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Histoire du 33e Régiment d'Infanterie

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie

Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920


Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
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AUX MORTS DU 33e


A TOUS CEUX

QUI ONT COMBATTU SOUS SON DRAPEAU

AUX JEUNES SOLDATS DE DEMAIN

—————————

L'histoire du régiment, pendant la Grande Guerre, est à jamais vivante dans les plis du drapeau :
Écrite en lettres de feu et de sang par tous les actes d'héroïsme de ceux qui ont participé aux
glorieux combats du régiment, elle est impérissable. Les noms de ces héros, inscrits au Livre d'or
du 33e, témoigneront aux jeunes générations, appelées à servir sous les plis de son noble drapeau,
à quel degré leurs aînés ont poussé l'esprit du sacrifice, le mépris du danger, l'amour sacré de la
Patrie.
Mais que d'actes isolés, que d'obscurs dévouements, que de héros sont morts au revers d'un talus,
en accomplissant simplement leur devoir !
Gloire à tous ces braves, à tous ces héros qui ont écrit, de leurs « gestes » sublimes, l'histoire du
régiment.

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
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AVANT-PROPOS

—————

La mobilisation trouva le 33e sous la direction énergique du lieutenant-colonel STIRN, justement


fier d'une succession toute à l'honneur du régiment : celle du colonel PÉTAIN.
Elle s'accomplit dans l'ordre le plus parfait. Le 5 août, à midi, le régiment était prêt et saluait avec
émotion son glorieux drapeau, désormais compagnon de tous les instants et symbole de toutes les
vertus militaires.

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HISTORIQUE DU RÉGIMENT
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DINANT

(Août 1914)

Le 6 août, vers cinq heures, le 33e s'embarque en gare d'Arras à destination d'Hirson. Les
physionomies étaient rayonnantes d'entrain et de confiance. Tous portaient au cœur l'espoir d'une
rapide épopée.
Le trajet d'Arras à Hirson se fit au milieu des chants et des fleurs. Le régiment cantonna le 7, à
Saint-Michel, et le 8, il se porta de Saint-Michel à Maubert-Fontaine, puis à Bourg-Fidèle à 2
kilomètres de Rocroi. Pendant les journées des 6 et 7 août, le 33e avait accompli, avec des
réservistes non entraînés, de 60 à 70 kilomètres en vingt-six heures, sans laisser un seul traînard.
Le 9 août, le général commandant le 1er C. A. réunit à Maubert-Fontaine les officiers et leur
exposa la situation générale :
Une armée allemande dite « de la Meuse », composée de quatre corps d'armée et commandée par le
général Von EMMICH, a envahi la Belgique ; elle a passé en partie la Meuse, au nord de Liège,
et se porte à l'attaque de cette place. Les Allemands ont violé le territoire belge. Quatre de nos
divisions de cavalerie, concentrées autour de Mézières, sous le commandement du général
SORBET, ont pénétré en Belgique pour opérer contre Von EMMICH. Ce corps de cavalerie est
appuyé par une brigade d'infanterie échelonnée le long de la Meuse, couvrant la concentration du
Ier corps...
Mais cette brigade vient de recevoir l'ordre de se porter vers l'Est. Le Ier corps doit, de ce fait,
assurer sa couverture par ses propres moyens.
Le régiment reçoit, en conséquence, l'ordre d'aller garder les ponts de la Meuse, dans la région de
Montherme ainsi que les ponts de Fumay. Il séjourne trois jours à Fumay, le 13 août, il entre à
Treignes, en Belgique, salué par des acclamations enthousiastes et des cris prolongés de « Vive la
France ! ».
Le lendemain, le 33e partait, par alerte, à deux heures, dans la direction de Dinant et allait avoir
l'honneur de participer au premier choc sérieux en Belgique, entre l'armée française et l'armée
allemande.
Les Allemands, ayant Bruxelles pour objectif, s'avançaient en masses compactes. Une armée au
nord, s'était heurtée aux forts de Liége, une autre avait franchi la Meuse entre Liége et Namur.
Le 14 août, le Boche signale sa présence par une audacieuse reconnaissance et dessine une courte
attaque contre nos lignes.
Des autos-mitrailleuses allemandes, débouchant de la rive droite de la Meuse par le pont
d'Anserème, à 4 kilomètres au sud de Dinant, dispersèrent le poste français et ouvrirent le
passage à un escadron de uhlans qui s'avança sur la rive gauche jusqu'à Anthée.
Cet escadron fut accueilli, à dix-sept heures, par les mitrailleuses du 33 e R. I. qui étaient en position

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au nord du village ; arrêté net, il rebroussa chemin.


Le 15 août, les Allemands attaquent Dinant avec des forces imposantes.
La ville, partagée en deux parties par le fleuve, est dominée, sur la rive droite, par la citadelle, qui
surplombe le terrain d'une centaine de mètres. Au sud de celle-ci, se trouve la tour de Montfort. Ce
furent les deux premiers objectifs visés par les Boches.
Malgré l'héroïque résistance du 148e R. I., ces deux points tombèrent entre les mains de l'ennemi,
qui utilisa ces positions pour écraser de ses feux, toute la rive gauche du fleuve.
Le 33e R. I., accouru d'Anthée, prit position, à cinq heures, le long de la voie ferrée. Deux
compagnies, 10e (capitaine CARTON), 12e (capitaine BATAILLE), reçurent l'ordre d'aller
réoccuper la citadelle.
Le mouvement fut conduit d'une façon si rapide, que les Allemands, surpris, s'enfuirent,
abandonnant la position. Mais peu après, la citadelle fut soumise à un feu d'artillerie tellement
violent que la forteresse s'effondra de toutes parts, ensevelissant une partie des occupants et un
certain nombre d'habitants. Le commandant du détachement prit alors le parti de rejoindre le
régiment. La 12e commença le mouvement. Accueillie, dès son départ, par une grêle de balles
provenant des mitrailleuses allemandes installées dans la tour de Montfort, elle rebroussa chemin
après avoir subi de très lourdes pertes.
Le colonel du 33e qui voyait, de la rive gauche de la Meuse, la situation difficile de ces deux
compagnies, envoya le 1er bataillon à son secours. Mais, pour atteindre la citadelle, il fallait franchir
la voie ferrée et le pont de la Meuse, points soumis à un bombardement extrêmement violent. Tour
à tour, la 1re compagnie (capitaine LAPERTOT), puis la 2e (capitaine GRARD), s'élancent
bravement ; elles sont arrêtées net et perdent la moitié de leur effectif. La 4e (capitaine
VAUTRAIN) et la 1re section de mitrailleuses poursuivent le mouvement ; mais, épuisées par des
pertes sévères, elles doivent reculer.
Dans cette affaire, le lieutenant HUBERT, commandant la 1re section de mitrailleuses est tué ; le
capitaine VAUTRAIN et le lieutenant de MARENCHES sont blessés.
Vers midi, une légère accalmie se produisit, qui permit aux survivants des 10e et 12e compagnies de
quitter la citadelle et de rejoindre le régiment. Il ne fut laissé dans le fort que les blessés incapables
de marcher et un groupe de 6 tireurs d'élite, qui opposèrent à l'assaillant la plus opiniâtre résistance,
jusqu'à l'épuisement complet de leurs munitions.
La situation restait indécise ; mais, vers seize heures, des renforts, arrivés à marches forcées (8e,
127e, 110e, 84e R. I.), soutenus par une nombreuse artillerie, firent changer la face des choses.
Contenus par les mitrailleuses et les baïonnettes du 33e, décimés par nos 75 et menacés
d'enveloppement par les unités qui avaient franchi la Meuse, au nord et au sud de Dinant, les
Boches battirent en retraite dans la soirée, non sans avoir, au préalable, assouvi leur rage et leur
rancune sur de malheureux habitants accusés d'avoir pris part à la bataille.
Le 15 août au soir, les Français entraient à Dinant, salués par les acclamations des habitants, qui
fêtaient la première victoire remportée par nos troupes en Belgique.

CHARLEROI

(Août 1914)

Du 15 au 23 août, le régiment séjourna à Weillen, dans la région de Dinant, en réserve. Pendant


ce temps, les Allemands avaient continué leur progression par le nord : de gros détachements

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avaient franchi la Meuse, vers Namur, et, brisant les résistances locales, se dirigeaient vers
Charleroi.
Le régiment partit à la rencontre de l'ennemi qui s'avançait en de nombreuses colonnes. Ouvrant le
feu à bonne distance, le 75 fit, dans leurs rangs, de grands ravages. Mais les Boches étaient
tellement nombreux qu'il fallut reculer.
Le soir de Charleroi, l'armée allemande se révéla telle qu'elle était : sauvage, pillarde et
sanguinaire. Derrière nous, plus de dix villages incendiés, sans aucune nécessité militaire,
éclairaient l'exode d'une population aux yeux hagards et aux physionomies livides.
Sur de grands chariots de ferme, on avait hissé femmes, vieillards, enfants, tous fuyant vers
l'inconnu.
Le régiment se repliait en bon ordre, protégé, en arrière et sur les flancs, par des éléments chargés
de tenir à distance de petits détachements de uhlans qui harcelaient les colonnes.
Le 29 août, vers dix heures, après six jours de marche, nous atteignions Housset. Un grand combat
était engagé, le Boche se repliait. Le 33e reçut l'ordre de se diriger vers Sains-Richaumond. Il entra
vigoureusement dans la bataille et, progressant par échelons, comme à la manœuvre, sous la
protection d'une nombreuse artillerie, elle-même très manœuvrière, il enleva plusieurs lignes
puissamment défendues.
Le Boche, surpris par une attaque si inattendue et menée si énergiquement par des troupes qu'il
considérait comme amoindries par une retraite de six jours, dut se replier à la tombée de la nuit. Le
33e avait repris Sains et le hameau de Richaumond, incendié par l'ennemi ; dans la nuit, il
installait ses avant-postes de combat au nord du hameau de Richaumond.
L'ennemi était proche, nous le savions retranché aux lisières sud du village de Colonfay. Le 30,
avant le lever du soleil, le colonel reçut la mission de continuer la progression et d'attaquer par
surprise. Nos patrouilles se heurtèrent à des petits postes ennemis qui, surpris, usèrent de ruse en
imitant les commandements français. La liaison n'étant pas assurée à notre droite, il pouvait y avoir
doute ; mais, peu de temps après, une sonnerie provenant des mêmes petits postes alertait les unités
ennemies qui occupaient le village de Colonfay. En un instant, les éléments de tête du régiment
furent décimés par une fusillade meurtrière venant des tranchées qui se trouvaient au sud du village,
et, malgré tous ses efforts, le 33e ne put se maintenir sur la croupe nord de Richaumond.
Il serait impossible d'énumérer tous les actes d'héroïsme de ces grandes journées : tels hommes de la
8e, tirant jusqu'à leur dernière cartouche et s'affaissant atteints de plusieurs balles ; le colonel
STIRN et le commandant MARQUIS, venant à cheval sur la ligne de feu pour se rendre compte de
la situation ; l'abbé VITEL, aumônier du régiment, d'un dévouement à toute épreuve, prodiguant
aux blessés des premières lignes les secours de son ministère jusqu'à ce qu'il soit blessé lui même ;
le sergent WARTELLE parcourant la ligne en donnant des ordres, tous les officiers de sa
compagnie étant tués ou hors de combat.
Un engagement aussi violent ne pouvait durer plus longtemps ; les Allemands ayant amené leur
artillerie de gros calibre, la situation devenait intenable. Le régiment dut reprendre son mouvement
de repli.
Néanmoins, d'après les dires de certains hommes blessés et laissés sur le terrain, le combat de
Sains-Richaumond ne fut pas sans résultat ; pendant quelques jours les Allemands n'osèrent pas
fouler ce sol si âprement défendu par les nôtres. C'était, pour eux, quelques jours perdus dans leur
ruée sur Paris.
Ce fut alors la retraite par longues étapes.
Le samedi 5 septembre, le régiment se trouvait dans la région de Fontaine-Denys, à 10
kilomètres au sud de Sézanne.

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BATAILLE DE LA MARNE
REIMS. — BÉTHENY

(Septembre 1914)

Le 6 septembre, la proclamation de général JOFFRE fut lue aux troupes. L'heure solennelle avait
sonné et l'honneur militaire commandait de se faire tuer sur place plutôt que de reculer.
Le régiment ne prit pas une part très active aux premiers combats : il était réserve du corps d'armée.
Dans la matinée du 7, vers dix heures, l'artillerie ennemie se tut ; aussitôt commença la grande
marche en avant. Le régiment traverse Esternay au milieu de prisonniers, de blessés allemands et
dans le désordre que laisse derrière elle une armée en déroute. Après Esternay, ce fut le village de
Champguyon, abandonné depuis peu par les Allemands et dont les habitations, incendiées,
achevaient de se consumer. L'ennemi avait accumulé les ruines sur notre passage, dressé des
obstacles de toutes sortes, souillé les points d'eau en y jetant des cadavres ou des entrailles
d'animaux.
Malgré toutes ces embûches, ce fut, pendant la période du 7 au 12, l'implacable poursuite, sans
trêve, sans repos.
Le 12 septembre, après cinq journées de marches victorieuses, le 33e était sur la « Montagne de
Reims ».
Le général FRANCHET d'ESPEREY, dans une vibrante proclamation, confia à la 3e brigade
l'honneur de reprendre la ville de Reims.
Ses préparatifs terminés, le 33e partit en petites colonnes. Point de direction : « les tours de la
Cathédrale ».
La progression se fit, sans aucune réaction de la part de l'ennemi. A la tombée de la nuit, nous nous
trouvions aux portes de Reims. De crainte de tomber dans un guet-apens, les unités de tête firent
reconnaître les abords immédiats de la ville par quelques éclaireurs. Les arrière-gardes allemandes
étaient à peine à la sortie Est de la ville, quand les premiers éléments du 33 e atteignaient la porte de
Paris.
La nuit du 12 au 13 et 1a matinée du 13 furent employées à nettoyer la ville de tous les Boches,
qui, pris de boisson, n'avaient pu rejoindre leurs unités, ou s'étaient laissés surprendre par l'avance
rapide de nos troupes.
Les Allemands avaient quitté Reims pour occuper la ligne des forts à l'ouest et au nord-est. Dès la
soirée du 13, ils manifestaient, par la violence et l'intensité de leurs tirs d'artillerie, la ferme
intention de se maintenir coûte que coûte sur ces positions.
Il fallait agir rapidement. Le 14 au matin, le régiment reçut l'ordre d'attaquer le fort de Brimont.
Le 2e bataillon réussit à progresser jusqu'à la ferme Modelyn, son premier objectif, où il devait
s'organiser... en attendant l'arrivée des deux autres bataillons. Ceux-ci, soumis pendant leur
progression à un feu violent d'artillerie venant des forts de Fresne et de Vitry, ne purent parvenir à
hauteur du 2e, dont le chef (commandant VAUTRAIN) venait d'être tué. Tous les éléments du
régiment durent refluer jusqu'à Bétheny.
Dans ce village, le régiment fut soumis pendant cinq jours à un bombardement intense et
ininterrompu, au cours duquel des sections entières furent ensevelies sous des pans de mur.
Cependant, les unités, avec des moyens de fortune, avaient organisé la défense de Bétheny, pratiqué
des créneaux, construit des barricades et creusé des ébauches de tranchées. Le Boche n'était pas

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loin, et, à la tombée de la nuit, il esquissait des attaques à la baïonnette sur la lisière nord et nord-est
du village. Le 33e résista victorieusement à toutes ces attaques.
Il fut relevé, dans la nuit du 18 au 19, parle 59e bataillon de chasseurs.

PONTAVERT. — LA VILLE-AU-BOIS

(Septembre-Décembre 1914)

Le 19 septembre, à trois heures, le régiment arrive dans le village de Thillois pour y cantonner : les
lisières nord (3e bataillon), nord-est (2e bataillon) sont mises en état de défense ; des
reconnaissances sont poussées sur Saint-Brice et Tinqueux, où le régiment doit relever des
éléments de la 52e D. I.
Le 20 septembre, le régiment occupe le secteur entre Champigny et Tinquette.
Dans la nuit du 20 au 21, le régiment quitte le secteur pour cantonner à Ventelay (la 3e brigade
devenant réserve d'armée) où il arrive à vingt-trois heures trente. A son passage à Thillois, il avait
reçu un renfort important. La journée du 21 se passe à la réorganisation des unités, le 33 e devant se
tenir prêt à toute éventualité.
En effet, le 22 septembre, le régiment reçoit la mission de se porter dans la région de Pontavert-
Chaudardes pour y relever les éléments du 18e C. A. Les 2e et 3e bataillons sont en réserve de
secteur ; le 1er bataillon s'installe à proximité d'un pont de bateaux établi près de Chaudardes.
Le 23 septembre, le 2e bataillon est mis à la disposition du 73e R. I. Dans la matinée, il est
rassemblé dans un boqueteau dit : « Bois Carré » à la lisière sud-ouest du Bois des Buttes. Des
reconnaissances sont poussées vers la clairière et le Lavoir au sud-ouest de la Ville-au-Bois. Le 1er
bataillon (VERWAERDE) vient ensuite prendre sa place au Bois Carré pendant que le 2e
bataillon reçoit la mission de garder la portion du bois à l'ouest de la route de Pontavert-Ville-au-
Bois.
Dans ces quelques jours, nous avons eu à déplorer : 8 tués, dont le commandant VERWAERDE, le
lieutenant BEAUCOURT, et 50 blessés.
Du 1er au 10 octobre, continuation de l'organisation du secteur, des reconnaissances sont poussées
vers le village de la Ville-au-Bois ; les travaux, menés avec célérité, nous permettent de compter sur
une ligne de défense déjà sérieuse.
Le 12 octobre, la progression reprend dans le secteur de la 2e D. I., de Craonne à la ferme le
« Choléra » (près de Berry- au-Bac) ; objectif du 33e R. I. : La Ville-au-Bois, partie de la lisière
entre les routes de Ville-au-Bois, Chevreux et Pontavert ; en première ligne, quatre compagnies et
deux sections de mitrailleuses (10e et 11e), objectif ouest du village, 5e et 6e, sortie sud de la Ville-
au-Bois.
Soutiens d'attaque : 9e et 12e compagnies à gauche, 7e et 8e compagnies à droite avec mission de
progresser entre la route et la clairière du « Lavoir » (cette clairière séparant le 8e du 33e). L'attaque
est appuyée par l'artillerie lourde de Juvincourt et une pièce de 75. Avec une belle audace, les
servants du 75 amènent à bras leur canon près du « Lavoir » et ouvrent le feu à moins de 400
mètres de l'ennemi, lui faisant éprouver des pertes sévères.
Les 13, 14 et 15 octobre, l'attaque se poursuit, notre ligne atteint l'angle des routes, à 100 mètres
environ des premières maisons de la Ville-au-Bois. Les fractions de droite, moins heureuses, sont
prises d'enfilade et doivent faire face à l'Est. Le 8e R. I., pour la même raison, a vu son attaque
enrayée.

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Le terrain conquis est aussitôt organisé.


Le 16 octobre, le général commandant la 2e D. I. prescrit l'établissement d'un réseau d'A. P.
Le secteur attribué au 33e comprend le terrain situé entre la clairière (à l'ouest du bois Franco-
Boche) et le bois de Beaumarais.
17 octobre au 5 novembre. — Situation sans changement, activité des patrouilles et des
reconnaissances sur tout le front. A signaler un trait d'audace du soldat HARDOUIN, cycliste du
colonel :
Le commandement voulant des prisonniers, HARDOUIN part seul la nuit, dresse une embuscade
et, quelques heures après, revient avec un Boche.
6 novembre. — Les éléments de première ligne du régiment sont relevés par le 6 e bataillon du 284e
(VAYNANT).
Du 6 au 10 décembre, situation sans changement, l'ennemi ne manifeste son activité que par des
tirs d'artillerie et particulièrement d'artillerie lourde.
Le 10 décembre, le régiment est relevé par le 129e R. I. (3e corps), il se rassemble à Ventelay à huit
heures et cantonne, du 10 au 15 décembre, à Hourges, Crugny et Vendeuil. Le 16 décembre, il
reçoit l'ordre de se porter dans la zone de Saponay.

MESNIL-LÈS-HURLUS

(Janvier-Mars 1915)

Quittant, en chemin de fer, le secteur de Pontavert, le 33e débarque, le 18 décembre, à Saint-


Hilaire-au-Temple.
18 décembre. — Cantonnements à Vadenay et Cuperly.
20 décembre. — La 4e armée prend l'offensive, le 1er C. A., en réserve d'armée, devra avoir atteint,
pour dix heures trente, la ferme Piémont, sur la route de Sedan à Chalons. La 3e brigade est
chargée de faire reconnaître les cheminements conduisant au moulin de Wacques, où elle se reliera
aux brigades du front.
Le régiment bivouaque à la ferme Piémont.
Les reconnaissances sont exécutées par les capitaines de la 12e (DEPOMMIERS) et de la 8e
(CARY). Elles sont orientées sur le passage de la Suippe à Saint-Rémy et les passerelles 1, 2, 3, 4,
5.
Du 20 au 26 décembre, le 33e reste sur les emplacements.
Le 27 décembre, il est relevé par un élément de la 4e brigade et va cantonner à Vadenay et
Cuperly.
Le 29 décembre, la 3e brigade doit prendre un dispositif de rassemblement articulé, 33e en tête, le 2e
bataillon au sud-ouest de l'église de Mesnil-lès-Hurlus (abris Balbedas). Le colonel CLAUDEL
fait reconnaître les brèches du réseau de la crête pour être en mesure de descendre dans Hurlus et
s'appuyer aux fractions du 18e C. A. La crête est franchie à l'ouest du chemin à un trait conduisant à
la sortie est d'Hurlus (en première ligne : 3e et 2e bataillons, la droite du 2e bataillon appuyée au
chemin).
Les bataillons enlevèrent les parties est et nord d'Hurlus, malgré un feu violent d'artillerie. La
marche est superbe, comme à la manœuvre. A seize heures, le 33e a atteint la lisière nord-ouest du
village et les abords de la tranchée 6 ; à vingt heures, laissant le ice bataillon aux abris
« Balbedas », il va cantonner à Wargemoulin.

