratif (injonction, mise en demeure) voire
disciplinaire.
Au niveau de Banque Centrale ou de la Commission Bancaire :
Les SFD visés à l’article 44 sont tenus de transmettre à la Banque Centrale et à la
Commission Bancaire, les informations et documents ci-après :
Les rapports annuels et états financiers ;
Les rapports internes de vérification et d’inspection ;
Les ratios prudentiels et données périodiques selon les périodicités et les formats
indiqués par les instructions y afférentes ;
Les rapports d’anomalies de contrôle interne ;
Les rapports de vérification externe ;
Les indicateurs périodiques ;
Toutes autres informations, à la demande des autorités de contrôle.
Ces Autorités de contrôle procèdent à l’exploitation de ces informations (contrôle sur
pièces) en vue d’alimenter la Base de données par pays membre de la zone de
l’UEMOA. Cette surveillance à distance des SFD de l’UEMOA permet à la Direction
de la microfinance et des SFD de suivre l’évolution du secteur dans les différents
pays membres et d’identifier les zones à risques et à contrôler.
La Banque Centrale et la Commission Bancaire peuvent, en vertu de l’article 44 de la
loi, et après information du Ministre, entreprendre une mission d’inspection ou
inscrire au programme annuel d’inspection, le contrôle d’un SFD dont la situation
présente des risques potentiels ou réels. Ces missions s’effectuent conjointement
avec la SMS du pays d’implantation du SFD.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 13
Le contrôle sur pièces est exercé de façon permanente. Il consiste à analyser et à
exploiter les documents déclaratifs adressés à l’Autorité de contrôle ou publiés par
les SFD assujettis.
En dépit de son caractère permanent, le contrôle sur pièces présente des
insuffisances :
- des difficultés à s’assurer aisément dela fiabilité de l’information transmise ;
- des difficultés à vérifier l’exhaustivité et la sincérité des données comptables
et financières fournies par les SFD ;
Dans ces conditions, le contrôle du respect des normes réglementaires peut parfois
revêtir un caractère formel. Enfin, certaines informations, concernant notamment la
qualité de la gestion, des outils et des procédures, la connaissance des risques,
l’inflexion de stratégie, ne peuvent pas être obtenues par le contrôle sur pièces.
Aussi, est-il nécessaire de compléter ce type de contrôle par des missions sur place
afin de suppléer aux insuffisances relevées ci-dessus ; c’est l’objet du contrôle sur
place.
2.2.2. L’inspection ou le contrôle sur place
L’approche du contrôle sur place est sensiblement différente de celle du contrôle sur
pièces.
D’une part, les investigations et les contrôles sont limités dans le temps et
généralement concentrés sur une date d’arrêté donnée. D’autre part, les recherches
d’informations sont largement conditionnées par les objectifs fixés. Enfin, la
démarche de l’Inspecteur est essentiellement orientée vers la détection des risques
et l’appréciation de la situation du SFD vérifié et de ses perspectives.
Le but des contrôles sur place est de compléter les contrôles sur pièces. En effet,
ces derniers ne donnent, par essence, qu’un aperçu de la situation d’un
établissement sur la base de documents confectionnés par celui-ci, lequel peut avoir
intérêt à présenter ses comptes sous un aspect favorable. Les vérifications sur place,
grâce aux investigations et aux analyses qu’elles permettent, fournissent une
information approfondie, détaillée et fiable sur les activités, les risques et leur
traduction comptable.
Il y a quatre types principaux de contrôle sur place : le contrôle global, le contrôle
ponctuel, les missions d’urgence et les missions horizontales ou thématiques.
Le contrôle global
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 14
Ce sont des missions dont le champ est le plus souvent global et qui sont
renouvelées pour chaque SFD selon une périodicité variable, généralement de
l’ordre de deux ans à trois ans. Leur objectif est de fournir une photographie aussi
complète que possible du SFD à intervalles réguliers, permettant de mettre en
lumière ses forces et ses faiblesses, la montée ou la maîtrise de certains risques, le
respect de ses missions statutaires, les conditions d’adaptation à la concurrence, la
profitabilité, l’évolution de l’organisation, la progression des coûts ou encore les
perspectives.
Ces missions, qui visent à appréhender l’ensemble des activités et des risques, se
traduisent par des contrôles approfondis sur la comptabilité de l’établissement et sur
la qualité de l’information financière communiquée aux Autorités de tutelle.
Le contrôle ponctuel
Les vérifications peuvent couvrir un champ plus limité et porter spécialement sur une
activité, un risque particulier, l’effectivité d’une mise en œuvre de mesures prises par
l’établissement suite aux recommandations d’une mission d’inspection. Il s’agit de
mission dite ponctuelle.
Les missions d’urgence
Il s’agit de missions qui font généralement suite à la constatation, par le contrôle sur
pièces, d’une dégradation de la situation du SFD, de l’apparition de pertes
importantes, de difficultés de trésorerie, d’un accroissement rapide des encours sur
des secteurs à risques ou sur de gros débiteurs paraissant vulnérables ou encore de
rumeurs, etc.
Il s’agit avant tout de faire la lumière sur la nature et l’ampleur des risques décelés
par le contrôle sur pièces, afin d’éviter une aggravation des difficultés et de
contribuer à mettre en œuvre des mesures urgentes de redressement.
Les missions thématiques
Ces missions cherchent à obtenir une vision globale, pour un ensemble plus ou
moins important de SFD, sur un point précis (évaluation du système de contrôle
interne des SFD, de la mise en application du RCSFD).
Ces contrôles peuvent également concerner un risque spécifique et ses modalités de
gestion.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 15
La mise en œuvre de missions de contrôle sur place se fait généralement sur la base
des programmes pluriannuels et annuels des missions.
La programmation annuelle des missions de contrôle sur place, se fait en fonction de
la nature et l’évolution des risques identifiés à partir des contrôles sur pièces.
La mise en œuvre des missions de contrôle sur place obéit à un ensemble de
procédures administratives et techniques et d’échanges de correspondances entre la
Banque Centrale, la Commission Bancaire, le Ministère des Finances et les SFD à
contrôler.
Ces procédures concernent :
- La validation préalable des programmes nationaux de missions d’inspection
issus de la concertation annuelle ;
- L’élaboration, par pays, des termes de référence des missions d’inspection
programmés ;
- L’envoi de correspondances aux SFD concernés destinées à les informer ou à
faciliter la collecte de la documentation;
- L’information du Ministre par la Banque Centrale ou la Commission Bancaire ;
- Les mesures à prendre pour la mise à disposition des ressources humaines
et moyens nécessaires à la mission.
La mise en œuvre d’une mission de contrôle sur place s’appuie sur un programme
type de travail comportant différentes phases que sont la préparation de la mission,
la prise de connaissance, le déroulement des travaux de contrôle et la restitution des
constats aux dirigeants ainsi que la rédaction et l’envoi du rapport de mission.
2.2.3. Les inspecteurs
Le contrôle sur place est toujours effectué et conduit par un corps d’inspecteurs de la
Structure Ministérielle de Suivi et/ou par la Direction de la Microfinance et des SFD
de la BCEAO conjointement avec les SMS et la Commission Bancaire de l’UMOA.
Le contrôle sur place peut être aussi confié à une structure ou institution externe (Art.
43 de la loi) sous des conditions bien précises.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 16
La fonction d’inspecteur exige des compétences diverses aussi bien dans le domaine
de la comptabilité, de la réglementation, de l'analyse financière, du droit, de
l'informatique que des opérations d'intermédiation financière.
Quels que soient son statut (fonctionnaire ou contractuel) et son employeur
(Ministère des Finances, BCEAO, Commission Bancaire), l’inspecteur doit disposer
d’un ensemble de qualités morales et de compétences professionnelles.
L’inspecteur doit pouvoir assumer des responsabilités concernant sa fonction, à
savoir :
- évaluer la gestion du SFD et faire rapport sur le respect des lois, règlements,
normes, règles déontologiques et pratiques de gestion saines et prudentes
afin de permettre aux dirigeants d’apporter les correctifs aux points soulevés;
- évaluer les correctifs apportés aux rapports d’inspection afin de s’assurer
qu’ils sont appropriés;
- maintenir une relation professionnelle avec les SFD, basée sur le respect, la
confiance et l’écoute dans un souci de satisfaction et d’efficacité;
- développer et maintenir ses compétences, contribuer à l’évolution de la
fonction dans le but de toujours produire un travail de qualité;
- contribuer à la mobilisation de l’équipe de travail afin de réaliser les objectifs
dans le respect des standards de qualité établis.
Pour pouvoir assumer efficacement ces responsabilités, l’inspecteur doit justifier de
solides aptitudes intellectuelles, de compétences professionnelles avérées et être
respectueux de la déontologie du métier.
Le portrait idéal de l’inspecteur se présente comme suit :
Profil requis
L’inspecteur doit posséder des connaissances théoriques solides concernant les
questions juridiques et techniques relatives aux SFD.
A cet effet, il doit avoir un diplôme de niveau au moins BAC+5, issu de l’une ou
plusieurs des formations ci-après :
Sciences et techniques comptables et financières ;
Audit et contrôle de gestion ;
Sciences de gestion ;
Sciences juridiques et financières ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 17
Statistiques Economiques et financières ;
Administration financière publique.
Compétences
L’inspecteur doit avoir un niveau assez élevé de connaissances théoriques et
professionnelles dans les domaines liés à la fonction et accepter une mise à jour
continue de ses compétences. Il doit faire preuve d’esprit d’initiative et de créativité
visant à se remettre en cause et à améliorer ses outils et méthodes de travail.
Il doit avoir :
le sens de l’observation ;
un esprit ouvert et curieux ;
de la rigueur et le sens de l’organisation ;
un esprit de synthèse et d’analyse ;
le sens de la communication et du contact ;
une capacité d’adaptation confirmée ;
un esprit d’initiative ;
des qualités rédactionnelles pour établir les rapports.
L’inspecteur doit savoir évaluer le degré de difficulté des tâches à réaliser et
procéder à une bonne programmation et coordination des activités à mener. Il doit
être capable de prendre des décisions et d’agir par lui-même de façon fiable.
L’inspecteur doit être vigilant et doit savoir identifier les faits irréguliers lorsqu’ils se
présentent et il doit être alerte. Lorsqu’un fait ou une donnée ne semble pas
conforme, la persévérance est de rigueur.
Par ailleurs, il doit faire preuve de flexibilité pour s'adapter aux différents
interlocuteurs.
Déontologie
Il est souhaitable que chaque structure d’inspection dispose d’un code de
déontologie auquel sont soumis les inspecteurs, à savoir la discrétion
professionnelle, l’honnêteté et l’indépendance, l’objectivité et le professionnalisme
dans l’analyse et l’interprétation des faits constatés.
En effet, l’inspecteur doit faire preuve d’une discrétion totale car il a accès à des
documents et des informations confidentiels. Les intérêts du SFD doivent être
protégés par une discrétion professionnelle en toute circonstance.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 18
L’inspecteur doit être digne de confiance et au-dessus de tout soupçon. Il doit faire
preuve d’une intégrité totale dans l’exercice de sa fonction, dans ses relations avec
le SFD, ses dirigeants et employés et dans son comportement social en général.
L’inspecteur doit s’en tenir aux faits pour justifier son opinion. Il ne doit pas se fier
aux apparences et doit éviter toute interprétation hâtive. Il doit analyser toutes les
implications des faits constatés en faisant preuve de jugement et de
professionnalisme.
L’indépendance de l’inspecteur exige donc que son jugement ne soit pas altéré par
quelque contrainte que ce soit. Il ne doit pas avoir de liens directs ou indirects avec
des dirigeants ou employés et doit éviter toute situation qui risquerait de mettre en
doute son objectivité et son intégrité.
2.2.4. Les équipes d’inspection
La constitution des équipes d’inspection doit tenir compte de la taille du SFD et des
risques à évaluer.
Les termes de référence de la mission d’inspection doivent définir les objectifs et les
domaines d’investigation ainsi que les moyens humains et matériels requis. Les
profils des inspecteurs doivent correspondre aux domaines d’investigation de la
mission et faire l’objet d’accord avec la Direction de la Micro finance et des SFD,
dans le cas de missions conjointes.
A défaut, la SMS peut, dans le but de pallier cette insuffisance, recourir à une
expertise extérieure, et cela en fonction des moyens financiers disponibles.
En tout état de cause, l’équipe d’inspection doit comprendre des compétences en
analyse comptable, juridique, en informatique et en contrôle interne.
A défaut de disposer d’un juriste, chaque membre de l’équipe d’inspection est tenu
d’avoir une bonne connaissance des textes régissant le secteur de la microfinance.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 19
III.
LA PROGRAMMATION DES MISSIONS
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 20
III. LA PROGRAMMATION DES MISSIONS
La population de SFD à superviser est diverse et variée. Elle comprend des SFD de
toutes les tailles, de diverses natures juridiques (mutuelles, coopératives, sociétés
anonymes) exerçant dans des milieux géographiques variés (campagnes, villes). La
clientèle est également variée (agriculteurs, commerçants, salariés). Le niveau
d’organisation, les moyens mis en œuvre et la capacité des hommes à appliquer les
procédures diffèrent d’un SFD à l’autre. Les montants des créances et des
engagements en cause varient largement d’un système à l’autre.
Tous ces éléments indiquent que la population de SFD ne recèle pas le même
niveau de risque. De plus, la nature de ce risque ou son impact varie.
Et compte tenu du fait que le nombre de SFD est relativement important, leur
supervision ne peut se faire au même rythme et à la même fréquence.
Il convient alors de concentrer les efforts de supervision sur les SFD où il y a un
risque élevé. Il n’y a pas lieu d’effectuer des missions d’inspection là où ce n'est pas
strictement nécessaire.
Les missions peuvent être programmées ou non programmées. Les missions
programmées sont arrêtées sur la base d’une identification et d’une évaluation des
risques inhérents aux activités des SFD. La liste de ces missions doit être prévue par
un programme annuel approuvé par les autorités.
Des missions non prévues par le programme annuel peuvent être réalisées
notamment à la suite d’incidents particuliers ou pour examiner un point spécifique de
l’activité des SFD ou sur décision des autorités (de la BCEAO, du Ministère chargé
des finances ou de la Commission bancaire).
Au total, pour une efficacité de la supervision, il faut programmer les travaux de
contrôle en fonction de l'importance des risques détectés dans les SFD.
3.1. L’évaluation des risques des SFD par pays et par SFD
Afin d’assurer de façon efficace la programmation des missions, il est proposé un
modèle de cotation des risques. Cette cotation doit contribuer à retenir les SFD les
plus risqués sur lesquels un accent particulier sera mis. Les modalités de cette
cotation sont assises sur un ensemble d’indicateur de risques.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 21
3.1.1. Définition d’indicateurs de risques
En l’absence d’une cartographie des risques des SFD de l’UMOA, il a été retenu de
choisir des indicateurs de risques qui permettent de noter chaque SFD afin de
pouvoir en évaluer le niveau du risque. Lesdits indicateurs sont choisis parmi les
ratios prudentiels, les indicateurs périodiques, les documents de reporting
règlementaire et d’autres informations obtenues par le Ministère chargé des
finances, la BCEAO et la Commission bancaire de l’UMOA.
Les indicateurs de risques retenus au niveau des ratios prudentiels
le rapport entre les risques (engagements) et les ressources
Il est déterminé par le ratio de la limitation des risques. Ce ratio permet de mesurer le
risque que les emplois du SFD ne dépassent une proportion acceptable par rapport à
ses ressources. Il est déterminé par le rapport entre les risques (en termes d’emplois
et d’engagements) auxquels est exposé le SFD et ses ressources internes et
externes. Le quotient risques ressources doit être d’un niveau de 200% au
maximum. En d’autres termes, les engagements d’un SFD ne doivent pas excéder le
double de ses ressources. Selon le niveau du ratio dans un SFD donné, l’inspecteur
peut évaluer le risque pour ledit SFD de prendre des engagements supérieurs au
double de ses ressources.
le taux de couverture des emplois à moyen et long termes par des ressources
stables
Ce ratio permet d’évaluer le risque lié au financement des emplois à moyen et long
termes du SFD avec ses ressources à moyen et long terme. Le quotient ressources
stables sur emplois à moyen et long termes doit être de 100% au minimum. Son
niveau permet de voir si le SFD ne court pas de risque de financer des emplois à
moyen et long termes par des ressources à court terme.
la proportion des risques pris sur une seule signature
La norme à respecter est de 10% au maximum.
L’analyse de ce ratio permet d’évaluer le risque qu’un client ou un ensemble de
clients ne mette un SFD dans un état de dépendance, par l’importance des concours
qui lui sont accordés.
le coefficient de liquidité
Ce coefficient permet de mesurer le risque pour un SFD, de ne pas être d’honorer
ses engagements à court terme avec ses ressources à court terme. Il est déterminé
par le rapport : valeurs réalisables et disponibles sur passif exigible
La norme est de :
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 22
- 100 % pour les institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit
non affiliés et les autres SFD qui collectent des dépôts ;
- 80% pour les institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit
affiliés ;
- 60% pour les autres SFD qui ne collectent pas des dépôts.
la réserve générale
Elle est dotée obligatoirement chaque année, par un prélèvement de 15% minimum
sur les excédents nets avant ristourne ou distribution. Elle permet d’évaluer la
capacité du SFD à renforcer ses fonds propres ;
le rapport entre les fonds propres et l’actif total de fin de période
Il est déterminé par la norme de capitalisation dont le taux est de 15%. Il permet
d’évaluer le risque que les fonds du SFD ne couvrent pas 15% de l’Actif.
le rapport entre les immobilisations ainsi que les prises de participation d’une
part et les fonds propres d’autre part
Ce rapport est limité à 100% maximum.
Il permet d’évaluer le risque pour un SFD d’utiliser les dépôts de la clientèle pour le
financement de ses immobilisations et prises de participations.
Les ratios prudentiels suivants n’ont pas été retenus :
- la limitation des prêts aux dirigeants et au personnel;
- la limitation des activités autres que l’épargne et le crédit ;
- la limitation des prises de participation qui est pris en compte par un autre
ratio.
Les indicateurs de risques retenus parmi les indicateurs périodiques
Les indicateurs de risques retenus parmi les indicateurs périodiques concernent la
qualité du portefeuille et la rentabilité. Ce sont :
au titre de la qualité du portefeuille
Le taux de provision pour créances en souffrance
Le taux de perte sur créances
L’analyse de ces ratios permet d’évaluer le risque lié à la dégradation du portefeuille.
au titre de la rentabilité de l’activité
Le taux de rendement de l’Actif
Le coefficient d’exploitation
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 23
L’examen de ces ratios permet d’évaluer le risque lié à l’absence de rentabilité du
SFD.
les autres indicateurs de risques retenus
Il s’agit des indicateurs non financiers suivants :
- l’environnement économique de la région;
- la situation socio-politique dans l’Etat;
- le fonctionnement des organes sociaux ;
- la qualité du système d’information comptable ;
- la conformité du dispositif de contrôle interne ;
- le commissariat aux comptes.
3.1.2. L’évaluation des risques
Sur la base des indicateurs retenus (ratios prudentiels, indicateurs périodiques et
autres informations pertinentes) les SFD sont notés. En fonction de l’appréciation
qu’il fait de l’indicateur, l’inspecteur attribue une note.
Les ratios prudentiels
N° Ratio Valeur Note
1 la limitation des risques ≤200% 10
>200% 0≤n<10
2 la couverture des emplois à LMT par des ressources ≥100% 10
stables <100% 0≤n<10
3 la limitation des risques pris sur une seule signature ≤10% 5
>10% 0≤n<5
4 le coefficient de liquidité des IMCEC non affiliés et ≥100% 10
autres SFD qui collectent des dépôts <100% 0≤n<10
le coefficient de liquidité des IMCEC affiliés ≥80% 10
<80% 0≤n<10
le coefficient de liquidité des autres SFD qui ne ≥60% 10
collectent pas de dépôts <60% 0≤n<10
5 la réserve générale ≥15% 2
<15% 0≤n<2
6 la norme de capitalisation ; ≥15% 10
<15% 0≤n<10
7 la limitation des immobilisations et participations ≤100% 3
>100% 0≤n<3
Sous total maximal des notes 50
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 24
Les indicateurs périodiques
Indicateur Valeur Note
1 Taux de provision pour créances en souffrance ≥40% 5
<40% 0≤n<5
2 Taux de perte sur créances ≤2% 5
>2% 0≤n<5
3 Coefficient d’exploitation= frais généraux rapportés aux produits ≤40% 5
financiers nets pour les structures de crédit direct >40% 0≤n<5
Coefficient d’exploitation= frais généraux rapportés aux produits ≤60% 5
financiers nets pour les structures d’épargne et de crédit >60% 0≤n<5
4 Rentabilité des fonds propres ≥15% 5
<15% 0≤n<5
Sous total maximal des notes 20
Le reporting règlementaire
Document Transmission Note
dans les délais
1 Ratios prudentiels Oui 2
Non 0≤n<2
2 Note de création d’une agence ou d’un guichet Oui 2
Non 0≤n<2
3 Statuts Oui 2
Non 0≤n<2
4 Rapport de contrôle externe ou d’inspection Oui 2
Non 0≤n<2
5 Rapport annuel Oui 2
Non 0≤n<2
6 Etats financiers annuels Oui 2
Non 0≤n<2
7 Informations demandées par la BCEAO ou le Ministère Oui 2
chargé des finances non 0≤n<2
Sous total maximal des notes 14
NB : la note maximale est attribuée si la situation n’est pas applicable au SFD (EX : aucune
création d’agence, aucune demande d’information par les autorités)
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 25
Autres critères non financiers
N° Désignation Estimation Note
1 Environnement économique de la région Favorable 2
Défavorable 0≤n<2
2 Situation sociopolitique dans l’Etat Favorable 2
Défavorable 0≤n<2
3 Qualité de l’actionnariat Bonne 2
Douteuse 0≤n<2
4 Fonctionnement des organes sociaux Régulier 2
Non 0≤n<2
5 Système d’information comptable Adapté 2
Inadapté 0≤n<2
6 Conformité du dispositif de contrôle interne par rapport à Oui 2
la réglementation Non 0≤n<2
7 Conformité du commissariat aux comptes par rapport à la Oui 2
réglementation Non 0≤n<2
8 Respect des instructions des autorités de supervision suite Oui 2
aux missions précédentes Non 0≤n<2
Sous total maximal des notes 16
A l’issue de cette analyse, chaque SFD obtient une note globale. Le total maximal
des notes d’un SFD qui respecte tous les critères est de 100/100. Une note élevée
signifie un faible niveau de risque. Sur cette base, les SFD sont classés selon leur
niveau de risque comme suit :
- SFD à niveau de risque faible pour ceux ayant obtenu une note supérieure
ou égale à 90/100 ;
- SFD à niveau de risque moyen pour ceux ayant obtenu une note comprise
entre 70/100 et 90/100 ;
- SFD à niveau de risque élevé pour ceux ayant obtenu une note inférieure
à 70/100.
Note globale obtenue par le SFD Niveau de risque du SFD
Note supérieure ou égale à 90 Faible
(note≥90)
Note comprise entre 90 et 70 Moyen
(90>note ≥70)
Note inférieure à 70 Elevé
note<70
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 26
NB : Dans la programmation des missions, le SFD dont l’actif total atteint 33% de la somme
des actifs de tous les SFD du pays est classé dans les entités à risque élevé quelle que soit
la note globale obtenue selon cette analyse. Il s’agit de tenir compte du risque potentiel que
représente l’effet taille du SFD.
3.2. La programmation pluriannuelle des missions
Le plan pluriannuel d’inspection est un tableau retraçant l’ensemble des SFD à
inspecter au cours des trois années à venir. Il est bâti après l’analyse des risques
des SFD et leur classement selon le niveau de risque. Cette analyse prend en
compte :
- les informations actualisées sur les risques des SFD,
- les résultats des contrôles précédents,
- les changements intervenus dans les activités et dans le management des
SFD,
- l’environnement socio-économique des SFD.
Le plan est bâti en donnant la priorité aux SFD dont les risques sont les plus élevés
la première année et les moins risqués la deuxième année. Le service chargé
d’élaborer le plan tient compte et y intègre également les besoins des autorités (de la
BCEAO, du Ministère chargé des finances, de la Commission Bancaire de l’UMOA).
Le plan pluriannuel d’inspection comporte ainsi, la liste des missions prévues pour
les trois prochaines années.
Ainsi, en fonction du classement des SFD selon leur niveau de risques et des
besoins des autorités de tutelle :
- chaque Structure Ministérielle de Suivi établit un programme triennal de
contrôle des SFD de son Etat ;
- la BCEAO et la Commission bancaire déterminent chacune les SFD dans
l’Union relevant de l’article 44 de la loi qui doivent être contrôlés au cours
des trois ans à venir.
Ces trois entités (la BCEAO, la Commission bancaire et les Structures Ministérielles
de Suivi) se retrouvent au cours d’une réunion de concertation pour établir un
programme triennal comportant tous les SFD devant faire l’objet de contrôle au cours
des trois années à venir.
3.3. La programmation annuelle des missions
Le plan pluriannuel d’inspection est décliné en plans annuels. Pour ce faire, au début
de chaque année, la BCEAO organise une réunion avec la Commission bancaire et
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 27
les Structures Ministérielles de Suivi pour programmer les missions d’inspection de
l’exercice.
A cette réunion, chaque entité produit son plan annuel d’inspection. Ce tableau des
SFD à inspecter prend en compte les SFD inscrits au programme pluriannuel et
l’actualise en fonction du niveau de risque réévalué pour chaque SFD. Cette
réévaluation est effectuée en prenant en compte :
- les informations actualisées (ratios prudentiels, états financiers, indicateurs
périodiques, etc.) relatives aux SFD,
- les résultats des contrôles précédents,
- les changements intervenus dans les activités et dans le management des
SFD,
- l’environnement socio-économique des SFD.
Cette réunion permet de déterminer pour chaque Etat,
- les SFD de l’article 44 de la loi qui sont à inspecter dans l’année à l’initiative
de la BCEAO ;
- les SFD visés à l’article 44 de la loi qui sont à inspecter dans l’année à
l’initiative de la Commission bancaire;
- les SFD qui sont à inspecter dans l’année à l’initiative de chaque Structure
Ministérielle de Suivi.
Pour chaque Etat, ces SFD sont inscrits sur une liste pour constituer le programme
de mission pour l’année.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 28
IV.
LE DEROULEMENT DE LA MISSION
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 29
IV. LE DEROULEMENT DE LA MISSION
La mission d’inspection comporte les différentes phases que sont la préparation de la
mission, le déroulement des travaux de contrôle et leur coordination, la restitution
des constats aux dirigeants et la rédaction du rapport de mission.
4.1. La préparation de la mission
La préparation de la mission comprend :
- la détermination du SFD à inspecter ;
- la constitution des équipes ;
- l’élaboration d’une lettre de mission.
4.1.1. Détermination du SFD à inspecter
Le SFD à inspecter est choisi sur la liste des SFD inscrits au programme annuel de
contrôle. Toutefois, le choix peut être effectué en dehors du programme établi, en
fonction des priorités du moment, déterminées par les autorités.
4.1.2. Constitution des équipes
La constitution des équipes dépend de la structure qui prend l’initiative de la mission.
En effet, l’article 43 de la loi portant règlementation des systèmes financiers
décentralisés stipule que le ministre procède ou fait procéder au contrôle des
systèmes financiers décentralisés
Et l’article 44 de la loi portant règlementation des systèmes financiers décentralisés
indique que la Banque centrale et la Commission bancaire procèdent, après
information du ministre, au contrôle de tout système financier décentralisé, dont le
niveau d’activité atteint un seuil déterminé par une instruction de la Banque centrale.
Ainsi, le contrôle de tout système financier décentralisé peut être effectué à l’initiative
du Ministère chargé des Finances. Pour ces contrôles, les équipes du ministère
peuvent solliciter l’appui de la BCEAO.
Quant aux contrôles à l’initiative de la BCEAO et de la Commission Bancaire, ils
concernent tout système financier décentralisé, dont le niveau d’activité atteint un
seuil déterminé par une instruction de la Banque centrale.
L’inspection des SFD ne relevant pas de l’article 44 peut se faire sans la participation
d’une équipe de la BCEAO ou de la Commission bancaire.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 30
Pour les contrôles à l’initiative du Ministère chargé des Finances
Au niveau du Ministère chargé des Finances
La Structure ministérielle chargée du suivi des SFD désigne un Chef de mission
parmi ses agents expérimentés. Elle désigne également un certain nombre d’autres
agents pour constituer l’équipe. Ce nombre est fixé par le responsable de la
structure, en fonction des travaux qu’il entend faire effectuer par la mission.
Si le système financier décentralisé relève de l’article 44 la Structure ministérielle
chargée du suivi des SFD peut saisir la BCEAO pour solliciter un appui.
Au niveau de la BCEAO
Si la BCEAO est saisie par la Structure Ministérielle chargée du suivi des SFD pour
fournir un appui, la Direction chargée de la microfinance désigne :
- un Chef d’équipe parmi ses agents expérimentés ;
- un certain nombre d’autres agents pour constituer l’équipe d’appui.
