De telles houles régulières sont reproduites dans des bassins par des batteurs mécaniques oscillants (Figure 1).
On peut alors
fixer les paramètres qui contrôlent leur comportement : leur période et leur amplitude, ainsi que la hauteur d’eau du bassin.
2. La houle de faible amplitude
Figure 2. Houle sinusoïdale. Le déplacement vertical de la surface libre s'exprime en fonction de la position x et du temps t comme
η(x,t)=(H/2) sin[2π(x/λ-t/T)] [Source : auteur]
L’amplitude de la houle est définie comme la déviation maximum de la surface par rapport à sa forme d’équilibre horizontale.
Elle est égale à la moitié de la hauteur totale H entre la crête et le creux (Figure 2). La notion de « faible » amplitude se rapporte
à la longueur d’onde λ, c’est-à-dire que la pente de la surface reste faible. L’amplitude doit être faible aussi par rapport à la
hauteur d’eau d.
Dans cette limite de faible amplitude, les équations de la mécanique des fluides admettent des solutions simples, de forme
sinusoïdale. On parle alors de houle d’Airy, du nom du mathématicien et astronome britannique George Biddell Airy
(1801-1892).
Outre son amplitude, cette houle est caractérisée par sa période T (la durée d’une oscillation en un point donné) et sa longueur
d’onde λ (la distance entre deux crêtes successives). La longueur d’onde est reliée à la période par la vitesse de propagation
c=λ/T, qui dépend de la hauteur d’eau selon une formule donnée par la solution mathématique.