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Les huit jours qui suivront sont employés à l'aménagement du terrain et à des reconnaissances en
prévision d'une attaque prochaine.
Le 8 janvier, à dix-huit heures, le colonel reçoit, du général commandant la 33e D. I., l'ordre
téléphonique d'avoir à exécuter le lendemain matin, l'attaque projetée sur la portion de tranchée
allemande dite « tranchée blanche ».
Dès six heures quarante-cinq, l'artillerie martèle les positions adverses, et à sept heures, le 33e, en
liaison avec le 7e R. I. s'élance à l'assaut. Les 5e et 6e compagnies s'emparent à la baïonnette, en
quelques minutes, d'un élément de tranchée avancé ; mais contre-attaquées aussitôt et soumises à
des feux de flanc provenant de mitrailleuses, ces unités subissent de lourdes pertes et se trouvent
bientôt dans une situation critique. C'est à ce moment que le sous-lieutenant du génie MORIZOT,
tentant de pratiquer un boyau devant relier les « tranchées brunes » aux fractions avancées, afin
d'établir une liaison et de permettre l'arrivée des renforts, est tué.
Le 3e bataillon cherche, par tous les moyens à progresser, afin de soutenir les unités du 2e bataillon
engagées ; mais, les obus de gros calibre tombent en si grand nombre, que, quelques fractions
seulement peuvent atteindre leur objectif. Le sous-lieutenant DEBASTE est tué ; la 11e compagnie
perd d'un seul coup son capitaine (MAËS), son lieutenant et son adjudant-chef (BÉTHUNE).
Complètement isolés, sous les ordres du commandant MARQUIS, les 120 hommes, composant la
première ligne, s'accrochent désespérément au terrain, repoussant à la grenade, pendant la nuit, trois
furieuses contre-attaques.
Le matin brumeux du 10 les trouve épuisés de fatigue, réduits à un tout petit groupe, ayant encore
l'énergie et le courage d'appuyer de tous leurs fusils une attaque locale menée par le 7e R. I.
A minuit, le régiment est relevé et gagne par étapes Wargemoulin, La Cheppe et Bussy-le-
Château, où il est entièrement reconstitué, se préparant pendant un mois à une nouvelle
intervention dans le secteur qu'il vient de quitter.
Le 16 février, le 33e participe à une action d'ensemble des 1er et I7e C. A., ayant comme objectifs
particuliers les « tranchées grises » et une partie des « tranchées blanches ».
Le 16 février, à dix heures, le 1er bataillon s'élance à l'assaut de la position ennemie malgré le feu
meurtrier des mitrailleuses adverses. Son premier bond est rapide, mais tous ses efforts viennent se
briser contre des défenses accessoires insuffisamment détruites. Quelques hommes seulement
réussissent à sauter dans la tranchée boche où ils ne tardent pas à succomber sous le nombre.
A quinze heures trente, nouvelle attaque, avec l'appui du 110e. La situation est infernale aux
« tranchées brunes », le bombardement est si intense, que même les compagnies non engagées
perdent 30 p.100 de leur effectif ; le sol conquis est néanmoins conservé.
Les 2e et 3e bataillons (De BRUIGNAC et CHARUE) sont engagés à leur tour dans des conditions
non moins meurtrières ; en un instant une section perd son officier et 45 hommes.
Le 17, le tir de l'artillerie ennemie augmente encore d'intensité. Les tranchées brunes sont
complètement retournées et les bois des Moutons et Lorrain subissent un bombardement d'une
violence sans égale.
A seize heures trente, nouvelle tentative d'attaque, enrayée par les mitrailleuses ennemies qui tirent
sans répit.
Le 18, à treize heures trente, les 9e et 10e compagnies renouvellent leur assaut.
A seize heures trente, l'ordre suivant nous parvient : « Attaquez jusqu'à complète usure. » Encore
une fois, le 33e s'élance jusqu'aux réseaux allemands intacts, qu'il ne peut traverser.
Le 19, l'ordre est donné de s'emparer coûte que coûte des « tranchées grises » en liaison avec la 4e
brigade.
A onze heures, les 5e et 7e compagnies, au prix de pertes sanglantes, parviennent à 20 mètres de la

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tranchée allemande.
Cinq hommes ont réussi à sauter dans un ancien boyau reliant la « tranchée grise » à la « tranchée
blanche ».
Un barrage en sacs à terre et gabions empêche leur progression, ils l'attaquent résolument à la
pioche, sans d'ailleurs pouvoir venir à bout de le renverser, tant les Boches sont prodigues de leurs
boîtes à mitraille.
L'assaut est renouvelé à quinze heures, mené par les 6 e et 8e compagnies. Quelques fractions
gagnent une trentaine de mètres, les autres tombent dès qu'elles ont escaladé les gradins de
franchissement.
Les cadavres entassés sur le parapet sont si nombreux qu'ils nous rendent le tir impossible.
Une sape est creusée durant la nuit, nous permettant d'enlever une partie de nos blessés.
Le 20, le 3e bataillon vient relever les débris du 2e, et, pendant cinq jours, consacre tous ses efforts à
préparer une nouvelle attaque, en liaison avec le 73e R. I.
Le 26, une première sortie est de suite enrayée ; renouvelée quelques instant après, elle permet à la
11e compagnie (DESAINT) de prendre pied dans la tranchée allemande du bois du Trapèze, où
s'engage une lutte sans merci ; elle tourne à notre avantage.
Dans la soirée, la liaison est établie, et, sans perdre de temps, notre ligne est organisée et solidement
étayée. Ces rudes journées nous ont demandé de durs sacrifices et, cependant, le régiment, réduit de
plus de moitié, doit demeurer dans le secteur.
Il lui faudra, dix jours encore, lutter contre le froid, la neige et les privations de toutes sortes,
travailler sans relâche, creuser le sol, déblayer les boyaux, aménager des abris. Il lui faudra surtout
conserver le terrain conquis, dont il est justement fier, et qu'il confie, le 11 mars, aux camarades des
91e et 147e R. I.
Honneur à vous, vaillants soldats de 1915, vous êtes grands parmi les plus grands.
Puisse le souvenir de votre noble exemple guider les générations à venir dans le chemin de
l'honneur et du sacrifice !

BRAQUIS (Woëvre) et BOIS d’AILLY (Meuse)

(Du 10 mars au 12 mai 1915)

Le régiment, très éprouvé par onze attaques successives, est dirigé, en camions-autos, sur les
cantonnements de Courtisols et de Sainte-Memmie (région de Chalons-sur-Marne), pour y être
entièrement reconstitué.
Le 22, il gagne par étapes Plivot, Athies et Oiry où le général, après une revue, remet la croix de la
Légion d'honneur au capitaine CHARUE.
Transporté ensuite par voie ferrée dans la région de Longueville, Bar-le-Duc, il est dirigé sur la
Woëvre, par Lisle-en-Barrois, Fleury, Verdun, Tavannes et Braquis.
Le 3 avril, le 33e bivouaque dans les bois d'Herbeville et effectue aussitôt des reconnaissances en
vue d'une attaque dans le secteur Buzy-Parfondrupt, Bois de La Dame, cote 209.
L'action menée par le 73e R.I. se déclenche le 5, à l'aube. Le 33e, d'abord en réserve de division, doit
bientôt appuyer et renforcer le 73e (groupe ROUVIN) qui a subi de lourdes pertes sans pouvoir
déboucher. Le 1er bataillon (DESHAYES) effectue son mouvement de jour, il est accueilli aussitôt
par un feu très précis d'artillerie et de mitrailleuses, qui l'empêche d'atteindre et, par suite, d'entamer
la ligne ROUVIN. Le commandant est blessé, 6 officiers, 5 adjudants et 218 hommes sont mis hors

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de combat. Le sous-lieutenant WARTELLE prend le commandement du bataillon et le maintient


en position, sous le feu, jusqu'à la nuit tombante, où il est relevé par le 2e bataillon.
L'attaque est reprise sans succès, en lisière du bois de Darmont, le 7 avril, à dix-neuf heures,
gênée à la fois par un violent orage et par un tir de barrage allemand d'une intensité extrême.
Le 8, le lieutenànt-colonel BOUDHORS prend le commandement du secteur, les unités du 73e étant
définitivement relevées.
Malgré la pluie, le froid, les obus, rivant au milieu des cadavres, dans des trous de tirailleurs, le 33e,
neuf jours durant, s'accroche au terrain, harcèle l'adversaire, tente deux assauts et appuie de son feu
les attaques voisines.
Relevé, dans la nuit du 17 au 18, par le 45e et le 330e territorial, le régiment, par étapes, puis par
convoi automobile, est dirigé sur Commercy où il débarque le 27 avril ; il reçoit des renforts
importants, se reconstitue et se prépare à entrer de nouveau en scène dans le secteur de Blockhaus,
Courtine, Champignon, Vaux-Ferry, Croix-Saint-Jean, Tête à Vache, Bois d'Ailly.
Le 29 avril, le bataillon CORDONNIER, s'élançant le premier, est reçu par un feu violent
d'infanterie et rejeté sur ses tranchées de départ, perdant les deux tiers de son effectif. Pour comble
d'infortune, les Allemands font exploser un fourneau de mine, provoquant deux foyers d'incendie,
qui nous isolent complètement de nos lignes.
L'attaque reprend à dix-neuf heures cinquante, menée par le bataillon CHARUE. Une seule de ses
compagnies, la 4e, peut sortir, elle est accueillie aussitôt par un formidable tir de barrage, en même
temps que les minenwerfer bombardent nos tranchées.
Le régiment est relevé le 1er mai pour être réorganisé à Vignot et Commercy.
Le 3 mai, il remonte en secteur et remplace le 10e R.I. Deux jours durant, il subit un bombardement
intense qui est suivi, le 5 mai, à quatre heures cinquante, d'une attaque prononcée, à notre droite,
sur la tranchée d'Ailly, tenue par le 8e R.I.
L'ennemi ayant réussi à percer, se rabat sur la tranchée de Vaux-Ferry qu'occupent les 73e et 33e
R.I. Le commandant CORDONNIER contre-attaque aussitôt sur le flanc droit avec cinq
compagnies et reprend une partie du terrain perdu.
Les 1er et 2e bataillons remplacent le 3e, ils ont à repousser un nouvel assaut des Boches qui se
présentent de front.
Le Bois Mullot est enlevé, après un corps à corps furieux ; les Boches tentent de progresser par le
boyau du génie, baïonnettes, crosses, outils, tout est employé pour arrêter l'ennemi.
Le lieutenant MAYOT établit un solide barrage avec des moyens de fortune, le défend ensuite avec
une rare énergie.
Jusqu'au 10 mai, les Allemands renouvellent, à différentes reprises, leur tentative de percée, font
exploser cinq fourneaux de mines dans le secteur du Champignon, nivellent chaque jour nos
tranchées au moyen d'artillerie lourde et de torpilles, tout cela sans succès.
Le régiment a perdu, en dix jours : 10 officiers et 423 hommes.
Relevé le 11 mai, il va cantonner à Sorcy, d'où il s'embarque le lendemain pour Épernay, Chugny
et Unchair.
Il y stationne jusqu'au 17, époque à laquelle il est dirigé par étapes vers Breuil-sur-Vesle et
Romain (Aisne).

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LA VILLE-AU-BOIS

(Mai-Août 1915)

Dans la nuit du 18 au 19 mai, le régiment relève les fractions du 127e R.I. dans le secteur de la
Ville-au-Bois, Bois des Buttes, Bois Franco-Allemand, cote 87 devant Pontavert.
A 100 mètres à peine des tranchées allemandes, soumis journellement à un bombardement par
minenwerfer, le 33e s'organise, creusant des tranchées, bâtissant des abris, installant créneaux et
postes d'écoute, créant des défenses accessoires et patrouillant sans cesse dans le « No man's land ».
Le 2 juillet, il appuie vers l'ouest dans le bois de Beaumarais, situé devant Craonne, au pied du
Chemin des Dames.
Dans l'eau jusqu'aux genoux, ne pouvant creuser de boyaux, il construit des gabionnades.
De nombreuses reconnaissances de nuit sont exécutées, au cours desquelles se distinguent tout
particulièrement le sergent CARDON et le caporal MAGNIEZ, de la 7e compagnie.
Le 4 juillet, le général BRULARD, commandant la 2e D. I., vient remettre la croix de guerre,
nouvellement instituée, à quelques braves du régiment : capitaine CHARUE, capitaine CORBEIL,
lieutenant BAGGIO et 8 hommes.
Le 6, nouvelle remise de décorations par le général DUPLESSIS au lieutenant-colonel
BOUDHORS, commandant de BRUIGNAC, lieutenants MAYOT, DUSSART et 16 hommes.
Le 17, le régiment va cantonner à Prouilly et Pévy, dans la Marne, où le général FRANCHET
d'ESPEREY remet, à son tour, quelques récompenses.
Le 33e est laissé à l'instruction jusqu'au 2 août.
Le voici de nouveau en secteur au Bois Franco-Allemand, au Mont Doyen, à la Carrière et au
Bois de La Mine.
Les tranchées françaises et allemandes sont très près les unes des autres ; à certains endroits, elles
ne sont séparées que par une épaisseur de parapet ; aussi les guetteurs aux créneaux doivent-ils
monter la garde, revolver au poing.
La fusillade est incessante de part et d'autre, nous échangeons des projectiles nuit et jour, de grosses
torpilles défoncent à tout instant nos abris, mais le 33 e, tenace et agressif, conserve une supériorité
marquée sur son adversaire.
Les pertes, au cours de cette période, s'élèvent à 5 officiers et 214 hommes de troupe.

BERRY-AU-BAC. — LA MIETTE

(2 septembre 1915. — 10 février 1916)

Relevé par le 401e R.I., le 2 septembre, le régiment va bivouaquer dans le bois d'Hermonville et
la ferme Luthernay.
Le 2 octobre, il remplace la 243e brigade en secteur à Berry-au-Bac, Moscou et cote 108.
Le 6, explosion d'un fourneau de mine allemand ; nous en occupons l'entonnoir.
Le 15 dans la nuit, nouvelle et formidable explosion. La 11 e compagnie est coupée du reste du
bataillon, sa situation devient critique ainsi que celle de la fraction de la Cimenterie (sous-
lieutenant DERVILLE) et de la 6e compagnie (à droite). Le lieutenant LABROUSSE fait

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immédiatement occuper l'entonnoir de plus de 100 mètres de diamètre et dans lequel a disparu une
section tout entière. Notre organisation est complètement bouleversée, mais l'attitude de tous n'en
reste pas moins splendide.
Jusqu'au 11 novembre, le 33e va lutter nuit et jour pour défendre le terrain dont il a la garde, se
fortifiant sans relâche, faisant des prisonniers et recueillant d'importants renseignements.
Ses pertes sont de 2 officiers et 145 hommes.
Le 11 novembre, il se rend à Pévy et Roucy, chargé de l'organisation de la deuxième ligne du
secteur.
Le 4 décembre, il vient relever le 73e R. I. dans le secteur de la Miette, ferme du Choléra (entre
Berry-au-Bac et Juvincourt).
Notre réseau de tranchées s'étend de la Miette à l'Aisne, grossie par les dernières pluies
torrentielles.
Les abris et les boyaux sont pleins d'eau.
Privés de tout repos, souffrant terriblement du froid, les vêtements constamment mouillés, les pieds
en sang, les poilus du 33e restent cependant vigilants et actifs et font de nombreuses
reconnaissances. L'une d'elles permet à la 2e compagnie de ramener des prisonniers appartenant au
20e hussards saxons.
Le régiment reste dans le secteur de la Miette jusqu'au 10 février. Il reste en cantonnement de
repos à Chalons-le-Vergeur jusqu'au 23 février.

VERDUN (Douaumont)

(23 février au 8 mars 1916)

A l'instruction, aux environs de Ville-en-Tardenois, le 33e est alerté le 25 février 1916 pour
participer à la grande bataille de Verdun.
Le 26 février, il arrive à Fleury-Souville et Tavannes, et le 1er mars, il relève en première ligne le
110e à Douaumont.
Le fort de Douaumont vient de tomber aux mains de l'ennemi et celui-ci en profite pour masquer
des rassemblements importants.
Sous un déluge effroyable d'obus de tous calibres empêchant toute liaison, le 33 e creuse le sol sans
répit.
Le 2 mars, vers treize heures, les Allemands, revêtus de casques français, protégés par un barrage
d'obus lacrymogènes, tentent un assaut par surprise. Le 3 e bataillon, qui est en première ligne,
résiste stoïquement au choc ; il se fait tuer sur place, plutôt que de céder un pouce de terrain. La 10 e
compagnie, cernée de tous côtés, se lance désespérément plusieurs fois à l'assaut pour se dégager ;
n'y parvenant pas, elle maintient néanmoins l'ennemi en respect.
Le 1er bataillon (capitaine RICATTE), envoyé en renfort, comble le vide laissé par le 3 e bataillon et
repousse vigoureusement une nouvelle attaque des Boches, dirigée sur la ferme Thiaumont.
L'ennemi, décimé par le feu, regagne précipitamment le village de Douaumont. Il est poursuivi
jusqu'aux lisières sud et est du village, qui sont organisées solidement. Dans la nuit, le bataillon
établit un boyau avec l'arrière pour assurer la liaison.
Le 3 mars au matin, de nombreuses reconnaissances furent aperçues à la sortie sud-ouest de
Douaumont, elles se dispersèrent sous notre tir ajusté. Le soir, vers seize heures, le village fut
violemment bombardé par notre artillerie, c'était le prélude d'une contre-attaque. Elle fut

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puissamment soutenue par nos mitrailleuses, qui prirent d'écharpe les Allemands obligés de passer
entre la lisière nord-ouest du village et l'église.
A la nuit tombante, les troupes françaises avaient réussi à pénétrer dans la partie sud du village de
Douaumont.
Comme il fallait s'y attendre, l'ennemi réagit immédiatement. A vingt heures, il déclencha une
attaque violente sur notre front nord ; elle fut arrêtée par nos feux.
Vers minuit, une deuxième attaque, plus puissante encore, vint se briser sur nos lignes, sans pouvoir
les entamer (le lendemain, on pouvait voir plus de six cents cadavres gisant devant nos tranchées).
Le 4 mars, vers sept heures, l'ennemi attaqua de nouveau le village. Malgré nos feux de
mousqueterie, malgré le tir de nos mitrailleuses, le bataillon fut contraint de se replier et de prendre
position à 200 mètres environ de la sortie de Douaumont.
Voulant élargir leur succès, les Allemands tentèrent de progresser par la tranchée, mais un barrage
fut aussitôt établi ; puis, le sergent NOËL, se portant à l'assaut à la tête de sa section, réussit à
reprendre la plus grande partie du terrain perdu et à porter notre ligne à 40 mètres de la lisière ouest
du village.
Le reste de la journée et la nuit furent calmes.
Le lendemain, à la nuit, le 2e bataillon vint renforcer la ligne ; le 3e se trouvait à ce moment
complètement dégagé ; malgré les assauts répétés qu'il avait subis, ses tranchées étaient maintenant
continues, on y pouvait tirer et tenir.
Le 33e fut relevé le 6 mars par le 170e R. I. Les officiers et les hommes de ce régiment furent
fortement impressionnés par l'attitude crâne des survivants, par le bouleversement du terrain et par
le nombre des héros tombés au champ d'honneur. Ils purent juger par là de l'héroïsme des
combattants et de la puissance des combats qu'ils avaient eus à soutenir.
Le 33e a payé largement son tribut à Verdun. Ces journées de Douaumont lui ont coûté 32 officiers
et 1443 hommes (tués, blessés ou disparus), mais l'ordre du général PÉTAIN avait été
scrupuleusement exécuté : « personne n'avait reculé » !
Il faudrait des pages pour relater les actes de courage individuels qui se sont accomplis pendant ces
mémorables journées.
Entre tous ces vaillants, citons néanmoins :
Le capitaine RICATTE, qui prit le commandement de son bataillon en pleine crise, repoussa,
pendant quatre jours, une série d'attaques violentes, alors que ses lignes étaient prises à revers par
des mitrailleuses, et maintint toutes ses positions, s'imposant à tous par son énergie indomptable et
son exemple.
Le sergent HOREMANS, qui, seul gradé survivant de sa compagnie, parcourait le front de son
unité, enflammant le courage de ses hommes, et qui, sommé de déposer les armes, criait aux
Boches : « La 5e meurt, mais ne se rend pas ! »
Le caporal GOSSE, qui, bien que grièvement blessé, refusait de se laisser panser et encourageait
ses hommes jusqu'à la limite de ses forces, leur disant : « Occupez-vous des Boches et non de
moi. »
Le soldat URCEL, qui, bien que grièvement blessé à la tête, continue à faire le coup de feu,
jusqu'au moment où l'ennemi est repoussé, et qui tombe ensuite épuisé.
Le soldat ATTRAT, qui, avec une énergie farouche, alors que cinq Allemands ont pu pénétrer dans
les tranchée, tue les deux premiers à coups de baïonnette et abat de trois balles, les autres, qui
cherchaient leur salut dans la fuite.
Le clairon HAVERLAND qui, le premier, put rétablir la liaison avec le chef de corps. Enterré trois
fois durant son trajet, tenant encore en main son fusil brisé, il exposa au colonel, avec netteté et

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sang-froid, la situation des unités et la physionomie du combat.

VENDRESSE (Aisne)

(Avril-Août 1916)

Très éprouvé par les combats de Douaumont, le régiment vient se reformer aux environs de Bar-
le-Duc et d'Érize-Saint-Dizier, où il est passé en revue par le général JOFFRE. Notre
commandant en chef remet la rosette d'officier de la Légion d'honneur au lieutenant-colonel
BOUDHORS et de nombreuses décorations aux officiers et aux soldats qui se sont distingués au
cours des dernières affaires.
Le 1er avril, le 33e est embarqué pour Épernay, d'où, par étapes, il gagne Bourg et Vendresse
(Aisne) pour relever le 144e dans le secteur de Beaulne, Tordoir, Chivy et Soupir (entre Soissons
et le Chemin des Dames) le 17 avril.
Le 19, vers treize heures, l'ennemi déclenche, sur tout le front du secteur, un bombardement des
plus violents. A seize heures, une accalmie, se produit ; mais, à dix-huit heures quarante-cinq,
nouveau bombardement suivi d'une attaque menée par un bataillon environ sur le front de la 5e
compagnie.
L'ennemi ne peut prendre pied dans nos tranchées, il est arrêté net par notre barrage d'artillerie, nos
tirs de mitrailleuses et de mousqueterie.
A deux heures, une nouvelle attaque vient se briser sur nos défenses accessoires.
Nos tranchées sont bouleversées, nos abris effondrés ; une section entière est ensevelie ; mais les
nombreux cadavres allemands qui jonchent la plaine témoignent de l'âpreté de la lutte, de la ténacité
des défenseurs.
Pendant tout le mois de mai, l'ennemi se montra très actif, démolissant journellement nos
positions, tentant plusieurs fois, de jour et de nuit, d'atteindre nos lignes. Ce fut pour lui un échec
complet.
Le 16 juin, afin d'identifier une nouvelle division allemande, une importance reconnaissance est
envoyée sur Chivy. Elle est menée par les sous-lieutenants LALLART, DEVIENNE et NOËL,
qui, protégés par un tir d'encagement, pénètrent dans les ouvrages ennemis, et, une heure durant,
explorent et incendient les abris souterrains, détruisent le matériel et les approvisionnements.
Les Allemands avaient évacué leur première ligne, mais papiers et pattes d'épaules permirent de
recueillir les renseignements escomptés.
Au cours de la contre-préparation, le 33e eut son chef de corps, le lieutenant-colonel BOUDHORS,
blessé par un éclat d'obus.
Le 11 juillet, à deux heures cinquante, l'ennemi fait exploser plusieurs fourneaux de mine, créant
des entonnoirs à très faible distance de nos parapets, pour la possession desquels s'engage aussitôt
une lutte sans merci, à la grenade et à la baïonnette.
Grâce aux 1re et 9e compagnies, cette lutte tourne encore à notre avantage et, une fois de plus, le
Boche n'a pu exploiter son succès.
Du 12 au 22, ce ne sont que duels de torpilles, échanges de coups de main, tirs de harcèlement.
Le 33e, pendant cette période, a fait preuve de ses qualités habituelles de bravoure et d'endurance,
inquiétant l'ennemi continuellement, l'obligeant à renforcer sa garnison, l'empêchant de pénétrer
dans nos lignes.
Relevé par le 107e R. I., le régiment est dirigé par étapes sur Châtillon-sur-Marne et Jonchery et

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embarque pour Pont-de-Metz et Salouël (Somme). Il y arrive le 7 août.