Le nombre d’agents est déterminé par le Directeur, en fonction des travaux
qu’il entend faire effectuer par l’équipe.
Pour les contrôles à l’initiative du Ministère chargé des Finances, le Chef de Mission
est désigné par la Structure ministérielle chargée du suivi des SFD. L’équipe de la
BCEAO (y compris le Chef d’équipe) vient en appui à la mission.
Pour les contrôles à l’initiative de la BCEAO ou de la Commission
bancaire
Au niveau de la BCEAO
En fonction des risques encourus et de leur impact sur le système financier régional,
la BCEAO, au terme de l’article 44, peut initier une mission de contrôle d’une SFD
qui atteint le seuil requis.
La Direction chargée de la microfinance diligente alors une équipe pour contrôler ce
SFD. Elle désigne un chef de mission conformément aux dispositions en vigueur à la
BCEAO. Celle-ci informe le Ministère des Finances. L’ équipede la BCEAO se fait
appuyer par une équipe de la SMS
Au niveau de la Commission Bancaire
En fonction des risques encourus et de leur impact sur le système financier régional,
la Commission bancaire, aux termes de l’article 44, peut initier une mission de
contrôle d’une SFD qui atteint le seuil requis.
Le Secrétariat Général de la Commission bancaire diligente alors une équipe pour
cette mission.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 31
Il désigne un Chef de mission conformément aux dispositions en vigueur au
Secrétariat Général de la Commission bancaire.
Le Secrétariat Général de la Commission bancaire informe le Ministère chargé des
finances concerné. L’équipe du Secrétariat Général de la Commission bancaire peut
se faire appuyer par une équipe de la Structure ministérielle chargée du suivi des
SFD.
Au niveau du Ministère chargé des finances
Si la Structure ministérielle chargée du suivi des SFD est saisie par la BCEAO ou par
le Secrétariat Général de la Commission bancaire pour fournir un appui, elle désigne
une équipe d’agents qualifiés pour participer à la mission sous la supervision du Chef
de mission désigné par la BCEAO ou par le Secrétariat Général de la Commission
bancaire.
4.1.3. L’élaboration de la lettre de mission (ou les pouvoirs)
La mission peut être composée d’agents d’une seule structure ou d’agents de deux
structures différentes :
- agents de la Structure ministérielle chargée du suivi des SFD ;
- agents de la Structure ministérielle chargée du suivi des SFD et agents de la
BCEAO ;
- agents de la Structure ministérielle chargée du suivi des SFD et agents de la
Commission bancaire.
Chaque structure participant à la mission délivre à ses agents une lettre de mission.
Il s’agit d’un ordre de mission distinct du document administratif d’ordre de mission. Il
comporte l’objet, le champ et les objectifs de la mission.
Toutefois, en cas de mission conjointe, une concertation entre les deux structures
doit permettre d’aboutir à une lettre de mission harmonisée.
Ainsi, sur la base du programme annuel approuvé par les autorités, le responsable
de la structure initiatrice de la mission désigne l’équipe chargée de la réaliser et
propose un ordre de mission à la signature de son supérieur hiérarchique.
Ce projet d’ordre de mission est accompagné d’un plan de mission. Le plan de
mission est un document où le responsable indique :
- les motivations de la mission
- le contexte,
- les risques ciblés,
- les travaux envisagés,
- l’équipe,
- la durée et le calendrier prévus.
Il permet à son supérieur d’autoriser la mission en connaissance de cause.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 32
La lettre de mission est le mandat (ou les pouvoir) donné par le supérieur
hiérarchique aux inspecteurs pour exécuter leur mission. Il peut être court ou long et
comporte généralement :
- la désignation des inspecteurs chargés d’effectuer la mission,
- l’objet, le champ et l’objectif de la mission,
- la date et la durée de la mission.
Grâce à cet ordre de mission, les inspecteurs sont habilités et autorisés à accéder à
toute la documentation nécessaire et aux personnes concernées pour la réalisation
des différents travaux relatifs à la mission.
4.2. La prise de connaissance
Pour mieux identifier les secteurs de l’institution qui nécessiteront une attention
particulière, l’inspecteur doit en acquérir une connaissance générale. Ladite
connaissance permet de mieux planifier la mission. La prise de connaissance a lieu
avant le déplacement jusqu’au SFD et se poursuit au démarrage de la mission.
Elle se fait essentiellement par l’examen des documents du dossier permanent, des
états périodiques et des rapports de missions précédentes, des résultats des
contrôles sur pièces.
4.2.1 La documentation
La réglementation du secteur impose aux SFD, la communication d’états périodiques
à la BCEAO et au ministère chargé des finances. Ces documents constituent la
principale source d’informations pour une prise de connaissance du SFD à contrôler.
Par ailleurs, il doit être adressé au SFD à contrôler une liste de documents à
communiquer à la mission à son arrivée. Une liste indicative selon la nature du
contrôle est jointe en annexe.
4.2.2. Les entretiens
Les entretiens constituent un élément important de prise de connaissance.
Les entretiens avec les représentants de la Direction, le cas échéant avec le Conseil
Administration, le Conseil de Surveillance ou le Comité de crédit ont pour objectifs
d’obtenir une première étape de connaissance de la stratégie, de l’organisation
interne et du fonctionnement du SFD ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 33
Sur la base de l’organigramme du et à partir des entretiens avec les Dirigeants,
l’inspecteur peut demander un rendez-vous avec les principaux cadres en vue
d’acquérir une connaissance des fonctions et cycles clés.
4.2.3. Les visites
La visite des différents sites, Directions et Services peuvent permettre à l’inspecteur
d’avoir une première vision de l’organisation du SFD et d’appréhender la qualité
apparente de l’organisation des services. C’est également un indicateur de
l’atmosphère qui règne au sein du SFD.
4.3. Le démarrage de la mission
Le démarrage de la mission se fait en plusieurs étapes que sont :
4.3.1 L’information des dirigeants de la structure inspectée
Une semaine avant l’arrivée de l’équipe d’inspection, l’Autorité qui a pris l’initiative de
la mission (BCEAO, Commission bancaire, Structure ministérielle de suivi) porte à la
connaissance des dirigeants du SFD, la date de démarrage ainsi que la liste des
documents à mettre à la disposition des inspecteurs.
L’entretien préliminaire avec le Responsable (Directeur, Gérant) de la
structure inspectée
L’équipe rencontre le Responsable de la structure inspectée.
Le Chef de Mission d’inspection présente son équipe et la lettre de mission dont une
copie est remise au Responsable. Il expose l’objet de la mission sans entrer dans les
détails. Il s’informe sur les particularités, les activités et les préoccupations présentes
de l’entité. Il formule ses besoins dans le cadre de l’exécution de la mission :
- les documents à fournir à la mission d’inspection ;
- des locaux, près des services d’exploitation, équipés en tables de travail et
sécurisés pour la conservation des documents ;
- la réunion d’ouverture avec les principaux responsables concernés par la
mission ;
- la demande de rencontre éventuelle avec le Président du Conseil
d’Administration ou de Surveillance.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 34
4.3.2 La tenue de la réunion d’ouverture
Il s’agit de rencontrer les responsables des services concernés par la mission
d’inspection. Les objectifs de cette réunion d'ouverture sont:
- se présenter. Il est important que les agents impliqués dans la mission
(inspecteurs et inspectés) fassent connaissance ;
- rappeler ou présenter le rôle de l’inspection. La compréhension du rôle de
l’inspection peut être un facteur de réussite de la mission ;
- donner les informations sur la mission. La communication desdites
informations dépend de l’objet de la mission ;
- valider le mode d'intervention sur le terrain et le planning. La validation des
modalités d’intervention et du planning permet d’optimiser le déroulement de
la mission.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 35
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE :
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE
REVISE LE :
.
4.4. L’évaluation du contrôle interne
Dans une approche par les risques, l’inspection est dans une situation où il est
pratiquement impossible de procéder à un contrôle exhaustif des opérations du SFD.
Elle n’a pas les moyens de le faire et cela lui prendra énormément de temps.
L’approche par les risques doit donc être privilégiée avec comme postulat que les
domaines où le contrôle sera bien conçu et efficace se traduiront par moins
d’anomalies.
Il convient de rappeler que le contrôle interne est un processus, mis en œuvre par
les dirigeants et le personnel d’une organisation, à quelque niveau que ce soit,
destiné à leur donner une assurance raisonnable que:
- les opérations sont réalisées, sécurisées, optimisées et permettent à
l’organisation d’atteindre ses objectifs de base (de performance, de
rentabilité et de protection du patrimoine);
- les informations financières sont fiables;
- les lois, réglementations et directives de l’organisation sont respectées.
Au niveau des SFD de l’UMOA, la BCEAO à travers l’instruction n°017-12-2010 a
établi une réglementation relative au contrôle interne. Les missions d’inspection
doivent s’assurer du respect de cette règlementation.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 36
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : L’évaluation du dispositif
REDIGE LE : 23/04/13
réglementaire
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE .
Le dispositif règlementaire de contrôle interne dans les SFD est régi par les articles
37 à 42 de la loi portant réglementation des SFD et par l’instruction n°017-12-2010
de la BCEAO relative à l’organisation du contrôle interne au sein des SFD.
Pour l’inspecteur, il s’agit de vérifier le respect de ces textes par les SFD.
a) Vérifications relatives à la mise en place d’un dispositif règlementaire
Selon l’article 2 de l’instruction BCEAO n° 017-12-2010, tout SFD en activité dans un
Etat membre de l’UMOA est tenu de se doter d’un système de contrôle interne
efficace. Il doit disposer d’un document qui fait partie intégrante des manuels de
procédures et qui précise l’organisation, les objectifs et les moyens du système de
contrôle interne. Ledit système doit être adapté à l’organisation du SFD, à la nature
et au volume de ses activités ainsi qu’aux risques auxquels il est exposé.
La mission d’inspection devra s’assurer de :
- l’existence d’un document faisant partie des manuels de procédures et instituant
un système de contrôle interne dans le SFD ;
- l’indication dans le document, de l’organisation du système de contrôle interne,
de ses objectifs ainsi que des moyens dont il dispose ;
- l’adaptation du système de contrôle interne à l’organisation du SFD, à la nature et
au volume de ses activités ainsi qu’aux risques auxquels il est exposé.
A cet égard, la mission devra:
- vérifier si la position de l’organe chargé du contrôle interne dans l’organigramme
lui assure une indépendance par rapport aux services opérationnels ;
- apprécier l’adéquation de l’équipe de l’organe chargé du contrôle interne (nombre
de personnes, formation et qualification) par rapport au volume, à la nature des
activités ainsi qu’aux risques encourus ;
- s’assurer que la nature des travaux effectués par l’organe chargé du contrôle
interne comporte l’évaluation de la maîtrise et du traitement des opérations selon
les dispositions réglementaires, l’identification et l’évaluation des risques ainsi
que la formulation de recommandations aux services opérationnels.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 37
b) Vérification du rôle et des responsabilités des dirigeants dans le
domaine du contrôle interne
Vérifications communes à tous les SFD
L’inspection s’assure que le Conseil d’Administration (ou l’organe équivalent) :
- a pris des mesures pour mettre en place et mettre à jour des politiques et
procédures écrites de contrôle ;
- a fixé des limites pour chacun des principaux risques auxquels est exposé le
SFD ;
- a mis en place un dispositif de séparation des tâches incompatibles
notamment la manipulation des valeurs, l’enregistrement, l’autorisation des
opérations et leur vérification.
La mission vérifie que le Directeur ou le Gérant :
- a décliné des limites opérationnelles par rapport aux risques principaux et
veille au respect desdites limites ;
- a mis en place un dispositif de contrôle interne couvrant l’ensemble des
risques encourus par le SFD ;
- s’assure de la cohérence et de l’efficacité du système de contrôle interne ;
- sensibilise, forme et enrichit les tâches du personnel sur l’importance et
l’intérêt des contrôles.
La mission s’assure que:
- l’organe chargé du contrôle interne est rattaché au Conseil d’Administration ou
à l’organe compétent pour les autres structures ;
- dans les SFD constitués sous forme de société, un Comité d’Audit est mis en
place.
S’agissant du Comité d’Audit, la mission d’inspection vérifie qu’il assume
notamment les attributions suivantes :
- l’examen de l’organisation du système de contrôle interne ;
- le suivi de son évolution et l’appréciation du dispositif de gestion des
risques de crédit et des risques opérationnels ;
- la participation à la sélection des commissaires aux comptes;
- l’analyse de la conformité des principes comptables appliqués avec les
normes en vigueur ;
- l’examen approfondi des comptes annuels avant leur présentation au Conseil
d’Administration ou à l’organe équivalent.
Vérifications spécifiques aux Institutions Mutualistes ou Coopératives
d’Epargne et de Crédit (IMCEC)
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 38
Au niveau des IMCEC en général, la mission d’inspection s’assure que :
- l’organe chargé du contrôle interne est rattaché au Conseil de Surveillance ;
- les membres du Conseil de Surveillance reçoivent une formation pour leur
permettre d’avoir une maîtrise suffisante des diligences à accomplir dans le
cadre de leur fonction ;
- le Conseil de Surveillance est doté de procédures écrites et à jour pour lui
permettre d’évaluer le fonctionnement du SFD relatif au contrôle interne, aux
politiques et pratiques financières, à la comptabilité, à la caisse, à la gestion
administrative ainsi qu’aux politiques et pratiques coopératives.
Pour les structures faitières, l’inspection vérifie que :
- le Conseil de Surveillance s’assure que les services de la structure faitière
sont contrôlés au même titre que les entités affiliés ;
- les états financiers combinés du réseau font l’objet de vérification par l’organe
chargé du contrôle interne ;
- chaque réseau communique, au plus tard le 15 janvier de chaque année, sur
support électronique, son programme annuel d’inspection ainsi que ses
éventuelles modifications à la BCEAO ou à la Commission Bancaire ;
- l’organe chargé du contrôle interne des réseaux identifie des indicateurs de
prévention et de détection des risques et utilise lesdits indicateurs pour
alimenter leur tableau de bord.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 39
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : La gouvernance
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE
REVISE LE :
.
Une part importante du contrôle interne doit être portée sur la gouvernance du SFD,
notamment les facteurs généraux qui favorisent le développement, le contrôle et la
gestion saine et prudente des activités du SFD.
L’instruction N° 017-12-2012 relative à l’organisation du contrôle interne au sein des
SFD précise en son annexe que « Les SFD sont tenus de se doter des outils
ci-après indispensables à un bon gouvernement d’entreprise :
Un plan d’affaires triennal ou quinquennal qui devra faire l’objet d’évaluations
annuelles et d’actualisation en fonction de l’évolution de l’environnement, de
l’activité et des hypothèses ;
Des procédures et techniques appropriées de gestion des risques, en particulier
dans le domaine de la gestion des crédits et des engagements hors bilan ainsi
que des risques operationnels ;
Un dispositif de suivi budgétaire ;
Des outils de mesure, de prévision et de simulation permettant de tester la
vulnérabilité et la sensibilité du SFD aux chocs internes et externes ;
Un système fiable et performant de reporting aux Autorités de contrôle ;
Des codes de déontologie portant notamment sur les relations avec la clientele et
les fournisseurs de biens et services ainsi que les obligations incombant aux
actionnaires, aux dirigeants et au personnel ;
Un dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du
terrorisme, conformément aux dispositions légales et réglementaires.
Les risques
Une faible gouvernance aboutit aux risques ci-après :
Un pilotage à vue du SFD ;
Une mauvaise gestion du SFD ;
Survenances fréquentes de malversations ;
Méfiance de la clientèle ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 40
Les points de contrôle
a) Vérifications des textes et outils, systèmes et procédures en place :
L’évaluation de la gouvernance et de la gestion stratégique du SFD passe
nécessairement par le contrôle du respect des aspects légaux et règlementaires.
L’inspecteur doit évaluer le respect de la réglementation. Pour ce faire, il devra
vérifier si, le cas échéant, les statuts révisés du SFD contiennent :
L'objet, la dénomination, le siège social et la zone géographique d'intervention ;
le lien commun ;
les droits et obligations des membres ;
la durée de vie de l'institution ;
la valeur nominale ainsi que les conditions d'acquisition, de cession et de
remboursement des parts sociales ;
les conditions et modalités d'adhésion, de suspension, de démission ou
d'exclusion des membres;
les conditions d'accès des membres aux services de l'institution ;
la responsabilité des membres vis-à-vis des tiers ;
les organes, leur rôle, leur composition et leur mode de fonctionnement ;
le nombre minimum et maximum des membres des organes, leurs pouvoirs, la
durée de leur mandat et les conditions de leur renouvellement, de leur
suspension ou de leur révocation ;
les règles et normes de gestion financière de même que la répartition des
excédents annuels, sous réserve du respect des dispositions relatives à la
constitution de la réserve générale ;
le contrôle de l'institution.
L’inspecteur devra aussi vérifier si :
les enseignes, panneaux publicitaires ou autres du SFD, contiennent la
dénomination sociale suivie des références ci-après :
du texte qui les régit ;
de l'agrément ;
de l'enregistrement au registre des systèmes financiers décentralisés,
dans la catégorie où il a été autorisé.
L’adhésion du SFD à l'Association Professionnelle des Systèmes Financiers
Décentralisés.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 41
Les modifications des statuts ainsi que tous les actes ou délibérations dont
résulte la nullité ou la dissolution du SFD ou qui organisent sa liquidation, ont été
soumis au greffe du tribunal, au Ministre, à la Banque Centrale ou à la
Commission Bancaire, dans un délai d'un (1) mois à compter de la date de
l'assemblée générale ayant statué sur ces modifications ;
Les administrateurs ou gérant du SFD ou une de ses agences détient la
nationalité du pays dans lequel se trouve le SFD ou celle d'un Etat membre de
l'UMOA, à moins qu'il ne jouisse, en vertu d'une convention d'établissement,
d'une assimilation aux ressortissants du pays en question ;
Les membres d'un organe d'administration, de gestion ou de contrôle du SFD,
directement, ou par personne interposée, qui administrent, qui dirigent, qui gèrent
ou qui contrôlent, n’ont pas fait l’objet d'une condamnation définitive par suite
d'infractions portant atteinte aux biens ou pour crimes de droit commun ;
Les rapports et états financiers annuels sont communiqués au Ministre et, dans le
cas des SFD visés à l'article 44, à la Banque Centrale et à la Commission
Bancaire, dans un délai de six (6) mois après la clôture de l'exercice ;
Les rapports périodiques, dans le cas des systèmes financiers décentralisés
visés à l'article 44, ont été transmis à la Banque Centrale ou à la Commission
Bancaire ;
La certification des états financiers par un commissaire aux comptes ;
La publication des états financiers dans un délai de six (6) mois après la clôture
de l'exercice social dans le Journal officiel de la République ou dans au moins
deux journaux locaux à large diffusion.
L’inspecteur devra s’assurer de l’existence et la fonctionnalité des outils
indispensables à un gouvernement d’entreprise, notamment :
Un plan d’affaires triennal ou quinquennal ;
Des procédures et techniques appropriées de gestion des risques ;
Un dispositif de suivi budgétaire ;
Un système fiable et performant de reporting aux Autorités de contrôle ;
Un code de déontologie et d’éthique professionnelle ;
Un dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du
terrorisme.
b) Vérifications du fonctionnement efficient des organes et de la direction du
SFD
L’inspecteur évalue si les dirigeants élus et le personnel de direction assument
efficacement leurs rôles et leurs responsabilités, conformément aux textes
réglementaires.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 42
Il s’agit d’évaluer les aspects ci-après :
La loi des SFD et son décret d’application, les statuts et règlements et le code de
déontologie sont-ils respectés ?
Les dirigeants élus exigent-ils des procès-verbaux clairs et suffisamment
documentés et s’assurent-ils de l’application des décisions importantes ?
Les dirigeants élus et le personnel de direction font-ils preuve de prudence en
matière de gestion des risques, leurs décisions sont-elles prises de façon éclairée
et dans le respect des pratiques de gestion saine et prudente ?
Les dirigeants élus sont-ils suffisamment formés et sensibilisés à leurs rôles et
responsabilités pour être en mesure d’exercer efficacemment leur fonction de
surveillance ?
Les dirigeants élus et le personnel de direction réagissent-ils convenablement et
assurent-ils un suivi rigoureux des rapports d’inspection, de la lettre de
commentaires du commissaire/vérificateur et de tout rapport produit par toute
structure de contrôle ?
Existe-t-il des entraves à l’élection démocratique et à la représentativité des
dirigeants ?
De même l’inspecteur doit s’assurer qu’il existe une structure organisationnelle
définissant les pouvoirs et les responsabilités de chacun.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 43
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : le contrôle externe
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE
REVISE LE :
.
Les SFD font l’objet de contrôles externes qui peuvent être effectués par les
commissaires aux comptes, les SMS, la Commission Bancaire ou la BCEAO et
parfois par des partenaires techniques et financiers étrangers.
D'une manière générale, l'Inspecteur devra essentiellement effectuer les
investigations suivantes :
- quels sont les contrôles externes subis par le SFD depuis la dernière mission
d’inspection ?
- la fréquence des contrôles externes légaux et réglementaires est-elle
normale ?
- quelles sont les conclusions de ces missions sur l'administration, la
comptabilité, les risques, etc ?
- les conclusions de ces missions ont-elles été communiquées au Ministère des
Finances, à la Commission Bancaire ou à la BCEAO ?
- les recommandations de ces missions ont-elles ou non été suivies ?
S'agissant de l'évaluation du contrôle des commissaires aux comptes, elle revêt une
forme particulière. L'Inspecteur s'attachera à vérifier les aspects ci-après :
- respect par l'établissement de la procédure de leur approbation;
- examen des plannings de vérification, des dossiers de travail, du rapport
général, du rapport spécial éventuellement, ainsi que du rapport
circonstancié en cas de réserves émises ou de refus de certification des
comptes conformément aux exigences de la réglementation ;
- respect des normes prévues relatives à la présentation et la certification
des documents de fin d'exercice.
Il convient que l’équipe de vérification rencontre au moins une fois le ou les
commissaires aux comptes des SFD pour échanger des informations sur résultats du
contrôle de la comptabilité..
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 44
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : La gestion des risques
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE contrôle
REVISE LE :
La gestion des risques revêt une importance particulière pour prévenir ceux-ci. A cet
effet, l’instruction sur le contrôle interne lui assigne des objectifs spécifiques.
1) Identification des risques
Les principaux risques liés aux activités des SFD peuvent être regroupés en trois
catégories :
a) Les risques financiers.
Ils concernent les évènements qui mettent en cause la santé financière du SFD. Il
s’agit des risques de crédit, de liquidité et de solvabilité.
Le risque de crédit
Le risque de crédit est le risque que l'emprunteur (particulier ou entreprise) ne
rembourse pas sa dette à l'échéance fixée. Ce risque est lourd de conséquences
pour tout SFD car le prêt non remboursé est une perte sèche. Il résulte de la
combinaison de 3 facteurs : le risque de contrepartie, le risque d'exposition et le
risque de récupération.
Risque de contrepartie
Le risque de contrepartie est caractérisé par la probabilité de défaillance du client
relative principalement à la qualité du débiteur et à la maturité du crédit..
Risque d'exposition
Le risque d'exposition est l'évaluation du montant des engagements au jour de la
défaillance. Ce montant dépend du type d'engagement accordé (prêt à court, moyen
ou long terme), de la durée de l'engagement et de sa forme d'amortissement
(linéaire, dégressif, en une seule échéance, etc...).
Risque de récupération
Le risque de récupération est de la réalisation à une moindre valeur des garanties
(sûretés réelles et personnelles) et de la liquidation des actifs non gagés de la
contrepartie. La valorisation des garanties détenues vient en déduction de
l'exposition. Elle est fonction de la valeur initiale du bien, du caractère nécessaire ou
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 45
non pour la poursuite de l'activité, de sa durée de vie, du marché d'occasion et de la
décote en cas de vente forcée.
Dans les SFD, la garantie est généralement constituée d’une caution solidaire et
d’une retenue sur le montant de l’engagement. La caution solidaire ne peut être
valorisée et la retenue de garantie est nettement inférieure (au maximum 20%) au
montant du prêt.
Le risque de liquidité
Les SFD++ reçoivent majoritairement des dépôts à court terme de leurs clients et
font des prêts à court, moyen et long terme. Il peut donc se créer un décalage entre
les sommes prêtées et les sommes disponibles (dépôts). Ces dernières peuvent être
insuffisantes. Dans ce cas on parle de manque de liquidité. Compte tenu de la nature
de la clientèle, ce risque est important au niveau des SFD.
Le risque de solvabilité
Ce risque résulte du fait que le SFD ne dispose pas de suffisamment de fonds
propres pour absorber les pertes éventuelles. En effet, une accumulation de résultats
déficitaires peut entrainer une diminution des fonds propres. Par ailleurs, une
conjoncture défavorable ou des évènements exceptionnels peuvent conduire à des
pertes substantielles.
Les risques opérationnels
Ils sont définis comme étant les pertes directes ou indirectes dues à une
inadéquation ou à une défaillance des procédures, du personnel et des systèmes
internes. Cette définition inclut le risque juridique; toutefois, le risque de réputation
(risque de perte résultant d'une atteinte à la réputation de l'institution) et le risque
stratégique (risque de perte résultant d'une mauvaise décision stratégique) n'y sont
pas inclus.
Ces risques portent notamment les erreurs humaines, les fraudes et malveillances,
les défaillances des systèmes d'information, les problèmes liés à la gestion du
personnel, les litiges commerciaux, les accidents, les incendies et les inondations.
Il est généralement retenu une classification selon les sept catégories suivantes
d'évènements liés à ce risque :
- La fraude interne : par exemple, informations inexactes sur les positions,
falsifications, vol et délit commis par un employé opérant pour son propre
compte.
- La fraude externe : par exemple, braquage, faux en écriture et dommages dus
au piratage informatique.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 46
- Les pratiques en matière d'emploi et sécurité sur le lieu de travail : par
exemple, demandes d’indemnisation de travailleurs, violation des règles
relatives à la santé et à la sécurité des employés, activités syndicales, plaintes
pour discrimination et responsabilité civile en général.
- Délits relatifs aux clients, aux produits et pratiques commerciales : par
exemple, violation de l’obligation fiduciaire, utilisation frauduleuse
d’informations confidentielles sur la clientèle, opérations malhonnêtes pour le
compte du SFD, blanchiment d’argent et vente de produits non autorisés.
- Les dommages aux actifs corporels : suite par exemple à des actes de
terrorisme, vandalisme, séismes, incendies et inondations.
- Le dysfonctionnement de l'activité et des systèmes : par exemple, pannes de
matériel et de logiciel informatiques, problèmes de télécommunications et
pannes d’électricité.
- L’exécution, la livraison et la gestion des processus : par exemples, erreur
d’enregistrement des données, défaillances dans la gestion des garanties,
lacunes dans la documentation juridique, erreur d’accès aux comptes de la
clientèle et défaillances des fournisseurs ou conflits avec eux.
Les risques réglementaires
Ils concernent les risques liés au non-respect des obligations légales et
règlementaires relatives:
- à la loi portant réglementation des SFD et décret d’application ;
- aux instructions de la BCEAO ;
- à la règlementation comptable spécifique des SFD;
- au dispositif prudentiel ;
- aux autres textes (système de paiement, lutte contre le blanchiment des
capitaux, la répression de l’usure, etc.).
Tous ces différents risques doivent être évalués et hiérarchisés dans une échelle à
trois niveaux : élevé, moyen et faible.
Le système de reporting périodique mis en place par les autorités de contrôle des
SFD permet d’obtenir de tous les SFD, quelle que soit leur taille, des données pour
identifier, évaluer et suivre les risques importants.
Sur la base desdites données obtenues périodiquement, les superviseurs (BCEAO,
Commission bancaire, Ministère) procèdent régulièrement, de manière directe ou
indirecte, à une évaluation indépendante des politiques, procédures et pratiques des
SFD en termes de risques.
Au niveau de chaque Etat, l’analyse des risques permet à la structure ministérielle
chargée du suivi des SFD de dresser une liste des institutions de microfinance à
programmer pour les inspections.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 47
A la BCEAO et au Secrétariat Général de la Commission bancaire, l’analyse des
états périodiques permet également d’identifier parmi les SFD relevant de l’article 44,
ceux qui comportent des risques élevés et qui doivent faire l’objet de contrôle.
Ainsi, les activités des SFD sont exposées à des risques : risques de contrepartie, de
liquidité, opérationnels, juridique, voire de marché.
A cet égard, un contrôle interne fort est indispensable mais nécessite d’abord la
définition d’une stratégie au regard des risques auxquels il est exposé.
L’Inspecteur doit donc vérifier que la stratégie du SFD est adaptée et que le dispositif
mis en place fonctionne convenablement pour assurer une maîtrise suffisante des
risques.
2. Vérifications de l’inspecteur
Au plan pratique, l’Inspecteur devra examiner plus particulièrement les points
suivants.
L’existence des outils de gestion des risques
Les outils de gestion des risques les plus répandus concernent :
- Le système de délégations de pouvoirs et d’autorisations ;
- La fixation de limites d’emprunts ou de prêts : ;
- La cotation interne des personnes ou des entreprises contreparties ;
- Le scoring de certaines opérations de crédit ;
- La centralisation des principaux risques (par contrepartie, par secteur, par
zone géographique) ;
- La cartographie des risques
- L’existence des outils de contrôle des risques ;
- L’existence de processus de sélection, de décision et de gestion des
risques de contrepartie ;
- la revue périodique de l’évaluation de la qualité des engagements et du
niveau adéquat des provisions.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 48
Par ailleurs, l’inspecteur doit :
s’assurer que les différents acteurs sont impliqués
La définition de la stratégie incombe aux dirigeants de l’établissement, qui doivent
jouer un rôle pilote en matière de politique de maîtrise des risques et de
sensibilisation du personnel.
En outre, il peut exister un Comité des risques, spécialement en charge de ces
questions.
S’assurer que les moyens mis en œuvre sont adéquats
L’inspecteur devra vérifier que la stratégie retenue et le système mis en place sont
adaptés à la nature et au volume des opérations de l’établissement.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 49
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Le contrôle interne par
REDIGE LE : 23/04/13
cycles
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE
.
Objectifs
L’objectif du contrôle interne est de vérifier et de s’assurer de la conformité aux
prescriptions réglementaires, du règlement intérieur, du dispositif de gestion et de
contrôle du fonds de sécurité ou de solidarité et de sa bonne gestion.
L’évaluation du contrôle interne par cycle est effectué par l’évaluation des différents
postes du bilan : les opérations de trésorerie et institutions financières, le poste de
crédit, les épargnes, les stocks, le personnel et les immobilisations ainsi que les
opérations particulières.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 50
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Le contrôle interne par
REDIGE LE : 23/04/13
cycle
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Le crédit
.
L’évaluation du processus de gestion du crédit est principalement faite à partir d’un
échantillon représentatif du type de financement accordé par le SFD. L’inspecteur
procède à l’analyse des étapes de la gestion du crédit pour s’assurer de l’application
de la loi, des règlements ainsi que des politiques et des pratiques de financement.
La cote de risque représente le risque de perte financière résultant de l’incapacité de
remboursement de la part d’un emprunteur (ou d’un groupe d’emprunteurs). Comme
la notion de risque est associée directement à la perte financière que pourrait subir le
SFD, le travail de l’inspecteur consiste à évaluer le plus adéquatement possible la
probabilité que les emprunteurs se retrouvent en défaut. Il doit donc chercher à
déterminer la capacité de remboursement présente et future des emprunteurs. Les
garanties obtenues ne devraient pas influencer la cote de risque attribuée à moins
qu’il ne s’agisse d’épargne bloquée au SFD. En effet, compte tenu de la difficulté de
pouvoir réaliser les garanties, celles-ci devraient se traduire par des engagements
sous forme d’engagement moral.
Les diligences de l’inspection en la matière sont les suivantes :
vérifier la mise en place d’une politique potentielle en matière de
crédit avec :
- des procédures écrites où la politique en matière de crédit est clairement
définie ;
- des objectifs en conformité avec la réglementation des SFD ;
- une procédure d’évaluation de la qualité des emprunteurs ;
- un système interne, clair et précis de délégation pour l'octroi des crédits ;
- une procédure de crédit qui indique clairement qui sont les personnes qui
autorisent le crédit, son montant et les conditions.
vérifier le respect des limites fixées par les normes en matière de
couverture et de division des risques :
- risque maximal sur un client ;
- limites des prêts aux dirigeants, au personnel et aux personnes liées.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 51
Contrôler l’existence d’un système de séparation des tâches qui assure
que :
- le déblocage des crédits est effectué par une personne différente de celle qui
l'autorise ;
- avant le déblocage des crédits, les contrôles suivants sont réalisés:
l’existence d'un dossier complet ;
l’existence des garanties prévues ;
seuls les crédits autorisés peuvent être débloqués.
Analyser des différentes étapes de la gestion du crédit
Les étapes d’octroi, de documentation et de décaissement sont évaluées à partir de
nouveaux dossiers de crédit octroyés dans la période sous inspection.
L’octroi de crédit
L’objectif de cette évaluation est de juger si le processus en vigueur permet aux
responsables de pouvoir évaluer avec précision le risque rattaché à un financement.
En effet, la plupart des problèmes de crédit sont attribuables à des omissions ou à
des évaluations erronées sur des éléments de base d’un crédit, notamment :
vérifier la mise en place d’un dispositif qui assure le respect des dispositions
légales en matière d’octroi de crédit ;
l’objet du crédit et la source de remboursement;
l’intégrité de l’emprunteur et sa réputation concernant le respect de
ses engagements;
la capacité de remboursement de l’emprunteur (présente et à venir);
la qualité des garanties;
la nature des affaires de l’emprunteur;
les aptitudes de l’emprunteur à gérer son entreprise commerciale.
Les feuilles-support d’analyse des nouveaux crédits aident l’inspecteur à faire son
évaluation.
les dossiers de crédit
L’ensemble des dossiers traités dans l’un ou l’autre des échantillons effectués au
cours de l’inspection doit être pris en considération afin de produire le constat global
sur cet aspect.
L’inspecteur devra s’assurer que les dossiers de crédits :
- sont suffisamment structurés, documentés et clairs ;
- contiennent des informations suffisantes, permettant de porter une
appréciation objective sur la qualité du risque ;
- sont conservés dans des conditions de sécurité acceptables.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 52
Le décaissement
Il s’agit du contrôle :
de l’utilisation préalable de la mise de fonds par l’emprunteur;
de la signature préalable des contrats et des documents de garanties;
du contrôle sur l’utilisation des fonds par étapes;
Le suivi et le recouvrement des crédits
Ces deux processus sont aussi regroupés car ils sont dépendants l’un de l’autre. Un
des éléments les plus importants d’une saine gestion financière consiste à surveiller
et à contrôler efficacement la qualité du portefeuille de prêts.
Contrôles à effectuer :
Vérifier que le suivi des risques permet :
- d'identifier les crédits dont la date de remboursement a expiré,
- de centraliser et traiter régulièrement les impayés,
- de détecter d'éventuelles anomalies dans les mouvements de comptes de
crédit.
Identifier si la variation du volume des prêts en souffrance est principalement
causée par :
- la conjoncture économique en général,
- des évènements survenus dans la région,
- une faiblesse dans un des processus de gestion,
Analyser les mécanismes de suivi et les mesures de recouvrement,
Evaluer si des actions suffisantes ont été menées en temps opportun,
S’assurer que les critères de déclassement des crédits en souffrance et les
règles concernant la provision sont respectés,
S’assurer que les intérêts cessent d’être comptabilisés dès lors qu’un crédit
est déclassé en crédit en souffrance.
Vérifier l’existence d’un service contentieux efficace
Vérifier que :
- la définition des fonctions "exploitation" et "contentieux" est suffisamment
claire,
- une procédure pour les créances douteuses est disponible,
- les dossiers contentieux ou litigieux sont promptement transmis au
contentieux,
- il existe une politique claire en matière de classification des créances
douteuses.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 53
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Le contrôle interne par
REDIGE LE : 23/04/13
cycle
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : L’épargne
.
L’évaluation du contrôle interne relatif à l’épargne permet d’identifier les risques liés
à l’insuffisance quantitative et qualitative des ressources, à la liquidité ainsi qu’au
blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme.
A ces risques, il faut ajouter ceux inhérents à la gestion et au traitement des comptes
tels que les fraudes et détournements sur les comptes de dépôt.
Les diligences de l’inspection dans l’évaluation du contrôle interne relatif à l’épargne
sont :
Vérifier l’existence d’une politique générale de gestion de l’épargne au sein de
l’institution ; celle-ci doit être mise à jour périodiquement et à la disposition du
personnel :
- conditions d’ouverture ;
- règles de fonctionnement.
S’assurer que les conditions de fonctionnement des comptes et de
rémunération des dépôts sont largement diffusées.
Contrôler le respect des règles de gestion administrative des comptes en
vérifiant que :
le dossier du client comprend systématiquement la justification de son identité,
son domicile et son activité,
les dossiers des clients sont correctement et rationnellement classés,
les dossiers des clients sont protégés contre les risques de perte, vol,
incendie et indiscrétion.
S’assurer de la préservation de la communication avec les clients en vérifiant
le traitement des réclamations des clients.
Contrôler la surveillance des comptes à risque en s’assurant qu’ils font l’objet
d’une procédure spécifique.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 54
S’assurer que la fermeture de compte est autorisée par le propriétaire du
compte et que les engagements du sociétaire envers le SFD (crédit, etc.) ont été
remplis avant la fermeture.
Vérifier si le remboursement des dépôts a été fait au bénéfice des personnes
appropriées.
Vérifier les séries de bordereaux de dépôt par guichet pour chacun des
trimestres de la période sous inspection.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 55
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : contrôle interne par cycles
REDIGE LE : 23/04/13
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : La trésorerie
.
Risques
Les risques potentiels liés au cycle de trésorerie sont essentiellement :
- Les mises en paiement sans justification, réalisées en double ou réalisées par
virement sur des comptes erronés ;
- Le défaut d’enregistrement de certains paiements ;
- Le vol d’espèces.
Contrôles
L’inspecteur devra :
S’assurer qu’il existe des responsables de caisse et identifier leurs rôles ;
Identifier les personnes qui procèdent aux arrêtés de caisse et déterminer la
périodicité ;
S’assurer que les PV de caisse sont signés ;
Vérifier si la production des détails d’encaisse est journalière et si la rédaction
est adéquate (signature, etc.), l'exactitude des soldes pour fins de balance
quotidienne, la composition des valeurs déclarées ;
Prendre connaissance de la procédure prévue en cas de dépassement de ce
plafond ;
Evaluer les procédures de transferts de fonds ;
Examiner les transactions de dépôt et de retrait au(x) compte(s) bancaire(s)
afin de s’assurer que les opérations inscrites aux relevés de compte et au
grand-livre sont conformes ;
Vérifier l’existence de la confirmation des soldes en fin d’année des comptes
bancaires maintenus par le SFD
Analyser le montant de numéraire conservé au local afin d’identifier si le SFD
maintient des montants disproportionnés par rapport à ses besoins ;
Vérifier la conservation sécuritaire de l’encaisse au coffre-fort et dans les
tiroirs des caissiers.
Vérifier si les suspens anciens sont bien suivis
S’assurer que les provisions nécessaires ont été constituées pour les suspens
de plus d’un an.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 56
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : La comptabilité
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE
REVISE LE :
.
Les obligations comptables
Les SFD doivent appliquer le RCSFD depuis le 1er janvier 2010. Afin de satisfaire les
exigences de ce nouveau référentiel, les SFD doivent :
- Ouvrir dans leur comptabilité au minimum les comptes généraux prévus ;
- Organiser leur comptabilité conformément au nouveau référentiel. Cela
implique :
Le respect de certaines obligations dont l’élaboration d’un manuel des
procédures administratives, comptables et financières.
Ce document garant de l’efficacité du contrôle interne et retraçant les règles
générales de fonctionnement doit :
Etre disponible et actualisé pour prendre en compte les règles d’organisation
pour chaque SFD ;
Contenir l’organigramme et les tâches affectées à chaque poste ;
Préciser les principes, normes et règles comptables appliqués ;
Définir les états comptables, les outils et applications utilisés pour
l’enregistrement comptable des opérations selon les règles définies par la
BCEAO ;
Indiquer les procédures de saisie, de validation et de modification des
schémas comptables ;
Fixer les dates d’arrêté comptable : calendrier d’arrêté, de production des
états, d’archivage.
La tenue des documents comptables obligatoires
Livre – journal
Livre d’inventaire
Grand livre
Balance mensuelle
- Choisir la version développée ou allégée.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 57
A cet égard, les SFD visés par l’article 44 de la loi susvisée doivent appliquer le
système développé et les autres peuvent opter pour la version allégée. Pour les
Unions, les Fédérations et la Confédérations, établir les états financiers sur une
base combinée.
- Enfin, disposer d’un document de traitement automatisé des données
comptables ;
Le système d’information doit remplir les conditions ci-après pour garantir la fiabilité
de l’information financière et comptable :
- Exhaustivité des informations financières et non financières requises au titre
des différentes législations auxquelles l’institution est assujettie ;
- Assurance de l’impossibilité d’une modification d’une journée comptable
clôturée ;
- Production des états de synthèse suivant les instructions de la BCEAO ;
- Conformité aux normes comptables internes et réglementaires ;
- Procédures fiables et efficaces de sécurité informatique pour assurer la
continuité de l’activité ;
- Conservation et archivage des données sur une période d’au moins 10 ans.
De façon générale, ces exigences sont applicables aux logiciels relatifs aux autres
domaines (centrale des risques, identification des personnes physiques et
recensement des opérations supérieures au seuil fixé pour les transactions au titre
du blanchiment, calcul du TEG et liste des comptes inactifs).
Risques
Les risques liés à la comptabilité des SFD sont notamment :
- le non-respect des dispositions du référentiel comptable des SFD,
- la présentation de comptes qui ne sont pas réguliers et sincères et qui ne
reflètent pas la situation réelle du SFD,
- la non certification des comptes,
- les pénalités fiscales,
- les sanctions des autorités de supervision.
L’évaluation du contrôle interne relatif à la comptabilité permettra d’identifier lesdits
risques.
Contrôles
L’inspecteur devra :
- vérifier le respect des méthodes et règles comptables prévues par le
référentiel comptable spécifique des SFD ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 58
- s’assurer que le SFD remplit les obligations comptables suivantes :
o la disponibilité d’un manuel de procédures administratives, comptables
et financières ;
o
o l’existence et la fonctionnalité d’un système de traitement des
opérations comptables ;
o le respect du cadre comptable prévu par le référentiel comptable
spécifique des SFD ;
o l’établissement de comptes consolidés et combinés le cas échéant ;
o la tenue effective de tous les documents requis conformément au
référentiel comptable spécifique des SFD.
Il convient de s’assurer :
o De la disponibilité des documents de conception, de réalisation et de mise en
œuvre des applications informatiques ;
o De l’application de règles strictes d’interdiction d’insertion
- contrôler la conservation des documents conformément aux dispositions
réglementaires.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 59
OBJET : Evaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLE : Le contrôle interne par REDIGE LE : 23/04/13
cycle REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : La combinaison et
consolidation
Contrôles à effectuer
S’assurer pour chaque faîtière mutualiste ou coopérative de l’espace UEMOA
détenues par des SFD (union, fédération et confédération) de l’établissement
de comptes combinés intégrant des SFD répondant aux critères suivants :
SFD mutualistes ou coopératifs d’une même région de l’espace
UMOA ;
Ayant des liens d’unicité et de cohésion non exclusifs les uns des
autres ;
Partageant une direction commune et constituant un ensemble
homogène avec une stratégie et des intérêts communs.
S’assurer pour chaque SFD société, coopérative ou mutualiste, ayant une
prise de participation dans une autre société, de l’établissement de comptes
consolidés suivant les techniques comptables à déterminer en fonction du
taux et du mode de contrôle exercé sur la filiale.
Intégration globale : pour le contrôle exclusif
Détention directe ou indirecte de la majorité des droits de vote ;
Pouvoir de nomination des membres des organes
d’administration, de direction ou de surveillance ;
Absence d’actionnaires/associés détenant ensemble une
participation supérieure à celle du SFD et possédant chacun
plus de 5% du capital ;
Influence dominante en vertu d’un contrat de gestion ou de
clauses statutaires.
Intégration proportionnelle : pour le contrôle conjoint
Détention avec un nombre limité d’associés ou d’actionnaires
d’une entreprise dont la désignation des organes de direction
est faite conjointement en vue d’une politique commune.
Mise en équivalence : pour l’influence notable
Détention directe ou indirecte, d’une fraction d’au moins 20%
des droits de vote lorsque les conditions d’un contrôle conjoint
ne sont pas remplies.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 60
S’assurer pour chaque SFD société, coopérative ou mutualiste ayant une
prise de participation dans une autre société, de l’établissement de comptes
consolidés, si considérées isolément les entreprises ne présentent pas un
caractère significatif et que leur consolidation présente, un intérêt au regard
de l’image fidèle.
S’assurer de la justification matérielle de toute exclusion du périmètre de
consolidation/combinaison notamment dans les sociétés où on relève les
éléments obligatoires suivants :
Remise en cause sévère et durable du contrôle ou de l’influence
exercé ou des possibilités de transferts de fonds ;
Actions ou parts détenues en vue de leur cession ultérieure ;
Impossibilité d’obtention des informations nécessaires à l’établissement
des comptes consolidés sans frais excessifs ou dans les délais
compatibles aux règles d’arrêté comptable fixées par la BCEAO.
S’assurer de la justification matérielle de toute exclusion du périmètre de
consolidation/combinaison notamment dans les sociétés où on relève les
éléments facultatifs suivants :
Cas des entreprises dont total Bilan <= à 2% du total du bilan de
l’entreprise mère.
S’assurer que les procédures internes de consolidation et de combinaison
des comptes existent et reprennent les indications prévues dans le référentiel
comptable en matière d’élimination des opérations réciproques et de
regroupements comptables.
S’assurer de l’existence juridique de toute entité (caisse de base, union,
fédération et société) incluse dans un champ de combinaison et de
consolidation des comptes.
S’assurer de la permanence des méthodes de consolidation et de
combinaison utilisées.
S’assurer de l’existence d’un journal comptable spécifique aux écritures de
consolidation et de combinaison.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 61
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLE : Le contrôle interne par REDIGE LE : 23/04/13
cycle REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Les fonds de sécurité
Le fonds de sécurité ou de solidarité est une des innovations de la loi sur les SFD et
est régi par l’instruction N° 019-12-2012 de la BCEAO relative a la mise en place
d’un fonds de sécurité ou de solidarité au sein des réseaux d’institutions mutualistes
ou coopératives d’épargne et de crédit.
Le fonds de sécurité et de solidarité est destiné à :
Contribuer au financement des institutions membres du réseau dont les fonds
propres se situent en deçà du niveau fixé par le dispositif prudentiel régissant les
SFD ;
Faire face aux difficultés conjoncturelles des institutions affiliées résultant
notamment :
- des risques de liquidité ;
- des chocs exogènes de nature à entamer la viabilité financière du SFD.
Constitué sous la forme d'un compte spécifique ouvert dans les livres de la structure
faîtière, le fonds de sécurité ou de solidarité est alimenté par des cotisations
annuelles non remboursables des institutions membres, sur la base d'un
prélèvement de 2% du total de l’actif moyen brut et des engagements par signature
la première année et à la variation de l’actif moyen plus les engagements par
signature, les années suivantes.
L’évaluation du fonds de sécurité ou de solidarité est une composante essentielle du
contrôle interne au sein d’un réseau de SFD mutualistes ou coopératives d’épargne
et de crédit.
Risques couverts :
Le non-respect des dispositions réglementaires ;
La mauvaise gestion du fonds de sécurité ou de solidarité ;
Les utilisations injustifiées et abusives des ressources du fonds ;
Points de contrôle
L’inspecteur devra effectuer les contrôles ci-après :
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 62
a) La conformité des textes régissant le fonds de sécurité :
La conformité du règlement intérieur du fonds :
Aux prescriptions de l’instruction N° 019-12-2012 ;
Aux statuts et règlement intérieur du SFD ;
A l’approbation de l’organe délibérant du SFD ;
A la validation des Autorités de contrôle.
Le dispositif interne de gestion et de contrôle du fonds, à savoir :
Le comite Ad’hoc de gestion du fonds ;
L’organe de contrôle du fonds ;
Les procédures de gestion et de contrôle du fonds.
b) La mise en œuvre du fonds de sécurité, notamment :
Le compte spécifique (fonds) ouvert dans les livres de la faitière :
Les enregistrements comptables des cotisations des membres et tous
autres apports ;
Les enregistrements des concours octroyés aux membres ;
Le niveau du fonds par rapport aux prescriptions réglementaires.
La mise en œuvre des plans de redressement des membres bénéficiaires du
fonds en ce qui concerne :
Le respect du plan de redressement ;
Le respect du plan de trésorerie ;
Le suivi du SFD bénéficiaire du fonds.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 63
BJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLE : Le contrôle interne par
REDIGE LE : 23/04/13
cycles
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Les opérations avec les
personnes apparentées
L’art. 34 de la loi stipule que « Tout prêt aux dirigeants et au personnel d'un système
financier décentralisé ainsi qu'aux personnes, dont les intérêts ou les rapports avec
l'institution sont susceptibles d'influencer les décisions de cette dernière, doit être
autorisé par l'organe habilité à cet effet, par décision prise à la majorité qualifiée
prévue dans les statuts. »
Selon le Décret d’application de la loi, sont considérées comme personnes liées (ou
apparentées) aux dirigeants d’un SFD, l'une des personnes visées ci-après :
le conjoint, les parents au premier degré ou les parents au premier degré du
conjoint ;
la personne à laquelle elle est associée ou la société de personnes à laquelle elle
est associée ;
une personne morale qui est contrôlée, individuellement ou collectivement, par
elle, par son conjoint ou par leurs parents au premier degré ;
une personne morale dont elle détient au moins 10% des droits de vote rattachés
aux actions qu'elle a émises ou au moins 10% de telles actions.
La liste de ces personnes doit être disponible auprès de l'institution et faire l'objet
d'une actualisation régulière.
Les opérations du SFD avec ces personnes apparentées doivent faire l’objet de
contrôle par les missions d’inspection.
Risques
Mauvaise gestion et abus de confiance;
Cas de fraudes et de détournements;
Méfiance de la clientèle ;
Perte de confiance;
Absence d’équité dans les traitements et services offerts par le SFD.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 64
Les points de contrôle
Les points de contrôle portent sur plusieurs aspects :
a) le respect des règles d’honnêteté et du code de déontologie;
Qu’il existe ou non un code de déontologie pour régir l’éthique professionnelle du
SFD, de ses dirigeants et de ses employés, l’inspecteur doit s’assurer que les
opérations sont conformes aux règles d’honnêteté et d’intégrité.
Lorsqu’un code de déontologie existe, l’inspecteur s’assure que son contenu est
suffisamment précis et complet, que les règles spécifiques sont respectées et qu’il
mentionne dans le rapport d’inspection les articles qui ne sont pas respectés.
b) La vérification de la liste et des comptes des personnes apparentées ;
L’inspecteur doit s’assurer que le SFD lui a produit tous les registres et formulaires
requis. Il doit demander la liste des comptes et les prêts accordés aux personnes
apparentées. Ces informations lui permettront d’évaluer la qualité de la gestion à
l’égard de celles-ci.
c) La vérification des opérations de crédit et d’épargne des personnes
apparentées ;
L’inspecteur devra procéder à l’analyse des fiches individuelles (crédits et dépôts)
des dirigeants et des salariés. Il devra de même faire l’analyse des comptes des
personnes physiques ou morales qui leur sont liées.
Les points à vérifier sont :
les taux d’intérêt sur épargne et sur prêt ;
les pratiques de financement ;
les frais d’utilisation de service ;
la vente d’actif repris et l’octroi de contrat.
Tous les crédits à ces personnes seront examinés à chaque inspection. Une
attention sera aussi portée aux contrats passés avec des personnes physiques et/ou
morales considérées comme relations d’affaires ou fournisseurs de services.
d) La vérification des situations de conflits d’intérêts ou des avantages non
réglementaires accordés aux dirigeants ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 65
Lorsque des dirigeants ou des salariés occupent une autre fonction à l’extérieur du
SFD, l’inspecteur doit juger si cette fonction :
est compatible;
peut porter préjudice au SFD;
a une influence négative sur l’image du SFD.
L’inspecteur doit examiner et relever toute situation de conflit d’intérêts, d’apparence
de conflit d’intérêts ou d’irrégularité risquant d’être préjudiciable au SFD, à un
dirigeant ou à un employé.
L’inspecteur doit s’assurer de la justification de toute rémunération directe ou
indirecte accordée à une personne apparentée au SFD.
Il doit aussi s’interroger sur la pertinence des dépenses administratives, et accorder
une attention particulière aux montants importants afin de déceler les dépenses
excessives. Les contrats d’embauche doivent aussi être examinés car ils peuvent
révéler des situations abusives en faveur d’un employé au détriment du SFD (ex. : un
régime d’intéressement).
Les points à considérer sont l’importance des frais raisonnables encourus par les
dirigeants pour des activités dans l’exercice de leur fonction. Les frais de
représentation, de colloque et séminaire sont-ils conformes à une politique, ont-ils
été engagés principalement pour les affaires du SFD, sont-ils raisonnables et
supportés par des pièces justificatives ? Les cadeaux aux dirigeants sont-ils une
rémunération indirecte, les frais engagés sont-ils raisonnables ?
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 66
OBJET : évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLE : Le contrôle interne par
REDIGE LE :
cycle
23/04/2013
POINT DE CONTROLE : La sécurité
REVISE LE :
Risques
Contrôles à effectuer
Encaisses et coffre :
S’assurer que la caisse est suffisamment protégée contre les agressions
externes;
S’assurer que le personnel connait bien les consignes précises en cas
d’agression ;
S’assurer que la caisse contient des billets pièges que l’on peut retracer
facilement par leur numéro en cas de vol ;
S’assurer que l’encaisse est réduite au minimum et qu’elle est conforme au
montant couvert par l’assurance du SFD ;
S’assurer que les valeurs sont protégées contre le vol et l’incendie ; S’assurer
que l’accès aux coffres est réservé uniquement aux personnes habilitées ;
S’assurer que l’ouverture du coffre contenant des valeurs est faite en
présence de deux personnes chacune titulaire d’une clé ou d’une partie de la
combinaison ;
S’assurer que la clé du coffre est enfermée chaque soir dans un coffre ou
dans un endroit connu du Responsable et éventuellement d’une autre
personne ;
S’assurer que la combinaison n’est connue que des personnes habilitées ;
S’assurer que le double de la clé est sous la responsabilité d’une personne
habilitée qui l’enferme dans un autre coffre ou dans celui d’un autre SFD ou
d’un point de service ;
S’assurer que le double de la combinaison est contenu dans une enveloppe
scellée, sous la responsabilité d’une personne habilitée, qui l’enferme dans un
autre coffre, ou dans celui d’un autre SFD ou point de service ;
S’assurer que les coffres de service ne contiennent que des valeurs
nécessaires au travail courant et que les stocks de réserve sont contenus
dans un coffre central, ou le coffre d’un point de service ou d’un autre SFD ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 67
S’assurer que le contenu de chaque coffre est connu et inventorié dans des
documents conservés dans un autre endroit, pour permettre leur reconstitution
en cas de vol ou de destruction.
Classement et archivage :
S’assurer du respect de la durée de conservation légale et prévue par les
instructions de la BCEAO, des documents internes et externes ;
S’assurer de la rationalité du système d’archivage ;
S’assurer que l’accès au système est limité aux personnes habilitées et que la
communication des documents est faite aux seules personnes autorisées ;
Examiner le contrat de sous-traitance de l’archivage pour s’assurer du sérieux
et de l’honorabilité de tout prestataire externe ;
S’assurer que la police d’assurance du SFD couvre les risques liés à
l’archivage.
Sécurité incendie :
S’assurer que les systèmes d’alarme, de prévention et de lutte contre
l’incendie sont adéquats ;
S’assurer de l’existence d’un « plan incendie » comportant un responsable et
un suppléant par localisation ;
S’assurer de l’existence de consignes claires affichées à l’attention du
personnel et de la clientèle en cas d’incendie ;
S’assurer que les responsables d’incendie ont reçu des formations adéquates
régulières ;
S’assurer que des tests d’évacuation sont régulièrement effectués et les
résultats matérialisés et conservés ;
S’assurer que le contrat d’assistance incendie est régulièrement exécuté et
correctement suivi.
Sécurité générale :
S’assurer que les mesures de protection sont prises et sont fonctionnelles :
vitres de protection, sas de sécurité, portes avec des serrures de sécurité,
caméras vidéo, système d’alarme, caisses escamotables, des coffres-forts
pour les caisses courantes et la caisse de réserve ;
S’assurer de l’omniprésence du système de gardiennage pour filtrer les
entrées dans le SFD ;
S’assurer que les risques importants sont couverts par l’assurance ;
S’assurer du respect du budget en matière d’assurance.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 68
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLE : Le contrôle interne par REDIGE LE : 23/04/13
cycle REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Le système d’information
.
Risques
Les risques rattachés au système informatique sont :
- La mauvaise conservation des informations comptables ;
- Le mauvais traitement des informations.
Contrôles à effectuer
Evaluer la conformité et la fiabilité de l’informatique
S’assurer de la concision et de l’exhaustivité de l’information produite
pour une identification et un enregistrement des opérations conformes
aux instructions BCEAO ;
S’assurer de l’impossibilité d’une modification d’une journée comptable
clôturée ;
S’assurer de la production automatisée des documents de synthèse
suivant les instructions BCEAO ;
S’assurer de la production automatisée des états de gestion.