Ses pertes au cours de cette dernière période ont été de 15 officiers et 218 hommes.

OFFENSIVE DE LA SOMME

(Septembre 1916)

Après être resté deux semaines à l'instruction aux environs d'Amiens, Pont-de-Metz, Salouël,
Chipilly, le 33e, sous les ordres de son nouveau chef, le lieutenant-colonel PARTIOT, est prêt pour
de nouveaux combats.
Une grande offensive de l'armée française vient d'être déclenchée, elle a été précédée d'une
préparation d'artillerie jusque-là inconnue.
Anglais et Français, confiants en leurs chefs, rivalisent d'entrain et de courage.
C'est plein d'ardeur, de gaieté, que, le 5 septembre, le 33e s'élance à l'assaut des positions ennemies.
L'objectif est constitué par la ligne Combles-ferme du Priez.
Le 2e bataillon, sous les ordres du commandant DUCAMP, est le premier à l'honneur ; mais un tir
de barrage d'artillerie ennemie l'accueille dès la tranchée de départ, empêchant toute progression.
Il est dix-huit heures, la nuit commence à venir, en même temps qu'une pluie diluvienne détrempe le
sol. Mais ces circonstances sont propices aux effets de surprise. Un ordre bref (vingt heures) et le
mouvement se déclenche à une allure vive. Quelques postes avancés ennemis sont cueillis sans
avoir pu tirer un coup de feu, et, bientôt, c'est la ligne tout entière qui tombe entre nos mains. La
baïonnette, en la circonstance, s'est montrée souveraine et les nombreux cadavres allemands restés
sur le terrain ont démontré, par la suite, l'ardeur avec laquelle le combat a été mené. Sans perdre un
instant, les positions conquises sont organisées et le 6 septembre, à l'aube, le 2e bataillon est installé
sur une ligne puissante, solidement étayée par des mitrailleuses.
Le 3e bataillon, à son tour, est engagé. Sa progression est difficile et de très grosses pertes l'obligent
à s'arrêter devant la corne nord du bois d'Anderlu.
Le 7 septembre, nous avons à repousser une contre-attaque ennemie, forte d'environ deux
compagnies. Prise sous le feu de nos armes automatiques, elle est dispersée avant d'avoir atteint nos
lignes.
Dans la nuit du 10 au 11 septembre, le régiment est relevé par le 8e R. I.
Le 13 septembre, la 4e brigade, formée provisoirement par le 33e R. I. et le 8e R. I., sous les ordres
du colonel de CORN, reprend à nouveau sa place dans la bataille. Les 1er et 3e bataillons du 33e,
après une lutte ardente, s'emparent des tranchées de l'« Hôpital », du « Trentin », et poussent
jusqu'à 300 mètres au sud de la ferme Le Priez. Le 14, la 2e compagnie, sous les ordres du
capitaine DOLON, enlève, dans un élan splendide, la ferme Le Priez. Le 3e bataillon, en liaison
avec les zouaves, s'empare de la route Rancourt-Le-Priez et s'y installe.
Le 15, la 6e compagnie, sous l'énergique impulsion de son chef, le capitaine DEMIAUTTE, se
porte en avant et gagne quelques centaines de mètres.
La journée du 18 est marquée par un redressement de la ligne, redressement qui permet à la 6e
compagnie de gagner de nouveau du terrain et de faire reculer les Boches dans la tranchée de
Trieste.
La relève par le 127e R. I. nous surprend dans la nuit du 19 au 20 en pleins travaux d'organisation.
Le régiment, momentanément retiré de la lutte, vient bivouaquer au bois Billon, où il est à nouveau
reconstitué. Le 26 septembre, il prend à son compte une partie de la ligne anglaise, du village de

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Morval à Combles, point de départ pour une action sur Sailly-Saillisel, qui est l'objectif éventuel.
Le 28 septembre, à treize heures quarante, l'ordre d'attaque est donné, presque aussitôt suivi d'un
ordre de relève par la 56e D. I.
Ces journées glorieuses ont été chèrement payées par 193 tués, 665 blessés et 13 disparus.

CHAMPAGNE

(Octobre 1916 à janvier 1917)

Embarqué en camions le 5 octobre à la ferme de Bronfay, le 33e cantonne successivement à


Bussy-lès-Poix, Frécamp, Hamps et Mont-Lœuilly, d'où, par voie ferrée, il est dirigé sur
Chalons-sur-Marne.
Après quelques jours de repos, le régiment va reprendre sa place en première ligne.
Le 10 octobre, il séjourne à Somme-Vesle et Poix, le 15 à Hans et, le 16, il occupe le secteur du
fortin de Beauséjour (tranchées de Champagne).
Ici, c'est la guerre de mines, la lutte de tranchée à tranchée, à la grenade, en sape profonde et noire ;
c'est la craie, la boue.
Tout cela, trois mois durant, le 33e l'a vécu tour à tour à Maisons de Champagne, au Fortin, à la
Butte de Mesnil, à la Main de Massiges, travaillant sans relâche à améliorer et à fortifier ses
positions, à quelques mètres du Boche dont il n'est séparé, parfois, que par une frêle muraille de
sacs à terre, sans cesse écroulée, sans cesse réparée.
Lorsqu'il quittera ce secteur, il laissera derrière lui 86 braves tombés dans l'accomplissement de leur
devoir journalier.

CHEMIN DES DAMES

CRAONNE

(Février-Avril 1917)

Entré le 5 février 1917, dans le secteur de l'Aisne, le 33e, dans la nuit du 8 au 9 avril, est relevé
par la 2e D. I. et va cantonner aux carrières de Romain.
Le 15 avril, à la tombée de la nuit, le régiment, alors au bivouac aux environs de Meurival, se
porte à son emplacement de combat, à 400 mètres au sud-ouest du château de Blanc-Sablons. Le
16, à six heures, il gagne le second emplacement prévu, au nord de Craonnelle.
Dans la matinée du 17, le bataillon CORBEIL est mis à la disposition du colonel MOUGIN, du
201e R. I. qui lui prescrit de se porter à la tranchée du Balcon.
Le sous-lieutenant MONTAUFIER gagne avec sa section l'entrée du boyau Stauffen, et aussitôt
attaque à la grenade la tranchée du Balcon. Son action, très énergiquement menée fait reculer les
Allemands et facilite la marche du bataillon.
Ce même officier « nettoye » la tranchée du Balcon jusqu'à proximité du saillant du Jutland,
tue un grand nombre d'Allemands et fait 80 prisonniers ; mais, contre-attaqué violemment de trois
côtés (notamment par des Allemands débouchant d'un tunnel faisant communiquer la tranchée du
Balcon avec la tranchée des Sapinières), son approvisionnement de grenades épuisé, il est obligé

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de se replier, mais ne cède le terrain que pied à pied. Renforcé par des sections de son bataillon, le
sous-lieutenant MONTAUFIER reprend aussitôt l'offensive et se rend maître de toute la tranchée
du Balcon à l'exception du fortin 3415.
Le régiment relève, dans la nuit du 17 au 18, le 201e R. I. entre le boyau Stauffen et le point
3415.
Le bataillon CORBEIL reste en place. Le bataillon CHARRIÈRE a relevé la droite du 201e R. I., à
l'exception de la compagnie FOURNIER (11e) qui vient relever des éléments du 201e, à l'ouest du
boyau Stauffen.
A six heures, à la suite d'un violent combat à la grenade, le fortin 3415 est enlevé par la section du
sous-lieutenant DEBAUDRINGHIEN, appuyée par la 5e compagnie ; la liaison est obtenue dans
la tranchée du Balcon avec le 1er régiment.
L'attaque projetée pour le 18 est reportée au 19, à seize heures. Le régiment a pour objectif les
tranchées des Sapinières et de la Plaine ; le bataillon CHARRIÈRE doit constituer la première
vague. La 11e compagnie, accueillie à la crête par un très violent feu de mitrailleuses, s'est arrêtée au
pied des réseaux non détruits.
La 9e compagnie atteint la tranchée des Sapinières et la tranchée de la Plaine. La garnison de ces
ouvrages n'a pas eu le temps de sortir de ses abris. Quelques Allemands sont fait prisonniers, tous
les autres sont tués ou blessés dans leurs trous.
Le sous-lieutenant DEBAUDRINGHIEN, à la tête de sa section, attaque le fortin 3417 ; blessé, il
continue néanmoins à diriger le combat. Les mitrailleurs allemands se défendent avec acharnement,
ils sont tués sur place et leurs mitrailleuses détruites.
Les Allemands exécutent aussitôt un violent tir d'obus asphyxiants pour retarder notre progression.
Puis, pendant que nos nettoyeurs de tranchée sont aux prises avec l'ennemi sortant du tunnel déjà
mentionné, une contre-attaque allemande, forte d'au moins un bataillon, précédée de grenadiers et
de fusiliers très légèrement équipés, débouche brusquement des pentes nord du plateau.
Une lutte corps à corps s'engage : la 9e compagnie se défend avec acharnement, mais, à sa droite, le
1er R. I., ayant cédé le terrain, elle se voit menacée d'encerclement. Il faut se replier pied à pied. Le
capitaine CHARRIÈRE est frappé à bout portant, en encourageant ses hommes à la résistance. La
tranchée du Balcon est menacée à son tour ; aussitôt le lieutenant SANTORY s'élance à la tête des
hommes qui l'entourent. Il abat à coups de revolver plusieurs Allemands et tombe à son tour
mortellement atteint. Nos renforts, heureusement, ont eu le temps d'arriver, l'ennemi ne peut plus
progresser et notre ligne est rétablie à 50 mètres au nord de la tranchée du Balcon.
Le 3e bataillon a été si éprouvé qu'il ne lui reste même plus un officier pour chacune des
compagnies !
La 11e compagnie, très réduite, privée de la plus grande partie de ses cadres est jugée trop en
pointe ; elle reçoit l'ordre de se retirer sur son ancienne position. Le 19, vers vingt heures quinze, les
Allemands tentent une nouvelle contre-attaque, mais arrêtée par notre tir de barrage et par nos
mitrailleuses, ils ne peuvent aborder notre ligne. Les journées des 20, 21 et 22 sont employées à
l'organisation des positions nouvelles.
Relevé dans la nuit du 22 au 23, par les 43e et 47e R. I., le 33e est dirigé sur le camp de Mailly
pour y être reformé et remis à l'instruction.

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LES FLANDRES

BIXSCHOOTE

(Juillet-Décembre 1917)

Installé dans les baraquements de Sainte-Tanche du camp de Mailly, le 33e y séjourne jusqu'au
11 juin.
Le 12 juin, il va cantonner à Cligny et Châtenay-sur-Seine, où il demeure du 17 juin au 1er
juillet.
Le 2 juillet, le régiment part pour les Flandres, il fait maintenant partie de la Ire armée (général
ANTHOINE) et doit prendre part à l'offensive franco-anglaise au nord d'Ypres.
Le 28, il arrive en camions à Ostvleteren où il bivouaque.
Le 29, le 3e bataillon relève un bataillon du 43e R. I. qui tient le secteur d'attaque du régiment.
Des reconnaissances exécutées quatre nuits successives ont permis de constater les résultats
excellents de notre préparation d'artillerie, l'ennemi a même abandonné ses première et deuxième
lignes.
Dès le premier jour, le 3e bataillon a poussé deux sections à l'est du canal, l'une à la maison de
relève, l'autre à la même hauteur, près du bois de Bixschoote.
Dans l'après-midi du 30, un tir d'artillerie extrêmement violent, avec répétition de barrage roulant,
est exécuté sur les tranchées ennemies sans provoquer de réaction notable.
Un avion ennemi qui survolait nos lignes est abattu ; des hommes de la 10e ramènent la mitrailleuse
et tous les papiers du bord.
Le 30, vers vingt heures, les 1er et 2e bataillons quittent Ostvleteren pour gagner la ligne des abris
D, où ils doivent séjourner quelques heures, en attendant que les passerelles soient établies.
Ce travail, soigneusement préparé à l'avance, est exécuté en un temps extrêmement court.
Huit passerelles par bataillon sont placées par les compagnies 1/13 et 1/64 du génie, aidées par des
pionniers du régiment. Le colonel reçoit, vers vingt-deux heures trente, l'indication de l'heure « H »
(qui est quatre heures vingt-six) et presque en même temps celle des objectifs à atteindre le jour J
(tranchée de Korteker et de Bixschoote et, éventuellement, fermes André SMITS et du
Cimetière).
A trois heures quinze, les bataillons de première ligne se dirigent vers le canal ; l'ennemi déclenche
à ce moment un tir de barrage violent à hauteur de la ligne des abris B, de l'Yperlée et du canal,
gênant considérablement notre mouvement.
Néanmoins, à l'heure prescrite, tous les bataillons ont franchi le canal, et se trouvent en place, en
formation d'assaut, dans l'ancienne première ligne ennemie.
Le premier objectif (la tranchée du Casque) est atteint sans difficulté.
A cinq heures quarante-huit, l'attaque reprend pour gagner la ferme Cheurot, à la lisière nord-est
du bois triangulaire. Le 1er bataillon rencontre un blockhaus défendu par un officier et une
trentaine d'hommes ; une dizaine d'entre eux sont tués, les autres sont faits prisonniers. De ce
deuxième objectif, le 273e envoie des reconnaissances qui ont pour mission de reconnaître la
tranchée de Korteker. Elles y parviennent sans difficultés et les bataillons de première ligne les
suivent aussitôt.
Restait Bixschoote à enlever. Des patrouilles de combat ainsi que le groupe-franc sont envoyés en
reconnaissance. Avec l'une d'elles, le sous-lieutenant DERVERCHER entre dans Bixschoote et

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fait prisonnier une vingtaine d'Allemands (dont 1 officier) qui se trouvaient dans un poste de
secours.
Les 6e et 2e compagnies pénètrent les premières dans Bixschoote, tuant ou faisant prisonniers les
Allemands qui s'y trouvaient encore.
A dix heures quinze, la 6e compagnie (capitaine DEMIAUTTE) atteint la lisière « est » du village
et réussit même à s'établir à 200 mètres au delà. A peu près à la même heure, la 2e compagnie
(capitaine DOLON) dépasse la route Smits, cabaret Korteker.
Au fur et à mesure de l'avance des régiments voisins, la compagnie de droite (compagnie
DUPREZ) et la compagnie de gauche (capitaine GAILLARD) progressent jusqu'à hauteur des
compagnies du centre.
A onze heures quarante-cinq, lorsque l'avion de la D. I. survole nos lignes et avant même que ce
dernier l'ait demandé, le jalonnement par panneaux est fait et parfaitement compris.
Dès que la situation paraît établie, une reconnaissance d'une section (sous-lieutenant CONIA) se
dirige sur la ligne André Smits, la trouve pourvue d'abris en bon état et l'occupe. Elle cherche la
liaison jusqu'aux environs des fermes des Lilas et du Cimetière, mais ne rencontrant aucun
élément ami, se trouvant trop en l'air, elle se replie conformément aux ordres qu'elle avait reçus. La
reconnaissance envoyée par le bataillon de gauche, vers la ferme du Cimetière, est accueillie par
des feux de mitrailleuses et subit des pertes. Elle ne peut aborder la ferme, mais reconnaît que la
batterie 4301 est solidement occupée par l'ennemi. L'organisation de la position conquise
commence aussitôt ; mais un avion ennemi ayant pu survoler nos lignes et repérer nos
emplacements, peu de temps après son passage, un violent tir d'artillerie vient enrayer nos travaux.
Des groupes ennemis apparaissant assez nombreux dans les environs de la ferme du Cimetière, le
groupe franc, ayant l'aspirant SAVARY à sa tête, cherche à en reconnaître l'importance.
Vers seize heures trente, le feu de l'artillerie allemande, sur Bixschoote et sur notre première ligne,
redouble d'intensité. Au même moment, l'avion de la division lance une fusée jaune indiquant une
« menace de contre-attaque ».
Nos unités de première ligne, ainsi averties, se tiennent sur leurs gardes ; aussi, à dix-sept heures,
quand la contre-attaque ennemie débouche, elle est aussitôt prise sous le feu de nos mitrailleuses et
de tous nos fusils, et contrainte de rentrer dans ses tranchées sans avoir pu se développer.
Le reste de la journée fut marqué par un bombardement intermittent sur Bixschoote.
A la nuit, le sous-lieutenant CONIA, avec sa section, va occuper la ferme Smits ; mais comme il se
trouve isolé de plus de 500 mètres de toute troupe amie, l'ordre lui est donné de se replier.
Le régiment reste sur la position conquise dans des conditions de terrain et de temps extrêmement
pénibles, exposé, de plus, à un violent bombardement par obus de gros calibres.
Le 3 août, au soir, le bataillon de gauche (2e)est relevé par le 233e et va dans les lignes des abris B
et C ; le 3e bataillon, est relevé, dans la nuit du 4 au 5, par le 127e R. I.
Le 1er bataillon et l'E. M. sont relevés à leur tour dans la nuit du 5 au 6 par le même régiment.
A la suite de ces combats, le 33e obtient une citation à l'ordre de l'armée.
Le 14 août, au cours d'une revue, le drapeau est décoré de la croix de guerre par le général
PÉTAIN.
Après un repos de quinze jours, passé dans la région de Bergues, le régiment reprend le service
des tranchées dans le secteur de Bixschoote.
En septembre, il exécute deux coups de main sans résultats sérieux, le débordement des rivières
empêchant tout passage sur la rive ennemie.
Le 11 octobre, un violent bombardement par obus toxiques nous cause des pertes importantes. Le
commandement DION, le capitaine DESSAINT, plusieurs autres officiers et une centaine

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d'hommes sont évacués.


Ensuite, c'est la période des longs repos.
A Guines, pendant un mois, le régiment se reforme, et sous le commandement de son nouveau chef
de corps, le lieutenant-colonel WENDLING, se prépare à de nouvelles opérations.
Le 5 décembre, par voie de terre, le 33e gagne Esbly (près Meaux). Il y séjourne du 25 décembre
au 26 janvier, complétant encore son instruction et son entraînement.

JUVINCOURT

(Janvier-Mai 1918)

La nouvelle année, celle qui devait nous donner la victoire, trouva donc le 33e dans ses
cantonnements de repos.
Le 27 janvier, il fit mouvement pour débarquer à Fère-en-Tardenois.
Jusqu'au 10 février, les compagnies furent employées aux travaux d'organisation de la position
intermédiaire de la 2e position.
Le 7 mars, les 1er et 2e bataillons relèvent deux bataillons du 233e dans le sous-secteur du Bois de
Beaumarais.
Le 3e bataillon prend la place, en première ligne, d'un bataillon du même régiment. On reste ainsi
dans cette situation jusqu'au 19 mars, jour où le 1er bataillon monte en première ligne, le 2e en
soutien. Le 3e bataillon, désigné comme bataillon de réserve, s'installe à Cuiry-Les-Chaudardes et
au camp de Broussilof.
Le régiment subit de grosses pertes au cours des 19 et 20 mars (mines, coups de main,
bombardements, gaz).
Le 30 mars, le 33e R. I. relève une partie des éléments du 110e dans le sous-secteur de la Ville-au-
Bois.
Le 3 mai, le 33° est relevé par le 217e R. I. pour aller plus à l'ouest remplacer le 73e dans le sous-
secteur voisin.
Le 6 mai, au soir, le régiment est remplacé par le Northumberland fusiliers et va au repos à
Courcelles et Concevreux.
Embarqué le 14 mai à la gare de Braine, le régiment, après un voyage de douze heures, débarque à
Saint-Paul, près de Beauvais et cantonne à Vauroux et Troussures.
Le 33e reste dans cette situation jusqu'au 26 mai. Le 26 mai, il reçoit, à onze heures, l'ordre de se
tenir prêt à être enlevé en auto le 28 au matin. La situation était sérieuse, la poussée boche, sur la
rive droite de l'Oise et sur l'Aisne, était déjà inquiétante. Dans la soirée du 28, après une dure
journée de voyage, le 33e arrive dans la région d'Orrouy et de Gillocourt, au sud de la forêt de
Compiègne.
Dès ce moment, c'est l'alerte permanente.

CHAUDUN. — DOMMIERS

(30 mai-7 juin 1918)

Le 30 mai, la 51e D. I. quitte ses cantonnements à cinq heures, le 33 e formant la colonne du Sud

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(itinéraire : Élincourt, Wattiers-Voisin, Bonneuil-en-Valois, Émeville, Haramont, Viviers,


Puisieux, Montgobert, ferme Verte-Feuille, la Croix-de-Fer). Ordre de marche : 1er, 2e, 3e
bataillons et C. H. R.
Le commandant GRANDJON prit le commandement de la colonne. Vers quatorze heures, le
régiment atteint Vivières, où il fait grande halte.
A seize heures, ordre de gagner Dommiers et de s'établir en bivouac, dans les bois, à 400 mètres au
sud-est de l'église.
A vingt heures, le colonel reçoit, du général commandant la division marocaine, l'ordre d'établir le
33e en soutien de sa division, qui, engagée depuis le 29, avait déjà beaucoup souffert.
Le régiment est en place à minuit.
31 mai. — A deux heures quinze, parvient l'ordre d'opérations de la 51 e D. I. pour l'attaque qui doit
commencer à neuf heures. La division est en réserve, son emploi est prévu sur le plateau de la rive
sud de l'Aisne.
A deux heures trente, le général commandant la division marocaine prescrit à son tour de préparer
une contre-attaque, avec l'appui d'une compagnie de chars légers, pour le cas où l'ennemi attaquerait
avant le déclenchement de notre offensive.
A huit heures trente, nouvel ordre d'opérations de la 51e D. I. modifiant la zone d'action du
groupement LACAPELLE ; le régiment doit se tenir prêt à marcher sur la Croix-de-Fer, Bersy-
le-Sec, ferme La-Carriére-Lévêque, en liaison, à gauche, avec le 73e R. I., à droite, avec le 273e
R. I. qui marche dans la direction de Chaudun-Septmonts.
A neuf heures trente, l'I. D./51 prévient que l'attaque est retardée vraisemblablement jusqu'à midi.
L'ordre général n° 8 de la 51e D. I., reçu à onze heures trente-cinq, ne prévoit aucun mouvement
pour le 33e R. I.
A quinze heures, l'ordre n° 10 de la 51e D. I. prescrit une attaque avec deux bataillons du 33e, un
bataillon en première ligne (bataillon GRANDJON), direction : lisière sud de Chaudun ; un
bataillon en deuxième ligne (bataillon GAY), le 3e bataillon étant mis provisoirement à la
disposition de la division marocaine.
L'attaque prévue pour seize heures est reportée à seize heures trente, elle se déclenche enfin à dix-
huit heures. Le 1er bataillon (GRANDJON) progresse sous le feu des mitrailleuses, et s'établit dans
le quadrilatère ouest de Léchelle, à 300 mètres de la route Chaudun-Vierzy, en liaison, à droite,
avec le 273e.
Ce bataillon doit seul mener l'attaque avec le 273 e. Le 3e bataillon (DION), à la même heure,
attaquait entre Ploisy-Chaudun, sans appui d'artillerie, progressait de 1200 mètres et atteignait le
chemin de terre Chaudun-Ploisy. Non étayé à droite et à gauche, se trouvant trop en l'air, il dut
reporter une partie de sa ligne en arrière.
A vingt heures trente, la 51e D. I. relève les éléments de la division marocaine, en position au sud
de la route nationale de Soissons-Villers-Cotterêts et du chemin du mont de Courmelles.
Le régiment a ses trois bataillons en ligne : bataillon GRANDJON à droite, en liaison avec le 273e,
bataillon GAY au centre, bataillon DION à gauche, en liaison avec le 73e R. I.
Ce dispositif est réalisé le 1er juin à la pointe du jour. Dès sept heures trente, l'ennemi bombarde
violemment, nous recevons même quelques obus à gaz.
A huit heures quarante-cinq, l'intensité de l'artillerie est telle qu'elle laisse prévoir une attaque
imminente.
En effet, à neuf heures, celle-ci se déclenche. Elle est bientôt enrayée par le tir de nos armes
automatiques ; l'ennemi est rejeté sur sa position de départ.
A treize heures, deux compagnies du 73e (du bataillon de BEAUCORPS) rattachées au 33e R. I.