Evaluer la sécurité physique
Vérifier qu’une liste exhaustive et actuelle des personnes ayant accès
aux locaux informatiques est constituée;
S’assurer qu’un contrôle d’identité est effectué avant l’accès aux locaux
informatiques ;
S’assurer que les heures d’accès sont dûment stipulées ;
S’assurer qu’en dehors de ces heures, les personnes présentes dans
les locaux informatiques sont munies d’une autorisation spéciale ;
Contrôler l’existence de contrats d’assurance ;
S’assurer de la présence des protections incendie adéquates ;
S’assurer que le serveur est placé au centre des locaux l’abritant ;
S’assurer que les logiciels de base, les applicatifs et les données sont
conservés dans des armoires ignifugées ;
Vérifier que les fichiers magnétiques sont identifiés à l’aide d’une
étiquette interne ou externe comportant des informations sur l’intitulé et
la date de la dernière mise à jour du fichier ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 69
S’assurer qu’un double des fichiers est conservé à l’extérieur des
locaux informatiques dans des coffres ignifugés et qu’ils pourront être
facilement reconstitués ;
S’assurer que les duplicatas des fichiers sont également mis à jour à
chaque modification des fichiers ;
S’assurer de la qualité des fichiers duplicata et de leurs supports ;
S’assurer que les fichiers sont conservés sur une durée suffisante
conformément aux instructions BCEAO pour faire face à des demandes
de justification ;
Veiller au respect de la norme de sécurité relative à la conservation
extraterritoriale des fichiers.
Evaluer la sécurité logique
S’assurer que l’accès au système informatique est limité aux heures
ouvrables stipulées dans les procédures ;
S’assurer de la traçabilité des accès au système ;
Contrôler que des habilitations spéciales pour un usage en dehors de
ces heures sont délivrées ;
Contrôler l’existence d’un mot de passe ou d’un code d’accès au
système pour chaque utilisateur;
Vérifier l’effectivité des habilitations pour chaque catégorie d’opération ;
S’assurer que les mots de passe sont régulièrement modifiés ;
S’assurer que le système d’attribution des mots de passe garanti la
confidentialité de ceux-ci ;
S’assurer que le mot de passe limite l’accès de l’employé aux
opérations le concernant ;
Vérifier que les terminaux n’ont accès qu’aux fonctions du ressort des
personnes ou du service ;
S’assurer que lors du départ d’un agent, les habilitations dont il
bénéficie sont immédiatement supprimées ;
S’assurer que l’accès aux applications en exploitation est interdit aux
analystes et aux programmeurs sans une autorisation particulière ;
S’assurer que des procédures formelles garantissent l’intégrité des
traitements ;
Vérifier que les procédures d’exploitation sont sous la supervision d’un
responsable ;
S’assurer que la saisie est décentralisée au niveau des utilisateurs et
qu’elle ne dépend pas du département informatique ;
Vérifier que la sécurité des systèmes est assurée par un responsable
nommément désigné ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 70
S’assurer que toutes les modifications de programme sont déclenchées
par une demande écrite des utilisateurs après autorisation d’une
personne habilitée ;
Vérifier qu’à chaque modification des tests sont effectués et que la
documentation du programme et les fichiers de sauvegarde sont
complétés et mis à jour.
Evaluer le plan de secours
S’assurer de l’existence du plan de secours ;
Organiser des tests du plan de secours avec l’entité Responsable ;
Vérifier la périodicité des tests du plan de secours ;
S’assurer qu’un responsable de ce plan a été nommément désigné ;
S’assurer qu’une cellule de crise chargée de conduire ce plan a été
constituée ;
S’assurer que le plan de secours inclut une génération au support de
l’ancien logiciel.
Evaluer les acquisitions
S’assurer de l’existence d’une étude d’opportunité préalable pour
évaluer l’utilité et la rentabilité du projet ;
S’assurer de l’existence d’un cahier des charges ou d’une expression
des besoins formulée par les utilisateurs d’une manière claire,
complète ;
S’assurer de l’existence d’un comité de pilotage regroupant les
utilisateurs, les informaticiens et les auditeurs pour suivre les projets
importants pour les études, réalisations, tests et réception de produits
finis ;
S’assurer de la réalisation de tests suffisants permettant de s’assurer
que le produit fonctionne correctement et conformément aux
spécifications ;
S’assurer que le produit fini est livré avec la documentation adéquate
permettant ultérieurement de retrouver les éléments nécessaires, pour
modifier ou développer l’application ;
Vérifier que des tests suffisants sont réalisés pour s’assurer que le
produit fonctionne correctement et conformément à l’expression du
besoin du service demandeur et au bon de commande ;
S’assurer que les contrats d’assurance et de maintenance liés aux
acquisitions sont suivis et respectés ;
S’assurer que la maintenance du parc informatique est régulière ;
Vérifier le respect des autres clauses contractuelles relatives à la
gestion du parc informatique.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 71
OBJET : l’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Le contrôle interne par
REDIGE LE : 23/04/13
cycle
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Les immobilisations
.
Risque
Les principaux risques attachés au contrôle interne du cycle des immobilisations
sont :
- Le fonctionnement défectueux des immobilisations ;
- Le vol ou la détérioration des immobilisations.
Contrôles
L’inspecteur devra :
- s’assurer que le SFD respecte des normes en vigueur ;
- s'assurer que le classement comptable est conforme à la nature de
l'immobilisation ;
- contrôler la durée et le calcul des amortissements, le respect du principe de
permanence des méthodes ;
- contrôler les justificatifs des frais engagés et immobilisés ;
- vérifier la propriété des immobilisations.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 72
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Le contrôle interne par
REDIGE LE : 23/04/13
cycle
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Le personnel
Risques
- le maintien dans les effectifs des personnes licenciées ou ayant quitté la
structure, pouvant entrainer l’émission et le règlement d’une paie injustifiée.
- des erreurs dans la détermination des éléments variables de la paie ou une
collecte trop tardive des éléments nécessaires à son établissement ;
- l’enregistrement tardif ou le non-enregistrement des opérations de paie en
comptabilité ;
- des erreurs dans le calcul des charges sociales.
Contrôles
L’inspecteur procèdera aux contrôles suivants :
- S’assurer que le recrutement du personnel respecte les textes en vigueur
dans le pays ;
- S’assurer que le SFD dispose du personnel nécessaire à l’exécution ses
activités ;
- S’assurer que les besoins en termes de ressources humaines sont réels ;
- S’assurer que les procédures de recrutement sont respectées ;
- Vérifier l’existence d’une procédure de gestion du personnel ;
- Vérifier que le payement des salaires et des impôts et taxes respecte les
normes en vigueur ;
- Vérifier l’existence et la gestion adéquate des dossiers du personnel.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 73
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Le contrôle interne par
REDIGE LE : 23/04/13
cycle
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Les stocks
.
Risque
Le risque potentiel lié au cycle de stock est l’existence de mouvements non
enregistrés, qui font perdre l’inventaire sa fiabilité.
Contrôle
Pour cette évaluation, l’inspecteur devra :
- S’assurer de l’existence des procédures et des dispositions de gestion des
stocks,
S’assurer que les stocks font l’objet d’inventaire périodique
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 74
OBJET : L’évaluation du contrôle interne REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Le contrôle interne par
REDIGE LE : 23/04/13
cycle
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Les achats
.
Contrôles à effectuer
- vérifier que les besoins ont été exprimés par les personnes habilitées
conformément aux prescriptions budgétaires ;
- vérifier que les règles d’appel à la concurrence sont observées
- vérifier la justification des arguments utilisés pour le choix d’un fournisseur ;
- rapprocher les factures fournisseurs du dossier d’appel d’offres et s’assurer
que les sommes concordent ;
- s’assurer de la réalité des réceptions en rapprochant le bon de commande, la
lettre de marché au PV de réception ou bon de livraison (BL) ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 75
4.5. Le contrôle des états de synthèse
Le contrôle des états de synthèse concerne les comptes individuels à savoir le bilan,
les comptes de résultats et les hors bilan ainsi que les comptes combinés et
consolidés.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 76
OBJET : CONTROLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Le bilan REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Les actifs
Contrôles à effectuer
A10 Valeur en caisse
Contrôler physiquement la caisse et s’assurer de la séparation selon la
monnaie ;
Contrôler opérations en monnaie locale et devises sur pièces ;
Contrôler l’encaisse eu égard au plafond assuré.
A12 Comptes ordinaires débiteurs
Contrôler les états de rapprochement et s’assurer de l’absence de suspens
significatifs pour les comptes.
Analyser l’évolution annuelle de la structure des dépôts ;
Contrôler la réalité, la justification et la bonne classification des comptes par
confirmation directe/Sondage ;
Contrôler les arrêtés des comptes (taux, agios) et la correcte classification des
comptes de charges et produits ;
Faire la revue analytique du compte de résultat et le contrôle de
l’indépendance des exercices ;
Identifier les comptes et transactions à risques : personnes morales, comptes
dormants, ouverts par des intermédiaires, comptes fréquemment débiteurs…
Contrôler l’effectivité et la conformité du dispositif de Lutte Anti Blanchiment ;
Contrôler les systèmes de paiement et moyens de paiement (chèques, effets,
virements et prélèvements, cartes de paiement ou de débit et les porte-
monnaies électroniques) : justification, réalité et classification des comptes de
liaison, d’attente et d’encaissement ;
A2A Autres comptes de dépôts débiteurs
S'assurer de l'existence et de l'exactitude des soldes des comptes Nostri et
Lori ;
S'assurer que les intérêts créditeurs et débiteurs sont correctement calculés et
comptabilisés à la date d’arrêté ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 77
S'assurer que les comptes Nostri et Lori sont correctement présentés dans les
états financiers ;
S’assurer de la justification des « valeurs non imputées » et « autres sommes
dues » ;
Contrôler les arrêtés des comptes (taux, agios) et la correcte classification des
comptes de charges et produits ;
Faire la revue analytique du compte de résultat et le contrôle de
l’indépendance des exercices.
A3A Comptes de prêts/ /A70Comptes de prêts en souffrance
Pour les crédits aux particuliers et entreprises, procéder à la justification de la
réalité et à la correcte classification ;
Pour les engagements par signature, s’assurer de l’exhaustivité des
enregistrements et paiements et de la perception des commissions ;
Contrôler la correcte classification des créances douteuses et des provisions
liées.
A60 Créances rattachées/ Institutions financières
rapprocher les pièces justificatives des montants comptabilisés et les analyser
conjointement avec les produits ;
Refaire les calculs par sondage ;
S'assurer que le SFD dispose d'outils adéquats pour déterminer avec
exactitude les intérêts courus pour tous les types de compte d'actif
concernés ;
A65 Créances rattachées/ Membres ou clients
Rapprocher le solde comptable et l'analyse des comptes ;
Justifier ces différentes analyses ;
Vérifier les différents calculs (sondage) ;
S'assurer que le SFD dispose d'outils adéquats pour déterminer avec
exactitude les intérêts courus pour tous les types de comptes d'actif
concernés.
Faire la revue analytique et l’historique des provisions (méthode, taux,
justification) ;
S’assurer que l'ensemble des lignes de crédit et des cautions accordées
existent et sont comptabilisées avec exactitude ;
S’assurer que le réescompte des intérêts est correctement calculé pour
l'exhaustivité des crédits accordés et enregistré dans les comptes;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 78
S’assurer que l'ensemble des dossiers fait l'objet d'un suivi régulier et les
provisions afférentes sont correctement évaluées ;
S’assurer que l'ensemble des prêts et autres types de crédit est comptabilisé
sur le correct exercice ;
S’assurer que l'ensemble des prêts et autres types de crédit fait l'objet d'une
correcte classification comptable dans les états financiers.
S’assurer de la justification des comptes en confrontant les soldes aux
sommes des contrats en cours ;
S’assurer de l’exactitude et de la réalité des soldes par confirmation directe ;
S’assurer de la correcte classification des opérations ;
S’assurer de l’existence d’une convention avec la contrepartie.
B2D, B30, B40 Crédits/, B70 Comptes de crédits en souffrance
Pour les crédits aux particuliers et entreprises, procéder à la justification de la
réalité et à la correcte classification ;
Pour les engagements par signature s’assurer de l’exhaustivité des
enregistrements et paiements et de la perception des commissions ;
Contrôler la correcte classification des créances douteuses et des provisions
liées ;
Faire la revue analytique et l’historique des provisions (méthode, taux,
justification) ;
S’assurer que l'ensemble des lignes de crédit et des cautions accordées
existent et sont comptabilisées avec exactitude ;
S’assurer que le réescompte des intérêts est correctement calculé pour
l'exhaustivité des crédits accordés et enregistré dans les comptes;
S’assurer que l'ensemble des dossiers fait l'objet d'un suivi régulier et les
provisions afférentes sont correctement évaluées ;
S’assurer que l'ensemble des prêts et autres types de crédit est comptabilisé
sur le correct exercice ;
S’assurer que l'ensemble des prêts et autres types de crédit fait l'objet d'une
correcte classification comptable dans les états financiers ;
S’assurer de la justification des comptes en confrontant les soldes aux
sommes des contrats en cours ;
S’assurer de l’exactitude et de la réalité des soldes par confirmation directe ;
S’assurer de la correcte classification des opérations ;
S’assurer de l’existence d’une convention avec la contrepartie.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 79
C10 Titres de placement
S’assurer de la justification, de la réalité et de la bonne classification ;
Contrôler les acquisitions et cessions ;
Contrôler l’exhaustivité des enregistrements des titres en hors bilan ;
S’assurer de leur correcte évaluation et de l’exactitude de l’information dans
l’annexe et le rapport de gestion et du respect du principe d’indépendance
des exercices ;
S’assurer que les titres enregistrés dans les états financiers existent et font
l'objet d'une comptabilisation exhaustive et exacte ;
S’assurer que les titres enregistrés dans les états financiers font l'objet d'une
correcte classification selon les instructions de la BCEAO ;
S’assurer que les titres sont correctement valorisés compte tenu de leur
classification.
S’assurer que les titres font l'objet d'un correct provisionnement compte tenu
de leur classification et des couvertures (si elles existent) qui leurs sont
associées ;
S’assurer que le réescompte des intérêts et autres produits et charges liés est
correctement calculé sur l'ensemble des titres, compte tenu de leur nature ;
S’assurer que les opérations sur titres font l'objet d'un correct traitement
comptable ;
S’assurer que les plus et moins-values ont été correctement comptabilisées ;
S’assurer que les provisions éventuellement constituées ont été reprises pour
les titres cédés.
C30 Les comptes de stocks
Vérifier la classification, l’évaluation et l’existence des stocks ;
S’assurer que les stocks sont correctement appréhendés et comptabilisés,
existent, appartiennent à l’institution ;
S’assurer que la valorisation des stocks est correctement calculée, à l'aide
d'une méthode admise par les normes comptables en vigueur (FIFO, PUMP).
S’assurer que les chevauchements de fin de période sont correctement
appréhendés.
S’assurer que l'évaluation des stocks est justifiée : les provisions pour
dépréciation estimées nécessaires sont comptabilisées.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 80
C56 Valeurs à l’encaissement
Par sondage, procéder à la justification des comptes ;
Vérifier les dates de remise à l’encaissement, contrôler les valeurs en suspens
(pièce, apurement, encaissement) ;
Contrôler les montants en attente importants et l’ancienneté des suspens.
C59 valeurs à rejeter
Par sondage, procéder à la justification des comptes ;
Vérifier les dates de remise à l’encaissement, contrôler les valeurs en suspens
(pièce, apurement, encaissement) ;
Contrôler les montants en attente importants et l’ancienneté des suspens.
D50 Crédit-bail et opération assimilées
Pour le crédit-bail, contrôler la comptabilité financière et sociale et faire une
revue comparative des paiements de loyers, identifier les impayés et contrôler
la provision et la réserve latente ;
S’assurer de la correcte classification des biens selon la nature du contrat,
l’objet du bien et l’actualité du contrat ;
Obtenir le tableau d’amortissement et contrôler la réalité et l’exactitude des
paiements.
B2N comptes ordinaires débiteurs
Analyser l’évolution annuelle de la structure des dépôts ;
Contrôler la réalité, la justification et la bonne classification des comptes par
confirmation directe/Sondage ;
Contrôler les arrêtés des comptes (taux, agios) et la correcte classification des
comptes de charges et produits ;
Faire la revue analytique du compte de résultat et le contrôle de
l’indépendance des exercices ;
Identifier les comptes et transactions à risques : personnel, clientèle
occasionnelle ou non résidente, personnes morales, PPE, comptes dormants,
ouverts par des intermédiaires, comptes fréquemment débiteurs…
Contrôler l’effectivité et la conformité du dispositif de Lutte Anti Blanchiment ;
Contrôler les systèmes de paiement et moyens de paiement (effets, virements
et prélèvements, cartes de paiement ou de débit et les portes monnaies
électroniques) : justification, réalité et classification des comptes de liaison,
d’attente et d’encaissement.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 81
B2N comptes ordinaires débiteurs
Analyser l’évolution annuelle de la structure des dépôts ;
Contrôler la réalité, la justification et la bonne classification des comptes par
confirmation directe/Sondage ;
Contrôler les arrêtés des comptes (taux, agios) et la correcte classification des
comptes de charges et produits ;
Faire la revue analytique du compte de résultat et le contrôle de
l’indépendance des exercices ;
Identifier les comptes et transactions à risques : personnel, clientèle
occasionnelle ou non résidente, personnes morales, PPE, comptes dormants,
comptes ouverts par des intermédiaires, comptes fréquemment débiteurs…
Contrôler l’effectivité et la conformité du dispositif de Lutte Anti Blanchiment ;
Contrôler les systèmes de paiement et moyens de paiement (effets, virements
et prélèvements, cartes de paiement ou de débit et les portes monnaies
électroniques) : justification, réalité et classification des comptes de liaison,
d’attente et d’encaissement.
C40 Débiteurs divers
Faire la revue analytique des comptes débiteurs et créditeurs divers ;
Vérifier la correcte classification ;
Contrôler par sondage la justification des comptes ;
Contrôler l’absence d’opérations avec les Membres, bénéficiaires ou clients
ou les Institutions financières ;
Par sondage vérifier les comptes avec le personnel, avec l’Etat, les
fournisseurs, les autres débiteurs ;
S’assurer que les sommes non versées à la fin de chaque période sont
comptabilisées ;
S’assurer que les montants comptabilisés sont justes, compte tenu des
engagements vis-à-vis des salariés ;
S’assurer que la comptabilisation des coûts sociaux est en adéquation avec
les normes comptables en vigueur ;
S’assurer que les décaissements sont conformes aux salaires nets figurant
sur les états de paie et les déclarations fiscales et sociales.
C6Acomptes d’ordre et divers : pour les opérations en devises
Justifier les comptes en devises ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 82
Contrôler le résultat de change et comparer avec la période précédente et
s’assurer du respect de la séparation d’exercices ;
S’assurer de l’exactitude, de l’existence et de l’exhaustivité des comptes
libellés en devises et donc de la position de change ;
S’assurer que les opérations de change sont correctement présentées dans
les états financiers ;
S’assurer de l’exactitude du résultat de change ;
Examiner les comptes « gains et pertes de change » ;
Comparer le résultat de change avec les résultats calculés par les cambistes
et avec les résultats budgétés et les résultats de l’exercice précédent ;
Contrôler l’exactitude des cours de réévaluation utilisés ;
S’assurer que toutes les positions de change sont prises en compte ;
S’assurer de la justification de tous les comptes en devises, en particulier les
comptes de correspondants (Nostro), les engagements au comptant à terme
ferme ou optionnels (hors bilan), les comptes d’ajustement en devises ;
Rapprocher la position de change cambiste de la position de change
comptable ;
S’assurer du respect de l’indépendance des exercices en vérifiant que la
comptabilisation des opérations et du résultat de change a été faite à la bonne
date.
D01 Valeurs immobilisées
Vérifier l’existence des immobilisations en inventoriant un échantillon et en
confrontant fichier des immobilisations et extraits de comptes ;
Vérifier l’exactitude de l’évaluation des immobilisations notamment avec les
provisions constituées sur les immobilisations incorporelles et les titres ;
S’assurer que les productions de l’institution pour elle-même sont
comptabilisées en fin d’exercice en production en cours ;
S’assurer que les immobilisations incorporelles ne nécessitent pas la
constitution de provision ;
S’assurer que les immobilisations acquises suite à des garanties ont fait l’objet
de la procédure de réalisation avant comptabilisation ;
Contrôler par sondage des acquisitions, cessions ou autres sorties de
l’exercice ;
Contrôler par sondage le calcul des amortissements ;
S’assure que les immobilisations comptabilisées existent et appartiennent à
l’institution et sont utilisées dans le cadre de l’activité financière
(immobilisation d’exploitation) et de l’activité non financière (immobilisation
hors exploitation) ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 83
S’assurer que les éléments qui doivent être immobilisés le sont ; les cessions
et autres mouvements de sortie sont tous comptabilisés ainsi que les plus ou
moins-values qu'ils ont générées ;
S’assurer de la justification et de la conformité des immobilisations acquises
suite à la réalisation des garanties ;
S’assurer que les montants immobilisés sont justes et ne comprennent pas
d'éléments devant être comptabilisés en charges ;
S’assurer que tous les dividendes, intérêts et autres produits portant sur des
immobilisations financières sont comptabilisés ;
S’assurer que la valorisation des opérations et la présentation des comptes
sont correctes et en adéquation avec les normes comptables en vigueur ;
S’assurer du paiement à date et à bonne valeur des versements restant à
effectuer.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 84
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Bilan REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Passif
F1A compte ordinaires créditeurs
Contrôler les états de rapprochement et s’assurer de l’absence de suspens
significatifs pour les comptes ;
Analyser l’évolution annuelle de la structure des dépôts ;
Contrôler la réalité, la justification et la bonne classification des comptes par
confirmation directe/Sondage ;
Contrôler les arrêtés des comptes (taux, agios) et la correcte classification des
comptes de charges et produits ;
Faire la revue analytique du compte de résultat et le contrôle de
l’indépendance des exercices ;
Identifier les comptes et transactions à risques : personnes morales, comptes
dormants, comptes ouverts par des intermédiaires et comptes fréquemment
débiteurs ;
Contrôler l’effectivité et la conformité du dispositif de Lutte Anti Blanchiment ;
Contrôler les systèmes de paiement et moyens de paiement (chèques, effets,
virements et prélèvements, cartes de paiement ou de débit et les porte-
monnaies électroniques) : justification, réalité et classification des comptes de
liaison, d’attente et d’encaissement.
F2A autres compte de dépôts créditeurs
S'assurer de l'existence et de l'exactitude des soldes des comptes Nostri et
Lori ;
S'assurer que les intérêts créditeurs et débiteurs sont correctement calculés et
comptabilisés à la date d’arrêté ;
S'assurer que les comptes Nostri et Lori sont correctement présentés dans les
états financiers ;
S’assurer de la justification des « valeurs non imputées » et « autres sommes
dues » ;
Contrôler les arrêtés des comptes (taux, agios) et la correcte classification des
comptes de charges et produits ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 85
Faire la revue analytique du compte de résultat et le contrôle de
l’indépendance des exercices.
F3A Comptes d’emprunts/G60 Emprunts
S’assurer de la justification des comptes en confrontant les soldes aux
sommes des contrats en cours et aux tableaux de remboursement ;
S’assurer de l’exactitude et de la réalité des soldes par confirmation directe ;
S’assurer de la correcte classification des opérations ;
S’assurer de l’existence d’une convention avec la contrepartie.
F60 Dettes rattachées/Institutions financières
Vérifier à l’aide des pièces justificatives les montants comptabilisés ;
S'assurer que toutes les dettes rattachées ont été prises en compte dans le
résultat ;
Vérifier que le SFD dispose d'outils fiables de calcul et de comptabilisation
des dettes rattachées.
F50 Autres sommes dues aux institutions financières/G70 Autres
sommes dues aux membres, bénéficiaires ou clients
S'assurer de l'exhaustivité et de la correcte évaluation des provisions pour
contreparties douteuses;
S’assurer de la justification des « valeurs non imputées » et « autres sommes
dues » ;
Contrôler les montants en attente importants et l’ancienneté des suspens.
G10 Comptes ordinaires créditeurs
Analyser l’évolution annuelle de la structure des dépôts ;
Contrôler la réalité, la justification et la bonne classification des comptes par
confirmation directe/Sondage ;
Contrôler les arrêtés des comptes (taux, agios) et la correcte classification des
comptes de charges et produits ;
Faire la revue analytique du compte de résultat et le contrôle de
l’indépendance des exercices ;
Identifier les comptes et transactions à risques : personnel, clientèle
occasionnelle ou non résidente, personnes morales, PPE, comptes dormants,
comptes ouverts par des intermédiaires et comptes fréquemment débiteurs.
Contrôler l’effectivité et la conformité du dispositif de Lutte Anti Blanchiment ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 86
Contrôler les systèmes de paiement et moyens de paiement (effets, virements
et prélèvements, cartes de paiement ou de débit et les porte-monnaies
électroniques) : justification, réalité et classification des comptes de liaison,
d’attente et d’encaissement.
G15/G2A/G30/G35 Autres comptes des membres, bénéficiaires ou clients
S'assurer de l'existence et de l'exactitude des soldes des comptes ;
S'assurer que les intérêts créditeurs sont correctement calculés et
comptabilisés à la date d’arrêté ;
S'assurer que les comptes sont correctement présentés dans les états
financiers ;
Contrôler les arrêtés des comptes (taux) et la correcte classification des
comptes de charges et produits ;
Faire la revue analytique du compte de résultat et le contrôle de
l’indépendance des exercices.
G90/ Dettes rattachées/ Membres ou clients
Vérifier avec les pièces justificatives les montants comptabilisés ;
Vérifier que toutes les dettes rattachées ont été comptabilisées ;
Vérifier l'existence d'outils fiables de calcul des créances et dettes rattachées.
H40 Créditeurs divers
Faire la revue analytique des comptes débiteurs et créditeurs divers ;
Vérifier la correcte classification ;
Contrôler par sondage la justification des comptes ;
Contrôler l’absence d’opérations avec les Membres, bénéficiaires ou clients
ou les Institutions financières ;
Par sondage vérifier les comptes avec le personnel, avec l’Etat, les
fournisseurs, les autres débiteurs ;
S’assurer que les sommes non versées à la fin de chaque période sont
comptabilisées ;
S’assurer que les montants comptabilisés sont justes, compte tenu des
engagements vis-à-vis des salariés ;
S’assurer que la comptabilisation des coûts sociaux est en adéquation avec
les normes comptables en vigueur ;
S’assurer que les décaissements sont conformes aux salaires nets figurant
sur les états de paie et les déclarations fiscales et sociales.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 87
H6A comptes d’ordre et divers : Pour les opérations en devises
Justifier les comptes en devises ;
Contrôler le résultat de change et comparer avec la période précédente et
s’assurer du respect de la séparation d’exercices ;
S’assurer de l’exactitude, de l’existence et de l’exhaustivité des comptes
libellés en devises et donc de la position de change ;
S’assurer que les opérations de change sont correctement présentées dans
les états financiers ;
S’assurer de l’exactitude du résultat de change ;
Examiner les comptes « gains et pertes de change » ;
Comparer le résultat de change avec les résultats calculés par les cambistes
et avec les résultats budgétés et les résultats de l’exercice précédent ;
Contrôler l’exactitude des cours de réévaluation utilisés ;
S’assurer que toutes les positions de change sont prises en compte ;
S’assurer de la justification de tous le comptes en devises en particulier les
comptes de correspondants (Nostro), les engagements au comptant à terme
ferme ou optionnels (hors bilan), les comptes d’ajustement en devises ;
Rapprocher la position de change cambiste de la position de change
comptable ;
S’assurer du respect de l’indépendance des exercices en vérifiant que la
comptabilisation des opérations et du résultat de change a été faite à la bonne
date.
E01 ACTIONNAIRES, ASSOCIES OU MEMBRES
Vérifier que les comptes ne sont pas débiteurs ;
S’assurer de la justification des soldes ;
S’assurer que ces comptes sont soldés suite aux libérations de capital.
E05 EXCEDENT DES CHARGES SUR LES PRODUITS/L75/L80/L81/L82
Vérifier la réalité et la justification les comptes de résultat eu égard aux
décisions des organes habilités et aux dispositions légales, statutaires.
L01 Subvention d’investissement
Vérifier la correcte classification et la réalité des subventions ;
S’assurer du respect des règles notamment en termes de virement de quôte-
part au compte de résultat ;
S’assurer de la réalité de l’immobilisation acquise ou produite ;
S’assurer du correct amortissement de l’immobilisation subventionnée
conformément à la règle sur la durée.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 88
L20 Fonds affectés
Vérifier la correcte classification et la réalité des fonds eu égard aux
conventions ;
S’assurer de leur utilisation conformément aux objets des conventions ;
S’assurer de la restitution si applicable ;
S’assurer de la réalité des fonds et de leur justification.
L30 Provisions pour risques et charges
Contrôler les provisions par un examen analytique et un contrôle de la base
de calcul,
Contrôler la justification et l’exhaustivité des enregistrements ;
S’assurer de la reprise de la provision sur les engagements par signature dès
que l’institution réalise la garantie ou lorsque le client rembourse au tiers ;
S’assurer de la réalité d’une information en annexe (notamment pour les
provisions pour départ à la retraite).
L35 Provisions réglementées
Contrôler les provisions par un examen analytique et un contrôle de la base
de calcul,
Contrôler la justification et l’exhaustivité des enregistrements ;
S’assurer de la réalité d’une information en annexe ;
S’assurer de la conformité aux règles fiscales.
L41/L43 Emprunts et titres subordonnés et dettes rattachées
Contrôler l’exactitude des opérations subordonnées et la réalité par
confirmation directe et l’évaluation (taux…) ;
Contrôler la justification des termes appliqués conformément à la situation de
l’institution.
L45 Fonds pour risques financiers généraux
Contrôler les provisions par un examen analytique et un contrôle de la base
de calcul,
Contrôler la justification et l’exhaustivité des enregistrements ;
S’assurer de la réalité d’une information en annexe.
L50 Primes liées au capital
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 89
S’assurer que ce compte n’est utilisé que par les SFD sous forme de
sociétés ;
S’assurer de la justification des opérations enregistrées et de leur conformité
aux décisions des organes et aux textes applicables ;
S’assurer de l’exactitude du calcul des primes.
L55 Réserves
Vérifier les comptes de résultat eu égard aux décisions des organes habilités
et aux dispositions légales, statutaires ;
Vérifier la correcte classification des réserves selon leur nature et leur objet ;
Vérifier la justification des mouvements en compte en lien avec les comptes
de capital ou de résultat.
L59 Ecart de réévaluation des immobilisations
S’assurer du respect des principes édictées en matière de réévaluation légale
ou libre ;
S’assurer de la justification des éléments en compte ;
Vérifier l’exactitude du calcul de l’écart.
L60 Capital
Vérifier les comptes de capital aux décisions des organes habilités et aux
dispositions légales, statutaires ;
S’assurer de la correcte classification des différentes étapes de constitution du
capital en lien avec les comptes d’actionnaires et d’associés ou membres.
L65 Fonds de dotation
S’assurer de la correcte classification des opérations qui y sont enregistrées ;
S’assurer de la justification des éléments en compte.
L70 Report à nouveau
Vérifier le compte eu égard aux décisions des organes habilités et aux
dispositions légales, statutaires ;
S’assurer de la justification des éléments en compte en lien avec les comptes
de capital, d’associés ou actionnaires ou de réserves.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 90
OBJET : ETATS DE SYNTHESE REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : contrôle spécifique
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE : Fonds de sécurité ou de
REVISE LE :
solidarité
.
Contrôles à effectuer
Evaluer le fonctionnement
o S’assurer de l’existence d’un compte ordinaire spécifique ouvert dans
les livres de la faîtière destiné à accueillir les fonds ;
o S’assurer pour tous les réseaux agréés depuis plus de 6 mois, de
l’existence d’un règlement intérieur fixant le fonctionnement du fonds,
approuvé par l’organe délibérant et soumis (dans les 30 jours de son
approbation en interne) aux autorités BCEAO et Ministère, avant son
application ;
o S’assurer pour tous les réseaux déjà agréés au 1 er janvier 2011 de
l’existence d’un fonds au 01er juillet 2012 et du respect des conditions
d’approbation ci-dessus ;
o Obtenir la dernière version du règlement intérieur et contrôler la
validation de toute modification par les autorités susmentionnées ;
o S’assurer de l’effectivité annuelle et de la conformité du rapport
général de contrôle de la gestion des fonds du comité ad hoc ;
o S’assurer de la soumission du rapport susmentionné à l’Assemblée
générale de la faîtière ;
o S’assurer de l’existence d’un rapport spécifique du Commissaire aux
comptes sur le fonds et de sa transmission aux Autorités.
Contrôler les comptes /Compte 5024 – Fonds de sécurité
o Contrôler l’exactitude de la cotisation initiale : 2% du total actif moyen
brut et des engagements par signature ;
o Contrôler l’exactitude de la cotisation les années suivantes : 2% de la
variation de l’actif moyen et des engagements ;
o S’assurer que tous les mouvements en faveur du fonds effectués par
des non Membres ont été approuvés préalablement;
o S’assurer que les relèvements de fonds au-delà de 15% de l’actif total
du réseau (plafond obligatoire) sont respectés ;
o S’assurer que les mouvements en diminution du fonds ne concernent
que les requêtes d’utilisation accompagnées de plan de redressement
et soumises à l’autorisation du Conseil d ‘Administration de la faîtière ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 91
o S’assurer de l’approbation formalisée par comité de gestion du fonds
du plan de redressement et du plan de trésorerie de l’institution
membre demandeuse ;
o S’assurer de l’établissement d’une convention ou contrat de prêt
subordonné pour tout bénéficiaire du fonds ;
o S’assurer qu’aucune institution n’a bénéficié successivement trois (03)
fois du fonds.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 92
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE SYNTHESE REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Comptes individuels REDIGE LE : 023/04/13
POINTS DE CONTROLE : Hors bilan REVISE LE :
Contrôles à effectuer
N1A Engagements de financement donnés en faveur des institutions
financières
N1J Engagements de financement donnés en faveur des institutions
financières
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement et prouvant le caractère
irrévocable ;
S’assurer du solde des comptes une fois les opérations effectives et
enregistrées au bilan pour le montant réalisé ;
S’assurer que les comptes ne contiennent ni charges, ni produits.
N1H Engagements de financement reçus des institutions financières
N1K Engagements de financement reçus des institutions financières
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement et prouvant le caractère
irrévocable ;
S’assurer du solde des comptes une fois les opérations effectives et
enregistrées au bilan pour le montant réalisé ;
S’assurer que les comptes ne contiennent ni charges, ni produits.
N2A Engagements de garantie donnés en faveur des institutions
financières
N2J Engagements de garantie donnés en faveur des membres,
bénéficiaires ou clients
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement ;
S’assurer du solde des comptes une fois les opérations effectives et
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 93
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE SYNTHESE REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Comptes individuels REDIGE LE : 023/04/13
POINTS DE CONTROLE : Hors bilan REVISE LE :
enregistrées au bilan pour le montant réalisé ou lorsque le bénéficiaire
rembourse ;
S’assurer de la réalité et de l’exactitude de la provision enregistrée si le risque
d’exécution est jugé probable ;
S’assurer de la reprise de la provision si l’exécution est effective ou si le client a
finalement réglé ;
S’assurer que les comptes ne contiennent ni charges, ni produits.
N2H Engagements de garantie reçus des institutions financières
N1M Engagements de garantie reçus membres, bénéficiaires ou clients
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement ;
S’assurer du solde des comptes une fois les opérations effectives et
enregistrées au bilan pour le montant réalisé.
S’assurer que les comptes ne contiennent ni charges, ni produits.
N3A Titres à livrer
S’assurer de la justification en nombre et en valeur des titres à livrer ;
S’assurer du solde des comptes une fois que les titres sont livrés et enregistrés
au Bilan ;
S’assurer que les comptes ne contiennent ni charges, ni produits.
N3E Engagements Titres à recevoir
S’assurer de la justification en nombre et en valeur des titres à recevoir ;
S’assurer du solde des comptes une fois que les titres sont acquis et
enregistrés au Bilan ;
S’assurer que les comptes ne contiennent ni charges, ni produits.
Opérations de change au comptant
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement ;
S’assurer du solde des comptes une fois les opérations effectives ;
S’assurer qu’il ne s’agit que des opérations de change au comptant avec délai
d’usance.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 94
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE SYNTHESE REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Comptes individuels REDIGE LE : 023/04/13
POINTS DE CONTROLE : Hors bilan REVISE LE :
Opérations de change à terme
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement ;
S’assurer du solde des comptes une fois les opérations effectives ;
Contrôler le calcul des déports et reports sur la base des conditions
contractuelles.
Prêts et emprunts en devises
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement ;
S’assurer du solde des comptes dès la réalisation au bilan.
Autres engagements
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement ;
S’assurer du solde des comptes une fois les opérations effectives et
enregistrées au bilan pour le montant réalisé notamment pour les garanties sur
crédits ou prêts ;
S’assurer de la correcte évaluation des garanties ;
S’assurer que les comptes ne contiennent ni charges, ni produits.
Opérations effectuées pour le compte de tiers
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement ;
S’assurer de la correcte comptabilisation des crédits sur ressources affectées
en lien avec les opérations du poste 18 ressources affectées et du poste 20
crédits ;
S’assurer de la correcte comptabilisation des opérations d’encaissement et
exigibles avec les comptes d’attente de la classe 3 ;
S’assurer de la correcte comptabilisation des opérations consortiales (crédits et
garanties) en lien avec les comptes de crédits ou de prêts et les comptes
d’engagements de financement et de garanties ;
S’assurer que les comptes sont soldés au fur et à mesure de la réalisation des
opérations pour les tiers ;
S’assurer que les comptes ne contiennent ni charges, ni produits.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 95
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE SYNTHESE REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : Comptes individuels REDIGE LE : 023/04/13
POINTS DE CONTROLE : Hors bilan REVISE LE :
N90 Engagement douteux
Contrôler les pièces justificatives de l’enregistrement ;
S’assurer de la réalité et de l’exactitude de la provision enregistrée si le risque
d’exécution est jugé probable ;
S’assurer de la reprise de la provision si l’exécution est effective ;
S’assurer du solde du compte dès l’instant que la provision est reprise ;
S’assurer que les comptes ne contiennent ni charges, ni produits.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 96
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Charges
R1A Intérêts sur comptes ordinaires créditeurs
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les charges sur les comptes Lori/Nostri.
R1L Intérêts sur autres comptes de dépôts créditeurs
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les charges sur les autres comptes de dépôts eu
égard à la spécificité des conventions et des termes des dépôts.
R2A Intérêts sur comptes d’emprunts
Faire la revue analytique des intérêts et comparer les données avec celles
des emprunts contractés ;
Contrôler la justification des opérations sur la base des tableaux de
remboursement.
R2R Autres intérêts
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les produits sur les opérations concernées.
R3C Intérêts sur comptes des membres, bénéficiaires ou clients
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les charges sur les autres comptes de dépôts des
membres, bénéficiaires ou clients eu égard à la spécificité des
conventions et des termes des dépôts.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 97
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Charges
R3T Commissions
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les charges sur les opérations concernées
R4B Charges sur opérations sur titres et opérations diverses
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 3 ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
R5B Charges sur immobilisations financières
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 4 ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
R5E Charges sur crédit-bail et opérations assimilées
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 4 retraçant les différents types d’opérations ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
R6A Charges sur opérations de change
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 1 sur les opérations de caisse en devises et les comptes de la
classe 3 relatifs aux opérations en devises ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 98
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Charges
R6F Charges sur opérations hors bilan
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 9 en fonction du type d’engagement ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
R6V Charges sur prestations de services financiers
S’assurer du correct calcul des produits se basant sur les documents liés
aux comptes et conventions sur l’utilisation des services financiers ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
R6X Autres charges d’exploitation financière
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les cessions
d’éléments d’actifs et autres opérations financières ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
S02 Frais de personnel
S’assurer en lien avec les comptes de personnel de la classe 3 Débiteurs
et créditeurs divers (3312 à 3315 et 3322) de la correcte comptabilisation
des opérations ;
S’assurer de la conformité des différentes déclarations de salaires et du
respect des obligations en matière de cotisation retraite et pour la sécurité
sociale ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 99
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Charges
S1A Impôts et Taxes
S’assurer par rapport à la forme juridique de l’institution et à ses activités
et ses différentes opérations réalisées du respect des obligations fiscales
applicables ;
Contrôler en lien avec les comptes de charges de personnel, les comptes
débiteurs/Créditeurs divers Etat et Personnel de l’exactitude des impôts et
taxes calculés et versés ;
S’assurer de la réalité des paiements d’impôts et taxes ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
S2B Services extérieurs
S’assurer du correct calcul des montants en loyers et redevances de
crédit-bail et de leur correcte classification comptable ;
S’assurer de la correcte comptabilisation des dépenses d’entretien et
réparations et s’assurer qu’il ne s’agisse pas de charges immobilisables ;
S’assurer du correct étalement des primes d’assurance sur les périodes
concernées ;
S’assurer du respect des budgets ;
S’assurer du respect du principe de séparation des exercices ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
S3A Autres services extérieurs
S’assurer de la réalité des charges versées aux prestataires dans le cadre
de personnel extérieur prêté, d’intermédiation et de services divers de
conseil ;
S’assurer de la correcte classification des charges ;
S’assurer du respect des budgets ;
S’assurer du respect du principe de séparation des exercices ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 100
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Charges
S4A Charges diverses d’exploitation
S’assurer du correct calcul des redevances à verser en lien avec les
comptes d’immobilisations incorporelles concernées ;
S’assurer du correct calcul des indemnités de fonction à verser aux
institutions liées par une prise de participation ou une gérance ;
S’assurer de la réalité des frais de tenue d’assemblées ;
S’assurer du correct calcul du résultat sur cession négatif des
immobilisations ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
T50 Dotations au fonds pour risques financiers généraux
S’assurer dès la réévaluation du risque que les montants affectés en
fonds sont repris ;
S’assurer du correct calcul des montants de reprise eu égard aux
estimations d’avènement des risques.
T51 Dotations aux amortissements et provisions sur
immobilisations
Contrôler en lien avec les comptes d’immobilisations les dotations
effectuées ;
S’assurer de la justification des dotations aux amortissement et de
l’exhaustivité et de la réalité des informations pour les reprises de
provisions.
T6B Dotations aux provisions et pertes sur créances irrécouvrables
S’assurer de l’enregistrement des provisions conformément aux règles de
déclassement et de calcul de la provision pour toutes les créances
déclassées ;
S’assurer de la passation en pertes pour toutes les créances
provisionnées à 100% et ayant atteint 24 mois d’impayés.
T80 Charges exceptionnelles
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 101
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Charges
S’assurer du caractère exceptionnel de la charge ;
S’assurer du respect du principe de spécialisation des exercices ;
Contrôler la réalité par la justification au support de pièces.
T81 Pertes sur exercices antérieurs
S’assurer que la charge concerne les exercices antérieurs ;
S’assurer du respect du principe de spécialisation des exercices ;
Contrôler la réalité par la justification au support de pièces.
T82 Impôts sur les excédents
S’assurer du correct calcul des résultats sur l’activité de microfinance et
sur les autres activités ;
S’assurer du correct calcul des impôts sur les différents résultats ;
Contrôler la conformité des déclarations d’impôts ;
Contrôler la réalité des paiements.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 102
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Produits
V1A Intérêts sur comptes débiteurs
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les produits sur les comptes Nostri.
V1L Intérêts sur autres comptes de dépôts débiteurs
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les produits sur les autres comptes de dépôts eu
égard à la spécificité des conventions et des termes des dépôts.
V2A Intérêts sur comptes de prêts
Faire la revue analytique des intérêts et comparer les données avec celles
des prêts décaissés ;
En lien avec les comptes de prêts, s’assurer du correct calcul des intérêts
et de la cessation du calcul des intérêts pour les prêts en souffrance ;
S’assurer que les recouvrements post déclassement en créances en
souffrance sont enregistrés dans les comptes de produits exceptionnels.
V2Q Autres intérêts
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les produits sur les opérations concernées.
V2T Commissions
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les produits sur les opérations concernées.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 103
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Produits
V3B intérêts sur crédits aux Membres, bénéficiaires ou clients
Faire la revue analytique des intérêts et comparer les données avec celles
des crédits décaissés ;
En lien avec les comptes de crédits, s’assurer du correct calcul des
intérêts et de la cessation du calcul des intérêts pour les prêts en
souffrance ;
S’assurer que les recouvrements post déclassement en crédits en
souffrance sont enregistrés dans les comptes de produits exceptionnels.
V3R Autres intérêts
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
Recalculer par sondage les produits sur les opérations.
V3X Commissions
Faire la revue analytique du compte ;
Contrôler la justification des opérations ;
S’assurer que les droits d’adhésion sont enregistrés dans ces comptes ;
Recalculer par sondage les produits sur les opérations concernées.
V4B Produits sur opérations sur titres et opérations diverses
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 3 ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
V5B Produits sur immobilisations financières
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 4 ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 104
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Produits
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
V5G Produits sur opérations de crédit-bail et opérations assimilées
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 4 retraçant les différents types d’opérations ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
V6A Produits sur opérations de change
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 1 sur les opérations de caisse en devises et les comptes de la
classe 3 relatifs aux opérations en devises ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
V6F Produits sur opérations Hors bilan
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les comptes de la
classe 9 en fonction du type d’engagement ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
V6U Produits sur prestations de services financiers
S’assurer du correct calcul des produits se basant sur les documents liés
aux comptes et conventions sur l’utilisation des services financiers ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
V7A Autres Produits d’exploitation financière
S’assurer du correct calcul des produits en lien avec les cessions
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 105
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Produits
d’éléments d’actifs et autres opérations financières ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
W4A Produits divers d’exploitation
S’assurer du correct calcul des redevances en lien avec les comptes
d’immobilisations incorporelles concernées ;
S’assurer du correct calcul des indemnités de fonction ou des
rémunérations reçues des institutions liées par une prise de participation
ou une gérance ;
S’assurer de la justification des opérations au support de pièces
justificatives.
W50 Production immobilisée
S’assurer qu’en fin d’exercice les immobilisations en cours sont
enregistrées dans ce compte ;
S’assurer de l’évaluation exacte des immobilisations en cours
conformément aux règles du Référentiel comptable.
W53 Subvention d’exploitation
S’assurer que l’opération correspond à cette nature de subvention
conformément à la définition du Référentiel ;
Justifier au support de pièces toutes les opérations enregistrées en
compte.
X50 Reprise du fonds pour risques financiers généraux
S’assurer dès la réévaluation du risque que les montants affectés en
fonds sont repris ;
S’assurer du correct calcul des montants de reprise eu égard aux
estimations d’avènement des risques.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 106
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : Compte de résultat REVISE LE :
POINT DE CONTROLE : Produits
X51 Reprise d’amortissements et provisions sur immobilisations
Contrôler en lien avec les comptes d’immobilisations les reprises
effectuées ;
S’assurer de la justification des reprises d’amortissement et de
l’exhaustivité et de la réalité des informations pour les reprises de
provisions.
X6B Reprise de provisions et récupérations sur créances amorties
S’assurer de l’enregistrement de toutes les créances ayant fait l’objet de
provisions et de passation en pertes ;
S’assurer de la reprise des provisions pour toutes créances déclassées
ayant fait l’objet d’un remboursement avant la passation en pertes.
X80 Produits exceptionnels
S’assurer du caractère exceptionnel du produit ;
S’assurer du respect du principe de spécialisation des exercices ;
Contrôler la réalité par la justification au support de pièces.
X81 Profits sur exercices antérieurs
S’assurer que le produit concerne les exercices antérieurs ;
S’assurer du respect du principe de spécialisation des exercices ;
Contrôler la réalité par la justification au support de pièces.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 107
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE :
RUBRIQUE CONTROLEE : 23/04/13
POINTS DE CONTROLE : Combinaison REVISE LE :
Contrôles à effectuer
Le contrôle des comptes combinés répond exactement aux contrôles des
documents de synthèse individuels.
Cependant, il y a des principes clés dont il faut s’assurer du respect. Les
contrôles de référence sont présentés ci-après.
S’assurer de l’élimination des comptes réciproques : actif/passif et
produits/charges
Comptes de dépôts, de prêts et d’emprunts
Créances et dettes rattachées aux dépôts et emprunts
Titres de participation dans la structure faîtière et parts sociales
des SFD
Charges et produits (subventions et autres) relatifs au
fonctionnement des comptes de la structure faîtière
Charges du SFD supportées par la structure faîtière et produits
(subventions) versés par la structure faîtière dans ce cadre
Produits et charges relatifs aux comptes de dépôts, de prêts et
d’emprunts réciproques
Provisions pour dépréciation des crédits en souffrance consentis
par la faîtière à la caisse de base
Procéder aux contrôles suivants :
Effectivité de l’harmonisation des méthodes d’évaluation
Effectivité de l’élimination des incidences comptables de
l’application de législations fiscales
Effectivité de l’enregistrement des impôts différés
Capitaux propres combinés = sommation des capitaux propres
retraités des SFD combinés (en l’absence de liens de
participation entre eux)
Capital combiné= sommation des parts sociales des membres des
caisses de base
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 108
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE :
RUBRIQUE CONTROLEE : 23/04/13
POINTS DE CONTROLE : Combinaison REVISE LE :
Résultats combinés = sommation des résultats du réseau
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 109
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : REVISE LE :
POINTS DE CONTROLE : Consolidation
Contrôles à effectuer
Mis à part certains contrôles clés liés à la consolidation en global et aux types
d’intégration des comptes qui sont présentés ci-après, les contrôles des
documents de synthèse collectifs répondent aux mêmes règles que ceux des
documents de synthèse individuels pour chaque nature d’opérations et de
contrepartie.
Intégration globale
S’assurer des opérations de retraitements suivantes :
Élimination des opérations et comptes réciproques
120 Immobilisations financières mises en équivalence
Substitution du montant des titres figurant au bilan de
l’entreprise mère par chaque élément du patrimoine et du
résultat de l’entreprise consolidée
392 Bilan/782 Compte de résultat : Part des intérêts minoritaires
Inscription au bilan et au compte de résultats consolidés, de la
part des intérêts minoritaires dans les capitaux propres et
résultats, de l’entreprise consolidée
120 Immobilisations financières mises en équivalence
Substitution du montant des titres figurant au bilan de
l’entreprise mère proportionnellement à la fraction des intérêts
détenus, par chaque élément du patrimoine et du résultat de
l’entreprise consolidée
Intégration proportionnelle
S’assurer des opérations retraitements suivantes :
Élimination des opérations et comptes réciproques
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 110
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : REVISE LE :
POINTS DE CONTROLE : Consolidation
Mise en équivalence S’assurer des opérations retraitements suivantes :
120 Immobilisations financières mises en équivalence
Substitution du montant des titres figurant au bilan de l’entreprise mère par la
quôte-part détenue des capitaux propres de l’entreprise consolidée (les titres sont
donc réévalués par le montant en actif + part dans les capitaux propres : réserve
et résultat)
S’assurer de la réalité et de l’exactitude des retraitements comptables sur les
points suivants pour tous les types de consolidation :
Compte de résultat
Élimination dans la mesure du possible des produits et charges
résultant d’opérations réalisées entre entreprises intégrées
Maintien des moins-values injustifiées
Élimination facultative des plus-values résultant de cessions d’actifs
à des prix de référence (déterminés de façon externe au groupe), si
elles ne sont pas significatives
Crédit-bail
051 Crédit-bail et opérations assimilées
Inscription au bilan consolidé pour leurs encours financiers
Substitution des encours financiers par les encours
déterminés par la comptabilité sociale
390 Réserves consolidées
Inscription de la réserve latente dans les réserves consolidées
pour un montant net des impôts différés
740/640 Provisions
Réexamen des risques supportés par les entreprises consolidées sur
la base de l’analyse des risques
Dotation complémentaire au compte de résultat consolidé si
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 111
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : REVISE LE :
POINTS DE CONTROLE : Consolidation
l’examen révèle une insuffisance
Reprise du compte de résultat consolidé des provisions
excédentaires
Déduction des actifs bilanciels, des provisions constatées pour
couvrir leurs risques
650/750 Fonds pour risques financiers généraux
Réexamen des fonds affectés par les entreprises consolidées sur la
base de l’analyse des risques financiers généraux encourus par
l’ensemble du groupe ;
Dotation complémentaire au compte de résultat consolidé si
l’examen révèle une insuffisance ;
Reprise du compte de résultat consolidé des provisions
excédentaires.
165 Ecart d’acquisition /Réévaluation des actifs
Maintien au bilan consolidé des écarts de réévaluation libre ou légale
des bilans des entreprises consolidées en conformité aux
dispositions de leurs droits nationaux ;
Aucune réévaluation des actifs ne doit être pratiquée pour la
consolidation en dehors des rectifications d’évaluations liées à la
première consolidation d’une entreprise.
Fiscalité : 660 Pertes sur exercices antérieurs et 160 compte d’ordre et divers
Élimination des incidences comptables de l’application des
législations nationales
Inscription au bilan et au compte de résultats consolidés, des impôts
différés résultant :
• des écritures de consolidation et des retraitements spécifiques
• du décalage temporaire entre la constatation comptable d’un
produit ou d’une charge et son inclusion dans le résultat fiscal
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 112
OBJET : CONTRÔLE DES DOCUMENTS DE REF :
SYNTHESE REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : REVISE LE :
POINTS DE CONTROLE : Consolidation
d’un exercice ultérieur des déficits fiscaux reportables des
entreprises comprises dans la consolidation, si leur imputation
dans des bénéfices fiscaux futurs est probable
• Mention obligatoire dans l’état annexé des impôts différés
dégagés au bilan et au compte de résultat consolidés.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 113
OBJET : Le contrôle des SFD en difficulté REF :
RUBRIQUE CONTROLEE :
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE :
REVISE LE :
.
4.6. Le contrôle des SFD en difficulté
Les SFD en difficulté traités dans ce dossier concernent ceux qui sont soumis aux
procédures collectives selon les dispositions de l’article 25 de l’Acte Uniforme portant
organisation des procédures collectives ou aux dispositions spécifiques de la loi sur
les SFD et relatives à ceux en difficulté.
Les dispositions de droit commun relatives au règlement préventif, au redressement
judiciaire et à la liquidation des biens sont applicables aux systèmes financiers
décentralisés tant qu'il n'y est pas dérogé par les dispositions de la présente loi.
Les dispositions de l’OHADA prévoient :
- Le Règlement préventif
Le reglèment préventif est une procédure destinée à éviter la cessation de paiement
ou la cessation de l’activité et permettre l’appurement de son passif au moyen d’un
concordat préventif.
Lorsque la cessation de paiement est constatée, il peut être prononcé le
redressement judiciaire ou la liquidation des biens.
- Le redressement judiciaire
Le règlement judiciaire est une procédure destinée à la sauvegarde du SFD si sa
situation le permet car même si la cessation de paiement est contaté, l’on considère
que le SFD peut être sauvé.
- La liquidation des biens
La liquidation des biens a pour objet la réalisation de l’actif du débiteur dont la
situation ne permet plus d’espérer un redressement pour apurer son passif. La
liquidation suppose l’échec du processus de prévention et les procédures de
redressement judiciaire.
- Rappels des notions de cessation
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 114
La cessation des paiements est définie par l’article 25 de l’AUPCAP comme la
situation d’un débiteur se trouvant dans l’impossibilité de « faire face à son passif
exigible avec son actif disponible » (Passif exigible> Actif disponible et Arrêt de tous
les paiements)
- Conséquences de la juxtaposition des textes juridiques
Selon les dispositions spécifiques de la loi, le Ministre des Finances peut nommer un
Administrateur Provisoire ou un liquidateur.
Les SFD sont donc soumis à deux textes en matière de traitement des difficultés.
Il convient cependant de noter que :
- Les procédures de redressement judiciaire et de liquidation des biens,
instituées par l'Acte Uniforme de l'OHADA portant organisation des
procédures collectives d'apurement du passif, ne peuvent être ouvertes à
l'égard d'un système financier décentralisé qu'après avis conforme de la
Banque Centrale ou de la Commission Bancaire ;
- Contrairement à la définition retenue par l’OHADA, selon la loi sur les SFD, la
cessation de paiement est contatée lorsque le SFD n’est pas en mesure
d’assurer ses paiements immédiatement ou à terme rapproché;
- Par ailleurs, lorsqu’un administrateur provisoire a été désigné par le Ministre,
le syndic nommé par la juridiction compétente dans le cadre d’un règlement
préventif et d’un redressement judiciaire, ne peut être chargé que de la
surveillance des opérations de gestion telle qu’elle est prévue par l’article 52
alinéa 2 de l’acte Uniforme ;
- Lorsque le Ministre nomme un liquidateur, celui-ci procède à la liquidation du
fonds de commerce du SFD. Il assiste le syndic dans la liquidation des autres
éléments du patrimoine.
Contrôles à effectuer
Lorsqu’il s’agit d’un SFD en difficulté, l’inspecteur devra :
− Vérifier la mise en œuvre du plan de redressement ;
− L’adéquation du plan de redressement ;
− Echanger avec le Commissaire aux Comptes sur la continuité de l’exploitation
ainsi que la procédure d’alerte ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 115
− Mettre un accent particulier sur l’analyse financière. Les ratios prudentiels de
solvabilité, de liquidité et de couverture des emplois stables par des
ressources stables soit les ratios les plus significatifs des difficultés ;
− Vérifier les recours du SFD auprès du fonds de solidarité ;
− S’assurer que l’institution a mis en place un système d’indicateurs permettant
de détecter les problèmes de trésorerie ;
− Apporter une attention particulière aux opérations pouvant affecter l’égalité
des ou des actionnaires ;
− Vérifier l’assurance des actifs ;
− Vérifier le niveau des pertes ;
− S’assurer que les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social ;
− Evaluer la gouvernance ;
− S’assurer qu’il n’y a pas de conflit avec le personnel ;
− Vérifier les paiements de dettes antérieures à la décision de cessation des
paiements ;
− Vérifier que l’Administrateur provisoire a présenté une fois tous les trois mois
au ministre et, dans le cas des systèmes financiers décentralisés visés à
l’article 44, à la Banque centrale ou à la Commission bancaire, un rapport sur
les opérations qu’il a accomplies, ainsi que sur l’évolution de la situation
financière ;
− Vérifier si l’administrateur a respecté le délai d’une période n’excédant pas
une année à compter de sa date de désignation un rapport précisant la
nature, l’origine et l’importance des difficultés du système financier
décentralisé ainsi que les missions susceptibles d’assurer son redressement ;
− S’assurer qu’en cas de désignation d’un administrateur provisoire par le
Ministre, le syndic nommé par la juridiction compétente ne surveille pas les
opérations de gestion prévues par l’article 52 alinéas 2 de l’acte Uniforme de
l’OHADA portant organisation des procédures collectives d’apurement du
passif ;
− Vérifier que le syndic désigné par la juridiction ne procède pas aux opérations
de liquidation portant sur le fonds de Commerce ainsi qu’à des licenciements ;
− Vérifier que le syndic a établi le relevé de tous les créanciers ;
− S’assurer que les titulaires des comptes sont remboursés immédiatement
après les créanciers de frais de justice et les créanciers.