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sont mises à la disposition du commandant GRANDJON pour protéger son flanc droit, le 273e se
trouvant fortement pressé.
A vingt-deux heures, les deux compagnies du 73e n'ayant pas encore rejoint, le peloton de pionniers
est envoyé pour prolonger, à droite, le bataillon GRANDJON et établir la liaison avec le 273e. Un
peu plus tard, ce bataillon est obligé de se replier sur la route Chaudun-La Raperie pour
raccourcir l'intervalle qui le sépare du 273e.
Dans la matinée du 2 juin, les éléments à droite de la 51 e D. I. n'ayant pu empêcher l'ennemi
d'arriver aux abords de la ferme Beaurepaire, ordre est donné au régiment, à neuf heures
cinquante, de tenir le front Chaudun-Maison-Neuve-Beaurepaire, en liaison avec le 273e.
Le peloton des pionniers est remis à la disposition du colonel.
A quatorze heures, l'ennemi ayant atteint le front Beaurepaire-Maison-Neuve, le bataillon
GRANDJON, les deux compagnies du 73e et la compagnie GAILLARD se replient en
combattant ; elles s'établissent entre la crête Chaudun-Maison-Neuve et la route Nationale.
Le bataillon GAY continue à résister dans Chaudun, sa consigne est de tenir jusqu'au bout,
l'honneur du régiment réclame ce sacrifice suprême. Débordé par le sud, sentant l'étreinte se
resserrer de plus en plus, le chef de bataillon renouvelle un geste fameux ; il forme son bataillon en
carré et repousse les assauts répétés de l'ennemi. Entourés de morts et de blessés, haletants, couverts
de terre et de sang, les soldats du 2e bataillon ont compris leur devoir et luttent jusqu'à la mort ;
mais, submergés par le nombre, cette poignée d'hommes finit par tomber aux mains de l'ennemi...
Parmi tant d’actes de courage, accomplis en ces heures malheureuses, la brillante conduite du
lieutenant SECLET mérite une mention spéciale. A 600 mètres en avant d'une de ses sections de
mitrailleuses, un officier d'artillerie allemand, à cheval, met sa batterie en position. SECLET,
prenant une pièce, abat officier, servants et conducteurs. Mais, pour tirer, il s'est découvert : il est
frappé de deux balles à la tête. Officier très sympathique, son ardente bravoure faisait l'admiration
de tous.
La chute de Chaudun mit le 3e bataillon dans une situation critique. Il réussit cependant à se
dégager.
Le chef du bataillon finissait à peine de dicter ses ordres pour l'exécution de ce mouvement qu'un
obus de gros calibre tomba près de lui.
Agonisant, le commandant DION a encore l'énergie d'appeler l'officier qui doit le remplacer :
« Voyez, VIVREL, lui dit-il, je meurs le crayon à la main, en donnant des ordres...Vive la
France ! »
L'aviation ennemie prit une part très active à l'attaque en mitraillant nos fantassins, en jetant des
bombes sur nos batteries ; le vaillant DANOIZAL, avec son F. M., eut la satisfaction d'abattre un
de ces sinistres oiseaux qui tomba à ses pieds.
A la nuit, le front est tenu, à droite, par le bataillon GRANDJON ; au centre, par le groupement
GAILLARD formé de deux compagnies du 73e et de la 7e compagnie ; à gauche, par le bataillon
VIVREZ ; à vingt et une heures, le capitaine VIVREL, blessé, est remplacé par le capitaine
RICATTE.
Le 3 juin, à six heures trente, le commandant de BEAUCORPS avec ses éléments disponibles
vient en appui du bataillon RICATTE. Il prend le commandement de ce groupement.
L'attaque allemande n'était pas terminée ; des divisions fraîches (on le sut plus tard) étaient arrivées
dans la nuit.
A six heures, l'ennemi commence une préparation d'artillerie d'une extrême violence, suivie, à sept
heures trente, de l'attaque de nos positions.
A huit heures, la droite du 33e R. I tient toujours à la route Nationale, mais sa gauche a dû se replier

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pour conserver la liaison avec le 144e, qui a cédé du terrain.


A neuf heures dix, le front peut être ainsi jalonné : Tilleul de Laglaux, cote 158, Verte-Feuille.
C'est sur cette ligne que le colonel organise rapidement ses éléments disponibles en deux groupes de
manœuvre.
Dans la nuit, le général commandant la 51 e D. I. ayant prescrit de tenir à tout prix la lisière « est »
de la forêt de Retz et la tète du ravin Dommiers, le colonel décide de reporter le front à la route
du Calvaire-Cote 158.
L'opération est effectuée vers quatre heures par la 2e compagnie du 73e, ainsi que les éléments
PENEL et FREJAC.
Le 4 juin, à onze heures, l'ennemi déclenche un bombardement d'une extrême violence sur nos
premières lignes ; à onze heures trente, il passe à l'attaque avec le 1 er bataillon, ayant visiblement
Dommiers pour objectif ; nos tirs de mitrailleuses et de fusils-mitrailleurs, exécutés avec calme et
sang-froid, l'arrêtent net et l'obligent à rentrer précipitamment dans ses lignes.
A treize heures, l'ennemi intensifie son tir d'artillerie qui bientôt prend l'allure d'une véritable
préparation.
Notre ligne s'établit à 300 mètres à l'ouest de la ligne du Calvaire, cote 158.
Vers dix-huit heures, l'ennemi tente une attaque en direction du ravin de Dommiers, quelques
éléments du 144e se replient. Une contre-attaque rétablit la ligne immédiatement. La soirée et la nuit
se passent sans que la situation soit modifiée.
Dans la nuit du 4 au 5, le 33e est remplacé par le 1er bataillon du 12e cuirassiers à pied. Comme il
n'a pas été possible de dégager avant le jour les éléments qui se trouvaient à découvert, ceux-ci ne
sont relevés que dans la soirée du 5.
Le 6 au matin, le régiment est regroupé à Retheuil, en cantonnement bivouac.
Au cours de ces journées de combat, le régiment a perdu 30 officiers, 1184 hommes.
Parmi les officiers, ont été tués :
Le lieutenant PICHON, le 31 mai ; le commandant DION, le lieutenant DROUET, le sous-
lieutenant SECLET, le 2 juin ; le sous-lieutenant ALLIOT Gaston, le 4 juin ; sous-lieutenant
POLLE, mort le 12 juin des suites de ses blessures.
Après les pertes considérables subies pendant ces dures et sanglantes journées, les unités du
régiment étaient bien réduites. Elles furent réorganisées au plus vite et, le 9 juin le régiment était
prêt de nouveau à entrer dans la lice.

LAVERSINE — CUTRY

(9 au 14 juin 1918)

Le 9 juin, le colonel du 33e est avisé que la 51e D. I. relèvera, dans la nuit du 10 au 11 juin, la
151e D. I. avec mission de défendre la tête du ravin de Cutry.
Le 10 juin, à huit heures, le général LACAPELLE, commandant le 1er C. A., se fait présenter les
officiers et sous-officiers du régiment et leur fait part de la satisfaction que lui a donnée la 51e
division et, en particulier, le 33e R. I.
La situation reste grave, nous dit le général ; il faut à tout prix sauver la France et ne pas perdre,
dans un moment de défaillance, le bénéfice de quatre années de souffrance. Le général termine en
disant qu'il compte sur tous pour un nouvel effort, en un moment où on ne doit plus mesurer sa
fatigue, mais être prêt à faire jusqu'au dernier sacrifice.

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Quelques heures plus tard, le colonel et plusieurs officiers partent reconnaître la position, dont, à la
nuit, le régiment aura à assurer la garde. Dans la soirée, le commandant PRUNAUX-CAZER, qui
devait amener le régiment et avait déjà commencé son mouvement, reçoit à Taillefontaine l'ordre
de retourner à Retheuil.
A minuit, le régiment se remet en marche pour occuper, face à l'est, la deuxième position sur le
chemin de Haute-Fontaine, Mortefontaine, à hauteur de Mortefontaine.
A trois heures, chacun est à sa place.
Le 11 juin, le 33e relève les éléments du 407e et du 410e, au nord du ravin de Cutry, en liaison à
droite avec le 273e, à gauche, avec le 73e.
Le régiment avait un front de 900 mètres environ ; les compagnies ne comptaient pas plus de 50
hommes à leur effectif, chaque compagnie de mitrailleuses ne pouvait pas mettre en ligne plus de
six pièces.
I1 n'existait ni tranchée, ni abri, et seuls, les seigles déjà hauts dissimulaient l'emplacement de nos
troupes. Ce couvert devait d'ailleurs servir quelques heures plus tard à l'ennemi pour s'infiltrer et
déborder notre position.
Le 12 juin, vers deux heures trente, un bombardement par obus de gros calibres et à gaz est
déclenché sur les première et deuxième lignes, détruisant en quelques minutes tous nos moyens de
liaison : téléphone, T. P. S., T. S. F.
Néanmoins, par coureurs, le colonel est tenu au courant de la situation.
A quatre heures, le tir de l'artillerie s'allonge et l'attaque ennemie se déclenche, brutale, irrésistible.
Notre défense est acharnée, les mitrailleuses du 3e bataillon brûlent en quelques minutes quatorze
caisses de cartouches.
Par un blessé, le colonel apprend que les Allemands ont débordé le ravin de Cutry et atteignent les
pentes sud de ce ravin.
Le régiment est attaqué sur tout son front avec la même violence, il n'a pour toute réserve que la 10e
compagnie chargée de garder la cote 128.
A six heures, le 3e bataillon (RICATTE) tient toujours dans le ravin de Cutry, le 2e bataillon (De
HEINE) résiste avantageusement sur le plateau en liaison avec le 73e.
A six heures quinze, un éclaireur monté apporte au colonel la nouvelle de l'anéantissement tragique
du 1er bataillon (GRANDJON). Complètement encerclés, officiers et soldats ont brûlé jusqu'à leurs
dernières cartouches et se sont fait tuer sur place, faisant payer chèrement à l'ennemi le sacrifice de
leur vie.
Le 3e bataillon devait bientôt subir le même sort. Dès que l'ennemi eut allongé son tir d'artillerie, le
capitaine RICATTE porta ses deux compagnies sur la crête, à environ 50 mètres au delà du ravin
pour barrer la route aux soldats du Kaiser. Mais écrasés par le nombre, les survivants des 9e et 11e
compagnies se replient sur Cutry, dont ils vont retarder l'accès aux Boches.
Mitrailleuses et fusils-mitrailleurs, placés dans les maisons crénelées, fauchent les vagues d'assaut
qui, sans cesse, abordent le village. La résistance tombe avec le dernier défenseur.
Vers six heures trente, sous la poussée constante de l'ennemi, la droite du bataillon de HEINE se
replie en crochet défensif. La compagnie de réserve se porte sur son emplacement de combat. Tous
les éléments encore disponibles du régiment (pionniers, agents de liaison, téléphonistes) placés sous
les ordres des lieutenants DUSSART et DEBRET, participent à la défense du plateau.
Le commandant du 2e bataillon rétablit un instant la situation par une vigoureuse contre-attaque ;
sur la gauche, la pression s'accentue toujours, mais chaque pouce de terrain cédé est chèrement
disputé. A ce moment, le colonel désigne le chef de bataillon PRUNAUX-CAZER pour prendre le
commandement de cette partie de la ligne, avec ordre de tenir coûte que coûte. Cette mission est

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accomplie à la lettre, et jusqu'à neuf heures trente, les Boches ne peuvent déboucher du plateau.
La droite du régiment, tenue par le 2e bataillon, résiste toujours avec acharnement ; son chef
(commandant de HEINE) est blessé au moment où il encourageait la défense. Débordé
complètement, il doit se replier en combattant sur la route de Laversine-Ambleny.
Le P. C. du colonel et sa liaison sont menacés d'encerclement, mais le lieutenant TIELLIER, porte-
drapeau, organise rapidement avec quelques hommes une barricade qu'il défend avec une énergie
farouche ; il ne consent à se retirer que sur l'ordre formel de son chef de corps. En se repliant sur les
pentes ouest de la route Laversine-Ambleny, le colonel WENDLING est blessé et emporté sur
une voiturette de mitrailleuse.
En traversant le village de Laversine, le lieutenant KRINER, qui, avec un fusil-mitrailleur,
empêchait le débordement de l'ennemi par la gauche, se trouve face à face avec une forte patrouille
allemande. Sommé de se rendre, il s'échappe sous une grêle de balles et gagne avec quelques
hommes égarés, le P. C. de l'I. D.
Le commandant PRUNAUX-CAZER, tout à fait isolé et tourné par sa droite, avait dû rallier ses
éléments et les établir sur une crête, un peu en arrière, en liaison avec le 73e R. I.
Il était alors onze heures.
Le lieutenant SORREL reçoit l'ordre du général commandant l'I. D. de porter les hommes qu'il a
réussi à grouper dans les tranchées du G. M. P., au nord-ouest de Cœuvres, en liaison à gauche
avec le 73e R. I., et à droite avec la compagnie 1/13 du génie. Grâce à l'énergie et au sang-froid de
cet officier, la situation de ce côté se rétablit assez rapidement et la marche de l'ennemi fut arrêtée.
Dans l'après-midi, le chef de bataillon PRUNAUX-CAZER prend le commandement d'un
groupement constitué par des éléments du 33e, du 273e et auquel vient s'adjoindre, dans la soirée, un
bataillon du 9e zouaves. Il doit interdire à tout prix à l'ennemi l'accès du plateau à l'ouest de
Cœuvres.
Toute l'après-midi, l'ennemi cherche, avec de fortes patrouilles, à s'infiltrer dans nos lignes ; il est
maintenu en échec. La nuit fut relativement calme et employée à organiser solidement la position.
Le 13 juin, l'ennemi ne cherche pas à renouveler ses attaques. Vers quinze heures, le groupement
PRUNAUX-CAZER est relevé par le 9e régiment de zouaves.
Le 14, vers huit heures, les débris du régiment sont réunis à Retheuil où ils doivent cantonner.
Le 15 juin, le général LACAPELLE, commandant le Ve C. A., réunit les officiers et soldats
survivants du régiment et, les larmes aux yeux, leur fit part de la satisfaction que lui avait donnée le
33e au cours de ces dures journées. Il avait subi (des renseignements précis et des documents
recueillis sur des prisonniers en faisaient foi) une des attaques les plus formidables que les
Allemands avaient faites au cours de la présente offensive. « Mes amis, s'écria le général, le 33e a,
dans la journée du 12, sauvé la France. Maintenant, haut les cœurs ; lorsque l'heure viendra
pour de nouveaux combats, je sais ce que je peux attendre de lui, il sera demain fidèle, aux
traditions d'hier. La France peut compter sur un si beau régiment. »
Le 16 juin, la 51e D. I. doit se porter dans la zone de Nanteuil-le-Haudouin par camions
automobiles.
Avant de quitter Retheuil, le commandant PRUNAUX-CAZER réunit en carré les glorieux débris
du 33e, fit déployer le drapeau et salua dans ses plis le régiment dont il prenait le commandement.
Puis, se tournant vers Cutry, il adressa un suprême hommage à tous ceux qui étaient tombés en
défendant le plateau que les Boches avaient choisi comme Porte de Paris.
Le 18 juin, le chef de bataillon PRUNAUX-CAZER était promu lieutenant-colonel commandant
le 33e.

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DORMANS

(14 et 15 juillet 1918)

Le 1er juillet, vers vingt heures, le33e débarque à la lisière nord des bois d'Igny-le-Jard, à l'ouest
d'Épernay.
L'état-major et le 2e bataillon cantonnent à Igny-le-Jard, le 1er bataillon à Comblizy, le 3e bataillon
à Nesles-le-Repons.
Le régiment est employé à l'aménagement des différentes positions ; le secteur est d'un calme
déconcertant, inquiétant même.
Le 8 juillet, les opérations de relève s'effectuent sans incident. Le 3e bataillon, remplacé dans le
quartier de Port-à-Binson par deux bataillons de la 10e D. I., vient cantonner de nouveau à Nesles-
le-Repons.
A son tour, le 1er bataillon monte en secteur relever aux avant-postes un bataillon du 73e R.I. sur les
bords de la Marne, au sud de Verneuil. Le lendemain, 10, le colonel prend le commandement du
sous-secteur (du pont de Verneuil à la ferme Amour-Dieu).
La division fait partie du 3e C.A. (10e armée).
Les 2e et 3e bataillons se portent sur la ligne de résistance, établie aux lisières nord du bois des
Plants et de la forêt de Bouquigny.
Les 11, 12, 13 et 14 juillet se passèrent sans incident. Cependant, les bruits qui se colportent depuis
quelques jours sont reçus comme oiseaux de mauvais augure. Ils sont précisés par les déclarations
d'un déserteur : l'offensive allemande doit commencer le soir de notre Fête nationale, à minuit.
En effet, il est à peine minuit dix que se déclenche un bombardement d'une violence inouïe, exécuté
avec un tel luxe de batteries que le 1er bataillon est immédiatement submergé et dans l'impossibilité
de faire parvenir aucun renseignement.
Le bombardement s'étend immédiatement et avec la même violence sur les bataillons de la ligne de
résistance et jusqu'au sud du P.C. du colonel (Nesles-le-Repons).
Tous les moyens de liaison avec l'avant sont anéantis. C'est par T.S.F. seulement que le colonel peut
communiquer avec l’I. D.
Vers quatre heures, des coureurs, envoyés aux renseignements, rendent compte qu'il est impossible
de déboucher de la ligne de résistance ; toute communication est devenue impossible avec le
bataillon d'avant-postes (LAMORRE), aucune demande d'artillerie, cependant, n'a été aperçue
venant de cette unité. Les bataillons de soutien quittent les travaux et prennent les dispositions de
combat, en liaison avec leurs voisins de droite et de gauche.
Le colonel se rend à son poste de combat à la Grange-aux-Bois.
En y arrivant, à quatre heures trente, il reçoit de nouveaux C.R. des bataillons de soutien ; le
bombardement ennemi a fait subir d'énormes pertes au 2e bataillon ; les Allemands ayant passé la
Marne à Dormans s'avancent sur Vassy.
Vers six heures, les bataillons BOREL et GERBIER (le capitaine CHÂTEAUNEUF ayant été
blessé) rendent compte que le centre tient toujours la ligne de résistance, mais qu'une infiltration est
signalée par le ravin Amour-Dieu et le ravin de Vassy. Le colonel met à la disposition de chacun
des deux commandements de bataillon un peloton, réserve de régiment, pour étayer la droite et la
gauche de notre front.
A six heures trente, la pression s'accentue aux deux ailes ; les mitrailleuses et F.M. font rage ; le
canon de 37 et les stokes tirent sans interruption.

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A six heures quarante-cinq, ordre est donné au 33 e de tenir ferme sur la position et principalement
au sud-ouest. Le colonel prescrit au bataillon BOREL de se cramponner à la lisière du bois des
Plants ; au bataillon GERBIER, de ne point abandonner la lisière nord de la forêt de Bouquigny.
Vers sept heures, la fusillade se ralentit ; à sept heures quinze, on n'entend plus rien.
Que s'est-il passé ? A sept heures quinze le colonel le devine par le retour des agents de liaison qui
n'ont pu toucher leur chef de bataillon : les Allemands sont au camp des prisonniers dans la forêt
de Bouquigny.
Le peloton de pionniers est déployé en tirailleurs à la lisière du bois des Plants. Il n'a vu revenir
aucun soldat du 3e bataillon ; par contre, à sept heures quinze, une patrouille, placée à la lisière
ouest du bois, signale l'arrivée des Boches à 30 mètres du P.C. du colonel.
Le colonel, sous la protection du peloton de pionniers, transporte son P.C. à la lisière du bois de
Nesles, où il rassemble les éléments du régiment qui se replient. La défense est reportée sur le
chemin nord-est-sud-ouest de ce même bois de Nesles, et avec trois mitrailleuses qui le rejoignent,
il arrête momentanément la progression de l'ennemi. Notre ligne est prolongée jusqu'à la croupe
224, en liaison avec une compagnie du 3e génie, notre droite s'appuyant au 33e R. I. colonial. Il est à
ce moment midi ; les éléments qui ont pu rallier sont regroupés.
Le dispositif du régiment est alors le suivant : les pionniers (lieutenant DUSSART), des éléments
du 3e bataillon (sous-lieutenants MEUNIER et JAFFARD) tiennent à l'est de Nesles-le-Repons,
en liaison, à droite, avec le 33e R. I. C. ; à gauche, avec la compagnie 3/3 du génie. Le 2 e bataillon
occupe les tranchées du 47e R. I. devant Moncet.
Le capitaine BARRIER tient, avec la 7e compagnie, les tranchées à cheval sur la route de Nesles-
le-Repons-Igny-le-Jard. Un groupe de 100 hommes et une section de mitrailleuses sont établis en
retrait sous les ordres des sous-lieutenants GENTIL et DEMONCHY entre le bois de Neuville, où
se trouve le P.C. du colonel, et la ferme Mont-Murgey.
A quatorze heures, le 33e R.I.C., avant abandonné la hauteur du bois de Nesles, le peloton des
pionniers se replie en liaison avec ce régiment, sur le ruisseau de Nesles.
A dix-sept heures, le colonel prescrit à la compagnie du génie et au peloton DUSSART (le 33e
R.I.C. continuant son repli) de venir se rallier dans le bois où il se trouve, en arrière des tranchées
tenues par le 47e.
A la même heure, le 60e bataillon de chasseurs vient se placer à la droite du 47 e R. I. qui se resserre
sur sa gauche.
Le capitaine BARBIER, disponible, vient se mettre à la disposition du colonel. Le groupement
GERBIER reste seul en ligne avec le 47e.
A dix-neuf heures, l'ordre de relève parvient au corps. L'opération est exécutée après entente avec le
47e R. I.
A minuit, tous les éléments du régiment ont rallié l'arbre de Napoléon et, de là, sont dirigés sur la
ferme du Rosset Où ils doivent bivouaquer.
Tels sont les faits dans leur exposé chronologique.
Comment ont-ils été amenés ?
Des renseignements recueillis en fin de combat, il résulte que les Allemands, ayant franchi la
Marne entre Dormans et Vinvelle, ont progressé par le ravin de Vassy. Ils étaient à Bouquigny,
qu'aucune démonstration n'avait encore été faite sur le front du bataillon aux avant-postes.
Quant aux bataillons de soutien, ils combattirent face à la Marne, mais furent également pris de
flanc par les colonnes ennemies débouchant du ravin de Vassy, qui nous séparent du 73e. Le 2e
bataillon (GERBIER) parvint, en partie, à se replier sur la forêt de Bouquigny et, de là, dans la
direction de Moncet. Le 3e bataillon fut encerclé par des colonnes allemandes passant par le nord

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de la forêt de Bouquigny et, de là, dans la direction de Moncet ; déjà très éprouvé par le tir
d'artillerie, il résista avec la dernière énergie et jusqu'à épuisement complet de ses munitions.
La section de mitrailleuses du sergent SAMAIN, placée au pont du chemin de fer, au nord de la
ferme Amour-Dieu, brûla jusqu'à 8000 cartouches sur les colonnes allemandes débouchant de
Bouquigny vers Amour-Dieu.
La section du sergent PREGALDIN, de la 5e compagnie, ne se replia qu'après avoir brûlé toutes ses
munitions et assuré le repli des mitrailleuses qui l'appuyaient.
En avant de Nesles-le-Repons, une escouade, commandée par le caporal ROGER, prit sous son
feu une mitrailleuse lourde qui venait de se mettre en batterie, tua le tireur, s'élança sur la
mitrailleuse, l'emporta ainsi que les munitions et la retourna contre l'ennemi.
Pour la troisième fois, en moins de six semaines, le régiment venait d'être saigné à blanc.
En ces dernières journées, le 33e de Dormans fut l'égal du 33e de Chaudun et de Cutry.
Le 16, au petit jour, le régiment arrive à la ferme du Rosset.
Dans la journée, il est procédé à la réorganisation et à l'encadrement des éléments revenus de la
bataille.

HAUTE-ALSACE

(Août-Septembre 1918)

Après le terrible choc de Dormans, le régiment fut retiré de la lutte, pour être transporté par voie
ferrée dans les cantonnements de repos de la Franche-Comté.
Regroupé dans la région de Coulome-la-Montagne et de Broussy-le-Grand, il s'embarque le 23
juillet pour arriver le 24 à Héricourt près Montbéliard.
Successivement, l'état-major et la C.H.R. gagnent Aibre ; le 1er bataillon Chavannes et le Vernoy ;
le 2e bataillon Verlans et le 3e Tremoins.
Le 33e, reformé avec des éléments provenant surtout du 273e, récemment dissous, reprend
rapidement cohésion.
Le 14 août, le régiment gagne, en une étape, Bessoncourt, Denney et Pfaffans, villages situés à
mi-chemin entre Belfort et l'ancienne frontière d'Alsace.
Entrée en Alsace. — Le 15 août, dans l'après-midi, le régiment se met en marche pour gagner
l'Alsace par la belle route de Rougemont-le-Château.
Dans la soirée du 15 août, le régiment arriva à Massevaux. L'accueil y fut des plus chaleureux.
Le séjour à Massevaux devait être de courte durée. En effet, le 22 août, le signal du départ est
donné.
La division doit aller occuper le secteur à l'extrême droite du front français appuyé à la frontière
suisse.
Après de courtes étapes, le régiment arrive dans l'âpre région de la Suarcine, plateau à cheval
sur la trouée de Belfort. Il est en réserve, pendant que le 73e R.I. et le 3e tirailleurs prennent la
garde sur le front de la vallée de la Largue.
C'est à ce moment que le lieutenant SORREL et le caporal DEGROOTE, évadés d'Allemagne
dans des circonstances dramatiques, rejoignent le régiment et reprennent noblement leur place à
côté de leurs camarades.
Il s'agit maintenant de conserver et de défendre le sous-secteur de Rechesy. Ce petit village
présentait cette particularité, avant la guerre, d'être situé à proximité de la borne des « Trois

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Nations » (France, Alsace, Suisse).


Le lieutenant-colonel y installe son poste de commandement.
Les trois bataillons du régiment prennent la place des trois bataillons du 3 e tirailleurs dans l'ordre
suivant : le bataillon MARCHAND (3e), appuyé à la frontière suisse, occupe le C. R. de
Pfetterhausen. Le bataillon FRANCILLARD (1er), celui de Seppois ; enfin le bataillon DOU (2e)
celui d'Ueberstrass, en liaison, à sa gauche, avec le 73e R.I.
A plusieurs reprises, l'ennemi tente des incursions, d'ailleurs sans résultat, dans nos lignes,
notamment le 13 septembre.
Le 28 septembre, un détachement de volontaires du 33e, commandé par les lieutenants
ROSSIGNOL et QUEYRENS, exécute, avec appui d'artillerie, un coup de main sur les tranchées
ennemies et attaque un poste important, situé sur la croupe de « Entre Largue ». L'opération
réussit, mais malheureusement nous coûta 9 tués et 13 blessés, dont le lieutenant ROSSIGNOL.
Dans la nuit du 3 au 4 octobre, le régiment est relevé par le 3e régiment de tirailleurs.
Il resta huit jours dans les cantonnements précédemment occupés, se préparant, par des exercices
appropriés, à la guerre de poursuite à laquelle il allait bientôt prendre part.
Le 11 octobre, le régiment fait mouvement et va, par étapes, s'embarquer à Héricourt dans la nuit
du 15 au 16.

LA POURSUITE

(17 octobre-11 novembre 1918)

L'embarquement du 33e eut lieu dans cette même gare d'Héricourt, où, deux mois auparavant, il
descendait de Dormans, usé par plusieurs semaines de combats sanglants.
Le 15 octobre, il repartait joyeux, avec un matériel complet, un moral solide et le désir de vaincre.
Le 17 octobre, le régiment est rassemblé dans la région de Longueuil-Sainte-Marie.
Le séjour y sera d'ailleurs de courte durée, car la division passe « en réserve » à l'armée du général
DEBENEY (Ire), laquelle est en liaison, au nord, avec les Britanniques, au sud, avec l'armée
MANGIN.
Le régiment cantonne, dans la soirée du 22, à Bienville ; le 23, à Vauchelles ; le 24, à Ugny-le-
Grand ; le 25, à Flavy-le-Martel.
Le 26 octobre, nouveau bond vers le nord. Le régiment, en fin de marche, s'installe dans les caves
et abris qui sont les seuls vestiges de villages, naguère prospères :
E. M., C. H. R. à Mesnil-Saint-Laurent ;
1er bataillon à Itancourt ;
2e bataillon à Neuville-Saint-Amand ;
3e bataillon à Itancourt.
Le régiment restera dans cette situation jusqu'au 31 octobre.
Marche en avant. — Le 31 octobre, la division poursuit sa marche parallèlement au cours de
l'Oise.
En traversant Étaves, le 33e, drapeau déployé, défile devant le général de FONTCLARE,
commandant le 15e corps d'armée, sous le commandement duquel la 51e division est rattachée.
Le 5 novembre, le régiment, réserve de la division, bivouaque dans la forêt d'Andigny.
Il pleut sans arrêt ; on passe la journée et la nuit sans abri, sans feu, mais personne ne songe à se
plaindre ; les nouvelles sont bonnes, chacun est impatient d'avoir sa part de gloire.

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Le canal de la Sambre vient d'être franchi brillamment sur des passerelles improvisées ; Guise est
entre nos mains ; à notre gauche, les Britanniques marchent en direction d'Avesnes. Partout c'est la
poussée irrésistible qui se prépare.
Le 7, le régiment traverse les villages de Bergues-sur-Sambre, Barzy, Beaurepaire, hier encore
occupés par l'ennemi.
Vers quinze heures, le régiment, qui est réserve d'avant-garde de la D. I., vient s'installer, en
cantonnement d'alerte, à la ferme du Condor et dans les habitations avoisinantes, entre Avesnes et
Etroeungt.
Dans cette région où les routes ont été détruites, l'artillerie a de la peine à suivre son infanterie ; en
toute hâte, des ponts de fortune sont improvisés pour le passage du léger 75, tandis que l'artillerie
lourde reste en arrière, ainsi que les convois.
La poussée se ralentit afin de permettre à l'artillerie de rejoindre les colonnes.
Une grande nouvelle circule dans les rangs : les plénipotentiaires allemands sont entrés dans nos
lignes, hier soir, à vingt heures vingt, à 10 kilomètres du point où stationne le régiment.
Les nouvelles deviennent encore meilleures. Toutes nos armées progressent en direction de la
Meuse ; les Américains ont franchi cette rivière à hauteur de Dun ; Sedan est sous notre canon.
Le 9 novembre, la division reprend son mouvement vers l'est, franchit la grande route d'Avesnes
à Lacapelle. En fin de journée le 33e va stationner à Rainsars.
Dans la nuit du 9 au 10 novembre, le régiment, jusqu'alors en réserve de division, reçoit enfin
l'ordre de se porter, tout entier, en avant-garde de la division, à la lisière Est du bois de Trélon,
entre Eppe-Sauvage et Moustier-en-Fagne.
Vers trois heures du matin, les bataillons quittent leurs cantonnements.
A huit heures trente, la tête du régiment atteint la scierie de Trélon, point à partir duquel doit être
pris le dispositif d'approche.
Dès sept heures, nos patrouilles de cavalerie avaient parcouru la forêt, que les Allemands venaient
d'abandonner, en abattant les plus gros arbres pour les transformer en abatis.
Les 2e et 3e bataillons se dirigent sur le carrefour Saint-Herman pour se porter ensuite :
Le 2e bataillon sur Eppe-Sauvage et Montbliard ;
Le 3e bataillon sur Moustier-en-Fagne.
Des mitrailleuses sont signalées sur la route carrefour Saint-Herman, Eppe-Sauvage, au nord du
ruisseau de Voyaux.
Le commandant DOU (2e bataillon) décide d'enlever la résistance par débordement.
A onze heures trente, le ruisseau est franchi, à onze heures quarante-cinq, les mitrailleuses sont
dépassées. De son côté, le bataillon MARCHAND (3e) se porte à l'attaque de Moustier. A onze
heures trente, la 9e compagnie s'empare des premières maisons de Rue-du-Bout-la-Haut.
Dans le village de Moustier, la progression est plus difficile. Les mitrailleuses allemandes,
dissimulées avec soin, crépitent sans arrêt, balayant toute la zone de terrain dans laquelle doit
progresser le 3e bataillon.
A dix-sept heures, la ténacité de nos braves soldats a raison de l'obstination du Boche ; les sections
de tête du bataillon MARCHAND s'emparent du carrefour central de Moustier.
A midi, la chaîne de tirailleurs du 2e bataillon est arrêtée à 500 mètres au sud de la Croix du
Soldat, à la lisière « est » de la forêt de Trélon.
Là aussi de violentes rafales de mitrailleuses ennemies barrent le chemin. Il faut à nouveau opérer
par débordement.
L'ennemi se replie en s'accrochant désespérément au terrain.
Votre première ligne est alors portée au carrefour de la Croix du Soldat, débouché important de la

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forêt de Trélon.
Bientôt ce point est dépassé, et, à seize heures, nos patrouilles ont quitté le sous bois.
Elles sont accueillies par de violentes rafales de mitrailleuses, partant du chemin d'Eppe-Sauvage,
Château des Voyaux et des premières maisons de la Rue-des-Couturelles ; trois hommes sont
blessés.
A vingt heures, le 3e bataillon atteint la lisière d'Eppe-Sauvage, toujours occupée. Les
mitrailleuses tirent sans arrêt, sans pour cela retarder la marche de nos braves éclaireurs.
A vingt-trois heures, le bataillon MARCHAND a assuré la liaison à droite avec le bataillon CARY,
du 411e, une section du 1er bataillon, à la ferme Goris, relie les deux bataillons de première ligne.
A minuit, les 9e et10e compagnies sont arrêtées sur le ruisseau de Moustier-en-Faye ; sans retard,
des passerelles sont établies sous le feu des mitrailleuses qui balayent les deux rives.
A cinq heures, de bonnes nouvelles arrivent des premières lignes : l'ennemi se replie et cède du
terrain sur tout le front. A cinq heures quinze, la frontière est franchie et nos soldats pénètrent en
Belgique. A neuf heures, le 33e est en entier sur le sol de Belgique.
On marche sans arrêt, on gravit à toute allure les pentes de la côte boisée qui conduisent sur le grand
plateau où s'élève la ferme du Crolet (territoire de Chimay).
Notre front atteint, vers dix heures quarante-cinq, la ligne 2 kilomètres « est » de Monbliard,
Ruisseau-d'Eppe et d'Osterne.
Onze heures. — Comme par enchantement le feu cessa ; le grand drame était fini. Ce fut d'abord de
la stupeur ; les hommes se regardaient sans mot dire, comme au sortir d'un rêve.
Le régiment salua ses morts et son drapeau.

ORDRE DU RÉGIMENT, n° 305

Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats !

C'est sur la terre de Belgique qu'en 1914 le 33e se heurtait à Dinant aux hordes allemandes.
Pendant ces quatre années de guerre, votre discipline, votre endurance, votre courage, luttèrent
opiniâtrement pour arracher à l'ennemi les lambeaux du territoire envahi, que sa main
criminelle transformait en un désert de ruines.
Le 10 novembre 1918, le régiment avait l'honneur d'être appelé à l'avant-garde de la division
pour chasser définitivement l'envahisseur. En deux jours, votre ténacité, votre volonté de vaincre
l'ont rejeté du sol français et, le 11 novembre, à onze heures du matin, à l'heure où l'armistice
faisait taire canons et mitrailleuses, votre régiment se trouvait tout entier en Belgique, libérateur
de la région française voisine.
Soyez fiers de votre œuvre, de l'honneur qui vous a été donné d'être à l'avant-garde le jour où
l'ennemi s'avouait vaincu. Votre colonel est fier de se trouver à la tête de tels soldats.
Tels ils se sont montrés animés des plus nobles sentiments sous la mitraille, tels il les trouvera
unis dans la concorde fraternelle des Français au cours de cet armistice et de la paix qui doit en
découler, si les félons d'outre-Rhin ne considèrent pas leur signature du 11 comme un chiffon de
papier.
Vive le 33e régiment !
Le 13 novembre 1918.
Signé : lieutenant-colonel PRUNAUX-CAZER, commandant
le 33e R. I.

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APRÈS L’ARMISTICE

Le soir du 11 novembre, les 2e et 3e bataillons sont établis aux avant-postes.


L'état-major et le 1er bataillon cantonnent au château du Voyau.
Le lendemain, le butin recueilli pendant l'avance fut dénombré. On remarquait entre autres objets :
13 mitrailleuses avec munitions ;
18 caissons d'artillerie ;
2 lance-bombes de 150 ;
1 tracteur et des voiturettes de tous modèles ;
Des obus, des grenades, etc.
Le 15, le régiment est ramené dans la région d'Etroeungt, pour y goûter un repos bien gagné. Il
resta ainsi jusqu'au 26 novembre.
La période des longues étapes vers les pays rhénans commence.
Le 9 décembre, le 33e arrive sur la Marne, puis la Champagne est traversée ; le 19, il est sur la
Meuse.
Le 24, il franchit, après une rapide mais imposante cérémonie, l'ancienne frontière de la Lorraine
annexée.
C'est maintenant la marche triomphale avant l'occupation.

ÉPILOGUE

Le régiment passe la fête de Noël dans les cantonnements de Fonteny et de Breudin, où il est
l'objet d'un accueil enthousiaste de la part des Lorrains libérés.
Le 26 décembre, il est aux environs de Metz ; le 28, il cantonne :
E. M., G. H. R., re" bataillon, Remelfingen (près de Sarreguemines) ;
2e bataillon à Retti ;
3e bataillon à Neufgranges.
Le séjour dans ces villages fut une véritable fête pour les officiers et les poilus. Il dura jusqu'au 3
janvier.

Remise de la fourragère. — C'est au cours de ce repos, le 30 décembre, que le maréchal PÉTAIN


remit, à Sarreguemines, la fourragère au drapeau de son ancien régiment.
Le maréchal PÉTAIN, le 33e et son drapeau furent l'objet d'ovations sans fin de la part des
habitants, venus en foule pour assister à cette cérémonie imposante militaire.

Le 4 janvier 1919, à neuf heures du matin, le 33e franchissait à quelques kilomètres de


Sarreguemines la nouvelle frontière entre la Lorraine et le Palatinat.
Le même jour, il cantonnait :
E. M., C. H. R. et 2e bataillon : Fechingen ;
1er bataillon : Bliesranbach ;
3e bataillon : Bischmisheim.
L'accueil fut celui d'un peuple surpris, étonné, que pareille chose ait pu arriver ; nos soldats,
d'ailleurs, très corrects, n'eurent pas à se plaindre de leurs hôtes vaincus.
Le dimanche, 4 janvier, les bataillons traversèrent Sarrebruck, d'où ils devaient s'embarquer à

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destination de Mayence.
Le 5 janvier, débarquement à Ingelheim, petite ville au au sud de Bingen.
Les cantonnements respectifs sont :
E. M., C. H. R.,1er bataillon : Ober-Olm ;
2e bataillon : Merienborn ;
3e bataillon : Winternheim,
localités situées à 12 kilomètres de Mayence.
Le 33e devait y séjourner plusieurs jours.
Le 11 janvier, le régiment se dirige sur Mayence. La tenue avait été particulièrement soignée, et le
33e, en parcourant les grandes artères de Mayence, put montrer aux Boches toute la vigueur et
l'énergie dont il était capable.
Poursuivant sa route, le 33e s'engagea sur le pont monumental qui traverse le grand fleuve.
Le Rhin allemand était à ses pieds !
Heureux ceux qui connurent ces minutes inoubliables !
Une autre satisfaction était réservée au 33e. A quinze heures, il atteint Wiesbaden qu'il doit
traverser. Dans cette grande et belle ville, si remplie de richesses de toutes sortes, il voit tout le
monde se ranger devant lui.
Devant le palais impérial, des commandements brefs se succèdent : le général LACAPELLE est à
son balcon, le 33e rend hommage à son chef. Le 33e, défile crânement.
La nuit était venue lorsque le régiment arriva dans ses cantonnements :
E. M., C. H. R., 2e et 3e bataillons : Dotzheim ;
1er bataillon : Frauensteim.
Le 12 janvier, le 33e fut rattaché à la 2e D. I., commandée par le général MIGNOT.
Le 3 février, le régiment quittait ses cantonnements pour relever le 73e, dans le sous-secteur de
Langen-Chwalbach (cercle d'Untertaunus), 1er et 3e bataillons en ligne, 2e bataillon en réserve.
Le 1er bataillon à Breithard, Holghausen, Michelbach et Kemmel ;
Le 3e bataillon à Kenelbach, Diesbach, Panrod, Ecarts.
L'état-major du régiment, la C. H. R. et le 2e bataillon s'installèrent à Langenchwalbach.
Le régiment surveilla et administra le pays. Il contribua à l'organisation de la tête de pont de
Mayence.
Le 25 février, le régiment fut relevé par un régiment de tirailleurs.
Le même jour, le 1er bataillon va en entier à Kemmel, le 3e bataillon à Hohenstein. Le colonel, le 2e
bataillon et la C. H. R. restent à Langenchwalbach.
Dans la soirée et dans la nuit du 1er au 2 mars, les bataillons, la C. H. R. et les équipages firent
mouvement pour se rendre à Wiesbaden où ils doivent s'embarquer à destination d'Arras.
Le 33e débarque le 3 mars à Mareuil, petite localité à 7 kilomètres d'Arras.
Après cinquante-cinq mois d'absence, le régiment rentrait dans sa garnison d'avant-guerre.
Ce n'était plus, hélas ! la belle cité riante d'autrefois, la ville animée et commerçante, dont les rares
survivants du vieux 33e nous avaient si souvent vanté les charmes.
Par cette matinée pluvieuse et maussade, Arras, encore meurtrie de ses nombreuses blessures, nous
apparaissait d'une tristesse infinie.
Le 33e a repris le chemin de sa caserne, que la sauvagerie des barbares n'a point épargnée.
Et maintenant, fier du devoir accompli, il va confier son drapeau aux générations nouvelles qui
sauront le porter jusqu'au bout, dans l'immortalité.

FIN

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ANNEXE I
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Extrait de la décision du général commandant en chef, en date du 13 août 1917 :

33e régiment d'infanterie. — Après avoir fait preuve, à Verdun, dans la Somme et au plateau de
Vauclerc, d'autant d'ardent courage que d'invincible ténacité, vient, le 31 juillet 1917, sous le
commandement du lieutenant-colonel PARTIOT, de conquérir de haute lutte et d'un seul élan la
triple ligne de tranchées puissamment organisée qui formait son objectif. L'a dépassée dans un
mouvement irrésistible et s'est emparé du village fortifié de Bixschoote, constituant pour
l'ennemi un point d'appui d'une importance considérable.

Extrait de l'ordre de la 10e armée, du 31 août 1918.

33e régiment d'infanterie. — Régiment d'élite, dont les éléments, sous le commandement du
lieutenant-colonel WENDLING, ont rivalisé, du 31 mai au 12 juin 1918, d'esprit de sacrifice
dans une lutte pied à pied, allant jusqu'au corps à corps, réussit à briser les efforts désespérés de
l'ennemi pour percer notre ligne et l'arrêter dans sa progression.
Engagé à nouveau, a tenu tête, le 12 juin, à une attaque des plus violentes, infligeant de lourdes
pertes à un ennemi très supérieur en nombre et réussissant, dans un combat acharné, à
l'empêcher d'aborder notre ligne principale.

ATTRIBUTION DE LA FOURRAGÈRE

Par ordre n° 122 F., le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre est
accordé au 33e régiment d'infanterie.

CITATIONS A L'ORDRE DU RÉGIMENT

Extrait de l'ordre du régiment, n° 35, du 9 mai 1915.

Le peloton de pionniers, qui, dans les travaux d'organisation défensive du secteur de la Croix de
Saint-Jean, a, sous la direction intelligente et énergique du sous-lieutenant DUSSART, déployé
une activité considérable, fait preuve d'une grande endurance et sacrifié ses nuits pour assurer
aux compagnies du régiment la meilleure et la plus rapide protection.

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Extrait de l'ordre du régiment, n° 188, du 23 avril 1917.