− S’assurer qu’un compte spécial a été ouvert par le liquidateur pour y verser
toute somme reçue.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 116
OBJET : la structure financière et le respect de la REF :
réglementation
REDIGE LE : 23/04/13
RUBRIQUE CONTROLEE : évaluation de la
conformité aux lois et décrets REVISE LE :
POINT DE CONTROLE :
.
4.7. L’évaluation de la conformité aux lois et décrets
L’évaluation de la conformité aux lois et décrets s’apprécie à travers :
4.7.1. Conformité aux lois et décrets en matière d’organisation et de
fonctionnement des SFD ayant adopté la forme de SA ou de SARL
Pour les SFD qui ont adopté la forme des sociétés commerciales (SA et SARL), le
mode et les conditions d’exercice de la gouvernance sont entièrement déterminés
par les dispositions de l’OHADA (droit des sociétés commerciales et du GIE).
Les SFD ayant adopté la forme de SARL
Objectif du contrôle
S’assurer que le fonctionnement des SFD sous forme de SARL respecte les
dispositions prévues dans l’acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales
et du GIE.
Contrôles à effectuer
L’inspecteur devra s’assurer que :
Les statuts sont conformes aux dispositions de l’OHADA
Les conditions de nomination du gérant figurent dans les statuts ou dans un
acte postérieur,
Les décisions collectives sont prises en assemblée ou par consultation écrite
des associés,
Les assemblées des associés sont convoquées par le gérant ou le
commissaire aux comptes dans les six mois de la clôture de l’exercice,
Les mentions suivantes figurent sur les procès-verbaux : la date et le lieu de
réunion, les nom et prénoms des associés présents, les documents et
rapports soumis à discussion, un résumé des débats, le texte des résolutions
mises aux voix et le résultat des votes,
Les procès-verbaux sont signés par chacun des associés présents,
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 117
Le rapport sur les conventions intervenues directement ou par personne
interposée entre la société et l’un de ses gérants ou associés est présenté par
le gérant ou le commissaire aux comptes à l’assemblée générale ordinaire
annuelle ou joint aux documents communiqués aux associés.
Les SFD ayant adopté la forme de SA
Les SA, assujetties aux règles OHADA du droit commercial des sociétés, ont une
organisation du pouvoir clairement distribuée entre le CA et la Direction exécutive.
Objectif du contrôle
S’assurer que le fonctionnement des SFD sous forme de SA respecte les
dispositions prévues dans l’acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales
et du GIE.
Contrôles à effectuer
Le superviseur devra s’assurer que :
Les statuts sont conformes aux dispositions de l’OHADA
Les statuts sociaux respectent les dispositions de l’art 10 dudit acte,
Les statuts sont signés par les personnes habilitées,
L’assemblée générale constitutive est convoquée par les fondateurs après
l’établissement de la déclaration notariée de souscription et de versement des
fonds.
La lettre de la convocation comporte toute les mentions nécessaires et le délai
de sa transmission aux intéressés est respecté,
Le procès-verbal est signé et archivé au siège social, avec la feuille de
présence et ses annexes,
La composition des membres du Conseil d’Administration est respectée,
Le registre des procès-verbaux est coté et paraphé par le juge de la juridiction
compétente et comporte toutes les mentions nécessaires,
Le président directeur général est nommé par le Conseil d’Administration
(pour les SA administrées par un Conseil d’Administration).
b. Examen des statuts des IMCEC
Texte de base :
Loi portant règlementation de SFD
Contrôles à effectuer
− S’assurer que les statuts contiennent les mentions obligatoires prévues par
les articles 26 et 27 de la loi ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 118
− Vérifier que les renseignements attendus des dirigeants sont exhaustifs et
justifiés ;
− Vérifier que les membres des structures faîtières sont choisis parmi les
membres des organes de niveau immédiatement inférieurs ;
− S’assurer que les statuts prévoient les majorités qualifiées pour l’octroi des
prêts aux dirigeants, au personnel et aux personnes liées ;
− Vérifier l’existence d’une convention d’affiliation en cas de groupement
d’institutions mutualistes ou coopératives ;
− S’assurer que les statuts prévoient :
Le capital et les modalités de constitution,
Les organes de l’institution,
les procédures d’affiliation et de désaffiliation.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 119
OBJET : L’évaluation du respect de la réglementation REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : le blanchiment des
REDIGE LE : 23/04/13
capitaux
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE :
.
c. Le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement
du terrorisme
Textes de base
− L’instruction n°01/2006/SP du 31 juillet 2006 relative à l’émission de monnaie
électronique.
− L’instruction n°01/2007/RB du 2 juillet 2007 de la BCEAO relative à la lutte
contre le blanchiment de capitaux au sein des organismes financiers.
Contrôles à effectuer
L’inspecteur doit s’assurer de :
− l’existence d’unee procédure décrivant l’organisation ;
− la mise en place d’une cellule antiblanchiment ;
− la mise en œuvre de mesures d’identifications de la clientèle ;
− le traitement réservé aux opérations suspectes ;
− du traitement de la déclaration de soupçon ;
− l’effectivité des actions de formation et de sensibilisation effectuées par les
SFD ;
− l’audit du dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 120
OBJET : Le respect de la réglementation REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : le taux effectif global
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE :
REVISE LE :
a. Répression de l’usure
Texte de bases
Loi portant définition et répression de l’usure
Contrôles à effectuer
− S’assurer de l’existence d’un système d’information permettant de calculer le
taux effectif global ;
− s’assurer que le taux effectif reste en dessous du seuil de 27% fixé par le
Conseil des Ministres ;
− Vérifier que les impôts et taxes payés n’entrent pas dans la base de calcul du
taux effectif global ;
− S’assurer que les frais d’assurance ont été pris en compte dans la base de
calcul.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 121
OBJET : Le respect de la réglementation REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : production et
REDIGE LE : 23/04/13
transmission
REVISE LE :
POINT DE CONTROLE :
.
4.7.2. Conformité aux normes de production et de transmission des
documents de synthèse
Contrôles à effectuer
Contrôler l’exhaustivité des documents de synthèse
S’assurer que les documents de synthèse comprennent : Bilan, Hors
bilan, Compte de résultat, Soldes intermédiaires de gestion et
Annexes;
S’assurer du respect des principes comptables et des règles de
regroupement sécurisées et fiables des comptes en codes postes pour
l’établissement des documents de synthèse (voir les tableaux de
correspondance du Référentiel).
Contrôler la conformité de la forme des documents de synthèse par
rapport aux modèles présentés dans le Nouveau Référentiel Comptable
Contrôler le respect des normes d’établissement
S’assurer que les documents de synthèse sont arrêtés le 31/12 de
chaque année ;
S’assurer que les SFD de l’article 44 de la loi présentent leurs comptes
suivant la version développée ;
S’assurer que les autres SFD adoptent la version allégée ;
S’assurer que les Unions, Fédérations et Confédérations produisent les
états financiers sur une base combinée, regroupant leurs institutions de
base ;
S’assurer que les Unions, Fédérations et Confédérations produisent les
états financiers en consolidant selon le mode approprié les filiales
détenues ;
S’assurer que les SFD non mutualistes ou non coopératives présentent
des comptes sur base consolidée regroupant les filiales.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 122
Contrôler le respect les modalités de transmission et de conservation
S’assurer que les SFD transmettent des documents de synthèse
arrêtés par le Conseil d’Administration et approuvés par l’Assemblée
Générale ;
S’assurer pour les SFD de l’article 44 que les documents de synthèse
ont fait l’objet de travaux de certification par les Commissaires aux
comptes ;
S’assurer pour les SFD visés à l’article 44 que les documents de
synthèse sont transmis en cinq (5) exemplaires au Ministère chargé
des Finances, et en deux (2) exemplaires à la BCEAO et à la
Commission Bancaire, un délai de six (6) mois après la clôture de
l’exercice ;
S’assurer pour les autres SFD que les documents de synthèse sont
transmis en cinq (5) exemplaires au Ministère chargé des finances,
dans un délai de six (6) mois après la clôture de l’exercice ;
S’assurer que les documents de synthèse sont transmis sous format
papier au Ministère chargé des Finances, à la BCEAO et à la
Commission Bancaire, sous la signature d’une personne habilitée par
la structure ou d’un commissaire aux comptes ;
S’assurer que les documents de synthèse sont transmis sous format
électronique bien que cette condition ne soit obligatoire pour les SFD
de l’entité;
S’assurer que les documents de synthèse sont conservés durant 10
ans et les conditions de conservation sont satisfaisants.
Contrôler la cohérence entre les documents de synthèse et leur
conformité aux principes comptables
S’assurer de l’intangibilité du bilan d’ouverture ;
S’assurer de l’égalité du résultat figurant au bilan et du résultat du
compte de résultat ;
S’assurer de la cohérence entre les provisions et amortissements au
bilan et leur contrepartie au compte de résultat ;
S’assurer du contrôle arithmétique exact des différents documents ;
S’assurer de la prise en compte effective et correcte des décisions des
organes dans les comptes.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 123
OBJET : Respect de la réglementation REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : ratios prudentiels
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE :
REVISE LE :
.
4.8. Le contrôle des ratios prudentiels
Les règles et normes prudentielles sont applicables aux systèmes financiers
décentralisés (SFD), ainsi qu’à leurs Unions, Fédérations ou Confédérations telles
que définies à l’article 1er de la loi portant règlementation des SFD.
Le contrôle du dispositif prudentiel est l’une des résultantes de l’ensemble des
travaux conduits par l’inspecteur et traduit les conclusions établies à issue de
l’examen :
de la comptabilité ;
des risques :
de la structure financière et ;
de la rentabilité.
Ce contrôle est effectué uniquement après les vérifications par l’inspecteur et porte
sur des règles et normes relatives :
à la limitation des risques auxquels est exposée une institution ;
à la couverture des emplois à moyen et long terme par des ressources
stables ;
à la limitation des prêts aux dirigeants, au personnel ainsi qu’aux personnes
liées au sens de l’article 34 de la loi portant règlementation des SFD ;
à la limitation des risques pris sur une seule signature ;
au coefficient de liquidité ;
à la limitation des opérations autres que les activités d’épargne et de crédit ;
à la réserve générale ;
à la norme de capitalisation ;
au financement des prises de participation ;
au financement des immobilisations et des participations.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 124
A. Les contrôles généraux des ratios prudentiels
Les résultats du contrôle de la comptabilité et du crédit sont utilisés pour arrêter une
situation comptable corrigée. L’inspecteur recalcule les ratios sur la base de la
nouvelle situation comptable rectifiée.
– L’inspecteur effectue les redressements comptables nécessaires ;
– Il vérifie la réalité du résultat de l’exercice ;
– Il détermine le montant des provisions complémentaires à effectuer ;
– L’inspecteur procède à une revue analytique des ratios prudentiels portant sur
leur évolution d’une période à l’autre ;
– Il vérifie le bon report des chiffres des documents comptables aux différentes
rubriques des ratios ;
– Il s’assure de la cohérence entre les éléments du numérateur et du
dénominateur avec, le cas échéant, les états annexés concernés de la
situation comptable ;
– Il s’assure de l’exhaustivité des éléments pris en compte ;
– Il vérifie l’exactitude mathématique des chiffres comptable
– Il s’assure que les ratios sont transmis à la Banque Centrale un mois après
leur élaboration.
L’inspecteur doit avoir à l’esprit que pour les règles prudentielles qui reposent sur les
chiffres comptables, les coefficients peuvent être artificiellement améliorés par
certains traitements comptables pour embellir la situation financière.
Le montant des fonds propres est l’un des éléments importants du contrôle de
l’application de la réglementation, car le calcul de plusieurs ratios en dépend.
B. Le Contrôle des ratios prudentiels associés aux fonds propres
Le contrôle des fonds propres
Les fonds propres correspondent aux éléments du passif du bilan du SFD qui
appartiennent aux sociétaires ou associés et représentent la plus solide des
garanties de solvabilité du SFD.
Ils constituent la référence des principales réglementations prudentielles, relatives
notamment :
- à la limitation de participations ;
- à la limitation des prêts aux dirigeants ;
- au financement des immobilisations et participations ;
- à la limitation des risques pris sur une seule signature ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 125
- à la norme de capitalisation.
Il convient donc d’accorder une place particulière à la validation des fonds propres
qui sont constitués par la somme des éléments ci-après :
Subventions d’investissement
Fonds affectés
Fonds de crédit
Provisions pour risques et charges
Provisions règlementées
Emprunts et titres émis subordonnées
Fonds pour risques financiers généraux
Primes liées au capital
Réserves
Ecart de réévaluation des immobilisations
Capital
Fond de dotation
Report à nouveau positif
Excédent des produits sur les charges
Résultat positif de l’exercice
Eléments à déduire :
Capital non appelé
Excédent des charges sur les produits
Immobilisations incorporelles nettes
Report à nouveau négatif
Résultat déficitaire de l’exercice
Complément de provisions non constituées et exigées par les Autorités de
contrôle
Toutes participations constituant des fonds propres dans d’autres SFD ou
établissements de crédit.
L’inspecteur doit faire attention aux titres et emprunts subordonnés dont la prise en
compte dans les fonds propres est soumise à des conditions restrictives.
Les titres et emprunts subordonnés à durée indéterminée doivent répondre aux
conditions suivantes :
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 126
Être de disponibilité immédiate ;
Être subordonnés en capital et intérêts. Ainsi, en cas de liquidation de
l’établissement assujetti, ces titres et emprunts ne peuvent être remboursés
qu’après règlement de toutes les autres dettes existant à la date de mise en
liquidation ou contractées pour les besoins de celle-ci ;
N’être remboursables qu’à l’initiative de l’emprunteur et sous réserve exclusive
que la solvabilité du SFD assujetti ne soit pas affectée ou que des fonds
stables d’égale ou de meilleure qualité soient substitués à ces emprunts ainsi
remboursés ;
Être assortis d’une clause de différé de paiement des intérêts dus au cas où la
rentabilité ne rendrait pas opportun leur versement ;
Être disponibles pour apurer des pertes, permettant ainsi au SFD assujetti de
poursuivre son activité.
Concernant les titres et les emprunts subordonnés à durée déterminée (notamment
les obligations convertibles ou remboursables en actions ou en espèces des SFD
autres que les IMCEC), ils doivent remplir les conditions suivantes ;
Avoir une durée initiale supérieure ou égale a 5 ans ;
N’être remboursables par anticipation qu’à l’initiative de l’emprunteur et dans
l’hypothèse que la solvabilité du SFD ne soit pas affectée ou que des fonds
propres d’égale ou de meilleure qualité soient substitués à ces emprunts ainsi
remboursés ;
En cas de liquidation du SFD assujetti, ces titres ou emprunts ne peuvent être
remboursés qu’après règlement de toutes les autres dettes existant à la date
de mise en liquidation ou contractées pour les besoins de celle-ci.
Vérifications spécifiques des ratios associés aux fonds propres
Le montant des fonds propres ayant fait l’objet de validation par l’inspecteur, pour les
ratios associés aux fonds propres qui sont généralement le dénominateur (sauf pour
la norme de capitalisation), il s’agit de contrôler alors uniquement les éléments du
numérateur.
L’inspecteur devrait s’assurer que :
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 127
− Tous les éléments constitutifs ont bien été pris en compte (contrôle de
l’exhaustivité) ;
− les coefficients de pondération retenus sont justifiés.
Limitations des prêts aux dirigeants et au personnel ainsi qu’aux personnes
liées
Principes généraux de calcul : valeurs brutes des prêts et engagements par
signature donnés aux dirigeants et au personnel des SFD.
Numérateur : montant brut des prêts et engagements par signature donnés à
l’ensemble des dirigeants et personnel (cf. annexe aux états financiers).
Les contrôles suivants doivent être mis en œuvre :
− L’inspecteur doit donc s’assurer pour le numérateur, de l’exhaustivité des
prêts déclarés à ce titre, sans omettre de vérifier les prêts aux dirigeants et au
personnel du SFD ainsi qu’aux personnes dont les intérêts ou les rapports
avec l’institution sont susceptibles d’influencer les décisions de cette dernière ;
− S’assurer que la liste des personnes susvisées est disponible auprès du SFD
et fait l’objet d’une actualisation régulière ;
− L’inspecteur compare le résultat du ratio recalculé avec celui présenté par le
SFD et s’assure du respect de la norme qui est de 10% maximum ;
− L’inspecteur vérifie que la périodicité de production, mensuelle pour les SFD
de l’article 44, et trimestrielle pour les autres, est respectée.
Norme de capitalisation
L’inspecteur procèdera à la vérification des éléments ci-après :
- Numérateur : montant des fonds propres (Cf. contrôle des fonds propres)
- Dénominateur : total de l’actif de fin de période ;
L’inspecteur doit s’assurer que les montants pris en compte au dénominateur ne
concernent que les montants nets :
- Norme à respecter : 15% minimum ;
- Périodicité de production : mensuelle.
Limitation des prises de participation
– Numérateur : Titres de participation ;
L’inspecteur vérifie que le montant des titres de participation n’inclut pas des titres
dans les établissements de crédit ou des SFD.
– Dénominateur : Cf. Fonds propres.
– Norme à respecter : 25% maximum
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 128
– Périodicité de production : Trimestrielle.
Limitation des risques pris sur une seule signature
Il s’agit d’éviter qu’un client ou le groupe par l’importance des risques qu’il totalise
en arrive à mettre le SFD en état de dépendance et, l’entraîne dans ses difficultés le
cas échéant.
- Numérateur : le montant brut des prêts et engagements par signature donnés
à un plus gros emprunteur ;
L’inspecteur s’assure que les prêts pris en compte concernent uniquement des
encours résiduels.
- Dénominateur : cf. Fonds propres ;
- Norme à respecter : 10% maximum ;
- Périodicité de production : mensuelle pour les SFD de l’article 44 et
trimestrielle pour les autres.
Financement des immobilisations et participations
Ce ratio a pour objectif d’éviter l’utilisation des dépôts pour financer des
immobilisations.
− Numérateur : Immobilisations corporelles, incorporelles et titres de
participation
− Dénominateur : cf. Fonds propres
− La norme à respecter est de 100%
− Le ratio est produit sur une base trimestrielle
L’inspecteur doit :
− S’assurer que sont incluses les immobilisations acquises par réalisation de
garantie, déduction faite des immobilisations acquises par réalisation de
garantie depuis moins de 2 ans ;
− Vérifier qu’il n’est pas inclus les participations dans d’autres SFD ou
établissements de crédit.
−
C. Contrôle des autres ratios prudentiels
Limitation des risques auxquels est exposée une institution
- Numérateur : encours des prêts accordés ainsi que les engagements de
financement donnés aux membres bénéficiaires ou clients.
S’assurer que pour le numérateur, les risques sont pris en compte pour leurs
montants nets des provisions et des dépôts de garantie.
- Dénominateur : ressources
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 129
- Norme à respecter : 200% maximum
Périodicité de production : Mensuelle pour les SFD de l’article 44 et trimestrielle
pour les autres.
Coefficient de liquidité
Le ratio de liquidité a pour objectif de rendre les SFD aptes à faire face aux
demandes de remboursement des déposants.
- Numérateur : valeurs réalisables et disponibles
- Dénominateur : passif exigible
Vérifier qu’il n’est pris en compte pour les calculs que les exigibilités et les
disponibilités dont la durée est de 3 mois au maximum ;
S’assurer que les valeurs réalisables sont prises en compte pour les montants
nets
S’assurer que les éléments sont pris en compte sur la base des durées
restant à courir ;
Vérifier qu’il n’a pas été pris en compte des dépôts à court terme qui sont en
réalité très stables sur une période relativement longue.
L’Inspecteur doit garder à l’esprit les manipulations qui peuvent améliorer
artificiellement le niveau du ratio.
- Normes à respecter :
Pour les IMCEC non affiliées et les autres SFD qui collectent des dépôts
(associations, sociétés anonymes, société à responsabilité limitée) : 100% au
minimum ;
Pour les institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit
affiliées : 80% minimum ;
Pour les autres SFD qui ne collectent pas de dépôts, 60%
- Périodicité de production
Mensuelle pour les SFD de l’article 44
Mensuelle pour les SFD qui collectent des dépôts, et trimestrielle pour les
autres.
La couverture des emplois à moyen et à long terme par des ressources
stables
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 130
Les ratios de couverture des emplois à moyen et à long terme par des ressources
stables vise à :
Limiter l’utilisation des ressources à CT en emplois à MLT ;
Prévenir un déséquilibre de la structure financière (décalage dans la
redistribution des ressources courtes et emplois à MLT).
- Numérateur : Ressources stables
- Dénominateur : emploi à MLT
S’assurer que pour ce ratio, il est utilisé les durées restant à courir et non les durées
initiales
Norme à respecter : 100% minimum
Périodicité de production : Trimestrielle.
La réserve générale
La réserve générale a pour objectif la contribution au renforcement des fonds
propres et l’augmentation de la sécurité du secteur de la microfinance ;
Elle est alimentée par un prélèvement annuel de 15% minimum sur les excédents
nets avant ristourne ou distribution de dividendes de chaque exercice, et le cas
échéant, après imputation de tout report à nouveau déficitaire éventuel ;
L’inspecteur vérifie que :
la dotation est effectuée quel que soit le niveau atteint par le montant cumulé
de cette réserve par rapport au capital social de l’institution ;
Les sommes mises en réserve générale n’ont pas fait l’objet de distribution ;
La périodicité de production trimestrielle est respectée
Limitation des opérations autres que les activités d’épargne et de crédit
– Numérateur : montant consacré par l’institution aux activités autres que
l’épargne et le crédit ;
– Dénominateur : risques portés par une institution.
Vérifier que les montants des risques sont nets des provisions et des dépôts de
garantie.
– Norme à respecter : 5% maximum.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 131
OBJET : respect de la réglementation REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : rapport annuel
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE :
REVISE LE :
.
4.9. Le rapport annuel
A. Textes de base
Loi uniforme régissant les SFD de l’UEMOA et son décret d’application ;
Instruction N° 025-02-2009 instituant un référentiel comptable spécifique des
SFD ;
Instruction N° 018-12-2010 relative à l’obligation pour les SFD de produire un
rapport annuel ;
Instruction N° 006-06-2010 relative au commissariat aux comptes au sein des
SFD ;
Instruction N° 030-02-2009 fixant les modalités d’établissement et de
conservation des états financiers ;
Instruction N° 010-08-2010 relative aux règles prudentielles applicables aux
SFD.
En vertu des textes ci-dessus cités, les SFD sont tenus de produire et de
transmettre aux autorités de contrôle, un rapport annuel à la fin de chaque exercice
social.
Les unions, fédérations et confédérations des SFD sont également tenues d’élaborer
un rapport annuel sur une base combinée, conformément aux dispositions du
référentiel comptable spécifique des SFD.
Le rapport annuel élaboré par les SFD non constitués sous forme mutualiste ou
coopérative est présenté sur une base consolidée, conformément aux dispositions
du référentiel comptable spécifique des SFD.
Les SFD constitués en réseau sont tenus de transmettre, en sus du rapport annuel
sur une base combinée, les rapports de chacune des entités membres du réseau.
B. Risques couverts
Les principaux risques couverts à travers cette évaluation sont :
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 132
La non-conformité du format du rapport annuel par rapport aux prescriptions
réglementaires :
En effet, les unions, fédérations et confédérations sont tenues d'élaborer leur rapport
annuel sur une base combinée, conformément aux dispositions du référentiel
comptable spécifique des SFD.
Par contre, le rapport annuel élaboré par les SFD non constitués sous forme
mutualiste ou coopérative doit être présenté sur une base consolidée conformément
aux dispositions du référentiel comptable spécifique des SFD.
Le non respect du délai réglementaire de production du rapport
En effet, l’art. 51 de la loi précise que... « Les rapports et états financiers annuels
ainsi que les documents annexés des systèmes financiers décentralisés sont
communiqués au Ministre et, dans le cas des systèmes financiers décentralisés visés
à l'article 44, à la Banque Centrale et à la Commission Bancaire, dans un délai de six
(6) mois après la clôture de l'exercice.
Les rapports et états financiers annuels des organes financiers sont adressés à la
Banque
Centrale et à la Commission Bancaire dans le même délai. »
Le non respect du mode de transmission du rapport annuel aux Autorités de
contrôle :
Le rapport annuel doit être produit et transmis sur support papier en trois (3)
exemplaires au Ministre des Finances et, dans le cas des SFD visées à l'art. 44, sur
support électronique, à la BCEAO et à la Commission Bancaire.
L’obligation de certification des états financiers :
En effet, les états financiers des unions, des fédérations, des confédérations ou des
SFD visés à l'article 44, doivent être certifiés par un Commissaire aux comptes.
Pour les SFD ne remplissant pas ces critères, la certification des comptes est
facultative.
La non conformité du contenu du rapport annuel par rapport aux prescriptions
réglementaires :
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 133
Le rapport annuel doit comprendre, en sus des informations sur les activités de
l'institution, les états financiers approuvés par l'assemblée générale ainsi que les
documents annexés établis selon les normes déterminées par la Banque Centrale.
Le rapport annuel doit présenter de façon sommaire l'historique du SFD, les
principales étapes de son évolution institutionnelle depuis sa création. Il doit refléter
la vie du SFD par rapport notamment :
à son environnement socio-économique ;
aux pratiques mutualistes ou coopératives, le cas échéant ;
à la gouvernance d'entreprise ;
à l'évolution de sa situation financière ;
aux prestations offertes à ses membres ;
aux changements intervenus dans son organisation ;
aux difficultés rencontrées ;
à ses relations avec les Autorités de contrôle ;
à ses partenaires ;
à ses perspectives.
Le rapport doit aussi faire cas, des statistiques sur les affiliations et désaffiliations
d'institutions membres relatives à la période sous revue ainsi que la liste des autres
institutions financières auprès desquelles le SFD effectue des placements ou qui lui
octroient des financements.
Le rapport annuel doit également comporter en son annexe les tableaux portant sur
les aspects ci-après :
les données générales sur le SFD ;
les données sur les opérations de collecte et de dépôts ;
les données sur crédits (prêts et engagements par signature) ;
les autres informations sur les opérations avec la clientèle
les données sur la performance des membres des réseaux (unions, fédérations et
confédérations)
les informations sur le fonctionnement et la vie des organes.
C. Travaux de contrôles à effectuer
Vérification de la conformité du format, par rapport aux dispositions du RCSSFD
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 134
La forme combinée pour le rapport annuel des unions, fédérations et
confédérations ;
La disponibilité des rapports annuels des SFD affiliés au réseau ;
La forme consolidée pour les SFD constitués la forme non mutualiste
ou coopérative.
Vérification du délai et du mode de transmission du rapport annuel aux autorités
de contrôle
Respect du délai de six (6) mois après la clôture de l’exercice ;
Respect du mode de transmission : sur support électronique pour les
SFD de l’art. 44, sur support papier pour les autres SFD.
Vérification de la certification des Etats financiers par un commissaire aux
comptes et de leur approbation en Assemblée générale
Examen du rapport de certification des comptes et l’opinion du
commissaire aux comptes ;
Lecture du rapport spécial du Commissaire aux comptes sur les
conventions réglementées pour le cas des Sociétés anonymes relevant
des textes OHADA ;
Lecture du PV d’approbation des Etats financiers par l’Assemblée
générale.
Vérification de la conformité du contenu du rapport annuel par rapport aux
prescriptions réglementaires
Exhaustivité des informations générales relatives au SFD :
historique de création et évolution institutionnelle ;
environnement socio-économique ;
pratiques mutualistes ou coopératives, le cas échéant ;
gouvernance d'entreprise ;
évolution de la situation financière ;
prestations offertes aux membres ;
changements intervenus dans l’organisation ;
difficultés rencontrées ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 135
relations avec les Autorités de contrôle ;
partenaires (institutions financières, autres partenaires);
perspectives.
Statistiques sur les affiliations et désaffiliations, le cas échéant ;
Fiabilité des données des tableaux en annexe.