Le corps des brancardiers du 33e. — Les brancardiers ont fait preuve de courage et d'un bel
exemple d'abnégation en ramenant les blessés sous un violent bombardement et sous les gaz dans
des conditions extrêmement difficiles. Plusieurs d'entre eux ont été intoxiqués ou renversés par des
éclatements. Le personnel du poste de secours central a fait preuve d'un dévouement de tous les
instants, ne prenant aucun repos pendant plusieurs jours pour donner ses soins aux blessés et
faciliter l'évacuation.

CITATION A L'ORDRE DE LA BRIGADE

Extrait de l'ordre de l'I.D./2, n° 116, du 20 novembre 1918.

Peloton des pionniers. — Dans les journées des 10 et 11 novembre, le peloton des pionniers du
33e, sous le commandement du lieutenant DUSSART, s'est dépensé avec un zèle et un
dévouement inlassables pour rétablir les ponts que les Allemands faisaient sauter pendant leur
retraite. A assuré ce travail sous le feu des mitrailleuses, contribuant ainsi à la progression de
l'infanterie et permettant à l'artillerie de suivre l'avant-garde.

CITATIONS A L'ORDRE DE LA DIVISION

Extrait de l'ordre de la 2e D. I., n° 48, du 30 mars 1915.

Le 1er bataillon. — S'est porté crânement à l'attaque d'une position très forte, malgré de grosses
pertes ; lancé de nouveau à l'attaque, est reparti avec le même entrain et est resté pendant toute
la journée sous un bombardement et des feux d'infanterie très meurtriers, sans qu'un homme ait
quitté son poste, donnant le 'plus bel exemple collectif de bravoure et de force morale, alors qu'il
n'avait plus debout que deux officiers et quelques sous-officiers.

Le 2e bataillon. — S'est porté crânement à l'attaque d'une position très forte, malgré de grosses
pertes ; lancé de nouveau à l'attaque, est reparti avec le même entrain, sous un feu
particulièrement meurtrier, donnant un bel exemple de courage réfléchi.

Extrait de l'ordre de la 51e D. I., n° 405, du 30 août 1918.

Équipe radiotélégraphique du 33e. — Sous les ordres du sergent ROUSSEL n'a cessé, malgré
un bombardement des plus violents, d'assurer la continuité des communications
radiotélégraphiques, réparant son antenne brisée à plusieurs reprises par les obus ; se déplaçant
sous les tirs de barrage, ne cessant de passer des messages jusqu'au moment où l'ennemi fut à 50
mètres de son poste et ne se retirant qu'après avoir sauvé son matériel. Elle a donné clans

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l'affaire du 15 juillet un bel exemple de cou rage et d'abnégation.

CITATIONS A L'ORDRE DE L'ARMÉE

Extrait de l'ordre n° 117 de la 5e armée, du 1er novembre 1915.

La 11e compagnie. — Alors qu'une mine venait d'exploser à l'improviste et en pleine nuit sous la
tranchée de 1re ligne qu'elle occupait, exposée à un violent bombardement et à une fusillade très
nourrie, a immédiatement occupé les entonnoirs sous le commandement énergique de son chef,
le capitaine BOCQUET, qui a su prendre les mesures les plus rapides et les plus judicieuses.
Coupée momentanément-du reste de son bataillon par un bombardement intense, a reconstitué
rapidement et avec des moyens de fortune une ligne de résistance et a fait dire tout simplement à
l'arrière : « Tout va bien. »

La 5e compagnie du 33e. — Sous le commandement du sous-lieutenant MONTAUFIER,


agissant étroitement en liaison avec une autre compagnie, a enlevé de haute lutte, malgré une
résistance acharnée de l'ennemi, sans préparation d'artillerie, 600 mètres de tranchées
formidablement organisées avec blockhaus non détruits. A fait des prisonniers et tué un grand
nombre d'Allemands qui se défendaient avec acharnement. A permis, par ce beau fait d'armes, la
progression d'autres éléments, et a mis entre nos mains un important matériel et une grande
quantité d'armes et de munitions.

La 6e compagnie du 33e. — Sous le commandement du capitaine DEMIAUTTE, agissant


étroitement en liaison avec une autre compagnie, a enlevé de haute lutte, malgré une résistance
acharnée de l'ennemi, sans préparation d'artillerie, 600 mètres de tranchées formidablement
organisées avec blockhaus non détruits, a fait des prisonniers et tué un grand nombre
d'Allemands qui se défendaient avec acharnement ; a permis par ce beau fait d'armes la
progression d'autres éléments et a mis entre nos mains un important matériel et une grande
quantité d'armes et de munitions.

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ANNEXE II
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NOMS

des officiers, sous-officiers, caporaux et soldats

du 33e R. I. tombés au champ d’honneur

OFFICIERS

BÉZARD Paul commandant TERNOIS Charles lieutenant


MARTIN de LASSALLE Henri commandant THOREL Édouard lieutenant
VAUTRAIN Maurice commandant VALON Émile lieutenant
VERWAEDE Ernest commandant VERHAEGHE Ernest lieutenant
BOREL Pierre commandant AIMARD SAINT-CYR sous-lieutenant
CARDON Maurice capitaine ALLIOT Gaston sous-lieutenant
CHARRIÈRE Cyprien capitaine BEYLARD André sous-lieutenant
COLOMBE Félix capitaine BONNEL Antoine sous-lieutenant
DEZEUSTRE Félix nommé commdt CARON René sous-lieutenant
DION Lucien capitaine DARRAS Alfred sous-lieutenant
DUMONT Émile capitaine DAUBERT Pierre sous-lieutenant
LAPERTOT Fernand capitaine De BALLIENCOURT Alexandre sous-lieutenant
LE PRIOUX Jean capitaine DERVILLE Étienne sous-lieutenant
SALICETI Noël lieutenant DESMOULINS Marcel sous-lieutenant
LEROY René lieutenant Du CHAYLA BLANQUET François sous-lieutenant
BEAUCOURT Albert lieutenant EUSÉBI Pierre sous-lieutenant
BERQUIER Armand lieutenant FOURNIER Julien sous-lieutenant
BUTTIN Félix lieutenant HILDÉ Henri sous-lieutenant
CAILLE Jean lieutenant HOMBOURGER Marcel sous-lieutenant
CASTAIGNE Pierre lieutenant HONHON Jules sous-lieutenant
COQUELET lieutenant JAFFARD Louis sous-lieutenant
DROUET Louis lieutenant LECLERCQ Élisée sous-lieutenant
DUBRULLE Auger lieutenant LEPLAT Jacques sous-lieutenant
FOUET Louis lieutenant LE PAUL François sous-lieutenant
HAYEM Henri lieutenant LIDOVE Henri sous-lieutenant
HUBERT Paul lieutenant MAHIEUX Alphonse sous-lieutenant
LANGLAIS Raymond lieutenant MALPEAUX Léopold sous-lieutenant
VITRANT Adolphe lieutenant MIROUX Louis sous-lieutenant
LEMBREZ Albert lieutenant NAUD Henri sous-lieutenant
MAUGER Léon lieutenant PAILOT Vital sous-lieutenant
MICHALOT Laurent lieutenant POINTEREAU Marcel sous-lieutenant
MONOD Francis lieutenant POLLÉ André sous-lieutenant
PICHON André lieutenant REGARD André sous-lieutenant
ROBERT Jean lieutenant RICHAUD Lucien sous-lieutenant
SARTORY Auguste lieutenant SAINT-OUEN Adrien sous-lieutenant

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SOUS-OFFICIERS

BÉTHUNE Eugène adjudant-chef BOUCHEL Gaston sergent


GRÉVERIE Ernest adjudant-chef BOURSEUX Lucien sergent
VAMBELLE Louis adjudant-chef BOUTIN François sergent
CAPRON Gabriel adjudant BOUVILLE André sergent
CIOTTÉ Clovis adjudant BROWAEYS Marcel sergent
CORHUMEL Ernest adjudant BRU André sergent
DEPREZ Léon adjudant CAGIN Augustin sergent
DEWAELE Isaïe adjudant CAILLIEZ Fernand sergent
DUPUY Marius adjudant CALLENS René sergent
GOUVERNANT Albert adjudant CARPENTIER Léonce sergent
GOURNAY Auguste adjudant CATRIX André sergent
LEPAGE Antoine adjudant CAUSSÉ Pierre sergent-fourrier
LEVECQUE Henri adjudant CAYLT Charles sergent
LIMOUSIN Charles adjudant CAZENAVE Auguste sergent
MALFAIT Paul adjudant CHENOT Gabriel sergent-fourrier
OUDOT Eugène adjudant CHESNELONG Charles sergent
RICHARD Jean-Baptiste adjudant CHEYRAT Élie sergent
RICHE Amédée adjudant CINÇON Alexandre sergent
TREUVELOT Alphonse adjudant CLESSE Amédée sergent
VAL Paul adjudant CORNÉLIS Constantin sergent
VANSTEENE Paul adjudant COURBOT Aimé sergent
DAUSETTE Hubert aspirant COUROUBLE Louis sergent
DEDUYTSCHE Henri aspirant COUSIN André sergent
DUPREZ Eugène aspirant DANIÈRE Jean sergent
GILLES Émile aspirant DEBOUT Jean sergent
LEHIDEUX Roger aspirant DECOIN Victor sergent
LUCAS Maurice aspirant DELAJUS Camille sergent
MASQUILLIER Joseph aspirant DELAPERCHE Marcel sergent
MIGNOT Marie aspirant DELCROIX Pierre sergent
VILLERMET Jean aspirant DELAVACQUES Édouard sergent
BOURGEOIS Raoul sergent-major DELOCHE Louis sergent
DHEROUX Edmond sergent-major DENAY Augustin sergent
DEVAUX Édouard sergent-major DEMIAUTE Éloy sergent
DHÉNIN Charles sergent-major DEPRINCE Pierre sergent
GAILLET Élie sergent-major DESCOUTURES Paul sergent
MARQUET Georges sergent-major DHÉNIN Bertin caporal-fourrier
OUVRIER Louis sergent-major DOUPHY René sergent
RADDOUX Aimable sergent-major DUBART François sergent
SIGIER Arthur sergent-major DUBUC Jack sergent
TESTU Louis sergent-major DUCATTEAU Maurice sergent
AVERLAND Gustave sergent DUCHÂTEAU Louis sergent
BARTHE Élie sergent DUPIRE Désiré sergent-fourrier
BASTIEN Raymond sergent DUPONT Émile sergent
BATARD Pierre sergent DUPONT Henri sergent
BÉLIARD Gabriel sergent DUREUX Alphonse sergent
BERGEOT Henri sergent DUSSAUX Maurice sergent
BLASART Julien sergent FALCE Georges sergent
BODEN Louis sergent FLEURY Robert sergent
BOUBERT César sergent FLOUR Henri sergent

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FRAISE Jean-Baptiste sergent MARLIÈRE Paul sergent


FULLEMIER Félix sergent MASURE Ambroise sergent
GARDEL Louis sergent MENIOT Charles sergent
GARNIER Jean sergent MERLIN Léon sergent
GILLET Émile sergent MEURICE Henri sergent
GIRAUD Ernest sergent MIGNAUD Félix sergent
GOURDIN Charles sergent MONÉ Paul sergent
GRACIETTE Jean sergent MOURIER Alexandre sergent-fourrier
HARTMAM Maurice sergent MUTEAU Charles sergent
HAURIE Luc sergent OLIVE César sergent
HENNET François sergent OZIAN Maurice sergent
HÉRAUD Émile sergent PAGET Joseph sergent
HERENT René sergent-fourrier PALADRE Ernest sergent
HERRENGT Charles sergent-fourrier PARSY Achille caporal-fourrier
HOCHART Joseph sergent PELISSE Henri sergent
HOUBEN Georges sergent PEROCHEAU Paul sergent
HOUDART Joseph sergent PETIT Vincent sergent
HUDE Abel sergent PETIT Jacques sergent
HUMBERT Fernand sergent PHIDIAS Jules sergent
JANNOT Alfred sergent PICARD Charles sergent
JUSTES Joseph sergent PICQUE Fernand, sergent
KERNILIS Roger sergent POLLET Armand, sergent
LALLEMENT Élisée sergent PONTFORT Léon sergent
LALLEMENT Gustave sergent PORTENSEIGNE Henri caporal-fourrier
LAMIRAL Maurice sergent-fourrier POTTIER Émile sergent
LATAPIE Mathieu sergent POTTIER Louis sergent
LAURENT Joseph sergent PRONIER Hubert sergent
LAYE Isidore sergent PRONIEZ Georges sergent
LEBAS Louis sergent QUIBLIER André sergent
LECLERCQ Julien sergent RASPILIAIRE Joseph sergent
LECOMTE Arsène sergent RAULT Oger sergent
LEFRANC Octave sergent RICHEZ Léon sergent
LEGRAND Alexandre sergent ROBIQUET Cyr sergent
LENNE Louis caporal-fourrier ROBBE Alphonse sergent
LEQUEUX Augustin sergent SAMYN Alphonse sergent
LEROY Ferrand sergent SAUVAGE Alfred sergent
LESCAUX Robert sergent SAVARY Alphonse sergent
LETÉVÉ Frédéric sergent SIRANTOINE Léon sergent
LETUFFE Ernest sergent SOUBRIER Jean sergent
LEVRIER Raymond sergent TAQUIN Alphonse sergent
LHERBIER Octave sergent THEILLIEZ J.-Baptiste sergent
L'HÉRITIER Jean sergent TISON François sergent
LIBESSART Alfred sergent VALLENS Léon sergent
LORÉAULT Charles sergent VALLEZ Paul sergent
LOUVIN Léon sergent VANDENHOVE Albert sergent
MAERTEN Marcel sergent VERROUST Eugène sergent
MAILLARD Aristide sergent VILLERS Henri sergent
MAISON Pierre sergent WARENGHEM Abel sergent
MANOURY Louis sergent WAROT Albert sergent
MARCHAND Pierre sergent WATTEL Germain sergent
MARCUS Max sergent-fourrier WICART Aimé sergent

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CAPORAUX

ABRAHAM Désiré COUPÉ Augustin


ALLARD Lucien COUPET Jean
ANDRÉ Arsène COURTOIS Ludovic
ARNOULD Lucien COUVREUR Louis
CRESSENT Auguste
BAIVIE Louis CYS Albert
BALP André
BANCQUARD André DARTIGUES Jean
BARALLE Paul DESCAMP Louis
BAROUX Valéry De CHABOT Maxime
BASSEUR Alfred DEHAUDT Albert
BAUDUIN Auguste DELACROIX Félicien
BÉCU Jules DELANNOY Louis
BEAHAGUE Michel DELAVALLE Robert
BELLENBERT Alphonse DELABASSÉ Émile
BERJEAUD René DELMAS François
BERTEAU Jules DELPORTE Jean.
BÉTHUNE Jean DEMAGNY Léon
BOLLET Léon DEPLANQUE Paul
BONHOURE Émile DESCHIETERE Georges
BORIE Léon DESMUL Alfred
BOUCHELET de VANDEGIES Georges DESSERT Michel
BOUCHEZ Abel DEWULF Auguste
BOUIN Gaston DHÉRISSON Maurice
BOULLOIS Henri DITTE Marcel
BOULZE Victor DIWRECHY Charles
BOURDA Pierre DOUCHE Jean-Baptiste
BOYELVAL Henri DROMBY Henrv
DUBOIS Georges
CABY Henri DUFFRAISE Gabriel
CACHERA Georges DUJARDIN Henri
CAFFIER Marcel DUMARTIN Martin
CAUDRELIER Jean-Baptiste DUMORTIER Jean
CAZIN Émile DUPIRE Robert
CELERSE Paul DURIEUBLANC Charles
CHOLET Christian DUSSAUBAT Dominique
CHOQUET Henri DUVAL Édouard
CLABAUT Albert DUYME Gustave
CLAY Fernand
COLLET Émile EYCKEN Emmanuel
COCHARD Eugène
COCHEZ Paul FELMY Émile
COLLET Joseph FERNANDEZ Gaston
CONFLANS Joseph FLAMENT Joseph
CONTY Alfred FOURNIER Marceau
COPPIN Georges FOURNIER Robert
COQUELLE Albert FRANÇOIS Auguste
COTTEAUX Émile

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GALLAND Henri LEFEBVRE Paul


GAMAURY Louis LEFEBVRE Léon
GAUDART Bertin LEGAY Paul
GÉNOT Louis LEGRAIN Pierre
GERVAIS Gustave LEPERS Anseline
GIRARDOT Francis LEROY Ernest
GLACHAND Eugène LE DAOÛT Jules
GODEAU Auguste LESCAUX Pierre
GOMBAUS Gustave LESIEUX Marcel
GOUDMAND Fernand LESNE Émile
GRAND Modeste LUCAS Louis
GRÉGOIRE François LUCAS Oscar
GRENIER Anatole LUNAY Alfred
GROSSEMY Élisée
GUILBERT Jules MACOIN Alphonse
GUILLEMOT Pierre MAILLIN Émile
GUINE Louis MAITRE Jean
GUYONNAUD Marcelin MANIEZ Victor
MARTINACHE Jean
HABOURDIN Victor MASCLEL Maurice
HAY André MATHIEU Jules
HÉE Aurélie MATHIEU Mathieu
HEULIN René MERCHIER Albert
HIEST Benjamin MERESSE Henri
HOLBÉ Alcide MINART Louis
HOLLART Robert MONDIN François
HUBERT Pierre MONDOLFI Ernest
HUYGHE Robert MONPAYS Eugène
MOULARD Antoine
IMPENS Albert MURAT Émile

JOUVEL Amédée NAZEYROLLAS Pierre


NEAUD Anatole
KERNEVEZ Jean
PAGOT Ernest
LABITTE François PARMENTIER Paul
LALAU Louis PENDAUX Paul
LAMBERT Paul PERNEL Charles
LANDRIN André PETIT Joseph
LANGLET Louis PEUGNET Édouard
LARCHER Henri PEYRARD Armand
LARGUETOUT Léon PICHON Robert
LAUGIER Marcel PIERRE Émile
LAURENT Abel PRESVAUX Édouard
LAURENT Émile PILLIER Paul
LAURENT François PLANCONART Louis
LECLERCQ Lucien PLART Louis
LECOMTE Gustave PODEVIN Émile
LEFEBVRE César PORCHET Edmond
LEFEBVRE Clément POUILLE Victor
LEFEBVRE Mathurin POULAIN Jean-Baptiste

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POURCHEZ Alexandre SOYEZ Élie


PREGALDIN Félix STIEVENART Louis
PRINCE Edmond
TAHON Amédée
QUENNEHEN Alfred TARLIER Henri
QUENTIN Joseph TEXIER Abel
QUILLET Alfred THÉLU Henri
THIBAUT Léon
RAMOUSSE Philibert THIERROT Raymond
REVEILLON Élie THOMAS Jean
RICQ Maurice TOULEMONDE Henri
RIGUET René TOULEMONDE Jean
RITAINE Henri TOURSEL Alfred
RIVET Pierre TURBAN Émile
ROBERT Albert TURBANT Désiré
ROGERÉ Georges TURONNEL Didier
ROUSELLE Charles TURPIN Gaston
ROY Léandre
RUEET Eugène VAILLANT Nestor
RUIN Raymond VANDENOSTENDE Robert
VAN GLABEKE André
SAAL Constant VAN GOOLAND Eugène
SABATIER Joseph VASSEUR Robert
SAINT-LÉGER Henri VERGNAUD Pierre
SAINT-PAUL Alban VERHAEGHE Jules
SALAUN Charles VERSTIKEL Louis-Fleury
SANGLAN Maurice VIDAL Georges
SAUVAGE Arthur VILAIN Georges
SAUVOUREL Pierre VILBERT Édouard
SAVOYE Clodomir VITOUX Eugène
SCHORTÉS Charles VOISART Isidore
SELASSE Gaston
SEVIN Édouard WOIROUX Antoine
SOUILLARD Louis WATEZ Vital
SOULATGE Henri WILLERVAL Paul
SOUNALET Georges WYART Eugène

SOLDATS

ABADIE Bertrand ALLART Albert


ABADIE Moïse ALLART Edmond
ACUANA Joseph ALLART Joseph
ACRUAUT Camille ALLAVOINE Jean-Baptiste
AGEZ François ALLEMAND Albert
AIMÉ André AMADIEU Georges
ALAVOINE Constant AMARÉ Jean
ALEXANDRE Augustin AMBLARD Victorien
ALEXANDRE Émile AMBROISE Louis
ALGALARRONDO Jean AMICEL Désiré

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ANDRÉ Rodolphe BARON Alphonse


ANDRIES Lucien BARON Émile
ANDRIEUX Henri BARON Pierre
ARLABASSE André BAROTTEAUX Arthur
ARNAUD Fernand BARRÈRE Gaston
ARNAUD Séraphin BARREZ Jules
ARNOULDA Victor BARRIANT Amédée
ARNOUX Louis BARRO Pierre
ARQUETOUT Louis BARRUEL Marie
ARRE André BARSACQ Honorat
ARTÉSIEN Maurice BATAILLE Joseph
ARTUS Pierre BAUD Frédéric
ARYS Gustave BAUDE Chérie
ASSELIN François BAUDIUN Alfred
ASSELINEAU Georges BAUDIUN Léon
ASSEMAT Jean BAUET Jules
AUBELE Armand BAUSIER Camille
AUBISSE Jean BAYROU Raymond
AUBRY Marcel BAUMONT Maurice
AUDEGOND Marcel BEAUVAL Julien
AUDO Émile BEAUVISAGE Edmond
AUGIER Marcel BÉBÉARD Henri
AUGISEAU Edmond BÉCOURT Victor
AUGOT Eugène BECQUET François
AURÉLI Alphonse BECQUET Joseph
AURIMONT Antoine BECQUET Marcel
AURY Félix BÉCU Sosthème
AUTEM Apolon BÉDICHAUD François
AUTOING Louis BEDHOMME Augustin
AVERLON Maurice BÉE Georges
AVART Georges BÉLAIRE Louis
AVIGNON Pierre BELVILLE Ludger
AVISSE Maurice BENOITON Émile
AYMARD Jean BÉRAUS Gaston
AYMOND Camille BERCHE Léon
BERGUE Pierre
BAILLEUL Alfred BERLAN François
BAILLON Marc BERNAGE Robert
BAILLY Marcel BERNARD Henri
BAILLY Eugène BERNARD Jean
BAQUIÉ Laurent BERNARD Benoît
BARA Edmond BERTAUD Henri
BARAS Victor BERTHAUD Antoine
BARBAY Louis BERTHONNAUD Louis
BARBET Louis BERTINCHAMPS Charles
BARBIER Paul BERTON Paul
BARBIER Louis BERTRAND Gustave
BARBIER Marius BERTRAND René
BARBIEUX Georges BESOIN Marcel
BARBIN Victor BESSE Pierre
BARBERG Léon BESSE Raymond