Vérification et retraitement, le cas échéant, des éléments de calcul des ratios
prudentiels relatifs:
à la limitation des risques auxquels est exposée une institution ;
à la couverture des emplois à moyen et long terme par des ressources
stables ;
à la limitation des prêts aux dirigeants, au personnel ainsi qu’aux
personnes liées au sens de l’article 34 de la loi portant règlementation
des SFD ;
à la limitation des risques pris sur une seule signature ;
au coefficient de liquidité ;
à la limitation des opérations autres que les activités d’épargne et de
crédit ;
à la réserve générale ;
à la norme de capitalisation ;
au financement des prises de participation ;
au financement des immobilisations et des participations.
Adéquation et fiabilité du SIG aux besoins du SFD.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 136
OBJET : respect de la réglementation REF :
RUBRIQUE CONTROLEE : indicateurs
REDIGE LE : 23/04/13
POINT DE CONTROLE :
REVISE LE :
.
4.10. Contrôle des indicateurs
Risque
- Non exhaustivité des éléments composant le numérateur ou le dénominateur
pour les calculs
- Non-respect de la Réglementation
- Risque de manipulation
Contrôles à effectuer
Contrôler la conformité aux textes
SFD visés par l’article 44 de loi
S’assurer que les SFD communiquent mensuellement, dans un délai de
30 jours à la fin du mois concerné, les indicateurs au Ministère chargé
des finances, à la BCEAO et à la Commission Bancaire ;
S’assurer de la transmission des indicateurs sur format électronique.
Autres SFD
S’assurer que les autres SFD transmettent leurs indicateurs sur une
base trimestrielle dans un délai de 30 jours de compter à la fin du
trimestre concerné ;
S’assurer de la transmission des indicateurs sous format électronique
ou à défaut papier avec la signature d’une personne habilitée à
engager le SFD.
Contrôler les indicateurs
Indicateurs financiers
Recalculer les indicateurs sur la base des codes postes du Référentiel
concernés et précisés dans les instructions ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 137
Recalculer les indicateurs sur la base des autres informations statistiques
obtenues pour le ratio de productivité des agents de crédit, de productivité
du personnel ;
Indicateurs non financiers
Nombre de membres, bénéficiaires ou clients
o Sur la base du nombre de comptes ouverts (non mutualistes),
identifier le genre des personnes physiques et la forme juridique
des personnes morales ainsi que le genre des groupements
membres sur la période.
Effectif des dirigeants et du personnel employé
o Sur la base des PV des organes et des statuts, compter sur la
période le nombre de membres de chaque organe (comité de crédit,
conseil d’administration et conseil de surveillance) ;
o Sur la base de la liste du personnel et du livre de paie et des
contrats, compter le nombre de dirigeants et autres employés et
préciser le caractère ‘déterminé’ ou ‘non déterminé’ du contrat de
travail ;
o Sur la base de la liste du personnel et du livre de paie, des contrats
et des conventions avec les partenaires ou actionnaires, compter le
nombre de personnel expatrié et préciser le caractère ‘déterminé’ ou
‘non déterminé’ du contrat de travail.
Nombre de déposants
o Sur la base du registre des adhésions et du nombre de comptes
ouverts, identifier le genre des personnes physiques et la forme
juridique des personnes morales déposantes non membres sur la
période.
Nombre de crédits en cours
o Sur la base du suivi extra comptable des bénéficiaires de crédits ou
de l’extrait des comptes du poste 20 – crédits aux membres,
bénéficiaires ou clients identifier le nombre de crédits distribués sur
la période selon le genre du bénéficiaire personne physique ou la
forme juridique de la personne morale.
Répartition des crédits selon leur objet
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 138
o Sur la base des attributs mis en place, identifier la valeur des crédits
distribués : immobiliers, équipements, consommation, trésorerie et
autres ;
o Contrôler la cohérence du montant total avec les mouvements sur la
même période du poste 20 – Crédits aux membres, bénéficiaires ou
clients.
Nombre de crédits en souffrance
o Sur base du suivi extra-comptable, compter le nombre de crédits
concernés et identifier le « genre » de la personne ou la forme
juridique de la personne morale.
Indicateurs sur la surveillance
o S’assurer à partir des PV des organes et des états financiers du
nombre d’institutions affiliées ;
o Comparer le nombre de rapports de contrôle par rapport au nombre
d’institutions affiliées ;
o Contrôler le nombre d’actions engagées par les institutions de base
par rapport au nombre de recommandations figurant sur les
rapports de contrôle de la faîtière ;
o Calculer le nombre de PV du conseil de surveillance pour obtenir le
nombre de réunions tenues ;
o Contrôler sur la base du poste 39- comptes de liaison et des
mouvements de fonds, le nombre d’agences ou de points de
services pour les non-mutualistes ;
Obtenir l’ensemble des rapports de contrôle interne des non-mutualistes pour en
contrôler le nombre.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 139
V.
LES OUTILS ET TECHNIQUES DE
CONTROLE
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 140
V. LES OUTILS ET TECHNIQUES DE CONTROLE
Les inspecteurs doivent rassembler tous les éléments d’information en relation avec
les objectifs et le champ de la mission. A cet égard, ils utilisent des outils et des
techniques d’identification et de collecte des informations destinées à soutenir les
objectifs de la mission. Lesdites informations doivent êtres nécessaires, fiables,
pertinentes et utiles pour atteindre les objectifs de la mission.
Pour ce faire, plusieurs outils et techniques sont utilisés à l’initiative de l’inspecteur
selon les objectifs de contrôle déterminés.
5.1. Les outils de contrôle
Le guide
Le guide est un outil de contrôle qui intègre les fondements de la supervision des
SFD et l'approche par les risques. Il sert de référence pour le contrôle des SFD en
précisant le cadre conceptuel et la démarche des missions d’inspection. Il constitue
un outil pratique comprenant les diligences à mettre en œuvre par les inspecteurs
lors des missions de vérification des SFD
Les questionnaires
Les inspecteurs peuvent collecter les informations à l’aide d’un questionnaire écrit. A
cet égard, le questionnaire doit permettre d’obtenir des informations nécessaires,
fiables, pertinentes et utiles pour atteindre les objectifs de la mission. Les
questionnaires sont utilisés pour la prise de connaissance générale et l’evaluation du
contrôle interne.
Les interviews
L’interview constitue un moyen de collecter des informations reposant sur des
témoignages. Il est fondamental de savoir mener un entretien. Les inspecteurs
doivent disposer de bonnes qualités relationnelles et savoir communiquer
efficacement. Le personnel du SFD, d’autres individus en contact avec ce dernier et
des tiers peuvent être interrogés. Les entretiens sont particulièrement utiles pour
comprendre les activités du service contrôlé, car ils permettent de poser des
questions afin de clarifier des réponses antérieures ou de recueillir des informations
supplémentaires.
Un entretien efficace permet d’éviter de biaiser l’information obtenue.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 141
Les résultats de l’entretien doivent être consignés avec rapidité et précision, afin de
servir de documentation. Ils peuvent être utilisés dans les mêmes conditions que
pour les questionnaires
Les outils informatiques
Les outils informatiques utilisés (sur PC fixes ou portables) par les inspecteurs sont
généralement les outils bureautiques, l’internet et l’intranet.
Les outils bureautiques (Word principalement et Excel) sont utilisés pour :
les saisies des documents
- la gestion des versions des rapports (relectures, validations). La version finale
des rapports peut être diffusée au format PDF.
Excel peut être utilisé pour les calculs.
L’internet est un outil de communication essentiel qui peut être utilisé pour :
- la consultation de sites de façon ponctuelle, à des fins de recherche ou
d’actualisation des informations,
- la messagerie.
L’intranet est utilisé pour :
- la consultation des sites sur la réglementation interne, la documentation, les
informations sur les activités,
- la messagerie intranet.
La grille d’analyse des tâches
Il s’agit d’un tableau qui comporte les tâches et les personnes qui les effectuent.
Quand l’inspecteur renseigne le tableau, il peut identifier les éventuels cumuls de
tâches incompatibles.
Les feuilles de travail
Les informations collectées sont retracées dans des supports constitués de feuilles
de travail. Il s’agit généralement de feuilles de synthèse et de simples feuilles de
travail.
Les premières concernent les conclusions partielles et résument les constatations
effectuées par l’inspecteur.
Les simples feuilles de travail restituent le détail des travaux effectués par
l’inspecteur.
Toutes les feuilles de travail doivent porter les indications suivantes :
- le nom du SFD et l’année de contrôle,
- la date d’établissement de la feuille et les initiales de l’inspecteur,
- l’objet de la feuille de travail ou le type de contrôle effectué,
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 142
- les références de la feuille de travail.
5.2. Les techniques de contrôle
L’examen analytique
Les inspecteurs peuvent utiliser des procédures analytiques lors de l’examen et de
l’identification des informations. Les procédures analytiques sont mises en œuvre en
étudiant et en comparant les relations entre les informations financières et autres du
SFD à un instant donné avec celles d’autres périodes ou avec celles de structures
similaires.
Les procédures analytiques pour identifier les informations à analyser se fondent sur
l’hypothèse qu’en l’absence de conditions contraires connues, on s’attend
raisonnablement à ce que les rapports entre certaines informations existent et se
maintiennent. Son utilisation permet d’orienter les contrôles sur les points ayant une
norme significative, ou étant de foyers d’anomalies.
Le recalcul
Le recalcul de données quantitatives est un moyen de recueillir des informations
fiables mais offrant un intérêt limité. Un calcul effectué directement par les
inspecteurs donne des informations solides et non biaisées. L’une des limites du
recalcul est qu’il ne renseigne pas sur la fiabilité des données d’entrée.
Ainsi, recalculer les intérêts créditeurs n’est guère utile si le recouvrement des
créances sous-jacentes est peu probable.
Les rapprochements
Ils consistent à comparer des informations relatives à un aspect du SFD issues de
sources différentes. Les rapprochements constituent pour l’inspecteur une technique
de validation : on confirme une information qui provient de deux sources différentes.
Par exemple :
- effectif déterminé par le service du personnel et effectif indiqué sur les
documents du SFD,
- stock comptable et stock réel,
- solde dans les livres et solde communiqué par un tiers.
Le contrôle détaillé
Le contrôle détaillé consiste à examiner des documents élaborés en regard des
activités et opérations examinées.
Ces documents indiquent, avec généralement davantage de fiabilité qu’un
témoignage, qu’une opération ou une procédure de contrôle a été exécutée.
Les informations issues d’un contrôle détaillé doivent répondre « aux objectifs de la
mission ».
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 143
La piste d’audit descendante et la piste d’audit ascendante constituent deux sous-
catégories des contrôles détaillés.
Avec la piste d’audit descendante, on vérifie les sommes enregistrées en
comparant les documents finaux aux originaux.
La piste d’audit ascendante consiste à suivre des opérations en partant des
originaux et en remontant jusqu’aux montants synthétiques finaux.
L’observation et l’inspection physiques sont des procédures par lesquelles
l’inspecteur examine des informations physiques.
L’information ainsi obtenue a notamment pour avantage de résulter de l’expérience
directe de l’inspecteur et d’être donc très fiable.
Les documents pouvant être falsifiés, l’observation ou l’inspection sert de
corroboration.
L’observation et l’inspection sont des procédures dont l’utilité est limitée. Le savoir-
faire de l’observateur ou de l’inspecteur peut être insuffisant .En effet , l’inspecteur
n’est pas toujours formé à évaluer la valeur de certains biens (œuvres d’art, l’état de
produits agricoles) ou l’obsolescence d’équipements. Dans ces cas, il faut faire appel
à un consultant extérieur.
L’observation ou l’inspection ne permet pas non plus de déterminer si le service
détient des droits sur les actifs observés ou inspectés, ni si d’autres parties peuvent
détenir des droits ou des privilèges sur ces actifs.
L’observation ou l’inspection prouve généralement l’existence et la possession d’un
actif à un moment donné.
L’examen sommaire (ou revue générale de cohérence) est une procédure
incluant la recherche d’exceptions manifestes parmi un important volume de
données.
Il est utile et efficient lorsque des éléments inhabituels sont faciles à définir et que
l’inspecteur est prêt à admettre une large fourchette de valeurs acceptables.
Les confirmations
Des demandes de confirmation sont envoyées par l’inspection à des parties
extérieures au service inspecté.
Les réponses, communiquées directement à l’inspection, constituent des
informations purement externes.
Les demandes de confirmation servent le plus souvent à vérifier les soldes des
comptes ces confirmations peuvent être utilisés pour les comptes auprès des
institutions ou les comptes clients.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 144
VI.
LA REVUE QUALITE
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 145
VI. LA REVUE QUALITE
La revue qualité a pour objectif de s’assurer de la bonne exécution des missions
d’inspection ainsi que de la conservation des dossiers.
Il s’agit d’un processus continu qui s'exerce avant, pendant et après la réalisation des
contrôles. Elle est également effectuée, a posteriori, soit sur la base d'un échantillon
de tâches réalisées, soit sur la totalité des travaux réalisés. A cet égard, il convient
de signaler que tout travail effectué doit faire l'objet d'un auto-contrôle permettant de
lui conférer une qualité certaine.
La revue qualité s’applique à toutes les étapes et aux dossiers des misions
d’inspection.
6.1. La revue du processus de la mission
Il convient de s’assurer que les étapes de la mission ont été respectées. Cette revue
peut être effectuée par le Responsable de l’entité chargée de la supervision
(Direction chargée de la microfinance à la BCEAO, Secrétariat Général Commission
bancaire, Responsable de la Structure Ministérielle de Suivi) ou une structure
externe dans le cadre d’une évaluation de ladite entité.
Phase de planification des missions
Cette phase comporte l’analyse des risques, la programmation pluriannuelle et
annuelle, le déclenchement de la mission, le choix du Chef de mission et des
membres de l'équipe, la collecte d'informations nécessaires à la préparation de la
mission, l'élaboration et l'approbation des plans et ordres de mission, etc.
Phase de réalisation des travaux sur le terrain
Cette phase concerne les tâches relatives à la réunion d'ouverture, au déroulement
des travaux, à la revue du travail des membres de l'équipe par le chef de mission.
Phase de clôture de la mission
Cette phase comprend l'organisation de la réunion de clôture, l'élaboration du projet
de rapport, la transmission des rapports et notes d'instruction, la réception des plans
d'action, l'évaluation des performances des membres de la mission.
6.2. La revue des feuilles de travail
La revue des feuilles de travail s’effectue sur le terrain par le Chef de mission. Elle
peut être également effectuée, après la mission, par un autre responsable de la
structure de supervision.
Elle consiste à vérifier que chaque feuille de travail remplit les critères de qualité
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 146
suivants :
La facilité d’identification. Pour faciliter son identification, la feuille de travail doit
comporter le titre du document, le nom du SFD, l’exercice concerné, les initiales(ou
le nom) de l’inspecteur, la date d’établissement du document.
La clarté. La clarté de la feuille de travail implique la mention de l’objectif précis du
contrôle, l’indication des documents utilisés, la description des travaux effectués, la
formulation de la conclusion tirée du travail effectué.
Le bon référencement. Les feuilles de travail doivent être référencées selon un plan
de classement logique et rigoureux.
6.3. La revue du dossier
La revue du dossier concerne le classement et l'archivage des documents ainsi que
l'évaluation globale du dossier.
Le dossier est constitué par les feuilles de travail et les documents utilisés par
l’inspecteur au cours de la mission. Il comprend :
- les informations à caractère permanent : informations juridiques, demande
d’agrément, description des systèmes, historiques, ratios.
Elles sont classées dans le dossier permanent.
- les feuilles de travail et les documents de la mission actuelle qui sont classés
dans le dossier « courant ».
Le dossier doit être classé selon un plan déterminé. Les documents du dossier sont
indexés selon le plan adopté.
Au total pour la revue, le Chef de Mission vérifie la bonne exécution de l'ensemble
des travaux réalisés par son équipe et dans un deuxième temps, son supérieur
hiérarchique ou tout Responsable désigné s'assure de la qualité du travail rendu
(revue croisée).
Les travaux de revue qualité sont matérialisés, selon le cas, par un visa sur les
documents concernés ou par des mémos et par un état synthétique de revue
regroupant l'ensemble des observations et recommandations. Ces documents sont
classés dans le dossier de la mission.
Chaque structure de supervision (BCEAO, Commission bancaire, Structure
ministérielle de suivi) assure la revue des travaux des missions dont elle a pris
l’initiative. Il en est de même pour la conservation des dossiers.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 147
VII.
LA COMMUNICATION DES RESULTATS
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 148
VII. COMMUNICATION DES RESULTATS
La communication des résultats se traduit d’une part par la réunion de restitution à la
fin des travaux de contrôle et d’autre part par la transmission des rapports
d’inspection.
7.1. La réunion de restitution
Au fur et à mesure des investigations, les inspecteurs doivent informer les inspectés
sur les constats relatifs aux anomalies, faiblesses et autres dysfonctionnements. Les
faits relevés doivent faire l’objet de validation avec les inspectés.
A la fin des investigations, une réunion de restitution doit se tenir pour discuter de
l’ensemble des constats relevés. Cette réunion regroupera l’équipe de l’inspection,
les Chefs des services concernés et les principaux responsables du SFD.
Pour assurer l’efficacité de la réunion, il convient de :
- Fixer la date de la restitution dès le commencement de la mission
- Adapter le contenu de la restitution au centre d’intérêt des participants
- Produire à la restitution une synthèse des faits saillants qui retracent les
principales observations des contrôleurs et inspecteurs
- Déposer la liste des lacunes acceptées avant le dépôt du rapport ou juste
après la restitution
La désignation des membres du SFD participant à la réunion dépend d’une part, du
type (mission globale, mission ponctuelle, mission thématique ou enquête) ainsi que
de l’objet, du champ et des objectifs de la mission ; et, d’autre part, du niveau de la
structure inspectée (structure faîtière, SFD en entier, agence, siège, etc.).
Cette désignation incombe au SFD. Elle fait l’objet d’une concertation entre le Chef
de mission et le responsable du SFD.
Lors de la réunion, la mission d’inspection :
rappellera les motivations de la mission, son contexte, les objectifs et les
risques ciblés, le champ de la mission et les travaux réalisés;
produira un relevé des constats et des principales observations;
indiquera les actions nécessaires pour corriger les anomalies, faiblesses et
autres dysfonctionnements.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 149
Le SFD inspecté :
produira ses réponses et justifications ;
indiquera notamment les éventuelles mesures d’urgence qu’il a prises ou qu’il
va prendre pour corriger les anomalies, faiblesses et autres
dysfonctionnements.
Un compte rendu de ladite réunion sera rédigé par la Mission d’inspection.
Un rapport de Mission d’inspection sera élaboré dans un délai maximum d’un mois. Il
sera communiqué au SFD par l’Autorité de supervision ayant pris l’initiative de la
mission.
7.2. Le rapport d’inspection
Ce rapport comprendra notamment les constats ainsi que les instructions des
Autorités relatives à la correction des anomalies, des faiblesses et des
dysfonctionnements relevés.
Le rapport appartient à l’Autorité de supervision ayant diligenté la mission. Toutefois,
il peut être obtenu à leur demande, par les autres structures de supervision.
Le rapport de mission, assorti du relevé des constats d’anomalies et
recommandations, est adressé, dans tous les cas, par lettre signée de la structure
initiatrice de la mission, au premier responsable du SFD contrôlé avec ampliation à la
faitière, le cas échéant.
Les SFD contrôlés sont invités à proposer leurs plans d’actions, au plus tard un mois
après la réception du rapport de contrôle. Le chronogramme de mise en œuvre doit
faire l’objet de validation par la structure ayant initié le contrôle.
Il convient :
- de transmettre les rapports en copie et version électronique dans un délai
d’un mois au plus après la mission ;
- de faire des missions de suivi des recommandations avant la
programmation d’une nouvelle mission.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 150
VIII.
LE PLAN D’ACTIONS
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 151
VIII. PLAN D’ACTIONS
Pour remédier aux constats relevés et constituant des faiblesses, les SFD contrôlés
seront invités après la réunion de clôture à fournir à la mission d’inspection un plan
d’action. Il s’agit d’un document dans lequel, le SFD propose les solutions aux
manquements relevés ainsi que les dates de leur résolution.
Même si le plan d’action est proposé par les SFD, les injonctions seront déterminées
par les autorités de contrôle à l’issue de la procédure de validation en vigueur.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 152
LES ANNEXES
Liste des annexes :
Annexe 1 : Liste des documents à mettre à la disposition de l’inspection
Annexe 2 : Fiche d’investigation
Annexe 3 : Fiche de Crédit
Annexe 4 : Crédits déclassés et provisions demandées par la mission
Annexe 5 : examen des crédits douteux ou litigieux du sfd et provisions complémentaires de la mission
Annexe 6 : Plan du rapport de mission d’inspection de SFD
Annexe 7 : Plan d’actions
Annexe 8 : Questionnaire de contrôle interne
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 153
Annexe 1 :
1. Documents à mettre à la disposition de la mission d’inspection
a) Documents généraux :
- Statuts et règlement intérieur ;
- justificatifs des formalités d’enregistrement, de dépôt et de publicité des
statuts ;
- organigramme fonctionnel de SFD ;
- rapports annuels des activités des organes des trois derniers exercices;
- plan d’affaires en cours de validité ainsi que les rapports de suivi de son
exécution ;
- planification annuelle (budget, orientations, etc.) ;
- plans de redressement, le cas échéant ;
- historique de l'institution depuis sa création ainsi que les statistiques ;
- arrêté portant agrément de SFD ;
- liste des membres des différents conseils de l’institution avec leurs
fonctions et professions, nationalités et la date d’élection comme
dirigeant ;
- liste des personnes apparentées (conjoint, enfants, sociétés) aux
dirigeants élus et aux employés ;
- répertoire (ou liste) des fournisseurs et prestataires de services ;
- contrats de prestations avec les fournisseurs de services en cours de
validité ;
- liste des employés comportant les nom, prénom, nationalité,
responsabilités exercées, date de nomination et organigramme ;
- dossiers administratifs des dirigeants élus et des employés ;
- politique de remboursement de frais aux dirigeants et employés
(perdiem) ;
- plan de formation des dirigeants ;
- registres des procès-verbaux des trois derniers exercices :
* du Conseil d'administration,
* du Comité de crédit,
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 154
* du Conseil de surveillance,
* de l'assemblée générale et,
* de toute autre instance de l’institution;
- registre des détenteurs de clés des locaux de l'institution et des
combinaisons de serrure à secret ;
- procès-verbaux des différences de caisse constatées ;
- manuel de procédures administratives ;
- registre de l’employeur et livre de paie ;
- code de travail, décrets d’application, convention collective, accord
d’établissement, statut du personnel, règlement intérieur et code de
déontologie ;
- dispositif et états de reporting interne et externe : indicateurs de
gestion, tableaux de bord ;
- fiches de description de postes de travail ;
- chiffres globaux des effectifs répartis en nombre de cadre et employés ;
- masse salariale déclarée aux organismes de sécurité sociale et aux
organismes fiscaux au cours des trois derniers exercices ;
- mouvements de l’effectif au cours des trois dernières années (entrées,
sorties, motifs, nom et prénom, fonction ou poste, dates) ;
- pouvoirs, délégations et subdélégations de pouvoirs (Conseil
d’Administration, Comité de Crédit, Direction Générale et autres) ;
- recueil des signatures autorisées (banques, opérations internes).
b) Documents comptables :
- manuels de procédures comptables et plan comptable et le descriptif
des comptes ;
- états financiers des trois derniers exercices et les états annexes ;
- états constitutifs des postes des états financiers (justificatifs des soldes
et inventaires);
- registre des immobilisations ;
- état des calculs des créances et dettes rattachées ;
- Budgets des trois derniers exercices et suivi budgétaire ;
- balance des comptes ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 155
- justificatifs des soldes (pièces comptables et pièces d’origine de tous
les soldes comptables du bilan et du hors bilan ;
- états de rapprochement et relevés des comptes ouverts auprès des
banques et de tout organe financier ;
- Contrats d'emprunts ;
- contrats des dépôts à terme ;
- état des ratios prudentiels et des indicateurs de performance pour les 3
derniers exercices ;
- preuves de la publication des états financiers.
c) Documents de crédit :
- règles et procédures d’acceptation et de distribution des crédits;
- état nominatif des engagements de tous les membres retraçant les
crédits, les engagements hors bilan et les garanties au cours des 3
derniers exercices ;
- liste des créances irrécouvrables et des créances en souffrance ;
- tableau de recouvrement des crédits ;
- tableau des informations annexes notamment :
- encours des engagements par signature à court terme ;
- encours des engagements par signature à moyen et long termes;
- état des recouvrements de prêts intervenus au cours de l'exercice dont
ceux relatifs aux crédits compromis ;
- état nominatif des créances en souffrance dont le montant global figure
sur la situation patrimoniale, avec indication des provisions ;
- état nominatif à la fin du dernier exercice sur des emprunteurs ayant au
moins un impayé, avec indication du montant, de la date des impayés
de la part échue et de la part non échue;
- état nominatif des prêts aux dirigeants avec le numéro de compte de
crédit et l’encours actuel (membres d’organe, gérant, etc.) ;
- liste des 10 plus gros débiteurs et leurs dossiers de crédit (contrat, fiche
de suivi, tableau d'amortissement, fiche de remboursement, les
garanties etc...) ;
- dossiers de crédit des dirigeants de l'institution ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 156
- état des crédits restructurés ;
d) Renseignements sur l'évolution des activités
- informations annexes dont :
- nombre total de membres à la fin des trois (3) derniers exercices, en
distinguant les membres déposants;
- nombre de bénéficiaires de crédits aux mêmes dates;
- informations sur les actions menées en matière de collecte des dépôts,
de distribution de crédits et sur les résultats obtenus.
e) Informatique
- liste des équipements informatiques et des logiciels utilisés ;
- manuels de l'utilisateur et différents rapports informatiques ;
- description du système d’information (matériels, logiciels, sécurité
physique et logique, caractéristique du système informatique) ;
- liste des documents et états édités ainsi que la périodicité ;
- registre des anomalies et incidents informatiques ;
- plan de secours et de continuité d’exploitation ;
- liste des prestataires informatiques ;
- schéma directeur informatique ;
- modalités de fonctionnement des applicatifs informatiques ;
- dossier complet de migration informatique éventuellement.
f) Contrôles interne et externe
- procédures de contrôle interne y compris l’informatique ;
- dossiers liés aux fraudes et détournements ;
- dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement
du terrorisme ;
- PV de l’AG ayant désigné le commissaire aux comptes et son
suppléant ;
- dossier d’approbation du commissaire aux comptes et son suppléant ;
- décision d’approbation du commissaire aux comptes et son suppléant ;
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 157
- rapports de vérification et d'inspection des trois derniers exercices
rédigés par l’organe de contrôle et le commissaire aux comptes ;
- rapports de suivi de la mise en œuvre des recommandations des
contrôles (interne et externe) ;
- rapports de contrôle externe le cas échéant ;
- cartographie des risques.
g) Autres documents
- règlement intérieur du fonds de sécurité ou de solidarité ;
- barème des conditions de banque applicables à la clientèle ;
- références de publication des conditions de banque ;
- taux nominal et TEG des crédits accordés au cours des trois (3)
derniers exercices ;
- état des procédures judiciaires en cours ;
- état des contentieux avec les administrations fiscales, les organismes
de sécurité sociale, le personnel ou les tiers ;
- contrats d’entretien et d’assurances.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 158
Annexe 2 :
2. Fiche d’investigation
ETAT : FICHE D’INVESTIGATION Réf :
Nom du SFD : Objet du contrôle:
Fait par : Le : Revu par : Le :
Référentiel
Constat(s)
Risque(s) ou conséquence(s) :
Mesures correctives préconisées :
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 159
La rédaction d'une fiche d’investigation commence par le Référentiel pour finir avec
la formulation des mesures correctrices requises. Le contenu des parties se présente
comme ci-après, dans l'ordre de rédaction :
Référentiel
Ce sont les dispositions réglementaires qui fondent un constat de non-conformité,
d’anomalie ou de dysfonctionnement. Il convient d'indiquer les références des textes
en évitant de citer tout leur contenu. Le référentiel évoqué ne doit souffrir d'aucune
contestation.
Constat
C'est le fait qui prouve le dysfonctionnement relevé. Il doit être tangible et observé, et
ne souffrir d'aucune contestation. C'est la chose sur laquelle tout le monde doit
s'accorder. Plusieurs faits peuvent être l'objet d'une même fiche, s'ils sont de nature
identique, étroitement liés et entraînent les mêmes conséquences. Dans le cas
contraire, il y a lieu de rédiger plusieurs fiches.
Par ailleurs, il convient d'éviter de porter des jugements de valeur et de ne s'en tenir
qu'à l'exposé concis et précis des faits.
Risques ou conséquences
L'inspecteur doit indiquer dans cette partie les risques ou conséquences associées
au dysfonctionnement relevé. En effet, sans risques ou conséquences
dommageables, le dysfonctionnement ne mérite pas de faire l'objet d'une fiche.
Pour être convaincant, il convient de décrire de façon explicite les risques et les
conséquences.