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

BESSON Octavien BONNEAU Louis


BESSONIER Pierre BONNEL Eugène
BETRANCOURT Jean-Baptiste BONNEME Arthur
BETTON Jean BONTÉ Auguste
BEULQUE Abel BONTOUX Remy
BEUN Étienne BOOH Arthur
BIACQ Émile BOQUET Georges
BIDAUD Charles BORDART Paul
BIGORNE Marcel BOSBŒUF François
BIGOURDAN Léon BOUCHER Émile
BILLARD Origène BOUCHER Edgard
BILLAURD André BOUCHER Ernest
BILHOU Louis BOUCHER Eugène
BILLET Césaire BOUCHER Victorin
BIOTON Charles BOUCHET Jean
BIROL Jean BOUCHILDHOMME Joseph
BIROLLAUD Albert BOUCQ René
BISESTRO Charles BOUDRY Jules
BIZET Louis BOUFFLER Gabriel
BIZEUR Louis BOUHET Jean
BLANC Adolphe BOUILLET Auguste
BLANCHET Albert BOUJU Joseph
BLASSEL Henri BOULAN Henri
BLAUWART Émile BOULANGER Émile
BLERY Paul BOULARD Martel
BLIN de BAILLEUL René BOULESTEIX Pierre
BLONDEL Alfred BOULINGUEZ Émile
BLONDEL Victor BOULOGNE Auguste
BOBIGEAT Albert BOULOGNE René
BOBO Charles BOUQUE Léon
BOCQUET Albert BOUQUET Jules
BOCQUET Léon BOURBIER Roger
BOCQUET François BOURBIGOT Jules
BOCQUET Jules BOURDAROU Médéric
BODART Pierre BOUDIER Joseph
BODIN Émile BOURDON Henri
BODIVIT Pierre BOURGOIN Antoine
BOILEUX Henri BOURGOIS Léon
BOIREAUX René BOURGY Henri
BOISSINOT Benjamin BOURY Joseph
BOITEL Marceau BOUSSEKEYT Henri
BOITHIAS Louis BOUTHEMY Félix
BOLLARD Jean BOUTHORS Raymond
BOLLARD Henri BOUTON Ernest
BOLLIER Albert BOUTRY Alexandre
BONBAIL Alfred BOUVET Nizaël
BONBEZIN Jean-Baptiste BOUZONIE Henri
BONDOIS Modeste BRANDELET André
BONHOURE Henri BRANDY François
BONNAUD Auguste BRAS Pierre
BONNAURON Marcel BRASSE Marcel

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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BRASSART Georges CABEMES Joseph


BRASY Robert CABOCHE François
BRASY Théodule CABOT César
BRÉARD Jean CACAUD Abel
BRÉFORT Georges CADET Gustave
BREBION Jules CADORET Pierre
BREBION Paul CADRON Zéphir
BRÉMENT Paul CAGNIEZ Paul
BRESSON René CAILLAU Jean
BRETON Cartier CAILLAUD Ambroise
BREY Marcel CAILLERETZ Lucien
BREYSSE Baptiste CAILLET Robeert
BRIAS René CAILLIER Louis
BRICHE André CALBET Auguste
BRIEZ Guislain CALMEL René
BRIEZ Louis CALONNE Henri
BRILLANT Ernest CALVET Adrien
BRIMEUX Noël CALVET Henri
BRINGOLLET Maurice CAMBIER Désiré
BRISSEZ Hippolyte CAMBOT Jean
BRISSIE Pierre CAMUS Gaston
BRIVOT Auguste CANET Alphonse
BROCHEN Jean CANIVET Charles
BROCQUET Roger CANIVET Joseph
BROCVIELLE Adolphe CANON Georges
BRODIER Eugène CANTRAINE Augustin
BROUZET Gaston CAPELLE Jean-Baptiste
BROUSSE Pierre CAPONIX Oscar
BROUTIN Anatole CAPPAERT François
BRUIVAERT Henri CAPLAIN Victor
BRULESTIN Léonard CARBON Vincent
BRUQUET Vincent CARDON Simon
BRUNETIÈRE Aminthe CARÉ Henri
BRUYANT Robert CARIDROIT Léon
BRUYAT Frédéric CARILLON Jean-Baptiste
BRUYER Cyrille CARLE Cyprien
BUISINE François CARLIN Louis
BUISSEZ Édouard CARON Alfred
BULCOURT Jules CARON André
BUNARD Georges CARON Fernand
BUNGENSTOCK Wilhem-Adolphe CARON Hygen
BURETTE Alphonse CARON Hippolyte
BURIE Paul CARON Léon
BURIEZ Émile CARON Louis
BURON Charles CARPENTIER Fernand
BUSSON Étienne CARPENTIER Henri
CARPENTIER Maurice
CABADIE Jean-Baptiste CARRÈRE Charles
CABANEL Charles CARRIÈRE Léon
CABANONI Gabriel CARTIGNY Camille
CABASSUT Émile CARTON Fernand

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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CARUELLE Clotaire CHAUVIN Maxime


CASANOWA André CHAZAL Frédéric
CASSAGNES Pierre CHEMINEAU Léonard
CASSÉ François CHENAILLE Gaston
CASTEGLE Henri CHENE Pierre
CASTELAIN Aloïs CHERET Alfred
CASTERA Antoine CHEVALIER Marcel
CASTEZ Maurice CHEVALIER René
CATAFAUD Jean CHEVALLIER Élisée
CATHELAIN Victor CHEVRÈRE Edmond
CATILLON Achille CHIRENT Marius
CATOIRE Albert CHOLLET Charles
CATTEAU Henri CHOMARD Paul
CATTEAU Albert CHOPIN François
CATTELET Amédée CHOQUET Alphonse
CAU Maurice CHAUVEL Baptiste
CAUCHE Émile CHRISTALIN Henri
CAUDERLIER Victor CHRÉTIEN Charles
CAUDROIT Alphonse CIANE Alexandre
CAUDRON Charles CLABAUT Albert
CAUDRON Georges CLABAUT Maurice
CAULIER Eugène CHAVAU Albert
CAUËT Alphonse CLAVERIE Joseph
CAURRIER Marcel CLÉMENT Henri
CAUWET Cyrille CLÉMENTZ Georges
CAUWET Marcel CLERFEUILLE Adrien
CAVARCE Alfred CLIPET Georges
CAYEZ Raoul COCHIN Daniel
CAYZAC Moïse COCQ Alcide
CAZIER Arthur COËT François
CAZIN Jean-Baptiste COL Alphonse
CELERIER Léonce COLAS Aimé
CERCIAT Pierre COLIN Rémy
CERCLAEYS Jules COLLON Henri
CHABANE François COLETTE Emmanuel
CHABROLIN Edmond COLOMBÉRON Jules
CHADEYRON Antoine COMBET Roche
CHAMBEYRON Rémi COMPAGON Léon
CHAMBON Paul CONSTANTIN Jean
CHAMPANAT Élie COPET Charles
CHANTEPIE Auguste COPIN Hippolyte
CHAMPSOLOIS Blaise COQUART Hubert
CHAGNY Théodore COQUEL Alexandre
CHARLES Élie COQUEL Julien
CHARLES Jules COQUET Gaston
CHARLEN Georges CORDELIER Florent
CHARRIÈRE Marie CORENFLOS Aimé
CHATELET Henri CORMAN Georges
CHATELET Hippolyte CORMONT Jules
CHAULET Justin CORNET Auguste
CHAUVEL Joseph CORNET Pierre

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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CORRET Émile D'ALLENDE Jules


CORROYER Louis DARASSE Charles
COSMAT Henri DARRAS Georges
COSTA Jean DASSONVILLE Désiré
COUAT Jean DAUBIGNY Augustin
COUDAT Jean DAUBRESSE Alcide
COUILLEBAUD Marcel DAUCHEL Louis
COUILLAUD Étienne DAUMONT Arthur
COULET Émile DAVESNES Maurice
COUPÉ Eugène DAVID Pierre
COUPET François DAYRE Joseph
COURMONT Louis DEBAILLEUL Gabriel
COURDENT René DEBEUGNY Émile
COURRIER Marcel DEBEUGNY Jules
COURTECUISSE Alexandre DEBORD Gabriel
COURTOIS Alfred DEBRAINE Marie
COURTY Léon DEBRETZ Alfred
COUSSENOBLE Jules DECATOIRE Marcel
COUTET Émile DECAUDAIN Louis
COUTURIER Claudius DECAUDIN Maurice
COUTY Jean DECEMOND Émile
COUVREUX Léon DECLERCQ Henri
COUVREUR Louis DECLERCK Léon
CRÉMONT Jean-Baptiste DECORTE Maurice
CRÉPELLE Ferdinand DECROCQ Lucien
CRÉPIN Jean-Baptiste DECROO Alexis
CRESPEL Achille DEDUYTCHE Marcel
CRESSAN Barthélémy DEDOURS Louis
CRESSON Augustin DEFAYE Martin
CRESSON Jules DEFER Joseph
CRETON Charles DEFERNEZ Toussaint
CROHEM Jean-Baptiste DEFONTAINE Jules-Octave
CROQUETTE Rémi DEFONTAINE Jules
CUSILLIER Jean-Baptiste DEFOSSÉ Henri
CURVEILLER Pierre DEFOSSEZ Henri
CUVELLIER Désiré DEFRANCE Louis
DEFRÈRE Marcel
DABLAIN Eugène DEGALET Joseph
DAISNE Marcel DEGLIO Victor
DAGUERRE Jean-Baptiste DEHAUDT Clément
DALLE Marceau DEGEZ Jean
DALLE Sylvain De GRYSE Georges
DALGA Henri DEHAN Albert
DAINON Abel DEHAN Hippolyte
DANEL Edmond DEHAUT Adolphe
DANIAND Émile DEHÉE Jean-Baptiste
DANHIEZ Georges DEHÉE Jules
DANIEL Joseph DEJARDIN François
DANJOU Charles DELABARRIÈRE Yvan
DANIS Jean DELACROIX Paul
DAQUIN Josué DELACUISINE Jules

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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DELAGE Jean DERET Léon


DELAHAYE Gabriel DERICQ Jules
DELHAYE Valence DERMONCOURT Alexandre
DELAIRE Augustin DEROBEZ Fernand
DELAIRE Joseph DERROUCH Camille
DELANNOY Julien De SAINT-LÉGER Lucien
DELAPORTE Émile DESAILLY Homère
DELAPORTE Florimond DESCAMPS Alfred
DELASSUS François DESCAT Firmin
DELATTRE Arthur DESCHODT Omer
DELATTRE Anselme DESCOURET Armand
DELATTRE Ernest DESFOLIES André
DELATTRE Joseph DESGOULLIÈRE Pierre
DELAY Paul DESHORTIES Martial
DELBARRE Alphonse DESMETTRE César
DELBOS Louis DESMIDT Victor
DELEAU Maurice DESPATURES Gabriel
DELECROIX Charles DESPERGES Maurice
DELEMME Henri DESPORTES Édouard
DELEMME Eugène DESSE Georges
DELEPINE Eugène DESSEILLE François
DELERUE Robert DESSET Pierre
DELETTRÉ Justinée DETOLLEMAÈRE Gaston
DELFANNE François DETRES Fortuné
DELHAYE Albert DEVAUX Jules
DELIERS Julien DEVENET Émile
DELIGNY Fraternité DEVERCHIN Auguste
DELIN Joseph DEVIENNE Célestin
DELIS Arthur DEVILLERS Louis
DELMAS Jean-Baptiste DEVILETTE Léon
DELOCHE Vital DEVIN Benoît
DELOFFRE Maurice DEVINCRE François
DELPORTE Augustin DEVOS Marceau
DELPORTE Eugène DEVOS Georges
DELPORTE Eugène-Ambroise DEVOS Louis
DELPRAT Léopold DEWINTRE Charles
DELSOL Baptiste DHÉDIN Justin
DELVALLÉE Émile DHERSIN Richard
DELVALLET Téléphore DICHET Eugène
DELZENNE André DIÉVAL Nicolas
DEMANUS Jean DIFFENDOL Édouard
DEMEESTER Joseph DOARÉ Henri
DEMERY Guillaume DOLANGE Jean
DEMILLY Louis DONZE Guillaume
DEMONT Frédéric DORCET Simon
DENIS Constant DORS Gonzagues
DENJEAN Adrien DOUAY Camille
DEPRETZ Édouard DOUCY Louis
DEPREZ Albert DOURDENT Élisée
DEQUÉANT Jules DOURLENS Léon
DERAMBURE Hippolyte DOURLENS Louis

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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DOUX Alfred DUPONT Marcel


DOYELLE Marcel DUPONT Henry
DREZ Raymond DUPONT Robert
DRIESSENS Georges DUPONT Paul
DROCOURT Martial DUPORGE Joseph
DRODE Jules DUPREZ Arthur
DUBOIS Arthur DUPUICH Henri
DUBOIS Camille DUPUIS Alfred
DUBOIS Henri DUPUY François
DUBOIS Hubert DUQUESNE Théodule
DUBOIS Jean DURAND Albert
DUBOIS Louis DURAND Henri
DUBOIS Pierre DURAND Léopold
DUBOS Clément DURAND Louis
DUBOURDY Germain DUROT Henri
DUBOURNET Jean DUTHIL Pierre
DUBREUIL Jean DUTILLEUL Jules
DUBREUILH Sylvain DUTOURBON Charles
DUBUISSON Gaston DUTRANNOT Jean-Baptiste
DUCAS Jean DUVAL Jean
DUCHÂTEAU Charles DUVIEUBOURG Félix
DUCHATEL Émile DUWATTEZ Léon
DUCLOY Louis DUWEZ Georges
DUCONSEIL Fernand DUZAC Noël
DUCROCQ Louis
DUFOSSÉ Charles ÉLIE René
DUFOSSEZ Augustin ÉMERI Gabriel
DUFOUR Émile EMPORTES Philémon
DUFOURD Léon ESPAGNET Étienne
DUFRESNE Émile ESTADIEU Élie
DUHAMEL Henri ETCHEVERRY Dominique
DUHAMEZ Émile ÉVERARD Louis
DUROT Jean ÉVIN Sylvain
DUJARDIN Auguste EYNAUDY Émile
DUJARDIN Charlemagne
DUJARDIN Cyrille FRUGIER Jules
DUJARDIN Jean FACHE Jules
DULONGCOURTY Joseph FACON Louis
DUMINY Eugène FAILILLE Louis
DUMONCHEL Alfred FARDOUX Georges
DUMOND Jules FARGEAS Henri
DUMONT Édouard FATIEN Victor
DUNAUD Narcisse FASQUEL Alphonse
DUNEIGRE Henri FAUGERAS Pierre
DUNET Élie FOUGEROUX Alexandre
DUNY Pierre FAUQUEMBERGUE Léon
DUPAGNY Fernand FAURE Étienne
DUPEUX Félicien FAURE François
DUPIN André FAURE Jean
DUPIN Armand FAVEAU Eugène
DUPIN Georges FAVIER Jean-Baptiste

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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FAVRE René FRÉMEAUX Alfred


FAYOL Henri FRÉMEAUX Henri
FÉE Maurice FRESSINET Voltaire
FERRIER Louis FRÉVILLE Henri
FEUILLADE Louis FROC Charles
FIDELON Camille FROISSART François
FIÉRET Louis FROISSART Gaston
FIÉVET Aristide FROMENT Jean-Baptiste
FLACTIF Louis FROMENT Joseph
FLAMENT Arthur
FLAMENT Paul GABELLE Michel
FLAMENT Gaston GALLET Arthur
FLANDRINCK Lucien GAFFRÉ Sylvain
FLANNET Maurice GANIAIRE Jean
FLÈCHE Marcel GAGNE Pierre
FLEURQUIN Henri. GAGNIEZ Paul
FLIPO Prosper GAILLARD Louis
FLORENT Jules GALAND Marius
FLOUR Maurice GALET Auguste
FAVELIEUX Maurice GALET Jules
FAÏS Eugène GALINIER Georges
FONDINARE René GALVAIRE Albert
FONTANILLE François GAMELIN Arthur
FONTÉS Marius GAMELIN François
FONTAINE Eugène GAMELIN Prudent
FONTENEAU Alfred GANDON Auguste
FORGES Albert GARANDET René
FORGEOIS Georges GARBAGE Cyprien
FORNELLI Aimé GARIN Alfred
FORT Jean GARRIGOU Eugène
FOSSATO Henri GARRY Alfred
FOSSIER Jules GASCON Alfred
FOUBERT Albert GATOUX Théobald
FOUQUART Louis GAUDIN François
FOULON Charles GAUDRY Louis
FOUGERON Jean GAUMET Antoine
FOUQUEAU Marcel GAVOIS Eugène
FOUQUET Émile GAY Pierre
FOURNEAUX Henri GAYER Daniel
FOURMENTEZ Arthur GAZEAU Joseph
FOURNET Pierre GÉLINAUD Martial
FOURNIÉ Laurent GENDRON Maurice
FOURNIER Pierre GENEAU Louis
FOX Lucien GENEST Armand
FRAGNAND René GENCORAIS Célestin
FRAMEZELLE Émile GENGENDRE Maximilien
FRANCK Lucien GENSE Désiré
FRANÇOIS Louis GEORGES André
FRANÇOIS Anthime GEORGIN Léon
FRANÇOIS Louis-Adolphe GERME Parfait
FRANÇOIS Octave GERNIGON Jean-Baptiste

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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GHÉMART Henri GUESNON Henri


GIBAUD Jean-Baptiste GUENDRÉ Louis
GIDOIN Aimé GUILBERT Félix
GIFFARD Alexandre GUILBERT Fernand
GILBERT André GUILBERT Louis
GILLES Lucien GUILBERT James
GILLERON Angèle GUILLEMANT Émile
GINESTE Germain GUILLEMINE Pierre
GIRARD Pierre GUILLET Marcel
GIRAUDON Nicolas GUILLET Valentin
GIRBE Marcel GUILLUY François
GIRET Jean GUINHEU Maurice
GISQUIÈRE Victor GUYOT Jacques
GLADIEUX René GUINOT Louis
GOIX Paul GUINOUARD Franck
GOLFIER Pierre GUINTINI Joseph
GONDEL Marcel GUY Léonard
GONDOIS Auguste
GONS Désiré HACHIN Jean
GORGUET Alfred HAMVEL Guilain
GOSSART Constantin HANNEQUIN Charles
GOSSELIN Eugène HANIQUE Victor
GOTTRAND Désiré HANON Émile
GLEIZE Gabriel HANOTEAU Hippolyte
GOUBEAUX Louis HANQUEZ Éloi
GOUBET Charles HANQUEZ Jules
GOUBET Louis HARDIUN Maurice
GOUCHE Adolphe HARLAY Gustave
GOUDE Julien HARNOUX Victor
GOUDEMAND Arthur HANDRECHY Herman
GOUMAN Alfred HAULTECŒUR Paul
GOUPIL Narcisse HAULTECŒUR Henri
GOURAND Pierre HAUTRIVE Achille
GOURDET Pierre HAVET Gustave
GOURDIN Germain HAVEZ Paul
GOURGUES Pierre HÉBRARD Michel
GOURMELON Louis HENNACHE Gaston
GOUZON Noël HENNART Albert
GRANDAMAS Léonard HENNEBELLE Julien
GRANIER François HENNEBOIS Albert
GRATALOUP Fleury HENNERON Adolphe
GRELLÉ André HENNETEAU Ferdinand
GRESY Lucien HENNETON Émile
GRIMBERT François HENNOTELLE Joseph
GROSS Lucien HENRI André
GRY Eugène HENRI Fernand
GRULANT Jean-Baptiste HEQUET Jean
GUEGUIN Pierre HÉONT Jules
GUÉRINAUD Constant HÉRAUDEAU Émile
GUERLET Jean-Baptiste HERBAUX Jules
GUÉRY Jean HERBEZ Jules

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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HERBIN JAYET Maurice


HERBOMETZ Jules JAUFFRET Adrien
HERBOMEZ Joseph JEAN André
HERMETZ Charles JANCELLE Raoul
HERIN Victor JOLY Adolphe
HERINGUEZ Louis JOLLY Joseph
HERMU Maurice JOLY Raymond
HERREMAN Jérôme JONCKHEERE Émile
HERVET Paul JOOS Daniel
HEUGNE Alfred JOUANNAUD Jean
HIÉ André JOUANNY Auguste
HIÉ Abel JOUBERT Étienne
HIEN Bénoni JOURDIN Godon
HILDEBERT Gustave JOURET Rémy
HILMOINE Janvier JOULIN Ernest
HERANT Gaston JOURDAIN Léon
HÉRIGARAY Jean-Baptiste JOURNEAU Henri
HOCHART Armand JOUSSET Gaston
HOCHART Louis JOUVION Jérôme
HOCQ Louis JOUVENIAUX Paul
HOMBERT Léon JUBEAU Auguste
HOMBERT Léon-Louis JONDICIS Jean
HOOLDT Émile JULLE Désiré
HORNOIS Louis JULLION Auguste
HOULIEZ Auguste JUMETZ Agathon
HOURRIEZ Augustin JUNG Julien
HOUVENAGHEL Charles
HUBERT Abel KERFISER Henri
HUBERT Joseph KERFYSER Joseph
HUBERT Louis KERLEU Henri
HUGOT Camille KESTHNAM Jérôme
HUGUET Eugène KIMMERLÉ Marcel
HUIN Émile KŒSNERT Henri
HULEUX Charles KREBS René
HULEUX Jean KYNDT Cyrille
HUMBERT Léon KYNDT Léon
HUMEZ François
HURVOIS Jean LABARRIÈRE Jean-Baptiste
LABAF Jean
ISSEBAERT Oscar LABAYE Marcel
LABAT Jean-Joseph
JACQUART Albert LABEYLIE Jean
JACQUART Alphonse LABORIE Antoine
JACQUEMONT Augustin LABRUDE Aimé
JACQZ Henri LABROUSTE Alfred
JADOT Paul LACOMBLE Joseph
JAILLER François LACOMBE Roger
JANICOT Henri LACHAU Jean
JARGOT Antoine LACOYNE Lucien
JAUD Georges LACOMBE Paul
JAUFFROY Eugène LACOTE Jean

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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LACROIX Augustin LASSÉONNES Marcelin