Les risques peuvent être:
- règlementaires : non-respect des dispositions de la loi ou de la règlementation
relative au SFD (loi, décret, référentiel comptable, instruction BCEAO, etc.) ;
- financiers : risques de crédit, de liquidité et de solvabilité ;
- opérationnels : pertes directes ou indirectes dues à une inadéquation ou à une
défaillance des procédures, du personnel et des systèmes internes.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 160
Mesures correctives préconisées
Ce sont les mesures qui permettent de corriger l’anomalie, la non-conformité, la
faiblesse ou le dysfonctionnement.
Ces mesures doivent être pertinentes, compréhensibles et réalisables. Dans la
formulation des mesures à prendre, il convient d'être précis en ce qui concerne
l'objectif à atteindre.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 161
Annexe 3 :
3. Fiche d’analyse de crédit
COMMERCANTS
SFD : Date d’arrêté
MEMBRES OU CLIENTS SITUATION FINANCIERE
Raison sociale N-2 N-1 N
Forme juridique CAHT
Capital BFR/FRN
Compte Taux de rentabilité
Date d’entrée en relation
Activité
Principaux actionnaires
CREDITS GARANTIES
Date Montant Encours Reclassement
Mission
comptes débiteurs
Crédit à Court Terme
Crédit Moyen Termes
Crédit Long Terme
Impayés
Douteux
Sous Total
Engagements donnés
TOTAL
OBSERVATIONS DE L’INSPECTEUR
VALIDATION DU CHEF DE MISSION
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 2
PARTICULIERS
SFD :
Date d’arrêté
CLIENT SITUATION FINANCIERE
Nom N-2 N-1 N
Prénom
N° compte Revenu mensuel
Date d’entrée en relation Capacité d’endettement
Profession Quotité cessible
Mensualité
CREDITS GARANTIES
Autorisations Encours Reclassement
Date Montant Mission
Comptes débiteurs
Crédit à Court Terme
Crédit Moyen Termes
Crédit Long Terme
Impayés
Douteux
Sous Total
Engagements donnés
Total
OBSERVATIONS DE L’INSPECTEUR
VALIDATION DU CHEF DE MISSION
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 3
Annexe 4 :
PAYS
SFD
CREDITS DECLASSES ET PROVISIONS DEMANDEES PAR LA MISSION
(1) (2)
CLASSEMENT PAR LE SFD RECLASSEMENT PROVISIONS
CLIENT N°
CPTE MISSION OBSERVATIONS
CREDITS SAINS
COURT TERME Moyen Long En En Existant. Complément Total
IMPAYES
Terme Terme IMPAYE Douteux
compte CCT S &
débiteur Litigieux
Total
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 4
Annexe 5 :
PAYS
SFD
EXAMEN DES CREDITS DOUTEUX OU LITIGIEUX DU SFD ET PROVISIONS COMPLÉMENTAIRES DE LA MISSION
PROVISIONS
Client N° de Encours Date OBSERVATIONS
compte Existant Complé Total %
ment
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 5
Annexe 6 :
4. Plan du rapport de mission d’inspection de SFD
SOMMAIRE
Introduction
- Contexte, justification de la mission
- Champ, objectif de la mission
- Composition de l’équipe et date d’intervention
- Domaines couverts
I Présentation du SFD
1.1. Historique
- fondateurs, membres, actionnaires
1.2. Dirigeants
1.3. Personnel
1.4. Clientèle
1.5. Activités
II Evolution du SFD
2.1 activités
2.2 résultats
2.3 fonds propres
2.4 ratios prudentiels
III Organisation et fonctionnement
3.1. Organes sociaux
- Assemblées Générales
- Conseil d’Administration,
- Conseil de surveillance
- Comités de Crédit
- opérations avec les personnes apparentées
3.2. Organisation interne
- Organigramme
- Répartition des tâches
- le réseau
- l’organe financier
IV Contrôles interne et externe
4.1 La gestion des risques
4.2 Le Contrôle interne
Le dispositif de contrôle
Les règles de déontologie
Le système d’information
La sécurité
Les procédures comptables
Le crédit
L’épargne
Les autres opérations
4.3 Le Contrôle externe
V L’analyse des opérations
5.1 L’analyse des comptes
5.2. L’analyse du portefeuille
5.3. La revue des ratios prudentiels
VI Situation financière (intégrant les corrections de la mission)
6.1. La structure financière
6.2 Les ratios prudentiels et autres indicateurs
CONCLUSION
ANNEXES
- Instructions des autorités de supervision
- Annexe comptable
- Analyse du crédit
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 7
Les contrôles effectués par la mission d’inspection ont permis d’apprécier le
fonctionnement du SFD à travers sa politique, son organisation, son fonctionnement, sa
situation financière, ses résultats et sa position au regard de la réglementation.
Le rapport à rédiger expose les résultats de ces contrôles et donne une appréciation
d’ensemble sur la situation du SFD.
Après validation des principaux constats par les responsables de l’institution contrôlée,
le rapport souligne les irrégularités, les insuffisances et les manquements dans la limite
du rôle de l’inspection.
Le plan de rédaction du rapport contient à titre indicatif les principaux éléments ci-
après :
Introduction
- Contexte, justification de la mission
- Champ, objectif de la mission
- Composition de l’équipe et date d’intervention
- Domaines couverts
- Relations de l’établissement avec les autorités monétaires et de contrôle
- Principales conclusions de la précédente mission de vérification + Décisions des
autorités monétaire et de contrôle
I. Présentation du SFD
- Date de constitution
- Date d’immatriculation au RCCM si sociétés
- Date d'agrément
- numéro d'inscription sur la liste des systèmes financiers décentralisés
- Situation du Siège social
- Date de démarrage des activités si c’est un nouvel agrément
- Principales étapes d'évolution institutionnelle (changement de dénomination,
de forme juridique, fusion…)
Il convient aussi d’indiquer à cette partie les principales activités du SFD, ses
dirigeants, sa clientèle et les caractéristiques de son personnel.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 8
II. Evolution du SFD
2.1 Evolution des activités
Dresser les tableaux des emplois et ressources sur les trois exercices et à partir des
données fournies par le SFD selon le modèle ci-après.
Analyser les performances, notamment en termes de part de marché, et évoquer les
perspectives.
Indiquer les principales ressources et emplois et retracer leur structure, leur évolution et
les éléments explicatifs. Comparer les résultats obtenus à la stratégie déclarée.
L’analyse devra faire ressortir les faits économiques importants qui sous-tendent les
évolutions constatées.
Un accent particulier sera mis sur la qualité et la stabilité des emplois, ainsi que sur les
risques encourus.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 9
Les ressources
Montants Variations
RESSOURCES N-2 N-1 N (N-1)- (N-2) (N)-(N-1)
Dépôts des institutions
financières
Dépôts à, terme
Emprunts
Autres sommes dues
Ressources membres/clients
Comptes ordinaires créditeurs
Dépôts à terme reçus
Comptes d’épargne à régime
spécial.
Emprunts
Autres sommes dues
TOTAL
Les emplois
Montants Variations
EMPLOIS BRUTS N-2 N-1 N (N-1)- (N-2) (N)-(N-1)
Concours aux institutions
financières
Autres dépôts reçus
Prêts aux institutions financières
Prêts en souffrance
Crédits aux membres/clients
Crédits
court terme
moyen terme
long terme
Créances en souffrance
TOTAL
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 10
2.2 Evolution des résultats
Dresser un tableau selon le modèle ci-contre, à partir des chiffres de
l’établissement, sans effectuer de rectification et en s’appuyant sur l’état de
dépouillement du compte de résultat selon les soldes intermédiaires de gestion.
Analyser l’évolution des soldes intermédiaires de gestion et les facteurs explicatifs.
L’analyse de la marge d’intérêt, ainsi que des autres soldes intermédiaires de gestion
conduisant à l’excédent, permet de se prononcer sur l’équilibre de la gestion et d’isoler
les éléments non-récurrents ayant participé à la formation du résultat net. Elle s’effectue
aussi bien en structure qu’en évolution.
Cette analyse prendra en compte :
la marge d’intérêt dont l’analyse doit porter à la fois sur l’effet volume et sur
l’effet prix
le calcul du rendement moyen des prêts (produits des prêts rapportés à
l’encours moyen des capitaux prêtés) ;
le calcul du coût moyen des emprunts (charges des emprunts rapportées à
l’encours moyen des capitaux empruntés) ;
l’évolution de la marge d’intermédiation.
coefficient net d’exploitation = somme des frais généraux et des dotations aux
amortissements, rapportée au produit net bancaire ;
le taux de rentabilité = bénéfice net / fonds propres ;
Au total, l’analyse des résultats doit faire ressortir les faits marquants, les
tendances et les perspectives de la rentabilité, ainsi que leur impact sur les fonds
propres et sur la pérennité de l’exploitation.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 11
Montants (en M Variations
LIBELLES [Link])
N-2 N-1 N + -
+ Produits sur opérations avec les Institutions
Financières ;
- Charges sur opérations avec les Institutions
Financières ;
+Produits sur opérations avec les membres,
bénéficiaires ou clients ;
-Charges sur opérations avec les membres,
bénéficiaires ou clients ;
Marge d’intérêts Bénéficiaire / Marge
d’intérêt déficitaire
+Produits sur opération sur titres et sur
opérations diverses ;
-Charges sur opération de titres et opérations
diverses ;
+Produits sur immobilisations financières ;
-Charges sur immobilisations financières ;
+Produits sur opérations de crédit bail et
opérations assimilées ;
-Charges sur crédit bail et opérations
assimilées ;
+Produits sur opération de change ;
-Charges sur opération de change ;
+Produits sur opérations hors bilan ;
-Charges sur opérations hors bilan ;
+Produits sur prestation de services
financiers ;
-Charges sur prestation de services
financiers ;
+Autres produits d’exploitation financière ;
-Autres changes d’exploitation financière ;
Produit financier net / Charge financière
nette
+Ventes des marchandises ;
-Achats et variations des stocks ;
+Produits généraux d’exploitation ;
-Charges générales d’exploitation ;
+Produits exceptionnels ;
+Profits sur services antérieurs ;
-Charges exceptionnelles ;
-Pertes sur services antérieurs ;
Excédent / Déficit
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 12
2.3 Fonds propres
Il s’agit d’indiquer l’évolution des fonds propres au cours des trois dernières années.
Les éléments à prendre en compte dépendent du statut du SFD.
S’il s’agit dune IMCEC :Conditions de constitution du capital, nombres de
membres, montant de la part social unique.
S’il s’agit d’une autre forme: Montant du capital , Principaux actionnaires, Conditions
de constitution du capital ou de ses modifications intervenues depuis la dernière
vérification, Tenue du registre des certificats nominatifs d’actions et du registre de
transferts ou du registre des membres .
2.4 ratios prudentiels
Analyse de l’évolution des ratios prudentiels au cours des trois derniers exercices
pour en tirer les enseignements quant à l’évolution de l’institution.
III Organisation et fonctionnement
3.1. Organes sociaux
- Assemblées Générales
Fréquence des réunions des AG, convocation, quorum, Qualité des délibérations +
Tenue des PV. (Support des PV -Cotes et paraphes - mentions obligatoires etc…)
Tenue du registre des PV
- Conseil d’Administration,
Institution mutualiste : Nombre de membres du CA , Disponibilité des lettres de
désignation, Validité du mandat des membres du CA, Existence d’une stratégie de
gestion de risque opérationnel validée par le CA, gestion stratégique, administrative,
coopérative, gouvernance , adoption du plan stratégique (plan d’affaires)
Tenue du registre des PV
Autres formes de SFD : Nombre de membres du CA, Disponibilité des lettres de
désignation des représentants permanents des personnes morales, Proportion des
administrateurs non actionnaires (Article 417 de l’AU-OHADA portant DSCGIE)
Cumul des mandats (Articles 425 de l’AU-OHADA portant DSCGIE) , Validité du
mandat des membres du CA (Article 420 de l’AU-OHADA portant DSCGIE et
Statuts) Existence d’une stratégie de gestion de risque opérationnel validée par le
CA.
Tenue du registre des PV
- Conseil de surveillance
Apprécier la qualité de la surveillance relative à la régularité des opérations
du SFD et du fonctionnement des autres organes ainsi que du contrôle des
autres organes ;
indiquer son implication dans le dispositif de contrôle interne et la qualité des
ses rapports à l’AG.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 13
- Comités de Crédit
Evaluation de la qualité de son rôle dans le processus de gestion du crédit
- Dirigeants
Apprécier les outils de gestion mis en place (Plan d’affaires, Gestion de la trésorerie,
Tableaux de bord ou reporting avec des indicateurs de gestion, dispositifs de gestion
de risque opérationnel approuvés par le CA).
- opérations avec les personnes apparentées
Faire des commentaires sur le respect des mêmes conditions que celles des autres
membres, respect de la réglementation, absence de traitement privilégié, absence
de conflit d’intérêt réel ou apparent, absence de rémunération directe ou indirecte,
conformité des opérations aux règles d’honnêteté et d’intégrité.
3.2. Organisation interne
- Organigramme
Evolutions intervenues depuis la dernière vérification, Etat de fonctionnalité des
Structures, Adéquation aux activités existantes Répartition des tâches.
Commentaire sur les liens de capital, le réseau, l’organe financier, engagements de
la maison mère vis-à-vis des filiales.
Appréciation des contrats d’assistance technique au regard de la régularité des
signatures et des prestations par rapport aux éléments effectués –
Existence d’un plan de formation des agents, Profil des agents et leur affectation -
Politique de motivation et de fidélisation le cas échéant
IV Contrôles interne et externe
4.1 La gestion des risques
Apprécier les mesures prises pour identifier les risques, élaborer une cartographie
des risques, les dispositifs existants pour les réduire et le niveau des risques
résiduels.
4.2 Le Contrôle interne
Le dispositif de contrôle
- Existence d’un manuel de procédures de contrôle
- Organisation + Moyens humains matériels + objet de contrôles référentiel des
contrôles, Procédures et méthodologie de contrôle + Rattachement
hiérarchique et fonctionnel + Niveaux et catégories des contrôles + modalités
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 14
pratiques et déroulement des contrôles + Champ des contrôles + fréquence
des contrôles + Planning et sa mise en œuvre + Production des rapports +
Communication et suivi des conclusions des rapports + Cartographie et
quantification des risques, notamment opérationnels –
- Existence d’un dispositif de surveillance dédié au risque opérationnel.
Existence d’une typologie du risque opérationnel (Fraude interne, Fraude
externe, Pratiques en matière d’emploi et sécurité sur les lieux de travail,
Clients, produits et pratiques commerciales, Dommages aux actifs corporels,
Dysfonctionnement de l’activité et des systèmes, Exécution livraison et
gestion des processus).
Le système d’information et la sécurité
Organisation du dispositif de sécurité (gestion des clés du local, sécurité des valeurs
etc.)
Organisation des Services informatiques + Adéquation des moyens humains +
Attributions + caractéristiques informatiques + Schéma directeur informatique +
Sécurité physique (accès aux locaux, dispositif de prévention et de lutte contre les
incendies et l’humidité) + Sécurité logique (back-up, supports de sauvegarde,
défaillance dans la gestion des habilitations, droits d'accès, Prévention des
agressions visant à entraver le fonctionnement normal des logiciels) + Manuel de
traitement automatisé des données comptables + Contrôles informatiques + Plan et
site de secours informatiques - Dysfonctionnement de l’activité et des systèmes
(pannes de matériel et de logiciel informatiques, problèmes de télécommunications,
pannes d’électricité, automatisation des tâches). Etat des matériels – Maîtrise des
matériels et logiciels par le personnel – Qualité de la communication avec les autres
services.
Les procédures comptables
Organisation des Services + Adéquation des moyens humains + Incompatibilités de
fonctions + Attributions + Plan de comptes + Livres comptables obligatoires +
Manuels de procédures comptables + Caractéristiques comptables + Contrôles
comptables + Modalités de production des états. Erreurs d’enregistrement des
opérations. Fraudes - Délit d’initié – Qualité de la communication avec les autres
services.
Le crédit
Mode d’organisation des tâches de gestion des risques + Procédures, méthodes,
modalités pratiques et instruments utilisés. Erreur de saisie. Qualité de la
communication avec les autres services
Constitution des dossiers de crédit, documentation et le déboursement de crédit,
prise de décision de crédit, analyse des dossiers, conservation des dossiers de
crédit
Suivi du recouvrement.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 15
L’épargne
Conditions d’ouverture et de clôture de comptes, risque de concentration, comptes
inactifs
Les autres opérations
Autres risques : Risques juridiques + Risques fiscaux + Risque de marché -
Evaluation des provisions complémentaires
Concernant la lutte contre le blanchiment de capitaux, il convient d’indiquer la
Mise en œuvre de la Directive n°07/2002/CM/UEMOA du 19/09/2002 et des textes
d’application.
S’agissant des Conditions débitrices et respect du taux de l'usure + Conditions
créditrices et respect des taux minima pour les comptes d'épargne ou à terme
favorisés + Conditions d’affichage, de communication et de publication du barème
des conditions applicables à la clientèle + Communication des taux effectifs à la
clientèle
4.3 Le Contrôle externe
Désignation des Commissaires aux comptes + Approbation de leur désignation par
la Commission Bancaire + Certification des états financiers + Présentation et
contenu du rapport général et spécial
V L’analyse des opérations
5.1 L’analyse des comptes
Inventaires des soldes + Analyses des soldes + Classement des comptes dans les
postes ou rubriques du référentiel spécifique aux SFD du document de synthèse
concerné + Enregistrement des opérations selon leur nature dans les comptes
dédiés et en conformité avec les règles prévues + Justification des opérations
(pièces comptables et pièces d’origine) + Evaluation des opérations (identification
des risques de fraude de détournement ou de vols en matière notamment
d’opérations de caisse, d’encaissement de valeurs, de transferts et virements -
identification des non-valeurs et charges à apurer) + Commentaires sur les
déclassements importants, les provisions demandées, les écarts entre la situation
DIMF et la Balance, les soldes de comptes à sens anormal, les suspens.
Sur la base des corrections comptables, il est dressé une nouvelle situation
comptable pour permettre l’élaboration de la structure financière et l’appréciation des
ratios prudentiels.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 16
Bilan
Montants Montants
Actif SFD INSPECTION
Opérations de trésorerie et avec les institutions
A01
financières
Opérations avec les membres ou bénéficiaire ou
B01
clients
C01 Opérations sur titres et opérations diverses
D01 Valeurs immobilisées
E01 Actionnaire, associés ou membres
Total actif
Passif
Opérations de trésorerie et avec les institutions
F01
financières
Opérations avec les membres ou bénéficiaire ou
G01
clients
H01 Opérations sur titres et opérations diverses
Versements restant à effectuer sur immobilisations
K01
financières.
L01 Provisions, fonds propres et assimilés
Total du passif
HORS BILAN
Montants Montants
HORS BILAN (SFD) (inspection)
Engagements donnés
Engagements de financement
En faveur des institutions financières
90
En faveur des membres, bénéficiaires ou
clients
Engagements de garantie
91 D’ordre des institutions financières
D’ordre des membres, bénéficiaires ou clients
92 Engagements sur titres
Engagements reçus
Engagements de financement
90 Reçus des institutions financières
Reçus des membres, bénéficiaires ou clients
Engagements de garantie
91 Reçus des institutions financières
Reçus des membres, bénéficiaires ou clients
92 Engagements sur titres
5.2. L’analyse du portefeuille
Les commentaires ci- après seront faits :
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 17
- Qualité du portefeuille avant et après révision - Taille échantillon +
Déclassements et provisions (analyse à mener selon les prescriptions du
référentiel spécifique aux SFD et du dispositif prudentiel qui donnent lieu à
l’élaboration des annexes sur les douteux et les déclassés.
- Indiquer la récapitulation des risques de l’établissement avant et après
révision, selon le modèle de tableau suivant, en précisant l’étendue des
contrôles effectués par la mission.
Le chapitre doit également comprendre un tableau récapitulatif des créances
douteuses ou litigieuses et des provisions complémentaires demandées par la
mission de vérification, établi selon le modèle ci-dessous, et suivi d’un commentaire
approprié. Le détail de ces créances et provisions fait l’objet de tableaux produits au
terme de l’analyse des risques et annexés au rapport.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 18
Avant révision Après révision
Libellés Montant Montant
% %
(SFD) (inspection)
TOTAL CREDITS BRUTS AUX MEMBRES,
BENEFICIAIRE OU CLIENTS
Crédits sains
Crédits en souffrance bruts
Crédits en souffrance de 0-3 mois au plus
Crédits en souffrance de plus 3-6 mois au plus
Crédits en souffrance de plus 6-12 mois au plus
Crédits en souffrance de plu 12-24 mois au plus
PROVISIONS
Prov/crédit en souffrance de 0-3 mois au plus
Prov/crédit en souffrance de plus 3-6 mois au plus
Prov/crédit en souffrance de plus 6-12 mois au plus
Prov/crédit en souffrance de plus 12-24 mois au plus
Concours aux institutions financières
Dépôts
Prêts aux institutions financières
Prêts en souffrance
Engagements hors bilan
Sains
Douteux
Provisions pour risques et charges
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 19
TABLEAU RECAPITULATIF DES PROVISIONS
MONTANTS OBSERVATIONS
SFD L’INSPECTION VARIATIONS
I - CREANCES DOUTEUSES OU LITIGIEUSES
1 - SUR LES INSTITUTIONS FINANCIERES
Crédits déclassés par le SFD
Crédits déclassés par l’inspection
2 - SUR LES MEMBRES/CLIENTS
Crédits déclassés par le SFD
Crédits déclassés par l’inspection
II - ENGAGEMENTS DOUTEUX
Engagements déclassés par les SFD
Engagements déclassés par l’inspection
III - AUTRES RISQUES ET CHARGES
Constatés par le SFD
Constatés par l’inspection
Total
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 20
VI Situation financière
6.1 La structure financière
Etablir, sur la base des chiffres rectifiés par la mission, le tableau de la structure
financière conformément au modèle ci-après.
(En M de [Link])
Actifs immobilisés Fonds propres nets
* *
* *
Déficit/excédent
Emplois à moyen et long termes Ressources à moyen et
long termes
* *
* *
Déficit/excédent
Cumul
Emplois à court terme Ressources à court terme
* *
* *
Déficit/excédent
Cumul
Liquidité Endettement
* *
* *
Solde net de trésorerie
Commenter le tableau en insistant sur les forces et les faiblesses de la
structure financière. Indiquer notamment le degré de transformation des ressources
à court terme et la politique de trésorerie du SFD.
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 21
6.2 Les ratios prudentiels et autres indicateurs
Examiner la situation du SFD au regard des différentes exigences de la
réglementation. Indiquer le niveau des fonds propres effectifs et celui des
différents ratios ci-après dont les calculs sont effectués dans les états
réglementaires suivants :
- Dispositif prudentiel
- Indicateurs
- Rapport annuel
Indiquer également la position du SFD par rapport aux conditions de banque.
CONCLUSION
Reprendre sous une forme claire et synthétique les points pertinents soulevés dans
les divers chapitres du rapport.
Lorsque l’importance ou la gravité de certains éléments l’exige, ces points peuvent
être repris et développés dans un
ANNEXES
Annexe comptable
Analyse du crédit
- Instructions des autorités de supervision
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 22
Annexe 7 :
5. Plan d’action
Structure contrôlée :
Objet et période de la mission :
Destinataire : Structure ayant diligenté la mission d’inspection
Entité de la Référenc Délai d'exécution
structure Actions préconisées par l’Autorité es du
Mesures correctives déjà prises
où le de supervision pour corriger rapport
ou actions prévues par le SFD Début Fin
constat a l’anomalie de
été relevé mission
Service
de…
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 23
Annexe 8 :
6. Questionnaire de contrôle interne
Questionnaire du contrôle interne
Cochez la case avec le signe approprié et commentez au verso s'il y a lieu. O N NA
Le procédé: OUI = O ; NON=N ; NON APPLICABLE = NA Commentez en verso s'il ya lieu
STRATEGIE ET GOUVERNANCE DES SFD
Existe t-il des statuts, de règlement intérieur pour les différents institutions de (SFD de base, Structure
faitière...)?
Sont-ils adoptés par les organes compétents?
Existe t-il des contrats d'affiliations entre les SFD de base et la structure faitière ?
existe t-il des contrats d'affiliations entre les unions et la fédération?
Un exemplaire des statuts accompagnés de la liste des dirigeants, avec l’indication de leur profession
et des informations concernant le Directeur pour toutes les entités du RCPB sont-ils déposer au greffe
du tribunal?
OPERATIONS AVEC LES PERSONNES APPARENTES
La liste des apparentés et des personnes liées est-elle mise à jour?
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 24
CREDIT
Une politique de crédit, adaptée aux besoins du SFD, a-t-elle été approuvée?
Les limites d'autorisation sont-elles respectées?
Toutes les demandes de crédit sont-elles soumises au Comité de Crédit pour délibération?
Existe un PV de réunion du Comité de Crédit?
La vérification des données inscrites sur le fiche de crédit est-elle effectuée à partir de la demande
d'emprunt par une personne autre que celle qui a reçu la demande?
Le gérant s'assure-t-il périodiquement que toutes les épargnes nanties en garantie de crédit sont
toujours effectives?
L'inventaire des garanties reçues est-il réalisé de façon périodique?
Les impayés sont-ils systématiquement déclassés?
L'accès au dossier de crédit est-il règlementé?
Existe-t-il une procédure de transmission de créance douteuse en contentieux?
Est-ce que l'approbation de l'organe approprié est obtenue en regard de tous les crédits considérés
comme irrécupérables devant être radiés?
EPARGNE
L'adhésion est-elle exclusivement réservée?
Toutes des demandes d'adhésion sont entièrement complétées?
Les renseignements inscrits à l'entête des fiches d'épargne sont-ils vérifiés à partir de la demande
d'adhésion?
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 25
Qui s'en occupe?
Les opérations qui porteraient un compte à découvert sont-elles autorisées?
Par qui?
Les comptes dormants sont-ils classés à part pour aider à contrôler les opérations?
Y-a-t-il une révision périodique des fiche d'épargne à terme pour détecter des erreurs ou irrégularités?
Les comptes à risque font-ils l'objet de procédure de surveillance spécifique?
STOCKS
Le type d’activité, ou la structure du projet sont-ils propices aux détournements, aux pertes ou
destructions de stocks ?
Le niveau des stocks et des encours est-il normal en regard de l’activité ?
L’inventaire est-il complexe à appréhender (plusieurs niveaux de production, nombreuses zones de
stockage, stocks détenus par des tiers….) ?
Le projet a-t-il mis en place un système fiable de détermination du volume des stocks ?
PERSONNEL
La gestion du personnel est-elle assurée par une personne compétente en matière de droit social ?
Les conflits collectifs ou individuels sont-ils fréquents ?
Existe-t-il des plans sociaux en cours ou prévus ?
Le projet, ou le secteur d’activité, présentent-ils des risques accrus en matière de non respect de la
réglementation du travail, ….
COMPTABILITE
Les documents comptables obligatoires sont-ils tenus?
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 26
Existe-t-il un manuel de procédures administratives, comptables et financière?
Le plan comptable utilisé est-il conforme à celui prescrit par la BCEAO?
Les documents de synthèse précisés dans le RCSFD sont-ils tous produits?
La comptabilité est-elle organisée conformément au nouveau référentiel ?
Le système d’information permet-il de garantir la fiabilité des informations financière et comptable ?
Le traitement des données est-il automatisé ?
Si oui, assure t-il la disponibilité des documents, la réalisation et la mise en œuvre des applications
informatiques ?
Si oui, assure t-il l’application des règles stricte d’insertion, de suppression ou d’ajout ultérieures ?
SECURITE
Qui détient les clés:
du local?
du coffre-fort ou de la chambre forte?
des petites caisses?
Un changement des serrures à secret (combinaison des coffres) a-t-il été fait au cour des douze
derniers mois?
Suite au départ de l'un des détenteurs des clés ou des combinaisons des serrures à secret, y a-t-il eu
un changement des serrures ou des combinaisons?
Est-ce-que l'accès au SFD est interdit en dehors des heures d'affaire?
Les formulaires "demande de prêt", "contrat de prêt" et "dossier de garant" sont-ils gardés dans un
coffre fort?
Si oui, existe-t-il un registre pour consigner le nom du détenteur et la date de détention de la clé du
coffre fort?
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 27
INFORMATIQUE
Existe-t-il des rapports trimestriels décrivant notamment les états de fonctionnement des matériels et
logiciels informatiques?
En cas de bris majeur ou de désastre naturel, le SFD a-t-il développé un plan pour la récupération des
données informatiques et la reprise des opérations normales?
Les informations sont-elles systématiquement sauvegardées?
Le système informatique (ordinateur) est-il protégé par un anti-virus?
La conservation des fichiers respecte-t-elle les règles de sécurité?
TRESORERIE ET INSTITUTIONS FINANCIERES
Les Procès verbaux de caisse sont-ils signés ?
Existe-t-il un responsable de caisse ?
Le détail d’encaisse est-il produit journalièrement ?
Existe-t-il des procédures prévues en cas de dépassement du plafond donné ?
Existe-t-il un rapprochement périodique des comptes du SFD et des correspondants
BCEAO – Guide de l’inspecteur des SFD Page 28