LACOUR Léon LATRI Auguste
LACOUR Léon-Joseph LATHIÈRE François
LAESSER Émile LAUDAT Georges
LAFAGE Alphonse LAUNOY Paul
LAFAGE Henri LAURENT Eugène
LAFARGE Armand LAURENT Henri
LAFARGUE Pierre LAVERSIN Alfred
LAFFITEAU Alphonse LAVIELLE Félix
LAFORGE François LAVOINE Alfred
LAFORGE Louis LAVIGNE Georges
LAGACHE Jules LEBAS Bénoni
LAGARDE Édouard LEBAS Jules
LAGARDE François LEBÈQUE Yvon
LAGRANGE François LEBLOND Charles
LAGRAVE Pierre LE BOHEC Joachim
LAGROIS Georges LEBRUN Gaston
LAGUIEZ Augustin LECADRE Joseph
LAGUILLER Louis LECAILLER Louis
LAHARANNE Joseph LECLERCQ Aymard
LAIGLE Léandre LECHEF Benoît
LAINE Florentin LECLERCQ Augustin
LAINÉ Paul LECLERCQ Émile
LALET Georges LECLERCQ Edmond
LACET François LECLERQ Émile
LALET Henri LECLERCQ Henri
LALLART Adolphe LECLERCQ Jean-Baptiste
LALLOUX Clément LECLERCQ Jules
LAMBERT Georges LECLERCQ Léopold
LAMBERT Louis LECLERCQ Louis
LAMBERT Hector LECLERCQ Victor
LAMBERTON Léon LECOCQ Ernest
LAMBIN Henri LECOCQ Georges
LAMEULE François LECOCQ Léonce
LAMY François LECOINTE Léon
LAMY Joseph LECUL François
LANCEAU Eugène LEDOUX Paul
LANCIAUX Charles LEDEZ Florimond
LANCRY Louis LEDIEU Achille
LANDRU Florent LE DRÉAU Jean
LANGENHACH Charles LEDOUX Gaston
LANOY Arthur LEDUC Henri
LAPERTEAUX Fidèle LEDUC Achille
LAPIERRE Édouard LE DINGOU Louis
LAPIERRE Joseph LEDRU Albert
LAPLAUD Martial LECOINTE Augustin
LAQUILLER Jean LECONTE Marcel
LARNICOL Joseph LECOINTE Maurice
LARRAND Jean LECORPS Henri
LARROQUE Florentin LECOUSTRE Henri
LASSERRE Pierre LEESCHAVE Léon

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
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LEFEBVRE Albert LEMAIRE René


LEFEBVRE Charles LEMAIRE René
LEFEBVRE Auguste LEMAÎTRE Augustin
LEFEBVRE Louis LEMAÎTRE Charles
LEFEBVRE Élisée LEMAÎTRE Édouard
LEFEBVRE Fernand LELOUT Ernest
LEFEBVRE Joseph LE MARÉCHAL Pierre
LEFEBVRE Léonce LEMAY Joseph
LEFEBVRE Louis LEMOINE François
LEFEBVRE Maurice LENFANT Émile
LEFEBVRE Victor LENGAGNE Gaston
LEFEBVRE Paul LENGLET Gaston
LEFLON Auguste LENGLET Joseph
LEFORT Florent LEPEINGLE Charles
LEFRANC Auguste LE PORCHER Raoul
LEFEBVRE Rémy LEPOIVRE Jean-Baptiste
LÉGLISE Jean LEQUIEN Pierre
LEGRAND François LEQUEUX Jules
LEGRAND François-Louis LERICHE Pierre
LEGRAND Fernand LERMECHIN Marcel
LEGRAND Maurice LEROUX Auguste
LEGRAND Raymond LEROUX Fernand
LEGRAND Rémy LEROUX Julien
LEGRAS Marcel LEROY Émile
LEGRIN Charles LEROY Gaston
LEGROS Louis LEROY Henri
LEGROUX Jean LEROY Robert
LEGROUX Jean-Baptiste LEROY Victor
LEGRU Eugène LEROY Clément
LEHOUCK Léon LESAGE Aimé
LEHEU de LAVALLÉE Henri LESAGE Henri
LEJEUNE Hilaire LESCURE Pierre
LEJOSNE Georges LESOING Victor
LELAURAIN Nicolas LESPAGNE Albert
LELEU Louis LE STER Charles
LELEUX Henri LETENEUR Alidor
LELIÈVRE du BRŒUILLE Gérard LÉTENDART Georges
LELONG Adonis LÉTIENNE Albert
LELONG Georges LETIERCE Albert
LELONG Marcel LESAFFRE Octave
LEMAIRE Charles LETUFFE Léon
LEMAIRE Charles-Léon LÉVÊQUE Omer
LEMAIRE Cyriaque LEVECQUE Paul
LEMAIRE Désiré LEVOLLANT Marcel
LEMAIRE Fernand LHARBIER Pierre
LEMAIRE Firmin LHEUREUX Gustave
LEMAIRE Gaston LHIBERT Auguste
LEMAIRE Léon LIBERT Gustave
LEMAIRE Louis-Florentin LIEBAERT Julien
LEMAIRE Louis-Raymond LIBOSSART Paul
LEMAIRE Paul LIÉNARD Gustave

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

LIÉNARD Henri MALLEBAUD Jean


LIÈVRE Émile MALLET René
LIGNEEL Albert MANCEL Paul
LOISON Émile MANCHE Waldomir
LOMBART Eugène MAQUINGHEM Alexandre
LOMMAERT Marcel MARBLEU Jules
LONGATTE Charles MARCHANDIN Émile
LOOCK Charles MARCOMBLE Pierre
LOONÈS Jean-Baptiste MARCHAIS Pierre
LORIDANS Albert MARÉCHAUX Albert
LORRET Jean MARGRIR Edmond
LORTHIOIS Aimable MARIE Philibert
LORTHIOIS Joseph MARIN Louis
LOSTHE Jean MARISSAL André
LOUCHART Omer MARLAST Arsène
LOUCHET André MAROLLES Charles
LOUCHEZ Émile MARQUÈS Georges
LOUIS Marie MARTINOT Henri
LOURNE Georges MARQUETTE Joseph
LOUVET Alfred MARQUIS Albert
LOUZAZ Jean MARQUIS Arthur
LOYER Clément MARQUIS Charles
LOYWYCK Louis MARQUIS Pierre
LOZINGUE Maurice MARSAT Antoine
LSEQUEGNIES Victor MARSEILLE Marcel
LUCAS Jean MARTEAU Étienne
LUGUET Fernand MARTEL Félix
LUPART Alphonse MARTEL Charles
LUPART Auguste MARTEL Pierre
LYS Henri MARTIN Alphonse
MARTIN Auguste
MABILLE Wilfred MASQUELIER Gustave
MACQUART François MAS Julien
MACQUET Martial MASELET Jean-Baptiste
MACQUET François MASDIEU Roland
MAERLE Romain MASSEY Jean
MAËS Henri MASSALVE Jean
MARGELIN Jean MASSIÈRES Jean
MAGNE Ernest MASSIN Anthime
MAGNEZ Augustin MASSINON Alcide
MAGNIEZ Albert MASSON Albert
MAGNIEZ Gaston MATHON Jean
MAGNIER Henri MAURIN Jean
MAHIEUX Achille MATTON Édouard
MAHIEZ Joseph MAUMELA Jean
MAILLARD Louis MAUREL Henri
MAILLET Clotaire MAUREL Théophile
MAILLET Aramis MAURICE Marcel
MAYEUX Narcisse MAYEUX Narcisse
MAILLOT Antoine MEESEMACKER Jubert
MALLE Maurice MEESEMAECKER Marcel

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

MEHAUX Hippolyte MONNEL Pierre


MELÉ Marcel MONNICHON Léopold
MELIN Joseph MONPETIT Louis
MELIN Julien MONTHÉOL Charles
MENSION Théodore MONTIGNAC Armand
MERCIER Antoine MONTIGNY Florimond
MERCIER Émile MONTORY Raoul
MERCIER Jean MONTRAGNON Antonin
MERCIER Paul MONVILLE Daniel
MÉREAUX Victor MONVOISIN Zéphir
MERLET Antoine MORAND Augustin
MERLIN Joseph MOREAU Albert
MERVILLE Louis MOREAU Georges
METTE Alexandre MOREAU Jean
MEUGNIER Marcel MOREAU Louis
MEUSY Ferdinand MOREL Henri
MEURIN Jules MOREL Marceau
MIANNAY Mené MOREL Octave
MICHAUX Henri MORELLE Marcel
MICHEL Julien-Marie MORGUET Gaston
MICHEL Lucien MORIEUX Léon
MICHEL Julien MORION Émile
MICHELIN Louis MORTIER André
MICHOT Jacques MORMENTYN Aimé
MIDDLETON Thomas MOUILLARD Joseph
MIEL Lucien MOUILLIÈRE Émile
MIGOT Paul MOUILLON Émile
MIGEOT Jean MOULIN Pierre
MIGNIEN André MOULINIER François
MILLARET Henri MOULY Louis
MILLE Victor MOURA Robert
MILLET Charles MOURET Adrien
MILLET Romain MOURIER Vitali
MILLEVILLE Frédéric MOURANVAL Lucien
MILLON Jules MOUSSART Auguste
MILON Louis MOYNIEZ Jean
MINET Alfred MUCHERY Charles
MION François MUH René
MION René MULLER Jacques
MIONET Marcel MULLIER Noël
MIRABELLE Pierre MUSELET Marcel
MISMAN Marcel MURZEAU Louis
MISMACQUE Élie
MOHY Henri NADAUD Pierre
MOITIÉ Antoine NADAUD Léonard
MOLIN Pierre NATHAN Georges
MORILESSE François NAUDIN Abel
MOLLET Georges NAUDON Léon
MONCHY Louis NAUGE François
MONCHY François NAVARRE Paul
MONEUX Georges NIOLLET Gaston

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

NICOLET Joseph PARVEAU Louis


NIQUET Georges PARVILLIERS Henri
NIS Armand PASCAL Alphonse
NOBLET Henri PASCAUD Rémy
NILLES Paul PATIN Lucien
NOCQ Charles PATTE Paul
NODIÈRE Jean-Baptiste PAUCHET Eugène
NOËL Émile PAUL Louis
NOËL Gabriel POLY Antoine
NOÉ Abel PAUPY Raphaël
NORBERT Léon PAUMERIE Gabriel
NORDEMAN André PAYELLE Adolphe
NOREL Octave PAYEN Élie
NOTÉ Victor PAYEN Honoré
NOTREDAME Marceau PAYEN Jean
NOUVEL Léonce PÉCADEAU Gabriel
NOUVET Jean PECOTCH Charles
NUGUES Benoît PECQUEUR Jules
NURIT Pierre PECQUEUR Hector
PECQUEUR Louis
OBISSART Charles PÉCRIOUX Auguste
OCSOMBRE Adanson PELTERS Adolphe
OILLAUX Pierre PELFORT Georges
OLYMPIADE Alexandre PENNEQUIN Augustin
OPIGEZ Constantin PENEVEYTE Eugène
OSCAR Léonce PENIR Alfred
OSSORT Philibert PERONNEAU Amédée
OSSART Raymond PÉRICON Jean
ONDRE Auguste PÉRARD Martial
OUIN Achille PERRIN Jean
OUTTERLEYS Julien. PÉRON Paul
PERROGNON Lucien
PAQUE Charles PERSYN Marceau
PAGNERRE Charles PERTUS Marcel
PAGIEN Hippolyte PÉRU Louis
PAILLER Félix PÉRUS Adolphe
PAILLET Jean PÉRUS Léon
PAIRAUD Marcel PÉRY Guillaume
PALAZO Jean PÉTILLON Augustin
PALLE Jean PESQUÉ Isidore
PAOLI Charles PETIT Alphonse
PAPELEU de MORDOND Maurice PETIT Arthur
PARADIS Alcide PETIT Auguste
PARADIS Edmond PETIT Clément
PARADIS Philippe PETIT François
PARDON Marcel PETIT Louis
PARENT Émile PETIT Lucien
PARENT Louis PETIT Maurice-Adolphe
PAREZ Ernest PETIT Maurice-Charlemagne
PARIS François PETIT Olivier
PARSY Joseph PETIT Pierre-Antoine

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

PETIT Pierre-Gustave POMPIGNAC Auguste


PETIT Pierre PONCHEL Théophile
PETITPRÉ Jules PONCHON Émile
PEUCELLE Louis PONCHON Fernand
PEUVION Paul PONCHOT Victor
PEZET Gaston PONTIER Franck
PHILGAS René PORCHET Michel
PHILIPPE Charles PORET Maurice
PHILIPPE Marcel PORIGNEAUX Alfred
PHILIPPE Marcel-Hector PORTENART Benoît
PHILIPS Louis PORTIER Joseph
PIBERNE Louis POTEAU Julien
PICHON Gaston POSSOZ Fernand
PICHON Louis POSTEAU Noël
PIERREDON Édouard POTIER Marcel
PIERRACHE François POTECY Henri
PIERROT Henri POTTEZ Henri
PIERROT Paul POTTIER Édouard
PILLET Jean POTTIER Jules
PILOT Louis POUILLY Jules
PILOT Marcel POUILLY Maurice
PILYSER Georges POULAIN Georges
PINABIAUX Lucien POULET Hector
PINOT Jean POULET Victor
PIQUET Henri POUPAERT Émile
PLAISANCE Robert POUPART Émile
PLANET Marius POUTRAIN Marceau
PLATANO Camille POUTREL Alfred
PLAYE Charles PRACHE Lucien
PLAYEZ Édouard PRÉVOST Émilien
PLÉE Gaston PRÉVOST Fernand
PLET Désiré PRIEUR Lucien
PLOUVIEZ Aimé PROUILLE Fernand
PLUMECOCQ Victor PROVILLE Maurice
PLUMECOQ Lucien PROVOYEUR Edmond
POCHOL Maxime PRUVOST Jules
PODEVIN Louis PRUVOST Marcel
PODVIN Firmin PRUVOT Henri
POIRÉ Félix PUGET Armand.
POIRONT Maurice PUJOS Louis
POISSONNET Lucien PUYEUX Louis
POITEAU Jules PUYLÉGER Louis
POIVRE Maurice
POLART Arthur QUANDALLE Charles
POLLET Henri QUARTIER Julien
POLLET Jean-Baptiste QUARTIER Robert
POLLEUX Paul QUÉNÉHEN Georges
POMADE Fernand QUENNEHEN Émile
POMMELET Eugène QUESTROY Arthur
POMMELET Louis QUÉVA Albert
POMMIER Rémy QUEVAUVILLERS Xavier

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

QUICHON Gustave REYMBAULT Louis


QUIGNON Ernest REYSSENT Antoine
QUIGNON François RIBOT François
QUIGNON Robert RICAUT Joseph
QUINIO Marcel RICHARD Jean-Baptiste
QUINTON Gaston RICHEBÉ Gustave
QUIQUE Louis RICQ Jean-Baptiste
RIEUX Raymond
RAGENTÈLE Aramis RICCI Camille
RAFY Gaston RIGAUD Maurice
RAISON Eugène RIGOBERT Henri
RAMBAUX Gaston RINGEVAL François
RAMETTE Marcel RINGOT Henri
RAMON Émile RINGOT Jules
RAMUT Joseph RIO Jean
RANDOUX Coudéric RIPOCHE Aris
RANNOUT Auguste RIQUIER Paul
RASSÉ Albert RIVET Georges
RANSON Ferdinand ROBBE Clotaire
RAPIN Camille ROBBE Jules
RAOUX Jules ROBERT Georges
RAVISÉ Florentin ROBERT Jean-Baptiste
RATURAS Léonard ROBERT Marie-Auguste
RAULT Eugène ROBERT Marie-Paul
RAYMOND Martial ROBILLARD Ernest
RAYMOND Jean ROBILLARD Fernand
RIAL Antoine ROBILLART Justin
REBINAM Louis ROBIN Albert
REBERGUE Alexis ROBINET François
REBRÉ Léon ROBITAILLE Augustin
REDOR Théophile ROBY Pierre
RÉGNIER Auguste ROCHEREAU Fernand
RÉGNIER Georges ROLLAND Narcisse
RÉGNIER Pierre ROCHARD Jean-Baptiste
RÉGASSE Jean-Baptiste ROCHE François
REMIJEAN Omer ROGÉ Camille
RAYMOND Victor ROGER Alphonse
REMTAUX Léon ROGER Georges-Edmond
RÉMY Jules ROGER Georges-Albéric
RENARD Georges ROGEZ Octave
RENARD Honoré ROLLAND Alexandre
RENARD Fernand ROMAIN Léon
RENAULT Gaston RONSIN Paul
RENAUD Louis RONDANT François
RENAUD Louis RONDEAU Joseph
RENOY André RONGIER Antoine
RENÉ Émile ROPIQUET Isma
REVAUX Albert ROSSEEL Léonard
REINIÉ Léon ROSEMBLUM Salomon
REVEL Louis ROSSARIC Léonce
REYMBAULT Léopold ROUSSEAUX Jules

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

ROUMAIN Julien SCHOLART César


ROUSÉ Charles SCHRICKE Léon
ROUSSEL Aristide SCHUMAN Maurice
ROUSSEL Émile SCHWOB Adolphe
ROUSSEL Pierre SCHWOB Victor
ROUSSET Julien SÉGARD René.
ROUVIÈRE Ernest SÉGUIN Maurice
ROUX Charles SELLIER Éloi
ROUX Edmond SELLIER François
ROUYER Henri SEMIN Gustave
ROUZÉ Edmond SENCE Henri
RUCKEBUSCK Maurice SÉNÉCHAL Édouard
RUMEAUX Félix SÉNÉCHAL Louis
RUP Élie SERÈVE Vincent
RUYSSEKAERT Urbain SERGEANT Paul
ROY Eugène SERGENT Jules
SERGENT Paul
SABARDEIN Jules SERNICLAY Aimé
SACLEUX Gaston SEGUIN Gaston
SAINT-JOURS Antoine SELEM Charles
SAINT-SOLIEUX Georges SEVESTE Camille
SAISON Albert SEVIN Léon
SALAGNAC Jean SGARD Alphonse
SALABERNY Joseph SGARD Désiré
SALLES Marcel SHIPMAN Jules
SALLOMEZ Henri SIDDERS Jean
SALOU Tanguy SIFFRE Joseph
SAMOY Léon SIMARD René
SAILLY Gaston SIMON François
SAMYN Arthur SIMONNEAU Gustave
SANIAL Jean SINET Edmond
SANS Paul SINGIER Pierre
SANSON Fortuné SIRE Georges
SANSOUCI Louis SIRIEUX Léonard
SANTENAC Fernand SIX Narcisse
SARNIGUET Clément SMCKAERT René
SARNIGUET Joseph SOHIER Paul
SARAZIN Auguste. SOISSON Arthur
SARGETTIER Fernand SOLON Alfred
SARRIEU Raoul. SOMON Émile
SAUMON Pierre SONG Alphonse
SAUDEMONT Louis SORGE Guillaume
SAUNIER André SOTTON Rémy
SAURAT Jean SOUDIER Joseph
SAUVAGE Alphonse SOUILLARD Albert
SAUVAGE Émile SOUILLARD Jean-Baptiste
SAUVAGE Louis SOUILLARD Georges
SAVARIT Isaac SOULACROIX Albert
SCAL Albert SOUNTAG Charles
SCHARRE Maurice SPILLEMACKER Aimé
SCHIESTE Amédée SPÉNA Jean

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

STAELEN Paul THOUREL Théodore


STAQUET Henri THUILLIEZ Henri
STÉPHANY Pierre THULLIEZ Jean
STIVES Lucien THUMERELLE Julien
SUPERVIELLE Jules-Octave TISON Arthur
SUIRO Albert TITREL Marcel
SURMONT Charles-Léon TOIX Jean
TOQUIGNY Oscar
TABARY Léon TOULOUAC Auguste
TABARY Nicolas TOULOTTE Maurice
TAHON Charles TOURBEZ Édouard
TAMPIGNY Lucien TOURSEL Anatole
TANCHON Jules TOURET Eugène
TANFIN Ovide TOURNANT Arthur
TANTET Albert TOURNEL André
TAQUET René TOUSSAINT Anatole
TARDIEU Voltaire TREBOUTTE Louis
TARTAR Aimé TREFFET Auguste
TAVERNIER Étienne TREHOUX Bénoni
TEISSÈDRE Albert TRIBOUDEAU Emmanuel
TELLIER Édouard TRIBOU Henri
TERRIEN Léon TRIBOUT Marcel
TEXIER Gaston TRIBOUT François
THEBAULT François TRICOT Léon
THELINGE Marcel TRILHE Raoul
THELLIER Fernand TILLOY Henri
THELLIER Désiré TRIQUET Sylvain
THÉLY Élie TROLLET Gaston
THÉREUX Martie TRUPIN Auguste
THÉRY Auguste TRUANT Gustave
THÉRY Amédée TRUILHÉ Séverin
THÉRY Célestin TRUYEN Constant
THÉRY Henri TRYSEN Rémi
THÉRY Émile
THÉRY Jean-Baptiste URBAIN Jean-Baptiste
THÉRY Léon
THÉRY Pierre VAAST Émile
THÉRY René VALLADE Antoine
THIBAULOT Henri VALENTIN Paul
THIBAULT Louis VALLANT Juliet
THIBAUDEAU Henri VALLOIS Albert
THIEFFRY Alphonse VALLET Joseph
THILLARD Oscar VALLIN Jean
THILLIETTE Léon VANDENBROUCK Adrien
THILLIEZ Gérard VANDEMBUSCHE Arthur
THINTÉ Pierre VANDEPLASSCHE Ferdinand
THOMAS Louis VAN de WEGHE Albert
THOOR Frédéric VANDROMME Élie
THONNEL Jules VANDEVELDE Léon
THOREL Fernand VANDEWALLE Georges
THOREZ Gaston VANHAESBROUCK Auguste

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Campagne 1914 – 1918 - Historique du 33e Régiment d’Infanterie
Imprimerie de J. Dumoulin – Paris - 1920
Source : B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux - 2016

VANHENVERZWYN Charles VINCENT Georges


VANHIVORST Joseph VINCENT Antoine
VAN NICKAERT William VINCENT Henri
VANT Félix VINCENT Marcel
VANTALON Fercol VINET Henri
VANTHOUROUT Gustave VISEUX Henri
VANTORRE Théophile VISEUX Léandre
VAREILLE Léon VITRANT Rémy
VARLET Antoine VIVIEN Alcide
VASSAL Eugène VOISEUX Robert
VASSEUR Alphonse VOISIN Augustin
VASSEUR Julien VOISIN Edmond
VASSEUR Jules
VASSEUR Octave WACHEUX Augustin
VAUBANT Louis WACHEUX Augustin
VELDEMANS Georges WAGON Gustave
VILLE Maurice WAGON Henri
VERBRUGGHE Léon WAGON Jean-Baptiste
VERDEGHEN Marcel WALLART Eugène
VERDIÈRE Alfred WALLÉ Justin
VEREL Charles WALLÉ Maurice
VERET Alcide WALLET Maurice
VERGNAUD François WALPOËL Gaston
VERHAEGHE François WALTER Joseph
VERHAEGHE Émile WAMIN Joseph
VERHULST Alphonse WARINGHEM Abel
VEREIN Jean-Baptiste WARIN Lucien
VERMEULIN Joseph WARTELLE Paul
VERMILLARD Denis WASSELYNCK Édouard
VERNALDE Paul WATERLOT Marceau
VERNESSE Eugène WATERLOT Léon
VERNIMMEN Charles WATTEBLED Richard
VERON Charles WATTRELOT Agathon
VERPRAET Arthur WATTREMEY Paul
VERTRAET René WAVELET Augustin
VIALLE Jean WEST Victor
VIALLE Édouard WEMELBEKE Lucien
VIALLE Gabriel WENIS Henri
VIDAL Pierre WÉRON Maximilien
VILCOT Alcide WIART Marius
VIDALIE Antoine WIDEKEM Louis
VIDELIEN Léon WIFFEH Louis
VIGNALATIS Émile WIART Alexis
VIGNAUD Jean
VIGNERIE Jacques YVON François
VILLETTE Henri
VILLE François ZOËTE Joseph
VILLETTE Louis

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